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Rat et souris dans la culture

Posté par othoharmonie le 8 septembre 2016

Dans l’Antiquité grecque et romaine, souris et rat ne se distinguent pas vraiment dans le langage et de ce fait ils ne se distinguent pas non plus dans les croyances de l’époque. La souris est connue dans toute l’Antiquité alors que le rat aurait été introduit plus tardivement dans l’Antiquité greco-romaine. Ce rongeur est un symbole de la vie souterraine, il est tenu pour maléfique et nuisible, c’est un animal glouton et prolifique. Il dévaste les réserves alimentaires et les champs et il propage des épidémies. Strabon affirme que le rat a répandu la peste en Ibérie. Néanmoins, quelques valeurs positives sont également associées au rat et à la souris en Occident dans l’Antiquité. Pline l’Ancien dit, par exemple, que l’on ne doit pas négliger les rats puisqu’ils peuvent être porteurs de présages et ainsi rendre service.

rats et souris

Apollon était perçu comme un dieu agraire en tant que « dieu-rat ». Apollon Sminthéen (peut-être du crétois « sminthos » : chasseur de souris) sait propager les maux, comme la peste, mais il sait aussi les guérir. Il est alors lié à la médecine et à l’art divinatoire. Des souris blanches étaient élevées dans son temple.

Au cours de l’histoire, ces rongeurs sont fréquemment confondus et partagent bien souvent un même aspect culturel. Depuis la Préhistoire, les « rats » et les « souris » (au sens large) ont toujours accompagné l’Homme. De ce fait, ce sont des animaux qui occupent une très forte symbolique et qui sont fortement présents dans les domaines folkloriques et artistiques. Dans certaines de ses fables, Jean de La Fontaine emploie aussi bien le terme de rat que celui de souris pour désigner le même animal. Impossible alors de savoir auquel des deux rongeurs le poète fait référence. De même, si la Batrachomyomachia attribuée à Homère est traduite par « La Bataille des grenouilles et des rats » elle est traduite dans d’autres langues par « La Bataille des grenouilles et des souris » comme c’est le cas par exemple en anglais (« The Battle of Frogs and Mice ») ou encore en espagnol (« La Batalla de las ranas y ratones »). Dans les fables d’Ésope, le problème est le même. On retrouve également cette assimilation en Asie. Ainsi Mûshika, la monture du dieu Ganesh peut être un rat comme elle peut être une souris et dans l’astrologie chinoise, le premier signe du zodiaque est le rat mais il est parfois désigné sous le nom de souris. La langue chinoise ne faisant pas, dans le langage courant, la distinction entre le rat et la souris.

Les rats ou les souris sont présents dans la littérature antique. On les voit ainsi apparaître dans la Batrachomyomachia, épopée parodiant l’Iliade. Cette épopée comique est généralement attribuée à Homère et pourrait ainsi dater de la fin du viiie siècle av. J.-C.. Elle prend comme protagonistes des grenouilles et des rats. Selon les anglophones, germanophones et hispanophones, il ne s’agit pas de rats mais de souris. Ce récit raconte la bataille entre les grenouilles et les rats (ou souris) à la suite de la noyade de Psicharpax, le rongeur, alors qu’il était sur le dos de Physignathe, le batracien. Ils apparaissent également dans de nombreuses fables de l’écrivain grec Ésope aux viie et vie siècles av. J.-C.. Les fables d’Ésope ont notamment inspiré les fables de La Fontaine et c’est à Ésope que l’on attribue la paternité du genre littéraire de la fable. Parmi ces fables, on peut citer, si l’on s’en tient aux titres donnés par Jean de La Fontaine, La Grenouille et le RatLe Rat de ville et le Rat des champs,Le Lion et le RatConseil tenu par les ratsLe Combat des Rats et des Belettes. Il y a également d’autres fables que l’on ne retrouve pas chez Jean de La Fontaine et qui concernent rat et souris comme Le Taureau et le RatLe Serpent, la Belette et les Rats et Le Lion qui a peur d’une souris et le Renard.

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Souris et Rats dans les contes

Posté par othoharmonie le 19 août 2016

 

En Europe, le rat et la souris sont donc présents dans les contes, puisque les frères Grimm ont notamment transcrits la légende du joueur de flûte de Hamelin au xixe siècle, que la baronne d’Aulnoy a écrit La Bonne Petite Souris au xviie siècle et que la « petite souris Pérez » apparaît dans différents contes hispaniques au xixe siècle. La souris est aussi présente dans La petite souris grise écrit la Comtesse de Ségur (1799 – 1874), où la fée « Détestable » a l’apparence d’une souris. Un autre conte des frères Grimm met en scène un de ces deux animaux, il s’agit de Chat et souris associés. Dans ce conte, un chat et une souris se sont mis en ménage et vivent dans un grenier. En prévision de l’hiver, ils font des provisions qu’ils cachent sous l’autel d’une église. Mais le chat, qui a faim, s’éclipse souvent pour aller manger seul les provisions. Quand l’hiver vient et qu’ils décident d’aller les chercher, elles ont disparu. La souris comprend alors, et le chat ne fait qu’une bouchée de cette dernière.

légende sourisRat et souris sont aussi très présents dans les fables. De nombreuses fables de Jean de La Fontaine parlent du rat et de la souris et leur prêtent des caractéristiques anthropomorphes. Il s’inspire beaucoup des fables d’Ésope. Parmi les fables de La Fontaine, on en compte pas moins de douze ayant le mot « rat » dans leur titre et cinq ont le mot « souris » ou « souriceau » dans leur titre. Le rat est représenté seize fois dans les fables, huit d’entre elles ne le distinguent pas de la souris. Le poète mélange rat et souris au fil des textes en confondant maintes fois rats et souris au gré des vers. Rats et souris jouent dans les fables de La Fontaine divers rôles et montrent différents traits de caractère. Il s’agît tantôt de la sagesse tantôt de l’inexpérience. Mais aussi de la vanité, de la fidélité, de la témérité et de l’oisiveté. Les douze fables de Jean de La Fontaine ayant dans le titre le mot « rat » sont, par ordre chronologique : Le Rat de ville et le Rat des champsLe Chat et un vieux RatLe Combat des Rats et des BelettesLa Grenouille et le RatConseil tenu par les ratsLe Lion et le RatLe Rat qui s’est retiré du mondeLe Rat et l’HuîtreLe Rat et l’ÉléphantLe Chat et le RatLes Deux Rats, le Renard, et l’Œuf et Le Corbeau, la Gazelle, la Tortue, et le Rat.

