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Entre braconnage et protection du Crocodile

Posté par othoharmonie le 23 décembre 2016

 

 

La survie des crocodiles est menacée par plusieurs facteurs : la déforestation, le braconnage, la conversion à l’agriculture et les pollutions agricoles dues à l’utilisation abusive des pesticides, notamment dans la culture du cotonnier au nord du Bénin. Les crocodiles sont fortement braconnés pour la consommation de sa viande, pour faire des produits et sous-produits pour la médecine traditionnelle et pour sa peau, vendue en maroquinerie.

crocodile chez Francesca

De nombreux produits à base de crocodile

La viande de crocodile est consommée et appréciée localement, par exemple, au Bénin par tous les groupes socioculturels à l’exception des Peulhs. Les Peulhs ne consomment pas cette viande à cause d’une tradition ancienne, qui dit que « tout éleveur peulh qui tue cet animal et le mange verra son troupeau de bovins réduire en nombre soit par perte ou par mort ». Par ailleurs, la viande est consommée même par ceux qui vénèrent les crocodiles, mais à condition que le crocodile ne soit pas prélevé dans la mare sacrée du village.

Kpéra et al. (2004) ont inventorié sur les marchés 17 produits et sous-produits de crocodiles. Il s’agit de : la peau (dorsale et ventrale), du museau, des pattes, des os, de la graisse, de l’œuf entier, des coquilles d’oeuf, de l’anus, des crottes, des dents, de la bile, du foie, des poumons, du cœur, du pénis, des gastrolithes (pierres contenues dans l’estomac du crocodile) et de l’animal vivant.

Les produits et sous-produits de crocodile sont utilisés en médecine traditionnelle comme remèdes pour guérir des maladies dont l’asthme, l’hernie inguinale, l’ictère, la rougeole, le rhumatisme, l’otite, le panaris, la douleur, etc. Ils sont aussi recherchés pour se doter de certains pouvoirs surnaturels comme les mauvais sorts, la sorcellerie, etc. L’utilisation de la peau pour la maroquinerie est variable selon les pays.

En parallèle, des peuples les protègent…

Les crocodiles sont vénérés par certains groupes socio-culturels (Bariba, Boo, Mokolé) et l’on note à travers ce rôle culturel, une cohabitation pacifique entre les crocodiles et les populations rurales des zones où ils sont vénérés. À cause de leur rôle culturel et de l’anecdote qui dit : « une mare qui abrite des crocodiles ne tarit jamais », les crocodiles font l’objet d’une certaine assistance apportée par les populations locales.

Cette assistance se manifeste par le dragage régulier des mares pendant la saison sèche, le nettoyage de la berge, la protection des animaux par l’interdiction de les tuer, et le transport des bébés crocodiles vers la mare après éclosion des œufs. Cette méthode de conservation appelée conservation endogène est l’une des meilleures formes de conservation des crocodiles au Bénin.

CROCO

Quelle est la population de crocodiles africains ?

Avec une population d’environ 250 000 à 500 000 individus et en considérant sa distribution, le crocodile du Nil, Crocodylus niloticus, n’est pas considéré comme un taxon menacé au niveau international, bien qu’il soit menacé de disparition dans certaines régions comme, par exemple, au Sud- Bénin.

Très peu d’information est disponible sur le crocodile africain à museau étroit, Mecistops cataphractus. La plus grande population existe dans les parcs nationaux du Gabon, tandis que d’autres régions ont montré la baisse de leur population en particulier l’Angola et le Tchad. Ce déclin est dû principalement à la surexploitation, qui s’est intensifiée une fois que les populations sont devenues épuisées dans ces régions.

Au niveau international un effectif de  25 000 à 100 000 individus de crocodile nain, Osteolaemus tetrapis, le classe dans la catégorie VU. Le problème principal avec cette espèce repose sur le manque de données fiables. Sans une telle information, le statut de l’espèce ne peut pas être déterminé. Bien que les experts classent l’espèce comme une préoccupation mineure (LR) au niveau international à cause de sa distribution et des tailles de population saines dans quelques régions, la liste rouge la classe depuis 1996 dans la catégorie VU pour refléter l’incertitude de son statut dans la nature.

Alimentation et reproduction

Les crocodiles sont carnivores. Chez les jeunes, le menu est composé de batraciens, d’escargots, de larves de libellules, de criquets et autres insectes et, avec le temps, de crustacés, de petits oiseaux et rongeurs. Les adultes sont armés pour s’attaquer aux grands poissons et mammifères (jeunes hippopotames, girafes, antilopes, buffles, etc.).

Du fait de leur petit estomac, si la victime est de grande taille, plusieurs repas seront nécessaires et la carcasse de la proie est dissimulée sous l’eau, près d’un rocher ou entre les racines d’un arbre, le temps de la laisser se décomposer.

Indépendamment de la température du corps, les crocodiles n’acceptent pas d’aliments s’ils ont peur ou si des manipulations ou autres interventions les ont stressés. Ainsi peuvent-ils vivre pendant des mois sans se nourrir, mais perdent progressivement du poids et s’affaiblissent. La croissance et la taille sont beaucoup plus fonction de l’alimentation que de l’âge.

Les crocodiles maintiennent leur température corporelle à 30°C. Lorsque la température du corps est plus basse, les crocodiles ne se nourrissent plus et tombent dans un état de torpeur. Pour se chauffer, ils s’exposent au soleil ou sur une surface chaude ; pour se rafraîchir, ils se mettent à l’ombre ou entrent dans l’eau. Lorsqu’ils ont trop chaud, ils gardent la gueule ouverte, afin de laisser la chaleur s’échapper.

Les crocodiles sont ovipares et atteignent leur maturité sexuelle vers l’âge de 10 ans. La femelle pond entre 20 et 70 oeufs et parfois 90 oeufs chez Crocodylus niloticus. Selon les espèces, la femelle creuse un nid dans le sable ou prépare un nid de débris végétaux pour y déposer ses oeufs. Souvent la femelle protège attentivement son nid des prédateurs sans couvrir, à proprement parler, les oeufs. Après 60 à 90 jours d’incubation, les bébés crocodiles sont prêts à éclore ; ils émettent alors des cris aigus, qui s’entendent même à travers une couche de terre de 30 cm d’épaisseur et à une distance de 4 m. La femelle les ramasse dans sa gueule et les transporte dans l’eau. Les bébés crocodiles ont une mortalité élevée : 90 sur 100 n’atteindront pas l’âge adulte.

Les crocodiles ont une taille variant entre 1 et 7 m et parfois plus avec un poids vif corporel d’une tonne au plus. Les mâles ont une taille plus grande que les femelles. Ils ont des mâchoires puissantes avec de nombreuses dents identiques, coniques, légèrement incurvées, sans racines, qui sont renouvelées tout les deux ans.

Auteur : Nathalie Gnanki Kpera pour le Manuel des aires protégées d’Afrique francophone (extrait)

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Comment le Léopard a acquit ses taches

Posté par othoharmonie le 23 août 2015

Comment le Léopard acquit ses taches 

 


220px-Charging_Leopard-001À l’époque où tout le monde partait à égalité, ma Mieux-Aimée, le Léopard vivait en un lieu nommé le Haut-Veld. Souviens-toi que ce n’était pas le Bas-Veld, ni le Bush-Veld, ni le Sour-Veld, mais le Haut-Veld, exclusivement nu, brûlant et éclatant, avec du sable, des rochers couleur de sable et exclusivement des touffes d’herbe jaunâtre et sablonneuse. La Girafe, le Zèbre, l’Éland, le Coudou et le Bubale y vivaient eux aussi : et ils étaient tous exclusivement jaune-brun-roux partout, mais le Léopard était le plus exclusivement jaune-brun-roux de tous, une espèce d’animal en forme de chat gris-jaune qui se confondait à un poil près avec la couleur exclusivement jaune-gris-brun du Haut-Veld. C’était très embêtant pour la Girafe, le Zèbre et les autres, car il se tapissait près d’une pierre ou d’un buisson es’sclusivement jaune-gris-brun et lorsque passaient la Girafe, le Zèbre, l’Éland, le Coudou, le Gruit ou le Damalisque, il leur sautait dessus et leur faisait faire des bonds. Tu peux me croire. Et il y avait également un Ethiopien avec des arcs et des flèches (un homme exclusivement gris-brun-jaune en ce temps-là) qui vivait sur le Haut-Veld en compagnie du Léopard ; et ces deux-là chassaient ensemble. 

L’Éthiopien avec ses arcs et ses flèches, le Léopard es’sclusivement avec ses dents et ses griffes ; si bien que la Girafe, l’Éland, le Coudou, le Couagga et tous les autres ne savaient plus sur quelle patte sauter, ma Mieux-Aimée. Tu peux me croire ! 

Après très longtemps (les choses vivaient éternellement en ce temps-là) ils apprirent à éviter tout ce qui ressemblait à un Léopard ou à un Ethiopien. Et petit à petit ils quittèrent le Haut-Veld (à commencer par la Girafe car elle avait de longues pattes). Pendant des jours et des jours et des jours, ils filèrent avant de parvenir à une immense forêt, es’sclusivement remplie d’arbres, de buissons et d’ombres rayées, tachetées, mouchetées où se cacher.

Après une autre longue période, à force de rester moitié dans l’ombre, moitié en dehors, et à cause des ombres glissantes et mouvantes des arbres qui leur tombaient dessus, la Girafe devint tachetée, le Zèbre rayé, l’Éland et le Coudou plus foncés avec de petites vagues grises sur le dos comme l’écorce sur un tronc d’arbre. Ainsi, on avait beau les entendre et les sentir, on pouvait rarement les voir et encore, à condition de bien savoir où regarder. Ils passaient du bon temps parmi les ombres es’sclusivement tachetées-mouchetées de la forêt, tandis que le Léopard et l’Éthiopien parcouraient en tous sens le Haut-Veld es’sclusivement gris-jaune-rouge, là-bas, en se demandant où étaient passés leurs petits déjeuners, leurs dîners et leurs goûters. Finalement, ils eurent si faim, ce Léopard et cet Éthiopien, qu’ils mangèrent des rats, des scarabées et des lapins de rochers ; puis ils eurent tous les deux le Gros Mal Au Ventre ; c’est alors qu’ils rencontrèrent Baviaan, le Babouin aboyeur à tête de chien, qui est Vraiment l’Animal le Plus Sage de Toute l’Afrique du Sud. 

Léopard dit à Baviaan (il faisait très chaud ce jour-là) :

— Rien ne va plus ! Où est passé tout le gibier ? 

Baviaan cligna de l’œil. Il le savait, lui. 

L’Éthiopien dit à Baviaan : 

— Peux-tu m’indiquer l’actuel habitat de la Faune aborigène ? (Ce qui voulait dire la même chose, mais l’Ethiopien utilisait toujours de longs mots. C’était une grande personne.) 

Et Baviaan cligna de l’œil. Il le savait, lui. 

Alors Baviaan dit : 

— Le jeu a changé : le gibier est parti ailleurs, et je te conseille, Léopard, de gagner rapidement de nouveaux points. 

Et l’Éthiopien dit : 

— Tout ça c’est bien beau, mais j’aimerais savoir où a émigré la Faune aborigène. 

Alors Baviaan dit : 

— La Faune aborigène a rejoint la Flore aborigène car il était grand temps pour elle de changer ; et je te conseille à toi aussi, Ethiopien, de changer le plus tôt possible. 

Cela intrigua le Léopard et l’Éthiopien, mais ils partirent à la recherche de la Flore aborigène ; et après bien des jours ils virent une grande et immense forêt pleine de troncs d’arbres es’sclusivement mouchetés, tachés, hachés, tachetés, chamarrés, bigarrés, nervurés, rainurés et veinés d’ombre. (Dis ça tout haut très vite et tu verras à quel point la forêt devait être pleine d’ombres.) 

— Qu’est-ce donc, dit le Léopard, qui soit aussi exclusivement sombre, et pourtant plein de petits morceaux de lumière ? 

— Je ne sais pas, dit l’Éthiopien. Mais il s’agit certainement de la Flore aborigène. Je sens Girafe et j’entends Girafe, mais je ne vois pas Girafe. 

— C’est curieux, dit le Léopard. C’est sans doute parce que nous venons du soleil. Je sens Zèbre, j’entends Zèbre, mais je ne vois pas Zèbre. 

