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Le caribou et l’homme

Posté par othoharmonie le 27 février 2017

 

Caribou, le compagnon de l’homme dans le grand nord

Des peintures préhistoriques au traîneau du Père Noël, le renne et le caribou ont une place de choix dans l’imaginaire des peuples chasseurs du Grand Nord comme dans celui des enfants occidentaux. L’exploitation des richesses du sous-sol arctique et les erreurs de l’homme empêcheront-elles ces animaux de survivre ?

caribou homme

L’élevage du renne

L’instinct grégaire du renne a sans doute facilité sa domestication et la formation de grands troupeaux vivant en semi-liberté sur d’immenses territoires. Le renne est assez puissant pour servir d’animal de trait. Les Saami (Lapons) se nourrissent de sa viande et utilisent sa fourrure pour confectionner de chauds vêtements. Son lait, très riche, est particulièrement recherché par les peuplades du Nord, dans des régions où le climat interdit l’élevage des bovins.

Il existe plusieurs degrés dans la domestication, depuis les animaux gardés à l’étable pour la monte ou l’attelage, jusqu’aux vastes troupeaux qui voient l’homme une fois l’an, lors des regroupements pour l’abattage ou le marquage des jeunes.

Utilisé comme moyen de transport dans le nord de la Sibérie et de la Russie européenne, le renne est également élevé pour sa viande et sa fourrure en Russie, en Finlande, en Norvège et en Suède. Ces élevages jouent un rôle économique non négligeable pour les pays qui possèdent de grands troupeaux de rennes domestiques.

Les caribous victimes des erreurs de l’homme

Si certaines populations de caribous ont encore des effectifs importants, d’autres populations et sous-espèces sont menacées. Les délicats paramètres écologiques qui ont façonné ces troupeaux naturels depuis le début de l’ère quaternaire sont maintenant perturbés par des faits technologiques comme la construction d’oléoducs ou de gazoducs et, de façon générale, l’exploitation industrielle des régions arctiques, ainsi que la chasse.

Depuis le début du xxe siècle, la chasse avec des fusils de plus en plus performants a considérablement réduit les effectifs des grands troupeaux d’autrefois, et contribué de façon importante au déclin de plusieurs populations des régions arctiques canadiennes, telle celle de caribous de la toundra de la rivière Porcupine, qui est passée de 178 000 individus recensés à 1989 à 123 000 en 2001. Pour éviter de nouvelles hécatombes, certains troupeaux sont protégés. La chasse y est interdite ou limitée aux besoins locaux. Ainsi les Inuits ont-ils réduit les prises effectuées sur le caribou de Peary, sous-espèce en voie de disparition.

Les populations de caribous sont également affectées par les activités humaines industrielles. Un exemple marquant est un événement survenu à la fin des années 1970 dans l’Est canadien : des milliers de caribous en migration sont morts noyés par les eaux d’un barrage hydroélectrique relâchées brutalement dans le fleuve que le troupeau traversait. Il aurait suffi de différer cette manœuvre pour éviter un accident déplorable. Cela prouve aussi qu’une gestion correcte de la faune est impossible sans concertation.

Les incidences humaines sur ces ongulés –  de même que sur toute la faune et la flore sauvages – peut également être indirecte. Ainsi, après l’accident de la centrale nucléaire de Tchernobyl en 1986, les retombées radioactives de l’explosion ont été absorbées par les lichens de Scandinavie, qui ont agi comme des concentrateurs de pollution radioactive. Les rennes, en s’en nourrissant, ont accumulé les radionucléides dans leurs tissus. Impropres à la consommation, des milliers d’entre eux ont dû être abattus par les autorités. Mais les effets de ce type de pollutions se ressentent aussi à long terme sur les populations touchées ; des études menées dans les années 1990 ont ainsi montré des anomalies chromosomiques chez les jeunes rennes vivant dans des zones ayant été exposées aux retombées radioactives.

Les caribous souffrent également du réchauffement climatique qui, notamment, modifie le couvert végétal et entraîne une augmentation des précipitations de neige – affectant donc les ressources alimentaires des caribous mais aussi l’accessibilité à ces dernières –, et a des incidences sur les populations d’insectes des régions où ils vivent (densités, époque d’apparition, etc.).

Des oléoducs sur les chemins migratoires

Le sous-sol de l’Arctique est riche en pétrole, désormais exploitable – et exploité – grâce au développement de nouveaux moyens technologiques. Entre les sites de forage au nord et les ports pétroliers au sud, on construit des oléoducs, longs de centaines de kilomètres. Pour que de telles structures gênent le moins possible les migrations de la grande faune terrestre, les canalisations ont été alternativement enterrées et surélevées d’environ 3 m au-dessus du sol afin de ménager plusieurs passages. Des études sur l’impact de ces structures sur les caribous ont été effectuées. L’une d’elles, menée sur l’impact d’un oléoduc de 1 400 km de long terminé en 1970, a montré que les élans, qui se déplacent aussi de façon saisonnière, acceptent  les obstacles : seuls 14 individus sur 1 082 (soit 1,38 %) ont refusé de les franchir. Mais la migration du troupeau de caribous de Grant, habitant la toundra de l’Alaska, a été très perturbée. Les mâles sont passés, mais pas les jeunes ni les femelles, et les animaux se sont trouvés séparés.

En revanche, le troupeau de Nelchina, habitant aussi l’Alaska, mais en forêt, n’a pas modifié ses habitudes. Quatre individus seulement sur 7 900 animaux ont refusé de traverser. Les autres sont passés sous l’oléoduc, surélevé de 2,40 m, ou par-dessus, là où il était enterré.

Lorsqu’il n’y a pas de route le long de l’oléoduc et que les activités humaines ne sont pas trop intenses, les chances de passage des animaux restent élevées. Mais, quand les pistes et les routes d’accès sont très fréquentées, les caribous restent à distance et n’effectuent pas leur migration. Les populations sont alors sérieusement en danger.

Caribou

Des rennes introduits en Amérique

Entre 1891 et 1902, pour enrayer la disparition du caribou et transformer les Amérindiens en fermiers, 280 rennes européens domestiqués ont été introduits en Alaska. En 1930, ils étaient 600 000. Puis l’effectif a chuté à 252 000 en 1937, à 155 000 en 1941, et enfin à 26 700 en 1952, à cause d’une mauvaise gestion des troupeaux et d’un surpâturage excessif des lichens, qui ont fait mourir de faim de nombreux herbivores, dont les rennes et les caribous.

Un autre cas frappant est fourni par l’île Saint-Mathieu, dans la mer de Béring. En 1944, 29 rennes sont importés sur cette petite île de 332 km2. Ils prospèrent si bien qu’on en compte 6 000 en 1963. Au printemps 1964 pourtant, il ne reste plus que 42 animaux. Tous les autres sont morts d’inanition en raison de la destruction des lichens, totalement arasés par un troupeau trop important. L’île, en fait, aurait probablement pu supporté 6 rennes au km2. Or, en 1963, on en compte 3 fois plus. Le froid très rigoureux de l’hiver 1963-1964 a fait le reste.

Toutes les expériences d’introduction du renne n’ont toutefois pas été aussi dramatiques, comme en témoigne l’histoire du troupeau de Bahr. En décembre 1929, sous la conduite d’Andrew Bahr, un pâtre lapon, un troupeau de 3 450 rennes originaires de Sibérie part d’Alaska pour se rendre dans l’État du Mackenzie (Canada). La longue marche des ongulés, sur 2 254 km de versants montagneux et de toundra, constitue l’une des épopées les plus fameuses de l’histoire du Grand Nord. En mars 1935, 2 382 rennes arrivèrent à destination, à proximité de la ville d’Inuvik. De nombreux animaux avaient succombé, victimes des prédateurs ou du climat, certains s’étaient égarés, mais d’autres étaient nés.

Une longue histoire commune avec l’homme

Les relations entre le caribou et l’espèce humaine existent dès l’arrivée de cette dernière sur le continent américain. Depuis cette lointaine époque, le caribou est chassé par les peuples amérindiens du Grand Nord et par les Inuits. Dans le Yukon (Canada), des traces de chasse au caribou datant de 13 000 ans ont été mises au jour.

Une chasse excessive a sans doute été le facteur essentiel ayant entraîné la disparition de plusieurs populations ou sous-espèces de caribous. Ainsi, la population de caribou des bois de l’île du Prince-Édouard a-t-elle disparu au cours de la seconde moitié du xixe siècle, tandis que le caribou de Dawson, ou caribou des îles de la Reine-Charlotte, sous-espèce endémique de l’île Graham, en Colombie-Britannique, s’est éteinte au début du xxe siècle. Aujourd’hui, la poursuite en hélicoptère ou en scooter des neiges ne laisse aucune chance aux animaux visés. Les caribous de la toundra, les plus accessibles, sont les plus menacés.

En Eurasie, l’histoire des rennes et celle des hommes sont étroitement mêlées depuis les périodes glaciaires. On a retrouvé en Europe des restes de rennes fossilisés associés avec des vestiges de culture humaine datant de l’époque acheuléenne, au début du paléolithique, il y a quelque 3 millions d’années. Au paléolithique supérieur, le renne est apparemment l’une des espèces animales les plus recherchées par l’homme. De splendides peintures rupestres, notamment celles d’Altamira et de Lascaux, évoquent les chasses aux rennes que pratique l’homme de Cro-Magnon, il y a 17 000 ou 18 000 ans.  

Le renne est très doux et s’habitue facilement à l’homme. Il n’est donc pas étonnant que les populations humaines des terres glacées aient choisi de le domestiquer de préférence à d’autres espèces. Les Saami de Scandinavie (Lapons) auraient domestiqué les rennes il y a déjà plusieurs
centaines d’années.
 

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Conditions de vie naturelle chez le Rat

Posté par othoharmonie le 4 octobre 2016

 

 A l’état sauvage, le surmulot vit en groupes comptant jusqu’à 50 individus. L’appartenance à un groupe est fondée sur l’odeur commune spécifique. Les rats passent beaucoup de temps à se toiletter mutuellement; ils ont un caractère très social et sont serviables. Les membres du groupe blessés et malades sont préservés, et parfois même approvisionnés en nourriture. Les rats ne se nourrissent généralement qu’en petites quantités, quel que soit l’aliment en question, et ils réduisent ainsi le risque d’empoisonnement. Ils agissent en groupes, afin de tester si certains aliments inconnus sont digestes ou non. Les mâles sont les dénommés «goûteurs»: ils mangent une toute petite quantité du nouveau mets. Les autres rats observent alors pendant quelques heures l’état de santé du goûteur. S’il va mal, les membres du groupe ne toucheront plus la nourriture manifestement indigeste. Les rats sont les proies de nombreux prédateurs, c’est pourquoi ils évitent les grandes zones ouvertes. La mémoire de cet animal est bien développée et son intelligence est un élément fondamental de sa stratégie de survie. Le rat mémorise les sources de nourriture et les dangers; il possède aussi une mémoire du mouvement ; il peut se rappeler des chemins pris par le passé et s’orienter ainsi en pleine obscurité. Pour ce faire, les moustaches et les traces olfactives sont une aide aussi.

condition de vie du rat

Les rats sont des animaux de meute.

Il ne faut donc jamais les garder individuellement. L’homme ne peut pas remplacer les congénères. Les rats se chamaillent entre eux, se toilettent et donnent libre cours à leur comportement social et sexuel. Le mieux est de garder ensemble au moins (!) 3 rats. Plusieurs individus de même sexe peuvent très bien être détenus ensemble. Les mâles devraient être castrés avant d’avoir atteint les six mois, car sans quoi, ils peuvent devenir insupportables au sein du groupe. Ces animaux se sentent très bien dans des meutes mixtes. Ceci suppose cependant de castrer les mâles au préalable. Mais pour l’observateur/propriétaire, le groupe mixte est aussi le plus passionnant. Perceptions et communication: Les rats ne voient pas les couleurs, c’est pourquoi la vision crépusculaire est très bien développée chez eux et ils perçoivent les ultrasons (20 kHz et plus). On devrait donc tenir compte de ce facteur lorsque l’on en garde. Le centre olfactif dans le cerveau est très développé. Le sens olfactif joue un rôle important: pour distinguer l’ami de l’ennemi, mais aussi pour détecter la nourriture. Les rats marquent leur territoire ; ceci est important pour le comportement au sein d’une population de congénères et lors de la recherche d’un partenaire.

L’ordonnance sur la protection des animaux prescrit qu’il faut garder au moins 2 animaux ensemble. Il doit y avoir une surface au sol de 0.5 m² et un volume de 0.35 m³. Ceci équivaut par exemple à une cage de dimensions suivantes: 100 cm de long par 50 cm de large et 70 cm de haut. Une hauteur minimale de 56 cm est imposée. Ces mesures minimales ne sont cependant qu’à la limite de la maltraitance. Celui qui reste en deçà de ces normes minimales, ne serait-ce que dans une infime mesure, est punissable au sens de la loi. De plus, des moyens de se retirer, du matériel de nidification, des objets à ronger comme des branches et un bac à sable sont exigés.

Les animaux ne sont ni des jouets, ni des peluches. Les rats sont des animaux très sensibles et devraient être gardés en tant que tels. Les premiers pas pour faire connaissance peuvent très bien venir des rats eux-mêmes, qui sont curieux. Leur comportement explorateur peut cependant être stimulé s’ils trouvent à l’occasion un petit biscuit dans la main. Lorsque le rat a gagné en confiance, on peut tenter délicatement un premier contact tactile. Mais on ne devrait jamais le saisir par la queue. Sans quoi celle-ci peut se briser et peler, ce qui entraîne des blessures douloureuses. On placera une main sous le ventre en venant de l’avant, et de l’autre on le poussera légèrement, puis on le soulèvera doucement. Le rat aime beaucoup lorsque l’on porte un large pullover. Il trouve là un refuge. Par les manches, il peut s’y frayer un chemin comme à travers un tunnel. Ainsi, au fil du temps, on peut l’éloigner de son enclos et l’emporter avec soi à travers le logement (mais non pas à l’extérieur!).

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LES SOURIS GRISES

Posté par othoharmonie le 12 août 2016

 

Le corps de la souris commune est couvert de poils gris, plus clair sur le ventre, sauf le bout des pattes, les oreilles, le bout du museau et la queue. Il est séparé en trois parties : la tête qui porte la bouche et les organes sensoriels pairs (olfactifs, visuels, auditifs), le tronc auquel se rattachent deux paires de membres et la queue, située au-delà de l’anus. Le dimorphisme sexuel est peu apparent. La taille adulte de la souris est comprise entre 7,5 et 10 cm pour un poids adulte qui va de 21 g jusqu’à 60 g pour les plus grosses femelles

souris griseLa Souris grise (Mus musculus ou Mus (Mus) musculus) est une espèce parmi les petits rongeurs de la famille des muridés. En français elle est appelée aussi Souris domestiqueSouris commune. On désigne aussi plus simplement cette espèce très répandue par le nom vernaculaire générique, souris. C’est un animal nocturne, généralement assez craintif, qui vit souvent à proximité ou dans les habitations humaines, d’où son appellation « domestique » (mot dérivé du latin domus, la maison) comme pour la mouche domestique. La souris blanche est une race de souris domestiquée largement utilisée en laboratoire. Une fois apprivoisé c’est un animal qui est apprécié également comme animal de compagnie. L’aspect culturel autour de la souris est extrêmement important. De nombreux proverbes, citations, livres, poèmes, chansons, films, dessins animés, etc. portent sur ce thème de la souris.

