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Le Cerf, et superstitions

Posté par othoharmonie le 25 janvier 2017

Doux et tranquille, le Cerf se distingue des autres animaux de la forêt par la couleur et la forme de sa haute ramure qui le font ressembler à un arbre. Porteur de nombreux symboles, on lui attribue des qualités de noblesse et de majesté, il est l’incarnation de la puissance, de la virilité et de la fécondité. Ses bois qui tombent chaque année et repoussent au printemps, évoquent la nature dans son éternel recommencement. Les anciens lui donnaient une très longue vie : quatre fois autant que la corneille et neuf fois autant que l’homme ! Il fut de tous temps l’emblème des dieux, des rois et des sorciers qui utilisaient sa ramure pour se parer. Les Gaulois avaient un dieu à la tête ornée de bois de Cerf nommé Cernunnos.

cerf

Diane, souveraine des bois et des forêts, parcourait l’univers sur un char tiré par quatre Cerfs et Merlin l’enchanteur se montrait parfois sous l’apparence de cet animal. Il y a bien longtemps, les bois d’une grande dureté de ce cervidé, servaient à la fabrication d’outils tranchants et de peignes. Au moyen-âge, on pensait que les bois de Cerf avaient des propriétés curatives et magiques contre certains maux, la ramure droite étant plus efficace que la gauche quand on la brûlait. Aussi, la poudre de ses bois protégeait les semences des intempéries.

Ennemi des serpents, on raconte que le Cerf est funeste à ces derniers et que son souffle puissant les arrache de leur repaire, pour les écraser sous ses pieds. Ceux qui portent une dent de Cerf sur eux ou dorment sur une peau de Cerf seront protégés contre les reptiles qui prendront aussitôt la fuite. On prétend qu’une pierre fabuleuse se forme dans son œil à laquelle on attribue des propriétés merveilleuses contre les venins. Ses larmes sont aussi un remède à certaines maladies. La chasse et la capture du Cerf sont le sujet de nombreuses légendes. On le dit sensible à la musique et aux accents de la flûte en particulier qui l’enchante. Il se couche même pour l’écouter et les chasseurs usent de ce moyen pour le distraire et le capturer. Messager entre le monde des dieux et celui des hommes, ce grand herbivore est aussi un animal psychopompe qui guide l’âme des défunts dans l’au-delà. Solitaire, nocturne et crépusculaire, le Cerf est remarquable par sa ramure et sa silhouette élégante et légère !

Issu du site : http://zimzimcarillon.canalblog.com

le renne

En France, selon le « Traité des superstitions » du XVIIe siècle, rencontrer un chevreuil en chemin lorsque l’on va faire sa demande en mariage est un signe désastreux pour la future union. Un sujet sur 150.000 est atteint de leucisme, une dépigmentation partielle. Ce « fantôme » de la forêt semblerait, quant à lui, épargné par les chasseurs superstitieux. 

Croiser un cerf dit un livre de superstitions et il nous arrivera du malheur : voici le texte issu du Traité des superstitions selon l’Écriture sainte: les décrets des conciles …

Il vous arrivera malheur si….

« si le matin nous rencontrons dans notre chemin un prêtre, un Moine, une fille, un lièvre, un serpent, un lézard, un cerf, un chevreuil ou un sanglier, si étant à table l’on renverse la salière, l’on fait tomber du sel devant nous, ou que l’on répande du vin sur nos chausses.. ; si un butor vole la nuit pardessus notre tête, si nous saignons de la narine, si avant de diner nous rencontrons une femme grosse, si en sortant du logis nous bronchons, si en chemin faisant nous trouvons certains nombre de pies, ou d’autres oiseaux à notre gauche.

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Lapin : la Peur, l’Obstination, la Finesse

Posté par othoharmonie le 16 octobre 2016

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• Il y a longtemps, bien longtemps — personne ne sait vraiment combien de temps — Le Lapin était un guerrier courageux et sans peur. Il s’était lié d’amitié avec Œil-qui-marche, la sorcière.

La sorcière et le Lapin passaient beaucoup de temps ensemble à jaser et à partager leurs expériences. Ils étaient des amis très proches. Un jour, alors qu’ils marchaient, ils s’arrêtèrent sur la piste pour se reposer. « J’ai soif », laissa échapper Lapin. Œil-qui-marche cueillit une feuille, souffla dessus et donna une gourde d’eau à Lapin. Celui-ci but avidement mais ne dit pas un seul mot. Puis, Lapin dit : « J’ai faim ». Œil qui-marche ramassa une pierre, souffla dessus et la changea en navet qu’elle donna à son ami. Le Lapin prit une bouchée, goûta, et mangea tout le navet avec appétit. Mais, une fois de plus, il ne dit pas un mot. Les deux amis continuèrent leur petit bonhomme de chemin sur la piste qui menait à la montagne. Alors qu’ils étaient presque rendus au sommet, Lapin trébucha, tomba et roula jusqu’en bas.

le lapin

Quand Œil-qui-marche le rejoignit, le Lapin avait bien piètre mine. Elle utilisa un de ses baumes magiques pour le délivrer de ses douleurs et rabouter ses os brisés. Lapin ne dit pas un mot. Plusieurs jours passèrent et Œil-qui-marche se mit à chercher son ami. Elle chercha partout, mais il restait introuvable. À bout d’idées, Œil-qui-marche arrêta ses recherches.

Puis, elle croisa Lapin tout à fait par hasard. « Lapin, pourquoi te caches-tu ? Pourquoi m’évites-tu ? » demanda la sorcière. « Parce que j’ai peur de toi. J’ai peur de la magie », répondit Lapin tout tremblant. « Laisse-moi tranquille ! » « Eh bien !, répliqua Œil qui-marche, j’ai utilisé mes pouvoirs magiques pour te soulager et voilà que tu me tournes le dos et refuses mon amitié ? » « Je ne veux plus rien savoir de toi ni de tes pouvoirs », rétorqua Lapin sans même porter attention aux larmes que ses propos suscitaient chez Œil-qui-marche. « J’espère que je ne te retrouverai plus sur mon chemin et que je ne te reverrai jamais. » « Lapin, dit Œil-qui-marche, nous étions jusqu’à maintenant de bons amis et de vrais camarades, mais c’est tout à fait fini. Je pourrais bien te détruire sur le champ, mais en souvenir du passé et des bons moments que nous avons partagés, je n’en ferai rien. Pourtant, je te jetterai un sort, à toi et à ceux de ta race. Dorénavant, vous parlerez tant et si bien de vos peurs qu’elles se réaliseront toutes. Poursuis ton chemin car les douces médecines qui nous liaient d’amitié sont rompues. »

 Et depuis ce temps, Lapin attire les objets de ses peurs. Il se promène en criant : « Aigle, j’ai peur de toi ». Si Aigle ne l’entend pas, il crie plus fort : « Aigle, laisse moi tranquille ! » Aigle, l’ayant enfin entendu, se précipite et n’en fait qu’une bouchée. Lapin appelle ainsi Lynx, Loup, Coyote et même Serpent, jusqu’à ce qu’ils viennent.

 Comme l’illustre cette histoire, les adeptes de la médecine de Lapin ont si peur des maladies et des tragédies, qu’ils attirent ce qu’ils craignent afin d’en tirer des leçons. Le message est celui-ci : ce que vous craignez le plus, vous le vivrez.

Chez les Amérindiens, Lapin représente la Peur. Le message est : ce à quoi vous résistez persistera, ce que vous craignez le plus, vous le vivrez. En effet, plus l’on redoute une chose, plus notre énergie se positionne sur cette crainte, et attire donc à nous ce que nous refusons. Dans la mythologie aztèque, le Pulque est intimement associé à la lune et au Lapin. Les anciens Mexicains vénéraient une multitude de petits dieux de l’ivresse, qu’ils appelaient « les 400 Lapins » ; il y en avait 400, c’est-à-dire une infinité, car – disaient-ils – les façons de s’enivrer sont innombrables…

Le Lapin est fortement associé à la fête de Pâques. Symbolisant autrefois la fertilité et le renouveau (comme le printemps), c’est dans les pays germaniques que naquit la tradition du Lapin de Pâques (Osterhase).

Pour les Chinois, les gens nés sous le signe du Lapin sont d’un naturel aimable, franc, honnête, diplomate et aimés par leur entourage et leurs aînés.

LAPINEn Chine encore, le Lapin de Jade est associé à la fête de mi-automne dans les communautés chinoises du monde. On le représente debout, préparant un médicament dans un mortier. Le Lapin est un symbole du culte de la lune, sur laquelle, selon la légende, vivrait un Lapin. On déguste à cette occasion encore des « gâteaux de la lune » ornés d’un Lapin et, peu avant la fête du double neuf, la tradition voulait que les chasseurs aillent tuer un Lapin ou un Lièvre, et que l’on prépare un civet. Consommer du Lapin aurait aussi des vertus médicinales.

On faisait porter aux enfants des chaussons brodés ou taillés en forme de tête de Lapin, censés les aider à marcher plus rapidement. Enfin, le Lapin est présent dans de nombreux contes et légendes enfantines expliquant pourquoi ils ont les yeux rouges, de longues oreilles, la lèvre fendue ou une courte queue. Dans les contes antillais, le personnage récurrent Compère Lapin représente la malice, le cynisme, et la débrouillardise.

Le Lapin étant très prolifique, il est considéré comme un symbole de fécondité dans plusieurs pays. Demandez-lui de vous aider à réaliser que la vie est courte et à l’apprécier pleinement, à tomber enceinte, à être rapide pour éviter un désastre potentiel, ou à entamer une nouvelle carrière. Vous accédez à son pouvoir en notant les effets des phases de la lune sur vous, ou en passant du temps dans le jardin le soir. Lapin guérit les phobies et apaise les nerfs. Il garde contre l’inquiétude excessive

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La Médecine du Colibri,

Posté par othoharmonie le 11 janvier 2016


(tiré d’une légende amérindienne)

 

  par Chamane Michelle L Gerrior

Écoutez l’histoire de la grande forêt qui s’est embrasée

médecine colibriUn terrible feu de forêt faisait rage. La terreur s’était emparée de tous les animaux qui s’enfuyaient comme ils le pouvaient. L’orignal et le lièvre, l’ours et l’écureuil, tous couraient et, au-dessus d’eux, les oiseaux virevoltaient en panique. Ils étaient tous rassemblés à l’orée de la forêt. Pour attendre la suite des choses. Tous sauf un, Kiriki le petit colibri.

Seul Kiriki le petit colibri était resté dans la forêt. Quand le feu s’est approché de lui, il s’est envolé immédiatement vers le ruisseau pour puiser une goutte d’eau avec son minuscule bec. Kiriki fonça sur le feu et largua la goutte.
Puis il retourna au ruisseau et rapporta une autre goutte pour la larguer sur le feu, comme ça, aller-retour, aller-retour, aller-retour. Les autres animaux regardaient ce tout petit oiseau combattre l’énorme feu de forêt et lui criaient :
<< Arrête, arrête, c’est trop dangereux, tu vas périr ! >>

<< Qu’est ce que je peux faire? Braillait le lièvre. C’est bien trop chaud. 
<< Il y a bien trop de boucane! >> hurlait le loup.
<< Mes ailes vont bruler, ululait le hibou >>

Pourtant le petit colibri persistait. Aller-retour, aller-retour, sans relâche, du ruisseau au feu, il larguait ses gouttelettes sur le brasier géant. À un moment donné, le gros ours dit à Kiriki : << Veut-tu bien me dire ce que tu fais là?  >>
Du haut des airs, le petit colibri regarda tous les animaux entassés dans le même coin et leur dit :
 << Je fais ce que je peux ! >> 

Le colibri est le héros de plusieurs légendes autochtones d’Amériques. Il est le symbole de la beauté, d’agilité, d’optimiste, de sagesse et de détermination. Il est associé à la célébration de la vie. L’apparition du colibri est de bon augure et source de joie. Le feu, la pluie et l’eau joue un rôle primordial dans sa Médecine. La légende dit que c’est le feu qui a engendré cet oiseau, ce qui explique l’éclat de ses couleurs, ou que c’est le colibri qui apporta le feu aux humains. Surtout, cette Médecine nous enseigne que ce n’est pas les plus gros, les plus puissants ou les plus téméraires qui apportent le plus grand bien ou exerce la plus grande influence. Mais ceux qui n’hésitent pas à agir, qui sont conscients des enjeux de leur combat, ceux-là accomplissent de grandes choses. Voila! 

