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INTERVIEW D’UN DRESSEUR DE PUCES

Posté par othoharmonie le 29 septembre 2014

 

téléchargement (3)Jean-Dominique Kérignard, alias Alfredo Panzani, dirige la Compagnie « Les petits miracles » un théâtre ambulant pour enfants qui se déplace en France et à l étranger et présente une animation : « Les puces savantes » dont le succès se renouvelle à chaque représentation.

 « Sous le plus grand des petits chapiteaux du monde , Alfredo Panzani, ancien dompteur de fauves, a troqué ses lions et ses éléphants contre une ménagerie de puces savantes avec laquelle il parcourt le monde. Tour à tour jongleuses, acrobates, cracheuses de feu, équilibristes, les puces dressées du grand Panzani vous entraînent dans une frénésie de tours de force et d’élégance ponctués par un numéro unique au monde : Zaza, la puce volante, qui, au péril de sa vie, est propulsée dans les airs grâce à un canon miniature. Un spectacle plein d’humour et de poésie . « Les Puces Savantes », dans le plus pur style des baraques foraines d’antan, est un spectacle tout public, mêlant humour et manipulation d’objets pouvant être produit soit en salle soit en plein air ».

Petite note humoristique : les affiches publicitaires présentant les cirques de puces savantes stipulaient : « les chiens ne sont pas admis au spectacle ! »

Propos recueillis par Aurélie de Lanlay et Sylvain Prud’homme

Les rideaux d’un chapiteau miniature se soulèvent, un dompteur en uniforme rouge à galons, fouet à la ceinture et moustache, nous invite à entrer. Installée sur une table, la piste : rond de moquette grand comme une assiette au-dessus duquel sont suspendus de minuscules trapèzes, plongeoirs, filins. Les tigres, les lions ? Alfredo Panzani les a troqués il y a des années pour d’autres fauves moins encombrants. Il relève sa manche, va chercher le premier au creux de son avant bras, le pose sur le tapis…A nos loupes !

Alfredo Panzani, vous nous accordez un entretien à la sortie d’un numéro très impressionnant, le lancer au canon de trois puces au dessus de votre chapiteau, en plein air.

Oui, c’est le moment le plus périlleux du spectacle. Dans cette région surtout (St Martin de Crau, avec le mistral, une bourrasque est vite arrivée. J’ai beau avoir l’habitude après toutes ces années, au moment où j’allume l à mèche du canon, je suis toujours inquiet.

Elles sont montées à quinze mètres, peut être vingt…Vous avez rattrapé les deux premières sans difficulté, mais la troisième a failli vous échapper.

C’est vrai, je me suis fait une frayeur. Il faut savoir prendre des risques mais j’aurais été. Une pu e savante ça ne se trouve pas sous les sabots d’un cheval !

Il ya longtemps que ces trois là travaillent avec vous ?

Des années. Chacune a son caractère .Par exemple, Mimi la puce la plus forte : je l’ai trouvée sur le dos d’un tigre, un beau mâle de 350 kilos. Je ne sais pas si c’est son alimentation, le sang de ce tigre colossal dont elle s’est abreuvée pendant longtemps, en tous cas elle a une puissance phénoménale. Vous avez vu ce numéro où elle déroule seule un tapis rougeau milieu de la piste ?

Pour elle le tapis représente plusieurs centaines de kilos ?

Rapporté à sa taille, trois tonnes cinq. Et elle le déroule sans peine, en trois sauts. C’est prodigieux ce qu’il lui faut comme force. Comme pour cet autre numéro où, placée dans la paume de ma main, elle soulève et maintien un clou à la verticale au-dessus de sa tête.

Il ya aussi votre puce Lulu, qui saute à travers un cerceau enflammé. Et puis Zaza la voltigeuse. Quand avez-vous commencé le dressage des puces ?

J’ai commencé les puces à la suite de mon accident. Nous étions dompteurs de fauves de père en fils n soir de représentation, il y avait de l’orage dans l’air, les tigres étaient très énervés et Sultan un gros mâle, m’a sauté sur le dos…je suis resté 3 mois à l’hôpital et j’ai décidé là de travailler désormais, avec des bêtes moins dangereuses.

