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Entre braconnage et protection du Crocodile

Posté par othoharmonie le 23 décembre 2016

 

 

La survie des crocodiles est menacée par plusieurs facteurs : la déforestation, le braconnage, la conversion à l’agriculture et les pollutions agricoles dues à l’utilisation abusive des pesticides, notamment dans la culture du cotonnier au nord du Bénin. Les crocodiles sont fortement braconnés pour la consommation de sa viande, pour faire des produits et sous-produits pour la médecine traditionnelle et pour sa peau, vendue en maroquinerie.

crocodile chez Francesca

De nombreux produits à base de crocodile

La viande de crocodile est consommée et appréciée localement, par exemple, au Bénin par tous les groupes socioculturels à l’exception des Peulhs. Les Peulhs ne consomment pas cette viande à cause d’une tradition ancienne, qui dit que « tout éleveur peulh qui tue cet animal et le mange verra son troupeau de bovins réduire en nombre soit par perte ou par mort ». Par ailleurs, la viande est consommée même par ceux qui vénèrent les crocodiles, mais à condition que le crocodile ne soit pas prélevé dans la mare sacrée du village.

Kpéra et al. (2004) ont inventorié sur les marchés 17 produits et sous-produits de crocodiles. Il s’agit de : la peau (dorsale et ventrale), du museau, des pattes, des os, de la graisse, de l’œuf entier, des coquilles d’oeuf, de l’anus, des crottes, des dents, de la bile, du foie, des poumons, du cœur, du pénis, des gastrolithes (pierres contenues dans l’estomac du crocodile) et de l’animal vivant.

Les produits et sous-produits de crocodile sont utilisés en médecine traditionnelle comme remèdes pour guérir des maladies dont l’asthme, l’hernie inguinale, l’ictère, la rougeole, le rhumatisme, l’otite, le panaris, la douleur, etc. Ils sont aussi recherchés pour se doter de certains pouvoirs surnaturels comme les mauvais sorts, la sorcellerie, etc. L’utilisation de la peau pour la maroquinerie est variable selon les pays.

En parallèle, des peuples les protègent…

Les crocodiles sont vénérés par certains groupes socio-culturels (Bariba, Boo, Mokolé) et l’on note à travers ce rôle culturel, une cohabitation pacifique entre les crocodiles et les populations rurales des zones où ils sont vénérés. À cause de leur rôle culturel et de l’anecdote qui dit : « une mare qui abrite des crocodiles ne tarit jamais », les crocodiles font l’objet d’une certaine assistance apportée par les populations locales.

Cette assistance se manifeste par le dragage régulier des mares pendant la saison sèche, le nettoyage de la berge, la protection des animaux par l’interdiction de les tuer, et le transport des bébés crocodiles vers la mare après éclosion des œufs. Cette méthode de conservation appelée conservation endogène est l’une des meilleures formes de conservation des crocodiles au Bénin.

CROCO

Quelle est la population de crocodiles africains ?

Avec une population d’environ 250 000 à 500 000 individus et en considérant sa distribution, le crocodile du Nil, Crocodylus niloticus, n’est pas considéré comme un taxon menacé au niveau international, bien qu’il soit menacé de disparition dans certaines régions comme, par exemple, au Sud- Bénin.

Très peu d’information est disponible sur le crocodile africain à museau étroit, Mecistops cataphractus. La plus grande population existe dans les parcs nationaux du Gabon, tandis que d’autres régions ont montré la baisse de leur population en particulier l’Angola et le Tchad. Ce déclin est dû principalement à la surexploitation, qui s’est intensifiée une fois que les populations sont devenues épuisées dans ces régions.

Au niveau international un effectif de  25 000 à 100 000 individus de crocodile nain, Osteolaemus tetrapis, le classe dans la catégorie VU. Le problème principal avec cette espèce repose sur le manque de données fiables. Sans une telle information, le statut de l’espèce ne peut pas être déterminé. Bien que les experts classent l’espèce comme une préoccupation mineure (LR) au niveau international à cause de sa distribution et des tailles de population saines dans quelques régions, la liste rouge la classe depuis 1996 dans la catégorie VU pour refléter l’incertitude de son statut dans la nature.

Alimentation et reproduction

Les crocodiles sont carnivores. Chez les jeunes, le menu est composé de batraciens, d’escargots, de larves de libellules, de criquets et autres insectes et, avec le temps, de crustacés, de petits oiseaux et rongeurs. Les adultes sont armés pour s’attaquer aux grands poissons et mammifères (jeunes hippopotames, girafes, antilopes, buffles, etc.).

Du fait de leur petit estomac, si la victime est de grande taille, plusieurs repas seront nécessaires et la carcasse de la proie est dissimulée sous l’eau, près d’un rocher ou entre les racines d’un arbre, le temps de la laisser se décomposer.

Indépendamment de la température du corps, les crocodiles n’acceptent pas d’aliments s’ils ont peur ou si des manipulations ou autres interventions les ont stressés. Ainsi peuvent-ils vivre pendant des mois sans se nourrir, mais perdent progressivement du poids et s’affaiblissent. La croissance et la taille sont beaucoup plus fonction de l’alimentation que de l’âge.

Les crocodiles maintiennent leur température corporelle à 30°C. Lorsque la température du corps est plus basse, les crocodiles ne se nourrissent plus et tombent dans un état de torpeur. Pour se chauffer, ils s’exposent au soleil ou sur une surface chaude ; pour se rafraîchir, ils se mettent à l’ombre ou entrent dans l’eau. Lorsqu’ils ont trop chaud, ils gardent la gueule ouverte, afin de laisser la chaleur s’échapper.

Les crocodiles sont ovipares et atteignent leur maturité sexuelle vers l’âge de 10 ans. La femelle pond entre 20 et 70 oeufs et parfois 90 oeufs chez Crocodylus niloticus. Selon les espèces, la femelle creuse un nid dans le sable ou prépare un nid de débris végétaux pour y déposer ses oeufs. Souvent la femelle protège attentivement son nid des prédateurs sans couvrir, à proprement parler, les oeufs. Après 60 à 90 jours d’incubation, les bébés crocodiles sont prêts à éclore ; ils émettent alors des cris aigus, qui s’entendent même à travers une couche de terre de 30 cm d’épaisseur et à une distance de 4 m. La femelle les ramasse dans sa gueule et les transporte dans l’eau. Les bébés crocodiles ont une mortalité élevée : 90 sur 100 n’atteindront pas l’âge adulte.

