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Lapin et Religions

Posté par othoharmonie le 19 décembre 2012

 

Bouddha dans la peau d’un lapin.

Lapin et Religions dans LAPIN - LIEVRE 220px-cilantroDans une de ses nombreuses vies antérieures, Bouddha fut un lapin. Un jour, accompagné d’un renard et d’un ours il croisa le chemin d’un sage dépérissant de faim et de fatigue dans la neige. Alors, pour lui apporter nourriture et réconfort, les trois animaux se séparèrent et revinrent avec ce qu’ils avaient pû trouver: l’ours du poisson et le renard des fruits. Quant à lui, le lapin avait fait de vaines recherches. Il pria le sage d’allumer un feu et s’y jeta lui-même offrant son corps comme nourriture. Un peu dure comme histoire!

Le lapin dans la religion aztèque.

Vu comme ça, même si on lui porte tout notre amour (et il le mérite) on imagine mal le lapin comme objet de culte. Et pourtant les aztèques le jugèrent à sa vraie valeur.

Les anciens mexicains vénéraient les quatre cents lapins (progéniture de la même déesse) comme autant de petis dieux de l’ivresse. Quatre cents, une infinité, façons de s’enivrer et d’apprécier l’alcool. Il fut associé à la lune, l’astre lunaire est souvent représenté par une sorte de récipient en croissant rempli d’eau où on trouve la silhouette d’un lapin, et à l’agriculture. Il est symbole d’abondance et apporte la richesse car il mange à sa faim sans efforts. Géographiquement il est un signe du sud, le plateau central mexicain à haute tradition agricole: hiver sec et frais, été chaud et pluvieux. Climat changeant comme le lapin qui saute d’un côté à l’autre. Il est aussi un signe astrologique à part entière.

Parlons du lièvre.

Même s’ils ne sont éloignés par leur anatomie, nombre de chromosomes etc, et leur mode de vie, par exemple le lapin est le seul à creuser un terrier, lièvres et lapins ont des symboliques similaires. Le Christ est parfois représenté par un lièvre dont les longues oreilles ouvertes lui permette d’écouter la parole divine. En extrême-orient, on voit dans la lune un lapin qui prépare dans un mortier l’élixir de longue vie. Au Japon, le lièvre est signe de longévité. Une légende chinoise fait naitre les lapinots dans la bouche de leur maman lièvre. Dans les pays germaniques et anglo-saxons, c’est le lapin/lièvre qui apporte les oeufs de Pâques. Le lapin symbolise la fertilité, le lièvre le printemps et la saison de l’amour.

 

Pâques et l’arrivée du printemps

Pour les laïcs, Pâques est aussi une fête païenne qui célèbre l’arrivée du printemps et le réveil de la nature. Elle fait écho à de très anciens cultes de fertilité et de fécondité, pratiqués un peu partout dans le monde pour fêter le retour du printemps. On devine aisément le caractère païen de l’œuf, symbole parfait de la puissance créatrice de la vie, du renouveau et de la prospérité et de l’origine du monde.

Le mot allemand «Ostern» donné à la fête de Pâques est très révélateur des origines païennes de la fête. Il tire son origine d’une fête en l’honneur d’Astarté, déesse de la fertilité, d’où proviennent également les lapins et les œufs, symboles courant de la fertilité dans les cultures païennes.

 

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Symbolique du Lapin en chocolat

Posté par othoharmonie le 24 novembre 2012

Le lapin en chocolat est un lièvre

Le lièvre est peureux,  » être lièvre  » désigne le Couard du Roman de Renard,  » une vie de lièvre  » en exprime les tourments,  » dormir en lièvre  » signifie d’un sommeil léger. Le lièvre aime la nuit et l’attend tout le jour tapi dans l’herbe. Lié à son caractère craintif, manger de sa cervelle aurait guéri la crainte et le tremblement. Le lièvre intrigua les observateurs empiriques de la France médiévale, essentiellement rurale, qui virent en lui une sexualité débridée. Le bouquinage, la saison des amours, débute en plein hiver et dure sept mois. La décision de s’accoupler dépend de la femelle. Par défense ou par séduction, elle refuse parfois les avances de l’élu et des batailles peuvent s’engager entre les partenaires. Les naturalistes ont longtemps ignoré si les combattants étaient des concurrents ou si les femelles participaient aux combats de boxe. La hase peut s’accoupler avec un mâle alors qu’elle a déjà été fécondée par un précédent et porter deux levrauts de deux mâles différents. Les organes génitaux des jeunes sont difficiles à différencier. Pour cette raison, on le croyait homosexuel, les savants de Symbolique du Lapin en chocolat dans LAPIN - LIEVRE phpThumb_generated_thumbnailjpg.jpgLAPIN-CHOCOLAT-PAQUESl’Antiquité le disaient hermaphrodite et pensaient qu’un mâle pouvait mettre bas. Aristote voyait dans leur pilosité une preuve de leur tempérament lubrique :  » les poils poussent jusque dans la bouche  » remarquait-il.