Les pattes avant possèdent quatre doigts bien développés, terminés par des griffes, le pouce étant atrophié. On peut observer trois callosités interdigitalles et deux callosités basales. Les pattes arrières possèdent cinq doigts, bien développés et terminés par des griffes. Aux points d’appui se sont développées des callosités dont la disposition est spécifique. La souris possède cinq paires de mamelles : trois paires sur la poitrine, plus une à l’aine et une au niveau du bassin. Les orifices, urinaire, génital et anal, sont disposés différemment selon le sexe de la souris. Chez la femelle, l’urètre s’ouvre en avant du vagin, au sommet d’une papille urinaire. Le vagin s’ouvre au niveau de la vulve. L’anus est séparé de la vulve par un court périnée. Tandis que, chez le mâle, les orifices urinaire et génital sont confondus à l’extrémité du pénis, normalement cachés dans un repli cutané, le prépuce. Les testicules normalement intra-abdominaux peuvent descendre chacun dans un diverticule de la cavité abdominale recouvert d’un sac cutané, le scrotum

Les prédateurs de la souris sont les petits mammifères comme les chats, les belettes, les renards, etc. mais aussi des serpents, des oiseaux comme les rapaces diurnes et surtout nocturnes, les grues ou hérons et bien d’autres carnivores encore. La souris est prolifique, mais a beaucoup de prédateurs ; c’est une proie petite, mais assez facile à attaquer pour ces derniers. L’Homme, qui la considère souvent comme un animal nuisible détruisant les cultures et propageant des maladies via leurs parasites et leurs fèces, est aussi un prédateur redoutable pour la souris. Pour la faire disparaître des habitations, il héberge des animaux comme le chat ou bien utilise des pièges et des poisons chimiques.

La domestication du chat aurait eu comme première motivation la lutte contre les souris et les rats. L’espérance de vie d’une souris est de deux ans en l’absence de prédateurs, mais seulement de cinq mois à l’état sauvage. Sa grande capacité d’adaptation et son aptitude à cohabiter avec les humains en ont cependant fait l’un des mammifères les plus répandus sur Terre, avec le rat.

Plutôt omnivore, tendance à l’obésité, préférer des aliments simples comme des granulés complets ou des bouchons, légumes, fruits (frais ou secs) et puis le fromage… (avec modération) Dans le commerce, on trouve des mélanges adaptés aux besoins des souris ; ils sont composés de différents mélanges de graines, de foin et de cendre brute. Les aliments que l’on peut leur apporter en supplément aux aliments trouvés dans le commerce sont : pain dur, viandes blanches pour un apport en protéines auxquelles il convient de préférer un apport de graines riches comme celles de tournesol ou encore de petits insectes vivants comme des larves de ténébrions (vers de farines) et des légumes (à donner avec modération car sinon cela pourrait être source de diarrhée) qui sont à retirer le plus vite possible car la souris aura tendance à en mettre une partie en réserve dans un coin de sa cage : si elle venait à manger un légume alors qu’il est en décomposition, cela pourrait entrainer des dérangements intestinaux sévères. Les agrumes et la laitue sont à proscrire ainsi que tous les produits contenant des alcaloïdes, de la théobromine ou une acidité en excès . Il faut veiller à ce que l’alimentation des souris ne soit pas trop riche en graisses (par exemple il est préférable de ne pas leur donner de cacahuètes, de fromage, ni trop de graines de tournesol)

Deux souris sans distinction de sexe cohabiteront sans aucun problème tant qu’elles sont issues de la même portée et qu’elles n’ont jamais été séparées pendant une longue période. Par contre, si l’on veut intégrer une nouvelle condisciple à une souris déjà installée, il faut prendre de grandes précautions comme pour la plupart des rongeurs sociaux. La nouvelle-venue doit être installée à proximité de l’hôte, au possible dans la même cage alors séparée en deux par un grillage, et il faut ensuite leur laisser le temps de s’habituer l’une à l’autre. Il est possible que les deux souris tentent de s’attaquer à travers le grillage; pendant cette période il est absolument inutile d’essayer de les rapprocher davantage. Il faut être très prudent au moment de les mettre ensemble pour la première fois, à faire de préférence au moment d’un renouvellement de litière. Dans le premier temps de la cohabitation, il faudrait éviter de leur laisser trop d’accessoires dans lesquels elles pourraient se confiner (ce qui compliquerait la tâche de les séparer en cas d’affrontement).

souris cohabitationIl est aisé de faire cohabiter un mâle et une femelle qui ne se connaissent pas. Les femelles étant peu territoriales, elles sont moyennement difficiles à mettre ensemble. Les mâles, très territoriaux, peuvent être carrément impossibles à mettre ensemble. L’âge de maturité sexuelle est de deux mois chez le mâle et d’un mois et demi pour la femelle. Celle-ci peut être fertile tout au long de l’année, et en fonction de l’abondance de nourriture, met bas de 4 à 8 portées. Lors des périodes d’ovulation (4 à 5 jours), la femelle s’accouple plusieurs fois avec les mâles présents. La gestation dure ensuite de 19 à 21 jours, et la femelle met bas une portée de 7 à 10 petits (souvent moins la ou les premières fois). À la naissance, une souris est totalement glabre, de couleur rose, et pèse 0.5 à 1,5 gramme. Après environ 13 jours, le pelage apparaît et les petits ouvrent les yeux. Ils entament immédiatement une exploration de leur nid et de ses environs, sous la protection de leur mère et d’autres femelles du groupe. Le sevrage est effectif après 3 à 4 semaines. À noter que la femelle peut mourir pendant l’accouchement.

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COLIBRI SUR LE CHAPEAU

Posté par othoharmonie le 20 janvier 2016

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Les colibris ont été victimes de notre admiration. On les a jadis chassés pour leur magnifique plumage. Les autochtones de l’Amérique du Sud utilisaient les plumes des colibris pour leurs ornements. Dans le marché de la mode du milieu du XIXe siècle, en Europe et en Amérique du Nord, les plumes de colibris étaient très convoitées. À cette époque, plusieurs millions de peaux de colibris ont été exportées d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud, non seulement pour décorer les chapeaux et les vêtements des dames, mais aussi pour des manufactures d’ornements et de fleurs artificielles. Plus récemment, on a commencé à en capturer en grand nombre dans des volières et des cages, afin de les observer de plus près. À moins de permis spéciaux, il est interdit de garder les colibris en captivité.

Comment on chasse les oiseaux de paradis à la Nouvelle-Guinée

Quelques lignes n’eussent pas suffi à dénombrer ici toutes les cruautés de la mode. Comment se procure-t-on ces admirables oiseaux de paradis qui font l’ornement des chapeaux de nos élégantes et valent par leur beauté et leur rareté de véritables fortunes ?… Notre gravure montrera à nos lecteurs comment s’opère cette chasse ; et notre Variété leur dira par quelles ruses, et au prix de quels préjudices pour l’agriculture, on s’empare de tant d’oiseaux utiles, de tant de jolies bêtes qui faisaient la joie de la nature et la richesse des campagnes, pour les faire périr dans de hideuses tortures, afin de parer de leurs dépouilles les chapeaux des belles dames.

VARIETÉ
Les Cruautés de la mode

Un paradisier de dix mille francs. – Hécatombes d’oiseaux. – Goélands et mouettes. -Un désastre pour l’agriculture.- La chouette porte-bonheur. – L’électrocution des hirondelles. – Oiseaux étouffés ou écorchés vifs. – Le héron scalpé. Comment on obtient la plume d’autruche: – Les ligues pour la protection des oiseaux. – La mode criminelle et triomphante.

Les cruautés de la mode… En lisant ce titre, mes lectrices vont me taxer d’exagération. -
– Est-il possible, diront-elles, d’accuser la mode de cruauté ?… La mode peut être absurde, ridicule, baroque, elle peut commettre des excentricités… Mais des cruautés ?
Oui, des cruautés !… je maintiens mon titre, mesdames, et je vous demande la permission de dresser un acte d’accusation documenté qui vous convaincra, je l’espère.

Vous avez pu lire, ces jours derniers, dans les journaux, que le Jardin zoologique de Londres venait de recevoir d’Océanie un admirable oiseau de paradis dont on estimait la valeur à dix mille francs pour le moins, en raison de sa rareté.
Eh bien, savez-vous, mesdames, pourquoi ce paradisier est si rare ?… Parce que, sans relâche, depuis des années, on lui fait une guerre impitoyable: on le poursuit, on le capture, on le tue pour que vous puissiez vous en faire une parure.
Et ce qui se passe pour l’oiseau de paradis se produit également pour tous les oiseaux dont la beauté tente votre coquetterie.

Pour vous permettre de satisfaire à cette mode barbare et criminelle, on détruit tout ce que la nature a créé de plus beau, de plus joyeux et de plus inoffensif.
Il faut que vous sachiez pourtant à quels chiffres fantastiques s’élèvent les hécatombes d’oiseaux dont les plumes servent à orner vos chapeaux.

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Les seuls modistes parisiennes consomment annuellement jusqu’à 40,000 hirondelles de mer. Un marchand de Londres, – un seul marchand – a vendu, dans l’année 1907, 32,000 oiseaux-mouches, 80,000 oiseaux de mer et 800,000 paires d’ailes d’oiseaux de diverses espèces. On estime à 300,000,000 le chiffre des oiseaux sacrifiés, tous les ans, dans les pays civilisés, à la mode féminine.
Certains pays sont presque complètement dépeuplés d’oiseaux qui leur sont spéciaux. Tels sont le canard du Labrador, le pigeon de l’île Maurice, le râle d’Auckland, l’étourneau de la Réunion, le bouvreuil de Açores et la mésange à tête blanche.

Mais cette frénésie de massacre ne s’exerce pas que sur les oiseaux exotiques. Les hôtes ailés de nos campagnes et de nos côtes en sont aussi les victimes.
Il y a deux ou trois ans, la chasse des goélands et des mouettes avait pris, en France et en Angleterre, des proportions inquiétantes. Les jolis oiseaux de mer n’eussent pas tardé à disparaître jusqu’au dernier, si ou n’eût apporté en maints endroits des entraves à cette destruction systématique. Dans le comte de Devonshire, près de l’île Lundy, où les mouettes étaient très abondantes, on vit, à maintes reprises, les chasseurs arracher aux oiseaux blessés leurs ailes – qui seules pouvaient servir à l’ornementation des chapeaux féminins – et rejeter à la mer les corps pantelants des pauvres bêtes.

A Granville, un arrêté municipal défendit la chasse aux oiseaux de mer. A Camaret, les pêcheurs eux-mêmes réclamèrent la protection du préfet du Finistère pour ces mouettes et ces goélands qui, disaient-ils, « rendent d’immenses services aux pêcheurs, à qui ils indiquent les bancs de sardines qu’ils suivent dans leur marche. »
Sans cette intervention intéressée, il est probable que l’on ne verrait plus aujourd’hui une seule mouette sur nos côtes.

***

Quant aux jolis oiseaux de nos champs et de nos bois, on sait quelle guerre acharnée leur est faite. Des intérêts électoraux empêchent le plus souvent l’application des lois qui les protègent. Ces lois, dans le Midi surtout; sont lettres mortes. L’extermination en masse des oiseaux par les engins prohibés est ouvertement tolérée. Il n’y a plus d’oiseaux en Provence. Il n’y en a plus guère dans maintes autres provinces françaises. Or, la disparition des oiseaux n’est pas seulement un préjudice pour le pittoresque et le charme des campagnes, c’est encore un désastre pour les récoltes. Un professeur d’agriculture a calculé que 45,000 chenilles, vers et autres insectes étaient nécessaires pour alimenter, dans l’espace d’une saison, une seule nichée de mésanges. C’est au chiffre de 300 millions de francs que les calculs les plus modérés évaluent les dégâts que font subir annuellement à l’agriculture les insectes dont les oiseaux font leur nourriture habituelle. Plus le nombre de ceux-ci diminuera, plus augmentera, par conséquent, le chiffre des déprédations dues à la vermine des champs.

La prospérité économique du pays en sera fatalement ralentie… Mais qu’est-ce que ça peut bien faire aux despotes qui créent la mode et aux brebis de Panurge qui la suivent ?…

Ces oracles avaient, l’an dernier, à pareille époque, décrété que rien ne serait mieux porté sur un chapeau féminin que la tête de la chouette, du hibou, du grandduc et de l’effraie. On se mit donc à faire une chasse furibonde à ces oiseaux de nuit. Or, ils sont de ceux, qu’on devrait protéger envers et contre tout, car chacun sait qu’ils ne vivent que de rats, de souris et de tous ces petits rongeurs qui causent tant de dégâts dans les cultures… Eh bien ! non, pour obéir aux ukases de l’élégance, et pour la satisfaction d’une mode grotesque et barbare, on les détruisit en masse.

Ces bêtes si utiles étaient autrefois victimes d’une superstition qui régnait dans les villages. En liberté, disait-on, elles portaient malheur, alors que, clouées à la porte d’une grange, elles portaient bonheur au logis. Il n’y a pas plus de vingt-cinq à trente ans, j’ai vu encore de ces pauvres oiseaux crucifiés, dont les ailes pleuraient du sang autour des clous.

L’instruction a chassé des campagnes cette croyance féroce. Et c’est le monde des villes, le « beau monde » qui la recueille à présent !… Une feuille mondaine, annonçant cette mode nouvelle, assurait que, « fixée au-dessus d’un joli front, la tête d’une chouette présageait toutes sortes de prospérités ».

Peut-on penser vraiment qu’il y ait chez nous des femmes assez dénuées de bon sens et de sensibilité pour croire qu’un bonheur puisse leur venir d’une aussi imbécile cruauté ?…

La mode, qui ne respecte rien, s’attaqua même, voici quelques années, aux pauvres petites hirondelles qui sont les bons génies de nos toits. Il y eut un moment où l’hirondelle était l’ornement obligé de tout chapeau féminin.

C’est à l’époque de leur migration, quand elles s’apprêtaient à traverser la Méditerranée, ou bien quand elles nous revenaient après l’avoir traversée, que les habitants de certaines contrées du Midi les sacrifiaient par milliers.
Il y avait plusieurs moyens de les prendre. Voici le piège indigne qu’on leur tendait généralement, et qui constituait le moyen le plus expéditif de s’emparer d’elles : on tendait des rangées de fil de fer pareilles à celles des fils télégraphiques. Les hirondelles venaient s’y poser sans défiance. Quand le chasseur jugeait qu’elles étaient en nombre suffisant, il les foudroyait en faisant passer dans les fils un courant électrique d’une grande intensité.

