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BESTIAIRE : LA SALAMANDRE

Posté par othoharmonie le 7 février 2015

 

290px-Salamandra_corsicaVoilà une espèce de triton que les Anciens supposaient capable de vivre dans le feu sans y être consumé. La salamandre fut identifiée au feu dont elle était une manifestation vivante. A l’inverse, on lui attribuait aussi le pouvoir d’éteindre le feu à cause de son exceptionnelle froideur. Chez les Egyptiens, la salamandre était un hiéroglyphe de l’homme mort de froid. Cependant, elle possède la capacité de régénérer certaines parties de son corps après amputation. Cette capacité de régénération n’est pas sans analogie avec le Scorpion.

Une fausse missive, rédigée au XIIe siècle, mentionnait qu’un pays lointain produisait des vers appelés « salamandres » : « Les salamandres vivent dans le feu et font des cocons que les dames des palais dévident et utilisent pour tisser des étoffes et des habits. Pour laver et nettoyer ces étoffes, elles les jettent au feu ». Cette thématique se retrouve chez d’autres auteurs qui ajoutent qu’un tissu fait en poils de salamandre ne peut se consumer, ou même que la peau de l’animal ne peut brûler. Ce tissu en soie ou en poils de salamandre pourrait en fait être un textile d’amiante. Ils se vendaient des peaux de salamandres et se formaient ainsi un témoignage irréfutable de l’existence de cet animal légendaire. Pline l’Ancien mentionnait déjà des étoffes incorruptibles qui se nettoyaient dans le feu. De son côté, Marco Polo précisait que « la salamandre était une étoffe et non un animal ».

La salamandre va connaître un succès sans précédent sous François 1er qui l’adopte comme corps de devise avant même son accession au trône. Il avait mis dans ses armoiries une salamandre au milieu du feu et adopté cette devise : « Je nourris le bon feu et j’éteins le mauvais » ou « je me nourris du bon feu et j’éteins le mauvais ». Elle est d’ailleurs représentée assise dans les flammes et crachant des gouttes d’eau. Le corps de cette devise est probablement une combinaison d’éléments de l’emblématique milanaise, François 1er a prétendu à l’époque à la succession du duché de Milan. La salamandre rappelle la guivre des Visconti et la cohabitation des flammes et de l’eau rappelle les boutefeux munis de seaux d’eau des Sforza. Les Visconti et les Sforza étaient deux grandes familles aristocrates qui régnèrent sur le duché de Milan.  

François 1er n’eut pas l’exclusivité de la salamandre car on la retrouve aussi sur les armes de Jobelot de Montureux, en France-Comté ainsi que sur celles de Despierres de Brécourt de Rochepot en Berry. Toutefois, la plupart des blasons comportant une salamandre couronnées, surtout celles de communes, sont une allusion à un rapport avec François 1er. Elle figure par exemple sur les blasons de Sarlat-la-Canéda, du Havre, de Vitry-le-François et de Gennes en Maine-et-Loire.

Dans l’iconographie médiévale, la salamandre représentait « le Juste qui ne perd point la paix de son âme et la confiance en Dieu au milieu des tribulations ».

Pour les alchimistes, elle est le « symbole de la pierre fixée au rouge… Ils ont donné son nom à leur soufre incombustible. La salamandre qui se nourrit du feu et le phénix qui renaît de ses cendres sont les deux symboles les plus communs de ce soufre.

Le célèbre alchimiste Paracelse comptait sept races de créatures sans âme : les génies des Eléments à forme humaine mais sans âme ni esprit, qu’il désignait sous l’appellation « inanimata », les géants et les nains sur la terre. Il croyait aux génies des quatre Eléments : la Terre, par génération spontanée, produit des nains qui gardent les trésors sous la montagne ; l’Eau produit les ondines ; le Feu, les salamandres et l’Air, les elfes. Ensuite, viennent les géants et les nains issus de l’air mais qui vivent sur la terre.

La salamandre était l’être élémentaire associé à l’élément Feu des Anciens. L’animal du même nom n’était en fait qu’une représentation symbolique de l’esprit élémentaire du Feu. La salamandre est un esprit du Feu, comme Ondine est un esprit élémentaire de l’Eau, le Gnome est un esprit élémentaire de la Terre et le Sylpheum un esprit élémentaire de l’Air.

 La salamandre fait partie du genre Andrias. En général, elle mesure 25 cm environ, mais certaines salamandres peuvent atteindre deux mètres de long. Des algues photosynthétiques vivent en symbiose, cas unique chez les vertébrés, à l’intérieur des cellules de l’amphibien et entourent ses œufs.

Voilà un animal tout à fait légendaire. On l’appelait aussi baffie ou lebraude. Elle était réputée vivre dans le feu et s’y baigner et ne mourir que lorsque celui-ci s’éteignait. C’est Pline l’Ancien qui la mentionne pour la première fois dans le livre X de son Histoire naturelle, déclarant : « la salamandre est si froide qu’elle éteint le feu lorsqu’elle le touche ». Un peu plus loin, il s’étonne de cette propriété et analyse que si l’animale avait réellement cette vertu, il serait utilisé pour éteindre les incendies ».  La salamandre devint une créature importante des bestiaires médiévaux ainsi qu’un symbole alchimique et héraldique auquel une profonde symbolique est attachée. Paracelse qui en faisait l’esprit élémentaire du Feu, la représentait sous l’apparence d’une belle jeune femme vivant dans les brasiers.

Pline mentionne un autre animal au livre XI, la Pyrallis, sorte de reptile ailé et quadrupède qui vit dans le feu des forges de Chypre : « Si elle en émerge et vole sur une courte distance, elle tombe morte car elle ne peut vivre que dans le feu ». D’après Jorge Luis Borges, la symbolique de cette Pyrallis oubliée des bestiaires aurait été englobée dans celle de la salamandre.

Augustin d’Hippone, plus connu sous le vocable Saint Augustin, philosophe et théologien, reprit la symbolique de la salamandre dans « La cité de Dieu » dans un chapitre qui s’intitule « Si les corps peuvent être éternels dans le feu ».

Dans sa « Vie », Benvenuto Cellini écrivit qu’alors âgé de cinq ans, il vit un petit reptile semblable à un lézard jouer dans feu et courut en avertir son père. Celui-ci lui révéla qu’il s’agissait d’une salamandre et lui donna une bonne fessée afin de marquer le jour et la vision dans la mémoire de son fils.

Une citation de Cyrano de Bergerac suggère que la salamandre vit sous les montagnes volcaniques comme l’Etna ou le Vésuve, qu’elle sue de l’huile bouillante et crache de l’eau-forte quand elle s’échauffe ou se bat. Ainsi si on pend le corps d’une salamandre à une crémaillère, celui-ci fait bouillir et rôtir tout ce que l’on met dans la cheminée. Quant à ses yeux, ils éclairent la nuit comme des soleils et font l’effet d’une lampe perpétuelle.

D’autres légendes plus tardives en font un animal extrêmement venimeux, capable d’empoisonner l’eau des puits et les fruits des arbres par sa seule présence. Dans un écrit du XVe siècle, le Rosarius, on apprend que le venin est comme une humeur laiteuse que l’animal répand pour se défendre. Dans le folklore français, on affirme que sa seule respiration suffit pour faire enfler une personne jusqu’à ce que sa peau éclate. En Auvergne, où elle était connu sous le nom de « soufflet », « souffle » ou « enfle bœuf ». On disait qu’elle tuait les troupeaux de bovins, alors qu’en Berry, sa seule présente suffisait à les faire enfler.

