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SE BATTRE POUR LES ANIMAUX

Posté par othoharmonie le 16 novembre 2014

 

images (15)Combats, hommages et controverses (1993-2005)

Elle est admirée et critiquée pour ses combats pour la protection des animaux. Déjà, en 1990, Marlene Dietrich avait déclaré à Paris Match :

« Brigitte Bardot est encore une légende vivante mais elle est devenue tellement bizarre qu’il est impossible de lui garder intacte son aura d’autrefois. L’admiration qu’elle voue aux chiens est effarante, quand on pense à l’horreur dans laquelle se bat le monde, face à la mort, la douleur, la misère et au désespoir des enfants malades et affamés. »

En 1993 est créé à Hollywood le Brigitte Bardot International Award, récompensant chaque année le meilleur reportage animalier. Très touchée du geste des Américains, elle n’assistera toutefois jamais à la cérémonie.

À Saint-Tropez, en 1994, elle organise une manifestation sur la place des Lices à laquelle se joignent 300 personnes pour protester contre le comité de la mairie où se trouvent des chasseurs du Var. Elle menace également de partir de La Madrague pour s’installer à Paris.

La même année, elle demande à Jean-Paul Gaultier de ne plus utiliser de fourrure dans ses créations prétextant qu’il a fallu deux renards pour un des manteaux qu’il a créé. Le créateur lui répond : « Il n’en a pas fallu deux mais trois. » Elle fait la même demande à Sophia Loren qui pose en fourrure pour Annabella pour la somme d’un million de dollars américains, et déclare, lorsque Catherine Deneuve parraine le concours Orylag : « Parrainer une peau de lapin pour une ancienne Peau d’âne, quelle tristesse ! » La plupart lui répondent qu’elle en a déjà porté. « J’ai porté de la fourrure à une époque où je n’avais pas conscience de ce qu’elle représentait. La fourrure est aujourd’hui le symbole de la vulgarité. »

Elle parvient à convaincre Philippe Vasseur, ministre de l’Agriculture de la France, de faire interdire la caudectomie (coupe de la queue) des chevaux en 1996, l’année où elle publie ses mémoires Initiales B.B., retraçant son enfance et toute sa période de star. Ce livre est traduit en 23 langues, vendu à plus d’un million d’exemplaires dans le monde et classé sept semaines en tête des ventes au palmarès de L’Express. Pourtant, la sortie du livre provoque un nouveau scandale. Son ex-époux, Jacques Charrier, lui intente un procès pour « violation de la vie privée », suivi par son fils Nicolas qui s’insurge à son tour contre sa mère pour « atteinte à l’intimité intra-utérine ». Elle est condamnée à payer150 000 francs au premier et 100 000 francs au second. Jacques Charrier répond à Initiales B.B. dans son livre Ma réponse à Brigitte Bardot, pour lequel il est condamné à payer à Bardot 50 000 francs. Il écrit : « Pour elle, l’humanité se divise en trois : les êtres humains (race inférieure et méprisable), les animaux (dignes d’être aimés) et elle-même (digne d’être adulée). »

Elle revient sur cet épisode dans le documentaire Et Brigitte créa Bardot :

« C’est très triste, parce que j’en ai qu’un. Adulte, nous nous sommes bien retrouvés. Mais c’est à la sortie de mes mémoires, alors que je lui avais fait lire le manuscrit avant… Son père a fait un scandale et a entraîné Nicolas. Et depuis, je n’ai plus aucune nouvelle. Et je ne veux pas en parler. »

Madonna lui propose trois millions de francs pour adapter Initiales B.B. au cinéma et l’interpréter sur grand écran. Bardot refuse, la chanteuse portant de la fourrure.

Cette année-là, elle est, pour la première fois, poursuivie pour « provocation à la discrimination raciale » par le MRAP, la LICRA et la Ligue des droits de l’homme qui lui reprochent les termes qu’elle a employés dans un article publié dans Le Figaro pour dénoncer les conditions d’abattage des moutons par les musulmans à l’occasion de l’Aïd el-Kebir. Elle est de nouveau condamnée pour des faits similaires en 1997, 2000, 2004 et 2008.

Le Carré de Pluton, le tome 2 de ses mémoires, parait en 1999. Il débute en 1973, date de sa décision d’arrêter sa carrière cinématographique, et se termine en 1996. Dans ce livre, qu’elle présente comme étant son testament, sont recensées toutes ses luttes en faveur de la cause animale.

En 2001, PETA lui décerne un prix, le Peta Humanitarian Award, afin de la récompenser pour son combat mené pour les animaux, et notamment contre la chasse aux phoques.

 

220px-BrigitteBardotBrigitte Bardot lors d’un passage à Nice en 2002

En 2002, à l’occasion de la coupe du monde de football, elle appelle à un boycott des produits sud-coréens afin de protester contre la consommation de viande de chien et de chat en Corée du Sud. À la suite de cet appel, elle reçoit plusieurs milliers de lettres de menace de mort : « J’ai reçu 7 000 menaces de mort. Ils sont furieux de mes critiques et m’ont répondu que cette pratique faisait partie de leur culture. [...] Manger du chien ne fait pas partie de la culture, c’est grotesque. La culture, c’est composer de la musique, comme le faisaitMozart, ou construire des bâtiments ».

Respectivement en 2003 et en 2006, à la suite de ses interventions auprès des parlementaires, la France fait interdire l’importation, puis le commerce des peaux de chiens et de chats.

« Nos interventions incessantes auprès de nos ministres et des instances européennes n’auront pas été vaines, je tiens à remercier de tout cœur Messieurs Bussereau et Breton qui ont signé un arrêté remarquable qui permettra à la France de ne plus être complice d’un commerce scandaleux, d’une cruauté inimaginable, inhumaine. »

En 2007, sa fondation remporte une nouvelle victoire. En effet, les 27 pays membres de l’Union européenne interdisent l’importation, l’exportation, la vente et la production des peaux de chiens et de chats. Néanmoins, les gouvernements asiatiques rejettent ses nombreuses sollicitations, et ces animaux y sont encore tués.

En 2003, Marc-Olivier Fogiel lui rend hommage dans son émission On ne peut pas plaire à tout le monde. Brigitte Bardot y évoque sa gloire passée, reprenant par exemple avecAlain Delon une scène du Mépris, ainsi que de son combat pour les animaux. Elle vient d’écrire un livre qui doit sortir après l’émission, Un cri dans le silence. L’animateur lui en demande un exemplaire et accepte la demande de Bardot de ne pas parler du livre pendant l’émission. Néanmoins, il ne tient pas sa promesse et l’affronte violemment en citant des extraits du livre, ce à quoi elle répond : « Je dénonce la dégradation d’une société décadente. Je déteste l’humanité, mais j’aime les gens qui me touchent, quelle que soit leur race, je m’en fous de la couleur, ce qui compte est à l’intérieur ». Le public la soutient contre l’animateur « à 300 %. Fogiel avait été d’une hypocrisie et d’une malhonnêteté redoutables ».