Les crocodiles ont une taille variant entre 1 et 7 m et parfois plus avec un poids vif corporel d’une tonne au plus. Les mâles ont une taille plus grande que les femelles. Ils ont des mâchoires puissantes avec de nombreuses dents identiques, coniques, légèrement incurvées, sans racines, qui sont renouvelées tout les deux ans.

Auteur : Nathalie Gnanki Kpera pour le Manuel des aires protégées d’Afrique francophone (extrait)

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L’Enfant Éléphant

Posté par othoharmonie le 14 mars 2015

(The Elephant’s Child)


L'enfant et l'elephanteau. A children with an young elephant.Dans les Temps Anciens et Reculés, ô ma Mieux-Aimée, l’Éléphant n’avait pas de trompe. Il n’avait qu’un petit bout de nez brun bombé de la taille d’une botte, qu’il balançait bien de droite et de gauche, mais avec quoi il ne pouvait rien ramasser. Or, il y avait un Eléphant, un nouvel Éléphant, un Enfant d’Éléphant, plein d’une insatiable curiosité, ce qui fait qu’il posait toujours un tas de questions. Avec ça, il vivait en Afrique et il remplissait toute l’Afrique de son insatiable curiosité. Il demanda à sa grande tante l’Autruche pourquoi les plumes de sa queue poussaient comme ça, et sa grande tante l’Autruche lui donna une fessée avec sa patte dure, dure. Il demanda à sa grande tante la Girafe pourquoi elle avait la peau tachetée et sa grande tante la Girafe lui donna une fessée avec son sabot dur, dur. Mais il était toujours plein d’une insatiable curiosité. Il demanda à son gros oncle l’Hippopotame pourquoi il avait les yeux rouges, et son gros oncle l’Hippopotame lui donna une fessée avec son gros sabot ; et il demanda à son oncle poilu, le Babouin, pourquoi les melons avaient ce goût-là et son oncle poilu, le Babouin, lui donna une fessée avec sa patte poilue, poilue. N’empêche qu’il était toujours plein d’une insatiable curiosité ! Il posait des questions à propos de tout ce qu’il voyait, entendait, éprouvait, sentait ou touchait et tous ses oncles et ses tantes lui donnaient la fessée. Et il demeurait malgré tout plein d’une insatiable curiosité ! 

Un beau matin, au milieu de la Précession des Équinoxes, cet Enfant Éléphant à l’insatiable curiosité posa une nouvelle question, une bonne, qu’il n’avait encore jamais posée. Il demanda : 

— Qu’est-ce que le Crocodile mange au dîner ? 

Tous lui dirent « Chut ! » à haute et terrible voix ; puis ils le fessèrent sur-le-champ, pendant un long moment, sans s’arrêter. 

Lorsque ce fut terminé, il tomba sur l’Oiseau Kolokolo assis au milieu d’un buisson de jujubier et il lui dit : 

— Mon père m’a donné la fessée, ma mère m’a donné la fessée ; tous mes oncles et tantes m’ont donné la fessée pour mon insatiable curiosité, n’empêche que je veux savoir ce que le Crocodile mange au dîner ! 

Alors l’Oiseau Kolokolo dit, avec un cri lugubre : 

— Va sur les rives du grand Fleuve Limpopo, aux grasses eaux vert-de-grisées et huileuses, bordé d’arbres à fièvre. Et tu le découvriras. 

Dès le lendemain matin, comme il ne restait plus rien des Équinoxes, puisque la Précession avait précédé conformément au précédent, cet insatiable Enfant Éléphant prit cinquante kilos de bananes (des petites rouges), cinquante kilos de canne à sucre (de la longue violette) et dix-sept melons (des verts croquants) et il dit à sa famille : 

— Au revoir. Je vais au grand Fleuve Limpopo, aux grasses eaux vert-de-grisées et huileuses, bordé d’arbres à fièvre, afin de savoir ce que le Crocodile mange au dîner. 

Alors, tous ensemble ils lui donnèrent une fessée de plus pour lui porter chance, quoiqu’il leur demandât bien poliment d’arrêter. Puis il s’en alla, un peu échauffé, mais pas du tout étonné, tout en mangeant des melons et en jetant la peau car il ne pouvait pas la ramasser. Il alla de Grahamstown à Kimberley et de Kimberley à Khamascountry, et à Khamascountry il prit la direction du nord-est, en continuant à manger des melons jusqu’à ce qu’enfin il atteignît les rives du grand Fleuve Limpopo, aux grasses eaux vert-de-grisées et huileuses, bordé d’arbres à fièvre, exactement comme l’avait décrit l’Oiseau Kolokolo. 

Tu dois savoir et comprendre, ô ma Mieux-Aimée, qu’avant cette semaine-là, et ce jour, cette heure, cette minute, l’insatiable Enfant Éléphant n’avait jamais vu un Crocodile et ne savait pas à quoi ça ressemblait. Tout ça faisait son insatiable curiosité. La première chose qu’il vit fut un Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore enroulé autour d’un rocher. 

— ’Scusez-moi, dit l’Enfant Éléphant très poliment, mais avez-vous vu une chose ressemblant à un Crocodile dans ces parages hétérogènes ? 

— Si j’ai vu un Crocodile ? répéta le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore d’un ton d’absolu mépris. Que vas-tu me demander ensuite ? 

— ’Scusez-moi, dit L’Enfant Eléphant, mais auriez-vous l’obligeance de me dire ce qu’il mange au dîner ? 

Alors le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore se désenroula rapidement du rocher et il donna une fessée à L’Enfant Éléphant avec son écailleuse queue flagelleuse. 

— C’est étrange, dit L’Enfant Éléphant. Mon père et ma mère, mon oncle et ma tante, sans parler de mon autre tante la Girafe et de mon autre oncle le Babouin, m’ont tous donné la fessée pour mon insatiable curiosité, et je suppose que vous faites la même chose pour la même raison. 

Sur ce, il prit congé très poliment du Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore après l’avoir aidé à se réenrouler autour du rocher et il poursuivit son chemin, un peu échauffé, mais pas du tout étonné, en mangeant des melons et en jetant la peau car il ne pouvait pas la ramasser ; jusqu’à ce qu’il posât la patte sur ce qu’il prit pour une bûche, juste au bord du grand Fleuve Limpopo aux grasses eaux vert-de-grisées et huileuses, bordé d’arbres à fièvre. Mais il s’agissait en réalité du Crocodile, ô ma Mieux-Aimée, et le Crocodile cligna de l’œil, comme ceci ! 

