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PAPILLONS DE NUIT

Posté par othoharmonie le 13 septembre 2015

 

MotopmouwLa plupart des milliers d’espèces de papillons de nuit actuelles étaient déjà présentes sur Terre il y a des millions d’années. Certaines sont mieux connues par leurs chenilles, ainsi le ver à soie ou les mites ; certaines ont une vie adulte si courte qu’elles ont juste le temps de se reproduire avant de disparaître.

Présents sur presque tous les continents, où ils occupent des milieux très divers, les papillons se différencient des autres insectes. Ils constituent l’ordre des lépidoptères, du grec lepis, qui signifie écaille, pteron, aile. À quelques exceptions près, ils se reconnaissent ainsi par leurs deux paires d’ailes plus ou moins couvertes d’écailles et par leur longue trompe. Un peu partout, c’est la destruction de leur habitat qui menace ces animaux.

Les insectes existent déjà il y a 400 millions d’années. Ils connaissent une expansion très dynamique au carbonifère (il y a environ 300 millions d’années), quand prolifèrent les forêts de fougères exubérantes. Certains sont de grande taille, comme ces libellules géantes qui atteignent 65 ou 70 centimètres d’envergure. Il y a 250 millions d’années apparaissent les mouches-scorpions, ou mécoptères, qui sont peut-être à l’origine des papillons actuels. Il y a 190 millions d’années (au début du jurassique), Archaeolepis mane, dont on a trouvé un fossile dans le sud de l’Angleterre, présente des nervures caractéristiques sur les ailes, que l’on retrouve aujourd’hui uniquement chez les lépidoptères et chez les trichoptères.

Toutefois, les fossiles de papillons sont rares, car le corps fragile de ceux-ci se conserve mal ; aussi est-il difficile de dater leur apparition dans le règne animal. L’évolution des lépidoptères étant liée à celle des plantes à fleurs, il est probable que leur origine se situe entre 150 et 200 millions d’années. La grande ressemblance des fossiles datant de 30 millions d’années – retrouvés notamment dans l’ambre de la Baltique – avec les papillons actuels témoigne de la diversification fort ancienne des lépidoptères, qui s’est sans doute produite au cours du crétacé (il y a 135 à 65 millions d’années), en même temps que les plantes à fleurs se diversifiaient elles-mêmes de façon considérable.

De nos jours, il existe plus de 160 000 espèces de papillons. Sur la base de leur mode de vie, diurne ou nocturne, on peut les diviser en deux grands groupes : les papillons de jour et les papillons de nuit, ces derniers rassemblant l’immense majorité des espèces (environ 140 000 décrites). Cette division n’a en revanche plus de correspondance dans la classification scientifique des lépidoptères. On considère souvent que les papillons de nuit sont ternes, par rapport aux exubérants papillons de jour ; en réalité, certains sont très colorés, comme l’isabelle ou papillon vitrail . D’autres volent… de jour, comme le moro-sphinxqui appartient à une famille (les sphingidés) de papillons essentiellement nocturnes.

 Description de cette image, également commentée ci-après

Le développement du papillon passe par quatre étapes, ou stades : l’œuf, la larve – appelée chenille –, la chrysalide et l’adulte, ou papillon, généralement ailé. C’est sous l’une de ces quatre formes que le papillon passera l’hiver.

La femelle papillon pond ses œufs par paquets, de quelques-uns à plusieurs centaines selon les espèces, disposés en couche, en ligne ou en anneau autour d’un rameau, sur la plante dont les chenilles se nourriront. Chez certaines espèces, la femelle disperse ses œufs en vol.

Le développement de l’embryon est très lié aux conditions climatiques ; il peut durer de quelques jours à plusieurs mois, en particulier quand l’insecte hiverne à l’état d’œuf.

À l’éclosion, la chenille est formée. Ses trois paires de pattes articulées, munies de griffes, et ses fausses pattes (jusqu’à 5 paires), terminées par une couronne de griffes, lui assurent une meilleure prise sur les supports.

Peu à peu, l’enveloppe externe de la larve, la cuticule, devient rapidement trop étroite, il faut alors en changer : c’est la mue, précédée d’une période de jeûne. Quand une nouvelle cuticule, plus large, s’est élaborée sous l’ancienne, celle-ci est abandonnée (c’est l’exuvie). La chenille reprend alors sa croissance, jusqu’à la mue suivante. La période qui s’étend entre deux mues constitue un stade larvaire ; la plupart des chenilles en connaissent cinq, voire plus lorsque c’est à l’état de larve que l’insecte hiverne. La vie larvaire peut ainsi durer de quelques semaines à plusieurs mois, voire même de deux à trois ans chez les cossidés (zeuzères, gâte-bois). Après la dernière mue, la larve devient chrysalide, puis papillon.

