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Brigitte Bardot « Et Dieu créa la femme »

Posté par othoharmonie le 2 novembre 2014

 

téléchargement (8)Notre ciel est envahi de belles pensées en tout genre, mais à quoi sert une pensée non réalisée, si belle soit-elle? Pour les spiritualistes, les pensées sont des êtres qui nous visitent et qui souhaiteraient prendre corps dans la réalité terrestre.

Or nous les accueillons le plus souvent quelques instants, voire de temps en temps, mais nous allons rarement au bout des choses. Nous sommes pour la majeure partie des idéalistes. Pourtant il existe des êtres qui se donnent corps et âme pour défendre leurs convictions. La plus impressionnante est certainement Brigitte Bardot.

Adulée pendant des dizaines d’années, proclamée femme la plus belle du monde par les médias du monde entier, en pleine gloire elle quitta le cinéma pour se dévouer entièrement à la cause animale. Son parcours est parsemé d’embûches, de joies et de peines.

C’est une petite chèvre qui lui fit abandonner sa carrière pour se mettre au service de la protection animale. Dans son dernier film « Colinot trousse chemise », son sang ne fit qu’un tour quand elle vit, tenue en laisse par une figurante, une petite chèvre destinée à être rôtie en méchoui pour la communion de son fils. Elle lui acheta la petite chèvre qui ne la quitta plus pendant quinze ans. Ce jour là, ce fut le déclic, plus rien ne compta désormais que son amour, son combat pour les animaux -tous les animaux.

« Beaucoup de gens sont ignorants de la profonde détresse des animaux et pour le commun des mortels un animal n’est qu’un animal », « Malgré tous mes efforts auprès de nombreux ministres et présidents de la république pour que soit ôté du code civil – qui date de Napoléon – le fait qu’un animal soit considéré comme un ‘bien-meuble’ et devienne un animal sensible et vivant : ‘C’est parle à mon cul, ma tête est malade’ » -nous dit-elle dans son franc parler. Elle a conscience que la plupart de ceux qui disent aimer les animaux, ce sont leur animal, leur chien, leur chat uniquement, pour le reste ce n’est qu’indifférence. « Ils n’auront aucune commisération pour un animal perdu, blessé, affamé ».

Son intérêt pour les animaux l’a très vite confrontée aux horreurs des abattoirs, aux expériences de laboratoire, à l’indifférence des humains vis-à-vis des animaux qui n’étaient pour eux qu’une source de profit. A 26 ans, elle devient végétarienne après avoir vu les photos qu’un de ses amis avait prises -de façon cachée- en s’étant fait embaucher dans un abattoir. Elle aimerait une prise de conscience de ce qui se passe dans « ces enfers sanglants où les bêtes horrifiées d’épouvante sont traînées les unes devant les autres pour être pendues la tête en bas, le cou tranché, prêtes à être découpées par une scie électrique, alors qu’elles sont encore conscientes ».

Traumatisée à vie, armée de son courage et de son écœurement, elle a plaidé la cause des animaux dans une célèbre émission de télé « 5 colonnes à la une » pour que les animaux soient au préalable ‘étourdi au couteau’. Grâce à son intervention, à 26 ans, elle obtint de Roger Frey, alors Ministre de l’intérieur une loi plus humaine pour les animaux de consommation, loi votée après 10 ans d’attente. « Mais aujourd’hui, les promesses faites par Sarkozy, dit-elle, en tant que ministre de l’intérieur puis en tant que président n’ont pas été tenues au contraire, c’est de pire en pire. La loi française est bafouée au profit des images (14)égorgements rituels musulmans et juifs ». « De même pour les expérimentations où l’on inflige des douleurs inhumaines aux animaux pour constater leur seuil de tolérance, sans parler des mutilations et autres atrocités dignes des plus terrifiants films d’épouvante », c’est pour elle une révolte profonde qui lui fait saigner le cœur mais qui lui donne le courage de se battre.

De nos jours, ce n’est pas la cruauté, la barbarie qui dérangent mais des femmes ou des hommes comme elle qui se battent pour LA VIE sous toutes ses formes : « Oui me répond elle, je dérange énormément, je donne des coups de pieds dans la fourmilière, je n’envoie pas dire ce que j’ai à dire, je dénonce crument et j’attaque ! Du reste j’ai été traînée 5 fois devant les tribunaux et j’ai à chaque fois perdu parce que je ne me plie pas au ‘politiquement correct’. J’ai reçu des menaces de mort plusieurs fois, à tel point que les RG m’ont raccompagnée à l’aéroport d’Orly pour me protéger des bouchers chevalins qui voulaient m’attaquer suite à ma dénonciation publique de l’horreur de la viande de cheval »…

http://www.magazine-essentiel.com

 

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La maîtresse et la fourmi, une nouvelle fable à l’école

Posté par othoharmonie le 18 octobre 2014

 

 

Ange Ansour : La maîtresse et la fourmi, une nouvelle fable à l’école

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Traductrice de formation et de métier, Ange Ansour est devenue Professeur des écoles en 2006. Elle travaille dans une école « ZEP-ECLAIR » de la banlieue parisienne. Elle a expérimenté dans sa classe de CM1-CM2, un projet qui invite les jeunes élèves à explorer et pratiquer la recherche scientifique avec rigueur. Ce projet, encadré par des chercheurs qui interviennent directement en classe, permet aux plus jeunes de s’inspirer des méthodes et de l’éthique de la recherche pour construire leurs apprentissages.

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A l’époque où on dressait les Puces

Posté par othoharmonie le 29 septembre 2014

 

téléchargement (6)On a bien attelé des éléphants, mais, « Qui peut le plus ne peut il pas le moins ? » alors, pourquoi ne pas atteler des puces ? On dit que déjà, dans l’Ancienne Egypte, des amuseurs publics auraient présenté des puces dressées…mais, c’est au XVIIIème siècle qu’apparaissent les premiers « mini-cirques » présentant des puces savantes capables d’exécuter de nombreux tours et, entre autres, de tirer des charges.

Nous sommes à l’époque des « cabinets de curiosités » et, jouant sur le goût de l’époque, des saltimbanques imaginatifs, qui tous se faisaient appeler Maitre ou Professeur, créèrent de petits cirques, tenant souvent dans une valise, et dont les « artistes « étaient des puces qu’ils dressaient, disaient ils, « comme on dompte les fauves , et cela « sous les plus grands des petits chapiteaux du monde ! »

Au XIXème puis au XXème siècle, ils seront des dizaines à parcourir l’Europe et le Nouveau Monde : Acme flea circus, Bertolotto (1833) Buckland (1891) Heckler (1930) Chester (1935), George Tollerton (1935) Alfred Testo (1950) Michael et Richard Bentine (1950) Ballantine (1958) Heckler fils (1958) Tomlin (1976) Likonti’s, (1920). William & Elsi Torp (1920) qui installent leur cirque dans les jardins de Tivoli à Copenhague, leur fils assurera leur succession jusqu’ en 1965. Entre temps il se sera produit à Atlantic City (New jersey), et terminera sa carrière à Ténériffe aux Canaries en 1970.

A côté des itinérants, se produisant dans les baraques foraines, parcs d’attractions et foires, certains cirques sont installés de façon permanente, à Londres au 238 Régent Street, à Copenhague dans Tivoli Gardens, dans de grandes villes aux USA : en Alaska, au Texas, à New York, en Floride. En France, il semble que des cirques étaient installés, à Paris et à Nice, mais les documents sont rares.

Les actrices

Les puces, qui vont être les artistes de ces spectacles, sont de l’espèce pulex irritans, puce spécifiquement adaptée à l’espèce humaine. Elles ont été choisies pour leur taille et leur puissance. Il s’agit d’insectes de 4 à 8 mm de long, dépourvus d’ailes, piqueurs et hématophages (ne consommant que du sang humain), de couleur brune, aplatis latéralement et disposant de trois paires de pattes dont la dernière, très développée, les rend aptes au saut.

Leur tête et leur thorax portent des peignes, des épines et ou soies cornées dont la répartition permet l’identification des espèces, très nombreuses. Enfin leurs pattes portent des crochets qui faciliteront leur accroche au cours des exercices qu’elles devront effectuer.

Elles pèsent de 0,5 à 1 milligramme, selon qu’elles soient gorgées ou non, et peuvent tirer de 500 à 1000 fois leur poids. Une puce vit de 1 à 2 ans selon les conditions ambiantes (température, humidité, nourriture).

S’il est une expression courante grossièrement erronée c’est bien : « faire un saut de puce », pour désigner un faible déplacement, car, en réalité, les puces sont les championnes incontestées du saut en hauteur, avec des bonds de plus de 20 cm, (record à 48 cm) ce qui, rapporté à l’échelle humaine, équivaudrait à sauter par-dessus la Tour Eiffel ! Enfin, une puce peut effectuer jusqu’à 600 sauts en une heure. Ces bonds fabuleux sont réalisés grâce à une protéine élastique : la résiline, présente dans les muscles des cuisses et qui accumule l’énergie, comme dans une catapulte, lors du relâchement, la propulsion se fait avec une très forte accélération, vers le haut. (140G ont été enregistrés !)

images (7)Dans les premiers temps, les entrepreneurs de spectacles s’approvisionnaient en puces auprès des vagabonds et des clochards dont l’hygiène douteuse favorisait la croissance des petites bêtes, mais , avec le temps et l’apparition des aspirateurs, l’offre devint rare et les prix augmentèrent ; En 1935, Professeur Chester payait 2 shillings la douzaine de puces, en 1950, Professeur Testo dit payer 6 shillings, en 1976 l’inflation galopante voit les puces valoir une demi couronne pièce ! ( soit 2,5 shillings). Les difficultés d’approvisionnement obligèrent les cirques à se sédentariser, car la mortalité importante des artistes imposait un renouvellement fréquent, impossible en voyage ; (certains recevaient leurs puces par la poste dans des enveloppes, encore fallait il que le coup de tampon oblitérateur du postier ne frappe pas au mauvais endroit !). Les puces devant prendre deux repas sanguins par jour pour vivre, c’est sur l’avant bras du propriétaire que les repas étaient servis et duraient un bon quart d’heure … (c’est le principe du « boy piqure » utilisé naguère en Afrique pour les expérimentations sur les moustiques vecteurs du paludisme).

Les « cirques » se présentaient sous globe ou dans de petites valises et c’est sur les affiches que le programme du spectacle était détaillé et illustré. On y voyait : danseuses avec orchestre, trapézistes, danseuse sur corde, cracheuses de feu, jongleuses , équilibristes plongeuse de haut vol, puce canon ,saut dans le cercle de flammes, des escrimeuses, Samson l’hercule, des personnages historiques à cheval et en costume : les trois héros de Waterloo : Napoléon, Blücher, Wellington, des scènes domestiques ,des batailles, les Champs Elysées, ainsi que des véhicules variés, animés ou tractés par des puces : moulin à trépigneuse, coach, char antique, landau, corbillard, tricycle ,ballons, grand bi, canon, petit train, ou encore :tirer une chaînette d’argent de 200 maillons avec crochet à une extrémité, cadenas et sa clef à l’autre, faire rouler une grosse boule, dérouler un tapis etc.…. Les spectateurs, une vingtaine au maximum, pouvaient louer des loupes, pour ne rien rater du spectacle.

Tous les accessoires étaient fabriqués, parfois en ivoire, par des modélistes et orfèvres qui s’efforçaient de diminuer le poids autant que possible, les vêtements étaient cousus par des Sœurs mexicaines aux doigts de fées ! Restait à atteler les puces ! opération digne de la microchirurgie consistant à passer un fil extrêmement fin (0,35mm), mais solide, de soie, d’or ou de platine, que l’on fixait sans trop serrer sur le céphalothorax de l’insecte et qu’il conservait sa vie durant.

