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Souris et Rats dans les contes

Posté par othoharmonie le 19 août 2016

 

En Europe, le rat et la souris sont donc présents dans les contes, puisque les frères Grimm ont notamment transcrits la légende du joueur de flûte de Hamelin au xixe siècle, que la baronne d’Aulnoy a écrit La Bonne Petite Souris au xviie siècle et que la « petite souris Pérez » apparaît dans différents contes hispaniques au xixe siècle. La souris est aussi présente dans La petite souris grise écrit la Comtesse de Ségur (1799 – 1874), où la fée « Détestable » a l’apparence d’une souris. Un autre conte des frères Grimm met en scène un de ces deux animaux, il s’agit de Chat et souris associés. Dans ce conte, un chat et une souris se sont mis en ménage et vivent dans un grenier. En prévision de l’hiver, ils font des provisions qu’ils cachent sous l’autel d’une église. Mais le chat, qui a faim, s’éclipse souvent pour aller manger seul les provisions. Quand l’hiver vient et qu’ils décident d’aller les chercher, elles ont disparu. La souris comprend alors, et le chat ne fait qu’une bouchée de cette dernière.

légende sourisRat et souris sont aussi très présents dans les fables. De nombreuses fables de Jean de La Fontaine parlent du rat et de la souris et leur prêtent des caractéristiques anthropomorphes. Il s’inspire beaucoup des fables d’Ésope. Parmi les fables de La Fontaine, on en compte pas moins de douze ayant le mot « rat » dans leur titre et cinq ont le mot « souris » ou « souriceau » dans leur titre. Le rat est représenté seize fois dans les fables, huit d’entre elles ne le distinguent pas de la souris. Le poète mélange rat et souris au fil des textes en confondant maintes fois rats et souris au gré des vers. Rats et souris jouent dans les fables de La Fontaine divers rôles et montrent différents traits de caractère. Il s’agît tantôt de la sagesse tantôt de l’inexpérience. Mais aussi de la vanité, de la fidélité, de la témérité et de l’oisiveté. Les douze fables de Jean de La Fontaine ayant dans le titre le mot « rat » sont, par ordre chronologique : Le Rat de ville et le Rat des champsLe Chat et un vieux RatLe Combat des Rats et des BelettesLa Grenouille et le RatConseil tenu par les ratsLe Lion et le RatLe Rat qui s’est retiré du mondeLe Rat et l’HuîtreLe Rat et l’ÉléphantLe Chat et le RatLes Deux Rats, le Renard, et l’Œuf et Le Corbeau, la Gazelle, la Tortue, et le Rat.

Les cinq fables ayant dans le titre le mot « souris » ou « souriceau » sont, par ordre chronologique : Le Cochet, le Chat, et le SouriceauLes Souris et le Chat-HuantLa Souris métamorphosée en filleLa Querelle des chiens et des chats, et celle des chats et des souris et Le Vieux Chat et la Jeune Souris.

La souris est également présente dans les comptines. La chanson enfantine la plus connue en France et parlant de la souris est, sans doute, Une souris verte. On peut également citer d’autres chansons enfantines comme j’ai trouvé dans mes cheveux ou encore un joli loir. En Angleterre, on retrouve la souris dans la célèbre comptine Hickory Dickory Dock, qui date de la seconde moitié du xviiie siècle.

En Asie, rat et souris sont parfois l’objet de cultes locaux, ils sont parfois considérés sacrés et sont très souvent liée aux divinités hindouistes et bouddhistes. En Chine, le rat (ou souris) est un signe d’astrologie chinoise, il est décrit comme étant ambitieux, charmeur, imaginatif et passionné. C’est l’un des signes favorables : celui de l’abondance. Car beaucoup de rats signifie beaucoup de récoltes (blé et riz principalement). Il est parfois également considéré comme un animal de l’âme, probablement à cause de son intelligence et de sa sociabilité. Ainsi, en Chine du Sud, le rat est censé avoir apporté le riz à l’homme. Au Japon, le rat est associé à la chance et en Inde, le rat ou la souris est la monture de Ganesh, dieu de la chance et de la sagesse. Ils y revêtent donc des aspects positifs et si comme en Europe le rat est lié à l’argent, en Europe il est associé à l’avarice alors qu’en Asie il est généralement symbole de prospérité. Le rat et la souris se rencontrent principalement dans les croyances populaire d’Inde et d’Extrême-Orient mais on les retrouve aussi dans d’autres coins de l’Asie et même sur d’autres continents tel l’Afrique, où ils ont diverses images. La souris est lié à la divination et aux présages dans certains lieux d’Afrique sub-saharienne comme ce fût parfois le cas dans l’Antiquité gréco-romaine et dans un conte perse, le rat est en quelque sorte associé à la vanité et à l’inexpérience comme dans quelques-unes des fables d’Ésope et de Jean de La Fontaine.

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La vie de la panthère

Posté par othoharmonie le 3 août 2015

 

leopard-panthereMême si elle convoite des proies d’une grande diversité, la panthère se caractérise par deux comportements constants : elle chasse à l’affût et en solitaire. Elle ne poursuit pas ses futures victimes, mais les guette, dissimulée dans les arbres ou les herbes hautes, parfaitement camouflée grâce à son pelage ocellé.

Avant de se tapir, la panthère scrute les alentours ; du haut d’un arbre, elle observe le paysage. Elle peut ainsi, lors de l’affût, demeurer très passive, en attente près d’un endroit propice tel qu’un point d’eau auquel viennent se désaltérer nombre d’animaux.

Elle peut également, après avoir repéré une proie au loin, entamer une approche des plus discrètes. Mais la panthère pratique avant tout une chasse opportuniste, saisissant l’occasion lorsqu’elle se présente. À la recherche de sa future victime, elle parcourt en silence son territoire, tous les sens aux aguets. La moindre silhouette, le plus léger souffle, l’odeur la plus subtile la mettent en arrêt. Elle se glisse ensuite vers l’animal choisi, ventre plaqué au sol, sans un bruit. Les dernières foulées la séparant de sa proie sont parcourues à une vitesse qui atteint les 60 km/h, en deux ou trois bonds de près de 6 m de long et pouvant parfois aller jusqu’à 3 m de haut. Elle assène alors le coup de grâce au cours d’une attaque finale qui ne dure que quelques secondes. Si l’animal est de petite taille, comme un singe ou un rongeur, elle le saisit à la nuque. En revanche, lorsqu’il s’agit d’une victime plus conséquente, telle qu’une antilope, une gazelle ou un impala, elle la prend à la gorge et l’étouffe.

Malgré des atouts naturels incontestables, la panthère ne revient victorieuse de la chasse qu’une fois sur quatre. C’est sans doute pour ne pas gaspiller une proie chèrement acquise qu’elle a l’habitude de hisser la carcasse sur un arbre. Cela la met au moins hors d’atteinte des chacals et des hyènes. Ensuite, il ne reste plus qu’à la protéger des vautours.

L’appétit de la panthère s’accommode d’une si grande variété de proies qu’il serait bien difficile d’en dresser une liste exhaustive. Elle manifeste une grande faculté d’adaptation, aussi bien en ce qui concerne la méthode de chasse que pour le choix de sa nourriture.

Courageuse, mais pas téméraire

En règle générale, la panthère s’attaque à des mammifères de même taille qu’elle ou plus petits, évitant autant que possible de se trouver en compétition avec d’autres carnivores tels que les lions, les tigres ou les lycaons qui, de leur côté, se régalent d’animaux plus grands. En Asie, elle s’en prend volontiers aux cerfs et aux sangliers, aux bufflons et aux jeunes bovins sauvages, aux bouquetins et aux mouflons, de même qu’aux babouins et aux macaques. Menant une existence solitaire, c’est le plus souvent seule qu’elle part en quête de proies ; on a cependant pu observer, notamment en Inde, plusieurs individus s’associant pour la capture d’un singe : une des  panthères tente de le déloger de l’arbre où il s’est réfugié, tandis qu’une autre guette la chute de l’animal, qui a bien peu de chances d’échapper au piège.

Dans la grande forêt africaine, la panthère chasse céphalophes et potamochères, tandis que, dans la savane, gazelles, impalas ou gnous constituent son ordinaire ; mais elle ne dédaigne pas pour autant les damans, lièvres et autres rongeurs. Le bétail domestique a longtemps constitué pour elle un gibier facile, ce qui lui a valu d’être persécutée jusqu’à l’extermination, particulièrement dans certaines régions du sud de l’Afrique. Quant aux oiseaux, ils figurent plus rarement à son menu. En cas de disette, il arrive qu’elle se rabatte sur de très petites proies, comme des grenouilles, des reptiles, voire des poissons. La plupart du temps, elle ne convoite que des animaux très jeunes ou très âgés, sachant que les adultes vigoureux risquent fort de lui échapper. C’est là sa contribution à la sélection naturelle, qui assure la santé et le bon équilibre des troupeaux.

Des études ont été conduites sur l’alimentation des panthères à partir d’analyses de leurs excréments. Dans l’Himalaya, les résultats montraient que les chèvres sauvages étaient présentes dans 70 % des excréments, le bétail domestique représentant 14 % et les porcs-épics 9 %.

Dans le parc national Kalahari Gemsbok en Afrique du Sud, il a été remarqué que les femelles suitées chassaient surtout le renard à oreilles de chauve-souris, le protèle et les céphalophes, alors que les mâles se nourrissaient en plus de porcs-épics et de jeunes oryx.

Dans le parc national de Tai en Côte-d’Ivoire, plus de 30 espèces de proies différentes ont été retrouvés dans des excréments de panthères, dont 99 % de mammifères.

imagesUne fois en possession de sa victime, la panthère l’entraîne à l’écart, afin de la savourer seule et en toute tranquillité. Elle commence par lui ouvrir l’abdomen pour en extraire les entrailles, dont elle consomme immédiatement le foie, les reins et le cœur ; elle dissimule par ailleurs l’estomac et les intestins sous une couche d’herbes, de feuilles ou de terre, puis termine en dévorant le nez, la langue et les yeux. Le reste de la carcasse est ensuite placé à l’abri des éventuelles convoitises des charognards, le plus souvent au creux d’une fourche d’arbre, en prévision des repas à venir.

Après s’être repue, elle va en général s’abreuver. Elle élit volontiers domicile à proximité des points d’eau, mais, en période de sécheresse, elle est capable de faire preuve d’une remarquable sobriété, ne buvant que tous les deux ou trois jours.

La panthère ne manifeste aucune préférence marquée pour un milieu particulier. Du moment qu’elle dispose d’eau en suffisance et d’une réserve de gibier satisfaisante, elle s’accommode de conditions de vie fort diversifiées. C’est ainsi qu’elle aime vivre dans la forêt tropicale ou le long des lisières boisées qui bordent les cours deau – car elle possède d’excellentes aptitudes pour la nage –, aussi bien que dans les savanes buissonnantes ou les semi-déserts rocheux.

 

Ressources Encyclopédiques

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LE SERPENT SACRE

Posté par othoharmonie le 14 février 2015

 

 

images (2)Dans l’antiquité, l’Egypte était peuplée d’une quarantaine de races de serpents, dont trente-quatre subsistent encore sur son territoire. Elles appartiennent à six familles, mais seul les représentants de celle des elapidae, comprenant les cobras, étaient sacrés.