Les cinq fables ayant dans le titre le mot « souris » ou « souriceau » sont, par ordre chronologique : Le Cochet, le Chat, et le SouriceauLes Souris et le Chat-HuantLa Souris métamorphosée en filleLa Querelle des chiens et des chats, et celle des chats et des souris et Le Vieux Chat et la Jeune Souris.

La souris est également présente dans les comptines. La chanson enfantine la plus connue en France et parlant de la souris est, sans doute, Une souris verte. On peut également citer d’autres chansons enfantines comme j’ai trouvé dans mes cheveux ou encore un joli loir. En Angleterre, on retrouve la souris dans la célèbre comptine Hickory Dickory Dock, qui date de la seconde moitié du xviiie siècle.

En Asie, rat et souris sont parfois l’objet de cultes locaux, ils sont parfois considérés sacrés et sont très souvent liée aux divinités hindouistes et bouddhistes. En Chine, le rat (ou souris) est un signe d’astrologie chinoise, il est décrit comme étant ambitieux, charmeur, imaginatif et passionné. C’est l’un des signes favorables : celui de l’abondance. Car beaucoup de rats signifie beaucoup de récoltes (blé et riz principalement). Il est parfois également considéré comme un animal de l’âme, probablement à cause de son intelligence et de sa sociabilité. Ainsi, en Chine du Sud, le rat est censé avoir apporté le riz à l’homme. Au Japon, le rat est associé à la chance et en Inde, le rat ou la souris est la monture de Ganesh, dieu de la chance et de la sagesse. Ils y revêtent donc des aspects positifs et si comme en Europe le rat est lié à l’argent, en Europe il est associé à l’avarice alors qu’en Asie il est généralement symbole de prospérité. Le rat et la souris se rencontrent principalement dans les croyances populaire d’Inde et d’Extrême-Orient mais on les retrouve aussi dans d’autres coins de l’Asie et même sur d’autres continents tel l’Afrique, où ils ont diverses images. La souris est lié à la divination et aux présages dans certains lieux d’Afrique sub-saharienne comme ce fût parfois le cas dans l’Antiquité gréco-romaine et dans un conte perse, le rat est en quelque sorte associé à la vanité et à l’inexpérience comme dans quelques-unes des fables d’Ésope et de Jean de La Fontaine.

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L’histoire du Rat et de la Souris

Posté par othoharmonie le 2 août 2016

 

surmulotDans l’Antiquité grecque et romaine, souris et rat ne se distinguent pas vraiment dans le langage et de ce fait ils ne se distinguent pas non plus dans les croyances de l’époque. La souris est connue dans toute l’Antiquité alors que le rat aurait été introduit plus tardivement dans l’Antiquité greco-romaine. Ce rongeur est un symbole de la vie souterraine, il est tenu pour maléfique et nuisible, c’est un animal glouton et prolifique. Il dévaste les réserves alimentaires et les champs et il propage des épidémies. Strabon affirme que le rat a répandu la peste en Ibérie. Néanmoins, quelques valeurs positives sont également associées au rat et à la souris en Occident dans l’Antiquité. Pline l’Ancien dit, par exemple, que l’on ne doit pas négliger les rats puisqu’ils peuvent être porteurs de présages et ainsi rendre service.

Apollon était perçu comme un dieu agraire en tant que « dieu-rat ». Apollon Sminthéen (peut-être du crétois « sminthos » : chasseur de souris) sait propager les maux, comme la peste, mais il sait aussi les guérir. Il est alors lié à la médecine et à l’art divinatoire. Des souris blanches étaient élevées dans son temple.

Les rats ou les souris sont présents dans la littérature antique. On les voit ainsi apparaître dans la Batrachomyomachia, épopée parodiant l’Iliade. Cette épopée comique est généralement attribuée à Homère et pourrait ainsi dater de la fin du viiie siècle av. J.-C.. Elle prend comme protagonistes des grenouilles et des rats. Selon les anglophones, germanophones et hispanophones, il ne s’agit pas de rats mais de souris. Ce récit raconte la bataille entre les grenouilles et les rats (ou souris) à la suite de la noyade de Psicharpax, le rongeur, alors qu’il était sur le dos de Physignathe, le batracien. Ils apparaissent également dans de nombreuses fables de l’écrivain grec Ésope aux viie et vie siècles av. J.-C.. Les fables d’Ésope ont notamment inspiré les fables de La Fontaine et c’est à Ésope que l’on attribue la paternité du genre littéraire de la fable. Parmi ces fables, on peut citer, si l’on s’en tient aux titres donnés par Jean de La Fontaine, La Grenouille et le RatLe Rat de ville et le Rat des champs, Le Lion et le RatConseil tenu par les ratsLe Combat des Rats et des Belettes. Il y a également d’autres fables que l’on ne retrouve pas chez Jean de La Fontaine et qui concernent rat et souris comme Le Taureau et le RatLe Serpent, la Belette et les Rats et Le Lion qui a peur d’une souris et le Renard.

