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Le COLIBRI au folklore martiniquais

Posté par othoharmonie le 24 janvier 2016

 

colibri-huppe
  

Il était une fois…

Qu’on ne s’attende point à trouver ici des cosmogonies ou des métaphysiques. Ni même l’expression des grandes aventures sentimentales qui marquent l’homme. La pensée comme le sentiment est un luxe.

Il était une fois, une fois de malheur, une fois de misère et de honte, un homme noir accroché à la terre noire…

Qu’on le prenne comme on voudra, c’est un peuple qui a faim. Pas un conte où ne revienne — vision de ripaille ou de saoulerie — cette obsession des ventres vides. C’est Hearn qui le signale:

«Pauvre Yé, tu vis encore pour moi d’une façon intense ailleurs que dans ces histoires de boire et de manger qui révèlent si cruellement la longue faim de ta race d’esclaves. Car je t’ai vu couper la canne à sucre sur les flancs de montagnes bien au-dessus des nuages. Je t’ai vu grimper de plantation en plantation, le coutelas à la main; je t’ai vu grimper à travers les bois grouillants de serpents jusqu’à quelque cratère éteint pour cueillir un choux palmiste, toujours affamé, toujours sans ressources»

Qu’il s’agisse de Yé, de Nanie-Rosette, du conte de dame Kélément, l’inspiration reste la même: la misère, la faim. Toujours la même revanche du rêve sur la réalité. Magnifique revanche. A nous le ciel des bombances! Et c’est à la conquérir, la bombance, qu’un Ti-Jean-l’oraison, qu’un St-Jean Bango doivent le meilleur de leur gloire. Et même quand manger n’est pas l’idéal, l’idéal reconnu par la morale, il reste du moins la tentation suprême, irrésistible, la forme la plus attrayante et la plus perfide du péché. Vous le savez, Nanie-Rosette, prisonnière du rocher, guettée par le diable pour n’avoir pas su résister à la succulence du «féroce».

Boire, manger, toujours incessamment repris, le même rêve. Ne sourions pas, à ces «naïvetés». Sous une forme de prime abord puérile, mais, en tout cas, directe, document historique d’une valeur inestimable. Quand on aura dépouillé toutes les archives, compulsé tous les dossiers, fouillé tous les papiers des abolitionnistes, c’est à ces contes que reviendra celui qui voudra saisir, éloquente et pathétique, la grande misère de nos pères esclaves.

Et voilà qui révèle le mécanisme secret du merveilleux. Quand l’homme écrasé par une société inique cherche en vain autour de lui le grand secours, découragé, impuissant, il projette sa misère et sa révolte dans un ciel de promesse et de dynamite.

Après le cycle de la faim, le cycle de la peur. Le maître et le compagnon d’esclavage, le fouet, et la délation. C’est l’époque où des aventuriers, blancs ou nègres, se spécialisent dans la chasse «aux marrons»; l’époque où les molosses fouillent ravins et montagnes; celle où la délation assure la liberté au traître. Autant dire le temps de la Peur, de la grande Peur et de l’universelle Suspicion.

D’où l’étrange et caractéristique mythologie du zombi. Tout est zombi. Lisez, méfiez-vous de tout. Leurs formes rassurantes ou charmantes? Leurre! Piège! Attention au crabe qui claudique dans la rue, au lapin qui détale dans la nuit, à la femme trop aimable et trop aguichante: zombi, zombi vous dis-je! Comprenez que contre vous, conspirent l’humanité et l’animalité et la nature toute entière.

«Zombi, écrit Hearn, le mot est plein de mystère, même pour ceux qui le créèrent… Le zombi vous trompe sous l’apparence d’un compagnon de voyage, d’un vieux camarade, comme les esprits du désert des Arabes; ou même sous la forme d’un animal».

Ne le confondez pas avec le vulgaire revenant devenu Zombi lui aussi par un abus de langage. Ne le confondez pas davantage, avec le Zombi haïtien, ce doux et consciencieux robot, ce mort vivant de bonne volonté. Autrement brutal le phénomène martiniquais. On a peur. On se méfie. De quoi? De tout. Du mal qui s’affirme, comme du mal qui se camoufle. Gardez-vous de l’être; mais encore, gardez-vous du paraître…

COLIBRIUn tambour. Le grand rire du Vaudou descend des mornes. Combien, au cours des siècles, de révoltes ainsi surgies! Que de victoires éphémères! Mais aussi quelles défaites! Quelles répressions! Mains coupées, corps écartelés, gibets, voilà ce qui peuple les allées de l’histoire coloniale. Et rien de tout cela n’aurait passé dans le folklore? Vous connaissez le conte de Colibri. Colibri, contre qui se liguent le Cheval, le Boeuf, le Poisson-Armé et Dieu lui-même. Colibri et son fidèle compagnon: le tambour!

«Pouesson-Armé fonçait toujours. Au second coup, ce fut fini.

— Mon dernier combat, dit Colibri qui tomba mort.

Pouesson Armé, en toute hâte, ramassa un grand coutelas qui traînait par là, coupa la tête de Colibri, la mit sous la pierre de taille dans la cour de la maison. Alors seulement, il prit le tambour et l’emporta». (L. Hearn. Trois fois bel conte…)

Et maintenant que reste-t-il? La Faim, la Peur, la Défaite. Le grand circuit triangulaire et ses monotones escales. Ce qui reste? Colibri, le vaillant colibri est bien mort. Son tambour ne bat plus la charge. Alors, il reste, à côté du Crapaud mutilé, à côté du Tigre, Colibri, mais Lapin le madré, le rusé, le roublard… le lâcheur. Abâtardissement de la race. Voilà le grand fait. Les solutions individuelles remplacent les solutions de masse. Les solutions de ruse remplacent les solutions de force.

Que reste-t-il? Les petits malins, les astucieux, ceux qui savent y faire. Désormais l’humanité se divise en deux groupes: ceux qui savent et ceux qui ne savent pas se débrouiller. Admirable résultat de deux siècles de civilisation!

Il était une fois un homme noir accroché à la terre noire…

Aimé Césaire et René Ménil

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La Chouette Lunaire

Posté par othoharmonie le 5 décembre 2015

: Aux temps modernes, cet oiseau est devenu un symbole de sagesse en raison de son lien étroit avec la divinité grecque Athéna ou la déesse romaine Minerve, mais son symbolisme le plus ancien, efficacement transmis par la tradition populaire, l’associait à la mort et à la destruction. Ainsi, on pensait que le cri de cet oiseau entendu de jour ou trois nuits de suite annonçait un décès. En Ecosse, la chouette portait le nom de cailleach, c’est-à-dire vieille femme, assimilé à la mort et à l’hiver.

