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Mystères du renne – cervidé volant

Posté par othoharmonie le 8 février 2017

 

Dans l’imaginaire sibérien, il vole depuis des millénaires. Dans la réalité, il se dope aux hallucinogènes avec ses gardiens. Survol en traîneau, de la préhistoire au Père Noël

La rondeur si particulière des traits. La fourrure douce qui pousse sur le museau jusqu’à la truffe. Les yeux immenses, bleus en hiver, dorés en été. Un mélange étonnant de mansuétude et de sauvagerie. Le renne est une bête éminemment émouvante. «Alors que les autres cervidés changent au fil des ans en acquérant une tête d’adulte, le renne garde son museau rond et ses grands yeux. Ça le rend particulièrement attirant», s’attendrit Yasmine Ponnampalam, gardienne-cheffe au zoo du Bois du Petit-Château, à La Chaux-de-Fonds, où un bébé renne sans nom («pour éviter l’anthropomorphisme») fait craquer les visiteurs. Irrésistiblement mignon, le renne habite aussi d’étranges croyances. Voyons un peu.

rennes

3000 ans de rennes volants

«Est-ce qu’ils peuvent voler?» demande une gamine en scrutant à travers le grillage de l’enclos. Depuis quelque 3000 ans, les humains répondent que oui. «On trouve cette imagerie dans de nombreuses représentations en Mongolie et dans le sud de la Sibérie. Dans ces images gravées sur des pierres, le vol du renne se traduit à la fois dans la posture tendue de son corps et dans ses bois, qui sont représentés comme des volées d’oiseaux», explique Piers Vitebsky, anthropologue au Scott Polar Research Institute de l’University of Cambridge et auteur du fondamental Reindeer People. Living with Animals and Spirits in Siberia (HarperCollins, 2005).

Comment expliquer cet envol? «Par la domestication. Ces peuples n’utilisaient pas le renne pour le manger, mais pour le chevaucher. Ce qui leur permettait d’éprouver la vitesse fantastique de 50-60 kilomètres/heure. Une sensation complètement nouvelle. Un peu comme voler.»

Présent sur des mégalithes dits pierres à cerfs, le renne volant s’affiche également dans les fabuleux tatouages des momies du peuple Pazyryk. «Ce qui est significatif, c’est qu’on le retrouve sur leurs épaules. Les costumes des chamans ont parfois des bois de renne fixés au même endroit. Il y a cette idée que les ailes partent des épaules… Sur le terrain, des témoins m’ont parlé d’une fête du solstice dans laquelle on imagine s’envoler à dos de renne vers le soleil pour recevoir sa bénédiction.» Le rôle spirituel du renne serait donc lié à sa vitesse… «Cela me paraît tout à fait évident.»

Lorsque le cervidé hallucine

Une histoire stupéfiante court depuis quatre siècles dans les sous-bois de notre culture. Elle raconte que le renne nourrit deux passions un rien scandaleuses: il raffole, dit-on, de l’amanite tue-mouches (Amanita muscaria), un champignon aux vertus hallucinogènes, et de l’urine humaine. L’animal paraît spécialement heureux si ces deux délicatesses sont combinées.

Légende? Réalité? «Avec son chapeau rouge à taches blanches, cette amanite est un organisme à l’aspect saisissant: l’archétype même du champignon. Dès le XIXe siècle, on la retrouve dans l’imagerie du monde des fées et dans les décorations de Noël», explique l’Anglais Andy Letcher, musicien folk et chercheur en histoire culturelle, auteur d’un formidable essai consacré à la mycologie psychédélique ( Shroom. A Cultural History of the Magic Mushroom , Faber and Faber, 2006).

Quels sont les effets du psychotrope? «Un récit de voyageur a marqué les esprits. Il dit que, sous l’emprise du champignon, une brindille qui se trouve sur votre chemin vous fait bondir, pour l’enjamber, comme si c’était un tronc d’arbre. Répétée à l’envi, cette histoire a dû influencer Lewis Carroll, qui s’en est inspiré pour Alice au pays des merveilles. Elle correspond à un effet attesté: un changement dans la perception des rapports d’échelle, qu’on appelle macropsie», répond l’historien.

Et les animaux? «Les humains ne s’intéressent à ce champignon que dans quelques régions. Les rennes en mangent beaucoup, partout. Ils se comportent bizarrement après l’avoir ingéré», relève Piers Vitebsky. Si, atteints de macropsie, ils gambadent de manière exagérée, peut-on être porté à croire qu’ils s’envolent? «Peut-être…», concède l’anthropologue.

Echanges de fluides

Autre penchant étonnant de notre cervidé: «Les rennes suivent les hommes et se précipitent pour consommer leur urine. Ils y recherchent du sel. Selon les récits mythiques des Evènes de Sibérie, c’est ainsi que le renne a été domestiqué. Ce qui est plausible, d’après les traces archéologiques», signale Piers Vitebsky.

Que se passe-t-il en combinant l’urine et le champignon? Andy Letcher: «L’ingrédient actif, le muscimole, passe dans le corps sans être métabolisé. Cela permet de répéter l’expérience hallucinogène indéfiniment, en recyclant ce composant à travers l’urine. Mais aussi de filtrer la substance, en gardant les alcaloïdes psychoactifs et en éliminant les composants toxiques, responsables de vomissements et d’évanouissements.» Boire l’urine du renne dopé à l’amanite? Lorsqu’il écrit son livre, Andy Letcher écarte cette idée. «J’avais tort. J’ai rencontré depuis lors deux témoins crédibles qui m’ont expliqué comment, en Laponie, on récolte l’urine du renne intoxiqué au champignon, on la fait bouillir pendant quelques heures et enfin, on la boit.» Volet psychédélique de la relation quasi symbiotique entre l’humain et la bête.

«Tout ceci est peut-être plus fréquent qu’on ne le croit. J’ai remarqué que les gens sont circonspects, réticents à l’idée de partager ces histoires avec des étrangers. Il y a un voile de secret», reprend Andy Letcher. S’agit-il d’une pratique exclusivement chamanique? «Pas forcément. Il semblerait même que l’usage soit plutôt récréatif. Le conteur en prend pour se fortifier avant de se lancer dans son récit. Le chasseur, avant un long voyage. Tout le monde, pour rigoler et faire la fête…»

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La rumeur du Père Noël

Et si l’image du Père Noël avec ses rennes volants était une dilution folklorique du mangeur d’amanites sibérien? «C’est une idée charmante. Son costume a les couleurs du champignon. Il vole sur un traîneau et apporte des cadeaux d’un monde supérieur… Mais il s’agit d’une fausse piste», répond Andy Letcher. Lancée par un poète anglais (Robert Graves) en 1972, reprise par un ethnobotaniste américain (Jonathan Ott) en 1976, l’idée sera réfutée par l’historien Ronald Hutton dans un ouvrage paru vingt ans plus tard (The Stations of the Sun. A History of the Ritual Year in Britain, Oxford University Press, 1996). «Mais cette notion reste très populaire dans les cercles psychédéliques.»

Le Père Noël, on le sait désormais, a deux papas américains, qui le créent de toutes pièces. Côté texte, le poète Clement Clarke Moore le décrit en 1823 dans The Night before Christmas, lui flanquant un traîneau et des bêtes volantes. Côté image, l’illustrateur Thomas Nast lui donne son costume et son aspect en 1863. Le marketing arrivera après. Coca-Cola chevauche l’image de Santa Claus dès 1931. Et, côté cervidés, le dénommé Carl Lomen, homme d’affaires, organise dès 1926 des défilés du Père Noël, avec ses rennes, en association avec le grand magasin Macy’s. Objectif: promouvoir la vente de la viande et de la fourrure de l’animal, qui a été ­introduit en Alaska à partir de 1898…

Et le renne créa l’homme

Même sans voler, même sans planer sous amanite, le renne reste, du point de vue humain, un animal au rôle très singulier. Sans lui, notre histoire n’aurait pas été la même. Le renne nous constitue… «Aujourd’hui, suite au déplacement des zones climatiques, on ne le trouve plus que dans le Nord. Avant la fin de la dernière glaciation, il était très abondant jusque dans le sud de la France», explique l’archéologue Laure Fontana, chercheuse au CNRS et auteure de L’Homme et le Renne (CNRS, 2012).

Signes particuliers? «C’est un animal grégaire, qui se promène en troupeaux composés de milliers de têtes. Ceci facilite la chasse, et donc l’intérêt que lui porte le chasseur-collecteur. En deuxième lieu, la femelle porte des bois comme le mâle, ce qui est exceptionnel parmi les cervidés. Les humains apprennent à utiliser ce matériau entre 40 000 et 30 000 ans avant notre ère. Dans l’économie de l’Europe préhistorique, le bois de renne devient une ressource indispensable, avec laquelle on fabrique aussi bien des sagaies pour la chasse que des objets d’art mobilier.»

Côté images, le renne de notre préhistoire est en revanche excessivement rare. «Dans l’art pariétal, il y a extrêmement peu de représentations. Avant qu’on trouve la grotte Chauvet, le renne était presque absent. Il y en a quelques-uns dans la grotte de Lascaux, avec des bois complètement délirants, pas du tout réalistes… Pourquoi, alors qu’il est l’animal clé du système économique, le renne n’est-il pas représenté proportionnellement à son importance? Je suis en train de travailler là-dessus. C’est une vraie interrogation.» Le renne: un mystère. Même quand il n’est pas là.

Piers Vitebsky, anthropologue sur http://www.letemps.ch/societe/

«Ces peuples utilisaient l’animal pour le chevaucher. Une sensation nouvelle. Un peu comme voler» 

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Le Chevreuil dans le Bosquet

Posté par othoharmonie le 6 février 2017

 

 
chevreuilDans une des lettres qu’il a écrite à W.G. Gray au sujet de l’« Ancien Membre », un rite du clan, Cochrane mentionne aussi le « Chevreuil dans le Bosquet » qui est également un des mythes du clan. Plus d’une fois, ceux qui ont vu ces lettres, qui m’ont été données par Bill Gray juste avant sa mort, m’ont demandé ce qu’il entendait par là. De nombreuses interprétations de ce concept ont été faites par des groupes qui n’en ont jamais entendu parler ou en des termes très vagues. Ainsi, tout comme pour le mythe du Bâton, de la Rose au-delà du Tombeau et du Château, il est peut être temps de le présenter à un auditoire plus large que notre petit groupe qui se réunissait autour de Cochrane.

Tout d’abord et avant tout, le « Chevreuil dans le Bosquet » représente l’esprit de sacrifice et d’autorité. Il peut aussi représenter l’idée du sort ou de la destinée qui crée le futur que nous tous allons vivre. C’est un symbole de sacrifice qui, plus qu’un simple symbole sorcier, est basé sur un concept ancien et universel. Il y a de nombreuses cultures où un animal est bloqué par ses cornes dans un bosquet ou un buisson, et qui devient ainsi celui que l’on sacrifie en lieu et place d’un homme. C’est une idée tellement répandue que le motif de Ram dans le Bosquet fut utilisé, par exemple, pour décorer des pieds de tables dans la ville sumérienne d’Ur.

Le même concept est mentionné dans la Genèse, lorsque Dieu demande à Abraham d’emmener son fils Isaac dans la région de Moriah et de monter sur la crête de la montagne qu’il avait choisie. Là, Abraham devait construire un bûcher et y sacrifier son fils en l’honneur du Seigneur. Abraham s’apprêtait à le faire et, lorsqu’il est sur le point sacrifier Isaac, Dieu lui dit de regarder derrière lui et qu’il trouvera là un sacrifice plus approprié. Abraham le fit et trouva un bélier pris au piège, par ses cornes, dans un buisson. Il le prit et l’offrit à Dieu en lieu et place d’Isaac. Si ça ce n’est pas un premier exemple de sacrifice substitutionnel, alors je ne sais pas ce qui en est un.

L’unique différence entre cela et le concept même du « Chevreuil dans le Bosquet », c’est que pour nous le Cerf a toujours été un animal sacré, même s’il est et a toujours été chassé pour sa viande. Dans le passé, lorsqu’un cerf était tué, sa tête pouvait servir d’offrande rituelle à l’Ancien Dieu Cornu en signe de sacrifice ainsi qu’en remerciement pour cette mort. Même de nos jours, il y a toujours une certaine mystique dans la mise à mort d’un cerf et l’on ne manque pas de faire faire un « trophée », qui sera en général accroché à un endroit où tous pourront l’admirer.

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Etudions un événement historique raconté par Lady Stenton dans son livre « English Society in the Middle Ages ». En 1255, un groupe de chasseurs a tué un magnifique cerf dans la forêt de Rochingham. Ils lui ont coupé la tête et l’ont accrochée face à l’Est à un mat dans une clairière. Par hasard, ils avaient un fuseau avec eux et l’ont placé dans la gueule du cerf. Si nous croyons Lady Stenton, ce n’était rien de plus qu’une blague un peu crue destinée à se moquer du roi d’une manière assez surprenante. Ce que ne dit pas Lady Stenton, c’est en quoi, en faisant cela, on se moquait du roi. Elle ne dit pas non plus pourquoi un groupe de chasseurs avait bien pu se munir d’un fuseau. Si nous revenons sur cet événement et si nous l’étudions avec une approche Sorcière, en se souvenant en même temps du concept du « Chevreuil dans le Bosquet », qui symbolise le destin et le sacrifice, alors toute la scène prend une nouvelle signification. Ce qui est décrit était le rituel d’offrande du vieux Chevreuil dans le Bosquet.

Tout d’abord d’un point de vue Sorcier, les personnes ayant chassé le cerf devaient être membres de la classe dirigeante, qui seule pouvait chasser ouvertement dans ce qui devait être une réserve de chasse privée. A cause des lois bien plus draconiennes de cette époque, la seule manière qu’avait un paysan de chasser un cerf était de le braconner et, dans ce cas, il ne l’aurait certainement pas signalé en accrochant la tête sur un mat à la vue de tous. La carcasse, tout comme l’acte en lui-même, aurait été bien dissimulée. Deuxièmement, dans de nombreux procès en sorcellerie, vous conservez l’impression que derrière les accusés il y avait d’autres personnes qui restaient dans l’ombre, et qu’on n’arrêtait ni ne jugeait jamais, à la différence de tant de sorcières issues de classes plus modestes.

Ainsi, pourquoi un petit, mais tout de même fortuné, propriétaire terrien voudrait-il avoir une des toutes premières places dans une organisation interdite ? C’était une époque pleine de superstitions ; on disait même que l’air était peuplé d’entités invisibles et la plupart des gens vivaient dans une très grande peur du Diable et de tout ce qui le concernait. Quelle meilleure position pour un petit propriétaire terrien, qui dépendait probablement d’un seigneur plus important et dont la subsistance dépendait du travail bénévole de paysans et des serfs, que d’être le Grand Maître de l’ancienne religion pagano-magique de leurs ancêtres ? Ce que nous devons garder à l’esprit, c’est que la grande majorité de la population, dont les racines païennes ne sont pas très loin, se souviendra du Grand Maître des rassemblements. Il est aussi le représentant du Vieux Cornu, Dieu sur Terre, dont les paroles faisaient, à une certaine époque, fonction de loi.

Pour aller encore plus loin dans ce sens, ils n’avaient pas besoin de connaître l’identité réelle du Grand Maître (qui a dit que le système des cellules est une invention de l’espionnage contemporain ?). Ainsi, lors d’une réunion spéciale, on disait aux coven que le vieil untel qui fut un « bon camarade » devait être laissé seul, tandis que le vieil untel était un mauvais camarade contre qui la magie du coven pouvait être utilisée. La tentation de s’en servir pour accomplir les dessins propres du Maître a toujours été là. Comme la Sorcellerie était très morcelée et désorganisée, cela pouvait se faire même si le Grand Maître ne faisait que semblant de servir la tradition. Mais je suspecte que tout de même un grand nombre d’entre eux croyaient toujours aux pouvoirs de l’Ancienne Foi, comme les évènements de la forêt de Rockingham le montrent.

