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La présence actuelle du Lynx

Posté par othoharmonie le 5 août 2012


La présence actuelle du Lynx dans LYNX 220px-Linces10-210x300Pour les spécialistes de l’ONCFS et le Réseau Lynx, le lynx a disparu des Pyrénées dans les années 1940 (dates des dernières captures « fiables ») et n’est donc plus présent dans le massif depuis cette date. Pour cet organisme, il est impossible que des lynx vivent encore dans les Pyrénées, à l’heure actuelle, car :

  • aucun cadavre n’a été découvert depuis le début du siècle, alors que des dépouilles sont retrouvées de temps en temps, même dans les plus petites populations (dans les Alpes françaises, où aucune population fixe n’est établie, une dizaine de cadavres ont été collectés et vérifiés).
  • il y une absence de connaissance du lynx de la part des populations locales, même des chasseurs et des naturalistes qui pourtant connaissent parfaitement le massif et ses zones les plus sauvages.
  • enfin, la totalité du massif pyrénéen, versant français et espagnol, été comme hiver, est prospectée par les correspondants du Réseau Ours Brun qui n’ont jamais relevé d’indices de présence du lynx.

Mais malgré ces faits indéniables, plusieurs personnes, Luc Chazel en tête, pensent que le lynx hante toujours le massif pyrénéen. Chazel affirme même en 1989 qu’il existe 3 noyaux de population : un occidental, un central, un oriental. Pour expliquer le fait que le lynx soit considéré comme éteint du massif, il avance comme arguments :

  • son extrême rareté, qui l’a d’ailleurs conduit au bord de l’extinction entre 1900 et 1930. [Le cas des Alpes montre cependant que des cadavres sont retrouvés même dans des zones où le lynx est très rare et où aucune population n’est installée]
  • que les Pyrénées sont encore très sauvages, avec de nombreux massifs difficiles d’accès, beaucoup plus que les massifs vosgien, jurassien et alpin.
  • que le lynx s’est remarquablement intégré dans son écosystème en apprenant à survivre dans des zones éloignées et avec une capacité remarquable à passer inaperçu. [Le caractère « anthropophobe«  du lynx semble cependant être une légende]
  • le manque de scientifiques intéressés par le lynx, ce qui fait que les rares données ne sont donc pas collectées. [Les Pyrénées sont cependant, comme on l’a vu plus haut, « quadrillées » par les correspondants du Réseau Ours et il semble difficile que tous les indices de lynx leur échappent]

Plus de 50 ans après les dernières captures, la preuve de la survie du lynx dans les Pyrénées ne peut plus reposer sur des témoignages d’observations visuelles invérifiables, sur des crottes non analysées génétiquement ou des photographies de traces isolées.

On peut donc conclure qu’en l’état actuel des connaissances et malgré des rumeurs récurrentes sur la présence du lynx dans les Pyrénées, aucun élément sérieux ne nous permet actuellement d’affirmer que le félin soit toujours présent dans le massif.

Sources :

  • La Gazette des Grands Prédateurs n°7 (Février 2003) – Info.
  • La Voie du Loup n°12 (Juin 2002).
  • Réponse du FIEP – Groupe Ours Pyrénées
  • L’encyclopédie des Carnivores de France – Le lynx boréal, P. STAHL et J.-M. VANDEL, S.F.E.P.M. (1998).
  • « Lynx : New Data from the Eastern Pyrenees« , Luc CHAZEL, Cat News, issue 24 – Spring 1996.
  • « Lynx Survive in Pyrenees« , Luc CHAZEL, Cat News, issue 14 – Spring 1991.
  • Rapport d’Activité 2005 du Parc national des Pyrénées.
  • Site internet du Parc national des Pyrénées.

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L’histoire du Lynx Boréal

Posté par othoharmonie le 5 août 2012

Les représentations du Lynx boréal dans l’Antiquité:

 mythologie, légendes, et bijoux

Les données sur le Lynx boréal à l’époque Antique sont plutôt maigres. Les rares données existantes se trouvent L'histoire du Lynx Boréal dans LYNX Linces19-300x219principalement dans la mythologie, où l’espèce semble toujours jouer un rôle secondaire dans les fables.

