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L’invasion de sauterelles

Posté par othoharmonie le 9 juillet 2014

 

 

 

L’invasion

images (1)Le soleil de l’automne finit de faire mûrir les récoltes qui, cette année, seront bonnes. C‘est avec optimisme que les paroissiens de la municipalité de Saint-Zéphirin de Courval se préparent au long cycle de l’hiver, vu l’abondance qui s’annonce. La clémence de l’été a favorisé les cultures, mais l’automne peut capricieusement tout démolir et faire mentir les plus belles promesses de l’été.

Sans qu’il soit possible de dire comment, du jour au lendemain, les champs furent envahis par des millions de sauterelles dont la voracité constitue une grande menace pour les cultures. En quelques jours pouvait être ruiné l’effort de toute une saison de durs labeurs.

Comment détruire ces nuées d’insectes indésirables sans, du même coup, détruire les récoltes? Il n’y a jamais assez d’oiseaux dans tout le pays pour manger toutes ces sauterelles; la situation est inextricable.

Certains cultivateurs désespérés se rendent auprès du curé Ricard pour lui demander conseil. Aussitôt avisé de la nature de l’événement, ce dernier se rend sur les lieux et, après quelques prières, conjure les sauterelles.

À la fin de la journée les ravages cesseront; les sauterelles meurent comme frappées par un mal mystérieux et disparaissent aussi rapidement qu’on les a vues apparaître. Les récoltes sont, pour la plus grande partie, sauvées.

Tiré du Contes, légendes et faits vécus, site Web : www.saint-zephirin.ca/contes-legendes-faits-vecus.asp

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L’Oracle de Faringhia et la légende des sauterelles mangeuses d’hommes

Posté par othoharmonie le 6 juillet 2014

C’est un livre de jeunesse. Il est « pondu » par un éducateur-instructeur. Ce n’est pas aussi un ovni en littérature. Après une carrière de nouvelliste, Boubacar Diallo plonge sa plume dans la galaxie romanesque avec « L’Oracle de Faringhia ». Plongeons dans le livre non un oracle devrais-je dire qui à l’envie de baliser le futur…

l-oracle-de-faringhia

Les vagues abreuvent le rivage

Ouvrez ce livre. Il vous accueille par : « Doll baldwin, alias Ahmed Abdallah, alias le Mégatonne Noir, était né il y a de cela 22 Ans, à Charleston, en Caroline du Sud… ». A partir de là, on est saisi par le virus humino faringhiatique de son œuvre. Cet Ahmed Abdallah est un jeune black issu des quartiers miséreux des États-Unis. Il est aussi en tant que Noir donc issu de l’Afrique. De surcroit, il est esclave d’origine.

Par la manie des dieux de Faringhia, il était prévu depuis belle lurette que « tous ceux qui sont partis du fait d’une femme ( l’ancienne reine de Faringhia) reviendront un jour d’un fait d’une femme  » et parmi ces revenants se trouvera «  le sauveur du peuple noir.  » Ahmed Abdallah devait donner un combat avec Barry Steelgolv l’étoile filante du boxe. Ce dernier était très redoutable. Résultat ? Ahmed Abdallah était très anxieux face à l’issu de ce combat. C’est dans ce spleen qu’une lettre de l’Association des Femmes Volontaires pour le Développement de Faringhia lui parviendra. Dans cette missive, il y a un oracle, celui de Faringhia, qui prédit sa victoire à Faringhia et sa participation au développement de sa « localité » d’origine en y retournant. Ne dit-on pas qu’il n’est de vague qui n’abreuve le rivage ? Diantre ! l’Africain-américain retournera boire à sa source comme les Samaritains.

Mais c’est quoi Faringhia ?

Situé sur un lopin de terre en Guinée, Faringhia a vécu l’histoire. Bref certes. Mais lisons la présentation faite par l’Association des Femmes invitant notre Afro-américain : «  Faringhia est un grand centre historique, un site touristique dont on parle beaucoup depuis trois décennies mais dont le niveau de développement est toujours en deçà des espérances… Faringhia, c’était la capitale du Rio Pongo, l’un des hauts lieux de la traite négrière au XIXème siècle. Faringhia surtout était le fief de la célèbre reine esclavagiste… »

Quoi encore ?