La Chouette Lunaire  dans CHOUETTE ET HIBOU 800px-Barred_OwlAu Pays de Galles, un puissant imaginaire sexuel s’attache également à cet oiseau, puisqu’on dit que le cri de la chouette annonçait qu’une jeune femme non mariée venait de perdre sa virginité.

Dans le légendaire celte, on la retrouve dans le conte de Lleu : à partir de fleurs et de plantes, ses oncles magiciens lui réalisent une fiancée qu’ils nommèrent Blodeuwedd, c’est-à-dire « Visage fleuri » en gallois. Mais elle ne lui resta fidèle que le temps nécessaire aux fleurs pour perdre leur parfum, avant de s’éprendre d’un chasseur qui blessa mortellement Lleu d’un coup de lance. Mais ses oncles le retrouvèrent et le guérirent. Comme punition, la fiancée infidèle fut changée en chouette et, aujourd’hui encore, le mot gallois désignant cet oiseau est blodeuwedd. Blodeuwedd était une femme à l’appétit sexuel prononcé et qui suivait son instinct naturel. De bien des points de vue, l’infidélité n’était pas son fait, mais celui des hommes qui voyaient en elle la réalisation potentielle d’attentes irréalistes.

Son histoire s’apparente à celle de Lilith, issue de la terre comme Adam : étant son égale, elle refusa de s’unir à lui dans la position du coït arrière et s’enfuit de l’Eden. Dès lors, elle fut assimilée à la chouette effraie, représentée avec des pattes griffues et des ailes d’oiseau. Elle était considérée comme créative, démoniaque, symbolisant l’aspect lunaire et féminin négatif, reine de l’autre-monde, porteuse de mort infantile et la séductrice nocturne des hommes. En tant que telle, elle s’identifiait à l’autre Eve, négative celle-là, c’est-à-dire à la malédiction menstruelle qu’elle introduisait dans la création par le biais du serpent. Les deux récits montrent la vraie nature féminine qui se manifeste entre puberté et ménopause.

La chouette symbolisait les pouvoirs occultes internes et la sagesse que confère le cycle menstruel, de même que la nécessaire mutation du moi intérieur précédant le renouveau. Le Lièvre Les lièvres puis, plus tard les lapins, représentaient la fécondité, le dynamisme biologique de la croissance, du renouveau et du plaisir sexuel, de même qu’on les associait étroitement à la lune et à ses divinités. Le lièvre était notamment associé à la déesse Oestra, qui devait par la suite donner son nom à la fête de Pâques. On la représentait avec une tête de lièvre et les animaux qui l’accompagnaient pondaient les œufs de la vie nouvelle pour annoncer la naissance du printemps – une image que nous retrouvons dans le « Jeannot lapin » pascal. Norse, divinité lunaire scandinave et Freyja, déesse de l’amour et de la fécondité, étaient toutes deux assistées de lièvres, comme l’était Vénus, divinité romaine.

On dit par ailleurs que les motifs visibles à la surface de la pleine lune tracent le portrait d’un lapin ou d’un lièvre, tandis que la tradition orientale montre que cet animal tire sa fécondité de la contemplation de l’astre nocturne. On l’associait aussi aux facultés féminines et lunaires que sont divination, transmutation, folie inspirée et sexualité. La reine celte Boudicca élevait un lièvre pour la divination : avant une bataille et afin de prédire son dénouement, elle le lâchait de sous son manteau et observait la voie qu’il suivait. L’association du lièvre et de la sexualité est parvenue jusqu’à nous, trouvant à s’exprimer dans le concept d’employée de boîte de nuit habillée en lapin (bunny girls). Il est possible qu’en raison de ces connotations « indésirables » l’église médiévale ait regardé le lièvre comme un animal de mauvais augure.

Dès lors, on associa les lièvres aux sorcières et on ne pouvait tuer celle qui en avait pris l’apparence qu’avec un crucifix d’argent ou, plus tard, avec une arme tirant des balles fabriquées dans ce même métal. La déesse noire Aux temps préhistoriques, l’image de la source de vie était celle d’une divinité que l’on considérait à la fois comme la matrice de transformation et comme le dynamisme générateur et créateur de l’univers et de toute vie. Elle était perçue comme la force vitale permanente et invisible de l’univers ; sa manifestation physique était la création.

On observait l’expression de ces images dans le cycle lunaire. La divinité manifestée était perçue dans les trois phases lumineuses de la lune en tant que trinité : croissance-réalisation-déclin, traduisant ainsi le caractère transitoire du cycle des saisons et de la vie. La divinité non manifestée correspondait à la phase de nouvelle lune, à la matrice, à l’invisible et permanente source de vie. Les représentations ultérieures de la déesse lunaire la montraient comme une trinité au lieu d’une divinité tétramère, non parce qu’on en ignorait l’aspect occulte, mais parce qu’elle était invisible à l’œil humain, de façon identique à la phase de nouvelle lune. Elle s’identifiait à l’obscurité de l’invisible, du non manifesté, à la source de vie porteuse de potentialités et à la pure conscience qui se profilait derrière la trinité lumineuse.

Chouette lunaireSes ténèbres symbolisaient l’essence du cycle dans sa totalité, puisque les phases lumineuses ne pouvaient être comprises, si ce n’est par comparaison à l’obscurité. L’image de la divinité de la vie et de la mort, de l’obscurité et de la lumière perçue comme un cycle lunaire complet présentait un clivage, la déesse noire symbolisant les énergies destructrices tandis que la mort séparée de son autre aspect, positif celui-là, représentait les énergies constructives et la vie. Ainsi, l’image féminine de mort et de destruction n’était plus suivie de celle, compensatrice, du retour à la matrice universelle pour renaître, aussi le cycle lunaire vie-mort-renaissance était-il rompu.

En dernier ressort, l’image du féminin divin se polarisa : d’un côté l’éclatante divinité de la vie et, de l’autre la terrifiante déesse infernale qui amenait avec elle le principe de mort irrévocable. La puissance sexuelle intense et l’énergie destructrice éprouvées par les femmes au cours de leurs cycles menstruels fusionnèrent dans l’image de divinité guerrière assoiffée de sang. Le caractère créateur des énergies en cause fut ignoré et l’image sexuelle farouche, évoquant la folie sanguinaire s’exprima par le biais de divinités comme Ishtar, Sekhmet et Morgane. C’est alors que la mère accueillant la mort fut perçue comme maléfique, s’adonnant à la destruction absurde pour le seul plaisir de détruire.

Le couple « sexe et violence » se perpétue d’ailleurs au sein de notre société moderne au travers des films et des livres, et dans les nombreux viols accompagnés de violence sexuelle. Ainsi l’image originelle dans laquelle sexualité créatrice et mort s’entrelaçaient fut atrocement déformée : si, en tant qu’élément porteur de changement, on considère l’Ange Exterminateur d’un point de vue linéaire, il est effrayant ; mais si on considère vie et mort comme un cycle perpétuel, l’Exterminateur devient la voie vers une existence et une croissance nouvelles.