L’Uraeus est en général identifié au naja haje, mais il faudrait plutôt l’assimiler au naja nigricollis ou au naja mossambica. En effet, ces deux derniers ont la faculté non seulement d’inoculer, mais aussi de cracher leur venin, ainsi que le rapportent les anciens textes pour l’uraeus.

Le cobra était principalement consacré à des déesses (d’ailleurs, son nom est de féminin en ancien égyptien), à savoir : Ouadjet,  » la Verte « , tutélaire de la couronne rouge ( !) de Basse-Egypte ; l’Uraeus, incarnation de l’œil de Rê, protectrice des dieux et du roi, celle qui se dresse pour leur défense ; Oupset, la  » la Brûlante « , déesse flamme vénérée à Philae, forme particulière de Tefnout ; Renoutet, serpent nourricier, déesse des moissons ; Meresger,  » Celle qui aime le silence « , maîtresse de la nécropole thébaine.

Certains dieux pouvaient aussi prendre l’aspect d’un serpent autre que celui du cobra : Atoum, également anguille (cf. Poissons) ; Nehebkaou, le  » Maitre des Kaou « , le serpent mythique et nourricier des morts, démon chtonien, parfois figuré avec deux têtes de serpents ; Chaï, dieu du destin.

Le mode de vie des serpents, grouillant dans l’eau ou se glissant dans des grottes terrestres, ondulant sur le sable et le cailloutis désertique, correspond à l’idée que les Anciens se faisaient de l’existence des être primordiaux. Aussi, les femelles des quatre couples préexistants d’Hermopolis sont-elles des serpents (d’espèce non identifiée) ?

La mue des serpents était interprétée comme un signe de renouveau, de renaissance, d’où l’importance de ces reptiles dans les textes funéraires. En revanche, on craignait leur venin mortel, duquel même les dieux n’étaient pas protégés (Rê mordu par un serpent et sauvé par Isis ; Gheb victime du venin craché par l’Uraeus, etc.).

Beaucoup plus toxique que le cobra royal sont les petites vipères d’Egypte qui vivent à la frange du désert, dans les grottes et les tombes (les archéologues en savent quelque chose…).La plus célèbre en est la vipère cornue, cerastes cerastes ou aspis cerastes cornutus, qui a prêté sa silhouette caractéristique à l’unilitère  » f « , dentale sifflante comme son modèle ! Ses proches parents sont cerastes vipera et le terrible echis carnatus au venin foudroyant. Tous ces petits ophidiens, tueurs redoutables on inoffensifs colubridés (couleuvres et autres), étaient indistinctement considérés comme des démons malfaisants et leur image hiéroglyphique, depuis les Textes des Pyramides, est souvent percée de couteaux symboliques afin de les neutraliser.

Apophis, enfin, énorme serpent divin, incarnat les forces primitives et chaotiques, appartient à une espèce non identifiée. Autant que l’on puisse en juger par les figurations dans les textes anciens, il n’était pas venimeux et sa grande taille fait penser au boa d’Egypte, l’eryx colubrinus, qui vit dans le sable, ou au python sebae, habitant les anfractuosité rocheuses et qui atteint une longueur de 4 à 6 mètres. Il a disparu d’Egypte, mais peuple encore l’Afrique au sud du Sahara. Les serpents, qui appartiennent à une des plus vielles espèces encore vivantes (cf. Crocodile, Grenouille, Tortue), occupaient une place éminente dans la pensée métaphysique des anciens Egyptiens

  • Apophis
  • Ouadjet (Cobra)
  • Mérétséger
  • images (3)Hetepes-sekhus (Cobra)
  • Qerehèt (Cobra)
  • Amon (dans son rôle de fertilisateur de l’œuf primordial)
  • Apep
  • Buto
  • Icheneumon
  • Khensit
  • Mehen
  • Nehebkaou (Nehet-kaou)
  • Ouadjet
  • Renenoutet
  • Somtous

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Historiques des poux, puces et autres

Posté par othoharmonie le 27 septembre 2014

 

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Longtemps le savoir occidental a classé les animaux en cinq grandes familles : les quadrupèdes, les oiseaux, les poissons, les serpents et les vers. Jusqu’à l’époque moderne, bien des notions qui nous sont aujourd’hui familières sont restées inconnues. Ainsi celle de « mammifère », que certes Aristote discerne plus ou moins mais dont il ne fait pas un élément essentiel de ses classifications zoologiques.

Il faudra attendre l’époque des Lumières pour que quelques savants lui accordent une importance première dans l’organisation du monde animal. Ainsi également les notions de cétacés, de reptiles, de batraciens, qui n’émergent vraiment qu’au tournant des XVIIIe-XIXe siècles et conduisent tardivement à séparer ou à regrouper des espèces dont la parenté restait incertaine. Ainsi surtout, par rapport au sujet qui nous occupe ici, la notion d’insecte, inconnue des savoirs antiques et médiévaux.

Elle n’est clairement définie qu’au XVIe siècle, donnant peu à peu naissance à un domaine spécifique des études de zoologie : l’entomologie, à laquelle se consacrent désormais quelques spécialistes, au premier rang desquels Thomas Moufet, auteur d’un ouvrage pionnier, le Theatrum insectorum, compilé dans la seconde moitié du siècle mais qui ne sortira des presses qu’en 1634. Toutefois, ce n’est qu’au XVIIIe siècle que l’entomologie sera reconnue comme une science à part entière, grâce aux recherches de savants de grand renom, tel l’immense Réaumur (1683-1857), à la fois physicien et naturaliste. Au siècle suivant, Jean-Henri Fabre (1823-1915), par ses ouvrages de vulgarisation, notamment ses Souvenirs entomologiques (1870-1889), fera connaître à un public relativement large cette branche particulière de la zoologie. Avec lu

i, l’univers des insectes cesse enfin d’être un univers inquiétant et mystérieux.

En français, le mot insecte n’existe pas avant le milieu du XVIe siècle. Il vient du latin savant insectum, création tardive pour qualifier une catégorie de vers ou de bestioles jusque-là peu différenciés, dont le corps présentait un aspect apparemment inorganisé. Les savoirs antiques et médiévaux, en effet, regroupent souvent dans une seule et même catégorie zoologique tous les animaux de petite taille qu’ils rampent, volent, marchent ou nagent : larves, vers, insectes, rongeurs, tétards, mollusques. Pour ces savoirs, les escargots, les papillons, les souris, les grenouilles, les crevettes et les mouches font partie du même monde. Tout au plus distingue-t-on dans ce vaste ensemble les « vers » (vermes), qui rampent ou qui nagent, des « bestelettes » (bestiolae), qui marchent. Mais les petits animaux qui volent ne trouvent pas leur place dans cette distinction. Bien des auteurs ne savent pas qu’en faire, notamment parce que beaucoup de ces animaux sont des larves avant de se transformer en créatures volantes. Où les ranger ? À qui ou à quoi les rattacher. Un auteur anonyme cité par Vincent de Beauvais, encyclopédiste dominicain du XIIIe siècle, va jusqu’à affirmer que « les papillons sont des fleurs qui volent ».

Avec la Renaissance et ses curiosités renouvelées pour la nature et le monde animal, le savoir se précise davantage. À partir du milieu du XVIe siècle, plusieurs naturalistes commencent à regrouper dans une même catégorie les très petites bêtes dépourvues d’ailes (fourmis, punaises, araignées par exemple) et celles qui en sont dotées. Les secondes sont mieux connues que les premières, mais ensemble elles commencent enfin à former une famille autonome, distincte de celle des vers proprement dits, et plus encore des petits rongeurs ou des petits oiseaux : les insecta

, dont le corps semble insectum, c’est à dire découpé en plusieurs parties.

Cependant, malgré différents ouvrages qui leur sont déjà spécialement consacrés, c’est surtout au siècle suivant, grâce à l’apparition des premiers microscopes, que la connaissance des insectes fait des progrès notables. Des subdivisions apparaissent, appuyées à la fois sur l’aspect externe des animaux, sur leur anatomie interne et sur leurs relations avec les hommes. Certains sont depuis longtemps reconnus comme utiles (les abeilles ou les vers à soie, par exemple), d’autres au contraire sont qualifiés de « vermineux » : ils mangent les récoltes, empoisonnent l’eau et les aliments, éprouvent le bétail. Désormais un groupe de « vermineux » fait l’objet d’une attention particulière : les parasites du corps humains, poux, puces, punaises, morpions et quelques autres.

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Le XVIIe siècle est particulièrement bavard sur ces parasites, peut-être parce  qu’ils se font plus nombreux et plus redoutables qu’aux siècles précédents. À cela différentes raisons dont la principale concerne l’hygiène, spécialement l’hygiène du corps. De fait, dans la longue histoire de l’Europe, aucune autre époque ne fut sans doute aussi sale que le XVIIe siècle. À la saleté et la souillure hélas ! ordinaires, dues aux malheurs du temps (guerres, famines, épidémies, crise climatique, catastrophes naturelles) s’ajoutent désormais  celles qu’engendre le discours nouveau d’un grand nombre de médecins : l’eau est mauvaise pour le corps ; la peau mouillée est perméable à toutes les infections ; mieux vaut se laver peu souvent, et se baigner encore moins ; surtout, il faut fuir les bains publics, lieux de débauche et de pestilence. Pour bon nombre de médecins, changer de chemise régulièrement et se parfumer abondamment suffit pour être propre.

D’où un manque d’hygiène généralisé, une saleté et une puanteur qui touchent toutes les classes sociales, même les plus favorisées. L’envers du Grand Siècle est un cloaque. Les historiens le savent depuis longtemps, les contemporains en ayant fourni de nombreux témoignages. Ces derniers, en revanche, n’ont pas conscience que le lavage quotidien et la propreté corporelle constituent des moyens efficaces de lutter contre les parasites et les maladies qu’ils véhiculent. Ce n’est qu’au XIXe siècle que l’on comprendra le rôle déterminant que certains d’entre eux jouent dans la transmission des épidémies (la peste notamment). Auparavant, comme au Moyen Âge, on croit encore et toujours que ces parasites naissent par génération spontanée, sortant de la peau humide ou échauffée comme les vers sortent des chairs putréfiées.

Du XVIe au XVIIIe siècle, en France mais aussi dans toute l’Europe occidentale, poux, puces, punaises, cirons et morpions sont donc surabondants.

Les puces notamment occupent une place considérable dans la vie quotidienne, dans les relations sociales et dans l’imaginaire. C’est à elles qu’est spécialement consacrée la belle étude de Camille le Doze. Ce livre original et passionnant, le premier sur un tel sujet depuis le XVIe siècle, nous conduira de l’histoire naturelle jusqu’à la poésie érotique, en passant par le discours médical et la pharmacopée, les pratiques d’hygiène et de santé,  les croyances et les superstitions, les manuels de civilité et les règles morales, les stratégies amoureuses et le commerce charnel, l’âme des bêtes et les ruses du Diable.

