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L’Enfant Éléphant

Posté par othoharmonie le 14 mars 2015

(The Elephant’s Child)


L'enfant et l'elephanteau. A children with an young elephant.Dans les Temps Anciens et Reculés, ô ma Mieux-Aimée, l’Éléphant n’avait pas de trompe. Il n’avait qu’un petit bout de nez brun bombé de la taille d’une botte, qu’il balançait bien de droite et de gauche, mais avec quoi il ne pouvait rien ramasser. Or, il y avait un Eléphant, un nouvel Éléphant, un Enfant d’Éléphant, plein d’une insatiable curiosité, ce qui fait qu’il posait toujours un tas de questions. Avec ça, il vivait en Afrique et il remplissait toute l’Afrique de son insatiable curiosité. Il demanda à sa grande tante l’Autruche pourquoi les plumes de sa queue poussaient comme ça, et sa grande tante l’Autruche lui donna une fessée avec sa patte dure, dure. Il demanda à sa grande tante la Girafe pourquoi elle avait la peau tachetée et sa grande tante la Girafe lui donna une fessée avec son sabot dur, dur. Mais il était toujours plein d’une insatiable curiosité. Il demanda à son gros oncle l’Hippopotame pourquoi il avait les yeux rouges, et son gros oncle l’Hippopotame lui donna une fessée avec son gros sabot ; et il demanda à son oncle poilu, le Babouin, pourquoi les melons avaient ce goût-là et son oncle poilu, le Babouin, lui donna une fessée avec sa patte poilue, poilue. N’empêche qu’il était toujours plein d’une insatiable curiosité ! Il posait des questions à propos de tout ce qu’il voyait, entendait, éprouvait, sentait ou touchait et tous ses oncles et ses tantes lui donnaient la fessée. Et il demeurait malgré tout plein d’une insatiable curiosité ! 

Un beau matin, au milieu de la Précession des Équinoxes, cet Enfant Éléphant à l’insatiable curiosité posa une nouvelle question, une bonne, qu’il n’avait encore jamais posée. Il demanda : 

— Qu’est-ce que le Crocodile mange au dîner ? 

Tous lui dirent « Chut ! » à haute et terrible voix ; puis ils le fessèrent sur-le-champ, pendant un long moment, sans s’arrêter. 

Lorsque ce fut terminé, il tomba sur l’Oiseau Kolokolo assis au milieu d’un buisson de jujubier et il lui dit : 

— Mon père m’a donné la fessée, ma mère m’a donné la fessée ; tous mes oncles et tantes m’ont donné la fessée pour mon insatiable curiosité, n’empêche que je veux savoir ce que le Crocodile mange au dîner ! 

Alors l’Oiseau Kolokolo dit, avec un cri lugubre : 

— Va sur les rives du grand Fleuve Limpopo, aux grasses eaux vert-de-grisées et huileuses, bordé d’arbres à fièvre. Et tu le découvriras. 

Dès le lendemain matin, comme il ne restait plus rien des Équinoxes, puisque la Précession avait précédé conformément au précédent, cet insatiable Enfant Éléphant prit cinquante kilos de bananes (des petites rouges), cinquante kilos de canne à sucre (de la longue violette) et dix-sept melons (des verts croquants) et il dit à sa famille : 

— Au revoir. Je vais au grand Fleuve Limpopo, aux grasses eaux vert-de-grisées et huileuses, bordé d’arbres à fièvre, afin de savoir ce que le Crocodile mange au dîner. 

Alors, tous ensemble ils lui donnèrent une fessée de plus pour lui porter chance, quoiqu’il leur demandât bien poliment d’arrêter. Puis il s’en alla, un peu échauffé, mais pas du tout étonné, tout en mangeant des melons et en jetant la peau car il ne pouvait pas la ramasser. Il alla de Grahamstown à Kimberley et de Kimberley à Khamascountry, et à Khamascountry il prit la direction du nord-est, en continuant à manger des melons jusqu’à ce qu’enfin il atteignît les rives du grand Fleuve Limpopo, aux grasses eaux vert-de-grisées et huileuses, bordé d’arbres à fièvre, exactement comme l’avait décrit l’Oiseau Kolokolo. 

Tu dois savoir et comprendre, ô ma Mieux-Aimée, qu’avant cette semaine-là, et ce jour, cette heure, cette minute, l’insatiable Enfant Éléphant n’avait jamais vu un Crocodile et ne savait pas à quoi ça ressemblait. Tout ça faisait son insatiable curiosité. La première chose qu’il vit fut un Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore enroulé autour d’un rocher. 

— ’Scusez-moi, dit l’Enfant Éléphant très poliment, mais avez-vous vu une chose ressemblant à un Crocodile dans ces parages hétérogènes ? 

— Si j’ai vu un Crocodile ? répéta le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore d’un ton d’absolu mépris. Que vas-tu me demander ensuite ? 

— ’Scusez-moi, dit L’Enfant Eléphant, mais auriez-vous l’obligeance de me dire ce qu’il mange au dîner ? 

Alors le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore se désenroula rapidement du rocher et il donna une fessée à L’Enfant Éléphant avec son écailleuse queue flagelleuse. 

— C’est étrange, dit L’Enfant Éléphant. Mon père et ma mère, mon oncle et ma tante, sans parler de mon autre tante la Girafe et de mon autre oncle le Babouin, m’ont tous donné la fessée pour mon insatiable curiosité, et je suppose que vous faites la même chose pour la même raison. 

Sur ce, il prit congé très poliment du Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore après l’avoir aidé à se réenrouler autour du rocher et il poursuivit son chemin, un peu échauffé, mais pas du tout étonné, en mangeant des melons et en jetant la peau car il ne pouvait pas la ramasser ; jusqu’à ce qu’il posât la patte sur ce qu’il prit pour une bûche, juste au bord du grand Fleuve Limpopo aux grasses eaux vert-de-grisées et huileuses, bordé d’arbres à fièvre. Mais il s’agissait en réalité du Crocodile, ô ma Mieux-Aimée, et le Crocodile cligna de l’œil, comme ceci ! 

— ’Scusez-moi, dit L’Enfant Éléphant très poliment, mais vous n’auriez pas vu un Crocodile dans ces parages hétérogènes ? 

Alors le Crocodile cligna de l’autre œil et souleva à demi sa queue hors de l’eau ; et L’Enfant Éléphant recula très poliment car il n’avait pas envie de recevoir encore une fessée. 

— Approche, Petit, dit le Crocodile. Pourquoi me poses-tu cette question ? 

— ’Scusez-moi, dit L’Enfant Éléphant très poliment, mais mon père m’a donné la fessée, ma mère m’a donné la fessée, sans parler de ma grande tante l’Autruche et de mon gros oncle l’Hippopotame, de ma tante la Girafe qui rue si fort et de mon oncle poilu le Babouin, sans oublier le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore à l’écailleuse queue flagelleuse, près de la rive, qui frappe plus fort que tous les autres, et donc, si ça ne vous ennuie pas, j’aimerais mieux ne plus être fessé. 

— Approche, Petit, dit le Crocodile, car c’est moi le Crocodile. 

Et pour le prouver il se mit à verser des larmes de Crocodile. L’Enfant Éléphant en eut le souffle coupé, il s’agenouilla sur la rive, haletant, et dit : 

— Vous êtes la personne que je cherche depuis si longtemps. Voudriez-vous me dire, s’il vous plaît, ce que vous mangez au dîner ? 

— Approche, Petit, dit le Crocodile. Je vais te le souffler à l’oreille. 

Alors l’Enfant Éléphant approcha sa tête près de la gueule qui-mord-qui-tue du Crocodile, et celui-ci le saisit par son petit nez qui jusqu’à cette semaine, ce jour, cette heure, cette minute, n’était pas plus grand qu’une botte, mais bien plus utile. 

— Je pense, dit le Crocodile, et il le dit entre ses dents, comme ceci, je pense que je commencerai aujourd’hui par de L’Enfant Éléphant. 

