• Accueil
  • > Recherche : fierté animal

Résultats de votre recherche

Paon TOTEM : la Vanité, la Fierté, la Beauté, la Complétude

Posté par othoharmonie le 10 mars 2017

.

Paon, oiseau d’Héra, est une image de la vanité et un symbole solaire, ce qui correspond au déploiement de sa queue en forme de roue. Paon est l’emblème de la dynastie solaire birmane. La danse birmane du Paon est en rapport avec la sécheresse provoquée par le Soleil. La mise à mort du Paon (comme celle du Cerf) est un appel à la pluie, à la fertilisation céleste.

Paon

Il est aussi symbole de beauté et du pouvoir de transmutation, car la beauté de son plumage est supposée produite par la transmutation spontanée des venins qu’il absorbe en détruisant les Serpents. Ceci dans le cas de l’identification du Serpent à l’élément Eau, qui confirme l’apparentement du Paon au Soleil, à l’élément Feu. En Chine, le Paon sert à exprimer les vœux de paix et de prospérité. On l’appelle l’entremetteur et, dit-on, son seul regard suffit à faire concevoir une femme.

Dans la tradition chrétienne, le Paon symbolise la roue solaire, il est un signe d’immortalité, et sa queue évoque le ciel étoilé. Au MoyenOrient, représentés de part et d’autre de l’arbre de vie, les Paons sont symboles de l’âme incorruptible et de la dualité psychique de l’homme.

Parfois, le Paon sert de monture à son cavalier qu’il dirige de façon certaine. Il est appelé l’animal aux Cent Yeux, devenant signe de la béatitude éternelle, de la vision face à face de Dieu par l’âme. Dans les traditions ésotériques, le Paon est symbole de totalité, parce qu’il réunit toutes les couleurs sur l’éventail de sa queue déployée. Il indique l’identité de la nature de l’ensemble des manifestations et leur fragilité, car elles apparaissent et disparaissent aussi vite que le Paon se déploie et se replie. Puissant Oiseau protecteur, le Paon se distingue par son plumage magnifique et ses cris rauques. Ses plumes colorées, ses ocelles et même les mythes qui le concernent sont liés aux cycles de vie et de mort de la nature. Lorsque le Paon apparaît, nous pouvons nous attendre à côtoyer la naissance, la mort et la résurrection. Si nous n’acceptons pas l’idée que la naissance est suivie de la mort et que la renaissance succède à la mort, nous vivons probablement beaucoup d’insatisfaction, et peut-être même des périodes de dépression. Lorsque le Paon se manifeste, c’est pour nous donner l’assurance que tout ce qui est perdu sera remplacé par quelque chose de neuf et de plus avantageux pour nous.

La difficulté consiste en ce que nous ignorons pourquoi nous rencontrons des obstacles, pourquoi nous connaissons des échecs, jusqu’à ce que le processus arrive à son terme. Alors, nous nous exclamons souvent : « Ah ! voilà pourquoi les choses refusaient de s’arranger ! »

Le cri du Paon a quelque chose de criard, de moqueur, comme pour nous suggérer de prendre la vie avec humour, même dans les circonstances les plus difficiles. Si nous apprenons à cultiver le sens de l’humour, nous serons en mesure de mieux faire face aux séparations, à l’effondrement de nos projets et même aux rêves brisés. En Égypte, le Paon était considéré comme un oiseau sacré, par ce qu’il détruisait les serpents venimeux. Son plumage ocellé lui donne l’apparence d’un être aux yeux multiples. L’apparition du Paon nous rappelle qu’il ne faut pas prendre l’apparence pour la réalité. Notre regard doit se tourner vers l’essentiel, et tout ce qui disparaît de notre vie nous était probablement devenu préjudiciable à certains égards. Paon est l’oiseau qui ressemble le plus au phénix de jadis, cet oiseau légendaire, symbole de résurrection, qui renaissait de ses cendres après avoir été sacrifié sur un bûcher.

Quoi qu’il puisse se passer actuellement dans notre vie, le Paon nous promet la résurrection et la renaissance. Nous ignorons peut-être comment cela se produira, mais cette promesse se réalisera. Les plumes de Paon ont été utilisées à des fins rituelles et cérémonielles partout sur la planète. Les reflets bleu-vert de l’oiseau mâle suscitent un sentiment d’émerveillement et lui confèrent une magnificence altière, alors que les ocelles de sa queue font penser à des centaines d’yeux, de sorte que l’oiseau a souvent été un symbole de vigilance. Ainsi, il se peut que nous ne voyions pas notre entourage sous son véritable jour. Quelque chose échappe peut-être à notre vue ; peut-être voyons-nous plus ce qu’il y a réellement.

paon1

De façon négative, il est le reflet d’une ombre flottant au-dessus de nous, une ombre que nous avons du mal à distinguer correctement. Même si ce n’est évident à admettre, l’ombre fait partie de la phase de la mort dans un nouveau cycle de vie ; elle sera suivie d’une renaissance ou d’une résurrection, mais uniquement lorsque nous aurons abandonné ce qui n’est plus salutaire pour nous. C’est le moment de nous concentrer sur du neuf. Les grosses pattes du Paon revêtent une signification symbolique, puisque nos pieds nous permettent de prendre appui sur le sol.

Cela indique que l’appui auquel nous nous fions n’est peut-être pas aussi solide que nous l’avions imaginé. Nous ne pouvons compter vraiment pas sur les autres en ce moment. Sommes-nous aveugles aux chances qui nous sont données de recréer notre vie ? Refusons-nous de profiter des occasions qui s’offrent à nous ? Avons-nous perdu notre sens de l’humour face à la vie ? Le temps est-il venu d’abandonner ou de laisser mourir certaines choses afin de pouvoir poursuivre notre route ? Avons-nous besoin d’aide et de conseils spirituels ?

Publié dans PAON | 2 Commentaires »

COLIBRI SUR LE CHAPEAU

Posté par othoharmonie le 20 janvier 2016

image

 

Les colibris ont été victimes de notre admiration. On les a jadis chassés pour leur magnifique plumage. Les autochtones de l’Amérique du Sud utilisaient les plumes des colibris pour leurs ornements. Dans le marché de la mode du milieu du XIXe siècle, en Europe et en Amérique du Nord, les plumes de colibris étaient très convoitées. À cette époque, plusieurs millions de peaux de colibris ont été exportées d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud, non seulement pour décorer les chapeaux et les vêtements des dames, mais aussi pour des manufactures d’ornements et de fleurs artificielles. Plus récemment, on a commencé à en capturer en grand nombre dans des volières et des cages, afin de les observer de plus près. À moins de permis spéciaux, il est interdit de garder les colibris en captivité.

Comment on chasse les oiseaux de paradis à la Nouvelle-Guinée

Quelques lignes n’eussent pas suffi à dénombrer ici toutes les cruautés de la mode. Comment se procure-t-on ces admirables oiseaux de paradis qui font l’ornement des chapeaux de nos élégantes et valent par leur beauté et leur rareté de véritables fortunes ?… Notre gravure montrera à nos lecteurs comment s’opère cette chasse ; et notre Variété leur dira par quelles ruses, et au prix de quels préjudices pour l’agriculture, on s’empare de tant d’oiseaux utiles, de tant de jolies bêtes qui faisaient la joie de la nature et la richesse des campagnes, pour les faire périr dans de hideuses tortures, afin de parer de leurs dépouilles les chapeaux des belles dames.

VARIETÉ
Les Cruautés de la mode

Un paradisier de dix mille francs. – Hécatombes d’oiseaux. – Goélands et mouettes. -Un désastre pour l’agriculture.- La chouette porte-bonheur. – L’électrocution des hirondelles. – Oiseaux étouffés ou écorchés vifs. – Le héron scalpé. Comment on obtient la plume d’autruche: – Les ligues pour la protection des oiseaux. – La mode criminelle et triomphante.

Les cruautés de la mode… En lisant ce titre, mes lectrices vont me taxer d’exagération. -
– Est-il possible, diront-elles, d’accuser la mode de cruauté ?… La mode peut être absurde, ridicule, baroque, elle peut commettre des excentricités… Mais des cruautés ?
Oui, des cruautés !… je maintiens mon titre, mesdames, et je vous demande la permission de dresser un acte d’accusation documenté qui vous convaincra, je l’espère.

Vous avez pu lire, ces jours derniers, dans les journaux, que le Jardin zoologique de Londres venait de recevoir d’Océanie un admirable oiseau de paradis dont on estimait la valeur à dix mille francs pour le moins, en raison de sa rareté.
Eh bien, savez-vous, mesdames, pourquoi ce paradisier est si rare ?… Parce que, sans relâche, depuis des années, on lui fait une guerre impitoyable: on le poursuit, on le capture, on le tue pour que vous puissiez vous en faire une parure.
Et ce qui se passe pour l’oiseau de paradis se produit également pour tous les oiseaux dont la beauté tente votre coquetterie.

Pour vous permettre de satisfaire à cette mode barbare et criminelle, on détruit tout ce que la nature a créé de plus beau, de plus joyeux et de plus inoffensif.
Il faut que vous sachiez pourtant à quels chiffres fantastiques s’élèvent les hécatombes d’oiseaux dont les plumes servent à orner vos chapeaux.

peintures-hachidori-le-colibri
Les seuls modistes parisiennes consomment annuellement jusqu’à 40,000 hirondelles de mer. Un marchand de Londres, – un seul marchand – a vendu, dans l’année 1907, 32,000 oiseaux-mouches, 80,000 oiseaux de mer et 800,000 paires d’ailes d’oiseaux de diverses espèces. On estime à 300,000,000 le chiffre des oiseaux sacrifiés, tous les ans, dans les pays civilisés, à la mode féminine.
Certains pays sont presque complètement dépeuplés d’oiseaux qui leur sont spéciaux. Tels sont le canard du Labrador, le pigeon de l’île Maurice, le râle d’Auckland, l’étourneau de la Réunion, le bouvreuil de Açores et la mésange à tête blanche.

Mais cette frénésie de massacre ne s’exerce pas que sur les oiseaux exotiques. Les hôtes ailés de nos campagnes et de nos côtes en sont aussi les victimes.
Il y a deux ou trois ans, la chasse des goélands et des mouettes avait pris, en France et en Angleterre, des proportions inquiétantes. Les jolis oiseaux de mer n’eussent pas tardé à disparaître jusqu’au dernier, si ou n’eût apporté en maints endroits des entraves à cette destruction systématique. Dans le comte de Devonshire, près de l’île Lundy, où les mouettes étaient très abondantes, on vit, à maintes reprises, les chasseurs arracher aux oiseaux blessés leurs ailes – qui seules pouvaient servir à l’ornementation des chapeaux féminins – et rejeter à la mer les corps pantelants des pauvres bêtes.