Assurément, la puce est partout et, comme le souligne avec force Camille le Doze, l’Ancien Régime est son « âge d’or ».

Michel Pastoureau

Directeur d’études à l’Ecole pratique des hautes études

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certaines luttes contre le Moustique

Posté par othoharmonie le 14 juillet 2014

 

images (4)Contrôle des moustiques

L’homme cherche depuis longtemps à lutter contre les moustiques, causes de démangeaisons et vecteurs de maladies. Il existe des méthodes passives ou actives, biologiques ou chimiques, adaptées au stade de développement de ces insectes. En France, ceci est régulé par la loi no 64-1246 du 16 décembre 1964 « relative à la lutte contre les moustiques ».

Lutte larvicide

Aux stades œuf, larve et nymphe, les moustiques se développent dans l’eau stagnante (et parfois courante), temporaire ou permanente. L’eau est vitale au moustique (de la boue ou de la terre humide ne conviendront pas).

Lutte à grande échelle

Depuis les années 1950, dans les régions habitées ou proches de zones habitées et fortement infestées, comme les régions marécageuses, des larvicides sont utilisés à grande échelle pour limiter la prolifération des moustiques.

Après quelques générations, les larves devenant fréquemment résistantes à un produit, les chercheurs doivent sans cesse mettre au point de nouvelles formules de pesticides ou biopesticides.

La lutte à grande échelle passe aussi par l’aménagement du territoire pour limiter les gites de ponte : drainage, collecte des eaux usées, goudronnage des routes, élimination des décharges sauvages et des stockages à ciel ouvert. C’est notamment la méthode préconisée pour éviter la propagation des espèces comme Aedes 290px-CDC-Gathany-Aedes-albopictus-1albopictus, responsables du chikungunya, transportées d’un pays à l’autre dans des stocks de vieux pneus.

Dans leur aire de répartition, on pratique une lutte biologique en relâchant dans la nature des larves de Toxorhynchites, des grands moustiques qui ne piquent pas les vertébrés mais dont les larves se nourrissent, entre-autres de larves de Culicidés. Cette méthode obtient un succès variable selon les pays ou les espèces visées.

Protéger ou restaurer les populations de prédateurs des larves de moustiques, tels que tritons, grenouilles, crapaud, salamandres,hirondelles, chauve-souris… permet aussi de contrôler leur prolifération.

Lutte par la destruction des gites domestiques

Pour éviter d’être envahi par les moustiques dans les zones urbaines, le plus simple consiste à éliminer au maximum tout réservoir potentiel d’eau stagnante où des moustiques pourraient pondre et des larves se développer, même de faible volume, par un entretien de son environnement proche. Ainsi les autorités sanitaires recommandent une surveillance de l’environnement proche des habitations et la suppression des récipients susceptibles de collecter de l’eau (soucoupes de pot de fleur, vases, bidons, bâches, gouttières, poubelles à ciel ouvert, brouettes…). Les soucoupes de pots-de-fleur peuvent être remplies de sable.

Une technique consiste, après avoir supprimé tous les autres points d’eau proches, à offrir des gîtes pièges (récipients d’eau de pluie stagnante) où la ponte des femelles pourra être contrôlée. Lorsque les larves commencent à être assez grosses et bien visibles, et avant qu’elles ne se nymphosent (soit environ tous les cinq jours), l’eau est vidée dans la terre, en veillant à ce qu’elle soit complètement absorbée. Les larves, privées d’eau, meurent.

Pour les récipients impossibles à vider (puisards, puits, latrines, collecteurs d’eau de pluie ouverts…), il importe qu’ils soient couverts hermétiquement avec de la toile moustiquaire ou, à défaut, de recouvrir cette eau d’une fine couche d’huile : les larves ne peuvent plus respirer et meurent. Il est aussi possible de laisser du cuivre dans le récipient, ce qui tue les larves ou ralentit leur développement.

Lutte au stade adulte

De nombreuses méthodes sont réputées pour éviter d’être piqué par les moustiques, dont certaines sont inefficaces, peu efficaces ou sans efficacité prouvée. Certaines méthodes efficaces ont des effets négatifs à long terme. Pour se prémunir des piqûres dans les régions fortement infestées, il faut combiner les moyens de protection et parfois de lutte.

Se protéger physiquement

Comportement

La femelle est attirée par le CO2 émis par l’hôte et dans une moindre mesure par une température entre 18° et 30° ainsi que la transpiration : l’humidité ainsi que l’odeur de celle-ci, accentuée par certains aliments (bière, fromages…). Certains médicaments comme les stéroïdes ou les médicaments anti-cholestérol attirent aussi les moustiques, ainsi que les parfums.

Habillement

Il convient de tenir compte des horaires d’activité des moustiques afin de ne pas s’exposer inutilement. il est recommandé avant tout de porter des vêtements longs et couvrant tout le corps ; amples car les moustiques peuvent piquer à travers des vêtements serrés ; et de couleur claire car ils peuvent être plus sensibles aux couleurs foncées.

Moustiquaire imprégnée

La toile moustiquaire peut équiper les portes et les fenêtres, entourer les lits, berceaux ou poussettes d’enfant et même protéger le visage dans les zones fortement infestées. Elle sert aussi à empêcher les femelles de pondre dans les réserves d’eau.

La méthode de lutte donnant le meilleur résultat, notamment contre le paludisme, est l’utilisation de toile moustiquaire imprégnée d’insecticide. En 1983, au Burkina Faso, une première association insecticide-moustiquaire fut mise en place par imprégnation de moustiquaires dans la ville de Bobo-Dioulasso. Ces moustiquaires se sont avérées particulièrement efficaces contre les anophèles en termes de mortalité des moustiques et de réduction du taux de piqûres. Globalement, la moustiquaire imprégnée réduit de 36 % le taux de piqûres des moustiques par rapport à une moustiquaire non traitée et tue de l’ordre de 37 % des moustiques présents. La généralisation de leur emploi pourrait réduire de moitié environ l’impact du paludisme et de 20 % la mortalité infantile.

Utiliser des répulsifs

Dans les zones infestées, la peau, mais aussi les vêtements, peuvent être imprégnés d’un répulsif à insectes. En fonction du type de peau, le pharmacien peut recommander un répulsif particulier. Lors de voyages, mieux vaut acheter sur place, les produits seront plus adaptés aux moustiques locaux.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) recommande principalement ceux qui renferment du DEET (N,N-diéthyl-3-méthylbenzamide, auparavant appelé N, N-diéthyl-m-toluamide), de l’IR3535 (éthyl butylacétylaminopropionate) ou de l’icaridine (1-piperidinecarboxylic acid, 2-(2-hydroxyethyl)- 1-méthylpropylester).
Le répulsif le plus efficace est le DEET, mais de récentes études montrent une possible toxicité chez l’homme, en particulier pour les femmes enceintes et les enfants. On a recensé dans le monde douze cas de convulsions chez l’enfant depuis la mise en œuvre de ce produit, sans que l’origine de ces convulsions puisse être imputée au produit ; il s’agit donc là d’un principe de précaution que certains jugent abusif.

Les répulsifs à base d’huile de haricot de soja et d’IR3535 présentent une protection de plus courte durée.

Les autres répulsifs d’origine végétale, dont l’essence de citronnelle, ont une durée d’effet très courte et sont donc considérés comme inefficaces à l’extérieur. Selon l’OMS, les vaporisateurs, à la citronnelle par exemple, « peuvent aussi réduire les piqûres à l’intérieur des bâtiments ».

La culture, par exemple au rebord des fenêtres, de certaines plantes (citronnelle, lamiacées (labiées) tels que la mélisse, le thym, le thym citron, le romarin, la lavande, le basilic, le basilic à petites feuilles, les géraniacéestels que les geranium, en particulier le geranium citron, et pelargonium, pyrèthre, les plants de tomates, les capucines), aurait un effet répulsif.

Selon certains récits de vie à l’écart de la civilisation, la salive mélangée à du tabac pourrait être efficace. La nicotine est effectivement un excellent insecticide naturel. Le feu et la fumée éloigneraient aussi les moustiques, mais non sans conséquences pour la santé des humains qui respirent cette fumée.

Les bracelets anti-moustiques sont quasiment inopérants. De même, les appareils anti-moustiques électroniques, censés éloigner les moustiques par émission d’ultrasons, sont en réalité inefficaces, la femelle étant insensible à ces vibrations.

Lutter contre les moustiques

Des aérosols et diffuseurs d’insecticide sont commercialisés mais ils ne présentent d’intérêt que dans une pièce fermée. Ils présentent alors d’autres risques avérés ou potentiels pour la santé des occupants qui les respirent, notamment les enfants . De plus, les insecticides sélectionnent rapidement des résistances à leur efficacité chez la plupart des espèces de moustiques visées. Selon l’OMS, les spirales anti-moustiques et autres vaporisateurs « peuvent aussi réduire les piqûres à l’intérieur des bâtiments ».

La résistance de nombreuses souches de moustiques à certains pesticides a rapidement et fortement augmenté (beaucoup plus vite que pour les résistances des plantes aux désherbants). À titre d’exemple, une résistance (génétiquement héritable pour la descendance) au DDT a été constatée chez les moustiques dès 1947 en Floride, un an seulement après les premières utilisations du DDT (Hemingway et Ranson 2000).

290px-YosriNov04Pokok_SeraiDes indices laissent penser que la présence d’insecticides dans le milieu aquatique où se développement les larves s’accumulent dans les tissus larvaires et donc de l’adulte, entrainant peut-être « le maintien de l‟induction de certaines enzymes de détoxication et par conséquence le maintien de l‟augmentation de tolérance à l‟insecticide ». On constate en tous cas que « les moustiques issus de zones agricoles ou plus généralement polluées par des composés organiques tolèrent mieux les insecticides »), ce qui n’exclut pas des phénomènes de résistance croisée avec divers pesticides utilisés en agriculture, en médecine vétérinaire, ou ayant été utilisés, mais persistants et donc encore présent dans l’environnement des larves.

Ces adaptations posent des problèmes de lutte contre les maladies véhiculées par les moustiques (malaria…), et pourraient continuer à augmenter, alors que les populations de moustiques indésirables pourraient s’étendre à la faveur du réchauffement climatique et de la mondialisation des échanges.

Pour répondre à ces adaptations, outre l’utilisation de cocktails d’insecticides et le changement régulier de molécules, une autre stratégie consiste à ne pas encourager les milieux favorables aux moustiques piqueurs (eaux stagnantes) et à favoriser le développement de prédateurs naturels des moustiques, par exemple en protégeant les poissons et insectes aquatiques mangeurs de larves de moustiques et en offrant des nichoirs aux chauves-souris et aux hirondelles pour lutter contre le moustique commun. Cependant ces stratégies sont insuffisamment efficaces.

