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Quand les fruits viennent de la Mer

Posté par othoharmonie le 29 mai 2017

 

L’allergie aux fruits de mer ne concerne que 2 % environ de la population. Pour elles, en effet, il convient d’éviter d’en consommer. Pour les autres, à partir du moment où le mollusque ou le crustacé reste frais, il n’y a aucune raison de s’en priver !

les fruits de mer sont des alliés parfaits pour le régime.

  • Constitués aux trois quarts d’eau, ils demeurent peu caloriques.
  • Ils présentent également un fort taux de minéraux, d’acides gras essentiels, de protéines, d’antioxydants et de vitamines pour garder un corps sain durablement.
  • Leurs protéines et oméga-3 les rendent excellents pour la santé.

Mais attention, les fruits de mer peuvent se transformer en faux-amis du régime. En effet, ils s’accompagnent souvent de pain, beurre, vin blanc et mayonnaise, qui eux, sont fortement caloriques.

fruits de la mer

Bon à savoir : pour un petit budget, optez pour les moules. Moins chères que les huîtres et plus faciles à cuisiner, elles partagent avec leur cousine, plus coûteuse, la même richesse en vitamines et minéraux.

La plupart des fruits de mer sont lavés plusieurs fois avant d’arriver dans vos assiettes. Toutefois, ils demeurent gorgés d’eau de mer et la quantité de sel reste donc importante. Il convient d’en consommer sans excès.

Sachez toutefois que le sel demeure indispensable à la cuisson de certains mollusques et crustacés pour leur offrir un meilleur goût.

Quantité de (gros) sel nécessaire à la cuisson des :

  • Crevettes grises = 40 g.
  • Bigorneaux = 50 g.
  • Bulot = 80 g.

Bon à savoir : plus de 20 % du sel absorbé par une personne provient du pain.

Contrairement aux idées reçues, les fruits de mer ne sont pas proscrits en cas de cholestérol élevé. Il faut pour cela distinguer les bonnes graisses (les acides gras insaturés) des mauvaises (les acides gras saturés), responsables de l’augmentation du mauvais cholestérol dans le sang.

Les graisses saturées sont en faible quantité dans les fruits de mer, qui sont en revanche très riches en oméga-3, des acides gras polyinsaturés excellents pour la santé cardiovasculaire. Ils ont beau apporter une forte dose de cholestérol, les fruits de mer riches en acides gras insaturés ont tendance à augmenter le bon cholestérol dans le sang. Cela s’équilibre donc !

Si vous voulez réduire votre taux de cholestérol, les mollusques sont à privilégier par rapport aux crustacés, mais tous vous apportent des nutriments essentiels pour votre cœur et vos artères.

Comparaison :

  • 125 g d’huîtres = 68 mg de cholestérol.
  • 100 g de crevettes = 195 mg de cholestérol

Bon à savoir : pour réduire votre cholestérol, consommez des fruits frais ou secs et préférez la viande blanche et la cuisine à l’huile d’olive.

Grâce aux fruits de mer, vous pouvez repousser les premiers signes de l’âge. Ils permettent de détruire les radicaux libres, responsables du vieillissement tissulaire et pouvant présenter un danger à haute dose.

En effet, les fruits de mer contiennent des oligoéléments aux vertus antioxydantes, excellents donc pour le cœur et la circulation sanguine :

  • le sélénium ;
  • le zinc.

Bon à savoir : les fruits de mer sont également riches en oméga-3, des acides gras insaturés qui renforcent la santé cardiovasculaire.

Au palmarès des aliments aphrodisiaques, les fruits de mer conservent une place à part sur le podium.

Ils contiennent des stimulants :

  • du phosphore ;
  • de l’iode ;
  • du zinc (pour l’huître) : fabrication de testostérone.

Bon à savoir : outre leurs qualités nutritionnelles, les fruits de mer offrent un repas exceptionnel, peu calorique et non bourratif, ce qui améliore le romantisme d’un dîner.