Le lièvre dérangeait beaucoup les moralistes. En 751, le pape Zacharie décréta : « on doit éviter de manger du lièvre car il est lubrique, possédant des vices ignobles qui se transmettraient à l’homme s’il mangeait de cette chair impure. » Ce message est évoqué au clocher de la cathédrale du Puy (l’original est au musée Crozatier) sur un chapiteau qui voisine les Vertus Cardinales désignées par des inscriptions : for (itudo), justicia, pru (dencia), t(emperencia). Les vices sont représentés par le lièvre (luxure), le chien tiré par une laisse (paresse), une tête de cheval tenue par la frontale et la mentonnière du filet (défauts de l’esprit).

Dans la tradition païenne, le lièvre était le compagnon des déesses de la fécondité (fertilité) : Vénus chez les Romains, Ôstara, en pays Germanique. En Grande-Bretagne, à la fin de la récolte, on coupait le lièvre en gage de fertilité : on fabriquait une poupée en épi de blé et on l’enterrait au printemps. Avant l’évangélisation, vers le V° siècle, on vénérait Easter, déesse de la fertilité et du printemps, dont l’animal était un lièvre.

La première mission du christianisme fut de lutter contre le paganisme. Il fallait le supplanter si possible, s’implanter là où il existait, en accepter les éléments, si nécessaire. Les deux croyances se mêlèrent. À Pâques, les Chrétiens fêtaient la Résurrection du Christ, les païens célébraient leur déesse Easter et la naissance de la nouvelle année. Aujourd’hui, en anglais, on dit encore Easter pour Pâques. On offre des œufs, symbole de fertilité, des cloches parce que la voix de Dieu reste muette pendant la mort du Christ, ou un lapin en chocolat : un lièvre.

Dans la sculpture romane, la capture du lièvre symbolisa le paganisme vaincu, particulièrement en Forez, Velay et Vivarais où la tradition celtique resta puissante (loup androphage, mère nourricière aux serpents, tireur d’épine). Dans la nef de l’église du Monastier-Pin-Mories (48) un chapiteau situé en plein Sud, côté du bien, représente un chasseur qui célèbre la capture d’un lièvre en soufflant dans un cor. On le retrouve à Rouffach, en Alsace et sur le portail de l’église Saint-Gall de Bâle. À Grézieu-La-Varenne dans le Lyonnais un remarquable bénitier roman représente d’un côté une chasse au cerf (image de l’âme fuyant le mal) et de l’autre un chasseur qui brandit un lièvre : le paganisme vaincu. La poursuite contre le paganisme se rencontre en Guyenne sur les voussures des portails de Blasimon et Castelviel copié à Saint-Martin-de-Sescas (33). Lorsque les lièvres ne sont pas poursuivis par un chasseur, on peut penser qu’ils expriment un message d’avertissement : le paganisme qui court toujours. Sur la face Sud de Saint-Restitut, on rencontre les deux scènes : un chien poursuit un laporidé, un chasseur tient un lièvre par les pattes de derrière et s’apprête à l’écorcher avec un couteau tenu de la main droite.

Le Christianisme s’implanta sur toutes les fêtes païennes. Noël remplaça en 354 la célébration romaine du Soleil Invaincu, l’Epiphanie célébra l’arrivée des Mages 12 jours après Noël, ce jour-là, les Romains élisaient un roi pour fêter la fin des Saturnales, les Gaulois concluaient la période du solstice d’hiver (sol-stare = soleil immobile) pendant laquelle on nourrissait, sur de petits oratoires, les âmes des morts en voyage. Les pratiquants des religions naturalistes tentèrent de conserver la mémoire des pratiques anciennes. La Saint-Jean remplaça le solstice de juin, mais on alluma des feux pour célébrer le Soleil. Pâques devint la fête principale de la chrétienté, on continua à fêter le lièvre. La puissance de l’Eglise s’imposa, le symbole païen fut oublié, seule l’habitude resta.

Le lapin en chocolat constitue un élément palpable de la pérennité des symboles.

Lionel DIEU du site …. http://apemutam.free.fr/LIEVRE.htm

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