En entendant cela, ô ma Mieux-Aimée, L’Enfant Éléphant fut fort ennuyé et il dit en parlant du nez : 

— Laissez-boi bartir ! Vous be faites bal ! 

Alors le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore descendit la rive ventre à terre et dit : 

— Mon jeune ami, si tu ne te mets pas maintenant, immédiatement et sans délai à tirer de toutes tes forces, j’ai bien peur que ce vieil ulster à larges bandes de cuir (il voulait parler du Crocodile) te précipite dans ce courant limpide avant que tu puisses dire « ouf ». 

Ainsi s’exprima le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore. Alors L’Enfant Éléphant s’assit sur ses petites hanches et il tira, tira, tira, tant et si bien que son nez commença à s’allonger. Et le Crocodile barbotait dans l’eau qu’il rendait crémeuse à grands coups de queue, et lui aussi il tira, tira, tira. 

Et le nez de L’Enfant Eléphant continuait à s’allonger ; et L’Enfant Eléphant se campa sur ses quatre petites pattes et tira, tira, et son nez continuait à s’allonger ; et le Crocodile battait l’eau en se servant de sa queue comme d’une rame et lui aussi, il tira, tira, tira et à chaque fois le nez de L’Enfant Eléphant s’allongeait davantage et cela lui faisait un mal de tous les diables ! 

Puis L’Enfant Éléphant sentit ses pattes glisser, et il dit en parlant du nez, qui avait maintenant près de cinq pieds de long : 

— Je n’en beux blus ! 

Alors le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore descendit la rive et se noua en double demi-clef autour des pattes de derrière de L’Enfant Éléphant et il dit : 

— Voyageur imprudent et inexpérimenté, nous allons maintenant nous livrer sérieusement à un petit effort de traction car sinon, j’ai le sentiment que ce vaisseau de guerre à propulsion là-bas avec un pont supérieur blindé (par ces mots, ô ma Mieux-Aimée, il faisait allusion au Crocodile) va compromettre pour toujours ta future carrière. 

Ainsi s’exprima le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore. Alors il tira et L’Enfant Éléphant tira et le Crocodile tira, mais L’Enfant Éléphant et le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore tirèrent plus fort et le Crocodile finit par lâcher le nez de L’Enfant Éléphant avec un « plop » qui résonna tout le long du Limpopo. 

Alors L’Enfant Éléphant s’assit brusquement et lourdement, mais tout d’abord il prit bien soin de dire « merci » au Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore avant de s’occuper de son pauvre nez étiré. Il l’enveloppa dans des feuilles de bananier fraîches et le trempa au frais dans le grand Fleuve Limpopo aux grasses eaux vert-de-grisées et huileuses. 

— Pourquoi fais-tu ça ? demanda le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore. 

— ’Scusez-moi, dit L’Enfant Éléphant, mais mon nez a perdu sa forme et j’attends qu’il rétrécisse. 

— Tu risques d’attendre longtemps, dit le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore. Certaines gens ne savent pas ce qui est bon pour eux. 

L’Enfant Éléphant resta assis trois jours à attendre que son nez rétrécisse. Mais il ne diminuait pas, et en plus il le faisait loucher. Car tu auras vu et compris, ô ma Mieux-Aimée, que le Crocodile en tirant en avait fait une véritable trompe comme celle qu’ont les Éléphants aujourd’hui. À la fin du troisième jour, une mouche vint le piquer sur l’épaule et avant même de se rendre compte de ce qu’il faisait, il leva sa trompe et tua la mouche. 

— Avantage numéro un ! dit le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore. Tu n’aurais pas pu en faire autant avec ton sale petit bout de nez. Essaye de manger un peu maintenant. 

Avant de se rendre compte de ce qu’il faisait, L’Enfant Éléphant étendit sa trompe et arracha une grosse touffe d’herbe qu’il épousseta contre ses pattes de devant avant de se l’enfourner dans la bouche. 

— Avantage numéro deux ! dit le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore. Tu n’aurais pas pu faire ça avec ton sale petit bout de nez. Ne trouves-tu pas que le soleil tape dur par ici ? 

— En effet, dit L’Enfant Éléphant. 

Et avant de se rendre compte de ce qu’il faisait, de sa trompe il pompa une pompée de bourbe au bord du grand Fleuve Limpopo aux grasses eaux vert-de-grisées et huileuses, et se la plaqua sur la tête où ça lui fit un beau bonnet de boue bulleuse et flasque qui lui dégoulinait derrière les oreilles. 

— Avantage numéro trois ! dit le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore. Tu n’aurais pas pu faire ça avec ton sale petit bout de nez. Et maintenant, aimerais-tu recevoir encore des fessées ? 

— ’Scusez-moi, dit L’Enfant Éléphant, mais ça ne me plairait pas du tout. 

— Ça te dirait de donner une fessée à quelqu’un ? dit le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore. 

— Ça me plairait énormément, je l’avoue, dit L’Enfant Éléphant. 

— Dans ce cas, dit le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore, tu verras que ton nouveau nez est fort utile pour fesser les gens. 

— Merci, dit L’Enfant Éléphant. Je m’en souviendrai ; maintenant, je crois que je vais rentrer chez moi et rejoindre ma chère famille pour essayer. 

Alors L’Enfant Éléphant rentra chez lui à travers l’Afrique en frétillant de la trompe. Lorsqu’il voulait manger des fruits, il les cueillait directement sur l’arbre au lieu d’attendre qu’ils tombent comme auparavant. Lorsqu’il voulait de l’herbe, il l’arrachait du sol au lieu de s’agenouiller comme auparavant. Lorsque les mouches le piquaient, il brisait une branche d’arbre et s’en servait comme chasse-mouches ; et il se faisait un nouveau bonnet de boue fraîche fangeuse-spongieuse lorsque le soleil était trop chaud. Quand il en avait assez de marcher seul à travers l’Afrique, il chantait dans sa trompe et ça faisait autant de bruit que plusieurs fanfares. Il fit un détour afin de trouver un gros Hippopotame (ce n’était pas un parent) et lui administrer une terrible fessée pour s’assurer que le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore ne lui avait pas menti au sujet de sa nouvelle trompe. Le reste du temps, il ramassa les peaux de melon qu’il avait jetées en se rendant au fleuve Limpopo, car c’était un Pachyderme très propre. Par un soir sombre il retrouva sa chère famille ; il enroula sa trompe et dit : 

— Comment allez-vous ? 

Ils étaient très heureux de le revoir et ils dirent aussitôt : 

— Viens ici recevoir une fessée pour ton insatiable curiosité. 

— Peuh ! dit l’Enfant Éléphant. Je crois que vous ne connaissez rien à la fessée ; moi par contre, je peux vous montrer. 

Sur ce, il déroula sa trompe et jeta deux de ses chers frères cul par-dessus tête. 

— Oh, purée ! dirent-ils. Où as-tu appris ce coup-là et qu’as-tu fait à ton nez ? 

— Le Crocodile qui vit sur les rives du grand Fleuve Limpopo aux grasses eaux vert-de-grisées et huileuses m’en a donné un nouveau, dit l’Enfant Éléphant. Je lui ai demandé ce qu’il mangeait au dîner et j’ai reçu ça en souvenir. 

— Ce n’est pas beau, dit son oncle poilu, le Babouin. 