L’existence du rat et de la souris est indissociable de celle des hommes puisqu’ils évoluent près d’eux, mais le rat et la souris évoluent généralement dans des univers sombres tels les égouts, les cachots. Ainsi en Occident, la souris mais surtout le rat sont porteurs de symboles plus ou moins maléfiques, au même titre que des animaux tels le ver de terre, le crapaud, le serpent… Tous ont le point commun d’être jugés rebutants par l’homme de par leur aspect ou bien de par les maladies qu’ils peuvent véhiculer. Le rat est en effet l’un des agents transmetteurs de la leptospirose, ainsi que des nombreuses épidémies de peste qui ont parcouru l’Europe. Le rat et la souris souillent également certaines réserves alimentaires, ainsi il n’est pas étonnant que depuis le Moyen Âge, leur valeur symbolique soit généralement négative. Ainsi, la Bible les considère négativement à cause de leur rôle de nuisible. Ils sont jugés hostiles à l’homme et signifient alors le mal, la peste et le diable.

De par la nature superstitieuse des gens au Moyen Âge mais aussi de par l’image maléfique ou malfaisante des rats bon nombre de superstitions ont vu le jour. De même, pour se débarrasser de ces indésirables, d’autres superstitions ont vu le jour. Généralement apercevoir un rat est un funeste présage. Par exemple si des rats rongent des meubles dans une maison, particulièrement dans une chambre, c’est qu’un des membres de la maison ou de leur famille va bientôt mourir. Pour se débarrasser de cet animal malfaisant voire maléfique, on a parfois recours à des éléments religieux. Il faut notamment asperger trois coins du grenier d’eau bénite le premier dimanche du carême. Les rats doivent alors s’enfuir par le coin restant.

Conseil_Tenu_par_les_RatsLes différentes superstitions sur le rat sont les suivantes :

  • Si des rats rongent des meubles dans une maison, particulièrement dans une chambre à coucher, c’est qu’un des membres de la maison ou de leur famille va bientôt mourir.
  • Si des rats quittent une maison sans en être chassés c’est que celle-ci va s’effondrer.
  • Si des rats quittent un navire, c’est que celui-ci va sombrer.
  • Si des rats pénètrent dans une maison sans raison apparente, c’est une fois de plus annonciateur de mort.
  • Si un enfant jette au rat une dent de lait qu’il vient de perdre, en lui en demandant une nouvelle dent plus belle et plus solide alors il aura une jolie dentition.

Et celles pour s’en débarrasser :

  • Lire l’Évangile selon Saint-Jean dans trois coins d’une maison, les rats s’échapperont alors par le quatrième. Sagement choisi, ce quatrième coin peut même les diriger vers la maison d’un voisin trop riche que vous méprisez.
  • Aspergez trois coins du grenier d’eau bénite le premier dimanche du carême. Les rats sont alors censés s’enfuir par le quatrième coin.
  • Enduire les rats de colle et de plumes et y mettre le feu.
  • Introduire de l’ail dans le rectum du rat, recoudre, et le laisser retourner auprès des siens. Le rat était alors censé raconter ses malheurs à ses congénères et les décourager de s’approcher des hommes.
  • Planter dans les champs à protéger un écriteau avec la formule magique suivante: « Je vous conjure tous, méchants rats qui êtes ici, de ne me faire aucun tort. Je vous défends ce champ, et si après ma défense, je vous y retrouve jamais, j’atteste la mère des dieux que je vous couperai en sept morceaux! »
  • Placer un baril de bière là où il y avait des rats et faire flotter sur la bière une grande quantité de bouchons de liège. Les rats sont censés prendre les bouchons pour un couvercle stable et s’y aventurer. Les bouchons se dérobent sous leurs pattes, et ils n’arrivent plus à sortir du tonneau. Ivres sous l’effet de l’alcool, ils se noient.
  • Adopter un rat albinos. En le voyant, les rats sauvages le prennent pour un fantôme et déguerpissent.
  • On pouvait réciter cette phrase : « Rat, rate ou souriate, souviens-toi que sainte Gertrude est morte pour toi dans un coffre de fer rouge ; je te conjure, au nom du grand Dieu vivant, de t’en aller hors de mes bâtiments et héritages ».

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LE JEU DE L’OIE

Posté par othoharmonie le 16 septembre 2015

 

 

imagesL’une des plus anciennes mentions du jeu de l’oie date de 1617 et provient de l’ouvrage de Pietro Carrera consacré aux échecs où l’auteur affirme que ce jeu fut inventé à Florence une génération auparavant, et que François Ier de Médicis en aurait envoyé un exemplaire à Philippe II d’Espagne. Inventé donc probablement à la fin du xvie siècle, ce jeu semble connaître un succès rapide à travers toute l’Europe : il est déposé au Registre des Libraires de Londres en 1597, imprimé en France vers 1600 et mentionné en 1614 dans le Saint-Empire. Certains auteurs attribuent son succès au caractère ésotérique du parcours qu’il engendre. Mais ce dernier peut tout simplement être comparé à la vie humaine avec ses aléas.

Le titre original du jeu français est « Le jeu de l’oye, renouvellé des Grecs » bien qu’il soit certain que ce jeu leur ait été inconnu, cette référence aux Grecs marquant, selon Claude Aveline, «le goût de l’époque pour l’hellénisme et une astuce des marchands pour donner un air ancien à un jeu nouveau».

Le jeu de l’oie est considéré comme l’ancêtre des jeux actuels de parcours et de plateau. Sur le plan symbolique, l’oie renvoie à un animal qui annonce le danger. Ce mot aurait les mêmes racines que « oreille » et « entendre ». Le jeu de l’oie permettrait ainsi de mieux comprendre le monde. Son tracé en forme de spirale rappelle le labyrinthe à parcourir pour arriver à cette connaissance. Pont, puits, prison, mort sont autant de figures du parcours qui font référence à la mythologie et qui ont leur correspondance ésotérique dans les images du tarot.

