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Les prédateurs du Moustique

Posté par othoharmonie le 6 août 2014

 

par Christian Back, entomologiste médical

images (3)Chaque année on apprend par les journaux, la radio, la télévision ou la publicité qu’il est possible de contrôler la nuisance des insectes piqueurs par des moyens écologiques, en installant des nichoirs à hirondelles, des abris à chauve-souris, ou des électrocuteurs de moustiques. On nous propose aussi immanquablement des “chasse moustiques électroniques”. Il est vrai que ces méthodes semblent écologiques dans la mesure où elles visent à remplacer l’utilisation d’insecticides chimiques. Mais sont-elles vraiment écologiques et, surtout, efficaces?

Hirondelles et chauves-souris

Les hirondelles et les chauves-souris du Québec se nourrissent exclusivement d’insectes. On a donc pensé, et depuis longtemps, qu’en favorisant l’installation de ces insectivores on pourrait contrôler naturellement les insectes piqueurs. La littérature écologiste propose donc régulièrement d’installer des “condominiums” à hirondelles et à chauves-souris. L’entreprise privée a suivi et fait des promotions publicitaires pour des équipements prêts à utiliser ou à monter soi-même. On lit dans ces publicités que “l’hirondelle mange 2,000 moustiques par jour, et jusqu’à 14,000 en période d’abondance”. On lit aussi qu’une chauve-souris “peut manger 3,000 moustiques par nuit” et “se gave de moustiques au rythme de 600 à l’heure”, et qu’il suffit “d’installer un nichoir de 350 chauves-souris pour se débarrasser d’un million de bibittes par nuit”. Ces promotions ne sont pas entièrement désintéressées, et le commerce propose des nichoirs et abris pour des prix pouvant dépasser la centaine de dollars (modèle “en acajou du Belize et du Nicaragua récolté par les Indiens Mayas”).

Les faits

Les hirondelles sont des insectivores et elles mangent effectivement des moustiques. Cependant les chiffres avancés par les promoteurs de nichoirs relèvent du galvaudage scientifique. En effet ils proviennent du calcul théorique fait par des scientifiques qui voulaient estimer combien de moustiques une hirondelle devrait manger par jour pour combler ses besoins en énergie. En réalité les études sérieuses ont montré que les hirondelles comptent plutôt sur les papillons, les coléoptères, les pucerons et autres insectes volants, et que les moustiques constituent normalement moins de 3 % de leur diète. Dans une étude récente les moustiques constituaient 0.7 % de la nourriture des hirondelles.

Les chauves-souris sont aussi des insectivores, et elles mangent également des moustiques, mais encore une fois les données scientifiques ont été galvaudées. La mention de “600 moustiques à l’heure par chauve-souris” a pour origine les travaux de scientifiques qui ont mis des chauves-souris en présence de moustiques dans une pièce obscure et fermée, afin de tester la qualité de leur radar. Ils ont conclu que dans ces conditions la chauve-souris arrive à attraper 10 moustiques à la minute. Certains ont donc allègrement franchi le pas consistant à affirmer qu’en nature une chauve-souris mange 600 moustiques en 60 minutes (simple règle de trois). En réalité les moustiques constituent en moyenne moins de 1 % de la diète des chauves-souris.

En conclusion

Les hirondelles et les chauves-souris ne peuvent pas contrôler efficacement les moustiques et autres insectes piqueurs, bien qu’elles contribuent de façon marginale à leur réduction. Si on installe des nichoirs et des abris, c’est donc plutôt pour favoriser la biodiversité du milieu, et dans le cas des chauves-souris pour protéger des espèces qui sont menacées.

Source : http://www.gdg.ca/fichiers/File/Mythes-et-realites-format-legal-copie-fran.pdf

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Ce moustique, un Maringouin

Posté par othoharmonie le 3 août 2014

 

290px-Culex_pipiens_2007-1Le Moustique commun ou Maringouin domestique (Culex pipiens) est le plus commun des moustiques du genre Culex dans l’hémisphère nord.

Il en existe diverses sous-espèces qui ne peuvent être déterminées qu’au microscope, via l’étude des pièces génitales (Culex pipiens pipiensculex pipiens molestus, etc.).