Enfin, je récidive pour une seizième années, je perpétue encore et encore une tradition que je prend toujours plaisir à vivre. Cependant cette année, j’ai décidé d’élargir le temps donc comme à l’habitude, j’ouvre ma porte pour écoute, échange de voyance, soin traditionnel pour les plus démunies de notre société, autochtone et non-autochtone, Gratuitement pendant tous le mois de Décembre 2013. Si vous connaissez une personne dans le besoin ou vous-même êtes dans le besoin et que vous ne pouvez vous offrir ce genre de service, contactez-moi via le site de Norja.net. Toutes demandes seront analysées et soumis à un processus de sélection. De ma part, de mes collaborateurs  et de la communauté autochtone du grand Montréal, Joyeuses fêtes, soyez prudent, Wantaqo’ti’   
 
( extrait de M. N. Yahgulanaas, le vol du colibri )
( Traduit par Richard Desjardins )

 

Chamane Michelle L Gerrior
clan du Papillon Monarque , nation micmac
 

pour voir les sites de nos collaborateurs

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La Chouette Lunaire

Posté par othoharmonie le 5 décembre 2015

: Aux temps modernes, cet oiseau est devenu un symbole de sagesse en raison de son lien étroit avec la divinité grecque Athéna ou la déesse romaine Minerve, mais son symbolisme le plus ancien, efficacement transmis par la tradition populaire, l’associait à la mort et à la destruction. Ainsi, on pensait que le cri de cet oiseau entendu de jour ou trois nuits de suite annonçait un décès. En Ecosse, la chouette portait le nom de cailleach, c’est-à-dire vieille femme, assimilé à la mort et à l’hiver.

La Chouette Lunaire  dans CHOUETTE ET HIBOU 800px-Barred_OwlAu Pays de Galles, un puissant imaginaire sexuel s’attache également à cet oiseau, puisqu’on dit que le cri de la chouette annonçait qu’une jeune femme non mariée venait de perdre sa virginité.

Dans le légendaire celte, on la retrouve dans le conte de Lleu : à partir de fleurs et de plantes, ses oncles magiciens lui réalisent une fiancée qu’ils nommèrent Blodeuwedd, c’est-à-dire « Visage fleuri » en gallois. Mais elle ne lui resta fidèle que le temps nécessaire aux fleurs pour perdre leur parfum, avant de s’éprendre d’un chasseur qui blessa mortellement Lleu d’un coup de lance. Mais ses oncles le retrouvèrent et le guérirent. Comme punition, la fiancée infidèle fut changée en chouette et, aujourd’hui encore, le mot gallois désignant cet oiseau est blodeuwedd. Blodeuwedd était une femme à l’appétit sexuel prononcé et qui suivait son instinct naturel. De bien des points de vue, l’infidélité n’était pas son fait, mais celui des hommes qui voyaient en elle la réalisation potentielle d’attentes irréalistes.

Son histoire s’apparente à celle de Lilith, issue de la terre comme Adam : étant son égale, elle refusa de s’unir à lui dans la position du coït arrière et s’enfuit de l’Eden. Dès lors, elle fut assimilée à la chouette effraie, représentée avec des pattes griffues et des ailes d’oiseau. Elle était considérée comme créative, démoniaque, symbolisant l’aspect lunaire et féminin négatif, reine de l’autre-monde, porteuse de mort infantile et la séductrice nocturne des hommes. En tant que telle, elle s’identifiait à l’autre Eve, négative celle-là, c’est-à-dire à la malédiction menstruelle qu’elle introduisait dans la création par le biais du serpent. Les deux récits montrent la vraie nature féminine qui se manifeste entre puberté et ménopause.

La chouette symbolisait les pouvoirs occultes internes et la sagesse que confère le cycle menstruel, de même que la nécessaire mutation du moi intérieur précédant le renouveau. Le Lièvre Les lièvres puis, plus tard les lapins, représentaient la fécondité, le dynamisme biologique de la croissance, du renouveau et du plaisir sexuel, de même qu’on les associait étroitement à la lune et à ses divinités. Le lièvre était notamment associé à la déesse Oestra, qui devait par la suite donner son nom à la fête de Pâques. On la représentait avec une tête de lièvre et les animaux qui l’accompagnaient pondaient les œufs de la vie nouvelle pour annoncer la naissance du printemps – une image que nous retrouvons dans le « Jeannot lapin » pascal. Norse, divinité lunaire scandinave et Freyja, déesse de l’amour et de la fécondité, étaient toutes deux assistées de lièvres, comme l’était Vénus, divinité romaine.

On dit par ailleurs que les motifs visibles à la surface de la pleine lune tracent le portrait d’un lapin ou d’un lièvre, tandis que la tradition orientale montre que cet animal tire sa fécondité de la contemplation de l’astre nocturne. On l’associait aussi aux facultés féminines et lunaires que sont divination, transmutation, folie inspirée et sexualité. La reine celte Boudicca élevait un lièvre pour la divination : avant une bataille et afin de prédire son dénouement, elle le lâchait de sous son manteau et observait la voie qu’il suivait. L’association du lièvre et de la sexualité est parvenue jusqu’à nous, trouvant à s’exprimer dans le concept d’employée de boîte de nuit habillée en lapin (bunny girls). Il est possible qu’en raison de ces connotations « indésirables » l’église médiévale ait regardé le lièvre comme un animal de mauvais augure.

Dès lors, on associa les lièvres aux sorcières et on ne pouvait tuer celle qui en avait pris l’apparence qu’avec un crucifix d’argent ou, plus tard, avec une arme tirant des balles fabriquées dans ce même métal. La déesse noire Aux temps préhistoriques, l’image de la source de vie était celle d’une divinité que l’on considérait à la fois comme la matrice de transformation et comme le dynamisme générateur et créateur de l’univers et de toute vie. Elle était perçue comme la force vitale permanente et invisible de l’univers ; sa manifestation physique était la création.

On observait l’expression de ces images dans le cycle lunaire. La divinité manifestée était perçue dans les trois phases lumineuses de la lune en tant que trinité : croissance-réalisation-déclin, traduisant ainsi le caractère transitoire du cycle des saisons et de la vie. La divinité non manifestée correspondait à la phase de nouvelle lune, à la matrice, à l’invisible et permanente source de vie. Les représentations ultérieures de la déesse lunaire la montraient comme une trinité au lieu d’une divinité tétramère, non parce qu’on en ignorait l’aspect occulte, mais parce qu’elle était invisible à l’œil humain, de façon identique à la phase de nouvelle lune. Elle s’identifiait à l’obscurité de l’invisible, du non manifesté, à la source de vie porteuse de potentialités et à la pure conscience qui se profilait derrière la trinité lumineuse.

Chouette lunaireSes ténèbres symbolisaient l’essence du cycle dans sa totalité, puisque les phases lumineuses ne pouvaient être comprises, si ce n’est par comparaison à l’obscurité. L’image de la divinité de la vie et de la mort, de l’obscurité et de la lumière perçue comme un cycle lunaire complet présentait un clivage, la déesse noire symbolisant les énergies destructrices tandis que la mort séparée de son autre aspect, positif celui-là, représentait les énergies constructives et la vie. Ainsi, l’image féminine de mort et de destruction n’était plus suivie de celle, compensatrice, du retour à la matrice universelle pour renaître, aussi le cycle lunaire vie-mort-renaissance était-il rompu.

En dernier ressort, l’image du féminin divin se polarisa : d’un côté l’éclatante divinité de la vie et, de l’autre la terrifiante déesse infernale qui amenait avec elle le principe de mort irrévocable. La puissance sexuelle intense et l’énergie destructrice éprouvées par les femmes au cours de leurs cycles menstruels fusionnèrent dans l’image de divinité guerrière assoiffée de sang. Le caractère créateur des énergies en cause fut ignoré et l’image sexuelle farouche, évoquant la folie sanguinaire s’exprima par le biais de divinités comme Ishtar, Sekhmet et Morgane. C’est alors que la mère accueillant la mort fut perçue comme maléfique, s’adonnant à la destruction absurde pour le seul plaisir de détruire.

Le couple « sexe et violence » se perpétue d’ailleurs au sein de notre société moderne au travers des films et des livres, et dans les nombreux viols accompagnés de violence sexuelle. Ainsi l’image originelle dans laquelle sexualité créatrice et mort s’entrelaçaient fut atrocement déformée : si, en tant qu’élément porteur de changement, on considère l’Ange Exterminateur d’un point de vue linéaire, il est effrayant ; mais si on considère vie et mort comme un cycle perpétuel, l’Exterminateur devient la voie vers une existence et une croissance nouvelles.

La mythologie a souvent restreint le rôle des divinités soit à celui de bonne « mère génératrice de vie » soit à celui d’effrayante « déesse de la mort », mais ces images portent souvent la marque du cycle complet. Ainsi Hécate, divinité grecque de la nouvelle lune était reine des sorcières et divinités de la mort. Représentant la face cachée de la lune en fin de phase décroissante, elle était la protectrice de la divination, des rêves, de la magie, mais aussi celle de l’énergie montant des ténèbres intérieures suivies de son cortège de visions, de compulsions, d’inspiration extatique et de folie destructrice. Reine des morts, Hécate brandissait le flambeau de la régénération et de la renaissance.

Dans d’autres récits, elle portait un bandeau éclatant et montrait un cœur tendre ; c’est elle qui manifesta sa compassion pour la peine éprouvée par Déméter après l’enlèvement de Perséphone. Elle faisait l’objet d’un culte en tant que représentation triple, notamment aux carrefours où les quatre voies symbolisaient les quatre phases lunaires. Ainsi, à l’approche de l’un d’eux, trois directions possibles s’offrent à notre vue, mais la quatrième reste invisible sous nos pieds. Athéna, divinité vierge symbolisant sagesse et intelligence, véhiculait également des images reflétant son côté ténébreux.

La tête de Gorgone lui était étroitement associée puisqu’elle ornait son bouclier ou son égide. La légende rapporte que la Gorgone correspondait à Méduse, une femme à chevelure de serpents dont le regard fixe et mortel pétrifiait les hommes. Son sang tuait ou faisait renaître, selon la veine d’où il provenait. Son visage entouré de reptiles ondulants évoquant une vulve fit d’elle un symbole de renouveau et de mort, mais aussi sexuel, régénérateur, et créateur. Athéna était également représentée accompagnée d’une chouette, évocation de la mort et de la faculté de prophétie. On peut donc considérer Hécate et Athéna comme rassemblant, dans une certaine mesure, d’autres aspects des phases lunaires, mais symbolisées en divinité unique.

La descente d’une divinité au royaume des morts pour amener avec elle vie nouvelle et connaissance est un thème qui revient souvent dans la mythologie ; il reflète le cycle des saisons, de la lune et de la femme.

Dans le légendaire grecque, Perséphone, fille de Déméter, divinité symbolisant les céréales, fut enlevée aux enfers. Sa mère, dans son chagrin, priva le monde des énergies de fécondité et de croissance jusqu’à ce que sa fille fut retrouvée. Perséphone ne pouvait réintégrer totalement le monde des vivants que si elle ne ramenait rien des enfers ; or, elle avala quelques semences de grenade, geste qui l’obligeait à retourner aux enfers une fois par an. Perséphone, ou Coré, était la Compagne du blé en tant que graine et plante, alors que Déméter incarnait le blé lui-même. Ce récit exprime le principe unificateur du cycle lunaire, selon lequel l’enfant né de la mère est fait de la même substance qu’elle.