220px-Blanchon-idlm2006En décembre 2005, elle lance à Genève avec l’écologiste Franz Weber une nouvelle campagne pour interdire la chasse aux phoques sur la banquise canadienne.

En cette même année 2005, à l’occasion d’une campagne contre le port de fourrure, elle s’insurge :

« Tout se vend : du lynx, du vison, de la loutre, de la martre, du castor, du renard, de l’écureuil mais aussi du chien et du chat ! On retrouve dans toutes les collections des « grands » couturiers, notamment français, des lambeaux de peaux sur les cols, les poignets, en revers ou en ourlets. Derrière ces étalages provocants de mannequins parées de manteaux de tous poils se cache un commerce juteux et surtout des conditions de capture, de détention et d’abattages ignobles pour les animaux. Il y a longtemps, j’ai porté de la fourrure parce que je ne connaissais rien des coulisses de ce marché. Aujourd’hui, nul ne peut invoquer l’ignorance sinon pour justifier son hypocrisie. Nous sommes à l’heure des prises de conscience et de décision. Décision de refuser d’entrer dans un circuit qui veut se blanchir à grands renforts d’arguments bidons : NON la fourrure n’est pas écologique! NON la fourrure n’est pas plus propre et moins douloureuse parce que d’élevage ! »

Elle tient, en 2009, à féliciter Carla Bruni-Sarkozy qui, en ne portant pas de fourrure, rejoint le combat qu’elle mène depuis des années, et par la même occasion, demande à Sophia Loren, sa « magnifique jumelle », de ne plus en porter.

 

 

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LE PAON, LA MYTHOLOGIE et LES RELIGIONS

Posté par othoharmonie le 2 mars 2014

 

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En Inde, le Paon bénéficie d’un statut particulier. Les gens pensent que lorsque l’oiseau déploie sa queue, cela indique que la pluie se prépare. Il est très présent dans la mythologie de l’Hindouisme. 

Selon une légende indienne, à l’origine les paons mâles avaient un plumage brun et terne. Seule la longueur de leurs plumes les distinguait des femelles. Un jour un paon aperçut INDRA qui courait comme si un démon était à ses trousses et lui en demanda la raison. INDRA répondit dans un souffle qu’effectivement il était pourchassé par le terrible RÂVANA et malgré ses armes il préférait ne pas s’exposer inutilement. 

Comme RÂVANA arrivait en courant, l’oiseau déploya rapidement sa large queue et INDRA put ainsi se dissimuler derrière. RÂVANA passa sans rien remarquer. Une fois le danger passé, INDRA remercia le paon et lui offrit des plumes aux   merveilleuses couleurs. On dit aussi qu’il devint le héraut d’ INDRA et que son cri perçant annonce l’orage. 

Le paon est également la monture de PÂRVATI, l’épouse de SHIVA, et de SKANDA, le Dieu de la guerre, un des fils de SHIVA. Profitant que SHIVA était occupé , le géant TÂRAKA en avait profité pour semer le trouble. SKANDA, nommé chef des armées par les dieux, le provoqua en duel et le pourfendit avec son épée. D’une moitié de son corps naquît le paon et de l’autre le coq. C’est donc ainsi que la paon est devenu la monture de SKANDA et le coq (belliqueux ) son enseigne. 

Son nom scientifique, pavo, découle d’une appellation sanskrit, «Pavana» qui fait référence à la divinité hindoue VAYU, le vent qui est aussi le souffle de la vie et le père de HANUMAN Ji. LAKSHMI, épouse du dieu hindou, VISHNU, est parfois représentée avec des brassards, sous la forme de paons. KRISHNA est également souvent représenté en compagnie de paons. Dans le nord de l’Inde, ses plumes sont brûlées pour éloigner la maladie, et même de guérir les morsures de serpents. 

Chez les Boudhistes, le paon a conservé auprès des divinités et des maîtres fondateurs la place qu’il occupait dans la mythologie indienne. BOUDHA se serait incarné dans le corps d’un paon et le paon est le véhicule d’ AMITÂBHA. Avec sa tête couronnée d’une aigrette, sa traîne déployée dont les multiples yeux ouverts veillent sur le monde et son cri qui fend le ciel comme s’il voulait mobilier toutes les créatures de la terre à son appel, le paon est prédestiné par la Nature à devenir le symbole de la puissance et de la gloire. 

Le paon est l’enseigne de la dynastie MAURYA (les Maurya sont une dynastie hindoue fondée par Chandragupta Maurya dans l’année qui a suivi la retraite d’Alexandre le Grand d’Inde. En effet, l’incursion grecque avait mis en évidence la nécessité d’un État unifié pour faire face à une éventuelle invasion depuis les marches occidentales. Les MAURYA formèrent le premier grand empire de l’Inde et régnèrent ainsi sur une grande partie du sous-continent jusqu’en 187 avant J.C., date à laquelle ils disparaîtront au profit de la dynastie SHUNGA. Il est l’emblème du soldat rajput, et en particulier des Jats qui le vénèrent et qui, à la manière de KHRISNA, ornent leur turban avec ses plumes. Avec ses plumes, les Indiens fabriquaient des éventails pour éventer les princes. Encore aujourd’hui en Islam indien, le gardien « adoube » les pèlerins qui visitent la tombe des saints avec un long plumeau en plumes de paon chargé de la baraka qui imprègne la sépulture. 

Le paon restera le symbole de la royauté en Inde islamique. Le «Trône du paon», incrusté de pierres précieuses, réalisé pour le prince moghol Shäh Jahän (connu pour avoir fait construire le célèbre Tâj Mahal à Agra en l’honneur de sa défunte épouse) sera emmené en Iran par Nader Shah après la bataille de Karnal (1738). Ce trône qui comporte douze colonnes où sont perchés deux paons laissera son nom de « Trône du paon » aux trônes des shah d’Iran qui règneront après lui. 

En 1963, le paon a été déclaré comme le «oiseau national de l’Inde» en raison du riche patrimoine religieux qui s’y attache et pour son implication dans les traditions indiennes. 

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En Grèce, la mythologie fournit sa propre histoire. IO était une jeune prêtresse d’Héra, fille du roi d’ARGOS. Une nuit, elle rêva qu’elle devait se rendre au bord de lac Lerne et y rencontrer ZEUS. Ayant raconté son rêve à son père, ce dernier se renseigna auprès des oracles de Delphes et de Dodone mais seul l’oracle de Loxias donna une réponse qui affirmait que la jeune fille devait réaliser ce rêve sinon toute la famille risquait de périr foudroyée. Elle se rendit sur les bords du lac et y rencontra effectivement ZEUS. Est-ce la beauté de la jeune fille ou les enchantements de LYNX, la fille de PAN et d’ ECHO, toujours est-il que le dieu en tomba amoureux et il s’unit à elle. Mais il fut obligé de la transformer en génisse d’une éclatante blancheur afin que son épouse ne soupçonnât pas son infidélité. HERA, qui n’était pas dupe de la métamorphose de l’animal, demanda à ZEUS de la lui offrir. 

