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Les prédateurs du Moustique

Posté par othoharmonie le 6 août 2014

 

par Christian Back, entomologiste médical

images (3)Chaque année on apprend par les journaux, la radio, la télévision ou la publicité qu’il est possible de contrôler la nuisance des insectes piqueurs par des moyens écologiques, en installant des nichoirs à hirondelles, des abris à chauve-souris, ou des électrocuteurs de moustiques. On nous propose aussi immanquablement des “chasse moustiques électroniques”. Il est vrai que ces méthodes semblent écologiques dans la mesure où elles visent à remplacer l’utilisation d’insecticides chimiques. Mais sont-elles vraiment écologiques et, surtout, efficaces?

Hirondelles et chauves-souris

Les hirondelles et les chauves-souris du Québec se nourrissent exclusivement d’insectes. On a donc pensé, et depuis longtemps, qu’en favorisant l’installation de ces insectivores on pourrait contrôler naturellement les insectes piqueurs. La littérature écologiste propose donc régulièrement d’installer des “condominiums” à hirondelles et à chauves-souris. L’entreprise privée a suivi et fait des promotions publicitaires pour des équipements prêts à utiliser ou à monter soi-même. On lit dans ces publicités que “l’hirondelle mange 2,000 moustiques par jour, et jusqu’à 14,000 en période d’abondance”. On lit aussi qu’une chauve-souris “peut manger 3,000 moustiques par nuit” et “se gave de moustiques au rythme de 600 à l’heure”, et qu’il suffit “d’installer un nichoir de 350 chauves-souris pour se débarrasser d’un million de bibittes par nuit”. Ces promotions ne sont pas entièrement désintéressées, et le commerce propose des nichoirs et abris pour des prix pouvant dépasser la centaine de dollars (modèle “en acajou du Belize et du Nicaragua récolté par les Indiens Mayas”).

Les faits

Les hirondelles sont des insectivores et elles mangent effectivement des moustiques. Cependant les chiffres avancés par les promoteurs de nichoirs relèvent du galvaudage scientifique. En effet ils proviennent du calcul théorique fait par des scientifiques qui voulaient estimer combien de moustiques une hirondelle devrait manger par jour pour combler ses besoins en énergie. En réalité les études sérieuses ont montré que les hirondelles comptent plutôt sur les papillons, les coléoptères, les pucerons et autres insectes volants, et que les moustiques constituent normalement moins de 3 % de leur diète. Dans une étude récente les moustiques constituaient 0.7 % de la nourriture des hirondelles.

Les chauves-souris sont aussi des insectivores, et elles mangent également des moustiques, mais encore une fois les données scientifiques ont été galvaudées. La mention de “600 moustiques à l’heure par chauve-souris” a pour origine les travaux de scientifiques qui ont mis des chauves-souris en présence de moustiques dans une pièce obscure et fermée, afin de tester la qualité de leur radar. Ils ont conclu que dans ces conditions la chauve-souris arrive à attraper 10 moustiques à la minute. Certains ont donc allègrement franchi le pas consistant à affirmer qu’en nature une chauve-souris mange 600 moustiques en 60 minutes (simple règle de trois). En réalité les moustiques constituent en moyenne moins de 1 % de la diète des chauves-souris.

En conclusion

Les hirondelles et les chauves-souris ne peuvent pas contrôler efficacement les moustiques et autres insectes piqueurs, bien qu’elles contribuent de façon marginale à leur réduction. Si on installe des nichoirs et des abris, c’est donc plutôt pour favoriser la biodiversité du milieu, et dans le cas des chauves-souris pour protéger des espèces qui sont menacées.

Source : http://www.gdg.ca/fichiers/File/Mythes-et-realites-format-legal-copie-fran.pdf

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Ce moustique, un Maringouin

Posté par othoharmonie le 3 août 2014

 

290px-Culex_pipiens_2007-1Le Moustique commun ou Maringouin domestique (Culex pipiens) est le plus commun des moustiques du genre Culex dans l’hémisphère nord.

Il en existe diverses sous-espèces qui ne peuvent être déterminées qu’au microscope, via l’étude des pièces génitales (Culex pipiens pipiensculex pipiens molestus, etc.).

Sa femelle pique l’homme ou d’autres espèces d’animaux à sang chaud pour faire le repas de sang qui est nécessaire à la production de ses œufs. Elle est dotée de biocapteurs lui permettant de détecter la température, le CO2 et certaines odeurs, et ainsi repérer ses proies. Elle semble également, dans certaines circonstances, attirée par la lumière.

