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Les Hommes et les animaux partagent beaucoup plus de choses qu’on ne le croit

Posté par othoharmonie le 14 juin 2017

 

L’absence de langage oral chez les animaux non humains a parfois été présentée comme une preuve de leur manque d’intelligence et de sensibilité. Double erreur. D’une part, il y a un langage oral chez de nombreux animaux, mais nous ne le comprenons pas. D’autre part, nous oublions que le langage des émotions se passe souvent de mots. La primatologue Jane Goodall fait remarquer qu’en de nombreuses circonstances les humains se rapprochent de leurs cousins grands singes pour revenir à des modes de communication silencieux ; quand ils passent la main dans le dos d’un ami, quand ils se prennent dans les bras, quand ils frappent dans les mains…

 l'homme et l'animal

Les découvertes des éthologues (ceux qui étudient le comportement animal) passent souvent en arrière-plan. Comme si cela n’intéressait finalement pas grand monde. Comment respecter des êtres auxquels on est indifférent et dont on ne connaît rien ? Pour pouvoir tuer son ennemi, il faut surtout ne rien savoir de lui. Ce n’est pas un hasard si les comportements des animaux d’élevage sont très peu étudiés, et si parmi ces animaux le cochon suscite le moins d’attention : il est de tous le plus proche de l’homme. Mieux vaut donc ne pas trop en savoir sur les souffrances physiques et psychologies qu’il endure. Comment, sinon, continuer de l’exploiter et de le manger sans honte ?

 En revanche, nous sommes à peu près tous calés en matière de chats et de chiens. Normal. Eux, ils nous intéressent. Eux, nous les regardons. Nous essayons de communiquer avec eux. Nous les considérons, tout simplement. Tout ça parce que nous avons choisi d’en faire nos compagnons privilégiés. Quiconque a cohabité avec un chien ou un chat est capable de vous décrire avec moult détails et anecdotes les manifestations de leur intelligence et de leur sensibilité. Toute personne qui partage le quotidien d’un canis lupus familiaris vous racontera les moments de complicité avec son animal, et même les conversations, souvent drôle parce que rythmées d’incompréhension mutuelle. « Comment expliquer qu’un chien soit capable de comprendre plusieurs mots de la langue de son « maître »…. tandis que le maître lui, n’entrave presque rien au vocabulaire oral et gestuel du chien «  ?

Certes, il parvient à deviner quand l’animal souhaite sortir ou quand il a faim, mais c’est uniquement parce que celui-ci sait quels signaux envoyer pour se faire remarquer. On pourrait rétorquer que le chine émet beaucoup moins de signaux que l’humain et qu’il  n’est pas, contrairement à nous, un être de communication.  Ce n’est que partiellement vrai. La vérité est que son langage passe par une gamme d’aboiements ou de grognements que nous ne déchiffrons pas, et par des attitudes corporelles ou des expressions qui restent obscures pour la plupart des propriétaires de chiens. Mais nous sommes sans doute fautifs. Richard Dawkins raconte que les chiens domestiques lisent mieux les expressions sur le  visage humain que les loups. L’explication : au fil de la cohabitation, de génération en génération, les chiens – qui furent les premiers animaux domestiqués par l’homme – ont appris à comprendre et à mimer les expressions humaines liées à la joie, la colère, la honte ou l’affection. Nous n’avons pas suffisamment rendu la politesse. Il nous aurait fallu apprendre à traduire davantage les signes qu’ils nous envoient avec la queue, les oreilles, la posture, le regard ou les sons. Néanmoins, nous comprenons suffisamment les chiens pour être obligés d’admettre qu’ils éprouvent de la joie et de la peine, qu’ils souffrent, qu’ils ont des envies, qu’ils aiment et qu’ils détestent, qu’ils savent ce que sont l’affection et le chagrin.

le chienLe chien est d’ailleurs un modèle intéressant pour tout esprit sceptique qui oserait encore douter aujourd’hui de l’existence chez les animaux non humains de l’empathie, c’est-à-dire cette faculté à se mettre à la place d’un autre et à imaginer ce qu’il ressent. Les exemples répertoriés de chiens qui viennent en aide à un congénère en difficulté sont légion.

-          Oui peut-être, mais quid de l’empathie d’un animal pour le membre d’une autre espèce ?

Là encore, le chien fait la démonstration la plus éclatante qu’elle existe bel et bien. Lorsqu’une relation de confiance entre un chien et un homme existe, il est fréquent que le chien console l’humain s’il se rend compte que celui-ci est accablé par la tristesse. Les chiens qui refusent d’abandonner leur maître décédé, en passant des jours entiers sur sa tombe, n’expriment-ils pas le lien profond qui peut unir ces deux êtres issus de deux espèces différentes ? Par ailleurs, la capacité que possèdent les chiens à imiter les expressions faciales humaines est une preuve irréfutable d’empathie.

-          Oui, d’accord, mais le chien est un animal à part. C’est pour ça qu’on l’a domestiqué.

Non, l’empathie n’existe pas que chez les chiens. Elle est évidemment très développée chez nos plus proches cousis, les singes. L’éthologue néerlandais Frans de Waal a longuement décrit les relations riches et complexes qui unissent les primates, leur capacité à la querelle et à la réconciliation, et il a pu constater la réactivité à la souffrance de leurs compagnons. Il évoque une expérience où des singes refusent d’activer un mécanise m qui leur procure de la nourriture dès lors qu’ils se rendent compte qu’en le déclenchant celui-ci envoie des décharges électriques qui font souffrir un autre singe.

 L’empathie a été constatée chez de nombreuses espèces.

[…] On pourrait passer en revue toutes les espèces…. On pourrait également parler de cas recensés d’hippopotames venant au secours d’impalas attaqués par des crocodiles ; Ou de ces dauphins de Nouvelle-Zélande qui ont protégé des nageurs de l’attaque d’un requin blanc en formant un cercle autour du groupe.

En fait, pour comprendre un animal, il faut commencer par prendre le temps de l’observer. L’éthologie, c’est-à-dire l’étude des espèces animales, a connu un second souffle dans la deuxième partie du siècle dernier. Karl von Frisch, Konrad Lorenz, Nikolaas, Tinbergen, Donald Griffin, Jane Goodall, Frans de Waal, Richard Dawkins ou Marc Bekoff ont, parmi d’autres, considérablement contribué à ouvrir nos yeux sur les autres espèces. Leurs travaux sont une mine d’informations indispensables, qui devraient être enseignées dans toutes les écoles.

Je recommanderais au moins la lecture de deux ouvrages passionnants pour mieux comprendre l’intelligence, la sensibilité et la complexité de nos cousins animaux :

-          L’animal est-il une personne ? du biologiste Yves Christen,

-          Les Emotions des animaux, de Marc Bekoff,

qui tous deux regorgent d’anecdotes instructives.

Quant au livre d’Yves Christen. J’en retiens ce passage qui m’a bouleversé et qui interrogera tous les animalosceptiques : « On devrait […] relire ce qui arrive au chasseur William Harris après qu’il eut tué son premier éléphant, une femelle, lorsqu’il revint la chercher le lendemain. Il trouva auprès d’elle son petit, désespéré, qui se précipita sur lui, l’enlaçant de sa trompe comme pour lui demander de l’aide. Là, dit Harris, je ressentis un vrai regret de ce que j’avais fait et il me vint à l’idée que j’avais commis un meurtre ».

 

- Extrait du livre ANTISPECISTE RECONCILIER L’HUMAIN, l’ANIMAL ET LA NATURE de Aymeric Caron  page 67 – Aux Editions France Loisirs

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LE CHEVAL WICCAN

Posté par othoharmonie le 16 décembre 2015

 

cheval wiccanLe cheval est un grand mammifère herbivore et ongulé à sabot unique, appartenant aux espèces de la famille des Équidés. Il communique le plus souvent par langage corporel, l’étude de sa gestuelle, des mouvements d’oreilles et des attitudes de sa tête permet de déterminer son humeur. Le cheval a longtemps été utilisé dans les guerres, pour l’agriculture et comme moyen de transport. Il est utilisé comme un intermédiaire qui contribue à la thérapie de personnes souffrant d’un handicap physique ou mental ou qui sont déstructurées socialement.