Un de nos confrères rapportait alors ce détail typique sur l’hécatombe des hirondelles : « J’ai vu un jour, disait-il, un plumassier de Paris télégraphier à Marseille pour une commande d’hirondelles. Quatre jours après, il en avait reçu 220 prises en même temps de cette façon expéditive…» Et voilà à quelles inexcusables barbaries la coquetterie féminine doit ses coutumières satisfactions…

***

Mais ces cruautés ne sont rien auprès de celles qu’on fait subir aux jolies bêtes des Tropiques pour leur conserver, mortes, le brillant de leur plumage. Le colibri, l’oiseau-mouche, ces « flammes ailées », comme les appelle Michelet, sont si frêles qu’on ne peut les chasser avec le plomb le plus petit. On les prend avec un piège placé dans la corolle des fleurs dont ils vont sucer le suc, ou bien encore on les étourdit soit en leur lançant du sable au moyen d’une sarbacane, soit en tirant un coup de fusil à poudre, dont la répercussion suffit à les jeter à terre.
Pour prendre les marabouts, les bengalis et les sénégalis, les noirs d’Afrique creusent un trou dans le sable, en des endroits où ils savent que l’eau peut suinter ; ils dissimulent un filet sur le bord de cette mare improvisée. Après le coucher du soleil, les oiseaux viennent en masse s’y baigner et s’y désaltérer. Alors, le filet se rabat brusquement et les pauvres petites bêtes sont captives.

Quant aux paradisiers, les Papous de la Nouvelle-Guinée les prennent à la glu ou avec des lacets. Ils réussissent même parfois à les saisir vivants, en grimpant sur les arbres où les oiseaux dorment. Mais le moyen le plus répandu consiste à les étourdir et à les abattre au moyen d’une flèche faite avec la nervure d’une feuille de latanier, dont le bout est garni d’une lourde boule de gutta-percha.
Tous ces animaux pris vivants ou simplement étourdis sont écorchés vifs ou étouffés dans un four ad hoc. Ainsi, leur plumage n’est point endommagé, ne porte aucune trace de sang, et les belles dames peuvent se parer avec fierté de leurs dépouilles.

1000990-ColibriMais la barbarie la plus abominable est celle qu’on emploie pour se procurer l’aigrette du héron blanc, la plus belle, la plus recherchée de toutes les aigrettes.
Le héron blanc, qui fournit cet ornement si convoité par toutes les modistes de la terre, n’en est lui-même avantagé par la nature que pendant la saison des nids. Très sauvage, en temps ordinaire, il reste, une fois père, auprès de ses enfants, et, absorbé par sa tendresse, se laisse approcher avec facilité. On ne le capture pas, on se contente de lui enlever la peau de la tête, garnie du précieux duvet, et l’infortuné, ainsi scalpé, meurt lentement et douloureusement, près de ses petits, qui ne tardent pas, eux aussi, à périr, faute de nourriture.

Chaque aigrette de héron blanc représente une somme terrible de souffrances subies par une jolie bête inoffensive, et la mort de toute une nichée d’oiseaux… Réjouissez-vous, ô fastueuses élégantes qui pouvez garnir vos chapeaux de ces plumets merveilleux, dont le kilogramme se vend. jusqu’à cinq mille francs sur les marchés de Londres et de New-York, réjouissez-vous ! il n’est pas donné à tout le monde de se parer au prix de tant de cruautés.

La plume d’autruche elle-même ne s’obtient pas, quoiqu’on puisse en croire, sans faire souffrir l’animal. On sait que le fermage des autruches est une industrie qui se pratique en Afrique et dans l’Amérique du Sud. Il y a, au Cap, des fermes d’autruches depuis plus de quarante ans. On récolte les plumes au moment de la mue, c’est-à-dire vers les mois de Juin ou Juillet. Les plumes du dos et du ventre tombent naturellement, mais il faut tirer celles de la queue et des ailes, et ce tirage ne va pas sans brutalité.

Voici comment on s’y prend dans les fermes du Cap. Un gardien attire à l’écart l’autruche en lui jetant du grain. Pendant que la bête baisse la tête, le gardien la saisit par le cou. En même temps, quelques hommes vigoureux se jettent sur elle, se cramponnent aux pattes, aux ailes, et la forcent à s’accroupir. Maintenue en cet état, on lui arrache les plumes des ailes et de la queue. Ce procédé barbare est souvent fatal à l’autruche qui, en se défendant, peut se briser une jambe.
« Il faut souffrir pour être belle » disait un proverbe d’autrefois… « Il faut faire souffrir pour être belle », devrait dire plus justement ce proverbe, aujourd’hui.

***

Au printemps dernier, j’assistais à une conférence antivivisectionniste faite à Paris, dans une salle très mondaine, par un savant médecin. L’auditoire était des plus selects : messieurs en habit, dames en grands falbalas… Car l’antivivisectionnisme devient, à ce qu’il paraît, un petit jeu pour snobs et snobinettes. Or, je remarquai que ces personnes sensibles, qui frémissaient d’horreur au récit des souffrances subies par de pauvres animaux dans les chambres de tortures de la science, avaient toutes d’immenses chapeaux chargés de plumes, d’ailes, d’oiseaux entier… Et ces dames ne semblaient même pas se douter qu’elles étaient elles-mêmes complices de cruautés tout aussi répréhensibles que celles qui soulevaient leur indignation.
0 inconscience !…

Pourtant, les femmes ne peuvent arguer de leur ignorance. Partout, en Allemagne, en Angleterre, en Suisse, des ligues se sont créées pour combattre le port des plumes d’oiseaux. La reine d’Angleterre est, elle-même, à la tête de la ligue anglaise. Elle ne permet, dans son entourage, que les plumes provenant de l’autruche ou de la volaille de basse-cour.

On conte même, à ce-propos, une jolie anecdote. Un jour, la reine Maud de Norvège se présenta à une fête de charité, à Londres, avec un chapeau orné d’une superbe orfraie. La reine d’Angleterre fut informée de ce manquement à ses principes.

Elle manda sa fille et lui intima l’ordre d’enlever immédiatement ce chapeau. Et la reine Maud obéit et donna désormais l’exemple du respect aux volontés si généreuses et si humaines de sa mère.

En Amérique, certains États ont même fait des lois contre cette mode barbare « Aucune femme, mariée ou non, dit une de ces lois, ne pourra porter sur son chapeau d’autres plumes que celles provenant d’un dindon, d’un coq ou de tout autre oiseau de basse-cour destiné à l’alimentation… »

Des amendes considérables punissent toute infraction à cette loi.
Eh bien, en dépit de tout cela, cette mode absurde et cruelle subsiste, plus forte, plus impérieuse que jamais. Le ruban, la fleur, ces industries si françaises, sont abandonnées: la plume triomphe ! Il paraît que les chapeaux de femmes, cette saison, seront encore plus garnis de dépouilles d’oiseaux qu’ils ne le furent jusqu’ici.
Allons !… Nous vivons décidément en des temps singuliers. Les objurgations en faveur de la raison et de la pitié ne rencontrent qu’indifférence et cynisme, et il en est, hélas !des crimes de la mode comme des autres crimes : ils restent impunis.

Ernest LAUT. Le Petit Journal illustré du 8 Novembre 1908

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Les Oies dont on coupe les Ailes

Posté par othoharmonie le 14 novembre 2015

 

oie dont on coupe les ailesL’histoire de Duc, jars sauvage du Canada, est le romain d’un amour dont la profondeur, la tendresse, la constance feraient honneur aux meilleurs d’entre nous. Duc est l’un de ces fiers oiseaux qui, au rythme des saisons, sillonnent le ciel, en quête de climats accueillants, d’herbages prospères. Pour eux, comme pour nous, l’alternative est d’une cruelle simplicité ; accepter la sécurité humiliante mais confortable des réserves où l’on pousse le souci de leur protection jusqu’à les amputer des grandes rémiges qui leur permettent de voler loin ; ou affronter, tôt ou tard, le fusil du chasseur et jouer à chaque instant une existence dangereuse mais libre.

Duc le Jars sauvage est libre. Il a attendu patiemment le moment de choisir celle qui sera, pour toujours, la compagne de sa vie ; mais les circonstances, souvent choisissent pour nous : l’élue habite une grande réserve du Wisconsin, et ses ailes rognées l’empêcheront de suivre Duc dans sa grande migration hivernale vers le sud. Elle l’aime cependant autant qu’il l’aime, et le mot n’est pas trop fort puisque, s’étant promis et donnés l’un à l’autres, ils ne permettront pas à la mort elle-même de dénouer leurs liens…..

Voici l’histoire : issue du livre présenté ICI : http://bibliothequecder.unblog.fr/2015/05/05/loie-sauvage/

Duc le Jars jaillit du ciel tumultueux du Wisconsin, se posa sur l’un des étangs artificiels qu’habitait un troupeau de ses congénères domestiquée et, en attendant la fin de l’orage, prit pour compagne l’une des oies. Puis, le ciel s’étant découvert, la bande d’oies sauvages reprit son vol, et il partit avec elles ; et comme la femelle ne le suivait pas, il revient en trompetant, la pressant de s’enlever sur l’aile du vent et de venir dans le Nord bâtir son nif.

La femelle, battant des ailes, courut le long de la levée de terre ; mais les longues rémiges, les plumes qui fournissent l’ultime élan indispensable à l’envol, avaient été rognées au niveau de l’aileron droit.

Jusqu’à la tombée de la nuit, et même après, le jars plana à basse altitude au-dessus de l’oie, allant, venant, poussant des cris. Lorsque enfin il devin évident que la femelle ne le suivrait pas, il étala les palmes de ses pattes, freina avec ses ailes et, effleurant l’eau, vint se poser à  côté d’elle. Ils passèrent la nuit ensemble, mais, le lendemain matin, le mâle s’enleva de nouveau en entendant les appels d’un vol d’oies sauvages en pleine migration ; après avoir encore pressé la femelle de la suivre, il s’éloigna, diminuer à l’horizon jusqu’à ce que l’oie elle-même – en dépit de ses yeux faits pour scruter les lointains et de son ouïe si fine qu’elle entendait les vers creuser leurs galeries dans la terre – l’oie elle-même ne put plus le voir ni l’entendre. 

La femelle, de sa marche dandinante, sortit de l’eau et, désolée, le cou rentré, les plumes ébouriffées comme celles d’une poule malade, s’installa sur la rive. Le jars l’avait choisie, puis il était parti – et cela était contraire aux usages des oies sauvages, qui s’apparient pour la vie et plus longtemps même, puisque si l’un des membres du couple périt, l’autre lui demeure à jamais fidèle. L’air important, un jars du troupeau domestiqué s’approcha de l’oie, qui affecta d’ignorer ses compliments. Lorsque, tendant son long cou, il lui offrit une becquée de cornifle cueillie dans l’étang, elle répondit par un coup de bec. Le jars, alors, se drapa dans sa dignité et, regagnant le sien du troupeau, se mit en devoir de trouver une compagne agréable et consentante.

Il y a avait beaucoup d’oies sur les étangs du ranch de la Truite d’Argent, qui était, entre autres choses, un ranch de pêche pour touristes. Les oies, auxquelles on rognait une aile peu après leur naissance, étaient là pour donner aux clients l’illusion des régions du Nord, où la truite fuse de l’eau pour happer de vraies mouches, et non les boulettes de viande et de céréales projetées par des mangeoires électriques. Ces oies vivaient ainsi, au raz du sol, depuis des générations. Parfois, à la saison des migrations, lorsque les vols d’oies sauvage sillonnaient le ciel du matin au soir, leurs sœurs captives lançaient un grand coup de trompette ; mais à chaque nouvelle génération, s’était engourdi un peu plus leur amour instinctif de la liberté, étouffé par la sécurité des pâtures généreuses, jusqu’au moment où leur grand désir de prendre leur essor s’était réduit à une nostalgie très fugitive.

L’oie appariée surveillait le ciel. En effet, chez les oies sauvages, la pariade, c’est à dire les fiançailles, précède parfois de plusieurs mois l’accouplement proprement dit. Elle était convaincue que le jars allait, d’un instant à l’autre, réapparaître et la réclamer pour sa seule compagne.

Tout au long du jour, elle vit des couples se détacher du troupeau pour aller établir leur territoire dans un verger ou dans un bouquet de bouleaux où l’on avait disposé des tonneaux prêts à accueillir leur nid. Mais l’oie délaissée demeurait seule sur l’eau, en dépit de la proximité dangereuse des cuillers et des mouches des pêcheurs. Ceux-ci commentaient son ai de tristesse ; mais il n’est pas dans la manière des oies du Canada de prendre l’amour à la légère. La frivolité est réservée aux malards, les canards mâles, qui dans un grand déploiement de cancans et de chamailleries, se volent mutuellement leurs canes de façon éhontée. Chez les oies du Canada, la cour est discrète ; Par la suite, le jars protège sa compagne retenue au nid par la couvaison ; il garde et défend les oisons alors même qu’ils ont appris à voler, et cela jusqu’au jour où ils s’éloignent pour, à leur tour, fonder une famille.

La nuit vint. L’oie, posée sur une seule patte, cacha son bec dans l’abri duveteux de son aile ; mais de tout son être, elle guettait la voix du jars, cette voix entendue pendant un temps si bref et que, cependant, elle saurait reconnaître sans une seconde d’hésitation sa vie durant.

Ainsi passa la nuit. Le troupeau des oies posées sur l’eau, les couples installés aux abords des tonneaux, tous faisaient silence. Seuls les canards se querellaient dans l’obscurité.

§Au matin, les nuages se dispersèrent, révélant un ciel lumineux. L’oie reposa sa patte et s’inclina légèrement pour reprendre son équilibre. Elle étira ses membres à droite, puis à gauche, ébouriffa ses plumes, s’ébroua vigoureusement et dirigea vers l’étang. Là, quittant la rive, elle s’éloigne un peu à la nage et, effleurant la surface de son bec, but une gorgée. Puis, avec une courbette gracieuse, elle plongea sa tête dans l’eau, la releva et laisse un ruisselet argenté courir le long de son cou et de son dos. Son bain terminé, elle s’éboua faisant jaillir de son plumage une pluie de diamant.

Le reste du troupeau, à présent, manifestait à grand bruit son impatience ; les couples eux-mêmes quittent leurs nids pour se diriger vers l’aire circulaire de terre battue où l’on répandait le maïs. C’était l’heure du repas.

La femelle resta des jours et des jours esseulée………. Puis un jour……

Alors, dans ce silence, vint l’appel ; lointain, mais puissant et clair comme la voie d’une trompe d’agent. Relevant la tête, la femelle fit des efforts frénétiques pour s’enlever. Lorsque Marck le fermier, attiré par le bruit, sortit pour voir ce qui allait se passer, l’oie renonça à s’envoler et lança un cri de désir.  On apercevait, à l’horizon, un point qui se mit à grandir. Enfin, la femelle entendit le puissant battement d’ailes du jars et le vit incliner le col pour la regarder. Néanmoins, le mâle ne se posa pas immédiatement ; maintenant qu’il se savait attendu, il lui fallait prendre d’autres facteurs en considération.

Il était une oie sauvage. Sauf en cas d’extrême nécessité, jamais il ne se poserait à proximité d’arbres susceptibles d’abriter un animal prédateur. D’autre part, les hangars du ranch, les camions, les hommes, tout représentait pour lui l’éventualité d’une menace. Au lieu de rejoindre la femelle, il lui répéta son appel, la pressant de le suivre dans le Nord, où, à quinze kilomètres de là, attendait un fleuve sauvage bordé de berges de gravier et de vastes prairies, dans une contrée où l’on rencontrait l’élan et parfois le loup, mais presque jamais un être humain.