— ’Scusez-moi, dit L’Enfant Éléphant très poliment, mais vous n’auriez pas vu un Crocodile dans ces parages hétérogènes ? 

Alors le Crocodile cligna de l’autre œil et souleva à demi sa queue hors de l’eau ; et L’Enfant Éléphant recula très poliment car il n’avait pas envie de recevoir encore une fessée. 

— Approche, Petit, dit le Crocodile. Pourquoi me poses-tu cette question ? 

— ’Scusez-moi, dit L’Enfant Éléphant très poliment, mais mon père m’a donné la fessée, ma mère m’a donné la fessée, sans parler de ma grande tante l’Autruche et de mon gros oncle l’Hippopotame, de ma tante la Girafe qui rue si fort et de mon oncle poilu le Babouin, sans oublier le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore à l’écailleuse queue flagelleuse, près de la rive, qui frappe plus fort que tous les autres, et donc, si ça ne vous ennuie pas, j’aimerais mieux ne plus être fessé. 

— Approche, Petit, dit le Crocodile, car c’est moi le Crocodile. 

Et pour le prouver il se mit à verser des larmes de Crocodile. L’Enfant Éléphant en eut le souffle coupé, il s’agenouilla sur la rive, haletant, et dit : 

— Vous êtes la personne que je cherche depuis si longtemps. Voudriez-vous me dire, s’il vous plaît, ce que vous mangez au dîner ? 

— Approche, Petit, dit le Crocodile. Je vais te le souffler à l’oreille. 

Alors l’Enfant Éléphant approcha sa tête près de la gueule qui-mord-qui-tue du Crocodile, et celui-ci le saisit par son petit nez qui jusqu’à cette semaine, ce jour, cette heure, cette minute, n’était pas plus grand qu’une botte, mais bien plus utile. 

— Je pense, dit le Crocodile, et il le dit entre ses dents, comme ceci, je pense que je commencerai aujourd’hui par de L’Enfant Éléphant. 

En entendant cela, ô ma Mieux-Aimée, L’Enfant Éléphant fut fort ennuyé et il dit en parlant du nez : 

— Laissez-boi bartir ! Vous be faites bal ! 

Alors le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore descendit la rive ventre à terre et dit : 

— Mon jeune ami, si tu ne te mets pas maintenant, immédiatement et sans délai à tirer de toutes tes forces, j’ai bien peur que ce vieil ulster à larges bandes de cuir (il voulait parler du Crocodile) te précipite dans ce courant limpide avant que tu puisses dire « ouf ». 

Ainsi s’exprima le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore. Alors L’Enfant Éléphant s’assit sur ses petites hanches et il tira, tira, tira, tant et si bien que son nez commença à s’allonger. Et le Crocodile barbotait dans l’eau qu’il rendait crémeuse à grands coups de queue, et lui aussi il tira, tira, tira. 

Et le nez de L’Enfant Eléphant continuait à s’allonger ; et L’Enfant Eléphant se campa sur ses quatre petites pattes et tira, tira, et son nez continuait à s’allonger ; et le Crocodile battait l’eau en se servant de sa queue comme d’une rame et lui aussi, il tira, tira, tira et à chaque fois le nez de L’Enfant Eléphant s’allongeait davantage et cela lui faisait un mal de tous les diables ! 

Puis L’Enfant Éléphant sentit ses pattes glisser, et il dit en parlant du nez, qui avait maintenant près de cinq pieds de long : 

— Je n’en beux blus ! 

Alors le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore descendit la rive et se noua en double demi-clef autour des pattes de derrière de L’Enfant Éléphant et il dit : 

— Voyageur imprudent et inexpérimenté, nous allons maintenant nous livrer sérieusement à un petit effort de traction car sinon, j’ai le sentiment que ce vaisseau de guerre à propulsion là-bas avec un pont supérieur blindé (par ces mots, ô ma Mieux-Aimée, il faisait allusion au Crocodile) va compromettre pour toujours ta future carrière. 

Ainsi s’exprima le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore. Alors il tira et L’Enfant Éléphant tira et le Crocodile tira, mais L’Enfant Éléphant et le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore tirèrent plus fort et le Crocodile finit par lâcher le nez de L’Enfant Éléphant avec un « plop » qui résonna tout le long du Limpopo. 

Alors L’Enfant Éléphant s’assit brusquement et lourdement, mais tout d’abord il prit bien soin de dire « merci » au Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore avant de s’occuper de son pauvre nez étiré. Il l’enveloppa dans des feuilles de bananier fraîches et le trempa au frais dans le grand Fleuve Limpopo aux grasses eaux vert-de-grisées et huileuses. 

— Pourquoi fais-tu ça ? demanda le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore. 

— ’Scusez-moi, dit L’Enfant Éléphant, mais mon nez a perdu sa forme et j’attends qu’il rétrécisse. 

— Tu risques d’attendre longtemps, dit le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore. Certaines gens ne savent pas ce qui est bon pour eux. 

L’Enfant Éléphant resta assis trois jours à attendre que son nez rétrécisse. Mais il ne diminuait pas, et en plus il le faisait loucher. Car tu auras vu et compris, ô ma Mieux-Aimée, que le Crocodile en tirant en avait fait une véritable trompe comme celle qu’ont les Éléphants aujourd’hui. À la fin du troisième jour, une mouche vint le piquer sur l’épaule et avant même de se rendre compte de ce qu’il faisait, il leva sa trompe et tua la mouche. 

— Avantage numéro un ! dit le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore. Tu n’aurais pas pu en faire autant avec ton sale petit bout de nez. Essaye de manger un peu maintenant. 

Avant de se rendre compte de ce qu’il faisait, L’Enfant Éléphant étendit sa trompe et arracha une grosse touffe d’herbe qu’il épousseta contre ses pattes de devant avant de se l’enfourner dans la bouche. 

— Avantage numéro deux ! dit le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore. Tu n’aurais pas pu faire ça avec ton sale petit bout de nez. Ne trouves-tu pas que le soleil tape dur par ici ? 

— En effet, dit L’Enfant Éléphant. 

Et avant de se rendre compte de ce qu’il faisait, de sa trompe il pompa une pompée de bourbe au bord du grand Fleuve Limpopo aux grasses eaux vert-de-grisées et huileuses, et se la plaqua sur la tête où ça lui fit un beau bonnet de boue bulleuse et flasque qui lui dégoulinait derrière les oreilles. 

