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Le Lynx et son territoire

Posté par othoharmonie le 27 juillet 2012

 

Le Lynx et son territoire dans LYNX 220px-Florida_BobcatLe Lynx roux est un prédateur crépusculaire, en général plus actif à l’aube et au crépuscule. Il bouge trois heures avant le coucher du soleil et jusqu’à minuit, puis un peu avant l’aube jusqu’à trois heures après le lever du soleil. Chaque nuit, il parcourt trois à onze kilomètres sur des chemins qu’il emprunte très souvent. Ce comportement peut varier saisonnièrement, le Lynx roux devenant plus diurne durant l’automne et l’hiver. C’est une réponse aux habitudes de ses proies, qui sont plus actives le jour durant les mois froids.

Les activités du Lynx roux sont confinées sur des territoires bien définis, dont la superficie varie selon le sexe et la quantité de proies. Un résumé des recherches de l’UICN donne une fourchette de 0,6 à 326 km2. Une étude au Kansas a montré que les mâles possèdent un territoire d’environ 20 km2 et que les femelles se satisfont de moins de 10 km2. Les lynx de passage ont des territoires plus grands et moins bien définis. Les jeunes ont des territoires plus petits de 7 km2 environ. Toujours au Kansas, la recherche a montré que la dispersion des mâles depuis leur lieu de naissance est plus importante que celle des femelles.

Les recherches menées sur la variation saisonnière de la superficie du territoire sont assez contradictoires. Une étude montre une grande variation saisonnière pour les territoires des mâles : de 41 km2 en été à 100 km2 en hiver. Toutefois, d’autres montrent que ce sont les femelles, en particulier celles qui sont aptes à la reproduction, qui augmentent leurs territoires en hiver, et que ceux des mâles ne varient pas. D’autres recherches aux États-Unis ont montré peu ou pas de variation.

Le territoire est marqué avec des fèces, des jets d’urine, et par des traces de griffes sur les arbres. Sur son territoire, le Lynx roux a de nombreux refuges : une tanière principale et des refuges auxiliaires sur les limites de son domaine, comme des trous dans les troncs, un tas de broussailles, des fourrés ou sous des rochers.

Comme la plupart des félins, le Lynx roux est solitaire, bien que les territoires se recouvrent souvent : les mâles sont plus tolérants que les femelles, ce qui est une exception parmi les félins. En raison de leurs territoires plus petits, au moins deux femelles peuvent vivre sur le territoire d’un mâle. Quand plusieurs territoires de mâles se recoupent, une hiérarchie est souvent établie, dont la conséquence majeure est l’exclusion des mâles de passage des aires les plus favorables.

De la même manière que les différentes estimations de la taille du territoire, la densité de population varie de 1 à 38 Lynx roux par 65 km2 selon les sources. En Californie, un lien entre la densité de population et le sex-ratio a été observé : plus la densité de population est élevée, plus le nombre de mâles pour une femelle est élevé.

220px-Canadian_Lynx dans LYNXUn miaulement bref mais soutenu est le cri le plus fréquemment poussé chez le Lynx roux. Le Lynx roux peut également ronronner, mais aussi cracher, siffler et grogner lorsqu’il doit se défendre. Les vocalises sont toutefois rarement utilisées, sauf en période de reproduction.

Le Lynx roux est capable de survivre de longues périodes sans manger, puis avaler de grandes quantités de nourriture lorsque les proies sont abondantes. Durant les périodes de disette, il attaque souvent des proies plus grosses qui lui permettront de se nourrir pendant plusieurs jours. Le Lynx roux, embusqué, piste sa proie puis l’attaque d’un bond, ou après une courte poursuite. Sa préférence va aux mammifères de 0,7 à 5,7 kg ; les proies principales varient selon les régions : dans l’est des États-Unis, c’est le Lapin d’Amérique, au nord de son aire de répartition, c’est le Lièvre d’Amérique. Quand ces proies principales coexistent, comme en Nouvelle-Angleterre, ces deux espèces représentent la première source de nourriture. Dans les régions très au sud, les lapins et lièvres sont remplacés par des rats du genre sigmodon. La proie principale de l’État de Washington est le Castor de montagne, le Pécari au Texas et le Lièvre arctique au Canada. Le Lynx roux est une espèce opportuniste, qui changera sans hésiter son régime alimentaire, à la différence du Lynx du Canada, plus spécialisé. Des recherches ont montré que le changement du régime alimentaire est en corrélation avec le déclin des proies principales du Lynx roux.