A Granville, un arrêté municipal défendit la chasse aux oiseaux de mer. A Camaret, les pêcheurs eux-mêmes réclamèrent la protection du préfet du Finistère pour ces mouettes et ces goélands qui, disaient-ils, « rendent d’immenses services aux pêcheurs, à qui ils indiquent les bancs de sardines qu’ils suivent dans leur marche. »
Sans cette intervention intéressée, il est probable que l’on ne verrait plus aujourd’hui une seule mouette sur nos côtes.

***

Quant aux jolis oiseaux de nos champs et de nos bois, on sait quelle guerre acharnée leur est faite. Des intérêts électoraux empêchent le plus souvent l’application des lois qui les protègent. Ces lois, dans le Midi surtout; sont lettres mortes. L’extermination en masse des oiseaux par les engins prohibés est ouvertement tolérée. Il n’y a plus d’oiseaux en Provence. Il n’y en a plus guère dans maintes autres provinces françaises. Or, la disparition des oiseaux n’est pas seulement un préjudice pour le pittoresque et le charme des campagnes, c’est encore un désastre pour les récoltes. Un professeur d’agriculture a calculé que 45,000 chenilles, vers et autres insectes étaient nécessaires pour alimenter, dans l’espace d’une saison, une seule nichée de mésanges. C’est au chiffre de 300 millions de francs que les calculs les plus modérés évaluent les dégâts que font subir annuellement à l’agriculture les insectes dont les oiseaux font leur nourriture habituelle. Plus le nombre de ceux-ci diminuera, plus augmentera, par conséquent, le chiffre des déprédations dues à la vermine des champs.

La prospérité économique du pays en sera fatalement ralentie… Mais qu’est-ce que ça peut bien faire aux despotes qui créent la mode et aux brebis de Panurge qui la suivent ?…

Ces oracles avaient, l’an dernier, à pareille époque, décrété que rien ne serait mieux porté sur un chapeau féminin que la tête de la chouette, du hibou, du grandduc et de l’effraie. On se mit donc à faire une chasse furibonde à ces oiseaux de nuit. Or, ils sont de ceux, qu’on devrait protéger envers et contre tout, car chacun sait qu’ils ne vivent que de rats, de souris et de tous ces petits rongeurs qui causent tant de dégâts dans les cultures… Eh bien ! non, pour obéir aux ukases de l’élégance, et pour la satisfaction d’une mode grotesque et barbare, on les détruisit en masse.

Ces bêtes si utiles étaient autrefois victimes d’une superstition qui régnait dans les villages. En liberté, disait-on, elles portaient malheur, alors que, clouées à la porte d’une grange, elles portaient bonheur au logis. Il n’y a pas plus de vingt-cinq à trente ans, j’ai vu encore de ces pauvres oiseaux crucifiés, dont les ailes pleuraient du sang autour des clous.

L’instruction a chassé des campagnes cette croyance féroce. Et c’est le monde des villes, le « beau monde » qui la recueille à présent !… Une feuille mondaine, annonçant cette mode nouvelle, assurait que, « fixée au-dessus d’un joli front, la tête d’une chouette présageait toutes sortes de prospérités ».

Peut-on penser vraiment qu’il y ait chez nous des femmes assez dénuées de bon sens et de sensibilité pour croire qu’un bonheur puisse leur venir d’une aussi imbécile cruauté ?…

La mode, qui ne respecte rien, s’attaqua même, voici quelques années, aux pauvres petites hirondelles qui sont les bons génies de nos toits. Il y eut un moment où l’hirondelle était l’ornement obligé de tout chapeau féminin.

C’est à l’époque de leur migration, quand elles s’apprêtaient à traverser la Méditerranée, ou bien quand elles nous revenaient après l’avoir traversée, que les habitants de certaines contrées du Midi les sacrifiaient par milliers.
Il y avait plusieurs moyens de les prendre. Voici le piège indigne qu’on leur tendait généralement, et qui constituait le moyen le plus expéditif de s’emparer d’elles : on tendait des rangées de fil de fer pareilles à celles des fils télégraphiques. Les hirondelles venaient s’y poser sans défiance. Quand le chasseur jugeait qu’elles étaient en nombre suffisant, il les foudroyait en faisant passer dans les fils un courant électrique d’une grande intensité.

Un de nos confrères rapportait alors ce détail typique sur l’hécatombe des hirondelles : « J’ai vu un jour, disait-il, un plumassier de Paris télégraphier à Marseille pour une commande d’hirondelles. Quatre jours après, il en avait reçu 220 prises en même temps de cette façon expéditive…» Et voilà à quelles inexcusables barbaries la coquetterie féminine doit ses coutumières satisfactions…

***

Mais ces cruautés ne sont rien auprès de celles qu’on fait subir aux jolies bêtes des Tropiques pour leur conserver, mortes, le brillant de leur plumage. Le colibri, l’oiseau-mouche, ces « flammes ailées », comme les appelle Michelet, sont si frêles qu’on ne peut les chasser avec le plomb le plus petit. On les prend avec un piège placé dans la corolle des fleurs dont ils vont sucer le suc, ou bien encore on les étourdit soit en leur lançant du sable au moyen d’une sarbacane, soit en tirant un coup de fusil à poudre, dont la répercussion suffit à les jeter à terre.
Pour prendre les marabouts, les bengalis et les sénégalis, les noirs d’Afrique creusent un trou dans le sable, en des endroits où ils savent que l’eau peut suinter ; ils dissimulent un filet sur le bord de cette mare improvisée. Après le coucher du soleil, les oiseaux viennent en masse s’y baigner et s’y désaltérer. Alors, le filet se rabat brusquement et les pauvres petites bêtes sont captives.

Quant aux paradisiers, les Papous de la Nouvelle-Guinée les prennent à la glu ou avec des lacets. Ils réussissent même parfois à les saisir vivants, en grimpant sur les arbres où les oiseaux dorment. Mais le moyen le plus répandu consiste à les étourdir et à les abattre au moyen d’une flèche faite avec la nervure d’une feuille de latanier, dont le bout est garni d’une lourde boule de gutta-percha.
Tous ces animaux pris vivants ou simplement étourdis sont écorchés vifs ou étouffés dans un four ad hoc. Ainsi, leur plumage n’est point endommagé, ne porte aucune trace de sang, et les belles dames peuvent se parer avec fierté de leurs dépouilles.

1000990-ColibriMais la barbarie la plus abominable est celle qu’on emploie pour se procurer l’aigrette du héron blanc, la plus belle, la plus recherchée de toutes les aigrettes.
Le héron blanc, qui fournit cet ornement si convoité par toutes les modistes de la terre, n’en est lui-même avantagé par la nature que pendant la saison des nids. Très sauvage, en temps ordinaire, il reste, une fois père, auprès de ses enfants, et, absorbé par sa tendresse, se laisse approcher avec facilité. On ne le capture pas, on se contente de lui enlever la peau de la tête, garnie du précieux duvet, et l’infortuné, ainsi scalpé, meurt lentement et douloureusement, près de ses petits, qui ne tardent pas, eux aussi, à périr, faute de nourriture.

Chaque aigrette de héron blanc représente une somme terrible de souffrances subies par une jolie bête inoffensive, et la mort de toute une nichée d’oiseaux… Réjouissez-vous, ô fastueuses élégantes qui pouvez garnir vos chapeaux de ces plumets merveilleux, dont le kilogramme se vend. jusqu’à cinq mille francs sur les marchés de Londres et de New-York, réjouissez-vous ! il n’est pas donné à tout le monde de se parer au prix de tant de cruautés.

La plume d’autruche elle-même ne s’obtient pas, quoiqu’on puisse en croire, sans faire souffrir l’animal. On sait que le fermage des autruches est une industrie qui se pratique en Afrique et dans l’Amérique du Sud. Il y a, au Cap, des fermes d’autruches depuis plus de quarante ans. On récolte les plumes au moment de la mue, c’est-à-dire vers les mois de Juin ou Juillet. Les plumes du dos et du ventre tombent naturellement, mais il faut tirer celles de la queue et des ailes, et ce tirage ne va pas sans brutalité.

Voici comment on s’y prend dans les fermes du Cap. Un gardien attire à l’écart l’autruche en lui jetant du grain. Pendant que la bête baisse la tête, le gardien la saisit par le cou. En même temps, quelques hommes vigoureux se jettent sur elle, se cramponnent aux pattes, aux ailes, et la forcent à s’accroupir. Maintenue en cet état, on lui arrache les plumes des ailes et de la queue. Ce procédé barbare est souvent fatal à l’autruche qui, en se défendant, peut se briser une jambe.
« Il faut souffrir pour être belle » disait un proverbe d’autrefois… « Il faut faire souffrir pour être belle », devrait dire plus justement ce proverbe, aujourd’hui.

***

Au printemps dernier, j’assistais à une conférence antivivisectionniste faite à Paris, dans une salle très mondaine, par un savant médecin. L’auditoire était des plus selects : messieurs en habit, dames en grands falbalas… Car l’antivivisectionnisme devient, à ce qu’il paraît, un petit jeu pour snobs et snobinettes. Or, je remarquai que ces personnes sensibles, qui frémissaient d’horreur au récit des souffrances subies par de pauvres animaux dans les chambres de tortures de la science, avaient toutes d’immenses chapeaux chargés de plumes, d’ailes, d’oiseaux entier… Et ces dames ne semblaient même pas se douter qu’elles étaient elles-mêmes complices de cruautés tout aussi répréhensibles que celles qui soulevaient leur indignation.
0 inconscience !…

Pourtant, les femmes ne peuvent arguer de leur ignorance. Partout, en Allemagne, en Angleterre, en Suisse, des ligues se sont créées pour combattre le port des plumes d’oiseaux. La reine d’Angleterre est, elle-même, à la tête de la ligue anglaise. Elle ne permet, dans son entourage, que les plumes provenant de l’autruche ou de la volaille de basse-cour.

On conte même, à ce-propos, une jolie anecdote. Un jour, la reine Maud de Norvège se présenta à une fête de charité, à Londres, avec un chapeau orné d’une superbe orfraie. La reine d’Angleterre fut informée de ce manquement à ses principes.

Elle manda sa fille et lui intima l’ordre d’enlever immédiatement ce chapeau. Et la reine Maud obéit et donna désormais l’exemple du respect aux volontés si généreuses et si humaines de sa mère.