Cet animal est considéré comme un être psychopompe. Chez la plupart des Altaïques, la selle et le cheval du mort sont déposés près du cadavre, afin d’assurer au défunt son dernier voyage. Etymologie La racine indo-européenne du mot « cheval » est *h1 éḱwos, tous les termes issus de la langue indo-européenne primitive pour désigner le cheval en dé- rivent, tel le latin classique equus et le sanskrit ásva. Le terme « cheval » dérive du latin populaire caballus et désigna d’abord un « mauvais cheval », puis, populairement, un « cheval de travail ».

Ce mot dont l’usage est attesté au IIème siècle est probablement d’origine gauloise et remplace, sans doute avant le milieu du IIIème siècle, le classique equus. Les principaux dérivés du mot « cheval » sont « chevalier », « chevalière », « chevalerie », « chevaucher », « chevalet », « cavale », « cavalier », « cavalerie » et « cavalcade ». D’autres termes savants liés au cheval sont empruntés au grec ancien ἵππος (híppos), d’où l’adjectif « hippique » ou le terme « hippodrome ». Cette racine grecque se retrouve aussi dans le prénom « Philippe » (qui aime les chevaux), « Hippolyte » (qui délie les chevaux), « hippocampe » (cheval cambré), et hippopotame (cheval du fleuve). Le latin equus est lui aussi issu de cette racine indo-européenne, à l’origine des termes comme « équidés », « équitation » et les adjectifs « équestre » et « équin ». Traditions françaises Epona est une Déesse gallo-romaine étroitement associée au cheval. Elle était représentée dans les temps gaulois sous forme de cheval, puis de femme chevauchant un cheval.

Dans de nombreuses traditions, notamment occitanes (Sud de la France), le diable peut prendre la forme du Drac, cheval ou âne qui prend de nombreux enfants sur sa croupe, laquelle peut s’allonger indéfiniment, et qui se précipite ensuite dans un étang pour les noyer. Au Moyen Âge apparaît la licorne, animal fantastique possédant une longue corne sur le front. Autrefois, le maréchal-ferrant était réputé quasi invulnérable à toute forme de magie et de sorcellerie. Traditions celtes Le cheval avait une importance telle que les Celtes l’associaient au soleil : il tirait le chariot de l’astre du jour à travers le ciel, ce qui fait de lui un animal sacré associé au dieu du soleil et du ciel. Certaines statues cultuelles représentent Taranis comme un cheval à visage humain. Le dieu Teutatès, “Père du Peuple,” était souvent représenté comme un cheval barbu, et l’un des noms du Dagda, “Eochaid,” vient d’une racine signifiant “cheval”. L’association du cheval avec les étendues d’eau (lacs, rivières et mer) est intéressante : le cheval de Manannan Mac Lir, le dieu souverain de l’Autre Monde, pouvait voyager sur terre et sur mer, et entre les mondes, avec une même aisance. Plus tard, les mythes romains relient Epona à Neptune, le dieu des océans et des chevaux. Morvarc’h, le cheval marin (cheval de Marc’h) se déplace sur terre et sur mer sans laisser aucune trace. Son maître le tue malencontreusement en chassant à l’arc une biche blanche qui, poursuivie sous la mer, trouve refuge chez Dahud. Cette dernière lui fait pousser les oreilles et la crinière de Morvarc’h.

La jument blanche ou grise est associée à un certain nombre de déesses généreuses et fertiles qui veillent au cycle de la vie : Rhiannon au Pays de Galles, Macha en Ulster, Mala Liath en Écosse, et Epona en Europe. Ces déesses détiennent aussi la clé qui ouvre les portes de l’Inframonde et, en se transformant en équidé, elles emportent les âmes des dé- funts au Pays d’Été. Dans la tradition celtique, la période de Beltaine, période de l’accouplement, symbolise la porte par laquelle l’âme entre dans le monde et la période de Samhain, période de la mort, symbolise la porte par laquelle l’âme quitte le monde. Ces deux portes sont les points fondamentaux du cycle de la vie.

«La jument blanche est le seul animal autorisé à voyager librement entre ce monde et l’Autre Monde» : elle ouvre les portes de la vie à Beltaine, permettant un grand flot d’énergie. Quand les portes sont refermées à Samhain, elle emporte l’âme dans l’après-vie pour qu’elle soit renouvelée avant sa renaissance. Par son association avec le cycle de la vie, et donc avec la sexualité, le cheval représente non seulement la fertilité humaine mais aussi la fertilité de la terre elle-même. En Irlande, les rois s’engageaient dans un mariage symbolique avec une jument blanche pour s’allier à la souveraineté de la terre.

La présence des immenses chevaux blancs dans les collines crayeuses de Grande-Bretagne (comme le cheval d’Uffington, gravé il y a près de 3000 ans par un peuple certes antérieur aux Celtes, mais dont la culture a sans doute eu un impact sur eux) a dû renforcer la conscience des liens qui unissent le cheval et la terre. Les déesses celtes, en effet, se transforment souvent en juments grises ou blanches, ou galopent à travers les collines sur leurs chevaux clairs. Une histoire intéressante concernant Rhiannon, une déesse habituellement douce, montre le cheval comme une représentation de sa puissance et de sa colère : la déesse a invité un jeune mortel sur son île magique, mais, un jour, le jeune homme tente d’abuser d’elle. Furieuse, elle se transforme en jument et charge le jeune homme.

Elle le blesse à la cuisse, brisant l’os d’un coup de sabot. La blessure à la cuisse est la marque que la déesse reprend la souveraineté qu’elle avait accordée (chez les Celtes, la souveraineté du roi n’est possible que s’il est sans blessure), c’est aussi une castration symbolique (la cuisse est un euphémisme pour les parties génitales), comme celle du Roi Pêcheur, qui entraîne la stérilité de la terre dans le conte du Graal. En Irlande, le héros Conal Cernach possède un cheval à tête de chien, le Rouge de Rosée, qui déchire le flanc de ses ennemis. Les chevaux de Cuchulainn, le Gris de Macha (c’est le roi des chevaux d’Irlande) et le Sabot Noir, ont une intelligence humaine : le Gris refuse de se laisser atteler au char du héros qui se prépare pour son dernier combat, et il verse des larmes de sang ; un peu plus tard, il guidera le vengeur Conal Cernach vers le corps de son maître ; le Noir, lui, va se noyer de désespoir. Dans le folklore, la jument est aussi une créature fantomatique qui cause des cauchemars (en anglais, le mot cauchemar, nightmare, signifie jument de la nuit).

En Écosse, le kelpie ou Each Uisge hante les lochs et apparaît sous la forme d’un poney qui offre son dos aux voyageurs pour les aider à traverser. Mais dès que la victime est sur son dos, le kelpie devient une créature terrifiante avec d’immenses dents, qui plonge dans les profondeurs du loch emportant son cavalier dans l’Autre Monde. Si ces chevaux folkloriques ont un aspect plutôt négatif, la croyance populaire a conservé le souvenir d’un animal capable de passer d’un monde à l’autre, et accorde au cheval (et à la jument en particulier) des facultés surnaturelles.

Un Each Uisge ou Aughisky (littéralement « cheval d’eau ») est un cheval fantastique métamorphe issu du folklore écossais et irlandais, en particulier celte et gaélique. Il vit dans la mer et les lochs, et est réputé très dangereux par son habitude de séduire les humains pour les pousser à les chevaucher pour ensuite les noyer, puis les dévorer. le March-Malaen (malaen : latin malignus) est un des trois fléaux de l’île de Bretagne. Le Ceffyl dŵr (« cheval aquatique ») est, dans le folklore gallois, un cheval aquatique et fantastique, esprit de l’eau et du brouillard, qui apparaît comme un magnifique animal sur les berges d’un cours d’eau ou d’une voie navigable. Il tente alors le voyageur fatigué de le monter, mais à peine celui-ci s’est-il installé sur son dos que le Ceffyl dŵr s’envole en flèche au-dessus des rivières et des montagnes avant de jeter son cavalier à terre.

LE CHEVAL WICCAN dans CHEVAL 220px-Horse_PlayL’Alastyn, aussi connu sous les noms de Glashtyn et de Cabyll-ushtey, est, dans le folklore de l’île de Man, une créature humanoïde qui sort régulièrement de l’eau la nuit et peut prendre l’apparence d’un poulain gris. Le folklore breton est rempli d’anecdotes ou de contes relatifs à des chevaux diaboliques, qui égarent les voyageurs ou les précipitent dans des fondrières ou des marais. Les chevaux noirs, dans ces contes, sont le plus souvent soit le diable, soit un démon, soit un damné, soit une âme en peine, ou bien ils sont la monture d’un héros de ces chasses maudites, dont le plus célèbre est sans doute le roi Arthur, condamné à poursuivre dans une course sans fin un gibier inaccessible.