Vous avez avec chacune de vos puces une relation particulière ?

téléchargement (4)Disons que j’ai une préférée : Zaza. Probablement parce que c’est la moins brutale. C’est très net au moment de l’alimentation : Mimi et Lulu se précipitent sur mon bras pour « boire ». Zaza est plus compliquée, elle prend son temps, cherche un endroit qui lui convient, au pli du coude ou à la naissance de l’anconé*. C’est une sensuelle.

Cette relation avec Zaza se sent pendant le spectacle, notamment dans votre façon de la tenir entre le pouce et l’index. Au moment où vous la montrez au public, vous n’avez jamais peur qu’elle saute ?

C’est tout un lent travail d’apprivoisement. D’ordinaire, pour éviter qu’elles s’enfuient, les puces sont attachées. Tous les cirques de puces qui ont existé ou existent encore utilisent le système de l’attelage. N attache les puces avec un cheveu, un crin de cheval, ou un fil d’or. L’or est le métal le plus ductile et ne casse pas, même si le fil est très fin Il faut arriver à attraper la puce, à faire un petit nœud coulant que l’on glisse en arrière de la première paire de pattes, puis on l’attelle à l’objet qu’elle va tracter. Le plus souvent ces puces restent attachées à vie.

Tandis que vous préférez les laisser en liberté ?

Oui, mais j’ai du leur apprendre à ne pas sauter. C’est un apprentissage assez cruel, on met les puces dans un bocal, avec un couvercle fermé. An début, les puces sautent. La puce à une substance dans ses pattes qui lui permet une propulsion de l’ordre de 45 à 50 G. par comparaison, un pilote d’avion de chasse subit une accélération de 1,5 G. pour la puce, c’est une détente phénoménale ! A notre échelle, c’est comme si, sautant en l’air, on atteignait la hauteur de la Tour Eiffel ( 300 m). Elle se détend donc très fort et se cogne la tête contre le couvercle du bocal. Elle répète ses sauts plusieurs fois, puis module leur puissance. On remplace alors le bocal par un autre plus petit, qui l’oblige à sauter moins haut. Puis par un autre, plus petit, jusqu’à qu’elle ne saute plus du tout On peut alors l’atteler et lui faire tire toutes les charges que l’on veut.

Pourtant, vos puces continuent de bondir lorsqu’il le faut, notamment dans le numéro où l’une d’entre elle multiplie les saltos avant et arrière.

Oui, mais ça je l’obtiens uniquement avec Zaza, parce que notre relation est assez libre. Il y a une confiance entre nous qui permet ça. Elle sait que je l’ai adoptée, qu’on va rester ensemble, que je ne vais pas la quitter pour quelqu’un d’autre. Toujours cette méthode de la main de fer dans un gant de velours. On est en confiance et je la laisse libre de sauter comme elle veut. Bon, je n’irais pas jusqu’à la laisser aller boire le sang de d’autres personnes !

On parle de la cruauté du dressage des fauves, mais cette méthode du couvercle est terrible !

Oui, comme le fait que les puces restent attachées à vie. J’ai voulu bannir ce dernier aspect, en travaillant sans attelage. La cruauté va parfois plus loin .Sur internet, on trouve des images du cirque tenu par Maria Fernanda Cardoso, une colombienne qui vit maintenant en Australie. Elle ne travaille pas avec des puces d’homme, mais avec des puces de chien et de kangourou. Elle devait se produire au festival d’Edimbourg, mais une manifestation de la SPA a empêché les représentations. Il est vrai qu’elle pousse le bouchon un petit peu loin : pour attacher plus facilement ses puces, elle n’hésite pas à leur perforer l’abdomen.

Cela veut die qu’elle perd chaque fois les puces qu’elle a apprivoisées ?

Elle n’apprivoise pas ses puces, elle élève des lapins infestés de puces. Pour en avoir toujours sous la main. Ce qui veut dire aussi cruauté pour les lapins. Remarquez au passage l’incohérence de la SPA : quand elle recommande de traiter les chiens et les chats contre les puces, est ce que ce n’est pas de la cruauté envers les puces ?

Existe-t-il une solidarité entre les dompteurs de puces ?