« Faringhia, ce n’est pas une secte apocalyptique qui prône un retour mystique et religieux sur la terre des ancêtres. Faringhia, c’est un mouvement de renaissance culturelle et économique de la mère-patrie. Il s’agit de se donner la main pour reconstruire la maison paternelle ravagée par tant de siècles d’esclavagisme, de pillages effrénés, d’escroquerie et d’obscurantisme. Faringhia, c’est un oracle, c’est un cri de guerre, un cri de victoire contre l’oppression, le carnage et la déportation ; un cri contre la pauvreté et la division. » Le décor est bien planté par ces « mères-poules » comme disait l’autre.

téléchargement (8)La légende des sauterelles mangeuses d’hommes

Dans L’oracle de Faringhia, ce n’est seulement Faringhia la très historique mais pauvrette qui y est scotché. Il y a aussi d’autres choses. C’est un livre où foisonne assez de proverbes barbouillés de mythes mais aussi de légende. Parlons-en d’ailleurs ! Boubacar Diallo nous parle d’une de ces légendes avec brio. Son titre, c’est La légende des sauterelles mangeuses d’hommes. Écoutons magistralement notre professeur : « Il y a longtemps, très longtemps, à l’époque où nous étions en Guinée, vivait dans un pays lointain, un roi très sage et fort aimé de ses sujets. Ce roi s’appelait Hadi. Il était aussi puissant qu’humain. Un jour, il reçut la visite d’un couple de sauterelles. Le mâle lui dit : « - Noble roi, nous venons d’un pays situé au-delà de la mer de sable. Cette année, nous avons été frappés par une sécheresse terrible. Les cours donc ont tari, la végétation a été calcinée, le cheptel décimé et le peuple contraint à l’exil. Nous voulons rester ici cette saison, cultiver pour nous nourrir. Dès que nous apprendrons le retour des pluies dans notre pays, nous rendront congé de toi. » Le roi compatissant au malheur qui frappait le peuple de sauterelles accorda l’hospitalité au couple. Il offrit à ses hôtes à manger, à boire et mit une case à leur disposition pour la nuit. Cependant, Hadi Ba, le grand Baldé, dans son humanisme sans borne, ignorait qu’il avait donné l’asile au démon, à des sauterelles mangeuses d’hommes. La nuit se passa sans problème. Ce fut une belle nuit étoilée avec une brise fraiche. Aux premières heures de l’aube toutefois, un chien poussa un hurlement à la mort lancinant, aussitôt repris par ses congénères et se répercutant de village en village. Le roi qui avait le sommeil léger murmura superstitieux : – Encore la mort qui frappe à nos portes. Mais à qui le prochain tour ? Le lendemain, le village se réveilla paisiblement. Les femmes faisaient bouillir les tubercules pour le petit déjeuner, le forgeron attisait les braises dans son foyer, les jeunes filles allaient puiser de l’eau au marigot. Le soleil était haut dans le ciel. Personne n’avait encore vu le couple de sauterelles. Inquiet, le roi ordonna : – Allez voir ce qui se passe ! Deux sentinelles s’élancèrent au pas de course. Quelques instants plus tard, l’une d’elle revint, l’air effaré : – Roi, venez voir. C’est extraordinaire ! Effrayé par l’air bouleversé de la sentinelle, le roi et sa suite coururent vers la case des hôtes. Hadi Ba ou Baldé le grand dut se frotter plusieurs fois les yeux pour s’en convaincre qu’il ne rêvait pas. Des milliers et des milliers de sauterelles grouillaient sur les murs de la case, su le sol et sur la charpente du toit comme des abeilles dans une ruche. Paniqué, le roi hurla : – Eloignez-vous. Ces sauterelles sont l’incarnation du démon. Elles ont le pouvoir de se multiplier à vu d’œil. Comme si les créatures infernales n’avaient attendu que ce signal, elles se ruèrent dans un vrombissement dantesque vers la sortie. »

Conséquences ?