La coupe du blé, donc sa mort, ne tue pas la graine qui permettra la repousse, mais c’est un geste nécessaire au renouveau de la vie. Aussi Perséphone, à l’instar du grain de blé, séjournait-elle aux enfers, devenant ainsi reine des morts, jusqu’à ce qu’elle renaisse au printemps. On peut aussi voir dans sa descente aux enfers une analogie avec le cycle menstruel pour demeurer dans l’obscurité de la menstruation. Comme Eve, Perséphone cueille le fruit rouge pour s’intégrer désormais à un cycle comportant trois étapes successives : retrait, renouveau des énergies et descente aux enfers. A ce moment, au-dessus d’elle, dans le monde des vivants, Déméter rappelle les énergies de fécondité, faisant place à l’hiver, exprimant ainsi l’union existant entre le cycle féminin et celui de la Terre.

 Au moment de ses règles, la femme vit une phase d’intériorisation énergétique aux dépens de son investissement extérieur ; elle est plus orientée vers la conscience introspective, favorisant ainsi son évolution et sa compréhension du monde afin de réinvestir dans l’univers quotidien la connaissance ainsi acquise. Donc Perséphone et la femme en période menstruelle vivent-elles un hiver caractérisé par le retrait des énergies de fécondité.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsLa première descente dans les ténèbres est nécessaire pour que la vierge devienne mère. Ces descentes menstruelles successives lui permettent d’accueillir à nouveau la partie la plus jeune de son être afin de revivre. Descendre chaque mois, accompagnée de Perséphone, c’est pour nous descendre dans l’enfer du subconscient afin d’approcher davantage la source de toute vie, de toute conscience, ainsi que donner un sens à la vie et la comprendre. Le récit de L’Eveil suit la voie empruntée par Eve lors de sa première descente. La Dame Rouge est l’Enchanteresse, c’est-à-dire la belle-mère maléfique qui met fin à l’enfant en l’ouvrant aux facultés que confère la féminité. La Dame Rouge est détentrice des dons d’imagination, de magie, de transformation et d’authenticité. Dans l’obscurité, sa vue engendra chez Eve affolement, compulsion, inspiration extatique, ainsi que dynamisme énergétique et sexuel. Eve est appelée par la Mère des Ténèbres à transmuter son énergie pour créer à partir de la destruction et faire sortir la lumière de l’obscurité. Par cette descente, Eve constate l’existence de deux mondes, l’un visible et quotidien, l’autre invisible et intérieur. Comme la divinité préhistorique, elle appartient à ces deux univers et chaque mois elle évolue dans l’espace qui les sépare. Sa première descente inaugure le déroulement des cycles de renouveau qui l’accompagneront entre puberté et ménopause.

EXTRAIT DE LA FEMME LUNAIRE de Miranda Gray -Editions Jouvence

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Le Cygne-Pommier Celtique

Posté par othoharmonie le 18 novembre 2015

 

 

cygnesLégende :

La déesse Eriu est vénérée par les mortels autant que par les dieux comme la plus chaste de toutes les femmes. Elle symbolise la pureté éclatante, l’immaculée. Dagda, le dieu-luron, et Branwen, la déesse de l’amour, fomentèrent un complot contre sa vertu, qu’ils jugeaient excessive. Ils craignaient tous les deux que les humains cessent de se reproduire s’ils accordaient trop d’attention à son exemple. On connaît déjà le parti-pris de Dagda et de Branwen pour la sensualité et la volupté. Comme Eriu dispose d’immenses territoires pour se réfugier, où elle est inapprochable, Branwen et Dagda élaborèrent un stratagème. Un jour qu’Eriu s’était transformée en son animal favori, le Cygne et qu’elle séchait paresseusement ses plumes au soleil sur la berge d’un lac, Dagda prit aussi l’apparence d’un Cygne en vol, poursuivi par un immense Aigle, qui n’était autre que Branwen métamorphosée. Alors que l’Aigle parvenait presque à saisir le cygne de ses serres et à le piquer de son bec, Dadga se laissa tomber jusqu’entre les ailes entrouvertes d’Eriu, qui l’accueillit et chassa l’Aigle, qu’elle prenait pour Dagda, en se servant de la force de sa pensée. Elle le réconforta, puis finit par s’endormir contre son prétendu congénère. Pendant son sommeil, Dagda la prit et la féconda, comme il l’avait voulu ! Il plaça l’effigie du Cygne parmi les étoiles pour commémorer la victoire des forces de l’amour sur celles de l’individualité et de la réserve personnelle.

A cette constellation l’astrologie celtique attribue le Pommier, un arbre traditionnellement associé à l’amour, qui symbolise la beauté du sein féminin et dont la chair blanche du fruit évoque l’aliment des enfants, qu’ils soient divins ou mortels.

Caractère :

Au premier abord, le Cygne-Pommier semble très réservé, distant, pudique et inaccessible. Sa blancheur, telle la chair du fruit, repousse toute tentative d’action impure, dont rien ne saurait dissimuler la nature de viol.

Le natif du Cygne-Pommier déclenche deux types de réactions lorsqu’il paraît parmi un groupe. Il inspire le respect, la déférence et il attise toutes les pulsions « vicieuses ». L’éclat de sa couleur suscite la colère et la jalousie, fait naître des idées souvent méchantes chez ceux qui l’approchent et envient secrètement la beauté de son intégrité, de sa probité et de sa vertu.
Il ne donne aucune prise aux attaques dont il est l’objet, il n’obéit pas aux contraintes morales des hommes, mais il est attaché profondément, sincèrement, à un idéal d’une très haute valeur éthique. Cela lui pose d’ailleurs sans cesse des graves problèmes : la noirceur présente dans les âmes de son entourage ne peut en effet supporter une blancheur éclatante et elle n’a de cesse de ternir et de tâcher sa robe de lumière. En butte aux attaques redoutablement complexes de ceux qu’il « dérange », le Cygne-Pommier se défend en prenant la fuite ou en se soumettant totalement de sorte que l’acte impur perpétré contre lui rejaillit complètement sur son auteur, qui s’en trouve ainsi le seul sali. Le Cygne-Pommier est semblable à l’albatros du poème de Baudelaire, il ne paraît pas fait pour ce monde dur. Cependant le Cygne-Pommier n’est pas aussi dépourvu de puissance qu’il ne semble. Extrêmement susceptible, dédaigneux de tout ce qui n’est pas beau, bon et plein d’amour, le Cygne-Pommier fait figure de « croisé » dans une guerre sainte. Les traits de son esprit percent les coeurs les plus endurcis et font éclater les raisonnements apparemment les plus cohérents qui cherchent à justifier la présence du mal dans le monde. Profondément généreux, le Cygne-Pommier traverse l’existence comme le Soleil traverse le Ciel. Les nuages peuvent nous le dissimuler, mais il reste là, toujours bénéfique.

Relations et amitiés :

Toujours prêt à rendre service à tous, le Cygne-Pommier peut finir par s’épuiser à force de donner sans rien demander en retour. Il est souvent considéré comme une source inépuisable de bienfaits, comme la poule aux œufs d’or dont on peut user et abuser. Ces attitudes profondément immorales de la part de ceux qu’il considère comme ses amis le blessent douloureusement. Incapable d’exprimer ses besoins, le Cygne-Pommier peut se retrouver très démuni, lorsqu’il a donné tout ce qu’il avait aux autres, en confiance.

Les mauvaises expériences sont incapables de lui faire changer d’attitude, il ne devient jamais « méchant » et son cœur reste pur. Même victime, le Cygne-Pommier demeure moralement victorieux)

Il dispose toutefois d’un cercle d’amis parmi lesquels un natif du Chaudron-Sorbier. Celui-ci est le creuset de Dagda, et le Cygne-Pommier représente sa passion, le tabernacle de son essence, le réceptacle de ses offrandes. Bien que le Cygne-Pommier soit d’abord plutôt défensif à son égard, leur amitié devient, petit à petit, solide comme les liens qui unissent ceux qui ont beaucoup en commun, qui partagent le même sort. Leur complicité est souvent silencieuse, ponctuée surtout par des échanges de sourires.

De même, le Bouvier-Micocoulier s’attache volontiers au Cygne-Pommier, pour lequel il a la plus vive estime. Le Cygne-pommier, qui, malgré son caractère plutôt indépendant, éprouve un grand besoin de se sentir rassuré et protégé, apprécie beaucoup la présence du Bouvier-Micocoulier à ses côtés. Grands amis de la nature, ils font d’immenses promenades, par tous les temps, la main dans la main, sans éprouver l’envie d’autre chose.
Certains jours, le Cygne-Pommier traverse des phases d’excitation durant lesquelles rien ne lui réussit sinon de courir les bois et les étangs avec un vigoureux compagnon du signe du Lièvre-Hêtre. En dehors de ces périodes, leur amitié apparaît comme un lien très lâche. Ils se voient peu et seulement à l’instigation du Cygne-Pommier. Le Lièvre-Hêtre trouve un certain plaisir en sa compagnie et il se sent surtout très honoré d’être choisi par le bel oiseau blanc.
L’amitié souvent orageuse, passionnée, d’un Cygne-Pommier et d’un Triangle-Chêne (le signe de Dagda !) est sans cesse menacée par les brusques envies qu’ils ont tous les deux de se voir ou de se quitter. Le Cygne-Pommier, inexplicablement (du moins sur le plan rationnel – et il est peu rationnel)), s’attache au Triangle-Chêne : il est profondément séduit par sa capacité de décision et son implacable persévérance dans la réalisation de ses désirs. Le Cygne-Pommier intrigue toujours le Triangle-Chêne, qui se demande de quel droit celui-là se permet de porter le gui avec plus de facilité que lui 1 Une amitié très « particulière » !

Cygne celtique
Le Petit Chien-Noyer, lui, trouve plutôt agréable de courir après le Cygne-Pommier pour le voir s’envoler ou s’étioler, l’ombre du noyer étant extrêmement néfaste au pommier! Irréconciliables ennemis! La seule solution pour le Cygne-Pommier consiste à éviter la proximité d’un natif du Petit Chien-Noyer, car celui-ci n’est pas assez sage pour le laisser tranquille de son propre chef.
Le Dauphin-Mélèze aime jouer avec le Cygne-Pommier, mais celui-ci a tendance à se prendre au sérieux et son caractère très susceptible l’entraîne à penser que le Dauphin-Mélèze se sert de lui comme d’un objet, qu’il n’éprouve aucun respect et ne mérite pas tout ce que l’on raconte de bien sur lui. Blessé lorsqu’il se moque de lui, le Cygne-Pommier se montre très agressif !
Enfin, la Petite Ourse-Sapin et le Cygne-Pommier ne s’entendent guère. La première imagine toutes sortes de choses horribles sur lui et il la méprise royalement. La source de leur mésentente réside dans leur dissension à propos des questions fondamentales : la vie, la mort et surtout la manière de se conduire en société. La Petite Ourse-Sapin est plutôt superficielle dans ses rapports et elle réclame beaucoup d’attention, alors que le Cygne-Pommier apparaît très introverti.