Sa femelle pique l’homme ou d’autres espèces d’animaux à sang chaud pour faire le repas de sang qui est nécessaire à la production de ses œufs. Elle est dotée de biocapteurs lui permettant de détecter la température, le CO2 et certaines odeurs, et ainsi repérer ses proies. Elle semble également, dans certaines circonstances, attirée par la lumière.

Cette espèce est souvent appelée moustique ou maringouin tout court, ou bien encore Cousin communMoustique domestiqueMaringouin commun

Cette espèce apprécie les eaux plutôt chaudes et stagnantes et/ou les mares ou fossés intraforestiers ombreux riches en feuilles mortes. Certaines sous-espèces pouvant avoir des preferendums particuliers : l’espèce anthropophile appelée « moustique domestique », « moustique urbain nocturne » ou encore « moustique de la chambre à coucher » vit dans les milieux urbains à températures douces disposant de gîtes larvaires (présence de piscines mal entretenues, flaques d’eau de pluie).

Les aquariophiles apprécient les larves faciles à pêcher de ce culex, comme nourriture vivante (saisonnière) pour les poissons ou d’autres organismes.

La jeune femelle fraîchement émergée ne peut piquer qu’après quelques dizaines d’heures, le temps que l’organe piqueur devienne assez rigide pour percer la peau et aspirer le sang.

La femelle peut piquer jusqu’à deux fois par semaine en plein été et une fois toutes les deux semaines en hiver pendant lequel elle entre en diapause.

La femelle a besoin de sang pour produire une quantité optimale d’œufs (jusqu’à environ 200 œufs). Si elle n’en trouve pas, elle peut se nourrir de nectar, mais ne produira alors qu’une vingtaine d’œufs.

La ponte : elle est déposée en surface d’eau stagnante (éventuellement dans une très petite quantité d’eau) par la femelle, les œufs étant regroupés en une structure en plateau, dite « en nacelle » (sorte de petit radeau dont les bords sont relevés). Si ces œufs n’ont pas été mangés par un amphibien ou des poissons, les larves en sortent par le dessous et accomplissent leur cycle de développement dans l’eau.

La larve : élément du zooplancton, elle grandit par mues, avec 3 mues qui conservent le même aspect puis une 4e transformation en nymphe (0,8 à 1,2 cm).
Elle doit périodiquement remonter à la surface pour respirer via un tube respiratoire qui – jusqu’à la 3e mue – est situé à l’opposé de la tête, au bout de la queue (la larve respire donc tête en bas). Ce tube lui permet de vivre dans des environnements très pauvres en oxygène. Au stade de la quatrième mue (nymphe), l’arrière du corps de la larve se termine par deux tubes respiratoires, cette fois de part et d’autre de la tête.
La larve nage en effectuant un mouvement caractéristique (le corps prenant une forme de « S » avec des mouvements saccadés).

Lutte contre Culex pipiens

Cette espèce se montrant localement envahissante ou gênant la vie courante, des activités touristiques et économiques, de nombreuses méthodes de lutte ont été testées depuis l’antiquité (la première étant le drainage des zones humides). Beaucoup de ces actions ont généré des conséquences négatives ou collatérales non désirées et aucune n’a fait preuve de résultats durables, ce moustique étant favorisé par le fait qu’il se reproduit rapidement et en grand nombre, et qu’il est éminemment adaptatif. En particulier, il a fait preuve de capacités d’adaptation à de nombreux insecticides, qui ne sont parfois que provisoirement ou partiellement efficaces, tout en affectant des espèces non-cibles qui étaient justement prédatrices du moustique.

Divers moyens de lutte biologique sont également étudiés ou testés, incluant la protection ou la réintroduction de prédateurs naturels et autochtones du moustique. Dans certains pays (comme l’Allemagne, par exemple), on trouve des nichoirs à hirondelles ou à chauve-souris qui peuvent aider ces espèces à se réinstaller, si elles ne sont pas intoxiquées par les insecticides agricoles ou de démoustication.

290px-CulexNilIl est généralement recommandé de restaurer et protéger les populations de prédateurs des moustiques (hirondelles et chauve-souris, mais aussi tritons, grenouilles, crapauds et salamandres) qui mangent les larves de moustiques dans les mares, fossés et zones humides. Pour les conserver, il faut éviter de réempoissonner artificiellement les étangs, ou d’y nourrir les poissons qui, quand ils sont en surnombre, éliminent ces espèces utiles.