Mais ZEUS de temps en temps continua à rencontrer IO en se changeant en taureau. Alors IO fut confiée à la garde d’ ARGOS qui était un parent de la jeune femme.

ARGOS (ou Argus) avait la particularité d’avoir cent yeux, dont seulement cinquante se fermaient pendant qu’il dormait. En fait, le nombre d’oeil n’est pas bien fixé puisqu’il varie de un à l’infini. Il était doué d’une force prodigieuse qui lui avait permis de délivrer l’Arcadie d’un taureau sauvage; il tua aussi un Satyre qui enlevait les troupeaux aux Arcadiens et la terrible ECHIDNA. 

Alors ZEUS demanda à HERMES d’arracher la prisonnière à son gardien. ARGOS

avait attaché IO à un olivier dans le bois sacré à MYCENES afin de mieux la surveiller. Il existe plusieurs versions de la façon utilisée par HERMES pour tuer ARGOS. D’après certains auteurs, il lança une pierre qui le tua ou il l’endormit grâce à une flûte de pan ou avec une baguette magique avant de le tuer. 

Héra rendit honneur au fidèle ARGOS en transférant ses yeux sur les plumes de son animal préféré, le paon. Délivrée, IO ne jouit pas longtemps de sa liberté : HERA lui envoya un taon. L’insecte, s’attacha à ses flancs, et rendit si furieuse la génisse qu’elle erra pendant des mois à travers toute la Grèce sans jamais s’arrêter, elle longea le golfe qui devait porter son nom (golfe Ionien) puis passa le Bosphore (ou « passage de la Vache ») et rencontra sur le mont Caucase, PROMETHEE, qui selon ESCHYLE, lui prédit un beau destin. De là, IO gagna l’ EGYPTE, où elle reprit sa forme humaine de belle jeune femme, et enfanta EPAPHOS dont le nom peut se traduire par « toucher » . Après avoir récupéré son fils qui avait été enlevé par les Curètes sur l’ordre d’Héra et relâché par Zeus, elle s’installa définitivement en EGYPTE où on l’identifia alors

à la déesse Isis. EPAPHOS Devint roi d’ EGYPTE et fonda MENPHIS. Son nom est en fait le nom grec du dieu égyptien APIS. Après sa mort, IO fut transformée en constellation. 

Chez les Romains, HERA prendra le nom de JUNON.

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LE PAON, LA MYTHOLOGIE et LES RELIGIONS dans PAONIl est symbole de paix et de prospérité en Chine et au Vietnam. 

Pour les chrétiens, le paon a plusieurs valeurs symboliques. Il est considéré avec bienveillance car sa chair est réputée imputrescible par les premiers chrétiens comme le corps du Christ au tombeau. Parce qu’il mue et n’est pas affecté par le venin des serpents qu’il tue, le paon incarnera l’immortalité de l’âme chez les chrétiens des premiers siècles. L’empereur Justinien se fera représenter couronné d’une tiare en plumes de paon sur une statue équestre monumentale à CONSTANTINOPLE. Il est souvent représenté sur les images de la Nativité. Deux paons buvant à une coupe indiquent la renaissance spirituelle et les ailes des anges sont souvent en plumes de paon. Plus tard, vers la fin du Moyen-Age, il deviendra le symbole de l’orgueil et de la vanité.

 

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En Terre d’Islam, il est un symbole cosmique. Lorsqu’il fait la roue, il symbolise soit l’univers, soit la pleine lune, soit le zénith. Son statut y est toutefois ambivalent.

Selon Ibn’Abbâs (618-687), le premier à interpréter les paroles du Prophète , le paon aurait été considéré très tôt comme le favori de l’ange déchu, Iblis/Satan. Une légende ancienne très populaire raconte comment le paon s’est vu involontairement associé au démon. Pour avoir refusé de s’incliner devant Adam, Dieu signifie à Iblis son exil du jardin d’Eden. Iblis lui annonce qu’il tentera les descendants de son ennemi Adam l’Homme, afin d’éprouver leur foi. Dieu lui accorde cette requête, et promet l’Enfer à ceux qui écouteront ses conseils en se détournant de la parole de Dieu. Iblis s’attacha à réaliser son voeu. Il attendait une occasion pour pouvoir pénétrer au Paradis. Il en vit tout à coup sortir le paon. Connaissant le secret du paon mangeur de serpents, il se transforma en serpent et , en lui tenant à peu près le même langage que le Renard tînt au Corbeau pour lui faire lâcher son fromage, pour se faire avaler. Il alla alors se présenter à Adam et Eve et on connaît la suite……Pour avoir désobéi à Dieu, les Anges, agissant sur les instructions de Dieu, les saisirent par le cou et les expulsèrent du Paradis. Ils jetèrent Adam sur l’ïle de Ceylan, Eve à Djeddah, une ville d’Arabie, le Paon à Kaboul et le serpent dans la région d’Ispahan. Depuis ce jour le paon est triste. 

La diabolisation du paon prend néanmoins un caractère exceptionnel dans la tradition islamique, où l’oiseau à conservé sa dimension positive. Le paon intervient dans des circonstances qui s’il avait été diabolisé, en interdirait la présence. Ainsi l’animal fantastique qui transporte la Prophète au ciel , la Burâq, est parfois décrite avec une queue de paon. 

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Le Paon occupe une place centrale dans la religion des Yézidis. Les Yezidis, appelés également Yazidis constituent une petite minorité religieuse de langue kurde d’environ cent mille membres vivant principalement dans les régions de Mossoul en Irak, d’Alep en Syrie mais aussi en Turquie, en Iran , en Arménie et en Géorgie. Malik Tawus, le « Seigneur Paon » ou Malak Tawus, l’ »Ange Paon » est le Dieu des Yézédis. Sur la tombe de leur chef spirituel avant que cette tombe soit saccagée en 1872, on pouvait voir au milieu d’autres symboles qui ornaient les murs une représentation du paon et du serpent. 

 dans PAONPour en finir avec ce long chapitre, une légende de Bohême raconte la triste destinée de cet oiseau aux plumes couleur arc-en-ciel devenu le principal objet de jalousie des méchants: « Lorsque Dieu eut créé le paon, les sept péchés capitaux jalousèrent sa beauté.- Certes ! Je suis injuste leur répondit Dieu, mais en vérité, je vous ai encore trop donné. Les péchés mortels doivent être noirs comme la nuit qui les couvre de son voile ». Dieu posa alors sur les plumes de l’oiseau, l’oeil jaune de l’Envie, l’oeil vert de la Jalousie, et ainsi de suite. Depuis lors le paon est persécuté par les péchés qui voudraient bien récupérer leurs yeux ». 

La morale que l’on pourrait tirer de cette histoire c’est qu’aveuglée par la haine, l’intolérance transforme le paradis en enfer. 