Professions :

Il se fait une très haute idée de ses capacités et certes il est très intuitif et habile à démêler le vrai du faux. Cependant, il est plutôt lent à agir et il ne se donne pas beaucoup de peine, malgré les opportunités qui lui sont sans cesse offertes, pour se créer une place convenable dans sa profession. Les métiers où il peut réussir et donc s’épanouir sont ceux qui exigent un sens très élevé des responsabilités sur les plans de la santé et de la pédagogie. Non pas instituteur ou infirmière, bien sûr ! Le Cygne-Pommier est un législateur-né, un médiateur, un concepteur de formes harmonieuses de vie. Cependant, pour parvenir à ces postes-clés où il peut influencer positivement la vie de sa société, il lui faut se plier aux exigences de la hiérarchie et de la carrière. Or, ces compromis lui sont insupportables et il peut finir par entrer dans des états dépressifs dans lesquels sa générosité se teinte de noir cafard et où il risque de se perdre. Si le Cygne-Pommier ne parvient pas à trouver aide et soutien pour ses idées et ses idéaux, sa vie professionnelle peut se solder par un échec. S’il y parvient, le rôle de conseiller qu’il joue alors permet que tout le monde bénéficie de son génie de concepteur ! Ainsi le théoricien libertaire Proudhon ne sut-il pas vraiment faire accepter ses idées aux consonances très celtiques, dans lesquelles l’individualité était non seulement respectée mais promue au premier rang !

Idéaliste invétéré, le Cygne-Pommier voit les choses de si haut qu’il ne parvient pas à concevoir une authentique pédagogie pour communiquer avec les autres. Lorsqu’il devient trop connu, il lui arrive souvent des malheurs pouvant aller jusqu’à son assassinat. Il peut aussi mourir brutalement. Révolté, il est souvent considéré comme un demi-fou.
Le Cygne-Pommier et souvent si peu conventionnel dans ses prises de position qu’il provoque les autres à la réflexion.

pommier_melrose_malus_1_1Destin :

Il est le grand concepteur de la roue de la vie cosmique de l’astrologie celtique. Sa destinée consiste à pondre son oeuf, l’oeuf de l’éthique, d’où la nouvelle création peut surgir. Cependant, avant d’y parvenir, il lui faut écarter toutes les illusions qui l’égarent, à commencer par ses propres barrières qui le maintiennent dans la confusion et lui font contempler la mort comme si elle était l’unique solution aux difficultés qu’il rencontre sur le chemin de l’accomplissement de sa tâche spirituelle. Il peut lui arriver de se rendre prisonnier de liens moraux qui l’empêchent de réaliser sa véritable mission sur cette terre. S’il parvient cependant à ouvrir son corps et son coeur à l’inévitable, à la transformation suprême, il accède au rôle de « mère de la nouvelle humanité », re-créateur du Ciel et de la Terre, Après la ponte de son oeuf, la face du monde se trouve changée : la conjonction des opposés est réussie; la femme devient solaire et l’homme lunaire; la lumière blanche éclatante, totalement positive, triomphe sur les forces des ténèbres qui obscurcissent la conscience et freinent le développement spirituel.

source : « l’astrologie celtique » de carol CARNAC »

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La symbolique de l’oie

Posté par othoharmonie le 23 septembre 2015

 

Symbole de prudence et d’intelligence pour les romains, messagère de l’Autre monde dans la tradition celtique, l’oie est un animal qui a inspiré beaucoup de civilisations…

Symboles et croyances relatifs aux animaux dans la culture occidentale, de l’Antiquité classique à nos jours. Pour savoir déchiffrer le sens d’un animal rencontré dans un site, une légende, une fête traditionnelle ou sur un chapiteau. voici un résumé avec quelques citations du livre :

 Oie

L’oie est associée à la prudence, l’astuce, l’intelligence. C’était une qualité appréciée à Rome : « Virgile raconte comment une oie avait prévenu les Romains : « Une oie volant sur le portique doré du temple jetait l’alarme en agitant ses ailes argentées et de ses cris perçants avertissait les Romains de l’approche des Gaulois. » Pline signale : « l’oie montre une vigilance dont témoigne la défense du Capitole, alors que le silence des chiens trahissait la cause publique. C’est pourquoi les censeurs donnent toujours en premier leur nourriture aux oies ». « Un groupe d’oies qui constamment murmure, dit le Bestiaire d’Oxford, symbolise ceux qui aiment se réunir, mais passent leur temps en bavardages et médisances. » « Les oies prennent grand soin de leurs petits. Horapollon a basé sur cette caractéristique le fait que l’oie soit employée, chez les Egyptiens, comme hiéroglyphe de fils. » « L’oie domestique, trop grasse, ne peut voler. C’est pourquoi Alciato l’oppose à l’aigle et au faucon, au vol puissant, pour en faire l’emblème de l’inégalité. »

 
J’ai ensuite consulté  le Dictionnaire des symboles, Brepols, 1992, p. 693-694 : En voici un résumé, et des citations :
En Chine, il est toujours fait allusion aux oies sauvages, cette primauté symbolique donnée aux animaux sauvages sur les animaux domestiques remonte aux époques archaïques ; Ainsi, l’oie devenue de nos jours le symbole de la fidélité conjugale était, au commencement, un signal, un message pour faire comprendre à une jeune fille choisie par un jeune homme qu’elle devait, devant le présent d’une oie qui lui était fait, mettre un terme aux résistances de la pudeur sexuelle, à l’exemple de ces animaux sauvages au début du printemps.

En littérature, quand les Chinois citent les « oies sauvages pleurants », ils font allusion aux réfugiés, aux hommes obligés de quitter leur province.
 

​En Egypte, les oies sauvages étaient considérées comme des messagères entre le ciel et la terre. L’avènement d’un nouveau roi était signalé par un lâcher de quatre oies sauvages aux quatre coins de l’horizon.

Lorsque les Pharaons furent identifiés au soleil, leur âme fut représentée sous la forme d’une oie, car l’oie est le « soleil sorti de l’oeuf primordial » (Champollion).

 

En Afrique du Nord, c’est une coutume encore observée de sacrifier une oie, en tant qu’animal solaire, en la période critique du changement d’année.

Dans le rituel du sacrifice du cheval et de l’ascension chamanique dans l’Altaï, rapportée par Radlov, l’oie sert de monture au Chaman pour poursuivre l’âme du cheval.

En Russie, en Asie Centrale et en Sibérie, le terme d’oie est utilisé métaphoriquement pour désigner la femme désirée.

Dans la tradition celtique continentale et insulaire, l’oie est un équivalent du cygne, dont la lexicographie ne la distingue pas toujours nettement. Considérée comme une messagère de l’Autre Monde, elle fait l’objet, chez les Bretons, d’un interdit alimentaire en même temps que le lièvre et la poule. César, qui rapporte les faits dans le De Bello Gallico (5, 12) ajoute que ces animaux étaient élevés pour le plaisir mais il n’a pas compris pourquoi.

Le jeu de l’oie, si familier dans les souvenirs d’enfance, a fait l’objet d’une interprétation ésotérique, qui le considère comme un labyrinthe et un recueil des principaux hiéroglyphes du Grand Oeuvre (Fulcanelli); les Contes de ma mère l’oie ont été aussi interprétés comme des récits hermétiques.

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Le léopard et l’Homme

Posté par othoharmonie le 26 juillet 2015

 

Étymologie et sémantique

L’étymologie des termes « léopard » et « panthère » revêt une importance particulière parce qu’elle a servi de base aux descriptions des bestiaires médiévaux.

Le mot léopard descend du bas latin leopardus, lui-même composé du terme leo (lion) et pardus (panthère). Le mot évolue de leupart au xiie siècle à leopart au xiiie siècle. Aux xiie et xive siècles, la forme liepart est également utilisée.

Le mot « léopard » est utilisé par métonymie pour désigner la peau du léopard utilisée en pelleterie. Il désigne également l’Angleterre, du fait de la présence de léopards sur son blason. L’adjectif « léopardé », issu du mot« léopard » désigne une peau parsemée de taches, rappelant celle du Léopard ; le terme est cependant plus utilisé pour désigner le « lion léopardé », c’est-à-dire un lion passant, la tête de profil.

Le mot « panthère » vient du latin panthera lui-même issu du grec ancien  pánthêr, se composant de / pân (« tout ») et  / thếr (« animal sauvage ») désigne l’ensemble des bêtes sauvages. Une forme écrite« pantere » se trouve dans un bestiaire du xiie siècle. Le terme « panthère » peut également désigner par analogie une courtisane, une amante, voire tout simplement une femme jalouse et violente. Une panthère représente parfois un anarchiste.

Par analogie d’aspect, de nombreux animaux ou plantes portent des noms contenant le terme léopard ou panthère : requin-léopard, amanite panthère, Panthère des neiges, etc.

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Une peinture rupestre d’un léopard a été découverte en 1993 et datée d’il y a 31 000 ans dans une grotte ardéchoise. Le Léopard est présent sur des mosaïques romaines. Le léopard est l’un des attributs de Dionysos(Bacchus dans sa version latine), il est représenté à de multiples reprises comme sa monture ou tirant son char lors des triomphes du Dieu. Philostrate l’Ancien (iiie siècle) déclare que Bacchus aime le Léopard car c’est un animal excité, bondissant comme une bacchante. Ainsi, le Léopard figure dans de nombreuses sculptures, peintures, mosaïques en compagnie de Bacchus, comme dans le temple de Liber Pater en Libye, ou encore dans Ariane et Bacchus de Titien.

Au xviiie siècle, le peintre travaille sur une exactitude anatomique, notamment en s’exerçant à la représentation de sujets réels détenus dans les zoos54. Au xixe siècle, les léopards figurèrent parmi les sujets favoris des peintres, tels le couple de léopards de Jacques-Laurent Agasse.

Le peintre japonais Kawanabe Kyōsai dépeint un léopard au xixe siècle, et titre « Tigre sauvage jusqu’à présent inconnu ».

En Afrique, les chefs portent des coiffes ou des capes en fourrure de léopard, ou parent leur trône d’une peau de léopard. En raison de sa discrétion, le léopard est une figure rusée dans les légendes africaines : il a la réputation d’effacer ses traces de pas avec sa queue lorsqu’il avance.

Dans certaines tribus bantoues et particulièrement au Congo-Kinshasa, le léopard était considéré comme un animal rusé, puissant et résistant. C’est la raison pour laquelle le président Mobutu Sese Seko portait la toque et certains attributs de léopard qui le rendaient puissant aux yeux de la population. Mobutu Sese Seko était d’ailleurs surnommé « Le léopard de Kinshasa ». Un léopard fait maintenant partie des armoiries du pays.

Le léopard est préféré au lion comme le roi des animaux par les tribus africaines. Comme le lion, il est ridiculisé dans les légendes par des animaux plus faibles, comme la tortue, le lièvre ou la gazelle.

Dans le royaume de Dahomey, le souverain était nommé « le léopard » et portait des peaux de léopards. Le commerce de ces peaux était très actif. D’autres chefs de tribus gardaient des léopards captifs auprès d’eux et pouvaient en apprivoiser pour les garder auprès d’eux lors des séances publiques.

Le léopard est considéré comme le grand félin le plus sauvage par les tribus africaines et avait la réputation d’être mangeur d’hommes. La légende des hommes-léopards est similaire à celles des loups-garous : un homme prend l’apparence d’un léopard par magie pour tuer des hommes. La secte des hommes-léopards Aniota est une société secrète africaine dont les membres portaient des vêtements et des armes en léopard.

 

Royal Arms of England (1198-1340).svgLe léopard est en héraldique un symbole de pouvoir et d’autorité. Le léopard est un lion passant : le corps est de profil sur ses quatre pattes au visage de face, la queue est retournée sur le dos et le panache pointe l’extérieur du blason. Un léopard-lionné est un léopard rampant, c’est-à-dire dressé sur ses pattes arrières, le visage de face. Un autre meuble héraldique est la tête de léopard, qui est une tête de lion de face. En France, le léopard est porté sur les armoiries des guerriers ayant remporté des victoires sur l’Angleterre, dont le léopard est le symbole.

La panthère héraldique est par contre très différente de l’originale : c’est un animal fabuleux composé d’une tête de taureau ou de cheval, d’un corps de lion avec des pattes avant de l’aigle. Elle crache des flammes par sa gueule. Elle ne se trouve que dans les armoiries autrichiennes.

