• Accueil
  • > Recherche : hieroglyphe oiseaux

Résultats de votre recherche

Oiseau symbolique et de bon augure de la cigogne

Posté par othoharmonie le 13 octobre 2013

Oiseau symbolique et de bon augure de la cigogne dans CIGOGNE stork_palic_serbiaLa Cigogne blanche, par sa grande taille, sa prédation des animaux nuisibles et parce qu’elle niche près de l’homme, a eu un impact important dans ​​la culture et le folklore. Dans l’Égypte antique, elle était associée au bâ, l’« âme », dont elle était le hiéroglyphe. Le mot hébreu pour désigner cette cigogne est « חסידה » (chasidah) et dérive de « חסד » (chesed), la « gentillesse, miséricorde », selon une croyance que l’oiseau est réputé pour être serviable avec les autres membres de son espèce. Les mythologies grecque et romaine dépeignent les cigognes comme des modèles de piété pour leurs parents, qui ne meurent pas de vieillesse mais s’envolent vers les îles et prennent l’apparence d’êtres humains. L’oiseau est le protagoniste de deux des fables d’Ésope : Du Laboureur et de la Cigogne et Du Renard et de la Cigogne. Cette dernière a inspiré Jean de La Fontaine dans l’écriture de sa fable Le Renard et la Cigogne ; le même auteur écrit également Le Loup et la Cigogne.

On prête également à ces oiseaux une forte piété filiale, avec la réputation de prendre soin de leurs vieux parents, de les nourrir et même de les transporter. Une loi grecque appelée Pelargonia, du grec ancien « πελαργός » (pelargos) désignant cette cigogne, exigeait des citoyens qu’ils prissent soin de leurs parents âgés. Les Grecs estimaient aussi que tuer une cigogne pouvait être puni de mort et dans la Thessalie antique, l’oiseau aurait été protégé car il chassait les serpents. L’« oiseau blanc haï des longs serpents » de Virgile est par ailleurs souvent considéré comme une référence à la Cigogne blanche, même si le Circaète Jean-le-Blanc , essentiellement ophiophage, a également été proposé pour interprétation. Virgile rapportait également que l’arrivée de l’« oiseau blanc » au printemps rappelait aux agriculteurs de planter leurs vignes. Au début du xixe siècle, les Grecs ont néanmoins tué de nombreuses Cigognes blanches après que les Turcs, qui les vénéraient, furent partis du pays.

La Cigogne blanche ne craint pas l’être humain tant qu’elle n’est pas dérangée, et niche souvent sur les bâtiments en Europe. En Allemagne, les cigognes étaient protégées car leurs âmes étaient dites humaines ; la présence d’un nid sur une maison était censé protéger la demeure des incendies. En 1007 à la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg, la foudre frappa l’édifice alors en construction et les ouvriers ne reprirent le travail qu’après qu’un couple de Cigognes blanches eut décidé de nidifier sur les échafaudages. Les allemands et les néerlandais encourageaient les cigognes à nicher sur leurs maisons pour leur porter chance, parfois en construisant des plateformes à cet effet. En Europe de l’Est, on pensait que les cigognes nichant sur une maison apportaient l’harmonie à la famille, qu’un village comptant beaucoup de ces oiseaux ferait une bonne moisson, et que l’animal pouvait prédire le temps : une agitation des cigognes était présage de mauvais temps, si l’oiseau se tenait sur une patte il allait faire froid, et s’il claquait du bec la journée serait ensoleillée. Dans l’islam, la cigogne (en arabe leklekou laqlaq par onomatopée), est soumise à un interdit alimentaire comme beaucoup d’oiseaux de proies, tout comme dans le judaïsme, selon le chapitre 14 duDeutéronome.

Les premiers éléments de compréhension sur la migration des oiseaux sont dus à un intérêt porté à la Cigogne blanche : l’appellation de Pfeilstorch (de l’allemand « cigogne à flèche ») désigne des cigognes ayant été touchées par des flèches africaines et retrouvées en Europe avec l’arme toujours fichée dans le corps. Un cas réputé concerne un individu trouvé dans l’été 1822 dans la ville allemande de Klütz, entièrement taxidermisé avec la flèche africaine ornée, et qui est exposé à l’université de Rostock. La Cigogne blanche figure sur plus de 120 timbres émis par plus de 60 organismes émetteurs. Elle est emblématique de l’Alsace, l’oiseau national de la Lituanie depuis 1973 et un symbole de la Biélorussie. On la retrouve beaucoup en héraldique, parfois avec un serpent dans le bec, comme dans les armoiries de la famille des Cicogna de Venise ou de La Haye, aux Pays-Bas. Elle était la mascotte polonaise de l’exposition universelle de 2000 de Hanovre. Pendant plusieurs siècles, les cigognes étaient réputées vivre uniquement dans les pays ayant une forme républicaine de gouvernement.