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Utilisation du castor castoréum

Posté par othoharmonie le 7 décembre 2013

images (9)Le castoréum est une sécrétion huileuse très odorante produite par des glandes sexuelles du castor situées en dessous de la queue, près du pénis et de l’anus (où une autre glande exocrine odorante existe aussi).

Cette matière huileuse et odorante est réputé avoir deux fonctions : il permet au castor de marquer et délimiter son territoire, et d’imperméabiliser son pelage

Cette substance est connue dès l’Antiquité.
Elle est citée dans les textes médicaux de l’époque byzantine et on lui a trouvé divers usages en parfumerie.

L’utilisation du castoréum a été, avec le commerce de sa fourrure et de sa viande, l’une des raisons de la progressive disparition du castor en Europe, puis de sa raréfaction en Amérique du Nord.

Le castoréum, odorant, a aussi été utilisé par les trappeurs ou les Amérindiens pour attirer dans leurs pièges des animaux carnivores tels que le lynx, carcajou, martre, loup

Bien qu’il ne soit presque plus utilisé en médecine moderne, le castoréum fut couramment utilisé de l’Antiquité au xviiie siècle. Il faisait partie du traitement médicaux dont notamment :

  • blessures et plaies chirurgicales
  • l’épilepsie,
  • les maladies de l’utérus,
  • la fièvre,
  • les maux de tête.

Il était aussi utilisé en tant qu’aphrodisiaque.

Les vertus du castoréum pour combattre les maux de tête sont bien réelles, puisqu’il contient de l’acide salicylique (composant proche de l’aspirine). Aujourd’hui encore, certains préconisent l’usage du castoréum comme stimulant, anti-hystérique et antispasmodique.

Il était un des multiples constituants de la thériaque de la pharmacopée maritime occidentale au xviiie siècle.

En Parfumerie

Le castoréum est l’une des six matières premières animales de la parfumerie avec le musc, l’ambre gris, la civette, la cire d’abeille et l’hyraceum.

Son odeur, agressive à l’état pur, devient agréablement douce et chaude une fois le castoréum dilué et rappelle le cuir, l’huile animale et la fourrure.

La substance est grasse, parfois un peu colorée par l’alimentation du castor. Elle est utilisée dans les parfums de type ambré (ou oriental), ainsi que dans certains parfums masculins.

Le castoréum est de moins en moins utilisé en parfumerie car son extraction nécessite de tuer l’animal. Cependant, les progrès de la chimie organique permettent aujourd’hui de produire un équivalent synthétique qui n’a pas forcément toute la finesse du castoréum.

Les trappeurs (piègeurs) d’Amérique du Nord capturent encore aujourd’hui des centaines de milliers de castors pour en vendre la fourrure et le castoreum, ainsi que dans une moindre mesure la viande qui est consommée principalement dans les communautés rurales et indigènes. Les populations de castors sont en progression depuis plusieurs décennies en raison de la baisse des prix versés pour la fourrure, par contre le prix du castoréum se maintient.

 

Le castoréum est aussi utilisé pour parfumer les cigarettes et comme ingrédient alimentaire

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Prédateurs du Castor

Posté par othoharmonie le 3 décembre 2013

En Europe, depuis des centaines de milliers d’années, et jusqu’au haut moyen-âge, le castor a eu de nombreux prédateurs sauvages.

Quelques-uns de ses prédateurs les plus dangereux ont disparu de la préhistoire à l’antiquité (tigre à dent de sabre, hyène européenne, lion des cavernes, ours des cavernes…) ou ils ont fortement régressé de l’antiquité à nos jours, car pourchassés par l’Homme. Mais dans le même temps, le castor semble avoir aussi fait l’objet d’une chasse intensive de la part de l’Homme (pour sa viande, sa fourrure, ses dents) ; et il a continué à régresser alors que ses prédateurs naturels n’étaient plus, pas ou peu présents, ou au bord de l’extinction dans l’essentiel de leur aire naturelle de répartition, tel le loup, l’ours brun, et le lynx et le glouton en Europe et Eurasie. Il est possible que les jeunes castors puissent être parfois victimes de mustélidés, du chat sauvage, mais sa morsure étant redoutable, ce risque semble limité.

téléchargement (1)

Quelques indices paléontologiques laissent penser que l’Homme a précocement chassé le castor ; au moins depuis la préhistoire ;

  • sur des chantiers de fouille préhistorique, on en retrouve des ossements par exemple associés à ceux de cerfs, sangliers, mouton et bœuf, qui étaient mangés par l’homme.
  • Le musée de Saint-Germain-en-Laye possède un fragment de tête de castor retrouvé sous le dolmen d’Argenteuil (Seine-et-Oise).
  • Ce musée détient aussi fragment de canine de castor percé d’un « trou de suspension » ; cette dent a été trouvée à Chassemy dans l’Aisne lors de la fouille d’un site préhistorique (sépultures de l’époque de la pierre polie et/ou gauloise) Elle a pu être utilisée en pendentif, en amulette, ou cousue comme élément décoratif sur un vêtement ou une coiffure (illustration ci-contre)…
  • On a aussi trouvé avec ces ossements un « cubitus droit, façonné en poinçon » (daté du « Rubané ancien » ; On trouve des restes de bois anciens visiblement rongés et taillés par des castors, conservés dans certains sédiments lacustres (par ex dans le Lac de Saint-Andéol en Lozère).
  • « Les Romains, au moins ceux qui habitaient les Gaules, accordaient -Selon Gabriel de Mortillet (1872)- une grande importance aux canines de castor employées comme amulettes. On rencontre fréquemment dans les collections d’antiques de petites griffes en bronze avec anneau de suspension, dont on ignorait jusqu’à présent l’usage. Je me suis assuré, en examinant le vide intérieur de ces griffes,, qu’il est triangulaire, forme des canines du castor. Ses dimensions sont aussi celles de ces canines, de sorte qu’il serait très-facile d’en encastrer une dans l’intérieur de la griffe. Bien plus, dans plusieurs d’entre elles, j’ai encore retrouvé une petite portion de la dent, ce qui ne laisse plus aucun doute. Ces griffes surmontées d’un anneau étaient la monture de canines de castor que les Gallo- Romains portaient comme amulettes  ; Je donne, figures 3 et 4 (illustration ci-contre) le dessin, grandeur naturelle, de deux de ces montures de bronze, qui existent au musée des antiquités nationales de Saint-Germain (…) Le musée de Saint-Germain possède une autre griffe analogue provenant de Champlieu, également en forêt de Compiègne. On en voit aussi au musée de Rouen, au musée d’Épinal et dans diverses autres collections. L’emploi des canines de castor comme amulette était donc d’un usage très général à l’epoque romaine ».
  • imagesCertains constructeurs préhistorique de cités lacustres semblent avoir utilisé pour tailler le bois, des mâchoires inférieures de castor, Les dents du castor sont très coupantes et ont été utilisées en complément aux haches dont on trouve aussi les traces sur le bois de certains pieux. Les préhistoriens ont trouvé de telles dents par exemple lors de fouilles faites à Saint-Aubin et à Concise, dans les déchets de construction laissé par les hommes des cités lacustres;
  • En 1640, Jean Marius Mayer, médecin allemand, publie un ouvrage sur les propriétés médicales des diverses parties du castor. Ce livre fut réédité et augmenté en 1685, par Jean Franck, puis traduit en français, en 1746, ce qui laisse penser qu’une chasse destinée à fournir la pharmacopée de l’époque était aussi pratiquée.
  • Selon Olaûs Magnus (1555), le castor construisait encore des barrages et huttes dans le nord de l’Europe alors que – probablement pour échapper à la prédation humaine – il avait déjà dans le sud pris l’habitude de creuser des terriers et de se cacher.
  • En 1822, les derniers castors se cachent de plus en plus ; les constructions émergées de castor (barrages et huttes) sont devenus si rare dans le centre et sud de l’Europe, que les naturalistes les signalent à l’attention de leurs lecteurs, ainsi Brehm, dans son ouvrage La Vie des animaux illustrée, rapporte que pendant l’été 1822 on a trouvé des constructions de castor émergées près de la Nathe, non loin de la ville de Barby, dans un endroit désert, couvert de roseaux, qui n’était parcouru que par un cours d’eau de six à huit pas de large et qui était connu de tout temps sous le nom de l’ étang aux castors {ibid., p. 155) ; et Lenz en 1837 note que la colonie des castors captifs de Nymphenbourg (Bavière) a construit des huttes à sec (ibid. p. 159), et selon Ghudzinski, peu de temps avant les années 1870, les castors du Bug bâtissaient et ne fouissaient pas.
  • Jusqu’aux xixe et xxe siècles les trappeurs européens en ont fait un piégeage intense en Russie et Sibérie. L’espèce a presque disparu, comme dans certaines parties de l’Amérique du Nord. Les autorités décident de le protéger, voire de le réintroduire.