La mythologie a souvent restreint le rôle des divinités soit à celui de bonne « mère génératrice de vie » soit à celui d’effrayante « déesse de la mort », mais ces images portent souvent la marque du cycle complet. Ainsi Hécate, divinité grecque de la nouvelle lune était reine des sorcières et divinités de la mort. Représentant la face cachée de la lune en fin de phase décroissante, elle était la protectrice de la divination, des rêves, de la magie, mais aussi celle de l’énergie montant des ténèbres intérieures suivies de son cortège de visions, de compulsions, d’inspiration extatique et de folie destructrice. Reine des morts, Hécate brandissait le flambeau de la régénération et de la renaissance.

Dans d’autres récits, elle portait un bandeau éclatant et montrait un cœur tendre ; c’est elle qui manifesta sa compassion pour la peine éprouvée par Déméter après l’enlèvement de Perséphone. Elle faisait l’objet d’un culte en tant que représentation triple, notamment aux carrefours où les quatre voies symbolisaient les quatre phases lunaires. Ainsi, à l’approche de l’un d’eux, trois directions possibles s’offrent à notre vue, mais la quatrième reste invisible sous nos pieds. Athéna, divinité vierge symbolisant sagesse et intelligence, véhiculait également des images reflétant son côté ténébreux.

La tête de Gorgone lui était étroitement associée puisqu’elle ornait son bouclier ou son égide. La légende rapporte que la Gorgone correspondait à Méduse, une femme à chevelure de serpents dont le regard fixe et mortel pétrifiait les hommes. Son sang tuait ou faisait renaître, selon la veine d’où il provenait. Son visage entouré de reptiles ondulants évoquant une vulve fit d’elle un symbole de renouveau et de mort, mais aussi sexuel, régénérateur, et créateur. Athéna était également représentée accompagnée d’une chouette, évocation de la mort et de la faculté de prophétie. On peut donc considérer Hécate et Athéna comme rassemblant, dans une certaine mesure, d’autres aspects des phases lunaires, mais symbolisées en divinité unique.

La descente d’une divinité au royaume des morts pour amener avec elle vie nouvelle et connaissance est un thème qui revient souvent dans la mythologie ; il reflète le cycle des saisons, de la lune et de la femme.

Dans le légendaire grecque, Perséphone, fille de Déméter, divinité symbolisant les céréales, fut enlevée aux enfers. Sa mère, dans son chagrin, priva le monde des énergies de fécondité et de croissance jusqu’à ce que sa fille fut retrouvée. Perséphone ne pouvait réintégrer totalement le monde des vivants que si elle ne ramenait rien des enfers ; or, elle avala quelques semences de grenade, geste qui l’obligeait à retourner aux enfers une fois par an. Perséphone, ou Coré, était la Compagne du blé en tant que graine et plante, alors que Déméter incarnait le blé lui-même. Ce récit exprime le principe unificateur du cycle lunaire, selon lequel l’enfant né de la mère est fait de la même substance qu’elle.

La coupe du blé, donc sa mort, ne tue pas la graine qui permettra la repousse, mais c’est un geste nécessaire au renouveau de la vie. Aussi Perséphone, à l’instar du grain de blé, séjournait-elle aux enfers, devenant ainsi reine des morts, jusqu’à ce qu’elle renaisse au printemps. On peut aussi voir dans sa descente aux enfers une analogie avec le cycle menstruel pour demeurer dans l’obscurité de la menstruation. Comme Eve, Perséphone cueille le fruit rouge pour s’intégrer désormais à un cycle comportant trois étapes successives : retrait, renouveau des énergies et descente aux enfers. A ce moment, au-dessus d’elle, dans le monde des vivants, Déméter rappelle les énergies de fécondité, faisant place à l’hiver, exprimant ainsi l’union existant entre le cycle féminin et celui de la Terre.

 Au moment de ses règles, la femme vit une phase d’intériorisation énergétique aux dépens de son investissement extérieur ; elle est plus orientée vers la conscience introspective, favorisant ainsi son évolution et sa compréhension du monde afin de réinvestir dans l’univers quotidien la connaissance ainsi acquise. Donc Perséphone et la femme en période menstruelle vivent-elles un hiver caractérisé par le retrait des énergies de fécondité.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsLa première descente dans les ténèbres est nécessaire pour que la vierge devienne mère. Ces descentes menstruelles successives lui permettent d’accueillir à nouveau la partie la plus jeune de son être afin de revivre. Descendre chaque mois, accompagnée de Perséphone, c’est pour nous descendre dans l’enfer du subconscient afin d’approcher davantage la source de toute vie, de toute conscience, ainsi que donner un sens à la vie et la comprendre. Le récit de L’Eveil suit la voie empruntée par Eve lors de sa première descente. La Dame Rouge est l’Enchanteresse, c’est-à-dire la belle-mère maléfique qui met fin à l’enfant en l’ouvrant aux facultés que confère la féminité. La Dame Rouge est détentrice des dons d’imagination, de magie, de transformation et d’authenticité. Dans l’obscurité, sa vue engendra chez Eve affolement, compulsion, inspiration extatique, ainsi que dynamisme énergétique et sexuel. Eve est appelée par la Mère des Ténèbres à transmuter son énergie pour créer à partir de la destruction et faire sortir la lumière de l’obscurité. Par cette descente, Eve constate l’existence de deux mondes, l’un visible et quotidien, l’autre invisible et intérieur. Comme la divinité préhistorique, elle appartient à ces deux univers et chaque mois elle évolue dans l’espace qui les sépare. Sa première descente inaugure le déroulement des cycles de renouveau qui l’accompagneront entre puberté et ménopause.

EXTRAIT DE LA FEMME LUNAIRE de Miranda Gray -Editions Jouvence

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Les canards célèbres

Posté par othoharmonie le 17 octobre 2015

 

 

Canard célèbreDans la langue du journalisme, on appelle canard une bourde, une chose absurde présentée avec toutes les apparences de la vérité, quelquefois même appuyée de dissertations historiques ou scientifiques qui semblent de nature à écarter toute accusation de supercherie.

Le mot canard a pénétré dans le langage courant pour désigner une fausse nouvelle, une mystification.