Il est significatif, au passage, de remarquer que dans ses plus anciennes versions, la chasse d’Arthur est accompagnée d’une meute de chiens blancs et poursuit un lièvre, animal typique lunaire. Il existe un tabou sur la consommation de viande équine dans les pays anglo-saxons, et il est possible, selon Robert Graves que ce tabou soit d’origine celte car, en dehors de certains rites, le cheval devient très vite un animal sacré. Les artefacts et les ossements découverts à Newgrange et dans d’autres sites archéologiques prouvent que les chevaux étaient bien établis dans la culture irlandaise vers 2000 avant JC. Ils étaient montés et quelquefois mangés, soit aux périodes de disette, soit lors de fêtes rituelles. Tacite notait, au 1er siècle, que les prêtres celtes germaniques considéraient que les chevaux pouvaient comprendre la volonté des dieux plus clairement que les hommes et, ainsi, pouvaient révéler des secrets divins.

En Irlande, selon le récit d’un témoin oculaire, rapporté par Frazer, au cours d’une cérémonie des feux de la Saint-Jean, après que tous les paysans eurent sauté par-dessus les braises, on vit apparaître une grande construction en bois d’environ huit pieds de longueur, munie à l’une de ses extrémités d’une tête de cheval, et recouverte d’un grand drap blanc qui cachait l’homme qui la portait. On l’accueillit pas de grands cris : Le Cheval Blanc ! Le Cheval Blanc ! Le masque sauta par-dessus le feu, puis se lança à la poursuite des spectateurs. Quand le témoin demanda ce que représentait le cheval, on lui répondit : tout le bétail. Le cheval est donc devenu le symbole de toute abondance, ce qu’expliquent son dynamisme et sa force impulsive et Traditionnellement, le premier mai en Angleterre un des danseurs Morris se déguise en cheval «hobby».

Selon les Grecs de l’Antiquité, le cheval a été créé par Poséidon, le dieu de la mer. Quatre chevaux tirent le char du Dieu Hélios et ils correspondent chacun à un moment du jour. Erithreus : soleil levant, Acteon : aube rayonnante, Lampos: éblouissant midi, Philogaesus : soleil couchant. Pégase est un cheval ailé, fils du dieu Poséidon et de la Gorgone Méduse.

Les archéologues ont retrouvé de nombreuses représentations de Pégase sans cavalier, sur des monuments et objets funéraires dans l’Antiquité, laissant à penser qu’il s’agit d’un animal psychopompe dont la charge est de ramener les âmes descendues sur terre vers le soleil. Le centaure est une créature mi-homme, mi-cheval, que l’on disait issue soit d’Ixion et de Néphélé, soit de Centauros et des juments de Magnésie. Arion ou Areionest un cheval immortel, fils de Poséidon et de Déméter, doué de la parole. Traditions nordiques Le cheval dans la mythologie nordique est le plus important des animaux par son rôle, aussi bien dans les textes, Eddas et sagas, que dans les représentations et les cultes.

Relaxed dans CHEVALIl est au centre de nombreux rituels de fécondité et de fertilité en relation avec le dieu Freyr Étroitement associé à la cosmogonie des anciens germano-scandinaves et à une profonde symbolique d’inspiration chamanique, il se voit confier la charge d’emporter les morts au Walhalla comme psychopompe, de tirer le char du soleil et de la lune ou encore d’éclairer le monde avec sa crinière. Il est lié à de nombreux éléments vitaux, la lumière, l’air, l’eau et le feu.

Le cheval mâle est par ailleurs nettement valorisé par rapport à la jument. Des rituels liés à son sacrifice, à la consommationde sa viande ou à l’utilisation de parties de son corps, étaient censés apporter protection et fertilité. Ses ossements sont des instruments de magie noire dans les sagas. La lutte contre les traditions et les rituels équestres, comme l’hippophagie, est un élément capital dans la christianisation des régions historiquement de religion nordique, Germanie, Scandinavie et Islande. Une caractéristique constante des textes de la mythologie nordique est le mépris envers la jument, ce qui explique la honte subie par Loki lorsqu’il se transforme en jument pour séduire Svadilfari, et enfanter Sleipnir.

Dans les sagas, la jument est un symbole d’homosexualité passive, la simple utilisation de ce nom pour désigner un homme devient une insulte. Sleipnir est un cheval fabuleux à huit jambes capable de se déplacer au-dessus de la mer comme dans les airs, monture habituelle du dieu Odin. Il est le fils du dieu Loki et du puissant étalon Svaðilfari. De nombreuses théories ont été proposées pour décrypter la symbolique de Sleipnir et sa possible relation avec des pratiques chamaniques à l’époque du paganisme nordique, il semble ainsi avoir tenu un rôle de psychopompe. Sleipnir continue à être pré- sent dans le folklore en tant que monture d’Odin durant la chasse sauvage. Il emporte Hermod dans le royaume de Hel lorsque celui-ci va la supplier de laisser repartir Baldr. Árvak et Alsvid (« Tôt levé » et « Très rapide ») sont les deux chevaux qui tirent le char de la déesse Sól à travers le ciel chaque jour, leur crinière émettant la lumière du jour. Dans les Þulur de l’Edda en prose, Blóðughófi, parfois anglicisé en Blodughofi « sabot sanglant», est un cheval capable de traverser le feu et les ténèbres, et appartenant à Freyr. Dans le Heimskringla, la saga de Haakon Ier de Norvège raconte qu’il doit boire un bouillon comportant la chair d’un cheval sacrifié rituellement.

Cette histoire s’accorde avec la perception germanique du cheval symbole de souveraineté, et avec la nécessité, pour le roi, d’être rituellement lié à son royaume. Les rites de fertilité et d’abondance sont une manière, pour le souverain, de veiller à la bonne santé des terres sur lesquelles il règne. Le niðstöng est, selon la saga d’Egill, un pieu dans lequel on enfonce le crâne d’un cheval, que l’on oriente ensuite en direction de la victime en prononçant une malédiction. En Suède on fabrique des Julhäst, ou chevaux de Jul (gâteaux de forme équine) à la période de Noël. Jacob Grimm remarque la tradition de Basse-Saxe consistant à décorer la charpente du toit de tête de chevaux en bois, notant qu’elles protégeraient du mal : la même se retrouve à Hambourg, Reichenau (au Xe siècle), Vindaus (Norvège) et dans toute la Scandinavie à l’époque Viking. Des noms de lieux dans les régions nordiques font référence au cheval, comme les deux îles Hestur et Koltur, dont les noms signifient respectivement « cheval » et « poulain ».

Traditions d’Asie En Inde, l’un des avatars de Vishnou est le cheval blanc et cet animal est lié à Indra, divinité de la guerre. Dans le légendaire coréen, Chŏllima ( littéralement « 1000 lieues cheval ») ou son abréviation Chonma ( littéralement « 1000 chevaux ») est un cheval ailé, trop rapide pour être monté. Il est commun aux cultures sibériennes et originaire d’Asie centrale. On dit que Chŏllima est trop rapide pour être monté et qu’il parcourt 1000 lieues par jour. Qilin ou Kirin est un animal composite fabuleux issu de la mythologie chinoise possédant plusieurs apparences. Il tient généralement un peu du cerf et du cheval, possède un pelage, des écailles ou les deux, et une paire de cornes ou une corne unique semblable à celle du cerf.

Créature cosmogonique et roi des animaux à pelage, il ne réside que dans les endroits paisibles ou au voisinage d’un sage, en découvrir un est toujours un bon présage. On lui prête aussi le pouvoir d’amener un fils talentueux qui fera de grandes choses. Il apparaît dans les textes (mais pas toujours dans les représentations) avec une corne unique, et il est souvent appelé licorne dans les langues occidentales. Il est parfois surnommé « cheval dragon ». Tianma est un cheval ailé céleste dans le folklore chinois, protecteur des vers à soie.