La mise en œuvre de toutes ces activités ne devait bien entendu rien au dressage, de nombreuses astuces permettaient de stimuler le mouvement des puces : collage à poste fixe, agitation des supports, chauffage des planchers !, stimulation manuelle …Ces procédés plus ou moins barbares émurent les bonnes âmes et, en Angleterre, une très sérieuse « Society for the Prévention of Cruelty to Insects » SPCI : Société pour la Protection des Insectes Maltraités) vit le jour et porta plainte contre les cirques de puces et réclama leur fermeture.

Enfin, les puces ne furent pas les seuls insectes mis « au travail » ; des phasmes, bourdons, araignées, mouches, bousiers, scorpions, fourmis, papillons adultes et larvaires, coccinelles, pucerons…n’y échappèrent pas et furent identifiés dans trois cirques anglais inspectés par la SPCI. Une question se pose : Pourquoi les « dresseurs »n’ont-ils pas utilisé le pou de l’homme ( pediculus capitis ou phtirius pubis , le morpion !) ces insectes sont plus grands, plus visibles et plus puissants, faciles à se procurer, ils ne sautent pas ni ne volent et leurs pattes sont pourvues de fortes griffes qui auraient facilité accrochage et déplacements ?

téléchargement (7)Faux et usage de faux !

Au XXème siècle, des organisateurs peu scrupuleux présentaient dans attractions ou aucune puce ne figurait ! la supercherie consistait à animer artificiellement des grains de riz sculptés et teints, ou d’autres éléments inertes que l’on disait être des puces En 1950, Michael Bentine , un animateur britannique fameux, présenta un faux cirque de puces au Royal Variety Show, que la BBC le programma durant 30 années dans ses programmes pour enfants ; il alla même en Amérique se produire, à la télévision, au fameux Johnny Carson show. Il est probable que de nos jours, avec les merveilles des nanotechnologies on verra des puces électroniques attelées, et fort savantes !

source : http://www.jbwhips.com/QUAND-ON-ATTELAIT-LES-PUCES.html

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Historiques des poux, puces et autres

Posté par othoharmonie le 27 septembre 2014

 

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Longtemps le savoir occidental a classé les animaux en cinq grandes familles : les quadrupèdes, les oiseaux, les poissons, les serpents et les vers. Jusqu’à l’époque moderne, bien des notions qui nous sont aujourd’hui familières sont restées inconnues. Ainsi celle de « mammifère », que certes Aristote discerne plus ou moins mais dont il ne fait pas un élément essentiel de ses classifications zoologiques.

Il faudra attendre l’époque des Lumières pour que quelques savants lui accordent une importance première dans l’organisation du monde animal. Ainsi également les notions de cétacés, de reptiles, de batraciens, qui n’émergent vraiment qu’au tournant des XVIIIe-XIXe siècles et conduisent tardivement à séparer ou à regrouper des espèces dont la parenté restait incertaine. Ainsi surtout, par rapport au sujet qui nous occupe ici, la notion d’insecte, inconnue des savoirs antiques et médiévaux.

Elle n’est clairement définie qu’au XVIe siècle, donnant peu à peu naissance à un domaine spécifique des études de zoologie : l’entomologie, à laquelle se consacrent désormais quelques spécialistes, au premier rang desquels Thomas Moufet, auteur d’un ouvrage pionnier, le Theatrum insectorum, compilé dans la seconde moitié du siècle mais qui ne sortira des presses qu’en 1634. Toutefois, ce n’est qu’au XVIIIe siècle que l’entomologie sera reconnue comme une science à part entière, grâce aux recherches de savants de grand renom, tel l’immense Réaumur (1683-1857), à la fois physicien et naturaliste. Au siècle suivant, Jean-Henri Fabre (1823-1915), par ses ouvrages de vulgarisation, notamment ses Souvenirs entomologiques (1870-1889), fera connaître à un public relativement large cette branche particulière de la zoologie. Avec lu

i, l’univers des insectes cesse enfin d’être un univers inquiétant et mystérieux.

En français, le mot insecte n’existe pas avant le milieu du XVIe siècle. Il vient du latin savant insectum, création tardive pour qualifier une catégorie de vers ou de bestioles jusque-là peu différenciés, dont le corps présentait un aspect apparemment inorganisé. Les savoirs antiques et médiévaux, en effet, regroupent souvent dans une seule et même catégorie zoologique tous les animaux de petite taille qu’ils rampent, volent, marchent ou nagent : larves, vers, insectes, rongeurs, tétards, mollusques. Pour ces savoirs, les escargots, les papillons, les souris, les grenouilles, les crevettes et les mouches font partie du même monde. Tout au plus distingue-t-on dans ce vaste ensemble les « vers » (vermes), qui rampent ou qui nagent, des « bestelettes » (bestiolae), qui marchent. Mais les petits animaux qui volent ne trouvent pas leur place dans cette distinction. Bien des auteurs ne savent pas qu’en faire, notamment parce que beaucoup de ces animaux sont des larves avant de se transformer en créatures volantes. Où les ranger ? À qui ou à quoi les rattacher. Un auteur anonyme cité par Vincent de Beauvais, encyclopédiste dominicain du XIIIe siècle, va jusqu’à affirmer que « les papillons sont des fleurs qui volent ».

Avec la Renaissance et ses curiosités renouvelées pour la nature et le monde animal, le savoir se précise davantage. À partir du milieu du XVIe siècle, plusieurs naturalistes commencent à regrouper dans une même catégorie les très petites bêtes dépourvues d’ailes (fourmis, punaises, araignées par exemple) et celles qui en sont dotées. Les secondes sont mieux connues que les premières, mais ensemble elles commencent enfin à former une famille autonome, distincte de celle des vers proprement dits, et plus encore des petits rongeurs ou des petits oiseaux : les insecta

, dont le corps semble insectum, c’est à dire découpé en plusieurs parties.

Cependant, malgré différents ouvrages qui leur sont déjà spécialement consacrés, c’est surtout au siècle suivant, grâce à l’apparition des premiers microscopes, que la connaissance des insectes fait des progrès notables. Des subdivisions apparaissent, appuyées à la fois sur l’aspect externe des animaux, sur leur anatomie interne et sur leurs relations avec les hommes. Certains sont depuis longtemps reconnus comme utiles (les abeilles ou les vers à soie, par exemple), d’autres au contraire sont qualifiés de « vermineux » : ils mangent les récoltes, empoisonnent l’eau et les aliments, éprouvent le bétail. Désormais un groupe de « vermineux » fait l’objet d’une attention particulière : les parasites du corps humains, poux, puces, punaises, morpions et quelques autres.

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Le XVIIe siècle est particulièrement bavard sur ces parasites, peut-être parce  qu’ils se font plus nombreux et plus redoutables qu’aux siècles précédents. À cela différentes raisons dont la principale concerne l’hygiène, spécialement l’hygiène du corps. De fait, dans la longue histoire de l’Europe, aucune autre époque ne fut sans doute aussi sale que le XVIIe siècle. À la saleté et la souillure hélas ! ordinaires, dues aux malheurs du temps (guerres, famines, épidémies, crise climatique, catastrophes naturelles) s’ajoutent désormais  celles qu’engendre le discours nouveau d’un grand nombre de médecins : l’eau est mauvaise pour le corps ; la peau mouillée est perméable à toutes les infections ; mieux vaut se laver peu souvent, et se baigner encore moins ; surtout, il faut fuir les bains publics, lieux de débauche et de pestilence. Pour bon nombre de médecins, changer de chemise régulièrement et se parfumer abondamment suffit pour être propre.

D’où un manque d’hygiène généralisé, une saleté et une puanteur qui touchent toutes les classes sociales, même les plus favorisées. L’envers du Grand Siècle est un cloaque. Les historiens le savent depuis longtemps, les contemporains en ayant fourni de nombreux témoignages. Ces derniers, en revanche, n’ont pas conscience que le lavage quotidien et la propreté corporelle constituent des moyens efficaces de lutter contre les parasites et les maladies qu’ils véhiculent. Ce n’est qu’au XIXe siècle que l’on comprendra le rôle déterminant que certains d’entre eux jouent dans la transmission des épidémies (la peste notamment). Auparavant, comme au Moyen Âge, on croit encore et toujours que ces parasites naissent par génération spontanée, sortant de la peau humide ou échauffée comme les vers sortent des chairs putréfiées.

Du XVIe au XVIIIe siècle, en France mais aussi dans toute l’Europe occidentale, poux, puces, punaises, cirons et morpions sont donc surabondants.

Les puces notamment occupent une place considérable dans la vie quotidienne, dans les relations sociales et dans l’imaginaire. C’est à elles qu’est spécialement consacrée la belle étude de Camille le Doze. Ce livre original et passionnant, le premier sur un tel sujet depuis le XVIe siècle, nous conduira de l’histoire naturelle jusqu’à la poésie érotique, en passant par le discours médical et la pharmacopée, les pratiques d’hygiène et de santé,  les croyances et les superstitions, les manuels de civilité et les règles morales, les stratégies amoureuses et le commerce charnel, l’âme des bêtes et les ruses du Diable.

Assurément, la puce est partout et, comme le souligne avec force Camille le Doze, l’Ancien Régime est son « âge d’or ».

Michel Pastoureau

Directeur d’études à l’Ecole pratique des hautes études

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LES PUCES Européennes

Posté par othoharmonie le 25 septembre 2014

 

téléchargement (14)Les puces forment l’ordre des siphonaptères (du latin sipho « tube »), anciennement dénommés aphaniptères. Ce sont des insectes ptérygotes holométabole, caractérisés entre autres par leurs pièces buccales conformées en un appareil piqueur-suceur. Elles sont ectoparasites : les puces actuelles infectent les mammifères (dont l’Homme) et quelques oiseaux, et vivent du sang de leurs porteurs. Il s’agit d’un groupe très ancien : des puces primitives (Strashila incredibilis, Pseudopulex jurassicus , Pedopenna daohugouensis ) découvertes en Mongolie intérieure remontent à 165 millions d’années (Jurassique) ; de très grande taille, elles parasitaient peut-être certains dinosaures.

Près de 2 500 espèces ont été décrites à ce jour, réparties en 239 genres et 15 à 16 familles selon les auteurs, et 5 super familles.

En Europe, les animaux domestiques et de compagnie (chiens, chats et plus rarement rat, souris blanche, furet, nouveaux animaux de compagnie, etc..) peuvent être porteurs de plusieurs espèces de puces : Ctenocephalides felis, Ctenocephalides canis, Pulex irritans, Archeopsylla erinace, etc.. La plupart du temps, sur les carnivores domestiques, c’est de la « puce du chat » (Ctenocephalides felis, et en France la sous-espèce Ctenocephalides felis felis) qu’il s’agit (plus de 90 % des cas). Cette espèce vulgairement appelée « puce du chat » est en réalité très ubiquiste et peut se nourrir sur le chat où elle a d’abord été trouvée, comme sur tous les mammifères européens (carnivores, lapin, lièvre, ruminants ou humains). On peut aussi trouver dans les logements et lieux publics des puces de rongeurs, de petits carnivores ou insectivores sauvages, ou d’oiseaux.

Anti-moustiques maison(également pour les Fourmis et PUCES)
(Et exempt de produits chimiques qui empoisonnent le corps)

INGRÉDIENTS:

* 1/2 litre d’alcool—> de l’alcool à friction qu’on peut demander en pharmacie
* 100 grammes de clous de girofle entiers
* 100 ml d’huile pour bébé ou similaire (amandes, de sésame, de camomille, lavande, fenouil, etc)

PRÉPARATION:

* Laissez mariner clou de girofle + alcool pendant quatre jours. Mélangez matin et soir.