En Auvergne, la lebraude est un lézard noir et jaune dont la symbolique est proche de celle de la salamandre, réputé pour ne respirer qu’une fois par jour. Son souffle est empoisonné et pour s’en débarrasser, il faut l’enfermer pendant 24 heures dans un espace confiné afin qu’il soit obligé de respirer et qu’il s’empoisonne lui-même. Au XVIIIe siècle, les Bretons n’osaient pas nommer la salamandre par son nom véritable, craignant que, l’entendant, elle ne vienne leur faire du mal.

Cependant, la salamandre symbolise aussi la foi qui ne peut être détruite. Elle est comparée au Prophète Daniel qui survécut au supplice des lions, mais également aux Hébreux qui furent jetés au feu sur ordre de Nabuchodonosor mais demeurèrent intouchés par les flammes. On la également comparer à l’apôtre Paul, totalement incorruptible.

 

Source : http://www.sylvie-tribut-astrologue.com/

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SALAMANDRE ET SES ATTRIBUTIONS

Posté par othoharmonie le 24 janvier 2015

 

220px-Salamandre_galerie_françois_premier_chateau_fontainebleau3L’attribut principal de la salamandre est sa capacité à se baigner dans le feu et l’éteindre, cet animal eut longtemps la réputation d’être totalement insensible aux effets du feu. On lui prêtait aussi le pouvoir de traverser un brasier ou d’être jetée dans les flammes sans subir aucun dommage. Certains affirmaient même que son sang était tellement froid qu’elle pouvait éteindre le feu. Dans le Dictionnaire raisonné et universel des animaux ou le règne animal de 1759, il est expliqué que le hiéroglyphe en forme de salamandre signifie « homme mort de froid », toutefois, ce dictionnaire est antérieur à la découverte de la pierre de Rosette qui permit à Jean-François Champollion de déchiffrer les hiéroglyphes.

Selon Édouard Brasey, la salamandre se présente sous la forme d’un lézard dont le dos est couvert de taches jaunes et noires. Il possède des griffes et sa tête tient du singe et du cochon. Du point de vue de la zoologie, la salamandre n’est toutefois pas un lézard mais bien un amphibien, un batracien. La salamandre est aussi réputée pour deux attributs principaux : sa peau incorruptible et son venin extrêmement puissant.

Une fausse missive rédigée au xiie siècle mentionne qu’un pays lointain produit des vers appelés salamandres : « Les salamandres vivent dans le feu et font des cocons, que les dames des palais dévident et utilisent pour tisser des étoffes et des habits. Pour laver et nettoyer ces étoffes, elles les jettent au feu. ». Cette thématique se retrouve chez d’autres auteurs,Gossuin de Metz ajoutant qu’un tissu fait en poils de salamandre ne peut se consumer, et Guillaume de Tilbury qui explique que même la peau de l’animal ne peut brûler. Ce tissu en soie ou en poils de salamandre pourrait en fait être un textile d’amiante, ils se vendaient comme peaux de salamandres et formaient ainsi un témoignage irréfutable de l’existence de l’animal légendaire. Pline l’Ancien mentionnait déjà des étoffes incorruptibles qui se nettoient dans le feu, de même que Marco Polo, qui précise que « la salamandre est une étoffe, non un animal ».

Certaines légendes ajoutent que la salamandre sécrète le plus puissant de tous les poisons, celui-ci fonctionnant par simple contact : en tombant dans un puits, elle peut empoisonner toute l’eau qui s’y trouve et en grimpant dans un arbre fruitier, la salamandre peut aussi empoisonner tous ses fruits. Dans le Rosarius, écrit du Xve siècle, le venin est décrit comme une humeur laiteuse que l’animal répand pour se défendre. La salamandre est réputée pour la puissance de son venin : dans le folklore français, sa respiration suffit pour faire enfler une personne jusqu’à ce que sa peau éclate. En Auvergne, où elle est connue sous le nom de souffletsouffle ou enfleboeuf, elle tue les troupeaux de bovins, et dans le Berry, sa présence suffit à les faire enfler. En Auvergne, la lebraude est un lézard noir et jaune dont la symbolique est proche de celle de la salamandre, réputé pour ne respirer qu’une fois par jour. Son souffle est empoisonné et pour s’en débarrasser, il faut l’enfermer pendant vingt-quatre heures dans un espace confiné afin qu’il soit obligé de respirer et qu’il s’empoisonne lui-même. Selon Paul Sébillot, au XVIIIe, les bretons n’osaient pas nommer la salamandre par son nom véritable, craignant que, l’entendant, elle ne vienne leur faire du mal.

La salamandre symbolise la foi qui ne peut être détruite. Elle a été comparée au prophète Daniel qui survécu au supplice des lions, mais aussi aux Hébreux qui furent jetés au feu sur ordre de Nabuchodonosor mais demeurèrent intouchés par les flammes ou encore à l’apôtre Paul.

L’alchimiste Paracelse comptait sept races de créatures sans âme : les génies des Éléments à forme humaine mais sans âme ni esprit (inanimata), les géants et les nains sur la terre. Il croit aux génies des quatre Éléments. La Terre, par génération spontanée, produit des nains qui gardent les trésors sous la montagne ; l’Eau produit les ondines ; le Feu, les salamandres ; l’Air, les elfes. Ensuite viennent les géants et les nains issus de l’air, mais qui vivent sur la terre.

La salamandre était l’être élémentaire associé à l’élément Feu des Anciens. L’animal du même nom n’était en fait qu’une représentation symbolique de l’esprit élémentaire du Feu. La salamandre est un esprit du feu, comme l’Ondine est un esprit élémentaire de l’Eau, le Gnome un esprit élémentaire de la Terre, et le Sylphe un esprit élémentaire de l’Air.

En 1892, dans le roman d’Anatole France La Rôtisserie de la reine Pédauque, un alchimiste affirme avoir établi une relation avec les salamandres.

La guivre et les boutefeux milanais, inspiration de François Ier

220px-Nutrisco_et_extinguo_Salamandre_de_François_I_AzayLa salamandre va connaître un succès sans précédent sous François Ier, qui l’adopte comme corps de devise avant même son accession au trône. La salamandre est représentée assise dans les flammes et crachant des gouttes d’eau. Le mot qui accompagne cette figure, « Nutrisco et extinguo » (« je nourris le bon feu et j’éteins le mauvais » ou « je me nourris du bon feu et j’éteins le mauvais »), est en accord avec cette image. Si le sens global est cohérent, il reste néanmoins assez mal élucidé, aucune interprétation ne faisant à ce jour l’unanimité. Il est possible de voir dans le « bon feu » de la foi et de l’amour chrétien qui « nourrissent » le souverain, et dans le « mauvais » l’impiété et la sédition qu’il combat sans relâche. Le corps de la devise est probablement une combinaison d’éléments de l’emblématique milanaise, François Ier prétendant à la succession du duché de Milan : la salamandre rappelle la guivre des Viscontis et la cohabitation des flammes et de l’eau rappelle les boutefeux munis de seaux d’eau des Sforzas.

Cette formule emblématique sature littéralement le décor des palais de François Ier. À Chambord, la salamandre est le plus présent de tous les éléments du répertoire monarchique, devant les lys et les couronnes. Elle est largement associée à l’hermine, animal qui représente Claude de France, épouse de François Ier, reine de France et duchesse souveraine de Bretagne.