Chez les Celtes:

Il semblerait que les cordes des harpes étaient faites en boyau de Lynx, et que leur son était considéré comme divin. D’autre part, un rapprochement éthymologique a été fait entre le nom irlandais du Lynx à celui du dieu Lug, son homonyme parfait. Pourtant, bizarrement, il semble que le Lynx n’existe dans aucune légende celtique.

Chez les Grecs:

Boucles d’oreilles:

Il semblerait qu’il y ait eu une période durant laquelle les boucles d’oreilles avec des têtes de Lynx furent appréciées… effet de mode? Quoi qu’il en soit, on retrouve au musée du Louvre une boucle d’oreille en or (photo ci-dessous) datant du IIIe siècle (av ou ap JC?). Dans le même sens, récemment des travaux archéologique dans la banlieue nord de Thessalonique (à Stavropouli) ont fait apparaître la sépulture d’une jeune fille datée de la seconde moitié du IVe siecle avant JC. Et dans cette tombe, parmi les bijoux trouvés, encore des boucles d’oreilles avec des têtes de lynx, cette fois-ci en calcédoine (pierre gris bleu, utilisée de nos jours en lithothérapie).

Chez les Romains:

Triptolème:

Ovide raconte dans ses « Métamorphoses » le mythe de Triptolème, personnage qui est envoyé par Cerès pour répandre l’agriculture en Perse. Triptolème part avec le char volant que lui a fourni Cerès et arrive au palais du roi Lincé (appellé aussi par les auteurs Lyncus). Lincé l’accueille, mais celui-ci devient jaloux de Triptolème (pour son char?), et décide de le tuer durant son sommeil. Heureusement, au moment de commettre l’acte, Cerès intervient et transforme in extremis Lincé…en Lynx. 

 Le char de Bacchus:

Autre mention de l’espèce dans la littérature latine, une fable raconterait que Bacchus, revenant vainqueur de l’Inde, était dans un char traîné par des lynx.

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Bibliographie:

- LITTRE (E) 1994 – Dictionnaire de la langue française, tome 4 – Encyclopaedia Britannica Inc, page 3611.

- CHEVALIER (J), GHEERBRANT (A), 1969 – Dictionnaire des symboles, mythes, rêves, coutumes, gestes, formes, couleurs, nombres – Editions Robert Laffont/Jupiter, 1060 pages.

- Gallica, bibliothèque numérique de la BNF, consultable sur internet.

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Le Lynx, on en parle

Posté par othoharmonie le 31 juillet 2012


Il existe quatre sous-espèces de lynx dans le monde :

• Sur le continent américain, le lynx du Canada (F.l. canadensis) et le lynx roux ou Bobcat (F.l. rufus)

• Sur le continent eurasiatique, le lynx Boréal (F.l. lynx) et le lynx d’Espagne ou lynx pardelle (F.l. pardinus).

Le nom du Lynx vient de l’Antiquité grecque : Lyncée était le pilote de l’Argos, navire de Jason lorsqu’il partit en quête de la Toison d’Or. Lyncée avait une vue supra-normale lui permettant de voir sous terre, « Lyncaeus » signifiant « à la vue perçante ».

Le Lynx, on en parle dans LYNX 250px-Linces11-231x300

Ainsi, un dicton indien dit :

« Si tu laisses tomber dans la grande prairie une brindille, le daim l’entend, le lynx la voit et l’ours la sent ! »

En réalité, la vision du lynx n’est pas meilleure que celle d’un autre félin. Le célèbre « œil de lynx » viendrait donc d’une confusion avec la mythologie. Par contre, sa vue adaptée à la vie nocturne (contractée, sa pupille est ronde, à la différence de celle du chat), son ouïe excellente, et, ses pattes poilues et élargies qui rendent sa marche particulièrement silencieuse en font un hôte discret des forêts.