La plupart des chenilles vivent seules, mais certaines espèces se regroupent dans des tentes de soie tissées autour des rameaux élevés d’un arbre, accessibles aux rayons solaires. Ces nids les protègent des prédateurs et des rigueurs du climat. C’est par exemple le cas des chenilles de la processionnaire du pin (Thaumetopea pityocampa). Lorsqu’elles sortent pour prospecter les alentours, un fil de soie les relie au nid. Lorsqu’elles doivent migrer plus loin pour se nourrir, leur procession est menée par l’une d’elles, souvent une future femelle, et elles maintiennent une étroite relation entre elles grâce à des sécrétions soyeuses et des contacts tactiles. Certaines soies joueraient un rôle dans le maintien des distances. Ces chenilles tissent de nouveaux nids au fur et à mesure de leurs déplacements.

Les papillons hivernant au stade larvaire peuvent succomber à un hiver prolongé ou trop froid.

RESSOURCES ENCYCLOPEDIQUES

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Les électrocuteurs de moustiques

Posté par othoharmonie le 3 août 2014

 

images (6)Il se vend plus d’un million d’électrocuteurs de moustiques par année en Amérique du Nord. La plupart des acheteurs veulent se débarrasser des moustiques pendant leurs soirées au jardin ou sur la véranda. Ils sont probablement confortés par le “zap!” des insectes qui sont électrocutés, mais sont-ils moins piqués pour autant? Non, car des comparaisons entre jardins munis ou non d’électrocuteurs de moustiques n’ont mis en évidence aucune réduction de la densité des moustiques.

Qu’est-ce que les électrocuteurs de moustiques attrapent, alors? Une étude réalisée en 1983 avait montré que les moustiques constituaient moins de 4 % des insectes tués par des grille-moustiques.

Tout récemment un chercheur américain, Douglas Tallamy, a procédé au tri des 13,789 insectes récoltés dans six électrocuteurs de moustiques près de son domicile à Newark (Delaware). Il n’a trouvé que 31 insectes piqueurs, dont 18 moustiques femelles, le reste étant composé d’insectes souvent inoffensifs ou même utiles. Les insectes piqueurs ne constituaient donc que 0.2 % des victimes des électrocuteurs de moustiques, pourtant situés dans une banlieue où abondaient les habitats aquatiques propices au développement des moustiques. Tallamy a estimé que pour un total de 4 millions d’électrocuteurs de moustiques fonctionnant en moyenne 40 nuits par été, 71 milliards d’insectes sont tués, pour la plupart inoffensifs.

Cela représente une biomasse considérable, à laquelle des prédateurs comme les oiseaux n’ont plus accès. L’électrocuteur de moustiques n’est donc pas si écologique que cela.

La raison principale de la faible efficacité de l’électrocuteur de moustiques est que le système d’attraction du piège est un éclairage ultraviolet, alors que ce qui attire surtout les moustiques, c’est le dioxyde de carbone que nous rejetons en respirant. Il y a donc des manières plus utiles et plus écologiques de dépenser son argent qu’en achetant un “grille-moustique”.

Les chasse moustiques électroniques

Qui n’a pas longuement jaugé ces merveilles technologiques en passant à la caisse de la pharmacie, du dépanneur ou du magasin de sports? C’est trop beau pour être vrai: il suffit de reproduire le son des ailes du moustique mâle pour que les femelles s’enfuient! Plus besoin de répulsif huileux et nauséabond, plus besoin de manches longues, de pantalons longs, de filet sur la tête. Dommage, c’est effectivement trop beau pour être vrai.

L’idée de base qui inspire les fabriquants de chasse moustiques électroniques est que les femelles ne s’accouplent qu’une seule fois, juste après qu’elles aient émergé de leur mare originelle, et que par la suite elles fuiraient (en principe) les mâles qui les poursuivent de leurs assiduités. En reproduisant le son des ailes du mâle, on devrait donc inciter les femelles à fuir. Une autre théorie voudrait que le chasse moustique reproduise le son des aile de libellules affamées, prédateurs féroces des moustiques. Malheureusement le principe même des chasse moustiques électroniques est faux, puisque les femelles sont à toutes fins pratiques sourdes. Même si nous entendons le bruit aigu de ces appareils, les femelles de moustiques y sont insensibles, et continuent de nous piquer.