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Les Légendes et les Contes sur le Caméléon

Posté par othoharmonie le 4 juin 2015

 

Calumma_brevicorne_SeiteDans les mythes des peuples autochtones d’Afrique le caméléon joue un rôle important. Même si la composition des histoires diffère selon les tribus, le caméléon est le porteur d’un «message divin». P.ex. dans la fable du caméléon et du lièvre.

«A cause de la façon prudente de se mouvoir et d’éviter des sons hauts, le caméléon a acquis la réputation d’être un animal sage. Sans doute, Dieu a envoyé le caméléon sur la terre après avoir créé l’homme. Il lui transmit le message suivant: «Les gens ne meurent jamais pour de bon, mais renaissent comme la lune.»

Le caméléon apprit ce message par cœur, dit au revoir à Dieu et entama le long voyage vers la terre. Après un long moment, Dieu décida d’envoyer un second messager avec ce même message important, pour garantir que les gens reçoivent ce message. Alors, il envoya le lièvre avec le même message. Celui-ci, cependant, s’éloigna en sautant avant d’avoir appris le message par cœur. Lorsque le lièvre atteignit alors une ville, il apporta un autre texte: «Dieu dit que vous allez tous mourir pour de bon.»

Lorsque le caméléon arriva enfin à destination et déclara le message correct, il était trop tard: la parole de Dieu ne peut pas être changée. Une fois énoncé, le message est immuable même s’il a été rendu de façon incorrecte.» 

La tribu Dogo attribue au caméléon des propriétés positives. En effet, la capacité du changement de couleur est associée à l’arc en ciel, qui joue le rôle de lien entre le ciel et la terre.

Pour les Pygmées, le caméléon a un statut sacré et ne doit pas être tué. Comme le traduit l’histoire suivante, la tribu croit que la création de l’humanité est due au caméléon. «Il y a bien longtemps, un caméléon était assis sur un arbre. Il a scindé l’arbre, d’où coulait la première eau sur la terre. De cette eau émergeaient la première mère et le premier père des Pygmées. Aujourd’hui, lorsqu’un caméléon se trouve par terre, il est soulevé et placé dans la couronne d’un arbre, pour qu’il soit très proche de Dieu.»

Dans certaines cultures, le caméléon figure comme symbole du temps parce que ses yeux sont capables de regarder simultanément vers l’avant, vers l’arrière et vers les côtés. C’est un symbole de l’unité du passé, du présent et du futur.

En Afrique Centrale et en Afrique de l’Ouest les caméléons font souvent partie des rituels chamaniques et de la médecine.

La tribu Kaydara d’Afrique explique les propriétés du caméléon comme suit: «La capacité de changer la couleur et la forme du corps signifie que le caméléon est adaptable et sociable. D’autre part, il est également hypocrite et ne possède pas de personnalité. Sa capacité de bouger ses yeux indépendamment les uns des autres, est un signe de perception rapide et de pensée droite, mais en même temps, de méfiance. Les mouvements lents et le lancement de sa langue indiquent sa sagesse et prouvent qu’il analyse chaque situation de façon précise. Donc il est aussi paresseux et a un rayon d’action limité. Pendant la journée la crête du dos joue un rôle de défense efficace. Pendant la nuit elle devient une arme d’attaque sournoise. La queue en poignée indique sa méfiance, son besoin de protection et ses actions prudentes. De l’autre côté le caméléon trompe l’observateur par le fait que le corps et la tête font toujours des choses complètement différentes que la queue.»

Au caméléon sont attribués également des caractéristiques et des pouvoirs négatifs. Dans de nombreux endroits le caméléon est considéré comme un signe précurseur de malheur et de mort. Ainsi un caméléon qui croise le chemin d’un indigène, apporte le décès d’un membre de cette famille. La nourriture, sur laquelle un caméléon a marché, est considérée comme empoisonnée et doit être jetée. Si un caméléon regarde une femme enceinte, celle-ci va avoir un accouchement difficile. Lorsqu’un chasseur aperçoit un caméléon, il aura de la malchance à la chasse. Une vierge n’a pas le droit de regarder droit dans les yeux d’un caméléon, sinon elle ne se mariera jamais.

http://wegeinslicht.userboard.org/mythologie-f55/mythologie-t90.html

 

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L’aigle fond sur sa proie

Posté par othoharmonie le 20 novembre 2014

 

Aquila_chrysaetos_USFWSComme tous les rapaces, l’aigle sait économiser ses forces et son énergie. Il ne passe pas plus de temps qu’il nest nécessaire à chasser. Tout d’abord, il attend que les rayons du Soleil aient suffisamment réchauffé le sol ; l’augmentation de la température provoque alors l’apparition de courants d’air chaud ascendants qui lui permettent de s’élever en planant, ailes largement étendues.

L’exploration méthodique du territoire peut commencer. Ayant choisi un secteur propice, l’aigle amorce une descente en spirale, guettant le moindre mouvement qui trahirait une proie, grâce à une acuité visuelle remarquable. En montagne, il profite au mieux des escarpements du relief pour surgir à l’improviste. Dans la taïga, il apparaît brutalement au détour d’une clairière, comptant sur l’effet de surprise, gage du succès. S’il lui arrive de se lancer sur un oiseau en plein vol, il préfère la capture à terre. Il est rare que l’aigle pique directement du haut du ciel, peu fréquent qu’il fonde depuis un arbre après être resté à l’affût.

Quand les aigles chassent en couple, l’un des deux effraye les proies pour que l’autre, prêt à l’attaque à 100 ou 200 m en arrière, profite de la panique que son rabatteur aura su créer. En l’absence d’ascendances thermiques, la prospection se limite à un vol battu plus près du sol.

Un frémissement imperceptible vient de trahir la présence d’un lapin ou d’une marmotte : l’aigle accélère ses battements d’ailes, abaisse sa trajectoire, vole en rase-mottes. La future victime tente une fuite éperdue. Trop tard ! Les pattes puissantes, munies de formidables serres acérées ont frappé en un éclair… L’aigle victorieux trône sur sa proie, ailes écartées, bec ouvert.

Quand il pleut ou quand il neige, la chasse est intermittente ou, même, cesse totalement. Elle s’intensifie, au contraire, durant l’élevage des jeunes. Mais cet accroissement des besoins correspond à la belle saison, lorsque les victimes abondent. L’aigle chasse de préférence les mammifères et les oiseaux. Les mammifères – lapins, lièvres, rats, marmottes, hérissons, sousliks (petits rongeurs des steppes orientales) ou chevreuils – représentent tantôt près de 95 % des proies, tantôt un peu plus de 20 % à peine, selon les saisons ; ces pourcentages varient de près de  80 % à environ 19 % en ce qui concerne les tétraonidés, c’est-à-dire les lagopèdes et les coqs de bruyère. Les proportions de ces gibiers varient également, de façon notable, selon les régions. Les tétraonidés, par exemple, représentent environ 26 % du total des proies en Écosse, et plus de 60 % en Finlande.

L’aigle royal capture parfois des passereaux, des canards, des grues. Mais il ne se contente pas de ces proies vivantes. Dans les massifs montagneux, au printemps, les aigles explorent les couloirs d’avalanches où le dégel dégage les carcasses de chamois ou de bouquetins tués au cours de l’hiver. À ces charognes (38 % du poids de la nourriture en Écosse) s’ajoutent les prises de poissons, de lézards, de vipères ou même de tortues. L’aigle royal enlève ces dernières dans les airs avant de les lâcher au-dessus de rochers où leur carapace se brise.

L’aigle ne peut emporter une victime dont le poids est supérieur au sien, soit 6,350 kg pour les femelles les plus lourdes. L’enlèvement d’enfants ou de moutons appartient donc à la légende.

Plus d’échecs que de réussites

Il est fréquent que les animaux qu’il poursuit le déroutent et, pour ne pas gaspiller ses forces, il abandonne alors sa traque. Sa robustesse lui permet heureusement de jeûner sans danger plusieurs jours de suite.

En temps normal, l’aigle royal consomme, chaque jour, une moyenne de 230 g de nourriture ; soit un total annuel de 84 kg, ce qui correspond à 214 kg de captures.

 

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La légende du castor !

Posté par othoharmonie le 17 novembre 2013

 

290px-Castor_canadensisIl y a longtemps, au temps où le Grand Esprit créa les animaux, il créa des queues de toutes les sortes. Il laissa les animaux libres de choisir celle qui leur plaisait. Il étendit les queues et dit aux animaux de venir choisir chacun la leur.

Chacun choisit sa queue. Le castor avait choisi une belle queue souple avec une belle fourrure. Le lièvre qui était trop occupé à gambader dans les bois arriva le dernier et il ne lui restait plus qu’une petite boule de poils qu’il n’eut pas vraiment le choix de prendre.

Un jour de grande chaleur, il y eu un feu de forêt immense, comme aucun animal n’en avait vu jusqu’alors.

Les castors se dirent : « Mais qu’allons-nous faire si toute la forêt brûle ? Nous n’aurons plus rien à manger et plus rien pour construire nos maisons, plus d’arbres pour faire nos barrages » !!!

Alors d’un commun accord ils se mirent au travail. Ils se mirent à tremper leur queue dans le lac et à la rabattre sur toutes les flammes qu’ils pouvaient voir.

Leur combat contre le feu de forêt dura des jours et des jours… Puis lorsqu’il ne subsista plus la moindre étincelle, tous les animaux se réunirent dans la clairière pour voir ce qu’ils allaient faire maintenant.

Les castors arrivèrent les derniers à la rencontre. Les voyant arriver les autres animaux s’exclamèrent : « Oh !!! mais qu’est-ce qui est arrivé à vos belles queues » ?

Les castors se retournèrent pour regarder leur queue. Ils virent que leur queue n’avait plus aucun poil et qu’elle était maintenant couverte d’une espèce d’écaille dur et qu’elle était aussi devenue toute plate !!!

C’est alors que le Grand Esprit apparut. Il dit aux castors : « Je suis fier, très fier de vous. Vous avez sauvé la forêt et tous les animaux. Pour votre geste je vous donnerai une nouvelle queue, comme celle que vous aviez choisi, si vous le voulez. Mais si vous décidez de gardez cette queue là, alors tous se souviendront en vous regardant de la grande bravoure et comment vous avez combattu le feu de forêt. »

Les castors réfléchirent quelques instants et répondirent au Grand Esprit : « Nous avons choisi de garder nos queues telles qu’elle sont. Ainsi, de génération en génération on racontera l’histoire des castors et tous se souviendront de nous. »

« Alors, c’est bien. Qu’il soit fait selon votre désir. » dit le Grand Esprit.

C’est ainsi que de génération en génération se raconte la légende du castor.

Source: Inconnu

Curieux d’en savoir plus… Visitez le site web des animaux du Biodôme. Le castor

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LA CIGOGNE DU VERSEAU

Posté par othoharmonie le 28 octobre 2013

 

 LA CIGOGNE DU VERSEAU dans CIGOGNE images1La cigogne est très généralement un oiseau de bon augure, à part dans le Lévitique où elle se trouve qualifiée « d’immonde ». Elle est aussi symbole de piété filiale car 400 ans avant Jésus-Christ les Grecs associaient la cigogne qu’ils nommaient « pelargos » à ce respect des parents parce qu’elle les nourrissait alors qu’ils étaient vieillissants. De là découla le nom de la loi « Pelargonia » qui obligeait les enfants à s’occuper de leurs parents.

Dans certaines régions, on assure que la cigogne apporte les enfants, ce qui pourrait être en rapport ave ses mœurs d’oiseau migrateur, son retour correspondant au réveil de la nature. C’est sans doute dans la même perspective et pour la même raison, qu’on lui prête le pouvoir, par son seul regard, d’être cause de la conception. C’est d’ailleurs en février qu’elle marque son grand retour, c’est-à-dire dans le mois du Verseau. Par ailleurs, l’attitude de cet oiseau, dressé immobile et souvent solitaire sur un seul pied, en fait un des symboles de la contemplation. En Extrême-Orient, et notamment au Japon, la cigogne se confond avec la grue et apparaît comme un symbole d’immortalité.