Publié dans CIGOGNE | Pas de Commentaires »

Symbolisme de la Cigogne

Posté par othoharmonie le 7 octobre 2013


 

Symbolisme de la Cigogne dans CIGOGNE avion-cigogneLes anciens attribuaient à la cigogne consacrée à Junon, le don de voyance.

Pendant le siège d’AquiléeAttila se servit du vol des cigognes pour remonter ses troupes (le vol des cigognes présageant d’une destruction facile de la ville selon Attila) et les mener à la victoire par incendie de la ville.

Considérée comme « immonde » dans le Lévitique (11 : 13-19), la cigogne est bénie depuis qu’elle aurait volé autour de la croix du christ en témoignage de sympathie : une légende chrétienne raconte en effet qu’une cigogne aurait volé autour de Jésus lors de sa crucifixion, devenant ainsi un symbole de résurrection et par extension de fertilité.

 Les Chinois la vénèrent car elle conduit, selon eux, l’âme des morts au paradis : c’est ce qui ressort en tout cas de la tradition de poser devant la maison d’un défunt, vingt et un jours après le décès, trois grands oiseaux en papier en forme de cigogne.

Emblème de piété filiale, d’amour paternel et maternel car elle n’abandonne jamais ses vieux parents  (on prétend qu’elle nourrit son père vieillissant) et n’hésite pas à mourir pour ses petits, elle continue à être attachée à la naissance, le folklore lui attribuant souvent le rôle d’amener les nouveau-nés, ce qui pourrait n’être pas sans rapport avec ses mœurs d’oiseau migrateur, son retour correspondant au réveil de la nature. En effet, la cigogne, à l’image de l’hirondelle, amène avec elle le printemps car elle n’apparaît que lorsque le temps est doux.

On lui prête également le pouvoir, par son seul regard, d’être cause de la conception.(La cigogne, comme dit la chanson, « elle a les yeux « Rêve-Ovaire », elle a le regard qui pue »… Hum… Désolé pour mon humour carabin…)

On le dit semblablement, en Chine, du héron.

Le héron blanc est le hiéroglyphe toltèque d’Atzlan, l’Atlantide, l’ile primordiale

L’opposition du héron au serpent comme du feu à l’eau se retrouve dans les croyances populaires du Cambodge : le héron amène la sécheresse ; perché sur la maison, il en présage l’incendie.  

En Extrême-Orient, notamment au Japon et en Corée, la cigogne se confond aisément avec la grue, et apparaît comme un symbole d’immortalité.

 

L’historique Avion-Cigogne de l’adoption internationale et le regrettable fantasme de l’ »Avion-Cigogne »…

 

A propos de l’adoption internationale des années 70 et 80 en France, on parlait classiquement de naissances à l’aéroport, où « l’enfant nait du ventre d’un avion »  (expression de Patrick Sébastien dans son poème « Naissance à Orly » écrit en 1983 pour son ami Frédéric Dard, poème qu’il reprenait trente ans plus tard lors de la soirée ‘Rire conte le racisme’, oubliant qu’en trente ans, les choses avaient évolué et que ce poème était d’une indélicatesse complète pour sa propre fille adoptive en premier lieu et les adoptants et adoptés en général…Voir ICI ), et d’avions-cigognes

 

L’avion-cigogne donnant naissance à l’aéroport est une notion séduisante et une métaphore intéressante si l’on se place du point de vue des adoptants ou des parents adoptifs certes, mais pas forcément pour les adoptés eux-mêmes, ou tout du moins, c’est une vision d’un autre temps :   

il n’est pas noté sur l’état civil français des adoptés « Né à Orly» ou « Né à Roissy » que je sache… A moins que l’on ne soit dans une considération aristotélicienne des enfants arrivant à l’aéroport comme pas plus évolués que des bêtes (Aristote disait en effet : « l’âme des enfants ne diffère pour ainsi dire pas de celle des bêtes« , au IVeS av.JC…)

- Et que le Gotcha Day (anniversaire de l’arrivée) soit pris en considération et soit fêté est une chose, mais que l’on fasse table rase de l’avant –« naissance à l’aéroport », considérant la naissance à l’aéroport comme le début de l’histoire de l’adopté en est une autre…

 

D’ailleurs, un avion et une cigogne ne font pas forcément bon ménage …

 

Et pour ne pas donner l’impression d’un point de vue personnel sur cette histoire de l’avion-cigogne (vieille de trente ans…), je reprends à ma sauce ce que la psychologue Françoise Maury écrivait dans son livre « L’adoption interraciale », en 1999, sur le fantasme de l’avion-cigogne, comme motivation non recevable d’adopter….