Le tracé du jeu, imprimé sur une feuille de papier ou de carton, a donné lieu à de multiples variantes qui en font un des archétypes de l’imagerie populaire de tous les pays. Il est à l’origine d’un genre graphique et littéraire très répandu en Espagne et surtout en Catalogne, l’auca (« oie »), feuille imprimée avec une succession d’images accompagnées de textes rimés.

Les collectionneurs de jeux de l’oie sont appelés ocaludophiles.

 

Le jeu de l’oie est un jeu de société de parcours où l’on déplace des pions en fonction des résultats de deux dés. Traditionnellement, le jeu de l’oie comprend 63 cases disposées en spirale enroulée vers l’intérieur et comportant un certain nombre de pièges. Le but est d’arriver le premier à la dernière case. Le jeu de l’oie est un jeu de hasard pur.

 

Les différentes cases

021La règle de base est intangible. Le jeu se joue avec 2 dés. Un premier coup décide de celui qui va commencer. L’oie signale les cases fastes disposées de 9 en 9. Nul ne peut s’arrêter sur ces cases bénéfiques et on double alors le jet.

Qui fait 9 au premier jet, ira au 26 s’il l’a fait par 6 et 3 ou au 53 s’il l’a fait par 4 et 5.

Qui tombe à 6, où il y a un pont, ira à 12.

Qui tombe à 19, où il y a un hôtel, se repose quand chacun joue 2 fois.

Qui tombe à 31, où il y a un puits attend qu’on le relève.

Qui tombe à 42, où il y a un labyrinthe retourne à 30.

Qui tombe à 52, où il y a une prison attend qu’on le relève.

Qui tombe à 58, où il y a la mort, recommence.

Le premier arrivé à 63, dans le jardin de l’oie, gagne la partie. À condition de tomber juste, sinon il retourne en arrière, sur autant de cases qu’il lui reste à parcourir.

Plusieurs œuvres ont été illustrées par le jeu de l’oie. Dès le xviiie siècle, les Fables d’Ésope, puis de la Fontaine, Don Quichotte, les contes de Perrault servent de base à des parcours originaux. Au xixe siècle deux romans d’Eugène Sue inspirent les imagiers : le jeu du Juif errant et celui des Mystères de Paris.

Jules Verne base son roman Le Testament d’un excentrique sur le jeu de l’oie. Il s’agit d’un gigantesque jeu de l’oie : chaque case correspond à un État des États-Unis de l’époque. Comme le nombre d’États est inférieur à celui du nombre de cases du jeu de l’oie, l’État de l’Illinois (celui de la ville de Chicago) est répété plusieurs fois. Le gagnant du jeu de l’oie sera désigné comme l’héritier d’un millionnaire de Chicago. Un autre roman célèbre de Jules Verne Le Tour du monde en quatre-vingts jours se décline en une dizaine de jeux différents.

Laurent Kloetzer base aussi son roman fantastique La Voie du Cygne, paru en 1999, sur le jeu de l’oie. Cette fois-ci ce sont la structure du roman et son intrigue qui reflètent le tablier de ce jeu de hasard, au fil d’une enquête menée par un scientifique excentrique dans une cité décadente afin de délivrer sa fille adoptive de la prison où elle a été jetée après avoir faussement été accusée du meurtre d’un prince.

L’acte deux de La Belle Hélène de Jacques Offenbach, sous-titré Le jeu de l’oie, s’articule autour d’une partie de ce jeu, où Calchas convaincu de tricherie, est amené à favoriser l’introduction « en douce » de Pâris auprès d’Hélène.

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Comment parler de l’OIE

Posté par othoharmonie le 9 septembre 2015

 

 

L'oieLe terme oie dérive de auca qui signifie « oie » en bas latin. Auca serait une contraction de *avica, dérivé de avis, « oiseau ». La forme oie est régionale, la forme normale en ancien français étant oue (cf. Rue aux Ours, à Paris, réfection, par fausse étymologie, de la Rue aux Oues, c’est-à-dire, la « Rue des Oies »).

Cette origine se retrouve également dans l’italien et le catalan Oca ainsi qu’en gascon auca alors que l’ensemble des dénominations des langues indo-européennes dont le latin classique (Anser) dérive d’un terme indo-européen originel spécifique *ghans (que l’on retrouve dans le sanskrit Hamsa).

La plupart des espèces d’oies sont principalement végétarienne et complètent leur diète par des mollusques ou larves d’insectes. On a aussi observé des oies rechercher des coquilles de certains mollusques bivalves au printemps, probablement pour leur teneur en calcium, alors que les femelles vont avoir besoin de produire des œufs. Ce calcium pourrait aussi réduire la gravité des intoxications saturnines induites par l’ingestion de billes de plomb de chasse (confondues avec les petits cailloux ronds ingérés comme gastrolithes par de nombreux oiseaux).

 

Oie est un  ambigu en français. Les oies forment un groupe d’oiseaux appartenant à la famille des anatidés parmi laquelle on trouve aussi les cygnes et les canards. Le terme « oie » ne désigne pas spécifiquement les espèces du genre Anser, ni même les espèces de la sous-famille des Anserinae. Ainsi on qualifie volontiers les Anserinae, que ce soit les bernaches et les céréopses, d’oies mais aussi les ouettes regroupées au sein des Tadorninae. Ce sont des oiseaux aquatiques assez grands, apparentés aux canards (plus petits) et aux cygnes (plus grands). On distingue aussi les oies sauvages et les oies domestiques. Les oies cacardent.

La plupart des espèces d’Europe, d’Asie et d’Amérique du Nord sont migratrices à l’état sauvage. Les différentes espèces d’oies sont principalement végétariennes, quelques espèces peuvent même nuire aux agriculteurs en pâturant leurs champs.