* Après 4 jours ajoutez l’huile.

* Il est maintenant prêt à utiliser.

COMMENT L’UTILISER:

* Frottez doucement quelques gouttes sur la peau des bras et des jambes.

* Repousse les puces sur les animaux de compagnie aussi.

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Le pou des plantes

Posté par othoharmonie le 1 septembre 2014

 

220px-Cochenille_z02Les cochenilles forment une superfamille d’insectes hémiptères sternorrhynches.

On en compte près de 8 500 espècesréunies en 21 à 24 familles. Elles vivent dans une grande variété d’Habitats ; des toundras (environ 2 000 espèces connues en zone paléarctique) jusqu’à l’équateur. Ces insectes étaient autrefois nommés « poux des plantes » en raison de leurs pièces buccales transformées en rostre piqueur leur permettant d’aspirer la sève, soit de la sève élaborée pour certains groupes, aspirée dans le phloème, soit de la sève brute prélevée dans le xylème, alors que quelques espèces aspirent les liquides des parenchymes cellulaires. Celles qui vivent en zones tropicales chaudes sont plus grandes que celles des zones tempérées. Les femelles produisent généralement une grande quantité de sécrétions tégumentaires (cires ou laques) qui les protègent et parfois les recouvrent complètement.

Les Coccoidea se nourrissent d’une large variété de plantes, si bien que la plupart d’entre eux sont considérés comme nuisibles.

Les cochenilles sont des insectes communs, ou devenus communs, voire localement invasifs, mais dont l’écologie reste mal connue.

Dans l’histoire de l’évolution, les cochenilles semblent apparaître vers le milieu du Mésozoïque (il y a 140 millions d’années). Elles faisaient probablement partie de la faune de la litière et on suppose qu’elles mangeaient des mycéliums. Certains groupes de Margarodidés (insectes de 10 à 15 mm) étaient déjà diversifiés au Crétacé inférieur (-100 millions d’années). Les cochenilles seraient devenues parasites des plantes à fleur en co-évoluant avec certaines d’entre elles. Souvent, les cochenilles ont développé des relations de mutualisme avec des fourmis, ainsi qu’avec des microorganismes devenus leurs symbiontes et produisant pour elles des substances azotées indispensables. Les inclusions d’ambre du Tertiaire (Eocène, Oligocène et Miocène) (-55 millions d’années) ont conservé des représentants de presque tous les groupes existant aujourd’hui.

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Mon chat sur mes genoux depuis son Monde

Posté par othoharmonie le 1 août 2014

 

chatLaisse toi envelopper dans cette douce vapeur et laisse venir à toi tout ceci.

Il existe bien un monde où je suis, comme un monde où tu es et les deux font la paire. Ils sont le pendant, comme ils sont le contenant et indissociables ; ils fonctionnent simultanément pareillement à ce que tu expliques comme étant le système des poupées russes. Ces mondes s’interpénètrent et changent de formes et de directions au gré de leurs fonctions et de leurs implications au sein de cet univers de conjonctions planétaires, mais aussi dans l’espace lui-même qui peut être nommé « sidéral ».

Et je suis comme cette vapeur qui t’enveloppe, à la fois là et ailleurs et je suis, pour autant.

J’ai eu la chance, comme le devoir, de t’accompagner pendant des années durant dans ton plan d’expression humaine et c’est en tant que compagnon de route que je me suis investi d’un manteau de poils gris, appelé vulgairement bleu. Mais rien de bleu là-dedans, si ce n’est l’appellation bien hautaine d’un gris très souris… Mais là n’est pas le but de mon discours.

J’ai demandé à ce que ce contact se fasse pour que quelques explications te soient données et que tu puisses aussi les transmettre aux autres, à tes proches comme à ceux que tu ne connais pas encore ou même jamais. Ce que vous nommez la vérité est tellement limitée dans l’histoire sans fin qu’il est difficile de faire changer les opinions, de moduler les acquis ou encore plus puissamment bouleverser des idées reçues qui ont fait leur trou et qui ne peuvent être déracinées, au risque de faire perdre la tête à ceux qui voudraient comprendre une autre réalité. Ces implications, dans le système qui est vôtre, sont telles que chaque « évolution » peut être comprise comme une remise en question, comme un événement si bouleversant qu’il ne peut trouver aucune place dans la mémoire, déjà saturée d’informations diverses et contradictoires. Alors, pourquoi aurais-tu droit à une information différente, toi, si ce n’est par le simple fait que c’est moi qui te l’offre.

Tu as longtemps caressé ma toison de poils, farouche ou craintive, et j’ai reçu chaque caresse comme venant de la main du divin. Toi, la divine. Et je ne peux que te remercier de m’avoir tant aimé, même s’il t’a semblé m’abandonner lors de tes sorties, pour tes occupations de quelques heures, comme de quelques mois. Quelle importance, quand la notion de temps ne peut faire oublier aucun geste, aucune parole, aucun échange d’amour, de regard de cuivre à regard marron ou autre. Et je te reconnais en tant que qui Tu es et je te glorifie pour l’être que tu es, tout simplement. Parce que je t’avais choisie depuis longtemps, moi le timide chat se cachant derrière les canapés, qui n’acceptait de câlin que de sa princesse, qui n’aimait pas être dérangé pour rien dans une quiétude si normale de chat de coussin. Et si cette timidité a pu être prise pour excessive c’est uniquement que mes occupations de chat méditatif ont porté leurs fruits. En tant que concepteur de transcommunications, j’ai fait et établi un réseau autour de toi et j’ai partagé nombre de tes engagements avec ceux que vous nommez des plans supérieurs, pour ne pas savoir où les mettre. J’ai établi une résonance de paraboles pour que les ouvrages se fassent et que les lignes de communication soient en permanence en bon fonctionnement. C’est alors que, dépérissant de mon plan de vie, tu as trouvé de plus en plus difficile la possibilité de te connecter avec ces ailleurs et que tu as même mis en stand-by, tes fonctions d’écrivaine. Ne recherchant juste que le plus aisé pour toi, la communication avec les plans d’expressions connus ou pas de toi, mais moins « loin » de tes rivages accueillants.

Ce n’est pas mon départ qui doit freiner ta propre élévation, variable dans les édifices de ce grand monde, et il est nécessaire de reprendre toute activité qui doit t’amener à rejoindre les très lointaines sphères d’accueil du Monde dans les mondes. Mais il n’est pas encore l’heure d’y revenir de nouveau.

Pour l’instant, permets que je te parle de moi et de mon royaume.

On a appris à certains que la manière la plus adéquate de considérer le règne animal était de le mettre à part, puisque faisant partie d’une autre forme d’expression, dite non humaine. Et il a été question de groupe d’âmes semblables qui se regrouperaient sous la forme d’une âme centrale, le plus souvent régie par un humain ou du moins un préposé à notre règne. Et la même chose a été établie avec les êtres de verdure et ceux des mondes de pierre. Mais, aujourd’hui, quelques barrières commencent à se fracasser, parce qu’elles ne correspondent plus à rien de ce que vous commencez à comprendre, de plus haut, de plus fort, de plus simple. Avec l’arrivée des dimensionnements dans votre compréhension de cette grande Vie, vous avez perçu que tout pouvait être mélangé, comme amalgamé, et non dispatché un peu partout, et surtout coupé des liens qui les unissaient. Vous avez entrevu l’hypothèse que « l’évolution », que vous placez dorénavant entre guillemets, pouvait se faire de manière bien différente et que rien n’était plus petit ou moins important et que tout pouvait prendre place sur le même rayonnage de la construction de la vie, comme de son expérimentation. Ainsi, je te confirme bien que je ne suis pas qu’un chat qui a donné plus de seize ans dans vos comptages de vie pour toi et tes proches, mais que je suis bel et bien un être qui circule, et n’a même jamais cessé de le faire consciemment dans toutes ces ficelles qui se ramifient pour fabriquer ce bel écheveau de vies en simultané, comme vous dites. Elles sont simplement des autres consciences confondues en perpétuelles connexions, interactions, reliances, peu importe le terme qui puisse vous faire admettre puis comprendre l’alliance si étroite qui existe entre tout ce Tout. C’est comme si vous faisiez la comparaison avec votre corps et ce dont il est composé, ainsi vous le mettez encore si souvent « en dehors » de cet équilibre parfait qui nous fait être unis totalement, indistinctement comme parallèlement, ensemble : « êtres » ou ce que vous nommez « choses », et tout ce qui semble entourer ces êtres et ces choses. Alors que même ce qui entoure toute vie est déjà vie.

Et ma démarche pour toi, outre ce merci du fond du cœur, fut pour te rappeler qu’il n’y a jamais séparation avec les mondes d’en haut, d’en bas, autour et dedans. L’interpénétration des éléments de la vie est telle qu’il n’y a que vous qui percevez tout ceci comme parcellé, morcelé et vous vous individualisez à outrance. C’est ainsi que je peux dormir sur ton lit en toute quiétude ou que je peux me reposer sur tes genoux ou encore que je suis parfaitement capable de te parler ouvertement ou encore de te proposer des solutions pour ton ouvrage ou ta vie de tous les jours, sans pour autant que tu me demandes des recettes de cuisine. Ce n’est pas plus ma spécialité que la tienne. Mais par contre, je pense que nous pourrons travailler de concert lorsque tu reprendras la longue écriture de ce nouveau livre qui mettra en scène l’univers. Je suis tout à fait capable de te donner ce coup demain salutaire et d’entreprendre avec toi ce bel édifice, de la même manière que lorsque je me posais sur tes genoux pour écrire en ta compagnie les autres volumes publiés.

Je n’ai que l’apparence qui a été modifiée et mon endormissent dans tes bras a été pour moi la sécurité d’un passage en douceur vers cet ailleurs que je devais rejoindre sans en trouver la force. Mon corps de chat endolori ne pouvait plus manifester ni joie ni souffrance, ni instinct autre que celui de la survie. Et ainsi j’ai offert à cet organisme ce qu’il lui fallait pour que cela soit toi qui m’aides encore, mais cette fois-ci à passer dans mon monde. Pas l’autre monde, mais le mien, qui est semblable au tien. Et j’ai pu aussi avoir l’aide de celui qui avait pris la place de père dans ta vie d’humaine. Et nous avons beaucoup ri de cette joyeuse rencontre en tant que personnages revêtus de notre véritable harmonie, la Vie.

Il ne te serait donc d’aucune utilité de te raconter qui je suis puisque je suis tout à la fois comme toi et les autres multiplicités dupliquées dans les mondes de la Vie. Voilà pourquoi tout le monde retrouve tout le monde, lors des passages…

Et j’ai fait, aussi grâce à toi, l’expérience d’un autre passage que peu de personnes humaines pratiquent et encore moins d’être comme je l’étais, faisant partie de la vie animale, ou du moins reconnue comme telle par vous. J’ai eu la merveilleuse chance de comprendre que l’on pouvait choisir de rester encore un peu, en compagnie de ceux que l’on aime, en changeant juste l’expression de vie et en la remplaçant par une autre désirant tenter l’expérience de celle-ci. J’ai fait un « walk-in » comme vous dites dans votre jargon francisé. Tu m’as donné cette permission et je t’en gratifie encore. Quelle merveille de regarder ces deux lumières qui se croisent, se reconnaissant parfaitement et qui se passent « les consignes » pour que l’échange de vie ne se « voie » pas trop pour l’entourage familial proche. Quelle belle expérience ! J’ai fait la « rencontre » d’un prolongement de ma fraternité et je l’ai remercié de prendre ainsi le relais et de te permettre aussi de conserver avec toi un compagnon de route, de vie. Il avait des informations que je ne connaissais pas et moi, je devenais plus apte à te renseigner sur tes occupations de travail, comme de situations courantes. Et l’expression de nos âmes, puisque vous les nommez ainsi, a donné ce cocktail détonant, permettant à ce corps déjà affaibli par les malaises et dysfonctionnements, de retrouver une nouvelle jeunesse, surtout dans le sens de la découverte d’un monde vu par les yeux d’un chat.