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le Castor, UNE PROIE DIFFICILE

Posté par othoharmonie le 25 novembre 2013

 

images (1)Bien que son activité profite à tous, le castor reste une proie potentielle pour de nombreux carnivores. Les loups, parfois les coyotes, s’avèrent être ses pires ennemis. Le castor court le plus de risques dans des zones de végétation clairsemée où il doit s’aventurer loin de son plan d’eau. Pourtant, animal prudent, il s’éloigne rarement à plus de 200 m des berges. Mais il arrive que la recherche de nourriture l’entraîne au-delà. Des études scientifiques pour connaître l’alimentation des loups dans le parc Algonquin, en Ontario (Canada), ont révélé la présence de restes de castor dans 55 % des excréments de loups analysés… Un chiffre élevé qui s’explique par le déclin, durant la même période, des populations de cerfs. En effet, il a été calculé que sur l’île Royale (lac Supérieur), aux États-Unis, célèbre pour ses loups, le castor ne représente que 11 % du régime alimentaire de ces carnivores, qui préfèrent nettement les cervidés et surtout les élans.

 

   L’ours, le lynx, le glouton, voire la loutre affectionnent aussi le castor, mais il n’est pour eux qu’une proie occasionnelle, car difficile à capturer. Le castor, en effet, sait se défendre : ses coups d’incisives sont redoutables ! Si l’ours ou le loup n’ont pas trop de mal à le maîtriser, le coyote ou la loutre s’en méfient. Aux États-Unis encore, le castor peut être parfois victime des mâchoires d’un alligator. Ce dernier a d’ailleurs été réintroduit dans certaines régions du Mississippi pour réguler les populations de castors.

   L’appétit de leurs ennemis n’est pas la seule cause de mortalité des castors, qui souffrent aussi parfois de faim ou périssent noyés. Dans la partie nord de leur aire géographique d’implantation (Canada et Alaska), ils peuvent, faute de nourriture hivernale, mourir d’inanition. Leur maintien dans ces régions est conditionné par la durée de la belle saison. Dans toutes les zones montagneuses, il arrive également qu’ils soient victimes des crues et des inondations, assez fortes pour emporter leurs barrages et leurs huttes. Dans ce cas, les animaux sont noyés ou restent prisonniers sous la glace.

 

   Enfin, il ne faut pas oublier que l’homme fut, pendant de nombreuses années, le plus terrible et le plus acharné de ses adversaires.

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Non au massacre des NUISIBLES

Posté par othoharmonie le 19 septembre 2013

 

 Non au massacre des NUISIBLES dans XXX - ARTICLES DE PRESSE images-5

Issu du site http://cousin.pascal1.free.fr/chasse/nuisibles.html

Ne sont pas traités le problème des rats et souris ni des insectes tués eux aussi massivement. 
En France tout animal peut être considéré comme « nuisible » (même s’il est dans la liste nationale des espèces protégées) par les pouvoirs publics. Mais les procédures sont diverses suivant l’espèce considérée. 
Toute la loi est organisée pour pouvoir tuer sans encombre tout animal considéré comme nuisible. Il ne faut pas trop s’attarder aux textes de lois qui de toute façon sont modifiés suivant les circonstances. Mais il reste un grand principe directeur : l’animal n’a aucun droit et dès qu’il gêne un groupe de pression divers il est systématiquement éliminé. C’est la seule solution qu’on a trouvée pour gérer la difficile cohabitation de l’homme civilisé et hyper-envahissant avec l’animal. Un peu facile non ?

LOIS FRANÇAISES
la liberté de tuer

logo dans XXX - ARTICLES DE PRESSE
Espèces protégées : autorisation ministérielle (domaine public et privé). 
Espèces sauvages diverses sans prescriptions particulières : autorisation préfectorale ou municipale (domaine public et privé). 
Espèces sauvages classées nuisibles dans le département choisies sur une liste nationale que les personnes privées peuvent tuer (souvent toute l’année) sur leur propriété. 
Espèces sauvages dites fauves que les personnes privées peuvent tuer sur leur propriété. 
Oiseaux domestiques considérés comme nuisibles que les personnes privées peuvent tuer sur leur propriété. 
Espèces sauvages « gros gibier » soumises à un plan de chasse obligatoire et à des battues ordonnées par le préfet ou par le maire sur délégation. 
Les animaux de compagnie ou domestique de rente abandonnés, euthanasiés au bout d’un délai de garde obligatoire. 
Les animaux domestiques ou sauvages propagateurs de maladies contagieuses : autorisation ministérielle.

D’un point de vu scientifique la notion de nuisibles n’a aucun sens. Les parasites d’une espèce non sujet de sollicitude (le plus souvent non domestiquée) ne sont pas qualifiés de nuisibles. Cette notion n’est donc pas utilisée en écologie, tous les animaux jouant un rôle dans leur écosystème. Un organisme nuisible est un organisme dont l’activité est considérée comme négative envers l’homme. Il peut s’agir de plantes, d’animaux, de virus, de bactéries, de mycoplasmes ou autres agents pathogènes. C’est un concept relatif à un lieu et à une époque : aujourd’hui, certaines espèces considérées autrefois comme nuisibles sont protégées et bénéficient parfois de programmes de réintroductions : c’est par exemple le cas en France de grands carnassiers comme le lynx, ou encore l’ours, du Hamster d’Europe ou de certains vautours. 