— Attends un peu, dit l’Éthiopien. Il y a longtemps que nous ne les avons pas chassés. Peut-être avons-nous oublié à quoi ils ressemblent. 

— Taratata ! dit le Léopard. Je me souviens parfaitement d’eux sur le Haut-Veld, surtout de leurs os à moelle. 

— Girafe mesure environ dix-sept pieds de haut et elle est exclusivement fauve-jaune doré de la tête aux pieds ; et Zèbre mesure environ quatre pieds et demi et il est exclusivement gris-fauve de la tête aux pieds. 

— Hmmm, dit l’Éthiopien en plongeant son regard parmi les ombres tachetées-mouchetées de la Flore aborigène. Dans ce cas, ils devraient ressortir sur ce fond noir comme des bananes mûres dans un fumoir. 

Mais il n’en était rien. Le Léopard et l’Éthiopien chassèrent toute la journée ; et bien qu’ils pussent les sentir et les entendre, ils ne les virent pas. 

— Pour l’amour du ciel, dit le Léopard à l’heure du thé, attendons qu’il fasse nuit. Cette chasse en plein jour est un parfait scandale. 

Comment le Léopard a acquit ses taches  dans PANTHERE - LEOPARD 1024px-Schneeleopard_KoelnIls attendirent donc la nuit et alors le Léopard entendit quelque chose qui reniflait bruyamment dans la lumière des étoiles toute rayée par les branches et il sauta sur le bruit ; cela sentait comme Zèbre, et cela avait la consistance de Zèbre, et lorsqu’il le coucha à terre cela se débattit comme Zèbre, mais il ne le voyait pas. Alors il dit : 

— Cesse de remuer, ô toi personne sans forme. Je vais rester assis sur ta tête jusqu’au lever du jour, car il y a quelque chose en toi que je ne comprends pas. 

Sur ce, il entendit un grognement, puis un choc et un bruit de lutte, et l’Éthiopien s’écria : 

— J’ai attrapé une chose que je ne vois pas. Cela sent comme Girafe et cela se débat comme Girafe, mais cela n’a aucune forme. 

— Méfie-toi, dit le Léopard. Reste assis sur sa tête jusqu’au lever du jour, comme moi. Ils n’ont aucune forme, ni l’un ni l’autre. 

Ils s’assirent donc sur eux jusqu’au matin clair et le Léopard dit : 

— Quoi de neuf de ton côté, mon Frère ? 

L’Éthiopien se gratta la tête et dit : 

— Ce devrait être exclusivement d’un riche roux-orangé fauve de la tête aux pieds et ce devrait être Girafe, mais c’est couvert de taches marron. Et toi, quoi de neuf de ton côté, mon Frère ? 

Le Léopard se gratta la tête et dit : 

— Ce devrait être es’sclusivement d’un délicat gris-fauve et ce devrait être Zèbre, mais c’est recouvert de rayures noires et pourpres. Que diable t’es-tu fait, Zèbre ? Ignores-tu que si tu étais sur le Haut-Veld, je pourrais te voir à des milles ? Tu n’as aucune forme. 

— Oui, dit le Zèbre, mais ici ce n’est pas le Haut-Veld. Tu ne vois donc pas ? 

— Si, à présent je vois, dit le Léopard. Mais hier, je ne pouvais pas. Comment cela se fait-il ? 

— Laissez-nous nous relever, dit le Zèbre, et nous vous montrerons. 

Ils laissèrent le Zèbre et la Girafe se relever ; et le Zèbre se dirigea vers de petits buissons d’épines où la lumière du soleil tombait toute striée, et Girafe se dirigea vers de grands arbres où les ombres tombaient en taches. 

— Maintenant regardez ! dirent le Zèbre et la Girafe. Voilà comment ça se fait. Un, deux, trois ! Où est passé votre petit déjeuner ? 

Léopard ouvrit de grands yeux, l’Éthiopien ouvrit de grands yeux, mais ils ne voyaient que des ombres striées et des ombres tachetées dans la forêt, aucune trace de Zèbre et de Girafe. Ils étaient tout simplement partis se cacher parmi les ombres de la forêt. 

— Hi ! Hi ! dit l’Éthiopien. C’est un bon tour à retenir. Profite de la leçon, Léopard. Tu ressors sur ce fond sombre comme un morceau de savon dans un seau à charbon. 

— Ho ! Ho ! dit le Léopard. Serais-tu surpris d’apprendre que tu ressors sur ce fond sombre comme un cataplasme sur un sac de charbon ? 

— Allons ! ce n’est pas en nous insultant que nous attraperons le dîner, dit l’Éthiopien. Le fin mot de la chose, c’est que nous ne sommes pas assortis à nos décors. Je vais suivre le conseil de Baviaan. Il m’a dit de changer et comme je n’ai rien à changer à part ma peau, je vais la changer. 

— En quelle couleur ? dit le Léopard, terriblement excité. 

— En joli marron-noir très pratique avec un peu de violet et quelques touches de bleu-ardoise. Ce sera le truc parfait pour se cacher dans les creux et derrière les arbres. 

Donc il changea de peau séance tenante et le Léopard était de plus en plus excité, il n’avait jamais vu homme changer de peau auparavant. 

— Et moi ? dit-il lorsque l’Éthiopien eut introduit son dernier petit doigt dans sa belle peau noire toute neuve. 

— Suis, toi aussi, les conseils de Baviaan. Il t’a dit de gagner de nouveaux points le plus tôt possible. 

— Ce que j’ai fait, dit le Léopard. Je suis venu jusqu’à ce point avec toi. Et voilà le résultat ! 

— Oh, pas du tout ! dit l’Éthiopien. Baviaan voulait parler de points sur ta peau. 

— Pour quoi faire ? dit le Léopard. 

— Pense à Girafe, dit l’Éthiopien. Ou si tu préfères les rayures, pense à Zèbre. 

Ils sont très contents de leurs taches et de leurs rayures. 

— Hmmm, dit le Léopard. Pour rien au monde je ne voudrais ressembler à Zèbre. 

— Eh bien, décide-toi, dit l’Éthiopien, parce que je n’aimerais pas chasser sans toi, mais j’y serai contraint si tu persistes à ressembler à un tournesol devant une clôture goudronnée. 

— Alors j’opte pour les points, dit le Léopard, mais ne les fais pas trop voyants. Pour rien au monde, je ne voudrais ressembler à Girafe. 

— Je vais les faire du bout des doigts, dit l’Éthiopien. Il me reste plein de noir sur la peau. Viens par ici ! 

800px-Leopard_Mating_Dance dans PANTHERE - LEOPARDAlors l’Éthiopien joignit ses cinq doigts (il restait beaucoup de noir sur sa peau neuve) et il les appuya partout sur le Léopard, et là où les cinq doigts appuyaient, ils laissaient cinq petites marques noires proches les unes des autres. Tu peux les voir sur la peau de n’importe quel Léopard, ma Mieux-Aimée. 

Parfois les doigts glissaient et les marques n’étaient pas très nettes, mais si tu observes attentivement un Léopard, tu verras toujours les cinq points, faits par cinq gros bouts de doigts noirs. 

— Maintenant tu es vraiment beau ! dit l’Éthiopien. Tu peux t’étendre sur le sol nu et passer pour un tas de cailloux. Tu peux t’étendre sur les rochers nus et passer pour un morceau de pudding. Tu peux t’étendre sur une branche feuillue et passer pour un rayon de soleil filtrant à travers les feuilles ; et tu peux t’étendre en plein milieu d’un chemin et ne ressembler à rien du tout. Pense à ça et ronronne ! 

— Mais si je suis tout ça, dit le Léopard ; pourquoi ne t’es-tu pas recouvert de taches toi aussi ? 

— Oh, tout noir c’est mieux pour un Nègre, dit l’Éthiopien. Viens avec moi, nous allons voir si nous pouvons rendre la pareille à M. Un-Deux-Trois-Où-est-votre-petit-déjeuner ! 

Alors ils s’en allèrent et vécurent heureux très longtemps, ma Mieux-Aimée. 

Voilà. 

Parfois tu entendras de grandes personnes dire : 

— L’Éthiopien peut-il changer sa peau et le Léopard ses taches ? 

À mon avis, même les grandes personnes cesseraient de dire de telles idioties si le Léopard et l’Éthiopien ne l’avaient pas fait une fois, tu ne crois pas ? Mais ils ne le referont jamais, ma Mieux-Aimée. Ils sont très heureux ainsi. 

C’est moi le Baviaan Très Sage 
Et je dis, fort sérieux, 
Fondons-nous dans le paysage 
Et sortons seuls, tous les deux, 
Car ces visiteurs qui nous viennent 
C’est l’affaire de Maman… 
Nounou veut bien que tu m’emmènes 
Je t’en prie, partons gaiement. 

Près de la soue des gorets roses 
Asseyons-nous sur le mur, 
Allons dire aux lapins des choses 
Quand leur queue bat le sol dur. 

Faisons, Papa, n’importe quoi 
Tant qu’il s’agit toi et moi, 
D’aller fureter, sans rester 
Enfermés jusqu’au goûter. 

Tu veux tes bottes ? Les voici. 
Tiens, ton chapeau et ta canne, 
Et ta pipe, si tu boucanes. 
Viens vite, filons d’ici.

 

SOURCE http://kiplinginfrench.free.fr/HCCtable.html

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Primates humanisés et orchestres de singes

Posté par othoharmonie le 14 mai 2015

ursinus_2En Égypte ancienne, les échanges commerciaux, les tributs offerts aux vainqueurs, ainsi que les cadeaux échangés entre puissants ont favorisé l’introduction de différentes espèces de petits singes à queue dans le pays, principalement des babouins et des colobes. Dans l’art, le primate le plus représenté est le babouin hamadryas. Le thème récurrent du simien témoigne du vif intérêt porté à ces animaux, qui apparaissent assis sur des chars de marchandises, accrochés au cou de girafes, tenus en laisse ou installés sur une épaule. Admis dans l’en­tourage des souverains en tant qu’animaux de compagnie, ils vivent dans leurs appartements privés. Des scènes de la vie quotidienne les montrent attachés à côté des trônes, tenant des fruits dans les mains, en train de danser, ou encore sous les traits de musiciens jouant de la mandoline, de la flûte ou de la lyre. 

En Mésopotamie, il n’existe aucune espèce de primate autochtone. Les singes sont pourtant déjà men­tionnés à Babylone, au temps très ancien de l’Akkadien Narâm-Sîn, « roi des quatre rives du monde » (2254-2218 av. J.-C.). La présence des primates, dans l’art et l’artisanat, est principalement due à une influence égyptienne (à partir du IIe millénaire), progressivement supplantée par une emprise hellénistique. Parfois extrêmement pré­cises et réalistes, différentes représentations dépeignent les simiens en train de servir des boissons aux membres d’un orchestre constitué de bêtes, honorés lors de rites dédiés à certains dieux ou adoptés par des particuliers comme animaux familiers à la mode. 

Le roi assyrien Asurnasirpal II possédait des singes parmi les espèces remarquables exhibées dans ses parcs. À Ur, dès 2000 av. J.-C., des oeuvres montrent des simiens extrêmement proches des humains : ils sont tenus en laisse, sont accroupis sur l’épaule ou sur la tête de leur proprié­taire. 

En Asie Mineure, la présence de primates est elle aussi déjà attestée à des périodes très reculées. Des statuettes, poteries, amu­lettes et vases égyptiens, ornés de figures simiesques, ont été décou­verts en Palestine, en Syrie, et dans différentes îles de la mer Égée. Une sculpture en ivoire, originaire de Syrie du Nord, figure un singe debout qui porte des vêtements, un collier, et tient un vase. 

D’autres oeuvres présentent des primates bipèdes, des cynocéphales accroupis, des singes musiciens ou des mères tenant leur petit dans les bras. Dans la Bible (Rois, 10,19-22 ; Chroniques, 9,21), des simiens sont évoqués dans les listes de marchandises importées par les Hébreux. Les références aux singes apparaissent plus tard dans la littérature rabbinique, mais elles se rapportent à une tradition ancienne. Leur forte ressemblance physique et comportementale avec les humains les rend dangereux aux yeux des érudits. 