Les petits s’appellent des oisons. Le terme jars ne s’applique qu’aux mâles des oies domestiques.

Plusieurs espèces d’oies ont été domestiquées. L’Oie cendrée (Anser anser) est à l’origine des races européennes, mais en Asie l’Oie cygnoïde (Anser cygnoides) possède une histoire tout aussi longue. Les races d’oies domestiques sont donc d’issues de ces deux espèces indépendamment ou de leurs hybrides qui ne sont pas stériles.

 Comment parler de l’OIE dans OIE ET CANARD 1024px-Goslings_J3

Les Oies de Meïdoum, en Égypte, sont une des plus anciennes représentations d’oies. Aphrodite a plusieurs fois été représentée sur un char tiré par des oies blanches ou des cygnes, mais chez les anciens Grecs l’oie ou le cygne sont porteurs de la même symbolique. Chez les peuples gaulois, c’est Belisama qui est représentée chevauchant une oie. Chez les Romains, l’oie est associée au culte de Minerve.

Une fable d’Ésope raconte l’histoire d’un fermier possédant une oie pondant des œufs d’or ; il décide de la tuer afin d’obtenir tous les œufs d’or à la fois, mais perd ainsi la source de sa richesse. La Fontaine a écrit « La Poule aux œufs d’or » qui reprend la même histoire avec un autre oiseau.

Tite-Live raconte l’épisode des oies sacrées d’un temple de Junon qui sauvèrent Rome par leurs cris vers -390, lorsque les Gaulois attaquèrent le Capitole la nuit.

Le jeu de l’oie est un jeu ancien de divination encore très apprécié des enfants. Le jeu du Monopoly en est une version moderne.

L’oie, est, avec le cygne, un des véhicules (vahana) du dieu hindou Brahmâ, dieu-Créateur – « l’Aïeul de tous les êtres » – de la mythologie hindoue, né dans un Œuf d’or  rayonnant de Lui-même : l’« Univers » étant d’ailleurs traduit littéralement dans les langues indiennes par l’Œuf de Brahmâ : Brahmânda (« Univers »).

Le Merveilleux Voyage de Nils Holgersson à travers la Suède (également à l’origine du dessin animé Nils Holgersson), est un roman qui décrit le voyage d’un enfant réduit magiquement en taille qui est emporté par le jars de la ferme et accompagne un troupeau d’oies sauvages à travers toute la Suède dans leur migration vers la Laponie.

L’oie est un des esprits totems de la roue de la vie des Amérindiens. En Chine, l’oie est considérée comme un principe yang qui illumine la nature. Pour les Tchéous l’oie symbolise le mariage, le mari doit offrir une oie lors de la signature du contrat de fiançailles.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsLa patte d’oie est un symbole magique du Moyen Âge. Les lépreux devaient porter une patte d’oie jaune, alors symbole d’impureté. La reine Pédauque, pé d’auca = pied d’oie, une reine lépreuse, connue par le roman La Rôtisserie de la reine Pédauque, en est une illustration.

L’oie et le canard sont la gloire de la gastronomie périgourdine. Tous les morceaux de ces volatiles sont préparés et cuisinés de mille façons. Le cou d’oie farci par exemple est un plat qui figure souvent sur la carte.

Tout est bon dans le canard gras et  l’oie, mais ces deux volatiles doivent leur célébrité à leur foie, engraissé depuis l’Antiquité égyptienne.

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Le plus beau des singes est laid, comparé à l’espèce humaine

Posté par othoharmonie le 14 mai 2015

albifrons_editDès le VIIe siècle avant notre ère, les primates sont également présents dans certains poèmes, fables, satires et divers écrits phi­losophiques. Ils incarnent notamment la laideur et la disgrâce la plus extrême, ou figurent des êtres maléfiques, intrigants et rusés. Au VIe siècle av. J.-C., époque à partir de laquelle les singes deviennent familiers, les simiens jouent différents rôles dans les fables d’Ésope. Ils constituent des sujets parfaits pour incarner le personnage de l’anti-héros, dont le poète grec est le précurseur. Au IVe siècle av. J.-C., Platon juge que le singe (pithêkos) est un piètre imitateur de l’Homme. Il est en effet doté d’un intellect sans profondeur et d’une pensée sans justesse. 

Le philosophe ajoute que « Le plus beau des singes est laid, comparé à l’espèce humaine  » et précise que « Le plus savant des hommes comparé à Dieu ressemble à un singe quant à la sagesse, à la beauté et à tout le reste  ». Selon lui, le primate tente de se faire passer pour un homme, mais il n’est qu’un bouffon, un imposteur avide et un vil imitateur qui suscite le rire. Dans son Histoire des animaux, Aristote expose les ressemblances entre humains et pri­mates. Dans le chapitre 8 du livre II (« Les singes, les cynocéphales »), qu’il consacre aux singes, il les considère dotés « d’une nature qui participe à la fois de celle de l’homme et de celle des animaux à quatre pieds […]  ». Il dit aussi que « Leur visage présente de nombreuses similitudes avec l’homme, car ils possèdent des narines et des oreilles voisines, et des dents comme celles de l’homme  […] ».