Les fruits de mer restent beaucoup plus longtemps dans l’estomac que les autres aliments, comme la viande ou la volaille. Leur putréfaction peut être toxique pour l’organisme, c’est pourquoi il convient de choisir des produits de qualité.

En outre, la pollution de la mer rend parfois certains fruits de mer impropres à la consommation.

  • Si vous partez à la pêche à pied, respectez à la lettre le calendrier de ramassage des palourdes, moules, huîtres et pétoncles sous peine de subir une intoxication alimentaire grave.
  • Ne gardez jamais un fruit de mer vivant plus de 2 jours au réfrigérateur.

Bon à savoir : en cas de symptôme d’intoxication alimentaire, vous devez boire beaucoup d’eau et consultez un médecin.

les fruits de mer ont un goût incomparable fraîchement pêchés ! Dans certains cas même, ils se consomment encore vivants.

  • Les fruits de mer, conservés au frais, vivent au maximum 48 h.
  • Les huîtres peuvent rester au réfrigérateur une dizaine de jours au maximum.

Pour savoir si des langoustines ou des crevettes sont fraîches, observez-les. Leur corps doit rester frétillant et briller tandis que leurs yeux doivent garder leur couleur noire.

Quant aux crabes, homards et langoustes, ils doivent conserver leur vigueur et la mobilité de leurs yeux. Dans le meilleur des cas, vous les verrez replier leurs pattes sur leur corps.

Bon à savoir : les crevettes les plus savoureuses vous font travailler. Les décortiquer s’avère fastidieux, salissant et (parfois) douloureux. Mais, contrairement aux crustacés déjà décortiqués, le jeu en vaut vraiment la chandelle !

Comme les fruits et les légumes, les fruits de mer sont pêchés en abondance suivant le cycle de reproduction. En respectant ce cycle, vous contribuez à protéger les espèces et payez vos fruits de mer nettement moins cher.

Quelques exemples de récoltes :

  • janvier = bigorneaux, coquilles Saint-Jacques, huîtres, crevettes, moules, praire ;
  • mai = coquille Saint-Jacques, crevette, langouste, langoustine, tourteau ;
  • novembre = crevette, homard, huître, langouste, moule, oursin.

« Il y a deux catégories de fruits de mer. Il y a la catégorie crabe, coquilles Saint-Jacques, écrevisses, crevettes… qui sont des produits peu caloriques, très riches en protéines, très pauvres en matières grasses, très pauvres en cholestérol… quand on a du cholestérol on peut tout à fait manger des fruits de mer.

 LA MER

« La deuxième catégorie de fruits de mer rassemble les huîtres, les moules, les oursins et les autres coquillages. Ces fruits de mer ont des qualités nutritionnelles différentes. Ils contiennent des protéines, ils sont peu caloriques et ils ont des concentrés d’oligoéléments fantastiques. Il y a beaucoup d’iode, beaucoup de sélénium, beaucoup de cuivre, beaucoup de zinc… et tous ces éléments sont très importants pour notre santé. En France, 20% de la population des adultes manquent d’iode, surtout les populations dans le centre de la France et à l’Est. En revanche, les populations vivant sur les côtes, sur le littoral, n’ont pas de problème avec leur thyroïde parce qu’elles mangent beaucoup de poissons et de fruits de mer. Ils ont suffisamment d’apport en iode. Il est donc vivement conseillé au reste de la population de manger des fruits de mer, c’est très important.

« Le sélénium est lui, un puissant antioxydant qui en plus va aider à l’iode dans son fonctionnement de la thyroïde. Le cuivre est un autre antioxydant que l’on va trouver en quantité très importante dans les huîtres d’où leur belle couleur verte. Parce que le cuivre est un oligoélément qui donne cette couleur de verte. Le zinc est également un antioxydant très puissant que l’on va trouver en quantité très importante dans les huîtres également.