Sources : L’arbre celtique : http://www.arbre-celtique.com Scathcraft    : http://scathcraft.wordpress.com  Nagali, Dressons-nous contre le complexe Petit Poney !,

 Lune Bleue n°7 Le cheval dans le rituel funéraire des Altaïens du Sud : www.emscat. revues.org/1718       Retrouvez les articles de l’encyclopédie collaborative païenne et sorcière Wiccapedia : www.wiccapedia.fr

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RHINOCEROS HERBIVORE

Posté par othoharmonie le 17 décembre 2014

images (4)Les rhinocéros sont classés comme périssodactyles, mammifères herbivores caractérisés par un nombre impair de doigts, troisième doigt très développé, ongles en forme de sabot, estomac simple et deux mamelles en position inguinale ; les divers habitats et les différences dans la nutrition en soulignent l’éclectisme du désert à la savane, à la forêt tropicale. Leur extinction serait une perte tragique pour la diversité biologique de la planète. Malheureusement, depuis 1970, plus de 90 % de la population de rhinocéros a disparu, et celui de Java est considéré comme le grand mammifère terrestre le plus rare du monde. Une curiosité est que près de 230 rhinocéros africains se trouvent dans des fermes d’Amérique du Nord. Le Rhinocéros Noir1 (Diceros bicornis), à la lèvre en crochet préhensile, habitait toute l’Afrique subsaharienne ; aujourd’hui il survit à grand-peine au Zimbabwe, en Afrique du Sud, en Namibie, en Tanzanie et au Kenya. En Afrique, on compte environ 3000 rhinocéros noirs, une misère si on les compare aux 100 000 qui erraient sur le contient dans les années 60. Quatre les sous-espèces : australe (Diceros bicornis minor), du sud-ouest (Diceros bicornis bicornis), orientale (Diceros bicornis michaeli) et du nord-ouest (Diceros bicornis longipes)

Au pelage gris-marron foncé (le même que celui du rhinocéros blanc), il a deux cornes en haut du nez, celle frontale a une base arrondie (la base de la corne frontale du rhinocéros blanc est droite). La lèvre supérieure est triangulaire et musclée pour faire prise sur l’herbe quand il broute (lèvres carrées chez le rhinocéros blanc). Les oreilles sont arrondies (plus petites chez le rhinocéros blanc). Dans la prairie du lowveld, mais pas dans les zones plus sèches, les flancs sont généralement marqués par des taches plus foncées, parfois saignantes, causées par des vers parasitaires (ce n’est pas le cas chez le rhinocéros blanc). La hauteur de l’épaule est entre 140 et 165 cm ; le poids est d’environ 700-1000 kg. Longueurs approximatives de la corne : frontale 105 cm, celle située derrière 52 cm ; les cornes poussent 4-6 cm par an et elles ont tendance à être plus longues et plus fines chez les femelles. Les mâles ont un grand pli sur le dos qui descend jusque derrière les pattes arrière. Les petits avancent derrière les mères (les petits rhinocéros blancs courent devant).D’un tempérament imprévisible, quand il charge, il émet un grognement coléreux. Les femelles avec les petits sont extrêmement dangereuses et il faut les éviter. 

L’empreinte n’est pas dentelée sur l’arrière (elle l’est chez le rhinocéros blanc). 

Le Rhinocéros Blanc (Ceratotherium simum) est présent au Congo, au Kenya, en Afrique du Sud, au Zimbabwe, au Botswana, en Namibie et au Swaziland. Il compte deux sous-espèces, le Rhinocéros blanc austral (Ceratotherium simum simum) et du nord (Ceratotherium simum cottoni) qui survit au Congo (République démocratique) dans le Parc National de la Garamba et on estime que quelques rhinocéros blancs « cottoni » sont encore présents au Soudan méridional. Par le passé, il était très répandu dans la savane septentrionale à l’ouest du Nil Blanc et dans la savane méridionale au sud du Zambèze. L’environnement ouvert et sa nature non agressive l’ont rendu particulièrement vulnérable à la prédation humaine. Le rhinocéros blanc, dit des Boeri witrenoster, a été  » découvert  » en 1817 à Kuruman, l’oasis du Kalahari, par William Burchell (1782-1863). La distinction entre rhinocéros blancs et noirs continue de donner lieu à des absurdités sur leur non-couleur grisâtre qui en réalité est tout à fait semblable pour les deux espèces. L’origine du nom  » blanc  » est simplement due à une erreur d’interprétation du mot hollandais wijt qui signifie large, pour définir les lèvres du Ceratotherium simum, maladroitement traduit en anglais par white blanc, au lieu de wide large. 

 Pour distinguer l’autre espèce, à la lèvre supérieure en crochet, on a donc arbitrairement adopté le mot  » noir « .

images (6)La couleur et la boue durcie sur la peau qui permet d’éliminer les parasites n’ont donc rien à voir avec ces noms, désormais entrés dans l’usage. Depuis le XIXe siècle, la réduction des aires disponibles et sa destruction comme animal nocif en ont réduit le nombre à trente individus isolés dans le Zululand. Heureusement, avec la constitution de la réserve faunique d’Umfolozi en 1897, dès les années 60 on pouvait exporter des exemplaires de Umfolozi-Hluhluwe vers les réserves de Mkuze, Kruger, Pilanesberg, Phinda,Waterberg et Madikwe, ainsi qu’au Zimbabwe et au Botswana. Il en existe actuellement près de 5000, dont la plupart en Afrique du Sud. 

Haut deux mètres, avec une bosse prononcée au niveau des épaules, pesant deux tonnes, c’est le plus grand mammifère terrestre après l’éléphant (bien qu’il soit dépassé pour le poids par l’hippopotame). La peau est rugueuse. Il possède deux cornes, celle frontale mesure en moyenne 60 cm et elle est plus longue mais plus fine chez la femelle ; la corne arrière est beaucoup plus courte, plus triangulaire. Ses oreilles sont directionnelles et indépendantes : si on l’approche par l’arrière, il ne se retourne pas, mais il tourne les oreilles pour suivre les déplacements. 

En attention, il avance bien droit, la tête haute, les oreilles tendues. Il charge tête basse, avec les oreilles en arrière et en grognant. Les petits marchent devant la mère. Les rhinocéros blancs sont plus tranquilles que les noirs, certains sont très lunatiques et d’autres taquins, et il ne faut jamais oublier la règle selon laquelle tout animal sauvage est imprévisible. Quand il prend un air menaçant, il frotte la corne par terre et prend une posture tête basse avec les oreilles en arrière, avec des grognements. Les femelles avec les petits sont extrêmement protectrices et il faut les éviter. Les empreintes sont dentelées sur l’arrière.

 

Extrait de : Le Rhinocéros – Histoires fantastiques et légendes authentiques en Français

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Origine et évolution du rhinocéros

Posté par othoharmonie le 9 décembre 2014

 

1024px-Rauhohr-Nashorn-drawingCinq espèces de rhinocéros, comptabilisant au total moins de 18 000 individus, vivent encore aujourd’hui en Afrique et en Asie. Toutes ont frôlé l’extinction. Il ne s’agit pourtant pas d’une lignée vieillissante, inadaptée au climat, à la végétation, à l’environnement : ces survivants d’une famille au passé glorieux sont des animaux tout à fait à l’aise dans leur milieu naturel. Mais, face à l’homme et à ses armes de plus en plus perfectionnées, ils sont impuissants à se défendre, et leur survie ne dépend que des mesures de protection dont ils bénéficient.

À l’ère tertiaire, il y a environ 40 millions d’années, la famille des rhinocérotidés – et d’autres groupes proches – a connu un foisonnement de formes rarement égalé, et quelques-unes vraiment extraordinaires. Certains ressemblaient à des chevaux et couraient sur des pieds munis de trois doigts. D’autres faisaient penser à de longs cylindres montés sur quatre petites pattes, évoquant par leur forme les hippopotames. Sans doute ceux-là étaient-ils amphibies. D’autres encore arboraient de surprenantes défenses qui leur donnaient un aspect formidable. Ainsi l’Indricotherium de Mongolie (appelé autrefois Baluchitherium), le plus grand mammifère à mode de vie terrestre ayant jamais existé. Cet animal mesurait de 5 à 6 m au garrot (à titre de comparaison, l’éléphant d’Afrique actuel atteint au maximum 4 m) et était capable de brouter des feuilles à 8 m du sol grâce à son long cou. Il devait peser environ 30 tonnes (l’éléphant en pèse en moyenne 4,5). Il s’est éteint il y a environ 10 millions d’années.