Il existe site ou nous sommes tous répertoriés. Nous sommes environ 35 à travers le monde, des mexicains, des américains, quelques anglais, une hollandaise qui vient de se lancer et qui , après avoir vu mon spectacle à Anvers a copié la plupart de mes idées…Sinon ,aux Etats Unis on voit de plus en plus de cirques avec de fausses puces, notamment un cirque dont les accessoires ont été réglés par les gens qui on créé les effets spéciaux du film Ghostbusters. On y voit par exemple des trapèzes automatisés, le premier se balance et quand la puce est censée avoir sauté, c’est le suivant qui se met en mouvement. Dans le commerce, on trouve même pour 2500$ des petites valises toutes équipées contenant le plongeoir miniature, la piste, le tapis et le reste…

Et ça marche ces spectacles là ?

Je ne sais pas, franchement, je ne sais pas. Je ne vois pas l’intérêt si on ne travaille pas avec de vrais insectes.

Y a-t-il dans votre spectacle des numéros que vous redoutez plus que d’autres ?

Le canon , bien sûr.. Quand Mimi sort de la gueule du canon, je suis toujours inquiet car je ne sais pas ou elle va tomber dans le public. Même si, bon, je commence à connaître sa propension à atterrir sur les surfaces souples et à se précipiter dans les décolletés, ce qui n’est pas pour me déplaire…Quand Lulu saute au milieu du cercle de feu, j’ai peur qu’elle refuse l(obstacle. Cela pourrait arriver un jour. Une autre chose me fait peur- et là je vous révèle un petit secret de dresseur- c’est que pour fidèliser mes puces, je fais toujours en sorte d’avoir 2,5 ou 2,7 grammes d’alcool dans le sang. J’en ai fait des alcooliques, qui ne peuvent plus se passer de moi. Et bien entendu, j’interdis l’accès au spectacle aux personnes imbibée, de crainte que mes puces ne m’abandonnent pour eux !

Le spectacle est il partout bien reçu ?

Cela crée parfois des situations insolites. Par exemple au japon, au festival de Shizuoka, se posait un gros problème de langue. Je disais mon texte en anglais, avec quelques mots de japonais appris phonétiquement, comme :-« c’est extraordinaire » ou « Au secours ! Elle ne sait pas nager ! »…Les deux premiers jours il y avait des spectateurs qui parlaient un peu anglais, mais ensuite c’était les vacances et le public était constitué de gens modestes qui ne parlaient pas du tout l’anglais et attendaient sans comprendre avec leur loupe en main…un grand moment de solitude !

D’autres surprises de ce genre ?

téléchargement (5)A Sao Polo, on devait jouer dans un parc, j’avais envoyé à l’avance les plans de mon chapiteau et on m’avait répondu : »parfait, on va construire une scène un peu plus grande pour pouvoir élargir le public », On arrive avec Zaza et on voit 3 grandes scènes de 10 mètres sur 12, posées à 1m50 de haut ! J’explique que çà ne va pas du tout et que les gens doivent être tout près, qu’il faut qu’ils puissent voir, on me répond de ne pas m’inquiéter car, les 3000 spectateurs verront tout grâce à six écrans géants ! Ils ont finalement baissé la scène, et j’ai eu 150 spectateurs près de moi pour les moments nécessitant la participation du public…Et, tout s’est bien passé. Le spectacle a été filmé, fort bien d’ailleurs, et ça a marché. Cela est surprenant…j’ai l’habitude de jouer pour 50 personnes et là, j’entendais les réactions de 3000 personnes ! Dans un autre registre, à Gorron, en Mayenne, la chargée de communication n’avait pas du tout fait son boulot et, en cinq représentations nous avons eu en tout : huit spectateurs ! Là encore, grand moment de solitude…

Il y a-t-il des différences selon que le public soit fait d’enfants ou d’adultes ?

Bien sûr, mais l’idéal est que les deux soient mélangés : cela rajoute quelque chose, on peut suivre le regard des parents sur leurs enfants. Ils constatent que les enfants voient les puces, alors que l’on sent qu’eux-mêmes doutent et se penchent pour les voir aussi.

Variez- vous les numéros selon les lieux et le public ?