En Amérique, certains États ont même fait des lois contre cette mode barbare « Aucune femme, mariée ou non, dit une de ces lois, ne pourra porter sur son chapeau d’autres plumes que celles provenant d’un dindon, d’un coq ou de tout autre oiseau de basse-cour destiné à l’alimentation… »

Des amendes considérables punissent toute infraction à cette loi.
Eh bien, en dépit de tout cela, cette mode absurde et cruelle subsiste, plus forte, plus impérieuse que jamais. Le ruban, la fleur, ces industries si françaises, sont abandonnées: la plume triomphe ! Il paraît que les chapeaux de femmes, cette saison, seront encore plus garnis de dépouilles d’oiseaux qu’ils ne le furent jusqu’ici.
Allons !… Nous vivons décidément en des temps singuliers. Les objurgations en faveur de la raison et de la pitié ne rencontrent qu’indifférence et cynisme, et il en est, hélas !des crimes de la mode comme des autres crimes : ils restent impunis.

Ernest LAUT. Le Petit Journal illustré du 8 Novembre 1908

Publié dans COLIBRI, XXX - ARTICLES DE PRESSE | Pas de Commentaires »

Le Castor : le Bâtisseur, l’Être d’Action, le Professionnel

Posté par othoharmonie le 13 décembre 2015

 

castorCycle : la Lune du Retour des Grenouilles. Animal totem complémentaire : Pic-vert, Ours et Oie des neiges. Couleur : jaune. Forces : débrouillard, méthodique, travailleur, volontaire, efficace, généreux, digne de confiance, patient. Faiblesses : entêté, sensible, possessif, exigeant, séducteur, jaloux, rigide, matérialiste.

 Chez les Amérindiens, Castor était considéré somme le grand bâtisseur. Son organisation et son esprit de clan les influencèrent beaucoup. Votre sens pratique est très développé. Mécontent de votre sort, vous êtes capable de tout transformer, même au détriment des autres. Si vos attachements sont forts, vous n’en restez pas moins sujet à des volte-face imprévisibles. La Terre nourricière est votre point d’ancrage et vous y puisez vos ressources et votre énergie. Vous savez prendre vos responsabilités et mener à bien vos projets. Si vous vivez en ville, accordez-vous des périodes de repos à la campagne. Entourez-vous de plantes ; vous savez les bichonner.

Pour vous, le mariage est plus qu’un désir : c’est une nécessité. Sans votre partenaire, point de salut ! Votre but principal est d’obtenir la sécurité financière. Et, de grâce, ne pensez pas que tous les gens que vous aimez vous appartiennent : laissez-les respirer et voir d’autres personnes de temps en temps !

Votre totem minéral : la Chrysocolle. Sa couleur oscille entre le vert et le bleu. Les Amérindiens la portaient pour harmoniser en eux les énergies de la terre et du ciel. Elle porte chance et santé à son possesseur. Elle a en outre le pouvoir de purifier l’âme et le cœur. La porter sur soi garantit un bon équilibre émotionnel et favorise la méditation.

Votre totem végétal : le Camas Bleu. Cousin du Lys, il pousse dans certaines régions d’Amérique du Nord. Les Amérindiens l’utilisaient pour adoucir les aliments, maintenir le taux de sucre dans le sang et éviter le diabète. Il aide à soutenir les efforts et à se sentir bien. Castor est pratique et pragmatique. Dans son travail, il recherche avant tout la sécurité, tout en profitant des petits plaisirs de la vie. Il aime que son travail soit programmé et organisé et ne laisse rien au hasard. Il sait planifier sa carrière et tout mettre en œuvre pour atteindre le succès, mais il n’est pas sensible au statut social. Castor est productif et travaille assidûment, quelle que soit sa tâche. Il accomplit tout avec la même constance et concentration. Il est souvent le « moteur » permettant de développer et de réussir un projet, car il fait le plus gros du travail.

Les Castors résistent au changement en valorisant les structures mises en place. Ils s’épanouissent dans des carrières où le poste est stable et apporte un revenu régulier. Ils préfèrent un travail inintéressant, voire même ennuyeux, au revenu cependant confortable plutôt qu’un emploi plus motivant mais présentant le risque d’avoir des revenus irréguliers ou de connaître l’insécurité financière. Comme sa situation financière est pour lui d’une grande importance, Castor recherche un métier dans des institutions stables qui lui donnent des possibilités d’avancement à long terme. Cet intérêt pour les finances n’est pas seulement d’ordre émotif. Castor s’épanouit en effet dans les métiers ayant un rapport direct avec l’argent, il se complaît comme gestionnaire de fortune, banquier, employé de commerce, comptable…

Castor adore le grand air et a de nombreuses affinités avec la Terre. Son sens inné de l’esthétique le pousse à travailler dans des bureaux calmes et agréables. Il s’épanouit dans des domaines proches de la nature ou de l’esthétisme en tant que jardinier, agriculteur, fleuriste, paysagiste, gérant de galerie d’art, historien, antiquaire, thérapeute en médecine douce. Castor ne recherche pas des postes de direction, car il préfère rester en retrait. S’il se trouve malgré tout dans une telle position, il se révèle conservateur, méthodique et calme. Il prend le temps d’analyser et de rassembler des informations avant de prendre toute décision. Il sait récompenser l’engagement et la loyauté de ses collaborateurs.

Son clan : Tortue. Son élément : Terre. Son allié : Serpent. Il est créatif, ingénieux, actif, intense, avec un grand besoin de stabilité pour se ressourcer. Cela inclut un sens aigu de la famille et du chez-soi. Cet animal nous éclaire sur la puissance du travail accompli et sur la fierté qu’on en tire. Pour parvenir ensemble à atteindre un objectif, il faut avoir l’esprit d’équipe. Ce dernier favorise l’harmonie.

Le Castor : le Bâtisseur, l’Être d’Action, le Professionnel dans CASTOR American_BeaverCastor symbolise le travail, le labeur. La force de Castor aide à concrétiser ses projets ; ne pas hésiter à les faire avec son entourage, car le Castor est très « famille ». Il défend aussi son ouvrage, et reste vigilant. Si vous rêvez de Castor, celui-ci vous annonce qu’il est temps de mettre en œuvre un projet que vous avez longtemps postposé, ou de finaliser un projet inachevé. Castor est membre du clan de la Tortue, qui l’unit à l’élément terre. Tout comme ce reptile, vous cherchez un support solide pour progresser, mais vous pouvez aussi vous replier sur vous-même lorsque les circonstances vous déstabilisent. Dans ce cas, que votre partenaire amoureux s’arme de patience pour vous faire sortir de votre coquille ! Votre allié est Serpent, symbole d’évolution et de transformations successives.

Suivez les conseils de cet ami et apprenez à ne pas dramatiser si quelqu’un vous contredit. Et, de grâce, ne pensez pas que tous les gens que vous aimez vous appartiennent : laissez-les respirer et voir d’autres personnes de temps en temps ! Votre motivation dans la vie ? Le travail, l’effort, le résultat concret.

Mais, même lorsque vous engrangez des succès, vous n’êtes pas du genre à vous mettre en avant ! Pour vous, le labeur doit servir un objectif commun (celui de votre entreprise, de votre famille) et élever l’individu, lui permettre de progresser intérieurement. Car vous êtes plutôt attiré par la spiritualité. Vous n’avez pas beaucoup d’intimes, la plupart des gens qui vous entourent vous connaissent finalement assez mal.

Logique : vous vous livrez peu, non pas par défiance, mais parce que votre univers intérieur est si complexe que vous ne prenez pas forcément la peine de l’expliquer aux autres. Et la solitude, dans le fond, vous ne détestez pas. Pourtant, lorsque vous êtes entouré de ceux que vous aimez vraiment, vous montrez votre excellent fond : généreux, affectueux, vous pouvez sans problème vous sacrifier pour les autres, sans attendre aucun retour de leur part. Votre point faible : un pessimisme qui vous rend parfois un peu rancunier. Votre foi en la nature humaine est assez limitée ! Quand les choses ne tournent pas comme vous l’auriez souhaité, vous pouvez vous braquer, et vous fâcher avec ceux que vous jugez responsable des événements.

Les métiers de la médecine, du social, vous conviendront parfaitement, vous saurez y apporter toute l’efficacité qui sied, et le petit supplément d’âme qui fait du bien. Sur le plan affectif, vous pouvez avoir du mal à trouver quelqu’un qui soit aussi épris d’absolu que vous. Mais votre patience finira par être récompensée, et lorsque vous aurez trouvé le bon partenaire, vous saurez le garder. Castor est le second esprit totem de la roue de la vie des chamanes amérindiens. Il correspond au milieu du Printemps et à notre signe astrologique occidental du Taureau, auquel il peut apporter un éclairage nouveau et exotique. Au positif, Castor est un bâtisseur qui a un réel pouvoir pour modifier concrètement son environnement, changer le cours des choses et de la vie. Il a la capacité de transformer le désir en réalité. C’est un travailleur acharné, et il est étonnant de voir combien un animal d’un tel gabarit peut modifier en profondeur son espace vital en seulement quelques jours. Toutefois, s’il va trop loin dans sa volonté de recomposer la nature, il finit par s’accaparer, pour son seul usage, les richesses du monde et il modifie alors l’équilibre subtil de l’univers par une trop grande tendance à accumuler. De plus, il peut finir par piller, appauvrir son environnement à force de se concentrer sur ses seuls besoins. Castor, parce qu’il forme un couple pour la vie, est un modèle de fidélité et de stabilité. C’est un parent attentif, et sa force conduit à l’unité familiale, à la sécurité et au confort domestique (les huttes qu’il construit sont de vraies « villas » dotées de plusieurs pièces et de plusieurs entrées).

Il est d’une nature paisible, profondément non belliqueuse. Signalons un fait moins connu : pendant tout le Moyen-Âge, et Castor_fiber_vistulanus4 dans CASTORdu fait des premières observations maladroites faites au sujet de l’animal, Castor, précisément à cause de sa queue plate – Castor a bien la même étymologie que castré – fut réputé comme un exemple de chasteté : c’est là une métaphore collective sur la maîtrise possible de la sensualité que l’on retrouve dans notre astrologie avec l’axe Taureau/Scorpion.

L’autre caractéristique marquante de Castor est, bien sûr, son impressionnante denture, qui rappelle l’oralité Taureau : la bouche, symbole de ce qu’on absorbe, de ce qu’on assimile se retrouve en exergue.