« Enfin il ne faut pas oublier le fer car on a toujours tendance à dire que l’on trouve le fer dans la viande rouge et les femmes manquent souvent de fer. Mais les moules et les huîtres sont très riches en fer. Dans les huîtres et les moules, il y a deux fois plus de fer que dans la viande rouge. Les fruits de mer sont donc très bons pour la santé. »

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LES HUITRES DE LA PRÉHISTOIRE

Posté par othoharmonie le 18 juin 2016

 

 Symbole de l’humilité vraie, source de toute perfection spirituelle. Sa coquille bivalve est symbole de féminité.

Au 17ème siècle, où règne l’esprit de galanterie, l’huître étant toujours symbole de séduction et ayant de surcroît la réputation d’un pouvoir aphrodisiaque, devient la protagoniste des petits déjeuners et des festins privés à la Cour.

Apparue il y a environ 230 millions d’années (âge du plus vieux fossile retrouvé), pendant l’ère secondaire, on a retrouvé d’importantes quantités de coquilles d’huîtres prés des restes de cuisines lorsque l’Homme, datant du Néolithique (- 5 000 av J.C), pratiquait la pêche. L’huître a donc toujours été consommée, et pas seulement ! Des textes anciens rapportent que les Grecs se servaient même des coquilles comme bulletin de vote. En effet lorsqu’ils voulaient bannir quelqu’un de la cité, ils procédaient à un vote avec le dessus de la coquille d’huître. De là est venu le terme « ostracisme » : ostrakon signifiant coquille. Les Romains étaient également de grands consommateurs et les faisaient venir de Gaule dont les rivages étaient bordés de bancs d’huîtres naturels.

 Huitres au diner

On peut cependant se demander comment ils pouvaient leur faire faire un tel voyage sans réfrigérateur ! Pour palier à ce problème, ils avaient instauré  » la route des huîtres « .

Ils faisaient alimenter en eau de mer des viviers (à Clermont, Poitiers, Saintes, Jarnac…) qui étaient destinés à stocker les huîtres lors de leur voyage vers Rome. Ainsi elles arrivaient vivantes et fraîches à Rome.

Cependant cela donna une idée au romain Sergius Orata, vers 100 av. JC. Il conçut des bains suspendus et aménagea des viviers alimentés par les eaux du lac Lucrin pour en faire culture. Il en fit la réputation puisqu’on dit que les meilleures huîtres y furent recueillies. Sergius Orata est le premier Romain qui eu l’idée d’en faire culture.

Mais en Chine aussi ils connaissaient l’ostréiculture puisqu’ils entaillaient des bambous sur lesquels ils mettaient des coquilles, qu’ils disposaient ensuite en mer afin que les larves d’huîtres viennent s’y fixer. 

Mais toute l’activité ostréicole a été détruite par les invasions barbares du 5èmesiècle et le fait  qu’il existait sur les côtes françaises d’énormes viviers naturels et de qualité explique sans doute que l’on n’a pas cherché à les retrouver. Il n’y avait alors plus qu’à faire de la cueillette. De plus le Moyen-âge laissant très peu de place aux coquillages et aux poissons dans la gastronomie, la demande était beaucoup moins grande, la cueillette suffisait donc amplement. 

Au 16ième siècle, le commerce des huîtres se développent vers Paris et c’est à cette époque qu’apparaît les premiers déjeuners ou l’on sert exclusivement des huîtres. A cette époque on servait entre 6 et 12 douzaines d’huître par personnes soit presque 150 par personnes pour un repas ! 

Au 17ième siècle, les huîtres, très appréciées par la noblesse, se consomment autant à la campagne qu’à la cour du roi. D’autant plus que à l’époque l’huître était un symbole de séduction et on pensait qu’elle avait un pouvoir aphrodisiaque. Cependant leur vente est encore freinée par la lenteur des transports, surtout durant les mois d’été. Afin de remédier à ce problème, une technique de l’époque pour garder la fraîcheur des huîtres était de les retirer de leur coquille et de les empiler dans des paniers de paille, ainsi, elles arrivaient prêtes à être mises en ragoûts.

 Au 18ième siècle, les huîtres ont de plus en plus de succès. Jean-François de Troy (1679-1752) (photo 3) va d’ailleurs peindre un de ces déjeuners très prisés avec le tableau datant de 1735 : Le déjeuner d’huître.