Un auteur contemporain donne au canard l’origine suivante :

« Pour renchérir sur les nouvelles ridicules que les journaux de France lui apportaient tous les matins, un journaliste belge imprima, dans les colonnes d’une de ses feuilles, qu’il venait de se faire une expérience très intéressante et bien propre à caractériser l’étonnante voracité du canard. Vingt de ces volatiles étant réunis, on hacha l’un d’eux avec ses plumes et on le servit aux autres qui le dévorèrent gloutonnement. On immola le deuxième, qui eut le même sort, puis le troisième, et enfin successivement tous les canards, jusqu’à ce qu’il n’en restât plus qu’un seul, qui se trouva ainsi avoir dévoré les dix-neuf autres, dans un temps déterminé et très court. Cette fable, spirituellement racontée, eut un succès que l’auteur était peut-être loin d’en attendre. Elle fut répétée par tous les journaux de l’Europe ; elle passa même en Amérique, d’où elle revint chargée d’hyperboles. On en rit beaucoup, et le mot canard resta pour désigner les nouvelles invraisemblables que les journaux offrent chaque jour à la curiosité de leurs lecteurs. »

L’origine du canard nous semble beaucoup plus ancienne. L’auteur d’un ouvrage publié en 1605, dédié à Sully et intitulé : Histoire admirable des plantes et herbes esmerveilleuses et miraculeuses en nature, dit très gravement qu’il existe un arbre dont la moëlle est de fer, et d’autres arbres dont les fruits tombés dans les eaux se changent en poissons et les fruits tombés sur terre se transforment en oiseaux volants. Il parle surtout d’un arbre, lequel estant pourry produit des vers, puis des canards vivans et volans. Du Bartas, le poète de l’époque, a chanté cet arbre merveilleux.

….. Dans les glaneuses campagnes
Vous voyez des oysons qu’on appelle gravagnes,
Qui sont fils (comme on dit) de certains arbrisseaux
Qui leur feuille féconde animent dans les eaux.
Ainsi le vieil fragment d’une barque se change
En des canards volans : ô changement estrange!
Même corps fut jadis arbre verd, puis vaisseau,
Naguère champignon et maintenant oiseau.

Il est très probable que le volatile, si singulièrement engendré, dont parlent Du Bartas et le naturaliste, son contemporain, n’est autre que la macreuse (canard de mer). En effet, pendant longtemps, les marins, n’ayant jamais pu découvrir de nids de macreuses — par la raison que ces oiseaux font leurs nids dans les régions les plus froides du globe — ont prétendu que la macreuse prenait naissance dans les coquillages attachés aux débris des vaisseaux. Le nom scientifique de la macreuse prouverait même que les savants partagèrent, jusqu’à un certain point, cette croyance : en effet, ils l’ont appelée anatife ou anatifère, deux mots latins anas (canard) et ferre (porter). Les marins de nos jours donnent encore le nom de graine de canards à un coquillage qui s’attache particulièrement aux carènes des vieux navires.

Ne pourrait-on pas admettre que la croyance relative à la macreuse, tournée plus tard en ridicule, amena l’emploi du mot canard avec le sens figuré qu’il a pris dans la conversation. Usité d’abord parmi les marins, il aurait passé ensuite dans le langage populaire, et l’histoire du journaliste belge, qui probablement connaissait la légende du canard de mer, l’aurait fait pénétrer dans la langue du journalisme, où il a fait fortune.

Quoiqu’il en soit, les journaux de notre époque, même les plus sérieux, se livrent avec un zèle infatigable à l’éducation du canard. Telle absurdité plaisante, sortie du cerveau d’un journaliste, entre deux verres de Champagne, est servie le lendemain au public avec une gravité et un appareil de mise en scène qui trompent quelquefois les gens du métier eux-mêmes.

Le canard le plus célèbre est, sans contredit, celui auquel on a donné le nom de serpent de mer, du Constitutionnel. De temps à autre, ce journal, peu plaisant s’il en fut, publie un article constatant, avec preuves à l’appui, que les passagers de tel navire, commandé par le capitaine un tel, ayant à son bord tel ou tel savant, ont aperçu, dans les eaux de telle mer, un monstrueux serpent dont ils ont pu reconnaître exactement les formes, les mouvements et les caractères distinctifs. L’article, assaisonné aux meilleures sauces, dans les cuisines de la rédaction, est servi tout chaud aux lecteurs émerveillés. Les initiés rient dans leur barbe, et les autres croient avoir ajouté un beau fleuron à leurs connaissances en histoire naturelle.

Le serpent de mer du Constitutionnel a fait si bonne route qu’on dit souvent : c’est un serpent de mer au lieu de : c’est une fausse nouvelle, une plaisanterie.

Ce n’est pas que le serpent de mer n’existe que dans l’imagination des journalistes en bonne humeur, comme beaucoup sont portés à le croire. Cet animal n’est pas un mythe, et nous aurons occasion de lui consacrer un article.

Les canards ne sont pas toujours à l’adresse des naïfs et des ignorants. L’Académie des sciences elle-même en a avalé plus d’un, et du plus beau plumage; témoin l’histoire suivante, qui vaut la peine d’être racontée.

Les canards célèbres dans OIE ET CANARD 220px-1993_06_theatre_donald_duckLe célèbre Ampère était aussi distrait que savant. Un jour, il devait lire, à une séance de l’Académie, un rapport sur une question de la plus haute importance. Arrivé à l’Institut, quelques minutes seulement avant l’ouverture de la séance, Ampère s’aperçut qu’il avait oublié chez lui le rapport qu’il devait lire. Très contrarié de cet oubli, il s’arrêta sur la première marche de l’escalier et se mit à réfléchir à ce qu’il devait faire. Machinalement, sa main s’était posée sur la pomme de marbra de la rampe où le soleil dardait à ce moment de chauds rayons. Il remarqua que le côté de la pomme exposé au soleil était relativement chaud, tandis que l’autre côté, placé à l’ombre, avait la froideur ordinaire du marbre. Il remarqua en outre que la pomme, légèrement dévissée, pouvait faire un demi-tour de plus sur elle-même. Il lui fit faire ce demi-tour, de façon que le côté chaud se trouvât à l’ombre et le côté froid au soleil. Alors un sourire narquois apparut sur ses traits, et montant dans la salle où l’attendaient ses collègues déjà réunis, il leur dit : « Messieurs, avant de vous donner lecture de mon rapport, j’ai hâte de vous faire constater un phénomène étrange. » Il les conduisit alors au pied de l’escalier, leur fit toucher la pomme merveilleuse, froide du côté du soleil et chaude du côté de l’ombre, et s’amusa pendant plus d’une heure de leurs exclamations de surprise et des explications que la plupart donnaient incontinent. L’Académie rentra en séance, et, sans plus penser au rapport que devait lire Ampère, mit à l’ordre du jour cette question : « Pourquoi une pomme de marbre, exposée au soleil, reste-t-elle froide du côté où dardent les rayons solaires, et devient-elle chaude du côté placé à l’ombre ? »

Pondant plusieurs mois, bon nombre d’académiciens s’escrimèrent à expliquer le phénomène, mais pas un n’eut l’idée de s’assurer de la véracité du fait, en exposant une pomme de marbre au soleil. Le plus curieux de l’affaire, c’est qu’Ampère lui-même présenta à ses collègues un mémoire où il prétendait donner une explication irréprochable au point de vue de la science. Un beau jour enfin, la piste fut éventée, les rieurs eurent beau jeu et Ampère se fit, à l’Académie des sciences, des ennemis irréconciliables.

