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Seize papillons menacés de disparition sur le territoire français

Posté par othoharmonie le 27 octobre 2013


Seize papillons menacés de disparition sur le territoire français dans PAPILLON cid-db-ff-dde-531092-jpg_362343 

La première liste rouge consacrée à une famille d’insectes vient d’être dévoilée.

Seize espèces de papillons de jour sont aujourd’hui menacées de disparition dans l’Hexagone tandis que dix-huit autres sont en sérieux danger. C’est le constat que viennent de faire le comité français de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et le Muséum national d’histoire naturelle, associés dans l’élaboration d’un tout nouveau chapitre de la liste rouge des espèces menacées en France. Les papillons de jour sont en effet les premiers insectes à être évalués dans ce cadre. Notamment parce que leur lien spécifique avec leurs plantes-hôtes – les chenilles de chaque espèce se nourrissent quasi exclusivement d’un type de plante spécifique – en fait d’excellents indicateurs de l’état de santé des milieux naturels.

Au total, les scientifiques se sont penchés sur les quelque 253 espèces réputées présentes de manière non occasionnelle sur le territoire français. Et pour juger de leur santé, ils ont examiné cinq critères : la taille de la population de l’espèce, son taux de déclin, son aire de répartition géographique et le degré de fragmentation de celle-ci. Résultat : le sylvain des spirées (Neptis rivularis), un papillon de nos contrées, aurait tout bonnement disparu du territoire. Deux autres, le mélibée (Coenonympha hero) et l’hespérie du barbon (Gegenes pumilio), sont en « danger critique » d’extinction.

Hiérarchiser les actions

Le premier, aux ailes gris-brun ornées de taches cerclées d’orange, est victime de la disparition des prairies humides de moyenne montagne, souvent remplacées par des plantations de résineux. Autrefois présent dans tout l’est de la France, il ne trouve à présent asile que dans le massif du Jura, entre 500 et 1 000 mètres d’altitudes. Très sédentaire, il est aussi potentiellement très sensible au changement climatique. Le second, aux ailes marron foncé dessus et beige grisé dessous, voit son territoire se réduire comme peau de chagrin. Méditerranéen dans l’âme, amateur de milieux rocheux chauds et secs, il s’est heurté frontalement à l’urbanisation intensive du littoral dans le sud-est de la France. 

Sous le coup d’une menace un peu moins pressante mais néanmoins réelle, on trouve le fadet des tourbières (Coenonympha tullia), le damier du frêne (Euphydryas maturna) et la vanesse des pariétaires (Polygonia egea). 

L’objectif d’une telle liste est de fournir une base scientifique solide pour hiérarchiser les actions de protection à mener, certaines des espèces les plus menacées, citées ici, ne faisant encore l’objet d’aucun dispositif de protection. Car, outre leurs jolies couleurs, ces insectes ont plusieurs missions dans les écosystèmes. En plus de constituer un important maillon de la chaîne alimentaire, les chenilles régulent la production végétale tandis que les papillons participent à la pollinisation des plantes à fleurs…

Consulter la liste rouge intégrale des papillons de France sur le site de l’UICN

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Les abeilles piquées au vif

Posté par othoharmonie le 7 décembre 2012

 

Les abeilles piquées au vif dans ABEILLES abeille-300x210Quatre-vingt pour cent des espèces végétales dépendent directement de la pollinisation par les insectes. S’il fallait donner une valeur monétaire à ce service écologique, il serait estimé à 153 milliards d’euros*, presque 10% de la valeur de la production agricole mondiale destinée à la consommation humaine. Mais depuis quelques années le sort des abeilles est devenu inquiétant…

Leur taux de surmortalité atteint 30 à 35%, taux anormalement élevé qui atteint dans certains cas 50% de pertes hivernales. Sur le banc des accusés : multiplication des substances chimiques et des pesticides dans l’environnement, présence de parasites, effets désastreux des monocultures, ravages du frelon asiatique, impact du changement climatique etc. Malgré cet effondrement alarmant, le ministre de l’Agriculture a ré-autorisé en décembre 2008 le Cruiser, un insecticide de traitement des semences de maïs, mortel pour les abeilles et hautement toxique pour les oiseaux et l’environnement, fabriqué par la firme Syngenta, l’un des leaders mondiaux sur le marché des pesticides. Cette seconde autorisation court jusqu’au 15 mai 2009, juste après les semis de maïs, et risque d’être reconduite pour 2010. 
Pourtant, nos voisins allemands, italiens et slovènes ont suspendu l’homologation de ce produit suite aux mortalités catastrophiques des abeilles au printemps 2008. En autorisant à nouveau le Cruiser, le ministère de l’Agriculture privilégie une fois de plus les intérêts des firmes agrochimiques. 
Sur la seule foi des industriels, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments a émis un avis favorable tout aussi complaisant que surprenant. Schizophrène, l’Etat mobilise par ailleurs des fonds pour le soutien de la filière apicole ! D’autres facteurs affectent les butineuses. Le frelon asiatique, introduit accidentellement en France dans les années 2000, envahit et détruit les ruches d’abeilles… sans que les responsables politiques pourtant alertés n’agissent face à cette menace grandissante. 