Le Lynx roux ajuste ses techniques de chasse à la taille de sa proie. Avec de petits animaux, comme les rongeurs, les écureuils, les oiseaux, les poissons et les insectes, il chassera dans des aires connues pour être abondantes en proie, et il attendra à l’affut qu’une proie s’approche avant de bondir et de la saisir à l’aide de ses griffes. Pour des animaux un peu plus gros, comme les lapins et les lièvres, il se cache dans les broussailles et attend que sa proie soit à moins de 10 mètres, puis se rue à l’attaque. Moins communément, il peut se nourrir d’animaux plus gros, comme les renards, les visons, les moufettes, les chiens et les chats domestiques ; il s’attaque occasionnellement au bétail et à la volaille. Bien que les chevaux et le gros bétail soient épargnés, il est une menace pour les petits ruminants comme les moutons et les chèvres. Selon le National Agricultural Statistics Service du département de l’Agriculture des États-Unis, les Lynx roux ont tué 11 100 moutons en 2004, représentant 4,9 % des morts des moutons par prédation. Cependant, certaines morts peuvent être mal identifiées, notamment parce que le Lynx roux se nourrit aussi des animaux tués par d’autres prédateurs.

320px-MP-lynx_canadensis_3Il est connu pour s’attaquer aux Cerfs de Virginie, notamment en hiver quand les proies plus petites se font rares, ou lorsque leurs populations deviennent plus abondantes. Une étude dans les Everglades montre qu’une large majorité de captures (33 sur 39) sont faites sur des faons, mais que la chasse peut être réussie pour des proies pesant jusqu’à huit fois le poids du Lynx roux. Dans les rares occasions où le Lynx roux tue un daim, il en mange jusqu’à plus faim puis cache la carcasse sous la neige ou sous des feuilles, et retourne plusieurs fois s’en nourrir.

Les proies de base du Lynx roux sont aussi convoitées par d’autres prédateurs de taille moyenne appartenant à la même niche écologique. Des recherches effectuées dans le Maine n’ont pas montré de relations de compétitions avec le Coyote et le Renard roux ; les distances de séparation et le recouvrement des territoires de ces différentes espèces apparaissent aléatoires sur les individus suivis. Pour le Lynx du Canada en revanche, les relations interspécifiques affectent la distribution des espèces : l’exclusion compétitive du Lynx roux est probablement la cause de la non-expansion de son cousin vers le sud de l’Amérique du Nord.

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Le Chien 16

Posté par othoharmonie le 20 novembre 2011

 

Par G. de Cherville 

 

Bouvier Bernois BE.jpgNous avons rapidement esquissé les aptitudes générales du Chien, dessiné quelques traits de son tempérament, il nous reste à l’examiner dans ses facultés réflexes, chez lui caractéristiques et dominantes, plus intéressantes encore que celles qui tient de son seul instinct. Argile essentiellement malléable, le Chien est toujours disposé à recevoir et à garder l’empreinte de la créature humaine dont il aura subi le contact et c’est en cela qu’il s’élève au-dessus de tous les animaux domestiques. Supprimez les rôles qui lui sont attribués dans la chasse, dans la défense, dans la garde des troupeaux, sa valeur ne diminuera pas ; il deviendra moins utile mais il restera la bête aimante et fidèle, aspirant à l’humanité de par la grandeur et le désintéressement de son attachement à son maître, un ami pour lequel il n’y a ni bons ni mauvais jours, la ressource des malheureux, la consolation des déshérités. Le Chien gardera son prestige, tant qu’il restera sur la terre de la place pour une infortune. 

 

On se moque volontiers de ce penchant des vieux pour les bêtes, parce qu’on ne réfléchit pas que pour combler le vide, que pour donner à ce cœur humain que la fièvre de l’affection fera palpiter jusqu’à ce qu’il ait cessé de battre, il faut un aliment que les hommes ne sauraient ou ne daigneraient plus lui fournir. 