La lignée à laquelle appartiennent les rhinocéros « modernes » (famille des rhinocérotidés) s’est développée et diversifiée en une cinquantaine de genres et de très nombreuses espèces dont, outre les cinq que nous connaissons aujourd’hui, plusieurs ont été contemporaines de la lignée humaine. Elastotherium était une forme de grande taille (sans doute 2 m au garrot et jusqu’à 5 m de long), couvert d’un épais pelage et doté d’une extraordinaire corne atteignant 2 m. Le rhinocéros laineux, doté d’une épaisse et longue toison et qui habitait l’Europe et l’Asie, est l’objet de quelques représentations dans l’art pariétal paléolithique (par exemple sur les fresques de la grotte Chauvet, il y a 25 000 à 32 000 ans) ; il s’est éteint il y a 10 000 ans. 

Au cours du xxe siècle, les cinq espèces actuelles de rhinocéros se sont raréfiées sous les effets combinés de la chasse et de la dégradation de leurs habitats. Les effectifs du rhinocéros noir – qui était jadis l’espèce la plus abondante, avec plusieurs centaines de milliers d’individus – ont ainsi connu un effondrement dramatique (disparition de quelque 95 % de ses populations en quelques décennies) par suite d’une chasse intensive. Il en est de même du rhinocéros blanc et du rhinocéros unicorne de l’Inde, dont il restait moins de 200 individus de chaque espèce au début des années 1980. Heureusement, les mesures prises un peu partout en Afrique et en Asie, à l’échelle internationale ainsi qu’au niveau local, ont porté leurs fruits Indian Rhinoceros.jpgdans quelques réserves bien gardées, où les effectifs remontent lentement. À l’exception du rhinocéros blanc (le plus abondant aujourd’hui), la survie des rhinocéros reste toutefois extrêmement incertaine à long terme ; le rhinocéros de Java et celui de Sumatra font partie des mammifères les plus menacés du monde. 

Le massacre des rhinocéros n’est qu’un exemple parmi tant d’autres de disparition d’espèces à cause d’une chasse incontrôlée. Il est probable que certains pays ne reverront jamais l’espèce. Heureusement, dans certaines réserves, on assiste à une lente progression du nombre de rhinocéros, qui serviront – on peut l’espérer – à repeupler la savane.

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protection de l’hyppopotame

Posté par othoharmonie le 13 avril 2014

 

Beuchille

La taille imposante des hippopotames les rend presque invulnérables face aux autres animaux. En effet, la mâchoire d’un adulte est suffisamment puissante pour trancher un crocodile de 3 m en deux. L’Homme est donc le seul prédateur des individus adultes.

Cependant, les lions sont capables de tuer un mâle adulte s’ils parviennent à le mettre à terre sur son dos exposant ainsi sa gorge et son torse à leur mâchoire. Par ailleurs, les jeunes seraient une proie facile pour les lions, les hyènes, et les crocodiles s’ils n’étaient pas protégés par leur mère.

A l’heure actuelle, il resterait entre 125 000 et 150 000 hippopotames amphibies dans le milieu naturel.

L’espèce est préservée par des lois internationales et nationales. L’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) l’a classée dans la catégorie « Vulnérable ». De plus, elle est placée en Annexe II de la Convention de Washington sur le commerce de la faune et de la flore menacées.

Les principales menaces sur l’espèce sont le braconnage pour le commerce de la viande et de l’ivoire des dents, ainsi que la perte de son habitat.

Si la majorité de la population d’hippopotames se trouve dans des zones protégées (parc national, réserve forestière, sanctuaire, aire de conservation…), dans de nombreux pays cela n’est pas encore le cas. La chasse illégale ou non réglementée est particulièrement développée dans les zones de conflits. Ces combats civils provoquent non seulement la destruction de leur habitat, mais aussi le déplacement des populations de réfugiés et l’accroissement de la demande en braconnage.

Une enquête de terrain récente a montré qu’en République Démocratique du Congo, les populations d’hippopotames ont diminué de plus de 95% durant les huit années de conflits.

Le braconnage généralisé pour la viande a aussi été signalé au Burundi et en Côte-d’Ivoire.

Par ailleurs, une évaluation de 1994 par TRAFFIC, l’agence de surveillance du commerce international pour l’UICN, a indiqué que le commerce illégal de l’ivoire d’hippopotame a fortement augmenté suite à l’interdiction internationale du commerce d’ivoire d’éléphant en 1989. Dans les 2 années suivant cette interdiction, l’exportation annuelle des dents d’hippopotame a augmenté de 530 % ! En effet, le commerce de l’ivoire d’hippopotame n’est pas soumis aux mêmes restrictions que celui de l’éléphant. Entre 1991-1992, environ 27 000 kg de dents d’hippopotames ont été exportés, soit une augmentationde 15 000 kg selon les estimations de 1989 à 1990. En 1997, plus de 1 700 dents d’hippopotames provenant d’Ouganda et à destination de Hong Kong ont été saisis par les douanes en France. En 2002, 5 000 kilos de dents d’hippopotames (provenant de 2 000 hippopotames environ) d’origine inconnue ont été exportés d’Ouganda !

En parallèle, la population humaine s’est fortement développée sur une grande partie de l’aire de répartition de l’espèce, ce qui a provoqué une augmentation de la demande en terrains et en eau douce. Son habitat s’est donc réduit ou a été transformé pour laisser place à des cultures, des habitations, des routes…

De plus, l’eau douce indispensable à sa survie a été détournée pour être utilisée par les populations locales. Les hippopotames étant entièrement dépendants des zones humides, ils finissent par entrer en conflit avec l’Homme qui vient s’installer sur ces mêmes terrains.

Certains animaux envahissent parfois les cultures, s’en nourrissent et ravagent les terrains. Dix pays ont signalé un nombre croissant des conflits entre humains et hippopotames, dans plusieurs cas, aggravés par la sécheresse.

Le taux de mortalité humaine imputée à cette espèce très territoriale a également augmenté ces dernières années. Les hippopotames peuvent en effet devenir très agressifs envers tout intrus qui pénètre leur territoire et représente une menace. Ils sont considérés comme l’un des animaux les plus dangereux d’Afrique et sont de ce fait chassés.

L’espèce est donc vulnérable, d’autant plus qu’il existe peu de recherches sur sa conservation dans le milieu naturel.

Bien que les causes de sa disparition soient bien connues, peu d’actions en faveur de leur réduction ou élimination ont été entreprises.

Des études à base de logiciels démographiques ont estimé que la probabilité d’un déclin de la population au cours des 30-40 prochaines années est très grande.

LE SAVIEZ-VOUS ?  

protection de l’hyppopotame dans HIPPOPOTAME clip_image001- L’hippopotame doit son nom aux grecs anciens qui pensaient qu’il s’agissait d’un cheval vivant dans l’eau («hippos» signifiant cheval et «potamos», fleuve).

- L’animal, présent sur les bords du Nil jusqu’au 18e siècle, a prêté ses traits à Thouéris, la déesse hippopotame de la fécondité et de la maternité des égyptiens. Dans l’un des épisodes de la mythologie égyptienne, les dieux Seth et Horus se muent en hippopotames pour se livrer à une compétition d’apnée.

- Malgré leur ressemblance avec les cochons, les hippopotames sont les plus proches cousins des cétacés (baleines, cachalots, dauphins…). Ils se sont séparés de ces derniers il y a 55 millions d’années. Des observations récentes des hippopotames sous l’eau ont montré que leurs vocalisations sont proches des cliquetis d’écholocation utilisés par les cétacés.

- Les hippopotames peuvent voir et entendre sous l’eau. Ils refont automatiquement surface pour respirer même durant leur sommeil, cette action est pour eux aussi naturelle que celle de la respiration.

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MORPHOLOGIE d’un hippopotame

Posté par othoharmonie le 13 avril 2014

 

- Longueur du corps : 3 à 5,5 m.
– Longueur de la queue : 50 à 60 cm.
– Hauteur au garrot : 1,3 à 1,7 m.
– Poids du mâle : 1,6 à 3,2 tonnes en moyenne.
– Poids de la femelle : 0,7 à 2,3 tonnes en moyenne.
– Les mâles sont plus grands que les femelles et continuent de grandir tout au long de leur vie.

- Après l’éléphant, l’hippopotame est le second plus gros mammifère terrestre. Il partage cette place avec le rhinocéros blanc.

- Cette espèce se reconnaît aisément à son corps arrondi, ses pattes courtes et son museau massif et allongé.

téléchargement (4)- Bien que des poils fins recouvrent une grande partie de son corps, l’hippopotame semble avoir la peau nue, avec quelques poils épais recouvrant son museau, ses oreilles et le bout de sa queue courte. Il est de couleur gris-brun avec des zones plus roses autour des oreilles et sous le menton.