Réalises-tu combien, suivant la hauteur de ta situation et des fonctions vitales, la vie peut paraître complètement différente d’un état à un autre. Mes préoccupations n’étant pas les vôtres, mes instincts étant différents, mes besoins aussi et mes pensées, n’en parlons pas. Si, peut-être… À quoi peut bien penser un chat ? Qu’il soit de « gouttière » ou de « coussin ». En fait, il ne « pense » pas, il vit tout simplement. Il hume la vie, il la connaît par cœur, dans ses moindres fractions, dans ses plus grands secrets, il la sait. Il ne dort pas toujours, il écoute, il ressent, il transmet, il sait. Il ne ronronne pas non plus, il vibre de sa note primaire et la donne à son hôte. Il propage ses ondes de vibrations pour que le corps, qu’il soit humain ou pas, soit au fait de tout ce qui l’entoure. Il le renseigne, il le connecte, il le réaligne, il le projette même au delà de son monde lors de ses sommeils ou lors de ses états d’éveil non éveillé. Il est ce relais entre tout ce qui bouge, respire, vit et son maître. Mais qui est donc le maître, si tant est qu’il en existe vraiment Un ???

Ne sois donc pas surprise de me retrouver encore, lorsque les discussions reprendront, lorsque les réunions auront lieu, lorsque l’écriture sera de nouveau ton lot quotidien. Et transmets ceci à tous ceux qui ont besoin de comprendre la différence des mondes qui n’en est pas une. À ceux qui croient que leurs petits êtres chers ont rejoint les « défunts » qui ne sont jamais morts. À ceux qui ne savent pas que toute la Vie est une et que nul escalier, échelon, compartimentation ne peuvent la fractionner, la délimiter pour classifier les bons des moins bons, les mauvais des méchants, le plus évolués des plus faibles, les plus hauts et forts des plus simples et insignifiants…

Ainsi l’araignée du plafond est à la bonne place pour aider à communiquer entre vous. Le lézard qui réchauffe son corps sait bien quand il va pleuvoir ou fraîchir et tranquillise les humains apeurés. L’hirondelle n’annonce pas seulement le retour du printemps, car parfois, elle en loupe même la date. Elle gazouille ses sons aigus pour amener la joie dans le cœur des hommes. La cigale le réchauffe en essayant de jouer des ailes pour se rafraîchir. Le serpent apprend à l’homme à se cacher, à se terrer pour mieux se protéger, souvent de lui-même et de ses craintes. La fourmi qui paraît si avare et travailleuse aide l’humain à construire l’édifice de sa vie sans avoir peur du manque. Le papillon réapprend à l’homme la liberté, la buse ou l’épervier : la force, la ténacité ; l’aigle : la puissance et la grandeur d’âme ; le hérisson : la protection et la douceur mêlées font de bonnes amies. La grenouille chante l’humidité et honore l’élément eau. Le chien distille l’amour comme le fait un chat, mais différemment, sans condition car il acceptera même la maltraitance de son maître, non pas comme une fatalité, mais comme quelque chose qui lui paraît normal. Il absorbe la « négativité » de son entourage. Le cheval aime l’espace, la rapidité, il est la finesse, la réception du courage et de l’immensité de la vie. L’éléphant est la terre, la volonté, la ténacité. La girafe, la vision de loin, la vigie de la vie…

Chaque être que vous avez déjà reconnu comme étant porteur d’une certaine symbolique a son rôle à jouer à vos côtés et tous, dans leurs différences, vous permettent d’apprendre leurs particularités, leurs pouvoirs, leurs forces. Ils en détiennent plusieurs, bien évidemment, mais sont plus axés sur certaines capacités qu’ils vont mettre à votre service. Ainsi, ceux qui aiment la compagnie des cigales ne seront jamais ceux qui préfèrent les canaris. Rien n’est le fruit du hasard, vous le savez bien, rien n’est placé là comme ça, vous le comprenez parfaitement, tout a son « utilité », sa juste place. Ainsi, lorsque tu avais cinq perroquets différents chez toi et qu’ils me cassaient souvent ma sieste, ils étaient là pour t’apprendre à t’ouvrir et à parler devant le monde, devant un public ou simplement à t’exprimer au mieux de ton vocable quand le moment était venu de le faire… Et tu croyais que c’était toi qui leur apprenais à parler…

Il n’y a pas de faute à ne pas savoir, il n’y a pas de honte de n’avoir pas su. Il est si important de vivre, seulement.

Et comme un bel auteur de récit joyeux, je voudrais remercier tous ceux qui ont caressé mes poils, ceux qui le faisaient pour attirer mon attention, pour me câliner vraiment ou pour tenter d’apprivoiser le sauvage. Je remercie ceux qui m’ont aidé à me nourrir car je n’étais pas très enclin à la chasse de mes congénères les souris, mais plus joueur avec mes amis les oiseaux. Il en existe certains qui sont passés dans ma vie et d’autres qui m’ont permis de la réaliser et à tous ceux-là j’adresse ma plus belle révérence. Parce qu’ils ne savaient pas ce qu’ils faisaient ni pour quoi ils le faisaient : pour eux, pour moi, pour la Vie…

Et que la Vie continue puisqu’elle n’a jamais cessé d’être, comme vous tous, comme toi, cette Mère qui m’as tant donné, toi cette enfant qui ne savait comment m’aimer, toi ce père adoptif qui m’a accepté, toi cet autre père qui m’a promené… Et tous les autres qui comprenaient, ou avaient reconnu, que j’étais un chat « à part » et qui ont su sentir ce que je portais en moi : la flamme de la Vie. Merci !

Pas d’épitaphe, pas de fleurs, pas de larmes, juste une photo, mais c’est tant me limiter déjà…

Fifi, alias Fievel de Falkland, le chat persan bleu aux yeux de cuivre, vous salue dans notre éternité…

Page d’origine : http://www.lesperlesdelunivers.fr/pages/Mon_Chat_dans_son_eternite-1522820.html

 

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Esope et la cigale

Posté par othoharmonie le 6 juillet 2014

 

Notice sur Esope et les fables qui lui ont été attribuées.

téléchargement (6)La vie et la patrie d’Ésope sont entourées d’obscurité. D’après !es conjectures les plus vraisemblables, ce fabuliste, Phrygien d’origine , contemporain de solon et des Pisistratides, esclave du Samien Iadmon et de Xanthus qui l’affranchit, fut précipité du haut d’un rocher dans la mer par les habitants de Delphes, qui se croyaient offensés par lui, 650 av. J.C.
Les fables connues sous le nom de fables d’Ésope sont-elles toutes de cet auteur, ont-elles été composées par lui, en est-il même l’inventeur?

La fable ne doit son origine ni à un peuple ni à un poëte en particulier. On la retrouve chez tous les peuples, aux premières époques de leur civilisation : la fable est pour l’homme encore enfant son premier livre de morale; elle est originaire de l’Orient ; et longtemps avant Ésope, les Grecs la connaissaient par Hésiode, Archiloque, Stésichore, etc. Maïs c’est surtout au fabuliste phrygien qu’elle doit son perfectionnement.

Il ne paraît pas toutefois qu’il ait composé ses fables comme une oeuvre d’imagination : il ne s’en servait que comme d’un moyen de persuasion. Aussi, pour ces deux motifs,est-il raisonnable de penser qu’elles étaient racontées en prose. Quoique rien ne l’indique positivement, il n’est pas moins raisonnable de croire qu’Ésope n’a pas écrit ses fables. Elles se sont propagées et transmises par la tradition orale.

On conçoit alors que toute fable dont on ne put nommer l’auteur fut attribuée à Esope. Aussi la critique est-elle dans l’impossibilité de déterminer celles qui lui appartiennent. Une chose certaine seulement, c’est qu’un certain Babrius, Babrias ou Gabrias, qu’à l’élégance et à la pureté de sa diction on croit avoir vécu vers le siècle d’Auguste, mit les fables Ésopiennes en vers Chonambiques.

On en aperçoit encore aujourd’hui des traces malgré les mutilations et les métamorphoses que ces ïambes ont subies. Car les vers de Babrius ont été remis en prose, augmentés de courtes affabulations par divers aulteurs, accrus de nouvelles additions faites par le rhéteur Aphthonius, 350 ap. J.C , recueillis et probablement encore arrangés par Planude, moine de Nicomédie, 1350 ap. J.C.

Quoi qu’il en soit de tous ces changements ou altérations, le recueil des fables d’Ésope n’en est pas moins un des livres les plus propres à initier les élèves à la connaissance de la langue grecque. Cet avantage, il le doit à sa brièveté, à la pureté et à la simplicité du style, à la clarté et à l’intérêt des petits drames qui y sont représentés, et qui, sans avoir positivement une signification directe et personnelle, n’en sont pas moins autant de miroirs où chacun peut se voir agir et penser, et une téléchargement (7)succession du tableaux remplis de préceptes et d’exemples bien propres à donner pour ainsi dire une expérience anticipée.

 
exemple De la Fourmi et de la Cigale.

 La Fourmi faisait sécher son froment qui avait contracté quelque humidité pendant l’hiver. La Cigale mourant de faim, lui demanda quelques grains pour subvenir à sa nécessité dans la disette où elle se trouvait. La Fourmi lui répondit durement qu’elle devait songer à amasser pendant l’été pour avoir de quoi vivre pendant l’hiver.  » Je ne suis point oisive durant l’été, répliqua la Cigale, je passe tout ce temps-là à chanter. – Oh bien, repartit la Fourmi, puisque cela est ainsi, je vous conseille de danser maintenant ; vous méritez bien de mourir de faim. « 

A lire sur http://www.shanaweb.net/

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LA SAUTERELLE de Paul Eluard

Posté par othoharmonie le 25 juin 2014

 

Sauterelle_verte_comune1Dans le Portrait de Paul Éluard (7), le corps de la sauterelle « combinée » (avec poisson, visage ,fourmis et végétaux) est à la fois pénétrant et pénétré, emboîté. L’épi de maïs pénien du corps et des ailes, découvrant en son extrémité comme l’ébauche d’un gland, s’imbrique dans le thorax du poète ; tandis que l’annulaire d’une main surgie de la base du cou s’enfonce dans le trou à bords nets de l’abdomen de l’insecte. La machine homosexuelle est parfaite, avec ses pouvoirs de fécondation réciproques, l’échange et la transfusion, le partage des lieux du corps, des femmes et des fantasmes. La sauterelle, en son apparente unité, est donc déjà un objet surréaliste. Loin de fonctionner comme signe ou nœud de représentations, l’agencement met en relation immédiate des parties hétérogènes mais non dénuées de sutures, jonctions, zones de passage, espaces de devenir ; ces parties sont corollaires des régions fantasmatiques du corps ; elles entretiennent avec celles-ci des relations figurales complexes, selon des procès de dispersion, projection, analogie formelle, passage à la limite, que l’expérience surréaliste tente de rapporter au sujet physique, dans sa multiplicité :

« À la limite de cette culture du désir naissant, nous semblons attirés par un nouveau corps, nous percevons l’existence de mille corps objectifs que nous pensions avoir oubliés. » Gilbert Lascault passe en revue cette carte anatomique. Il souligne justement l’attention portée aux sécrétions, excrétions, odeurs et fluides ; l’intérêt pour ce qui trahit, tranche, évoque, prend par surprise ou contrepied, l’allusion : le plaisir dans l’ascèse, la mort dans le vivant, le mouvement de la statue, l’huile et les couleurs sur le tableau séché. Fascination des poils et de leurs migrations, de la moustache verticale, mythe, index et signature :

« Elles sont très utiles pour attirer les petites particules, en les empêchant non seulement de se coller à la toile, mais aussi d’entrer dans votre bouche ou votre nez. Elles agissent comme des antennes. »

La moustache est sauterelle, accrochée à sa lèvre, protectrice. La bouche est cet orifice où tout le corps de Dali se conjugue avec d’autres choses, les autres, comestibles ou pas, êtres inanimés ou vivants, femmes aimées, Gala. C’est par l’idée d’une dévoration frénétique à l’œuvre dans L’Angelus de Millet que le peintre fera resurgir le sujet de la mante religieuse.