 

Ayant forme humaine, ils ont des mains, des doigts et des ongles « semblables à ceux de l’homme, sauf que tout cela est plus bestial ». Par ailleurs, de nombreux auteurs de l’Antiquité dépeignent les singes en tant qu’animaux domestiques, élevés pour rendre de menus services, compagnons de jeu ou intégrés dans les familles comme des enfants. En Afrique du Nord, les macaques de Barbarie vivent en hôtes dans les maisons, partageant la table des habitants. « En 310 avant J.-C., Diodorus décrivit l’une de ces villes situées près de Carthage. Il raconte que les quadrumanes jouissaient de la considé­ration des habitants qui donnaient à leurs enfants des noms de singes. Ceux qui tuaient un de ces animaux étaient passibles de la peine de mort ». Rassemblant tous les savoirs de son époque à propos des simiens et des hybrides, l’écrivain et naturaliste Pline l’Ancien évoque leurs étonnantes similitudes avec les hommes, leurs capa­cités d’imitation et leur extraordinaire intelligence. Il précise qu’il existe plusieurs espèces de singes : les Satyres, les Choromandae et les Syrictae. Il s’agirait respectivement de gibbons, de babouins et d’orangs-outans. L’historien grec Plutarque estime que les simiens ne peuvent remplir aucune fonction, si ce n’est celle d’amuseur public. Au IIe siècle, le sophiste Elien attribue également des comportements humains au singe. Il le décrit sous la figure du cocher, menant un attelage de chèvres. À partir de cette époque, les Romains côtoient, eux aussi, différentes espèces de primates.

 

SOURCE : Petite Histoire des Grands Singes

 

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Esope et le Moustique

Posté par othoharmonie le 6 août 2014

 

Le Moustique et le Lion

Un cousin s’approcha d’un lion et lui dit : « Je n’ai pas peur de toi, et tu n’es pas plus puissant que moi. Si tu prétends le contraire, montre de quoi tu es capable. Est-ce d’égratigner avec tes griffes et de mordre avec tes dents ? Une femme même qui se bat avec son mari en fait autant. Moi, je suis beaucoup plus fort que toi ; si tu veux, je te provoque même au combat. » Et, sonnant de la trompe, le cousin fondit sur lui, mordant le museau dépourvu de poil autour des narines. Quant au lion, il se déchirait de ses propres griffes, jusqu’à ce qu’il renonça au combat. Le cousin, ayant vaincu le lion, sonna de la trompe, entonna un chant de victoire, et prit son essor. Mais il s’empêtra dans une toile d’araignée, et, se sentant dévorer, il gémissait, lui qui faisait la guerre aux plus puissants, de périr par le fait d’un vil animal, une araignée.

Le Moustique et le Taureau

Un Moustique qui s’était posé sur la corne d’un Taureau, après y avoir séjourné longtemps, lui demanda, au moment de repartir, s’il désirait qu’il prît enfin congé. Le Taureau lui fit cette réponse : « Je n’avais pas remarqué ton arrivée, je ne remarquerai pas ton départ non plus. »

Cette Fable pourrait s’appliquer à l’homme sans pouvoir dont ni la présence ni l’absence n’est utile ou nuisible.

Ce personnage méconnu, ayant vécu à une époque très lointaine, se doit de figurer dans le Panthéon des illustres par le fait qu’il est le « Père des Fables » !

téléchargement (1)Oui, un Fabuliste. Mais surtout il est l’inspirateur et le conteur dont les mots rejoindront l’imaginaire des Scaldes, des Orateurs, des tribuns ou des bouffons. N’oublions pas qu’à une époque, la culture orale était celle prédominante chez nombres de peuples et que le Mythe, le Fabuleux et le Merveilleux se mêlaient à l’Histoire, aux Légendes et à la Connaissance.

Ainsi rendre hommage à celui qui incarne toutes ces choses humaines est bien le moins à faire quand on désire parcourir les mondes antiques…

On ne sait que très peu de la vie d’Esope, ni de sa naissance exacte et peu sur sa mort.
Toutefois le personnage, selon Plutarque ou Hérodote, était un esclave, peut-être de guerre, très laid, boiteux, bègue et même bossu, pour tout dire difforme !

Peut-être vint-il de la ville de Thrace, Mésembrie, ou d’une cité Phrygienne. Il fut l’esclave d’un être du nom de Iadmon qui finit par l’affranchir après l’avoir repris à un certain Xanthos. On le fait parfois orateur, conseiller de Crésus lui-même !
On dit alors que chargé d’apporter à la cité de Delphes des offrandes au temple d’Apollon il y vola peut-être une coupe sacré… procès fut fait et Esope aurait été condamné à mort puis jeté du haut d’une falaise !

En fait, et en cela on trouve tout le trait mensonger, parfois vrai, toujours ambigu et trouble de la Fable… la vie d’Esope ne pouvait être que conter telle une Fable ! D’ailleurs à cette époque les Fables existaient déjà mais n’ayant point de nom on leur donna celui d’Esope.
Sans doute de là vient sa grande notoriété en Grèce, dans toute l’Antiquité puis au travers des cultures et des siècles. Esope ne semble jamais avoir écrit de Fables mais en aurait colporté beaucoup, les narrant de belle manière.
Etait-il réel ?
Fut-il aussi laid qu’on l’a écrit ?
Créa t-il le genre qu’est la Fable ou n’en fut-il que le brillant passeur ?

Pourquoi un être devient célèbre et un autre le demeure ? Une question de Fable.
Esope fut choisi par le Destin pour être le Père des Fables, qu’il en soit ainsi !

Nom : Esope (Aisôpos en Grec).

Fable d’Esope

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Esope et la cigale

Posté par othoharmonie le 6 juillet 2014

 

Notice sur Esope et les fables qui lui ont été attribuées.

téléchargement (6)La vie et la patrie d’Ésope sont entourées d’obscurité. D’après !es conjectures les plus vraisemblables, ce fabuliste, Phrygien d’origine , contemporain de solon et des Pisistratides, esclave du Samien Iadmon et de Xanthus qui l’affranchit, fut précipité du haut d’un rocher dans la mer par les habitants de Delphes, qui se croyaient offensés par lui, 650 av. J.C.
Les fables connues sous le nom de fables d’Ésope sont-elles toutes de cet auteur, ont-elles été composées par lui, en est-il même l’inventeur?