Le fait de les voir en rêve est interprété comme néfaste, en raison de la laideur imputée à l’animal, qui incarne une catégorie d’emblée inférieure à l’Homme : il est à Adam ce qu’Adam est à Dieu. Tournés en ridicule, les simiens sont néanmoins considérés comme des objets de luxe. Dans les récits rab­biniques anciens, ils remplissent des fonctions de serviteurs et sont notamment éduqués à verser de l’eau sur les mains de leur maître, ainsi que sur celles de ses convives. De même que les représenta­tions égyptiennes ou assyriennes qui exhibent des singes richement vêtus, ou d’habiles musiciens, ces descriptions témoignent des capacités d’imitation des primates et de leur intégration dans la vie quotidienne, dès les temps archaïques. 

 

SOURCE : Petite Histoire des Grands Singes 

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L’Enfant Éléphant

Posté par othoharmonie le 14 mars 2015

(The Elephant’s Child)


L'enfant et l'elephanteau. A children with an young elephant.Dans les Temps Anciens et Reculés, ô ma Mieux-Aimée, l’Éléphant n’avait pas de trompe. Il n’avait qu’un petit bout de nez brun bombé de la taille d’une botte, qu’il balançait bien de droite et de gauche, mais avec quoi il ne pouvait rien ramasser. Or, il y avait un Eléphant, un nouvel Éléphant, un Enfant d’Éléphant, plein d’une insatiable curiosité, ce qui fait qu’il posait toujours un tas de questions. Avec ça, il vivait en Afrique et il remplissait toute l’Afrique de son insatiable curiosité. Il demanda à sa grande tante l’Autruche pourquoi les plumes de sa queue poussaient comme ça, et sa grande tante l’Autruche lui donna une fessée avec sa patte dure, dure. Il demanda à sa grande tante la Girafe pourquoi elle avait la peau tachetée et sa grande tante la Girafe lui donna une fessée avec son sabot dur, dur. Mais il était toujours plein d’une insatiable curiosité. Il demanda à son gros oncle l’Hippopotame pourquoi il avait les yeux rouges, et son gros oncle l’Hippopotame lui donna une fessée avec son gros sabot ; et il demanda à son oncle poilu, le Babouin, pourquoi les melons avaient ce goût-là et son oncle poilu, le Babouin, lui donna une fessée avec sa patte poilue, poilue. N’empêche qu’il était toujours plein d’une insatiable curiosité ! Il posait des questions à propos de tout ce qu’il voyait, entendait, éprouvait, sentait ou touchait et tous ses oncles et ses tantes lui donnaient la fessée. Et il demeurait malgré tout plein d’une insatiable curiosité ! 

Un beau matin, au milieu de la Précession des Équinoxes, cet Enfant Éléphant à l’insatiable curiosité posa une nouvelle question, une bonne, qu’il n’avait encore jamais posée. Il demanda : 

— Qu’est-ce que le Crocodile mange au dîner ? 

Tous lui dirent « Chut ! » à haute et terrible voix ; puis ils le fessèrent sur-le-champ, pendant un long moment, sans s’arrêter. 

Lorsque ce fut terminé, il tomba sur l’Oiseau Kolokolo assis au milieu d’un buisson de jujubier et il lui dit : 

— Mon père m’a donné la fessée, ma mère m’a donné la fessée ; tous mes oncles et tantes m’ont donné la fessée pour mon insatiable curiosité, n’empêche que je veux savoir ce que le Crocodile mange au dîner ! 

Alors l’Oiseau Kolokolo dit, avec un cri lugubre : 

— Va sur les rives du grand Fleuve Limpopo, aux grasses eaux vert-de-grisées et huileuses, bordé d’arbres à fièvre. Et tu le découvriras. 

Dès le lendemain matin, comme il ne restait plus rien des Équinoxes, puisque la Précession avait précédé conformément au précédent, cet insatiable Enfant Éléphant prit cinquante kilos de bananes (des petites rouges), cinquante kilos de canne à sucre (de la longue violette) et dix-sept melons (des verts croquants) et il dit à sa famille : 

— Au revoir. Je vais au grand Fleuve Limpopo, aux grasses eaux vert-de-grisées et huileuses, bordé d’arbres à fièvre, afin de savoir ce que le Crocodile mange au dîner. 

Alors, tous ensemble ils lui donnèrent une fessée de plus pour lui porter chance, quoiqu’il leur demandât bien poliment d’arrêter. Puis il s’en alla, un peu échauffé, mais pas du tout étonné, tout en mangeant des melons et en jetant la peau car il ne pouvait pas la ramasser. Il alla de Grahamstown à Kimberley et de Kimberley à Khamascountry, et à Khamascountry il prit la direction du nord-est, en continuant à manger des melons jusqu’à ce qu’enfin il atteignît les rives du grand Fleuve Limpopo, aux grasses eaux vert-de-grisées et huileuses, bordé d’arbres à fièvre, exactement comme l’avait décrit l’Oiseau Kolokolo. 

Tu dois savoir et comprendre, ô ma Mieux-Aimée, qu’avant cette semaine-là, et ce jour, cette heure, cette minute, l’insatiable Enfant Éléphant n’avait jamais vu un Crocodile et ne savait pas à quoi ça ressemblait. Tout ça faisait son insatiable curiosité. La première chose qu’il vit fut un Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore enroulé autour d’un rocher. 

— ’Scusez-moi, dit l’Enfant Éléphant très poliment, mais avez-vous vu une chose ressemblant à un Crocodile dans ces parages hétérogènes ? 

— Si j’ai vu un Crocodile ? répéta le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore d’un ton d’absolu mépris. Que vas-tu me demander ensuite ? 

— ’Scusez-moi, dit L’Enfant Eléphant, mais auriez-vous l’obligeance de me dire ce qu’il mange au dîner ? 

Alors le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore se désenroula rapidement du rocher et il donna une fessée à L’Enfant Éléphant avec son écailleuse queue flagelleuse. 

— C’est étrange, dit L’Enfant Éléphant. Mon père et ma mère, mon oncle et ma tante, sans parler de mon autre tante la Girafe et de mon autre oncle le Babouin, m’ont tous donné la fessée pour mon insatiable curiosité, et je suppose que vous faites la même chose pour la même raison. 

Sur ce, il prit congé très poliment du Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore après l’avoir aidé à se réenrouler autour du rocher et il poursuivit son chemin, un peu échauffé, mais pas du tout étonné, en mangeant des melons et en jetant la peau car il ne pouvait pas la ramasser ; jusqu’à ce qu’il posât la patte sur ce qu’il prit pour une bûche, juste au bord du grand Fleuve Limpopo aux grasses eaux vert-de-grisées et huileuses, bordé d’arbres à fièvre. Mais il s’agissait en réalité du Crocodile, ô ma Mieux-Aimée, et le Crocodile cligna de l’œil, comme ceci ! 

— ’Scusez-moi, dit L’Enfant Éléphant très poliment, mais vous n’auriez pas vu un Crocodile dans ces parages hétérogènes ? 

Alors le Crocodile cligna de l’autre œil et souleva à demi sa queue hors de l’eau ; et L’Enfant Éléphant recula très poliment car il n’avait pas envie de recevoir encore une fessée. 

— Approche, Petit, dit le Crocodile. Pourquoi me poses-tu cette question ? 

— ’Scusez-moi, dit L’Enfant Éléphant très poliment, mais mon père m’a donné la fessée, ma mère m’a donné la fessée, sans parler de ma grande tante l’Autruche et de mon gros oncle l’Hippopotame, de ma tante la Girafe qui rue si fort et de mon oncle poilu le Babouin, sans oublier le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore à l’écailleuse queue flagelleuse, près de la rive, qui frappe plus fort que tous les autres, et donc, si ça ne vous ennuie pas, j’aimerais mieux ne plus être fessé. 

— Approche, Petit, dit le Crocodile, car c’est moi le Crocodile. 

Et pour le prouver il se mit à verser des larmes de Crocodile. L’Enfant Éléphant en eut le souffle coupé, il s’agenouilla sur la rive, haletant, et dit : 

— Vous êtes la personne que je cherche depuis si longtemps. Voudriez-vous me dire, s’il vous plaît, ce que vous mangez au dîner ? 

— Approche, Petit, dit le Crocodile. Je vais te le souffler à l’oreille. 

Alors l’Enfant Éléphant approcha sa tête près de la gueule qui-mord-qui-tue du Crocodile, et celui-ci le saisit par son petit nez qui jusqu’à cette semaine, ce jour, cette heure, cette minute, n’était pas plus grand qu’une botte, mais bien plus utile. 

— Je pense, dit le Crocodile, et il le dit entre ses dents, comme ceci, je pense que je commencerai aujourd’hui par de L’Enfant Éléphant. 

En entendant cela, ô ma Mieux-Aimée, L’Enfant Éléphant fut fort ennuyé et il dit en parlant du nez : 

— Laissez-boi bartir ! Vous be faites bal ! 

Alors le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore descendit la rive ventre à terre et dit : 

— Mon jeune ami, si tu ne te mets pas maintenant, immédiatement et sans délai à tirer de toutes tes forces, j’ai bien peur que ce vieil ulster à larges bandes de cuir (il voulait parler du Crocodile) te précipite dans ce courant limpide avant que tu puisses dire « ouf ». 

Ainsi s’exprima le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore. Alors L’Enfant Éléphant s’assit sur ses petites hanches et il tira, tira, tira, tant et si bien que son nez commença à s’allonger. Et le Crocodile barbotait dans l’eau qu’il rendait crémeuse à grands coups de queue, et lui aussi il tira, tira, tira. 

Et le nez de L’Enfant Eléphant continuait à s’allonger ; et L’Enfant Eléphant se campa sur ses quatre petites pattes et tira, tira, et son nez continuait à s’allonger ; et le Crocodile battait l’eau en se servant de sa queue comme d’une rame et lui aussi, il tira, tira, tira et à chaque fois le nez de L’Enfant Eléphant s’allongeait davantage et cela lui faisait un mal de tous les diables ! 

Puis L’Enfant Éléphant sentit ses pattes glisser, et il dit en parlant du nez, qui avait maintenant près de cinq pieds de long : 

— Je n’en beux blus ! 

Alors le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore descendit la rive et se noua en double demi-clef autour des pattes de derrière de L’Enfant Éléphant et il dit : 

— Voyageur imprudent et inexpérimenté, nous allons maintenant nous livrer sérieusement à un petit effort de traction car sinon, j’ai le sentiment que ce vaisseau de guerre à propulsion là-bas avec un pont supérieur blindé (par ces mots, ô ma Mieux-Aimée, il faisait allusion au Crocodile) va compromettre pour toujours ta future carrière. 

Ainsi s’exprima le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore. Alors il tira et L’Enfant Éléphant tira et le Crocodile tira, mais L’Enfant Éléphant et le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore tirèrent plus fort et le Crocodile finit par lâcher le nez de L’Enfant Éléphant avec un « plop » qui résonna tout le long du Limpopo. 

Alors L’Enfant Éléphant s’assit brusquement et lourdement, mais tout d’abord il prit bien soin de dire « merci » au Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore avant de s’occuper de son pauvre nez étiré. Il l’enveloppa dans des feuilles de bananier fraîches et le trempa au frais dans le grand Fleuve Limpopo aux grasses eaux vert-de-grisées et huileuses. 

— Pourquoi fais-tu ça ? demanda le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore. 

— ’Scusez-moi, dit L’Enfant Éléphant, mais mon nez a perdu sa forme et j’attends qu’il rétrécisse. 

— Tu risques d’attendre longtemps, dit le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore. Certaines gens ne savent pas ce qui est bon pour eux. 

L’Enfant Éléphant resta assis trois jours à attendre que son nez rétrécisse. Mais il ne diminuait pas, et en plus il le faisait loucher. Car tu auras vu et compris, ô ma Mieux-Aimée, que le Crocodile en tirant en avait fait une véritable trompe comme celle qu’ont les Éléphants aujourd’hui. À la fin du troisième jour, une mouche vint le piquer sur l’épaule et avant même de se rendre compte de ce qu’il faisait, il leva sa trompe et tua la mouche. 

— Avantage numéro un ! dit le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore. Tu n’aurais pas pu en faire autant avec ton sale petit bout de nez. Essaye de manger un peu maintenant. 

Avant de se rendre compte de ce qu’il faisait, L’Enfant Éléphant étendit sa trompe et arracha une grosse touffe d’herbe qu’il épousseta contre ses pattes de devant avant de se l’enfourner dans la bouche. 