Le commerce des huîtres étant très rentable et la demande grandissante, la première moitié du 18ième siècle est synonyme de pêche abusive. De plus ils pensaient à cette époque que « Les bancs d’huîtres naturels sont inépuisables et n’ont, par conséquent, besoin d’aucune réglementation. » Valin, procureur du Roi àla Rochelle, 1864.

De ce fait, les pêcheurs pillaient le fond des chenaux à la drague ou les crassats (gisements naturels d’huîtres) au râteau. Cette « méthode » conduira le bassin à une situation de pénurie puis de disette. Pour essayer d’enrayer cette situation, en 1750 la pêche de l’huître sera suspendue pour 3 ans.

En 1754, nouvelle suspension et on assistera alors à un repeuplement spectaculaire des viviers.

En 1759 la pêche ne sera interdite qu’au moment du frai (1er avril – 1er octobre) pour permettre aux bancs naturels de se repeupler. 

Le 19ième siècle sera un siècle clé pour la naissance de l’ostréiculture. 

 huitres déjeuner

Le Déjeuner d’huîtres, huile sur toile

Jean-François de Troy, , 1735, 180×126 cm,

musée Condé, Chantilly, galerie de peinture.

 

L’œuvre : Description formelle :

Placés autour d’une table ronde recouverte d’une nappe blanche, des hommes prennent un repas au centre d’une vaste salle richement décorée.

Les mets qu’ils dégustent sont des huîtres. Certaines, dont les coquilles sont vides, occupent le premier plan et jonchent le sol à damier blanc et noir. D’autres, pleines, sont disposées à  table sur des plateaux ou des assiettes en argent. Des verres à pied sont placés devant les   convives renversés dans des bols en porcelaine peinte. Les hommes boivent un vin blanc  dont plusieurs bouteilles sont représentées entre leurs mains mais également à terre, posées sur la table, ainsi que sur la console à droite du tableau. D’autres enfin trônent dans une desserte devant la table, dont la partie supérieure est composée de deux bacs emplis d’eau. Des assiettes sont rangées en partie basse. Les huîtres sont servies et ouvertes par des domestiques simplement vêtus, présents au milieu des hommes portant costumes chamarrés et brodés. Sur la gauche du tableau, un groupe de personnages suit des yeux le bouchon d’une bouteille qu’un des convives assis a fait sauter grâce au couteau qu’il tient dans la main droite. En plein vol, il apparaît au milieu de la colonne en marbre à l’arrière plan.

 

Un décor architecturé, sculpté et peint forme un fond de scène à ce repas luxueux. A l’arrière centre, une tribune ouverte à balustrade est surmontée par un arc en plein cintre. Celle-ci est encadrée sur la droite par la statue d’une femme, située dans une niche décorée d’une coquille Saint-Jacques, drapée à mi-corps, debout sur un dauphin crachant de l’eau et de deux atlantes mi-hommes, mi-poissons portant des cornes d’abondance. Sur la gauche, une porte aux battants clos ferme le tableau. En partie supérieure, au-dessus de  l’entablement, apparait une peinture représentant un homme et une femme aux ailes de papillons, enlacés. 

Sujet de l’œuvre :

Cette peinture de genre illustre un luxueux repas d’ « après chasse », dans un cadre somptueux. Le Déjeuner d’huîtres est une commande royale destinée à orner la salle à manger d’hiver des petits appartements du roi Louis XV à Versailles. Pièce intime et essentiellement utilisée pour les retours de chasse, le roi y invitait certains compagnons. Ainsi, cette scène fait écho au lieu pour lequel il est destiné. Aucune femme n’est représentée sans doute pour des raisons historiques. Celles-ci ne furent invitées qu’à partir de 1738 par le roi dans sa salle à manger – après donc la date d’exécution du tableau. À moins que cette exclusivité masculine ne soit le reflet de la valeur aphrodisiaque qu’on donnait aux huîtres à l’époque et qui excluait de fait la présence féminine. 