— Oui, c’est vrai, dit l’Enfant Éléphant, mais c’est bien commode. 

images (2)Et, saisissant son oncle poilu, le Babouin, par une patte poilue, il l’envoya dans un nid de frelons. Puis ce méchant Enfant Éléphant se mit à fesser toute sa chère famille pendant un long moment, jusqu’à ce qu’ils fussent très échauffés et fort étonnés. Il arracha à sa grande tante l’Autruche les plumes de sa queue ; et il attrapa sa grande tante la Girafe par les pattes de derrière et la traîna dans un buisson d’épines ; il cria après son gros oncle l’Hippopotame et lui souffla des bulles dans les oreilles pendant que celui-ci faisait la sieste dans l’eau après manger ; mais il ne laissa personne toucher à l’Oiseau Kolokolo. À la fin, ça chauffait tellement que tous les membres de sa chère famille se précipitèrent, un par un, vers les rives du grand Fleuve Limpopo aux grasses eaux vert-de-grisées et huileuses, et bordé d’arbres à fièvre, pour emprunter au Crocodile de nouveaux nez. Quand ils revinrent, personne ne fessa plus personne ; et depuis ce jour, ô ma Mieux-Aimée, tous les Éléphants que tu verras, et tous ceux que tu ne verras pas, ont des trompes exactement semblables à la trompe de l’insatiable Enfant Éléphant. 

À mon service j’ai mis 
Six bons garçons. 
Voici leurs noms : 
Quoi, Pourquoi, Quand, 
Où, Qui, Comment. 
C’est d’eux que j’ai tout appris. 
De l’orient 
Jusqu’au couchant 
Je les envoie par monts, par vaux 
Mais quand s’achèvent leurs travaux, 
À tous je propose 
Une bonne pause. 
Aux heures où d’usage 
Je suis à l’ouvrage, 
Je leur donne un long répit, 
Et je n’oublie pas 
Le temps des repas, 
Car ils ont grand appétit 
Mais autres gens, autres manières : 
Je connais une personne 
Jeune et mignonne 
Qui emploie bien dix millions 
De bons garçons 
Et qui jamais ne leur laisse 
Repos ni cesse. 
À peine ouvertes ses paupières, 
Au loin, pour traiter ses affaires, 
Elle envoie, très urgemment, 
Un bon million de Comment 
À peu près deux millions d’Où, 
Et surtout… 
Sept millions de Pourquoi !

 

SOURCE  / http://kiplinginfrench.free.fr/HCCtable.html

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Le rhinocéros Noir

Posté par othoharmonie le 7 décembre 2014

Ngorongoro_SpitzmaulnashornComme tous les rhinocéros, le rhinocéros noir est un solitaire. Il est actif principalement au crépuscule et pendant la nuit ; durant la journée, il dort à l’ombre ou prend des bains de boue.

Sa nourriture est constituée de branchages, surtout des acacias qu’il saisit grâce à sa lèvre supérieure en forme de doigt, dirige entre ses mâchoires et broie avec ses molaires. Le rhinocéros noir ne broute jamais l’herbe : si d’aventures on croit le voir en train de paître, c’est qu’en réalité il arrache du sol des plantes ligneuses. Il est d’ailleurs capable d’absorber même des branches très épineuses.

Mâles et femelles ne se rapprochent que quelques jours pendant le rut. Si l’on voit ensemble plusieurs rhinocéros, il s’agit le plus souvent d’une femelle avec ses petits. Les jeunes femelles sont encore acceptées à proximité même si le nouveau petit est déjà né.

Le rhinocéros noir marque son domaine grâce à son urine et à ses déjections. Ce territoire peut cependant en chevaucher d’autres : le rhinocéros noir ne se montre généralement pas agressif envers ses congénères qui habitent les domaines voisins, il arrive même de temps en temps que deux mâles soient aperçus en train de se nourrir côte à côte. Évidemment, le comportement change si deux mâles font la cour à une même femelle : ils peuvent alors en venir à des batailles dont l’issue est parfois mortelle.

L’accouplement des rhinocéros noirs peut durer plus d’une heure.

L’unique petit vient au monde après une gestation de 450 jours et a, à sa naissance, un poids d’environ 25 kg, exceptionnellement 40 kg. Le nouveau-né présente à l’emplacement où poussera la corne principale un épaississement d’environ un centimètre de haut, et une tache ronde un peu plus claire à l’emplacement de la seconde. La mère allaite son petit pendant environ deux ans et le défend contre tout danger. Pendant presque tout ce temps, elle n’est pas en mesure de concevoir un nouveau petit.

Les jeunes atteignent leur maturité sexuelle à cinq ans pour les femelles, huit ans pour les mâles, et quittent alors, au plus tard, leur mère. Leur longévité peut aller jusqu’à quarante-cinq ans.

Le rhinocéros noir n’a pas d’ennemis naturels. Seuls des lions essaient de temps en temps de s’emparer d’un petit, si la femelle n’y prend pas garde. Des cas ont aussi été observés où les rhinocéros en train de boire étaient attaqués par des hippopotames ou des crocodiles ; mais ce n’est pas la règle.

Fréquemment, le rhinocéros noir attrape des parasites : tiques, mouches du cheval et filaires font partie des plus fréquents. En particulier, les blessures reçues lors des batailles en période de rut constituent pour les mouches un lieu de ponte idéal. Pour se débarrasser de quelques-uns de ces gêneurs, le rhinocéros noir se vautre dans la boue ou prend des bains de poussière ; il tolère aussi la société des pique-bœufs et des hérons garde-bœufs, qui se posent sur son dos et y picorent les parasites.

Le danger présenté par les rhinocéros a été fort exagéré. Un homme qui s’approche est repéré par l’odorat. Dans un tel cas, le rhinocéros prend le plus souvent la fuite. C’est seulement si le vent est défavorable et que le rhinocéros est surpris qu’il attaque. On considère généralement son comportement comme imprévisible, si bien que des animaux apparemment paisibles peuvent en venir à des attaques soudaines. Si la personne s’enfuit, le rhinocéros peut ne pas insister. Mais si l’envie lui vient de riposter, il est capable de projeter un homme en l’air avec sa corne, ce qui cause des blessures très graves.

Le rhinocéros noir qui vit en Afrique, est la seule espèce du genre Diceros, l’un des quatre genres de rhinocéros. Le rhinocéros noir d’Afrique de l’Ouest, sous-espèce Diceros bicornis longipes, est déclarée éteinte le 11 novembre 2011 par l’UICN

La chasse moderne a fait du rhinocéros noir, au cours des trois dernières décennies du xxe siècle, une espèce très rare. Le braconnage est devenu une activité à hauts risques en Afrique du fait des lourdes peines encourues, mais perdure, parce qu’il continue à alimenter un commerce profitable. La corne du rhinocéros, en effet, est extrêmement convoitée par des acheteurs alt=Description de cette image, également commentée ci-aprèsd’Extrême-Orient ou yéménites, disposés à la payer des sommes considérables pour deux raisons principales :

  • La médecine chinoise traditionnelle (TCM) lui prête, une fois réduite en poudre, des vertus médicinales, notamment pour accroître la puissance sexuelle ou faire baisser la fièvre.
  • Au Yémen, un poignard à manche en corne de rhinocéros noir est un symbole traditionnel de virilité que tout membre de l’élite sociale se doit de posséder, même s’il doit l’importer en toute illégalité.

Pour dissuader le braconnage, des garde-chasses en sont même venus dans certaines régions à endormir les rhinocéros pour leur couper les cornes, pratique indolore puisque les cornes, comme les ongles, ne se composent pas de cellules vivantes. Mais cette méthode n’a pas eu le succès escompté : les braconniers n’hésitaient pas à abattre un animal privé de cornes pour ne pas perdre de temps à suivre à nouveau sa trace. C’est ainsi qu’on a été amené à faire garder certains rhinocéros noirs vingt-quatre heures sur vingt-quatre par des garde-chasses armés.

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Le colibri, gros plan

Posté par othoharmonie le 19 janvier 2014

 

220px-Phlogophilus_hemileucurus_+_Paphinia_cristata_-_Gould_-_Humm._161Fascinants par leur taille minuscule, les colibris, qui passent de fleur en fleur pour trouver le nectar qui constitue l’essentiel de leur alimentation, sont capables d’un vol extrêmement performant et rapide. Battant des ailes plusieurs dizaines de fois par seconde – de sorte, qu’en vol, il est impossible de distinguer ces dernières –, les « oiseaux-mouches », comme ils sont surnommés, sont les seuls oiseaux à savoir voler en marche arrière.