— Avantage numéro trois ! dit le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore. Tu n’aurais pas pu faire ça avec ton sale petit bout de nez. Et maintenant, aimerais-tu recevoir encore des fessées ? 

— ’Scusez-moi, dit L’Enfant Éléphant, mais ça ne me plairait pas du tout. 

— Ça te dirait de donner une fessée à quelqu’un ? dit le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore. 

— Ça me plairait énormément, je l’avoue, dit L’Enfant Éléphant. 

— Dans ce cas, dit le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore, tu verras que ton nouveau nez est fort utile pour fesser les gens. 

— Merci, dit L’Enfant Éléphant. Je m’en souviendrai ; maintenant, je crois que je vais rentrer chez moi et rejoindre ma chère famille pour essayer. 

Alors L’Enfant Éléphant rentra chez lui à travers l’Afrique en frétillant de la trompe. Lorsqu’il voulait manger des fruits, il les cueillait directement sur l’arbre au lieu d’attendre qu’ils tombent comme auparavant. Lorsqu’il voulait de l’herbe, il l’arrachait du sol au lieu de s’agenouiller comme auparavant. Lorsque les mouches le piquaient, il brisait une branche d’arbre et s’en servait comme chasse-mouches ; et il se faisait un nouveau bonnet de boue fraîche fangeuse-spongieuse lorsque le soleil était trop chaud. Quand il en avait assez de marcher seul à travers l’Afrique, il chantait dans sa trompe et ça faisait autant de bruit que plusieurs fanfares. Il fit un détour afin de trouver un gros Hippopotame (ce n’était pas un parent) et lui administrer une terrible fessée pour s’assurer que le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore ne lui avait pas menti au sujet de sa nouvelle trompe. Le reste du temps, il ramassa les peaux de melon qu’il avait jetées en se rendant au fleuve Limpopo, car c’était un Pachyderme très propre. Par un soir sombre il retrouva sa chère famille ; il enroula sa trompe et dit : 

— Comment allez-vous ? 

Ils étaient très heureux de le revoir et ils dirent aussitôt : 

— Viens ici recevoir une fessée pour ton insatiable curiosité. 

— Peuh ! dit l’Enfant Éléphant. Je crois que vous ne connaissez rien à la fessée ; moi par contre, je peux vous montrer. 

Sur ce, il déroula sa trompe et jeta deux de ses chers frères cul par-dessus tête. 

— Oh, purée ! dirent-ils. Où as-tu appris ce coup-là et qu’as-tu fait à ton nez ? 

— Le Crocodile qui vit sur les rives du grand Fleuve Limpopo aux grasses eaux vert-de-grisées et huileuses m’en a donné un nouveau, dit l’Enfant Éléphant. Je lui ai demandé ce qu’il mangeait au dîner et j’ai reçu ça en souvenir. 

— Ce n’est pas beau, dit son oncle poilu, le Babouin. 

— Oui, c’est vrai, dit l’Enfant Éléphant, mais c’est bien commode. 

images (2)Et, saisissant son oncle poilu, le Babouin, par une patte poilue, il l’envoya dans un nid de frelons. Puis ce méchant Enfant Éléphant se mit à fesser toute sa chère famille pendant un long moment, jusqu’à ce qu’ils fussent très échauffés et fort étonnés. Il arracha à sa grande tante l’Autruche les plumes de sa queue ; et il attrapa sa grande tante la Girafe par les pattes de derrière et la traîna dans un buisson d’épines ; il cria après son gros oncle l’Hippopotame et lui souffla des bulles dans les oreilles pendant que celui-ci faisait la sieste dans l’eau après manger ; mais il ne laissa personne toucher à l’Oiseau Kolokolo. À la fin, ça chauffait tellement que tous les membres de sa chère famille se précipitèrent, un par un, vers les rives du grand Fleuve Limpopo aux grasses eaux vert-de-grisées et huileuses, et bordé d’arbres à fièvre, pour emprunter au Crocodile de nouveaux nez. Quand ils revinrent, personne ne fessa plus personne ; et depuis ce jour, ô ma Mieux-Aimée, tous les Éléphants que tu verras, et tous ceux que tu ne verras pas, ont des trompes exactement semblables à la trompe de l’insatiable Enfant Éléphant. 

À mon service j’ai mis 
Six bons garçons. 
Voici leurs noms : 
Quoi, Pourquoi, Quand, 
Où, Qui, Comment. 
C’est d’eux que j’ai tout appris. 
De l’orient 
Jusqu’au couchant 
Je les envoie par monts, par vaux 
Mais quand s’achèvent leurs travaux, 
À tous je propose 
Une bonne pause. 
Aux heures où d’usage 
Je suis à l’ouvrage, 
Je leur donne un long répit, 
Et je n’oublie pas 
Le temps des repas, 
Car ils ont grand appétit 
Mais autres gens, autres manières : 
Je connais une personne 
Jeune et mignonne 
Qui emploie bien dix millions 
De bons garçons 
Et qui jamais ne leur laisse 
Repos ni cesse. 
À peine ouvertes ses paupières, 
Au loin, pour traiter ses affaires, 
Elle envoie, très urgemment, 
Un bon million de Comment 
À peu près deux millions d’Où, 
Et surtout… 
Sept millions de Pourquoi !

 

SOURCE  / http://kiplinginfrench.free.fr/HCCtable.html

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MORPHOLOGIE d’un hippopotame

Posté par othoharmonie le 13 avril 2014

 

- Longueur du corps : 3 à 5,5 m.
– Longueur de la queue : 50 à 60 cm.
– Hauteur au garrot : 1,3 à 1,7 m.
– Poids du mâle : 1,6 à 3,2 tonnes en moyenne.
– Poids de la femelle : 0,7 à 2,3 tonnes en moyenne.
– Les mâles sont plus grands que les femelles et continuent de grandir tout au long de leur vie.

- Après l’éléphant, l’hippopotame est le second plus gros mammifère terrestre. Il partage cette place avec le rhinocéros blanc.

- Cette espèce se reconnaît aisément à son corps arrondi, ses pattes courtes et son museau massif et allongé.

téléchargement (4)- Bien que des poils fins recouvrent une grande partie de son corps, l’hippopotame semble avoir la peau nue, avec quelques poils épais recouvrant son museau, ses oreilles et le bout de sa queue courte. Il est de couleur gris-brun avec des zones plus roses autour des oreilles et sous le menton.