Enfin, Castor semble disposer d’un don inné pour apaiser, calmer et soigner, puisqu’il est le seul animal sur terre dont le sang contient, à l’état naturel, de l’acide acétyle-salicylique : le principe actif de l’Aspirine.

Physiquement, celui qui veille ; Castor est trapu, bien en chair ; le bas du visage et le cou sont prédominants. La graisse s’accumule facilement dans ses tissus ; sa mâchoire et ses bras sont puissants. Il a le tempérament résolu, débrouillard, entêté, méthodique, sensible, travailleur, volontaire, possessif, rigide, entêté, exigeant, séducteur, dominateur

Publié dans CASTOR | Pas de Commentaires »

Paon : la Vanité, la Fierté, la Beauté, la Complétude

Posté par othoharmonie le 13 octobre 2015

Paon, oiseau d’Héra, est une image de la vanité et un symbole solaire, ce qui correspond au déploiement de sa queue en forme de roue. Paon est l’emblème de la dynastie solaire birmane. La danse birmane du Paon est en rapport avec la sécheresse provoquée par le Soleil. La mise à mort du Paon (comme celle du Cerf) est un appel à la pluie, à la fertilisation céleste.

 La fierté du paonIl est aussi symbole de beauté et du pouvoir de transmutation, car la beauté de son plumage est supposée produite par la transmutation spontanée des venins qu’il absorbe en détruisant les Serpents. Ceci dans le cas de l’identification du Serpent à l’élément Eau, qui confirme l’apparentement du Paon au Soleil, à l’élément Feu. En Chine, le Paon sert à exprimer les vœux de paix et de prospérité. On l’appelle l’entremetteur et, dit-on, son seul regard suffit à faire concevoir une femme. Dans la tradition chrétienne, le Paon symbolise la roue solaire, il est un signe d’immortalité, et sa queue évoque le ciel étoilé.

Au Moyen-Orient, représentés de part et d’autre de l’arbre de vie, les Paons sont symboles de l’âme incorruptible et de la dualité psychique de l’homme. Parfois, le Paon sert de monture à son cavalier qu’il dirige de façon certaine. Il est appelé l’animal aux Cent Yeux, devenant signe de la béatitude éternelle, de la vision face à face de Dieu par l’âme. Dans les traditions ésotériques, le Paon est symbole de totalité, parce qu’il réunit toutes les couleurs sur l’éventail de sa queue déployée.

Il indique l’identité de la nature de l’ensemble des manifestations et leur fragilité, car elles apparaissent et disparaissent aussi vite que le Paon se déploie et se replie. Puissant Oiseau protecteur, le Paon se distingue par son plumage magnifique et ses cris rauques. Ses plumes colorées, ses ocelles et même les mythes qui le concernent sont liés aux cycles de vie et de mort de la nature. Lorsque le Paon apparaît, nous pouvons nous attendre à côtoyer la naissance, la mort et la résurrection. Si nous n’acceptons pas l’idée que la naissance est suivie de la mort et que la renaissance succède à la mort, nous vivons probablement beaucoup d’insatisfaction, et peut-être même des périodes de dépression.

Lorsque le Paon se manifeste, c’est pour nous donner l’assurance que tout ce qui est perdu sera remplacé par quelque chose de neuf et de plus avantageux pour nous. La difficulté consiste en ce que nous ignorons pourquoi nous rencontrons des obstacles, pourquoi nous connaissons des échecs, jusqu’à ce que le processus arrive à son terme. Alors, nous nous exclamons souvent : « Ah ! voilà pourquoi les choses refusaient de s’arranger ! »

Le cri du Paon a quelque chose de criard, de moqueur, comme pour nous suggérer de prendre la vie avec humour, même dans les circonstances les plus difficiles. Si nous apprenons à cultiver le sens de l’humour, nous serons en mesure de mieux faire face aux séparations, à l’effondrement de nos projets et même aux rêves brisés. En Égypte, le Paon était considéré comme un oiseau sacré, par ce qu’il détruisait les serpents venimeux.

Son plumage ocellé lui donne l’apparence d’un être aux yeux multiples. L’apparition du Paon nous rappelle qu’il ne faut pas prendre l’apparence pour la réalité. Notre regard doit se tourner vers l’essentiel, et tout ce qui disparaît de notre vie nous était probablement devenu préjudiciable à certains égards. Paon est l’oiseau qui ressemble le plus au phénix de jadis, cet oiseau légendaire, symbole de résurrection, qui renaissait de ses cendres après avoir été sacrifié sur un bûcher. Quoi qu’il puisse se passer actuellement dans notre vie, le Paon nous promet la résurrection et la renaissance. Nous ignorons peut-être comment cela se produira, mais cette promesse se réalisera. Les plumes de Paon ont été utilisées à des fins rituelles et cérémonielles partout sur la planète. Les reflets bleuvert de l’oiseau mâle suscitent un sentiment d’émerveillement et lui confèrent une magnificence altière, alors que les ocelles de sa queue font penser à des centaines d’yeux, de sorte que l’oiseau a souvent été un symbole de vigilance. Ainsi, il se peut que nous ne voyions pas notre entourage sous son véritable jour. Quelque chose échappe peut-être à notre vue ; peut-être voyons-nous plus ce qu’il y a réellement.

De façon négative, il est le reflet d’une ombre flottant au-dessus de nous, une ombre que nous avons du mal à distinguer correctement. Même si ce n’est évident à admettre, l’ombre fait partie de la phase de la mort dans un nouveau cycle de vie ; elle sera suivie d’une renaissance ou d’une résurrection, mais uniquement lorsque nous aurons abandonné ce qui n’est plus salutaire pour nous. C’est le moment de nous concentrer sur du neuf. Les grosses pattes du Paon revêtent une signification symbolique, puisque nos pieds nous permettent de prendre appui sur le sol. Cela indique que l’appui auquel nous nous fions n’est peut-être pas aussi solide que nous l’avions imaginé. Nous ne pouvons compter vraiment pas sur les autres en ce moment.

Sommes-nous aveugles aux chances qui nous sont données de recréer notre vie ? Refusons-nous de profiter des occasions qui s’offrent à nous ? Avons-nous perdu notre sens de l’humour face à la vie ? Le temps est-il venu d’abandonner ou de laisser mourir certaines choses afin de pouvoir poursuivre notre route ? Avons-nous besoin d’aide et de conseils spirituels ?

Publié dans PAON | 1 Commentaire »

LA SALAMANDRE – Créature

Posté par othoharmonie le 31 janvier 2015

téléchargementVoilà un mot qui provient du grec et qui désigne un batracien urodèle, petit reptile noir taché de jaune, qui vit dans les lieux humides ou souterrains, dont la peau secrète un mucus très toxique et corrosif. Créature de feu, il symbolise la puissance solaire capable d’allumer et d’éteindre l’élément igné. Il établit un lien entre les éléments terre et eau, il évoque les souvenirs de l’âme reliés à la vie primitive sur la Terre et il révèle la faculté de changer d’apparence en présence d’un danger. On lui associe les notions d’aspiration, de changement, de motivation évolutive, d’amour de la vie, d’expression créatrice, de quête de Lumière et de Beauté. On l’associe aux âmes méritantes que rien ne peut anéantir parce que Dieu les protège tout au long de leur vie. Celles-ci ont acquis ces mérites en apprenant à maîtriser les feux de l’instinct. Il annonce souvent une inspiration spontanée, une ascension spirituelle. Il identifie la vivacité d’esprit ou des sentiments enflammés. Il confère le sens de la dignité et de la fierté.

La Tradition antique décrit la salamandre comme une espèce de triton qui vit dans le feu sans en être consumé. En fait, elle exprime l’image des flammes elles-mêmes, constituant la manifestation vivante du feu. Elle figure le Juste qui garde la paix de son âme, gardant sa confiance en Dieu au milieu des tribulations. En Alchimie, elle désigne la pierre fixée au rouge qui donne son nom au soufre incombustible. Le mot salamandre signifie homme de l’habitation, désignant un esprit du feu. Curieusement, on associe cet animal à l’hiver. À titre de génie du feu subtil, il engendre dans un être la sensibilité et le sentiment qui permettent la perception sensible et subjective. Il transmute un être en transformant ses désirs en aspiration et en amour pur, brûlant les scories du petit moi ou de la personnalité. Il instille l’ardeur, la force, le courage, la sagesse et l’ordre, amenant le mental à s’illuminer en se formant des buts élevés sur un idéal divin.

Qu’on l’appelle Esprit ou Génie de l’élémental Feu, la salamandre ne se laisse pas fréquenter ni apprivoiser facilement, mais elle devient l’amie des mages et des initiés. Elle produit le feu et la foudre. On la décrit comme l’élémental le moins perceptible et le plus éloigné de la forme de l’être humain en expérience d’incarnation. Pour le voyant, elle apparait comme un petit serpent noir qui engendre notamment les formes étranges de l’éclair et les effets particuliers de la foudre. Cet animal évoque l’aptitude à vivre en harmonie malgré le mépris et le dédain d’autrui, le discrédit, le malheur, les embarras, voire la honte personnelle. Il invite à s’insérer dans la réalité du moment présent en se liant aux mystères de la Terre. Il enseigne à faire bon usage du feu intérieur.

 

Publié dans SALAMANDRE | Pas de Commentaires »

La Chèvre 6

Posté par othoharmonie le 11 mai 2014

 

 

Parmi ces vices impurs, figure la concupiscence, et Vulson de la Colombière en témoigne : « La Chèvre ronge avec des dents venimeuses les bourgeons des meilleurs arbres, ruinant la campagne, d’où vient que les Athéniens la bannissoient de leur territoire, et même aujourd’hui elles sont défendues en plusieurs provinces de France. La Chèvre dénote la femme de mauvaise vie, car tout de même que sa morsure est pestilentielle aux bourgeons, ainsi les baisers et les paroles de la courtisane causent beaucoup de dommages et de malheurs aux hommes ; et comme la Chèvre cherche à manger les bourgeons et nouvelles feuilles, tout de même la femme débauchée tache à corrompre et attirer en ses filets les jeunes gens comme étant plus facile à décevoir pour le peu d’expérience qu’ils ont. »

 images (14)

Enfin, le caractère ambigu de la chèvre se retrouve dans ce que l’on dit de son intelligence. Pour Pline l’Ancien, elle est remarquable, et il en veut pour preuve l’histoire suivante : « Deux chèvres venant en sens contraire se rencontrèrent sur un pont très étroit ; le peu de largeur de la passerelle ne leur permettait pas de faire demi-tour, et la marche en arrière était rendue impossible en raison de la longueur du chemin à parcourir, sans voir, sur une piste étroite, avec, au-dessous, la menace d’un torrent aux ondes rapides. Alors une des deux chèvres se coucha, et l’autre passa en l’enjambant. »

 

Or La Fontaine, traitant du même sujet dans sa fable Les Deux Chèvres, leur prête assez de bêtise et de fierté mal placée pour qu’aucune ne veuille céder le chemin à l’autre, et que cela les conduise à leur perte : 

Dès que les Chèvres ont brouté,

Certain esprit de liberté

Leur fait chercher fortune; elles vont en voyage

Vers les endroits du pâturage

Les moins fréquentés des humains.