1. La vie des colibris

1.1. De petits oiseaux amateurs de nectar

Indépendants et plus ou moins agressifs, les colibris vivent en général en populations lâches. Ils présentent, selon les espèces, diverses manières de se nourrir et d’occuper l’espace. Les « territoriaux » exploitent des végétaux à fleurs très riches en nectar et ont tendance à se contenter de territoires restreints qu’ils défendent âprement à coups de bec contre tout intrus. Ils se déplacent peu, à l’inverse des « trappeurs » qui, s’intéressant à des fleurs moins mellifères, doivent nécessairement couvrir davantage de terrain pour subvenir à leurs besoins. Les « généralistes » ne se contentent pas seulement du nectar des fleurs ; ils sucent aussi le jus s’écoulant des fruits abîmés ou trop mûrs, capturent des insectes en vol ou explorent les fleurs et les feuilles à la recherche de ceux qui se seraient englués dans le suc. Les colibris « chapardeurs » pillent même les toiles d’araignée, dont ils s’approprient adroitement les victimes. Pour recueillir le nectar, les colibris « perceurs », comme le colibri féerique, Heliothryx barroti, ou le colibri à épaulettes, Eupherusa eximia, percent la base des longues corolles, car leur bec est trop court pour s’introduire jusqu’au fond.

Une langue pour récolter le nectar

Une langue pour récolter le nectar


La langue des colibris est un remarquable outil. La scission en deux branches, l’enroulement des bords en deux gouttières longitudinales et la présence de fines excroissances favorisent la rétention du suc des fleurs. La langue est également protractile, c’est-à-dire capable de saillir nettement hors du bec, grâce aux deux muscles latéraux de la langue qui passent sous le crâne, puis remontent par-dessus pour se fixer enfin à la hauteur des fosses nasales, tout près de la base du bec.

Des oiseaux polygames

Chaque année, à la saison des amours, la recherche d’un ou d’une partenaire est l’occasion de parades ritualisées. Dans les forêts tropicales à la végétation dense, le mâle se contente souvent de démonstrations assez statiques, préférant demeurer immobile et se fier à sa voix pour séduire une femelle. Pourtant, la plupart des colibris sont de si piètres chanteurs qu’ils doivent unir leurs faibles gazouillis pour être audibles. Ces chœurs réunissent plus de cent participants chez l’ermite à brins blancs, Phaethornis superciliosus. Ailleurs, la parade des mâles donne lieu à un véritable ballet aérien auquel s’associe généralement la femelle. Toutefois, les femelles de certaines espèces se posent plus volontiers sur une branche proche pour assister aux évolutions de leur mâle.

Le colibri, gros plan dans OISEAUX 320px-Sparkling_Violet-ear_%28Colibri_coruscans%29_11Après l’accouplement, la femelle abandonne le mâle. Elle assumera seule les exigences de la ponte, de la couvaison et de l’élevage des jeunes.

1.2. Un nid construit par la femelle

Installé sur une fourche d’arbre, sur une liane, dans un cactus ou à l’extrémité d’une large feuille (sur sa face inférieure), le nid du colibri, très élaboré chez certaines espèces, peut être très volumineux, représentant jusqu’à vingt fois la taille de l’oiseau. Mais il se réduit parfois à une délicate cupule, guère plus grosse qu’une demi-noix.

Le nid est l’œuvre exclusive de la femelle. Celle du colibri lucifer, Calothorax lucifer, n’attend d’ailleurs pas d’avoir trouvé un partenaire pour en réaliser la construction. Réunissant de la mousse, des fibres, des tigelles, des brins d’herbe, des débris d’écorce, de la bourre et même du duvet, elle élabore rapidement un édifice soigné. Il faut une quinzaine de jours et des centaines d’allers et retours à la femelle du saphir à oreilles blanches, Hylocharis leucotis, pour bâtir la douillette coupe de mousse dont elle fixe l’assise à l’aide de toiles d’araignée et qu’elle tapisse de poils fins, prélevés sur des galles du chêne.

Récolte tous azimuts

Pour rendre le nid le plus confortable possible, les colibris utilisent des matériaux variés. Les lichens sont très recherchés, car ils offrent à la fois un camouflage précieux et une bonne protection contre les infiltrations d’eau de pluie. Les qualités adhésives des fils et des toiles tissés par les araignées et certaines chenilles servent tantôt à ceinturer les divers éléments du nid, tantôt à fixer celui-ci sur son support, notamment lorsque la construction est élaborée à l’extrémité d’une feuille retombante. Dans ce dernier cas, les observateurs ont noté que la longueur de la feuille choisie et la façon dont elle retombe sont des paramètres fondamentaux : il ne faut pas que la feuille soit susceptible d’être retournée par le vent, ce qui condamnerait les œufs.

La femelle du colibri thalassin, Colibri thalassinus, laisse pendre, à l’extérieur de son nid, des brins d’herbe dont la verticalité favorise l’écoulement des gouttes de pluie.

Tous les matériaux sont bons, qu’ils soient d’origine végétale, animale ou humaine. Au Costa Rica, des colibris ont été observés prélevant des cheveux sur la tête d’observateurs parfaitement immobiles, sans doute pour en tapisser l’assise de leur nid, comme s’il s’agissait de bourre végétale. Dans certains cas, des colibris se livrent au pillage de nids d’autres espèces. Une femelle de colibri thalassin a ainsi été vue profiter des absences de la propriétaire d’un nid occupé par des petits pour y voler de la mousse.

1.3. Des centaines de voyages pour nourrir les poussins

Ce sont le plus souvent deux œufs qui sont pondus, à 48 heures d’intervalle. Comparativement à la taille de certains colibris, ces œufs sont assez volumineux, bien que leur poids soit, en moyenne, compris entre 0,4 et 1,4 g à peine. Les plus petits œufs de colibris mesurent entre 8 et 11 mm de long, ce sont ceux du colibri d’Hélène, Mellisuga helenae ; les plus gros, ceux du colibri géant, Patagona gigas, peuvent atteindre 20 mm. Quelle que soit l’espèce considérée, les œufs sont toujours d’un blanc uni et de forme elliptique. Leur taille ne les prive cependant pas d’une résistance satisfaisante aux menus accidents qui peuvent se produire, par exemple à l’occasion de coups de vent.

L’incubation nécessite de deux à trois semaines. Durant cette période, la femelle ne dispose que de brefs moments de répit pour trouver à se nourrir. Comme elle est seule à couver – le mâle, généralement, n’assure pas le relais même si quelques exceptions existent –, toute variation trop importante de température en son absence menace les embryons. L’assiduité de la femelle à couver se traduit dans certains cas par la persistance à couver durant plusieurs semaines des œufs non fécondés et dépourvus d’embryon, ou dont l’embryon est mort.

À l’éclosion, les poussins de colibris brisent leur coquille par des coups répétés qu’ils donnent de leur bec court. Très vite, celui-ci se développe, facilitant ainsi le nourrissage des petits par la femelle. Comme tous les oiseaux nidicoles (littéralement « qui aiment le nid »), les jeunes colibris sortent de l’œuf à un stade de développement peu avancé et doivent achever leur croissance en demeurant à l’abri du nid. Les poussins sont presque nus à l’éclosion, si l’on excepte de rares plaques d’un court duvet. Leurs paupières sont soudées et leurs globes oculaires se devinent sous la peau fine et quasi transparente. Au tout début de leur existence, les poussins ne réagissent donc nullement à la vue de leur mère. Ce sont les vibrations qu’elle imprime au nid lorsqu’elle se pose au bord de ce dernier qui stimulent la nichée. Les petits dressent le cou, d’abord obliquement en raison de la faiblesse de leurs muscles, puis verticalement, le bec largement ouvert. Quand leurs yeux s’ouvrent, au bout d’une semaine environ, les jeunes pointent tout naturellement leur bec vers leur mère.