- Sa peau est épaisse (3 à 4 cm), mais son épiderme est très fin et son derme très sensible (car très innervé). De plus, ses glandes sudoripares sont modifiées. L’animal perd donc de l’eau à un rythme beaucoup plus élevé que les autres mammifères et risque une insolation et/ou une déshydratation. Pour palier cet inconvénient, les glandes de sa peau sécrètent un fluide rose et visqueux qui en séchant forme une protection contre la perte d’eau, les coups de soleil, les infections bactériennes…

Cependant cette sécrétion ne le protège que partiellement, il doit donc passer les heures les plus chaudes de la journée dans l’eau. Il reste ainsi immergé près de 18 heures par jour.

De fait, l’hippopotame doit réellement prendre soin de sa peau : les bains de boue, de terre ou d’eau sont indispensables pour éliminer les cellules mortes, les parasites et surtout recouvrir le corps d’une gangue protectrice contre les coups de soleil.

- Ses oreilles, narines et yeux sont sur un même plan horizontal et placés sur le sommet de la tête. Ce sont les seuls éléments qui pointent hors de l’eau lorsqu’il est complètement immergé, il peut ainsi continuer à récupérer toutes les informations de son environnement tout en étant à l’abri.

- Ses canines et incisives inférieures sont très développées et poussent tout au long de sa vie. Les incisives inférieures des mâles peuvent atteindre une longueur de 30 à 40 cm. Leurs canines inférieures se sont développées en défenses mesurant parfois plus de 60 cm. L’animal les «aiguise» constamment en les frottant contre ses canines supérieures. Ces dents spécialisées ne sont pas utilisées par l’hippopotame pour se nourrir, mais pour intimider un adversaire potentiel. Dans ce cas, chacun ouvre grand la gueule (à plus de 150°) et montre ses dents, ce qui suffit à faire fuir le moins bien «armé» des deux !

- Ses molaires plates et rugueuses lui permettent de broyer les végétaux dont il se nourrit.

- Ses pattes courtes possèdent 4 doigts reliés entre eux par une courte palmure.

- La nage de l’hippopotame s’assimile à un galop sous l’eau et lorsqu’il est entièrement immergé il marche sur le fond avec légèreté. Sur terre, sa démarche est plus gauche mais il peut cependant galoper jusqu’à 30 km/h en cas d’urgence. En temps normal, il se limite tout au plus à un trot ; il est capable de grimper des pentes raides mais ne peut sauter et préfère contourner un obstacle plutôt que de passer par-dessus.

- Lorsqu’il plonge, ses narines se ferment et ses oreilles se replient. Un adulte peut rester immergé jusqu’à 5 minutes d’affilée, mais il refait surface en moyenne toutes les 104 secondes. Un jeune de 2 mois doit remonter à la surface beaucoup plus fréquemment (toutes les 20 à 40 secondes environ).

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hippopotame végétarien (?)

Posté par othoharmonie le 12 avril 2014

 

images (18)L’hippopotame est végétarien : ses lèvres musclées et mesurant jusqu’à 50 cm de large lui permettent de brouter rapidement de grandes quantités d’herbes basses. Il consomme également du feuillage, des fruits tombés à terre et plus rarement des charognes (notamment en saison sèche lorsque la qualité des végétaux est moins bonne et qu’il doit complémenter son régime alimentaire).

L’espèce passe sa journée dans l’eau et n’en sort qu’au crépuscule pour aller se nourrir d’herbe. Elle effectue alors des déplacements de 3 à 5 km (maximum 10 km) chaque nuit et consomme environ 40 kg de nourriture. Cette quantité représente seulement 1 à 1,5 % de son poids. Mais elle n’a pas besoin de plus puisqu’elle réduit ses dépenses énergétiques en se reposant toute la journée dans l’eau.

Sans l’hippopotame, pas de vie !
Cette espèce est d’une importance capitale pour la survie des êtres vivant dans les points d’eau qu’elle fréquente.
Son crottin très nutritif permet en effet de maintenir une grande biodiversité dans l’écosystème. Il procure des supports aux plantes et algues, des caches aux insectes prédateurs, de la nourriture aux escargots et aux poissons…
Les algues attirent les petits poissons qui s’en nourrissent et les plantes leur fournissent des cachettes. Ces poissons font venir des poissons plus grands, qui sont à leur tour mangés par d’autres poissons, oiseaux ou mammifères.
De même, après sa mort, l’hippopotame est une source de nourriture pour les charognards (tortues, poissons, oiseaux…).
Au moins 18 espèces d’oiseaux utilisent le dos large des hippopotames pour se reposer ou comme base pour pêcher les poissons et les invertébrés.
Certains poissons se nourrissent des algues, parasites et peaux mortes qui recouvrent ce mammifère. Certaines espèces sont d’ailleurs spécialisées dans le nettoyage d’une zone particulière du corps !

Le labéo, membre de la famille des carpes, nettoie la peau, les dents et la gueule de l’hippopotame. Le barbeau se nourrit de son crottin et nettoie ses pattes, notamment les espaces entre les doigts, très difficiles à atteindre. D’autres espèces se chargent également des plaies.
L’hippopotame, en se dirigeant vers un rassemblement de poissons, se rend ainsi à une véritable «station de toilettage». Il lance le signal de nettoyage aux poissons en ouvrant grand la gueule !

Les hippopotames n’ont pas de véritable période de reproduction mais la plupart des accouplements ont lieu à la saison sèche. Les naissances sont ainsi plus nombreuses à la saison des pluies, lorsque la nourriture est plus abondante et de meilleure qualité.

- Durée de gestation : 227 à 240 jours.
– Taille de la portée : 1 petit.
– Poids à la naissance : 25 à 55 kg.
– Maturité sexuelle : 6 à 15 ans. 

L’espèce est polygyne, c’est à dire qu’un même mâle se reproduit avec plusieurs femelles.