En revanche, les électrocuteurs d’insectes utilisant une lumière blanche ou ultraviolette pour les attirer, ont une efficacité quasi nulle sur les moustiques femelles qui sont plutôt attirés par des pièges imitant certains paramètres propres à la respiration et la peau des mammifères, c’est-à-dire une certaine concentration de dioxyde de carbone couplée à une gamme de température donnée entre autres. Il pourrait être sensible à certaines molécules émises par le corps humain et transportées par l’air. Cependant de nouvelles études de l’American Mosquito Control Association démontrent que bien que les ultraviolets soient inefficaces contre les moustiques femelles, une combinaison de LED à forte luminosité dans les tons bleus, verts, rouges et infrarouges dans certaines fourchettes de longueurs d’onde seraient à même d’attirer dans des pièges un large spectre d’espèces de moustiques de manière plus efficace que les pièges à dioxyde de carbone plus onéreux et encombrants.

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La vie de l’hippopotame

Posté par othoharmonie le 4 avril 2014

 

 

images (14)Un chef qui exige une soumission parfaite

Les hippopotames vivent en groupes sur un territoire – une portion de lac ou de rivière – qui varie en fonction du plan d’eau et de la saison. Sur une berge de rivière, un espace plus réduit suffit à un plus grand nombre d’animaux que sur une berge de lac. Ainsi, 33 hippopotames peuvent se partager 100 mètres de bord de rivière, alors que 7 animaux seulement cohabitent sur 100 mètres de bord de lac. 

   Le mâle dominant règne sur 50 à 100 mètres de rivière alors que son territoire peut atteindre 500 mètres de lac. C’est lui qui se charge du marquage territorial. Se plaçant au bord, le dos à la berge, il éparpille son crottin sur un rayon de 2 mètres. Ce genre de scène semble passionner les jeunes, qui viennent flairer les excréments, et parfois les consommer. 

   Tant que les juvéniles, et surtout les mâles presque adultes, adoptent une attitude de soumission face au maître des lieux, tout va bien. Mais, s’ils gardent la tête haute, ce que le chef prend toujours pour un défi, les choses peuvent se gâter : le nombre élevé de cicatrices sur le corps des grands mâles rappelle à chacun que les discussions peuvent être vives. 

   Les canines n’ont aucun rôle dans l’alimentation, mais elles peuvent infliger de profondes blessures (qui cicatrisent étonnamment vite). Les combats sont entrecoupés de hurlements, de charges dans l’eau, et de postures d’intimidation, gueule grande ouverte. 

   La mandibule de l’hippopotame, c’est-à-dire sa mâchoire inférieure, peut s’ouvrir à 150° – ce qui est énorme – et elle est musclée en conséquence. D’où le célèbre bâillement de l’hippopotame : loin d’être seulement un geste de lassitude, il peut se révéler vraiment menaçant, si le mâle renverse sa tête le plus en arrière possible, en exposant toute sa gorge dans un geste de défi, pour calmer toute velléité de révolution interne. 

Les combats peuvent être mortels, mais ces grandes scènes restent tout de même rares, car l’hippopotame est respectueux de la hiérarchie. Un des comportements sociaux les plus caractéristiques de l’espèce pourrait s’appeler la « défécation de soumission » : un animal dominé se retourne, sort son arrière-train de l’eau, éclabousse généreusement le museau du dominant de ses excréments et les répand par de vigoureux battements latéraux de la queue. Le supérieur hiérarchique sollicite ce geste des jeunes mâles : il tourne autour d’eux, sort ses épaules de l’eau, la tête pour une fois inclinée. Tout animal qui pénètre dans la mare ira ainsi « saluer » le dominant et lui signifier qu’il reconnaît son statut de chef. Dans un groupe, il peut y avoir plus de 5 défécations de soumission par heure, un tiers d’entre elles étant orientées vers le dominant.

   Les combats pour rire, lèvres contre lèvres, sont également fréquents entre adultes. 

images (15)Les hippopotames passent leurs journées dans l’eau. Autant ils se déplacent sur terre avec lourdeur, autant ils font preuve d’aisance dans l’eau. Quand celle-ci est profonde, ils sont capables de nager véritablement. Ils se propulsent essentiellement en remuant leurs pattes arrière – à la manière d’une grenouille ! Quand il y a moins d’eau, ils avancent un peu comme s’ils rebondissaient, à coups d’élans successifs, en prenant appui sur le fond. L’eau ne pénètre alors ni dans les yeux ni dans les oreilles. Les hippopotames font tout dans l’eau, y compris dormir, par petits sommes.

   C’est aussi dans l’eau qu’ont lieu les accouplements. Le mâle est alors seul visible, la femelle étant, elle, entièrement sous l’eau. Seules ses narines viennent de temps en temps affleurer à la surface. La cour du mâle, avant et pendant l’accouplement, est relativement agressive, et la femelle semble maintenue un peu de force sous l’eau.

   Autrefois, on classait les hippopotames dans l’ordre des pachydermes, mot qui veut dire « qui a la peau épaisse », en grec. Pourtant, c’est tout le contraire : la couche cornée de sa peau est si fine que l’hippopotame est très sensible aux pertes d’eau par évaporation… Il se pourrait que cette espèce passe ses journées dans l’eau simplement parce qu’elle serait incapable de surmonter le rythme de perte en eau que lui imposerait une journée sous le soleil de l’Afrique tropicale.

   L’autre raison pour laquelle ils vivent dans l’eau est l’économie d’énergie qu’ils doivent faire, car ils mangent peu. Comme la température de l’eau est pratiquement la même que celle de leur corps, les hippopotames n’ont pas à dépenser de calories pour rester en homéothermie (c’est-à-dire pour conserver une température interne constante).

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LE MIROIR DE CIGOGNE

Posté par othoharmonie le 1 novembre 2013


Il était une fois

LE MIROIR DE CIGOGNE dans CIGOGNE images-5

Une grenouille  qui craignait plus que tout, les immenses cigognes …

Toute sa vie était centrée sur cette terreur, toute aussi immense ! Si bien que si le moindre oiseau ressemblant fort ou peu a une cigogne s’approchait des alentours elle fuyait très vite très loin dans l’espoir immédiat d’échapper a une éventuelle attaque de l’animal , qu’il fut ou non une cigogne ! …

Par un beau jour de printemps, tandis que notre grenouille avait trouvé son tout nouveau refuge dans un étang a peut près a son goût , un héron maladroit vint atterrir a sa manière sur le plan d’eau où notre grenouille se prélassait au soleil…

L’animal ailé , bien que ressemblant en divers points a sa cousine la cigogne , ne représentait pourtant absolument aucune menace pour notre grenouille craintive, facile a terroriser et pour la simple & bonne raison que les hérons ne se nourrissent exclusivement que de poissons & jamais , au grand jamais du moindre batracien !

Bien du contraire, les batraciens, pour le héron, sont d’une aide précieuse pour leur pêche au poissons (mais ceci est une autre histoire ! )…

Cependant notre grenouille, qui demeurait craintive pour la raison que l’on sait, en voyant atterrir le héron a la façon de la cigogne et avec cette silhouette si ressemblante sous divers points, crû dur comme fer avoir affaire a cet animal qui la terrorise par dessus tout et prit aussitôt les jambes a son cou pour fuir a nouveau, comme elle sait si bien le faire en telles circonstances ! …

C’est ainsi que l’on voit, a travers marais et contrées, une grenouille craintive changer de logis comme de chemise et fuir encore et toujours tout ce qui ressemble de près ou de loin a une cigogne …

On dit même que les cigognes auraient changé de régime depuis peu (dans la nature tout évolue donc tout est possible) et pourtant, qu’elle sache ou ignore ce fait, la grenouille n’en demeure pas moins craintive a ce sujet, ayant au final plus de confiance en se terreur que de confiance aux aptitudes de changement des prédateurs !

On dit aussi que depuis sa 1ère fuite justifiée (lorsqu’elle fut véritablement face a une cigogne affamée de grenouilles) elle n’a en réalité jamais recroisé de cigogne mais seulement des pseudos cigognes c’est-à-dire des cousins et des cousines, souvent ressemblantes en allures et en mœurs et pourtant jamais mangeurs de grenouilles !

On dit, pour finir, qu’elle vécu même un amour très fort et très profond (quasi fusionnel ) avec un être qui , certains jours , avait des airs de cigogne a cause du miroir qui se tenait en permanence derrière lui où qu’il aille , quoi qu’il fasse avec elle …

La grenouille toujours voyait, en le regardant, son image a elle & quand elle entrait dans sa peur face a des circonstances aux apparences menaçantes (apparentes seulement ! ) au lieu de se voir,  elle voyait sa peur personnifiée dans le miroir qui la changeait en cigogne ! … Ainsi la pauvre créature se fuyait elle-même en croyant fuir une cigogne ! et fuyait par là même l’être au miroir qui tentait de l’aimer malgré tout !

Et on dit, enfin, que leur amour en fut brisé car ces fuites, devenues incessantes, finirent par briser le miroir où la pauvre grenouille effarée s’était laissé piéger par sa propre peur !

Voila la sinistre histoire de ceux et celles qui projettent hors d’eux l’image de leurs pires craintes,  jusqu’à la projeter même sur l’amour de leur vie, a en perdre la sève !

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CIGOGNE de la Bible

Posté par othoharmonie le 31 octobre 2013


CIGOGNE de la Bible dans CIGOGNE images-20(héb. : ḥasidhah).

Le nom de cet oiseau est le féminin du mot hébreu signifiant “ fidèle, qui a de la bonté de cœur ”. (Voir 1S 2:9 ; Ps 18:25, note.) Ce nom convient tout à fait à la cigogne, car elle est connue pour la tendresse avec laquelle elle prend soin de ses petits et la fidélité que le mâle et la femelle se témoignent toute leur vie.

La cigogne est un grand échassier aux longues pattes, semblable à l’ibis et au héron. La cigogne blanche (Ciconia ciconia) a un plumage entièrement blanc, à l’exception de ses rémiges, qui sont d’un noir brillant. Une cigogne adulte peut mesurer jusqu’à 1,20 m de haut, avoir un corps de près de 1,20 m de long et une magnifique envergure de 2 m. L’oiseau se sert de son long bec rouge, large à la base et effilé à l’extrémité, pour fouiller dans la vase à la recherche de grenouilles, de poissons ou de petits reptiles. Outre de petits animaux aquatiques, la cigogne se nourrit de sauterelles, et parfois de charognes et de détritus. Cet oiseau figurait dans la liste des créatures impures qu’il était interdit aux Israélites de manger selon la Loi. — Lv 11:19 ; Dt 14:18.

Lorsque le prophète Jérémie réprimanda le peuple apostat de Juda, qui n’avait pas discerné le temps du jugement de Jéhovah, il attira son attention sur la cigogne et sur d’autres oiseaux qui ‘ connaissent bien leurs temps fixés ’. (Jr 8:7.) La cigogne migre régulièrement vers la Palestine et la Syrie après avoir quitté ses quartiers d’hiver en Afrique ; d’importantes bandes de cet oiseau apparaissent en mars et en avril. Des deux sortes de cigognes qu’on trouve en Israël, la cigogne blanche et la cigogne noire (Ciconia nigra), la première ne reste que rarement dans la région pour se reproduire ; elle bâtit d’ordinaire son nid dans les arbres, mais aussi sur des constructions humaines. La cigogne noire, ainsi dénommée parce qu’elle a la tête, le cou et le dos de cette couleur, est plus commune dans les vallées de Houlé et de Bet She’ân, où elle fait son nid dans les arbres, quand elle le peut. Le psalmiste signala que les cigognes nichent dans les grands genévriers. — Ps 104:17.