Lorsque la femelle du colibri part à la recherche de nourriture, elle stocke les matières alimentaires qu’elle récolte dans la partie supérieure de son tube digestif. Il s’agit de nectar, pur ou mêlé de minuscules insectes vite ramollis par un début de digestion. De retour au nid, elle distribue la nourriture à ses poussins par régurgitation dans le gosier béant de ses petits, en y enfonçant profondément le bec. Allant et venant sans cesse durant cette période où les jeunes dépendent totalement d’elle pour leur survie, la femelle renouvelle l’opération deux ou trois fois chaque heure, soit plusieurs dizaines de fois par jour.

Après environ deux à trois semaines, les petits colibris abandonnent le nid. Ils sont alors capables de voler et se livrent à des simulacres de vols nuptiaux, véritables exercices d’entraînement qui annoncent les futures parades.

1.4. Voler aussi en reculant

134px-050305_Brown_Violet-ear_crop dans OISEAUXQu’il s’agisse de parcourir un territoire, de se livrer à des déplacements migratoires à la recherche de nourriture ou d’attirer l’attention d’une femelle, l’existence du colibri se déroule essentiellement dans les airs. Au cours de toutes ses activités, le colibri se déplace à la force de ses ailes. Il est assez rare de voir cet oiseau marcher, et, même lorsqu’il lui faut changer de place sur une branche, il préfère voler brièvement plutôt que d’avoir recours à ses modestes pattes.

Malgré sa petite taille, il est un authentique champion du vol et sa vitesse est surprenante. Selon des études pratiquées en soufflerie citées par l’Américain Scott Weidensaul, le colibri à gorge rubis, Archilochus colubris,atteint 43 km/h, et quelques espèces tropicales vont jusqu’à 70 km/h. Certains ornithologues estiment que les colibris seraient capables de voler à 95 km/h ou même de dépasser les 100 km/h dans la nature, sans doute aidés par de puissants vents favorables.

Les colibris sont, par ailleurs, les seuls oiseaux au monde capables de voler en marche arrière.

Un rythme spectaculaire

L’oiseau-mouche peut filer droit dans les airs, pratiquer le vol stationnaire ou reculer en modifiant simplement l’incidence de ses ailes, c’est-à-dire leur angle d’attaque dans l’air. Mais, quel que soit le mode de vol qu’il choisit, le rythme de ses battements d’ailes, incroyablement rapide, ne varie pas. De l’ordre d’une cinquantaine ou d’une soixantaine par seconde, l’ornithologue français J. Berlioz en retient les valeurs de 78 et même 200 – ce qui constituerait le record absolu – chez certaines espèces.

1.5. Milieu naturel et écologie

L’altitude et la latitude importent peu aux colibris, que l’on rencontre sur tout le continent américain, de l’Alaska à la Terre de Feu, des forêts de plaines aux hautes montagnes. Le colibri détenteur du record d’altitude est le métallure de Stanley, Chalcostigma stanleyi, qui vit sur les pentes des volcans équatoriens, au-dessus de 3 800 m.

Aux épaisses forêts tropicales, les colibris préfèrent souvent les milieux moyennement boisés, les habitats ouverts parsemés de buissons, ou même les régions subdésertiques. En effet, ces oiseaux qui nichent souvent à moins de cinq mètres du sol s’accommodent mal des très grands arbres. De plus, les forêts pluviales ne recèlent pas toujours les fleurs qui leur conviennent.

Les colibris sont plus rares dans les régions arides. Ainsi, le saphir Xantus, Hylocharis xantusii, qui vit dans la presqu’île de Basse-Californie, à la très maigre végétation, et le colibri à queue courte, Myrmia micrura, qui fréquente le littoral aride du sud de l’Équateur et du nord-ouest du Pérou, sont des cas extrêmes. Se nourrissant du suc des cactées, ils dépendent du pic des cactus (Melanerpes cactorum) ou de certains insectes aux puissantes mandibules pour entamer l’enveloppe épaisse de ces plantes coriaces.

Le colibri roux, Selasphorus rufus, qui atteint l’Alaska, est l’espèce la plus septentrionale. L’espèce qui s’étend le plus au sud est le colibri du Chili, Sephanoides sephaniodes. Présent à l’ouest de la cordillère des Andes, il atteint la Patagonie. On l’observe en Terre de Feu et jusqu’aux îles Malouines.

D’amples mouvements migratoires

Description de l'image  Myrmia micrura.jpg.Ces oiseaux-mouches aux répartitions extrêmes qui nidifient dans les régions tempérées n’y disposent souvent plus d’une nourriture assez abondante, en hiver quand fleurs et insectes se raréfient. L’arrivée de la mauvaise saison est l’occasion de mouvements migratoires dont l’ampleur peut surprendre si l’on considère la petitesse de ces oiseaux. Pourtant, leurs performances sont élevées et leur musculature autorise des déplacements rapides et à grande échelle. Le colibri roux, par exemple, niche sur une étroite bande depuis l’Alaska jusqu’à l’Arizona et hiverne au Mexique. Les trajets les plus spectaculaires sont accomplis par le colibri à gorge rubis,Archilocus colubris, qui occupe en été la moitié est des États-Unis et l’extrême sud-est du Canada, et hiverne au sud du Mexique et en Amérique centrale. Ces oiseaux sont parfois victimes d’un coup de froid tardif une fois revenus sur leurs lieux de nidification les plus septentrionaux.

Certains parmi les colibris se contentent de voler au-dessus des terres ou de longer la côte du golfe du Mexique. D’autres oiseaux relient la Floride à la péninsule mexicaine du Yucatán, parcourant plus de mille kilomètres d’une traite au-dessus des flots.

Une bonne résistance au froid

Au Québec, l’ornithologue Arthur C. Bent a observé des colibris ayant résisté à une température inférieure à 0 °C pendant plusieurs jours et à un enneigement de 15 cm ; les oiseaux se nourrissaient alors de menus insectes engourdis.

Les colibris sédentaires habitant des zones montagneuses intertropicales, à plusieurs milliers de mètres d’altitude dans les Andes, présentent une adaptation aux baisses nocturnes de température. Leur métabolisme chute et ils entrent dans une léthargie accompagnée d’un ralentissement des rythmes respiratoire et cardiaque, avec baisse de la température interne. Chez le colibri de Clémence, Lampornis clemenciae, on compte de 480 à 1 200 battements cardiaques à la minute, pour une température ambiante de l’ordre de 30 °C dans la journée. La nuit, lorsque la température a chuté de moitié, son rythme cardiaque tombe à 36 pulsations à la minute.

Un engourdissement provisoire est également constaté chez certains colibris, dont le métallure à gorge de feu (Metallura eupogon). Chez ces espèces montagnardes, la température corporelle nocturne est légèrement inférieure à 20 °C, c’est-à-dire à la moitié de la température diurne.

Des oiseaux pollinisateurs

Seuls oiseaux du Nouveau Monde à se nourrir essentiellement de nectar, les colibris jouent un rôle certain dans la pollinisation. Il reste à prouver que certaines fleurs ne pourraient exister sans les colibris qui, eux-mêmes, disparaîtraient en l’absence de ces fleurs ; mais il est établi que quelques fleurs, dont celles à corolle tubulaire, ont besoin d’espèces de colibris déterminées pour assurer leur pollinisation dans des proportions importantes. Des adaptations botaniques sont apparues sur certaines fleurs. Ainsi, tant qu’une fleur de Centropogon n’est pas visitée par un colibri, ses étamines sont orientées vers le bas. Lorsqu’un colibri vient en prélever le nectar, son crâne heurte les étamines et se couvre de pollen ; ces dernières se relèvent alors et dégagent le pistil, qui pourra recevoir à son tour le pollen véhiculé par un autre colibri. De même, lorsque le campyloptère violet, Campylopterus hemileucurus, visite une fleur de Rasizea spicata, le pistil, d’abord relevé, s’abaisse dès que les étamines ont été délestées de leur pollen.