En Europe, avoir un nid de cigognes sur le toit de sa maison porterait chance. Par ailleurs, comme elle n’oublie jamais où se trouve son nid, la cigogne symbolise la constance.

Une autre croyance voudrait qu’elle ait volé autour de Jésus lors de sa crucifixion. Elle serait ainsi devenue un symbole de résurrection, de régénération. C’est pourquoi la cigogne qui vole au-dessus d’une maison ou y construit son nid serait annonciatrice d’une future naissance. On entend dire encore : « Si une cigogne s’est posée sur votre maison, elle devient votre porte-bonheur dans presque tous les domaines : fécondité et fidélité d’abord, mais également richesse, santé, protection contre la foudre, bénédiction de la ville entière où elle a élu domicile. Cette quantité de vertus lui a sans doute été attribuée dans les siècles passés parce qu’elle débarrassait les champs et marécages des serpents et d’autres animaux peu appréciés par la population ».

La cigogne est encore symbole de longévité. On lui prête de pouvoir atteindre un âge fabuleux. Mais alors qu’elle arrive à six cents ans, elle ne mange plus, se contentant pour vivre de boire et, après deux mille ans, elle devient toute noire. Elle est, avec le lièvre et le corbeau, un animal cher aux alchimistes taoïstes.

Au Maroc aussi, la croyance populaire considérait la cigogne comme un porte-bonheur. Une légende marocaine assure que la cigogne serait un imam, un homme saint habillé de deux burnous, l’un noir et l’autre blanc. « Un jour, en plein Sahara, l’eau nécessaire à ses ablutions vint à manquer à l’imam. Pour ne pas manquer la prière, il utilisa le petit lait pour faire sa toilette commettant ainsi un grave péché car le petit lait était béni du fait de sa rareté en ce lieu désertique. Alors le Tout Puissant le métamorphosa en cigogne et l’expédia au Maroc pour expier son péché ».

Il est un petit conte intitulé « les Cigognes » d’Hans Christian Andersen, célèbre pour sa petite sirène, qui reprend une légende célèbre dans le nord de l’Europe assurant que c’est la cigogne blanche qui apportait les bébés aux jeunes parents. On retrouve cette hypothèse dans le poème d’un Allemand, Jean-Frédéric Wentzel, en 1840. Cependant, les premières légendes européennes sont bien plus anciennes, comme on vient de le voir.

 400px-BrantaLeucopsisMigration dans CIGOGNE

Quoi qu’il en soit, le folklore allemand est plein d’histoires rapportant que les cigognes trouvaient les bébés dans des grottes ou des marais et qu’elles les apportaient dans un panier, arrimé sur leur dos ou tenu dans leur bec, qu’elle déposait dans les maisons. Dans les grottes se trouvaient des « pierres de cigogne » où se trouvaient les enfants, mais il existait aussi des « fontaines aux enfants ».

Une légende de la fin du XIXe siècle raconte d’ailleurs que le « puits aux enfants de la cathédrale de Strasbourg conduirait à un lac souterrain sur lequel, à bord de sa barque, un gnome à barbe blanche pêcherait les âmes des enfants avec un filet d’or ».

On racontait encore que les nouveau-nés étaient remis à la mère ou lâchés dans la cheminée, ce qui semble un peu rude. Les couples désirant un enfant devaient avertir la cigogne en plaçant quelques friandises sur le rebord de la fenêtre pour la cigogne. Cette légende a, comme la cigogne, parcouru le monde et se raconte aussi bien en Amérique du Sud qu’aux Philippines.

Toujours dans le folklore germanique, la déesse Holda donne vie aux nouveau-nés à partir des âmes des défunts et la cigogne est chargée d’apporter les enfants à leurs parents. Dans la mythologie slave, la cigogne fait naître les âmes en les apportant du paradis jusqu’à la Terre, au printemps et en été. D’ailleurs, les Néerlandais ne s’y trompent pas puisqu’ils appellent la cigogne « transporteur d’âmes ». Pour en revenir aux Slaves, ils voyaient la cigogne comme un porte-bonheur et tuer cet oiseau portait malheur. Enfin, la cigogne aurait influencé jusqu’à l’origine même des enfants. C’est ainsi qu’on affirmait aux enfants d’esclaves afro-américains que les bébés blancs étaient apportés par les cigognes tandis que les bébés noirs naissaient à partir d’œufs de buses. En Orient, on soutenait qu’un simple regard de la cigogne suffisait pour rendre une femme enceinte. Le caractère durable du mythe de la cigogne et du nouveau-né est lié fait qu’il remédie à la difficulté de parler de sexe et de procréation aux jeunes enfants.

En Grèce, la cigogne était consacrée à Héra, la déesse de l’enfantement et dans la mythologie grecque, Antigone, fille de Laomédon roi de Troie, pour avoir osé comparer sa propre beauté à celle d’Héra, vit ses cheveux changés en serpents. Mais les dieux prirent pitié d’elle et la changèrent en cigogne et comme chacun sait, les cigognes mangent les serpents, ce qui les rend utiles et bénéfiques.

Enfin, si la cigogne a été choisie pour apporter les bébés, c’est sans doute en raison de son plumage blanc symbolisant la pureté, de sa taille aussi puisqu’elle est assez grande pour transporter un nouveau-né, ou encore son vol à haute altitude, un vol entre Terre et Ciel en quelque sorte…

Et pourtant le folklore autour de la cigogne blanche et pure connait aussi des détracteurs. En effet, il existe un conte polonais qui affirme que Dieu a fait le blanc plumage de l’oiseau, mais que le diable y a ajouté le noir des ailes. La cigogne aurait donc des instincts ni toujours bons, ni forcément mauvais. Par exemple, en Allemagne, on expliquait que les nouveau-nés handicapés ou mort-nés avaient été lâchés accidentellement par la cigogne, ou comme punition pour des actes peu honorables des parents dans leur passé. De même, les angiomes de naissance portent le nom de « morsure de la cigogne ». Les mères obligées de rester allongées avant l’accouchement sont dites « becquées » par la cigogne.

Dans l’Angleterre du Moyen Age, la cigogne était associée à l’adultère, peut-être à cause de ses parades nuptiales un peu trop démonstratives. Sa toilette et ses postures étaient interprétées comme de la fatuité. Alors la cigogne pouvait réprimander les femmes infidèles et l’attaquer avec des coups de bec. Seules les femmes étaient concernées par ce comportement moraliste.

Même si les légendes ont la vie dure, il n’en va pas autant de celle des cigognes. En effet, alors qu’en 1900 les cigognes se comptaient par milliers en Alsace, il n’en restait que deux couples en 1982. Les lignes à haute tension, la sécheresse, sa chasse au Mali, ainsi que l’emploi de pesticides très puissants visant à l’élimination des criquets furent les causes majeures de la disparition des cigognes. C’est pourquoi qu’il fut créé, en 1976, le Centre de Réintroduction des cigognes et des loutres, en Alsace, sur la route des vins, au cœur d’anciens marais. Il se trouve dans le petit village d’Hunawihr, près de Riquewihr et de Ribeauvillé. Ce parc abrite en permanence plus de 150 cigognes et une soixantaine de couples niche dans le parc. La population peut atteindre jusqu’à 250 oiseaux après la naissance des petits cigogneaux. Les cigognes y vivent en liberté quelle que soit la période de l’année, en pleine activité : construction des nids, accouplement, élevage des petits, vol en plein ciel… Vue les périls que attendent les cigognes pendant leur migration, le Parc a pour but de leur enlever l’instinct migratoire tout en leur permettant de voler et de se reproduire sur les villages alsaciens dès que cet instinct a disparu.

Cependant, l’oiseau et l’oiseau Verseau dont la liberté est la raison de vivre peut-il se complaire dans cet encadrement, même si c’est pour son bien.

D’Alsace, la légende de la cigogne s’est répandue dans toute la France et au-delà des frontières. Aujourd’hui, l’oiseau migrateur tient toujours une place de choix sur les faire-part de naissance et dans l’imaginaire populaire.

Enfin, dans l’interprétation des rêves, lorsqu’on voit une cigogne en songe, on dit que la cigogne n’apporte pas le bébé, mais qu’elle l’emporte. La cigogne serait le complément du verbe quitter, se sauver, dans le sens de sauvegarde. Ce rêve aurait une connotation spécifique qui exprime le besoin de prendre de la distance, de se placer hors d’atteinte d’une souffrance.

Pour d’autres interprètes des rêves de cigogne, celle-ci serait messagère de renouveau avec ce nouveau-né qu’elle apporte dans son bec tout comme son arrivée annonce le printemps. La voir en rêve serait un signe positif de renouvellement. C’est un oiseau messager qui annonce une nouvelle phase de vie en cours.

Source : Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins

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une légende de la cigogne

Posté par othoharmonie le 10 octobre 2013


une légende de la cigogne  dans CIGOGNE 220px-ciconia_ciconia_-iglesia_de_san_isidoro_ciguenas_en_el_campanario_salamanca_spain-18june2006Symbole de fertilité dans l’imagerie populaire d’Alsace, la cigogne est un oiseau de bon augure, et sa symbolique la plus célèbre l’associe aux naissances.

D’après D. Lerch, la première trace de la légende de la cigogne porteuse de bébés remonterait à 1840. Elle nous est parvenue grâce à l’imagerie populaire du graveur J.-F. Wentzel : « Storick, Storick, stipper di Bein / Bring de Mamme a Bubbela heim […] » qui signifie « Cigogne, Cigogne cabre-toi / Apporte à maman un joli marmot.[…] » (voir la rubrique « un brin de poésie »)

Les Germains font de la cigogne la messagère de la déesse Holda, dont le rôle est de renvoyer dans le monde des vivants les âmes des défunts en les réincarnant. La cigogne, émissaire de la déesse serait chargée d’apporter des bébés aux parents qui en auraient exprimé le désir.

Après avoir passé commande, la future maman doit mettre quelques morceaux de sucre sur le rebord de la fenêtre pour attirer la cigogne. « L’oiseau va alors chercher le bambin auprès d’une source ou d’une mare, là où les lutins ramènent des profondeurs de la terre les âmes tombées du ciel avec la pluie, et réincarnées en nouveau-nés. Il semble que les cigognes, fréquentant les zones humides pour leurs besoins alimentaires, aient ainsi remplacé depuis le siècle dernier les lutins, qui étaient dans des temps plus anciens préposés à la livraison des bébés. »

Les légendes permettent parfois de travestir de façon poétique des sujets délicats à aborder pour certains parents, comme celui de la conception. Les enfants pouvaient ainsi s’entendre dire que leur maman avait été mordue par une cigogne lorsqu’ils demandaient pourquoi elle était alitée après la naissance du bébé.

Une autre croyance voudrait qu’elle ait volé autour de Jésus lors de sa crucifixion. Elle serait ainsi devenue un symbole de résurrection, de régénération. C’est dans ce sens qu’une cigogne qui volerait au-dessus d’une maison ou y construirait son nid serait annonciatrice d’une futur naissance.

« Si une cigogne s’est posée sur votre maison, elle devient votre porte-bonheur dans presque tous les domaines: fécondité et fidélité en premier lieu, mais aussi richesse, santé, protection contre la foudre, bénédiction de la ville entière où elle a élu domicile, etc. Cette quantité de vertus lui a sans doute été attribuée dans les siècles passés parce qu’elle débarrassait les champs et marécages des serpents et d’autres animaux peu appréciés par les habitants. »

Toujours est-il que de l’Alsace, la légende de la cigogne s’est répandue dans toute la France et au-delà des frontières, et qu’aujourd’hui, l’oiseau migrateur tient toujours une place de choix sur nos faire-part de naissance et dans l’imaginaire populaire.

Ça se passe où ?