 

L’expression d’avion-cigogne, pour désigner le fantasme selon lequel les enfants de l’adoption internationale arriveraient en France « vierges de tout passé » a été employée pour la première fois par Chalon en 1981. Dans le fantasme de l’avion-cigogne décrit par Françoise Maury, il y a l’idée d’un enfant paquet-cadeau  apporté par une bienveillante cigogne, enfant venant de très loin dont on peut faire l’impasse sur son passé, et dont on ne facilitera pas l’accès aux origines et l’évocation de l’avant-adoption.

 

D’où ma crispation éventuelle à l’évocation de naissances à l’aéroport et d’avions-cigognes (point de vue centré sur les adoptants – adoptants que je respecte évidemment-, et à l’extrême en défaveur et déconsidération des adoptés…) Mais tout dépend de comment cela est évoqué bien sûr…

 

Et la question des origines chez l’adopté, ça va, ça vient, et ça revient quoiqu’on en pense, qu’on le veuille ou non… Alors autant la respecter sans la mettre au centre de tout, ni la nier…

 

Bien évidemment, je respecte les cigognes du printemps ou du retour de la paix…

ARTICLE Réalisé par http://cultures-et-chabada.blogspot.fr/2012/07/bestiaire-de-ladoption-2-la-cigogne-du.html

Publié dans CIGOGNE | 1 Commentaire »

Hiéroglyphe de l’oiseau

Posté par othoharmonie le 29 octobre 2011

L’oiseau « nèh »    


 Hiéroglyphe de l'oiseau dans OISEAUX neh4   Les ouvrages traitant des hiéroglyphes étant innombrables, nous nous attarderons ici sur un signe rare, celui de l’« oiseau-nèh », classé G.21, dans la nomenclature de Gardiner . 

 

    Il se présente sous la silhouette stylisée d’un oiseau banal, de profil, stable, au repos, d’une forme indistincte noyée dans la foule des oiseaux du type « rapace ».
    Heureusement les peintres et lapicides égyptiens ont ajouté parfois à leurs figures des appendices ou des signes diacritiques qui aident à les distinguer les uns des autres, ainsi que des déterminatifs.  

 

    L’Oiseau-nèh, nous le savons depuis les travaux indépassés de Ludwig Keimer en 1938, est la pintade nubienne Nous éviterons ici de nous perdre dans le débat sur les espèces de pintades pour nous en tenir au hiéroglyphe « Oiseau-nèh« . Les nombreuses photos reproduites dans l’article, dont certaines sont inédites, le décrivent mieux qu’un long discours. Les égyptologues sont convenus de nommer ainsi ce hiéroglyphe « nèh » et de le vocaliser « nèè ». 


    Ce n’est pas seulement un idéogramme pour désigner l’oiseau pintade, il est aussi utilisé dans l’écriture de notions complexes où il devient un phonogramme « bilitère » (valant pour deux consonnes) avec valeur « nèhèh ». Par exemple, il sert à écrire le mot « Éternité ». 

    Dans certaines sociétés traditionnelles d’Afrique, les rituels d’initiation utilisaient le symbole de la pintade pour exalter l’activité agricole de l’homme, étroitement dépendante du cosmos, du soleil et de la terre, des étoiles et des saisons. La pintade, levée avant l’aube, cherchant sa pitance en grattant le sol, et ponctuant son parcours de jacassements lancinants, représentait le paysan dans son labeur ingrat. 

 

nh dans OISEAUXLa pintade dans les Textes des Pyramides 


    Le signe oiseau-nèh apparaît, pour sa plus ancienne attestation connue, gravé et peint sur les murs de la salle du sarcophage du pharaon Ounas, fin de la Ve dynastie (2350/2321), à Saqqarah, dans ce qu’il est convenu de nommer les « Textes des Pyramides » (Auparavant, il s’agissait de silhouettes gravées sur des palettes prédynastiques, hors écriture organisée). 

Publié dans OISEAUX | Pas de Commentaires »

 

Жихен - Tendresse Éternelle |
binsle120 |
Univers sans lisse |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Les maux avec des mots
| Iz avance
| mbuello