Dans la majorité des cas des méthodes indirectes de prévention suffisent à contenir les « nuisibles » sans les massacres de masses habituels mais encore faut-il s’en donner les moyens; mais c’est tellement plus facile de tuer! 

En fait il existe une grande variété dans la nocivité d »un animal. Quoi de commun entre un requin attaquant un homme, des termites détruisant une charpente et un pigeon biset de ville qui fiente sur le bord de votre fenêtre? S’ils sont tous considérés comme nuisibles ce n’est pas au même titre. 
Pour le requin : on peut considérer qu’il est normal de tuer un animal (sans le faire souffrir et si on ne pas d’autres méthodes disponibles) pour protéger sa vie. 

Si vous découvrez une maison infestée de termite, là aussi vous n’avez pas le choix car ces insectes sont de véritables nuisibles. Mais à l’avenir il faudrait privilégier les structures naturellement non cibles de ces animaux pour la construction (méthodes alternatives). 

Pour le pigeon cela devient plus que subjectif, tolérez-vous la nature, le vivant ou ne suivez-vous pas la tendance moderne hygiéniste qui ne supporte plus aucun animal. C’est une tendance profonde de notre civilisation technoscientifique où la population vit enfermée dans des bâtiments aseptisés autour de machines et communiquant sur de longues distances de manière instantanée avec des outils toujours plus raffinée. Un monde virtuel coupé de la nature et des animaux sauvages qui font peur et qu’on doit détruire. L’animal devient une machine, de la viande, une ressource, un vecteur de microbes, un danger, une nuisance, qu’on utilise, fait multiplier, détruit sans considération de sa valeur en soi, de sa richesse; plus aucun respect dans un monde obnubilé par le culte de la puissance de soi baigné de croyances pseudo-scientifiques matérialistes. Un réductionnisme matérialiste fatal pour les animaux. 

Dans la mouvance appropriatrice du vivant une nouvelle tendance conceptuelle a pris de l’ampleur ces dernières années. Les espèces invasives. On considère ici que les écosystèmes doivent être permanents et inchangés et qu’on doit intervenir pour les protéger en détruisant les nouveaux entrants indésirables. Une ineptie scientifique puisque les équilibres naturels sont impermanents par nature et les écosystèmes interdépendants. A l’époque de la mondialisation qui génère un déplacement toujours plus important des hommes il est normal que des espèces sauvages fassent de même. C’est inévitable. La mondialisation pour l’homme oui mais pas pour les animaux! Il va falloir en tuer beaucoup d’espèces invasives si on veut maintenir artificiellement les territoires isolés et inchangés, aux paysages simplifiés par l’activité humaine. 

En fait en asservissant égoïstement la nature à son appétit jamais satisfait l’homme détruit peu à peu celle-ci. 

Massacres en pure perte puisque selon certains experts : 
il est difficile de soutenir que l’expansion d’une minorité d’espèces exotiques puisse être à l’origine du bouleversement généralisé des écosystèmes et de la raréfaction des espèces spécialistes, en France et ailleurs. 


C’est bien plutôt la transformation massive des habitats depuis quelques décennies, due au changement d’usage des terres, à l’intensification de l’agriculture, au changement climatique, qui a fragilisé les espèces spécialistes ( en particulier celles des milieux agricoles) et permis l’expansion d’espèces généralistes ou adaptées aux milieux perturbés – qu’elles soient natives ou exotiques. Plus exigeantes sur leurs conditions de vie, les espèces spécialistes deviennent moins compétitives que les généralistes dans les habitats perturbés, et leur cèdent la place. 


La conversion de forêts en terres agricoles et la pollution des sols ne font pas que modifier la composition des communautés animales, végétales et microbiennes ; elles réduiront aussi considérablement le nombre d’espèces qui peupleront la biosphère.
 

Et si nous relâchions notre mainmise sur les êtres et les choses et renoncions à les asservir à nos projets et leur rendions leur liberté primitive, peut-être que nos entraves se briseraient

 

Retrouver la suite sur le site http://cousin.pascal1.free.fr/chasse/nuisibles.html

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Lynx dans les Alpes

Posté par othoharmonie le 9 août 2012

programme SCALP

 

Lynx dans les Alpes dans LYNX lynx07L’incertitude quant à l’avenir du lynx dans plusieurs régions des Alpes est à l’origine du projet SCALP (Status and Conservation of the Alpine Lynx Population), qui vise à regrouper les différentes populations de lynx vivant dans les Alpes. Des experts de tous les pays alpins surveillent le statut de l’animal et mettent au point des stratégies de gestion et de conservation de l’espèce à long terme dans les Alpes.

 

Pour que les populations de grands prédateurs soient viables, elles doivent disposer d’habitats étendus reliés entre eux. Elles sont sensibles aux modifications de l’habitat et à la diminution de leurs proies sur de grandes surfaces. Ce sont ces modifications qui, à l’instar de la chasse au lynx menée par l’homme, sont responsables de la disparition de l’espèce dans presque toute l’Europe centrale et occidentale au siècle passé.

Aujourd’hui, le lynx est protégé légalement dans la plupart des pays européens. L’homme semble exprimer ainsi sa volonté d’accepter le retour de cet animal autrefois tant haï. Mais ce ne sont pas quelques modifications de lois qui permettront de garantir la cohabitation du lynx et de l’homme. C’est précisément parce que le lynx a besoin d’un habitat étendu qu’il entre inévitablement en contact avec l’homme.

Les Alpes constituent l’une des plus vastes régions encore vierges d’Europe: 200 000 km2 de forêts, de pâturages et de sommets alpins. Mais c’est aussi le massif montagneux le plus exploité au monde, d’où la nécessité de disposer de concepts pour régler les conflits entre le lynx et l’homme.

L’incertitude quant à l’avenir du lynx dans plusieurs régions des Alpes est à l’origine du projet SCALP. Actuellement, les experts du SCALP, issus de tous les pays alpins, surveillent le statut du lynx dans les Alpes. Le SCALP a pour objectif de réunir les deux populations principales de Suisse et de Slovénie. Dans ce but, les experts ont mis au point une stratégie applicable à l’ensemble des Alpes, qui a été approuvée par le comité de la Convention de Berne en 2001. Il s’agit également de combler les lacunes de la recherche afin de dépassionner le débat opposant les chasseurs et la protection de la nature. L’avenir du lynx dépend en priorité de la recherche d’un consensus général sur les mesures de gestion avec la population locale.

L’arc alpin est extrêmement hétérogène d’un point de vue culturel; on y parle plusieurs langues et y pratique des systèmes administratifs très différents d’une région à l’autre. Autant d’éléments qui ne faciliteront pas la mise en oeuvre d’une stratégie de conservation du lynx pour l’ensemble des Alpes.