Les mares ensoleillées et naturelles ne sont pas favorables aux moustiques, les eaux stagnantes dans les sous-bois le sont.

Les réservoirs d’eau pluviale peuvent être couverts d’un voile de tulle.

Protection de l’être humain, traitements : voir l’article moustique.

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la réputation du Moustique

Posté par othoharmonie le 18 juillet 2014

 

images (7)L’histoire de cet animal plutôt élégant mais à très mauvaise réputation.

Les professeurs de biologie demandent souvent quel est animal qui tue le plus de gens. Leurs pauvres élèves se ridiculisent en s’écriant «l’ours gris!», «le tigre!», «le cobra !» ou même «l’hippopotame!». La bonne réponse, bien sûr, c’est le moustique femelle –pas de fourrure, pas de crocs, rien qu’une aiguille hypodermique ailée. Sa longueur dépasse à peine cinq millimètres, elle a six pattes, et c’est le vecteur de maladies le plus efficace de tout le règne animal. C’est grâce à son odorat qu’elle nous repère, attirée par l’acide lactique et d’autres ingrédients de notre transpiration. Elle sent aussi le dioxyde de carbone que nous expirons et arrive jusqu’à notre visage en remontant le sillage de notre respiration. Plus on sue et plus on halète en la chassant, plus on l’intéresse.

La plupart ne boivent pas de sang

Son apparence n’est pas répugnante. Au contraire, sa petite taille, ses lignes pures, la longueur de ses pattes et sa fragilité lui donnent une certaine élégance. On serait même prêt à lui donner un millilitre de sang, malgré la démangeaison qui accompagne sa piqûre, si on ne s’inquiétait pas de ce qu’elle peut transmettre. Parmi les nombreux agents pathogènes qu’un moustique peut véhiculer, le pire est le paludisme, qui tue chaque année plus d’un million de personnes, dont les deux tiers se trouvent en Afrique sub-saharienne, pour la plupart des enfants de moins de 5 ans.

Tenter de donner une meilleure réputation à une telle créature n’a pas de sens. Personne n’aime les moustiques, ni les amis de ces insectes. Pourtant, il est injuste de dire indistinctement du mal des 2.600 espèces de moustiques déjà décrites. Parce qu’il n’y en a qu’environ 80, soit 3%, qui boivent du sang humain. Sur les 2.520 variétés de moustiques relativement irréprochables, il y en a même une qu’on aimerait voir en expansion: celle des Toxorhynchites, qui mangent d’autres moustiques. A l’état de larves, les Toxorhynchites dévorent leurs cousins, puis s’en prennent à leurs frères et sœurs, continuant souvent à les attaquer jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’un seul. Ce drame se déroule dans une minuscule nappe d’eau qui s’accumule au creux d’un arbre ou une petite flaque du même genre. Ces moustiques, y compris l’Aedes, qui transmet des maladies, se sont adaptés à l’environnement industriel et se reproduisent dans des pneus usagés. Comme le savent tous ceux qui ont essayé, il est très difficile d’évacuer l’eau d’un pneu.

Même les moustiques qui se nourrissent de sang n’en ont pas besoin à chaque repas. En fait, ils puisent l’essentiel de leur énergie dans les fleurs et les plantes, auxquelles ils sont utiles en les pollinisant. Le moustique mâle, innocent mis à part le rôle qu’il joue en produisant davantage de femelles, se nourrit en se contentant exclusivement de nectar ainsi que de fluides issus des plantes. Une sorte de moustique qui ne s’intéresse pas à nous est le principal pollinisateur d’une orchidée assez jolie, la platanthère à feuilles obtuses, qui pousse dans les marécages des forêts de l’hémisphère nord. Un autre moustique pollinise la Platanthera integrilabia, une espèce en voie de disparition originaire des Appalaches.