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Entre le cygne sauvage et le cygne privé

Posté par othoharmonie le 31 octobre 2015

 

Cygne_epinalLa femelle du cygne couve pendant six semaines au moins; elle commence à pondre au mois de février: elle met, comme l’oie, un jour d’intervalle entre la ponte de chaque œuf; elle en produit de cinq à huit, et communément six ou sept; ces œufs sont blancs et oblongs, ils ont la coque épaisse et sont d’une grosseur très considérable; le nid est placé, tantôt sur un lit d’herbes sèches au rivage, tantôt sur un tas de roseaux abattus, entassés et même flottants sur l’eau. Le couple amoureux se prodigue les plus douces caresses, et semble chercher dans le plaisir les nuances de la volupté; ils y préludent en entrelaçant leurs cous; ils respirent ainsi l’ivresse d’un long embrassement; ils se communiquent le feu qui les embrase, et lorsque enfin le mâle s’est pleinement satisfait; la femelle brûle encore, elle le suit, l’excite, l’enflamme de nouveau, et finit par le quitter à regret pour aller éteindre le reste de ses feux en se lavant dans l’eau.

Les fruits d’amours si vives sont tendrement chéris et soignés; la mère recueille nuit et jour ses petits sous ses ailes, et le père se présente avec intrépidité pour les défendre contre tout assaillant; son courage dans ces moments n’est comparable qu’à la fureur avec laquelle il combat un rival qui vient le troubler dans la possession de sa bien-aimée; dans ces deux circonstances, oubliant sa douceur, il devient féroce et se bat avec acharnement, souvent un jour entier ne suffit pas pour vider leur duel opiniâtre; le combat commence à grands coups d’ailes, continue corps à corps et finit ordinairement par la mort d’un des deux, car ils cherchent réciproquement à s’étouffer en se serrant le cou et se tenant par force la tête plongée dans l’eau; ce sont vraisemblablement ces combats qui ont fait croire aux Anciens, que les cygnes se dévoraient les uns les autres; rien n’est moins vrai, mais seulement ici, comme ailleurs, les passions furieuses naissent de la passion la plus douce, et c’est l’amour qui enfante la guerre.

En tout autre temps ils n’ont que des habitudes de paix, tous leurs sentiments sont dictés par l’amour; aussi propres que voluptueux, ils font toilette assidue chaque jour; on les voit arranger leur plumage, le nettoyer, le lustrer et prendre de l’eau dans leur bec pour la répandre sur le dos, sur les ailes avec un soin qui suppose le désir de plaire, et ne peut être payé que par le plaisir d’être aimé. Le seul temps où la femelle néglige sa toilette est celui de la couvée, les soins maternels l’occupent alors toute entière, et à peine donne-t-elle quelques instants aux besoins de la nature et à sa subsistance.

Les petits naissent fort laids et seulement couverts d’un duvet gris ou jaunâtre, comme les oisons; leurs plumes ne poussent que quelques semaines après, et sont encore de la même couleur; ce vilain plumage change à la première mue, au mois de septembre; ils prennent alors beaucoup de plumes blanches, d’autres plus blondes que grises, surtout à la poitrine et sur le dos; ce plumage chamaré tombe à la seconde mue, et ce n’est qu’à dix-huit mois et même à deux ans d’âge que ces oiseaux ont pris leur belle robe d’un blanc pur et sans tache; ce n’est aussi que dans ce temps qu’ils sont en état de produire.

Les jeunes cygnes suivent leur mère pendant le premier été, mais ils sont forcés de la quitter au mois de novembre; les mâles adultes les chassent pour être plus libres auprès des femelles; ces jeunes oiseaux tous exilés de leur famille, se rassemblent par la nécessité de leur fort commun; ils se réunissent en troupes et ne se quittent plus que pour s’apparier et former eux-mêmes de nouvelles familles.

Comme le cygne mange assez souvent des herbes de marécages et principalement de l’algue, il s’établit de préférence sur les rivières d’un cours sinueux et tranquille, dont les rives sont bien fournies d’herbages; les Anciens ont cité le Méandre, le Mincio, le Strymon, le Caystre, fleuves fameux par la multitude des cygnes dont on les voit couverts; l’île chérie de Vénus, Paphos, en était remplie. Strabon parle des cygnes d’Espagne, et suivant Ælien l’on en voyait de temps en temps paraître sur la mer d’Afrique, d’où l’on peut juger, ainsi que par d’autres indications, que l’espèce se porte jusque dans les régions du Midi; néanmoins celles du Nord semblent être la vraie patrie du cygne et son domicile de choix, puisque c’est dans les contrées septentrionales qu’il niche et multiplie. Dans nos provinces nous ne voyons guère de cygnes sauvages que dans les hivers les plus rigoureux. Gesner dit qu’en Suisse on s’attend à un rude et long hiver quand on voit arriver beaucoup de cygnes sur les lacs. C’est dans cette même saison rigoureuse qu’ils paraissent sur les côtes de France, d’Angleterre et sur la Tamise, où il est défendu de les tuer, sous peine d’une grosse amende; plusieurs de nos cygnes domestiques partent alors avec les sauvages si l’on n’a pas pris la précaution d’ébarber les grandes plumes de leurs ailes.

Nid de cygne tuberculé avec deux œufs non éclos (à gauche) et parent surveillant sa couvée (à droite).Néanmoins quelques-uns nichent et passent l’été dans les parties septentrionales de l’Allemagne, dans la Prusse et la Pologne; et en suivant à peu près cette latitude, on les trouve sur les fleuves près d’Azof et vers Astracane, en Sibérie chez les Jakutes, à Séléginskoi, et jusqu’au Kamtschatka; dans cette même saison des nichées, on les voit en très grand nombre sur les rivières et les lacs de la Lapponie; ils s’y nourrissent d’œufs et de crysalides d’une espèce de moucheron dont souvent la surface de ces lacs est  couverte.

Les Lappons les voient arriver au printemps du côté de la mer d’Allemagne: une partie s’arrête en  Suède et surtout en Scaniem. Horrebows prétend qu’ils restent toute l’année en Islande, et qu’ils habitent la  mer lorsque les eaux douces sont glacées; mais s’il en demeure en effet quelques-uns, le grand nombre suit  la loi commune de migration, et fuit un hiver que l’arrivée des glaces du Groenland rend encore plus rigoureux  en Islande qu’en Lapponie.  Ces oiseaux se sont trouvés en aussi grande quantité dans les parties septentrionales de l’Amérique, que  dans celles de l’Europe. Ils peuplent la baie d’Hudson, d’où vient le nom de cary-swan’s-nest que l’on peut traduire porte-nid de cygne, imposé par le capitaine Button, à cette longue pointe de terre qui s’avance du nord dans la baie. Ellis a trouvé des cygnes jusque sur l’île de Marbre, qui n’est qu’un amas de rochers bouleversés, à l’entour de quelques petits lacs d’eau douce; ces oiseaux sont de même très nombreux au Canada, d’où il paraît qu’ils vont hiverner en Virginie et à la Louisiane; et ces cygnes du Canada et de la Louisiane, comparés à nos cygnes sauvages, n’ont offert aucune différence. Quant aux cygnes à tête noire des îles Malouines et de quelques côtes de la mer du Sud, dont parlent les Voyageurs, l’espèce en est trop mal décrite, pour décider si elle doit se rapporter ou non à celle de notre cygne.

Les différences qui se trouvent entre le cygne sauvage et le cygne privé, ont fait croire qu’ils formaient deux espèces distinctes et séparées; le cygne sauvage est plus petit; son plumage est communément plus gris que blanc; il n’a pas de caroncule sur le bec qui toujours est noir à la pointe, et qui n’est jaune que près de la tête; mais à bien apprécier ces différences, on verra que l’intensité de la couleur, de même que la caroncule ou bourrelet charnu du front, sont moins des caractères de nature, que des indices et des empreintes de domesticité; les couleurs du plumage et du bec étant sujettes à varier dans les cygnes comme dans les autres oiseaux domestiques, on peut donner pour exemples le cygne privé à bec rouge dont parle le docteur Plott; d’ailleurs cette différence dans la couleur du plumage n’est pas aussi grande qu’elle le paraît d’abord ; nous avons vu que les jeunes cygnes domestiques naissent et restent longtemps gris; il paraît que cette couleur subsiste plus longtemps encore dans les sauvages, mais qu’enfin ils deviennent blancs avec l’âge; car Edwards a observé que dans le grand hiver de 1740, on vit aux environs de Londres plusieurs de ces cygnes sauvages qui étaient entièrement blancs; le cygne domestique doit donc être regardé comme une race tirée anciennement et originairement de l’espèce sauvage. Mrs Klein, Frisch et Linnæus l’ont présumé comme moi, quoique Willughby et Ray prétendent le contraire.

Extrait de l’Histoire naturelle des oiseaux : Buffon – Le Cygne

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APOLLON ET LES CYGNES

Posté par othoharmonie le 26 octobre 2015

 

APOLLONApollon est le dieu grec du chant, de la musique et de la poésie. Il est également dieu des purifications et de la guérison, mais peut apporter la peste avec son arc ; enfin, c’est un des principaux dieux capables de divination, consulté, entre autres, à Delphes, où il rendait ses oracles par la Pythie. Il a aussi été honoré par les Romains, qui l’ont adopté très rapidement sans changer son nom. Dès le ve siècle av. J.-C., ils l’adoptèrent pour ses pouvoirs guérisseurs et lui élevèrent des temples.

Il est fréquemment représenté avec son arc et ses flèches, ou encore avec une cithare, voire une lyre : on le qualifie alors de « citharède ». Il est également appelé « musagète ». Le surnom de « Loxias », « l’Oblique », lui est attribué à cause de l’ambiguïté de ses oracles. Apollon devient au Moyen Âge puis à l’époque moderne un dieu solaire, patron de la musique et des arts. Au xixe siècle, il symbolise la raison, la clarté et l’ordre, considérés comme caractéristiques de l’« esprit grec », par opposition à la démesure et à l’enthousiasme dionysiaques. Ainsi, on a pu écrire de lui qu’il est « le plus grec de tous les dieux » et qu’« aucun autre dieu n’a joué un rôle comparable dans le développement du mode de vie grec ». Il reste l’un des dieux auquel l’on a élevé le plus de temples et consacré le plus de cultes.

Sa naissance est contée en détail dans l’Hymne homérique à Apollon : sur le point d’enfanter, Léto parcourt la mer Égée, cherchant un asile pour son fils. Pleines de terreur, « car nulle d’entre elles n’eut assez de courage, si fertile qu’elle fût, pour accueillir Phoibos », îles et presqu’îles refusent l’une après l’autre d’accueillir Apollon. Léto gagne finalement l’île de Délos, qui refuse d’abord, de peur que le dieu ne la méprise ensuite à cause de l’âpreté de son sol. Léto jure par le Styx que son fils y bâtira son temple et l’île accepte aussitôt.

Toutes les déesses, dont Dioné, Rhéa, Thémis et Amphitrite, viennent assister Léto pendant sa délivrance. Par jalousie, Héra ne prévient pas Ilithyie, déesse des accouchements, qui reste sur l’Olympe. Après neuf jours et neuf nuits, les déesses ordonnent à Iris, messagère des dieux, de prévenir Ilithyie et de lui remettre un collier d’or pour la faire venir. Dès que celle-ci arrive à Délos, Léto étreint un palmier qui deviendra sacré et donne naissance à Apollon, en un jour qui est le septième du mois. Aussitôt, les cygnes sacrés font sept fois le tour du rivage en chantant9. Puis Thémis offre à Apollon le nectar et l’ambroisie. Dans l’Hymne homérique, Artémis ne naît pas en même temps que son frère, mais à Ortygie — nom qui désigne peut-être l’emplacement du temple d’Artémis à Éphèse11. Dès sa naissance, Apollon manifeste sa puissance d’immortel ; il réclame ses attributs, la lyre et l’arc, et affirme ses pouvoirs.

Chez les Hyperboréens

Peu après la naissance d’Apollon, Zeus lui remet un char tiré par des cygnes et lui ordonne de se rendre à Delphes. Le dieu n’obéit pas immédiatement, mais s’envole à bord de son char pour le pays des Hyperboréens qui, selon certaines versions, est la patrie de Léto. Là vit un peuple sacré qui ne connaît ni la vieillesse, ni la maladie ; le soleil brille en permanence18. Il y reste pendant un an avant de partir pour Delphes. Il y revient tous les 19 ans, période au bout de laquelle les astres ont accompli une révolution complète. De l’équinoxe de printemps au lever des Pléiades, il y danse chaque nuit en s’accompagnant de la lyre. Selon d’autres légendes, il y passe chaque année les mois d’hiver, ne revenant dans son lieu de culte — Delphes ou Délos — qu’avec le printemps.

Leurs attributs communs sont l’arme de jet, l’instrument à cordes, le corbeau, le roitelet, « l’aigle pourri », le cygne, le coq, le héron et la grue, le chien et le loup, le cerf, le sanglier, le serpent et la tortue, l’ours, le dauphin, le phoque, le poisson, le cheval, la pomme et la branche nourricière, les nombres trois, sept et neuf, la danse en rond sur un pied, la pourriture. Ils sont également rattachés à des mythes communs, tels que la naissance, le meurtre des géants borgnes, la succession de Terre (Gaïa ou Thémis en Grèce, Tailtiu en Irlande) ou la fondation de jeux.

Par ailleurs, selon B. Sergent, le culte d’Apollon ne s’est fixé en Lycie qu’au ive siècle av. J.-C.. Auparavant, les Grecs ont pu faire des « jeux de mots » entre le nom de la Lycie (Lukia en grec) et les épithètes LukeiosLukiosLukêgenès d’Apollon, qui se rapportent au loup (lukos), l’un des attributs d’Apollon, ou à la lumière (lukê). Il serait Lukê-genès, comme le dit l’Iliade, parce qu’il serait « né de la lumière » et non pas « né en Lycie ».

C’est surtout à Delphes que le caractère complexe du dieu se révèle, dans son rôle d’inspirateur de la Pythie et des hommes, qu’il révèle à soi.

Le rapprochement proposé par Bernard Sergent entre Lug et Apollon n’a pas été repris par d’autres spécialistes. Il est à noter que les spécialistes actuels des études celtiques voient davantage en Lug un héritier du couple indo-européen des Dioscures, les Jumeaux divins, une des plus anciennes figures du panthéon indo-européen.

 

 cygne1

L’activité majeure des CIGNES

Les déplacements migratoires occupent une part importante de l’activité annuelle des cygnes sauvages. Ces voyages sont rendus indispensables par l’impossibilité d’utiliser les régions septentrionales de nidification, livrées à la neige et à la glace. Les cygnes sont de puissants voiliers que ne rebutent pas les longues migrations. Ils comptent parmi les oiseaux les plus lourds capables de voler. Le record de poids enregistré concernait un cygne danois de 14 kilos. La surface portante réduite de leurs ailes leur interdit le vol plané et les contraint à de constants et vigoureux battements. Le sifflement que provoque la pénétration des rémiges (les grandes plumes des ailes) dans l’air accompagne ces lents mouvements. Quand plusieurs cygnes volent ensemble, les sonorités légèrement différentes dues à chacun d’eux produisent un curieux concert de sifflements chuintants, audible à plusieurs centaines de mètres, surtout en l’absence de vent.