Opposant l’autruche, qui ne peut voler, et la cigogne qui, elle, vole très haut, Jéhovah posa cette question à Job : “ L’aile de l’autruche femelle a-t-elle battu joyeusement, ou a-t-elle les pennes de la cigogne et le plumage ? ” (Jb 39:13). Les pennes de la cigogne sont d’une largeur et d’une robustesse remarquables ; ses rémiges secondaires et tertiaires sont presque aussi longues que les primaires, ce qui donne à ses ailes une très grande surface et lui permet de voler en haute altitude et sur de longues distances. Il est impressionnant de voir une cigogne en vol, prenant son essor sur ses puissantes ailes, le cou en avant et les longues pattes étendues derrière elle. Dans la vision de Zekaria (Ze 5:6-11), deux femmes portent un épha contenant la femme appelée “ Méchanceté ” ; ces deux femmes sont représentées avec “ des ailes comme les ailes de la cigogne ”. La mention du ‘ vent dans leurs ailes ’ (v. 9) concorde également avec le bruissement produit par l’air qui passe à travers les pennes de la cigogne. En vol, les rémiges primaires sont étendues de façon à former des fentes à l’extrémité des ailes, ce qui maîtrise l’écoulement d’air au-dessus des ailes et accroît leur portance.

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Les animaux sont aussi des baromètres

Posté par othoharmonie le 3 février 2013

Insectes baromètres et thermomètres
pressentant pluie, grêle et vent

(D’après « Le Mois littéraire et pittoresque », paru en 1901)

  par LA RÉDACTION

Les animaux sont aussi des baromètres dans XXX - ARTICLES DE PRESSE 4972737chat1-150x150Sur la seule foi d’observations, nos ancêtres considéraient certains insectes comme excellents thermomètres-baromètres dont il suffisait de scruter le comportement pour prévoir pluie, orage, vent ou encore grêle, tels les grillons, rainettes ou géotrupes

Déjà chez les Anciens — maints passages d’auteurs grecs ou latins l’attestent — on cherchait à prédire le temps, et, comme les observations scientifiques manquaient alors, le peuple érigea en principes des coïncidences fortuites. Virgile, par exemple, va nous renseigner sur les préjugés météorologiques en honneur chez ses superstitieux contemporains. Citons donc quelques vers du chantre de Mantoue traduits par Delille.

Voici d’abord les signes précurseurs de l’orage :

La grue avec effroi s’élançant des vallées
Fuit ces noires vapeurs de la terre exhalées ;
Le taureau hume l’air par ses larges naseaux ;
La grenouille se plaint au fond de ses roseaux ;
L’hirondelle en volant effleure le rivage ;
Tremblante pour ses oeufs, la fourmi déménage.

La pluie se pronostique également avec facilité :

Quand la jeune Phébé rassemble sa lumière,
Si son croissant terni s’émousse dans les airs,
La pluie alors menace et la terre et les mers.

Il faudra craindre les vents :

Quand des feux du soleil, l’Occident se colore
Si de taches semé, sous un voile ennemi,
Son disque renaissant se dérobe à demi.

La grêle s’abattra :

Si de son lit de pourpre on voit l’Aurore en pleurs
Sortir languissamment sans force et sans couleurs.

Au contraire, lorsque l’arc de la lune brille le quatrième jour, le beau temps se maintiendra un mois durant :

Le ciel sera sans eau, l’aquilon sans haleine.
L’océan sans tempêtes…

grenouilles dans XXX - ARTICLES DE PRESSEA quelques-uns de ces pronostics, nos populations rurales accordent encore certaine confiance, et les indications que les hommes des champs tirent des végétaux ou des animaux se sont multipliées au cours des âges. Ainsi on admet que la corolle du liseron se ferme aux approches de la pluie, que le mouron, ce « baromètre du pauvre homme », comme on le surnomme dans les campagnes, tient également ses fleurs closes dans des circonstances atmosphériques analogues, et si la rose de Jéricho contracte ses branches, on peut compter sur la sécheresse. Mais la prédiction du temps basée sur la gent animale paraissait jusqu’ici assez illusoire malgré l’intérêt que lui témoignèrent de grands savants.

Sous ce rapport, l’exemple de la rainette est typique. Le naturaliste Dumeril n’écrivait-il pas, en 1863, à propos de cette jolie petite grenouille verte : « On se fait un hygromètre ou un baromètre vivant en mettant une de ces bestioles dans un vase où l’on a soin de lui donner de l’eau et des insectes pour sa nourriture. Munie dans sa prison de verre d’une petite échelle, son ascension indique que le temps sera sec. » Le maréchal Vaillant soutenait la même thèse, lors d’une discussion relative à l’établissement d’observatoires météorologiques sur toute l’étendue de nos possessions africaines : « La grenouille du père Bugeaud, disait-il, égayé encore aujourd’hui les bivouacs de nos soldats en Afrique. Ce grand homme de guerre consultait sa rainette avant de mettre ses troupes en marche pour une expédition » et, poursuivait l’orateur, il faut se livrer à des observations analogues dans notre colonie afin de démontrer ou d’infirmer leur exactitude. Eh bien, l’expérience a prononcé aujourd’hui. La rainette ne saurait donner un renseignement atmosphérique sérieux.

Au début du XXe siècle, une revue américaine estimée, Popular science monthly, proposa de déterminer la température de l’air par un procédé assez singulier reposant sur le nombre de cris lancés par le grillon dans l’espace d’une minute, nombre variable suivant les oscillations thermométriques. Mlle W. Brooke y formula, en effet, la règle mathématique suivante. Adoptez 72 stridulations par minute à 60° Fahrenheit (15,5°C) et pour chaque série de quatre stridulations en plus, ajoutez 1° Farhenheit ; pour chaque période de quatre stridulations en moins, diminuez de la même quantité et vous obtiendrez une concordance parfaite entre les températures ainsi déterminées et celles relevées au thermomètre — du moins la Broooke nous l’affirme.

Vers le même temps, l’entomologiste avignonnais bien connu J.-H. Fabre, a montré que les géotrupes étaient de distingués météorologistes. Voyons à l’œuvre ces sagaces insectes, et d’abord un mot sur leurs mœurs. Parmi les assainisseurs des champs, les uns, tels que les mouches, les dermestes et les nécrophages, sont chargés de disséquer les cadavres. Une taupe gît-elle éventrée sur le chemin, au pied de la haie, un enfant sans pitié a-t-il lapidé un lézard qu’avril venait de revêtir de sa splendide parure d’émeraude, vite ces petits croque-morts accourent, attirés par le fumet du morceau. Ils charcutent, ils dissèquent et en une journée les minuscules fossoyeurs ont accompli leur tâche. La place est nette.

La seconde catégorie d’insectes préposés par la Nature à la salubrité rurale ne met pas moins d’empressement à faire disparaître les bouses de vaches, le crottin du cheval ou autres déjections d’animaux, et les géotrupes se distinguent entre tous. Ils épurent, ces pauvres « bousiers », avec toute l’ardeur de leurs mandibules, de leurs pattes, et nous n’accordons à ces utiles auxiliaires qu’un regard dédaigneux.

Les géotrupes abandonnent seulement leurs repaires vers le crépuscule et, à condition toutefois que l’atmosphère soit calme et chaude, ils se mettent à la recherche des matériaux nauséabonds dont ils vont se repaître avec délice. En une séance nocturne, la souillure choisie par chaque groupe sera enfouie. Mais si la pluie menace ou si le vent souffle, nos stercoraires restent tranquilles, car ils ont amassé sous terre des victuailles suffisantes pour un long chômage.

Fabre décrit dans son mémoire les curieuses expériences qui lui ont permis de tirer ces conclusions et il en résume les grandes lignes en trois cas généraux.

Premier exemple : soirée magnifique. Les géotrupes s’agitent dans la cage où le naturaliste les a enfermés et se montrent impatients d’accomplir leur tournée vespérale, signe de beau temps pour le lendemain. Effectivement, le jour suivant, l’atmosphère fut d’une remarquable pureté.

Deuxième observation : nuit superbe encore. Selon les indications du baromètre et l’état du ciel, le savant naturaliste croit à la continuation du beau temps. Les bousiers ne partagent pas cet avis. Ils ne mettent pas le nez dehors contrairement à leur habitude. L’insecte, plus subtil que l’homme, avait senti l’averse qui tomba un peu avant l’aurore.

Troisième fait, non moins typique. Cette fois, le ciel est couvert et la venue d’une forte ondée semble prochaine. Cependant, grâce à la subtilité de leurs organes, les géotrupes pensent sans doute le contraire puisqu’ils bourdonnent dans leur geôle. La justesse de leur pronostic s’affirme du reste bientôt, les nimbus menaçants se dissipent et, dès son lever, le soleil se montre radieux.

images-3De même, l’état électrique de l’atmosphère influence beaucoup les bousiers. Aux approches de l’orage, par de lourdes et chaudes soirées, ils s’agitent et s’inquiètent plus que de coutume. A cet égard, J.-H. Fabre relate une expérience bien remarquable. Les 12, 13, 14 novembre, les géotrupes de ses volières firent preuve d’une extraordinaire agitation. Quelle était donc le pourquoi ? Une bourrasque avait éclaté sur le nord de la France, et la forte dépression barométrique, cause de la tempête, se répercutait dans la région d’Avignon. Comme le constate le sagace entomologiste, les géotrupes lui parlaient de l’ouragan « avant son journal » ! Faut-il regarder ces constatations comme des coïncidences fortuites ?

Cependant Fabre a vu de même les chenilles processionnaires du pin subir l’influence des perturbations atmosphériques. Bien mieux, elles paraissent pourvues d’organes curieux, véritable arsenal d’instruments météorologiques. Alors, tandis que la rainette serait impuissante à prédire le temps, les géotrupes et les processionnaires constitueraient de merveilleux insectes-baromètres dont la délicatesse laisserait bien loin les indications brutales de la colonne de mercure.

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Le Héron et le Pêcheur

Posté par othoharmonie le 21 janvier 2013

Le Héron et le Pêcheur dans HERON images  


Sur ses échasses haut perché,
Marchait dans l’eau bec pointé
Un héron scrutant l’eau de son œil acéré.
Il piquait à la seconde Poissons et grenouilles dans l’onde.
Sa réputation était devenue telle 
Que tout ce qui nageait dans le marais 
A son approche aussitôt disparaissait.
C’est ainsi que le héron devint efflanqué, 
Tremblant sur ses pattes qui ne pouvaient le porter.
Il en fut réduit à attraper le menu fretin 
Que rejetaient les pêcheurs avec dédain.
L’un d’eux, s’apercevant de son stratagème, 
Lui demanda quel était son problème.
– Sans doute, dit le héron, vous ne me croirez pas, 
Mais dans l’eau je ne puis faire un pas,
Car ma réputation est telle 
Que poissons et batraciens ont des ailes ! 
– Mais, cher ami, n’en n’avez-vous pas aussi ?
Cessez de tourner en rond, 
Quittez ces lieux maudits pour vous,
Allez exercer ailleurs votre talent ! 
– Ah, grand merci répondit le héron, 
Que n’y ai-je pensé plutôt, je vous l’avoue,
Il faut croire que les difficultés 
Engendrent une grande cécité !