En plaçant sur un mat, face à l’Est, la tête coupée du cerf, l’esprit du mort était offert au Jeune Dieu Cornu, symbolisé par le soleil levant, en paiement d’un cycle de sept années de pouvoir. Il était sacrifié en lieu et place de la propre vie du maître. Les douze autres chasseurs devaient être des membres moins importants du clan. Ils étaient là pour observer le sacrifice et témoigner que tout s’est déroulé selon les règles de la Foi. Cela place solidement l’acte dans son ensemble dans le mythe du sacrifice substitutionnel, et cela seul le Maître d’un coven ou d’un clan pouvait le faire.

chevreuilPour ce qui est du fuseau placé dans la gueule du cerf, il s’agit d’une référence claire au vieux concept anglo-saxon des Wyrd, des Parques ou du Destin. Comme dans de nombreuses autres cultures, le destin est représenté sous la forme de trois sœurs. Comme filles de la déesse de la Nuit, elles sont celles qui tissent le fil du destin de chacun dans le temps et l’espace, elles créent le passé, le présent et le futur qu’il nous faut vivre. Une des sœurs crée le fil, l’autre sœur le tisse dans le tissu de l’existence et la troisième coupe le fil de la vie lorsque le moment est venu.

Etrangement, les Trois Sœurs sont aussi les gardiennes du Chaudron de Création, qui est un endroit où le passé, le présent et le futur sont encore et toujours dans un état de flux, de mouvement et où le futur n’est pas figé. Ce serait de ce même chaudron que les Parques tirent le fil de la vie de chacun. Avec ce que nous nommons la vie, commence la trame de l’existence qui est tissée dans les variations de temps, avec une place préétablie. Le moment de la mort est également tissé dans cette trame. Lorsque le fil est coupé, l’âme retourne dans le chaudron jusqu’à une nouvelle renaissance.

Si l’on considère d’un côté la vie du cerf et de l’autre celle des chasseurs, le fil de la vie de chacun est parallèle sur la chaîne du temps, que la destinée a déterminé lorsqu’ils sont nés. La destinée détermine aussi qu’à un certain moment le chasseur rencontrera le chassé et l’un des deux mourra. Cette mort sera aussi une partie du sacrifice à l’Ancien Dieu Cornu de la forêt. Dans le même temps, les Trois Sœurs auraient aussi pu décider que le chasseur sera tué par le cerf. Dans ce cas, le destin aurait décidé que le chasseur, en tant que Maître de l’assemblée, avait fait son temps et que le moment était venu pour son âme de regagner une fois encore sa demeure.

Après avoir lu cela, le lecteur peut penser : « en quoi est-ce que cela nous concerne ? ». C’est une bonne question. Dans la même lettre, Cochrane a aussi écrit : « Le chasseur, le vieux Tubal Cain et le Chevreuil ne font qu’un et représentent la même Présence Divine sous la forme du destin. En disant cela, Cochrane exprimait fermement sa foi ; dans un sens religieux, nous sommes tous ce que nous sommes parce que le destin en a décidé ainsi. Nos vies suivent le chemin qu’a dessiné pour nous le destin ; ainsi lorsqu’un changement survient dans notre vie, les choses peuvent ne pas aller exactement comme on le souhaite. Voilà le prix qu’il nous faut payer pour nous être soumis à la volonté d’Hécate. Une chose que nous avons promis lorsque nous avons été initiés en Sorcellerie.

Dans le cas de Cochrane, il s’est toujours vu, à un certain niveau, comme celui qui, plus tard, dirigera l’ensemble des coven traditionnels. Dans le même temps, dans une autre lettre à Bill Gray, il montre combien il savait que cela ne sera jamais le cas. Dans cette lettre, il affirme catégoriquement que, comme Gray, il ne vivra pas assez longtemps pour voir le résultat de ce qu’il a entamé, ce qui s’est effectivement réalisé. Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui s’intéressent à ce que Cochrane a fait et mis sur pied, bien plus qu’au cours de sa vie, et Cochrane acceptait cela comme faisant partie de son destin. Cochrane disait que le « Chevreuil dans le Bosquet » était le symbole de tous ses espoirs et aspirations, et il est devenu le sacrifice à la réalité du « pouvoir qui nous mène sur un chemin précis, il n’y a rien à y gagner. Nous faisons ce qu’on nous dit de faire en protestant, en nous plaignant, et même parfois en geignant, non pas parce que nous sommes esclaves de quelque chose qui nous dirige, mais parce que celui ou ce qui décide du futur sait pourquoi ».

Dans un sens, lorsque nous commençons à rechercher la Déesse et sa magie, nous devenons le chasseur. Lorsque nous l’avons trouvée, nous devenons la proie, car la Déesse nous prend et nous fait sienne pour toujours. Quelles que soient nos protestations, lorsqu’elle tisse sa toile de magie lunaire, nous sommes pris et voilà le sacrifice que nous impose le destin, parce que nous sommes ceux qu’elle aime.

Comme le Chaudron de Création, qui n’est jamais figé, le concept du « Chevreuil dans le Bosquet » est en évolution constante. A une époque, il symbolisait l’animal sacrifié à sa place par le prêtre-roi d’un groupe tribal, en échange de sa propre vie et du renouvellement de sa charge pour une nouvelle période. Plus tard, l’animal était sacrifié à la place du Maître d’un grand nombre de coven, aussi bien qu’à la place du maître d’un seul coven. Ce n’est après tout qu’une légère modification du concept de base, même si cela montre le déclin de la vieille foi païenne. On constate ainsi que la Sorcellerie évolue en même temps que les gens. Dans l’interprétation moderne du Chevreuil, il y a un changement radical, puisque le Maître n’a plus à payer le prix du sang au terme de sa charge ; l’accent est ainsi mis sur le sacrifice, mais il est devenu un sacrifice individuel.

Bien que Cochrane ait été le Maître de notre ancien groupe, il était aussi le Chevreuil dans le Bosquet ; lorsque quelque chose allait de travers ou lorsque les choses n’allaient pas comme elles le devaient, il en prenait toute la responsabilité. Lorsqu’un des membres avait un problème, en général, il le prenait à sa charge. Plus encore, il se chargeait des novices et essayait de nous faire surmonter ce qu’il appelait « les mystères du Clan de Tubal Cain » tout en sachant parfaitement qu’il y aurait un prix à payer pour tout cela et qu’il serait un de ceux qui devront en payer le prix. Dans son cas, c’était le sacrifice de ce qu’il appelait son propre navire magique.

Pour le futur, je pense pouvoir parier que le « Chevreuil dans le Bosquet » changera encore.

a – Parce que, comme beaucoup d’autres concepts Sorciers, il n’est pas gravé dans le marbre,
b – et, à une autre époque et à un autre endroit, d’autres groupes voudront probablement exprimer d’autres idées concernant l’esprit de sacrifice et découvrirons que le concept du vieux Chevreuil convient à merveille, si on l’utilise symboliquement.

chevreuilFinalement, pour les lecteurs qui trouvent que l’idée du chasseur et de la proie qui sont d’une certaine manière connectés magiquement l’un à l’autre est un peu datée, laissez-moi vous assurer qu’il n’en est rien. Depuis des siècles, les habitants des Alpes autrichiennes considèrent le chamois un peu de la même de la façon que nous considérons le cerf, c’est un animal spécial et magique. Même de nos jours, lorsqu’un chamois est chassé et tué, la carcasse de l’animal est descendue de la montagne et les guides ainsi que les gens du cru font une cérémonie et le photographient pour commémorer cette mort. Ce n’est pas pour glorifier le chasseur, mais plutôt au contraire pour honorer la proie.

Une partie de la cérémonie implique l’utilisation de deux brindilles de genévrier. L’une est trempée dans le sang de l’animal avec quelques longs poils de son bas ventre, qui seront donnés au chasseur pour qu’il les mette à son chapeau. La seconde brindille est placée dans la gueule du cerf mort avec l’intention magique réfléchie de connecter le chasseur et le chassé. Dans le même temps, la brindille de genévrier agit comme une protection contre l’esprit du chamois qui pourrait vouloir se venger de son assassin. Ce n’est plus qu’une vieille coutume, mais on y retrouve une vieille croyance où le chamois était considéré comme différent et n’était pas traité de la même manière que les autres animaux à cornes, qui eux étaient tués sans que cela donne lieu à une cérémonie.

Le chamois était différent, car son lien avec l’ancienne déité cornue était connu. Cela le dotait d’un esprit ou d’une âme spéciale puisqu’il était à l’image de l’ancien Dieu des troupeaux de chamois. Ainsi, dans les vingt-quatre heures qui suivaient sa mort, cet esprit pouvait se venger de son tueur, d’où la protection magique de la brindille de genévrier. Cela tiendra captif l’esprit jusqu’à ce que le choc de sa mort et que son attache avec sa vie passée se soit suffisamment affaiblie pour briser ses liens avec sa vie terrestre. Il ira ensuite vers les montagnes de l’autre monde où il sera libre d’errer sans aucun danger, sous la protection de son dieu et créateur cornu. Bref, une représentation vivante du concept séculaire e du destin du Dieu Sacrifié dans sa forme animale.

Ainsi, lorsque nous parlons du « Chevreuil dans le Bosquet », nous ne parlons pas d’un concept du passé qui est gravé dans le marbre et n’évolue plus, mais de quelque chose de fluide et susceptible de changer, tout en restant profondément enraciné dans l’ancien concept de l’animal que l’on sacrifie à la place d’une personne et qui, comme nous le savons tous, tient une place importante dans les anciens rites. De nos jours, il est devenu le symbole de l’esprit de sacrifice dans l’idée que lorsque l’initié, lorsqu’il fait le serment du coven, se soumet à la volonté d’Hécate. En un sens, en faisant cela, il devient le Chevreuil dans le Bosquet, car il a choisi de suivre un chemin qu’elle a choisi pour lui. Peu importe où cela le mène, car c’est ce que les Parques ont décidé et qu’il a choisi en connaissance de cause d’accepter.

par Evan John Jones du site http://lapierresorciere.free.fr/TC/EJJ.htm

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Le Bouc : la Faute

Posté par othoharmonie le 10 décembre 2015

 

le boucLe Bouc est un mammifère herbivore et ruminant, appartenant à la famille des bovidés, sous-famille des caprinés ou caprins. Il a de longues cornes ayant la forme d’une lyre. Il charge quand il protège son troupeau. Le Bouc, de par ses saillies répétées, représente la sexualité masculine effrénée, et donc une idée d’ensemencement, de fertilité, ce qui explique son association aux sabbats et à la sorcellerie dans les temps anciens. On l’associe aussi au combat. En général, l’élément attribué au Bouc est le Feu (ardeur). Le Bouc est un symbole de fécondité, lunaire et nocturne. Il est immolé par le dieu Bacchus dans la Grèce Antique. Le dieu Pan, faunes et satyres aux pattes de Bouc font partie des représentations les plus communes.

Le Bouc symbolise la puissance génésique, la force vitale, la libido et la fécondité. Mais il est avant tout un animal tragique (en grec, Bouc se dit Trágos). Littéralement, tragédie signifie « chant du Bouc ». C’était à l’origine le chant dont on accompagnait rituellement le sacrifice d’un Bouc aux fêtes de Dionysos. Dionysos s’était métamorphosé en Bouc lorsque, Typhon attaquant l’Olympe et dispersant les dieux effrayés au cours de sa lutte avec Zeus, il s’enfuit en Égypte. On offrait du lait à Apis, comme on offrait du lait au Bouc. On offrait aussi au dieu grec Priape du lait et du miel.

Le Bouc est l’un des animaux, avec le Taureau, symboles à l’origine du culte du Phallus. Bouc donne l’image du mâle en perpétuelle érection, à qui il faut trois fois quatre-vingt femelles pour être satisfait. Il est celui qui gaspille le précieux germe de la reproduction, celui qu’on doit fuir en se bouchant les narines. Ailleurs, Bouc représente l’animal fétiche qui capte le mal, les influences pernicieuses, se chargeant de tous les malheurs qui menacent un village. Plus il est barbu et puant, plus il est efficace.

Dans l’Inde Védique, le Bouc apparaît comme le symbole du feu génésique, du feu sacrificiel, d’où naît la vie, nouvelle et sainte. C’est finalement un animal tragique, qui symbolise la force de l’élan vital à la fois généreux et facilement corruptible. Bouc est symbole d’abomination, de réprobation et d’iniquité. Animal impur absorbé par son besoin de procréer, Bouc n’est plus qu’un signe de malédiction, qui prend toute sa force au Moyen-Âge : le Diable, ange du sexe, est représenté alors sous la forme d’un Bouc. Tout comme le manche à balai, le bouc est aussi monture des sorcières qui se rendent au sabbat. Au moment du jugement dernier, les pécheurs sont représentés par des Boucs placés à la gauche du Seigneur. Le Bouc est ici devenu une représentation totémique de l’Antéchrist, dans la culture judéo-chrétienne. Sa forte odeur et son rôle de procréateur l’ont rapidement fait assimiler à Satan, qui, comme le Bouc, est traditionnellement l’image-même de la luxure.

L’expression Bouc Émissaire provient de la traduction grecque de « Bouc à Azazel », un Bouc portant sur lui tous les péchés d’Israël, selon l’antique tradition annuelle de charger virtuellement un Bouc de toutes les fautes commises durant l’année au sein de la communauté, et de le chasser ensuite dans le désert où il trouvera une mort certaine par manque de nourriture et d’eau. Si la tradition rabbinique conçoit Azazel comme une vallée désertique hostile, les auteurs de la Septante lisent ez ozel (Bouc en Partance) et traduisent en grec ancien par ἀ ποπομπαῖος τράγος : apopompaîos trágos, rendu en latin par caper emissarius. La notion de « sacrifice de substitution » est intégrée à la thématique chrétienne, Jésus étant présenté dans les Évangiles comme un agneau immolé, expiant les péchés du monde en mourant sur la croix au terme de sa passion. Par la suite, on a utilisé cette expression pour désigner une personne par laquelle on fait payer les fautes des autres.

Le totem de Bouc pourra vous aider à évaluer correctement la situation présente, afin de prédire le résultat futur, à rester ancré si vous emménagez dans une nouvelle maison ou débutez un nouvel emploi, et à être plus souple et agile en négociant les réalités quotidiennes du travail et de la vie familiale. Vous accédez à son pouvoir en escaladant une montagne, et en devenant plus à l’aise avec votre sexualité. En tant que guérisseur, Bouc soigne les crises de panique, et guérit les dysfonctionnements sexuels. Gardien ou protecteur, Bouc garde les territoires inexplorés, et assure la satisfaction des besoins essentiels.

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Apprentissage d’un enfant avec les OIES

Posté par othoharmonie le 23 octobre 2015

 

 Les oies blanches d'Aubépine 2

…..  j’aperçus pour la première fois aussi des oies ; comme elles s’égosillaient après moi, je m’imaginai avoir affaire à des diables qui voulaient m’avaler, et je m’enfuis en poussant des cris d’effroi.

Bien que je ne puisse me rappeler toutes nos aventures de grands chemins, quelques-unes cependant me sont restées dans la mémoire. Une fois, comme nous cheminions devisant de choses et d’autres, les bacchants dirent entre eux qu’en Misnie et en Silésie l’usage permettait aux écoliers de voler les oies, canards et autres victuailles, et qu’ils n’avaient rien à craindre tant qu’ils ne se laissaient pas surprendre par le propriétaire. Or, un beau jour que nous approchions d’un village, nous rencontrâmes un grand troupeau d’oies dont le gardien était absent ; il faut savoir que chaque village paie un homme pour mener les oies en champ : le gardien donc s’était éloigné pour aller vers le vacher. Je dis aux béjaunes :

– Quand arriverons-nous en Misnie, que je puisse tuer des oies ?

– Nous y sommes, répondirent-ils.

Incontinent, ramassant une pierre, je la lance et attrape à la patte un des volatiles ; les oies s’enfuient, mais celle que j’avais rendue boiteuse ne les suit qu’avec peine : une seconde pierre l’atteint à la tête et la fait tomber. (Quand je gardais les chèvres, j’avais appris à lancer les pierres mieux que pas un berger de mon âge ; je savais aussi sonner de la trompe et sauter en me servant de la pique ; tels sont, en effet, les exercices habituels des pâtres.) Je cours à l’oie, lui tords le cou et, après l’avoir cachée sous mon habit, je fais mon entrée dans le village. Bientôt le gardien arrive en criant :

– Le gars m’a volé une oie !