L’œuvre détient une richesse iconographique constituant une source de renseignements sur les arts de la table au premier tiers du XVIIIe siècle. Les huîtres, mets de premier choix   réservé à l’élite, et leurs accompagnements : pain, ail, beurre, sel et poivre sont servis en même temps sur la table ; ce qui est le propre du service à la française. Cette nouvelle organisation du repas reflète une absence de convenances. Les convives composent librement leur menu et les bouteilles de champagne sont mises à leur disposition. 

Le Déjeuner d’huîtres, malgré son titre, fait la part belle au champagne. Situé au premier plan, le rafraichissoir à bouteilles est destiné à mettre en valeur la boisson. Celle-ci est nouvellement inventée à la fin du XVIIe siècle par le bénédictin Dom Pérignon près  d’Epernay. Notons que le breuvage ne se boit pas encore dans des coupes ou des flûtes mais dans des verres coniques.

L’émerveillement devant le bouchon qui saute à l’ouverture de la bouteille et le plaisir des convives face aux mets qui leurs sont servis se dégagent de la scène. Le Déjeuner d’huitres est conçu pour décorer la première salle à manger spécifique du château de Versailles. Auparavant la table était dressée dans n’importe quelle pièce selon le bon vouloir du roi. Des thèmes plus légers comme celui du repas de chasse semblent particulièrement appréciés et remplacent alors l’imagerie mythologique en peinture. Le tableau du musée Condé fait écho à Un déjeuner de chasse, autre scène de genre de l’artiste peint en 1737 pour la Grande salle à manger de l’appartement de Louis XV au château de Fontainebleau. Il s’agit d’un sujet  léger pour un peintre d’histoire montrant le changement de goût qui s’opère dans la décoration à l’époque du règne de Louis XV. 

Le Déjeuner d’huîtres de Jean-François de Troy doit être mis en parallèle avec un Déjeuner  de jambon du peintre Nicolas Lancret également conservé au musée Condé à Chantilly. Si le sujet est de même nature dans les deux tableaux, tout les oppose dans la réalisation. Si les tableaux ne sont plus à Versailles, c’est que les goûts et les décors changent vite. Les toiles des petits appartements sont démontées avant 1789 et sont entreposées au garde-meubles. Après la Révolution Française, le duc d’Orléans, futur roi Louis Philippe, réclame ses œuvres comme bien de famille et expose le tableau au Palais-Royal, puis au château d’Eu, près du Tréport. Après la Révolution de 1848, ses biens sont vendus. Son fils, le duc d’Aumale, en exil en Angleterre, rachète les tableaux à Londres en juin 1857 puis les expose à partir de 1889 à Chantilly en face à face.

 

SOURCE : http://crdp.ac-amiens.fr

 

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HUITRES ET MOULES EN ELEVAGE

Posté par othoharmonie le 8 juin 2016

ELEVAGE DES HUITRES

  

Il y a longtemps que l’approvisionnement des consommateurs ne repose plus, de façon significative, sur le prélèvement par l’homme d’huîtres fixées sur des bancs naturels.

Les huîtres cultivées en France sont l’huître plate Ostrea edulis et l’huître creuse Crassostrea gigas, dite « japonaise ». L’élevage présente deux phases principales : le captage, ou récolte des larves, et l’élevage proprement dit, ou engraissement. La production de naissain (ensemble de larves) en écloserie remplace partiellement la première phase. Le captage consiste à placer des supports, appelés « collecteurs », dans des périodes (mai à septembre) et en des lieux précis pour obtenir la fixation des jeunes larves. Au bout de 6 à 10 mois, la jeune huître est séparée du support initial et placée dans un parc pour la phase dite d’engraissement (qui varie de 3 à 5 ans selon les espèces et la richesse du milieu en plancton). Dans les parcs, les huîtres peuvent soit reposer sur le sol, soit être placées dans des casiers ou des poches. Une dernière étape dite « d’affinage » conduit certains lots dans des aires spéciales d’engraissement : les claires, qui sont, par exemple, l’estuaire du Belon ou les anciens marais salants de Marennes. L’appellation « huître de claires » s’applique aux huîtres qui ont séjourné dans les claires pendant au moins 2 mois. Au cours de ce séjour, elles absorbent un plancton qui leur donne une coloration verte caractéristique. Les claires sont qualifiées de « fines de claires » quand leur nombre n’excède pas 4 ou 5 au mètre carré et de « spéciales » quand leur nombre n’excède pas 2 au mètre carré.