La fable ne doit son origine ni à un peuple ni à un poëte en particulier. On la retrouve chez tous les peuples, aux premières époques de leur civilisation : la fable est pour l’homme encore enfant son premier livre de morale; elle est originaire de l’Orient ; et longtemps avant Ésope, les Grecs la connaissaient par Hésiode, Archiloque, Stésichore, etc. Maïs c’est surtout au fabuliste phrygien qu’elle doit son perfectionnement.

Il ne paraît pas toutefois qu’il ait composé ses fables comme une oeuvre d’imagination : il ne s’en servait que comme d’un moyen de persuasion. Aussi, pour ces deux motifs,est-il raisonnable de penser qu’elles étaient racontées en prose. Quoique rien ne l’indique positivement, il n’est pas moins raisonnable de croire qu’Ésope n’a pas écrit ses fables. Elles se sont propagées et transmises par la tradition orale.

On conçoit alors que toute fable dont on ne put nommer l’auteur fut attribuée à Esope. Aussi la critique est-elle dans l’impossibilité de déterminer celles qui lui appartiennent. Une chose certaine seulement, c’est qu’un certain Babrius, Babrias ou Gabrias, qu’à l’élégance et à la pureté de sa diction on croit avoir vécu vers le siècle d’Auguste, mit les fables Ésopiennes en vers Chonambiques.

On en aperçoit encore aujourd’hui des traces malgré les mutilations et les métamorphoses que ces ïambes ont subies. Car les vers de Babrius ont été remis en prose, augmentés de courtes affabulations par divers aulteurs, accrus de nouvelles additions faites par le rhéteur Aphthonius, 350 ap. J.C , recueillis et probablement encore arrangés par Planude, moine de Nicomédie, 1350 ap. J.C.

Quoi qu’il en soit de tous ces changements ou altérations, le recueil des fables d’Ésope n’en est pas moins un des livres les plus propres à initier les élèves à la connaissance de la langue grecque. Cet avantage, il le doit à sa brièveté, à la pureté et à la simplicité du style, à la clarté et à l’intérêt des petits drames qui y sont représentés, et qui, sans avoir positivement une signification directe et personnelle, n’en sont pas moins autant de miroirs où chacun peut se voir agir et penser, et une téléchargement (7)succession du tableaux remplis de préceptes et d’exemples bien propres à donner pour ainsi dire une expérience anticipée.

 
exemple De la Fourmi et de la Cigale.

 La Fourmi faisait sécher son froment qui avait contracté quelque humidité pendant l’hiver. La Cigale mourant de faim, lui demanda quelques grains pour subvenir à sa nécessité dans la disette où elle se trouvait. La Fourmi lui répondit durement qu’elle devait songer à amasser pendant l’été pour avoir de quoi vivre pendant l’hiver.  » Je ne suis point oisive durant l’été, répliqua la Cigale, je passe tout ce temps-là à chanter. – Oh bien, repartit la Fourmi, puisque cela est ainsi, je vous conseille de danser maintenant ; vous méritez bien de mourir de faim. « 

A lire sur http://www.shanaweb.net/

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La Tortue d’Esope

Posté par othoharmonie le 26 janvier 2014

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Analyse De Jupiter et de la Tortue. 

  Un jour Jupiter manda les Animaux. Il voulait pour se récréer, les voir tous ensemble, et en considérer la diversité. Ceux-ci obéirent, et accoururent à grande hâte. La Tortue seule se fit attendre, et si longtemps, qu’on crut qu’elle ne viendrait pas. Elle arriva pourtant, mais la dernière ; et sur ce qu’on s’en plaignait, elle voulut représenter qu’avant que de partir, il lui avait fallu transporter sa maison en lieu de sûreté ; ce qui lui avait fait, disait-elle, perdre beaucoup de temps. Mais l’excuse fut si peu goûtée, qu’on ne lui donna pas le temps de la faire valoir. À peine eut-elle commencé à parler de sa maison, que Jupiter, qui voulait être obéi, et sans délai, la lui mit sur le dos. De là vient qu’en punition de sa faute, elle la porte encore aujourd’hui.

analyse des Fables d’Esope

ZEUS ET LA TORTUE

 Zeus, célébrant ses noces, régalait tous les animaux.

Seule, la tortue fit défaut.

Intrigué de son absence, il la questionna le lendemain : « Pourquoi, seule des animaux, n’es-tu pas venue à mon festin ?

— Logis familial, logis idéal ! » répondit la tortue.

Zeus indigné contre elle la condamna à porter partout sa maison sur son dos.

C’est ainsi que beaucoup préfèrent vivre simplement chez eux que de manger richement à la table d’autrui.

———————-

Le Lièvre considérant la Tortue qui marchait d’un pas tardif, et qui ne se traînait qu’avec peine, se mit à se moquer d’elle et de sa lenteur. La Tortue n’entendit point raillerie, et lui dit d’un ton aigre, qu’elle le défiait, et qu’elle le vaincrait à la course, quoiqu’il se vantât fièrement de sa légèreté. Le Lièvre accepta le défi. Ils convinrent ensemble du lieu où ils devaient courir, et du terme de leur course. Le Renard fut choisi par les deux parties pour juger ce différend. La Tortue se mit en chemin, et le Lièvre à dormir, croyant avoir toujours du temps de reste pour atteindre la Tortue, et pour arriver au but avant elle. Mais enfin elle se rendit au but avant que le Lièvre fut éveillé. Sa nonchalance l’exposa aux railleries des autres Animaux. Le Renard, en Juge équitable, donna le prix de la course à la Tortue.

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Chasse et piégeage du castor

Posté par othoharmonie le 22 novembre 2013

 

200px-Castor_dents-hayeLa chasse a été la première menace pour l’espèce. Ces animaux, faciles à piéger, ont été chassés depuis l’antiquité pour leur fourrure qui servait notamment à produire des chapeaux, leur chair et pour le castoréum, une substance huileuse sécrétée par des glandes sexuelles situées en dessous de la queue (assimilées à tort aux testicules). Cette chasse les a conduits à l’extinction sur une grande partie de leur aire naturelle de répartition avant même le milieu du xxe siècle.