Là s’il est quelque lieu sans route et sans chemins,

Un rocher, quelque mont pendant en précipices,

C’est où ces Dames vont promener leurs caprices;

Rien ne peut arrêter cet animal grimpant.

Deux Chèvres donc s’émancipant,

Toutes deux ayant patte blanche,

Quittèrent les bas prés, chacune de sa part.

L’une vers l’autre allait pour quelque bon hasard.

Un ruisseau se rencontre, et pour pont une planche.

Deux Belettes à peine auraient passé de front

Sur ce pont;

D’ailleurs, l’onde rapide et le ruisseau profond

Devaient faire trembler de peur ces Amazones.

Malgré tant de dangers, l’une de ces personnes

Pose un pied sur la planche, et l’autre en fait autant.

Je m’imagine voir avec Louis le Grand

Philippe Quatre qui s’avance

Dans l’île de la Conférence.

Ainsi s’avançaient pas à pas,

Nez à nez, nos Aventurières,

Qui, toutes deux étant fort fières,

Vers le milieu du pont ne se voulurent pas

L’une à l’autre céder. Elles avaient la gloire

De compter dans leur race (à ce que dit l’Histoire)

L’une certaine Chèvre au mérite sans pair

Dont Polyphème fit présent à Galatée,

Et l’autre la chèvre Amalthée,

Par qui fut nourri Jupiter.

Faute de reculer, leur chute fut commune;

Toutes deux tombèrent dans l’eau.

Cet accident n’est pas nouveau

Dans le chemin de la Fortune.

 

Une fois de plus, on le voit, entre le texte antique et son adaptation du XVIIe siècle, le statut symbolique de la chèvre a subi une nette dépréciation : de particulièrement intelligent qu’était cet animal pour Pline, il devient un modèle de stupidité chez La Fontaine.

Publié dans CHEVRE | Pas de Commentaires »

La chèvre historique

Posté par othoharmonie le 19 avril 2014

 

250px-Chèvres_nainesEn Grèce, c’est la chèvre Amalthée qui s’appliqua à nourrir Zeus enfant quand son père Cronos le cherchait pour le dévorer ; c’est elle aussi qui organisa autour du petit les danses bruyantes des Courètes, destinées à couvrir les cris du divin bébé, caché dans une grotte du mont Ida. D’autres chèvres nourricières sont connues dans la mythologie grecque, comme celle qui donna la mammelle à Philandros et Phylacidès, les fils d’Acacallis et Apollon, ou celle qui allaita Égisthe, fils de Pélopie et de Thyeste ;  le nom de cet Égisthe, de même étymologie que le mot « égide », est d’ailleurs tiré de la dénomination grecque de la chèvre : aix, aigos (Grimal 1990 : 342, 367).

Mais, bien que mère attentive, la nourrice de Zeus était en réalité un animal monstrueux, si horrible à voir que les Titans avaient exigé qu’elle ne quitte pas sa caverne. Selon certaines versions du mythe Amalthée n’est pas le nom de la chèvre, mais celui d’une nymphe qui accompagnait cet animal alors appelé Aïx. Dans tous les cas, un jour que l’enfant divin jouait avec l’animal nourricier, il lui brisa involontairement une corne, dont il fit présent à la  nymphe qui l’accompagnait, en l’assurant qu’elle se remplirait de fruits suivant ses souhaits : ainsi apparut la Corne d’Abondance. À la mort de la chèvre qui l’avait nourri, Zeus, lors du combat des dieux contre les Titans, fit de sa peau un bouclier, celui-là même sur lequel la déesse Pallas attacherait plus tard la tête de la Méduse. La peau de cette chèvre prit le nom d’ « égide » (d’un mot grec dérivé du nom de la chèvre, Aix), devenue symbole de protection jusque dans notre expression actuelle « sous l’égide de… ». Voici la version du mythe, telle que contée par Ératosthène, qui vécut de 287 à 212 avant notre ère environ, et qui dit l’avoir empruntée au poète et chanteur mythique  Musée, disciple d’Orphée :

« Musée dit que Zeus, à sa naissance, fut remis par Rhéa entre les mains de Thémis, que celle-ci donna le nouveau-né à Amalthée, que cette dernière le confia à une chèvre qu’elle possédait, et que cette chèvre fut la nourrice de Zeus. Cette chèvre était une fille d’Hélios et d’un aspect si épouvantable que les dieux du temps de Cronos, horrifiés par l’aspect qu’avait cette fille, avaient demandé à Terre de la cacher dans une des grottes de Crète. Terre la cacha donc loin des regards et la remit entre les mains d’Amalthée, qui nourrit Zeus au lait de cette chèvre. Quand l’enfant parvint à l’âge viril et s’apprêta, bien qu’il fût sans armes, à faire la guerre aux Titans, un oracle invita Zeus à utiliser la peau de la chèvre comme une arme, en raison de son caractère invulnérable et terrifiant, et parce qu’elle portait, au milieu du dos, le visage de Gorgone. Zeus suivit l’oracle et apparut, grâce à ce stratagème, deux fois plus grand qu’il n’était. Il recouvrit les os de la chèvre d’une autre peau, lui donna la vie et la rendit immortelle. On dit qu’il la transforma en constellation céleste. »

Effectivement, la Chèvre se trouve maintenant au ciel, sous forme de la constellation du même nom, ainsi que le rapporte Ovide (Fastes V) : « le dieu métamorphosa en étoiles sa nourrice et la corne féconde de sa nourrice, qui aujourd’hui encore porte le nom de sa maîtresse ». Tout près, se trouvent les deux chevraux mis bas par la nourrice de Zeus au moment où le dieu lui était apporté. Le mythe dit que ces chevraux auraient été « catastérisés » (c’est-à-dire placés au ciel, honneur auquel nul bouc n’a eu droit) par Zeus en raison du service rendu par leur mère, mais les astronomes pensent qu’ils auraient été reconnus par Cléoastre de Ténédos, au VIe siècle avant notre ère. En tout cas, ils étaient bien connus des navigateurs, car leur lever et leur coucher était annonciateur des tempêtes d’équinoxe et, au quatrième siècle avant notre ère, Aratos écrit dans Les Phénomènes, un poème didactique sur l’astronomie, que « la Chèvre et les Chevreaux souvent voient des hommes faire naufrage sur la mer bouillonnante » (Charvet 1998 : 77-80).

Que la chèvre nourrice de Zeus ait eu un aspect monstrueux, terrifiant, n’est pas très étonnant : le mot grec Khimairâ, signifiant « jeune chèvre » a donné notre mot Chimère, par allusion au monstre attesté dans L’Iliade, et qui était un hybride de trois animaux (lion, chèvre, serpent). La Chimère grecque, sorte de dragon cracheur de feu qui fut tué par le héros Bellérophon, était décrite soit la sous forme d’un être formé de trois parties prises à ces espèces, soit sous celle d’un lion à trois têtes de ces mêmes animaux. Dans tous les cas c’est un être composite, et son nom est maintenant utilisé pour désigner tout être, mythique ou réel, rassemblant les éléments de plusieurs espèces. En exemple de chimère, on peut donc citer le capricorne, qui a corps de bouc ou de chèvre, et queue de poisson ou de dauphin. Un autre exemple est le tragélaphos grec, mi-bouc mi-cerf, dont le nom a été donné par les naturalistes à une famille d’antilopes d’Afrique du Sud : les tragélaphinés.

La chèvre, participant de la grotte (comme dans le mythe d’Amalthée qui éleva Zeus dans une caverne de l’Ida), entrentient donc des sympathies avec le monde souterrain, et dans les contes populaires comme La Chèvre d’Or, elle garde les trésors enfouis. Elle n’en n’est pas moins un animal montagnard, familier des crevasses, des rochers escarpés et des cîmes, et donc aussi de nature aérienne, ce qui la prédispose à la prophétie. Ainsi, Diodore de Sicile nous apprend que l’emplacement du grand temple d’Apollon à Delphes fut découvert par des chèvres : leurs bergers avaient remarqué que chaque fois qu’elles s’approchaient d’une faille d’où s’exhalaient des fumées inquiétantes, elles se mettaient à danser ; ils y reconnurent un signe des dieux et y édifièrent un sanctuaire à Gaïa, déesse de la terre, ultérieurement dédié à Apollon (Bibliothèque historique, XVI). Là, durant des siècles, des pèlerins vinrent consulter les oracles donnés par une pythie (devineresse) que les exhalaisons d’éthylène naturel faisait tomber en une transe lui permettant de prophétiser (De Boer & al. 2001).

Autre découverte imputée par les grecs à une chèvre, celle des vertus du vin : le berger Staphylos (nom qui signifie « la grappe », en grec) remarqua que l’une de ses chèvres rentrait toujours plus tard, et surtout plus gaie, que les autres ; l’ayant suivie, il découvrit que c’est parce qu’elle se gavait de fruits jusqu’alors inconnus : les raisins, qu’on eut ensuite l’idée de presser pour en faire un liquide… dont les vertus sont désormais bien connues (Grimal 1990 : 428)

Description de cette image, également commentée ci-aprèsLe rôle nourricier de la chèvre s’atteste également dans la mythologie nordique, où la chèvre Heidhrún, qui broute l’arbre Læradhr poussant sur le toit de la valhöll (« salle des guerriers morts au combat »), fait couler de son pis un hydromel qui va remplir les coupes que servent les valkyries aux einherjar, qui sont les guerriers morts et rassemblés autour du dieu Odhinn (Simek 1996 : 102, 159-160).