Abeilles : la dernière danse ? 
L’abeille contribue à la reproduction de 80 % des espèces de plantes à fleurs : c’est donc une alliée de taille dans le maintien de l’équilibre des écosystèmes et de notre agriculture. Or, 30 à 40 % des colonies ont été décimées en moins de 10 ans en Europe. 

Scientifiques et apidologues s’accordent à dire que les 5 000 pesticides commercialisés ont une part de responsabilité importante dans ces disparitions. De plus, à cause d’une baisse considérable de la biodiversité dans les cultures qui attirent en temps normal les abeilles, celles-ci se sont mis progressivement à visiter d’autres cultures, comme les céréales et les vignes, très gourmandes en pesticides. Mais d’autres facteurs représentent également des menaces. Les colonies sont affectées par des parasites comme le varroa, un acarien maîtrisé par les apiculteurs mais pour lequel les médicaments disponibles sont réduits, ou par des bactéries et des virus. Pire, butinant jusqu’à plusieurs kilomètres de leurs ruches, les abeilles pourraient être malgré elles responsables de la propagation des OGM, tout en étant intoxiquées par des plantes génétiquement modifiées qui produisent leur propre insecticide. 

Plus généralement, c’est l’ensemble de la biodiversité des insectes pollinisateurs qui est menacé. C’est un cercle vicieux : moins de plantes à fleurs réduit la diversité de pollinisateurs, ce qui accentue encore la diminution des espèces végétales.La monoculture intensive sur des centaines d’hectares, la raréfaction des fleurs des champs et l’entretien chimique des bords de route concourent à l’escalade menant à une extinction de masse du vivant. Enfin, un changement climatique entraînant des périodes de sécheresse et des hivers plus doux affaiblirait les abeilles. Développer des moyens a l t e rn a t i f s aux pesticides, revenir à une agriculture en lien avec les territoires, s’éloigner des pratiques de remembrement et de monoculture, qui attirent davantage les subventions que les abeilles, etc. : les responsables publics doivent prendre la vraie mesure de l’enjeu et respecter les engagements du Grenelle de l’environnement, qui se cantonnent pour l’instant à de grands discours. En Chine, dans la province du Sichuan, des producteurs en sont réduits depuis quelques années à fertiliser les fleurs de poirier à la main, les pollinisateurs et les plantes à pollen de la région ayant été détruits par une utilisation incontrôlée de produits chimiques. Devrons-nous en arriver là ? 

Des experts sous influence 
Alors que les apidologues sont unanimes sur le rôle primordial des pesticides dans l’érosion des ruches, les différentes études menées par l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments brouillent les pistes en mettant en avant une multitude de facteurs environnementaux. (…)Il est urgent de mener une expertise indépendante, pluraliste et contradictoire, que le ministère de l’Écologie serait cette fois plus inspiré de piloter. 

Cités fleuries et sans pesticides 
De plus en plus d’observateurs voient les abeilles revenir butiner en ville. C’est que les communes qui ont décidé de se passer de pesticides offrent un terrain de chasse idéal pour les abeilles comme pour les papillons et autres insectes pollinisateurs. Fichier:Asiatic-honey-bee.jpgLancée en 2005 par l’Union nationale des apiculteurs français, l’opération « Abeille, Sentinelle de l’Environnement » a pour but de sensibiliser les collectivités territoriales, les entreprises et le grand public à la survie des abeilles et à la sauvegarde de la biodiversité végétale. Concrètement, des ruches sont installées en milieu urbain et les récoltes de miel sont l’occasion de manifestations qui rassemblent la population. Une excellente façon de sensibiliser les élus locaux comme les habitants. Ce programme a été signé par plus de vingt-cinq partenaires dont plusieurs Régions, des Conseils généraux, de nombreuses grandes villes et des sociétés d’ampleur internationale. Les communes peuvent également agir en passant au vert : interdiction des pesticides dans la gestion des espaces verts et des bords de route, fauchage des talus une fois par an seulement, mise en place de trames vertes, distribution de coccinelles aux habitants, etc. Enfin, il est possible de faire certifier des parcs et jardins urbains écologiques : tous les habitants peuvent demander à leur mairie de s’y inscrire. 

LECTURES : Pesticides, révélations sur un scandale français Fabrice Nicolino et François Veillerette, Ed.Fayard, 2007 
Le jour où l’abeille disparaîtra Jean-Christophe Vié, Ed.Arthaud, 2008 
Ecocide : Une brève histoire de l’extinction en masse des espèces Franz J. Broswimmer, Ed.Parangon, 2003

AGIR POUR L’ENVIRONNEMENT : 
2, rue du Nord • 75018 Paris • Tél 01 40 31 02 37 • _ Courriel :contact@agirpourlenvironnement.org 
Site internet : www.agirpourlenvironnement.org

 

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