Aucun des chasse moustiques électroniques testés depuis 20 ans n’a montré une efficacité quelconque à repousser les femelles de moustiques. Malgré tout, chaque année quelques milliers d’acheteurs se font berner par des promesses mirobolantes, appuyées par des “études scientifiques qui ont montré……”. Bref chaque année quelques milliers de ces gadgets vont retrouver leurs compagnons inutiles au fond d’un tiroir.

source : http://www.gdg.ca/fichiers/File/Mythes-et-realites-format-legal-copie-fran.pdf

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Le colibri, gros plan

Posté par othoharmonie le 19 janvier 2014

 

220px-Phlogophilus_hemileucurus_+_Paphinia_cristata_-_Gould_-_Humm._161Fascinants par leur taille minuscule, les colibris, qui passent de fleur en fleur pour trouver le nectar qui constitue l’essentiel de leur alimentation, sont capables d’un vol extrêmement performant et rapide. Battant des ailes plusieurs dizaines de fois par seconde – de sorte, qu’en vol, il est impossible de distinguer ces dernières –, les « oiseaux-mouches », comme ils sont surnommés, sont les seuls oiseaux à savoir voler en marche arrière.

1. La vie des colibris

1.1. De petits oiseaux amateurs de nectar

Indépendants et plus ou moins agressifs, les colibris vivent en général en populations lâches. Ils présentent, selon les espèces, diverses manières de se nourrir et d’occuper l’espace. Les « territoriaux » exploitent des végétaux à fleurs très riches en nectar et ont tendance à se contenter de territoires restreints qu’ils défendent âprement à coups de bec contre tout intrus. Ils se déplacent peu, à l’inverse des « trappeurs » qui, s’intéressant à des fleurs moins mellifères, doivent nécessairement couvrir davantage de terrain pour subvenir à leurs besoins. Les « généralistes » ne se contentent pas seulement du nectar des fleurs ; ils sucent aussi le jus s’écoulant des fruits abîmés ou trop mûrs, capturent des insectes en vol ou explorent les fleurs et les feuilles à la recherche de ceux qui se seraient englués dans le suc. Les colibris « chapardeurs » pillent même les toiles d’araignée, dont ils s’approprient adroitement les victimes. Pour recueillir le nectar, les colibris « perceurs », comme le colibri féerique, Heliothryx barroti, ou le colibri à épaulettes, Eupherusa eximia, percent la base des longues corolles, car leur bec est trop court pour s’introduire jusqu’au fond.

Une langue pour récolter le nectar

Une langue pour récolter le nectar


La langue des colibris est un remarquable outil. La scission en deux branches, l’enroulement des bords en deux gouttières longitudinales et la présence de fines excroissances favorisent la rétention du suc des fleurs. La langue est également protractile, c’est-à-dire capable de saillir nettement hors du bec, grâce aux deux muscles latéraux de la langue qui passent sous le crâne, puis remontent par-dessus pour se fixer enfin à la hauteur des fosses nasales, tout près de la base du bec.

Des oiseaux polygames

Chaque année, à la saison des amours, la recherche d’un ou d’une partenaire est l’occasion de parades ritualisées. Dans les forêts tropicales à la végétation dense, le mâle se contente souvent de démonstrations assez statiques, préférant demeurer immobile et se fier à sa voix pour séduire une femelle. Pourtant, la plupart des colibris sont de si piètres chanteurs qu’ils doivent unir leurs faibles gazouillis pour être audibles. Ces chœurs réunissent plus de cent participants chez l’ermite à brins blancs, Phaethornis superciliosus. Ailleurs, la parade des mâles donne lieu à un véritable ballet aérien auquel s’associe généralement la femelle. Toutefois, les femelles de certaines espèces se posent plus volontiers sur une branche proche pour assister aux évolutions de leur mâle.

Le colibri, gros plan dans OISEAUX 320px-Sparkling_Violet-ear_%28Colibri_coruscans%29_11Après l’accouplement, la femelle abandonne le mâle. Elle assumera seule les exigences de la ponte, de la couvaison et de l’élevage des jeunes.

1.2. Un nid construit par la femelle

Installé sur une fourche d’arbre, sur une liane, dans un cactus ou à l’extrémité d’une large feuille (sur sa face inférieure), le nid du colibri, très élaboré chez certaines espèces, peut être très volumineux, représentant jusqu’à vingt fois la taille de l’oiseau. Mais il se réduit parfois à une délicate cupule, guère plus grosse qu’une demi-noix.