Avertis que plainte est portée à l’autorité, nous profitons de ce qu’un voisin allait célébrer les noces de sa fille et avait à cette occasion engraissé des oies dans son écurie, pour lui en voler trois pendant la nuit ; nous nous rendons dans un faubourg situé à l’autre extrémité de la ville, où les Suisses viennent banqueter avec nous, puis nous partons pour Halle en Saxe.

Nous nous divisâmes un jour en plusieurs bandes, dont l’une devait aller à la chasse des oies, tandis qu’une autre tâcherait de récolter des raves et des oignons ; l’un de nous était chargé de se procurer un pot à cuire ; quant à nous, les plus jeunes, nous fûmes envoyés à Neumarkt, la ville prochaine, afin d’y quêter le pain et le sel. Rendez-vous fut donné pour le soir près des portes de la ville, en dehors de laquelle nous voulions camper et apprêter le produit de nos courses. Nous avions décidé de passer la nuit près d’une fontaine qui se trouvait à une portée d’arquebuse de la ville, mais les habitants n’eurent pas plutôt aperçu le feu que nous avions allumé, qu’ils nous tirèrent dessus ; par bonheur, aucun de nous ne fut atteint. Courant à travers champs, nous nous réfugiâmes dans un petit bois où coulait un ruisseau. Les plus âgés se mirent à couper des branches pour en construire une hutte ; pendant ce temps, deux oies que nous avions prises furent plumées et la tête, les pattes et les intestins jetés dans la terrine où bouillissaient les raves : au moyen de deux baguettes pointues, nous fîmes rôtir les deux volailles ; dès qu’une place devenait un peu rouge, nous enlevions la chair et la mangions avec les raves. Dans la nuit nous entendîmes barboter, et nous découvrîmes un vivier dont on avait le jour précédent laissé l’eau s’écouler, de sorte que les poissons sautaient sur la vase ; nous en prîmes autant que nous pûmes en porter dans une chemise attachée à un bâton ; au premier village, nous donnâmes une partie de ces poissons à un paysan, qui nous accommoda le reste à la bière.

À Dresde, le maître d’école et nos bacchants nous envoyèrent un jour à la chasse des oies.

Je devais les abattre et mes compagnons les prendre et les emporter. Nous ne tardâmes pas à rencontrer un troupeau d’oies qui s’enfuirent à notre approche ; je lançai au milieu d’elles mon bâton qui en atteignit une et la fit tomber, mais mes camarades n’osèrent aller la ramasser, parce qu’ils aperçurent le gardien ; pourtant ils auraient facilement pu lui échapper. Les oies s’arrêtèrent et, entourant celle que j’avais frappée, se mirent à caqueter comme si elles lui parlaient ; enfin la blessée se releva et toutes ensemble décampèrent. J’étais très fâché de ce que mes compagnons n’avaient pas tenu leur promesse.

Heureusement qu’ils se comportèrent mieux un moment plus tard ; nous prîmes deux oies avec lesquelles les bacchants et le maître d’école firent un repas d’adieux ; puis nous allâmes à Nuremberg et de cette ville à Munich.

Extrait du livre : « MA VIE » de Thomas Platter édité par les Bourlapapey, 1862 bibliothèque numérique romande

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La Petite Gardeuse d’oies

Posté par othoharmonie le 29 septembre 2015

 

 

La Petite Gardeuse d’oies (Die Gänsemagd) est un conte de Jacob et Wilhelm Grimm.

la-petite-gardeuse-doieUne princesse doit quitter sa mère la reine pour rejoindre l’époux qui lui est destiné. Celle-ci lui fait don d’un mouchoir sur lequel elle dépose trois gouttes de son sang puis lui offre un cheval nommé « Falada » et unecamériste.

La jeune fille part ensuite pour rejoindre son époux mais en chemin, elle perd le précieux mouchoir que lui avait donné sa mère.

Or ce mouchoir avait le pouvoir de la protéger ; elle devient donc faible et incapable de se défendre. La camériste qui l’accompagne, voyant qu’elle a perdu son mouchoir et qu’elle est désormais à sa merci, l’oblige à échanger ses habits avec elle et prend sa place en lui faisant promettre de ne jamais révéler son secret. Arrivée au château, la camériste épouse le prince et la jeune princesse est obligée de garder les oies du roi. La camériste fait ensuite tuer le cheval Falada qui avait le pouvoir de parler et pourrait révéler son secret. Mais la princesse obtient le droit d’accrocher la tête de Falada sur une porte et lui parle chaque jour en passant devant. Or même morte, la tête a toujours le pouvoir de parler et lui répond inlassablement :

« Ô jeune reine, comme tu vas là, si ta mère savait cela, son cœur volerait en éclats. »

C’est ainsi que le roi apprend un jour l’identité de la princesse. Mais comme celle-ci refuse de trahir sa promesse, il lui suggère de se confier à un poêle et apprend enfin toute la vérité. La camériste subit son supplice et meurt dans un tonneau rempli de clous. La jeune princesse épouse le prince.

 

Un jour, il y a très longtemps, le fils d’un puissant comte, errant dans un endroit sauvage, y rencontra une vieille, très vieille femme en train de lier un énorme tas d’herbe fraîche. — Qu’allez-vous faire de toute cette herbe? qu’il lui demande. — L’apporter chez moi pour la donner à mes oies. — C’est bien trop lourd pour vous, laissez-moi vous aider. — Volontiers, dit la vieille qui, avec une force insoupçonnée dans ce corps chétif, arrima le tas d’herbe sur le dos du jeune homme et ajouta:

– Prenez donc aussi mes paniers de pommes.

– Est-ce loin? demanda le pauvre garçon, écrasé sous la charge.

– Une heure de marche, pas plus…

Allez! En route! Le chemin grimpait durement, le soleil chauffait, les pierres roulaient sous les pieds, l’herbe pesait lourd comme du plomb, les pommes avaient le poids du bronze.  »Je n’en peux plus », dit le jeune comte, s’arrêtant pour reprendre haleine.

– Ah! Ah! fit la vieille avec un ricanement, jeune et fort comme tu es, ne peux-tu soulever ce que je transporte à tous les jours? Pourquoi s’arrêter? Personne ne viendra te secourir ici . » Et, ricanant de plus belle, elle prit son élan et sauta debout sur le tas d’herbe. Le garçon chancela: petite et menue comme elle était, la vieille pesait plus lourd qu’un plein tonneau de vin.

 »Assez, vieille sorcière! » cria-t-il tout en cherchant à se débarrasser de son fardeau. Mais c’était impossible: les paniers demeuraient fixés à ses mains, l’herbe attachée à son dos et la sorcière par-dessus.  »Il n’y a pas de joie sans peine, dit celle-ci. Je te réserve une belle surprise, mais il faut d’abord avancer », et, disant cela, elle lui fouettait les bras et les jambes à grands coups de chardon. Quand, au sommet de la montagne, la cabane de la vieille femme apparut enfin, le comte était à rendu bout de forces. Ses genoux tremblaient et un brouillard s’étendait devant les yeux. Il remarqua pourtant, au milieu d’un troupeau, une horrible gardienne d’oies, vieille et édentée, qui, sans se soucier de lui, s’élança vers la sorcière, disant:

– Comme vous revenez tard, mère, que vous est-il arrivé?

– Rien de fâcheux, au contraire, mon enfant; cet aimable jeune homme m’a offert de m’aider, et, en sa compagnie, le temps a passé très vite. Ce fut seulement après avoir longuement plaisanté sur les joies de cette promenade que la vieille, enfin, sauta à terre et délivra son porteur. Celui-ci s’écroula, plus qu’il ne s’assit, sur un banc, et il s’endormit aussitôt, anéanti de fatigue Une main brutale l’arracha à son sommeil quelques instants plus tard.  »Voici ta récompense, lui dit la vieille, si tu en fais bon usage, elle t’apportera du bonheur. » Le comte regarda ce qui lui était offert: c’était un coffret d’émeraude contenant une unique mais très grosse perle. Il remercia la vieille et partit aussitôt. Sa fatigue s’était dissipée, mais il dut marcher pendant trois jours avant de pouvoir quitter la montagne et il se trouva alors aux abords d’une grande ville, inconnue de lui. Il demanda son chemin et on le conduisit au palais. Le roi et la reine le reçurent si bien que, n’ayant rien d’autre à leur offrir, il prit le coffret d’émeraude, qu’il posa sur les genoux de la reine. Celle-ci l’ouvrit et aussitôt, devenant très pâle, elle s’évanouit. Tandis qu’on ranimait la reine, le roi s’empara du coffret, regarda ce qu’il contenait et demanda:  »Comment avez-vous eu cette perle? Je donnerais tout au monde pour retrouver celle qui l’a perdue.

– Je ne sais pas qui l’a perdue, dit le comte, mais celle qui me l’a donnée ne mérite certes pas tant d’empressement. » Puis il raconta ce qu’il savait de la sorcière. Le roi l’écouta avec attention et le supplia de le conduire aussitôt auprès d’elle. Quant à la reine, à peine revenue de son évanouissement, elle insista tellement pour se joindre à eux, que tous trois se mirent aussitôt en route. A la nuit tombante ils s’égarèrent et le comte se retrouva seul, dans une vallée sauvage où il décida de passer la nuit dans les branches d’un gros orme, au-dessus d’un puits abandonné. Il allait s’endormir lorsque, à la lueur de la lune, il aperçut une forme humaine descendant la vallée: c’était la gardienne d’oies. Elle s’approcha du puits, ôta les nattes grises qui couvraient ses cheveux et le masque de peau qui cachait son visage, puis, se penchant sur l’eau, elle mouilla ses mains, ses bras et sa figure.

La Petite Gardeuse d'oies dans OIE ET CANARD 250px-Blue_Fairy_Book-The_Goose_Girl-3Alors elle apparut, belle comme le jour, avec son teint de lis, ses yeux clairs et le manteau d’or de ses cheveux la couvrant tout entière. Si grande était la stupéfaction du comte qu’il ne pouvait en croire ses yeux et, écartant les feuilles, il se pencha pour mieux voir. Mais son geste fit craquer une branche et, prompte comme une biche effarouchée, la jeune fille remit son masque et disparut à travers les buissons, tandis qu’un nuage venait voiler la lune et couvrir sa retraite. Le comte descendit de l’arbre et s’élança à la poursuite de la si belle inconnue.

Il ne put la rejoindre, mais sa course le conduisit auprès de l’endroit où s’étaient arrêtés le roi et la reine et, les éveillant, il leur raconta ce qu’il venait de voir. A son récit, l’émotion de la reine s’accrut encore. Incapable d’attendre que le jour se lève, elle décida le roi à reprendre aussitôt leurs recherches, et tous trois marchèrent longtemps à la clarté des étoiles. Arrivés enfin, au sommet de la montagne, ils aperçurent une lumière. La sorcière veillait encore, guettant les arrivants, et au premier coup qu’ils frappèrent, la porte s’ouvrit.

– Que désirez-vous? dit la vieille, hargneuse.

– Madame, lui dit la reine, d’où tenez-vous cette perle?

– C’est une larme que pleurait une pauvre fille, chassée par ses parents.

– Ma fille aussi pleurait des perles, dit la reine.

– Et moi, je l’ai chassée, dit le roi.

– Si ma fille est encore en vie et si vous savez où elle est, s’écria la reine, dites-le-moi, par pitié. Mais la sorcière refusa de répondre et lui demanda quel crime avait pu commettre son enfant pour qu’elle soit chassée.  »J’avais trois filles, commença la reine, que j’aimais tendrement, mais la plus jeune était ma préférée. »

 – Elle était la mienne aussi, reprit le roi, mais un jour, j’ai voulu savoir à quel point mes filles m’aimaient. L’aînée, qui est coquette, m’a répondu qu’elle m’aimait plus que sa plus belle robe. La seconde, qui est coquette aussi, m’a dit qu’elle me préférait à ses plus beaux bijoux. La troisième m’a répondu:  »Je vous aime comme j’aime le sel. » Alors je l’ai chassée et j’ai partagé mon royaume entre les deux autres.

– Ah! Ah! Ah! s’écria la sorcière. Les aliments sans sel n’ont pas de goût. Votre fille voulait dire que, sans vous, la vie n’aurait plus de saveur, et vous l’avez chassée. Ah! Ah! Ah!

– Hélas! dit la reine. Nous l’avons compris trop tard! Nous avons fait en vain fouiller la forêt et la montagne. Sans doute les bêtes sauvages ont dévoré notre pauvre fille.

– Sans doute, dit la sorcière et, se levant, elle ouvrit une porte et appela:  »Viens, ma fille. » Ce ne fut pas la gardienne d’oies qui entra, ou plutôt ce fut elle, sous la forme de la magnifique princesse que le comte avait aperçue au bord du puits. Elle se jeta en pleurant de joie dans les bras de ses parents, et ses larmes étaient des perles. Sans mot dire, le comte observait la scène, puis, détachant avec effort son regard de la belle princesse, il voulut implorer la pitié de la sorcière…

Mais il ne reconnut plus celle-ci. Un sourire de joie la transfigurait et il comprit que cette vieille femme si odieuse n’était pas une sorcière, mais plutôt une bonne fée déguisée.  »Puisque vous avez déshérité votre enfant, dit-elle intervenant alors, et puisque, depuis trois ans, je la considère comme ma fille, avant de vous la rendre laissez-moi la doter.

Pour fortune, je lui donne ce monceau de perles, qui sont toutes les larmes qu’elle a versé sur vous. Pour demeure, je lui offre cette chaumière où elle a vécu loin de tout danger, sans autre chagrin que votre absence, et pour époux je lui suggère de prendre ce jeune comte dont le cœur est bon, puisqu’il a tour à tour secouru une vieille femme ployant sous sa charge et aussi des parents accablés par le chagrin. » A peine avait-elle achevé sa phrase que la chaumière se mit à craquer de toutes parts: un splendide palais la remplaça, et le jour levant éclaira la montagne, brusquement devenue fertile et peuplée. Nul ne revit la bonne fée, mais la fille du roi et le fils du comte vécurent longtemps, heureux et puissants dans le lieu même où, autrefois, il avait été si difficile de nourrir un troupeau d’oies. 

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ELEPHANTS SANS DEFENSE

Posté par othoharmonie le 21 juillet 2015

 

 

Elephant d´AfriqueSymbole de l’Afrique, l’éléphant risque de disparaître d’ici à vingt ans. L’ivoire se raréfie et sa valeur marchande augmente. Une aubaine pour les braconniers et les organisations criminelles…

Février 2012, quelque part près de la ville centrafricaine de Birao. Une colonne de cavaliers pénètre au pas en territoire soudanais. En uniformes dépareillés, fusils-mitrailleurs en bandoulière, cette centaine d’hommes rentre au pays après six semaines d’expédition et plus de 2 000 km parcourus entre le Darfour et le nord du Cameroun. Dans leur sillage pourrissent des carcasses d’éléphants, défenses coupées à la hache, comme les trois cents et quelques pachydermes retrouvés les semaines précédentes dans le parc national camerounais de Bouba Ndjida.  À voir dromadaires et mulets ployer sous la charge, la chasse a été bonne pour les miliciens Djanjawid qui, comme à chaque fin de saison sèche, vont empocher un bon paquet de dollars une fois que l’ivoire revendu aura pris la direction de Khartoum.

Avril 2012, dans le nord-est de la RDC, les gardiens du parc national de la Garamba s’affairent, perplexes, autour de l’un des vingt-deux cadavres d’éléphants édentés et exécutés d’une balle de gros calibre dans la tête. Aucune trace dans l’herbe haute, pas de viande prélevée… Puis l’un des gardes se souvient avoir aperçu un hélicoptère de l’armée ougandaise survoler la zone quelques jours plus tôt, à la recherche du rebelle Joseph Kony – du moins officiellement. Deux mois plus tard, trente-six défenses sont saisies à l’aéroport d’Entebbe (Ouganda), en partance pour l’Asie via le port de Mombasa (Kenya), où elles devaient être chargées dans un conteneur de piments pour échapper aux douaniers. L’armée ougandaise expédierait chaque année sous le manteau pour près de 1 million de dollars (763 000 euros) d’ivoire.