 MOULES HUITRES

  

Élevage des moules

L’élevage de moules est appelé mytiliculture.

Plus de 700 000 t de moules sont produites en Europe par an, avec une baisse régulière de production depuis 1999.

Outre la pêche à pied, dont les impacts ne doivent pas être sous-estimés (surexploitation, exposition au risque d’intoxication alimentaire…), et la pêche à la drague des bancs naturels (dans la Manche en particulier), les moules proviennent des élevages, qui exploitent diverses techniques dont :

  • Les bouchots  : des poteaux verticaux en bois ou en plastique enfoncés sur l’estran, autour desquels on enroule des cordes en fibres de coco qui ont servi de capteur pour le naissain de moules. On ajoute à mi-élevage un filet (nommé « catin ») qui empêche les moules de se décrocher, les grappes de moules les moins bien accrochées sont récupérées et remises dans un filet tubulaire pour faire des « boudins » qui sont remis en élevage sur un nouveau pieu (photo de gauche). Cette technique nécessite un fort marnage (hauteur entre la haute et la basse mer), car les poteaux doivent être couverts à marée haute et accessibles pour le professionnel à marée basse.
  • Les filières : élevage en suspension, une corde principale est maintenue en surface par des bouées sur une centaine de mètres, les deux extrémités sont fixées au fond par des ancres. Des cordes lestées à l’extrémité sont fixées à la corde principale, et des cordes de coco support des naissains de moule sont enroulées autour des suspensions. L’avantage de cette technique réside dans le fait que les moules sont dans l’eau continuellement et peuvent donc s’alimenter sans interruption, l’inconvénient principal est la prédation par les daurades.
  • En suspension sous table : pratiquée dans l’étang de Thau, et en méditerranée c’est la technique des tables d’élevage.
  • En suspension sous radeau : pratiquée en Espagne, c’est la technique des  bateas.

La moule dans l’écosystème

Elle joue un rôle important en tant qu’organisme filtreur contribuer à épurer l’eau en fixant des métaux dans sa coquille, en diminuant la turbidité de l’eau, et tout en améliorant l’offre en plancton ; on a en effet montré qu’un lit de moule — bien qu’il consomme du plancton (37 ± 20 % du plancton présent dans l’eau, dans un dispositif expérimental) — libère dans le milieu une telle quantité de nutriments bioassimilables qu’il semble pouvoir (selon les modèles produits à partir de mesures faites in situ) produire plus de plancton qu’il en a consommé.

Par ailleurs, un lit de moule est un petit biorécif qui peut aussi stabiliser des vasières (testé en mer de Wadden sur des vasières intertidales et enrichir l’écosystème en termes de biodiversité. Pour ces raison les moules, comme les huîtres sont classées parmi les espèces-ingénieur

Aliment

La moule en tant qu’aliment

La moule est probablement recherchée et mangée par l’homme depuis la préhistoire. On connait sur certains littoraux d’Amérique du sud des amas considérables de millions de coquilles vides laissées par les Amérindiens qui les mangeaient. Il semble que la coquille de moule, qu’on a trouvée sur divers chantiers de fouilles préhistoriques, ait pu très tôt servir de cuillère. Un amas de coquilles de moules d’eau douce a été trouvé sur le site préhistorique de Baurieux-la-Plaine dans le Nord de la France, avec des vases et des pointes de flèches.