Le dernier bilan de l’ONCFS (période triennale 2002-2004) conclut que l’aire de distribution de l’espèce (F.l. lynx) continue globalement d’augmenter, avec cependant des différences de cinétique relative selon les massifs. L’ordre de grandeur supposé des effectifs par massifs (massif vosgien : 30 à 40 ; massif jurassien : 85 à 100 ; massif alpin : 20 à 40), conjugué à cette croissance positive, suggère un état de conservation plutôt favorable, même si le statut des Alpes et des Vosges reste moins conforté que celui du Jura …

[D’après l’article de E. Marboutin, C. Duchamps, M. Catusse Réseau Lynx – Loup,CNERA PAD, ONCFS]

 4 sous-espèces différentes du Lynx :

Le lynx du Canada  

Le lynx roux  

Le lynx d’Eurasie  

 Le lynx d’Espagne  

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Le Lynx Félin

Posté par othoharmonie le 31 juillet 2012


Le genre Lynx de la famille des félins et de la sous-famille des félinés abrite quatre espèces de lynx. Parmi les félins, les lynx sont aisément reconnaissables avec leur face ornée de favoris et d’oreilles triangulaires surmontées d’une touffe de poil, et leur corps doté d’une courte queue et de longues pattes. Parmi les caractéristiques moins visibles, les lynx ne possèdent que 28 dents, au lieu des 30 dents habituelles chez les félins.

Fichier:Linces19.jpg

Descendants du Lynx d’Issoire, les lynx ont connu de nombreuses classifications taxinomiques différentes et les diverses espèces ont tour à tour été sous-espèces puis espèces à part entière. Depuis la fin du XXe siècle, seules quatre espèces sont reconnues : le Lynx du Canada (Lynx canadensis), le Lynx boréal (Lynx lynx), le Lynx pardelle (Lynx pardinus) et le Lynx roux (Lynx rufus). Le Caracal, qui morphologiquement ressemble aux lynx, a longtemps fait partie du genre Lynx et est encore appelé « Lynx du désert ».

Prédateurs de l’hémisphère nord, les lynx ont pour habitat préféré la forêt boréale. Considérés comme très largement répandus, exception faite du Lynx pardelle gravement menacé, ils font partie des rares félins dont on estime les populations stables. Alors qu’ils tenaient une place importante dans la mythologie amérindienne, les lynx étaient fort méconnus en Europe et y ont souffert d’une réputation de bête féroce.

Le lynx est un animal protégé depuis le 19 septembre 1979, date de son inscription à l’annexe II de la Convention de Berne (protection de la vie sauvage). Le Lynx boréal est classé en Annexe II de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction) depuis 1977.

La chasse au Lynx boréal est réglementée (quotas), en Estonie, en Lettonie, en Norvège, en Roumanie, en Russie, en Suède, en Turquie.

Le Lynx boréal est intégralement protégé en Albanie, en Allemagne, en Autriche, Belgique, en Biélorussie, en Bulgarie, en Croatie, en Finlande, en France, en Grèce, en Hongrie, en Italie, au Liechtenstein, en Lituanie, en Macédoine, en Pologne, en République tchèque, en Serbie, en Slovaquie, en Slovénie, en Suisse, en Ukraine.

En France et en Suisse, les lynx à problème sont déplacés.

L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) le classe en « préoccupation mineure » (LC) en raison de sa large distribution et de ses effectifs stables. Il est cependant classé en catégorie EN (En danger) sur la liste rouge des espèces menacées en France.

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Le Lynx roux

Posté par othoharmonie le 27 juillet 2012

 

Le Lynx roux dans LYNX 220px-Linces10-210x300Le Lynx roux aussi appelé Lynx bai, Chat sauvage en français du Canada, Chat tigré en français cadien et Bobcat en anglais est un félin du genre Lynx qui vit en Amérique du Nord. Avec douze sous-espèces reconnues, ses populations s’étalent entre le sud du Canada et le nord du Mexique, en englobant la majeure partie des États-Unis. Ce prédateur occupe une vaste gamme d’habitats, depuis les zones boisées jusqu’aux régions semi-désertiques, incluant les zones urbaines et les environnements marécageux.

Le Lynx roux ressemble aux trois autres espèces du genre Lynx, avec des oreilles couronnées d’un plumet de poils noirs, une queue courte et une démarche chaloupée en raison de ses pattes postérieures très longues. Il a toutefois des barres noires distinctives sur ses pattes antérieures et une courte queue au bout noir. Il mesure en moyenne 90 cm de la tête à la queue, pour 50 cm à l’épaule. Son poids varie de 6 à 13 kilogrammes.