Plus de 500 éléphants massacrés en deux ans

Septembre 2012, des agents du Kenya Wildlife Service (KWS) encerclent une douzaine de Shebab, près du village de Garsen, à 200 km au sud de la frontière somalienne. Depuis que les cheikhs leur ont ordonné de trouver de l’ivoire pour remplir les caisses, les islamistes s’enfoncent de plus en plus loin au sud, jusqu’au Mozambique parfois. Les rangers kényans osent quelques tirs de sommation avant de se faire accueillir à coup de grenades. Ils laissent quatre des leurs sur le terrain pendant que les Shebab repartent avec leur butin vers Kismayo (Somalie) et son port de contrebandiers. Après avoir vu ses effectifs se stabiliser pendant plus de vingt ans, le troupeau kényan subit une nouvelle saignée. Selon le KWS, 384 éléphants ont été abattus illégalement en 2012, en plus des 289 massacrés un an plus tôt. Comme le coltan et le diamant, l’ivoire fait couler le sang en Afrique. Certes, forces armées régulières et mouvements rebelles ont déjà été accusés de braconner l’or blanc – l’Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola (Unita) et la Résistance nationale mozambicaine (Renamo) ont su, dans les années 1980, profiter de la complicité d’officiers sud-africains pour alimenter la demande, essentiellement japonaise à l’époque.

Mais « ce qui frappe aujourd’hui, c’est l’échelle quasi industrielle à laquelle les massacres sont perpétrés, et la débauche de moyens militaires et logistiques utilisés à travers le continent », s’alarme Bas Huijbregts, responsable du World Wildlife Fund (WWF) pour l’Afrique centrale. Depuis 2007 et l’explosion de la consommation asiatique, dopée par l’émergence d’une classe moyenne chinoise avide de signes extérieurs de richesse, les volumes de contrebande atteignent des proportions inégalées, même dans les années 1980. À l’époque, la situation était pourtant si désespérée que la communauté internationale avait été contrainte d’imposer un moratoire interdisant toute forme de commercialisation de l’ivoire africain, en 1989. Avec plus de 24 tonnes d’ivoire illégal saisies aux quatre coins du monde, 2011 a battu un triste record. « Sachant que les douanes estiment mettre la main sur 10 % à peine de l’ivoire trafiqué, près de 250 tonnes sont sans doute illégalement vendues chaque année », calcule Céline Sissler-Bienvenu, directrice France et Afrique francophone du Fonds international pour la protection des animaux (IFAW). Comme les autres ONG, ce fonds évalue à entre 25 000 et 35 000 le nombre de pachydermes abattus annuellement. « Toutes les quinze minutes, un éléphant est tué en Afrique », poursuit la responsable de l’IFAW.

Et ce rythme n’est pas près de ralentir, car à mesure que diminue la population – estimée à un demi-million d’individus sur le continent -, les prix flambent. Négocié autour de 2 000 dollars à Pékin, le kilo d’ivoire s’échange à plus de 250 dollars en Afrique, contre à peine une trentaine dix ans plus tôt. « De quoi faire naître les vocations », confirme Bas Huijbregts. Aussi bien chez les paysans installés près des parcs nationaux et qui, fatigués de voir leurs champs piétinés, guident les braconniers en échange d’un peu de viande ou de quelques billets, que chez les fonctionnaires désireux d’arrondir leurs fins de mois. Sans oublier les mafias asiatiques, bien décidées à profiter d’un trafic orienté à 90 % vers la Chine ou la Thaïlande, et qui représenterait chaque année entre 500 et 900 millions de dollars. « L’augmentation impressionnante du nombre de saisies massives [supérieures à 800 kg] témoigne de l’implication des grands réseaux criminels, seuls capables d’organiser et de financer de telles expéditions », affirme Tom Milliken, directeur du Système d’information sur le commerce des éléphants (Etis).

1024px-ElephantTrainingCampExploitant au mieux l’instabilité politique de certains États, la porosité des frontières et la faiblesse, voire l’inexistence, des peines encourues, les syndicats du crime peuvent aussi s’appuyer sur la diaspora chinoise pour jouer les intermédiaires ou les passeurs. Avec leur importante communauté asiatique, des pays comme le Nigeria, l’Angola ou le Soudan occupent une place centrale dans le transit de l’ivoire illégal, alors que leurs éléphants ont disparu depuis longtemps. « Les organisations mafieuses en profitent pour complexifier les voies de sortie », observe Bas Huijbregts. Elles utilisent des bateaux de pêche immatriculés en République populaire de Chine dans le golfe de Guinée, ou multiplient les points de passage.

>> Lire aussi : Kenya : le gouvernement hausse le ton contre les braconniers d’éléphants

 

 


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Moustique et Spiritualité

Posté par othoharmonie le 2 août 2014

 

 

images (15)Un lecteur me demande la raison d’être des moustiques, tiques et autres insectes piqueurs.  Effectivement pour ceux qui sont loin de la nature, ou qui ne visite la nature qu’occasionnellement ces insectes peuvent être très dérangeants.  Dans certaines circonstances ils peuvent être même dangereux.  Je me souviens que mon frère avait perdu un chien qui attaché dans un endroit infesté de mouches était mort d’avoir été trop piqué. Horrible.  Comprendre alors leur importance dans les écosystèmes et particulièrement dans la vie de l’homme devient problématique. 

Premièrement, il faut comprendre que tout est en équilibre.  Si l’Homme dévie de cet équilibre, par exemple, s’il se met à manger des animaux, de la viande et du poisson, alors que son système biologique n’est pas adapté à cette alimentation, alors effectivement des toxines et des poisons vont s’accumuler dans son corps.  L’Homme a une position très spéciale au sein de la nature.  Étant le dieu, la déesse du monde, l’écosystème ne sait pas comprendre pourquoi subitement celui qui était tout amour et roi pour ses sujets (les animaux) se met soudainement à les manger. Il y a une intelligence dans les écosystèmes, dans l’environnement.  Si des machines se promènent dans les champs, polluant la terre, si la pollution tombe du ciel, si l’Homme n’est plus le gardien du paradis terrestres mais son destructeur, subitement les tiques deviennent des vecteurs de maladies.  Et oui, la nature se protège, et l’Homme est devenu un danger.   

Une fois nous étions dans une réserve de chevreuils, un vaste enclos de plusieurs kilomètres carrés ou était gardés un grand troupeau de chevreuils.  Comme vous pouvez imaginer, en pleine forêt laurentienne au Québec, début juin, où des animaux étaient gardés dans un grand périmètre mais néanmoins plus petit que leurs habitat habituel, les moustiques, mouches noirs, brulots, frappe à bords, mouches à chevreuil et à orignaux abondaient.  Un aîné très important pour moi venait de mourir, celui qui m’avait transmis la médecine du calumet sacré.  Nous avons créé une roue de médecine sur le haut d’une butte et y avons été pour faire une cérémonie de la pipe pour lui.  En y allant, tenant la pipe et ne pouvant me défendre contre les mouches j’étais simultanément assaillie par des centaines de moustiques, puisque c’était au soleil couchant, l’heure à laquelle elles se nourrissent.  Ils y avaient bien sur aussi toutes les autres.  Assis en cercle finalement à la roue j’allume la pipe. Miracle, il n’y a plus une seule mouche.  Nous en avons parlé après la cérémonie et l’expérience de tout le group a été le même. Pendant la cérémonie il n’y avait plus une seule mouche pour nous tourmenter. Pendant toute la durée de cette cérémonie émouvante j’ai pu me concentrer pleinement sur cette prière extrêmement importante pour moi. À la fin, comme toujours, je sépare le fourneau du manche de la pipe sacrée.  En quelques secondes, de nouveau, des centaines de mouches. 

Cette histoire doit nous illustrer que les mouches, comme tous les autres habitants de la terre-mère, sont en harmonie avec la vie et la vraie spiritualité, celle de la terre. Et ils ont eux aussi leurs rôle à jouer.  Ils rétablissent l’équilibre et sont aussi des thérapeutes importants.  Les moustiques en particulier sont comme des acupuncteurs.  Ils savent où piquer.  Hier matin, je pratiquai les danses sacrés qui m’aident le matin à maintenir une bonne santé et l’harmonie avec mon environnement. Pendant cette danse il est venu un moustique.  Un seul, subitement et comme un missile vient directement sur mon oreille.  Dans la seconde elle me pique.  Je sais, donc je le laisse faire son travail et je continue à danser.  À l’élancement qui me traverse je ressens qu’il savait vraiment où il fallait travailler. Il a fini très rapidement et aussitôt j’ai senti ma vision s’éclaircir, comme si un petit voile venait d’être enlevé devant mes yeux.  Je n’ai pas eu d’autres visites et pourtant j’ai été dans mon domaine pendant plus d’une heure comme à tous les matins.  Aucune démangeaison, aucun inconfort, si on sait profiter des services de ces thérapeutes ailés on n’en retire que des bienfaits.  Je suis sur mon domaine, où je suis en harmonie, où j’ai fais la paix avec mon environnement.  

Voilà, ce n’est qu’une réponse partielle à cette question.  Il y a beaucoup à dire encore.  Nous voyons à quelle point il est important d’avoir son petit coin de terre familiale car tous les animaux et insectes qui y vivent y sont en harmonie avec nous.  Cela peut prendre du temps mais un jour nous saurons comment parler aux insectes.  J’ai encore d’autres histoires à ce sujet mais bon, mon temps est écoulé ce matin.   

Paix et Lumière

 

Aigle Bleu http://www.aiglebleu.net/

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LA TERRE DES CHEVRES

Posté par othoharmonie le 1 mai 2014

 

téléchargement (8)Chaque région a son histoire, sa culture et ses traditions. Au cœur du Poitou et des Charentes, la chèvre a marqué les populations rurales par les bienfaits qu’elle a su prodiguer aux hommes depuis la nuit des temps. Les chevriers d’aujourd’hui sont les descendants de ces générations de paysans qui ont toujours conduit leurs chèvres sur les terres de ce pays auxquels ils étaient attachés. La chèvre, animal capricieux et intelligent, les a nourris, soignés et a même occupé leurs rêves qui ont construit nos mythes. Et ce souvent sans l’accord de l’Autorité régnante.

Cette tradition ancestrale s’est maintenue sur ce territoire au travers du travail qu’effectuent encore plus de deux mille éleveurs de chèvres dans la région. Ils vivent aux côtés des chèvres en restant leurs gardiens, en les nourrissant quotidiennement et en veillant à leurs descendances. L’évolution des marchés économiques les ont dernièrement conduit à s’adapter en spécialisant les systèmes d’élevage. De tradition à modernité, toute une filière s’est structurée pour valoriser un savoir faire reconnu. La filière caprine de Poitou-Charentes peut aujourd’hui s’enorgueillir de poursuivre l’installation de jeunes agriculteurs. Loin de s’éteindre, l’activité caprine dynamise les entreprises locales et participe à la vie socio-économique régionale. La chèvre est aussi cette richesse spécifique du pays. Elle est une tradition vivante en Poitou-Charentes.

Par ses potentialités agro-climatiques favorables et son fleuron d’industries laitières, la région est par excellence la terre d’accueil des chèvres. Les chevriers ont donc développé leurs troupeaux pour livrer le plus souvent leur lait à des transformateurs qui produisent cet « or blanc » du Poitou-Charentes : les fromages de chèvre.

Poitou-Charentes, une région de transition

Pour la description du milieu physique et du point de vue géologique, la région Poitou-Charentes présente une position singulière. En effet, elle couvre un territoire où affleurent des roches de natures variées qui appartiennent à quatre principales unités géologiques : les deux massifs armoricain et central composés de roches magmatiques et métamorphiques et les deux bassins parisien et aquitain constitués de roches sédimentaires. Ces deux bassins du nord-est et du sud-ouest constituent un seuil où les roches anciennes s’élèvent à peu près au niveau actuel de la mer, c’est le seuil du Poitou.

La géographie fait de la région une terre de passage constituée par la plaine où passent les grandes voies qui font communiquer le Bassin parisien et le Bassin aquitain et comme bastion par les régions de la Gâtine et du Bocage restées longtemps difficilement pénétrables. Ce lieu de passage marqué par le seuil du Poitou est révélé tout autant par les routes de pèlerinages vers Saint Jacques de Compostelle, les traversées et les batailles guerrières…. et aujourd’hui l’autoroute A10 et le TGV Paris-Bordeaux. Les aires de production historiques s’inscrivent au cœur du seuil du Poitou sur cette zone de passage orientée nord-est/sud-ouest.

source : http://public.terredeschevres.fr/1_PRINCIPAL/1_3_1_lait/5_chevresnourrices.html

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L’hippopotame et l’homme

Posté par othoharmonie le 2 avril 2014

 

Peut-on domestiquer l’hippopotame ?

Si, dans la mythologie égyptienne, l’hippopotame était le symbole de la Fécondité, il est devenu aujourd’hui un gibier convoité par l’homme, pour qui il représente aussi un danger pour les terres cultivées. Comment éviter qu’il ne soit éliminé ?

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L’HIPPOPOTAME EN VILLE, AU BURUNDI…

L’hippopotame peut vivre tout près de l’homme. On le sait dans divers endroits d’Afrique : dans les pêcheries de Vitshumbi (en République démocratique du Congo), le long du fleuve à N’Djamena (au Tchad), à Entebbe (en Ouganda), mais surtout à Bujumbura, la capitale du Burundi. 90 % de la surface de ce dernier pays étant cultivée, toute la grande faune a presque disparu. Bizarrement, l’hippopotame est resté, y compris – saisonnièrement – en plein cœur de la capitale. Il en reste entre 200 et 300 dans le pays. Quand ils viennent à Bujumbura, ils sortent la nuit pour brouter les pelouses artificielles des parcs de la ville… ; ils fournissent même trop d’engrais naturel aux plantes ornementales. Ils sont si peu farouches qu’on a dû construire un mur anti-hippopotames le long de la piste d’atterrissage de l’aéroport !

 
UNE EXPLOITATION RATIONNELLE DES HIPPOPOTAMES ?

Il ne serait pas irrationnel de chercher à gérer les troupeaux d’hippopotames localement, afin de procurer une source de protéines et de revenus. C’est une espèce peu exigeante – comparée à d’autres –, robuste et qui se reproduit bien… Dans certaines régions, une exploitation rationnelle des hippopotames pourrait être utile. Ils procurent, en effet, une grande quantité de viande, et surtout une viande appréciée par les populations locales. De plus, leur carcasse peut fournir de la graisse (jusqu’à 90 kg pour un animal adulte), et du cuir… Tous ces produits pourraient être commercialisés. En aval de l’élevage, on pourrait pratiquer de la pisciculture : les hippopotames enrichissent en effet l’eau de leurs bassins, par l’intermédiaire de leur crottin. Celui-ci pourrait servir de matière première alimentaire pour des poissons et la chaîne alimentaire entre les prairies, les hippopotames, l’eau et les poissons serait ainsi un bon schéma de développement, en tout cas par endroits. Comme la présence de l’espèce – lorsque la densité n’est pas trop élevée – semble maintenir une diversité importante de la faune et comme les populations locales se nourrissent des hippopotames, il serait préférable d’aider au maintien de l’espèce en Afrique.

   Son élevage pourrait apporter une solution aux problèmes d’alimentation des hommes, tout en évitant ceux posés par l’acheminement de la viande sous des climats où la conservation de celle-ci est aléatoire, la chaîne du froid étant difficile à assurer.

   Si la politique de conservation n’exclut pas nécessairement une certaine exploitation raisonnable, celle-ci n’est toutefois possible que si l’espèce est bien connue.
 