En Orient (Chine, Tibet) la vivacité de la chèvre l’a prédisposée à être associée au dieu de la foudre, tout comme en Grèce, on l’a vu, la constellation de la Chèvre et des Chevreaux est annonciatrice d’orage. Et si la couverture du Tabernacle était tissée en poils de chèvres, ce n’est peut-être pas sans rapport avec le fait que YHVH s’était manifesté à Moïse sous la forme de tonnerre et d’éclairs. De même, le fait que le char de Thorr soit tiré par les deux boucs Tanngrísnir (« celui qui montre les dents ») et Tanngnjóstr (« celui qui grince des dents »), de sorte que ce dieu est surnommé hafra dróttin ou « seigneur des boucs », permet de corréler l’ensemble à l’image des caprinés en général, qui sont des animaux « orageux », prompts à se battre et à s’affronter à coups de cornes. La transposition mythique de ces combats voit dans les coups de tonnerre le fracas des cornes qui s’entre-frappent, et dans les éclairs les étincelles détachées par les sabots des lutteurs sur les rochers, ou bien, dans le cas des boucs de Thorr, l’éclat de leurs dents. Il n’est du reste pas impossible que l’odeur caractéristique des caprins (surtout du bouc !) ait été rapprochée de celle, méphitique, qui se produit au point de chute de la foudre. Cette métaphore caprine du tonnerre et de la foudre est donc la raison pour laquelle on a songé à se protéger de ce phénomène en plaçant une corne de bouc, ou sa peau, à l’étage supérieur des maisons (Charbonneau Lassay 1940 : 181).

Aristote (VI, 19) disait que les chèvres « n’ont pas de stabilité », et que ce sont des animaux « vifs et versatiles ». Le rapprochement du nom latin de la chèvre, capra, avec les termes du type « caprice » et « capricieux » a souvent été mis à profit pour justifier la libre nature de cet animal, semblant ne souffrir aucune loi. C’est pourquoi du reste saint Augustin en fit l’emblème du paganisme, ignorant la loi du Christ : « par la chèvre » – écrit-il dans un sermon – « il faut comprendre l’Église des païens qui sautait avec des bons sans entrave ».

Au cours des âges, on assiste en fait à une nette dégradation de l’image des caprins, progressivement contaminée par la mauvaise réputation du bouc, la lubricité légendaire de ce dernier en étant la cause (Voisenet 2000 : 31-32). Déjà, Philon écrivait que « les boucs […] sont lascifs dans leurs relations sexuelles où ils montrent une ardeur frénétique ». Avec l’avènement du christianisme, cet animal fut donc nettement rejeté dans le camp du mal, et à partir du XIIe siècle, on en fit même l’incarnation préférée du démon.

Par voie de conséquence, sa femelle et son petit, sans faire l’objet d’une condamnation aussi nette, n’en ont pas moins subi les effets de la réprobation des clercs, qui a fait pencher leur statut symbolique du côté du paganisme et du satanisme. Lors du jugement dernier, tel que décrit par Matthieu dans le Nouveau Testament,  les boucs ne sont-ils pas placés à gauche, alors que les brebis le sont à droite ? Dans son Sermon sur le Cantique, Saint Bernard commentait cela en disant que les boucs, symbole des « sens du corps égarés et lascifs par lesquels le péché est entré dans l’âme », représentent les pécheurs, et doivent donc être placés à gauche. Et Matthieu (XXV, 31, 34, 41) justifiait cette répartition en disant que YHVH se tournerait vers ceux de gauche en leur disant : « Retirez-vous de moi, maudits ; allez au feu que j’ai préparé pour le diable et les siens ».

En Europe, de nombreux mythes dualistiques de création de la chèvre imputent sa création au Diable cherchant à imiter l’œuvre divine, et l’opposent à d’autres animaux domestiques très positivement valorisés. En France, on dit ainsi que lorsque Dieu créa la vache, le diable voulut l’imiter, ne réussissant qu’à faire la chèvre, donc ici considérée comme une sorte de « vache ratée ». Un récit arménien comparable dit que Dieu créa le mouton, et le diable la chèvre, mais quand ce dernier voulut fièrement montrer sa créature à Dieu, il la prit par la queue, qui lui resta dans la main : dans cette optique, la chèvre serait donc un « mauvais mouton ». D’autres légendes, russes et polonaises, exposent qu’après avoir créé la chèvre, le diable, incapable de l’animer, ne put le faire qu’un invoquant la puissance divine ; et cela l’énerva tellement que, d’un coup de dent, il coupa la queue de la pauvre bête. Enfin, un petit conte catalan montre fort bien comment la chèvre est, au sens propre, « marquée » par le démon :

« Dieu et le diable parièrent à qui ferait le coursier le plus beau et le plus vigoureux. Dieu fit le cheval. Le diable, pour surpasser l’œuvre de Dieu, chargea un petit démon d’aller espionner ce que faisait Notre-Seigneur au Ciel. Le démon réussit à voir comment Dieu faisait la queue du cheval : il courut en enfer, et raconta au diable que la créature divine avait une longue queue formée d’une poignée de poils réunis seulement par un bout et qui pendaient librement comme sur un plumeau. Le diable voulut absolument savoir quelle était la longueur de la queue, et le petit espion lui dit qu’elle avait à peu près deux empans de long. Pour surpasser Notre-Seigneur, le diable fit à la chèvre – c’était son œuvre – une queue de sept aunes. Quand tous les deux comparurent à l’endroit convenu, Dieu présenta le cheval, avec son allure altière et son élégance inimitable. Il fit un parcours magnifique qui suscita l’admiration générale :  d’abord au pas, puis au trot, et pour finir au galop. Alors le diable lâcha la chèvre barbue, cornue et poilue comme lui. Elle avait une très longue queue qui traînait par terre sur plusieurs aunes, et s’accrochait à tous les buissons et à toutes les plantes, l’empêchant de marcher. Furieux et honteux de cet échec éclatant, le diable coupa la queue de la chèvre d’un coup de dents. Libérée de cette traîne qui l’entravait, la chèvre s’enfuit à toutes jambes et disparut. Comme elle était une œuvre du diable et qu’elle porte son empreinte, la chèvre l’aide autant qu’elle peut, et a une grande amitié pour lui : aussi le diable se cache-t-il souvent sous la forme d’un bouc. Sur la queue de la chèvre, on reconnaît encore la marque des dents du démon » (Amades 1988 : 240-241).

Un rituel de carême peu connu, mentionné par saint Augustin dans un de ses sermons confirme la valence négative de la chèvre : « Il faut fouler aux pieds les vices et les peaux de chèvre ; il faut déchirer la guenille maudite des chevreaux ». Ce rite consistait, pour le catéchumène, à se mettre debout sur une peau de chèvre, afin de bien montrer qu’il renonçait aux vices et aux péchés du passé (Mariño Ferro 1996 : 85).

Description de cette image, également commentée ci-aprèsPourtant, le côté aérien (car montagnard) de la chèvre sauve son image d’une totale contamination par celle du bouc. Cette nature aérienne s’atteste avec la « chèvre unijambiste » (Aja-ekapâda) du panthéon védique, qui est une sorte de tourbillon atmosphérique considéré comme une puissance. Et ce sont des chèvres qui tirent le chario de Pûshan, divinité védique du soleil, car il doit emprunter des chemins escarpés. Dans son Exposition sur le Cantique, Grégoire le Grand fait de la chèvre une image de « la foi, l’espérance et la charité par lesquelles nous nous gardons purs et grâce auxquelles nous gravissons les hautes montagnes de la contemplation ». Et dans son Élucidation du cantique, Alain de Lille va jusqu’à la comparer au Christ, à cause de l’acuité de son regard et de sa familiarité avec les hauteurs, selon une comparaison déjà exprimée par le Pseudo-Cassiodore à cause de la finesse de vue et de la rapidité de l’animal (Ayzac 1866, Miquel 1992 : 62). Mais il convient de préciser qu’il s’agit là de la chèvre sauvage, telle qu’elle est décrite dans les bestiaires médiévaux comme celui d’Oxford, du XIIIe siècle : « La chèvre a la particularité suivante : pour paître elle va de sommet en sommet et grâce à l’acuité de sa vue elle distingue les bonnes herbes des mauvaises herbes […]. De même les bons prédicateurs […] s’élèvent de vertu en vertu, toujours plus haut. Avec les yeux du cœur ils savent reconnaître les bonnes pensées des mauvaises. » Et d’ajouter : « La chèvre aime à rester sur les très hautes montagnes et sait reconnaître le simple promeneur du chasseur. De même, Notre-Seigneur Jésus-Christ aime les hautes montagnes, c’est-à-dire les Prophètes et les Apôtres. »

Ce thème de l’acuité visuelle légendaire des caprins remonte à l’Antiquité, car Pline l’Ancien rapporte déjà que, de son temps (Ier siècle), on disait « qu’elles voient aussi clair la nuit que le jour », et que manger du foie de bouc donne aux nyctalopes la faculté de voir la nuit (Histoire naturelle, livre VIII, lxxvi). La christianisation de ce motif s’opéra rapidement, et saint Grégoire de Nysse, qui mourut vers l’an 400 présentait la chèvre comme l’emblème de la totale perfection et de l’universalité du regard scrutateur du Christ. Et l’association de la chèvre au Christ se renforçait de la fameuse comparaison du Cantique de Salomon : « Mon Bien-Aimé est semblable à la chèvre ». Certaines figurations du Bon Pasteur le montrent environné de moutons et de chèvres et portant sur les épaules, non l’habituelle brebis égarée, mais bel et bien une chèvre. Nul doute que dans ce cas, la chèvre figure « l’âme égarée dans les vices impurs » (Charbonneau-Lassay 1940 : 194).

Parmi ces vices, figure évidemment la concupiscence, et Vulson de la Colombière en témoigne : « La Chèvre ronge avec des dents venimeuses les bourgeons des meilleurs arbres, ruinant la campagne, d’où vient que les Athéniens la bannissoient de leur territoire, et même aujourd’hui elles sont défendues en plusieurs provinces de France. La Chèvre dénote la femme de mauvaise vie, car tout de mesme que sa morsure est pestilentielle aux bourgeons, ainsi les baisers et les paroles de la courtisane causent beaucoup de dommages et de malheurs aux hommes ; et comme la Chèvre cherche à manger les bourgeons et nouvelles feuilles, tout de mesme la femme débauchée tasche à corrompre et attirer en ses filets les jeunes gens comme estant plus facile à décevoir pour le peu d’expérience qu’ils ont. »

Enfin, le caractère ambigu de la chèvre se retrouve dans ce que l’on dit de son intelligence. Pour Pline l’Ancien, elle est remarquable, et il en veut pour preuve l’histoire suivante : « Deux chèvres venant en sens contraire se rencontrèrent sur un pont très étroit ; le peu de largeur de la passerelle ne leur permettait pas de faire demi-tour, et la marche en arrière était rendue impossible en raison de la longueur du chemin à parcourir, sans voir, sur une piste étroite, avec, au-dessous, la menace d’un torrent aux ondes rapides. Alors une des deux chèvres se coucha, et l’autre passa en l’enjambant. »

Or La Fontaine, traitant du même sujet dans sa fable Les Deux Chèvres, leur prête assez de bêtise et de fierté mal placée pour qu’aucune ne veuille céder le chemin à l’autre, et que cela les conduise à leur perte :

Dès que les Chèvres ont brouté,

Certain esprit de liberté

Leur fait chercher fortune; elles vont en voyage

Vers les endroits du pâturage

Les moins fréquentés des humains.