Les mouvements migratoires commencent à partir de la mi-septembre et durent jusqu’en novembre. Les couples nicheurs installés le plus au nord sont chassés par le gel les premiers. Ceux qui vivent le plus au sud peuvent se mettre en route avec plusieurs semaines de décalage. À l’inverse, le voyage de retour s’échelonne de la mi-mars à la fin de mai, les cygnes nichant le plus au nord rejoignant les derniers leur aire de nidification.

Les voyages vers les lieux d’hivernage ont lieu en familles isolées, mais, au fur et à mesure des escales traditionnelles en des lieux souvent immuables, où les oiseaux se reposent et s’alimentent, les troupes de cygnes sauvages s’étoffent progressivement et peuvent finir par compter plusieurs centaines d’oiseaux.

Les vols de migration, contrairement aux déplacements de plus faible ampleur intervenant sur les sites de nidification ou d’hivernage, se déroulent à plusieurs centaines de mètres du sol. Différents des oies, qui volent en adoptant très régulièrement des formations géométriques, les cygnes migrent de manière moins délibérément organisée, mais ils peuvent également former des chevrons ou des lignes régulières, de tels vols limitant la dépense d’énergie, sauf pour l’oiseau de tête.

Une fois parvenus sur les lieux d’hivernage, les cygnes sauvages sont parfois contraints à repartir, la dégradation des conditions atmosphériques en cours d’hiver les poussant à se réfugier dans des régions moins exposées.

La mue des plumes alaires, peu après la migration printanière, entre le mois de juin et la fin d’août, est un phénomène surprenant, propre à la plupart des ansériformes. Toutes les rémiges (grandes plumes) tombant simultanément, les cygnes sont incapables de voler durant cinq à six semaines. Cette mue qui cloue les cygnes au sol a lieu au moment de l’élevage des petits, quand ceux-ci sont eux-mêmes dans l’incapacité de voler. Leurs parents ne les quittent alors jamais de plus de quelques mètres et ne sont donc pas gênés outre mesure par cette mue, qui intervient stratégiquement entre deux époques de migration.

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LA PANTHERE DE DIONYSOS

Posté par othoharmonie le 15 août 2015

 

 

imagesLe culte de Dionysos ne s’implanta pas facilement en Grèce, sans doute parce qu’il venait de chez ces Barbares d’Anatolie, ces Phrygiens et ces Thraces, lieu de naissance des plus anciennes Déesses-Mères, androgynes comme Cybèle. Dionysos, lui-même, était parfois interpellé de la façon suivante : « Où vas-tu… toi, l’homme-femme ? », souvent attaqué comme on agresse encore parfois aujourd’hui les homosexuels. Il faut préciser qu’il portait des vêtements de femme, mais sans doute avait-il hérité de la bisexualité de ces déesses crétoises ou anatoliennes, de la Déesse-Mère ou du Serpent ? N’était-il pas, par excellence, le dieu qui prit toutes les formes, connut toutes les métamorphoses : il se changea en lion, en panthère, en fait en ce qu’il voulait, lui le dieu de la démesure et de l’ivresse, maître des Ménades comme son homologue romain Bacchus, dieu du vin et des vendanges de septembre, qui était lui aussi le maître des Bacchantes.

On a chargé les Ménades, Corybantes et Bacchantes, pour faire d’elles de dangereuses hystériques dévorant leurs propres enfants, des animaux vivants qu’elles déchiraient à belles dents, des taureaux sauvages en particulier, et cela au cours d’une transe sacrée. Certes, il existe une tradition prétendant qu’au cours de transes rituelles des sacrifices d’animaux, voire d’enfants, avaient lieu. On peut suggérer autre chose, une relation beaucoup plus directe au chamanisme. Comment ne pas évoquer l’histoire de Penthée qui lui-même prenait progressivement la forme d’un animal. Il sera d’ailleurs lapidé par les Ménades dont il avait surpris les secrets ; elles lui trancheront la tête et la porteront à sa mère, Agavé, qui la prend pour une tête de lion… Tirésias avait pourtant averti Penthée : « Si tu mets la main sur ce dieu, tu vas t’en repentir, toi et les tiens ! ». Mais Penthée ne l’écoute pas. Il insulte Dionysos, veut l’enfermer : « Tu as tort, l’avertit ce dernier, de méconnaître mon pouvoir » ; et aussitôt il fit en sorte que toutes les femmes de la ville soient entraînées par les Ménades et leurs chants sauvages. Même la mère de Penthée les suivra, en transe comme les autres. Dionysos interrompra brutalement la transe mais lorsqu’Agavé émergera, il sera trop tard, elle aura déchiqueté son fils et elle mesurera l’horreur de son geste. Dieu terrible, Dionysos finira par forcer le respect des Grecs mais jamais sans arrière-pensée, même après qu’il eut inventé le théâtre. Il fut en effet le premier metteur en scène. Il inspirait aussi bien les poètes que les acteurs. Ce qui est probable, c’est que les cultes venus de ces pays « barbares » ne pouvaient que choquer les Grecs « sages ».

Les Grecs reprochaient aux Barbares l’immodestie des femmes à laquelle Dionysos conviait ses Ménades mais on peut aussi voir dans le conflit entre Dionysos et les dieux olympiens une opposition entre deux modes d’approche du monde, de la vie, de la connaissance. Les adeptes de Dionysos prônaient une connaissance directe de la divinité par fusion avec lui ; la divination, la transe, l’expérience mystique immédiate, tout cela ne saurait s’aborder par les voies de la rationalité. Comme cela a été écrit : « Le fidèle de Dionysos, au summum de son extase, ne fait qu’un avec son dieu ; la divinité pénètre en lui, il est ‘Enthéos’ et le nom de Bacchus désigne aussi bien le dieu que son adorateur ». Il s’agissait d’acquérir par cette fusion l’immortalité. Devenir Dionysos, c’était en même temps absorber son immortalité, concept tout à fait étranger à la mentalité grecque.

Cependant cette opposition fondamentale, nous la retrouvons aujourd’hui, entre ceux qui croient à une certaine qualité d’expérience mystique, s’intéressent au retour du chamanisme, de certaines pratiques irrationnelles, et ceux qui ne croient qu’une science fondée sur la raison pure, la répétitivité de l’expérience et l’élaboration rigoureuse de règles et de lois. Ainsi s’opposent la Vierge folle et la Vierge sage. 

Il fallait bien que les Grecs changent quelque peu la nature de Dionysos pour le rendre acceptable. Ils changèrent même son lieu de naissance, élisant Thèbes.  Sa mère aurait été une célèbre princesse dont Zeus serait tombé éperdument amoureux. Au point de dire à Sémélé, fort imprudemment, qu’elle pouvait tout exiger de lui. Mal inspirée par Héra, l’éternelle jalouse, Sémélé demande à voir Zeus dans toute sa splendeur. Exigence fatale, car Zeus est contraint de tenir sa promesse : « Non, je t’en prie, ne me demande pas cela ! » supplie Zeus, « si tu me vois dans toute ma puissance, cela te perdra ! ». Mais Héra a été persuasive et Sémélé insiste, obstinée. Alors Zeus lui apparut dans sa gloire et la pauvre princesse fut aussitôt foudroyée car Zeus/Jupiter est foudre, orage, tonnerre, feu à l’état pur. Il eut tout juste le temps de retirer du corps de la mère l’enfant qu’elle attendait et de le placer dans sa cuisse. Autrefois la cuisse désignait l’utérus, ce qui nous ramène à l’androgynat de Zeus lui-même. Ainsi Dionysos achèvera sa gestation dans « la cuisse de Jupiter ».

Description de cette image, également commentée ci-aprèsPlus tard, grâce à Hermès/Mercure, Dionysos retrouvera sa mère aux Enfers et elle prendra alors place dans l’Olympe, acquérant là son statut d’immortelle.

Ce dieu du vin né du feu et élevé par la pluie prend parfois aussi la forme symbolique d’un « grain de raisin », comme d’autres dieux parèdres de la Déesse Mère seront des « grains de blé ». Et Dionysos « homme-femme », voyageur, allant de-ci, de-là, par monts et par vaux, enseignera à cultiver la vigne, tout comme il enseignera les Mystères à l’instar de Déméter.

Comme Héphaïstos, Dionysos se situe évidemment sur le versant de la Vierge folle. Dans l’imaginaire collectif cette « démence » est due en effet à l’ébriété, à l’ivresse qui délivre et dénoue, libère les instincts les plus fous, lève tous les interdits.

Quant à la vie amoureuse de Dionysos, elle commence par un premier amour avec un adolescent nommé Ampélos qui mourra accidentellement et sera ensuite changé par le dieu en constellation ou, dans une autre version, en pied de vigne.

Par la suite, alors que Thésée eut abandonné Ariane sur l’île de Naxos, Dionysos qui passait par là serait tombé amoureux d’elle : il apparut à Ariane, l’emmène sur l’Olympe et en fait sa femme. Ariane est parfois vue comme la mère des Ménades. A la mort de sa compagne, Dionysos aurait jeté sa couronne dans le ciel pour lui rendre hommage. Ariane serait donc devenue la constellation de la couronne boréale.

D’Althée, la reine de Calydon, il eut une fille, Déjanire, qui sera adoptée par l’époux d’Althée, Oenée. Enfin, ce sera Aphrodite/Vénus qui lui donnera plusieurs fils, dont Priape, divinité phallique des Vergers et des Jardins, Hyménée, dieu du chant nuptial et, selon le cinquante-septième Hymne orphique, l’Hermès souterrain, chtonien ou infernal.

D’autres mythes viennent informer sur la personnalité de Dionysos. Ainsi, les femmes d’Argos devenues folles et qui dévorèrent leurs nourrissons car elles n’exaltaient pas convenablement Dionysos. Il y a aussi les trois filles de Proétos : Lysippé, Iphinoé, Iphianassa, frappées de démence par Dionysos, ou Héra, et guéries par Mélampous.

Quant aux sœurs Agavé, Ino et Autonoé, elles tuèrent Penthée, le fils d’Agavé, lors d’un délire dû à Dionysos. Et puis, les Minyades, filles du roi d’Orchomène en Béotie, Minyas, au nombre de trois : Leucippé, Arsinoé et Alcathoé, qui refusèrent de s’adonner au culte de Dionysos. Pour se venger, il les punit en les frappant de folie.

Cependant, Dionysos c’est le dieu du vin, de la végétation arborescente et de tous les sucs vitaux : sève, urine, sperme, lait, sang. Il se spécialisera par la suite dans la vigne qu’il était censé avoir donnée aux hommes, ainsi que l’ivresse et la transe mystique. Ses attributs incluent tout ce qui touche à la fermentation, aux cycles de régénération. N’est-il pas d’ailleurs le fils de Sémélé avatar de la déesse phrygienne de la terre, et puis aussi amant d’Ariane, déesse minoenne de la végétation, et enfin compagnon des nymphes et des satyres. Il est fréquemment associé au bouc et au taureau, animaux jugés particulièrement prolifiques.

Plusieurs portraits sont accolés à la personnalité de Dionysos : celui qui sert le vin pur et qui aime la chair crue, ou encore le protecteur des arbres et l’esprit de l’écorce, le protecteur des figuiers ou bien le garant de la fécondité.

On l’appelait aussi bien Zagreus, fils de Zeus et de Perséphone, que Bromios ce qui signifie « au bruyant cortège ». On le disait Digonos, c’est-à-dire « deux fois né » ou encore Bakkhos « qui retentit ».

L’attribut majeur et personnel de Dionysos est le thyrse qu’il tient à la main, qu’on trouve à ses pieds ou dans son cortège. Il régit le pin et le lierre, ainsi que leurs fruits, la pomme de pin et les baies de lierre dont il est souvent couronné. Ces plantes sont une apparente exception dans la nature car elles sont toujours vertes au cours de l’année et ne semblent pas perdre leurs feuilles, ce qui renvoie aux résurrections du dieu. On notera aussi que les vrais fruits du pin sont cachés dans la pomme et que les baies du lierre, toxiques, entraient dans la fabrication d’une bière que consommaient les Ménades et qui LA PANTHERE DE DIONYSOS dans PANTHERE - LEOPARD 220px-Cat_tongue_macrocontribuaient à la transe.

On trouve encore le grenadier et la grenade, le figuier et les figues. Le grenadier est issu du sang du dieu, ses fruits mûrissent en hiver et Perséphone reste liée aux enfers pour en avoir mangé. Le figuier est associé à la vie cachée dans le monde méditerranéen, car il pousse spontanément là où il y a de l’eau souterraine et révèle les sources.

Comme il a apporté la vigne et le vin aux hommes, on trouve également la vigne et le raisin, la coupe à boire. Mais il s’agit plutôt d’un amalgame avec Bacchus, son équivalent romain.

Quant à son bonnet phrygien, il rappelle l’origine asiatique de Dionysos. On trouve aussi la flûte, les cymbales et les tambourins.

Les animaux associés à Dionysos sont le bouc, le taureau, l’âne et la panthère. Ses temples majeurs se trouvaient à Athènes avec le Théâtre de Dionysos, Eleusis, Smyrne et Ephèse.

Bibliographie

Dictionnaire de la Mythologie – Michael Grant & John Hazel – Collection Marabout  

Dieux et Héros du zodiaque – Joëlle de Gravelaine – Robert Laffont Editeur    

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Les Menaces pour les Orang-outan

Posté par othoharmonie le 26 avril 2015

Dans la littérature :

  • 220px-Druide_orang-outanDans la nouvelle  »Double assassinat dans la rue Morgue«  d’Edgar Allan Poe (1841), l’auteur d’un double meurtre apparemment inexplicable est en fait un orang-outan.
  • Dans  »La Planète des singes  » de Pierre Boulle (1963), ainsi que dans plusieurs de ses adaptations au cinéma, Zaïus est l’orang-outan ministre de la science et gardien de la foi.
  • Le bibliothécaire de l’Université de l’Invisible est un mage transformé en orang-outan par un sortilège, dans  »Les Annales du Disque-Monde  » de Terry Pratchett (1983-2009).
  • Dans le manga de Hirohiko Araki « Jojo’s Bizarre Adventure – Stardust Crusaders » tome 2, un Orang-Outan mets des bâtons dans les roues des personnages principaux grâce à son stand « Strenght ».

Dans les arts plastiques :

  • À la fin du xixe siècle, un thème à la mode inspire les artistes : celui de l’affrontement entre l’Homme et la Bête. La relation par The Times des expéditions de l’explorateur britannique Alfred Russel Wallace en Insulinde signale l’attaque d’un pisteur malais par un orang-outang furieux. Traduite avec beaucoup d’exagérations dans la presse continentale, cette anecdote inspire au sculpteur Emmanuel Frémiet son Orang-outang étranglant un sauvage de Bornéo réalisé en 1895 sur commande du Muséum national d’histoire naturelle. Il s’agit bien d’art et non de science : l’animal est un mâle, comme le signalent ses excroissances faciales, et pourtant accompagné d’un petit (ce qui est l’apanage des femelles en réalité) ; en étranglant le « sauvage » il accomplit un acte aussi impossible (physiquement et éthologiquement) que l’enlèvement d’une femme par un gorille, autre thème de l’époque et sujet d’une autre sculpture de Frémiet. Mais l’art opère, et des générations de visiteurs de la galerie du Muséum où elle est exposée, ont été horrifiés par la force émanant de cette œuvre.