- Sa peau est épaisse (3 à 4 cm), mais son épiderme est très fin et son derme très sensible (car très innervé). De plus, ses glandes sudoripares sont modifiées. L’animal perd donc de l’eau à un rythme beaucoup plus élevé que les autres mammifères et risque une insolation et/ou une déshydratation. Pour palier cet inconvénient, les glandes de sa peau sécrètent un fluide rose et visqueux qui en séchant forme une protection contre la perte d’eau, les coups de soleil, les infections bactériennes…

Cependant cette sécrétion ne le protège que partiellement, il doit donc passer les heures les plus chaudes de la journée dans l’eau. Il reste ainsi immergé près de 18 heures par jour.

De fait, l’hippopotame doit réellement prendre soin de sa peau : les bains de boue, de terre ou d’eau sont indispensables pour éliminer les cellules mortes, les parasites et surtout recouvrir le corps d’une gangue protectrice contre les coups de soleil.

- Ses oreilles, narines et yeux sont sur un même plan horizontal et placés sur le sommet de la tête. Ce sont les seuls éléments qui pointent hors de l’eau lorsqu’il est complètement immergé, il peut ainsi continuer à récupérer toutes les informations de son environnement tout en étant à l’abri.

- Ses canines et incisives inférieures sont très développées et poussent tout au long de sa vie. Les incisives inférieures des mâles peuvent atteindre une longueur de 30 à 40 cm. Leurs canines inférieures se sont développées en défenses mesurant parfois plus de 60 cm. L’animal les «aiguise» constamment en les frottant contre ses canines supérieures. Ces dents spécialisées ne sont pas utilisées par l’hippopotame pour se nourrir, mais pour intimider un adversaire potentiel. Dans ce cas, chacun ouvre grand la gueule (à plus de 150°) et montre ses dents, ce qui suffit à faire fuir le moins bien «armé» des deux !

- Ses molaires plates et rugueuses lui permettent de broyer les végétaux dont il se nourrit.

- Ses pattes courtes possèdent 4 doigts reliés entre eux par une courte palmure.

- La nage de l’hippopotame s’assimile à un galop sous l’eau et lorsqu’il est entièrement immergé il marche sur le fond avec légèreté. Sur terre, sa démarche est plus gauche mais il peut cependant galoper jusqu’à 30 km/h en cas d’urgence. En temps normal, il se limite tout au plus à un trot ; il est capable de grimper des pentes raides mais ne peut sauter et préfère contourner un obstacle plutôt que de passer par-dessus.

- Lorsqu’il plonge, ses narines se ferment et ses oreilles se replient. Un adulte peut rester immergé jusqu’à 5 minutes d’affilée, mais il refait surface en moyenne toutes les 104 secondes. Un jeune de 2 mois doit remonter à la surface beaucoup plus fréquemment (toutes les 20 à 40 secondes environ).

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Hippopotame amphibie

Posté par othoharmonie le 7 avril 2014

 

 

mediumL’hippopotame amphibie est un mammifère herbivore semi-aquatique d’Afrique, dont la masse peut aller jusqu’à 4 tonnes, nettement plus que l’hippopotame nain, seule autre espèce encore vivante de la famille des Hippopotamidae.

L’hippopotame passe ses journées dans des groupes d’une vingtaine d’individus dans l’eau douce et boueuse. En effet, à cause de sa masse importante et du fait qu’il ne dispose pas de glande permettant la transpiration, il est très vulnérable à la chaleur. Il peut fermer ses naseaux et rester complètement immergé jusqu’à quinze minutes. Il flotte et se révèle très adroit dans l’eau. Il se nourrit aussi sur la terre ferme, s’y aventurant surtout la nuit. Il ingère jusqu’à 50 kg de végétation par jour.

Malgré son air patelin, il compte parmi les animaux les plus dangereux pour l’homme, d’ailleurs beaucoup d’autres animaux le craignent, et même le Crocodile du Nil. Ses incisives peuvent mesurer60 cm de long et il peut charger à une vitesse de 30 km/h maximum. Sa mâchoire peut s’ouvrir à 150°.

Les mâles délimitent leur territoire en projetant à plusieurs mètres leurs excréments, fèces et urines, en accompagnant leur évacuation d’un rapide mouvement circulaire de leur queue en forme de pinceau.

C’est une des plus lourdes espèces de mammifère (terrestre), après les éléphants et les rhinocéros. Sa hauteur au garrot est d’environ 1,5 m et il peut mesurer 5 m de long, pour un hippopotame commun.

Les hippopotames sont des animaux grégaires et vivant en groupes comptant jusqu’à 40 têtes. Leur durée de vie est généralement de 40 à 50 ans. Les femelles atteignent leur maturité sexuelle à 5 ou 6 ans et ont une période de gestation de 8 mois.

Les hippopotames mesurent en moyenne 3,5 mètres de long et 1,5 mètre au garrot pour une masse de 1 500 kg à 3 200 kg. Ils ont à peu près le même gabarit que le rhinocéros blanc et sont sûrement une des deux ou trois espèces animales terrestres les plus grandes après l’éléphant. Les mâles semblent continuer à grandir toute leur vie, alors que les femelles atteignent leur poids maximum vers l’âge de 25 ans ; elles sont d’ailleurs plus petites que les mâles et ne pèsent normalement pas plus de 1 500 kg. On donne souvent 3 200 kg comme la limite supérieure pour la masse d’un hippopotame mâle. Pourtant, on a relevé des exemplaires plus grands, dont l’un atteignait presque 5 tonnes. Malgré leur lourdeur, ils peuvent courir plus vite qu’un homme sur la terre ferme. On estime que leur vitesse maximale peut atteindre les 30 km/h. Ils ne peuvent cependant soutenir une telle vitesse que sur quelques centaines de mètres.

Les yeux, les oreilles et les narines de l’hippopotame sont placés de façon à pouvoir émerger à la surface de l’eau. Cela leur permet de passer la plus grande partie de la journée avec leur corps immergé dans les eaux de fleuves tropicaux, pour rester au frais et se prémunir des coups de soleil. Pour les protéger encore plus du soleil, comme pour les autres hippopotames, leur peau sécrète une sorte d’écran solaire naturel de couleur rougeâtre appelée parfois « sueur de sang », mais ce n’est en réalité ni du sang, ni de la sueur.

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L’Hippopotame en Egypte

Posté par othoharmonie le 29 mars 2014

 

290px-Hippo_pod_editL’Hippopotame faisait partie des animaux dangereux de l’Egypte antique, les égyptiens avaient pour habitude de vénérer les animaux qu’ils craignaient afin de s’en approprier leur protection divine. 

Les divinités représentés sous la forme d’un hippopotame sont généralement liés à la protection de la grossesse, ou des accouchements difficiles, en effet à l’époque, il était courant de voir cet animal en compagnie de jeunes hippopotames, qu’ils défendaient avec ardeur. 

Liste des divinités ayant empruntés l’iconographie de l’hippopotame 

Amemét la dévoreuse aux jambes d’hippopotame

La déesse Amemét « la dévoreuse » est souvent représentée avec une couronne rouge, des jambes d’hippopotame, un corps de lionne ou de léopard et une tête de crocodile, toutes les créatures féroces de l’Égypte. Associée au dieu Amon, ils forment un des couples de l’Ogdoade d’Hermopolis. C’est la déesse la plus redoutée des égyptiens. 

La déesse Amemét joue un rôle important dans le rituel de la pesée de l’âme, rituel funéraire ou le poids du cœur doit être égal ou inférieur au poids d’une plume « plume de Maât ». Lors du rituel funéraire, si le cœur du défunt est plus lourd que le poids de la plume, la déesse Amemét dévore le cœur du défunt et le prive de son immortalité dans l’au-delà. 

C’est la déesse que vous voyez sur la photo ci-dessus, à droite de la balance, elle attend avec impatience le verdict de la pesée. 

Meskhenèt la déesse hippopotame coiffée d’un utérus de vache

La déesse Meskhenèt est une représentation symbolique des assises du monde, des fondations des édifices, et du siège d’accouchement. 

Les femmes accouchaient assises, et la déesse personnifiait ce siège. Son rôle était d’être présente lors de l’accouchement. 

La déesse Meskhenèt est une des parèdres du dieu Chaï. 

La déesse possède un pouvoir agissant sur la durée de la vie terrestre des hommes, elle « décide de l’existence » elle accroit le temps de vie de celui qui est au service du dieu qu’elle compte les années nombreuses pour celui qu’il aimerais qu’elle envoie un destin funeste à qui transgresse sa volonté. 