Pourquoi tous les moustiques ne peuvent-ils pas être végétariens? Il y a des millions d’années ou davantage, un moustique primitif, peut-être presbyte, a pu confondre un végétal et un mammifère qu’il a piqué accidentellement, ce qui lui a donné le goût du sang. A présent, les femelles de ces 80 espèces dangereuses ont évolué, comme les tiques, et utilisent du sang pour produire des œufs. Le bourdonnement décidé qu’on entend à l’extérieur (ou à l’intérieur) d’une tente de camping et lié à la survie d’une race animale. Le sang des mammifères contient un mélange très riche de protéines, de fer, de graisses et de sucre qui déclenche le fonctionnement des ovaires d’une femelle de moustique. En 90 secondes à peine, elle peut aspirer jusqu’à trois fois son poids de sang.

Pour accomplir cet exploit, elle se sert de sa trompe. Les ciseaux rudimentaires de ses ancêtres, les moucherons, se sont agrandis et développés sur des générations pour devenir un outil efficace permettant de percer la peau et de boire le sang. Cette trompe est faite de deux tubes entourés par des paires de lames coupantes. Quand elle se pose pour se nourrir, les arêtes tranchantes glissent l’une contre l’autre, comme celles d’un couteau électrique à découper, et fendent la peau. Pendant qu’elle cherche un petit vaisseau sanguin pour l’entailler, son tube salivaire injecte un anticoagulant dans l’étroit tube aspirateur pour éviter qu’il ne se bouche. Les protéines de sa salive provoquent une réaction de notre système immunitaire –une enflure et une démangeaison. Tous les organismes pathogènes qu’elle transporte traversent ses glandes salivaires. A la suite d’un saut diabolique de l’évolution des espèces, les parasites responsables du paludisme qui se multiplient dans l’intestin de l’anophèle perturbent l’organe qui sécrète l’anticoagulant. Leur porteuse doit donc piquer d’autres victimes pour boire la même quantité de sang, et le plasmodium prospère.

Les premiers moustiques sont apparus il y a plus de 200 millions d’années. Ils buvaient probablement le nectar des nouvelles plantes qui fleurissaient ou le sang des dinosaures. (Dans le film Jurassic Park, on a extrait de l’ADN de dinosaure d’un moustique pris dans de l’ambre.) Ils ont dû être vraiment ravis lorsque nous sommes arrivés, environ 190 millions d’années plus tard, presque sans fourrure et avec une peau relativement tendre. Lucy et sa famille d’Afrique orientale ont très certainement souffert de fièvres provoquées par des germes que véhiculaient des moustiques.

images (8)Ensuite, comme maintenant, les moustiques se sont multipliés dans l’eau stagnante. Et bien trop vite: l’œuf de cet insecte buveur de sang peut donner un adulte en cinq jours seulement –et ces œufs sont très nombreux. Le moustique porteur du paludisme en pond plusieurs centaines, un par un; d’autres espèces en font des quantités à la fois. Le vivier qui leur sert de piscine n’est sans doute pas plus grand qu’un vieux gobelet en carton ou un couvercle de pot de confiture et il peut être très sale –de l’eau des égouts, par exemple. Une larve de moustique, longue d’environ huit millimètres, ressemble à un teckel aquatique à poils durs ou, si vous préférez, à un asticot velu. Sa tête et son corps sont suspendus à un tube respiratoire qui monte à la surface de l’eau. Au fur et à mesure que ce tuba aspire l’air, des cils filtrent l’eau à la recherche de protozoaires et de bactéries.

Les poissons sont nos amis

L’accouplement d’un moustique néo-zélandais correspond exactement à la définition de la rapacité. Une fois que les larves sont devenues des chrysalides en forme de virgule, les mâles adultes s’approchent et attendent que d’autres femelles éclosent. Dès que l’une d’elles apparaît, un mâle arrive et s’accouple avec elle avant que ses ailes ne soient assez sèches pour lui permettre de s’échapper. Il existe un autre rituel d’accouplement, plus courant et plus libre: les moustiques mâles se rassemblent et forment un nuage. Les femelles choisissent d’y entrer ou non. 

Nos alliés vivants dans la lutte contre les moustiques sont principalement les poissons qui mangent leurs larves. A ce titre, on peut remercier le piranha et la gambusie. Les larves de libellules dévorent les larves de moustiques et les libellules adultes se nourrissent de moustiques adultes. Pour leur part, les chauves-souris ont une réputation meilleure que ce qu’elles méritent. En réalité, les moustiques représentent moins de 1% de l’alimentation des chauves-souris. C’est aussi vrai de l’hirondelle noire, même si on l’apprécie.