— Avantage numéro deux ! dit le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore. Tu n’aurais pas pu faire ça avec ton sale petit bout de nez. Ne trouves-tu pas que le soleil tape dur par ici ? 

— En effet, dit L’Enfant Éléphant. 

Et avant de se rendre compte de ce qu’il faisait, de sa trompe il pompa une pompée de bourbe au bord du grand Fleuve Limpopo aux grasses eaux vert-de-grisées et huileuses, et se la plaqua sur la tête où ça lui fit un beau bonnet de boue bulleuse et flasque qui lui dégoulinait derrière les oreilles. 

— Avantage numéro trois ! dit le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore. Tu n’aurais pas pu faire ça avec ton sale petit bout de nez. Et maintenant, aimerais-tu recevoir encore des fessées ? 

— ’Scusez-moi, dit L’Enfant Éléphant, mais ça ne me plairait pas du tout. 

— Ça te dirait de donner une fessée à quelqu’un ? dit le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore. 

— Ça me plairait énormément, je l’avoue, dit L’Enfant Éléphant. 

— Dans ce cas, dit le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore, tu verras que ton nouveau nez est fort utile pour fesser les gens. 

— Merci, dit L’Enfant Éléphant. Je m’en souviendrai ; maintenant, je crois que je vais rentrer chez moi et rejoindre ma chère famille pour essayer. 

Alors L’Enfant Éléphant rentra chez lui à travers l’Afrique en frétillant de la trompe. Lorsqu’il voulait manger des fruits, il les cueillait directement sur l’arbre au lieu d’attendre qu’ils tombent comme auparavant. Lorsqu’il voulait de l’herbe, il l’arrachait du sol au lieu de s’agenouiller comme auparavant. Lorsque les mouches le piquaient, il brisait une branche d’arbre et s’en servait comme chasse-mouches ; et il se faisait un nouveau bonnet de boue fraîche fangeuse-spongieuse lorsque le soleil était trop chaud. Quand il en avait assez de marcher seul à travers l’Afrique, il chantait dans sa trompe et ça faisait autant de bruit que plusieurs fanfares. Il fit un détour afin de trouver un gros Hippopotame (ce n’était pas un parent) et lui administrer une terrible fessée pour s’assurer que le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore ne lui avait pas menti au sujet de sa nouvelle trompe. Le reste du temps, il ramassa les peaux de melon qu’il avait jetées en se rendant au fleuve Limpopo, car c’était un Pachyderme très propre. Par un soir sombre il retrouva sa chère famille ; il enroula sa trompe et dit : 

— Comment allez-vous ? 

Ils étaient très heureux de le revoir et ils dirent aussitôt : 

— Viens ici recevoir une fessée pour ton insatiable curiosité. 

— Peuh ! dit l’Enfant Éléphant. Je crois que vous ne connaissez rien à la fessée ; moi par contre, je peux vous montrer. 

Sur ce, il déroula sa trompe et jeta deux de ses chers frères cul par-dessus tête. 

— Oh, purée ! dirent-ils. Où as-tu appris ce coup-là et qu’as-tu fait à ton nez ? 

— Le Crocodile qui vit sur les rives du grand Fleuve Limpopo aux grasses eaux vert-de-grisées et huileuses m’en a donné un nouveau, dit l’Enfant Éléphant. Je lui ai demandé ce qu’il mangeait au dîner et j’ai reçu ça en souvenir. 

— Ce n’est pas beau, dit son oncle poilu, le Babouin. 

— Oui, c’est vrai, dit l’Enfant Éléphant, mais c’est bien commode. 

images (2)Et, saisissant son oncle poilu, le Babouin, par une patte poilue, il l’envoya dans un nid de frelons. Puis ce méchant Enfant Éléphant se mit à fesser toute sa chère famille pendant un long moment, jusqu’à ce qu’ils fussent très échauffés et fort étonnés. Il arracha à sa grande tante l’Autruche les plumes de sa queue ; et il attrapa sa grande tante la Girafe par les pattes de derrière et la traîna dans un buisson d’épines ; il cria après son gros oncle l’Hippopotame et lui souffla des bulles dans les oreilles pendant que celui-ci faisait la sieste dans l’eau après manger ; mais il ne laissa personne toucher à l’Oiseau Kolokolo. À la fin, ça chauffait tellement que tous les membres de sa chère famille se précipitèrent, un par un, vers les rives du grand Fleuve Limpopo aux grasses eaux vert-de-grisées et huileuses, et bordé d’arbres à fièvre, pour emprunter au Crocodile de nouveaux nez. Quand ils revinrent, personne ne fessa plus personne ; et depuis ce jour, ô ma Mieux-Aimée, tous les Éléphants que tu verras, et tous ceux que tu ne verras pas, ont des trompes exactement semblables à la trompe de l’insatiable Enfant Éléphant. 

À mon service j’ai mis 
Six bons garçons. 
Voici leurs noms : 
Quoi, Pourquoi, Quand, 
Où, Qui, Comment. 
C’est d’eux que j’ai tout appris. 
De l’orient 
Jusqu’au couchant 
Je les envoie par monts, par vaux 
Mais quand s’achèvent leurs travaux, 
À tous je propose 
Une bonne pause. 
Aux heures où d’usage 
Je suis à l’ouvrage, 
Je leur donne un long répit, 
Et je n’oublie pas 
Le temps des repas, 
Car ils ont grand appétit 
Mais autres gens, autres manières : 
Je connais une personne 
Jeune et mignonne 
Qui emploie bien dix millions 
De bons garçons 
Et qui jamais ne leur laisse 
Repos ni cesse. 
À peine ouvertes ses paupières, 
Au loin, pour traiter ses affaires, 
Elle envoie, très urgemment, 
Un bon million de Comment 
À peu près deux millions d’Où, 
Et surtout… 
Sept millions de Pourquoi !

 

SOURCE  / http://kiplinginfrench.free.fr/HCCtable.html

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Mon chat sur mes genoux depuis son Monde

Posté par othoharmonie le 1 août 2014

 

chatLaisse toi envelopper dans cette douce vapeur et laisse venir à toi tout ceci.

Il existe bien un monde où je suis, comme un monde où tu es et les deux font la paire. Ils sont le pendant, comme ils sont le contenant et indissociables ; ils fonctionnent simultanément pareillement à ce que tu expliques comme étant le système des poupées russes. Ces mondes s’interpénètrent et changent de formes et de directions au gré de leurs fonctions et de leurs implications au sein de cet univers de conjonctions planétaires, mais aussi dans l’espace lui-même qui peut être nommé « sidéral ».

Et je suis comme cette vapeur qui t’enveloppe, à la fois là et ailleurs et je suis, pour autant.

J’ai eu la chance, comme le devoir, de t’accompagner pendant des années durant dans ton plan d’expression humaine et c’est en tant que compagnon de route que je me suis investi d’un manteau de poils gris, appelé vulgairement bleu. Mais rien de bleu là-dedans, si ce n’est l’appellation bien hautaine d’un gris très souris… Mais là n’est pas le but de mon discours.

J’ai demandé à ce que ce contact se fasse pour que quelques explications te soient données et que tu puisses aussi les transmettre aux autres, à tes proches comme à ceux que tu ne connais pas encore ou même jamais. Ce que vous nommez la vérité est tellement limitée dans l’histoire sans fin qu’il est difficile de faire changer les opinions, de moduler les acquis ou encore plus puissamment bouleverser des idées reçues qui ont fait leur trou et qui ne peuvent être déracinées, au risque de faire perdre la tête à ceux qui voudraient comprendre une autre réalité. Ces implications, dans le système qui est vôtre, sont telles que chaque « évolution » peut être comprise comme une remise en question, comme un événement si bouleversant qu’il ne peut trouver aucune place dans la mémoire, déjà saturée d’informations diverses et contradictoires. Alors, pourquoi aurais-tu droit à une information différente, toi, si ce n’est par le simple fait que c’est moi qui te l’offre.

Tu as longtemps caressé ma toison de poils, farouche ou craintive, et j’ai reçu chaque caresse comme venant de la main du divin. Toi, la divine. Et je ne peux que te remercier de m’avoir tant aimé, même s’il t’a semblé m’abandonner lors de tes sorties, pour tes occupations de quelques heures, comme de quelques mois. Quelle importance, quand la notion de temps ne peut faire oublier aucun geste, aucune parole, aucun échange d’amour, de regard de cuivre à regard marron ou autre. Et je te reconnais en tant que qui Tu es et je te glorifie pour l’être que tu es, tout simplement. Parce que je t’avais choisie depuis longtemps, moi le timide chat se cachant derrière les canapés, qui n’acceptait de câlin que de sa princesse, qui n’aimait pas être dérangé pour rien dans une quiétude si normale de chat de coussin. Et si cette timidité a pu être prise pour excessive c’est uniquement que mes occupations de chat méditatif ont porté leurs fruits. En tant que concepteur de transcommunications, j’ai fait et établi un réseau autour de toi et j’ai partagé nombre de tes engagements avec ceux que vous nommez des plans supérieurs, pour ne pas savoir où les mettre. J’ai établi une résonance de paraboles pour que les ouvrages se fassent et que les lignes de communication soient en permanence en bon fonctionnement. C’est alors que, dépérissant de mon plan de vie, tu as trouvé de plus en plus difficile la possibilité de te connecter avec ces ailleurs et que tu as même mis en stand-by, tes fonctions d’écrivaine. Ne recherchant juste que le plus aisé pour toi, la communication avec les plans d’expressions connus ou pas de toi, mais moins « loin » de tes rivages accueillants.

Ce n’est pas mon départ qui doit freiner ta propre élévation, variable dans les édifices de ce grand monde, et il est nécessaire de reprendre toute activité qui doit t’amener à rejoindre les très lointaines sphères d’accueil du Monde dans les mondes. Mais il n’est pas encore l’heure d’y revenir de nouveau.

Pour l’instant, permets que je te parle de moi et de mon royaume.

On a appris à certains que la manière la plus adéquate de considérer le règne animal était de le mettre à part, puisque faisant partie d’une autre forme d’expression, dite non humaine. Et il a été question de groupe d’âmes semblables qui se regrouperaient sous la forme d’une âme centrale, le plus souvent régie par un humain ou du moins un préposé à notre règne. Et la même chose a été établie avec les êtres de verdure et ceux des mondes de pierre. Mais, aujourd’hui, quelques barrières commencent à se fracasser, parce qu’elles ne correspondent plus à rien de ce que vous commencez à comprendre, de plus haut, de plus fort, de plus simple. Avec l’arrivée des dimensionnements dans votre compréhension de cette grande Vie, vous avez perçu que tout pouvait être mélangé, comme amalgamé, et non dispatché un peu partout, et surtout coupé des liens qui les unissaient. Vous avez entrevu l’hypothèse que « l’évolution », que vous placez dorénavant entre guillemets, pouvait se faire de manière bien différente et que rien n’était plus petit ou moins important et que tout pouvait prendre place sur le même rayonnage de la construction de la vie, comme de son expérimentation. Ainsi, je te confirme bien que je ne suis pas qu’un chat qui a donné plus de seize ans dans vos comptages de vie pour toi et tes proches, mais que je suis bel et bien un être qui circule, et n’a même jamais cessé de le faire consciemment dans toutes ces ficelles qui se ramifient pour fabriquer ce bel écheveau de vies en simultané, comme vous dites. Elles sont simplement des autres consciences confondues en perpétuelles connexions, interactions, reliances, peu importe le terme qui puisse vous faire admettre puis comprendre l’alliance si étroite qui existe entre tout ce Tout. C’est comme si vous faisiez la comparaison avec votre corps et ce dont il est composé, ainsi vous le mettez encore si souvent « en dehors » de cet équilibre parfait qui nous fait être unis totalement, indistinctement comme parallèlement, ensemble : « êtres » ou ce que vous nommez « choses », et tout ce qui semble entourer ces êtres et ces choses. Alors que même ce qui entoure toute vie est déjà vie.