Strasbourg, chef-lieu du département du Bas-Rhin et de la région Alsace sur l’Ill, près du Rhin. L’Alsace comprend deux départements : le Bas-Rhin et Haut-Rhin. Son nom provenant de« Elsass » et « Ill » signifie « lieu où se trouve la rivière Ill ».

Un brin d’évasion

Les premières légendes européennes sont bien plus anciennes. C’est en 400 avant J.-C. que les Grecs associent la cigogne, « pelargos », à la piété filiale, car on prétend qu’elle nourrit ses vieux parents. De là découla une loi du nom de « Pelargonia » qui obligea les enfants à s’occuper de leur parents.

Au Japon, la cigogne se confond avec la grue et apparaît comme un symbole de longévité voire d’immortalité. Elle pourrait atteindre un âge fabuleux. A 600 ans, elle arrêterait de manger et se contenterait de boire. A 2000 ans elle deviendrait noire. Avec le lièvre et le corbeau elle est un animal cher aux taoïstes.

Au Maroc, la croyance populaire considèrerait la cigogne comme un porte-bonheur. La légende raconte « que la cigogne serait un imam, un homme saint habillé de deux burnous, l’un noir et l’autre blanc. Un jour, au Sahara, l’imam manqua d’eau nécessaire à ses ablutions […]. Afin de ne pas manquer la prière, il utilisa le petit lait pour faire sa toilette commettant de ce fait un grave péché -le petit lait étant béni parce que rare dans ce pays désertique. Le Tout Puissant le métamorphosa en cet oiseau paisible et l’expédia […] au Maroc pour expier son péché. »

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Mythes et Légendes du Lapin

Posté par othoharmonie le 23 décembre 2012

 

Le lapin, omniprésent à l’état sauvage puis domestique, est de facto un animal qui « hante toutes nos mythologies, nos croyances, nos folklores », sans que l’on puisse savoir de quelle espèce il est question, et encore moins si l’on parle de lapin domestique ou sauvage. Il est même confondu avec le lièvre, en raison de mœurs et de morphologie similaires entre ces deux espèces.

Mythes et Légendes du Lapin dans LAPIN - LIEVRE 250px-tsukibunny-238x300Le lapin peut faire partie des douze animaux du zodiaque chinois, en remplacement du lièvre ou du chat. Il est étroitement lié à la lune, en partie « parce qu’il dort le jour et gambade la nuit » et diverses légendes le relient à cet astre, en particulier chez les Aztèques et les Japonais. C’est aussi un symbole de fertilité, comme le prouve le lapin de Pâques qui apporte les œufs dans les pays germaniques et anglo-saxons. Selon Hélène Renard dans son Dictionnaire des rêves, la symbolique du lapin est clairement associée à la fécondité et les rêves de lapins sont très souvent présents chez les femmes issues d’une famille nombreuse ou ayant eu de nombreux enfants (plus de six).

 Superstitions

Le lapin est l’objet de nombreuses superstitions. Si les pattes de lapin sont censées porter chance, ces lagomorphes sont considérés comme attirant la poisse dans la mythologie maritime, il s’agit là du tabou le plus connu chez les marins. De ce fait, les lapins sont bannis physiquement de tout bateau, mais aussi mentalement, le mot « lapin » ne devant pas être prononcé (il est habituellement remplacé par l’expression « la bête aux grandes oreilles »). Une explication serait issue du temps de la marine à voile, où les animaux (vraisemblablement des lapins domestiques) étaient embarqués vivants : le lapin aurait causé de nombreux naufrages en rongeant les cordages ou la coque des bateaux. Une autre évoque la symbolique sexuelle du lapin.

 La consommation du lapin est soumise à des traditions et tabous culinaires. Certaines religions l’interdisent comme la religion juive.

L’ironie de la superstition concernant la patte de lapin n’a pas échappé à certains. « La patte de lapin, ça porte bonheur, mais pas au lapin. » a dit Louis Aragon dans La Diane Française. Dans les années 1950 aux États-Unis, une publicité de sécurité routière rappelait cette vérité aux conducteurs supposés porter ce type de talisman sur eux ou dans la voiture.

 La variété de laîcheCarex ovalis est parfois appelée laîche patte de lièvre, mais elle est plus connue sous le nom « laîche des lièvres ».

L’île Patte de Lièvre se situe dans l’estuaire maritime du Saint-Laurent

Rabbit’s foot (patte de lapin en anglais) est le nom de code d’une substance dangereuse dans le film Mission: Impossible III

 La patte de lièvre peut aussi désigner une partie d’aiguillage.

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Lièvre, Déesse Ostara

Posté par othoharmonie le 22 décembre 2012

Le lièvre représente La Déesse Ostara

SA NAISSANCE

Lièvre, Déesse Ostara dans LAPIN - LIEVRE peint-a-la-main-peinture-a-l-huile-gens-azteques-1211-pe0021_anjiqq1352684183755-300x300A la base, Ostara était une fête solaire qui correspondait à l’Equinoxe de printemps, période au cours de laquelle la durée du jour est égale à celle de la nuit. Il est dit que c’est le moment qu’attend la nature pour s’éveiller. A Ostara, on célèbre la fertilité et surtout le premier jour du véritable printemps. Sortant précipitamment de son sommeil, la Déesse enveloppe la terre de fertilité, pendant que le Dieu se développe et gagne en maturité. Il parcourt les champs verdoyants et se réjouit de la luxuriance de la nature. Le jour d’Ostara, la nuit et le jour ont une durée égale. La lumière l’emporte sur les ténèbres.

UN PEU D’HISTOIRE

Etymologiquement, Ostara provient du nom de la déesse Eostre, d’où le mot anglais Easter tire son origine (Pâques). Celle-ci est une déesse de la fertilité, soit saxe (Eostre) ou germanique (Ostara). Mais pour cette célébration, la mythologie grecque a également laissé quelques traces, principalement au niveau symbolique, puisque c’est la période pendant laquelle Perséphone, fille de Déméter, remonte des ténèbres et se libère du règne de Hadès pour quelques mois. La Terre, symbolisée par Déméter, se réjouit du retour de sa fille et se pare à nouveau de couleurs.

D’autres mythes et légendes sont également à l’origine de la tradition d’Ostara, tant dans la tradition païenne que chrétienne. L’animal représentatif d’Ostara est le lièvre (d’où la représentation du « lièvre de Pâques chrétien). Il représente la fertilité et le fait que la Terre renaît après la froideur de l’Hiver. Mais là encore, on peut également se référer à la tradition grecque, dans laquelle il est question du serpent, Ophion, qui aurait pondu « l’œuf du monde » duquel serait issu Apollon, un dieu en pleine croissance. Notons également le coq, encore repris de nos jours dans les représentations populaires, qui serait l’animal totem d’Apollon, justement. Ostara a de tout temps été l’occasion de bannir ses mauvaises habitudes, ses petites manies ou autres.

LA DEESSE ET LE DIEU

C’est à Ostara que l’on fête le retour de la Déesse, réveillée par la chaleur des premiers jours du Printemps. C’est l’époque des recommencements, le temps d’agir, de « semer » des incantations pour récolter des grains, de s’occuper des jardins rituels. On y célèbre également la renaissance du Dieu Soleil né à la période de Yule, qui découvre son pouvoir créateur, et la fertilité de la Déesse Mère (Terre), redevenue une jeune fille.

LA CELEBRATION

La tradition veut que l’on se rende dans les champs pour cueillir des fleurs sauvages et qu’on les rapporte ensuite chez soi pour tenter de découvrir leurs propriétés magiques. Cela peut se faire avec un ouvrage, un pendule ou autre, selon votre volonté. Il est dit que les fleurs que vous avez choisies reflètent vos émotions et vos pensées. Il est d’usage également de prononcer des incantations de bannissement et de purification si nécessaire.

http://yunasdestiny.free.fr/ostara.htm

Les allemands appellent la fête de Pâques Ostern. Ce nom est d’origine pré chrétienne. Au printemps, les habitants des pays germaniques avaient l’habitude de célébrer la déesse de la fécondité, dont le nom germanique était Ostara. Ce nom symbolise également le lever du soleil qui se lève en effet à l’est. Avril représentait le mois d’Ostara.
Le lièvre pascal est une tradition très importante en Allemagne. Ce serait en Allemagne et en Alsace, vers le XVème siècle, qu’on associa pour la première fois le lièvre de Pâques avec les oeufs de Pâques pour célébrer le printemps. Il apporte des oeufs de Pâques le dimanche de Pâques et il les cache dans la maison ou dans le jardin. Les petits enfants doivent les chercher.

http://catholique-nanterre.cef.fr/faq/fetes_paques_monde.htm

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Les Mythologies du Lièvre

Posté par othoharmonie le 21 décembre 2012

 

Les Mythologies du Lièvre dans LAPIN - LIEVRE lepus_californicus-244x300S’il figure en bonne place dans l’astrologie chinoise (sous le double signe de la vertu et de la prudence, mais aussi du butinage amoureux!), le lièvre n’a pas toujours eu bonne réputation. Dans la tradition païenne, il était le compagnon des déesses de la fertilité, qu’elles soient Vénus chez les Romains, Ostara dans les pays germaniques ou Easter en Grande-Bretagne. Cela vient sans doute de ce que la hase, la femelle du lièvre, peut s’accoupler avec un mâle alors qu’elle a déjà été fécondée par un autre et porter ainsi des levrauts de deux mâles ou bouquins différents…

Une façon d’être qui a beaucoup dérangé les moralistes du Moyen Age. Ainsi le pape Zacharie. En l’an 751, il décréta impure la viande de lièvre, l’animal étant considéré comme «lubrique, possédant des vices ignobles qui se transmettraient à l’homme» s’il mangeait de cette chair… Dans certaines religions, la viande de lièvre est impure pour une autre raison: l’animal digère ses aliments en deux temps, en réabsorbant ses crottes de la première digestion.

Dans l’art roman, la capture du lièvre symbolise le paganisme vaincu, tandis que dans l’art gothique, le lièvre représente l’un des péchés capitaux, à savoir la luxure. Pour pouvoir supplanter la tradition païenne, le christianisme a parfois dû composer avec elle, afin de mieux lutter contre elle. C’est ainsi que les deux croyances se sont mêlées. Par exemple Pâques, fête de la Résurrection du Christ pour les uns, fête de la déesse Easter pour les autres. En anglais, on dit du reste toujours «Easter» pour Pâques et en Allemagne «Ostern»! De là, probablement, la tradition d’offrir des œufs à Pâques et un lapin ou plutôt… un lièvre en chocolat !

Ostara


Le mois d’avril porte, chez les anciens germains, le nom de mois d’Ostara. Ce nom apparaît encore dans les dénominations actuelles de la fête de Pâques en Angleterre (Easter) et allemande (Ostern). Ostara est en réalité une ancienne divinité à la fois du printemps et de l’aurore. Le printemps étant l’aurore de l’année. Nous sommes en fait là face à une très ancienne fête indo-européenne célébrée à l’équinoxe de printemps, période où les jours deviennent de plus en plus longs, raccourcissant de ce fait les heures consacrées à l’obscurité hivernale, et où en quelque sorte la nouvelle année renaît au monde, comme il en est ainsi, à chaque aube du jour, pour le soleil invaincu. L’étymologie nous permet d’attester notre interprétation : chez tous les peuples indo-européens, on retrouve un terme proche d’Ostara pour désigner l’Aurore (ushas chez les Indiens, aurora chez les Latins, eos chez les Grecs, ustra chez les Slaves, etc…). Les peuples indo-européens ont tous une déesse de l’aurore ou du printemps. Symbolisant le printemps, la déesse Ostara met donc un terme à l’hiver ; symbolisant aussi l’Aurore, elle permet au soleil de supplanter la nuit.