La sauterelle ne fonctionne pas comme signe, dans le jeu des évocations suscité par sa face signifiante. Dali ne semble attacher aucune importance à son nom, malgré le « sauter-elle » ou le « saute-réel » plein de promesses qui le composent. Elle insiste davantage par sa bio-physiologie : itinérante, collective, mouvements de masse de voyageurs et destructeurs, armées, fléaux.

Elle vaut sans doute par sa forme. Indice ou analogon, l’insecte métaphorise le doigt, le fœtus, le pénis ou l’étron.

L’essentiel n’est pas de représentation.

La sauterelle n’est pas à la place d’autre chose, mais au lieu où les choses, si distantes soient-elles, se croisent et s’entremêlent, se modifient, se détruisent, et s’engendrent. Elle est un plan de consistance où le minéral du marbre, la végétation des algues ou des cheveux, l’animalité humai ne  métabolisent leurs substances en des monstres ou des filiations insoupçonnables. Elle est un de ces lieux par où la mort se mêle au vivant, l’amour au meurtre, le mâle au femelle. Une forme en laquelle l’histoire infantile rejoint l’entomologie. Une frontière molle, transgressive, entre la passion de peindre et le goût de discourir, les images et les mots. Un point de dérive moyen entre la bouche et l’anus.

Ainsi de la sauterelle, machine de désir dissociable et singularisée. La sauterelle est d’abord un souvenir d’enfance…

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La cymbalisation ou « chant des cigales »

Posté par othoharmonie le 13 juin 2014

 

images (7)La cymbalisation est produite chez le mâle et a pour fonction d’attirer les femelles. Dès que la température est suffisamment élevée (environ 25 °C), le mâle « chante », ou plus exactement, il cymbalise. Une erreur fréquente est de dire que les cigales stridulent comme le criquet. Or la stridulation est produite par le frottement de deux parties du corps d’un insecte (ou plus généralement d’un arthropode, car les mygales stridulent aussi, par exemple), alors que le mâle cigale possède un organe phonatoire spécialisé, les cymbales, qui est situé dans son abdomen.

La cymbalisation est le résultat de la déformation d’une membrane (un peu comme le couvercle d’un bidon) actionnée par un muscle. Le son produit est amplifié dans une caisse de résonance et s’évacue par des évents. La fréquence et la modulation de la cymbalisation caractérisent les différentes variétés de cigales. Le but de cette cymbalisation est d’attirer les femelles de la même espèce.

Généralement, on différencie les espèces grâce à leurs particularités morphologiques. Chez certaines cigales, les entomologistes n’en trouvent aucune. Le chant est alors un critère majeur de différenciation. Le mâle cigale fait vibrer ses cymbales, l’organe qui émet les sons, pour attirer la femelle qui n’est sensible qu’au chant de son espèce. Des notes faibles, aiguës et parfois à la limite de la perception. Les spécialistes sont capables de distinguer deux espèces de cigales simplement à l’oreille. Le plus délicat consiste à enregistrer et à collecter les individus en même temps. C’est la seule façon d’être sûr que le son vient bien de la cigale que l’on ramasse.

La cigale est un INSECTE hémiptère de la famille des cicadidés. Son corps est court et ses 4 ailes entièrement membraneuses. Le mâle fait entendre un bruit strident, produit par 2 membranes SONORES placées sous son abdomen. La larve de la cigale vit plusieurs ANNÉES sous terre, sucant la sève des racines des plantes. Il existe, dans tous les pays chauds et ensoleillés, de nombreuses espèces de cigales.

Les poètes se sont plu de tout temps à célébrer le « chant » de la cigale. Ainsi, La Fontaine l’a choisie comme exemple d’insouciance dans sa fable La Cigale et la FOURMI, cette dernière personnifiant, par contraste, l’esprit d’économie. Il nous conte que la cigale avait chanté tout l’ÉTÉ sans penser à mettre de côté de quoi se nourrir pendant les longs MOIS d’HIVER. Lorsque, le FROID arrivé, elle s’aperçut qu’elle n’avait rien à manger, affamée, elle alla demander à sa voisine, la fourmi, de lui prêter quelque nourriture qu’elle lui rendrait l’été suivant. Mais la fourmi, qui n’est pas prêteuse, lui dit : « Que faisiez-vous au temps chaud ? – je chantais, avoua la cigale. – Eh bien, dansez maintenant ! », répondit la fourmi, en fermant sa porte au nez de l’infortunée.

 

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La conscience collective des fourmis

Posté par othoharmonie le 4 juin 2014

téléchargement (2)La réputation des fourmis n’est plus à faire : elles se déplacent et agissent avec une étonnante harmonie. En observant quelques instants leur société, elles nous inspirent même un fonctionnement coopératif et altruiste qui relève de l’extraordinaire…

Vieilles de plus de 100 millions d’années, les fourmis comptent plus de 12 000 espèces différentes, réparties jusqu’aux derniers recoins de la Terre sauf là où l’altitude et le grand froid les repoussent. Professionnelles de l’agriculture, de la chasse, et du travail collectif, leur fonctionnement communautaire est réglé au bouton. Quel est donc leur secret ? 

Comme l’explique le documentaire La planète des fourmis – Anatomie d’une colonie, de Rick Manley et Graham Russel, les fourmis s’organisent en sociétés selon un système de castes, dont chacune a ses propres fonctions bien établies : la reine a pour unique rôle de pondre pour assurer la continuité de la colonie, les soldates patrouillent les salles de la fourmilière pour en assurer la sécurité, et les ouvrières vaquent à leurs tâches respectives sans relâche. Pourtant, aussi incroyable que cela puisse paraître, il n’existe pas de hiérarchie chez les fourmis. Aucun centre de commandement, aucun chef pour diriger les autres, même la reine ne prend aucune décision. Alors comment ces minuscules insectes parviennent-ils à s’organiser pour vivre ensemble ? 

Le secret de la vie sociétale des fourmis réside dans leur forme particulière d’intelligence, que reflète déjà leur mode de communication collective. Grâce aux belles images et maquettes de l’exposition Mille milliards de fourmis actuellement au Palais de la découverte à Paris, l’on peut voir que la forme principale de communication entre fourmis est chimique, grâce aux phéromones libérés par leur abdomen. Cette intelligence collective coopérative est la clef du travail communautaire quotidien de ces insectes, et leur permet même d’accomplir de véritables prouesses. Imaginez un groupe de fourmis tendre une embuscade et se jeter sur leur proie prise au piège, ou encore que lorsque les fourmis « légionnaires » déplacent leur nid, des légions de soldates forment une haie d’honneur permettant aux ouvrières de porter les morceaux en convoi sécurisé. Les fourmis « de feu » vivant en Amazonie, quant à elles, ont leur corps spécifiquement adapté à la coopération : chacune de leurs pattes se termine par un coussinet adhésif et une griffe, qui leur permet de s’agripper les unes aux autres pour former un radeau en cas d’inondation du fleuve. 

Ce qui est remarquable, c’est que cette intelligence comporte également une dimension altruiste spécifique avec laquelle nous pouvons difficilement rivaliser. Bernard Werber, auteur de la trilogie bestseller sur les fourmis, nous expliquait en vue de la Journée de la compassion organisée par l’INREES en avril 2013 que ces insectes « ont développé un organe de la compassion, ou un organe de l’empathie, qu’on appelle le jabot social. C’est-à-dire qu’elles mangent pour se nourrir elles-mêmes, mais elles peuvent mettre une partie de la nourriture dans un estomac secondaire, qui sert uniquement à nourrir les gens qui ont faim autour d’elle. »Ce mode de transfert de nourriture, la trophallaxie, permet à une fourmi de régurgiter dans la bouche d’une autre qui en a besoin, une nourriture prédigérée. « C’est comme si nous avions en permanence une réserve d’énergie pour les pauvres ou pour les nécessiteux, et que nous la partagions naturellement, sans se dire qu’on fait quelque chose de bien, car nous aurions réalisé que se nourrir soi-même et nourrir les autres relèvent de la même notion », imagine l’écrivain. 

Mais si les performances communautaires des fourmis, et même leur « organe de la compassion », nous semblent déjà incroyables, ces capacités pâlissent devant la profondeur de la connexion qui lie tous les individus d’une même société grâce à leur émission constante de phéromones. Dans une émission de Science Inter, Bernard Werber souligne : « c’est comme si nous, lorsque nous avons un stress, ce stress ne restait pas en vase clos dans notre cerveau, mais sortait, sous forme d’odeur ou de son, et que tous les gens autour de nous soient obligés de capter ce message et de partager ce stress. » D’après l’écrivain, il s’agit là d’un lien d’empathie absolue : « on partage ce que vit l’autre parce qu’il vit ça à l’extérieur de son corps sous forme d’odeur ». Ainsi, les fourmis seraient véritablement branchées les unes aux autres grâce à un lien qui frôle la conscience collective : en réalité, la fourmilière « ressemble à un organisme dont les cellules ne sont pas réunies comme nous dans un sac qui est notre peau, elles sont éclatées mais restent soudées par la communication », précise Bernard Werber. 

Finalement, ce n’est que grâce à cette intelligence naturelle, toujours dirigée vers la coopération et l’empathie, que les fourmis peuvent vivre et travailler en sociétés pouvant aller à des milliers d’individus. Mais il faut savoir que cette extraordinaire connexion, source de leur fonctionnement et de leur vie, peut avoir des implications terribles sur une de leurs cités : « si on tue la reine, tout le monde va s’arrêter de bouger, et va attendre la mort. Et d’ailleurs j’ai assisté à ça dans l’une de mes fourmilières, où la reine est morte… C’était comme si tout le monde peu à peu s’endormait, et puis le lendemain tout le monde était mort » se rappelle Bernard Werber sur Science Inter. 

Ces insectes remarquables ont ainsi su évoluer, à travers les millénaires, pour développer une forme d’intelligence leur permettant de vivre ensemble dans l’harmonie et le respect d’autrui. Et nous, êtres humains, n’aurions-nous pas quelque chose à en apprendre ?

http://www.inrees.com

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Le Renne et l’Hippopotame

Posté par othoharmonie le 27 mars 2014

REMARQUES ADDITIONNELLES SUR LE RENNE ET SA COEXISTENCE PRÉSUMÉE AVEC  L’HIPPOPOTAME

Par M. A. C. ANDERSON, Esq.

 

(Par lettre datée du 10 décembre 1870, Rosebank, Victoria, Ile de Vancouver, Colombie Britannique.)