Mais si nous acceptons de relever le défi, le lynx ne sera pas le seul à y gagner.

 

lynxbd dans LYNXLe projet SCALP est soutenu par le WWF Suisse et par la Fondation MAVA. L’évolution des effectifs de lynx dans les Alpes depuis la réintroduction de l’animal jusqu’en 1995 a été résumée dans Hystrix (1998). Le document démontre la nécessité de disposer de méthodes de monitoring comparables et d’une interprétation commune des données pour pouvoir comparer le statut du lynx dans les différents pays. Par conséquent, les pays ont travaillé sur une base commune pour interpréter les observations confirmées de lynx de 1995 à 1999; le résultat a été résumé dans Hystrix (2001). Le rapport actuel couvrant la période de 2000 à 2004 est en préparation.

 

Le SCALP a organisé une première conférence à Engelberg en 1995 en vue d’évaluer le succès des réintroductions. À l’époque tous les noyaux de population, qui semblaient avoir perdu leur dynamique originelle, étaient restés isolés. Mais les choses ont changé depuis. En 2001, le SCALP a présenté à la

Convention de Berne un projet de stratégie de gestion du lynx dans les Alpes. La tendance d’une expansion nouvelle se dessine tant à l’est qu’à l’ouest. Les translocations de lynx dans l’est des Alpes suisses en 2001 et 2003 ont engendré momentanément une nouvelle population, dont l’avenir est pourtant encore incertain. En 2003, le SCALP a discuté des problèmes actuels du lynx dans les Alpes avec les autorités compétentes à l’occasion de la deuxième conférence du SCALP à Amden.

Les publications ainsi que des informations détaillées peuvent être téléchargées sous www.kora.ch

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Le lynx, animal totem

Posté par othoharmonie le 1 août 2012

 

Le porteur des Secrets. Il s’agit d’un genre bien particulier de clairvoyance. Le Lynx n’et pas le gardien des secrets, mais bien celui qui connaît les secrets. Les personnes qui ont l’énergie du lynx sont des personnes qui observent et sont capable de dépister les mensonges.

Le lynx, animal totem dans LYNX 89015_f_l_lynx_indienEn tant que totem, cet animal, est un passionnant compagnon de route. Fin observateur, le lynx est un gardien (n’est ce pas lui qui veille sur les secret de l’univers via le Sphinx.  Il est le gardien des secrets, et est mystérieux et silencieux. Sa place, en hauteur, veillant le monde autour de lui, dans la paix, sans se faire remarquer!

De plus, le lynx dégage un aspect chasseur, c’est peut être un peu paradoxal…devant l’aspect gardien mais non. Il est royal comme animal, beau, avec des traits très particulier qui lui donne noblesse. il apprends à l’homme qui l’a pour totem, la parade, à se distinguer, a être majestueux. Ce talent d’observateur, lui ont valu d’être chassé au moyen âge, et bien après encore, car on disait de lui, qu’il ensorcelait avec ces yeux, qu’il perçait les âmes, les secrets et les vérités, pour prendre possession des gens.

Le lynx, aime « bien » paraitre, pas pour se montrer et qu’on le flatte, mais ce par sa nature à dire « je suis de sang royal ». Enfin, si vous avez la chance de connaitre deux personnes, ayant ce totem et qui entretiennent avec lui une profonde amitié, un aspect très intéressant en ressort, c’est la faculté qu’ont ces gens à parler avec le regard… Un lynx (en tant que totem) sait se passer des mots, et joue beaucoup sur le regard.

Enfin, en son nom, ayez une pensée pour son espèce, qui dans certains lieux est menacé !! et une pensée pour chaque animal de ce monde!!

D’un point de vue, plus « théosophique », le règne animal, tout comme la nature, sont « autour » du règne humain. L’homme dans sa marche évolutive, a tout sous les yeux pour accomplir son voyage : la sagesse de Dieu, les commandements, l’explication de ce monde est autour de nous! de part les constellations, l’homme trouve son histoire, la nature lui apprend tout ce qu’il y a à savoir pour bien avancer, sous la Loi. Ainsi, les animaux nous apprennent la vie en société, quand nous étudions la leur, et chaque animal, a beaucoup de leçons à nous apprendre, soyons attentif, et écoutons les.  

En retour, notre rôle et de bien orienter la nature, maintenir l’écologie. Envers les animaux, nous avons un rôle de maitre, ce règne, précédent le notre, doit être guidé par la race des hommes, ce qui se voit a travers la domestication, et le maintien des espèces, et la protection de celle en danger.

Concernant, cette Mère Nature qui nous porte dans son berceau, et écrit devant la Sagesse Divine, je voudrais citer les hiérophantes d’Egypte, disant à leurs jeunes Initiés : « Contemple ces Etoiles, car Voici ta Demeure »…

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Rêver de Lynx

Posté par othoharmonie le 1 août 2012

Rêver de Lynx dans LYNX LynxLe lynx symbolise l’agressivité et l’hostilité. Donc si vous avez rêvé en avoir vu, des tensions vont se créer entre vous et une personne de votre entourage dont vous ignorez les réelles intentions. Le problème c’est que rêver de lynx peut également avoir un impact sur votre vie professionnelle. Vos intérêts sont menacés et il est probable que vous les perdiez. Ne vous laissez pourtant pas abattre. Dissipez les tensions qui se sont créées et voyez les choses sous une optique différente.

Si vous voyez un lynx dans un arbre et qu’il finit par vous attaquer, vous avez de nombreuses obligations que vous n’arrivez plus à assumer correctement. C’est votre ambition qui est en train de vous perdre. Vous avez visé trop haut et vous allez tomber bien bas. Revoyez vos ambitions à la baisse.

Voir un lynx dans votre rêve suggère que vous avez besoin de faire très attention à ce que vous voyez et entendez dans votre vie quotidienne.

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La rumeur sur le Loup

Posté par othoharmonie le 29 février 2012

            

A la source d’une peur, on trouve bien souvent une rumeur. Et au bout d’une rumeur, naît la peur. Il n’en est pas allé différemment de la peur du loup. Un jour on lui prête quelques méfaits, le lendemain chacun relaye ces croyances. Les médias les premiers.