Le nid est l’œuvre exclusive de la femelle. Celle du colibri lucifer, Calothorax lucifer, n’attend d’ailleurs pas d’avoir trouvé un partenaire pour en réaliser la construction. Réunissant de la mousse, des fibres, des tigelles, des brins d’herbe, des débris d’écorce, de la bourre et même du duvet, elle élabore rapidement un édifice soigné. Il faut une quinzaine de jours et des centaines d’allers et retours à la femelle du saphir à oreilles blanches, Hylocharis leucotis, pour bâtir la douillette coupe de mousse dont elle fixe l’assise à l’aide de toiles d’araignée et qu’elle tapisse de poils fins, prélevés sur des galles du chêne.

Récolte tous azimuts

Pour rendre le nid le plus confortable possible, les colibris utilisent des matériaux variés. Les lichens sont très recherchés, car ils offrent à la fois un camouflage précieux et une bonne protection contre les infiltrations d’eau de pluie. Les qualités adhésives des fils et des toiles tissés par les araignées et certaines chenilles servent tantôt à ceinturer les divers éléments du nid, tantôt à fixer celui-ci sur son support, notamment lorsque la construction est élaborée à l’extrémité d’une feuille retombante. Dans ce dernier cas, les observateurs ont noté que la longueur de la feuille choisie et la façon dont elle retombe sont des paramètres fondamentaux : il ne faut pas que la feuille soit susceptible d’être retournée par le vent, ce qui condamnerait les œufs.

La femelle du colibri thalassin, Colibri thalassinus, laisse pendre, à l’extérieur de son nid, des brins d’herbe dont la verticalité favorise l’écoulement des gouttes de pluie.

Tous les matériaux sont bons, qu’ils soient d’origine végétale, animale ou humaine. Au Costa Rica, des colibris ont été observés prélevant des cheveux sur la tête d’observateurs parfaitement immobiles, sans doute pour en tapisser l’assise de leur nid, comme s’il s’agissait de bourre végétale. Dans certains cas, des colibris se livrent au pillage de nids d’autres espèces. Une femelle de colibri thalassin a ainsi été vue profiter des absences de la propriétaire d’un nid occupé par des petits pour y voler de la mousse.

1.3. Des centaines de voyages pour nourrir les poussins

Ce sont le plus souvent deux œufs qui sont pondus, à 48 heures d’intervalle. Comparativement à la taille de certains colibris, ces œufs sont assez volumineux, bien que leur poids soit, en moyenne, compris entre 0,4 et 1,4 g à peine. Les plus petits œufs de colibris mesurent entre 8 et 11 mm de long, ce sont ceux du colibri d’Hélène, Mellisuga helenae ; les plus gros, ceux du colibri géant, Patagona gigas, peuvent atteindre 20 mm. Quelle que soit l’espèce considérée, les œufs sont toujours d’un blanc uni et de forme elliptique. Leur taille ne les prive cependant pas d’une résistance satisfaisante aux menus accidents qui peuvent se produire, par exemple à l’occasion de coups de vent.

L’incubation nécessite de deux à trois semaines. Durant cette période, la femelle ne dispose que de brefs moments de répit pour trouver à se nourrir. Comme elle est seule à couver – le mâle, généralement, n’assure pas le relais même si quelques exceptions existent –, toute variation trop importante de température en son absence menace les embryons. L’assiduité de la femelle à couver se traduit dans certains cas par la persistance à couver durant plusieurs semaines des œufs non fécondés et dépourvus d’embryon, ou dont l’embryon est mort.

À l’éclosion, les poussins de colibris brisent leur coquille par des coups répétés qu’ils donnent de leur bec court. Très vite, celui-ci se développe, facilitant ainsi le nourrissage des petits par la femelle. Comme tous les oiseaux nidicoles (littéralement « qui aiment le nid »), les jeunes colibris sortent de l’œuf à un stade de développement peu avancé et doivent achever leur croissance en demeurant à l’abri du nid. Les poussins sont presque nus à l’éclosion, si l’on excepte de rares plaques d’un court duvet. Leurs paupières sont soudées et leurs globes oculaires se devinent sous la peau fine et quasi transparente. Au tout début de leur existence, les poussins ne réagissent donc nullement à la vue de leur mère. Ce sont les vibrations qu’elle imprime au nid lorsqu’elle se pose au bord de ce dernier qui stimulent la nichée. Les petits dressent le cou, d’abord obliquement en raison de la faiblesse de leurs muscles, puis verticalement, le bec largement ouvert. Quand leurs yeux s’ouvrent, au bout d’une semaine environ, les jeunes pointent tout naturellement leur bec vers leur mère.