Bien que le Lynx roux préfère les lapins et les lièvres, il est un chasseur opportuniste qui peut s’attaquer aussi bien aux insectes qu’aux petits rongeurs ou aux daims. Le type de proies dépend de leur abondance, de l’habitat, de la localisation et des saisons. Comme la plupart des félins, le Lynx roux est territorial et principalement solitaire, bien qu’il y ait des chevauchements entre territoires. Il emploie plusieurs méthodes pour délimiter son territoire, dont les marques de griffes et les dépôts d’urine ou d’excréments. Le Lynx roux se reproduit en hiver et au printemps et a une période de gestation d’environ deux mois.

Chassé par l’homme, à la fois pour le sport et sa fourrure, sa population est cependant stable. Cet « insaisissable » prédateur caractéristique des États-Unis apparaît dans la mythologie des Nord-Amérindiens et le folklore des colons européens.

La fourrure du Lynx roux est courte, douce et dense, de teintes variées. Le dos va du gris clair au brun rougeâtre, plus sombre au milieu. En général, les lèvres, le menton, l’intérieur des membres et le ventre sont de couleur crème. La robe peut être marquée de taches noires ou brun foncé, ou de raies. L’arrière des oreilles est noir avec une tache blanche bien visible. De plus, les oreilles sont couronnées par une touffe de poils noirs, comme pour tous les lynx. La queue est courte, blanche sur la partie inférieure, marquée d’une large bande noire sur le dessus de l’extrémité et de plusieurs raies sombres.

Les Lynx roux des régions désertiques possèdent les robes les plus claires tandis que les populations du Nord, vivant en forêt, sont plus sombres. Les jeunes naissent avec une fourrure tachetée. Quelques spécimens mélaniques ont été aperçus et capturés en Floride : leur robe noire laisse apparaître les taches. Il existe également des individus albinos.

Fichier:Lynx lynx 1 (Martin Mecnarowski).jpgLes traces du Lynx roux montrent quatre orteils sans trace de griffes en raison de leur rétractilité. L’empreinte, aussi longue que large, peut mesurer de deux à huit centimètres et la moyenne est à 4,5 cm. Quand il marche ou trotte, les empreintes sont espacées de 20 à 46 cm, mais lorsqu’il court, le Lynx roux peut faire de grandes enjambées de un à trois mètres.

Comme tous les félins, les traces des pattes avant tombent exactement au-dessus des traces des pattes arrière. Les traces du Lynx roux peuvent être distinguées de celles du chat haret ou du chat domestique grâce à leur grosseur : le chat domestique a des empreintes de 10 cm2 tandis que celles du Lynx roux atteignent les 13 cm2.

L’hybridation entre le Lynx roux et le Lynx du Canada existe : aux États-Unis, on appelle le résultat d’un tel croisement un « Blynx » ou un « Lynxcat », contraction du terme « Bobcat » désignant le Lynx roux et « Lynx » désignant le Lynx du Canada. En 2004, des études génétiques menées sur ces deux espèces ont confirmé que trois spécimens sauvages du Minnesota à l’origine ambiguë étaient issus de l’hybridation. L’ensemble des hybrides étudiés avait un Lynx du Canada pour mère. Les signalements d’hybrides sauvages sont, pour l’instant, confinés au sud de l’aire de répartition du Lynx du Canada. Les pattes des hybrides sont en général plus larges que celles du Lynx roux, mais moins que celles du Lynx du Canada. Leur robe et la longueur des plumets de leurs oreilles sont plus proches de celles du Lynx roux. Un cas de Blynx femelle féconde a été signalé en 2008.