« Ces sauterelles dévorèrent tout sur leur passage. Après la végétation, les sauterelles insatiables s’attaquaient maintenant aux êtres humains et aux animaux qu’elles rongeaient jusqu’aux os …  » Y a basta (ça suffit !) comme disent les espagnols. Ne distillons pas toute cette légende mielleuse en vrac. Quelle est la leçon ? Le symbolisme comme disent les spécialistes. Il est clair pourtant. Dans cette légende, nous avons : « le pigeon en captivité, les africains américains ; les populations du village, les africains en Guinée ; les sauterelles, les invasions et autres fléaux dont souffrent ces populations. » Quelle source de savoir ! L’Oracle de Faringhia est aussi rempli d’enseignement sur l’origine de certaines localités en guinée. En historien, Boubacar Diallo nous parle de fil en aiguille de Balandougou, lieu de domptage des esclaves, de Konyeya, du Rio Pongo, du site touristique Nienguissa, de Popodara, haut lieu de la guerre sainte, de Labé et que sais-je encore.

Les brassages communautaires en Guinée

téléchargement (17)Écrit dans un style très simple et captivant, Boubacar Diallo laisse apparaître aussi le fil de brassage communautaire en Guinée, et ce, grâce aux cloisons entre les différentes régions du pays. Comment interpréter l’utilisation de l’écriture Lomaghory de la Guinée forestière sur des tablettes sacrées en basse coté ? N’est-il pas un élément probant de l’unicité des ethnies dans cette portion de terre, la Guinée ? La réponse est connue d’avance. Un peu plus loin, Boubacar Diallo parle aussi du désenclavement des localités de l’intérieur pour amener ces couches paysannes à participer au développement du pays, du sida qui continuent de rayé des villages entiers de la certes, de la mauvaise gouvernance – Le métier de chef d’ État est le plus lucratif en Afrique – , des coups d’ États – le pouvoir ici c’est comme la drogue, ça procure de la jouissance mais abrège la vie – , des arrestations arbitraires et tutti quanti. Malgré l’appel à la diaspora africaine de venir participer à l’essor du continent, Boubacar Diallo met les points sur les « i » : « Le peuple ferait mieux de se lever et de chercher lui-même à construire son bonheur. Personne ne viendra d’ailleurs pour développer notre pays. ;, » “L’Oracle de Faringhia” est comme on le voit un bouquin où pullulent moult informations sur le passé de notre pays mais aussi sur les défis à surmonter pour un avenir radieux. Comme il est excitant pour l’archéologue découvrir une tombe de pharaon, lire “L’Oracle de Faringhia,” ce livre de jeunesse, réveillera en vous la fierté d’être un guinéen tout court et de s’investir à saisir son pays.

N.B : L’Oracle de Faringhia est édité par les Éditions L’Harmattan-Guinée. Allez-y et vous l’aurez…

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SAUTERELLE traduction

Posté par othoharmonie le 21 juin 2014

640px-Tettigonia_virdissima_nymph_on_Phleum_pratenseL’hébreu n’a pas moins de neuf mots pour désigner les diverses espèces ou les divers états de la sauterelle. Nos versions traduisent ces termes de différentes manières (sauterelle, larve, nymphe, criquet, etc.). Elles se bornent parfois, surtout les versions anciennes (Ost., Mart.), à reproduire les mots originaux: hagab, hargol, solham, etc.

1.
arbèh, d’une racine qui signifie multiplier, se trouve plus de vingt fois dans l’A.T. (Ex 10:4,12 et suivant, Le 11:22,De 28:38,Jug 6:5 7:12,1Ro 8:37,2Ch 6:28,Joe 2:25, etc.). Dans Na 3:15 sont évidemment désignées les espèces qui, encore aujourd’hui, dévastent parfois l’Orient.

2.
khâgâb (Le 11:22,No 13:33,2Ch 7:13,Ec 12:7,Esa 40:22), peut-être une petite sauterelle, spécialement avant que l’insecte soit pourvu d’ailes.