Lorsque la femelle du colibri part à la recherche de nourriture, elle stocke les matières alimentaires qu’elle récolte dans la partie supérieure de son tube digestif. Il s’agit de nectar, pur ou mêlé de minuscules insectes vite ramollis par un début de digestion. De retour au nid, elle distribue la nourriture à ses poussins par régurgitation dans le gosier béant de ses petits, en y enfonçant profondément le bec. Allant et venant sans cesse durant cette période où les jeunes dépendent totalement d’elle pour leur survie, la femelle renouvelle l’opération deux ou trois fois chaque heure, soit plusieurs dizaines de fois par jour.

Après environ deux à trois semaines, les petits colibris abandonnent le nid. Ils sont alors capables de voler et se livrent à des simulacres de vols nuptiaux, véritables exercices d’entraînement qui annoncent les futures parades.

1.4. Voler aussi en reculant

134px-050305_Brown_Violet-ear_crop dans OISEAUXQu’il s’agisse de parcourir un territoire, de se livrer à des déplacements migratoires à la recherche de nourriture ou d’attirer l’attention d’une femelle, l’existence du colibri se déroule essentiellement dans les airs. Au cours de toutes ses activités, le colibri se déplace à la force de ses ailes. Il est assez rare de voir cet oiseau marcher, et, même lorsqu’il lui faut changer de place sur une branche, il préfère voler brièvement plutôt que d’avoir recours à ses modestes pattes.

Malgré sa petite taille, il est un authentique champion du vol et sa vitesse est surprenante. Selon des études pratiquées en soufflerie citées par l’Américain Scott Weidensaul, le colibri à gorge rubis, Archilochus colubris,atteint 43 km/h, et quelques espèces tropicales vont jusqu’à 70 km/h. Certains ornithologues estiment que les colibris seraient capables de voler à 95 km/h ou même de dépasser les 100 km/h dans la nature, sans doute aidés par de puissants vents favorables.

Les colibris sont, par ailleurs, les seuls oiseaux au monde capables de voler en marche arrière.

Un rythme spectaculaire

L’oiseau-mouche peut filer droit dans les airs, pratiquer le vol stationnaire ou reculer en modifiant simplement l’incidence de ses ailes, c’est-à-dire leur angle d’attaque dans l’air. Mais, quel que soit le mode de vol qu’il choisit, le rythme de ses battements d’ailes, incroyablement rapide, ne varie pas. De l’ordre d’une cinquantaine ou d’une soixantaine par seconde, l’ornithologue français J. Berlioz en retient les valeurs de 78 et même 200 – ce qui constituerait le record absolu – chez certaines espèces.

1.5. Milieu naturel et écologie

L’altitude et la latitude importent peu aux colibris, que l’on rencontre sur tout le continent américain, de l’Alaska à la Terre de Feu, des forêts de plaines aux hautes montagnes. Le colibri détenteur du record d’altitude est le métallure de Stanley, Chalcostigma stanleyi, qui vit sur les pentes des volcans équatoriens, au-dessus de 3 800 m.

Aux épaisses forêts tropicales, les colibris préfèrent souvent les milieux moyennement boisés, les habitats ouverts parsemés de buissons, ou même les régions subdésertiques. En effet, ces oiseaux qui nichent souvent à moins de cinq mètres du sol s’accommodent mal des très grands arbres. De plus, les forêts pluviales ne recèlent pas toujours les fleurs qui leur conviennent.

Les colibris sont plus rares dans les régions arides. Ainsi, le saphir Xantus, Hylocharis xantusii, qui vit dans la presqu’île de Basse-Californie, à la très maigre végétation, et le colibri à queue courte, Myrmia micrura, qui fréquente le littoral aride du sud de l’Équateur et du nord-ouest du Pérou, sont des cas extrêmes. Se nourrissant du suc des cactées, ils dépendent du pic des cactus (Melanerpes cactorum) ou de certains insectes aux puissantes mandibules pour entamer l’enveloppe épaisse de ces plantes coriaces.

Le colibri roux, Selasphorus rufus, qui atteint l’Alaska, est l’espèce la plus septentrionale. L’espèce qui s’étend le plus au sud est le colibri du Chili, Sephanoides sephaniodes. Présent à l’ouest de la cordillère des Andes, il atteint la Patagonie. On l’observe en Terre de Feu et jusqu’aux îles Malouines.