Au cinéma :

  • Le roi Louie du  »Livre de la jungle«  de Walt Disney (1967), doublé par Louis Prima (ce personnage est absent du livre de Rudyard Kipling).
  • Dans  »Doux, dur et dingue«  (1978) et Ça va cogner (1980), Philo (Clint Eastwood) a pour compagnon d’aventures un orang-outan.
  • Dans L’Odyssée de Pi (2012), le jeune héros partage au début du film son radeau de sauvetage avec plusieurs animaux dont un orang-outan.

À la télévision :

  • Dans  »La Petite Maison dans la prairie », de l’épisode 20 à 22 de la saison 9, M. Edwards s’occupe d’un orang-outan femelle appelé Blanche (VF).

 

Pongo abelii est sur la liste rouge de l’IUCN, dans la catégorie en danger critique. En 2011, le déclin démographique évalué de ces orangs-outans dépasse les 80 % au cours des 75 dernières années.

Pongo pygmaeus est sur la liste rouge de l’IUCN, dans la catégorie en danger. En 2011, le déclin démographique évalué de ces orangs-outans dépasse nettement les 50 % au cours des 60 dernières années.

La survie des orangs-outans dans la nature est grandement menacée par le développement des activités humaines et en particulier la déforestation, récemment encouragée par les sylvicultures industrielles (exploitation ou surexploitation du bois), le développement de mines et de cultures destinées à produire des biocarburants, et l’agriculture (en particulier pour la production d’huile de palme transformée ensuite en biodiésel).

Description de cette image, également commentée ci-aprèsLa plupart de ces activités responsables de l’accélération de la destruction de leur habitat, sont illégales. Cela touche également les parcs nationaux officiellement hors d’atteinte des bûcherons, des mineurs et du développement des cultures. Certains jeunes orangs-outans sont également capturés pour être illégalement vendus, les braconniers tuent souvent la mère pour voler son bébé. Taipei, la capitale de Taïwan, compte beaucoup d’orangs-outans. Au marché noir, un petit singe se vend aisément. En dix ans, un millier de singes sont ainsi devenus des bêtes de cirque ou de compagnie. Or, sur six à huit petits capturés, un seul survit au choc et au voyage après que sa mère a été abattue par les braconniers.

L’espèce est également menacée par le braconnage, alimentant le marché de la viande sauvage et des animaux de compagnie, et les incendies de forêts, souvent volontaires. Seul un tiers de la population de l’État de Sabah se trouve dans des zones protégées telles que des parcs nationaux et réserves naturelles, ce qui laisse deux tiers des animaux sans protection et donc plus vulnérables encore.

Environ 80 pour cent de l’habitat des orang-outangs a été déboisé ces 20 dernières années. Les chercheurs de la « Wildlife Conservation Society » (Société de préservation de la faune) prévoient que la majeure partie de la population d’orang-outangs sauvages mondiale sera éteinte d’ici dix ans à moins que le braconnage et la destruction de son habitat puissent être arrêtés. Avec des pertes se montant à 1 000 individus chaque année, leur nombre est tombé de 12 000 en 1993 à 6 000 individus à peine aujourd’hui. Il y a onze ans, le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) avançait le chiffre de 800 orangs-outans au Sabah et de 5 000 dans le monde, sans avoir fait de recensement.

Le WWF travaille en collaboration avec les autorités et d’autres organisations pour la conservation de la nature : son but est d’étendre la superficie des aires protégées et d’en créer de nouvelles, où la chasse et l’exploitation forestière seront interdites. Le WWF a également aidé les autorités à faire appliquer les lois qui limitent sévèrement le commerce des orang-outangs vivants et des produits dérivés de ces primates. Lorsqu’un orang-outang est confisqué à un trafiquant, il est confié à un centre où il est réhabitué à la vie sauvage avant d’être relâché dans un site protégé.

Les principaux centres de conservation se trouvent :

  • En Indonésie :
    • Parc national de Kutai et parc national de Tanjung Puting dans l’ile de Bornéo.
    • Sanctuaire de Bukit Lawang, à l’intérieur du parc national de Gunung Leuser dans le nord de l’ile de Sumatra.
  • En Malaisie (tous deux sur l’ile de Bornéo) :
    • Semenggok à Sarawak.
    • Sepilok près de Sandakan à Sabah : c’est un centre de réhabilitation où les orangs-outans vivent en semi-liberté, ouvert aux touristes : il est possible d’y observer les orangs-outans lors de leurs 2 repas quotidiens.

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CHOUETTE TACHETEE, animal protégé

Posté par othoharmonie le 11 février 2015

Northern_Spotted_Owl.USFWS-thumbLes populations du Nord et du Sud des chouettes tachetées sont inscrites comme étant menacées aux États-Unis en vertu de l’Endangered Species Act, qui est administré par le département américain des Poissons et de la Vie sauvage (USFWS).

La Chouette tachetée du Nord est en déclin rapide, avec environ 7 % de perte annuelle de la population le long de la limite septentrionale de son aire de répartition (nord de l’État de Washington et sud-ouest de la Colombie-Britannique). Moins de 30 couples reproducteurs demeurent en Colombie-Britannique, et l’espèce devrait être disparue au Canada dans les prochaines années.

La chouette tachetée de Californie n’est pas considérée comme menacée ou en danger par le USFWS. Cependant, elle est considérée comme une espèce de préoccupation particulière pour l’État de Californie et le service des forêts du département de l’agriculture aux États-Unis (USFS).

Toutes les sous-espèces de la chouette tachetée font souvent l’objet de désaccords entre les protecteurs de l’environnement, les bûcherons, les éleveurs bovins et d’autres organisations dont les activités peuvent avoir une incidence sur le couvert forestier. En février 2008, un juge fédéral a renforcé la décision du département américain des Poissons et de la Vie sauvage de désigner 34 800 km² dans l’Arizona, l’Utah, le Colorado et le Nouveau-Mexique comme un habitat crucial pour la chouette. La décision avait été contestée par la Arizona Cattle Growers’ Association, mais le juge Susan Bolton a confirmé la décision.

Elle réside dans les forêts de l’ouest de l’Amérique du Nord, où elle niche dans des trous d’arbres, les vieux nids de rapaces, ou les crevasses. Les nids peuvent être entre 12 et60 mètres de hauteur et contiennent généralement deux œufs (bien que certains en contiennent plus de quatre). C’est une chouette strictement nocturne, qui se nourrit de petits mammifères et d’oiseaux.

 

La Chouette tachetée n’est pas semblable en apparence à la Chouette rayée, et a des marques en forme de croix sur la partie inférieure alors que la chouette rayée est tachée horizontalement sur la poitrine et a des taches verticales sur le ventre. Les chouettes rayées sont plus grosses et plus grises que les chouettes tachetées. Ces dernières années, les sous-espèces de la Chouette tachetée de Californie et du Nord ont été remplacées par la chouette rayée, plus agressive, avec un régime alimentaire plus large et habitant des lieux plus variés. Bien que les deux espèces ont pu hybrider dans des zones où le remplacement s’est produit, elles sont génétiquement très distinctes. Par exemple, certaines séquences de gènes différent de 13,9 %.

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les Aoûtats se nourrissent de sang

Posté par othoharmonie le 13 août 2014

 

220px-Harvest_mite_cycle_numbered.svgL’aoûtat (ou aoutat selon la réforme de l’orthographe de 1990) désigne en Europe et au Québec la nymphe d’une espèce de petit acarien de la famille des Trombiculidés : Trombicula autumnalis, appelé aussi rouget ou vendangeon.

La larve de cet arthropode acarien parasite temporairement les organismes à sang chaud et occasionne par ses piqûres des démangeaisons parfois importantes chez son hôte.

C’est une espèce dont le comportement des stades intermédiaires est restée longtemps méconnu, car elle est difficile à élever et nourrir (après le stade larvaire) en laboratoire. Il est vecteur de plusieurs maladies, et de nombreuses espèces animales sauvages (ou domestiques, dont le chat, chien, lapin, vache, cheval..) semblent pouvoir servir de réservoir à ce parasite.

L’adulte est un petit acarien de couleur rouge qui mesure environ 0,3 mm et possède un corps couvert de poils denses et courts. La larve rouge vif ne possède que 3 paires de pattes et mesure 0,2 mm. Sa morphologie et ses organes sont déjà adaptés à un comportement de piqueur-suceur. Cet acarien est réputé cosmopolite (néanmoins rare dans les villes), présent à la surface du sol et dans la strate herbacée, où son instinct le porte vers les zones éclairées. Il est très présent en Amérique, Europe et Australie. Il peut être introduit dans l’habitat humain, par exemple via des animaux (chiens, chats) ou des tissus étendus sur le sol et rentrés à la maison.

Ses hôtes les plus fréquents seraient les petits rongeurs et le chien, mais outre l’humain, de nombreux mammifères terrestres en sont des victimes saisonnières (Symptômes apparaissant en été et automne, mais le parasite peut être actif en hiver s’il trouve de bonnes conditions thermiques et hygrométriques). Lors d’une étude faite en Angleterre, les souris ou taupes en portaient, mais pas les musaraignes.

L’aoutat est capable de percevoir certains facteurs physico-chimiques de la peau qui lui permettent un choix adéquat d’hôte et peut-être du lieu de la piqûre. Il perfore la peau au moyen de ses chélicères
Cet acarien occupe des positions différentes sur des hôtes différents ;

Comme la plupart des acariens, il ne se nourrit pas de sang, mais de liquides tissulaires et de cellules de la couche malpighienne préalablement liquéfiées et prédigérés par les enzymes qu’il a injecté avec sa salive. C’est un mode de digestion dit extra-intestinal. Un canal tubulaire de tissus kératinisés est formé peu à peu dans la peau de l’hôte. Ce canal sert à injecter de la salive dans l’organisme-hôte puis à aspirer le liquide nutritif formé de la lyse cellulaire induite par les enzymes de la salive de l’acarien.

Il (larve ou adulte) survit plusieurs semaines à l’extérieur sans manger, et entre en quiescence hivernale quand la température descend.

La date des symptômes (août à fin d’été) peut orienter le diagnostic pour la parasitose, dite trombidiose (trombiculosis en anglais), classée parmi les acarioses, a pour symptômes :

  • un prurit intense (après 24 h et pouvant persister pendant 1 semaine, voire plus) ;
  • des boutons et parfois un érythème, voire un urticaire allergique.

Il y a généralement apparition de petites papules rouges (2-3 mm de diamètre) plus ou moins entourées d’une auréole plus claire de 1 mm après quelques heures, et contenant parfois du pus.

Possibilité de complication avec fièvre et paraphlébite lorsque le parasite se situe au voisinage d’une veinule. Chez l’animal, le prurit peut être accompagné d’une dépilation, de squames ou croûtes, et il existe des cas documentés d’affections neurologiques chez des animaux fortement infestés, dont chez des chevaux ou chiens.

L’observation d’une larve à l’œil nu ou au binoculaire est considérée comme suffisante pour confirmer le diagnostic.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsL’aoutat apprécie les zones du corps où la peau est particulièrement fine (chez l’animal, il s’agit souvent de l’intérieur ou extérieur des oreilles, du pourtour des yeux, des membres (espaces interdigitaux..), et la zone vulvaire, génitale ou péri-anale.

L’aoûtat, selon les régions, est nommé aussi trombidium, rouget, puron ou vendangeron.

En Provence il peut être désigné par erreur sous le nom d’arabis, l’arabis étant un diptère (moucheron) de 2 à 4 mm dont la piqûre est redoutée.

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Le panda géant a capturé le cœur des gens dans le monde entier

Posté par othoharmonie le 21 décembre 2013

images (9). Il est devenu le symbole de la protection des espèces en voie de disparition. L’une des attractions favorites du zoo, le panda est extrêmement rare.

Il est difficile d’évaluer le nombre de pandas en vie. On estime qu’il y en a 800 qui vivent à l’état sauvage et environ 100 qui vivent en captivité, la plupart dans des zoos, dans des centres d’élevage et dans des réserves en Chine. Malgré toute l’attention accordée à son sort et les efforts internationaux pour sauver le panda, il risque fort de disparaître.

Autrefois, le panda errait dans les terres en contrebas des montagnes, du Myanmar au nord du Vietnam ainsi que dans l’est et le sud de la Chine. Mais l’agriculture, le développement et les coupes rases ont détruit les forêts de bambous qui leur servaient d’habitat naturel.

Plus de 50% de ces forêts ont été perdues durant les dix dernières années et elles ne sont pas facilement remplaçables. Les bambous ne fleurissent que tous les 80 à 100 ans, il leur faut 20 ans pour pousser suffisamment afin de pouvoir subvenir aux besoins d’une population de pandas.

Les choses se sont aggravées dans les années 1980. La plupart des forêts de bambous de Chine ont péris soudainement de façon inexplicable et plus de 150 pandas sont morts affamés.

La perte de leur habitat associée à l’avance des habitations humaines ont forcé les pandas à se retirer plus haut dans les montagnes où ils sont isolés et incapables de voyager vers les bosquets de bambous qui peuvent encore les faire vivre.

Les scientifiques ne savent pas si les taches noires et blanches des pandas sont un camouflage adapté à leur habitat montagnard ou si cela permet aux animaux solitaires de se reconnaitre. Malheureusement leur belle fourrure fait d’eux une proie facile pour les braconniers. Bien qu’ils soient protégés dans les réserves, les pandas sont parfois tués par des pièges illégaux qui sont destinés aux antilopes et aux cerfs.

Les zoos et les centres d’élevage étudient les habitudes de cet animal solitaire, espérant en encourager l’élevage, mais ce n’est pas du tout facile. Les pandas à l’état sauvage ont  un taux de reproduction très faible et un taux de mortalité infantile très élevé. Selon les chercheurs, ils ne connaissent cependant pas les problèmes de ceux en captivité. A l’état sauvage, tous les adultes males et femelles participent à la reproduction. En captivité, ils sont seulement 28%.
 
Des zones isolées d’habitation pour les pandas ne marcheront pas. Leurs défenseurs disent qu’il est nécessaire de renforcer les réserves de panda actuelles et d’établir des corridors entre elles. La Chine fait de nombreux efforts pour assurer la pérennité de l’espèce. Depuis 1963, le gouvernement a proclamé 13 réserves protégées où les bambous prospèrent, dans six chaines montagneuses isolées dans le Sichuan, Shaanxi,  et dans les provinces Gansuin de la Chine occidentale.