Un mâle cherchant à s’accoupler se rend auprès des femelles et teste leur réceptivité. Si ces dernières se montrent agressives, il adopte une posture de soumission en se couchant. Ce comportement est très rare chez les mâles dominants dans le monde animal. L’accouplement a lieu dans l’eau, ce qui permet à la femelle de ne pas avoir à supporter tout le poids du mâle.

images (19)Après une gestation de près de 8 mois, la femelle quitte son groupe et s’isole en eaux peu profondes ou sur la berge (plus rarement) pour donner naissance à son petit. Elle peut ainsi le tenir à l’écart des mâles adultes qui pourraient l’attaquer. Le jeune peut marcher et nager rapidement après la naissance. Les premiers jours, sa mère reste près de lui dans l’eau et arrache et mange les plantes aquatiques qui sont à proximité. Elle est très protectrice et attaque tout intrus qui risquerait de s’en prendre à son petit. Elle doit vraiment prendre soin de lui car il est une cible de choix pour les prédateurs : crocodiles, lions, mâles hippopotames… En effet, près de 45 % des jeunes meurent durant leur première année. Elle l’allaite dans l’eau, l’aide également à nager et le porte sur son dos quand il est fatigué.

Tous deux rejoignent le groupe après quelques semaines. Les jeunes sont parfois rassemblés en crèche et placés sous la surveillance d’une ou plusieurs femelles pendant que les mères se nourrissent.

L’hippopotame se nourrit d’herbe assez tôt (dès 6 semaines), mais c’est entre 8 et 18 mois, qu’il est véritablement sevré. Il reste avec sa mère plusieurs années et il n’est pas rare de voir une mère avec 3 ou 4 jeunes d’âges différents (la femelle a généralement un petit tous les 2 à 3 ans).

Les femelles atteignent leur maturité sexuelle entre 7 et 15 ans, et les mâles parfois dès 6 ans.

La longévité de l’hippopotame est de 35 à 50 ans dans le milieu naturel et de plus de 50 ans en captivité.

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L’hippopotame ou le cheval du ciel

Posté par othoharmonie le 12 avril 2014

L’hippopotame symbolise la force brutale, la puissance terrifiante.

Hippopotame signifie : cheval du fleuve
L’hippopotame est un animal très particulier qui  ne ressemble à aucun autre.

Il est très gros, semble paisible, vit la plus grande partie de son temps dans l’eau, mais respire dans l’air ; il peut devenir très dangereux et court avec une rapidité étonnante.

images (16)

Il est énorme : peut peser plus de 3 tonnes, mesure plus de 4 m de longueur, ses canines peuvent atteindre plus de 60 cm.

Il a toutes les apparences d’un animal balourd, paisible avec son corps tout rond porté par quatre pattes courtes. En réalité il peut devenir agressif et très dangereux pour l’homme, capable de courir à 45Km/h pour foncer avec sa masse énorme. Un vrai «  bulldozer ! »

Il respire dans l’air et cependant il passe la majorité de sa vie dans l’eau des mares ou des fleuves, ne sortant que la nuit pour paître. Complètement immergé dans l’eau, il ne laisse dépasser que sa tête pour respirer. Généralement appuyé au fond de l’eau, il sait nager sur de grandes distances même dans la mer. 
Mammifère terrestre, il s’apparente aux cétacés qui vivent en mer. Tout en lui étonne. Alors qu’il est herbivore, il est capable d’ouvrir sa gueule à 150° comme s’il voulait engloutir une proie énorme. Un animal rempli de contrastes  L’hippopotame est un mammifère ongulé suidé artiodactyle (ayant un nombre pair de doigts)

On distingue l’hippopotame amphibie, très gros, qui vit près des rivières et des prairies (Afrique tropicale et subtropicale et l’hippopotame nain beaucoup plus petit qui vit dans les forêts d’Afrique de l’Ouest.

Origine : On trouve des fossiles datant du Miocène (vers 10 à 5 millions d’années) mais l’origine exacte de l’hippopotame n’est pas connue. On s’accorde maintenant pour dire qu’il se rapproche plus des cétacés (baleines) que des autres ongulés.

Forme : le qualificatif qui vient immédiatement à l’esprit est « rond ». Tout est rond en lui : son corps énorme comme un gros cylindre, sa tête énorme aussi qui se serait agrandie vers le haut au cours des millénaires pour permettre aux narines, aux yeux et aux oreilles d’émerger de l’eau lorsque l’hippopotame est en immersion, ses quatre pattes grosses et courtes.

Nourriture :  Chaque nuit, il sort de l’eau et broute l’herbe des prairies, jusqu’à 40 Kg ce qui n’est pas énorme pour un animal de cette taille mais il dépense peu d’énergie dans la journée qu’il passe dans l’eau. Ce n’est pas un ruminant.

Dentition : La gueule de l’hippopotame est énorme et elle peut s’ouvrir à 150°. Ses dents sont impressionnantes en particulier les canines qui peuvent atteindre plus de 60 cm. On se demande parfois si ces qualités ne seraient pas l’héritage d’un lointain ancêtre carnivore. Mais rien à ce jour ne vient confirmer une telle hypothèse.

La peau : elle est épaisse mais particulièrement sensible. L’hippopotame a peu de poils sauf près des lèvres, des oreilles et de la queue. Pas de glandes sudoripares qui permettraient la sueur et protègeraient la peau, seules quelques glandes cutanées qui sécrètent un liquide qui durcit à l’air.
C’est à cause de sa peau trop sensible à la chaleur et au soleil que l’hippopotame s’immerge dans l’eau pendant la journée et une partie de la nuit.

L’hippopotame est un animal social : il vit en groupe. Le groupe est formé d’un mâle (parfois plusieurs s’ils obéissent au mâle dominant), d’une vingtaine de femelles et de leurs petits. Ceux-ci pèsent environ 50 kg à la naissance. La mère protège son petit mais il est souvent victime de prédateurs comme le lion.
Les combats de mâles sont fréquents entre rivaux : gueule ouverte pour intimider, combat violent et souvent meurtrier à cause des dents énormes.
En période de sècheresse, les hippopotames se serrent sur les points d’eau et les combats sont fréquents.

L’hippopotame et l’homme

L’hippopotame nain vit dans les forêts et il est encore mal connu.

L’hippopotame amphibie n’hésite pas à charger l’homme et les accidents de ce genre sont nombreux.

L’hippopotame est en diminution principalement par suite de la réduction de son territoire occupé par l’homme, forêts défrichées …..

 

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La vie de l’hippopotame

Posté par othoharmonie le 4 avril 2014

 

 

images (14)Un chef qui exige une soumission parfaite

Les hippopotames vivent en groupes sur un territoire – une portion de lac ou de rivière – qui varie en fonction du plan d’eau et de la saison. Sur une berge de rivière, un espace plus réduit suffit à un plus grand nombre d’animaux que sur une berge de lac. Ainsi, 33 hippopotames peuvent se partager 100 mètres de bord de rivière, alors que 7 animaux seulement cohabitent sur 100 mètres de bord de lac. 