Si les chauves-souris, les oiseaux et les insecticides pouvaient éliminer tous les moustiques, ce qui est impossible, les exterminer ne serait pourtant pas une bonne idée. Leurs innombrables larves nourrissent les petits poissons, mangés à leur tour par les gros poissons, qui constituent la principale source de protéines dans de nombreux pays en développement.

Naturellement, nous portons un regard anthropocentrique sur les moustiques. On s’en préoccupe parce que ce sont les plus mortels ennemis de l’homme. Il vaut peut-être la peine de penser à la vie en prenant le point de vue de cet insecte. La vie d’un moustique femelle, qui dure trois à six semaines, est loin d’être une partie de plaisir. Boire du sang n’est pas facile; plus elle met de temps à trouver un vaisseau sanguin, plus elle risque d’être écrasée. Et après tout, elle n’a pas choisi de véhiculer tous ces parasites mortels. Où les trouve-t-elle? Chez nous, tout simplement. 

Nous avons passé les cinquante dernières années à chercher un vaccin contre le paludisme, ce qui nous éviterait de le transmettre aux moustiques et de l’attraper à cause d’eux. Il peut être plus logique de les aider à résister à cette maladie. On a récemment achevé le séquençage du génome de deux des espèces les plus dangereuses de moustiques. Au lieu d’utiliser ces connaissances pour mieux les anéantir, pourquoi ne pas s’en servir pour renforcer leur système immunitaire? On se résignerait aux enflures et aux démangeaisons si on était sûr de ne pas avoir de fièvre ensuite.

Article de Constance Casey sur http://www.slate.fr/

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certaines luttes contre le Moustique

Posté par othoharmonie le 14 juillet 2014

 

images (4)Contrôle des moustiques

L’homme cherche depuis longtemps à lutter contre les moustiques, causes de démangeaisons et vecteurs de maladies. Il existe des méthodes passives ou actives, biologiques ou chimiques, adaptées au stade de développement de ces insectes. En France, ceci est régulé par la loi no 64-1246 du 16 décembre 1964 « relative à la lutte contre les moustiques ».

Lutte larvicide

Aux stades œuf, larve et nymphe, les moustiques se développent dans l’eau stagnante (et parfois courante), temporaire ou permanente. L’eau est vitale au moustique (de la boue ou de la terre humide ne conviendront pas).

Lutte à grande échelle

Depuis les années 1950, dans les régions habitées ou proches de zones habitées et fortement infestées, comme les régions marécageuses, des larvicides sont utilisés à grande échelle pour limiter la prolifération des moustiques.

Après quelques générations, les larves devenant fréquemment résistantes à un produit, les chercheurs doivent sans cesse mettre au point de nouvelles formules de pesticides ou biopesticides.

La lutte à grande échelle passe aussi par l’aménagement du territoire pour limiter les gites de ponte : drainage, collecte des eaux usées, goudronnage des routes, élimination des décharges sauvages et des stockages à ciel ouvert. C’est notamment la méthode préconisée pour éviter la propagation des espèces comme Aedes 290px-CDC-Gathany-Aedes-albopictus-1albopictus, responsables du chikungunya, transportées d’un pays à l’autre dans des stocks de vieux pneus.

Dans leur aire de répartition, on pratique une lutte biologique en relâchant dans la nature des larves de Toxorhynchites, des grands moustiques qui ne piquent pas les vertébrés mais dont les larves se nourrissent, entre-autres de larves de Culicidés. Cette méthode obtient un succès variable selon les pays ou les espèces visées.

Protéger ou restaurer les populations de prédateurs des larves de moustiques, tels que tritons, grenouilles, crapaud, salamandres,hirondelles, chauve-souris… permet aussi de contrôler leur prolifération.

Lutte par la destruction des gites domestiques

Pour éviter d’être envahi par les moustiques dans les zones urbaines, le plus simple consiste à éliminer au maximum tout réservoir potentiel d’eau stagnante où des moustiques pourraient pondre et des larves se développer, même de faible volume, par un entretien de son environnement proche. Ainsi les autorités sanitaires recommandent une surveillance de l’environnement proche des habitations et la suppression des récipients susceptibles de collecter de l’eau (soucoupes de pot de fleur, vases, bidons, bâches, gouttières, poubelles à ciel ouvert, brouettes…). Les soucoupes de pots-de-fleur peuvent être remplies de sable.