Et ma démarche pour toi, outre ce merci du fond du cœur, fut pour te rappeler qu’il n’y a jamais séparation avec les mondes d’en haut, d’en bas, autour et dedans. L’interpénétration des éléments de la vie est telle qu’il n’y a que vous qui percevez tout ceci comme parcellé, morcelé et vous vous individualisez à outrance. C’est ainsi que je peux dormir sur ton lit en toute quiétude ou que je peux me reposer sur tes genoux ou encore que je suis parfaitement capable de te parler ouvertement ou encore de te proposer des solutions pour ton ouvrage ou ta vie de tous les jours, sans pour autant que tu me demandes des recettes de cuisine. Ce n’est pas plus ma spécialité que la tienne. Mais par contre, je pense que nous pourrons travailler de concert lorsque tu reprendras la longue écriture de ce nouveau livre qui mettra en scène l’univers. Je suis tout à fait capable de te donner ce coup demain salutaire et d’entreprendre avec toi ce bel édifice, de la même manière que lorsque je me posais sur tes genoux pour écrire en ta compagnie les autres volumes publiés.

Je n’ai que l’apparence qui a été modifiée et mon endormissent dans tes bras a été pour moi la sécurité d’un passage en douceur vers cet ailleurs que je devais rejoindre sans en trouver la force. Mon corps de chat endolori ne pouvait plus manifester ni joie ni souffrance, ni instinct autre que celui de la survie. Et ainsi j’ai offert à cet organisme ce qu’il lui fallait pour que cela soit toi qui m’aides encore, mais cette fois-ci à passer dans mon monde. Pas l’autre monde, mais le mien, qui est semblable au tien. Et j’ai pu aussi avoir l’aide de celui qui avait pris la place de père dans ta vie d’humaine. Et nous avons beaucoup ri de cette joyeuse rencontre en tant que personnages revêtus de notre véritable harmonie, la Vie.

Il ne te serait donc d’aucune utilité de te raconter qui je suis puisque je suis tout à la fois comme toi et les autres multiplicités dupliquées dans les mondes de la Vie. Voilà pourquoi tout le monde retrouve tout le monde, lors des passages…

Et j’ai fait, aussi grâce à toi, l’expérience d’un autre passage que peu de personnes humaines pratiquent et encore moins d’être comme je l’étais, faisant partie de la vie animale, ou du moins reconnue comme telle par vous. J’ai eu la merveilleuse chance de comprendre que l’on pouvait choisir de rester encore un peu, en compagnie de ceux que l’on aime, en changeant juste l’expression de vie et en la remplaçant par une autre désirant tenter l’expérience de celle-ci. J’ai fait un « walk-in » comme vous dites dans votre jargon francisé. Tu m’as donné cette permission et je t’en gratifie encore. Quelle merveille de regarder ces deux lumières qui se croisent, se reconnaissant parfaitement et qui se passent « les consignes » pour que l’échange de vie ne se « voie » pas trop pour l’entourage familial proche. Quelle belle expérience ! J’ai fait la « rencontre » d’un prolongement de ma fraternité et je l’ai remercié de prendre ainsi le relais et de te permettre aussi de conserver avec toi un compagnon de route, de vie. Il avait des informations que je ne connaissais pas et moi, je devenais plus apte à te renseigner sur tes occupations de travail, comme de situations courantes. Et l’expression de nos âmes, puisque vous les nommez ainsi, a donné ce cocktail détonant, permettant à ce corps déjà affaibli par les malaises et dysfonctionnements, de retrouver une nouvelle jeunesse, surtout dans le sens de la découverte d’un monde vu par les yeux d’un chat.

Réalises-tu combien, suivant la hauteur de ta situation et des fonctions vitales, la vie peut paraître complètement différente d’un état à un autre. Mes préoccupations n’étant pas les vôtres, mes instincts étant différents, mes besoins aussi et mes pensées, n’en parlons pas. Si, peut-être… À quoi peut bien penser un chat ? Qu’il soit de « gouttière » ou de « coussin ». En fait, il ne « pense » pas, il vit tout simplement. Il hume la vie, il la connaît par cœur, dans ses moindres fractions, dans ses plus grands secrets, il la sait. Il ne dort pas toujours, il écoute, il ressent, il transmet, il sait. Il ne ronronne pas non plus, il vibre de sa note primaire et la donne à son hôte. Il propage ses ondes de vibrations pour que le corps, qu’il soit humain ou pas, soit au fait de tout ce qui l’entoure. Il le renseigne, il le connecte, il le réaligne, il le projette même au delà de son monde lors de ses sommeils ou lors de ses états d’éveil non éveillé. Il est ce relais entre tout ce qui bouge, respire, vit et son maître. Mais qui est donc le maître, si tant est qu’il en existe vraiment Un ???

Ne sois donc pas surprise de me retrouver encore, lorsque les discussions reprendront, lorsque les réunions auront lieu, lorsque l’écriture sera de nouveau ton lot quotidien. Et transmets ceci à tous ceux qui ont besoin de comprendre la différence des mondes qui n’en est pas une. À ceux qui croient que leurs petits êtres chers ont rejoint les « défunts » qui ne sont jamais morts. À ceux qui ne savent pas que toute la Vie est une et que nul escalier, échelon, compartimentation ne peuvent la fractionner, la délimiter pour classifier les bons des moins bons, les mauvais des méchants, le plus évolués des plus faibles, les plus hauts et forts des plus simples et insignifiants…

Ainsi l’araignée du plafond est à la bonne place pour aider à communiquer entre vous. Le lézard qui réchauffe son corps sait bien quand il va pleuvoir ou fraîchir et tranquillise les humains apeurés. L’hirondelle n’annonce pas seulement le retour du printemps, car parfois, elle en loupe même la date. Elle gazouille ses sons aigus pour amener la joie dans le cœur des hommes. La cigale le réchauffe en essayant de jouer des ailes pour se rafraîchir. Le serpent apprend à l’homme à se cacher, à se terrer pour mieux se protéger, souvent de lui-même et de ses craintes. La fourmi qui paraît si avare et travailleuse aide l’humain à construire l’édifice de sa vie sans avoir peur du manque. Le papillon réapprend à l’homme la liberté, la buse ou l’épervier : la force, la ténacité ; l’aigle : la puissance et la grandeur d’âme ; le hérisson : la protection et la douceur mêlées font de bonnes amies. La grenouille chante l’humidité et honore l’élément eau. Le chien distille l’amour comme le fait un chat, mais différemment, sans condition car il acceptera même la maltraitance de son maître, non pas comme une fatalité, mais comme quelque chose qui lui paraît normal. Il absorbe la « négativité » de son entourage. Le cheval aime l’espace, la rapidité, il est la finesse, la réception du courage et de l’immensité de la vie. L’éléphant est la terre, la volonté, la ténacité. La girafe, la vision de loin, la vigie de la vie…

Chaque être que vous avez déjà reconnu comme étant porteur d’une certaine symbolique a son rôle à jouer à vos côtés et tous, dans leurs différences, vous permettent d’apprendre leurs particularités, leurs pouvoirs, leurs forces. Ils en détiennent plusieurs, bien évidemment, mais sont plus axés sur certaines capacités qu’ils vont mettre à votre service. Ainsi, ceux qui aiment la compagnie des cigales ne seront jamais ceux qui préfèrent les canaris. Rien n’est le fruit du hasard, vous le savez bien, rien n’est placé là comme ça, vous le comprenez parfaitement, tout a son « utilité », sa juste place. Ainsi, lorsque tu avais cinq perroquets différents chez toi et qu’ils me cassaient souvent ma sieste, ils étaient là pour t’apprendre à t’ouvrir et à parler devant le monde, devant un public ou simplement à t’exprimer au mieux de ton vocable quand le moment était venu de le faire… Et tu croyais que c’était toi qui leur apprenais à parler…

Il n’y a pas de faute à ne pas savoir, il n’y a pas de honte de n’avoir pas su. Il est si important de vivre, seulement.

Et comme un bel auteur de récit joyeux, je voudrais remercier tous ceux qui ont caressé mes poils, ceux qui le faisaient pour attirer mon attention, pour me câliner vraiment ou pour tenter d’apprivoiser le sauvage. Je remercie ceux qui m’ont aidé à me nourrir car je n’étais pas très enclin à la chasse de mes congénères les souris, mais plus joueur avec mes amis les oiseaux. Il en existe certains qui sont passés dans ma vie et d’autres qui m’ont permis de la réaliser et à tous ceux-là j’adresse ma plus belle révérence. Parce qu’ils ne savaient pas ce qu’ils faisaient ni pour quoi ils le faisaient : pour eux, pour moi, pour la Vie…

Et que la Vie continue puisqu’elle n’a jamais cessé d’être, comme vous tous, comme toi, cette Mère qui m’as tant donné, toi cette enfant qui ne savait comment m’aimer, toi ce père adoptif qui m’a accepté, toi cet autre père qui m’a promené… Et tous les autres qui comprenaient, ou avaient reconnu, que j’étais un chat « à part » et qui ont su sentir ce que je portais en moi : la flamme de la Vie. Merci !

Pas d’épitaphe, pas de fleurs, pas de larmes, juste une photo, mais c’est tant me limiter déjà…

Fifi, alias Fievel de Falkland, le chat persan bleu aux yeux de cuivre, vous salue dans notre éternité…

Page d’origine : http://www.lesperlesdelunivers.fr/pages/Mon_Chat_dans_son_eternite-1522820.html

 

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Filmographie sur l’hippopotame

Posté par othoharmonie le 5 avril 2014

 

img0096Bataille sur le grand fleuveJean Rouch, 1951, 16 mm couleur, 33 minutes : une chasse à l’hippopotame par les pêcheurs Sorkos du fleuve Niger.

Madagascar Gloria incarne un hippopotame. Elle fait partie des 4 personnages principaux (Marty le zèbre, Alex le lion, Melmann la girafe et Gloria)issus d’un zoo de New york ces derniers sont renvoyés à la vie sauvage après une tentative d’évasion tumultueuse.

Risque d’extinction

Preuve du caractère préoccupant de la situation, l’hippopotame a été placé sur ce qu’on appelle la « Liste Rouge » établie par la CITES en mai 2006.

  • Avec le réchauffement climatique actuel, l’hippopotame, tout comme d’autres espèces telles que l’ours polaire, est menacé dans son habitat : le cycle de la mousson et la couverture végétale qui en dépend, sont nécessaires à sa survie.
  • Le braconnage est lui aussi un facteur important : la pauvreté aidant, l’hippopotame devient une ressource économique et alimentaire.
  • Le fait qu’il existe cinq sous-espèces implique qu’il ne faudra pas sauver seulement quelques individus, mais aussi préserver cette diversité génétique.

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LE PANDA S’ EVEILLERA

Posté par othoharmonie le 13 décembre 2013

 

 CHCH-0063-02

 

A Saint-Aignan, jolie bourgade proche de Blois, Romorantin, Tours, dans le département du Loir et Cher, le zoo privé de Beauval porte beau.

Tout concourt à faire de cet espace animalier une « success story ». Majestueux troupeau d’éléphants, impressionnantes girafes, koalas joviaux, rares tigres blancs, oiseaux multicolores et une foultitude d’espèces exotiques et autochtones venus de tous les continents. Espaces vastes et soignés à la fois ombragés et ensoleillés, balisage étudié, spectacles vivants offerts en plein air, et surtout la qualité des soins apportés aux animaux, font du Zoo Parc de Beauval, un « must ».

 Deux pandas géants, deux nouvelles mascottes  

Cette année 2012 l’arrivée de deux jeunes pandas adolescents, un mâle, une femelle, de trois ans d’âge, venus de Chine, exactement de Chengdu, capitale de la Province de Sichuan, est une fête. Le Sichuan, province centrale de la Chine, est la patrie natale des Pandas. Son climat frais, la présence d’immenses jardins de bambous, les vastes étendues vierges en pleine réserve de biosphère, conviennent à ces grands solitaires. Baptisés « Rondouillard » et « Joyeuse » en langue du pays d’accueil, ils restent de nationalité chinoise, et sont particulièrement choyés et admirés par petits et grands. Leur unique nourriture et gourmandise : cent kilos de tiges et feuilles de bambou sont dévorés, à eux deux, chaque jour. Seul zoo français à posséder ce couple d’animaux exotiques, c’est un honneur et une gageure car le Panda, symbole de la Chine, est menacé d’extinction. Il faut dire que la naissance de bébés pandas en captivité ou en liberté est extrêmement rare. La reproduction est envisageable au bout de la cinquième année de vie de l’animal, mais le mâle, gros paresseux, peu enclin aux ébats sexuels, et la rare période de fertilité de la jeune panda de (trois jours /an) rend celle-ci aléatoire.