Cela arrive…Nous jouions près de Carcassonne aux Ampélofolies, une fête du vin et de la truffe. L’organisateur m’avait impérativement demandé de présenter une puce « cavant » la truffe. J’avais donc installé un bac à sable miniature et à un moment la puce trouvait un petit morceau de truffe que je ramassais entre le pouce et l’index…mais en général le spectacle ne bouge pas, en 12 ans j’ai répété 3400 fois le même texte et rempli l’équivalent de deux stades de France ( mais pas en 2 jours comme Johnny !)

Pour en savoir plus, sur internet :

La Compagnie « Les Petits Miracles » Jean-Dominique Kérignard

* « l’anconé » est un petit muscle de la loge postérieure de l’avant bras qui, comme le triceps, étend l’avant bras sur le bras. Notre dresseur est un anatomiste accompli !

Source : http://www.jbwhips.com/QUAND-ON-ATTELAIT-LES-PUCES.html

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Zoom sur… le kangourou roux

Posté par othoharmonie le 12 juin 2014

 

 

290px-Red_kangaroo_-_melbourne_zooLe kangourou roux est, avec le kangourou géant, le plus grand marsupial actuel. Il se caractérise par sa posture bipède en appui sur de longs pieds, de puissantes pattes postérieures et une queue musclée qui lui sert de « troisième jambe ». La main du kangourou roux, comme celle de la majorité des marsupiaux, est munie de 5 doigts (pentadactyle). Au cours de l’évolution, elle a subi des modifications anatomiques moins importantes que le pied, du fait de sa fonction peu spécialisée.

   Chez le kangourou roux, comme chez la plupart des espèces de kangourous, les mâles sont souvent plus grands et plus lourds, pesant jusqu’à 80 kg (66 kg en moyenne) et mesurant 1,40 m, alors que les femelles ne dépassent pas 35 kg (26,5 kg en moyenne) et 1 m. Le dimorphisme sexuel est également net au niveau des couleurs : la fourrure du mâle peut varier d’un rouge pâle à un rouge marqué tandis que la femelle est généralement gris-bleu. La couleur du mâle est plus intense au moment de la reproduction : elle lui tient lieu de tenue nuptiale. Chez les deux sexes, la queue est plus pâle que le reste du pelage.

   La densité de la fourrure permet une bonne isolation thermique aussi bien l’été que l’hiver. Sa couleur, le plus souvent pâle, absorbe peu l’énergie solaire et contribue à protéger l’animal de la chaleur.

   Le kangourou roux est strictement herbivore, mais n’est pas un ruminant. Sa dentition est adaptée à son régime de grazer, comme disent les Anglo-Saxons, c’est-à-dire qu’il consomme des plantes abrasives, coriaces et siliceuses, contenant une forte proportion de fibres. Ses molaires, rapidement usées par la silice, sont remplacées jusqu’à quatre fois dans sa vie. Une mastication prolongée et un estomac très volumineux, riche en bactéries et en protozoaires, lui permettent de digérer la cellulose des plantes. Les intestins du kangourou roux sont souvent les hôtes de ténias qui ne semblent pas perturber sa santé. Les cellules de l’estomac sécrètent un mucus riche en bactéries qui facilitent la digestion.

   La femelle met bas un petit à la fois, sous forme d’une larve qui, venant s’implanter dans la poche marsupiale, poursuit son développement embryonnaire. La poche qui s’ouvre sur la paroi abdominale comporte quatre glandes mammaires indépendantes avec chacune une tétine. Le jeune est sevré après un an ; il pèse alors 10 kg et devient indépendant.

   Les kangourous roux, grégaires, vivent en petites unités souvent intégrées à des groupes plus larges, surtout sur les sites de nourriture, mais sans organisation sociale ni défense territoriale nettes.

   La bonne vue du kangourou roux lui permet de fuir rapidement en utilisant des trajectoires discontinues destinées à « semer » ses poursuivants. Son ouïe et, surtout, son odorat l’aident en outre à détecter d’éventuels dangers. En général, un mâle sert de guetteur quand les autres broutent tout à loisir l’herbe fraîche.

   Les kangourous roux semblent mieux adaptés aux conditions de sécheresse inhérentes à leur habitat que les kangourous gris. Cependant, ils craignent les grandes chaleurs, qui les font haleter comme les chiens et les moutons. Il leur arrive fréquemment de se lécher les bras et le poitrail, parfois même de s’humecter les pattes postérieures. La salive, en s’évaporant, rafraîchit le corps. Le kangourou roux est capable de ne pas boire pendant plusieurs semaines, car ses reins ont des capacités de concentrer l’urine, et donc de retenir l’eau, supérieures à celles d’autres kangourous.