Actuellement, elle est le plus souvent mangée cuite, après avoir été pêchée de juin à décembre dans l’hémisphère nord, mais elle est vendue congelée toute l’année. Il existe de très nombreuses recettes pour préparer les moules, comme les moules gratinées, que l’on mange en entrée, les moules à la provençale ou encore la cassolette de moules, qui connaît d’innombrables variations régionales et locales. Le plat le plus simple et le plus populaire reste le célèbre « moules-frites », originaire de Belgique et du nord de la France. La moule peut aussi être consommée crue, par exemple accompagnée d’une vinaigrette aillée ; à Bruxelles, ce mets s’appelle « moules parquées » alors que cette expression indique habituellement en France, au moins depuis le xixe siècle, des moules élevées dans un parc comme les moules Bouchot. La difficulté est alors d’ouvrir la coquille solidement fermée. Comme tous lescoquillages, elle doit être encore vivante juste avant la cuisson (une moule vivante laissée à l’air est totalement fermée (ou presque totalement fermée), alors qu’une moule morte s’ouvre. Les moules s’ouvrent d’elles-mêmes en fin de cuisson. Il convient de toujours consommer des moules fraîches et de s’assurer que la chaîne du froid a été correctement maintenue sous peine de graves intoxications alimentaires. Ces précautions s’appliquent d’autant plus aux moules consommées crues.

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LE CRABE DANS TOUS SES ETATS

Posté par othoharmonie le 30 mars 2016

 

CRABE, CANCRE, cancer; genre d’animaux crustacés qui comprend plusieurs espèces. En général les crabes ont la queue composée de tables, rabattue en – dessous, & appliquée sur le ventre. La tête n’est pas séparée du corps. Ils ont dix jambes, cinq de chaque côté, y compris celles qui portent les serres, et que l’on a comparées à des bras parce qu’elles en tiennent lieu à quelques égards. Les jambes de devant sont beaucoup plus grosses que les autres: il y a aussi pour l’ordinaire une différence de grosseur entre l’une et l’autre de ces grosses jambes; ce qui vient de ce que les crabes sont sujets à se casser ces jambes, et qu’il en renaît une nouvelle en place de celle qui a été cassée. Ce fait est prouvé par des expériences faites sur les écrevisses, que l’on a aussi observées dans le temps qu’elles se dépouillent de leur taie.

crabe

 Voyez Ecrèvisse. La figure des crabes est arrondie, parce que la queue, la tête, et le corps, paraissent confondus ensemble. Les espèces de ce genre diffèrent par la grandeur du corps et par les couleurs, par la longueur et la grosseur des pattes et des serres. Rondelet a mis au nombre des crabes les crustacés, auxquels on a donné le nom d’araignée de mer, et ceux que l’on appelle poupars.

Voyez Poupar. Ensuite il fait mention des espèces suivantes de crabes d’eau salée.

Le crabe appelé migraine ou ours. Il ne ressemble à ce quadrupède que par la dextérité avec laquelle il se sert de ses serres, en quelque façon comme l’ours se sert de ses pieds de devant, et par sa figure informe. Il a aussi quelque ressemblance avec une grenade, soit pour la figure, soit pour la couleur; c’est pourquoi on lui a donné le nom de migraine.

Le crabe au pié large, latipes, Il diffère des autres par les jambes de derrière, qui sont larges à l’extrémité, et ont six articulations. Il a quatre petites cornes au front, et sa taie est lisse.

Le crabe jaune & ondé. Ses pattes sont longues et velues; il a deux grandes cornes, et des aiguillons sur le front et à côté du front.

Le crabe marbré, cancer varius vel marmoratus. Sa taie est lisse, et parsemée, comme un marbre ou un jaspe, de différentes couleurs, telles que le vert, le bleu, le noir, et le cendré. Il y a deux petites cornes aux fronts: la taie est crénelée en forme de scie à côté des yeux.

Le crabe commun. Il a deux petites cornes au front, les jambes de devant courtes, et les autres plus allongées et terminées en pointe.

Le crabe à bras court. Il est petit, de couleur mêlée de rouge et de noirâtre: la partie postérieure du corps est large, et l’antérieure pointue; les deux jambes de devant sont très – courtes, et les deux suivantes fort longues, grosses, pointues, et velues; les autres sont aussi longues, mais menues et lisses.