François Ier n’a pas l’exclusivité de la salamandre, on la trouve aussi dans les armes de Jobelot de Montureux, en Franche-Comté (de sable, à la salamandre couronnée d’or), Despierres de Brécourt, de Rochepot, en Berry (d’or, à la salamandre de gueules, accompagnée de trois croisettes de sinople). Néanmoins la plupart des blasons comportant une salamandre couronnée, surtout celles de communes, sont une allusion à un rapport avec François Ier.

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La chèvre dans la légende du Jokhan

Posté par othoharmonie le 6 mai 2014

 

 

téléchargement (7)La capitale du Tibet, « Lha-Sa » (Terre des Dieux), s’appelait anciennement « Ra-Sa » (Terre des chèvres) et l’on doit à l’édification du Potala ce changement de nom. L’histoire de la chèvre n’a pas été pour autant éliminée au Tibet. Ainsi, l’histoire du Jokhang, la « cathédrale » de Lhassa, est intimement liée aux chèvres. La légende veut que l’on ait eu beaucoup de mal à construire le « Jo », que chaque nuit s’écroulait le travail fait dans la journée. L’explication scientifique en est qu’une source très abondante, reste d’un lac préhistorique, se trouvait en dessous de ce lieu et occasionnait des éboulements de terrain. Un jour, après une prière mystérieuse d’un très vieil homme, la source, dans un grondement souterrain terrifiant, s’est retirée, allant former au loin le grand lac Koukounor. 

Alors, on a pu mener à bien la construction du Jokhang et du trou qui se trouvait à la place de la source s’est échappé un troupeau de chèvre, dont une s’est figée en une statue qui se trouve en face du Jokhang. L’on chuchote dans le pays que, lorsque cette statue s’animera, le Tibet sera libre.

Aujourd’hui, en dehors de toute considération religieuse, il existe une coutume qui consiste à enterrer les cornes d’une chèvre lors de la fondation d’une maison. 

Dans la religion de Bön, la chèvre avait fait l’objet d’un culte animiste. Elle était censée protéger les troupeaux et même les humains. C’est pourtant dans ces lieux peu hospitaliers que sont nées l’agriculture et la civilisation tibétaine . La chèvre est associée à l’activité céleste au bénéfice de la terre et même plus précisément de l’agriculture et de l’élevage..

Des chèvres blanches auraient contribués à l’édification du palais du Potala à Lhassa (résidence du dalai-lama jusqu’en 1959), transportant sans relâche les pierres sur les chemins escarpés de l’Himalaya 

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La chèvre dans la mythologie

Posté par othoharmonie le 29 avril 2014

téléchargement (3)La chèvre dans la mythologie grecque 

  • Amalthée, la fameuse chèvre de la mythologie grecque qui nourrit Zeus enfant, entre autres avec de l’ambroisie et du nectar contenus dans ses cornes. L’une de ses cornes, brisée par le jeune dieu, fut transformée en Corne d’abondance. Une autre version dit que Zeus, à la mort de la chèvre, fit un bouclier de sa peau, ce qui le rendait invincible, car celle-ci ne pouvait être transpercée.
  • Dans la mythologie grecque, le corps de la Chimère est celui d’une chèvre.
  • D’après Diodore de Sicile, des chèvres auraient guidé l’attention des hommes de Delphes vers le lieu où des fumées sortaient des entrailles de la terre. Prises de vertige, elles dansaient. Intrigués par ces danses, des hommes auraient compris le sens des vapeurs émanant de la terre: il leur fallait interpréter cette théophanie; ils instituèrent un oracle.
  • On a aussi le dieu de la nature Pan, mi-homme mi-bouc. Dans l’Hymne homérique, il porte barbe, cornes et pieds de chèvre, mais dans l’art figuré, il est parfois représenté sous les traits d’un jeune homme à tête de chèvre avec une courte queue de chèvre.

La chèvre dans les mythologies nordiques 

  • Dans la mythologie nordique, on retrouve le mythe de la chèvre nourricière: Heidrun, la chèvre qui donne son lait composé d’hydromel aux guerriers d’Odin. Heidrun (ou « heithrun », clair ruisseau?) est une chèvre vivant au Valhalla et broutant les feuilles d’Yggdrasill, l’arbre-monde.
  • Chez les Scandinaves, la chèvre incarnait « l’esprit du blé » sous le nom de Kornbocke.

La chèvre dans la mythologie indienne 

  • En Inde, le mot qui la désigne signifie aussi « non-né »; la chèvre est le symbole de la substance primordiale non manifestée. Elle est la mère du monde Prakriti. Les trois couleurs qui lui sont attribuées, le rouge, le blanc et le noir correspondent aux trois guna ou qualités primordiales: respectivement Sattva, Rajas et Tamas (dana).

La chèvre dans les mythologies chinoise et tibétaine 

  • En Chine, la chèvre est associée à l’activité céleste au bénéfice de la terre et même plus précisément de l’agriculture et de l’élevage. Dans la religion primitive tibétaine, la divinité en question avait les traits d’un caprin à poils longs. D’autre par certaines peuplades de la Chine mettent la chèvre en rapport avec le dieu de la foudre: la tête de la chèvre sacrifiée lui sert d’enclume. Toujours au Tibet, des chèvres blanches auraient contribué à l’édification du palais du Potala à Lhassa (résidence du dalai-lama jusqu’en 1959), transportant les pierres, négociant sans relâche toutes les sinuosités des chemins escarpés de l’Himalaya.

La chèvre dans la Bible 

Dans l’Ancien Testament, on voit que la chèvre est souvent offerte en sacrifice lors des rituels juifs. Dans le Cantique des Cantiques, les cheveux de l’amoureuse sont comparés à un troupeau de chèvres suspendues aux flancs de Galaad (Ct 4.1).

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Les derniers chameaux sauvages

Posté par othoharmonie le 22 avril 2013

 

Il existe peut-être un million et demi de chameaux de Bactriane entre la Mongolie, la Chine et la Turquie. À côté de cette population d’animaux domestiqués, on estime qu’il en subsiste moins d’un millier à l’état sauvage dont 600 en Chine et 350 en Mongolie (2004). L’espèce sauvage est classée par l’U.I.C.N. (Union internationale pour la conservation de la nature),  sous le nom de Camelus ferus, dans la catégorie « en danger critique d’extinction » depuis 2002.

   Les chameaux de Bactriane sauvages sont moins lourds et ont une silhouette plus fine que leurs congénères domestiques. Leur pelage, relativement plus court, est toujours brun, leurs oreilles sont plus petites, leurs bosses, coniques et moins développées. Leurs pieds sont également plus petits. Mais, surtout, ils n’ont pas ces callosités au poitrail et aux pattes qui sont si caractéristiques des animaux domestiques.