   Durant le repos diurne, ils ne dorment pas vraiment, ou ne le font que peu profondément et pendant de courtes périodes. Ils sont, en fait, plutôt léthargiques et leurs changements de posture sont fréquents, ainsi que les toilettages et léchages des pattes antérieures. Les jours très chauds, la période d’inactivité dure plus longtemps, car les animaux s’arrêtent de brouter et retournent à l’ombre plus tôt le matin, recommençant à brouter plus tard dans l’après-midi.

   On distingue 3 sous-espèces, encore que leur différenciation ne soit pas nettement établie :Macropus rufus rufus (présent dans l’est de l’aire de répartition), Macropus rufus dissimulatus (le plus occidental ; la robe des femelles est rousse) et Macropus rufus pallidus (présent dans la zone nord-ouest ; la robe des femelles est gris isabelle)

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les sauts de Kangourou

Posté par othoharmonie le 25 mai 2014

 

800px-Macropus_rufogriseus_rufogriseus_4Des pattes exceptionnelles pour sauter et se battre

Alors que, chez l’homme, le record mondial de saut en hauteur est de 2,44 m et celui de saut en longueur de 8,90 m, le kangourou peut franchir 3,30 m de haut et 9 m et plus en longueur. Ces performances ne sont toutefois atteintes que lorsque l’animal doit fuir, en terrain découvert, devant un prédateur. Mais, habituellement, lorsqu’il se déplace pour rejoindre un point d’eau ou un congénère, ses sauts ne dépassent pas 1,90 m de long. Cette progression, exclusivement bipède (pattes postérieures), donne l’impression que le kangourou rebondit comme un ressort sur le sol. Ce mode de déplacement peut atteindre 20 km/h. Mais, lorsqu’il se sent menacé, l’animal passe à la vitesse supérieure.

   Quand il broute, le kangourou se tient généralement penché en avant et se déplace très lentement en se servant de ses quatre pattes, un peu comme un lapin. Il pose ses pattes antérieures sur le sol et tire sa queue vers son corps, faisant basculer ses pattes postérieures. Le poids porte alors sur la partie arrière du corps et sur la queue, qui joue le rôle d’une cinquième patte. Ce type de locomotion, basée sur un cycle à quatre temps, semble exiger beaucoup plus de dépenses énergétiques que le saut.

   Les études faites pour mesurer la dépense énergétique du kangourou en déplacement ont montré que, lorsqu’un kangourou va à moins de 18 km/h, il dépense plus d’énergie qu’un animal de même poids courant sur quatre pattes.

   En revanche, lorsqu’il accélère, le kangourou dépense moins d’oxygène, grâce au stockage, puis à la libération d’énergie dans ses éléments élastiques. En effet, le très long calcanéum (os du tarse qui forme le talon) agit comme un levier sur les tendons et les ligaments du talon. Plus le kangourou se déplace vite, plus la force appliquée à ce levier provoque l’étirement des éléments élastiques. Quand l’animal décolle pour sauter vite, l’énergie stockée est récupérée, ce qui explique la diminution de la consommation d’oxygène.

DES COUPS DE PIED MORTELS

D’un caractère plutôt placide, le kangourou roux sait pourtant se défendre.

   Quand un kangourou isolé est attaqué par une meute de dingos (Canis familiaris dingo) ou chiens sauvages, il fuit alors vers un éventuel point d’eau où il essaie de noyer les dingos tout en restant debout. Si cette tactique échoue, du fait de la faible profondeur du point d’eau par exemple, le kangourou s’adosse contre un arbre et repousse les assaillants en leur assénant de grands coups de pied, le plus souvent mortels lorsqu’ils atteignent leur cible. De même, lorsque deux mâles se battent pour une femelle, il leur arrive de s’empoigner et de se boxer, mais, si le combat devient violent, ils se mettent à sauter en avant et à se donner des coups de pied.