 

Je voyais un jour sous une porte cochère une bonne femme qu’entourait un cercle de badauds. Elle était assise par terre contre la muraille, elle avait sur les genoux le corps pantelant d’un Chien, qu’une voiture venait d’écraser. On me raconta le drame. La vieille femme pleurait toujours ; des assistants, les uns riaient, les autres essayaient de la consoler ; enfin levant vers une de ces âmes charitables sa figure ridée toute ruisselante de larmes : « Ce n’était qu’un Chien, je le sais bien, s’écria-t-elle : mais c’était ma petite fille morte elle aussi qui l’avait élevé, avec qui désormais pourrai-je parler d’elle ? » 

 

Appenzeller Sennenhund 01 K.jpgIl faut bien dire que les hautes qualités aimantes du Chien ne se développent que par la culture. Entre le Chien errant des rues de Constantinople et le Chacal son voisin de l’autre côté du Bosphore, la distance, permettez-moi de dire, morale, n’est pas grande. En revanche, l’instinct de tendresse, de dévouement qui sommeille au cœur de l’animal se développera, s’épanouira toujours aussitôt que l’attention humaine daignera s’arrêter sur lui ; comme ces graines de grands végétaux, enfouies depuis des années sous les dessous forestiers, il lui suffit de ce rayon de soleil pour qu’elle éclose. Les quelques exceptions de roquets rachitiques qui se montrent réfractaires à la reconnaissance ne prouvent rien contre cette règle générale. 

 

L’intelligence subit la même influence et suit la même progression rudimentaire ; dominée par l’instinct chez le Chien qui n’a avec l’homme que des rapports intermittents, comme le Chien de garde et les Chiens de meute, elle s’affirme de plus en plus vive, de plus en plus pénétrante chez ceux que leur destination met dans un contact permanent avec leurs maîtres ; c’est surtout dans l’observation des races d’arrêt que l’on peut se rendre compte de cette différence.

 

 Admirablement doué sous le rapport de la vigueur et de l’odorat, dressé avec une perfection à laquelle nous n’arrivons jamais, le Chien anglais, pointer ou setter, est le plus merveilleux des instruments de chasse, mais ce n’est qu’un outil, qui, en dehors de son rôle, ne vous surprendra jamais par quelque trait qui s’élève au-dessus de l’instinct ; cela parce que ce Chien a été tenu à l’écart, nourri dans un chenil en compagnie d’autres animaux de son espèce, contenu par une discipline de fer et n’a jamais été mis à même, par le rapprochement de l’homme, d’exercer son instinct réflecteur. 

 

Le Chien d’arrêt français, au contraire, est quelquefois un commensal et toujours un ami. S’il n’a pas ses grandes et petites entrées dans l’appartement, son maître manque rarement de le visiter tous les jours ; il le promène, il le caresse, il autorise Le Chien 16 dans CHIEN ancien_chien_d'arret_danoiscertaines petites privautés qui raccourcissent les distances établies par la nature entre le bipède et le quadrupède. Infiniment moins souple, moins réduit que son voisin de l’autre côté du détroit, il a plus d’initiative, moins passif, il est plus capable de ces improvisations qui, devenues légendaires, étonneront les générations. Il a puisé dans la promiscuité de ses relations avec son maître une dose de malice dont l’autre n’est presque jamais susceptible. 

 

Le Chien d’Elzéar Blaze, coupant l’eau avec sa patte afin de mieux saisir les émanations d’une sarcelle blessée qui venait de plonger, devait être un Chien français et peut-être même un Chien gascon ! Chien français celui qui, dans une compagnie, distingue la perdrix blessée et prend sur lui d’aller la chercher à deux ou trois cents mètres dans le buisson où elle est tombée ; Chien français, celui qui, en arrêt dans un fourré, quitte son lapin ou sa bécasse pour venir chercher son maître.  (A SUIVRE…..) 

 

 

CHERVILLE, Gaspard de Pekow marquis de (1821-1898) : Le Chien (1882). 



Saisie du texte : S. Pestel pour la collection électronique de la Médiathèque André Malraux de Lisieux (23.VII.2002)
Texte relu par : A. Guézou
Adresse : Médiathèque André Malraux, B.P. 27216, 14107 Lisieux cedex
-Tél. : 02.31.48.41.00.- Fax : 02.31.48.41.01
Mél : mediatheque@ville-lisieux.fr, [Olivier Bogros] 100346.471@compuserve.com

http://www.bmlisieux.com/ 



Diffusion libre et gratuite (freeware) 



Texte établi sur un exemplaire (BmLx : nc) de l’ouvrage Les Animaux chez eux illustré par Auguste Lançon (1836-1887) paru chez L. Baschet à Paris en 1882. 



chien_et_chat dans CHIEN

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