D’amples mouvements migratoires

Description de l'image  Myrmia micrura.jpg.Ces oiseaux-mouches aux répartitions extrêmes qui nidifient dans les régions tempérées n’y disposent souvent plus d’une nourriture assez abondante, en hiver quand fleurs et insectes se raréfient. L’arrivée de la mauvaise saison est l’occasion de mouvements migratoires dont l’ampleur peut surprendre si l’on considère la petitesse de ces oiseaux. Pourtant, leurs performances sont élevées et leur musculature autorise des déplacements rapides et à grande échelle. Le colibri roux, par exemple, niche sur une étroite bande depuis l’Alaska jusqu’à l’Arizona et hiverne au Mexique. Les trajets les plus spectaculaires sont accomplis par le colibri à gorge rubis,Archilocus colubris, qui occupe en été la moitié est des États-Unis et l’extrême sud-est du Canada, et hiverne au sud du Mexique et en Amérique centrale. Ces oiseaux sont parfois victimes d’un coup de froid tardif une fois revenus sur leurs lieux de nidification les plus septentrionaux.

Certains parmi les colibris se contentent de voler au-dessus des terres ou de longer la côte du golfe du Mexique. D’autres oiseaux relient la Floride à la péninsule mexicaine du Yucatán, parcourant plus de mille kilomètres d’une traite au-dessus des flots.

Une bonne résistance au froid

Au Québec, l’ornithologue Arthur C. Bent a observé des colibris ayant résisté à une température inférieure à 0 °C pendant plusieurs jours et à un enneigement de 15 cm ; les oiseaux se nourrissaient alors de menus insectes engourdis.

Les colibris sédentaires habitant des zones montagneuses intertropicales, à plusieurs milliers de mètres d’altitude dans les Andes, présentent une adaptation aux baisses nocturnes de température. Leur métabolisme chute et ils entrent dans une léthargie accompagnée d’un ralentissement des rythmes respiratoire et cardiaque, avec baisse de la température interne. Chez le colibri de Clémence, Lampornis clemenciae, on compte de 480 à 1 200 battements cardiaques à la minute, pour une température ambiante de l’ordre de 30 °C dans la journée. La nuit, lorsque la température a chuté de moitié, son rythme cardiaque tombe à 36 pulsations à la minute.

Un engourdissement provisoire est également constaté chez certains colibris, dont le métallure à gorge de feu (Metallura eupogon). Chez ces espèces montagnardes, la température corporelle nocturne est légèrement inférieure à 20 °C, c’est-à-dire à la moitié de la température diurne.

Des oiseaux pollinisateurs

Seuls oiseaux du Nouveau Monde à se nourrir essentiellement de nectar, les colibris jouent un rôle certain dans la pollinisation. Il reste à prouver que certaines fleurs ne pourraient exister sans les colibris qui, eux-mêmes, disparaîtraient en l’absence de ces fleurs ; mais il est établi que quelques fleurs, dont celles à corolle tubulaire, ont besoin d’espèces de colibris déterminées pour assurer leur pollinisation dans des proportions importantes. Des adaptations botaniques sont apparues sur certaines fleurs. Ainsi, tant qu’une fleur de Centropogon n’est pas visitée par un colibri, ses étamines sont orientées vers le bas. Lorsqu’un colibri vient en prélever le nectar, son crâne heurte les étamines et se couvre de pollen ; ces dernières se relèvent alors et dégagent le pistil, qui pourra recevoir à son tour le pollen véhiculé par un autre colibri. De même, lorsque le campyloptère violet, Campylopterus hemileucurus, visite une fleur de Rasizea spicata, le pistil, d’abord relevé, s’abaisse dès que les étamines ont été délestées de leur pollen.

De rares prédateurs

En raison de leur petite taille et de leur vol extrêmement véloce, les colibris n’ont pour ainsi dire pas de prédateurs réguliers. De plus, ils se montrent fort agressifs et n’hésitent pas à foncer sur rivaux, intrus ou prédateurs, en cherchant à les piquer avec le bec, avant de s’esquiver prestement.

Les plus gros d’entre eux sont parfois la proie de certains faucons, et les serpents arboricoles s’attaquent de nuit aux colibris somnolents. Enfin, les petites espèces seraient susceptibles de se prendre dans les grosses toiles d’araignées. Le chercheur Scott Weidensaul cite également des captures occasionnelles par des libellules, des mantes religieuses, et même par des poissons et des grenouilles, qui s’empareraient des colibris pendant leur bain.