Là s’il est quelque lieu sans route et sans chemins,

Un rocher, quelque mont pendant en précipices,

C’est où ces Dames vont promener leurs caprices;

Rien ne peut arrêter cet animal grimpant.

Deux Chèvres donc s’émancipant,

Toutes deux ayant patte blanche,

Quittèrent les bas prés, chacune de sa part.

L’une vers l’autre allait pour quelque bon hasard.

Un ruisseau se rencontre, et pour pont une planche.

Deux Belettes à peine auraient passé de front

Sur ce pont;

D’ailleurs, l’onde rapide et le ruisseau profond

Devaient faire trembler de peur ces Amazones.

Malgré tant de dangers, l’une de ces personnes

Pose un pied sur la planche, et l’autre en fait autant.

Je m’imagine voir avec Louis le Grand

Philippe Quatre qui s’avance

Dans l’île de la Conférence.

Ainsi s’avançaient pas à pas,

Nez à nez, nos Aventurières,

Qui, toutes deux étant fort fières,

Vers le milieu du pont ne se voulurent pas

L’une à l’autre céder. Elles avaient la gloire

De compter dans leur race (à ce que dit l’Histoire)

L’une certaine Chèvre au mérite sans pair

Dont Polyphème fit présent à Galatée,

Et l’autre la chèvre Amalthée,

Par qui fut nourri Jupiter.

Faute de reculer, leur chute fut commune;

Toutes deux tombèrent dans l’eau.

Cet accident n’est pas nouveau

Dans le chemin de la Fortune.

Une fois de plus, on le voit, entre le texte antique et son adaptation du XVIIe siècle, le statut symbolique de la chèvre a subi une nette dépréciation : de particulièrement intelligent qu’était cet animal pour Pline, il devient un modèle de stupidité chez La Fontaine.

source : http://public.terredeschevres.fr/1_PRINCIPAL/1_1_terre/Histoire/Histoire_01mythes.html

Publié dans CHEVRE | Pas de Commentaires »

Le Paon en Inde

Posté par othoharmonie le 21 février 2014

 

paon bien paré

250px-Okyo_Peacock_and_PeahenAnimal sacré en Inde puisqu’il est le seul à avoir le courage de combattre les cobras, on prête également au paon des origines mythologiques. Ce serait la déesse grecque Héra, reine du ciel et de l’Olympe, qui lui aurait offert cette majestueuse roue ornée de cent yeux en hommage à son fidèle gardien Argos. Ce prestigieux héritage ne l’empêche pas de se pavaner dans les plus beaux parcs et jardins du monde… et plus récemment sur des bijoux précieux multicolores. Son physique rare, un cadeau du ciel donc, inspire en effet les plus grands joailliers qui s’amusent à reproduire son plumage, sa roue et sa traîne avec de savants sertissages, des pierres de couleur et des diamants éclatants. Des pièces hors du commun qui se parent parfois d’une seule monture platine et diamants pour rendre hommage aux paons blancs. Ce plus rare spécimen offre un spectacle inattendu quand il déploie son plumage immaculé. (Hervé Borne)

Le Paon, symbole de l’Inde

Le paon est l’oiseau national de l’Inde. Il est connu sous le nom de MOR en hindi et mayura et nilkantha en sanscrit. Le paon a toujours joui d’une dignité et d’un statut particulier en Inde. On l’appelle aussi la créature aux mille yeux en sanscrit, car c’est le plus beau des oiseaux mâles, avec son long cou bleu, sa poitrine en forme d’éventail et son magnifique derrière de plumes. Chaque plume se termine par une demi-lune ou oeil. Quand il fait la roue, sa queue de plumes forme un éventail sur lequel des milliers d’yeux vous regardent. Ironiquement, la femelle est un petit oiseau ennuyeux en comparaison, sans ces magnifiques plumes.

Le paon est l’un des plus gros oiseaux volants au monde. Malgré sa beauté, le paon pousse des cris forts et peu agréables. Et malgré sa timidité, il danse devant les femelles pour leur faire la cour. Il se retourne ensuite pour leur montrer sa roue colorée. L’arrivée de nuages de pluie est une autre occasion d’observer un paon faisant la roue.

Lord Krishna a donné au paon sa dignité et sa gloire en portant ses plumes sur sa couronne. Le paon est aussi la monture de Kartikeya, le Dieu de la guerre. Parfois, Saraswati, la Déesse de l’enseignement, est montrée avec un paon. Alexandre le Grand était si fasciné par le paon qu’il en ramena avec lui d’Inde en Grèce. Le trône de l’empereur mughal Shahjahan, était appelé le trône du paon, du fait de paons incrustés de pierres précieuses dessus. Ce trésor fut emporté en Iran durant l’invasion de Nadir Shah. L’expression « fier comme un paon » est couramment utilisée. Les paons perdent leurs plumes une fois par an, puis elles repoussent.

Les gens ramassent précieusement les vieilles plumes, qui sont transformées en de jolis éventails ou autres articles décoratifs. Les paons blancs se trouvent uniquement dans les forêts de l’Assam, et parfois dans les zoos. Ils sont une espèce rare.

Le paon est un oiseau timide. La bataille sanglante de Kalinga en 260 avant JC poussa l’empereur Ashoka à embrasser le Bouddhisme. Ahimsa et la non-violence devinrent un principe important de sa vie. Il interdit complètement la chasse des paons qui étaient alors tués quotidiennement pour la cuisine de la famille royale. Dans le Gujarat et au Rajasthan, les paons sont considérés comme des animaux sacrés. Des nuées entières d’entre eux entrent dans les villes, cherchant un peu d’herbe.
L’exportation des plumes de paon ou d’autres articles confectionnés à partir de plumes de paon est interdite, mais les plumes sont quand même vendues aux yeux de tous dans les lieux les plus touristiques d’Inde et sont utilisées pour combattre l’arthrite. La population de paons diminue peu à peu dans les régions du nord de l’Inde. Les paons sont protégés par l’article 51, 1-A de l’Acte de Protection de la Faune de 1972 et les tuer est strictement prohibé.

Le paon symbolise la grâce, la beauté et la fierté. C’est un signe de joie pour tous ceux qui le croisent. Il est mentionné en mythologie et dans de nombreux contes populaires.

Publié dans PAON | Pas de Commentaires »

conte touareg

Posté par othoharmonie le 6 mai 2013

 

 La souris et le chameau

 De la souris et du chameau lequel est le plus sage ?

 La fable que disent les conteurs du désert nous en apprend beaucoup sur le monde animal…

conte touareg dans CHAMEAU - DROMADAIRE chameau1

 La souris est habile, rusée, rapide, intelligente. Elle glisse entre les mains de l’homme et s’insinue chez lui sans qu’il s’en aperçoive. Elle grignote son pain, son formage, ses objets, son matelas, son lit, et lui ronge la vie. L’homme lui tend des piges, qu’elle joue à déjouer. Alors l’homme tempête tandis sue la souris, impertinente en diable provoque, nargue et panique la maîtresse maison qui saute d’un pied sur l’autre en poussant de grands cris. Pour cette simple malice souvent accorde-t-on au petit animal un regard attendri voire un peu amusé tant son dévergondage la présente finaude, ficelle, souvent brillante.. et pourtant… !

 Le chameau, lui plutôt, grand animal placide, s’il impose le respect, c’est pour ses qualités d’endurance, de force et de robustesse. Il a ce grand pouvoir de vivre des jours sans manger et sans boire en marchant au soleil harassant du désert, un pied devant l’autre, obéissant à l’homme, sans jamais rechigner. Le chameau est fidèle, serviteur dévoué, mais jamais on ne dit qu’il est fin ou futé, qu’il a de la malice ou de la malignité… et pourtant… ! 

Une souris, fuyant l’homme, sauta sur un chameau et, imitant son maître, fit claquer sa langue, fouetta les deux bosses, lui intimant l’ordre de se lever et d’avancer. Le chameau ne dit mot, et ébranla l’équipage. 

La souris orgueilleuse, certaine de son pouvoir, fit des bonds de fierté sur la montagne de poils.

Arrivé sur les bords d’un tout petit ruisseau, le chameau demandé à la souris de descendre, de passer devant lui, le tenir par la bride afin de le guider.

 « Souris, mon chamelier, montre-moi donc la route. Je ne suis que monture. Toi tu sais le chemin. » 

« C’est que..; dans ce ruisseau… je crains de me noyer ! » 

Alors le chameau dit : « Tout seul, jamais je ne l’ai fait. Je veux bien aujourd’hui pour toi, essayer ». Et il mouille ses pieds en déclarant que l’eau n’est pas profonde, et qu’elle n’atteint même pas le bas de ses jarrets. 

« Oui, mais, dit la souris, ce qui pour toi est minuscule devient pour toi montage, et la puce qui te pique est pour moi éléphant des tropiques. Ce qui est filet d’eau pour toi, devient pour les souris un océan furieux. Je ne puis te guider ». 

« Alors, dit le chameau, cesse de faire la fière, descends de ta monture pour réfléchir au moyen d’échapper à l’homme qui te poursuit et que je vois venir ». 

« Pardon, dit la souris, je t’offre à genoux mille prières pour me faire traverser. J’irai par les monts et les dunes chanter tes louanges et dire que le chameau est le plus sage des animaux. »

Publié dans CHAMEAU - DROMADAIRE | Pas de Commentaires »

Dromadaire du Sud

Posté par othoharmonie le 13 avril 2013

 Dromadaire du Sud dans CHAMEAU - DROMADAIRE du-sud


Le dromadaire n’est pas qu’un simple animal domestique pour l’élevage ou la consommation, ou encore un symbole de richesse et de prestige, il est bien plus que cela, un fondement de la culture au Sahara depuis l’éternité, dans nos provinces du sud.

Du 5 au 8 mars, la ville de Laâyoune va vivre la fête du dromadaire, à travers le premier salon international du dromadaire, initié par le ministère de la Culture, la wilaya de Laâyoune, l’agence du sud et l’association synergie Sakia El Hamra.