Des hybridations en captivité avec l’ocelot ont été signalées. Une légende, probablement colportée par la créatrice de la race dans les années 1980 aux États-Unis, veut également que le pixie-bob soit une race de chat issue du croisement naturel entre un Lynx roux et un chat domestique 

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Attitude du Lynx

Posté par othoharmonie le 27 juillet 2012

 

Attitude du Lynx dans LYNX Linces19-300x219Bien que le Lynx roux soit un des félins les plus étudiés, il demeure assez méconnu du grand public, et notamment des habitants d’Amérique du Nord alors qu’il s’agit du félin sauvage le plus répandu sur ce continent. Un sondage mené sur plusieurs groupes de visiteurs du Cumberland Island National Seashore en Géorgie, où le Lynx a été réintroduit, a permis d’évaluer leurs attitudes et leurs connaissances à propos du Lynx roux. Les personnes sondées étaient en moyenne favorables à la réintroduction du Lynx roux, mais les chasseurs de cerfs de Virginie étaient défavorables. L’évaluation des connaissances sur le Lynx roux a une note moyenne de 3,8/10, les chasseurs ayant obtenu les meilleurs scores (5,1/10). Selon les auteurs, ce score si faible peut être corrélé avec la nature discrète du Lynx roux : les opportunités d’apprentissage par contact direct sont faibles. De plus, peu de reportages animaliers lui sont dédiés, à l’inverse de ce qu’on peut voir pour le lion, le tigre, ou encore le puma.

Commerces des peaux

220px-Bobcat_fur-skins dans LYNXLe Lynx roux est depuis longtemps chassé et piégé pour le sport et pour sa fourrure. Jusqu’au début des années 1970, la peau de Lynx roux se vend autour de 5 $. Le passage de l’Endangered Species Act (ESA) en 1973, qui interdit l’importation de fourrure d’animaux menacés aux États-Unis, et la création de la CITES en 1975, qui interdit le commerce international de nombreux félins, provoquent une hausse des prix sans précédent. De 1970 à 1977, le prix des fourrures passe de 10 $ à 150 $, les plus belles peaux pouvant atteindre 250 $, et le nombre de Lynx roux chassés se multiplie par huit. Les prix s’effondrent suite au lundi noir d’octobre 1987. Dans les années 1990, les prix ont à nouveau baissé.

La peau de Lynx roux est la plus vendue de celles des félins. La fourrure de Lynx roux sert à faire des manteaux, des tapis ou des décorations murales ; c’est la fourrure du ventre qui est la plus recherchée. La plupart des exportations viennent des États-Unis, dont les exportations annuelles moyennes sont passées de plus de 13 000 dans les années 1990 à un peu moins de 30 000 dans les années 2000.

Le Lynx roux a inspiré certains noms de lieu aux États-Unis. Par exemple, Lynx Creek près de Prescott en Arizona a été nommée ainsi par un membre de l’expédition de Joe Walker dans les montagnes de Bradshaw où un Lynx roux l’avait attaqué. Le nom des montagnes Catskill viendrait du mot allemand « kaatskill » qui signifie « crique du chat sauvage », le « chat sauvage » désignant un Lynx roux.

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Le Lynx Ibérique

Posté par othoharmonie le 23 juillet 2012

 

Le lynx d’Espagne ou lynx ibérique (nom scientifique Lynx pardinus), ou lynx pardelle, est une espèce du genre Lynx.

Comme tous les lynx, la face du Lynx pardelle est ornée d’un collier de poils longs autour du cou avec des oreilles triangulaires surmontées d’une touffe de poils noirs. Il n’a que 28 dents au lieu des 30 habituelles chez les félins. La queue courte se termine par un manchon noir. Les jambes sont longues et les pieds volumineux en comparaison du reste du corps.

Le Lynx Ibérique dans LYNX 250px-Linces1-231x300Le Lynx pardelle a une robe beaucoup plus tachetée que celle des autres espèces du genre Lynx. Il se distingue du lynx commun par une queue plus courte que celle du Lynx boréal.

Le Lynx pardelle pèse en moyenne 9 à 13 kilogrammes, le mâle étant en général plus gros et plus grand que la femelle. La longueur totale est de 85 à 110 cm avec une queue entre 12 et 13 cm. La hauteur au garrot est de 42 à 47 cm.

Le Lynx pardelle est un excellent sauteur, grâce à ses membres postérieurs particulièrement adaptés au bond : à titre d’exemple, un lynx captif s’est évadé en sautant par-dessus une clôture électrifiée de quatre mètres.