Le crabe velu. On en distingue de trois sortes; les premiers ont les jambes de devant hérissées de pointes, et noires à l’extrémité; il y a deux petites cornes au front; la partie antérieure de la taie est dentelée comme une scie, et le milieu de la face supérieure porte la figure d’un coeur. La seconde espèce est plus petite que la première, et n’a point de noir à l’extrémité des bras. Enfin la troisième espèce ne diffère de la seconde, qu’en ce qu’elle est encore plus petite.

Le crabe fait en forme de coeur. Il est petit; c’est le corps qui représente la figure d’un coeur. Il a deux corres au front. Ce crabe vit en pleine mer: on en a souvent trouvé dans l’estomac des merlans.

Les petits crabes qui se logent dans des coquilles. On en trouve dans des moules, des huîtres, des peignes et des pinnes marines: ceux des huitres ne sont pas plus gros qu’une féveb ; ils sont blancs, excepté le milieu de leur face supérieure où il y a du rouge. Ceux de la pinne marine sont plus grands, et ont plus de rouge que de blanc. L’animal des coquillages où sont ces crabes est vivant. Ils se retirent aussi dans des trous d’éponge, dans des fentes de rocher, &c.

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Le crabe appelé araignée. Rondelet donne le nom d’aranca crustata à une petite espèce de crabe qui a la tête un peu plus distincte, plus pointue, et plus avancée que les autres crabes: il y a deux petites cornes entre les deux yeux, qui sont fort saillants: les jambes sont fort longues, à proportion de la grosseur du corps, comme celles des araignées.

On a aussi donné le nom d’araignée à une autre espèce de crabe beaucoup plus grosse, appelée maia: Rondelet dit en avoir vu qui avoient la largeur d’un empan, et la longueur d’une demi – coudée. Les jambes de ce crabe sont courtes à proportion de la grandeur du corps, et l’extrémité des serres est noirâtre: il a quatre cornes: sa tale est légère, & découpée en demi – cercles à la circonférence: la chair est dure, et de mauvais goût. Savoir quel crabe Aristote a désigné par le nom de maia: tous les auteurs ne sont pas d’accord à ce sujet; Gesner donne le nom de maia au crabe que Rondelet nomme pagurus. 

Le crabe d’eau douce, cancer fluviatilis. Il se trouve en Grèce, en Candie, en Italie, en Sicile, en Egypte, dans le Nil, &c. Il ressemble aux crabes de mer, mais il a la taie plus mince, le corps moins arrondi, et les pattes plus grosses à proportion du corps. Les femelles ont la queue plus large que les mâles. Ces crabes sont bons à manger, sur – tout lorsqu’ils sont dépouillés de leur taie. Rondelet, hist. des poissons.

Il y a encore d’autres espèces de crabes, dont on peut voir la description dans Aldrovande, Gesner, Jonston.

Le crabe des Moluques, cancer Mollucensis, a une figure particulière. Voyez la Pl. XII. Thes. imag. pisc. &c. Rumphii. On nous a aussi donné la description et l’histoire de plusieurs espèces de crabes des Antilles, savoir les crabes violets, les blancs, & ceux que l’on appelle dans le pays du nom de tourlourou. Voyez l’hist. génér. des Antilles par le P. du Tertre, tome II. Voyez Crustacée. (I)

De toutes les différentes espèces de crabes qu’on trouve dans les Antilles, celle dont on fait le plus d’usage sont les crabes blancs, les crabes rouges, et les crabes manicoux, ainsi nommés à la Grenade, et connus à la Martinique sous le nom de seriques de riviere.

On prétend que les crabes font mal lorsqu’ils ont mangé le fruit du manceniller: cependant dans l’île de la Grenade on les prend communément sous ces arbres, et on ne s’est jamais aperçu qu’ils aient incommodé personne. Les crabes et les sériques de mer sentent un peu le marécage, et n’ont pas tant de substance que les autres. Art. de M. le Romain.

SOURCE : http://portail.atilf.fr/cgi-bin/getobject_?p.27:4./var/artfla/encyclopedie/textdata/image/

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