Auteur : Guy le Ray.

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Symbolique de la grenouille

Posté par othoharmonie le 12 décembre 2012

 

La grenouille est utilisée à divers acceptions symboliques, dont la principale est en rapport avec son élément naturel : l’eau.

 Symbolique de la grenouille dans GRENOUILLE grenouilleDans le Chine ancienne, aujourd’hui encore au Cambodge, les grenouilles sont utilisées ou imitées pour obtenir la pluie. Des grenouilles étaient figurées sur les tambours de bronze, représentant la course apparente du soleil (début de la croissance du yang) parce qu’ils rappellent le tonnerre (voie de Yahvé – annonce d’une théophanie) et appellent la pluie (de nature yin, d’origine lunaire – immanente de la nature représentant la sagesse, agent fécondateur de la terre).

La grenouille est un animal lunaire qui correspond à l’eau, à l’élément yin. Aux équinoxes, la caille, oiseau de feu (yang  est censée se transformer en grenouille, animal aquatique (ying) puis devenir caille, selon le rythme fondamental de la nature. Mais – et les différents ponts de vue ne sont pas sans rapport – la Grande Grenouille est aussi, en Inde, le support de l’univers et le symbole de la matière obscure, indifférenciée.

C’est pourquoi le nom de grenouille est parfois donné au mandala à 64 cases ; mandala (résumé de la manifestation spatiale, image du monde et représentation de puissance divine) dont on dit qu’il est le corps d’un asura vaincu.

En occident même, la grenouille a été considérée comme un symbole de résurrection, en raison de ses métamorphoses. Pour les montagnards du Sud-Vietnam, elle est, au même titre que l’araignée, une forme de l’âme en voyage, tandis que dort le corps. La maltraiter, c’est risquer d’attenter à la vie du sujet.

Elie l’Ecdicos fait des grenouilles les symboles des pensées fragmentaires et dispersées qui tiraillent les méditants encore attachés aux soucis matériels du monde.

Ce point de vue trouve un écho dans celui des Vietnamiens modernes qui retiennent surtout l’inlassable et stupide coassement de l’animal ; ils en ont fait, en de multiples images, le symbole de l’enseignement ânonnant et routinier.

Dans la poésie védique, les grenouilles sont présentées comme l’incarnation de la terre fécondée par les premières pluies de printemps. Leur chœur s’élève alors pour remercier le ciel des promesses de fruits et de richesse qu’il a faite à la lune. On parle de leur  ivresse, on les qualifie de Brahames du soma, d’officiantes qui suent à chauffer la cuve. Elles sont les chantres, les prêtres de la terre–mère, et l’hymne aux grenouilles du Rig Veda se termine ainsi :

                               Plaise aux grenouilles lors du multiple pressurage,

                               Nous gratifiant de vaches par centaines, de prolonger

                               Le temps de notre vie !

La grenouille a l’habitude d’aspirer.

Au Japon l’on croit ainsi que la grenouille attire le bonheur. On dit aussi que la grenouille retourne toujours à son point de départ, même si on l’éloigne. Elle est devenue ainsi une sorte de protecteur des voyageurs.

Certaines personnes portent en guise d’amulette l’image d’une grenouille appelée « la grenouille remplaçante » c’est-à-dire que cette grenouille se substitue à l’homme qui est son propriétaire, s’il survient un sinistre quelconque. 

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Rêver d’escargot

Posté par othoharmonie le 15 juin 2012


Rêver d'escargot dans ESCARGOT escargot1Plus encore que la grenouille, l’escargot évoque une perception froide des organes génitaux. La sexualité du rêveur est trop lente et très frileuse. Elle est perçue comme froide et gluante.

 De par son caractère hermaphrodite, l’escargot peut symboliser un individu qui hésite dans son orientation sexuelle. L’acquisition des caractères sexués des parents est retardée. Ils ne sont pas encore intégrés et l’escargot représente alors chez l’adulte un stade infantile de la sexualité, un dégoût ou une peur de celle – ci.

 De surcroît l’escargot étant un gastéropode, nous pouvons donc imaginer que l’estomac est alors le lieu du plaisir, bien plus que le sexe qui se présente comme visqueux et dégoûtant, donc impropre à la consommation ; l’estomac dans le pied, le pied dans l’estomac !

On peut regarder également … Rêver de Limace

1003169-Limace dans ESCARGOT La limace, de par sa couleur orange, est apparemment liée à la sexualité et de par sa forme, au sexe masculin, mais c’est un stade archaïque de l’énergie sexuelle vu de façon peu ragoûtante ; les organes génitaux sont vus comme étant froids et gluants plus encore que la grenouille. Là, ils sont carrément baveux. La limace – comme l’escargot – étant un gastéropode, nous pouvons donc imaginer que l’estomac est l’endroit du plaisir ; l’estomac dans le pied, le pied dans l’estomac ! et si c’est le mâle qui est symbolisé (aspect érectile) par la limace, l’étalon est dans l’estomac ; attention à ne pas devenir gras comme une loche…

 Si la limace, comme l’escargot, au vu de sa lenteur, évoque un retard dans le développement de la fonction sexuelle, elle indique néanmoins une importante énergie sur ce plan. La limace est aussi le nom en argot que l’on donnait à la cravate il y a quelques années, ce qui accentue le côté phallique mollasson. Bref, si la limace se rapporte au plan sexuel et plus précisément au masculin, tout cela n’est pas très glorieux.

  

Le site de Tristan-Frédéric Moir : http://tristan.moir.free.fr/Nouveausite/index.html

Psychanalyste – Psychothérapeute – Onirologue – Analyse et interprétation de rêves

En direct chaque mercredi de 23h à 1h30 sur
« Radio Ici & Maintenant ! » 95.2 FM

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Migration des amphibiens

Posté par othoharmonie le 19 mai 2012

 

Migration des amphibiens dans GRENOUILLE grenouille-crapaud-gdLe Centre de coordination pour la protection des amphibiens et des reptiles de Suisse (karch) rend attentifs les automobilistes à la migration prochaine des amphibiens sur les routes. Comme chaque printemps, des milliers de grenouilles et de crapauds vont tenter de traverser les routes, et beaucoup vont se faire écraser par les voitures. Cette année, les amphibiens n’attendent que la fin des chutes de neige pour migrer.

Il est difficile cette année de dire quand est-ce que la majorité des amphibiens – grenouilles, crapauds et tritons – vont migrer. Ces animaux débutent généralement leur dangereux périple vers les points d’eau de reproduction une fois la neige fondue, durant les nuits pluvieuses, lorsque les températures sont légèrement supérieures à 0°C. C’est le cas dès la fin février dans la majorité des régions en Suisse. Cette année, l’hiver persiste à de nombreux endroits alors que le printemps s’est déjà installé ailleurs.

Au-dessus de 500 m d’altitude, la migration n’a guère commencé en raison du manteau neigeux persistant ou des températures encore trop basses. A basse altitude au contraire, les premières migrations ont débuté ces dernières nuits. Prévisions pour cette année: les migrations en masse vont débuter sitôt la neige fondue. Après une longue attente, l’ensemble des amphibiens va se donner la main pour migrer. Ces déplacements sont périlleux si une route doit être traversée pour gagner le point d’eau de reproduction. Si le trafic automobile est important, c’est un véritable massacre qui met en péril la survie de la population de grenouilles ou de crapauds.

Des gens se mobilisent pour secourir les amphibiens!
Le karch a connaissance de plus de 1000 lieux de migration d’amphibiens qui posent problème en Suisse. Dans plusieurs cas, des barrières de protection pour les amphibiens sont installées. Des bénévoles contrôlent ces barrières et transportent les animaux de l’autre côté de la chaussée. Ces travaux menés au bord des routes durant la nuit ne sont pas sans danger pour les sauveteurs. Le karch incite les automobilistes à rouler avec la plus grande prudence et à être attentifs aux amphibiens présents sur la chaussée. Aux endroits critiques, il est conseillé de rouler lentement (40 km/h). Les automobilistes qui en ont la possibilité sont priés d’éviter les tronçons critiques en empruntant des itinéraires de contournement. 

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Oracle de la Grenouille

Posté par othoharmonie le 9 avril 2012


oracle de la Grenouille = NETTOYAGE

Chante, Grenouille, chante !
Appelle la pluie
Assouvis la sécheresse.
Nettoie la Terre,

Et apporte-moi la plénitude.

Oracle de la Grenouille dans GRENOUILLE pickeralLa Grenouille chante le refrain qui apporte la pluie rabattant la poussière sur le chemin de terre. La médecine de la Grenouille s’apparente à l’énergie de l’eau et réside à l’Est sur la Roue de Médecine. La Grenouille nous enseigne à respecter nos larmes puisqu’elles nettoient l’âme. Tous les rites reliés à l’eau appartiennent à la Grenouille, y compris toutes les initiations avec l’eau.

L’eau prépare et nettoie le corps pour la cérémonie sacrée. C’est l’élément que nous comprenons le mieux dans le sein maternel. Comme nous, la Grenouille est à l’aise dans les eaux utérines et n’apprend à sauter qu’après avoir fait l’expérience de la fluidité. Cette métamorphose de têtard en adulte prépare la Grenouille à la puissance d’appeler les eaux du ciel : la pluie. Parce qu’elle connaît bien l’eau, la Grenouille peut chanter le refrain qui fait tomber les pluies du Ciel. Quand les étangs sont desséchés, la Grenouille fait appel aux Êtres de Tonnerre pour nettoyer et abreuver la Terre. Comme la Grenouille nous devons savoir quand vient le temps de nous rafraîchir, de nous purifier et de refaire les réserves de notre âme.

Si la Grenouille a sauté dans vos cartes aujourd’hui, son appel fait écho au nettoyage dont vous avez besoin.

En examinant votre situation actuelle, diriez-vous que vous vous sentez : fatigué, débordé, tourmenté, frustré culpabilisé, nerveux, perdu, vide, affaibli ?

 dans GRENOUILLESi oui, prenez une pause et laissez-vous baigner dans les eaux de la médecine de la Grenouille. Pour y arriver, vous devrez peut-être débrancher le téléphone, prendre un long bain relaxant, crier « arrêtez-moi tout ça », ou respirer profondément.

L’important, c’est de trouver une façon de vous débarrasser des distractions et de remplacer la vase du terrain par de l’énergie pure, ce qui ravivera votre esprit desséché, donnera une nouvelle vigueur à votre corps et à votre cerveau.

Les adeptes de la médecine de la Grenouille peuvent fournir appui et énergie à ceux qui en ont besoin. Un adepte de la Grenouille peut faire disparaître les vibrations négatives de tout environnement. Plusieurs des clairvoyants ou des médiums qui purifient les maisons hantées sont porteurs de la médecine de la Grenouille. Plusieurs voyants mouillent leurs mains quand ils tentent d’entrer en contact avec les autres instances de la réalité parce que l’eau a une excellente capacité de transmission.