LE SAUT DU KANGOUROU

Caractéristique du kangourou, le saut est toujours spectaculaire. L’animal l’utilise pour se déplacer rapidement : il détend alors ses pattes postérieures à la manière d’un ressort, formant avec le sol un angle proche de 45°. Puis il projette vers l’avant sa tête et ses pattes presque à l’horizontale : sa queue puissante et musclée qu’il utilise comme support au repos lui sert de balancier. Elle vient s’aligner sur le reste du corps. Au moment d’atterrir, l’animal relève vivement sa queue pour ne pas gêner sa réception sur le sol. Il procède ainsi par bonds successifs et peut atteindre 40 km/h.

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Espèces de kangourous

Posté par othoharmonie le 24 mai 2014

 

290px-Kangaroo_ST_03La famille des kangourous, ou macropodidés, est constituée d’une soixantaine d’espèces réparties en 11 genres, et ne se rencontre qu’en Océanie (Australie, Nouvelle-Zélande et Nouvelle-Guinée).

   Les principales caractéristiques morphologiques des macropodidés sont leur adaptation particulière au saut et leur queue musclée bien développée, ainsi que leurs membres postérieurs nettement plus longs que leurs membres antérieurs.

   Tous les membres de cette famille possèdent, chez les femelles, une poche marsupiale qui ouvre vers le haut. La denture est très proche pour tous : deux incisives et pas de canines à la mâchoire inférieure ; 6 incisives et 4 molaires par demi-mâchoire à la mâchoire inférieure et à la mâchoire supérieure.

Le genre Macropus

Le genre Macropus, auquel appartient le kangourou roux, comprend 14 espèces, dont les grands kangourous et les wallaroos, qui sont les plus grands marsupiaux terrestres actuels, et quelques espèces de petits kangourous, ou wallabies.

   Ils sont tous essentiellement crépusculaires ou nocturnes et herbivores : la plupart d’entre eux pratiquent le pâturage. Ils recherchent généralement leur nourriture de la fin de l’après-midi au matin et se reposent dans la journée. On peut toutefois les voir de jour, occupés à se nettoyer ou à se gratter.

   En plus du kangourou roux (Macropus rufus), le genre Macropus comprend :

KANGOUROU GÉANT (MACROPUS GIGANTEUS)

Malgré son nom, il n’est pas plus grand que le kangourou roux. Taille et poids : mâle, 1,80 m (plus queue, 1 m) pour environ 66 kg ; femelle, 1,20 m (plus queue, 75 cm) pour environ 32 kg. Gris argenté.

Habitat : forêts et savanes boisées de l’Est australien.

   Classée par l’U.I.C.N. (Union internationale pour la conservation de la nature), comme la plupart des kangourous, dans la catégorie « préoccupation mineure », l’espèce est toutefois protégée par les États et le gouvernement fédéral qui fixent des quotas de chasse.

KANGOUROU GRIS DE L’OUEST (MACROPUS FULIGINOSUS)

Ses dimensions et son poids sont comparables à ceux du kangourou géant. Mâle, de 94,6 cm à 2,2 m, 53 kg environ ; femelle, 27,5 kg environ. Pelage gris-brun clair à chocolat.

Habitat : forêts et savanes du sud de l’Australie.

   Sa chasse est autorisée et réglementée chaque année par des quotas.

WALLAROO NOIR (MACROPUS BERNARDUS)

Le plus petit wallaroo. De 59,5 à 72,5 cm ; queue de 54,5 à 64 cm. Poids : de 13 à 22 kg. Mâles, sombres, presque noirs ; femelles plus claires.

Habitat : forêts ouvertes d’eucalyptus et sous-bois herbeux du nord de l’Australie (territoire d’Arnhem).

   Bien que ses effectifs et sa localisation soient restreints, il ne semble pas en voie d’extinction dans son aire de répartition ; mais, après révision de son statut, il a été classé par l’U.I.C.N. dans la catégorie « quasi menacé » en 2008.

WALLAROO OU EURO (MACROPUS ROBUSTUS)

Mâle, de 1 m à 1,40 m (queue de 80 à 90 cm) ; femelle, de 75 cm à 1 m (queue de 60 à 70 cm). Brun roux à gris-bleu très sombre ; les mâles sont plus sombres que les femelles.