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Connaître les libellules

Posté par othoharmonie le 31 mars 2013

 

 Les libellules se rencontrent dans une grande diversité d’habitats aquatiques : mares, étangs, cours d’eau… Parmi celles-ci, certaines sont de bonnes indicatrices de la qualité de l’eau et de sa richesse faunistique. Malheureusement, la pollution et surtout la régression des zones humides semblent être à l’origine de leur disparition. 

Historique et classification

Connaître les libellules dans LIBELLULE libeluLes libellules appartiennent à un groupe d’insectes très anciens. Des fossiles préhistoriques datés de 300 millions d’années, ont été retrouvés notamment à Commentry, dans l’Allier. Cet ancêtre portait le nom de Meganeura monyi et vivait au Carbonifère : cette libellule était de taille gigantesque puisque son envergure atteignait 70 cm ! De nos jours, avec 10 cm d’envergure, l’Anax empereur est l’une des plus grandes libellules de France. 

Les libellules appartiennent à l’ordre des  Odonates  qui compte environ 6 000 espèces et sous-espèces dans le monde. Seules 85 espèces se reproduisent en France avec certitude. Les Odonates se divisent en deux sous-ordres : les Zygoptères et les Anisoptères. Les Zygoptères se distinguent à leur petite taille, un abdomen fin et deux paires d’ailes semblables qui se ferment verticalement au repos (par ex. les Caloptérix et les Agrions). Les Anisoptères se distinguent à leur taille plus grande, un abdomen plus épais et deux paires d’ailes différentes qui restent ouvertes à l’horizontal au repos (par ex. l’Anax empereur) 

Cycle de vie des libellules :

Les libellules passent par trois stades au cours de leur cycle de vie : l’oeuf, la larve et l’imago (adulte). L’éclosion de l’oeuf se produit après deux à cinq semaines (bien que certains passent l’hiver à ce stade). Toutes les larves sont carnivores. Cachées entre les plantes aquatiques ou enfouies dans la vase, elles guettent leurs proies ou s’en approchent doucement. La larve identifie sa proie à vue. Les plus jeunes mangent des animaux unicellulaires, puis, plus tard, elles attrapent de petits crustacés, des vers et des insectes aquatiques de toutes sortes. Les plus âgées prennent aussi des isopodes aquatiques, des amphipodes, des têtards et de jeunes alevins. Pour saisir leurs proies, elles se servent de leur lèvre inférieure curieusement transformée en « masque ». 

En général, elles se déplacent en marchant sur le fond, mais les larves des Anisoptères peuvent aussi se propulser en avant comme une fusée en expulsant violemment l’eau de respiration par l’extrémité de l’abdomen. Les larves des Zygoptères peuvent nager en faisant onduler leur corps. 

La larve mue à plusieurs reprises et grandit chaque fois considérablement. Le nombre de mues varie de 9 à 16 suivant les espèces. La durée du développement larvaire varie quant à lui de quelques mois à 5 ans. Lorsque la larve est au stade terminal, elle cesse de se nourrir et sort de l’eau. 

L’insecte s’extrait alors de son exuvie qui se déchire suivant une fente longitudinale. Cette transformation, appelée métamorphose, dure de 45 minutes à deux heures, en fonction des conditions météorologiques rencontrées. L’exuvie reste solidement accrochée à la tige ou au sol. L’imago (adulte) est tout d’abord mou et vulnérable. Une fois le corps durci et les ailes étendues, il peut prendre son envol. 

Les adultes vivent quelques semaines durant lesquelles ils se reproduiront. L’accouplement chez les libellules est spectaculaire. Le mâle agrippe la femelle derrière la tête grâce à des appendices spéciaux situés au bout de son abdomen : on dit que le couple forme la position du « tandem ». L’abdomen de la femelle s’incurve alors pour rencontrer le corps du mâle en formant un cœur copulatoire, et l’accouplement a lieu. Chez les Anisoptères cela prend quelques secondes, mais chez les Agrions le coeur peut être maintenu plus de 6 heures. Après l’accouplement, les libellules se séparent et la femelle pond ses oeufs alors que le mâle monte la garde chez certaines espèces. La plupart des espèces pondent leurs œufs individuellement dans l’enchevêtrement des plantes aquatiques, quelques-unes insèrent directement leurs oeufs à l’intérieur des végétaux alors que d’autres les laissent simplement tomber dans l’eau ou sur le sol humide.