Description de cette image, également commentée ci-après FERMIERS ET HIPPOPOTAMES

Avec la pression démographique , les hippopotames ont été tués en grand nombre en Afrique. En effet, ils occupent des zones riches en eau, et parfois irrigables, ce qui peut entraîner des conflits avec l’homme, en particulier pendant les périodes de sécheresse. Par ailleurs, les hippopotames ne faisant pas la différence entre une graminée sauvage et une autre, plantée par l’homme, ils ont été éliminés des cultures et des plantations. Dans certaines régions, pourtant, les agriculteurs ont essayé les méthodes non violentes pour éloigner leur gourmand voisin : par exemple, les Tonga ont installé un réseau de cordes, s’appuyant sur des huttes, le long de leurs terres cultivées. Attachées à ces cordes, des boîtes. Dans celles-ci, des galets. Quand un gardien voit un hippopotame approcher, il secoue la corde la plus proche, et de loin en loin, les vibrations font résonner les cailloux. Ce bruit suffit à faire fuir les bêtes…

SAUVER L’HIPPOPOTAME NAIN

Le résultat apparent est, au cours des siècles, une réduction de l’aire de répartition des deux espèces. Dans le cas de l’hippopotame nain, les choses sont – malheureusement – simples à résumer : habitant de la forêt primaire, il est menacé de disparaître avec celle-ci ! Comme, par ailleurs, il représente une masse de viande importante, malgré sa discrétion, et malgré une densité naturelle probablement peu élevée, sa chasse est certainement pratiquée par les tribus habitant les mêmes régions que lui. En zone de forêt, l’élevage n’existe pas et près de 80 % des protéines animales consommées par les Africains proviennent de la chasse. Pratiquement toutes les espèces animales deviennent du gibier pour eux… Pour l’hippopotame nain, le cas le plus grave est actuellement celui des populations relictuelles du delta du Niger et de la Cross River au Nigeria. De plus, il a subi les effets des guerres civiles au Liberia et en Sierra Leone. La population, en baisse, a été estimée à 2 000-3 000 animaux et l’espèce a été classée « en danger » en 2006, tandis que les mesures de conservation adoptées n’ont pas toujours été appliquées. Elle figure également à l’annexe II de la Citesdepuis 1975.  Au Liberia, le Sapo National Park, qui a dû être réhabilité après le conflit, tente de la protéger, ainsi que le parc national de Taï, en Côte d’Ivoire.

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LE PAON, LA MYTHOLOGIE et LES RELIGIONS

Posté par othoharmonie le 2 mars 2014

 

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En Inde, le Paon bénéficie d’un statut particulier. Les gens pensent que lorsque l’oiseau déploie sa queue, cela indique que la pluie se prépare. Il est très présent dans la mythologie de l’Hindouisme. 

Selon une légende indienne, à l’origine les paons mâles avaient un plumage brun et terne. Seule la longueur de leurs plumes les distinguait des femelles. Un jour un paon aperçut INDRA qui courait comme si un démon était à ses trousses et lui en demanda la raison. INDRA répondit dans un souffle qu’effectivement il était pourchassé par le terrible RÂVANA et malgré ses armes il préférait ne pas s’exposer inutilement. 

Comme RÂVANA arrivait en courant, l’oiseau déploya rapidement sa large queue et INDRA put ainsi se dissimuler derrière. RÂVANA passa sans rien remarquer. Une fois le danger passé, INDRA remercia le paon et lui offrit des plumes aux   merveilleuses couleurs. On dit aussi qu’il devint le héraut d’ INDRA et que son cri perçant annonce l’orage. 

Le paon est également la monture de PÂRVATI, l’épouse de SHIVA, et de SKANDA, le Dieu de la guerre, un des fils de SHIVA. Profitant que SHIVA était occupé , le géant TÂRAKA en avait profité pour semer le trouble. SKANDA, nommé chef des armées par les dieux, le provoqua en duel et le pourfendit avec son épée. D’une moitié de son corps naquît le paon et de l’autre le coq. C’est donc ainsi que la paon est devenu la monture de SKANDA et le coq (belliqueux ) son enseigne. 

Son nom scientifique, pavo, découle d’une appellation sanskrit, «Pavana» qui fait référence à la divinité hindoue VAYU, le vent qui est aussi le souffle de la vie et le père de HANUMAN Ji. LAKSHMI, épouse du dieu hindou, VISHNU, est parfois représentée avec des brassards, sous la forme de paons. KRISHNA est également souvent représenté en compagnie de paons. Dans le nord de l’Inde, ses plumes sont brûlées pour éloigner la maladie, et même de guérir les morsures de serpents. 

Chez les Boudhistes, le paon a conservé auprès des divinités et des maîtres fondateurs la place qu’il occupait dans la mythologie indienne. BOUDHA se serait incarné dans le corps d’un paon et le paon est le véhicule d’ AMITÂBHA. Avec sa tête couronnée d’une aigrette, sa traîne déployée dont les multiples yeux ouverts veillent sur le monde et son cri qui fend le ciel comme s’il voulait mobilier toutes les créatures de la terre à son appel, le paon est prédestiné par la Nature à devenir le symbole de la puissance et de la gloire. 

Le paon est l’enseigne de la dynastie MAURYA (les Maurya sont une dynastie hindoue fondée par Chandragupta Maurya dans l’année qui a suivi la retraite d’Alexandre le Grand d’Inde. En effet, l’incursion grecque avait mis en évidence la nécessité d’un État unifié pour faire face à une éventuelle invasion depuis les marches occidentales. Les MAURYA formèrent le premier grand empire de l’Inde et régnèrent ainsi sur une grande partie du sous-continent jusqu’en 187 avant J.C., date à laquelle ils disparaîtront au profit de la dynastie SHUNGA. Il est l’emblème du soldat rajput, et en particulier des Jats qui le vénèrent et qui, à la manière de KHRISNA, ornent leur turban avec ses plumes. Avec ses plumes, les Indiens fabriquaient des éventails pour éventer les princes. Encore aujourd’hui en Islam indien, le gardien « adoube » les pèlerins qui visitent la tombe des saints avec un long plumeau en plumes de paon chargé de la baraka qui imprègne la sépulture. 

Le paon restera le symbole de la royauté en Inde islamique. Le «Trône du paon», incrusté de pierres précieuses, réalisé pour le prince moghol Shäh Jahän (connu pour avoir fait construire le célèbre Tâj Mahal à Agra en l’honneur de sa défunte épouse) sera emmené en Iran par Nader Shah après la bataille de Karnal (1738). Ce trône qui comporte douze colonnes où sont perchés deux paons laissera son nom de « Trône du paon » aux trônes des shah d’Iran qui règneront après lui. 

En 1963, le paon a été déclaré comme le «oiseau national de l’Inde» en raison du riche patrimoine religieux qui s’y attache et pour son implication dans les traditions indiennes. 

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En Grèce, la mythologie fournit sa propre histoire. IO était une jeune prêtresse d’Héra, fille du roi d’ARGOS. Une nuit, elle rêva qu’elle devait se rendre au bord de lac Lerne et y rencontrer ZEUS. Ayant raconté son rêve à son père, ce dernier se renseigna auprès des oracles de Delphes et de Dodone mais seul l’oracle de Loxias donna une réponse qui affirmait que la jeune fille devait réaliser ce rêve sinon toute la famille risquait de périr foudroyée. Elle se rendit sur les bords du lac et y rencontra effectivement ZEUS. Est-ce la beauté de la jeune fille ou les enchantements de LYNX, la fille de PAN et d’ ECHO, toujours est-il que le dieu en tomba amoureux et il s’unit à elle. Mais il fut obligé de la transformer en génisse d’une éclatante blancheur afin que son épouse ne soupçonnât pas son infidélité. HERA, qui n’était pas dupe de la métamorphose de l’animal, demanda à ZEUS de la lui offrir. 

Mais ZEUS de temps en temps continua à rencontrer IO en se changeant en taureau. Alors IO fut confiée à la garde d’ ARGOS qui était un parent de la jeune femme.

ARGOS (ou Argus) avait la particularité d’avoir cent yeux, dont seulement cinquante se fermaient pendant qu’il dormait. En fait, le nombre d’oeil n’est pas bien fixé puisqu’il varie de un à l’infini. Il était doué d’une force prodigieuse qui lui avait permis de délivrer l’Arcadie d’un taureau sauvage; il tua aussi un Satyre qui enlevait les troupeaux aux Arcadiens et la terrible ECHIDNA. 

Alors ZEUS demanda à HERMES d’arracher la prisonnière à son gardien. ARGOS

avait attaché IO à un olivier dans le bois sacré à MYCENES afin de mieux la surveiller. Il existe plusieurs versions de la façon utilisée par HERMES pour tuer ARGOS. D’après certains auteurs, il lança une pierre qui le tua ou il l’endormit grâce à une flûte de pan ou avec une baguette magique avant de le tuer. 

Héra rendit honneur au fidèle ARGOS en transférant ses yeux sur les plumes de son animal préféré, le paon. Délivrée, IO ne jouit pas longtemps de sa liberté : HERA lui envoya un taon. L’insecte, s’attacha à ses flancs, et rendit si furieuse la génisse qu’elle erra pendant des mois à travers toute la Grèce sans jamais s’arrêter, elle longea le golfe qui devait porter son nom (golfe Ionien) puis passa le Bosphore (ou « passage de la Vache ») et rencontra sur le mont Caucase, PROMETHEE, qui selon ESCHYLE, lui prédit un beau destin. De là, IO gagna l’ EGYPTE, où elle reprit sa forme humaine de belle jeune femme, et enfanta EPAPHOS dont le nom peut se traduire par « toucher » . Après avoir récupéré son fils qui avait été enlevé par les Curètes sur l’ordre d’Héra et relâché par Zeus, elle s’installa définitivement en EGYPTE où on l’identifia alors

à la déesse Isis. EPAPHOS Devint roi d’ EGYPTE et fonda MENPHIS. Son nom est en fait le nom grec du dieu égyptien APIS. Après sa mort, IO fut transformée en constellation. 

Chez les Romains, HERA prendra le nom de JUNON.

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LE PAON, LA MYTHOLOGIE et LES RELIGIONS dans PAONIl est symbole de paix et de prospérité en Chine et au Vietnam. 

Pour les chrétiens, le paon a plusieurs valeurs symboliques. Il est considéré avec bienveillance car sa chair est réputée imputrescible par les premiers chrétiens comme le corps du Christ au tombeau. Parce qu’il mue et n’est pas affecté par le venin des serpents qu’il tue, le paon incarnera l’immortalité de l’âme chez les chrétiens des premiers siècles. L’empereur Justinien se fera représenter couronné d’une tiare en plumes de paon sur une statue équestre monumentale à CONSTANTINOPLE. Il est souvent représenté sur les images de la Nativité. Deux paons buvant à une coupe indiquent la renaissance spirituelle et les ailes des anges sont souvent en plumes de paon. Plus tard, vers la fin du Moyen-Age, il deviendra le symbole de l’orgueil et de la vanité.

 

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En Terre d’Islam, il est un symbole cosmique. Lorsqu’il fait la roue, il symbolise soit l’univers, soit la pleine lune, soit le zénith. Son statut y est toutefois ambivalent.

Selon Ibn’Abbâs (618-687), le premier à interpréter les paroles du Prophète , le paon aurait été considéré très tôt comme le favori de l’ange déchu, Iblis/Satan. Une légende ancienne très populaire raconte comment le paon s’est vu involontairement associé au démon. Pour avoir refusé de s’incliner devant Adam, Dieu signifie à Iblis son exil du jardin d’Eden. Iblis lui annonce qu’il tentera les descendants de son ennemi Adam l’Homme, afin d’éprouver leur foi. Dieu lui accorde cette requête, et promet l’Enfer à ceux qui écouteront ses conseils en se détournant de la parole de Dieu. Iblis s’attacha à réaliser son voeu. Il attendait une occasion pour pouvoir pénétrer au Paradis. Il en vit tout à coup sortir le paon. Connaissant le secret du paon mangeur de serpents, il se transforma en serpent et , en lui tenant à peu près le même langage que le Renard tînt au Corbeau pour lui faire lâcher son fromage, pour se faire avaler. Il alla alors se présenter à Adam et Eve et on connaît la suite……Pour avoir désobéi à Dieu, les Anges, agissant sur les instructions de Dieu, les saisirent par le cou et les expulsèrent du Paradis. Ils jetèrent Adam sur l’ïle de Ceylan, Eve à Djeddah, une ville d’Arabie, le Paon à Kaboul et le serpent dans la région d’Ispahan. Depuis ce jour le paon est triste. 

La diabolisation du paon prend néanmoins un caractère exceptionnel dans la tradition islamique, où l’oiseau à conservé sa dimension positive. Le paon intervient dans des circonstances qui s’il avait été diabolisé, en interdirait la présence. Ainsi l’animal fantastique qui transporte la Prophète au ciel , la Burâq, est parfois décrite avec une queue de paon. 

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Le Paon occupe une place centrale dans la religion des Yézidis. Les Yezidis, appelés également Yazidis constituent une petite minorité religieuse de langue kurde d’environ cent mille membres vivant principalement dans les régions de Mossoul en Irak, d’Alep en Syrie mais aussi en Turquie, en Iran , en Arménie et en Géorgie. Malik Tawus, le « Seigneur Paon » ou Malak Tawus, l’ »Ange Paon » est le Dieu des Yézédis. Sur la tombe de leur chef spirituel avant que cette tombe soit saccagée en 1872, on pouvait voir au milieu d’autres symboles qui ornaient les murs une représentation du paon et du serpent. 

 dans PAONPour en finir avec ce long chapitre, une légende de Bohême raconte la triste destinée de cet oiseau aux plumes couleur arc-en-ciel devenu le principal objet de jalousie des méchants: « Lorsque Dieu eut créé le paon, les sept péchés capitaux jalousèrent sa beauté.- Certes ! Je suis injuste leur répondit Dieu, mais en vérité, je vous ai encore trop donné. Les péchés mortels doivent être noirs comme la nuit qui les couvre de son voile ». Dieu posa alors sur les plumes de l’oiseau, l’oeil jaune de l’Envie, l’oeil vert de la Jalousie, et ainsi de suite. Depuis lors le paon est persécuté par les péchés qui voudraient bien récupérer leurs yeux ». 

La morale que l’on pourrait tirer de cette histoire c’est qu’aveuglée par la haine, l’intolérance transforme le paradis en enfer. 

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Hermès et la tortue

Posté par othoharmonie le 8 février 2014

 

téléchargement (1)Hermès est le fils de Zeus et de Maia, l’aînée des Pléiades. Il était le dieu du commerce, le gardien des routes et des carrefours, des voyageurs, des voleurs, le conducteurs des âmes aux enfers et le messager de Zeus et des dieux.

A peine né, il savait déjà parler et marcher. Après s’être débarrassé de ses langes, il sortit de la grotte et attrapa une tortue qu’il vida consciencieusement car il voulait fabriquer une lyre mais il lui manquait de quoi à faire les cordes.

il alla donc en Thessalie où Apollon gardait les troupeaux d’Admète et lui déroba une partie de son troupeau alors qu’Apollon discutait avec Hyménaeos, et négligeait ses devoirs de pasteur.

Ayant entouré ses pieds avec des feuillages, il attacha une branche à la queue des animaux pour que nulle trace ne trahisse son larcin, Il les emmena à travers la Grèce, jusque à Pylos pour les cacher dans une caverne. Toutefois près de Ménale il fut surpris par un vieillard du nom de Battos dont il acheta le silence en lui promettant un bœuf en récompense.

Puis il sacrifia deux bêtes aux douze grands dieux de l’Olympe et retourna vers la grotte du mont Cyllène après avoir brûlé le reste des carcasses. Il tendit sur la carapace de la tortue les cordes fabriquées avec les boyaux des bœufs sacrifiés. Dans une autre version il utilisa des boyaux de moutons.

La première lyre était fabriquée. Ensuite il retourna sagement dans son berceau.

Apollon qui avait découvert le vol partit à la recherche de ses bêtes et en cours de chemin il rencontra Battos qui d’abord ne voulut rien dire. Alors Apollon lui promit deux bœufs en échange d’informations pour localiser son voleur. Battos ne sut pas garder le silence ce qu’Hermès lui fit payer un peu plus tard en le pétrifiant.

Après avoir fouillé toute la grotte en vain, Apollon questionna le bébé qui jura qu’il ne savait même pas ce qu’était une vache. Alors Apollon décida de l’emmener chez son père. Les explications fournies par le bambin semblaient très confuses et Zeus n’eut plus de doute lorsqu’il vit Hermès dérober prestement l’arc et les flèches d’Apollon. Le dieu des voleurs était né.

Zeus était content de son fils d’avoir un fils si habile mais il lui ordonna de restituer ses larcins.
Apollon était très intrigué par la lyre qui donnait des sons fabuleux, alors Hermès lui proposa de l’échanger contre les animaux qu’il lui avait dérobés. Le dieu du commerce était né.