La rumeur sur le Loup dans LOUP 320px-Czechoslovakian_Wolfdog_pairLa rumeur est toujours intimement liée à la peur. C’est sur la peur que la rumeur repose, mais, en contrepartie, elle entretient la peur et s’en fait le relais. Quand ce cercle vicieux est enclenché, c’est presque le mouvement perpétuel qui s’instaure entre ces deux pôles. Le loup n’a pas échappé à ce tourbillon infernal. Les premières accusations lancées à l’encontre de cet animal qui dérange ont lancé le processus. Des siècles de rumeurs, ensuite, ont créé de toutes pièces, petit à petit, l’animal cruel et sanguinaire qui erre encore aujourd’hui et connaît de beaux jours dans notre inconscient collectif. Il n’est pas rare de nos jours que le loup fasse l’objet de rumeurs, même dans des contrées dont il a totalement disparu. La peur se vend bien. Les médias le savent… Ils l’exploitent.                                                                                                                                                                                                                                                                                                            

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                   La « peur du sauvage » ou le témoin d’une société

 Loup gris commun (Canis lupus lupus)Pour comprendre une rumeur et, éventuellement, la combattre, il est donc avant tout indispensable de comprendre le groupe dans lequel elle surgit. Ainsi, Kapferrer espère faire naître une « radioscopie de la France profonde révélée par ses rumeurs ». De grands domaines de crispations semblent en dessiner les contours révélateurs : la peur de l’étranger, la peur pour les enfants, la peur pour la santé, la peur du changement, mais surtout, pour le cas qui nous occupe, la peur du retour à l’état sauvage. Les rumeurs de fauves semant la terreur dans les campagnes sont monnaie courante. « A l’évidence, elles reflètent un désarroi aigu du monde rural, c’est-à-dire ceux qui sont au front, face à la nature, cette même nature qu’un combat millénaire a réussi à faire reculer, à maîtriser, à rendre productive. Loin de se sentir soutenu par l’arrière, par ceux qui, de Paris, de la ville, prennent les décisions qui les concernent, ils se sentent lâchés. » (KAPFERRER, 1987, 184). Un éleveur parle des loups à un journaliste de « Terre Sauvage » : « J’en ai tué et je recommencerai. Vous croyez que c’est drôle de voir mourir ses brebis ? Vous croyez que les écolos de Paris accepteraient de vivre comme nous ? » (NICOLINO, 2003, 64). Le malaise profond du monde rural est indéniable, particulièrement en ce qui concerne l’écologie.                      

« Le loup-garou de Paris« , comme bon nombre de grands films, a contribué à donner du loup une image démoniaque. Ph.: www.  euroloup.com                                        

51604H3EH6L._SL500_AA300_ dans LOUPCes rumeurs sont unanimes selon Kapferrer, « on » nous envoie des bêtes sauvages. Pour ce qui est du retour du loup dans le Mercantour, l’accusation est portée haut et fort à l’encontre des écologistes. La thèse du retour naturel du loup est sévèrement réfutée par les éleveurs. « L’écologiste est la bête noire du paysan. Il tend à vouloir le supplanter dans ce qui fonde l’identité de la paysannerie : la gestion de l’environnement naturel. Le monde rural vit très mal les parachutages d’écologistes dans la campagne française : l’arrivée subite de ces experts en chambre lui parait être une insulte à sa propre compétence et à des siècles de traditions et d’expériences rurales, durement acquises sur le tas. Il est significatif que les « envoyeurs » des bêtes sauvages soient des écologistes : ce sont eux qui pilotent les avions et les hélicoptères. Le survol par avion est normal : l’écologiste dispose de larges moyens, puisqu’il est soutenu par le gouvernement, moyens qui font défaut à l’agriculture. D’autre part, on survole un pays comme on survole un dossier. A la différence des paysans qui connaissent à fond le dossier nature pour y plonger leurs mains dès l’aube, l’écologiste plane dans l’abstraction et légifère de façon irresponsable. Il est un apprenti sorcier. Ses décisions portent un grave préjudice à ceux qui connaissent véritablement la nature, qui vivent dans la nature, les paysans, les sociétés de chasse. En lâchant l’animal sauvage, on tue l’animal domestique, on rend impraticable la nature qu’il fallut tant de siècles pour contrôler. Pour le monde rural, rien n’est plus symbolique de l’utilité ou de l’inutilité des écologistes que la réimplantation d’animaux sauvages sous leur égide : lynx dans les Vosges, vautours en Cévennes. Ces actes séduisent les citadins : pour eux, la nature est un concept, l’état sauvage une compensation à l’état artificiel de leur environnement de béton. » (KAPFERRER, 1987, 184-185). A cet égard, il est important de signaler que, dans le cas qui nous occupe, les loups sont bien revenus en France naturellement, faute de quoi, ils auraient été abattus en toute légalité. La thèse est officielle et appuyée d’arguments solides. (voir : Espèce protégée ? Le droit ne suffit pas !)

640px-Canis_lupus_meute_Gramat« Derrière ce discours naturaliste, il y a un discours social, mettant à nu les rapports que le monde rural entretient avec son environnement. Dix années plus tôt, dans le cadre d’une enquête sur le loup en Limousin, les chercheurs citent une réflexion presque machinale des habitants : « Les loups vont revenir. » Cette phrase est un symbole. La campagne française se désertifie. Les villages abandonnés se multiplient ; les voies secondaires de la SNCF se ferment une à une. Les loups n’auront plus peur du bruit et de la présence raréfiée de l’homme. La nature redevient hostile. Les rumeurs de Bête expriment un désarroi profond. Dans les ruines des villages abandonnés, les bêtes vont revenir. Au niveau le plus profond, ce que craignent les ruraux, c’est le retour de la sauvagerie : dire que les bêtes sont de retour, c’est aussi porter un jugement sur les rapports sociaux, ou plutôt, leur absence. Laisser la France aller en friche, c’est s’engager lentement sur le chemin qui mènerait de façon inéluctable à l’Etat sauvage. » (KAPFERRER, 1987, 185-186).

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Bibliographie de lions

Posté par othoharmonie le 24 novembre 2011

  1. Les huit sous-espèces sont les suivantes : 

  2. http://www.larousse.fr/ref/vie-sauvage/lion_178160.htm  

  3. La Chasse au lion à l’arc, un film documentaire de Jean Rouch primé du Lion de Saint-Marc au Festival de Venise en 1965 

  4. L’Afrique du Sud met un frein à la chasse aux « lions d’élevage » sur cite-sciences.fr, Cité des sciences et de l’industrie, source primaire South African Predator Breeders’ Association, mars 2007 

  5. African Lion Panthera leo (Linnaeus 1758) , Cat Specialist Group, 1996 

  6. Preparations for the reintroduction of Asiatic lion Panthera leo persica into Kuno Wildlife Sanctuary, Madhya Pradesh, India , Cambridge University Press 

  7. (Schaller 1972, 1972, p. 5)3 dans LION
  8. Les fauves, rois dans la nature, assujettis dans les cirques  sur cirques.org 

  9. Les animaux, malades du cirque ou l’esclavage itinérant  sur cirques.org 

  10. En France, la réglementation est peu appliquée  sur cirques.org 

  11. Mourir du cirque sur cirques.org 

  12. Jane Turner, The Dictionary of Art, Grove’s Dictionaries, 1996 (ISBN 9781884446009)  

  13.  La faune héraldique sur http://leherautdarmes.chez.com . Consulté le 19 décembre 2009 

  14. Le blason au fil des siècles  sur http://www.lyon.fr/ , Ville de Lyon. Consulté le 19 décembre 2009 

  15.  Lion  sur http://www.blason-armoiries.org/ , AU BLASON DES ARMOIRIES. Consulté le 19 décembre 2009

 

lion

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