   Le mâle dominant règne sur 50 à 100 mètres de rivière alors que son territoire peut atteindre 500 mètres de lac. C’est lui qui se charge du marquage territorial. Se plaçant au bord, le dos à la berge, il éparpille son crottin sur un rayon de 2 mètres. Ce genre de scène semble passionner les jeunes, qui viennent flairer les excréments, et parfois les consommer. 

   Tant que les juvéniles, et surtout les mâles presque adultes, adoptent une attitude de soumission face au maître des lieux, tout va bien. Mais, s’ils gardent la tête haute, ce que le chef prend toujours pour un défi, les choses peuvent se gâter : le nombre élevé de cicatrices sur le corps des grands mâles rappelle à chacun que les discussions peuvent être vives. 

   Les canines n’ont aucun rôle dans l’alimentation, mais elles peuvent infliger de profondes blessures (qui cicatrisent étonnamment vite). Les combats sont entrecoupés de hurlements, de charges dans l’eau, et de postures d’intimidation, gueule grande ouverte. 

   La mandibule de l’hippopotame, c’est-à-dire sa mâchoire inférieure, peut s’ouvrir à 150° – ce qui est énorme – et elle est musclée en conséquence. D’où le célèbre bâillement de l’hippopotame : loin d’être seulement un geste de lassitude, il peut se révéler vraiment menaçant, si le mâle renverse sa tête le plus en arrière possible, en exposant toute sa gorge dans un geste de défi, pour calmer toute velléité de révolution interne. 

Les combats peuvent être mortels, mais ces grandes scènes restent tout de même rares, car l’hippopotame est respectueux de la hiérarchie. Un des comportements sociaux les plus caractéristiques de l’espèce pourrait s’appeler la « défécation de soumission » : un animal dominé se retourne, sort son arrière-train de l’eau, éclabousse généreusement le museau du dominant de ses excréments et les répand par de vigoureux battements latéraux de la queue. Le supérieur hiérarchique sollicite ce geste des jeunes mâles : il tourne autour d’eux, sort ses épaules de l’eau, la tête pour une fois inclinée. Tout animal qui pénètre dans la mare ira ainsi « saluer » le dominant et lui signifier qu’il reconnaît son statut de chef. Dans un groupe, il peut y avoir plus de 5 défécations de soumission par heure, un tiers d’entre elles étant orientées vers le dominant.

   Les combats pour rire, lèvres contre lèvres, sont également fréquents entre adultes. 

images (15)Les hippopotames passent leurs journées dans l’eau. Autant ils se déplacent sur terre avec lourdeur, autant ils font preuve d’aisance dans l’eau. Quand celle-ci est profonde, ils sont capables de nager véritablement. Ils se propulsent essentiellement en remuant leurs pattes arrière – à la manière d’une grenouille ! Quand il y a moins d’eau, ils avancent un peu comme s’ils rebondissaient, à coups d’élans successifs, en prenant appui sur le fond. L’eau ne pénètre alors ni dans les yeux ni dans les oreilles. Les hippopotames font tout dans l’eau, y compris dormir, par petits sommes.

   C’est aussi dans l’eau qu’ont lieu les accouplements. Le mâle est alors seul visible, la femelle étant, elle, entièrement sous l’eau. Seules ses narines viennent de temps en temps affleurer à la surface. La cour du mâle, avant et pendant l’accouplement, est relativement agressive, et la femelle semble maintenue un peu de force sous l’eau.

   Autrefois, on classait les hippopotames dans l’ordre des pachydermes, mot qui veut dire « qui a la peau épaisse », en grec. Pourtant, c’est tout le contraire : la couche cornée de sa peau est si fine que l’hippopotame est très sensible aux pertes d’eau par évaporation… Il se pourrait que cette espèce passe ses journées dans l’eau simplement parce qu’elle serait incapable de surmonter le rythme de perte en eau que lui imposerait une journée sous le soleil de l’Afrique tropicale.

   L’autre raison pour laquelle ils vivent dans l’eau est l’économie d’énergie qu’ils doivent faire, car ils mangent peu. Comme la température de l’eau est pratiquement la même que celle de leur corps, les hippopotames n’ont pas à dépenser de calories pour rester en homéothermie (c’est-à-dire pour conserver une température interne constante).

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Dieu à tête d’hippopotame

Posté par othoharmonie le 29 mars 2014

 

Taourèt (Taweret, Taurt, Thouéris, Thoeris, Toeris) dite « La Grande » est la déesse hippopotame protectrice des accouchements. Elle semble aussi confondue avec Apet, Ipet ou Opet.

téléchargement (8)Son apparition était censée effaroucher n’importe quel esprit malin qui aurait pu nuire à un enfant et à la femme en travail. 
Comme déesse protectrice de l’accouchement elle était souvent accompagnée du dieu nain  Bes, qui avait une fonction semblable.

Elle passe pour une compagne de Seth, de Sobek ou de Bes.

Elle était représentée avec une tête d’hippopotame, les pieds et les bras d’un lion, la queue d’un crocodile, des seins tombant et un ventre gonflé par une grossesse. Elle est coiffée d’un mortier éventuellement surmonté de cornes et du disque solaire. 
Elle était souvent dépeinte tenant l’amulette « Sa » symbolisant la protection ou l’ank représentant la Vie.

A noter qu’il existe une déesse particulière pour les accouchements, moment particulièrement périlleux et exaltant, en la personne de Meskhenet.