3.
gébim  (plur, de géb) ou gôbaï (Esa 33:4,Am 7:1,Na 3:17), d’une racine signifiant groupement, essaim.

4.
gâzâm (Joe 1:4 2:25,Am 4:9), d’une racine signifiant trancher.

5.
yèlèq (Ps 105:34,Jer 51:14-27,Joe 1:4 2:25,Na 3:15 et suivant); Ost. et Mart. traduisaient ce mot par: hurbec ou hurebec (ancien nom vulgaire, souvent écrit: urbec, de larves de coléoptères nuisibles à la vigne), une fois par: grillon; Sg. précise une fois: sauterelle hérissée; V S. et Bbl. Cent.: criquet.

6.
khâsil (Ps 78:46, cf. 1Ro 8:37,Esa 33:1,Joe 1:4 2:25), d’une racine signifiant consumer.

7.
khargôl (Le 11:22), mot analogue à une racine arabe signifiant: course rapide.

8.
solâm (Le 11:22). Ces divers termes, d’interprétation très douteuse, pouvaient servir à distinguer les divers degrés de développement de la sauterelle, ou plus probablement des variétés différentes de cet insecte.

9.
tselâtsal (De 28:42), d’une racine signifiant bourdonner, pourrait désigner la cigale, dont le crissement anime les journées chaudes de l’été; la Vers. Syn. traduit: hanneton.

10.
Dans le grec du N.T., akris (d’où: acridiens).

Les sauterelles ou locustes, insectes de l’ordre des orthoptères, famille des locustiens, tribu des sauteurs (grâce à la conformation de leurs cuisses inférieures, ou pattes saltatoires: cf. Le 11:21) sont extrêmement nombreuses en Palestine. Elles ne se nourrissent que de végétaux. Lorsqu’elles apparaissent en essaims, elles sont un véritable fléau pour les cultures. Les espèces les plus nuisibles sont l’ acridium peregrinus et l’ oedipoda migratoria. Les sauterelles passent par trois états: des oeufs déposés dans le sol naissent les larves, qui avancent en rangs serrés en quête de nourriture; celles-ci se transforment en insectes d’abord sans ailes, puis ailés lorsqu’ils ont atteint leur plein développement: c’est alors qu’ils sont le plus nuisibles. Les sauterelles arrivent par milliers; leur vol forme des nuages épais qui voilent le soleil (Ex 10:15). Elles s’abattent et dévorent tout; ces quantités de mâchoires déchiquetant les végétaux font un bruit! caractéristique (Esa 33:4). Toute la végétation une fois consommée, elles reprennent leur vol, laissant derrière leur passage une complète  dévastation; et elles disparaissent très rapidement (Na 3:17). Il arrive que le vent les jette à la mer, où elles sont englouties (Ex 10:19), puis qu’elles soient déposées sur la côte en amas pestilentiels. Leur invasion est un des plus terribles malheurs: ce fut la 8 e plaie d’Egypte (voir art.; Ex 10:1,20, cf. Sag 16:9).

Le prophète Joël (Joe 2:1,11) en donne une description très exacte quoique poétique, et dont les termes sont choisis pour s’appliquer en même temps aux dévastations d’une armée. Cette comparaison d’une invasion ennemie avec une invasion de sauterelles se retrouve plusieurs fois (Jug 6:5 7:12,Jer 46:23). Elle est passée dans le tableau apocalyptique fort élaboré de Apo 9:3,11; l’idée de ce fléau, inspirée par 1e souvenir de la plaie d’Egypte et de la prophétie de Joël, s’y combine avec des conceptions astrologiques: les sauterelles destructrices pendant cinq mois (verset 5,10), durée moyenne de la vie de ces insectes, ne dévastent pas en dévorant–il leur est interdit de toucher aux plantes (verset 4)–mais en piquant les hommes avec un aiguillon de scorpion (voir ce mot); on entrevoit ici des signes du zodiaque: le Scorpion et le Sagittaire, celui-ci un centaure, auquel fait penser la description des sauterelles à corps de cheval et à visage d’homme (verset 7).