Les derniers chameaux sauvages dans CHAMEAU - DROMADAIRE sauvages

   Les derniers chameaux de Bactriane sauvages de Chine et de Mongolie se réduisent désormais à quelques sous-populations fragmentées. En Chine, l’espèce se maintient dans le Gashun Gobi (Gansu), le désert Taklamakan (Xinjiang, peut être éteinte aujourd’hui) ; au nord des montagnes Arjin Shan et dans les zones adjacentes de la Réserve nationale de Lop Nur ainsi que dans une zone strictement protégée du désert de Gobi (Mongolie intérieure). En Mongolie, l’espèce vit dans le désert de Gobi,  y compris les avant-monts de la chaîne de l’Edren, jusqu’au Mt Shiveet Ulaan, et dans une zone située entre la chaîne Hükh Tömörtei et la frontière sino-mongole.. Ils se nourrissent de plantes comme les tamaris, d’ail sauvage (Allium chrysantum), d’une chénopodiacée, le saxaoul (Haloxylon), et de peuplier Populus diversifolia. Ils peuvent tenir un mois sans boire, quand l’alimentation est suffisamment riche en eau. Pendant l’hiver, ils se rassemblent dans le fond des vallées, où la nourriture et l’eau abondent. Ils se déplacent alors en troupeaux habituellement constitués d’une trentaine d’animaux. Leurs caractéristiques biologiques sont proches de celles des chameaux domestiques. Leur maturité sexuelle se situe autour de 4 ou 5 ans, la gestation dure 13 mois ; et ils vivent entre 30 et 50 ans.

   Même s’ils sont officiellement protégés par le gouvernement de la Chine, dont ils relèvent, ces derniers chameaux sauvages ont un avenir fort incertain. Avec un effectif si réduit, ils sont à la merci d’un puits asséché, d’un mauvais pâturage, ou de la concurrence des troupeaux des nomades…

Croisements entre dromadaires et chameaux

Les deux espèces se rencontrent ensemble, des rives orientales de la mer Noire à l’est de la mer d’Aral. Pendant longtemps, on a cru qu’elles étaient stériles l’une pour l’autre. En réalité, dromadaire et chameau de Bactriane se croisent, et, de plus, leurs hybrides sont féconds. De tels croisements, sans doute rares à l’état sauvage, se sont multipliés depuis l’intervention de l’homme. L’hybride a une silhouette un peu étrange avec sa bosse qui semble allongée. En fait, sa bosse arrière, celle du dromadaire, se prolonge dans une bosse avant peu individualisée. Mais les accouplements entre chameau et dromadaire ne sont pas toujours sans dangers. Le mâle de Bactriane, avec ses pattes plus courtes, peut perdre son équilibre sur une femelle dromadaire et tomber. Si la femelle est de Bactriane, le dromadaire mâle peut, avec son poids différemment réparti, blesser la deuxième bosse de sa partenaire qui, pour se dégager, roule sur le côté.

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Le Lama, un Camelide

Posté par othoharmonie le 5 mai 2012


Les lamas et les alpagas restent, avec le condor, les emblèmes du Pérou. A l’instar de leurs cousins les vigognes et les guanacos, ces chameaux sans bosses vivent tous à des altitudes situées entre 3000 et 4500 mètres dans la Cordillère des Andes.

 

LAMA et ALPAGA
Le lama est le plus célèbre d’entre eux. Du temps des Incas, il était systématiquement utilisé pour sa chair, son cuir et sa laine.  Vigogne (Vicugna vicugna)La tête perchée sur un long cou rigide, ce grand camélidé domestique ne semble pas apprécier les caresses. Il adopte aussitôt une expression outrée. L’alpaga est tout son contraire. Vif et attachant, il suit les enfants de bergers comme un petit chien. Il est nettement plus petit et râblé que le lama, qui mesure environ 1,25 mètre de haut. Les Indiens font la différence entre deux sortes d’alpagas, le huacaya et le suri. C’est ce dernier qui fournit le pelage le plus soyeux. La chair des alpagas est la plus appréciée, sous forme de viande séchée ou de steaks, très savoureux.

Les vigognes, sauvages, sont plus difficiles à observer. A Pampas Galleras, une des rares réserves où elles subsistent, on peut les voir se déplacer en troupeaux dans des étendues désertiques. Fines et élancées, pourvues d’un beau pelage roux, les vigognes portent une des laines les plus fines au monde. Les Incas en capturaient quelques individus au printemps pour les tondre, mais ne manquaient jamais de les relâcher. De nos jours, les vigognes font partie des espèces menacées. Si leur chasse est interdite, les braconniers semblent être rarement inquiétés.

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Mythe du Lama et du Renard

Posté par othoharmonie le 4 mai 2012


 

Mythe du Lama et du Renard dans LAMA 4139879427_a214ebce2b_zUn véritable lama devant le Machu Pichu  « Il y a bien longtemps, un berger rejoignait inquiet son troupeau de lamas car ceux-ci ne mangeaient plus et ne buvaient plus. Toute la nuit, ils observaient le ciel et pleuraient. Le berger leur dit avec colère : « Vous avez les meilleurs pâturages, vous recevez l’eau la plus pure et sans arrêt vous pleurez ». Un lama répondit comme un homme : « Tu vois les étoiles par dessus le mont Vilcacoto, elles nous disent que dans un mois exactement le monde subira un déluge ». Le berger convaincu par ses paroles, alla chercher sa famille et se réfugia au sommet de la plus haute montagne en compagnie des animaux sauvages. Il finit par pleuvoir tant et tant que seul le sommet de la montagne échappa à cette eau. Vu le peu de place au sommet, un renard glissa et trempa sa queue dans l’eau. C’est depuis ce jour que les renards ont la queue noire ».

 

Les Incas appelaient lama et renard des constellations visibles en ce site grâce à l’altitude et à la pureté du ciel. Le lama, constellation située à l’ouest observait vraisemblablement le lever du soleil à l’est, ou bien le lever héliaque (dernière étoile visible avant le lever du soleil). En outre, le mont Vilcacoto signifie « montagne des tas de soleil », ces fameux tas de soleil étant interprétés comme les Pléiades.

L’évènement raconté dans cette légende correspond au coucher du lama au moment même où les pléiades se lèvent. Il s’agit d’un évènement historique, daté du solstice d’hiver en décembre 650. On constate effectivement que la constellation du renard a la queue coupée par l’horizon, ce qui correspond dans le mythe à la coloration prise par l’extrémité de la queue du renard. Sur les rives du lac Titicaca, il y a très longtemps, surgit un homme barbu (Viracocha) muni d’un bâton. Il gagna l’île du même nom sur le lac et commanda au Soleil d’apparaître, aux étoiles et à la Lune de surgir. Les astres lui obéirent et dans l’argile, il modela alors des hommes et des femmes. Ces couples furent créés afin d’être les ancêtres de chaque tribu des renard dans LAMAAndes. Le créateur offrit à chacun de ces couples, un langage, des graines, des coutumes et des traditions. Enfin, il leur insuffla la vie et leur dit d’aller sous la terre afin de réapparaître sur leur territoire respectif. Ainsi, ils jaillirent des grottes, des sources… »

 

 Le culte de Viracocha était extrêmement ancien et il est probable qu’il est le Dieu pleurant sculpté dans les ruines de Tiahuanaco, près du lac Titicaca. Il est probablement entré tardivement au panthéon inca, sous l’empereur Viracocha mort en 1438 qui avait pris le nom du Dieu. Les Incas ont cru que Viracocha s’était éloigné en laissant le travail quotidien du monde à la surveillance des autres dieux qu’il avait créés. La noblesse l’a activement adoré, principalement dans les temps difficiles.