Une technique consiste, après avoir supprimé tous les autres points d’eau proches, à offrir des gîtes pièges (récipients d’eau de pluie stagnante) où la ponte des femelles pourra être contrôlée. Lorsque les larves commencent à être assez grosses et bien visibles, et avant qu’elles ne se nymphosent (soit environ tous les cinq jours), l’eau est vidée dans la terre, en veillant à ce qu’elle soit complètement absorbée. Les larves, privées d’eau, meurent.

Pour les récipients impossibles à vider (puisards, puits, latrines, collecteurs d’eau de pluie ouverts…), il importe qu’ils soient couverts hermétiquement avec de la toile moustiquaire ou, à défaut, de recouvrir cette eau d’une fine couche d’huile : les larves ne peuvent plus respirer et meurent. Il est aussi possible de laisser du cuivre dans le récipient, ce qui tue les larves ou ralentit leur développement.

Lutte au stade adulte

De nombreuses méthodes sont réputées pour éviter d’être piqué par les moustiques, dont certaines sont inefficaces, peu efficaces ou sans efficacité prouvée. Certaines méthodes efficaces ont des effets négatifs à long terme. Pour se prémunir des piqûres dans les régions fortement infestées, il faut combiner les moyens de protection et parfois de lutte.

Se protéger physiquement

Comportement

La femelle est attirée par le CO2 émis par l’hôte et dans une moindre mesure par une température entre 18° et 30° ainsi que la transpiration : l’humidité ainsi que l’odeur de celle-ci, accentuée par certains aliments (bière, fromages…). Certains médicaments comme les stéroïdes ou les médicaments anti-cholestérol attirent aussi les moustiques, ainsi que les parfums.

Habillement

Il convient de tenir compte des horaires d’activité des moustiques afin de ne pas s’exposer inutilement. il est recommandé avant tout de porter des vêtements longs et couvrant tout le corps ; amples car les moustiques peuvent piquer à travers des vêtements serrés ; et de couleur claire car ils peuvent être plus sensibles aux couleurs foncées.

Moustiquaire imprégnée

La toile moustiquaire peut équiper les portes et les fenêtres, entourer les lits, berceaux ou poussettes d’enfant et même protéger le visage dans les zones fortement infestées. Elle sert aussi à empêcher les femelles de pondre dans les réserves d’eau.

La méthode de lutte donnant le meilleur résultat, notamment contre le paludisme, est l’utilisation de toile moustiquaire imprégnée d’insecticide. En 1983, au Burkina Faso, une première association insecticide-moustiquaire fut mise en place par imprégnation de moustiquaires dans la ville de Bobo-Dioulasso. Ces moustiquaires se sont avérées particulièrement efficaces contre les anophèles en termes de mortalité des moustiques et de réduction du taux de piqûres. Globalement, la moustiquaire imprégnée réduit de 36 % le taux de piqûres des moustiques par rapport à une moustiquaire non traitée et tue de l’ordre de 37 % des moustiques présents. La généralisation de leur emploi pourrait réduire de moitié environ l’impact du paludisme et de 20 % la mortalité infantile.

Utiliser des répulsifs

Dans les zones infestées, la peau, mais aussi les vêtements, peuvent être imprégnés d’un répulsif à insectes. En fonction du type de peau, le pharmacien peut recommander un répulsif particulier. Lors de voyages, mieux vaut acheter sur place, les produits seront plus adaptés aux moustiques locaux.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) recommande principalement ceux qui renferment du DEET (N,N-diéthyl-3-méthylbenzamide, auparavant appelé N, N-diéthyl-m-toluamide), de l’IR3535 (éthyl butylacétylaminopropionate) ou de l’icaridine (1-piperidinecarboxylic acid, 2-(2-hydroxyethyl)- 1-méthylpropylester).
Le répulsif le plus efficace est le DEET, mais de récentes études montrent une possible toxicité chez l’homme, en particulier pour les femmes enceintes et les enfants. On a recensé dans le monde douze cas de convulsions chez l’enfant depuis la mise en œuvre de ce produit, sans que l’origine de ces convulsions puisse être imputée au produit ; il s’agit donc là d’un principe de précaution que certains jugent abusif.