Une aventure du même genre advint, il y a quelques années, à une académie de province. Un chroniqueur l’a racontée comme il suit :

« S’il m’en souvient bien, c’était à… ne nommons pas la ville. Respect aux académies malheureuses ! Un jour, le président arriva rouge d’émotion, et tout haletant de joie :

» Messieurs et honorés collègues, dit-il, je viens vous proposer de décerner à l’un de nos compatriotes, le docteur V…, chirurgien de marine, en ce moment à Chandernagor, un diplôme de membre correspondant. Le docteur V… doit prendre rang désormais parmi les plus illustres bienfaiteurs de l’humanité. Il vient d’inventer une manière de guérir les fractures des membres, qui ouvre une voie nouvelle et brillante à la chirurgie. Voici la lettre que j’ai reçue de lui tout à l’heure :

« Mon cher maître, ce matin, un matelot, tombé du haut d’une vergue sur le pont, s’est brisé la jambe gauche. Il gisait sans pouvoir se relever, quand un de ses camarades accourt et entoura le membre fracturé de ficelle goudronnée. Aussitôt le blessé, qui n’avait donné aucun signe de douleur, se relève et reprend immédiatement son service, comme s’il ne lui fut rien arrivé. Je compte bien désormais user d’un moyen aussi héroïque, quand pareil cas se renouvellera. »

L’Académie, à l’unanimité des suffrages et par acclamation, accorda le diplôme demandé.

» Le président se hâta d’écrire à Chandernagor pour annoncer au docteur V… la glorieuse marque de sympathie et d’admiration que lui décernait l’élite savante de ses concitoyens.

» Le docteur répondit :

« Merci à vous et à l’Académie, mon cher maître. A propos! J’étais si pressé l’autre jour en vous écrivant, que j’ai oublié de mentionner un détail peu important, sans doute, mais qui complète l’observation chirurgicale qui me vaut tant d’honneur. La jambe cassée du matelot était une jambe… de bois. »

Le canard n’a quelquefois d’autre but que de faire courir les gens. C’est alors une sorte de poisson d’avril. Un journal annonça un jour que le puits de Grenelle lançait dans ses gerbes d’eau de beaux petits poissons rouges, tout prêts à être mis en bocal, et que le gardien du puits les cédait à un prix modéré. Il vint des acheteurs. Un autre annonça que désormais le public serait admis à visiter l’intérieur de l’obélisque : il se présenta des visiteurs. Un troisième rapporta que, dans les fouilles faites à Alise, on avait retrouvé une paire de pistolets qui, grâce à une inscription, étaient reconnus pour avoir appartenu à César. Le public pourrait aller admirer ces pièces rares au musée de Cluny, où le gouvernement les avait fait déposer. Et il vint au musée de Cluny des curieux qui demandèrent à voir les pistolets de César.

Image illustrative de l'article Le Canard enchaînéA un degré moins élevé de l’échelle sociale, le canard est un puissant élément de succès pour les exhibiteurs de curiosités qui parcourent les foires et les fêtes de banlieue. Nous avons vu le prospectus d’un Musée antique qui annonçait, entre autres merveilles : un pépin de la pomme qu’Eve offrit à Adam — le plat sur lequel Esaü mangea les lentilles qui lui coûtèrent si cher — un morceau de la mâchoire d’âne avec laquelle Samson assomma tant de Philistins — le glaive avec lequel Judith trancha la tête à Holopherne — la queue du chien d’Alcibiade — le cheveu qui tenait suspendue l’épée sur la tête de Damoclès, etc.

Qui de nous est sûr de n’avoir pas, plus d’une fois, avalé des canards, absolument comme il arrive aux habitués des restaurants de Paris de manger du chat pour du lapin et du cheval mariné pour du sanglier?

issu du site : Le dictionnaire des curieux

 

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Voûte étoilée et Héron cendré

Posté par othoharmonie le 13 janvier 2013

Voûte étoilée et Héron cendré dans HERON heron-cendreJe reproduis ce jour un article sur le symbolisme entre la conscience de la Nature et ce qu’elle est pour l’homme lui-même.

  » Mais enfin quel lien entre ces trois éléments qui pris isolément semblent tout à fait disparates ?

 Alors que le froid devient plus vif encore, je me promène toujours le long du canal sur le chemin de halage. Je suis désormais familier des animaux que je vois le long des berges : les colverts, les rats musqués, les poules d’eau, les lapins… et les hérons cendrés.

 Perdu dans mes pensées, je ne peux m’empêcher d’admirer la belle robe de ces hérons toute faite d’un gris lumineux et de blanc profond. Mais ce qui m’impressionne (au sens fort du terme) le plus c’est leur station avec leurs pattes bien calées à terre, en général sur de petits promontoires. C’est aussi leur occupation favorite qui consiste à observer continuellement tout ce qui se passe pour se prévenir des dangers mais surtout sans doutes pour surveiller leurs petits qui ne sont jamais très loin. Et lorsqu’ils prennent leur envol, ils prennent toujours la même trajectoire : celle de l’axe du canal et ils ne s’envolent jamais très haut dans le ciel. Ils sont comme rattachés au niveau du sol…

 Et ce qui se passe dans mon imaginaire, c’est que les hérons sont si différents de nous dans la mesure où bien souvent nous nous déportons soit vers le ciel soit vers la terre profonde : je pense alors à la voûte étoilée pour le ciel, au pavé mosaïque pour la terre. Nous vivons (je vis) sans cesse la dualité et souvent très mal parce que nous acceptons voire nous favorisons bien malgré nous une tension entre deux éléments qui paraissent irréconciliables.

 Alors que lui le héron fait preuve à l’envi d’un comportement équilibré et réaliste. On l’envierait presque !

 Car tout le monde comprend bien au départ que le pavé mosaïque évoque tout de suite l’opposition des contraires, la dualité qui réside en chaque être… mais est-ce seulement un aspect binaire qui anime notre vie?

 Non, car nous pouvons faire de ces contrastes, ces oppositions un atout formidable pour créer la complémentarité, rassembler ce qui est épars et le mettre à profit. C’est une quête perpétuelle, un effort continu pour faire face aux passions qui nous animent.