250px-Pygmy_hippopotamus_pairJ’ai lu avec beaucoup d’intérêt les annotations de M. E. Lartet sur ma communication de novembre 1868  [voir ci-dessus, page 147], ayant trait aux sujets traités généralement dans les Reliquiæ Aquitanicæ et plus particulièrement dans ma précédente contribution en pages 37 à 57. Je dois implorer votre indulgence à l’heure où je tente d’établir au moins quelques-unes des bases qui fondent mes désaccords avec les conclusions auxquelles tendent les arguments de M. E. Lartet – en partant du principe que je le fais non dans un esprit dogmatique, mais seulement pour découvrir, pour autant que ce soit possible, les véritables implications d’une question porteuse d’une signification beaucoup plus profonde que les simples points débattus, dont la résolution en elle-même peut apparaître en comparaison d’une importance dérisoire. 

Tout d’abord, en qui concerne mon observation que des animaux aussi diversement constitués que le renne et l’hippopotame ne pouvaient avoir coexisté sous le même climat, il serait, je le maintiens, illogique de supposer que les races d’animaux existantes, sous l’effet de processus d’acclimatation supposés ou autrement, ont changé en quoi que soit leurs modes de vie respectifs. Tous les témoignages écrits tendent à montrer que, quand ils n’ont pas été modifiés par les effets de la domestication, les différents genres gardent de nos jours leurs caractéristiques premières. Les habitudes de divers oiseaux connus et autres animaux, telles que les décrivaient les auteurs de l’antiquité, et en particulier dans un des plus anciens récits connus, le « Livre de Job », sont inchangées. Dans le monde des insectes, on observe la même identité. Le vol du criquet migrateur, les mœurs de la fourmi décrites par Virgile *, demeurent exactement comme ils étaient. L’Asilus des « Géorgiques » a son représentant dans le moderne taon  ; et la « mouche des lieux retirés des rivières d’Egypte » des Saintes Écritures est encore illustrée dans la Zim de Bruce, la redoutable mouche tsé-tsé de Livingstone. Ainsi, nous pouvons soutenir que la même suite de constitution et de mode de vie s’est perpétuée à travers les âges antérieurs à l’enregistrement historique – en conséquence, que les caractères distinctifs des deux races spécialement en question sont exactement ceux de leurs  premiers prototypes. La nature de l’hippopotame est trop connue pour admettre un commentaire. Cet animal requiert indubitablement une température quasi tropicale, avec une végétation à la luxuriance correspondante pour se maintenir en vie. Privé de celles-ci, dans son état naturel, il meurt d’inanition.

Lire à la suite ici …  

Esq.  : Abréviation du titre de noblesse Esquire, écuyer. NdT

* Enéide, IV, 402 et suiv.  ; Géorgiques, III, 147.  ; Isaïe, VII, 18. L’Asilus des Romains semble avoir été synonyme de l’Œstrus des Grecs.

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La fourmi esclavagiste

Posté par othoharmonie le 17 janvier 2014

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Le Point.fr – Publié le 17/01/2014 à 10:56

Une nouvelle espèce qui réduit en esclavage ses cousines en utilisant des techniques d’infiltration dignes des soldats d’élite vient d’être découverte.

Elles sont pillardes, esclavagistes, expertes en camouflages et en attaques furtives. Des biologistes allemands viennent d’identifier, dans l’est des États-Unis, une nouvelle espèce de fourmi qui capture certaines de ses cousines pour les réduire en esclavage en usant des techniques d’infiltration dignes des ninjas. Cette espèce du genre Temnothorax, qui regroupe plusieurs centaines d’espèces de petites fourmis vivant dans les arbres ou sur le sol des forêts, a été baptisée « pilagens », du latin « pillarde », en raison des raids qu’elle lance sur des fourmilières d’autres espèces pour se procurer des esclaves. Mais, contrairement aux célèbres fourmis esclavagistes d’Amazonie qui peuvent déployer jusqu’à 3 000 soldats sur le terrain pour leurs razzias, la Temnothorax pilagens fait preuve, elle, d’une grande économie de moyens.

Elle vise uniquement deux autres espèces de fourmis proches de la sienne qui élisent domicile dans des noix ou des glands creux qui font office de véritables châteaux forts : murs épais et entrée unique d’un millimètre de diamètre, facile à défendre. La cible rêvée pour la « fourmi pillarde », dont la petite taille (2,5 mm en moyenne) limite son rayon d’action à quelques mètres carrés de sol boisé. À une attaque massive ou à un siège prolongé, coûteux en temps et en vies, la petite esclavagiste préfère l’infiltration.

Camouflage

Une escouade se compose généralement de quatre esclavagistes, dont l’éclaireuse ayant découvert la cible. Grâce à leur petite taille, les pillardes se faufilent aisément par la porte de la colonie ennemie. Chez les fourmis, de telles intrusions finissent d’ordinaire en luttes acharnées. Mais les biologistes de l’université de Mayence et du Muséum d’histoire naturelle Senckenberg de Görlitz qui ont mené l’étude n’ont rien observé de tel lors des raids des fourmis pillardes. Non seulement leurs victimes ne se défendent pas, mais elles les laissent librement emporter des larves, voire des individus adultes, que les pillardes font ensuite travailler pour leur propre compte. Leur botte secrète ? Un camouflage chimique : les fourmis esclavagistes sécrètent des substances qui empêchent leurs proies de les reconnaître en tant qu’ennemies. 

Mieux ! Les pillardes, lorsqu’elles sont démasquées, ne sont pas pour autant prises au dépourvu. Ninjas jusqu’au bout, elles frappent alors là où ça fait mal : avec leur dard, elles visent précisément un point du cou de leurs adversaires, où la carapace est molle. La piqûre provoque une paralysie immédiate et une mort rapide. Résultat : un taux de mortalité compris entre 5 % et 100 % dans les colonies attaquées… et des pertes quasi nulles chez les esclavagistes.

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Différence entre colombe, pigeon et tourterelle

Posté par othoharmonie le 3 octobre 2013


Quelle différence y a-t-il entre une colombe, un pigeon et une tourterelle ?


Colombes, tourterelles et pigeons appartiennent tous à la famille des Columbidés. Tous les membres de cette famille partagent les caractéristiques du pigeon que l’on voit dans les villes : corps dodu avec une petite tête courte. On nomme pigeons les plus grandes espèces et tourterelles les plus petites. La colombe est le nom donné à certaines espèces de pigeon.
          

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La colombe est l’animal emblême de la paix, seulement voilà, quand elle voit ce qui se passe dans le monde : elle n’y croit plus !

 

Sens de l’orientation du pigeon

  • Des pigeons élevés dans des pièces sans fenêtre ou sous une bâche n’acquièrent jamais le sens de l’orientation. On pense donc que l’observation habituelle de la position du Soleil (comme pour les abeilles), et peut-être des étoiles, joue un rôle dans l’apprentissage de leur faculté.
    N.B. Tous les colombophiles savent que les performances de retour par temps clair sont meilleures que celles obtenues lorsque le ciel est nuageux.
  • On a cru un moment que les pigeons utilisaient les routes pour trouver leur chemin ! En effet, des émetteurs radios munis de GPS miniaturisés montrèrent qu’ils suivaient de préférence celles-ci. On découvrit par la suite que les pigeons profitaient simplement de légers courants ascendants au-dessus du bitume chauffé, en été.
  • De multiples études, certaines datant de plus de 40 ans, d’autres très récentes, démontrent que le pigeon domestique, les tortues marines, mais aussi beaucoup d’autres animaux – l’abeille domestique, des fourmis, des papillons migrateurs, la langouste de Cuba, sont sensibles au champ magnétique terrestre et l’exploitent pour s’orienter.

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La Colombe diamant

Posté par othoharmonie le 15 septembre 2013

La Colombe diamant dans PIGEON - COLOMBE geopelia_cuneata03La Colombe diamant ou Géopélie diamant,  est une espèce de la famille des colombidés originaire d’Australie. C’est la colombe la plus petite du monde.

C’est une sorte de petit pigeon de 19 à 21 cm de long pesant de 40 à 50 g.

Différents coloris ont été obtenus par combinaison des mutations apparues pour la plupart en Afrique du Sud qui exportait beaucoup vers la Belgique et les Pays-Bas (Brune répertoriée en 1964 , Jaune ou Agaat en 1975 , Rouge importée en 1977) . Voici les couleurs les plus courantes auxquelles il convient d’ajouter le Croupion Blanc (gène dominant à une seule dose) et la Queue Blanche (gène du Croupion Blanc à double dose):

  • Oiseau de base ou Phénotype Sauvage , Type Sauvage à Croupion blanc , appelée aussi Grise à croupion blanc . Type Sauvage à Queue Blanche (Grise Queue Blanche)
  • Opale (ex.Argenté),Opale à croupion blanc , Opale à Queue Blanche
  • Brune , Brune à Croupion Blanc , Brune à Queue Blanche
  • combinaison Brune-Opale = ex. Brillante , existe aussi en Croupion Blanc et Queue Blanche
  • Rouge , Rouge Croupion Blanc , Rouge Queue Blanche
  • combinaison Rouge-Opale
  • Jaune , Jaune Croupion Blanc , Jaune Queue Blanche
  • combinaison Jaune-Opale appelée aussi *Isabelle*
  • combinaison Jaune-Rouge (couleur Ochre)
  • Blanche : trois combinaisons donnent ce résultat , reconnaissables tout de même à la différence de coloration des grandes rémiges . Ce sont les combinaisons Opale-Brune-Queue Blanche , Opale-Rouge-Queue Blanche & Opale-Jaune-Queue Blanche .
  • Satinet , ancien nom Crème Ino aux Pays-Bas : gène lié au sexe
  • Panaché

Les deux sexes sont semblables sauf le tour de l’œil qui est moins voyant chez la femelle que chez le mâle et le plumage qui est un peu plus brun suivant la mutation ou la combinaison de mutations réalisée.

Cet oiseau vit dans le Centre, le Nord et l’Ouest de l’Australie, dans des régions semi-arides mais toujours près d’un point d’eau. Quand les conditions de vie deviennent trop difficiles dans ces régions, les colombes diamant migrent vers le Sud.

La Colombe diamant se nourrit sur le sol de graines, accessoirement d’herbes. Elle mange des fourmis.

Elle se reproduit après une pluie et de préférence au printemps. Elle niche alors sur le sol où elle couve deux œufs pendant 14 jours.

Cette colombe miniature est appréciée comme animal de compagnie ou de concours avicoles dans le monde entier. Les variétés d’élevage sont d’ailleurs souvent considérées comme domestiques par la législation. C’est le cas en France.

Les colombes diamants, facilement apeurées, doivent être maintenues en volière suffisamment grande pour voler, un seul couple à la fois. Elles supportent de rester à l’extérieur jusqu’à – 10°.

Caractéristiques:

  • comportement social : pacifique ; 2 couples tout au plus par volière.
  • logement : volière intérieure ou extérieure (les deux sont pareilles) ; cage plus large que haute
  • température : il lui faut un abri résistant au gel et isolé
  • alimentation : mélange de graines pour oiseaux exotiques ; verdure ; millet d’Italie ; graines germées
  • activités : elles aiment prendre un bain de soleil et chercher leur nourriture sur le sol de la volière
  • incubation : 12 à 13 jours
  • nichoir : 12 cm de côté sur 5 cm de hauteur
  • nombre d’oeuf(s) : 2
  • mutations : plumage type sauvage, cinnamon (isabelle), agate, argenté, fauve, brillant, jaune, panaché (pie), croupion blanc

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le pigeon est commensalisme

Posté par othoharmonie le 8 septembre 2013


le pigeon est commensalisme dans PIGEON - COLOMBE images-14Le commensalisme (du latin cum-, « avec » et mensa, « table », par exemple « compagnon de table ») est un type d’interaction biologique naturelle et fréquente ou systématique entre deux êtres vivants dans laquelle l’hôte fournit une partie de sa propre nourriture au commensal : il n’obtient en revanche aucune contrepartie évidente de ce dernier (le bénéfice de cette relation n’est pas réciproque).