Habitat : zones arides et rocheuses dispersées dans l’ensemble de l’Australie, excepté les côtes nord et sud.

   Protégé et encore relativement abondant. Sa chasse est autorisée et réglementée chaque année par des quotas. L’euro Macropus robustus isabellinus est classé par le gouvernement australien parmi les espèces vulnérables.

KANGOUROU ANTILOPE (MACROPUS ANTILOPINUS)

De 77,2 cm à 1,20 m. Poids : 37 kg (mâle) ; 17,5 kg (femelle). Pelage du mâle, roux sur le dos et presque blanc devant ; femelle, gris pâle.

Habitat : forêts d’eucalyptus pourvues d’herbes en permanence du nord de l’Australie (territoire d’Arnhem).

   Encore relativement abondant.

WALLABY DE PARMA (MACROPUS PARMA)

De 44,5 à 53 cm (queue de 40 à 55 cm). Poids : de 3,2 à 5,9 kg. Brun foncé avec la gorge et le ventre blancs.

Habitat : forêts pluvieuses et plaines broussailleuses, côte est australienne et extrême nord de la Nouvelle-Zélande.

   L’espèce, déjà rare dans la nature en 1974,  a été classée en 1994 comme « quasi menacée ». Elle est commune en captivité.

WALLABY AGILE (MACROPUS AGILIS)

De 59 à 85 cm. Poids : 19 kg (mâle) ; 11 kg (femelle). Brun-jaune avec une bande blanche sur les joues et une autre sur le bassin.

Habitat : forêts ouvertes ; sud-est de la Nouvelle-Guinée et côte nord de l’Australie.

   Relativement commun.

WALLABY DE BENETT (MACROPUS RUFOGRISEUS)

De 70 à 90 cm (queue de 65 à 75 cm). Poids : de 6 à 18 kg (mâle) ; de 8 à 13 kg (femelle). Mâle, gris à roux avec le poitrail pâle ; femelle plus pâle.

Habitat : côte est du continent australien, Tasmanie, îles King et Flinders.

   Protégé dans tous les États, il peut être abattu s’il cause des dégâts aux cultures, mais ne semble pas menacé.

WALLABY À RAIE NOIRE (MACROPUS DORSALIS)

De 1,1 à 1,4 m. Poids : 16 kg (mâle) ; 5-6 kg (femelle). Pelage uni, sauf une bande dorsale sombre et une bande blanche à hauteur du bassin.

Habitat : forêts humides de l’est de l’Australie.

   Protégé par la loi. Des permis de chasse sont délivrés s’il cause des dégâts aux cultures.

WALLABY DE PARRY (MACROPUS PARRYI)

Environ 60 cm pour un poids de 3 à 4 kg. Pelage gris pâle avec une bande blanche sur la tête.

Habitat : pentes et collines à végétation éparse d’une grande partie de la côte est de l’Australie.

   En régression du fait de la déforestation, il reste encore relativement commun et profite de l’agriculture.

WALLABY D’IRMA (MACROPUS IRMA)

Espèce diurne mais peu étudiée dans l’ensemble. Il mesure environ 1,20 m. Poids : 8 kg. Bande blanche et oreilles noir et blanc.

Habitat : il cohabite avec les grands kangourous dans les forêts ouvertes du sud-ouest de l’Australie.

WALLABY DE GREY (MACROPUS GREYI)

De 81 à 84 cm. Oreilles noir et blanc, queue pâle.

Habitat : zones ouvertes et herbacées.

290px-Macropus_eugenii

   L’espèce était commune dans le sud-est de l’Australie au début du XXe siècle ; elle a complètement décliné du fait de la chasse. Avec le wallaby de Tammar (sous espèce Macropus eugenii eugenii) elle est une des deux espèces considérées comme éteintes aujourd’hui.

WALLABY DE L’ÎLE D’EUGÈNE (MACROPUS EUGENII)

De 52 à 68 cm (queue de 33 à 45 cm). Poids : de 3 à 4 kg. Gris avec des épaules et une bande dorsale rouges.

Habitat : territoires arides du sud-ouest et du sud de l’Australie.

   Quelques sous-espèces éteintes, dont celles des îles Flinders. Encore abondant sur l’île aux Kangourous, à l’est de la Grande Baie australienne.

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