 On déambule, certes, mais on progresse sur le chemin à la recherche de l’étoile tout là-bas, mais en veillant à maintenir l’équilibre entre nos désirs et la satisfactions de ceux-ci…

 Et c’est comme cela que j’envisage l’avenir. Sorti ce matin vers deux heures, mes yeux se lèvent vers la voûte étoilée. Je recompose le septentrion qui est aussi une image de la perfection par le trois et le quatre réunis… je retrouve l’étoile du berger qui illumine en son point toutes les constellations. Loin de me décourager, je repense au gris de cet animal si noble, si équilibré dans ses fonctions propres…

 Et je me dis, un peu poétique certes : pourquoi ne pas envisager mon futur proche dans cette recherche permanente d’harmonie, de fraternité et d’idéal ? Tout en progressant sur un chemin et en étant réaliste car celui-ci est long, parsemé d’embûches mais éclairé par une lampe si mystérieuse… « 

A lire ici 

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Lapin et l’élément Bois

Posté par othoharmonie le 16 décembre 2012

lapin de bois, lapin de feu, lapin de terre, lapin de métal ou lapin d’eau ?
Le lapin parmi les cinq éléments 

  • Lapin-bois :
    c’est le plus généreux, le plus compréhensif et le plus charitable des lapins. Il aime travailler en groupe et se sentir partie intégrante d’une collectivité, mais il craint l’autorité individuelle face à laquelle il esquive et fuit de manière très élégante.

Lapin et l'élément Bois dans LAPIN - LIEVRE lapinCorrespondant à la planète Jupiter, c’est le plus bénéfique des éléments car il signifie développement, longévité et sagesse, c’est aussi l’élément du printemps.
Souple et élastique, se prêtant à mille utilisations, le bois caractérise les individus simples et expansifs, généreux et agités.

Les personnes de type bois sont novatrices et imaginatives, et sont en général pleines de vie et de vitalité, créatrices mais qui risquent de se disperser, et sont souvent incapables de trouver rapidement leur voie et de terminer ce qu’ils entreprennent.

Ils aiment participer, collaborer, découvrir des nouveautés pour les offrir et les diffuser.
Ils vouent une adoration à la nature, les enfants et les animaux.

Ils cèdent parfois à des mouvements de colère et d’impatience, et ont tendance à négliger leur corps, n’étant pas très préoccupé par l’élégance et se laissant aller à des excès de nourriture et aux plaisirs des sens.

Les professions intellectuelles sont celles qui leur conviennent le mieux, mais peuvent s’avérer aussi d’excellents agriculteurs, vétérinaires, menuisiers ou cuisiniers.
Bien qu’ils n’aient pas de vrais problèmes relationnels, ils préfèreront des collaborateurs de type eau qui les encouragent et de type feu qu’ils favorisent en leur donnant de précieuses idées.

Il peut y avoir hyperactivité du foie, qui est l’organe associé au bois, et il faudra faire attention à une tendance à se faire mal par manque d’attention, et surveiller les yeux.
Pour être en harmonie , les individus bois doivent plutôt se diriger vers l’est lorsqu’ils étudient ou travaillent, et pour se ressourcer rien ne vaudra jamais mieux pour eux, qu’une ballade en forêt ou le contact avec le tronc des arbres sera une véritable source d’énergie.

L’acidité est la saveur associé au bois, et leur couleur le bleu-vert.
Des pierres de la même couleur, telles que la jade, la turquoise et l’émeraude pourront leur servir de porte-bonheur, ainsi bien sûr que des bracelets ou colliers en bois.

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Lapin et l’élément Feu

Posté par othoharmonie le 16 décembre 2012

lapin de bois, lapin de feu, lapin de terre, lapin de métal ou lapin d’eau ?
Le lapin parmi les cinq éléments 

 

  • Lapin-feu :
    plus émotif et impétueux, il parvient à cacher ses tempêtes intérieures. il aime les divertissements, dans les quels il se jette avec un esprit extraverti. Il s’exprime bien et s’impose habilement dans les situations les plus diverses.

Lapin et l'élément Feu dans LAPIN - LIEVREC’est l’élément de l’été, saison ou tout mûrit et s’accomplit, en étroite relation avec la chaleur de la planète Mars.
Les personnes feu sont positives mais parfois violentes, elles ont tendance à se distinguer et à dominer les autres.
Fier, susceptible, courageux, un individu de type feu passe de l’agressivité à la joie débordante, parle beaucoup, chante et rit souvent.
Dès le début de sa vie, il manifeste une mentalité de chef, il est sûr de lui, décidé et déterminé à influencer positivement les autres en les incitant à agir.

Ambition peut être le mot clé de cette personnalité.
Cela implique un goût certain pour l’aventure, l’action, les risques et un tempérament passionné.

Les obstacles et les dangers le stimulent, mais dans ce cas ses réactions peuvent être violentes, montant ainsi des formes d’égoïsme et d’insensibilité.
Il a donc du mal à accepter, ne sait pas se contrôler et abuse souvent de ses forces
. Parfait dans le rôle de militaire, de sportif, de leader, il ne s’entend avec les autres que si ceux-ci se soumettent à son charisme.

Il aime les énergies des personnes de type bois, qui mettent leur talent à son service, et il donne à celles de type terre la force nécessaire pour avancer.

Le type eau à tendance à éteindre son enthousiasme alors que le type métal, qu’il veut dominer, le mettent à l’épreuve et leur dureté consomme ses énergies.
L’organe le plus sensible est le cœur, attention donc aux palpitations et tachycardie, le feu devra aussi surveiller l’intestin grêle et les oreilles.

Pour vivre en harmonie avec leur élément, le type feu doit essayer de s’orienter vers le sud dans ses activités.

Le soleil apportera de la vigueur, que la personne feu pourra utiliser pour se dynamiser à l’aube ou au crépuscule, mais jamais pendant la journée.
La saveur du feu est l’amertume et leur préférence va aux couleurs vives, parmi lesquelles le rouge dominera.

Rubis, grenat et hématite seront de bons talismans, et l’encens et les bougies le soutiendront pendant l’hiver.

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Lapin et l’élément Terre

Posté par othoharmonie le 16 décembre 2012

lapin de bois, lapin de feu, lapin de terre, lapin de métal ou lapin d’eau ?
Le lapin parmi les cinq éléments 

  • Lapin-terre :
    c’est un lapin aux idées bien claires, rationnel et réfléchi. Très équilibré et plus réaliste mais peut être moins indulgent pour ses semblables. Il utilise au mieux ses ressources pour parvenir à ses fins mais son problème reste une tendance excessive au repli sur soi.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsDans la cosmologie chinoise, la terre n’a pas de saison ni de direction propres, mais elle est associée au centre et, du point de vue du calendrier, à ce que les chinois appellent la cinquième saison, c’est à dire les deux ou trois dernières semaines des quatre autres saisons.

La terre est l’élément de la stabilité, de l’esprit pratique mais en excès, elle rend les gens conservateurs, méfiants et obstinés.

L’individu de type terre est patient et humble, il travaille avec constance et méthode à sa propre réalisation, sans jamais s’accorder de divertissement.