C’est une espèce en situation critique à cause d’une population fragmentée et localement menacée. La plus grosse population, en Espagne, est notamment victime d’une régression de sa nourriture : lapin et petits mammifères qui ont pâti de l’épidémie de myxomatose et de l’extension de la culture industrielle de la fraise, en Europe principalement produite en Espagne depuis les années 1980 (330 000 t récoltées en 2006, dont un quart, soit 83 000 tonnes en 2006, exportées vers la France) ; Ces cultures très polluantes étaient en 2007-2008 selon WWF à 40 % illégales et empiètent sur plus de 100 ha dans le parc naturel national de Doñana.

En 2010, trois spécimens élevés en captivité sont morts d’une infection rénale chronique d’origine inconnue et plus d’un tiers des individus captifs présentent des symptômes de cette infection.

Sa forte ressemblance avec le lynx d’Eurasie mais aussi la probable cohabitation des deux espèces dans les Pyrénées dans le passé laisse les scientifiques perplexes. Le lynx d’Espagne est peut être une sous-espèce du lynx boréal. Ce dont on peut être sûr est qu’ils ont un ancêtre commun plus récent qu’avec les autres lynx. Les scientifiques travaillent sur ce sujet, surtout pour déterminer à quel point le lynx pardelle est menacé.

Selon l’UICN, le lynx ibérique est le mammifère le plus menacé à court terme dans le monde.
Face à cette menace, des projets de préservation, de renforcement, et de réintroduction de l’espèce ont été mis en place, notamment en Andalousie. La Commission européenne a soutenu ces projets grâce au programme LIFE (l’instrument financier pour l’environnement) piloté par la DG environnement. Ces projets visent à améliorer la population du lynx ibérique en Andalousie et à favoriser son expansion. Plusieurs types d’actions doivent alors être envisagés pour garantir le succès des projets, tels que la restauration de leur habitat, l’amélioration de la population de lapins pour leur assurer une alimentation viable, l’élimination des causes de mort non naturelles (comme les collisions routières), faciliter la liaison entre les populations isolées, et sensibiliser la population en améliorant leur perception du lynx. Cette liste n’est pas exhaustive.

Un projet de renforcement de population est également en cours en Andalousie. Ce projet est jumelé avec un programme d’élevage en captivité (conservation ex situ) des individus en vue de les réintroduire dans la vie sauvage ultérieurement. Un budget de plus de 25 millions d’euros a été débloqué pour ce projet. La contribution LIFE est à hauteur de 10 millions d’euros.

220px-Lince_Ib%C3%A9rico_Do%C3%B1ana dans LYNXUn programme d’élevage du Lynx pardelle a été décidé en urgence en juin 2003. Le parc national de Doñana met en place plusieurs systèmes permettant de fournir aux lynx sauvages de quoi se nourrir sans émousser leur instinct de chasseur : des lapins sont contenus dans des enclos spéciaux, difficiles d’accès et proposant de nombreuses cachettes. En parallèle, le centre de reproduction permet d’accroître rapidement la population : toutes les naissances devraient, à terme, être réintroduites.

En mars 2009, le lynx pardelle a été la figure récurrente d’une campagne d’affichage anti-avortement menée par le clergé espagnol. L’affiche montre un petit lynx estampillé « Lynx protégé », à côté un bébé qui implore « Et moi ? Protège ma vie ! ».

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Comportement chez le Lynx

Posté par othoharmonie le 22 juillet 2012

Comme tous les félins, les lynx sont territoriaux. Le territoire du mâle recouvre celui d’une ou plusieurs femelles. Les territoires, tous sexes confondus, comportent cependant des « zones neutres » où il est possible de circuler sans qu’il y ait affrontement : les limites du territoire sont fréquemment des zones neutres chez les lynx. La taille du territoire dépend de la densité de proies et de l’espèce de Lynx considérée. Le territoire du mâle peut atteindre 300 km2 en Amérique du Nord. Le lynx mâle est intolérant envers les autres mâles traversant son territoire, même si ce sont les femelles qui restent les plus vindicatives entre elles.

Fichier:Linces19.jpg

Les marquages olfactifs, qui permettent de signaler sa présence sur le territoire, sont le plus souvent effectués sur un support facilement repérable. Il s’agit le plus souvent de jets d’urine et de marques de griffures. Les marquages sont plus fréquents au centre du territoire que sur sa périphérie.