Après s’être déguisé en Arès, il alla voir Héra qui, abusée, l’installa sur ses genoux et lui donna le sein; ainsi il n’encourut jamais le courroux qu’elle réservait aux rejetons adultérins de son mari volage.

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Evolution spirituelle des animaux

Posté par othoharmonie le 29 mars 2013

Evolution spirituelle des animaux dans XXX - ARTICLES DE PRESSE animal

Une longue et belle plaidoirie pour nos amis animaux.

Vous êtes-vous demandé si l’animal a une âme et même une vie dans l’au-delà ? Un de mes anciens maîtres disait que les animaux ont des âmes-groupes, une pour chaque espèce ou sous-espèces – dans la même idée que Jung avec l’inconscient collectif humain. Mon ancien maître disait aussi que lorsqu’un humain entre en contact, même minime, avec un animal, ce contact démarre la formation d’une âme individuelle pour cet animal.

L’animal quitte l’âme-groupe de son espèce pour acquérir une âme individuelle propre, avec son parcours propre, sa personnalité et ses expériences qui sont en partie animales par nature et en partie humaines par les interactions avec les activités partagées jour après jour avec son maître ou sa maîtresse. En aimant votre animal de compagnie vous lui créez donc une âme. Mon maître ne disait pas ce qui arrive précisément à l’âme de l’animal quand il a rejoint la grande niche à chien au ciel.

La Bible dit qu’on peut tuer et manger n’importe quoi. Les hommes qui ont écrit la Bible ne connaissaient rien du cœur humain ou de la circulation du sang, en fait ils ne connaissaient pas grand-chose et les auteurs de l’Ancien Testament n’avaient aucune notion sur la gentillesse à autrui, encore moins pour les animaux. Ils s’occupaient surtout de punir les philistins et des trucs comme ça. Vivant dans un monde masculin de survie entourés de gens cruels, violents et égocentriques, leur manque de respect envers les animaux n’est donc pas surprenant.

Nous avons tendance à penser que les animaux nous sont inférieurs, mais aucun scientifique ne serait capable de concevoir et faire fonctionner une aile de bourdon. Nous ne pouvons sauter ou courir très vite et ne pouvons porter de lourdes charges comme le fait une fourmi. Nous ne voyons pas dans le noir et ne pouvons voler sauf entassés comme des sardines dans le bruyant métro londonien, ce qui ne compte pas. Comparés aux animaux, les humains sont presque totalement sourds.

Nous sommes limités, séparés et névrotiques, alors que la conscience d’un animal est en paix et éternelle. Nous nous démenons follement pour nous rendre plus importants. Les animaux se reposent, dorment et apprécient la compagnie les uns des autres. Nous pensons avoir évolué en dépassant les animaux mais nous avons perdu presque toutes leurs qualités et capacités.

Nous pouvons fabriquer une bombe ou sculpter une statue mais elle n’est importante que pour nous, c’est une démonstration de pouvoir, aucune des deux ne sert un but réel. Comment savons-nous que nous avons évolué ? Si on en juge par notre gentillesse et cordialité, nous sommes encore plus cruels et individualistes que les peuples des temps bibliques, qui au moins s’ils se châtiaient les uns les autres, vivaient en tribus.

Les animaux vivent normalement en collectivité ; nous vivons dans les banlieues.

Nous pensons que les animaux ne parlent ou ne communiquent mais c’est juste parce que nous sommes devenus sourds à notre propre voix intérieure. Mon chat savait parler. Il possédait douze sonorités distinctes, c’étaient ses mots et deux douzaines d’intonation pour ces sonorités. Quand j’ouvrais la porte pour un pipi à 3h du matin, il faisait un miaou de deux syllabes, du genre d’un merci avec une intonation désolée. Si j’ouvrais la porte en milieu d’après-midi les deux syllabes étaient toujours les mêmes mais l’intonation était différente. Le chat savait parler.

Le chat est tombé malade. Le vétérinaire disait qu’il n’en aurait plus pour longtemps et que pour 40 € nous pouvions l’euthanasier,  »Vous les économiserez plus tard avec les boîtes à chat, » disait-elle, espérant des sous rapidement. Le chat m’a regardé et a émis un miaou de détresse. J’ai vite décliné l’offre du vétérinaire. Le chat a vécu encore quinze mois et est mort paisiblement dans le jardin sous notre arbre préféré.

L’idée que les animaux n’ont pas de conscience ni d’âme est d’une ignorance crasse. Elle démontre un manque de conscience. Ils parlent, ils ont des familles, ils ressentent les choses, ils agissent individuellement ou ensemble pour résoudre des problèmes, ils prennent souvent soin de leurs petits en tant que groupe tribal. Ils jouent, ils voyagent et se soignent eux-mêmes s’ils sont malades. Ils pleurent quand d’autres du clan meurent, ils nous connaissent, nous humains. Bien sûr qu’ils ont une âme, une âme très pure. Nous humains n’en sommes qu’à tendre vers une récente élévation de conscience pour prendre conscience d’une âme que les animaux possèdent naturellement.

Quand je suis passé à travers le miroir en août 2001, ce fut comme j’étais dans l’au-delà tout en restant en vie ici sur terre. Dans cette dimension je voyais des tas d’animaux : des chiens, des chats, des souris, des chevaux, des girafes et deux espèces d’oiseaux, un aigle et un rouge-gorge. Je ne voyais probablement qu’une petite partie de ce vaste monde, peut-être que tous les animaux y sont. J’espère que c’est vrai.

La conscience d’un animal est éternelle parce qu’il vit hors du temps, flottant dans un présent perpétuel, alors que la conscience humaine est finie et consciente du temps. Certains humains croient en l’éternité mais leur éternité est élitiste et prétentieuse. Elle n’a que qu’un contour diffus, vague, pas grand-chose, car en vérité notre âme humaine est petite et inconséquente. Quelle éternité verront les gens quand ils passeront à travers le miroir pour l’au-delà ? Je ne connais pas la réponse à cela.

On juge un humain à sa manière de traiter les autres et non par ce qu’il a acquis ou quelle consécration il a reçu dans sa vie. Et on juge aussi les sociétés en partie sur leur manière de traiter les animaux. Ces sociétés qui maltraitent les animaux n’ont aucun avenir spirituel à long terme. Dans l’éternité des choses, leur maltraitance est l’indication d’une âme-nation en passe de devenir encore plus effrayante.

Pas besoin de tuer des animaux pour survivre et si vous deviez abattre une famille de cochons pour votre petit déjeuner, vous réfléchiriez deux fois à votre bacon. Par le fait de ne pas assister à la détresse et au sacrifice, on devient insensible à la souffrance d’un animal – c’est un terrible sentiment de perte d’un compagnon quand on le tue. Sans parler du sentiment de trahison.

Bien sûr que les animaux ont une âme et le fait de dire qu’ils n’ont pas de langage compréhensible par nous, c’est comme dire que les hommes du Kalahari ne sont pas humains parce que leur langage inclut une série d’étranges sons claquants ou que les Kogis sont stupides parce qu’ils parlent parfois en silence.

La chose la plus étonnante apprise pendant mon voyage a été que les êtres qui contrôlent l’évolution de ce monde et qui pourraient nous supprimer en un instant, ne sont pas humains. Ils sont comme des esprits de la nature, en partie humains, en partie animaux. Ils sont les esprits évolués de la forêt, le battement de cœur des grands troupeaux, le bruit d’un filet d’eau. Ils sont l’éternité de notre monde. Nous ne sommes pas l’éternité et même en ayant développé des intellects brillants nous devons encore saisir cela. Nous sommes inférieurs à la nature et aux animaux, et de beaucoup.

Un humain élevé pour être beau spirituellement doit travailler dur pour le devenir, et maintenir cette beauté spirituelle pendant longtemps est difficile car nous perdons très facilement l’équilibre, la nature, elle, maintient pourtant naturellement son effervescence et sa beauté. Pas besoin d’effort pour être divin. C’est le divin dans le cours des choses du Tao.

En continuant mon voyage dans l’au-delà, des chiens sont apparus comme des gardiens et ils nous ont suivi pendant trois ans, à certains moments ils passaient à travers le miroir et apparaissaient ici dans la 3ème dimension. Il vous faut imaginer un chien éthérique, éphémère assis toute la nuit à la porte de votre chambre d’hôtel. J’ai vu des centaines de ces chiens gardiens. Ils comprennent ce qu’il se passe et ils servent comme ils le faisaient probablement quand ils étaient en vie.

Y-a-t-il des animaux dans l’au-delà ? Oui. Toutes les espèces sont-elles représentées ? Comme je l’ai dit, je ne sais pas. Je pense que oui. Tous les animaux qui ont été aimés de nous y sont, j’imagine. C’est un crime de manger un animal ? Je dirai que non, non au sens habituel du terme, nous sommes excusés par notre manque de conscience. Mais c’est triste, car cela implique un sacrifice et de la souffrance et vous mangez cette souffrance ; elle devient vôtre. Vous ne pouvez jamais dissimuler ce qu’elle dit de vous en tant qu’être spirituel. Les corps de ces animaux sont là, dans les rayons X de votre âme dans leur entièreté, les plumes, les os, la fourrure, tout, comme des notes sur un post-it qui disent à Dieu qui vous êtes – quel balourd vous êtes.

Où cela peut être un crime de tuer des animaux est lorsque vous voyez ces gens qui sont des montagnes de graisse, d’un poids de 150 kg ou plus, qui se dandinent sur le parking de McDonalds. Ils sont un affront aux esprits divins de la nature et à toutes les choses respectables, avec les milliers d’animaux qui sont tombés sans raison dans leur gosier grassouillet. Les gens ne sont pas dans la conscience, ils sont abrutis, mais cela ne veut pas dire que c’est bien. Et bien sûr être cruel envers les animaux comme les sociétés cosmétiques le sont en testant leurs produits est également un affront. Rappelez-vous que les animaux peuvent penser et entendre. Ils savent qui vous êtes, même si vous êtes un criminel souriant leur faisant croire à un faux sentiment de sécurité.

Je me suis demandé si les animaux se vengent des humains une fois que nous arrivons dans l’au-delà, je ne sais pas, peut-être pas, mais il est certain que les esprits divins de la nature qui s’occupent de tout en ont assez de nos bêtises si mes visions qui s’y rapportent sont justes. Il y a un nouveau monde qui descend sur nous, un monde doux et féminin et attentionné et cette attention s’étendra au royaume animal avec le temps. Je suis presque sûr de cela.

Quand tout sera fini, il ne restera que très peu d’humains ici sur terre. Les animaux hériteront de ce monde. Il a toujours été le leur, n’est-ce pas ? Je suis désolé si les animaux ont l’impression qu’on leur a volé leur monde et leur tranquillité.

PS : … Des psychologues de Leipzig ont testé un Border Collie nommé Rico qui a appris deux cents mots. Il peut comprendre des phrases comme  »mets ton jouet dans la boîte ». Il a correctement retrouvé 37 jouets sur 40 d’un panier et il peut rapporter un jouet au nom peu familier quand il est placé parmi six autres. On lui a montré et dénommé des jouets en ne l’autorisant pas à les revoir pendant un mois et il a pu souvent identifier l’objet correctement quand on le lui a demandé. Les scientifiques disent que la compréhension du langage par Rico correspond à celle d’un enfant de trois ans.


(Source: Daily Express – Londres Juin 2004)

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Histoire de pachyderme

Posté par othoharmonie le 18 août 2012

Ecoute donc avec tes pieds, martela l’éléphant


Éléphant (gravure du XVIIIe siècle)Les éléphants émettent et reçoivent des coups de fil, plus précisément des coups de pieds, longue distance. Les pieds viendraient donc au secours des oreilles.

Les éléphants communiqueraient sur de grandes distances, en captant par les pieds, les vibrations dans le sol. D’après Caitlin O’Connell-Rodwell, de l’université de Stanford (Etats-Unis), les ondes sismiques provoquées par les mastodontes se propageraient jusqu’à plus de trente kilomètres de leur lieu d’émission. Par exemple, c’est en martelant le sol avec leurs pieds que les troupeaux s’avertissent du danger.

Illustration Pour vérifier leur théorie selon laquelle les éléphants entendent aussi avec leurs pieds, C. O’Connell-Rodwell et ses collègues, Linette A. Hart et Byron T. Aranson, ont testé trois vibrations différentes. Ces dernières ont été tirées de sons normalement émis par les éléphants sauvages d’Afrique. Le premier est un signal d’alarme, le second, un salut, et le dernier signifie en quelque sorte « Allons-y ! ». Ces émissions acoustiques ont été transformées en ondes sismiques puis envoyées dans le sol. Les chercheurs ont alors observé les réactions de huit jeunes éléphants au Zimbabwe.

Une femelle a particulièrement bien réagi au signal d’alarme. A chaque expérience, elle se penchait comme pour mordre la poussière. Pour C. O’Connell-Rodwell, cette agitation est d’autant plus frappante qu’elle est rarissime dans la nature. Les pachydermes ne réagissent comme ça que dans des conditions extrêmes. Le même test a été fait sur les mâles. Il semble qu’ils soient plus stoïques. Au dire de la chercheuse, « leurs réactions ont été plus subtiles. »

L’ouïe pédestre n’étant plus à démontrer, restait à savoir si cette communication présentait un quelconque intérêt par rapport à un mode plus classique, basé sur les oreilles. De précédents travaux ont montré que les éléphants émettent des vocalises en basse fréquence (20 Hertz). Si les conditions de temps sont idéales, elles peuvent voyager dans l’air sur une dizaine de kilomètres. Selon les coauteurs de l’étude publiée par C. O’Connell-Rodwell dans le Journal of the acoustical society of America, ces vocalises seraient complétées par les ondes sismiques. Ces dernières seraient capables de parcourir des distances trois fois plus importantes, environ 32 kilomètres.

Comme leur consœur africaine, les deux éléphants femelles asiatiques, Elephas maximus, vivant dans une réserve privée près de Jefferson au Texas, réagissent aux ondes sismiques issues des vocalises basse fréquence. Les pachydermes les capteraient par l’intermédiaire de leurs pieds. L’information circulerait ensuite le long de leur squelette. Si cette complémentarité entre les deux modes de communication se confirme, elle pourrait expliquer certains comportements des pachydermes. Par exemple, « quand il pleut en Angola, des éléphants situés à 160 kilomètres commencent à partir à la recherche de l’eau, raconte C. O’Connell-Rodwell. Le signal du départ pourrait être donné par les vibrations générées par le tonnerre. »

Moins poétique mais plus près de nous, ces recherches pourraient bénéficier aux pachydermes des zoos. En effet, il serait sans doute bien vu d’isoler ces mastodontes, aux pieds sensibles, des vibrations citadines.
Acoustique – 13 mars 2001

commentaire de Françoise Dupuy-Maury
Histoire de pachyderme dans ELEPHANT 220px-1917_Elephant_vor_dem_PflugEn dehors de cela, j’ai appris que l’éléphant est aussi le seul animal doté d’un doigt au niveau de sa trompe. C’est unique dans la nature. Ce pachyderme aux facultés encore insoupçonnées se caractérise aussi par son incroyable agilité dans l’eau. Pour moi, il a dû garder quelque chose des cétacés, surtout dans sa capacité de communiquer par émission de basses fréquences.

Alors oui, je ne peux m’empêcher de songer au fait qu’il y aurait sans doute beaucoup à apprendre à celui qui pratique la méditation. Comme de sentir, d’entendre avec les pieds, avec tout le corps les ondes de types basses fréquences et les ondes sismiques qui se propagent par le squelette. L’éléphant par l’énorme capacité respiratoire et la taille de sa cage thoracique qu’il utiliserait à bon escient comme une…. caisse de résonnance, à l’image d’un tambour. Le tambour qui est un objet sacré dans les rituels chamanique puisqu’il permet de mettre l’individu en état de transe afin d’accéder à des états modifiés de conscience.