De rares prédateurs

En raison de leur petite taille et de leur vol extrêmement véloce, les colibris n’ont pour ainsi dire pas de prédateurs réguliers. De plus, ils se montrent fort agressifs et n’hésitent pas à foncer sur rivaux, intrus ou prédateurs, en cherchant à les piquer avec le bec, avant de s’esquiver prestement.

Les plus gros d’entre eux sont parfois la proie de certains faucons, et les serpents arboricoles s’attaquent de nuit aux colibris somnolents. Enfin, les petites espèces seraient susceptibles de se prendre dans les grosses toiles d’araignées. Le chercheur Scott Weidensaul cite également des captures occasionnelles par des libellules, des mantes religieuses, et même par des poissons et des grenouilles, qui s’empareraient des colibris pendant leur bain.

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Nandou de Darwin

Posté par othoharmonie le 31 mai 2013


Nandou de Darwin dans AUTRUCHE - EMEU darwinLe Nandou de Darwin (Rhea pennata) est une espèce d’oiseau d’Amérique, voisin de l’autruche. Il court très vite et peut ainsi atteindre 60 km/h. Les griffes acérées au bout de chaque orteil, sont des armes efficaces.

  • Poids:
    • Femelles : 20 kg
    • Mâles : 30 kg
  • Hauteur à la tête:
    • Femelles : 1,30 à 1,40 m
    • Mâles : 1,50 à 1,60 m
  • Vitesse de pointe: 60 km/h

Les mâles deviennent agressifs durant la période de reproduction. La femelle pond ses œufs au-dehors du nid et le mâle en pousse la plupart à l’intérieur du nid. Certains œufs restent au-dehors, pourrissent et attirent les mouches: le mâle et, plus tard, les poussins, se nourrissent de ces œufs-là.

  • Ponte : 2 à 5 oeufs
  • Incubation: 38 jours
  • Longévité  : 30 ans

Ils vivent dans les pampas herbeuses de Patagonie et du plateau andin.

Charles Darwin le découvrit à Puerto Deseado lors de son tour du monde à bord du Beagle.

Le nom nandou vient du guaraní  signifiant araignée et guazu grand, donc grande araignée, le plus probablement en relation avec leur habitude d’ouvrir et abaisser alternativement les ailes lorsqu’ils courent.

Protection du Nandou

Cette espèce et toutes ses sous-espèces, très menacées, figurent sur la liste des espèces de l’Annexe I de la Cites (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction, dite convention de Washington). Seule la sous-espèce Rhea pennata pennata Orbigny, 1834 que l’on trouve en Argentine est inscrite à l’annexe II.

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Héron garde-boeufs

Posté par othoharmonie le 30 janvier 2013

 

Héron garde-boeufs dans HERON heron_garde-boeufsLe Héron garde-bœufs est une espèce d’échassier, de la famille des ardéidés, qui compte les hérons, les aigrettes, les butors et apparentés. On le trouve dans les régions tropicales, subtropicales et tempérées chaudes. Il est monotypique du genre Bubulcus bien que certaines autorités considèrent ses deux sous-espèces comme des espèces à part entière, le Héron garde-boeufs d’Asie et le Héron garde-boeufs d’Afrique. Malgré des similitudes au niveau du plumage avec les aigrettes du genre Egretta, il est plus étroitement apparenté aux hérons du genre Ardea. Originaire d’Asie, d’Afrique et d’Europe, il a connu une expansion rapide dans sa répartition et a colonisé avec succès une grande partie du reste du monde.

C’est un oiseau trapu blanc, orné de plumes de couleur chamois pendant la saison de reproduction, qui niche en colonies, habituellement à proximité des plans d’eau et souvent avec d’autres échassiers. Le nid est une plate-forme de branches placée dans les arbres ou les arbustes. Contrairement à la plupart des autres hérons, il se nourrit dans les habitats herbeux relativement secs, accompagnant souvent le bétail ou d’autres grands mammifères, se nourrissant des insectes et des petits vertébrés perturbés par ces animaux. Certaines populations sont migratrices et d’autres se dispersent aussitôt après la période de reproduction.

Le Héron garde-bœufs a peu de prédateurs, mais des oiseaux ou des mammifères peuvent piller son nid, les poussins peuvent mourir de faim, de carence en calcium ou de perturbation par d’autres grands oiseaux. Cette espèce supprime les tiques et les mouches provenant de bovins, mais elle peut être un danger pour la sécurité des aérodromes et a été impliquée dans la propagation de maladies animales transmises par les tiques.

Le Héron garde-bœufs est un oiseau trapu de 88 à 96 cm d’envergure, de 46 à 56 cm de longueur et pesant entre 270 et 512 g. Il a un cou relativement court et épais, un bec robuste et une posture voûtée car il rentre son cou dans les épaules. L’adulte, hors période de reproduction, a un plumage principalement blanc, le bec jaune et les pattes d’un gris-jaunâtre. Au cours de la saison de reproduction, les adultes de la sous-espèce nominale développement un plumage orange chamois sur le dos, la poitrine et la couronne, alors que le bec, les pattes et les iris deviennent rouge vif pour une brève période avant l’accouplement2. Les deux sexes sont semblables mais le mâle est légèrement plus grand et a un plumage nuptial un peu plus étendu que la femelle. Les juvéniles n’ont pas plumes colorées et ont un bec noir1,3. Il a une espérance de vie d’une quinzaine d’années.

L’adulte en plumage internuptial et le juvénile se distinguent aisément de l’Aigrette garzette par le bec jaune (toutefois certains juvéniles peuvent présenter un bec foncé), l’absence de contraste existant chez cette espèce entre les doigts jaune pâle et les pattes noirâtres, et l’allure nettement plus massive.

B. i. coromandus (parfois élevé au rang d’espèce sous le nom de Garde bœuf d’Asie) diffère de la sous-espèce nominale par le plumage nuptial, lorsque la couleur chamois s’étend de la tête sur les joues et la gorge et que les plumes sont plus de couleur dorée. Le bec et le tarse de cette sous-espèce sont en moyenne plus longs que chez B. i. ibisB. i. seychellarum est plus petit et a les ailes plus courtes que les autres sous-espèces. Il a les joues et la gorge blanches, comme B. i. ibis, mais les plumes nuptiales sont dorées, comme chez B. i. coromandus.

Le positionnement des yeux lui permet d’avoir une vision binoculaire pendant qu’il mange et des études physiologiques suggèrent que cette espèce peut être en mesure d’avoir une activité crépusculaire ou nocturne. Adaptée à la recherche de nourriture sur le sol, elle a perdu la capacité possédée par ses parents des zones humides de corriger avec précision la réfraction de la lumière sur l’eau.

Cette espèce lance un calme, rauque « rick-rack » en période de reproduction, mais sinon est le plus souvent silencieuse.

heron1 dans HERONCertaines populations de hérons garde-bœufs sont migratrices, tandis que d’autres sont dispersives et la distinction entre les deux peut être difficile pour cette espèce. Les populations de nombreuses régions, peuvent contenir des individus sédentaires et migrateurs. Dan l’hémisphère nord, la migration se fait des régions les plus froides vers les zones les plus chaudes, alors que les Hérons garde-bœufs qui nichent en Australie en zone chaude migrent vers la Tasmanie et la Nouvelle-Zélande plus froides en hiver et reviennent au printemps. La migration en Afrique de l’Ouest est adaptée à la pluie et certains oiseaux migrateurs d’Amérique du Sud se rendent au sud de leur aire de reproduction en dehors de la saison de reproduction. Les populations du sud de l’Inde semblent effectuer les migrations locales en fonction de la mousson. Elles se déplacent au nord de Kerala après septembre. Pendant l’hiver, de nombreux oiseaux ont été vus volant la nuit avec des troupeaux de Crabiers de Gray (Ardeola grayii) sur la côte sud-est de l’Inde et on a noté également un afflux hivernal de cet oiseau au Sri Lanka.