Le commensalisme est une exploitation non-parasitaire d’une espèce vivante par une autre espèce.

Le commensalisme est une variante du parasitisme ; si l’hôte fournit une partie de sa propre nourriture au commensal, il n’obtient en revanche aucune contrepartie évidente de ce dernier (la relation est à bénéfice non-réciproque). Le commensalisme est une association non-destructrice pour l’hôte (ce qui le différencie du parasitisme) ; ce dernier peut tout à fait continuer à vivre et évoluer en présence du commensal et, le plus souvent, « ignore » tout de la relation. Les survies des deux organismes sont indépendantes.

Certains poissons séjournent dans le tube digestif d’holothuries dans lequel ils peuvent aller et venir (sous la condition qu’il n’y ait qu’un seul occupant, sinon, l’holothurie éjecte tout son intestin et les hôtes indésirables). Certains crabes, les pinnothères, sont commensaux des moules, jusqu’au moment où, la nourriture venant à manquer, ils deviennent parasites et se nourrissent du manteau de leur hôte. Certaines sociétés de coléoptères cohabitent avec les fourmis. Certains animaux utilisent d’autres animaux comme moyen de transport (phorésie).

La blatte, le moineau, le pigeon, le goéland argenté, la souris ou le rat et d’autres animaux sauvages (ou revenus à la vie sauvage, tels les chats harets) vivant auprès des humains sont des commensaux de ceux-ci, on parle alors plus précisément de synanthropie.

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Hérisson à nez court

Posté par othoharmonie le 19 août 2013

 

ou Échidné à nez court

Hérisson à nez court dans HERISSON 180px-echidnaincanberraL’échidné à nez court, ou échidné australien est un mammifère vivant pratiquement sur tout le « continent » australien (il n’est absent que dans quelques îles du nord ; c’est le mammifère autochtone qui a le plus vaste territoire en Australie) et dans les régions côtières et montagneuses du sud-est de la Nouvelle-Guinée. C’est l’une des quatre espèces d’échidnés existant encore mais c’est le seul membre du genre Tachyglossus. Avec les trois (ce nombre est controversé) espèces d’échidnés à nez long et l’ornithorynque, il forme l’ordre des monotrèmes, les seuls mammifères pondant des œufs vivant encore actuellement.

Il est également connu pour son manteau de piquants, la possibilité de se rouler en boule pour échapper aux prédateurs et sa longue langue visqueuse qui lui permet d’attraper à grande vitesse les fourmis et les termites dont il se nourrit.

Il n’est pas menacé d’extinction mais les activités humaines telles que la chasse, la destruction de son habitat, l’introduction de nouveaux parasites et prédateurs, la circulation automobile ont sensiblement réduit sa population.

Bien que ressemblant au hérisson et au porc-épic, il n’est absolument pas apparenté avec eux.

L’échidné à nez court a été décrit pour la première fois par George Kearsley Shaw (1751-1813) en 1792. Ce botaniste et zoologiste britannique le nomma Myrmecophaga aculeata en pensant qu’il devait avoir quelque lien de parenté avec le fourmilier sud-américain. Depuis cette première dénomination, son nom a subi quatre révisions passant de M. aculeata à Ornithorhynchus hystrixEchidna hystrixEchidna aculeata pour finir par Tachyglossus aculeatus. Le nom Tachyglossus signifie en grec « langue rapide », en référence à la vitesse à laquelle l’échidné utilise sa langue pour attraper fourmis et termites et aculeatus signifie « piquant » ou « équipé de piquants ».

L’échidné à nez court est la seule espèce du genre Tachyglossus. Il appartient à la famille des Tachyglossidae comme les trois espèces du genre Zaglossus trouvées en Nouvelle-Guinée: l’échidné à longue trompe , l’échidné d’Attenborough - peut-être éteint mais un individu aurait été aperçu en 2007 - et l’échidné de Barton   mais ces trois espèces sont nettement plus grosses que T. aculeatus et elles se nourrissent beaucoup plus de vers et de larves que de fourmis et de termites. La famille des Tachyglossidae forme avec leur cousin, l’ornithorynque  de la famille des Ornithorhynchidae, l’ordre des monotrèmes qui sont les seuls mammifères au monde à pondre des œufs.

On distingue cinq sous-espèces d’échidnés à nez court. Chaque sous-espèce se distingue des autres par sa distribution géographique, la répartition, la longueur et le diamètre des piquants et la longueur de la griffe du deuxième doigt des pattes arrières :

  • T. a. multiaculeatus est présent sur Kangaroo Island ;
  • T. a. setosus se retrouve en Tasmanie et sur quelques îles du détroit de Bass ;
  • T. a. acanthion habite dans le Territoire du Nord et en Australie Occidentale ;
  • T. a. aculeatus est présent au Queensland, en Nouvelle-Galles-du-Sud,en Australie-Méridionale et au Victoria ;
  • T. a. lawesii se retrouve dans les régions côtières ou montagneuses de Nouvelle-Guinée et probablement dans les forêts humides du nord-est du Queensland.

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Le fourmilier à piquants

Posté par othoharmonie le 19 août 2013

 

Le fourmilier à piquants dans HERISSON 220px-wild_shortbeak_echidnaL’échidné à nez court était couramment appelé le « fourmilier à piquants » (« the Spiny Anteater ») dans les vieux livres mais cette appellation est tombée en désuétude car il n’a aucune parenté avec le fourmilier. Les Aborigènes lui ont donné un nom différent suivant les régions. Par exemple, les Noongars, une tribu du sud-ouest de l’Australie Occidentale l’appellent Nyingarn. Dans la région au sud-ouest d’Alice Springs, au centre de l’Australie, les Pitjantjatjaras l’appellent tjilkamata ou tjirili du mot tjiri qui désigne les épines de l’« herbe porc-épic » (Triodia irritans). Le mot pourrait aussi signifier « qui marche lentement ». On l’appelle (minha) kekoywa, où minha est un mot signifiant « viande » ou « animal » en langage Pakanh, (inh -) ekorak en langue Uw Oykangand, et (inh -) egorag en langue Uw Olkola, où, la aussi inh- est un mot qui veut dire « viande » ou « animal » point commun dans ces trois langues aborigènes du centre de la péninsule du cap York. Dans les régions montagneuses du sud-ouest de la Nouvelle-Guinée, on l’appelle Mungwe en langues locales Daribi et Chimbu.

Les échidnés à nez court mesurent en moyenne 30 à 45 centimètres de long (53 centimètres pour les plus grands), ont un museau de 75 millimètres, une queue de 90 millimètres et pèsent entre deux et six kilogrammes. Toutefois, la sous-espèce tasmanienne, T. a. setosus, est plus grande que ses congénères du continent. Le cou n’est pas apparent extérieurement de sorte que la tête et le corps semblent reliés directement. Les conduits auditifs sont dépourvus de pavillons. Les yeux, petits, sont situés à la base du museau pointu tandis que les narines et la bouche sont situées à l’extrémité; la bouche ne peut pas s’ouvrir de plus de 5 mm.

Tout l’animal, à l’exception de l’abdomen, de la face et des pattes est recouvert de piquants de couleur crème. Ces derniers qui peuvent mesurer jusqu’à 50 millimètres de long, sont des poils creux modifiés, formés surtout de kératine. L’animal est protégé par une fourrure poussant entre les piquants dont la couleur peut aller de miel au noir en passant par un rouge-brun foncé ; le ventre et la face dorsale de la queue sont aussi couverts de fourrure dont la couleur varie suivant les régions. La fourrure peut être parasitée par la plus grande puce au monde : Bradiopsylla echidnae, qui mesure jusqu’à 4 millimètres de long.

Les membres trapus sont adaptés à un travail de creusement rapide ; ils sont courts et ont cinq doigts munis de puissantes griffes. Celles des pattes postérieures sont longues et recourbées vers l’arrière pour permettre un nettoyage et une toilette de la fourrure située entre les piquants. Le mâle possède des aiguillons venimeux aux gros orteils des pattes postérieures mais les glandes à venin ne sont pas fonctionnelles.

Comme l’ornithorynque, l’échidné a une température corporelle basse, entre 30 et 32 °C, mais à la différence du premier qui, protégé par une importante couche adipeuse, ne descend jamais de beaucoup sa température et ne montre ni signe de torpeur ni passage en hibernation, la température de l’échidné peut descendre à 5 °C. En cas de forte chaleur, l’échidné n’halète pas ou ne transpire pas et se contente de chercher un abri. En automne et en hiver, l’échidné a des périodes de torpeur et d’hibernation. En raison de sa basse température, l’animal est lent quand il fait trop chaud (pour ne pas faire monter sa température) ou trop froid (car sa température interne est trop basse pour avoir une activité normale).

Comme chez tous les monotrèmes, la femelle a un seul orifice pour les conduits génitaux et l’évacuation des matières fécales et de l’urine: le cloaque. Le mâle a des testicules internes (ce qui est possible en raison de sa température basse), pas de scrotum apparent et un pénis très original avec quatre boules à l’extrémité. La femelle gestante développe une poche sur son ventre dans laquelle grandira le petit.

La musculature de l’échidné à nez court a un nombre important d’aspects inhabituels. Le muscle panniculus carnosus est un énorme muscle situé juste sous la peau et couvrant tout le corps. En contractant différents faisceaux musculaires, l’échidné peut changer de forme. Il peut ainsi se rouler en boule quand il se sent menacé, protégeant son ventre et ne présentant à l’ennemi qu’une enveloppe d’épines. Il a une des plus courtes moelles épinières de tous les mammifères, n’allant pas au-delà de la dernière vertèbre thoracique.

La musculature de la face, des mâchoires et de la langue est spécialisée pour permettre à l’animal de se nourrir. La langue est le seul moyen dont l’échidné dispose pour attraper ses proies. Elle peut sortir de 18 centimètres de son museau. La langue est collante en raison de la présence de glycoprotéines riches en mucus qui servent à la fois à la lubrifier dans ses rapides mouvements de va et vient et à retenir fourmis et termites qui se retrouvent engluées. La protrusion de la langue est permise par la contraction des muscles circulaires qui la font changer de forme et la propulsent vers l’avant et celle des deux muscles génioglosses fixés à l’extrémité caudale de la langue et à la mandibule. La langue en protrusion est gonflée et rigidifiée par un afflux de sang, ce qui lui permet de se faufiler dans le bois et le sol. Pour se rétracter, la langue a besoin de la contraction de deux autres muscles extrinsèques : les sternoglosses. Quand la langue rétractée dans la cavité buccale se met à ressortir, les proies sont retenues sur la face arrière des « dents » en kératine situées sur le palais, ce qui permet de les capturer et de les écraser. La langue se déplace à grande vitesse et on a pu mesurer qu’elle pouvait faire cent va-et-vient à la minute.

De nombreuses adaptations physiologiques lui ont été nécessaires compte tenu de son style de vie. Pour pouvoir rester enfoui lorsqu’il se sent menacé, il doit être capable de supporter de fortes concentrations en gaz carbonique dans l’air qu’il respire ; il peut même rester volontairement dans une telle situation. Ses oreilles sont sensibles aux basses fréquences, ce qui lui permet d’entendre plus facilement les bruits faits par les termites ou les fourmis dans leurs galeries. Son museau tanné porte des récepteurs mécaniques et thermiques qui lui donnent des informations sur le milieu environnant. L’échidné à nez court a un système olfactif bien développé qui lui permet de repérer ses partenaires et ses proies. Il bénéficie d’une analyse des visions très développée et on a pu montrer qu’il avait un pouvoir de discrimination visuel et une mémoire spatiale comparables à celle du rat. Son cerveau et l’ensemble de son système nerveux central ont été étudiés de façon approfondie pour le comparer à celui des animaux placentaires. L’échidné à nez court possède le plus important cortex préfrontal de tous les mammifères si on le rapporte à sa taille. Il a des périodes de mouvements rapides des yeux pendant son sommeil comme on le retrouve dans le sommeil paradoxal chez l’homme. On a pu montrer aussi que son cerveau possédait un claustrum semblable à celui des placentaires et ce à la différence de leurs ancêtres communs.