L’éléphant, bien qu’animal terrestre doit sa survie à sa capacité à trouver des points de ravitaillement en eau. Les éléphants s’organisent par une vie de société type matriarcal. C’est la doyenne qui mène le reste du troupeau aux différents points d’eau et ceci sur des territoires de plusieurs centaines de kilomètres. La science a toujours mis en avant le fait que si le choix de guider le reste du groupe était laissé à la doyenne c’était parce qu’elle avait la mémoire qui remonte au plus loin dans le temps afin d’augmenter les possibilités de trouver les points d’eau. Mais ils n’ont jamais songé au fait qu’étant la plus ancienne elle puisse être tout simplement la plus expérimentée pour cette tâche. Donc il n’y a peut-être là pas seulement une question de mémoire mais d’expérience et d’acuité sensorielle.

Je pense à ton expérience KaZim et je me dis que si tu es entrée une fois en résonnance avec ce type d’animal, rien ne s’oppose au fait que tu puisses renouveler l’expérience. Il est possible pour l’être humain d’apprendre à écouter avec ses pieds, avec son corps et de sentir les vibrations du sol, les ondes sismiques qui le parcoure par dizaine chaque jour, même ceux qui sont de faibles intensité. L’éléphant en tant qu’animal pouvoir, je crois qu’il guide l’homme à entrer en résonnance avec sa sensibilité tactile et aussi à être physiquement et intuitivement sensible aux point d’eau. Dans diverses traditions il est dit que l’homme par nature est gardien du feu et la femme est gardienne de l’eau mais cela n’empêche pas que l’homme soit, au travers de son parcourt, amené à être sensible à l’eau en temps qu’élément.

Ce serait intéressant, à ceux qui sont intéressés sur le sujet, de partager nos connaissances sur les qualités d’autres animaux et de tirer des conclusions quand à notre animal totem.

gif éléphant

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Le Lynx et personnages de fictions

Posté par othoharmonie le 16 juillet 2012

Le Lynx et personnages de fictions dans LYNX 110px-Coat_of_Arms_of_J%C4%93kabpils.svg

En héraldique, lynx et loup-cervier sont deux figures différentes. Le lynx est passant dans l’écu et tout comme le loup-cervier symboliserait la perspicacité. Le loup-cervier, représenté comme une panthère tachetée avec la queue d’un chat et la face d’un lynx, est très peu présent. Le lynx peut être représenté passant ou de front, et peut être confondu avec le loup bien qu’il ait le plus souvent la queue entre les jambes.

Le lynx est considéré comme un symbole de la Macédoine et est présent sur le côté pile de la pièce de 5 denars. Le lynx est choisi comme emblème par de nombreuses universités et équipes sportives d’Amérique du Nord, comme les Bobcats de Charlotte, ou les Lynx de Toronto.

Les lynx sont assez peu présents dans les œuvres de fiction. À la télévision, Bonkers D. Bobcat est un Lynx roux anthropomorphique créé par les studios Disney. Le Lynx roux Bubsy est un personnage de jeux vidéo ; une série de dessins animés consacrée au personnage a été produite, mais seul un épisode existe.

Au Moyen Âge, les griffes et les dents du Lynx boréal servaient d’amulettes et il était également chassé pour sa fourrure. La fourrure du Lynx du Canada est recherchée depuis le début de la colonisation du Canada par les Européens. Les trappeurs de la côte nord du Canada et les peuples autochtones mangent sa chair.

La peau de Lynx roux est la plus vendue parmi celles des félins. La fourrure de Lynx roux sert à faire des manteaux, des tapis ou des décorations murales ; c’est la fourrure du ventre qui est la plus recherchée. La plupart des exportations viennent des États-Unis, dont les exportations annuelles moyennes sont passées de plus de 13 000 dans les années 1990 à un peu moins de 30 000 dans les années 2000.

220px-Lynx_de_Sib%C3%A9rie_Thoiry_1981 dans LYNXLes lynx ont profité du changement de mentalité de l’humain envers la nature et plus particulièrement envers les carnivores. 70 à 80 % des personnes des pays d’Europe de l’Ouest sont favorables au retour des lynx. Toutefois, les citadins, qui ont souvent une vision édulcorée du monde animal, sont bien plus favorables au retour du lynx que les habitants des milieux ruraux. Les principaux détracteurs des lynx sont les chasseurs, qui l’accusent de faire diminuer la population de gibier, et les éleveurs, préoccupés par les prélèvements sur leurs troupeaux. Pourtant, l’impact du lynx est considéré comme bénéfique au gibier et dans certains pays, les lynx tuent beaucoup moins que les chasseurs, comme en Suisse, où le Lynx boréal attaque 6 000 chevreuils et l’Homme plus de 40 000. De nombreux moyens ont été testés pour minimiser l’impact du lynx sur le bétail : les plus efficaces restent l’emploi du chien patou, le gardiennage et l’utilisation de clôtures. De plus, si la présence des lynx est parfois mal vécue lors de leur réintroduction, on constate que dans les pays où les lynx n’ont jamais disparu aucune accusation ni demande d’extermination n’est effectuée.

Selon une étude menée au Cumberland Island National Seashore où le Lynx roux a été réintroduit, l’évaluation des connaissances a une note moyenne de 3,8/10, les chasseurs ayant obtenu les meilleurs scores (5,1/10). Selon les auteurs, ce score si faible peut être corrélé avec la nature discrète du Lynx roux : les opportunités d’apprentissage par contact direct sont faibles. De plus, peu de reportages animaliers lui sont dédiés, à l’inverse de ce qu’on peut voir pour le lion, le tigre, ou encore le puma.

 

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Que faire face à un Ours

Posté par othoharmonie le 17 mai 2012


Voici les importants conseils du WWF sur le comportement à adopter avec les ours. Ces derniers jours, les deux ours qui se promènent dans les Grisons sont au cœur de l’actualité. S’il est indispensable de prendre des mesures de protection vis-à-vis des troupeaux, il est également conseillé à la population de faire preuve de prudence et de respect en cas de rencontre avec un plantigrade. Les conseils du WWF à l’intention des randonneurs, agriculteurs, apiculteurs, chasseurs et forestiers peuvent contribuer à réduire les risques en cas de rencontre. La probabilité de rencontrer un ours est peu élevée. Les ours sont farouches de nature. Ils vous éviteront aussitôt que possible grâce à leurs excellents sens de l’odorat et de l’ouïe, qui les avertissent à temps. En règle générale, l’ours se retire. L’ours ne se dresse pas pour menacer, mais pour obtenir une meilleure vue d’ensemble en maintenant son nez au vent.

Que faire face à un Ours dans OURS ours-noirSituations particulièrement dangereuses
L’ours est blessé. Rencontre à une distance proche avec une femelle ours qui mène ses petits. Vous dérangez l’ours sur le territoire qu’il occupe durant la journée, en train de dévorer un cadavre. Vous dérangez un ours en hibernation.
Interaction entre un chien et un ours, lorsque le chien se place derrière vous.

Randonneurs
Ne provoquez pas de rencontre. Restez sur les sentiers lorsque vous vous trouvez sur les terres de l’ours. Évitez les buissons denses portant des baies. Faites du bruit lorsque vous vous trouvez au sein d’une végétation dense (parlez fort, chantez, fixez une clochette à votre bâton de randonnée ou à votre cheville). Ne laissez aucun reste de nourriture derrière vous! Les ours s’habituent rapidement aux sources de nourritures. Ne nourrissez pas d’ours et ne les attirez pas avec de la nourriture.

Que faire si vous voyez un ours?
Restez calme: l’ours non plus ne sait pas ce que vous faites. Une sorte de dialogue s’instaure entre vous et l’ours. Vous devez lui montrer que vous n’êtes pas un assaillant et que vous lui laissez son territoire. En même temps, vous n’êtes pas non plus une proie. Arrêtez-vous et faites-vous remarquer par l’ours en parlant fort et en balançant les bras. Ne vous enfuyez pas en courant! Évitez tout ce que l’ours pourrait ressentir comme une menace. Ne lui jetez pas de pierres ou de bâtons et n’essayez pas de lui faire peur avec des gestes ou des cris menaçants. Pour votre sécurité, renoncez à prendre une photo de l’ours. Informez le garde chasse ou le gardien du parc de tout ce que vous avez pu observer.

Que faire si vous voyez un ourson?
Les oursons ne se promènent jamais seuls! La mère ours est toujours dans les environs et très soucieuse de ses rejetons. Retirez-vous lentement.

Que faire si un ours attaque?
Ne vous enfuyez surtout pas en courant! Faites le mort: couchez-vous sur le sol à plat ventre, les mains croisées sur la nuque. L’ours se rend ainsi compte que vous ne représentez aucun danger pour lui. Attendez jusqu’à ce que l’ours se soit assez éloigné de vous – cela peut durer, l’ours a tout son temps.

Agriculteurs et apiculteurs
Conserver le fourrage à l’abri des ours, par ex. dans des conteneurs en métal étanches (le bois et le plastique n’offrent aucune protection). Ne laissez pas de fourrage devant la maison ou l’étable. Mettez, si possible, les moutons à l’étable pour la nuit, lorsqu’une bête a été attaquée. Procurez-vous des chiens de protection. Protégez les ruches exposées avec une clôture électrique. En cas de dégâts, ne touchez à rien, prenez des photos et appelez le garde chasse.

Chasseurs
Ne suivez aucune trace d’ours. Ne partez jamais en chasse sans chien. Un chien peut indiquer la présence d’un ours. Notez cependant qu’une réaction agressive de votre chien peut irriter l’ours. Si vous êtes encore à la recherche d’un animal sauvage blessé après la tombée de la nuit, soyez particulièrement prudent. Laissez les viscères dans les bois, loin des refuges, sentiers et chemins forestiers. Ne nourrissez pas les ours. Ne déposez aucun reste de nourriture dans les environs d’un refuge. Informez le garde chasse lorsqu’un ours se trouve régulièrement aux emplacements des appâts.

Forestiers
Les ours flairent l’huile de colza de très loin! Emportez les bidons d’huile de colza ainsi que les tronçonneuses avec vous ou placez-les à l’abri des ours en les pendant entre deux arbres à au moins 3 mètres du sol. Ne laissez pas votre ravitaillement par terre dans la forêt. Faites du bruit avant de pénétrer dans un chablis ou un hallier. Les ours dorment souvent dans ces endroits durant la journée. 

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Le Lama, protecteur de troupeau

Posté par othoharmonie le 3 mai 2012

 

Comme le chien ou l’âne, le lama peut aussi être utilisé comme animal de protection des troupeaux ovins.

  Vigogne (Vicugna vicugna)Le lama réagit agressivement envers les animaux qui s’approchent d’un troupeau (chiens, coyotes, renards, loups). Les lamas qui pèsent entre 115 et 225 kg peuvent facilement effrayer les loups. Le lama émet des cris d’alarme aigus et pourchasse les prédateurs en s’interposant entre le troupeau et le prédateur.

 Comme le chien le lama doit avoir noué des liens étroits avec les moutons. On Place d’abord le lama près des brebis, dans un enclos séparé. Dès que les brebis se sont habituées à sa présence, on laisse le lama entrer dans l’enclos des brebis. Peu à peu le lama adoptera sa nouvelle famille en adoptant des comportements doux avec les moutons. Il devient alors un compagnon très protecteur et défend son territoire et le troupeau avec énergie.

 Témoignage d’un éleveur utilisant des lamas pour protéger son troupeau

 Après un an d’apprentissage chez nous, « Tonto Chuno », mâle lama de six ans est parti en novembre 2000 dans un troupeau de 350 brebis, sur le versant Ouest du Vercors, pour participer à leur protection contre les prédateurs.

Un lama, gardien du troupeau ? Pourquoi un lama se mettrait-il à protéger des moutons contre un prédateur ?

 Le Lama, protecteur de troupeau dans LAMA 2224953835_small_2Et bien tout simplement parce que cela s’inscrit dans le comportement normal de cet animal : c’est une particularité comportementale du lama que de défendre un territoire et les petits. Un éleveur de lamas vous dira que le mâle est très attaché aux jeunes lamas qui naissent : lors d’une naissance, il se précipite pour flairer le nouveau-né, il reste très souvent couché près des jeunes lamateaux pendant que les mères broutent. Et lorsque le lama est dans un troupeau de moutons, il n’est pas rare de voir les agneaux lui sauter sur le dos comme ils le font habituellement avec les brebis.

 Un lama est toujours aux aguets : il surveille tout ce qui se passe dans le pré. Parfois, si le terrain le permet, il aime monter sur un lieu plus élevé : surélévation du terrain, petite colline, rocher… d’où il a une vue encore plus large.

 Très territorial, le lama chasse les intrus qui risquent de présenter un danger pour son groupe. Donc, il sera efficace pour éloigner les chiens, loups et renards.

On peut se demander avec raison si le lama est efficace dans toutes les situations : des loups qui attaquent en meute, plusieurs chiens qui se liguent etc….

Aux États-Unis où les grands prédateurs ne sont pas rares (ours, pumas), les lamas sont connus pour prévenir les bergers en cas d’attaque : le lama va signaler le danger en poussant le cri d’alerte : une sorte de hennissement que l’éleveur reconnaît parfaitement. En ce qui me concerne, j’ai observé une femelle alpaga (donc de taille moitié moindre qu’un lama) qui hennissait. Je me suis précipitée : elle signalait la présence dans le champ d’un taureau, animal qu’elle savait ne pas faire partie de notre élevage… D’autres éleveurs ont observé le lama se mettre entre les moutons et le danger.

 Très souvent, le lama va devenir le chef du troupeau, et assumera son rôle en conduisant le troupeau pour manger, boire ou se mettre à l’abri. Il peut également empêcher le troupeau d’aller dans un lieu où se trouve un prédateur et ramener ses moutons dans un endroit plus sûr. Nous avons observé un jour le troupeau revenir sans raison apparente. Tout le troupeau avait une attitude « bizarre ». En allant regarder de près, j’ai vu que dans le bois d’où les lamas revenaient, il y avait un sanglier de belle taille… Je pourrais vous raconter dès dizaines d’exemples similaires…

 Tous les éleveurs qui utilisent des lamas aux États-Unis confirment l’arrêt presque total des mortalités dues aux prédateurs depuis qu’ils y ont introduit leur lama, et certains attestent de la reprise de cette mortalité lorsque, pour une raison ou une autre, ils ont enlevé le lama. C’est vrai qu’à la maison, je sais tout de suite s’il s’est passé quelque chose, les lamas le disent : une naissance, une barrière mal fermée, un lama qui n’est pas dans son parc, un sanglier ou un chien étranger…

 

Un Éleveur de Lamas

 Si vous désirez acheter un lama pour aider à la protection de votre troupeau de moutons, d’oies ou de canards gras. Bernard et Christiane Giudicelli vous proposent plusieurs lamas aptes à cette fonction, formation et conseils d’élevage : comment nourrir et soigner un lama, quels comportements adopter pour assurer son éducation. Ils ont également développé tout un chapitre sur ce sujet dans le nouveau livre « Lamas et Alpagas, les connaître, les élever », indiquant les conditions de succès pour cette activité.

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La peur du loup

Posté par othoharmonie le 8 mars 2012

La peur du loup dans LOUP 320px-Canis_lupus_lycaon_03Jamais l’homme n’aurait eu peur du loup s’il n’avait changé progressivement, au départ du néolithique, son mode de vie naturel. En tant que chasseur, l’homme prenait le loup en exemple, comme en témoigne les peintures qu’arborent encore les murs de certaines cavernes. Mais lorsqu’il abandonne ses activités de nomade et commence à « s’approprier  » des troupeaux et transformer les proies en bétail, l’homme va peu à peu s’éloigner du loup qui devient « nuisible » à son activité. Normal, le loup est un gardien du monde sauvage. Le concept de « propriété » est sans doute plus facile à faire admettre à un marxiste qu’à un loup. Dès lors, il devient un rival à éliminer. Pour ce faire, les plus grandes légitimations et infamies sont déployées. D’où la mauvaise réputation progressive du loup… Puis, la peur! Alors, les caractéristiques biologiques de l’animal ont pris le relais pour accréditer l’idée du danger. Les plus grands hommes s’y sont fait prendre et leurs écrits, non contents d’en témoigner, ont répandu les plus fausses croyances                            

Bien moins gros que les légendes ont pu le laisser entendre, le loup pèse tout de même entre quinze et quarante-cinq kilos en  dans LOUPEurasie et entre vingt-cinq et soixante-cinq kilos en Amérique. En fait, Canis lupus arctos atteint le poids de soixante-cinq, voire quatre-vingts kilos, tandis que Canis lupus arabs (en Arabie) ne pèse que quatorze à vingt-cinq kilos. Le record a été enregistré en Amérique par un loup de 101 kilos qui venait, sans doute, de se gorger de chair de mouton. Rien d’extraordinaire quand on sait qu’un loup, capable de jeûner plus de deux semaines, peut alors ingurgiter près d’une vingtaine de kilos de viande. Cette capacité lui est nécessaire car il ne sait quand il pourra manger à nouveau. C’est aussi pour cette raison que le loup ne laisse pas de restes. Chose qui effraye l’homme occidental lorsqu’il retrouve une carcasse soigneusement dépouillée et qu’il attribue parfois à de la cruauté, mais qui, à l’inverse, est interprétée comme une marque de respect par d’autres hommes, tels les Indiens, par exemple, qui vivent en harmonie avec la nature et font de même pour chaque proie tuée. Le loup, au contraire de l’homme, ne tue pas les plus belles proies et ne choisit pas les plus beaux morceaux de viande. Il assume son rôle dans la sélection naturelle et l’évolution en tuant un minimum et toujours les proies les moins aptes à survivre.     