Une naissance encourageante

Un bébé panda est récemment né au Japon, au zoo de Tokyo : c’est un évènement attendu depuis 24 ans, et une première pour un panda conçu sans insémination artificielle !

Souhaitons bonne chance à ce couple médiatique du Zoo Parc de Beauval.
Que tous deux soient heureux et aient beaucoup d’enfants !

Retrouver ces écrits sur le site d’origine : http://www.prestige-et-sante.com/quand-le-panda-seveillera

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Le Premier CHAMEAU

Posté par othoharmonie le 6 mai 2013

 

Le Premier CHAMEAU dans CHAMEAU - DROMADAIRE 1er-chameau C’est en Amérique du Nord qu’est apparu, à la fin de l’éocène, le plus ancien ancêtre des chameaux. Ce Protylopus, dont on a retrouvé les fossiles datant de 40 à 50 millions d’années, n’était guère plus grand qu’un lièvre. Avec l’extension des savanes, la taille des animaux augmenta et leurs pieds s’adaptèrent à la marche sur les terrains meubles. À l’oligocène, il y a quelque 35 millions d’années, Poebrotherium avait la dimension d’un chevreuil et ressemblait nettement plus au chameau avec, notamment, les os des avant-bras soudés. Continuant d’évoluer, cette forme donna naissance, il y a entre 12 et 24 millions d’années, à différents rameaux, les uns à l’allure de gazelle , les autres au long cou de girafe , qui furent un moment florissants avant de s’éteindre, il y a entre 2 et 10 millions d’années. D’autres encore évoluèrent vers le genre Promacelus, puis Camelus. Ces derniers restaient confinés en Amérique du Nord, quand, il y a seulement de 2 à 3 millions d’années, une partie d’entre eux essaima dans l’Ancien Monde en passant par le détroit de Béring, alors asséché. Les précurseurs du chameau à deux bosses s’implantèrent dans l’est de l’Asie, tandis que ceux du chameau à une bosse, ou dromadaire, partirent vers l’Arabie et l’Afrique du Nord. Au pléistocène, d’autres camélidés quittèrent l’Amérique du Nord pour envahir les Andes. Ils donnèrent les lamas et les vigognes. L’une des dernières populations de camélidés du continent nord-américain, Camelops hesternus, ou « chameau d’hier », disparut il y a entre 10 000 à 12 000 ans.

   Aujourd’hui, on appelle généralement chameaux les quelque 17 millions d’animaux du genre Camelus vivant dans le monde, dont les neuf dixièmes sont pourtant des dromadaires. Les trois quarts habitent l’Afrique et sont domestiqués depuis les temps préhistoriques. Seuls quelques dromadaires, introduits en Australie au XIXe siècle, ont retrouvé une totale liberté. Quant aux chameaux à deux bosses, ils ne se rencontrent plus qu’en Afghanistan, en Asie centrale, en Chine,  en Iran,  en Mongolie et en Turquie. Et ils sont à peine un millier à vivre dans le désert de Gobi.

 En Asie centrale, « un chameau vaut 8 yacks, 9 chevaux ou 45 moutons ». Il porte près de 300 kg, franchit des cols enneigés. Dans les déserts brûlants d’Afrique ou du Proche-Orient, le dromadaire transporte une centaine de kilos ou résiste un mois sans eau. Chameau d’Asie à deux bosses ou dromadaire d’Afrique à une bosse, les chameaux de l’Ancien Monde sont originaires d’Amérique du Nord et domestiqués depuis des siècles.

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L’existence du chameau

Posté par othoharmonie le 27 avril 2013

 

L'existence du chameau dans CHAMEAU - DROMADAIRE cham11L’espérance de vie moyenne d’un chameau est de 60 à 70 ans. Un chameau adulte peut mesurer jusqu’à 1,85 m à l’épaule et 2,15 m aux bosses. Les bosses s’élèvent à environ 75 cm de son corps. Les chameaux peuvent courir jusqu’à 65 km/h sur de courtes durées et maintenir une vitesse allant jusqu’à 40 km/h.

Selon certains spécialistes, le dromadaire descendrait des espèces bactriennes à deux bosses. L’embryon possède en effet deux bosses et l’adulte présente une bosse antérieure rudimentaire.

Le chameau existe encore actuellement à l’état sauvage dans le désert de Gobi.

La femelle pèse jusqu’à 600 kg et le mâle plus de 800 kg. La taille au garrot varie selon les types entre 1,80 et 2,30 m. À l’instar de la girafe et de l’ours, le chameau va à l’amble (il avance en levant les deux pattes du même côté).

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Chameau géant

Posté par othoharmonie le 17 avril 2013

   

Des archéologues suisses ont mis au jour les os fossilisés d’une espèce inconnue de chameau ayant vécu il y a environ 100 000 ans.

L’animal, dont la hauteur dépassait les trois mètres, était presque aussi grand qu’une girafe.

Les restes ont été trouvés dans la steppe du centre de la Syrie.

Chameau géant dans CHAMEAU - DROMADAIRE chameau

C’est la taille des ossements, deux fois plus grande que celle des chameaux actuels, qui a surpris les archéologues.  La découverte a été faite près du village de El Kown, à environ 120 au nord-est de Palmyre. C’est à cet endroit qu’ils ont mis au jour l’un des plus anciens sites de colonisation humaine.

Plusieurs os des épaules, des jambes et des mâchoires du chameau géant ont été exhumés. En raison de leurs formes spécifiques, ce sont les os des pieds qui ont permis d’identifier l’animal fossile.

Les chercheurs pensent que le chameau géant a fait l’objet de chasse. Ainsi, la découverte permet de mieux comprendre l’évolution du chameau, jusqu’à maintenant méconnue.

Le chameau et le dromadaire font partie de la famille des Camélidés. L’histoire des camélidés commence en Amérique du Nord, il y a environ 40 millions d’années.

En douze millions d’années, durant l’Oligocène, deux rameaux s’écartèrent du tronc principal :

  • Les sveltes chameaux-gazelles (Stenomylus)
  • Les chameaux-girafes (Alticamelus)

Vers la fin de l’ère tertiaire, il y a 2 millions d’années, les camélidés arrivèrent dans les contrées du Nord-Est de l’Asie, traversant le détroit de Béring.

Il est impossible d’évaluer avec précision l’époque de la séparation génétique entre le chameau à deux bosses et le dromadaire à une bosse.

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Evolution spirituelle des animaux

Posté par othoharmonie le 29 mars 2013

Evolution spirituelle des animaux dans XXX - ARTICLES DE PRESSE animal

Une longue et belle plaidoirie pour nos amis animaux.

Vous êtes-vous demandé si l’animal a une âme et même une vie dans l’au-delà ? Un de mes anciens maîtres disait que les animaux ont des âmes-groupes, une pour chaque espèce ou sous-espèces – dans la même idée que Jung avec l’inconscient collectif humain. Mon ancien maître disait aussi que lorsqu’un humain entre en contact, même minime, avec un animal, ce contact démarre la formation d’une âme individuelle pour cet animal.

L’animal quitte l’âme-groupe de son espèce pour acquérir une âme individuelle propre, avec son parcours propre, sa personnalité et ses expériences qui sont en partie animales par nature et en partie humaines par les interactions avec les activités partagées jour après jour avec son maître ou sa maîtresse. En aimant votre animal de compagnie vous lui créez donc une âme. Mon maître ne disait pas ce qui arrive précisément à l’âme de l’animal quand il a rejoint la grande niche à chien au ciel.

La Bible dit qu’on peut tuer et manger n’importe quoi. Les hommes qui ont écrit la Bible ne connaissaient rien du cœur humain ou de la circulation du sang, en fait ils ne connaissaient pas grand-chose et les auteurs de l’Ancien Testament n’avaient aucune notion sur la gentillesse à autrui, encore moins pour les animaux. Ils s’occupaient surtout de punir les philistins et des trucs comme ça. Vivant dans un monde masculin de survie entourés de gens cruels, violents et égocentriques, leur manque de respect envers les animaux n’est donc pas surprenant.

Nous avons tendance à penser que les animaux nous sont inférieurs, mais aucun scientifique ne serait capable de concevoir et faire fonctionner une aile de bourdon. Nous ne pouvons sauter ou courir très vite et ne pouvons porter de lourdes charges comme le fait une fourmi. Nous ne voyons pas dans le noir et ne pouvons voler sauf entassés comme des sardines dans le bruyant métro londonien, ce qui ne compte pas. Comparés aux animaux, les humains sont presque totalement sourds.

Nous sommes limités, séparés et névrotiques, alors que la conscience d’un animal est en paix et éternelle. Nous nous démenons follement pour nous rendre plus importants. Les animaux se reposent, dorment et apprécient la compagnie les uns des autres. Nous pensons avoir évolué en dépassant les animaux mais nous avons perdu presque toutes leurs qualités et capacités.

Nous pouvons fabriquer une bombe ou sculpter une statue mais elle n’est importante que pour nous, c’est une démonstration de pouvoir, aucune des deux ne sert un but réel. Comment savons-nous que nous avons évolué ? Si on en juge par notre gentillesse et cordialité, nous sommes encore plus cruels et individualistes que les peuples des temps bibliques, qui au moins s’ils se châtiaient les uns les autres, vivaient en tribus.

Les animaux vivent normalement en collectivité ; nous vivons dans les banlieues.

Nous pensons que les animaux ne parlent ou ne communiquent mais c’est juste parce que nous sommes devenus sourds à notre propre voix intérieure. Mon chat savait parler. Il possédait douze sonorités distinctes, c’étaient ses mots et deux douzaines d’intonation pour ces sonorités. Quand j’ouvrais la porte pour un pipi à 3h du matin, il faisait un miaou de deux syllabes, du genre d’un merci avec une intonation désolée. Si j’ouvrais la porte en milieu d’après-midi les deux syllabes étaient toujours les mêmes mais l’intonation était différente. Le chat savait parler.

Le chat est tombé malade. Le vétérinaire disait qu’il n’en aurait plus pour longtemps et que pour 40 € nous pouvions l’euthanasier,  »Vous les économiserez plus tard avec les boîtes à chat, » disait-elle, espérant des sous rapidement. Le chat m’a regardé et a émis un miaou de détresse. J’ai vite décliné l’offre du vétérinaire. Le chat a vécu encore quinze mois et est mort paisiblement dans le jardin sous notre arbre préféré.

L’idée que les animaux n’ont pas de conscience ni d’âme est d’une ignorance crasse. Elle démontre un manque de conscience. Ils parlent, ils ont des familles, ils ressentent les choses, ils agissent individuellement ou ensemble pour résoudre des problèmes, ils prennent souvent soin de leurs petits en tant que groupe tribal. Ils jouent, ils voyagent et se soignent eux-mêmes s’ils sont malades. Ils pleurent quand d’autres du clan meurent, ils nous connaissent, nous humains. Bien sûr qu’ils ont une âme, une âme très pure. Nous humains n’en sommes qu’à tendre vers une récente élévation de conscience pour prendre conscience d’une âme que les animaux possèdent naturellement.

Quand je suis passé à travers le miroir en août 2001, ce fut comme j’étais dans l’au-delà tout en restant en vie ici sur terre. Dans cette dimension je voyais des tas d’animaux : des chiens, des chats, des souris, des chevaux, des girafes et deux espèces d’oiseaux, un aigle et un rouge-gorge. Je ne voyais probablement qu’une petite partie de ce vaste monde, peut-être que tous les animaux y sont. J’espère que c’est vrai.

La conscience d’un animal est éternelle parce qu’il vit hors du temps, flottant dans un présent perpétuel, alors que la conscience humaine est finie et consciente du temps. Certains humains croient en l’éternité mais leur éternité est élitiste et prétentieuse. Elle n’a que qu’un contour diffus, vague, pas grand-chose, car en vérité notre âme humaine est petite et inconséquente. Quelle éternité verront les gens quand ils passeront à travers le miroir pour l’au-delà ? Je ne connais pas la réponse à cela.

On juge un humain à sa manière de traiter les autres et non par ce qu’il a acquis ou quelle consécration il a reçu dans sa vie. Et on juge aussi les sociétés en partie sur leur manière de traiter les animaux. Ces sociétés qui maltraitent les animaux n’ont aucun avenir spirituel à long terme. Dans l’éternité des choses, leur maltraitance est l’indication d’une âme-nation en passe de devenir encore plus effrayante.