Les répulsifs à base d’huile de haricot de soja et d’IR3535 présentent une protection de plus courte durée.

Les autres répulsifs d’origine végétale, dont l’essence de citronnelle, ont une durée d’effet très courte et sont donc considérés comme inefficaces à l’extérieur. Selon l’OMS, les vaporisateurs, à la citronnelle par exemple, « peuvent aussi réduire les piqûres à l’intérieur des bâtiments ».

La culture, par exemple au rebord des fenêtres, de certaines plantes (citronnelle, lamiacées (labiées) tels que la mélisse, le thym, le thym citron, le romarin, la lavande, le basilic, le basilic à petites feuilles, les géraniacéestels que les geranium, en particulier le geranium citron, et pelargonium, pyrèthre, les plants de tomates, les capucines), aurait un effet répulsif.

Selon certains récits de vie à l’écart de la civilisation, la salive mélangée à du tabac pourrait être efficace. La nicotine est effectivement un excellent insecticide naturel. Le feu et la fumée éloigneraient aussi les moustiques, mais non sans conséquences pour la santé des humains qui respirent cette fumée.

Les bracelets anti-moustiques sont quasiment inopérants. De même, les appareils anti-moustiques électroniques, censés éloigner les moustiques par émission d’ultrasons, sont en réalité inefficaces, la femelle étant insensible à ces vibrations.

Lutter contre les moustiques

Des aérosols et diffuseurs d’insecticide sont commercialisés mais ils ne présentent d’intérêt que dans une pièce fermée. Ils présentent alors d’autres risques avérés ou potentiels pour la santé des occupants qui les respirent, notamment les enfants . De plus, les insecticides sélectionnent rapidement des résistances à leur efficacité chez la plupart des espèces de moustiques visées. Selon l’OMS, les spirales anti-moustiques et autres vaporisateurs « peuvent aussi réduire les piqûres à l’intérieur des bâtiments ».

La résistance de nombreuses souches de moustiques à certains pesticides a rapidement et fortement augmenté (beaucoup plus vite que pour les résistances des plantes aux désherbants). À titre d’exemple, une résistance (génétiquement héritable pour la descendance) au DDT a été constatée chez les moustiques dès 1947 en Floride, un an seulement après les premières utilisations du DDT (Hemingway et Ranson 2000).

290px-YosriNov04Pokok_SeraiDes indices laissent penser que la présence d’insecticides dans le milieu aquatique où se développement les larves s’accumulent dans les tissus larvaires et donc de l’adulte, entrainant peut-être « le maintien de l‟induction de certaines enzymes de détoxication et par conséquence le maintien de l‟augmentation de tolérance à l‟insecticide ». On constate en tous cas que « les moustiques issus de zones agricoles ou plus généralement polluées par des composés organiques tolèrent mieux les insecticides »), ce qui n’exclut pas des phénomènes de résistance croisée avec divers pesticides utilisés en agriculture, en médecine vétérinaire, ou ayant été utilisés, mais persistants et donc encore présent dans l’environnement des larves.

Ces adaptations posent des problèmes de lutte contre les maladies véhiculées par les moustiques (malaria…), et pourraient continuer à augmenter, alors que les populations de moustiques indésirables pourraient s’étendre à la faveur du réchauffement climatique et de la mondialisation des échanges.

Pour répondre à ces adaptations, outre l’utilisation de cocktails d’insecticides et le changement régulier de molécules, une autre stratégie consiste à ne pas encourager les milieux favorables aux moustiques piqueurs (eaux stagnantes) et à favoriser le développement de prédateurs naturels des moustiques, par exemple en protégeant les poissons et insectes aquatiques mangeurs de larves de moustiques et en offrant des nichoirs aux chauves-souris et aux hirondelles pour lutter contre le moustique commun. Cependant ces stratégies sont insuffisamment efficaces.