Cependant le problème de la perte d’habitat pour les pandas est un défi pour la Chine à cause de la demande de terre et de ressources par une population de plus d’un milliard de personnes. « Le seul espoir pour la vie des pandas, c’est l’harmonie entre les besoins des hommes et les besoins des pandas. » dit Elizabeth Kemf du Fonds Mondial pour la Nature (WWF). « Les pandas géants ont besoin de vastes étendues de forêts montagneuses tempérées avec beaucoup de bambous; les gens qui vivent à proximité ont besoin de sources de revenus sures et de meilleurs moyens de subsistance; la Chine a besoin de l’aide des peuples du monde pour protéger son « trésor national » pour toute l’humanité ».

Dans le cadre de l’effort mondial pour protéger la planète et les animaux qui l’habitent, le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) gère l’un des plus grands accords au monde, la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES). Ce traité international entre les gouvernements a pour but de s’assurer que le commerce international des animaux sauvages et des plantes ne menace pas leur survie.

L’une des décisions majeures du CITES concerne le prêt des pandas géants aux zoos. Les larges sommes d’argent payées -allant jusqu’à un million de dollars ou plus l’année- sont une incitation à retirer les pandas de leur habitat naturel. Désormais, ils ne peuvent être exportés que si cela aide à protéger l’espèce. Des lieux d’élevage adaptés doivent être mis en place, et tous les bénéfices doivent servir à la protection des pandas géants. La Chine applique des lois strictes contre le braconnage des pandas. Les contrevenants peuvent encourir une peine de prison à vie pour avoir vendu des fourrures au marché noir.

Aujourd’hui, 160 gouvernements sont tenus à la Convention CITES, qui offre une protection à plus de 35 000 espèces d’animaux et de plantes. Pas une seule espèce n’a disparu depuis le début de la CITES en 1975.

                     Animal Planet collabore avec les Nations Unies pour promouvoir une prise de conscience dans le monde à propos de la biodiversité et de l’importance de protéger les espèces en voie de disparition et leur habitat.

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la Castor , ÉCOLOGIQUE SANS LE SAVOIR

Posté par othoharmonie le 27 novembre 2013

 

220px-BeaverDam_8409Le travail du castor n’influe pas seulement sur le modelé des paysages. Il joue également un rôle important dans la vie aquatique. Dans les rivières de montagne, son ouvrage accentue la production de plancton, nourriture préférée des truites. Les barrages et retenues d’eau qu’il construit contribuent à relever la température de l’eau en été, ce qui facilite la croissance des poissons, donc le développement des espèces piscivores : hérons et plongeons chez les oiseaux, ou, chez les mammifères, la loutre de rivière du Canada. Ses retenues d’eau favorisent aussi le développement de diverses plantes aquatiques, qui servent de nourriture à divers animaux, dont l’ours.

   L’influence bénéfique du castor sur l’environnement ne s’arrête pas là. Il lui est même arrivé de corriger les erreurs écologiques commises par l’homme. Ainsi, au début du XXe siècle, en Alabama et en Géorgie, une mauvaise exploitation agricole des terres avait entraîné une importante érosion des sols. Le travail des castors, dès qu’on les a laissé faire, a permis de stabiliser de nombreuses vallées.

 

Le castor, à la fois « bûcheron »« hydraulicien » et « terrassier » est un animal qui présente des caractéristiques particulières et inhabituelles d’aménageur de son écosystème ;

En « ouvrant » à la lumière les ripisylves, les forêts galeries, et les fonds de vallées, et en inondant certains terrains, les familles de castors recréent et entretiennent des chapelets de zones humides s’alimentant gravitairement de l’amont vers l’aval. Ces milieux sont propices à l’épuration de l’eau (grâce notamment au pouvoir désinfectant des UV). Ils sont aussi facteurs d’hétérogénéisation et de complexification des cours d’eau et de leurs écotones, et au développement de la faune et de la flore (fleurs sauvages, insectes, batraciens, oiseaux, algues, poissons…). Ces barrages, s’ils sont assez nombreux et importants et si le fond est percolant (ceci ne vaut pas sur les rivières entamant un socle granitique) renforcent fortement l’alimentation des nappes phréatiques (Cf. Loi de Darcy) et favorisent une remontée du niveau de sources périphériques et une alimentation plus régulière des sources (moins d’à sec de ruisseaux en été, et débits d’étiage plus réguliers et importants).
Si les ressources en écorce viennent à manquer localement, la famille de castors cherche un autre endroit où s’installer en aval ou en amont, laissant le temps aux arbres de repousser avant un nouveau retour. Si une famille disparaît (déplacement, prédation, maladie…), le barrage se dégrade rapidement entrainant une baisse du plan d’eau qui laisse un nouvel espace ensoleillé ouvert à la colonisation des plantes pionnières. Ces cycles sont favorables à l’entretien d’une biodiversité plus élevée5 que s’il n’était pas présent et à un cycle biogéochimique plus complexe.

En régulant le débit des cours de l’eau de l’amont des grands cours d’eau, et en conservant des quantités importantes d’eau près du haut des bassins versants, il diminue également, et très efficacement, les risques de sécheresse en amont de ses barrages, et d’inondations en aval de ceux-ci, lors des crues. Au Canada, la réintroduction de castor canadensis dans l’Alberta, grâce aux petits barrages qu’il construit et entretient a permis de faire localement fortement reculer le risque d’incendie et le stress hydrique des arbres (facteur de maladies ou parasitoses) ; Dans 90 % des cas la présence d’eau s’est avérée liée aux castors, plus qu’aux variations locales de température et de précipitations.

On a aussi noté qu’en Europe, là où le castor était revenu, les populations de rat musqué régressaient.

On a noté qu’après l’extinction de plusieurs de ses populations dans plusieurs régions du Canada, la disparition de ses barrages a entrainé un important déficit en eau, puis des sécheresses et des incendies de forêts. Ces conséquences ont entraîné la décision de le réintroduire dans plusieurs zones où les incendies ont effectivement été réduits par la réapparition des barrages.

Toutes les essences autochtones européennes et nord-américaines d’arbres poussant dans les zones humides ont coévolué avec le castor : coupées par le castor, elles recèpent facilement et produiront des taillis et des racines qui continueront à stabiliser les berges, tout en laissant plus de lumière éclairer la zone du barrage. Dans leur milieu, les populations naturelles de castor ne font donc pas de dégâts dans l’écosystèmes forestier. Inversement, les arbres coupés par les castors récemment introduits en Amérique du Sud pour leur fourrure ne recèpent pas. Dans ce dernier cas, loin de son habitat naturel, le castor devient un déprédateur, avec des effets négatifs pour la biodiversité. Il pourrait même peut-être un jour y devenir invasif. C’est néanmoins une espèce qui sur les petits cours d’eau est très facile à piéger.

Les barrages de castor semblent globalement très favorables à la biodiversité et à de nombreuses espèces menacées des zones humides, mais – localement – ils peuvent aussi défavoriser certaines espèces rares ou menacées. Ce pourrait être le cas, en amont de certains barrages, d’espèces inféodées à des zones de fort courant et/ou à des fonds de gravier propre comme le sont les mulettes (ou moules d’eau douce). Cependant le castor fait spontanément ses barrages sur des zones où de la terre est disponible (car il en a besoin pour colmater les nombreux trous de ses barrages), zones qui sont justement propices aux apports de limons sur le fond et réputées non propices à ces moules. Sur les cours d’eau où les castors font des barrages (ils n’en font pas au travers des grandes rivières ou des grands fleuves ni en zone très rocheuse), un barrage situé en aval d’une forêt galerie favorise des accumulations automnales de feuilles mortes en amont du barrage. Ces feuilles nourrissent de nombreux invertébrés (copépodes et crustacés telles que les daphnies notamment, qui sont une des bases de la pyramide alimentaire) mais en couvrant le fond, elles défavorisent d’autre formes de vie inféodées aux zones de courant de fond et/ou de lumière.

la Castor , ÉCOLOGIQUE SANS LE SAVOIR dans CASTOR 220px-Castor_fiber_tree_felling_2_brok_beentreeIl a été suggéré en Amérique du Nord que les grands barrages du castor canadien soient aussi des obstacles partiels à la migration d’espèces de poissons qui sont hôtes des moules d’eau douce. Sur la zone amont d’un barrage (et plusieurs barrages se succèdent parfois sur de courtes distances) certaines populations de moules peuvent donc régresser ou disparaître. Néanmoins divers indices fossiles montrent que durant trois interglaciaires, ces mulettes et les castors ont coexisté en Amérique du Nord, comme en Europe, mais peut-être pas aux mêmes endroits.

Pour toutes ces raisons, le castor est de plus en plus considéré comme un auxiliaire efficace de l’homme dans ses opérations de renaturation, de génie écologique et de gestion différenciée des berges, ou de manière générale pour une bonne gestion des cours d’eau et la restauration quantitative et qualitative de cette ressource, quand les questions de coexistence avec les agriculteurs ou sylviculteurs riverains ont été préparées et résolues. En termes de bilan global, la présence de castors semble avantageuse pour l’écosystème, et pour l’Homme. (La condition est de lui laisser un nombre suffisant d’arbres, tiges et branches à ronger). Les peupleraies ou les arbres qu’on souhaite conserver en lisière de cours d’eau peuvent être préservés par un simple grillage bas posé autour de l’arbre, ou quelques fils électrifiés.

De plus, à la différence de la loutre, il est peu exigeant sur la qualité de l’eau et peut ainsi recoloniser certaines zones de qualité médiocre qu’il contribuera à écologiquement restaurer.

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La Cigogne, un oiseau vénéré partout dans le monde

Posté par othoharmonie le 19 octobre 2013

La Cigogne, un oiseau vénéré partout dans le monde dans CIGOGNE images-101Qui n’a vu l’image de la cigogne blanche portant tendrement dans son bec un nouveau-né emmailloté ? En installant ses nids dans les villages et les cités, cet oiseau, symbole de fidélité et de fécondité, a tissé des liens très forts avec les hommes, dont il hante les légendes. Et, pourtant, sa population diminue, en partie par la faute de ceux-ci.

Cigogne et fécondité

Dans certaines régions d’Allemagne et de l’est de la France, une très ancienne tradition populaire veut que la cigogne apporte les bébés dans les foyers. En vieil hollandais, d’ailleurs, le nom de l’oiseau, ooievaar, vient de l’allemand odebaar, qui signifie « transporteur d’âmes ». Aujourd’hui encore, en Allemagne, on appelle les angiomes de naissance des « baisers de cigogne ».

D’autres textes font de ce bel oiseau le responsable de la conception. En Europe du Nord, on imagine qu’il féconde les femmes en leur mordant la jambe. En Orient, on lui attribue, comme au héron, le pouvoir de féconder une femme par un simple regard. Chez les Germains, la cigogne est en relation avec la déesse Holda, qui garde dans des lieux humides les âmes des défunts tombées avec la pluie. Elle les réincarne ensuite dans des corps d’enfants et charge l’oiseau blanc de les apporter aux parents qui le désirent. C’est là un trait commun à beaucoup de croyances selon lesquelles les femmes deviennent enceintes quand elles s’approchent de certains endroits où les âmes des enfants les attendent.

Des oiseaux légendaires

Le nom de la cigogne blanche en suédois et en anglais (stork) ou en allemand (storch) viendrait de Starke ihn(« Donne-lui de la force »), un cri lancé, selon un conte chrétien, par une cigogne qui, assistant à la crucifixion du Christ, aurait eu pitié de sa souffrance…

Oiseau de bon augure, la cigogne l’est au même titre que l’ibis et que le héron. Dans différents pays, son image, liée à des récits de métamorphose, confère à l’oiseau une origine humaine. Plusieurs légendes existent autour de cet animal. En Russie, on raconte qu’après avoir créé crapauds et serpents Dieu a voulu s’en débarrasser. Pour ce faire, il les a rassemblés dans un sac en confiant à un homme la tâche d’aller jeter ce sac à la mer sans l’ouvrir. Mais la curiosité étant la plus forte, l’homme a entrouvert le sac et les bêtes se sont échappées. Alors Dieu, pour le punir, l’a transformé en cigogne afin que, toute sa vie, il soit obligé de manger ces animaux répugnants.

Une légende analogue existe dans les pays d’Afrique du Nord, et jusqu’en Iran. Elle fait de cet oiseau un animal sacré, dont on ne doit pas manger la chair. Il serait en effet la réincarnation d’un marabout qui aurait transgressé la religion en effectuant ses ablutions rituelles avec du petit-lait ! Puni par Allah, le saint homme fut changé en cigogne, mais obtint le droit de nicher sur les mosquées, notamment sur celle de La Mecque. Depuis, dans ces pays musulmans, on appelle la cigogne hadj Belgassen : le « pèlerin de Belgassen ».

En 1666, Laurent d’Arvieux, interprète d’un chargé de mission de Louis XIV dont on a retrouvé les notes, constatait, lors d’un séjour en Tunisie : « Des anciens aqueducs, il ne reste que quelques arches servant à porter des nids de cigognes. En nous voyant avec nos fusils, des paysans nous avertirent de ne pas tuer ces oiseaux, de crainte d’attirer sur nous la malédiction des dieux… ».

L’idée que les cigognes ont une âme est également ancrée dans certaines régions des Pays-Bas, de Lituanie et d’Allemagne, où l’on assurait que, à l’époque de l’hivernage, elles se transformaient en êtres humains…

La cigogne et la foudre

« Heureuse la maison choisie par la cigogne pour y faire son nid, car la foudre l’épargnera. » Cette croyance est si forte en 1007 que les ouvriers qui travaillent à la reconstruction de la cathédrale de Strasbourg, en partie détruite par la foudre, arrêtent leur travail de peur que la foudre ne frappe à nouveau. Ils ne le reprennent que lorsqu’un couple de cigognes vient élire domicile dans les échafaudages… Les liens entre la cigogne et le feu sont aussi souvent présents chez les Germains, qui pensent que cet oiseau apporte aux hommes la foudre et, en même temps, le feu. Cette éminente mission a été remplie ailleurs par d’autres oiseaux – le roitelet pour les Celtes, le pic épeiche pour les Romains, l’aigle pour les Grecs, le faucon en Inde.

images-112 dans CIGOGNEEn Thuringe, si la cigogne ne revient pas nicher comme à l’habitude sur une maison, celle-ci risque de brûler bientôt. En outre, certains prétendent qu’une cigogne peut aider à éteindre le feu en transportant de l’eau dans son bec. Une manière comme une autre d’évoquer la façon dont elle abreuve ses petits.

une espèce à sauver

La diminution des populations de cigognes est souvent due aux activités humaines. En effet, ces oiseaux sont décimés sciemment par la chasse ou indirectement par l’augmentation récente des lignes électrifiées, un peu partout en Europe. Les chasseurs attendent le passage des migrateurs, le doigt sur la gâchette.

Au Soudan, où il y aurait environ 3 000 cigognes tuées par hivernage, on pratique une chasse très spectaculaire, qui a lieu aux heures les plus chaudes, quand les oiseaux sont assommés par la chaleur. Les chasseurs peuvent alors s’en approcher, courir après eux et les attraper à la main, car ils sont lents à s’envoler.