Le siège d’accouchement représenté sous la forme de quatre briques, sont également incarnées par des divinités qui peuvent n’êtres que de simple nourrices, les briques sont donc nommées ainsi; l’Efficace, la Parfaite, l’Ainée et la Grande, respectivement identifiées aux déesses Nephtys, Isis, Nout et Tefnout chargées de la protection des jours épagomènes. 

La déesse Meskhenèt est généralement représentée sous la forme d’une femelle hippopotame, debout, ses pattes arrières posées sur un signe-Sa, coiffée de la couronne hathorique surmontée de deux plumes sur un mortier, ou sous l’aspect d’une femme coiffée d’un signe hiéroglyphique de l’utérus d’une vache comme la déesse Tjenenet. 

Opèt la grande déesse hippopotame

La déesse mère Ipèt ou Opèt ou Ipèt « la grande » est représentée sous la forme animale d’un hippopotame dans la mythologie égyptienne, c’est la déesse hippopotame, connue sous le nom de Ipy jusqu’à l’époque gréco-romaine. 

Les textes des pyramides la mentionne une fois ou le pharaon souhaite boire son lait blanc, brillant et doux. 

Un temple édifié par Ptolémée VIII, à la période ptolémaïque au IIème siècle avant JC est laissé inachevé, des travaux de décorations ont continués sous le règne de Ptolémée XII au Ier siècle avant JC, ce petit temple d’Opèt est aujourd’hui en cours de restauration dans le cadre d’une collaboration franco-égyptienne. 

Dans ce temple, la déesse Ipèt est assimilée à la déesse Nout et devient celle qui engendra le dieu Osiris. 

Une grande fête à Thèbes était consacré à la déesse Ipèt, le dieu Amon s’unissait avec elle, elle était alors assimilée à la déesse Amaunet  »épouse d’Amon ». 

Tawaret la déesse hippopotame avec une tête de crocodile

La déesse Tawaret ou Tawret est représentée sous la forme animale d’un hippopotame avec une tête de crocodile, c’est la protectrice des accouchements alors difficiles à cette époque ou les fausses couches étaient courantes. 

La déesse Tawaret est parfois assimilée comme l’épouse du dieu Seth. 

Thouëris la déesse hippopotame, avec une queue de crocodile et des pattes de lionne

 La déesse Thouëris « la grande » est généralement représentée sous la forme animale d’un hippopotame debout avec la poitrine tombante, le ventre en avant, une queue de crocodile et des pattes de lionne. Elle était vénéré principalement à Thèbes sous le Nouvel Empire. 

Sa qualité de déesse mère la rapproche des déesses Isis et Hathor. C’est la protectrices les femmes mères, elle protège ces femmes pendant les accouchements, son culte était vénéré dans les foyers comme le dieu Bés, sa statuette était placée pour protéger la naissance des nouveau-nés à une époque ou les fausses couches étaient fréquentes.

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Dieu à tête d’hippopotame

Posté par othoharmonie le 29 mars 2014

 

Taourèt (Taweret, Taurt, Thouéris, Thoeris, Toeris) dite « La Grande » est la déesse hippopotame protectrice des accouchements. Elle semble aussi confondue avec Apet, Ipet ou Opet.

téléchargement (8)Son apparition était censée effaroucher n’importe quel esprit malin qui aurait pu nuire à un enfant et à la femme en travail. 
Comme déesse protectrice de l’accouchement elle était souvent accompagnée du dieu nain  Bes, qui avait une fonction semblable.

Elle passe pour une compagne de Seth, de Sobek ou de Bes.

Elle était représentée avec une tête d’hippopotame, les pieds et les bras d’un lion, la queue d’un crocodile, des seins tombant et un ventre gonflé par une grossesse. Elle est coiffée d’un mortier éventuellement surmonté de cornes et du disque solaire. 
Elle était souvent dépeinte tenant l’amulette « Sa » symbolisant la protection ou l’ank représentant la Vie.

A noter qu’il existe une déesse particulière pour les accouchements, moment particulièrement périlleux et exaltant, en la personne de Meskhenet.

Adoré sous la forme femelle bienveillante de la déesse Thouéris (ou Opet) au corps d’hippopotame, à la tête de crocodile et aux pattes de lion, protectrice des naissances et incarnation de la fécondité aquatique. Craint sous la forme maléfique de Seth, dieu du désordre et du chaos, du Tonnerre et des Forces violentes, il est considéré par les pharaons comme un animal maudit, ennemi des dieux, qu’il faut exterminer. Les Egyptiens redoutent ce représentant du Nil capable d’affronter la toute puissance de Pharaon, depuis qu’un hippopotame tua Ménès, premier roi d’Egypte, bâtisseur de la ville de Memphis et instaurateur d’un culte voué au crocodile. Après sa mort, il sera représenté par un crocodile saisi dans sa gueule par un hippopotame. Selon certaines légendes, l’hippopotame aurait même participé au combat des dieux. Seth noie son frère Osiris dans les eaux du Nil en prenant la forme d’un hippopotame. Pour venger son père, Horus revêt également la forme d’un hippopotame et affronte son oncle dans les eaux du Nil. Sa mère, Isis, harponne Seth, mais lui laisse la vie sauve. Horus, fou de colère, surgit du Nil et arrache la tête de sa mère grâce à ses puissantes mâchoires. Abondants dans la vallée du Nil, les hippopotames ravagent les cultures et sont considérés comme des ennemis par les paysans, qui les chassent à l’aide d’un harpon. Cette chasse prend très tôt un caractère rituel. Symbole des forces mauvaises, identifié à Seth, l’hippopotame est mis à mort rituellement par le roi sur les représentations figurées des mastabas (tombes). Les mâles blancs, symbole de la toute puissance du mal, sont encore plus redoutés et sont, à Edfou, la ville d’Horus, exterminés par des harponneurs choisis par les pharaons.

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L’HIPPOPOTAME BLANC

Posté par othoharmonie le 28 mars 2014

Voici l’histoire :

*

téléchargement (3)Les tribus des Bayombé et des Mongo étaient ennemies depuis toujours. Nul ne se rappelait la vraie raison de cette hostilité qui n’en était pas moins farouche et tenace. 

Le plus souvent, c’étaient les Mongo, guerriers accomplis, qui cherchaient querelle aux Bayombé. Ceux-ci étaient travailleurs et pacifiques, mais une fois attaqués, ils se défendaient avec détermination. Ainsi, tout en vivant côte à côte, les Mongo et les Bayombé se faisaient une guerre permanente sans que pour autant les uns l’emportent sur les autres. 

Un jour, les Bakouba, apparentés aux Mongo vinrent s’installer sur le territoire de ceux-ci. Ensemble, ils décidèrent de chasser les Bayombé de leurs terres.

Le chef des Bayombé fut mis au courant de cette alliance par Dombi, puissant sorcier, qui avait l’habitude d’invoquer directement Mguri-mgori, le plus grand des dieux. Le chef mobilisa aussitôt ses guerriers, mais les Mongo et les Bakouba étaient bien supérieurs en nombre. Pendant des jours et des nuits, Dombi prépara une puissante magie qui devait faire pencher la victoire du côté des Bayombé. Le sorcier avait un fils paralysé de naissance, nommé Ingola. Très affecté par l’infortune de son enfant, Dombi s’en plaignit amèrement aux puissants Esprits. Lorsque la guerre devint imminente, le grand Mguri-mgori lui apparut en songe et lui dit :

« Sorcier Dombi, tu as maintes fois sollicité notre aide pour ton malheureux fils Ingola. Sache, cependant, que malgré son infortune, il sauvera ton peuple dans cette guerre. Qu’il fabrique une lance, mais dans un matériau autre que le bois, et qu’il se rende, armé de cette lance, dans les marécages pour y trouver l’hippopotame Daga. 

Ce n’est pas un hippopotame ordinaire : sa peau est d’une blancheur éclatante. Daga, l’hippopotame blanc, portera ton fils sur le champ de bataille où ton peuple sera en train de se battre.   