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Mythe ou légende du Lama

Posté par othoharmonie le 4 mai 2012


 

Lama et du Renard / EXPLICATION

« Il y a bien longtemps, un berger rejoignait inquiet son troupeau de lamas car ceux-ci ne mangeaient plus et ne buvaient plus. Toute la nuit, ils observaient le ciel et pleuraient. Le berger leur dit avec colère: « Vous avez les meilleurs pâturages, vous recevez l’eau la plus pure et sans arrêt vous pleurez ». Un lama répondit comme un homme: » Tu vois les étoiles par dessus le mont Vilcacoto, elles nous disent que dans un mois exactement le monde subira un déluge ». Le berger convaincu par ses paroles, alla chercher sa famille et se réfugia au sommet de la plus haute montagne en compagnie des animaux sauvages. Il finit par pleuvoir tant et tant que seul le sommet de la montagne échappa à cette eau. Vu leur peu de place au sommet, un renard glissa et trempa sa queue dans l’eau. C’est depuis ce jour que les renards ont la queue noire.« 

 Lama (Lama glama)Il est intéressant de savoir que les Incas donnaient les noms de lama et du renard à des constellations d’étoiles. Doit-on y voir un lien dans ce mythe ?

Il faut également savoir que vu l’altitude et la qualité visuelle qu’elle procure, il est tout à fait possible de voir dans le ciel des Andes des nuages de poussières interstellaires dans la voie lactée. Ces nuages noirs font aussi parties de l’astronomie inca que les chamans observaient d’ailleurs du sommet des montagnes.

Quel est donc ce groupe d’étoiles que le lama épiait ? Etait-ce le lever du soleil à l’est qu’ils attendaient en pleurant ?

Si on traduit le nom de la montagne (Vilcacoto) : « montagne des tas de soleil », on aurait tendance à penser qu’il s’agit bien du lever solaire que les lamas attendaient. Ou peut-être du lever héliaque ( dernière étoile visible avant le lever solaire). Le tas de soleil pouvant être en l’occurrence les pléiades et sans doute le lever héliaque des pléiades.

Le lama du mythe est probablement le lama astronomique c’est-à-dire  un nuage de poussières interstellaires bien connu des Incas. Donc, il semble que la constellation inca du lama (se trouve à l’ouest) observait l’est dans l’attente d’un catastrophe. Sans doute, attendait-il le lever héliaque des pléiades à l’est. Mais que devait-il se passer ?

Mais quel était la position des astres à cette époque là? C’est qu’avec le temps, les astres n’ont plus la même position dans la voûte céleste! C’est la précession. Y a-t-il eu un moment où le lama se couche quand les pléiades se lèvent ?

Il faut savoir que dans les vieilles traditions andines, la très haute montagne est associée au solstice d’été. Les prêtes se rendaient alors sur la montagne la plus haute du monde (vilcanota) que ceux-ci comparaient à la position la plus septentrional du soleil dans le ciel. Donc comme l’indique le mythe, cela doit se passer 30 jours avant le solstice d’été.

 Vicugna vicugnaWilliam Sullivan (un scientifique), trouva de l’aide dans sa recherche grâce à des experts du planétarium de Boston. Ils recherchèrent donc l’année où l’on pouvait observer les levers des pléiades un 21 mai. Ils en arrivent à conclure que le rendez-vous entre l’amas des pléiades et le soleil (solstice d’été) se déroule en 650. Et miracle, si on observe le solstice d’hiver en décembre 650, on s’aperçoit que la constellation du renard à la queue coupée par l’horizon (queue dans l’eau et devient noire dans le mythe).

Pourquoi ce mythe ? Que se passe-t-il de si important à cette date pour être inscrit ainsi dans un mythe qui nous est parvenu à ce jour ? Simplement, ce jour là, pour la première fois, le lever héliaque de la voie lactée avait cessé de se produire lors du solstice d’été. Cette voie lactée qui était pour les peuples andins la mayu (rivière), une passerelle entre le monde des vivants et celui des êtres surnaturels, des ancêtres, des dieux. En 650, cette passerelle entre les 2 mondes se rompt pour toujours puisque le soleil du solstice d’été s’est dissocié d’elle lors de son lever et le territoire des Dieux est devenu inaccessible. C’est le début de 8 siècles de guerres civiles et la fin d’une longue période de paix et d’harmonie initiée par le mythe de la création (200 ans av. J-C).

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Lamas, animaux sacrés

Posté par othoharmonie le 4 mai 2012

 

 Guanaco (Lama guanicoe)Animaux sacrés des peuples Indiens des Andes, sans lesquels ils n’auraient pu subsister dans cette région aride, aux conditions climatiques parfois extrêmes. Les lamas jouent un rôle important dans la mythologie et les rituels des indigènes, et ceux-ci les considèrent comme leurs « frères sans parole ». Dans les régions habitées les plus élevées (4 à 5000 m) la seule activité possible pour les petits paysans indiens est l’élevage extensif. Un peu plus bas (3 à 4000m) ils peuvent complémenter l’élevage par la culture de tubercules, principalement des pommes de terre, en de nombreuses variétés. Celle-ci sont cultivés non pas dans les vastes plaines, qui sont très exposés au gêl, mais sur les pentes environnantes, car l’air froid y descend dans les plaines.

A cause de la disparition rampante des structures agricoles traditionelles, les lamas ne sont plus élevés que pour leur viande dans certaines régions, comme ici dans le nord du Chili.

L’alpaga est un cousin proche du lama, plus petit et plus lainé que celui-ci et producteur d’une laine de très grande qualité. Comparable en de nombreux points au lama, il est plus grégaire, c’est à dire très lié à la vie en troupeau et moins proche de l’homme, qu’il n’a jamais servi d’aussi près que son congénère. Les alpagas se différencient en plusieurs points clairement des lamas: Ils sont nettement plus petits, toujours moins d’un mètre au garrot, de préférence moins de 90 cm. Le poids adulte varie autour de 60 à 70 kg. Les oreilles sont droites, pointues et assez courtes.

 L’inclinaison du bassin est plus prononcée ce qui donne à l’animal un aspect plutôt arrondi en contraste avec la silhouette rectangulaire ou carrée du lama. La tête et plus courte et plus pointue. Mais avant tout la laine est plus dense, plus fine et plus uniforme que chez la plupart des lamas. Les meilleurs individus n’ont pratiquement plus de gros poil dans la toison du dos et des flancs.

Fichier:Alpaka 33444.jpgLes relations homme-alpagas sont néanmoins nettement plus rébarbatives qu’avec les lamas pures (sans sang guanaco), car leur caractère est franchement plus nérveux et buté. En tant qu’animal de loisirs le lama est davantage polyvalant, mais vous pouvez évidemment aussi promener votre alpaga.

 L’origine des lamas de la Montagne Bleue: la plus grande partie du troupeau, autour de 150 têtes en moyenne, descend des deux premières importations du Chili en 1991 et 1994. Entre temps des lignées argentines et nord-américaines s’y sont rajoutées.  La première importation de lamas et d’alpagas au départ du Chili est arrivée en France en 1991. A l’époque il n’y avait pas encore d’associations d’éleveurs de petits camélidés, mais d’une manière ou d’une autre, l’engouement pour ces animaux extraordinaires était arrivé en Europe par le biais de l’Amérique du Nord.

 Avant cette nouvelle ère des importations, on ne trouvait sur le vieux continent qu’une population de camélidés très restreinte, végétant dans des zoos ou cirques et chez quelques rares détenteurs privés.

 Malgré le fait que cet inventaire de base était génétiquement appauvri par manque de sélection, par consanguinités répétées et un taux important de croisements avec surtout des guanacos, la demande pour les lamas et alpagas montait de manière spectaculaire à partir des années 90 et les prix de vente également. Ce n’était pas dû au hasard, car les petits camélidés remplissent un besoin grandissant, qui a ce moment là était mûr à point. Le Chili était (et l’est encore) le seul pays d’Amérique Latine a posséder le statut sanitaire requis pour des importations d’animaux vivants vers l’Union Européenne (surtout par rapport à la fièvre aphteuse).