Pas besoin de tuer des animaux pour survivre et si vous deviez abattre une famille de cochons pour votre petit déjeuner, vous réfléchiriez deux fois à votre bacon. Par le fait de ne pas assister à la détresse et au sacrifice, on devient insensible à la souffrance d’un animal – c’est un terrible sentiment de perte d’un compagnon quand on le tue. Sans parler du sentiment de trahison.

Bien sûr que les animaux ont une âme et le fait de dire qu’ils n’ont pas de langage compréhensible par nous, c’est comme dire que les hommes du Kalahari ne sont pas humains parce que leur langage inclut une série d’étranges sons claquants ou que les Kogis sont stupides parce qu’ils parlent parfois en silence.

La chose la plus étonnante apprise pendant mon voyage a été que les êtres qui contrôlent l’évolution de ce monde et qui pourraient nous supprimer en un instant, ne sont pas humains. Ils sont comme des esprits de la nature, en partie humains, en partie animaux. Ils sont les esprits évolués de la forêt, le battement de cœur des grands troupeaux, le bruit d’un filet d’eau. Ils sont l’éternité de notre monde. Nous ne sommes pas l’éternité et même en ayant développé des intellects brillants nous devons encore saisir cela. Nous sommes inférieurs à la nature et aux animaux, et de beaucoup.

Un humain élevé pour être beau spirituellement doit travailler dur pour le devenir, et maintenir cette beauté spirituelle pendant longtemps est difficile car nous perdons très facilement l’équilibre, la nature, elle, maintient pourtant naturellement son effervescence et sa beauté. Pas besoin d’effort pour être divin. C’est le divin dans le cours des choses du Tao.

En continuant mon voyage dans l’au-delà, des chiens sont apparus comme des gardiens et ils nous ont suivi pendant trois ans, à certains moments ils passaient à travers le miroir et apparaissaient ici dans la 3ème dimension. Il vous faut imaginer un chien éthérique, éphémère assis toute la nuit à la porte de votre chambre d’hôtel. J’ai vu des centaines de ces chiens gardiens. Ils comprennent ce qu’il se passe et ils servent comme ils le faisaient probablement quand ils étaient en vie.

Y-a-t-il des animaux dans l’au-delà ? Oui. Toutes les espèces sont-elles représentées ? Comme je l’ai dit, je ne sais pas. Je pense que oui. Tous les animaux qui ont été aimés de nous y sont, j’imagine. C’est un crime de manger un animal ? Je dirai que non, non au sens habituel du terme, nous sommes excusés par notre manque de conscience. Mais c’est triste, car cela implique un sacrifice et de la souffrance et vous mangez cette souffrance ; elle devient vôtre. Vous ne pouvez jamais dissimuler ce qu’elle dit de vous en tant qu’être spirituel. Les corps de ces animaux sont là, dans les rayons X de votre âme dans leur entièreté, les plumes, les os, la fourrure, tout, comme des notes sur un post-it qui disent à Dieu qui vous êtes – quel balourd vous êtes.

Où cela peut être un crime de tuer des animaux est lorsque vous voyez ces gens qui sont des montagnes de graisse, d’un poids de 150 kg ou plus, qui se dandinent sur le parking de McDonalds. Ils sont un affront aux esprits divins de la nature et à toutes les choses respectables, avec les milliers d’animaux qui sont tombés sans raison dans leur gosier grassouillet. Les gens ne sont pas dans la conscience, ils sont abrutis, mais cela ne veut pas dire que c’est bien. Et bien sûr être cruel envers les animaux comme les sociétés cosmétiques le sont en testant leurs produits est également un affront. Rappelez-vous que les animaux peuvent penser et entendre. Ils savent qui vous êtes, même si vous êtes un criminel souriant leur faisant croire à un faux sentiment de sécurité.

Je me suis demandé si les animaux se vengent des humains une fois que nous arrivons dans l’au-delà, je ne sais pas, peut-être pas, mais il est certain que les esprits divins de la nature qui s’occupent de tout en ont assez de nos bêtises si mes visions qui s’y rapportent sont justes. Il y a un nouveau monde qui descend sur nous, un monde doux et féminin et attentionné et cette attention s’étendra au royaume animal avec le temps. Je suis presque sûr de cela.

Quand tout sera fini, il ne restera que très peu d’humains ici sur terre. Les animaux hériteront de ce monde. Il a toujours été le leur, n’est-ce pas ? Je suis désolé si les animaux ont l’impression qu’on leur a volé leur monde et leur tranquillité.

PS : … Des psychologues de Leipzig ont testé un Border Collie nommé Rico qui a appris deux cents mots. Il peut comprendre des phrases comme  »mets ton jouet dans la boîte ». Il a correctement retrouvé 37 jouets sur 40 d’un panier et il peut rapporter un jouet au nom peu familier quand il est placé parmi six autres. On lui a montré et dénommé des jouets en ne l’autorisant pas à les revoir pendant un mois et il a pu souvent identifier l’objet correctement quand on le lui a demandé. Les scientifiques disent que la compréhension du langage par Rico correspond à celle d’un enfant de trois ans.


(Source: Daily Express – Londres Juin 2004)

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La Girafe et le pacha

Posté par othoharmonie le 6 mai 2012

                                

La Girafe et le pacha dans GIRAFECe mammifère ruminant qui vit en Afrique est le plus grand des animaux. Sa taille atteint près de 6 m et son poids 1.200 kilos. Son très long cou est garni d’une crinière rigide et sa tête est surmontée de petites cornes poilues. Son dos est fortement incliné, ses pattes démesurées, son pelage curieusement tacheté. La girafe se nourrit des feuilles des arbres que sa haute stature lui permet de brouter aisément.

En 1826, le pacha d’Egypte offrit une girafe au roi de France Charles X en témoignage d’amitié. On n’avait encore jamais vu cet ANIMAL dans le pays; aussi son arrivée souleva-t-elle une grande curiosité. Pour lui faire traverser la MER, on fréta un bateau dont le pont fut percé d’un trou pour qu’elle puisse sortir son cou et sa tête. Elle était trop grande pour tenir dans la cale ! Elle arriva le 23 octobre 1826 à Marseille où elle passa l’HIVER, car il faisait trop FROID pour lui faire poursuivre son voyage. Au PRINTEMPS de l’ANNÉE suivante, elle prit la route de Paris. On lui avait confectionné un imperméable avec un capuchon pour la protéger de la PLUIE. Une foule énorme se pressait tout le long de la route. Elle fut reçue au château de Saint-Cloud par le roi, entouré de tous les dignitaires du royaume. Plus de 600.000 Parisiens lui rendirent visite au JARDIN des Plantes en moins de 6 MOIS. L’année 1827 fut appelée « l’année de la girafe », tant parut extraordinaire cet événement.

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Chat à pattes noires

Posté par othoharmonie le 20 janvier 2012

 

 Felis nigripesLe Chat à pattes noires vit dans les déserts semi-arides et la savane. Il aime les régions sèches, recouvertes d’herbes hautes où il peut trouver ses proies et se cacher.

On le trouve dans le désert du Karoo et sur une partie du Highveld, mais n’est présent que sur le pourtour du désert du Kalahari. Il est essentiellement présent en Afrique du Sud dans l’État-Libre et dans la province du Cap. Son aire de répartition recouvre aussi la Namibie et le Botswana et il est peut-être présent dans les pays frontaliers du Mozambique, du Zimbabwe et de l’Angola, bien qu’il n’y ait jamais été signalé.

Le Chat à pieds noirs a un cri assez particulier, qui ressemble à un rugissement. En plus de celui-ci, différentes vocalisations permettent au mâle de séduire la femelle, ou encore la femelle de prévenir les chatons d’un danger.

Chat à pattes noires dans CHATLe Chat à pattes noires est un animal timide qui cherche à se cacher à la moindre perturbation. Cependant, quand il est acculé, il est connu pour se défendre farouchement. Même en captivité, son caractère féroce ne s’estompe pas, et il est impossible à dompter. Le zoologiste Alexander Sliwa a observé un Chat à pattes noire attaquer une autruche pendant plus d’une demi-heure, jusqu’à ce que celle-ci finisse par s’enfuir, effarouchée par la hargne de son adversaire. Pesant moins de deux kilogrammes, il dispute au chat rubigineux le record de plus petit félin au monde.

Dans les légendes San du Kalahari, le Chat à pattes noires est un animal téméraire qui attaque même les girafes en transperçant leurs jugulaires. Bien que n’hésitant pas à s’attaquer à des proies plus volumineuses que lui, les recherches ex situ menées par Alexander Sliwa ont montré que le Chat à pattes noires ne s’attaquerait jamais à une proie aussi grosse.

 

 dans CHAT

 

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Message de Girafe

Posté par othoharmonie le 15 janvier 2012

gifs girafesAprès avoir détruit la barrière de son enclos à coups de patte, une girafe s’est échappée d’un cirque en compagnie de plusieurs autres animaux.

 Une dizaine de chameaux, deux zèbres, plusieurs lamas et des cochons vietnamiens se sont échappés ce matin là, grâce à l’intervention d’une girafe, parquée en leur compagnie.

 Les officiers de police dépêchés sur les lieux ont rapidement retrouvé les animaux, égarés dans le voisinage, avant de les reconduire chez leur propriétaire.

 Hélas, les hommes n’ont pas compris son message :

 « ELLE VOULAIT RETROUVER SON UNIVERS, l’AFRIQUE peut-être ! »

 

Publié sur le blog « ma vie de chien »

                                                              gifs girafes

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1ère Girafe de l’histoire

Posté par othoharmonie le 15 janvier 2012

 

La girafe de Charles X

1ère Girafe de l'histoire dans GIRAFE Girafe_de_Charles_X_planche_22_figure_1_detail_de_la_teteLa première girafe à entrer vivante sur le sol français fut ramenée d’Égypte en 1827 par le naturaliste Étienne Geoffroy Saint-Hilaire : elle parcourut près de 800 km (dont plus de la moitié à pied) entre Marseille et le Jardin des Plantes à Paris. L’événement eut à l’époque une portée considérable. Il s’agit de celle qui est actuellement visible, naturalisée, au Muséum d’histoire naturelle de La Rochelle.

 La girafe offerte à Charles X par Méhémet Ali est une girafe qui vécut pendant 18 ans au début du XIXe siècle dans la ménagerie du Jardin des plantes à Paris. Elle fut la première girafe à entrer en France, et la troisième en Europe, la première étant la Girafe Médicis, acquise par Laurent de Médicis à Florence en 1486.

 Elle fut offerte au roi de France, Charles X, par le vice-roi d’Égypte, Méhémet Ali. Celui-ci l’avait lui-même reçu en cadeau de Mouker Bey, un seigneur du Soudan ; l’idée de l’offrir à la France vient de Bernardino Drovetti, consul de France en Égypte.

 Née en 1825 d’après les calculs de l’époque, elle arriva à Marseille le 14 novembre 1826 et fut conduite à Paris à pied à partir du printemps 1827. Au cours de ce voyage elle était accompagnée par Geoffroy Saint-Hilaire, directeur du Jardin des plantes, ainsi que par trois vaches dont elle buvait le lait, une escorte de gendarmes à cheval, et un chariot à bagages. Arrivée le 30 juin, elle fut pendant trois ans une des principales attractions de la capitale (au cours de l’été 1827 elle reçut 600 000 visiteurs).

  dans GIRAFEElle est à l’origine de nombreuses illustrations et objets au décor dit « à la girafe ». Elle a également inspiré un couple de personnages typiques du Carnaval de Paris : La girafe et son cornac. Narcisse-Achille de Salvandy lui a donné fictivement la parole en juillet et août 1827 dans deux pamphlets politiques intitulés Lettre de la girafe au pacha d’Égypte. Honoré de Balzac a fait de même en septembre 1827 avec le Discours de la girafe au chef des six Osages, ainsi que Charles Nodier avec Tablettes de la girafe du Jardin des plantes dans Scènes de la vie privée et publique des animaux.

 Après sa mort le 12 janvier 1845, elle a été naturalisée, et fait désormais partie de la collection zoologique du Muséum d’histoire naturelle de La Rochelle.

 Dans son livre publié en 1998, Michael Allin l’appelle Zarafa, nom qu’il présente comme la transcription d’un mot arabe signifiant à la fois « girafe » et « charmante » (en fait, deux mots distincts mais se transcrivant de la même manière) ; néanmoins, ce nom n’est pas attesté du vivant de la girafe.