Ne craignant pas l’effort, il peut se révéler aussi avide et égoïste qu’il est fiable et prévoyant.
Son plus grand défaut est un pessimisme qui éteint toute espérance.
L’organe lié à son élément est la rate, qui souffre souvent d’une activité mentale trop intense.

Sérieux et doté d’un esprit de déduction remarquable, il aime planifier, administrer, mais il déteste la nouveauté et l’imprévu.
Fidèle et protecteur en amour, le terre sait être une personne sur laquelle l’on pourra toujours compter.

Le feu est fait pour les professions prenantes, nécessitant habileté et méthode, à condition qu’elles n’exigent ni initiative ni autorité et qu’il ne s’agisse pas de fonctions de direction, que les personnes terre fuient par timidité.

Elles s’entendent bien avec les individus métal, auxquels elles donnent une certaine stabilité et avec celles de type eau, qu’elles peuvent endiguer et diriger habilement.
Les relations seront plus problématiques avec les personnalités bois, qu’elles étouffent, ainsi que les êtres feu qui les fatiguent énormément.

Saturne est la planète qui influence les personnes de type terre.
Ces personnes devront tenter de maîtriser l’anxiété qui les dévore, elles devront se méfier de l’air humide et éviter les excès d’aliments sucrés, saveur qui est associée à leur élément.

Leur point faible est l’estomac, leur digestion est laborieuse et devront donc faire attention à leur régime alimentaire.

Un séjour à la montagne, marcher pieds nus, se relaxer sur le sable ou s’étendre dans un champ seront toujours bénéfiques à une personne terre.
Leur couleur est le jaune, et elles le porteront en pierres comme l’ambre, le topaze, le quartz citrin ou des bijoux en terre cuite.

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Lapin et l’élément métal

Posté par othoharmonie le 16 décembre 2012

lapin de bois, lapin de feu, lapin de terre, lapin de métal ou lapin d’eau ?
Le lapin parmi les cinq éléments 

  • Lapin-métal :
    ambitieux et astucieux, il accorde beaucoup d’importance à l’aspect intellectuel des personnes avec lesquelles il est en contact. Ce lapin ne s’émeut pas facilement hormis devant la beauté et l’art. Il a tendance à s’affirmer très tôt dans la vie mais continue longtemps à souffrir d’inhibition non avoués.

Lapin et l'élément métal dans LAPIN - LIEVRE brachylagus_idahoensis1En occident, Vénus est la divinité astrale féminine de le réalisation artistique et de l’amour, en Chine elle symbolise l’esprit guerrier associé au métal.
Le métal est l’élément de l’automne, saison de la récolte et de la plénitude.
La personnalité des individus de ce type est très ambivalente, malléables pour ceux qui savent les prendre, belliqueux et tranchants avec tous les autres, ils sont plus efficace dans la solitude.

Décidés et rigides, s’exprimant avec force, les personnalités métal sont «  tout d’une pièce », artisans de leur destin, intransigeants, aimant la compétition et sourds à toute proposition de compromis.

Pour le métal, le plus important c’est l’indépendance, inutile donc d’essayer de les influencer et encore moins de les aider, car leur obstination et leur irrationalité les poussent à refuser les interventions.

Ils préfèrent compter sur leurs propres forces, car vigoureux et bien adaptés aux efforts prolongés, rien ni personne ne les effraie.

Attirés par l’argent, ambitieux et calculateurs, les êtres métal ne reculent devant aucun moyen pour parvenir à leurs fins, ils peuvent même rompre avec leur passé si quelque chose ou quelqu’un s’oppose à leur indomptable volonté.

Doués pour les professions qui leur permettent de manier leur élément : orfèvre, assureur, banquier, mineur, forgeron, chirurgien ; ils apprécient les situations qui leur permettent de se mettre en valeur au détriment d’autrui.
Peu intéressés par les sentiments, ils ne se laissent guère émouvoir par les problèmes des autres.

Ils utilisent et soumettent les individus de type bois, alors qu’ils stimulent les personnes eau, en leur donnant l’élan nécessaire, mais les seuls qui puissent vraiment les faire plier sont les individus de type feu, qui vainquent leur froideur et leur dureté grâce à leur enthousiasme contagieux.

Le poumon est leur organe, et ils sont très sensibles aux écarts de température et aux carences alimentaires, ainsi la saveur piquante, qui est celle qu’ils préfèrent, stimulera leur appétit.

L’ouest est leur direction et les personnes de type métal porteront souvent des vêtements blancs et passeront leurs vacances à visiter des villes, des foires ou des expositions.

Elles porteront des métaux en tout genre ou des pierres dures et blanches comme le cristal et le diamant.

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Lapin et l’élément eau

Posté par othoharmonie le 16 décembre 2012

lapin de bois, lapin de feu, lapin de terre, lapin de métal ou lapin d’eau ?
Le lapin parmi les cinq éléments 

  • Lapin-eau :
    trop d’imagination et pas assez de communication. C’est le plus sensible, le plus émotif et le plus pacifique des lapins, mais aussi le plus fragile. Eternellement indécis et soupçonneux, il rumine longtemps ses problèmes. Ce lapin jouit d’une excellent mémoire et de qualités extrasensorielles.

 

Description de cette image, également commentée ci-aprèsC’est le plus froid et le plus obscur des éléments, il est associé à l’hiver, à la vieillesse et à la planète Mercure qui, en Chine, régit les communications et les émotions profondes.
L’individu marqué par l’eau est très sensible mais insondable.
Il est bon, émotif, très vulnérable, il craint les critiques et pour s’en protéger agit en cachette.
Communicatif et sympathique, éloquent mais toujours discret, il sait venir à bout des obstacles sans se faire remarquer, avec une diplomatie et une constance admirables.

Il arrive à pousser son prochain et le diriger sans avoir l’air de la contraindre, donnant même parfois l’impression d’attendre et de subir.

Flexible et plutôt conciliant, il risque, si l’influence de l’eau est trop grande, de devenir influençable et passif.

Son manque d’énergie peut constituer un problème pour l’être de type eau, s’il n’apprend pas à compenser par une force intérieure provenant de la méditation et de la communication avec son moi profond.

La peur guide son existence, inquiète, dramatique mais souvent vécue dans l’ombre pour éviter de s’exposer et de se confronter aux autres.

Dans le domaine professionnel, il semble épouvanté par la compétition et l’activité intense qui le perturbent plutôt qu’elles ne le stimulent.
Il travaille de manière profitable dans des milieux protégés et tranquilles, salles de classe, bureaux, bibliothèques, laboratoires, rédactions ou dans les situations ou la communication écrite et parlée représente l’élément moteur.

Il est bien en compagnie de personnes de type bois, par exemple, dont il partage la soif de connaissance, ou celles de type métal, qui lui donnent un peu d’énergie et d’esprit de décision.