 Les lamas Chiliens sont élégants, génétiquement riches en couleurs et d’un caractère particulièrement doux. Les Argentins ont une ossature robuste et une laine dense. Les Nord-Américains de leur côté apportent une certaine touche de classe et de rayonnement. 

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Le Lama, protecteur de troupeau

Posté par othoharmonie le 3 mai 2012

 

Comme le chien ou l’âne, le lama peut aussi être utilisé comme animal de protection des troupeaux ovins.

  Vigogne (Vicugna vicugna)Le lama réagit agressivement envers les animaux qui s’approchent d’un troupeau (chiens, coyotes, renards, loups). Les lamas qui pèsent entre 115 et 225 kg peuvent facilement effrayer les loups. Le lama émet des cris d’alarme aigus et pourchasse les prédateurs en s’interposant entre le troupeau et le prédateur.

 Comme le chien le lama doit avoir noué des liens étroits avec les moutons. On Place d’abord le lama près des brebis, dans un enclos séparé. Dès que les brebis se sont habituées à sa présence, on laisse le lama entrer dans l’enclos des brebis. Peu à peu le lama adoptera sa nouvelle famille en adoptant des comportements doux avec les moutons. Il devient alors un compagnon très protecteur et défend son territoire et le troupeau avec énergie.

 Témoignage d’un éleveur utilisant des lamas pour protéger son troupeau

 Après un an d’apprentissage chez nous, « Tonto Chuno », mâle lama de six ans est parti en novembre 2000 dans un troupeau de 350 brebis, sur le versant Ouest du Vercors, pour participer à leur protection contre les prédateurs.

Un lama, gardien du troupeau ? Pourquoi un lama se mettrait-il à protéger des moutons contre un prédateur ?

 Le Lama, protecteur de troupeau dans LAMA 2224953835_small_2Et bien tout simplement parce que cela s’inscrit dans le comportement normal de cet animal : c’est une particularité comportementale du lama que de défendre un territoire et les petits. Un éleveur de lamas vous dira que le mâle est très attaché aux jeunes lamas qui naissent : lors d’une naissance, il se précipite pour flairer le nouveau-né, il reste très souvent couché près des jeunes lamateaux pendant que les mères broutent. Et lorsque le lama est dans un troupeau de moutons, il n’est pas rare de voir les agneaux lui sauter sur le dos comme ils le font habituellement avec les brebis.

 Un lama est toujours aux aguets : il surveille tout ce qui se passe dans le pré. Parfois, si le terrain le permet, il aime monter sur un lieu plus élevé : surélévation du terrain, petite colline, rocher… d’où il a une vue encore plus large.

 Très territorial, le lama chasse les intrus qui risquent de présenter un danger pour son groupe. Donc, il sera efficace pour éloigner les chiens, loups et renards.

On peut se demander avec raison si le lama est efficace dans toutes les situations : des loups qui attaquent en meute, plusieurs chiens qui se liguent etc….

Aux États-Unis où les grands prédateurs ne sont pas rares (ours, pumas), les lamas sont connus pour prévenir les bergers en cas d’attaque : le lama va signaler le danger en poussant le cri d’alerte : une sorte de hennissement que l’éleveur reconnaît parfaitement. En ce qui me concerne, j’ai observé une femelle alpaga (donc de taille moitié moindre qu’un lama) qui hennissait. Je me suis précipitée : elle signalait la présence dans le champ d’un taureau, animal qu’elle savait ne pas faire partie de notre élevage… D’autres éleveurs ont observé le lama se mettre entre les moutons et le danger.

 Très souvent, le lama va devenir le chef du troupeau, et assumera son rôle en conduisant le troupeau pour manger, boire ou se mettre à l’abri. Il peut également empêcher le troupeau d’aller dans un lieu où se trouve un prédateur et ramener ses moutons dans un endroit plus sûr. Nous avons observé un jour le troupeau revenir sans raison apparente. Tout le troupeau avait une attitude « bizarre ». En allant regarder de près, j’ai vu que dans le bois d’où les lamas revenaient, il y avait un sanglier de belle taille… Je pourrais vous raconter dès dizaines d’exemples similaires…

 Tous les éleveurs qui utilisent des lamas aux États-Unis confirment l’arrêt presque total des mortalités dues aux prédateurs depuis qu’ils y ont introduit leur lama, et certains attestent de la reprise de cette mortalité lorsque, pour une raison ou une autre, ils ont enlevé le lama. C’est vrai qu’à la maison, je sais tout de suite s’il s’est passé quelque chose, les lamas le disent : une naissance, une barrière mal fermée, un lama qui n’est pas dans son parc, un sanglier ou un chien étranger…

 

Un Éleveur de Lamas

 Si vous désirez acheter un lama pour aider à la protection de votre troupeau de moutons, d’oies ou de canards gras. Bernard et Christiane Giudicelli vous proposent plusieurs lamas aptes à cette fonction, formation et conseils d’élevage : comment nourrir et soigner un lama, quels comportements adopter pour assurer son éducation. Ils ont également développé tout un chapitre sur ce sujet dans le nouveau livre « Lamas et Alpagas, les connaître, les élever », indiquant les conditions de succès pour cette activité.

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Domestication du Lama

Posté par othoharmonie le 3 mai 2012

 

Les lamas sont domestiqués depuis environ 6 000 ans en Amérique du Sud.

 Lama (Lama glama)Les lamas, étroitement associés à la civilisation andine, connaissent leur apogée sous l’Empire Inca. Les lamas ont été décimés sous les conquistadors. Leurs effectifs ont pu se reconstituer à partir d’un petit noyau. Les lamas, remarquablement adaptés à l’altitude, peuvent encore être utile pour les indiens de l’altiplano.

La domestication des lamas en Amérique du Sud a débuté depuis 6 000 ans environ. C’est un des exemples de l’étroite association qui peut exister entre des groupes ethniques et une espèce animale. Chaque fois c’est grâce à l’exceptionnelle adaptation de ces animaux au milieu que l’homme a pu occuper durablement des territoires, a priori, inhospitaliers.

C’est ainsi que les indiens ont eu l’idée de domestiquer les guanacos sur les hauts-plateaux de la cordillère des Andes. Les lamas, adaptés à l’altitude, serviront d’animaux de bât pour le transport, ils fourniront leur chair pour l’alimentation, leur laine pour les vêtements, leur cuir pour les chaussures, leurs os pour les outils ou l’ornement, et jusqu’à leurs excréments pour le chauffage. Ses effectifs ont atteint leur apogée sous l’Empire Inca. Le cheptel avait alors une grande importance économique mais les lamas étaient omniprésents également dans les rites religieux, les mythes, légendes, superstitions des peuples andins. Les lamas, comme représentant le bien le plus précieux, étaient régulièrement offerts en sacrifice pour s’attirer la bienveillance des dieux.

A cette époque l’élevage des lamas a été encadré par l’administration inca permettant un certain degré de sélection des animaux. Mais avec l’arrivée des conquistadors, l’Empire Inca s’effondra brutalement (capture d e l’Inca Atahualpa par Pizarro le 16 Novembre 1532 à Cajamarca). En quelques années les effectifs de Petits Camélidés furent réduits de 90 % par l’abattage, l’épuisement dans le transport impitoyable de  chargements de minerais précieux, les maladies comme la gale importée avec les moutons des espagnols.