Les jeunes oiseaux sont connus pour pouvoir s’éloigner de 5 000 km de leur zone de reproduction. Les groupes peuvent voler sur de grandes distances et on en a vu sur les mers et les océans, y compris au milieu de l’océan Atlantique.

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Le héron et l’homme

Posté par othoharmonie le 30 janvier 2013

 Le héron et l'homme dans HERON 220px-Bubulcus_ibis_Victoria_2

Le Héron garde-bœufs est un oiseau populaire chez les éleveurs de bétail pour son rôle bénéfique sur les gros animaux. Il est perçu comme un agent de lutte biologique contre les parasites du bétail tels que les tiques et les mouches. Une étude menée en Australie a constaté que le Héron garde-bœufs réduit le nombre de mouches qui gêne les bovins en les picorant directement sur la peau. C’est ce bénéfice qui a incité les éleveurs et le Ministère hawaïen de l’Agriculture et des Forêts à libérer l’espèce à Hawaii.

Toutes les interactions entre humains et hérons garde-bœufs ne sont pas bénéfiques. Ce dernier peut être un danger pour les avions à cause de son habitude à se nourrir en grands groupes sur les accotements herbeux des aéroports et il a été impliqué dans la propagation de maladies infectieuses d’origine animale tels que la cowdriose, la bursite infectieuse et éventuellement la maladie de Newcastle

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Genèse de la Mouche – chapitre 6

Posté par othoharmonie le 29 avril 2012

Chapitre 6 - Le 18 Mars 1842

 

Autre utilité des activités de la mouche qui nous sont si souvent importunes

 Tabanus bovinus Il n’aura certainement pas échappé à votre attention combien les mouches préfèrent se poser à ces endroits où l’occasion leur est offerte de grignoter quelque chose; pour ce motif elles font bien volontiers leur apparition en grand nombre durant les repas, en visiteuses importunes, et elles se précipitent avec une grande avidité sur les mets et sur leurs restes. – Vous aurez aussi observé, que ces visiteuses se donnent rendez-vous à la table en d’autant plus grand nombre que les journées sont plus étouffantes, et particulièrement si les salles où l’on mange sont basses et sentent le renfermé. Mais ici tomberait à nouveau et bien à propos une question et beaucoup pourraient dire:  » Eh bien, devons-nous donc vraiment tolérer ces parasites même là, où elles nous souillent les aliments, en nous importunant souvent de manière insupportable à chaque bouchée que nous approchons de la bouche? »

 Mais alors Je devrais faire observer: De cette façon, questionne, juge et s’irrite seulement l’homme à la vue assez courte; car s’il pouvait voir et comprendre pleinement le grand bienfait que la mouche lui rend avec cela, même quand elle se pose pendant deux secondes seulement sur cette bouchée ou sur cette cuillère qu’il est en train d’approcher de sa bouche, en vérité, il ne se montrerait en rien trop prodigue si, comme vous avez coutume de dire, il faisait dorer la mouche; car, voyez-vous, tous les aliments, à très peu d’exceptions, à cause de la substance sucrée qu’ils contiennent, ont la propriété d’attirer à eux tout l’azote de l’air vicié, particulièrement au cours d’une journée suffocante; de sorte que si les aliments restent exposés même pendant un court moment, on peut bientôt s’apercevoir de cet air mauvais pénétré dans ces aliments, par le fait qu’en premier lieu les aliments aigrissent facilement, ou bien sur certains on observe bien souvent une couche de moisissure, quelques autres changent de couleur, d’autres au contraire à l’endroit où ils sont moins compacts prennent une teinte mate bleuâtre. Voilà, tout cela ce sont des effets de l’air vicié; – Mais quelle est dans ce cas la mission de la mouche ? Voyez-vous, puisque la mouche, comme nous le savons déjà, en vertu de sa constitution, est comme une petite bouteille électrique volante, elle se montre pour ce motif aussi très avide de tout ce qui est en rapport intime avec sa sphère d’action naturelle.

 Cet air vicié est, par nature, électriquement négatif, et il élimine par conséquent toute l’électricité positive, bien souvent jusqu’à un degré tel, que souvent dans un semblable milieu, ou mieux encore, en ces aliments qui sont pris dans ce même milieu, il ne se trouve plus la moindre trace d’électricité positive.

 Tout un chacun peut maintenant comprendre que, si dans une telle salle , ne devaient pas se trouver souvent nos porteurs d’électricité, les choses prendraient un bien méchant aspect en ce qui concerne la santé corporelle de l’homme! Mais cela serait encore le moins, car tant que l’air vicié reste contenu dans tout l’espace de la salle, il conserve toujours assez de force d’expansion pour permettre au moins aux poumons de se dilater dans la respiration. Mais quand cet air a perdu toute sa force d’expansion, il tombe comme une rosée moite et salissante, sur ce qui lui est de quelque manière semblable, comme le serait justement dans notre cas les aliments. Donc, lorsqu’une bouchée que l’homme veut goûter est déjà mouillée comme il faut d’air passé, moite, alors s’y posent aussi volontiers une ou plusieurs mouches, et elles se déchargent de leur exubérante électricité positive en la déversant sur l’objet sur lequel elles trottinent. Quelle est maintenant la conséquence de ce fait ?

 Je vous le dis: ni plus ni moins que par suite de cela cet air précipité vient à se ranimer d’une certaine manière, et à devenir plus fluide; il s’élève alors de la bouchée que l’on est sur le point de goûter, ou bien du mets qui se trouve encore sur le plat, et ainsi, grâce à ce processus de distribution, les aliments deviennent à nouveau inoffensifs et aptes à être goûtés, tandis que dans le cas contraire, c’est-à-dire par manque de nos petits chimistes importuns, peu rares dans une semblable journée étouffante, et particulièrement dans une salle comme celle ci-dessus décrite, il serait bien difficile pour l’homme de continuer à vivre après le repas.

 Comment vous plaît-il donc ce service accessoire? N’est-ce pas un prodige tout aussi efficace aujourd’hui, comme il l’était à l’époque la plus reculée de l’existence humaine sur la Terre?

 Lucilia sericata Mais vous penserez peut-être en vous, et vous direz:  » Non, cela tient un peu trop de l’extraordinaire! Est-il possible qu’une mouche ait une sphère d’action aussi vaste ? Et Moi Je vous réponds en disant:  » Non seulement celle-ci, dont vous ne connaissez jusqu’à présent qu’une très faible partie, mais encore, cette modeste créature a une sphère d’action telle, que selon vos concepts, elle peut être considérée comme infinie; car si Je voulais vous faire connaître tout ce qui concerne ce petit animal, le travail de cent mille écrivains en un million d’années n’y suffirait pas, même s’ils pouvaient écrire jour et nuit sans arrêt.

 Que ne vous surprennent donc pas tant ces quelques éléments parmi ses missions que jusqu’ici Je vous ai fait connaître.

 Mais à qui veut parcourir une voie juste, qu’il suffise de penser que vis-à-vis de Moi, n’importe quelle chose – bien que de peu d’apparence – a une valeur infinie.

 Ces considérations tourneront, et de beaucoup, à l’avantage de chaque homme, puisqu’en premier lieu elles le maintiennent en état de permanente humilité, et d’autre part cela sert aussi à lui montrer de façon bien claire ce que représente un vrai homme, qui certainement doit avoir une importance bien plus plus grande que tout un trillion de mouches.

 Cependant, puisque nous parlons présentement de mouches, le moment n’est pas opportun pour juger de la valeur de l’homme, mais bien plutôt consacrons encore un peu d’attention à la mission accessoire de la mouche, mission que nous avons déjà abordée.