Ingola arrivera juste à temps pour lui permettre d’emporter la victoire. Lui-même, toutefois ne reviendra pas du combat.  »

Le sorcier raconta son rêve à Ingola, qui fut transporté de joie :
« Ainsi, j’irai, moi aussi, au combat ! je ne serai plus la risée des femmes en restant à la maison ! Je me demande seulement comment fabriquer ma lance autrement qu’en bois ?  »

Le sorcier réfléchit, puis conseilla à son fils :
« Le mieux sera de la forger en laiton.  »

Ingola se mit aussitôt à l’ouvrage. Sa lance était terminée lorsque les guerriers Bayombé finirent de se préparer au combat. Il s’en alla vers les marécages de Daga, l’hippopotame blanc, tandis que les guerriers Bayombé partirent pour la guerre. Ingola marcha en clopinant jusqu’au marécage, alors que l’hippopotame venait déjà à sa rencontre. Daga présenta son large dos au jeune homme qui s’y hissa et partit au champ de bataille.

La guerre y faisait rage. 

La chance commençait à pencher du côté des Mongo et des Bakouba, supérieurs en nombre. Les Bayombé durent reculer, leur retrait se transformant rapidement en débandade, puis en fuite éperdue. Chevauchant son hippopotame blanc, Ingola choisit ce moment crucial pour surgir telle une tornade au milieu des ennemis qu’il se mit à ravager avec sa lance en laiton. Il abattit les Mongo et les Bakouba par rangées entières, Daga, l’hippopotame blanc, piétinant leurs têtes pour les enfoncer dans le sol.

téléchargement (4)Plus aucun doute ne subsistait sur l’issue de la guerre.

Vainqueurs, les Bayombé n’eurent pas le loisir de remercier et célébrer leur jeune héros car un événement extraordinaire se produisit alors : l’hippopotame blanc trotta jusqu’à un immense arbre creux qui poussait à côté du champ de bataille. Il s’engouffra dans la cavité avec le jeune homme qui le chevauchait toujours, sa lance à la main. Lorsque les Bayombé accoururent au pied de l’arbre, la cavité avait disparu.

Depuis ce temps-là, les Bayombé racontent qu’Ingola sortira de l’arbre sur le dos de son hippopotame blanc, brandissant sa lance de laiton le jour où une grave menace pèsera sur son peuple. Il sortira de l’arbre et, avec son aide, les Bayombé sortiront victorieux de la guerre.

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L’hippopotame de Pierre Desproges

Posté par othoharmonie le 23 mars 2014

 

images (1)Choix d’un extrait

C’était il y a longtemps, longtemps, avant que l’homme blanc ne vienne troubler le calme lourd des chauds plateaux du Sud avec ses clairons d’orgueil et son attirail à défricher les consciences. Un sommeil de plomb tombait droit sur le Nil Blanc où les bêtes écrasées de chaleur venaient se tremper la tête jusqu’au garrot pour boire goulûment l’eau tiède et marécageuse.

 Au risque de se noyer, quelques oiseaux passereux s’ébrouaient violemment dans la purée boueuse, à la frange glauque du fleuve. Au loin, un petit chien sauvage égaré dans les herbes grillées de soleil hurlait, la gorge sèche, la plainte infinie des agonies brûlantes. Au beau milieu du fleuve, totalement irréfutables, deux énormes hippopotames ne laissaient paraître aux regards que les masses immobiles de leurs dos gris jaunâtre au cuir craquelé de boues éparses et d’algues mortes. Seuls, paisibles, au milieu de toute cette faune abrutie de torpeur torride, les deux balourds faisaient des bulles. 

Mais qu’on ne s’y trompe pas. L’hippopotame n’est pas qu’un tas de lard essoufflé. L’hippopotame pense.

 L’hippopotame est intelligent. Et justement, tandis qu’un gros nuage porteur de pluies improbables venait ternir un instant l’éclat métallique de ce soleil d’enfer, l’un des deux mastodontes émergea soudain des eaux sombres son incroyable trogne mafflue de cheval bouffi. Ses immenses naseaux sans fond se mirent à frémir et à recracher des trombes d’eau dans un éternuement obscène et fracassant. Puis il se mit à bâiller. C’était un bâillement cérémonial, lent et majestueux, qui lui déchira la gueule en deux, aux limites de l’éclatement, en même temps qu’étincelait l’ivoire blanc de sa bouche béante et que montait aux nues son beuglement sauvage. Presque aussitôt, le second hippopotame, à son tour, sortit sa tête de l’eau en s’ébrouant frénétiquement. Puis les deux mastodontes se regardèrent longuement, à travers leurs longs cils nacrés

.Alors après avoir humé prudemment de gauche et de droite l’air saturé de chaleur électrique, le premier hippopotame dit à l’autre :
– C’est marrant. Je n’arrive pas à me faire à l’idée qu’on est déjà jeudi.

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Le commerce de l’ivoire

Posté par othoharmonie le 23 octobre 2011

  


Le commerce de l'ivoire dans ELEPHANT photo-elephant3Dans son malheur, l’éléphant d’Asie aura eu plus de chance que celui d’Afrique, qui a déjà disparu depuis longtemps du Nord de l’Afrique, où les Égyptiens et les Carthaginois l’avaient domestiqué, comme nous l’avons dit, avant l’ère chrétienne. Il a disparu de l’Afrique australe, où les colons hollandais et anglais n’ont pas su tirer parti de ses services, malgré l’exemple des Anciens et de l’Inde moderne, et n’ont vu en lui qu’un animal malfaisant et bon à détruire. Et même si au cours des deux dernières décennies du XIXe siècle, à l’époque où les Européens cherchaient  à fonder des établissements sur tous les points de l’Afrique, on a encore envisagé (en particulier au Congo belge) de reprendre les essais de domestication, appliquant le régime qui a toujours réussi en Inde, les résultats n’ont pas été concluants. En fait dès cette époque, l’espèce avait un autre intérêt, qui entraînait l’énorme destruction que l’on faisait chaque année de celle-ci, uniquement pour se procurer l’ivoire de ses défenses. Chacune de ces défenses cependant pèse, en moyenne, 30 à 32 kilogrammes. 

 

Le Sénégal, les rives de la Gambie et la côte du Grand Bassam étaient les points où le commerce avait le plus d’activité, et il provoquait les chasses actives que l’on faisait aux éléphants de ces contrées. L’industrie du travail de l’ivoire  a été très florissante en France où Dieppe était un des centres de cette industrie, et surtout en Angleterre : la seule ville de Sheffield reçoit chaque année à la fin du XIXe siècle quarante-six mille défenses, représentant vingt-trois mille éléphants,  

 

220px-Roosevelt_safari_elephant2 dans ELEPHANTLes molaires de l’éléphant étaient sciées en plaques minces et employées par les peintres de miniatures. Quant aux sculptures sur ivoire, c’est avec les défenses qu’on les exécutait. Pour la confection des dentiers artificiels, l’ivoire des canines de l’hippopotame, celui des grandes défenses du morse, étaient plus estimés que celui de l’éléphant; ces ivoires sont durs et serrés de grain, mais si celui de l’hippopotame ne jaunit pas, celui du morse jaunit au contraire très vite. En calcinant l’ivoire en vase clos on en faisait un corps noir velouté, qui est du charbon très fin, connu sous le nom de noir d’ivoire ou noir de velours. Les Arabes, en le calcinant en vase ouvert, en tiraient une substance blanche, nommée spode ou spodium, qui était du phosphate de chaux presque pur. Les os compacts étaient aussi employés pour les objets communs aux mêmes usages que l’ivoire ; c’est-à-dire pour la confection des manches de couteaux et de menues brosses, des ronds de table, chapelets, peignes, petits objets tournés. Les boules de billard, les jeux d’échecs étaient presque exclusivement faits en ivoire. 

 

 

220px-Ivory_tradeDès cette époque, quelques esprits se sont montrés effrayés de cette rapide extermination atteignant un animal dont la croissance est si lente et dont la femelle ne reproduit que tous les quatre ans. On en appelait déjà à réglementer la production de l’ivoire, qui n’était que du gaspillage, car, expliquait-on, les procédés en usage conduisaient fatalement et rapidement à la disparition complète de l’animal qui le produit. Cette première alerte n’a eu aucun écho. Au cours du XXe siècle, la chasse intensive n’a fait qu’accélérer la mise en danger l’éléphant d’Afrique. Dans les années 1970, un braconnage sans frein a accentué encore cette menace, et a conduit à limiter, puis interdire complètement, sous les auspices de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction) à partir de septembre 1989, le commerce international de l’ivoire. Une interdiction efficace, mais qui a connu des entorses depuis 1997, avec l’autorisation de vente au Japon de l’ivoire collecté (légalement) au Zimbabwé, au Botswana et en Namibie, puis en Afrique du Sud. 

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