Par contre, plusieurs passages font allusion à la petitesse relative des sauterelles (No 13:33,Esa 40:22), à leur fragilité dans le vent (Ps 109:23). L’image de Ec 12:7, dans le tableau des infirmités de la vieillesse, ne paraît pas très claire, et des interprétations fort diverses en ont été proposées; elle signifie probablement que le moindre poids est un fardeau pour le vieillard. Les Apocryphes voient aussi dans les sauterelles un symbole d’armées innombrables (Jug 2:20), de vie passagère, (Pseud. Esd 4:24) et les comparent aux flocons de neige (Sir 43:17).

Aux temps bibliques on mangeait des sauterelles (Mr 1:6,Mt 3:4), comme encore aujourd’hui dans certaines régions d’Orient ou d’Afrique; la loi mosaïque n’en interdisait pas l’usage (Le 11:22); on les mangeait rôties, bouillies, salées, ou réduites en farine dont on faisait des gâteaux. Il n’y a donc rien d’invraisemblable à ce que Jean-Baptiste se soit nourri de sauterelles dans le désert, et il est inutile d’inventer une traduction inexacte du latin locusta (gousse, au lieu de sauterelle) à l’appui de la légende ancienne qui appelle les caroubes «pain de saint Jean» (voir Caroube). E. D. et Jn L.

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L’invasion d’Escargots N°2

Posté par othoharmonie le 1 juillet 2012

 Un incroyable déferlement

‘L’invasion d’escargots,’ dans le légendaire de la chartreuse de Sainte-Croix-en -Jarez, est un des plus étranges récits. Bien entendu, nous connaissons de nombreuses histoires d’invasions de rongeurs, de sauterelles, de batraciens, d’insectes dangereux… Les dégâts accompagnant ces déferlements sont suffisamment traumatisants pour que la chronique en garde une cuisante mémoire. Concernant le problème d’escargots, en quantité telle que le terme d’invasion puisse être retenu, il nous permet des remarques. D’abord, il n’est pas impossible de prévenir ce genre d’ennui (végétaux, cendres, boissons fermentées et autres produits connus de tous temps pour stopper leur progression). Ensuite, une incontrôlable profusion d’escargots n’est guère fréquente. Si toutefois l’événement se produisait, il serait peu probable qu’il se renouvelle fréquemment… et encore moins en hiver lors des grands froids.

La mémoire comme moyen de transport

Il serait alors possible d’envisager l’enregistrement d’un fait d’une telle importance qu’il ait été comparé à un événement pouvant en colporter la substance en toute pérennité et en toute discrétion. La mémoire et le légendaire ont fait le reste sous la forme d’une trace tenace, altérée sans doute au fil du temps et surtout des transmissions peut-être parfois aléatoires. Sans soute l’aspect, quelque peu absurde, est le meilleur camouflage de cette mémorisation. Il est quasiment certain que cette légende- cette tradition- est fondée sur un ou plusieurs faits marquants, réels, absorbés peu à peu par le merveilleux… souvenons-nous de la légende de Béatrix !

Nous avions, comme première approche du problème du sujet, mis en lumière la valeur de la lettre ‘R’ dans la phrase ‘L’INVASION D’ESCARGOTS’. En effet, si nous prenons la valeur ‘Joker’ de cette lettre, selon la Kabbale, nous trouvons la modification suivante « L’INVASION DES CAGOTS’… Ces étranges personnages qui, selon certains chercheurs, seraient les derniers rescapés du massacre des Albigeois : les Cathares ! Cet hypothèse est loin d’être à écarter ; cependant, nous étudierons une autre possibilité intéressante, celle du jeu des mots de la langue verte.

Des faits pourtant relatés

Escargot au porche de l’église St Jean de Rive-de-Gier

Tout d’abord, deux faits réels trouvés dans des chroniques d’époque:
– « … En 1419 une invasion d’escargots ou limaces est signalée. L’évêché de Lyon s’en est intéressé de si près qu’il lance contre ce phénomène une excommunication « contre ces sales bêtes, suppôts de Satan »; il plaît à la chronique de nous dire que « l’anathème suffît à anéantir les gastéropodes… »

 Bailya parvaEnsuite :
– « … En 1673, un fléau d’un autre genre y exerça des ravages, les limaçons se multiplièrent au point de dévorer toutes les récoltes. Il paraît qu’on a exorcisé le pernicieux mollusque et c’est à cette cérémonie qu’on attribue leur disparition…  » La France par Cantons.