Les lynx sont généralement solitaires, excepté pour les femelles avec leurs petits. Les seules rencontres entre mâle et femelle se déroulent durant la période de reproduction, pendant laquelle le mâle suit la femelle dans tous ses déplacements.

Extrêmement discrets, les lynx sont rarement aperçus. Dans le parc national de Bavière, où le Lynx boréal a été réintroduit, 10 000 promeneurs annuels empruntent un sentier à 300 mètres du lieu de reproduction du lynx ; l’ensemble du parc de 13 000 hectares, contenant six lynx résidant, était visité par 1,3 millions de visiteurs en 1976. Pourtant, seules six à huit observations annuelles ont été rapportées.

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Analyse génétique du Lynx

Posté par othoharmonie le 19 juillet 2012


Analyse génétique du Lynx dans LYNX 220px-Linces10La phylogénie s’est longtemps basée sur l’étude des fossiles d’un animal afin de préciser l’apparition et l’évolution d’une espèce. La phylogénie moderne s’appuie essentiellement sur les analyses génétiques en raison du nombre peu important de fossiles de félins. Le premier félin daterait d’il y a 11 millions d’années. L’ancêtre commun des lignées Leopardus, Lynx, Puma, Prionailurus et Felis aurait traversé la Béringie et colonisé l’Amérique du Nord il y a environ 8 à 8,5 millions d’années. Il y a 7,2 millions d’années, la lignée des lynx diverge de celle des pumas. Le dernier ancêtre commun à tous les lynx date d’il y a 3,2 millions d’années au Pliocène.

Bien que les fossiles soient rares chez les félins, les lynx font office d’exception. Le Lynx d’Issoire est généralement considéré comme l’ancêtre commun du genre Lynx. Possédant une aire de répartition très large, Lynx issiodorensis présentait une morphologie proche des félinés tout en ayant les caractéristiques des lynx : une queue courte et la dentition à 28 dents. Plusieurs hypothèses d’« apparitions » des lynx modernes au travers de la forme intermédiaire du Lynx d’Issoire ont été proposées. Une première hypothèse suggère une divergence en trois lignées distinctes : L. pardinus, L. lynx, et L. rufus ; dans cette première hypothèse, L. canadensis descend de L. lynx.

Le Lynx d’Issoire aurait migré en Amérique du Nord par le détroit de Béring durant la glaciation du Pléistocène il y a cinq à deux millions d’années : des preuves de sa présence il y a 2,5 à 2,4 millions d’années ont été découvertes au Texas. Le Lynx d’Issoire aurait ensuite évolué en une forme intermédiaire Lynx issiodorensis kurteni puis vers l’actuel Lynx roux (Lynx rufus).

Les premières formes de Lynx pardinus pourraient dater de fossiles attribués à Lynx issiodorensis du Pléistocène moyen selon Argant (1996). Le Lynx des cavernes Lynx pardinus speleus ou Lynx spelaea, dont des traces ont été retrouvées dans les grottes de l’Observatoire à Monaco et de Grimaldi en Italie, possède des caractéristiques intermédiaires entre Lynx lynx et Lynx pardinus. Il est possible que le Lynx d’Issoire ait évolué vers le Lynx des cavernes qui par la suite a évolué vers le Lynx pardelle. Des études menées tant sur la morphologie que sur le squelette du Lynx pardelle ont mis en évidence la sympatrie entre le Lynx pardelle et le Lynx boréal au sud-ouest de l’Europe durant le Pléistocène. Les deux espèces sont à présent considérées comme allopatriques.

Le Lynx d’Eurasie Lynx lynx est plus éloigné de Lynx issiodorensis que le Lynx pardelle. La dentition de cette espèce est différente de celle des autres lynx et il est également plus grand que les autres espèces de lynx ; une hypothèse proposée est que le Lynx boréal, originaire d’Asie, aurait repoussé le Lynx pardelle sur la péninsule espagnole. Le Lynx du Canada et le Lynx boréal sont en fait issus du même ancêtre commun asiatique. Bien après la première colonisation ayant abouti au Lynx roux, une forme de Lynx d’Issoire a effectué une nouvelle colonisation des Amériques depuis l’Asie qui serait à l’origine du Lynx du Canada moderne (Lynx canadensis).

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