Quant à sa taille, le loup mesure, de soixante à nonante centimètres au garrot, et est long de cent-dix à cent cinquante-cinq centimètres à l’exclusion de la queue qui ira de trente à cinquante centimètres. On notera généralement une corpulence sensiblement plus importante pour le loup d’Amérique et plus particulièrement dans le Grand Nord, où il fait plus froid. De la même façon, son pelage est également lié à son environnement. Par une sorte de mimétisme, le loup est blanc dans la neige, gris-beige ou sombre dans les forêts et les campagnes eurasiennes, ou encore roux dans les zones désertiques d’Amérique. Sa capacité de dissimulation fait peur et sa discrétion sera, elle aussi, retournée contre lui. Le loup tend des embuscades car il est  Canis lycaoninsidieux, fourbe et malin, disait-on.

Les crocs de ce formidable carnassier ne sont bien sûr pas pour rien dans sa réputation sanguinaire. Candace Savage prend pour départ de son étude la gueule de l’animal et distingue trois caractéristiques remarquables quant à ses dents. En premier lieu, leur nombre : quarante deux, réparties comme celles de l’être humain. Deuxième caractéristique : les canines, véritables lames de canif, capables de percer la peau et le pelage d’un bœuf musqué ou de s’agripper au museau d’un orignal malgré la résistance de l’animal. Enfin : la rangée de molaires acérées plantées dans l’arrière de la gueule, qui servent à déchiqueter et qui expliquent, en partie, pourquoi la lignée moderne des carnivores est parvenue à survivre. (SAVAGE, 1996, 31).

Parmi les armes les plus redoutables du loup, on ne peut manquer de citer son flair, quatre-vingts fois plus fin que celui de l’homme qui lui permet de reconnaître une proie à plusieurs kilomètres. De ces odeurs, il peut tirer des données précises comme l’âge et le sexe de l’animal, ou la distance et le temps écoulé depuis son passage. On parle d’une véritable carte mentale de son territoire que le loup se dresse pour relever les lieux où la chasse est la meilleure. Pour garder des repères, il arrosera régulièrement d’urine les carrefours de ses passages, marquant ainsi son territoire.

Mais l’un des plus grands atouts du loup, c’est son aptitude à la course, et, plus particulièrement, son endurance. « Le loup se fait loup par les pattes », selon un proverbe russe. Effectivement, le loup voyage énormément en quête de proies. Il peut parcourir plusieurs centaines de kilomètres en quelques jours. L’un des problèmes qu’il pose à l’homme est d’ailleurs le principe de frontières qu’il ignore totalement. Il possède aussi une pointe de vitesse impressionnante et soutenue : il peut courir à soixante-cinq kilomètres à l’heure pendant cinq à dix minutes, épuisant ainsi quelquefois les ongulés qu’il pourchasse.

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Le loup rival de l’homme

Posté par othoharmonie le 6 mars 2012

 

L’homme n’a pas toujours eu peur du loup. Il fut un temps où il prenait l’animal en exemple. Puis, lorsque l’homme a cessé de chasser, qu’il a commencé à élever, le loup a été déclaré nuisible. A partir de là sont nées les rumeurs, puis la peur du loup.

 Fichier:Lycaon-Solis.jpgAu sommet de la pyramide alimentaire, pour gérer l’équilibre naturel, on trouve les plus grands prédateurs, parfois appelés super-prédateurs. Parmi eux, entre autres, le tigre, le lynx, l’ours, le lion, le loup,… et l’homme ! Tous longtemps en danger ou carrément en voie d’extinction, sauf un : l’homme. Bien souvent, remplis de bonnes intentions, des écologistes, naturalistes et autres partent, de bonne foi, donner des leçons aux peuples d’Afrique, d’Asie ou d’ailleurs. Ceux-là même hésiteraient davantage avant d’ouvrir les portes de leurs paisibles territoires au loup. Mais l’Europe qui reproche à toute la planète ses grands félins ou ses éléphants ne voit pas le loup qu’elle a dans l’œil. La peur du loup commence par cette domination que l’homme a voulu installer entre lui et les autres super-prédateurs.

 Bien qu’elle dure toujours, la rivalité entre ces deux super-prédateurs que sont l’homme et le loup est ancestrale. Beaucoup de peuples ont eu un grand respect pour le loup et d’autres une grande haine, mais tous, à un moment ou à un autre, l’ont pris en exemple. Nos ancêtres lointains, nomades, qui vivaient et chassaient en petites bandes, n’étaient pas tellement différents des loups.

Plusieurs types de relations ont donc pu s’installer. Le loup est un chasseur hors pair dont l’homme a souvent fait un modèle, mais aussi un rival lorsqu’ils convoitaient la même proie. Il est même fréquemment arrivé que loup et homme chassent ensemble, chacun faisant valoir ses meilleures qualités. Parfois, le loup flaire et traque une proie que l’homme abattra plus aisément. En contrepartie, les loups mangeront les restes. Ceux-là, qui ont vendu leur liberté, deviendront nos chiens !

Fichier:Lycaon-Nathan.jpg La rivalité a été très bien vécue pendant des milliers d’années. Elle est devenue pour l’homme intolérable lorsqu’il a décidé de « stocker » ses proies puis d’en faire l’élevage. Là, le loup, gardien d’une nature libre et sauvage, est devenu un ennemi car, en s’attaquant à un troupeau domestiqué, il convoitait désormais une « propriété privée ». A partir de là, pouvait naître la mauvaise réputation du loup, suivie des plus sombres histoires. Au départ de la peur : la haine.

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Lion 4

Posté par othoharmonie le 4 décembre 2011

Par H. Demesse

Lion 4 dans LION 12811933_6690_galerie_membre_lion_lion_blanc_beauval_H140949_LEn général, le Lion ne mange que des animaux tués par lui ; ce n’est que si la faim le presse qu’il se contente des cadavres qu’il rencontre ; encore choisit-il le plus souvent la proie que repu l’animal a délaissée la veille. Il préfère les grands animaux aux petits ; cependant il ne dédaigne pas ceux-ci lorsqu’ils se présentent sur son passage. On affirme que parfois même il se contente de sauterelles ; mais ce fait est douteux.

La force du Lion est telle que lorsque sa proie est abattue, il peut sans effort l’emporter dans sa gueule et sauter sans inconvénient un fossé de 2m,60 et 3m,25 de hauteur.

Le Lion n’est pas toujours le plus fort si l’on en croit Livingstone. Dans son Voyage dans l’Afrique australe, le célèbre explorateur dit qu’il a vu « un troupeau de Buffles se défendre contre un certain nombre de Lions en leur présentant les cornes. Les mâles étaient en avant, les femelles et les jeunes formaient l’arrière-garde ».

« Je tiens de bonne source, dit Sparrmann, qu’un Lion a été heurté, blessé et foulé aux pieds jusqu’à la mort par un troupeau de bétail que, pressé par la faim, il avait osé attaquer en plein jour. »

La vie du Lion est nocturne ; pendant le jour il ne quitte son repaire que s’il est forcé par les chasseurs.

Quand le Lion rugit, tous les animaux de la création frissonnent.

lion1110 dans LIONLe rugissement du Lion est le cri le plus puissant qui jaillisse de la poitrine d’un animal. C’est d’abord un roulement sourd, entrecoupé. Il ressemble à un tonnerre lointain dont le ton s’élève, s’enfle, roule et arrive à un éclat formidable ; voix menaçante et solennelle qui impose le respect, fait courir des frissons sous la peau des plus braves et sème la terreur dans l’espace. Le Lion rugit ordinairement au lever de l’aurore, après avoir mangé et lorsque le temps est à l’orage.

On ne peut se faire une idée de la tendresse de la Lionne pour ses petits. Elle passe ses journées à les caresser, à les lécher ; elle se prête à leurs jeux, joue même avec eux et ne les quitte jamais sans les laisser sous la garde du mâle qui lutte au besoin pour eux jusqu’à la mort.

Très maladroits, très lourds dans leurs mouvements, les Lionceaux ne marchent guère que le deuxième mois ; après quoi ils commencent à suivre leurs parents à la chasse. Le sixième mois la Lionne les sèvre, et vers le dixième mois ils sont presque de la taille d’un petit âne.

Jusqu’à quinze à dix-huit mois, Lion et Lionne se distinguent peu par leur forme extérieure. Alors qu’ils ont atteint cet âge, les formes du mâle s’affirment, deviennent plus fortes et plus puissantes et la crinière apparaît.

Ces animaux n’atteignent leur complet développement que vers la septième année. Nous avons vu plus haut que Jules Gérard écrit que la moyenne ordinaire de la vie des Lions est de trente-cinq ans. Il doit être dans le vrai, bien que Buffon pense que cet animal ne peut vivre plus de vingt-cinq ans. D’autres fixent le terme de sa vie à quarante ou cinquante ans, et Shaw parle de deux Lions qui auraient vécu à la Tour de Londres, l’un soixante-trois et l’autre soixante-dix ans, ce qui absolument est invraisemblable, surtout puisqu’il s’agit de Lions en captivité.

Le Lion, dit Scheitlin, s’apprivoise comme le chien, dont il a la mémoire. Après de longues années, il reconnaît instantanément son ancien gardien ; s’il a perdu le souvenir de sa physionomie, il reconnaît toujours le son de sa voix aimée, de même que l’homme reconnaît plus longtemps les personnes par leur voix que par leurs traits. Sa mémoire conserve précieusement le souvenir des bienfaits. L’histoire d’Androclès et de son Lion, que raconte Célius, n’a rien d’invraisemblable, quoi qu’on en ait dit.

il-elevait-des-lions-dans-son-jardin_39901_w250C’est surtout lorsqu’ils sont pris jeunes que les Lions s’apprivoisent parfaitement à l’aide de bons soins. Ils reconnaissent dans l’homme leur bienfaiteur, et l’aiment d’autant plus qu’il s’occupe davantage d’eux. Il est impossible de se figurer rien de plus aimable qu’un Lion ainsi dompté et qui, au bout de quelque temps a oublié sa liberté, et presque sa nature de Lion, pour se donner corps et âme à son maître. « J’ai soigné pendant deux ans une lionne, dit Brehm. Bachida avait autrefois appartenu à Latif-Pacha, gouverneur égyptien de la partie orientale du Soudan, et avait été donnée en présent à l’un de mes amis. Elle s’habitua rapidement à notre ferme, où on la laissa circuler librement. Bientôt elle me suivit comme un chien, me caressa à chaque occasion et se rendit même importune, parce que l’envie lui prenait parfois de me rechercher la nuit jusque dans mon lit et de me réveiller par ses cajoleries. Au bout de peu de semaines elle s’était arrogé un droit absolu sur tout ce qui vivait dans la ferme ; néanmoins c’était plutôt pour jouer avec les animaux que pour leur faire du mal. Sa façon d’agir à notre égard était toujours aimable et loyale. La fausseté lui était inconnue ; même après une correction, je l’ai vue revenir quelques minutes après et me caresser avec la même confiance que par le passé. Sa colère s’en allait instantanément et la moindre cajolerie suffisait pour l’adoucir. Pendant le voyage de Charthum au Caire, que nous fîmes en descendant le Nil, on la tenait enfermée dans une cage aussi longtemps que le bateau était en mouvement ; mais dès que nous jetions l’ancre on lui donnait sa liberté. C’étaient alors des gambades à n’en pas finir ; elle en profitait chaque fois pour satisfaire ses besoins, car elle aimait tellement la propreté que pendant tout le trajet elle n’a jamais sali sa cage…. On la conduisit à Berlin et je ne la revis plus pendant deux ans. Lorsque j’allai la visiter elle me reconnut immédiatement. » (A SUIVRE…) 

HENRI DEMESSE. 



Saisie du texte : S. Pestel pour la collection électronique de la Médiathèque André Malraux de Lisieux (30.I.2009) Texte relu par : A. Guézou
Adresse : Médiathèque André Malraux, B.P. 27216, 14107 Lisieux cedex
-Tél. : 02.31.48.41.00.- Fax : 02.31.48.41.01
Mél : mediatheque@ville-lisieux.fr, [Olivier Bogros] 100346.471@compuserve.com

http://www.bmlisieux.com/ 



Diffusion libre et gratuite (freeware) 



Texte établi sur un exemplaire (BmLx : nc) de l’ouvrage Les Animaux chez eux illustré par Auguste Lançon (1836-1887) paru chez L. Baschet à Paris en 1882. 

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L’histoire du Chien

Posté par othoharmonie le 7 octobre 2011

Le chien aurait été domestiqué par l’homme y a environ 100 000 ans. Les plus anciens restes confirmés de chien domestique ont Affenpinscher.jpgété trouvés dans la grotte de Goyet en Belgique et datent de 31 700 ans. L’origine de cette domestication est donc clairement préhistorique, plus précisément, elle est l’œuvre de groupes de chasseurs du Paléolithique. En comparaison, le cheval sera domestiqué par des groupes nomades entre 4000 et 3000 avant J.-C..

Le chien aurait été simplement apprivoisé parmi d’autres animaux, tels les chacals ou les rongeurs. Mais c’est le seul maintenu en dépendance, car il aurait montré le plus d’aptitudes à une socialisation primitive. Le chien a pour ancêtre le loup mais des expériences, en cours depuis une cinquantaine d’années avec des croisements sélectifs de renards semblent donner des résultats similaires à ceux observés chez le chien (comportement particulièrement social, pédomorphisme, tempérament enfantin…).

Le chien primitif serait un chien de chasse qui aidait l’homme.

  • Dans l’Antiquité, les chiens servaient aux combats (exemple : Irish Wolfhound), à la production de viande et étaient aussi supports de croyances et de rites de type religieux.
  • Plus tard, sous l’Empire romain, ils étaient des animaux de compagnie, des gardiens de troupeaux et utilisés pour la chasse.
  • Au Moyen Âge, dans les campagnes et les milieux populaires, les chiens suscitent des peurs collectives et faisaient l’objet d’exterminations quotidiennes. Pour la noblesse, par contre, ce fut l’âge d’or de la vénerie.
  • À la Renaissance, la passion des hommes pour la chasse parvint à conserver une place aux chiens dans la société. La noblesse considérait le chien comme un signe de puissance et de grandeur. Ceci permit le développement de races de chiens de compagnie.

  • Airedale Terrier.jpgAu XIXe siècle, la population de chiens connaît une expansion numérique. Il est devenu un animal commun.

  • Vers 1855, les anciennes races de chiens sont reconnues officiellement et leur type est homogénéisé (fixé) tandis que de nouvelles races créées par l’homme apparaissent. C’est l’apparition de la cynophilie.

  • À la Belle Époque, puis entre les deux guerres, les artistes, les écrivains, et les politiciens choisissent des animaux qui les différencient du commun tel que les teckels par leurs petites tailles ou encore les caniches pour leurs poils.
  • le 3 novembre 1957, Laïka (du russe : Лайка, « petit aboyeur »), une chienne du programme spatial soviétique devient le premier être vivant mis en orbite autour de la Terre. Elle a été lancée par l’URSS à bord de l’engin spatial Spoutnik 2, un mois après le lancement du premier satellite artificiel Spoutnik 1.

 

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