Le lièvre est l’animal favori d’Ostara. Pas étonnant qu’il soit omniprésent dans les fêtes pascales. Dans maints récits populaires, il fait office de guide du chasseur qui doit rejoindre une jeune femme – manifestation de la déesse – vivant au pied d’un arbre et dispensatrice de cadeaux. Le lièvre se retrouve dans de nombreuses légendes et comptines enfantines. Ses représentations abondent dans l’art pictural et architectural.

En pays germanique, c’est lui qui souvent apporte les œufs de Pâques. On dit même qu’il les pond ! Cet œuf, que nos ancêtres décoraient avec minutie, était à l’origine plutôt peint en rouge, couleur associée au printemps. Mais cet œuf symbolise aussi l’éternité et la fécondité de la vie et surtout d’une vie qui semble s’auto générer. C’est pourquoi l’œuf faisait l’objet d’un culte au moment de l’équinoxe de printemps. D’où son assimilation naturelle par la christianisme qui l’associe à la résurrection du Christ. On notera également le fait que l’œuf, dans les traditions indo-européennes, était considéré comme étant le principe à l’origine de toute chose.

barre chat blanc
Ferg in Devenir n°12

 http://www.lagruyere.ch/archives/2004/04.02.24/magazine.htm

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Légende du lièvre

Posté par othoharmonie le 19 décembre 2012

 

Légende du lièvre dans LAPIN - LIEVRE lievre_en_ete-223x300Le lièvre est un personnage récurrent des contes africains et afro-américains. Il est connu sous différents noms comme « Boton le lièvre » (Côte d’Ivoire), ou « Leuk le lièvre » (Sénégal) ou encore « Compère Lapin » chez les Afro-américains. Ce personnage a des ennemis comme la  hyène à laquelle il joue un certain nombre de mauvais tours.

On trouve un extrait de Théophraste, chez Aulu-Gelle, dans son ouvrage Les Nuits Attiques : « Chose surprenante qu’on lit dans Théophraste, à l’égard des perdrix. Trait à peu près semblable que Théopompe nous a laissé, concernant les lièvres. Théophraste, le philosophe par excellence, assure que dans la Paphlagonie, toutes les perdrix ont deux cœurs ; et Théopompe rapporte que, dans la Bisalthie, les lièvres ont deux foies. »

Le lièvre a beaucoup régressé dans de nombreuses régions, notamment en Europe, et il a totalement disparu d’une partie de son territoire. Il se montre plus sensible que le lapin à la fragmentation de son territoire par les routes qu’il n’aime pas traverser. S’il est grâce à cela moins sensible à l’écrasement par les véhicules, il pourrait aussi être rendu plus vulnérable aux maladies par la régression de ses prédateurs naturels (moins de sélection naturelle), et par la consanguinité qui augmente lorsque son territoire se réduit.

Plusieurs maladies dont la tularémie, l’infection par la grande douve du foie Fasciola hepatica, la coccidiose ou encore l’European brown hare syndrom EBHS (équivalent de la maladie virale hémorragique du lapin (RHD)), ont décimé des populations locales, dont en 2004 dans le sud de la France selon le Réseau SAGIR, avec un variant du virus EBHS qui semblait inhabituellement virulent.

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Lapin et Religions

Posté par othoharmonie le 19 décembre 2012

 

Bouddha dans la peau d’un lapin.

Lapin et Religions dans LAPIN - LIEVRE 220px-cilantroDans une de ses nombreuses vies antérieures, Bouddha fut un lapin. Un jour, accompagné d’un renard et d’un ours il croisa le chemin d’un sage dépérissant de faim et de fatigue dans la neige. Alors, pour lui apporter nourriture et réconfort, les trois animaux se séparèrent et revinrent avec ce qu’ils avaient pû trouver: l’ours du poisson et le renard des fruits. Quant à lui, le lapin avait fait de vaines recherches. Il pria le sage d’allumer un feu et s’y jeta lui-même offrant son corps comme nourriture. Un peu dure comme histoire!

Le lapin dans la religion aztèque.

Vu comme ça, même si on lui porte tout notre amour (et il le mérite) on imagine mal le lapin comme objet de culte. Et pourtant les aztèques le jugèrent à sa vraie valeur.

Les anciens mexicains vénéraient les quatre cents lapins (progéniture de la même déesse) comme autant de petis dieux de l’ivresse. Quatre cents, une infinité, façons de s’enivrer et d’apprécier l’alcool. Il fut associé à la lune, l’astre lunaire est souvent représenté par une sorte de récipient en croissant rempli d’eau où on trouve la silhouette d’un lapin, et à l’agriculture. Il est symbole d’abondance et apporte la richesse car il mange à sa faim sans efforts. Géographiquement il est un signe du sud, le plateau central mexicain à haute tradition agricole: hiver sec et frais, été chaud et pluvieux. Climat changeant comme le lapin qui saute d’un côté à l’autre. Il est aussi un signe astrologique à part entière.

Parlons du lièvre.

Même s’ils ne sont éloignés par leur anatomie, nombre de chromosomes etc, et leur mode de vie, par exemple le lapin est le seul à creuser un terrier, lièvres et lapins ont des symboliques similaires. Le Christ est parfois représenté par un lièvre dont les longues oreilles ouvertes lui permette d’écouter la parole divine. En extrême-orient, on voit dans la lune un lapin qui prépare dans un mortier l’élixir de longue vie. Au Japon, le lièvre est signe de longévité. Une légende chinoise fait naitre les lapinots dans la bouche de leur maman lièvre. Dans les pays germaniques et anglo-saxons, c’est le lapin/lièvre qui apporte les oeufs de Pâques. Le lapin symbolise la fertilité, le lièvre le printemps et la saison de l’amour.

 

Pâques et l’arrivée du printemps

Pour les laïcs, Pâques est aussi une fête païenne qui célèbre l’arrivée du printemps et le réveil de la nature. Elle fait écho à de très anciens cultes de fertilité et de fécondité, pratiqués un peu partout dans le monde pour fêter le retour du printemps. On devine aisément le caractère païen de l’œuf, symbole parfait de la puissance créatrice de la vie, du renouveau et de la prospérité et de l’origine du monde.

Le mot allemand «Ostern» donné à la fête de Pâques est très révélateur des origines païennes de la fête. Il tire son origine d’une fête en l’honneur d’Astarté, déesse de la fertilité, d’où proviennent également les lapins et les œufs, symboles courant de la fertilité dans les cultures païennes.

 

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Le mythe du Lapin de Pâques

Posté par othoharmonie le 1 décembre 2012

 

Le mythe du Lapin de Pâques dans LAPIN - LIEVRE 220px-EasterbunnypaLe lapin de Pâques est un personnage imaginaire qui, selon la tradition, distribue, la veille du matin de Pâques, des œufs colorés et des œufs en chocolat. Il s’agit d’un lapin, Easter Bunny en anglais ou un lièvre, Osterhase en allemand.

Le lapin de Pâques n’a pas de caractéristiques clairement définies. Parfois blanc, parfois brun et parfois bleu, parfois vert quand il est méchant, il diffère selon l’imaginaire. C’est aussi le cas dans les films d’animation. Il est généralement parlant, intelligent et possède la capacité de se tenir debout.

Le lapin symbolisant autrefois la fertilité et le renouveau (comme le printemps), c’est dans les pays germaniques que naquit la tradition (Osterhase), avant d’être exporté aux États-Unis par des immigrants allemands au XVIIIe siècle. Cela viendrait d’une légende allemande dans laquelle une femme pauvre, ne pouvant offrir de chocolat à ses enfants, décora des oeufs qu’elle cacha dans le jardin. Les enfants, apercevant un lapin, crurent que celui-ci avait pondu les oeufs. Depuis lors, les enfants fabriquèrent un nid qu’ils mettaient dans le jardin en espérant que le lapin de Pâques le remplirait d’œufs durant la nuit.

Selon The Catholic Encyclopedia (1913, tome V, page 227), de nombreuses coutumes païennes se rattachèrent à la fête de Pâques. L’œuf est le symbole de germination qui se produit au printemps, et le lapin est un symbole païen qui a toujours représenté la fécondité.

Une autre origine du lapin de pâque vient des Saxons où on honorait au printemps la déesse Eastre, qui a d’ailleurs donné son nom à Easter (Pâques en anglais). Le lièvre étant l’animal emblématique de la déesse, il est resté associé aux fêtes de Pâques. De manière similaire, dans les traditions celtiques et scandinaves, le lièvre était le symbole de la déesse mère.

La traduction exacte de Osterhase est lièvre de Pâques, et non pas lapin de Pâques.

Le lapin de Pâques est parfois remplacé par d’autres messagers :

Dans certaines régions de France les œufs sont apportés par les cloches de Pâques de retour de Rome après la Semaine sainte.

En Australie, pour sauver le bilby et lutter contre la prolifération des lapins, les Australiens tentent de changer depuis quelques années la légende : le lapin de Pâques est désormais remplacé par le bilby de Pâques pour sensibiliser les enfants et dégager des fonds destinés à la protection de ces petits marsupiaux en danger d’extinction.

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Le Lapin ou Lièvre

Posté par othoharmonie le 11 novembre 2012

 

Le Lapin ou Lièvre dans LAPIN - LIEVRE rabbit_shopes_papilloma_virus_32Les lièvres et les lapins hantent toutes nos mythologies, nos croyances, nos folklores. Jusque dans leurs contradictions, tous se ressemblent, comme se ressemblent les images de la lune.
Avec elle, lièvres et lapins sont liés à la vieille divinité Terre-Mère, au symbolisme des eaux fécondantes et régénératrices, de la végétation, du renouvellement perpétuel de la vie.

Lièvres et lapins sont lunaires car ils dorment le jour et gambadent la nuit, car ils savent à l’instar de la lune, apparaître et disparaître avec le silence et l’efficacité des ombres, enfin car ils sont très prolifiques !
La lune en arrive à devenir parfois elle-même un lièvre. Ou du moins le lièvre est-il souvent considéré comme une cratophanie de la lune.

En Europe, en Asie, en Afrique, les taches lunaires sont des lièvres ou lapins, ou bien un grand lapin…

Comptine :

J’ai vu dans la lune
Trois petits lapins
Qui mangeaient des prunes
En buvant du vin
Tout plein.

Le lapin est un symbole archaïque et pré-chrétien, de la déesse Eostre (déesse de la fertilité, ndlr) et la légende vient en fait d’Allemagne… Un lapin magique, Oschter Haws, distribuait aux enfants sages un panier plein d’oeufs en chocolat.

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Jackalope, lapin du folklore

Posté par othoharmonie le 4 novembre 2012

 

Jackalope, lapin du folklore dans LAPIN - LIEVRE lepus_cornutusLe jackalope est un animal imaginaire du folklore américain, mélange entre un lièvre (jackrabbit) et une antilope (antelope). Il est habituellement représenté comme un lièvre avec des bois. On l’appelle aussi parfois « lapin cornu » (horny bunny).

La légende le dit très farouche et difficile à observer, d’ailleurs on n’a jamais pu capturer de spécimen vivant. En revanche on peut l’entendre, puisqu’il imite la voix humaine à la perfection. Les cowboys avaient parfois la surprise, le soir autour du feu, d’entendre leurs chants répétés fidèlement par une voix aux alentours.

Les trophées présentant des (fausses) têtes de jackalope abondent aux États-Unis d’Amérique, et Ronald Reagan lui-même en possédait une dans son ranch, aimant à dire qu’il avait lui-même chassé l’animal.

Il est très probable que la légende des jackalopes vienne de la vision de lapins atteints d’un papillomavirus, qui provoque des tumeurs noirâtres allongées sur le corps de l’animal, parfois en forme de cornes sur leur tête.

Dès les années 1930, des cartes postales montrant des jackalopes étaient vendues aux États-Unis. Des lièvres cornus faisaient déjà partie depuis longtemps du bestiaire imaginaire d’Allemagne et d’Autriche : le Rasselbock, le Wolpertinger… et on peut imaginer que les migrants venus d’Europe centrale ont importé leurs légendes avec eux.

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