Par contre, les relations avec les individus feu, qu’il éteint et déprime, et avec les personnes terre, par lesquels ils se sent limité, ne sont guère satisfaisantes.
Le système rénal, auquel l’eau est liée, est à surveiller, et l’on pourra constater des troubles des échanges, des éruptions cutanées ou des douleurs rhumatismales.
Un climat trop sec pourrait leur nuire, alors que la proximité de fleuves, de lacs, et surtout de la mer, les relaxe et leur donne un certain dynamisme.
Les aliments de saveur salée ont leur préférence ; bains fréquents, cures thermales et masques d’argile leur sont très bénéfiques.

Leur couleur est le noir, mais ils ne devront pas en abuser sous peine de déprime ; les pierres sombres leur portent chance, comme le jais, la malachite et le jaspe brun.
Pour étudier, travailler, dormir et méditer, les personnes eau tourneront leur regard vers le nord, qui est la direction la plus propice pour eux.

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Le lapin au clapier

Posté par othoharmonie le 24 novembre 2012

 

Un clapier est une cage ou une cabane à lapins, c’est-à-dire une petite construction où on élève des lapins domestiques.

Le lapin au clapier dans LAPIN - LIEVRE 320px-Bigger_hutchLe clapier comporte habituellement plusieurs cases souvent dotées de portes grillagées, chaque case étant affectée à un lapin ou une lapine, ou à un couple selon les souhaits de l’éleveur en matière de reproduction. Il est situé généralement dans la basse-cour avec les volailles, ce qui vaut à la viande de lapin d’être souvent commercialisée avec celles-ci, chez le volailler.

Le clapier traditionnel, fabriqué par l’éleveur avec les matériaux locaux, est progressivement remplacé par des cages à base de solides éléments préfabriqués en béton, à portes grillagées, qui facilitent l’entretien requis par ces animaux.

À l’origine et jusqu’au Moyen Âge, les lapins européens sauvages étaient élevés en semi liberté dans de vastes enclos, les garennes. De là vient le nom de « lapin de garenne » pour cette espèce sauvage. À cette époque un clapier désigne un terrier creusé artificiellement dans la garenne à l’intention des lapins.

C’est pour faciliter la récolte des lapereaux nouveau-nés, les laurices dont ils sont grands consommateurs en période de carême, que les moines médiévaux commencent à conserver les lapines dans de petites cases, beaucoup plus pratiques que les enclos.

La conception du clapier est modifiée au fil du temps pour en faciliter l’entretien, le montage ou le transport, et la résistance aux prédateurs comme le renard, grand prédateur des basses-cours.

Dans le langage courant, l’expression « cage à lapin » est un qualificatif péjoratif pour un appartement dans un grand ensemble. Cette expression est courante depuis au moins les années 1970.

Le Château de Clapier est un vignoble des Côtes du Luberon ayant appartenu au Marquis de Mirabeau. Son nom vient du lieudit et aurait pour origine le mot provençal clapas qui veut dire « tas de pierre », en référence à cette terre dont il fallait extraire les cailloux en les disposant en tas avant de pouvoir cultiver.

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Chat blanc et le Québec

Posté par othoharmonie le 11 mai 2012


Chat blanc et le Québec dans CHATLa croyance envers les lutins a gagné l’Amérique du Nord avec les colons français, particulièrement la province de Québec, où ils prendraient la forme d’animaux (entre autres le chien et le lapin). Les chats blancs sont les plus réputés pour être des lutins, bien que tout animal vivant près des foyers humains puisse être considéré comme tel. Ils sont bons ou mauvais, leur est attribué le contrôle bénéfique de la météo et le rasage de la barbe du maître de maison avant qu’il ne s’éveille le dimanche, mais aussi, s’ils sont fâchés, son harcèlement à travers des tours tels que l’émoussage d’une faux et le remplissage des chaussures avec des cailloux. Ils détesteraient le sel, et éviteraient de le traverser s’ils en trouvent répandu au sol. Les lutins acadiens, québécois et de Nouvelle-Angleterre partagent tous un lien avec les chevaux, mais une tradition importée d’Écosse ou d’Irlande est relevée à Kippens : celle de sortir avec du pain dans ses poches pour éviter leurs tours. Le folklore américain propre à Detroit connaît le nain rouge (en français dans le texte), originaire de Normandie.

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Le Mouton dans l’astrologie

Posté par othoharmonie le 25 février 2012

 

Mouton : 1907, 1919, 1931, 1943, 1955, 1967, 1979, 1991, 2003

Le Mouton (ou la Chèvre ou le Bouc) est le huitième animal dans l’ordre d’arrivée qui apparaît dans le zodiaque chinois, lié au calendrier chinois.

Le Mouton dans l'astrologie dans MOUTONLe « Mouton » est décrit comme étant libre, créatif, émancipé. On dit du Mouton qu’il s’entend bien avec le « Lapin » et le « Porc », et très mal avec le « Bœuf ».

Le Mouton est artiste dans l’âme, rétif à l’autorité et souvent dépensier.

Ce portrait résume non pas les caractéristiques personnelles mais les tendances du Mouton en général, il existe donc des différences énormes entre personnes nées dans une année du Mouton selon l’élément/agent de la naissance d’un Mouton.

Les Moutons ont un agent stable commun, identifié par le FEU ; par contre, leur agent annuel, lui, varie selon leur année de naissance, c’est ce qui détermine si un Mouton est agent/élément annuel : Métal, Eau, Bois, Feu ou Terre.

Pour savoir à quel agent/élément annuel un Mouton est identifié, il suffit de savoir que c’est le dernier chiffre d’une année de naissance qui le détermine :

0 et 1 = METAL

2 et 3 = EAU

4 et 5 = BOIS

6 et 7 = FEU

8 et 9 = TERRE

L’association entre l’agent/élément stable et l’agent/élément annuel détermine des caractéristiques de chaque Mouton.

Pour en savoir plus, sur les caractéristiques d’un agent/élément, consultez la page du Wu Xing

Fichier:Préalpes du sud 1.jpgLe Mouton dans l’astrologie tibétaine : Votre caractère est doux et facile, votre coeur est tendre : vous êtes ce ceux(celles) que l’on qualifie de « bonnes natures »… Un peu (trop) réservé(e), vous misez davantage sur les vraies valeurs : la discrétion, la justice, l’indulgence, le pardon… Vous aimez marcher droit, vous adapter et rencontrer les gens qu’il faut. Vous faites d’excellents seconds (ou aimez tirer les ficelles dans l’ombre) et laissez avec plaisir les premières places aux autres… Prenez garde à ceux qui en profiteraient bien pour vous « utiliser » ! Le pessimisme est votre épée de Damoclès et quand vous perdez le moral, vous perdez la boule en même temps… L’esprit filial vous dirige et en amour, vous avez surtout besoin d’être protégé(e) ou au moins sécurisé(e).

Pour en savoir plus : Signe mouton – Marie Claire

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