 Vous aurez aussi observé que la mouche, s’étant rassasiée de cette façon, vole ensuite très volontiers sur des objets brillants, et que souvent elle les salit sans aucune retenue. Et ici, vous, Mes chers petits, vous vous demanderez l’un à l’autre: y-a-t-il bien quelque chose d’utile aussi en cela ? – Oh, oui, Je vous le dis: C’est une chose très utile, et sans elle l’opération chimique décrite plus haut, que ce petit animal accomplit, perdrait la moitié de sa valeur, si elle n’était pas suivie aussitôt de ce second acte, apparemment insignifiant.

 Nous savons déjà, de ce qui a été exposé antérieurement, que la mouche absorbe dans la majeure partie des cas une nourriture électrique négative, et par conséquent qu’elle est un véritable accumulateur de poisons, qu’elle tire tant de l’air que de l’homme et des animaux, ainsi que de tous les aliments dont l’homme se nourrit.

 Musca domestica Par conséquent les excréments de la mouche, quoiqu’ils ne soient plus nocifs au point d’être toxiques, ne peuvent avoir qu’un caractère typiquement électrique négatif. Mais nous savons que l’électricité positive s’accumule surtout sur les objets lisses. Vous voyez, à présent nous arriverons bien vite au motif de tout cela! Afin que le peu d’électricité positive qui se maintient encore sur les objets lisses, dans un milieu qui est pauvre de cette électricité, puisse être convenablement distribuée, nos chimistes les barbouillent soigneusement, et suite à cela, ils perdent toujours plus la force d’attirer à eux l’électricité nécessaire et indispensable à l’air du milieu. Et si vous doutez peut-être de cela, vous n’avez rien à faire d’autre qu’à mettre dans une telle salle des objets dorés, et vous pouvez être sûrs que ceux-ci seront en peu de temps tellement barbouillés par les susdits chimistes, que de l’or vous n’en verrez scintiller plus beaucoup à travers les saletés.

 Mais pourquoi ces petits insectes mettent-ils tant de zèle à salir justement l’or?

 À ce sujet Je ne vous réponds qu’avec une autre question: Pourquoi dorez-vous les pointes de vos parafoudres? Et vous devez répondre: précisément parce que l’or attire à lui avec une force extraordinaire spécialement l’électricité positive. Mais vous direz que les mouches salissent aussi les vitres des fenêtres, alors que le verre, comme c’est connu, n’attire pas l’électricité; c’est vrai, mais par contre Je vous demande: pourquoi donc se sert-on de disques ou de cylindres de verre comme moyens adaptés pour rendre manifeste l’électricité qui se trouve libre dans l’air, moyennant un léger frottement? – Vous voyez, maintenant Je vous ai de nouveau attrapé, et Je vous réponds: parce que l’électricité s’accumule de préférence justement sur les plaques de verre, et il suffit que ces dernières soient seulement un petit peu légèrement frottées pour faire en sorte qu’elle manifeste bien vite sa présence.

 Maintenant que nous savons tout cela, nous pouvons aussi permettre à nos petites chimistes de barbouiller ces surfaces à leur aise, afin que ces détentrices d’électricité deviennent toujours plus rêches, et par conséquent de plus en plus inadaptées à maintenir accumulée sur elles l’électricité, en contraignant ainsi cette dernière à se mélanger plus équitablement avec l’air qui se trouve dans la salle. -Alors, que dites-vous maintenant, après avoir examiné avec quelque attention ce que Je viens de vous dire à présent? – Vous voyez donc, que pas même une vieille et insignifiante salissure de mouche n’a été déposée à l’endroit où elle se trouve, sans l’intervention de Ma Sagesse et de Ma Prévoyance, bien que ce ne soit pourtant qu’un pur excrément d’un aussi insignifiant petit animal.

 Que faudrait-il répondre, par contre, à quelqu’un qui, des sommets élevés de sa raison humaine, va jusqu’à renier la finalité même de l’homme? Oh! l’épouvantable sottise!

 Si déjà Je prends soin que même ce qui est le moins remarquable renferme toujours en soi une très grande utilité, et que Je prescris avec un tel sens de l’opportunité à une très insignifiante mouche toutes ses utiles fonctions, même les moins voyantes, combien plus grand soin ne prendrai-je pas, Moi, de l’homme, qui n’est pas une créature seulement mais est un vrai Enfant de Mon Amour, ou qui du moins est destiné à le devenir, pourvu qu’il arrive à reconnaître que Je suis son Père et non seulement son Créateur, comme Je le suis pour les pierres et pour les mottes de la terre.

 Mais un coeur tant soit peu animé d’amour filial doit admettre que Je prends soin paternellement même de l’herbe muette des champs, et cela est vrai, oui parfaitement vrai; car il n’y a que le Père seul qui présente nourriture et boisson à tout ce qui d’une façon ou de l’autre est susceptible d’être nourri. Or, si Je consacre des soins aussi paternels déjà aux choses muettes, il est certain qu’avec plus de soin encore Je pourvoirai en tant que Père ces êtres que Je suscitai par Mon Amour et à Mon Image, comme étant Mes Enfants!

 Pesez bien tout cela ! Cela vaut certainement la peine de considérer Mes soins paternels même en ce qui concerne les choses plus légères, afin que celui qui est envahi par le doute puisse une bonne fois se persuader clairement, que Je ne suis pas un Dieu destructeur, une inconcevable divinité despotique, mais au contraire uniquement et seulement un vrai Père pour tous Mes Enfants bien-aimés; et que Je ne suis pas un Père prodigue et dissipateur, mais au contraire souverainement économe, et que Je sais mettre à profit même les salissures d’une mouche pour le bien de Mes Enfants!

 Oui, Je vous le dis: Il y a encore une infinité de choses et beaucoup plus insignifiantes, et pourtant Je ne permets même pas que l’infinitésimale soit perdue; donc , si logiquement Je ne suis certainement pas un Dieu égoïste et destructeur, mais bien un Père qui garde et entretient même l’infinitésimal atome, et qui dirige et administre tout fidèlement pour Ses Enfants, combien grand doit être l’aveuglement des hommes, qui veulent contester Mes soins paternels incessants, très scrupuleux et affectueux pour Mes Enfants?

 Genèse de la Mouche - chapitre 6 dans MOUCHE 220px-Housefly_matingOh, Mes chers petits Enfants! Croyez-Moi, Je surveille jour et nuit même la croissance de chaque petit poil de votre corps, bien qu’ils doivent aller bien vite, avec le corps entier, à la dissolution; avec combien plus de soin ne veillerai-Je pas sans aucun doute sur votre âme immortelle, et sur votre esprit éternel issu de Moi? 

Oui, oui, Mes chers Enfants! Observez bien la petite mouche, elle vous chante vraiment un hymne de victoire; mais vous ne serez en mesure de l’entendre de plus en plus clairement qu’au cours de l’exposition de sa caractéristique polaire positive qui va suivre.

 Et nous en resterons là pour aujourd’hui!

 

Extrait de : Une démonstration naturelle pour éclairer l’éternelle vérité :  »Dieu est Amour » Reçu par la Grâce du Seigneur par Jacob Lorber  1942

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Herbe aux mouches

Posté par othoharmonie le 22 avril 2012

Herbe aux mouches dans MOUCHE 200px-Inula_conyza1L’herbe aux mouches ou œil de cheval (Inula conyza) est une plante herbacée vivace de la famille des Astéracées

C’est une plante poilue, aux tiges érigées se ramifiant aux extrémités, aux feuilles entières, aux fleurs en petits capitules allongés, sans ligules, jaune-verdâtre.

  • organes reproducteurs:
  • graine:
  • Habitat et répartition:
    • Habitat type: ourlets basophiles médioeuropéens, xérophiles, occidentaux
    • Aire de répartition: eurasiatique
  • Les Grecs utilisaient l’herbe aux moucherons, sèche, étendue sous le blé pour éloigner les rongeurs ; Palladius consigna cette pratique dans son De re rustica.

données d’après: Julve, Ph., 1998 ff. – Baseflor. Index botanique, écologique et chorologique de la flore de France. Version : 23 avril 200

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