Cette espèce est souvent appelée moustique ou maringouin tout court, ou bien encore Cousin communMoustique domestiqueMaringouin commun

Cette espèce apprécie les eaux plutôt chaudes et stagnantes et/ou les mares ou fossés intraforestiers ombreux riches en feuilles mortes. Certaines sous-espèces pouvant avoir des preferendums particuliers : l’espèce anthropophile appelée « moustique domestique », « moustique urbain nocturne » ou encore « moustique de la chambre à coucher » vit dans les milieux urbains à températures douces disposant de gîtes larvaires (présence de piscines mal entretenues, flaques d’eau de pluie).

Les aquariophiles apprécient les larves faciles à pêcher de ce culex, comme nourriture vivante (saisonnière) pour les poissons ou d’autres organismes.

La jeune femelle fraîchement émergée ne peut piquer qu’après quelques dizaines d’heures, le temps que l’organe piqueur devienne assez rigide pour percer la peau et aspirer le sang.

La femelle peut piquer jusqu’à deux fois par semaine en plein été et une fois toutes les deux semaines en hiver pendant lequel elle entre en diapause.

La femelle a besoin de sang pour produire une quantité optimale d’œufs (jusqu’à environ 200 œufs). Si elle n’en trouve pas, elle peut se nourrir de nectar, mais ne produira alors qu’une vingtaine d’œufs.

La ponte : elle est déposée en surface d’eau stagnante (éventuellement dans une très petite quantité d’eau) par la femelle, les œufs étant regroupés en une structure en plateau, dite « en nacelle » (sorte de petit radeau dont les bords sont relevés). Si ces œufs n’ont pas été mangés par un amphibien ou des poissons, les larves en sortent par le dessous et accomplissent leur cycle de développement dans l’eau.

La larve : élément du zooplancton, elle grandit par mues, avec 3 mues qui conservent le même aspect puis une 4e transformation en nymphe (0,8 à 1,2 cm).
Elle doit périodiquement remonter à la surface pour respirer via un tube respiratoire qui – jusqu’à la 3e mue – est situé à l’opposé de la tête, au bout de la queue (la larve respire donc tête en bas). Ce tube lui permet de vivre dans des environnements très pauvres en oxygène. Au stade de la quatrième mue (nymphe), l’arrière du corps de la larve se termine par deux tubes respiratoires, cette fois de part et d’autre de la tête.
La larve nage en effectuant un mouvement caractéristique (le corps prenant une forme de « S » avec des mouvements saccadés).

Lutte contre Culex pipiens

Cette espèce se montrant localement envahissante ou gênant la vie courante, des activités touristiques et économiques, de nombreuses méthodes de lutte ont été testées depuis l’antiquité (la première étant le drainage des zones humides). Beaucoup de ces actions ont généré des conséquences négatives ou collatérales non désirées et aucune n’a fait preuve de résultats durables, ce moustique étant favorisé par le fait qu’il se reproduit rapidement et en grand nombre, et qu’il est éminemment adaptatif. En particulier, il a fait preuve de capacités d’adaptation à de nombreux insecticides, qui ne sont parfois que provisoirement ou partiellement efficaces, tout en affectant des espèces non-cibles qui étaient justement prédatrices du moustique.

Divers moyens de lutte biologique sont également étudiés ou testés, incluant la protection ou la réintroduction de prédateurs naturels et autochtones du moustique. Dans certains pays (comme l’Allemagne, par exemple), on trouve des nichoirs à hirondelles ou à chauve-souris qui peuvent aider ces espèces à se réinstaller, si elles ne sont pas intoxiquées par les insecticides agricoles ou de démoustication.

290px-CulexNilIl est généralement recommandé de restaurer et protéger les populations de prédateurs des moustiques (hirondelles et chauve-souris, mais aussi tritons, grenouilles, crapauds et salamandres) qui mangent les larves de moustiques dans les mares, fossés et zones humides. Pour les conserver, il faut éviter de réempoissonner artificiellement les étangs, ou d’y nourrir les poissons qui, quand ils sont en surnombre, éliminent ces espèces utiles.

Les mares ensoleillées et naturelles ne sont pas favorables aux moustiques, les eaux stagnantes dans les sous-bois le sont.

Les réservoirs d’eau pluviale peuvent être couverts d’un voile de tulle.

Protection de l’être humain, traitements : voir l’article moustique.

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