Les effectifs de lamas se reconstituèrent cependant peu à peu à partir de troupeaux difficilement accessibles sur les hauts-plateaux. On trouve donc des lamas aujourd’hui en Bolivie, Pérou, Chili et Argentine essentiellement ; aujourd’hui, même si son rôle d’animal de bât a reculé, son adaptation à l’altitude en fat un animal irremplaçable, tant que subsistera la volonté de certains hommes de vouloir vivre sur la terre de leurs ancêtres.

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Troupeau de Lamas

Posté par othoharmonie le 2 mai 2012

 

Le site à votre disposition : http://www.lamasdespyrenees.fr/elevage-lamas-troupeau-llamero.html

 

Troupeau de Lamas dans LAMA 320px-Lamas_in_the_sunset_San_Pedro_de_Atacama_Chile_Luca_Galuzzi_2006Dans la vallée de Saleix La Ferme des Lamas dispose d’une quarantaine d’hectares près du village ; le site est parfaitement adapté aux lamas avec des prairies de montagne et de vastes zones de taillis et épineux (en particulier ronces et acacias). Ce « paradis » pour lamas est situé entre 750 et 1200 mètres d’altitude en soulane, versant exposé au sud.

 La superficie, le type de végétation et l’exposition permettent au troupeau de vivre en plein air intégral toute l’année et de se nourrir parfaitement avec très peu d’apports extérieurs. Les terrains sont clos et chaque parcelle dispose d’un point d’eau et d’abris ouverts où les animaux pourront choisir de s’abriter, principalement quand le temps est humide. Les lamas disposent de foin à volonté pendant l’hiver.

 

Le troupeau

Nos objectifs étant d’une part la reproduction et d’autre part la randonnée, le troupeau d’une trentaine de lamas est organisé entre :
 Les mères en reproduction, gestantes ou allaitantes avec leurs petits
 Les mâles castrés, pour les balades et randonnées
 Un étalon, pour la reproduction.

Le troupeau (hormis l’étalon, les petits en période de sevrage et parfois les mères au moment de la mise bas) est continuellement ensemble et se déplace en groupe entre les parcelles pour le débroussaillage et la gestion de l’herbe. Dans l’ensemble nos lamas sont peu lainés et très rustiques.

 La reproduction…

La sélection (choix pour retenir une femelle comme future reproductrice ou un étalon) est basée sur plusieurs critères :

  LamaLa conformation, il s’agit principalement de sélectionner des animaux avec de bons aplombs pour leurs déplacements continuels en terrain escarpé. Pour les mâles destinés à la randonnée ce critère est essentiel, incluant l’aptitude au portage.
 La rusticité, il s’agit de plusieurs facteurs dont les aspects sanitaires et la résistance à la vie en extérieur en période chaude et froide.
 Le comportement, nous sélectionnons les lamas les plus sereins et « bien dans leur tête », sans difficultés au sein du troupeau ainsi que dans leurs relations avec l’homme Le choix de l’étalon est particulièrement important, il est renouvelé tous les 3 ans environ afin d’éviter toute consanguinité. Nous gardons chaque année des femelles de remplacement à partir de nos meilleures lignées de mères, qui sont en reproduction entre 3 et 10 ans.
Nous organisons les saillies afin que les petits naissent au printemps (mai-juin) au moment où l’herbe est la plus nourrissante permettant une bonne fin de gestation ainsi qu’un allaitement optimum.

 Depuis leur naissance La Ferme des Lamas laisse les petits avec leur mère pour perturber le moins possible cette relation ainsi qu’avec le troupeau. C’est le gage d’ animaux sereins et confiants . L’étape d’apprentissage et de manipulation viendra ensuite, après le sevrage (en moyenne vers 6 mois).

La Ferme des Lamas est membre actif du SNELA : Syndicat National des Eleveurs de Lamas et Alpagas, qui a pour objet la représentation et la défense des éleveurs de lamas et alpagas dans le cadre d’actions d’intérêt collectif.  www.snela.org

Visitez le site : http://www.lamasdespyrenees.fr/elevage-lamas-troupeau-llamero.html

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Comportement du Lama

Posté par othoharmonie le 2 mai 2012

Comportement du LAMA 

  • Cri du lama : Le lama s’exprime par toute une gamme de sons, qui peuvent traduire la tristesse, la mise en garde de ses congénères contre un danger supposé, l’hostilité vis-à-vis d’un rival, voire la satisfaction sexuelle.

Le lama crache pour sa défense (très rarement sur l’homme, plus souvent sur ses congénères). Ce crachat est constitué, dans les cas graves, de régurgitations gastriques visqueuses, plus fréquemment, d’une sorte de nébulisation salivaire qu’il projette sur l’objet de sa colère.

Le lama est un animal qui rumine mais n’est pas classé parmi les ruminants.

Comportement du Lama dans LAMA 68917865

Un troupeau de lamas blancs assiste au coucher du soleil dans le désert d’Atacama, près de San Pedro de Atacama, au Chili.

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Domestication du Lama

Posté par othoharmonie le 2 mai 2012

 

Domestication depuis 6000 ans environ en Amérique du Sud..
Le lama, étroitement associé à la civilisation andine, connaît son apogée sous l’empire inca.
Le cheptel a été décimé sous les conquistadors .Il a pu se reconstituer à partir d’un petit noyau.
Domestication du Lama dans LAMA 320px-Rose_Hill_Farm_Alpaca_04Sa remarquable adaptation à l’altitude est encore intéressante aujourd’hui pour les indiens de l’altiplano.

La domestication des lamas en Amérique du Sud a débuté depuis 6000 ans environ. C’est un des exemples de l’étroite association qui peut exister entre des groupes ethniques et une espèce animale : on pourrait citer les lapons et le renne, les nomades du désert et le dromadaire, les cavaliers des steppes et le cheval, et même les tibétains et le yack.

Chaque fois c’est grâce à l’exceptionnelle adaptation de ces animaux au milieu que l’homme a pu occuper durablement des territoires, a priori, inhospitaliers. C’est ainsi que les indiens ont eu l’idée de domestiquer les guanacos sur les hauts-plateaux de la cordillère des Andes .Cet animal, adapté à l’altitude, servira d’animal de bât pour le transport, il fournira sa chair pour l’alimentation, sa laine pour les vêtements, son cuir pour les chaussures, ses os pour les outils ou l’ornement, et jusqu’à ses excréments pour le chauffage.

Ses effectifs ont atteint leur apogée sous l’Empire Inca. Le cheptel avait alors une grande importance économique mais le lama était omniprésent aussi dans les rites religieux, les mythes, légendes, superstitions des peuples andins. Les lamas, comme représentant le bien le plus précieux, étaient régulièrement offert en sacrifice pour s’attirer la bienveillance des dieux. A cette époque l’élevage a été encadré par l’administration inca permettant un certain degré de sélection des animaux.

Mais, avec l’arrivée des conquistadors, l’Empire Inca s’effondra en un jour (capture de l’Inca Atahualpa par Pizarro le16 Novembre 1532 à Cajamarca. ) En quelques années les effectifs de Petits Camélidés furent réduits de 90% par l’abattage, l’épuisement dans le transport impitoyable de chargements de minerais précieux., les maladies comme la gale importées avec les moutons des espagnols. Les effectifs se reconstituèrent cependant peu à peu à partir de troupeaux difficilement accessibles sur les hauts-plateaux.