File:I'm so smug^ - geograph.org.uk - 1173845.jpgDans la pratique des chamans mayas et aztèques, le chaman remplit sa bouche d’eau et en asperge le corps de son patient pour faire disparaître l’énergie négative. Ce faisant, le guérisseur garde présente à son esprit l’image de la Grenouille afin que la guérison réussisse et que le patient soit rempli d’énergie positive. Parfois, on utilise des Grenouilles séchées et empaillées pour veiller auprès du corps du malade pendant la session.

À travers son chant à la pluie, la Grenouille parle de vie nouvelle et d’harmonie. Les sons profonds du coassement de la Grenouille appellent les Êtres du Tonnerre : tonnerre, éclair et pluie. Le « coa » agit comme un battement de coeur qui s’harmonise avec le Ciel-Père et l’implore de faire tomber les pluies abondantes dont nous avons besoin. Faites appel à la Grenouille et apaisez-vous dans la joie du temps que vous vous réservez pour vous reposer ou vous recueillir. Fait partie intégrante de ce cadeau que vous vous faites : le grand nettoyage concernant toute personne, lieu ou chose qui ne contribue pas à votre nouvel état de sérénité et de plénitude.

À L’ENVERS :

La Grenouille a glissé dans la boue et est couchée sur le dos, incapable de se relever. Préparez-vous à recevoir de la boue en plein dans l’oeil.

La Grenouille en position contraire peut indiquer que vous ne faites pas d’efforts pour vous sortir du bourbier où vous vous enlisez. Attention : la boue peut se transformer en terrain vaseux, voire en sables mouvants où vous vous enliserez davantage si vous ne vous décidez pas à y voir plus clair.

Quelqu’un sape votre énergie ? Vous vous laissez abattre ? Vous avez tenté de régler une querelle et vous vous êtes retrouvé en plein sur la ligne de feu ? Arrêtez ! Prenez conscience de ce qui brouille l’étang. Nagez avec la Grenouille ; ses yeux à fleur de tête savent voir tout alentour. Plongez au plus profond, puis, sautez sur le nénuphar le plus près pour vous dorer au soleil. De cette façon, vous saurez vraiment ce qui sape vos énergies.

De temps en temps, les activités quotidiennes deviennent accablantes et nous avons besoin d’une pause salutaire. La Grenouille en sens contraire annonce peut-être un de ces moments-là, mais aussi un moment où VOUS êtes vraiment « tout trempé ». Cette sensation « tout trempé » provient d’un trop plein d’émotions ou de sentiments : « C’en est trop ! » puisque vous vous êtes immergé dans une activité à l’exclusion et au détriment de toutes les autres facettes de la vie. Si tel est le cas, on vous propose de changer de routine. Sautez sur un autre nénuphar et visitez un autre étang pour un petit bout de temps.

Vous attirez les événements négatifs quand vous refusez de vous accorder le temps et l’espace nécessaires pour voir les choses d’un autre oeil. La Grenouille en sens contraire vous avertit : vous allez droit au désastre si vous ne prenez pas le temps de vous arrêter, de sentir les nénuphars, d’attraper une mouche au vol, de vous dorer au soleil ou de « coasser » jusqu’à ce que la pluie ravive votre esprit.

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Grenouille et mythologie

Posté par othoharmonie le 30 mars 2012

Grenouille et mythologie dans GRENOUILLE 220px-Tornado3_-_NOAALa grenouille est apparue sur terre il y a plus de 300 millions d’années, les égyptiens trouvaient la grenouille aux abords du Nil, dans leur milieu naturel, entourés de verdure. La grenouille est donc un symbole de fécondité, de vie pour les égyptiens.

 Dans la mythologie égyptienne, les divinités représentées sous la forme de grenouilles sont principalement les dieux masculins membres de l’Ogdoade, les femelles étaient représentées sous la forme de serpents.

  Selon la théorie développée à Thèbes, les huit dieux de l’ogdoade sont enterrés dans la nécropole divine sur la rive gauche du Nil.

 C’est une compagnie divine représentant les forces du chaos antérieures à la création. Selon la mythologie égyptienne, le chaos existait avant la création du monde.

 L’ogdoade existe depuis l’Ancien Empire.

 Le dieux de l’Ogdoade venaient s’éteindre dans la colline de Djêmé actuelle Médinet-Habou une fois leur tâche divine accomplie. Amon vient tous les 10 jours pour rendre le culte dû aux défunts, et leur faire une libation d’eau.

 Les divinités féminines sont représentées sous des formes animales de serpent et les divinités masculines sont représentés sous la forme de grenouilles selon la mythologie égyptienne. Les prêtres d’Hermopolis les considèrent comme des êtres autogènes, le clergé memphite pense qu’ils sont créés par Ptah-Tatenen et les prêtres de Thèbes pensent qu’il est sorti d’un œuf, ou du Noun. Ils sont toujours considérés comme les pères et les mères de Rê, ils ont fécondés la fleur de lotus et fait jaillir le soleil.

Ainsi, les dieux Noun, Héhou, Kekou, Amon et Niaou qui n’étaient pourtant pas généralement représentés sous cette forme, adoptèrent la forme de grenouilles lorsqu’ils sont représentés dans l’ogdoade.

Liste des dieux et déesses à l’aspect d’une grenouille.

 

  • image-HEGET- dans GRENOUILLE         Aheqet la déesse grenouille de Hirour
  •          Amon membre de l’ogdoade, représenté avec une tête de grenouille
  •          Héhou membre de l’ogdoade, représenté avec une tête de grenouille
  •          Héqet la déesse grenouille, la dame de Qus
  •          Hou le dieu à tête de grenouille
  •          Kekou membre de l’ogdoade, représenté avec une tête de grenouille
  •          Niaou membre de l’ogdoade, représenté avec une tête de grenouille
  •          Noun membre de l’ogdoade, représenté avec une tête de grenouille
  •          Noun le dieu à tête de grenouille

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La Grenouille et le Rat

Posté par othoharmonie le 27 mars 2012

La Grenouille et le Rat

La Grenouille et le Rat  dans GRENOUILLE greratTel, comme dit Merlin, qui d’ engeigner autrui,
Qui souvent s’engeigne soi-même.
J’ai regret que ce mot soit trop vieux aujourd’hui :
Il m’a toujours semblé d’une énergie extrême.
Mais afin d’en venir au dessein que j’ai pris,
Un rat plein d’embonpoint, gras, et des mieux nourris,
Et qui ne connaissait l’Avent ni le Carême,
Sur le bord d’un marais égayait ses esprits.
Une Grenouille approche, et lui dit en sa langue :
Venez me voir chez moi, je vous ferai festin.
Messire Rat promit soudain :
Il n’était pas besoin de plus longue harangue.
Elle allégua pourtant les délices du bain,
La curiosité, le plaisir du voyage,
Cent raretés à voir le long du marécage :
Un jour il conterait à ses petits-enfants
Les beautés de ces lieux, les moeurs des habitants,
Et le gouvernement de la chose publique
Aquatique.
PautaubergeGrenouilleetRat dans GRENOUILLEUn point sans plus tenait le galant empêché :
Il nageait quelque peu ; mais il fallait de l’aide.
La Grenouille à cela trouve un très bon remède :
Le Rat fut à son pied par la patte attaché ;
Un brinc de jonc en fit l’affaire.
Dans le marais entrés, notre bonne commère
S’efforce de tirer son hôte au fond de l’eau,
Contre le droit des gens, contre la foi jurée ;
Prétend qu’elle en fera gorge-chaude et curée ;
(C’était, à son avis, un excellent morceau).
Déjà dans son esprit la galande le croque.
Il atteste les Dieux ; la perfide s’en moque.
Il résiste ; elle tire. En ce combat nouveau,
Un Milan qui dans l’air planait, faisait la ronde,
Voit d’en haut le pauvret se débattant sur l’onde.
Il fond dessus, l’enlève, et, par même moyen
La Grenouille et le lien.
Tout en fut ; tant et si bien,
Que de cette double proie
L’oiseau se donne au coeur joie,
Ayant de cette façon
A souper chair et poisson.

La ruse la mieux ourdie grenouille-rat.jpg.pagespeed.ce.9DXuM96kvA
Peut nuire à son inventeur ;
Et souvent la perfidie
Retourne sur son auteur.

Par Jean de la Fontaine.

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Avant d’être grenouille

Posté par othoharmonie le 23 mars 2012

 

Avant d'être grenouille dans GRENOUILLE tetardÀ un de ses stades de développement, la larve de la grenouille est appelée un têtard.
  Le cycle de croissance d’une grenouille peut se décomposer en 9 étapes :

  1. Avant l’éclosion
  2. Larves juste après l’éclosion s’accrochant à des algues
  3. Avec des branchies extérieures
  4. Les branchies extérieures sont recouvertes et sont absorbées
  5. Larves sans membres d’environ un mois avec des branchies internes
  6. Têtard avec jambes arrières, d’environ deux mois
  7. Avec les jambes avant qui paraissent
  8. Avec les quatre jambes libres
  9. Une jeune grenouille d’environ trois mois, montrant une absorption presque totale de la queue ainsi que le changement de la gueule de têtard en celle de grenouille.

 Au sortir de l’œuf, le têtard est caractérisé par une grosse tête confondue avec son abdomen (d’où son nom), et il respire grâce à des branchies internes ou externes. Il n’a pas encore de pattes, mais est munie d’une queue natatoire.

 Les couleurs et tailles et les motifs qui peuvent orner les robes des têtards varient selon les espèces. Ils sont généralement brun-noir à noir, avec parfois des ponctuations plus claires ou des points dorés… Chez certaines espèces, une partie des têtards peut passer un hiver complet dans la vase et ne se métamorphoser qu’à la fin du printemps suivant. Ces têtards sont beaucoup plus grands que les autres (parfois plus grands que l’adulte). Ils cessent de se nourrir lors de la métamorphose, durant laquelle leur taille se réduit.tetard_ml dans GRENOUILLE

 Jusqu’au début du XXème siècle, dans les grands lacs, dans les étangs des zones tempérées, les têtards pouvaient être présents par millions.

Une grande partie des têtards échappent à la prédation par les oiseaux et les poissons (toxicité, faible appétence, camouflage pour certaines espèces). C’est le jeune amphibien qui sera au stade suivant le plus victime de prédateurs ou de maladies ou de déshydratation, gel, etc.

 En savoir plus, clic ici….  http://fr.wikipedia.org/wiki/T%C3%AAtard

 

 

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Lion mythologique

Posté par othoharmonie le 3 décembre 2011

Il va de soi que le Lion est solaire : « Cet animal, selon Plutarque, était – en effet – consacré au Soleil, parce que, de tous ceux à grilles recourbées, c’est le seul qui voit en naissant, et parce qu’il dort fort peu, et les yeux ouverts »

 

Ainsi s’exprimait le poète d’autrefois. L’homme de science d’aujourd’hui, assure que le lion est généralement monogame, ce n’est donc pas Alexandre Dumas. Il passe, dit-on, la journée à dormir ou à digérer, dissimulé dans les « buissons ou caché dans les cavernes », et il chasse la nuit, en s’attaquant à de gros herbivores plutôt qu’à l’Homme devenu son protecteur. Les Lions sont reconnaissants. 