Adoré sous la forme femelle bienveillante de la déesse Thouéris (ou Opet) au corps d’hippopotame, à la tête de crocodile et aux pattes de lion, protectrice des naissances et incarnation de la fécondité aquatique. Craint sous la forme maléfique de Seth, dieu du désordre et du chaos, du Tonnerre et des Forces violentes, il est considéré par les pharaons comme un animal maudit, ennemi des dieux, qu’il faut exterminer. Les Egyptiens redoutent ce représentant du Nil capable d’affronter la toute puissance de Pharaon, depuis qu’un hippopotame tua Ménès, premier roi d’Egypte, bâtisseur de la ville de Memphis et instaurateur d’un culte voué au crocodile. Après sa mort, il sera représenté par un crocodile saisi dans sa gueule par un hippopotame. Selon certaines légendes, l’hippopotame aurait même participé au combat des dieux. Seth noie son frère Osiris dans les eaux du Nil en prenant la forme d’un hippopotame. Pour venger son père, Horus revêt également la forme d’un hippopotame et affronte son oncle dans les eaux du Nil. Sa mère, Isis, harponne Seth, mais lui laisse la vie sauve. Horus, fou de colère, surgit du Nil et arrache la tête de sa mère grâce à ses puissantes mâchoires. Abondants dans la vallée du Nil, les hippopotames ravagent les cultures et sont considérés comme des ennemis par les paysans, qui les chassent à l’aide d’un harpon. Cette chasse prend très tôt un caractère rituel. Symbole des forces mauvaises, identifié à Seth, l’hippopotame est mis à mort rituellement par le roi sur les représentations figurées des mastabas (tombes). Les mâles blancs, symbole de la toute puissance du mal, sont encore plus redoutés et sont, à Edfou, la ville d’Horus, exterminés par des harponneurs choisis par les pharaons.

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L’hippopotame de Pierre Desproges

Posté par othoharmonie le 23 mars 2014

 

images (1)Choix d’un extrait

C’était il y a longtemps, longtemps, avant que l’homme blanc ne vienne troubler le calme lourd des chauds plateaux du Sud avec ses clairons d’orgueil et son attirail à défricher les consciences. Un sommeil de plomb tombait droit sur le Nil Blanc où les bêtes écrasées de chaleur venaient se tremper la tête jusqu’au garrot pour boire goulûment l’eau tiède et marécageuse.

 Au risque de se noyer, quelques oiseaux passereux s’ébrouaient violemment dans la purée boueuse, à la frange glauque du fleuve. Au loin, un petit chien sauvage égaré dans les herbes grillées de soleil hurlait, la gorge sèche, la plainte infinie des agonies brûlantes. Au beau milieu du fleuve, totalement irréfutables, deux énormes hippopotames ne laissaient paraître aux regards que les masses immobiles de leurs dos gris jaunâtre au cuir craquelé de boues éparses et d’algues mortes. Seuls, paisibles, au milieu de toute cette faune abrutie de torpeur torride, les deux balourds faisaient des bulles. 

Mais qu’on ne s’y trompe pas. L’hippopotame n’est pas qu’un tas de lard essoufflé. L’hippopotame pense.

 L’hippopotame est intelligent. Et justement, tandis qu’un gros nuage porteur de pluies improbables venait ternir un instant l’éclat métallique de ce soleil d’enfer, l’un des deux mastodontes émergea soudain des eaux sombres son incroyable trogne mafflue de cheval bouffi. Ses immenses naseaux sans fond se mirent à frémir et à recracher des trombes d’eau dans un éternuement obscène et fracassant. Puis il se mit à bâiller. C’était un bâillement cérémonial, lent et majestueux, qui lui déchira la gueule en deux, aux limites de l’éclatement, en même temps qu’étincelait l’ivoire blanc de sa bouche béante et que montait aux nues son beuglement sauvage. Presque aussitôt, le second hippopotame, à son tour, sortit sa tête de l’eau en s’ébrouant frénétiquement. Puis les deux mastodontes se regardèrent longuement, à travers leurs longs cils nacrés

.Alors après avoir humé prudemment de gauche et de droite l’air saturé de chaleur électrique, le premier hippopotame dit à l’autre :
– C’est marrant. Je n’arrive pas à me faire à l’idée qu’on est déjà jeudi.

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Histoire d’hippopotame au Musée

Posté par othoharmonie le 23 mars 2014

 

Voir l’article sur son site original : http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-La-tete-d-hippopotame-cachee-du-Musee-Vert-_72181-avd-20121113-63983346_actuLocale.Htm

 téléchargement (5)

Pour son retour aux affaires, Tom a choisi de te faire découvrir la tête d’hippopotame conservée dans les réserves du Musée Vert. Un « trophée » très… secret et assez mystérieux.

Chaque mardi, Tom fait découvrir aux enfants une oeuvre, une exposition ou un musée du Mans.

Sa grande gueule baille dans un petit coin des réserves du Musée Vert, derrière une table, quelques dossiers et un ordinateur… Discret malgré sa taille, voici l’hippopotame que tu n’as jamais vu. Peut-être qu’un de tes arrière-grands-parents pourrait se souvenir de lui du temps où il était installé dans un couloir du premier étage du musée de Tessé. Mais on parle ici d’un temps que les moins de 70 ans ne peuvent pas connaître…

Le plus grand mystère entoure cette vieille tête d’hippopotame, « très bien naturalisée à l’époque », mais que le temps a tout de même sérieusement dégradée. En clair, on n’est pas près de la revoir exposée.

« Sa restauration serait très coûteuse, souligne Nicolas Morel, responsable du Musée Vert. Et puis, il s’agit d’un trophée. C’est-à-dire, d’une partie de l’animal que l’on accrochait souvent au mur pour le montrer aux visiteurs… Il y a un aspect « chasse » assez fort derrière tout ça. On peut se poser la question de la valeur pédagogique de la présentation d’une telle pièce dans un musée. »

La tête d’hippo du Musée Vert n’a probablement jamais été fixée à un mur. Elle est beaucoup trop lourde pour ça ! Il faut dire qu’on ne l’a pas naturalisée grosso modo en la bourrant de paille. Non, cette tête a été remplie de plâtre !

D’où viens-tu hippopotame ?

En réalité, on ne sait rien de cette gueule d’hippo. Ni le nom du chasseur, ni celui du donateur, ni même sa date d’entrée dans les collections du musée ! On peut cependant penser que le « prince des fleuves » – considéré comme l’animal le plus dangereux et meurtrier d’Afrique ! – a été chassé à la fin du XIX e ou au début du XX e siècle, à une époque où les safaris en terres africaines étaient très à la mode.

Tu retrouveras l’esprit de cette époque en lisant Tartarin de Tarascon écrit par Alphonse Daudet, en 1872 : l’histoire d’un drôle d’aventurier parti en Afrique chasser le lion…

Musée Vert, 204, avenue Jean-Jaurès. Du lundi au vendredi de 9 h à 12 h et de 14 h à 18 h, le dimanche de 14 h à 18 h. Tarifs : 2,80 €, 1,40 €. Gratuit pour les moins de 18 ans. À voir actuellement, l’exposition temporaire : « Biodiversité, la fin du sauvage ? ». Rens. 02 43 47 39 94.

Écrit par Olivier RENAULT.

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