Le dromadaire symbolise la prospérité, la patience, l’endurance, la fierté et toute la culture du Sahara sont axées sur cet animal particulier, cité dans le Coran à plusieurs reprises. Il représente également un symbole religieux et mythologique pour tous les pays arabes.

Sa viande, sa graisse, sa peau, son lait et ses tripes ont une valeur nutritive et médicale importante. Avec la graisse du dromadaire, on guérit les maladies respiratoires, avec son rein on soigne la jaunisse, avec ses tripes et ses pattes, appelés lfarass, on soigne les maladies intestinales et avec son lait on guérit l’asthme et les maladies rhumatismales, de sa peau on fait des tapis pour la tente, et des gourdins et plusieurs autres produits nécessaires à la femme des sacs surtout pour le mariage. Le dromadaire est le principal don de la dot.

Pas moins d un dromadaire pour les démunis et parfois plus de 10 pour les nantis.

Les poètes l’ont vénéré dans leur poésie comme symbole de grandeur et de fierté. Ils l’ont décrit dans sa marche nonchalante, assis avec ses yeux contemplatifs. C’est un philosophe patient et attentif. Le dromadaire est un animal qui pleure et il exprime sa tristesse.

Il est autoritaire et affectueux de ses femelles dont il est le chef et le partenaire fidèle. Si jamais un dromadaire étranger s’approche de sa troupe, il lui donne une bonne leçon, et le gagnant devient le maître des dromadaires femelles.

Le dromadaire est précieux, son prix peut atteindre plus de 10.000 DH. Le dromadaire blanc est en quelque sorte l’animal bourgeois fort et le maître absolu. C’est le don par excellence.

En Mauritanie, une femme a réussi, pour la première fois, à fabriquer un fromage dérivé du lait du dromadaire. Comme le lait de femelle ne peut être conservé plus de 24 heures, il est préférable de le boire sans le chauffer ou le cuire.

De 1976 à nos jours, le nombre de têtes de dromadaires dans la province de Laâyoune est passé de 3.000 a plus de 90.000 têtes. Ce qui explique les efforts déployés par le ministère de l’Agriculture, pour non seulement préserver la race du dromadaire, mais la multiplier car sa consommation dépasse celle des autres viandes et du poisson et son foie s’achète sur commande.

Les Sahraouis la cuisent dans l’eau sans sel ni épices, car elle est déjà très salée. Comme celle des puits est salée, ils préparent le thé avec l’eau de pluie.

Le nombre des éleveurs dépasse 2.500 dans la province de Laâyoune. Le dromadaire coûte entre 7000 et 15000 DH. Chaque troupe de dizaine ou milliers de tête constitue une banque itinérante. Le ministère de l’Agriculture assure une assistance médicale et des campagnes contre les maladies ou les virus qui peuvent menacer son existence.

Pour la première fois lors du premier salon international du dromadaire, une exposition permettra de découvrir les races diverses de cet animal avec la participation de plusieurs pays arabes en particulier la Mauritanie. Aussi un forum scientifique spécialisé, permettra d’organiser des concours d’élevage et de consulter les professionnels du secteur pour également s’informer sur l’évolution des races dans le monde.

Publié dans CHAMEAU - DROMADAIRE | Pas de Commentaires »

Poules de compagnie

Posté par othoharmonie le 21 juillet 2012

Poulets déplumés et entassésLes poules peuvent également être utilisées comme animaux de compagnie, il existe pour cela des races anciennes, naines ou ornementales élevées à cet effet comme les Nègre-soies ou les Bantam de Pékin.

Le poulet est sensible à de nombreuses maladies, dont à la grippe aviaire hautement pathogène (H5N1 notamment).

Mais aussi la salmonellose, transmissible à l’homme, la coccidiose, qui ne l’est pas, et de nombreux autres virus mortels. En général, une poule malade a peu de chances de survivre, donc mieux vaut prévenir, par l’hygiène et une alimentation saine.

  • Dans la symbolique occidentale le coq est associé à la vigueur, au courage, à la vaillance, à la fierté et à la prétention.
  • Le terme de coq a donné son nom à cocktail, mélange de boissons de diverses couleurs.
  • Le coq gaulois est le symbole national de la France. Ceci est dû à un habile jeu de mots, car coq se disait gallus, en latin et la Gaule se disait Gallia. C’est à la Renaissance que le gallinacé, symbole religieux d’espoir et de foi au Moyen Âge, est associé à l’idée de nation ; les effigies des rois sont souvent accompagnées d’un coq. Ce dernier ornait également des monnaies, des uniformes et il figure toujours sur la grille de l’Élysée. Bien qu’il ne soit plus reconnu comme emblème officiel par la République française, il l’est bel et bien dans l’imaginaire collectif.
  • Le coq est également l’emblème de deux entités fédérées de Belgique : la Communauté française de Belgique et la Région wallonne. Afin de se distinguer du coq gaulois qui est statique, le coq wallon lève une patte.
  • Poules de compagnie dans POULE et COQ 220px-Itsukushima_torii_angleDans la symbolique chrétienne, le coq est associé au Christ : tel le coq qui annonce une nouvelle journée, le Christ annonce une nouvelle ère.
  • Dans la symbolique du bouddhisme tibétain, le coq représente l’avidité.
  • Au Japon, le coq est lié aux Toriis.

 

Symbolisme de la poule

  • Dans la symbolique occidentale, la poule est associée à la fécondité, la maternité et l’instinct maternel. L’origine de cette symbolique réside dans le fait que la poule peut pondre un œuf chaque jour, qu’elle les couve éventuellement avec assiduité et qu’elle porte une très grande attention à ses poussins.
  • En France, traditionnellement, à Pâques, c’est la poule qui est associée aux œufs dans l’imagerie populaire et non le lapin de Pâques comme dans les pays anglo-saxons.
  • Monnaie d’échange : En Gascogne au Moyen Âge, on payait les taxes en nature en nombre de poules.

 

Publié dans POULE et COQ | Pas de Commentaires »

Tigre totem

Posté par othoharmonie le 4 février 2012

Tigre totem dans TIGRELe tigre, c’est la puissance, l’indépendance, l’impulsivité, la méfiance, le changement, la fierté et l’indépendance.

 Le tigre est le symbole de l’obscurité et de la nouvelle lune.

Quand le totem du tigre entre dans nos vies, il faut s’attendre à de nouvelles aventures. Il va réveiller de nouvelles passions et de nouveaux pouvoirs.

Les personnes qui ont l’animal totem tigre font de leur mieux pour travailler la nuit. Elles sont très sensuelles, passionnées, et des parents dévoués.

 Vos meilleurs travaux seront effectués la nuit.

 Les tigres sont associés à l’eau et ont toutes les propriétés de l’élément de l’eau : guérison, énergie féminine etc.

 Tous les êtres incarnés ont tendance à vouloir se rapprocher physiquement de cet animal, bien souvent ils l’adoptent comme animal de compagnie, dans la mesure du possible. Il est évident que si votre animal totem est l’éléphant, vous allez avoir de grosses difficultés à en adopter un à la maison. Dans ce cas de figure, les humains se mettent alors à collectionner son effigie. Il n’est pas rare de rencontrer des personnes qui ont de très grandes collections de statuettes, hiboux, éléphant, cochons, dauphins….. , des posters ou bien d’autres choses sujettes à collection.

Si la personne ne se voue pas à amasser l’effigie de son animal préféré, elle le porte en haute estime dans son co490-Annee%20du%20tigre_mini dans TIGREeur, sans savoir que cet amour n’est pas le fruit du hasard.

Dans les moments difficiles de votre vie, faites appel à lui, il vous aidera à vous sortir da la mauvaise passe ; n’oubliez pas de le remercier. L’intrépidité du tigre, son intelligence, sa  force et j’en passe, tous ces attributs sont à définir.

 

Publié dans TIGRE | Pas de Commentaires »

Lion, animal TOTEM

Posté par othoharmonie le 3 décembre 2011

Lion, animal TOTEM dans LION lion-m-acircle-thumb840045Le lion porte tous les traits d’indépendance farouche, du guerrier combat quand acculés ou menacés, et de la capacité de voir clairement ce qu’il regarde, qui sont partagés par tous les membres de la famille des félins. Cependant, le lion est inhabituel parce qu’il vit dans une famille appelée « fier ». Son origine est l’Afrique, et si vous portez le lion comme un totem, vous devriez lire et comprendre le terrain physique de l’Afrique, surtout l’environnement et l’équilibre de la vie sur les savanes là.

Le lion est certainement un totem pour la puissance de l’énergie féminine. Alors que le lion mâle s’assoit autour de la recherche avec sa belle crinière, c’est la femelle qui est le travailleur, le chasseur, et le tueur. Quand vous entendez le rugissement du mâle, savoir qu’il est seulement en utilisant cette bouche grande pour effrayer  ; jeu dans la direction de la femelle qui est à l’affût. C’est elle qui alimente le groupe; qui se soucie pour les jeunes, et qui est la force nourrir la fierté.

Alors que le mâle est le protecteur du groupe, même qu’il ne cherche pas les confrontations ou d’attaquer inutilement. Il agira en cas de contestation, et se battront jusqu’à la mort pour protéger, mais il préfère de beaucoup la durépt47359 dans LIONe de vie calme et paisible. Est-ce votre humeur? Avez-vous s’en prendre à d’autres sans cause? Mieux vaut prendre une leçon de lion. :)

Si vous êtes attiré par le lion, d’examiner comment vous agissez et inter-agir dans des groupes – pas seulement votre propre famille, mais votre situation de travail et vos activités sociales. Quel est votre rôle dans chacun de ces groupes? Que faites-vous contribuer? Qu’est-ce que vous obtenez de chacune? Portez-vous votre propre poids dans l’effort de groupe?

Une leçon de lion qui va vous servir est bien pour apprendre les secrets du silence, et de regarder pour le bon moment de prendre les mesures qui sont importantes pour vous. Comme le renard, le lion est furtive et peut disparaître dans ses environs pour se repérer, de savoir où les forces et les faiblesses mensonge, et de regarder pour sa possibilité de profiter pleinement d’une situation.

Apprendre le bon usage du pouvoir, la force et la force de lion. Soyez calme, tranquille et sécuritaire est en votre pouvoir, mais, lorsque cela est nécessaire, n’hésitez pas à se battre pour les choses qui vous sont chers. 

Publié dans LION | Pas de Commentaires »

 

Жихен - Tendresse Éternelle |
binsle120 |
Univers sans lisse |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Les maux avec des mots
| Iz avance
| mbuello