 

Lion mythologique  dans LION 2eu9utrb

Si vous vous intéressez a la symbolique solaire, vous serez surpris de l’importance du chiffre 3. Dans un Grand livre sur le Zodiaque, M. Senard nous rappelle que le Lion de l’étendard de Juda occupe le zénith du zodiaque : « Vient d’abord près de la partie extérieure du cercle un lion couche en dessous duquel se trouvent trois lions plus petits indiquant les trois décans du signe, puis, en se rapprochant du centre du cercle, viennent : I° un héros brandissant un sceptre à trois pointes, 2° un cavalier tenant par la bride un cheval qui piaffe et résiste, enfin, 3° la tête et le cou d’un âne qui s’approche d’un buisson touffu »

 

Les Jeux olympiques qui se déroulaient dans la forêt de Némée s’organisaient de trois en trois ans. C’est le temps nécessaire pour qu’un lion mâle porte une crinière abondante. 

 

L’idée de force appelle l’image du lion ou bien celle d’Hercule. Les deux images étant liées, on ne peut guère représenter Hercule qu’avec sa massue et sa peau de bête gagnée à l’occasion de son premier travail. Il convient de se souvenir qu’Hercule a été conçu par Jupiter dans l’espace de trois nuits et qu’il est né sous des coups de tonnerre redoubles. Par dépit, l’irascible Junon lui imposa d’incroyables corvées, notamment celle de vaincre ce monstrueux lion qui terrifiait la région de Némée. Hercule, dans ce combat, n’avait pas d’arme suffisamment acérée pour transpercer le fauve. Il ne put le tuer qu’en l’étouffant et en usant des propres griffes de l’animal pour le dépecer. 

 

pt7725 dans LIONLa fable insiste sur l’invincibilité du bouclier léonien. Bien des exploits des héros de ce Signe tiennent à leur cuirasse, plus forte que la carapace du cancérien. Manifestement, avec le Crabe et le Lion, les Signes d’été mettent en vedette les pouvoirs d’immunisation et d’autoprotection. La symbolique de la Vierge, 3e Signe d’été, va dans le même sens : la force n’est plus dans l’offensive mais dans la défensive. Ce n’est plus le printemps avec ses coups de bélier, mais le temps du bouclier. Nous sommes en présence d’une puissance concentrée parce que le Jour en réduisant sa durée donne l’image d’un repliement sur soi : image d’étreinte, d’autocontrainte ou d’autorégulation avec ses bavures explosives. Cette puissance concentrée parait hautement enviable, puisque plusieurs astrologues pensent, ni plus ni moins, que le zodiaque doit commencer, non pas a 0° du Bélier, à l’heure du printemps, mais à 0° du Lion, une trentaine de jours après le commencement de l’été, à l’heure où les aoûtiens de notre hémisphère se bronzent pour livrer au Soleil un culte épidermique. Les aoûtiens se taillent, à la façon d’Hercule, une peau de bête, invincible aux railleries mais qu’il faudra bien quitter en décembre, sous le Signe du Sagittaire qui vit la mort d’Hercule pour des raisons toujours épidermiques (tunique de Nessus, dont nous reparlerons lorsque vous aurez perdu votre bronzage). 

 

Parce qu’il est, théoriquement, le plus fort, le Lion-Soleil devrait être le premier. Neil Armstrong, cosmonaute, fut le premier a marcher sur la Lune et à prononcer des paroles historiques en évitant de bafouiller malgré la grandeur des circonstances. Le Lion est un Signe en affinité avec l’Espace. Il lui faut un cadre, un décor, une scène, un fief ou un domaine. C’est pourquoi, il est souvent le Roi de quelque chose : de Cuba, pour Fidel Castro, du suspense, pour Hitchcock. Longtemps, Pierre Dac a été le roi de la rigolade, avec un humour franc et massu qui cuirasse à jamais contre les pièges de la finesse. Avec Tex Avery, Bourvil, Goscinny, Averty, Louis de Funès, et même Mireille Mathieu et Louis Pauwels, on voit que le Lion aime à rire et à chanter. C’est tout de suite l’insolation, le rire brûlure au 2e degré. 

 

Hercule-Lion, votre héros modèle, n’était pas toujours très souple. On raconte qu’un dénommé Linus, professeur de musique, « lui enseigna à jouer d’un instrument qui se touchait avec l’archet ». Mais comme Hercule, avec ses grosses mains, détonnait en touchant, Linus fit un sermon déplaisant qui lui valut de recevoir le violon sur la tête. On comprend pourquoi le compositeur Stockhausen est du Lion : il brise les carcans de la musique, ses normes et instruments, il libère le son, comme Hercule, dans un autre travail, nettoie les bourbiers des boeufs conformistes. Ceci dit, Stockhausen, tout en introduisant les grenouilles dans un orchestre libéré, est un homme trop distingué pour casser un violon sur la tête d’un batracien. 

 

pt37841Les Lions forts sont irascibles, au moins autant que le Soleil dont les rayons, selon la médecine, sont amis-ennemis de l’homme. Hercule, héros Solaire, embête tout le monde et le Soleil avec. Un jour, qu’il ne voulait pas bronzer, il se mit en colère contre le roi du ciel et lui décocha plusieurs flèches. Un comble ! Le Soleil ébloui par tant d’audace et admirant le courage insolent de son archer lui fit présent d’un gobelet d’or. Finalement, la révolte est-elle payante ? Oui, pour Bourguiba, non pour Mata-Hari… mais, cette lionne a sans doute échoué faute d’être une vraie insolente. Elle ne fut qu’un Hercule manipulée, victime de son manque d’autocontrôle. 

 

Dans les Jeux olympiques, Hercule-Lion ne craignait personne. Encore moins son père Jupiter qui voulut lutter contre lui sous la figure d’un athlète. La fable raconte que l’avantage « fut égal des deux côtés », Et c’est, là, un des multiples prodiges de la pensée symbolique lorsqu’elle n’est pas emprisonnée dans les livres d’érudits viscéralement ennemis des sources fortes de la vie. II ressort, de quelques travaux semblables à ceux d’Hercule, que les planètes principales du système solaire pourraient bien faire contrepoids à la force du Soleil, comme si notre astre central, loin d’être un despote omnipuissant, avait, face à lui, des forces au moins égales, quoique moins apparentes. 

 

Les planètes sont rivales du Soleil, comme I’Homme herculéen est l’impétueux rival des dieux. Hercule n’est qu’un nom sous lequel es hommes ont rassemblé tous les exploits des hommes capables, ne fût-ce qu’un instant, de tenir le Soleil en échec, ainsi que tous les fatalismes. Orgueil, ou puissance du vouloir… un problème au cœur de chacun, ce muscle herculéen aux grandeurs et faiblesses sublimes. 

 

Texte paru dans Les Signes du destin, éd. RMC/Editions du Rocher 1981

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Serpent animal Totem

Posté par othoharmonie le 15 octobre 2011

Serpent animal Totem dans SERPENT medium_Serpent_-_Cartes_druidiques Le Serpent est un reptile qui éveille en général un sentiment d’horreur, de répugnance, de peur et de haine. Pourtant, les Premières Nations le traitent avec respect et considèrent même qu’il possède de nombreux pouvoirs spéciaux. Il symbolise plus particulièrement le pouvoir de transformation et de renouveau, par sa capacité de se dépouiller fréquemment de sa peau. 

Le Serpent est dépourvu de membres et peut ramper sur le sol à l’aide de ses écailles recouvrant son ventre. Il possède des mâchoires extensibles et des dents inclinées vers l’intérieur de sa gueule. Il se nourrit de souris, de rats, de lézards, de grenouilles et aussi d’insectes. Sa langue fourchue capte les goûts ainsi que les odeurs ; elle est très sensible aux vibrations. Comme le Serpent, les natifs de la période des Gelées sont enclins à faire des transformations spectaculaires dans leur vie, abandonnant sans cesse les anciens attachements pour prendre un nouveau départ. 

Ils sont toujours d’excellentes raisons pour accomplir un changement, mais ils le font quelquefois au mauvais moment; ce qui leur vaut des souffrances inutiles. Une des choses à assimiler dans la vie, c’est l’art de choisir le bon moment. Etant donné que le changement n’est pas toujours facilement accessible, ils s’adaptent à toutes les situations nouvelles en s’efforçant d’en tirer le meilleur parti. 

Le Serpent a une vue perçante et peut fixer sa proie d’un regard hypnotique qui paralyse sa proie ; de même les Serpents ont tendance à vous regarder droit et fixe dans les yeux, d’un regard perçant, allant parfois jusqu’à l’âme; chose qui peut gêner et inquiéter certaines personnes. 

Les Premières Nations savent que le Serpent ne se met pas vite en colère et font de lui un symbole de tolérance. Il est clair que les nombreuses expériences que font les Serpents dans la vie ont pour but de leur apprendre les vertus de la patience et de la tolérance

Dans les temps anciens, le Serpent était le Gardien Protecteur des écoles du Mystère, afin d’empêcher ceux dont les motivations étaient suspectes ou imprécises d’avoir accès à la connaissance et à la sagesse des Anciens. Le Serpent peut aider les victimes des drogues et de l’alcool car il est également le protecteur des plantes hallucinogènes. 

09-004_totem-au-serpent_large dans SERPENTChez les anciens Mayas, le Serpent ailé symbolisait un Dieu. Cela ne veut évidemment pas dire que les serpents deviennent des dieux. Mais bon nombre d’entre eux sont conscients des aspirations qui les poussent à s’élever pour progresser, même si les circonstances sont défavorables. C’est là la nature adoptée par les Serpents pour leur vie présente et indique que le processus de transformation durera toute la vie. Une transformation des buts bénéfiques et égoïstes afin de ramener à l’individu ses énergies constructives qui peuvent alors être partagées avec les autres. C’est aussi l’abandon de la capacité de faire du mal et son remplacement par le pouvoir de guérison qui apporte lumière et espoir

Si le serpent est le symbole de la transformation, il indique, cependant, une transition, l’abandon de ce qui est révolu pour permettre un renouveau traduisant la résurrection qui est en train de se produire dans votre vie. 

Les serpents sont d’étonnants reptiles. Leur croissance se poursuit de l’instant de leur naissance à celui de leur mort. La mue du serpent vous rappelle que vous devez périodiquement vous défaire de ce qui ne vous convient plus. Abandonner vos craintes du changement car ils seront accompagnés d’une créativité, d’une sagesse et d’une puissance nouvelle. 

 

 

 

1.   mini-86064783fleche-droite-004-gifAller regarder sur ce lien : L’esprit totem du Serpent et le signe du Scorpion 

www.autourdelalune.com/…totem/le-serpent-et-le-scorpion…Vous pouvez bloquer les résultats de www.autourdelalune.com lorsque vous effectuez des recherches en étant connecté.www.autourdelalune.com 

à votre signe du zodiaque: Si vous êtes Scorpion, votre totem est le Serpent. Shoshone (ou Snake) qui voua le culte le plus important au serpent bien que

barre serpent

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