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Origine et évolution des Libellules

Posté par othoharmonie le 22 mars 2013

Origine et évolution des Libellules dans LIBELLULE libellule1Les libellules et les demoiselles sont, avec les éphémères, les seuls représentants actuels du plus vieux groupe d’insectes connu : les paléoptères. Les plus anciennes traces repérées semblent dater du dévonien et du carbonifère, périodes comprises entre 405 et 290 millions d’années. Les premiers représentants de l’ordre des odonates, les méganisoptères, dépassaient 70 cm ; ils disparurent au jurassique, il y a environ 70 millions d’années. La structure de leurs ailes était très proche de celle des actuels anisoptères, mais la présence d’une nervation riche et de traits archaïques comme des ailes sans cellules opaques (ou pterostigma), indique qu’il s’agit d’un rameau indépendant.

   C’est au permien, il y a plus de 110 millions d’années, qu’apparaissent, dans des régions froides du Gondwana, les formes les plus proches de nos libellules actuelles, les permodonates. Ceux-ci regroupent alors trois grands groupes : les permanisoptères, les protozygoptères et les protanisoptères. Ils disparaissent au trias, il y a entre 70 et 65 millions d’années. Il y a 60 millions d’années se différencient trois grands groupes d’odonates, issus respectivement des trois grands groupes de permodonates : les anisoptères, les zygoptères et les anisozygoptères. Le groupe des anisozygoptères ne comporte plus aujourd’hui que deux espèces, véritables fossiles vivants que l’on peut observer au Japon ou dans l’Himalaya.

   Les ordres des permodonates, des méganisoptères et des néodonates forment le superordre des odonatoptères. Les odonates, ordre auquel appartiennent les libellules, forment un groupe bien distinct des autres insectes par la présence de caractéristiques archaïques et de spécialisations uniques dans le règne animal, telles que le masque labial des larves ou l’appareil copulateur des mâles. Ces insectes sont intermédiaires entre les insectes à métamorphose incomplète (comme les collemboles, où l’adulte ressemble aux larves, tant morphologiquement qu’écologiquement) et les insectes à métamorphose complète (comme les papillons, où les adultes sont totalement différents des larves). Les libellules, qui regroupent les æschnes, les cordulégastres et les libellules proprement dites, sont inféodées aux milieux aquatiques.

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Les ailes de Libellules

Posté par othoharmonie le 12 mars 2013

 

Les ailes de Libellules dans LIBELLULE aile-libelluleLes ailes des libellules, comme celles de tous les insectes qui sont ailés (les Ptérygotes) semblent être formées à partir d’expansions latérales du corps de l’embryon, donnant les bourgeons alaires qui se déplieront au cours du développement larvaire. Chaque aile se compose donc d’une membrane repliée. Chez les libellules et tous les insectes à ailes transparentes (Ephémères, Diptères, Hyménoptères …) elle forme deux feuillets très minces plus ou moins collés l’un contre l’autre (au contraire des Coléoptères chez qui les ailes antérieures sont très épaissies (en étui) et dont seules les ailes postérieures sont transparentes. Autre cas, chez les Lépidoptères (papillons) les membranes formant les ailes sont minces mais recouvertes d’écailles (poils transformés)).

Les ailes transparentes des libellules ne portent aucun poil et ne se replient pas. Elles enferment entre leurs deux plans des sortes de tubes remplis d’air, les trachées. Ces trachées sont des ramifications du système de trachées du corps entier de l’insecte et transportent l’air dans chaque aile.

Les nervures principales, dont les parois sont des épaississements sclérifiés des membranes, soutenant et consolidant les ailes, semblent chez les libellules se confondre plus ou moins avec le réseau des trachées et des nerfs qu’elles enferment. Le sang irrigue toutes ces nervures et maintient les ailes en état de fonctionner correctement.

Les nervures intercalaires, entre les nervures principales, et les nervures transverses, perpendiculaires aux nervures principales et intercalaires, sont de simples épaississements sans trachée ni nerfs.

libellule_02 dans LIBELLULECe réseau dense de nervures dessine des cellules nombreuses et forme une nervation très complète qui se rapproche de la nervation des plus lointains ancêtres des insectes ailés. Ces insectes d’origine très ancienne sont de très bons voiliers, avec leurs ailes rigides mais très légères.

Si les Libellules ont pu exister depuis le Carbonifère et sont bien représentées encore actuellement, on peut penser que c’est en partie grâce à leurs ailes : leur vol rapide leur permet à la fois de se nourrir en attrapant au vol d’autres insectes et d’échapper à leurs prédateurs.

Janine Casevitz-Weulersse

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