Aucune étude détaillée sur le mode de vie des échidnés n’a été publiée mais on s’est contenté d’observer plusieurs points de son comportement.

En dehors de leur petite enfance passée dans un terrier avec leur mère, les échidnés sont des animaux solitaires. Ils n’ont pas de territoire fixe mais se déplacent sur un vaste domaine. Généralement, ils sont actifs le jour mais comme ils sont mal équipés pour supporter la chaleur, n’ayant pas de glandes sudoripares et ne sachant pas haleter, ils inversent leur rythme de vie en saison chaude, dormant à l’ombre dans la journée et devenant actifs le soir et la nuit. Ils peuvent supporter des températures basses et dans les régions très froides, hibernent.

L’échidné à nez court peut vivre dans n’importe quel endroit où la nourriture est abondante. Il localise sa nourriture grâce à son odorat, à son ouïe et grâce aux capteurs à l’extrémité de son museau et festoie régulièrement de termites et de fourmis. Ce sont de animaux fouisseurs efficaces, utilisant leurs puissantes pattes avant pour déterrer leurs proies ou pour creuser des terriers pour s’abriter. Ils peuvent même s’enfouir rapidement dans la terre s’ils ne trouvent pas très vite un abri lorsqu’ils se sentent menacés.

L’échidné sait nager et il peut même se laisser glisser volontairement dans l’eau.

En Australie, on le rencontre en abondance dans les zones boisées où l’on trouve beaucoup de pièces de bois remplies de termites. Dans les régions agricoles, il vit surtout dans les zones non débroussaillées. On peut le trouver aussi dans les régions herbacées, les zones arides et même à la périphérie des banlieues des grandes villes.

On connait par contre peu de choses sur son mode de vie en Nouvelle Guinée. On les trouve dans les zones boisées à végétation clairsemée du sud du pays entre Merauke à l’ouest et Kelp Welsh River, à l’est de Port Moresby.

L’échidné à nez court cherche un ou une partenaire entre mai et septembre ; la date précise de la saison des amours varie suivant les régions. Mâles et femelles dégagent une odeur forte à cette époque. Pendant la période précédant l’accouplement – observée pour la première fois en1989 -, les mâles localisent et poursuivent les femelles. On a ainsi pu voir une suite de dix mâles les uns derrière les autres poursuivre une seule femelle pendant la rituelle période prénuptiale qui peut durer jusqu’à quatre semaines ; la durée de cette période varie également suivant les régions. Dans les régions les plus froides comme en Tasmanie, les femelles peuvent s’accoupler quelques heures après être sorties d’hibernation.

Lorsque la femelle est prête à s’accoupler, elle choisit sur des critères encore inconnus, l’un ou plusieurs des mâles qui la suivaient. Avant de s’accoupler, le mâle sent la femelle, portant une attention toute particulière au cloaque. On a souvent pu constater que le mâle poussait la femelle pour la coucher sur le côté et prenait lui-même la même position de sorte que les deux animaux se retrouvent abdomen contre abdomen. La femelle peut s’accoupler avec six partenaires différents. Après l’accouplement, la femelle va pondre un seul œuf et les femelles ont au plus un petit par saison.

La fécondation se produit dans l’oviducte. La gestation dure ensuite entre 21 et 28 jours, période durant laquelle la femelle va construire une tanière pour son petit. Après la période de gestation, la femelle pond un œuf à la peau caoutchouteuse de 13 à 17 millimètres de diamètre qu’elle place aussitôt dans une petite poche abdominale orientée vers l’arrière. Dix jours après avoir été pondu, l’œuf éclot et le petit utilise un diamant placé sur la pointe du museau pour casser la coquille. Le diamant disparait peu après l’éclosion.

À la naissance, les petits mesurent environ 1.5 centimètre de long et pèsent entre 0,3 et 0,4 grammes. Les australiens appellent les jeunes échidnés puggles. Le petit se fixe lui-même à l’aréole cutanée qui sécrète du lait (les monotrèmes n’ont pas de mamelles). On ne sait pas exactement comment font les petits pour téter, mais on a pu constater qu’ils étaient capables d’absorber de grandes quantités de lait à chaque tétée car les jeunes doivent pouvoir survivre à des absences de leurs mères de cinq à dix jours.
Les principaux composants du lait sont le fucosyllactose et le sialyllactose ; le lait est riche en fer ce qui lui donne une couleur rose. Les jeunes quittent définitivement la poche maternelle vers l’âge de deux à trois mois à cause de la croissance des piquants. Les tétées diminuent progressivement de fréquence pour s’arrêter vers l’âge de six mois, soit une période de lactation d’environ 180 jours. Les petits sortent le terrier entre 180 et 240 jours. Ils se séparent de leur mère à l’âge d’un an.

L’âge de la maturité sexuelle n’est pas connu avec précision mais semble se situer entre quatre et cinq ans. Une étude sur douze ans, publiée en 2003 a montré que cette espèce d’échidné atteignait sa maturité sexuelle entre cinq et douze ans et que la fréquence de reproduction variait entre une fois tous les deux ans et une fois tous les six ans. Dans la nature, il peut vivre jusqu’à l’âge de 45 ans.

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Protection des animaux et culture

Posté par othoharmonie le 18 août 2013

Protection des animaux et culture    dans HERISSON aL’échidné à nez court est un animal commun dans pratiquement toutes les zones tempérées d’Australie et dans les plaines de Nouvelle-Guinée et il n’est donc pas classé dans les espèces en danger. En Australie, sa population a moins été affectée par la mise en culture des sols que celle d’autres espèces car les échidnés n’ont pas besoin d’habitat particulier pour vivre, à partir du moment où ils disposent de fourmis et de termites.

Malgré leur protection épineuse, ils ont beaucoup de prédateurs : oiseaux de proie, diable de Tasmanie, chats, renards, chiens. Ils étaient consommés par les aborigènes – d’où leur nom dans les langages locaux – et par les premiers colons européens. Mais la principale cause de destruction actuelle est la circulation automobile qui a conduit en certains endroits à sa disparition totale. Une maladie due à l’ingestion d’un plathelminthe, Spirometra erinaceieuropaei, provoque la mort de l’animal.

La Wildlife Preservation Society du Queensland mène une grande campagne (appelée « Echidna Watch ») d’étude et de surveillance de l’échidné sur tout le territoire australien.

La reproduction en captivité est très difficile en partie à cause de la faible fréquence des périodes de reproduction. Seulement cinq zoos ont réussi à obtenir une fécondation et une mise bas mais aucun des petits n’a survécu jusqu’à l’âge adulte. Ce problème s’il n’est pas trop grave pour le moment pour l’échidné australien est beaucoup plus préoccupant pour son cousin Zaglossus.

Echidné et culture australienne

L’échidné participe à la culture animiste des populations aborigènes notamment dans la tradition verbale mais aussi dans les peintures rupestres. L’échidné est un totem pour certaines tribus notamment la population Noongar. Beaucoup de tribus véhiculent des contes sur l’échidné. L’un d’entre eux explique que l’animal fut créé lorsqu’une nuit, un groupe de jeunes chasseurs affamés croisa sur sa route un wombat. Ils lancèrent leurs flèches contre l’animal, mais celui-ci réussit à s’enfuir dans l’obscurité. Le wombat se recouvrit des flèches pour assurer sa sécurité et se transforma en échidné. Un autre conte, encore plus connu, explique qu’un homme gourmand avait dérobé de la nourriture au reste de sa tribu aussi les guerriers le poursuivirent-ils avec leurs flèches et l’homme s’enfuit dans le bush où il se transforma en échidné, les flèches reçues étant devenues les épines.

L’échidné est un animal emblématique de l’Australie actuelle. On trouve son effigie côté pile de la pièce australienne de cinq cents et sur la pièce commémorative de 200 dollars australiensfrappée en 1992. On l’a trouvé plusieurs fois sur les timbres australiens : en 1974 sur le timbre à 25 cents, en 1987 sur un timbre à 37 cents et enfin en 1992 sur un timbre à 35 cents.

Pour les Jeux olympiques d’été de l’an 2000 qui se sont déroulés à Sydney, l’une des trois mascottes officielles des jeux fut l’échidné « Millie ».

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Intelligence des Corvidés

Posté par othoharmonie le 30 juillet 2013

Intelligence des Corvidés dans CORBEAU fish_crow_on_postLa famille des corvidés comprend les geais bleus, les choucas, les pies, les freux, les corbeaux et les corneilles. Ces oiseaux vivent en groupe, comme les dauphins, les éléphants et les humains. Leurs aptitudes sociales font qu’ils doivent mémoriser davantage d’éléments pour vivre en société et doivent faire preuve d’inférence cognitive pour survivre. Ils sont capables, entre autres, de déterminer l’organisation hiérarchique au sein de leur groupe. Par contre, certaines recherches insinuent que ces animaux n’apprennent que par association et ne sont pas capables d’une réelle compréhension. Les corvidés peuvent fabriquer des outils, contrairement à beaucoup d’autres animaux intelligents qui utilisent uniquement les ressources disponibles, sans chercher à les modifier. Par exemple, ils vont tordre une brindille plutôt que d’en chercher une déjà tournée de la bonne manière. De plus, les chercheurs notent que malgré l’abondance de bouts de bois et de tiges dans leur environnement, ces oiseaux transportent leurs outils (permettant d’attraper larves et insectes), plutôt que de perdre leur temps à en chercher d’autres. Les corbeaux font preuve d’une grande imagination. Ils sont ainsi capables d’utiliser la circulation routière pour casser les noix qu’ils sont incapables de briser eux-mêmes. Les corbeaux s’arrêtent aux feux de circulation et attendent patiemment la lumière rouge avant de récupérer leur butin. Les geais, de leur côté, ont trouvé une stratégie pour éliminer les parasites de leur plumage. Ils s’assoient sur les nids de fourmis, qui les arrosent d’acide formique. Le biologiste américain Bernd Heinrich étudie les corneilles depuis 15 ans. Ses travaux démontrent que cet oiseau, tout comme le corbeau, fait preuve d’empathie. Il passe sa vie avec le même partenaire et ceux-ci s’entraident.

Une expérience du chercheur Bernd Heinrich prouve que les corbeaux réussissent à se berner les uns les autres. Le scientifique a observé un corbeau qui tenait un biscuit dans son bec et tentait d’échapper à l’attention de ses semblables. Après un certain temps, l’animal a caché son butin sous une touffe d’herbe. Aussitôt, un autre corbeau est allé récupérer le biscuit. Mais le biscuit n’y était plus: le premier corbeau l’avait plutôt caché ailleurs.

Les corvidés possèdent une excellente mémoire. Selon les recherches d’Alan Kamil de l’Université du Nebraska, le geai bleu  dissimule de la nourriture dans une cache pour la reprendre par la suite. Il peut ainsi emmagasiner de la nourriture dans des milliers de caches et se souvenir où la retrouver. Non seulement il repère toutes les caches, mais il se souvient également de la qualité de la nourriture qui y est emmagasinée et évite les caches où la nourriture pourrait s’être dégradée.

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