Aujourd’hui, même si son rôle d’animal de bât a reculé, son adaptation à l’altitude en fait un animal irremplaçable, tant que subsistera la volonté de certains hommes de vouloir vivre sur la terre de leurs ancêtres.

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Elevage de Lamas, la Montagne Bleue

Posté par othoharmonie le 2 mai 2012

 

Elevage de lamas et de bergers d’Asie à Kiffis

 

Ronald Guldenshuh est un actif un peu spécial. Depuis 1991, il consacre son temps à l’élevage de lamas et de bergers d’Asie dans sa ferme du Hornihof ou Montagne Bleue. Deux passions à poil long, affectueuses et vigoureuses. Ceux qui ont peur des animaux peuvent s’abstenir (sauf si votre patron vous y emmène de force) ! Voilà. Le décor étant planté, nous pouvons à présent entrer dans l’enclos… euh, le vif du sujet, pardon.

L’élevage du Hornihof, la Montagne Bleue

Un troupeau d’une centaine de lamas ça n’est pas rien. Pour vous situer, voilà quelques détails techniques :

Originaires des Andes, Les Lamas (lama glama) sont des camélidés, comme il en existe quatre espèces, originaires d’Amérique du Sud. Alpagas et lamas sont domestiqués depuis 7 à 8000 ans. Indispensables aux peuples Indiens des Andes, les lamas jouent un rôle important dans les rituels et la mythologie indigène. Les animaux sont même considérés comme Elevage de Lamas, la Montagne Bleue dans LAMAdes frères sans paroles.

Les lamas évoluent : à l’origine aide agricole, le lama n’est plus sélectionné pour sa vigueur et ses qualités génétiques, de ce fait, sont en train de changer : épidémies, manque de nourriture et phénomènes climatiques modifient le type de l’animal.

La plus grande partie du troupeau (une centaine de têtes en moyenne) descend des deux premières importations du Chili en 1991 et 1994. Entre temps des lignées argentines et nord-américaines s’y sont rajoutées. Blanc, crème, fauve, charbonnée, paille, roux, brun, gris-brun, gris et noir, bringé, pie et tacheté, le lama c’est un peu comme la haute couture, tous les goûts sont représentés.

Visites libres ou guidées de la ferme et de la propriété en français, allemand ou anglais jusqu’à 120 personnes (durée : 1h30).

Possibilité d’effectuer des promenades avec un lama en laisse pour les enfants.

Vente de lamas et de chiens Bergers d’Asie Centrale.

Horaires d’ouverture du Hornihof

  • Le dimanche après-midi, de 15h à 17h : possibilité de visites guidées.
    Visites guidées sur demande pour les groupes et les scolaires en semaine.
    Visites guidées organisées par l’Office de Tourisme de Ferrette en saison estivale.

Renseignements

Ferme du Hornihof : -mail : Ronald.Guldenschuh@wanadoo.fr

Site Internet : Ferme du Hornihof

Ronald Guldenschuh
et
Petra Mellert
Hornihof
68480 Kiffis

Tél : +33 (0)3 89 40 33 60

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Mythe du Lama et du Renard (Incas)

Posté par othoharmonie le 25 janvier 2012

  

 Renard roux d'Arabie à Abou Dabi« Il y a bien longtemps, un berger rejoignait inquiet son troupeau de lamas car ceux-ci ne mangeaient plus et ne buvaient plus. Toute la nuit, ils observaient le ciel et pleuraient. Le berger leur dit avec colère: « Vous avez les meilleurs pâturages, vous recevez l’eau la plus pure et sans arrêt vous pleurez ». Un lama répondit comme un homme: » Tu vois les étoiles par dessus le mont Vilcacoto, elles nous disent que dans un mois exactement le monde subira un déluge ». Le berger convaincu par ses paroles, alla chercher sa famille et se réfugia au sommet de la plus haute montagne en compagnie des animaux sauvages. Il finit par pleuvoir tant et tant que seul le sommet de la montagne échappa à cette eau. Vu leur peu de place au sommet, un renard glissa et trempa sa queue dans l’eau. C’est depuis ce jour que les renards ont la queue noire. »

Il est intéressant de savoir que les Incas donnaient les noms de lama et du renard à des constellations d’étoiles. Doit-on y voir un lien dans ce mythe ?

Il faut également savoir que vu l’altitude et la qualité visuelle qu’elle procure, il est tout à fait possible de voir dans le ciel des Andes des nuages de poussières interstellaires dans la voie lactée. Ces nuages noirs font aussi parties de l’astronomie inca que les chamans observaient d’ailleurs du sommet des montagnes.

Quel est donc ce groupe d’étoiles que le lama épiait ? Etait-ce le lever du soleil à l’est qu’ils attendaient en pleurant ?

Si on traduit le nom de la montagne (Vilcacoto) : « montagne des tas de soleil », on aurait tendance à penser qu’il s’agit bien du lever solaire que les lamas attendaient. Ou peut-être du lever héliaque ( dernière étoile visible avant le lever solaire). Le tas de soleil pouvant être en l’occurrence les pléiades et sans doute le lever héliaque des pléiades.

Le lama du mythe est probablement le lama astronomique c-à-d un nuage de poussières interstellaires bien connu des Incas. Donc, il semble que la constellation inca du lama (se trouve à l’ouest) observait l’est dans l’attente d’un catastrophe. Sans doute, attendait-il le lever héliaque des pléiades à l’est. Mais que devait-il se passer ?

Mais quel était la position des astres à cette époque là? C’est qu’avec le temps, les astres n’ont plus la même position dans la voûte céleste! C’est la précession. Y a-t-il eu un moment où le lama se couche quand les pléiades se lèvent ?

Il faut savoir que dans les vieilles traditions andines, la très haute montagne est associée au solstice d’été. Les prêtes se rendaient alors sur la montagne la plus haute du monde (vilcanota) que ceux-ci comparaient à la position la plus septentrional du soleil dans le ciel. Donc comme l’indique le mythe, cela doit se passer 30 jours avant le solstice d’été.

Mythe du Lama et du Renard (Incas) dans RENARD 300px-Fox_tossing_1719William Sullivan (un scientifique), trouva de l’aide dans sa recherche grâce à des experts du planétarium de Boston. Ils recherchèrent donc l’année où l’on pouvait observer les levers des pléiades un 21 mai. Ils en arrivent à conclure que le rendez-vous entre l’amas des pléiades et le soleil (solstice d’été) se déroule en 650. Et miracle, si on observe le solstice d’hiver en décembre 650, on s’aperçoit que la constellation du renard à la queue coupée par l’horizon (queue dans l’eau et devient noire dans le mythe).

Pourquoi ce mythe ? Que se passe-t-il de si important à cette date pour être inscrit ainsi dans un mythe qui nous est parvenu à ce jour ? Simplement, ce jour là, pour la première fois, le lever héliaque de la voie lactée avait cessé de se produire lors du solstice d’été. Cette voie lactée qui était pour les peuples andins la mayu (rivière), une passerelle entre le monde des vivants et celui des êtres surnaturels, des ancêtres, des dieux. En 650, cette passerelle entre les 2 mondes se rompt pour toujours puisque le soleil du solstice d’été s’est dissocié d’elle lors de son lever et le territoire des Dieux est devenu inaccessible. C’est le début de 8 siècles de guerres civiles et la fin d’une longue période de paix et d’harmonie initiée par le mythe de la création (200 ans av. J-C).

source http://secretebase.free.fr/civilisations/ameriques/incas/religion/religion.htm

 

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