La mémoire aurait-elle substitué une véritable invasion de limaçons (de limaces et non d’escargots qui en langue populaire devient colimaçons) à d’autres faits ou rumeurs ayant une phonétique similaire ou approchante ?

D’abord retenons que sur un plan symbolique, la limace n’est autre que St Germain l’Hermite dans la tradition de l’évêque St Tulpin ou Turpin. Dans cette tradition, tous les personnages du cycle chevaleresque de Charlemagne sont issus de la fable de St Tulpin (église de Mozat): « L’escargot et le Renard ». A ce propos, les Maçons ne se disaient-ils pas « descendants de la louve », donc « louveteaux ». A Mozat, les Maçons sont tous affiliés au parti de Leupin (petit loup) et célèbrent, déjà vers 1730, la défaite de centaure, renard aristocratique, et la victoire de l’escargot!

De cet escargot: « …Gastrolâtres, coquillons. Cet épithète désignait particulièrement les maçons libres. Le hiéroglyphe spécial des maçons était le limaçon, ce qui leur avait fait donner le nom de coquillons ou gens à coquilles (à loge fermée et mobile). Sous Louis XIII on les nommait les caquerolles, nom bourguignon du limaçon…  » Grasset d’Orcet. T.l

D’étranges Forts-Maçons

Le porche de l’église St Jean de Rive-de-Gier

Dans cet ordre de détails, rappelons qu’à l’église St Jean de Rive-de-Gier, ancien territoire chartreux, des escargots ornent le portail du porche principal. Le sculpteur a poussé le détail jusqu’à nous montrer que les gastéropodes sont des « bourgognes » et non des escargots « petits gris »…intéressant souci du détail…

Mais laissons Grasset d’Orcet poursuivre son récit: « …Forts maçons ou constructeurs de forteresse (?) en d’autres termes vers le milieu du 16e S. à des ingénieurs militaires lesquels formaient sous l’ancien régime, une corporation noble. Tout ce que je puis assurer, c’est que, si j’ai souvent rencontré dans le « grimoire » des allusions aux maçons et aux forts-maçons le plus souvent représentés par des limaçons ou caquerolles… » Ces forts-maçons qui sculptèrent un tympan de la cathédrale de Chartres au XIIIème S. où figurent plusieurs escargots… que l’on retrouve au trésor de la cathédrale, dans la chapelle St Piat…
Enfin, puisqu’il est question de maçons, en feuilletant quelques ouvrages sur la Maçonnerie, on peut souligner des analogies entre le rituel de Maçonnerie et la légende des escargots.

L'invasion d'Escargots N°2 dans ESCARGOT 220px-Haeckel_ProsobranchiaMaçonnerie : Les travaux maçonniques ne s’ouvrent que lorsque la loge est à couvert, c’est à dire si l’assemblée est hors oreilles et regards indiscrets. Le « tuileur » (peut-être de tuilot: couverture de toiture) s’assure de l’isolement, hors d’atteinte à la curiosité, de l’atelier… Ces détails et généralités sont extraits d’ouvrages de vulgarisation à la portée de chacun en librairie générale.

Les Maçons affranchis arrivant d’Angleterre et d’Ecosse, recrutés sur les chantiers de constructions religieuses et laïques, se nommaient  »libres-maçons »: « free Mason ». Ils devinrent, par mauvaise compréhension ou dérision, « free Maçon », qui ,mal prononcé, est devenu peu à peu « flimaçone », « limeçone », et enfin « limaçon » pour le terme populaire des bâtisseurs… Encore un détail autorisant la liaison: dans un lieu profane, il semble que les Maçons, ne pouvant s’exprimer librement entre eux, annoncent, en forme d’avertissement à être discrets en propos… « il pleut ». N’est- ce pas un temps idéal pour l’escargot ?

André Douzet

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