Enfin, dans les pays industrialisés, de nombreuses cigognes trouvent la mort en étant électrocutées ou en se blessant sur les fils électriques. Différentes mesures – épouvantails, ultrasons, enterrement des câbles – sont à l’étude pour limiter le nombre de ces accidents, mais, pour le moment, elles se sont montrées impraticables ou insuffisantes. Des silhouettes de rapaces ont même été fixées en haut des pylônes pour éloigner les cigognes des câbles meurtriers, et des spirales de plastique rouge et blanc ont été posées sur les câbles électriques pour les signaler.

La disparition des cigognes sauvages dans des pays comme la Suisse et la France – où il ne restait que neuf couples en 1974 – a incité les autorités à mettre sur pied un programme de réimplantation de cet animal, qui a d’abord été lancé en Suisse près de la ville d’Altreu par M. M. Bloesh, en collaboration avec deux scientifiques français, A. Schierer et W. Bœtcherstein. Des cigognes ont été importées, d’abord d’Alsace, où la population était encore florissante (le premier enclos réalisé dans cette région date de 1956 : on y accueillait les animaux blessés), ensuite d’Algérie. On élevait des couples captifs en enclos pour tenter de reconstituer plus tard une population sauvage. En Suisse, à partir de 1990, 153 couples se reproduisaient librement ou en captivité. En France, la population de cigognes a ainsi pu être sauvée de justesse.

Fidélité et longévité

« Jamais, dit-on, une cigogne ne nichera sur une maison où il y a eu un divorce. » Célèbre est la fidélité que l’on attribue à la cigogne vis-à-vis de son conjoint. Malheur à celle qui n’est pas fidèle ! Elle sera condamnée : les fables sur des tribunaux champêtres rassemblant les cigognes et laissant après leur départ, des oiseaux exécutés sont nombreuses. Dans ces récits, les condamnés sont toujours des femelles.

Chez les Grecs anciens, la cigogne a aussi la réputation d’être un symbole de fidélité aux vieux parents, et une loi obligeant les enfants à s’occuper de leurs parents a été appelée « Pelargonia », de pelargos, cigogne.

Mais la cigogne évoque aussi une notion de longévité. En Chine, pour souhaiter une longue vie à un ami ou à un parent, on lui offre l’image d’une cigogne.

Cet oiseau atteindrait un âge fabuleux : « À 600 ans, dit-on, elle ne mange plus ni ne boit ; à 2 000 ans, elle devient toute noire. » Et, dans le nord de la France, une cigogne élevant sa nichée sur une maison assurait longue vie au propriétaire.

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Mœurs du Hamster

Posté par othoharmonie le 11 juillet 2013

Mœurs du Hamster dans HAMSTER - COBAYE bebeLes hamsters sont polygames, c’est-à-dire que les mâles et les femelles n’ont pas de partenaire précis. À la saison des amours les mâles hamsters vont d’un terrier à l’autre à la recherche de femelles réceptives. Un opercule empêche la fécondation des œufs par les mâles suivants et la femelle chasse alors le plus souvent les prétendants de son territoire. La saison de reproduction se situe entre février et novembre. Les femelles auront deux à trois portées par an après une courte gestation de 15 à 22 jours. Le nombre de petits par portée est très variable, pouvant aller jusqu’à 13, avec une moyenne de 5 à 7 petits. Les petits sont allaités 3 semaines environ et deviennent adultes à 6 ou 8 semaines.

Le record de longévité connu pour un hamster sauvage est de 10 ans, mais la plupart des hamsters, sauvages ou en captivité, ne dépassent pas 2 ou 3 ans. Dans la nature leurs principaux ennemis sont les prédateurs : rapaces, serpents, mammifères carnivores et même des hérons ou des corbeaux qui capturent les plus jeunes. Ils craignent également les hivers trop froids, les maladies et les machines agricoles qui détruisent leur terrier.

Ils creusent en effet des terriers complexes à entrées multiples, avec tout un jeu de chambres, de greniers et de latrines reliés par un réseau de tunnels qui peuvent plonger à plus de 2 m sous la surface du sol en hiver. Le terrier s’agrandit au cours de la vie de l’animal, qui y vit en solitaire. Le hamster en sortira généralement au crépuscule ou à la nuit tombée, bien que certaines espèces soient également diurnes.

Certaines espèces sont particulièrement agressives vis-à-vis de leurs congénères, et des règles hiérarchiques strictes règlent ces rencontres. Les femelles sont souvent dominantes. Les cricétinés se défendent âprement avec leurs incisives quand ils sont attaqués. Ils attaquent aussi quand ils se font capturer malgré leur fourrure propice au camouflage. Celle-ci est généralement dans des tons gris, noir, brun et roux, avec souvent des flancs plus clairs ou une rayure dorsale.

Les hamsters bénéficient d’une bonne vue pour trouver leurs proies, mais leur ouïe et leur odorat sont également bien développés. Pour communiquer entre eux les mâles surtout utilisent un marquage olfactif du territoire. Plus l’animal est dominant, plus ses glandes sébacées seront développées.

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Le Héron dans l’histoire

Posté par othoharmonie le 1 février 2013

 Prudence quand il se prend par mégarde dans un filet ! Son bec acéré entame cruellement les mains des pêcheurs. Il est l’ennemi des pisciculteurs dont il détruit ou blesse une partie de la production. Un truc pour s’en protéger : tendre un fil autour de la pièce d’eau. Contrairement au cormoran, jamais un héron ne se pose directement sur l’eau. C’est à pied qu’il va à la pêche…

Le Héron dans l'histoire dans HERON heron-13-200x300Sans Hérons, point de Versailles
Louis XIII, fauconnier passionné, s’ennuyait ferme à Paris. Lassé de chasser les moineaux avec des pies grièches dans les Tuileries, il décide un jour de prendre ses quartiers de chasse à la campagne. À un endroit vif en bels et beaux hérons, seuls adversaires dignes de ses gerfauts royaux. Un endroit sauvage avec de l’eau et à moins de deux heures de carrosse de Paris. Ce fut Versailles qui fut choisi.

L’huile de patte de Héron
Longtemps on a cru que le héron attirait le poisson grâce à une substance secrétée par la peau de ses pattes.
L’homme, cet observateur jaloux a tout naturellement voulu s’emparer de ce prétendu pouvoir. Leurs échasses censées être magiques furent mises à bouillir. Il y a encore une quarantaine d’années, on vendait au prix de l’or dans les officines spécialisées des fioles d’huile de pattes de hérons.

Le premier oiseau bagué
C’est à l’occasion de chasses royales, en France et ailleurs, que paradoxalement l’ornithologie fit un grand pas.
Les chasseurs lorsqu’un héron s’était bien défendu, leur avait apporté grand plaisir et moult difficultés, avaient la noble habitude de le relâcher une fois marqué aux armes du maître d’équipage. C’est ainsi qu’un de ces valeureux oiseaux, marqué en 1651 par l’empereur d’Allemagne, fut repris plusieurs dizaines d’années plus tard et devint le premier oiseau bagué de l’histoire.

Jouer avec les mots
Il fait son nid dans une héronnière. Les petits du héron sont des héronneaux et non pas des Patapons.

Cuisine
Il est protégé. Mais au XIVe siècle, les choses étaient différentes.
Le Viandier de Taillevent proposait de cuisiner le héron ainsi : « soit seigné ou fendu jusques aux épaules comme dit est du cine [cygne] et du paon ; et soit appareillé comme la sigongne ; au sel menu ou à la carneline ». Bon appétit !

images-1 dans HERONSymbole
Pour les égyptiens anciens, il est symbole de résurrection et annonciateur de bonnes nouvelles.

Expressions
A très sûrement inspiré l’expression « rester le bec dans l’eau » qui signifie « être déçu après avoir espéré quelque chose ».

Littérature
Erigé au Moyen-âge en symbole de couardise.
Ridiculisé par La Fontaine (qui n’avait pas suivi des cours d’ornithologie…), dans la fable Le Héron.
Décrit par Buffon dans son Histoire naturelle comme un oiseau taciturne dont la « peine intérieure trace sa triste empreinte jusque sur sa figure ».

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Héron Sauvage

Posté par othoharmonie le 21 janvier 2013

 

Héron Sauvage dans HERON heron_egret-140x300Le Héron cendré, comme beaucoup d’Ardéidés, peut rester immobile pendant de longs moments sur la rive, en attendant le passage d’une proie. C’est un chasseur passif, perché sur une patte, avec le cou enfoncé dans les épaules. 

S’il perçoit une menace, il étire son cou tout en restant immobile et vigilant, et peut s’envoler dans l’instant. 

Le Héron cendré peut aussi chasser en posture basse, accroupi, le corps et le cou parallèles au sol ou à la surface de l’eau. Quand la proie est assez proche, il la transperce de son bec acéré. 

Il marche aussi lentement dans l’eau peu profonde, surveillant le passage des proies potentielles. 
Il peut utiliser ses ailes pour effrayer la proie, en alternant ouverture et fermeture des ailes, ou bien les utiliser comme une ombrelle afin d’attirer la proie dans l’ombre ainsi créée, mais aussi peut-être pour réduire la lumière pour une meilleure visibilité. 

Il lui arrive aussi d’utiliser ses pattes, enfonçant l’une d’elles dans l’eau ou la vase afin de faire sortir les proies, ou encore en faisant vibrer une patte dans le même but. 

Habituellement, le Héron cendré avale ses proies entières la tête en premier, et le temps est déterminé par la taille de la proie.

En général, il se nourrit en solitaire et défend sa zone de chasse, mais parfois, on peut voir des groupes se nourrissant ensemble là où les sources de nourriture sont abondantes.  
Lorsqu’ils sont en groupes, les hérons cendrés cheminent alignés, surtout au crépuscule, picorant ici et là. Dans ces moments-là, en particulier à l’automne, ils chassent les insectes, mais aussi les petits rongeurs et les grenouilles.

220px-Cattle_Egret_I2m_IMG_5478 dans HERON

La parade nuptiale du héron cendré est une cérémonie très compliquée. Le héron qui arrive au nid hérisse sa crête, tout en lançant un cri aigu et dur. Celui qui occupe déjà le nid répond en étirant le cou au maximum vers le haut, le faisant aller d’avant en arrière, pointant le bec vers le ciel, et fléchissant les pattes afin que le corps se trouve au niveau du nid. Ensuite, il abaisse le cou, mettant sa tête au niveau de ses pattes, et claque du bec bruyamment.

En réalité, cette cérémonie consiste à appeler le mâle de manière insistante depuis le vieux nid, en utilisant les mêmes gestes et en prenant fréquemment un rameau de bois dans le bec. Si une femelle s’approche et entre brusquement dans le petit territoire du nid, elle peut être immédiatement expulsée par le mâle. Les femelles ne gagnent la confiance des mâles qu’en adoptant une attitude souvent douce et timide. Quand l’une d’elles est acceptée, le mâle claque du bec entre 20 et 40 fois. Le couple ne dure que le temps d’une saison de reproduction.

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Protection du Héron

Posté par othoharmonie le 19 janvier 2013

 

/ MENACES / STATUTS 

Protection du Héron dans HERON 220px-Purple_heron2Le héron cendré souffre beaucoup pendant les hivers trop rigoureux qui gèlent les plans d’eau, et les populations nordiques ont un taux de mortalité important lors des longues vagues de froid. Cette espèce montre cependant une bonne capacité de récupération dans les années qui suivent.

A cette cause de mortalité naturelle, s’ajoutent la chasse et le piégeage. 
Mais l’espèce est menacée par les changements dans son habitat avec le drainage des zones humides, la déforestation et les dérangements sur les aires de nidification. 
L’espèce est très protégée et les chiffres augmentent dans la plupart des zones d’habitat. Actuellement, les populations sont stables et ne semblent pas menacées. 

Citation:

Loi ducale n° 3922 : 

Art. 1. Lorsque les nécessités de la préservation du  » patrimoine biologique normand » justifient la conservation d’espèces animales non domestiques et sujettes à l’influence néfaste de l’homme et plus particulièrement de son vorace appétit, sont interdits : 

1° La destruction ou l’enlèvement des oeufs ou des sites de nidification, la mutilation, la terrination barbare, la destruction, l’utilisation à des fins culinaires, la capture ou l’enlèvement,  » la perturbation intentionnelle « , la naturalisation d’animaux de ces espèces afin qu’ils servent d’ornementations de très mauvais goût, leur détention, leur colportage, leur mise en vente, leur vente ou leur achat. 

2° La destruction, la coupe, la mutilation, l’arrachage, la cueillette, le broutage intensif ou l’enlèvement de végétaux ou animaux, ou de toute autre forme nécessaire à ces espèces au cours de leur cycle biologique, ainsi que leur transport, leur colportage, leur utilisation, leur mise en vente ou leur achat. 

3° La destruction, l’altération ou la dégradation du milieu de vie particulier à ces espèces animales ou végétales. 

4° En cas d’intérêt scientifique soudain ou d’une passion intense pour l’ornithologie, les autorités administratives normandes elles seules se verront habilitées à fournir des autorisations temporaires exceptionnelles et sous haute surveillance pour l’étude et l’observation à caractère scientifique sans interférences dans le respect du dit-décret. 

Art. 2. Afin de ne porter préjudice ni aux milieux naturels ni à la faune et à la flore sauvages, est interdite l’introduction dans le milieu naturel, volontaire, par négligence ou par imprudence : 

1° de tout spécimen d’une espèce animale à la fois non indigène au territoire d’introduction et non domestique ; 
2° de tout spécimen d’une espèce végétale à la fois non indigène au territoire d’introduction et non cultivée. 
3° Dès qu’une infraction est constatée, l’autorité administrative peut procéder à la capture, au prélèvement, à la garde ou à la destruction des spécimens de l’espèce introduite. 

Art. 3. Paragraphe exceptionnel adressé au dénommé « Terrineur Fou » ou Cronos de son vrai nom, dans lequel lui est interdit : 

1° De s’approcher d’animaux de cette espèce dans un rayon de 100m afin qu’il ne cède pas à ses pulsions meurtrières sociopathes incontrôlables 

2° De promouvoir et de faire usage de l’image ou du nom d’animaux de cette espèce à des fins personnelles. 

3° De déambuler dans les lieux publics avec une faux dont il a été établi qu’elle a été l’instrument de tant de barbarie et qui inspire crainte et horreur à bon nombre de normands. 

4°Il sera autorisé dans certains cas exceptionnels d’abattre des hérons cendrés (régulation de la population, maladie, famine avérée…..) et ils pourront donc être utilisés, si tant est qu’il ne représentent pas de danger pour la santé des hommes, à se sustenter. Ces demandes de dérogations seront soumises à une étude rigoureuse des autorités compétentes. 

Art. 4. Toute infraction constatée aux dispositions édictées dans les articles précédents est passible de sanctions variant selon la gravité et les circonstances du délit : 

1° Sont punies d’une amende de 6 écus et d’un emprisonnement d’une durée maximale de 1 jour ou de l’une de ces deux peines (qui peuvent être réévaluées par la suite) les infractions aux dispositions des articles 1,2 et 3 exceptions faites pour les perturbations intentionnelles et l’usage de l’image et du nom du héron cendré. 

2° En cas de récidive, les peines peuvent être portées au double. 

3° Les préposés chargés de constater les infractions mentionnées dans les articles 1, 2 et 3 peuvent procéder à la saisie de l’objet de l’infraction ainsi que des instruments et ayant servi à commettre l’infraction.

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