 En 2010, un film d’animation sur l’histoire de cette girafe, Zarafa, est en cours de réalisation par Rémi Bezançon en collaboration avec, dans un premier temps, Marie Caillou, puis Jean-Christophe Lie.

 

 

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Premières girafes en europe

Posté par othoharmonie le 15 janvier 2012

gifs girafesEn l’an 2500 avant J.-C., les Égyptiens firent venir la girafe dans leur pays, depuis les pays plus au sud. En effet, l’animal avait disparu d’Égypte depuis plus de cent ans à cause de la sécheresse. Les traditions d’échange et de commerce de l’Égypte, à toutes les époques, ont fait que c’est de ce pays d’Afrique que sont venues la plupart des premières girafes connues en Europe.

    La girafe que Jules César fit venir à Rome en 46 avant J.-C. venait du zoo d’Alexandrie. On l’appelait alors « cameleopard », parce que l’on pensait qu’elle était issue du croisement entre un chameau et un léopard. En 1215, le sultan d’Égypte échangea une girafe contre un ours polaire avec l’empereur romain d’Occident, Frédéric II. En 1826, le pacha Méhémet-Ali, alors vice-roi d’Égypte, décida d’offrir une girafe au roi de France Charles X. Les savants du Muséum de Paris débordèrent d’enthousiasme à cette nouvelle. Après un volumineux échange de courrier diplomatique, la girafe fut embarquée à Alexandrie sur un navire spécialement aménagé : un trou était percé dans le pont pour laisser passer sa tête.

    L’accompagnaient un chef palefrenier, un chef d’escorte, trois domestiques soudanais, trois vaches destinées à lui fournir du lait frais et deux antilopes d’une espèce rare.

    La girafe débarqua à Marseille et l’on choisit de l’y faire passer l’hiver, à la grande satisfaction de Madame la préfète, qui organisa des réceptions en son honneur. Puis elle fut acheminée « à pattes » vers Paris, conduite par l’illustre Geoffroy Saint-Hilaire. Une cape imperméable, fermée par des boutons et munie d’un capuchon qui couvrait sa tête et son cou, la protégeait des intempéries. Afin d’éviter l’usure de ses sabots, elle était chaussée de véritables sandales de cuir souple qui se laçaient et qui étaient renouvelées tous les cinquante kilomètres. La girafe eut beaucoup de succès : nombre d’auberges et de boutiques arborèrent une enseigne à son effigie.

    gifs girafesÀ Paris, où elle arriva le 30 juin 1827, elle fut présentée au roi et à la cour, puis installée au Jardin des Plantes où 600 000 Parisiens vinrent l’admirer pendant le dernier semestre de l’année. Nourrie de végétaux, de foin, de feuillages, de graines, de lait et de sel, elle fut bien traitée et vécut 18 ans. Son serviteur noir, Atir, la promenait chaque jour, tenue par une simple cordelette.

    L’engouement pour cette invitée extraordinaire se manifesta dans la mode : objets de toutes sortes et vêtements la représentaient ; une coiffure toute en hauteur, en vogue à l’époque, fut même dite « à la girafe ».

 

 

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Mythes et légendes : Girafe

Posté par othoharmonie le 15 janvier 2012

 issu de  : Mythes et légendes

Mythes et légendes : Girafe dans GIRAFE 170px-Namibie_Etosha_Girafe_04La légende du loup-garou. C’est une des histoires les plus connues dans le monde et particulièrement dans l’imaginaire des européens. Elle met en scène les rapports entre un homme et une bête, le premier rêvant de partager les capacités de chasseur du second, pour se défendre contre les forces de la nature. Des chroniques de ce genre, qui révèlent le caractère légendaire d’un animal, existent aussi en Afrique. Certes, d’un pays à un autre, et même d’une région à une autre, un même animal peut colporter plusieurs symboles légendaires. Mais, force est de reconnaître que l’existence et la prolifération de ces histoires renseignent sur la place des animaux dans l’histoire des sociétés africaines. A titre d’exemple, les animaux comme la girafe, le lion, la tortue, le lièvre ou encore l’éléphant et les reptiles comme la vipère et le boa, ont une place importante dans plusieurs contes et mythes du continent. De manière générale, ces mythes et légendes sont transmis à travers des récits oraux que les anciens font aux plus jeunes, lors des soirées d’initiation ou à d’autres moments. Il y a aussi un apport considérable de littérature écrite dans la vulgarisation de ces récits, á travers par exemple des ouvrages comme Les contes et nouveaux contes d’Amadou Koumba de Birago Diop, ou encore plus récemment, la saga cinématographique de Kirikou de Michel Ocelot. 

 Quand on prend un animal comme la girafe, on se rend compte qu’il véhicule un nombre de mythe important dans plusieurs pays en Afrique. Il se raconte qu’à l’antiquité, l’empereur Jules César en avait le symbole de ses conquêtes africaines. Chez les arabes du Soudan, si un cavalier arrivait à battre à la course une girafe, deux fois le même jour, il devenait digne d’un roi, et avait le respect de tous, s’il parvenait à la tuer. Chez les bantous d’Afrique centrale, la girafe a plutôt suscité admiration et sublimation parce qu’on lui trouvait des pouvoirs magiques ; certains allant même jusqu’à utiliser sa queue comme un attribut de pouvoir pour les chefs de haut rang. Dans d’autres pays, et notamment ceux de la région sahélienne, des peintures rupestres très anciennes qui représentent des girafes attaquées à l’arc et à la lance par des indigènes, constituent un fonds précieux de la culture de ces pays. 

 

http://aubingeorges.unblog.fr/2009/01/26/quelques-mythes-et-legendes-sur-les-animaux-en-afrique/

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Discours de la Girafe

Posté par othoharmonie le 15 janvier 2012

 

 

Discours de la Girafe dans GIRAFE 220px-The_Gathering_of_Manna-1540_1555-BacchiaccaDiscours de la girafe au chef des six Osages prononcé le jour de leur visite au jardin du Roi, traduit de l’arabe par l’interprète de la girafe est une nouvelle satirique d’Honoré de Balzac parue en livre illustré en deux volumes de 1841 à 1842 dans l’ouvrage collectif : Scènes de la vie privée et publique des animaux.

 Une sorte de girafomania saisit les parisiens sous la Restauration après l’arrivée en France de la jeune girafe offerte à Charles X par Méhémet Ali accompagnée de ses palefreniers (Balzac feint de croire que les palefreniers arabes sont des indiens Osages). La girafe avait été offerte en 1825 à Charles X par le pacha Pacha d’Égypte.

 L’auteur y tourne en dérision l’empressement des femmes à se coiffer à la girafe, la manie qui saisit les mondains pour les études scientifiques au sujet des bons sauvages, manie qui fut tout à fait oubliée après la Révolution de Juillet.

 

 

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Girafe avec un f

Posté par othoharmonie le 15 janvier 2012

Girafe avec un f dans GIRAFE 220px-Cappella_tornabuoni%2C_06%2C_adorazione_dei_magiEn 1829, dans une « Dissertation sur l’Etymologie » en préambule au Dictionnaire de B. de Roquefort, Jacques-Joseph Champollion-Figeac, le frère aîné du célèbre traducteur des hiérogyphes égyptiens, écrit que le mot giraffe « est arrivé tout fait dans le françois; c’est le mot zoraféh, et l’on peut s’en tenir à la seule énonciation de cette origine. Si l’on veut cependant remonter plus haut, on peut considérer que les syllabes de ce mot n’ont, en arabe, aucun sens analogue à ce quadrupède, et l’explication qu’en donnent les lexiques est tout-à-fait arbitraire. On en conclut tout naturellement que la langue arabe aussi a reçu ce mot tout fait d’un autre idiome. Si l’on s’avance dans cette recherche, on trouve que le mot égyptien soraphé est composé de deux racines qui signifient rigoureusement long col ou tête allongeé, et tel est le caractère éminent de la giraffe. Ce mot est donc d’origine égyptienne, et la giraffe, en effet, venue des contrées au midi de l’Egypte, et qui n’a pu être connue des Arabes que par les Egyptiens, est plusieurs fois figurée sur leurs anciens monumens, non seulement de sculpture, mais encore dans les peintures de manuscrits; et ce fait n’est pas indifférent pour justifier l’étymologie du nom françois de ce singulier quadrupède. »

I220px-Raffaello_Botticini_-_The_Adoration_of_the_Magi dans GIRAFEl est noté que la première girafe d’Europe fut florentine, chez Laurent de Médicis au XVe siècle, et que les deux f de la terminologie italienne giraffa semble avoir alors prévalu. Puis, nos Académiciens durent jugés le redoublement de la consonne incompatible avec l’orthographe française. Cette simplification orthographique semble contemporaine de notre premier exemplaire vivant, puisque giraffe et girafe cohabitent d’un auteur à l’autre en ce premier quart du XIXe siècle. Les langues anglaise et allemande, plus respectueuses du mot-source, ont toujours conservé les deux f.

 

 

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Girafe et archéologie

Posté par othoharmonie le 13 janvier 2012

Girafe et archéologie dans GIRAFE 180px-MEPAN_SivatheriumEn fouillant la base d’une paroi, les archéologues ont retrouvé, parmi 13.000 artefacts, les outils ayant servi à graver ces stries, ainsi qu’un fragment de paroi tombé. Il est précisé, à propos de ces artefacts, que « certains d’entre eux avaient plus de 70.000 ans« … Parmi les outils figuraient des pointes dont on nous dit que « seules les pointes rouges ont été brûlées« , ce qui est interprété comme une « destruction rituelle« … mais on peut se demander si, ayant été brûlées, elles n’ont pas été rubéfiées, et si donc, elles ne seraient pas rouges parce que brûlées, et non le contraire. En tout cas, rien ici n’indique l’existence d’un rite.

Les deux seules images rupestres de cette grotte sont une girafe et un éléphant. Evidemment, il aurait été mieux d’y trouver une peinture de python, qui aurait confirmé le tissu d’hypothèses échafaudé par Sheila Coulson. Mais que nenni. Aussi fait-elle appel à un mythe San actuel ou sub-actuel, selon lequel un python tomba dans un trou d’eau et fut sauvé par une girafe. Quel rapport ? demanderez-vous. Eh bien, c’est très simple: l’éléphant est une métaphore du python (à cause de sa longue trompe) donc la girafe du mythe a sauvé une « métaphore de python », et ces peintures confirment l’hypothèse. C’est quand même un peu tordu. Sans compter que cela suppose la transmission d’un mythe inchangé sur 70.000 ans, ce qui serait une première.

La conclusion « sensationnelle » est, dit Sheila Coulson, que « Notre découverte signifie que les hommes étaient mieux organisés et disposaient d’une capacité de pensée abstraite à une époque bien antérieure à ce qu’on supposait précédemment« . Un peu présomptueux, ce me semble, puisque ceci a déjà été établi, pour la même période de moins 70.000 ans, par Christopher Henshliwood à Blombos Cave. Et une telle affirmation ne tient aucun compte de travaux de Francesco d’Errico et de Marian Vanhaeren qui ont montré que les capacités cognitives et symboliques de l’homme étaient déjà bien établies en Afrique il y a 75.000 ans. Mieux: dans la revue Science du 23 juin 2006, ces mêmes chercheurs ont publié une éclatante confirmation de cette ancienneté, en la faisant remonter encore plus haut: des coquillages des sites de Skhul (Israël) et de l’oued Djebanna (Algérie) ont été travaillés pour faire des bijoux qui remontent à au moins 100.000 ans pour le premier site et au moins 90.000 pour le second. Du coup, il ne reste pas grand chose du « scoop » des monts Tsodilo.

gifs girafeMais finalement, pour intéresser la presse, et pour faire bonne mesure, il fallait bien un chamane quelque part. Alors voici le roman que narre Sheila Coulson:

The shaman, who is still a very important person in San culture, could have kept himself hidden in that secret chamber. He would have had a good view of the inside of the cave while remaining hidden himself. When he spoke from his hiding place, it could have seemed as if the voice came from the snake itself. The shaman would have been able to control everything. It was perfect.” The shaman could also have “disappeared” from the chamber by crawling out onto the hillside through a small shaft.

Là, plus aucun doute : nous ne sommes plus dans le domaine de la science. Mais ne soyons pas trop critique : pour en juger plus sereinement, attendons de voir la publication scientifique de cette découverte.

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