En revanche, les électrocuteurs d’insectes utilisant une lumière blanche ou ultraviolette pour les attirer, ont une efficacité quasi nulle sur les moustiques femelles qui sont plutôt attirés par des pièges imitant certains paramètres propres à la respiration et la peau des mammifères, c’est-à-dire une certaine concentration de dioxyde de carbone couplée à une gamme de température donnée entre autres. Il pourrait être sensible à certaines molécules émises par le corps humain et transportées par l’air. Cependant de nouvelles études de l’American Mosquito Control Association démontrent que bien que les ultraviolets soient inefficaces contre les moustiques femelles, une combinaison de LED à forte luminosité dans les tons bleus, verts, rouges et infrarouges dans certaines fourchettes de longueurs d’onde seraient à même d’attirer dans des pièges un large spectre d’espèces de moustiques de manière plus efficace que les pièges à dioxyde de carbone plus onéreux et encombrants.

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Contrôle des moustiques

Posté par othoharmonie le 12 juillet 2014

 

240px-Mosquito_on_FlowerL’homme cherche depuis longtemps à lutter contre les moustiques, causes de démangeaisons et vecteurs de maladies. Il existe des méthodes passives ou actives, biologiques ou chimiques, adaptées au stade de développement de ces insectes. En France, ceci est régulé par la loi no 64-1246 du 16 décembre 1964 « relative à la lutte contre les moustiques ».

Aux stades œuf, larve et nymphe, les moustiques se développent dans l’eau stagnante (et parfois courante), temporaire ou permanente. L’eau est vitale au moustique (de la boue ou de la terre humide ne conviendront pas).

Lutte à grande échelle

Depuis les années 1950, dans les régions habitées ou proches de zones habitées et fortement infestées, comme les régions marécageuses, des larvicides sont utilisés à grande échelle pour limiter la prolifération des moustiques.

Après quelques générations, les larves devenant fréquemment résistantes à un produit, les chercheurs doivent sans cesse mettre au point de nouvelles formules de pesticides ou biopesticides.

La lutte à grande échelle passe aussi par l’aménagement du territoire pour limiter les gîtes de ponte : drainage, collecte des eaux usées, goudronnage des routes, élimination des décharges sauvages et des stockages à ciel ouvert. C’est notamment la méthode préconisée pour éviter la propagation des espèces comme Aedes albopictus, responsables du chikungunya, transportées d’un pays à l’autre dans des stocks de vieux pneus.

Dans leur aire de répartition, on pratique une lutte biologique en relâchant dans la nature des larves de Toxorhynchites, des grands moustiques qui ne piquent pas les vertébrés mais dont les larves se nourrissent, entre-autres de larves de Culicidés. Cette méthode obtient un succès variable selon les pays ou les espèces visées.

Au Canada et aux États-Unis, le B.t.i est notamment utilisé comme larvicide biologique à faible impact sur l’environnement.

Protéger ou restaurer les populations de prédateurs des larves de moustiques, tels que tritons, grenouilles, crapaud, salamandres, hirondelles, chauve-souris… permet aussi de contrôler leur prolifération.

Lutte par la destruction des gîtes domestiques

Pour éviter d’être envahi par les moustiques dans les zones urbaines, le plus simple consiste à éliminer au maximum tout réservoir potentiel d’eau stagnante où des moustiques pourraient pondre et des larves se développer, même de faible volume, par un entretien de son environnement proche. Ainsi les autorités sanitaires recommandent une surveillance de l’environnement proche des habitations et la suppression des récipients susceptibles de collecter de l’eau (soucoupes de pot de fleur, vases, bidons, bâches, gouttières, poubelles à ciel ouvert, brouettes…). Les soucoupes de pots-de-fleur peuvent être remplies de sable.

220px-Larve_de_moustiqueUne technique consiste, après avoir supprimé tous les autres points d’eau proches, à offrir des gîtes pièges (récipients d’eau de pluie stagnante) où la ponte des femelles pourra être contrôlée. Lorsque les larves commencent à être assez grosses et bien visibles, et avant qu’elles ne se nymphosent (soit environ tous les cinq jours), l’eau est vidée dans la terre, en veillant à ce qu’elle soit complètement absorbée. Les larves, privées d’eau, meurent.

Pour les récipients impossibles à vider (puisards, puits, latrines, collecteurs d’eau de pluie ouverts…), il importe qu’ils soient couverts hermétiquement avec de la toile moustiquaire ou, à défaut, de recouvrir cette eau d’une fine couche d’huile : les larves ne peuvent plus respirer et meurent. Il est aussi possible de laisser du cuivre dans le récipient, ce qui tue les larves ou ralentit leur développement.

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