Une fable d’Ésope évoque leur chasse et raconte comment un castor, ne pouvant plus échapper aux chasseurs qui le poursuivaient, se mutila pour éviter d’être pris.

Au Moyen Âge, le castor européen a été largement chassé pour sa chair, car les chrétiens étaient autorisés à en manger le vendredi, celle-ci étant assimilée à celle du poisson et non à de la viande, en raison de la vie aquatique de l’animal (Voir aussi carême).

Alors que le castor avait déjà presque disparu en Europe de l’Ouest, aux xviiie et xixe siècles, la demande de fourrure se reporte vers le castor canadien qui est aussi chassé pour son castoréum) par les trappeurs, au point qu’il a rapidement disparu d’une grande partie de l’Amérique du Nord. L’impact écologique de sa disparition a déclenché le lancement de programmes de réintroduction, qui lui ont permis de réintégrer certaines zones desquelles il avait disparu.

Bien qu’il soit un des symboles nationaux du Canada, le castor y est considéré dans plusieurs régions comme un animal localement envahissant. Après son retour ou sa réintroduction, il peut à nouveau inonder des zones, ce qui diminue le risque d’incendie de forêt, mais peut causer l’inondation de zones où l’on a entre temps construit des routes ou planté des champs. On contrôle alors le niveau d’eau au moyen de siphons autoamorcés silencieux (car c’est le bruit de l’eau qui coule, qui est le stimulus déclenchant l’acte instinctif de construire ou colmater un barrage).

Le castor a longtemps été victime de la chasse par les trappeurs en Amérique du Nord, il devint d’ailleurs l’emblème et le couvre-chef du célèbre trappeur Davy Crockett.

Dans de nombreux pays, il pâtit de sa ressemblance avec le ragondin (aussi appelé myocastor) et avec le rat musqué, espèces invasives et considérées comme nuisibles car dégradant fortement les berges. Il est parfois aussi empoisonné par les appâts empoisonnés destinés à éliminer les rats musqués. Des mesures permettant de protéger les castors de ces appâts sont expérimentées.

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le renard et la cigogne – 18ème fable

Posté par othoharmonie le 14 novembre 2013

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de LA FONTAINE …. C’est l’écrivain grec Plutarque (50 – 125) qui nous a transmis au travers de ses « Propos de table » (I, 1) le texte d’Esope qui a inspiré cette fable. Phèdre reprendra également ce thème (I, 26).

Le Renard et la Cigogne  est la dix-huitième fable du livre I de Jean de La Fontaine situé dans le premier recueil des Fables de La Fontaine, édité pour la première fois en 1668. Cette fable est faite en deux parties : la cigogne tombe dans le piège du renard, puis le renard tombe dans son propre piège cette fois-ci tendu par la cigogne. La morale est Attendez vous à la pareille.

Compère  le Renard se mit un jour en frais,
Et retint à dîner commère la Cicogne.
Le régal fut petit et sans beaucoup d’apprêts:
            Le galand, pour toute besogne,
Avait un brouet clair (il vivait chichement).
Ce brouet fut par lui servi sur une assiette:
La cigogne au long bec n’en put attraper miette,
Et le drôle eut lapé le tout en un moment.
        Pour se venger de cette tromperie,
A quelque temps de là, la cigogne le prie.
« Volontiers, lui dit-il, car avec mes amis,
            Je ne fais point cérémonie.  »
        A l’heure dite, il courut au logis
            De la cigogne son hôtesse,
            Loua très fort sa politesse ,
            Trouva le dîner cuit à point.
Bon appétit surtout, renards n’en manquent point.
Il se réjouissait à l’odeur de la viande
Mise en menus morceaux, et qu’il croyait friande.
            On servit, pour l’embarrasser,
En un vase à long col et d’étroite embouchure .
Le bec de la cigogne y pouvait bien passer,
Mais le museau du sire était d’autre mesure.
Il lui fallut à jeun retourner au logis,
Honteux comme un renard qu’une poule aurait pris,
        Serrant la queue, et portant bas l’oreille.

            Trompeurs, c’est pour vous que j’écris :
            Attendez-vous à la pareille.

 

Compère et commère se disait au départ pour désigner le parrain et la marraine d’un enfant ; le terme devint ensuite synonyme d’ami. Pour finir, il prit une signification péjorative, un compère devenant un ami avec lequel on fait de mauvais coups, un complice, alors que la commère désigne plutôt une femme bavarde..

Cicogne: Si Richelet et Furetière écrivent « cigogne », La Fontaine, tout comme l ’Académie, retient plutôt l’orthographe « cicogne » (du latin « cicogna »).

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Oiseau symbolique et de bon augure de la cigogne

Posté par othoharmonie le 13 octobre 2013

Oiseau symbolique et de bon augure de la cigogne dans CIGOGNE stork_palic_serbiaLa Cigogne blanche, par sa grande taille, sa prédation des animaux nuisibles et parce qu’elle niche près de l’homme, a eu un impact important dans ​​la culture et le folklore. Dans l’Égypte antique, elle était associée au bâ, l’« âme », dont elle était le hiéroglyphe. Le mot hébreu pour désigner cette cigogne est « חסידה » (chasidah) et dérive de « חסד » (chesed), la « gentillesse, miséricorde », selon une croyance que l’oiseau est réputé pour être serviable avec les autres membres de son espèce. Les mythologies grecque et romaine dépeignent les cigognes comme des modèles de piété pour leurs parents, qui ne meurent pas de vieillesse mais s’envolent vers les îles et prennent l’apparence d’êtres humains. L’oiseau est le protagoniste de deux des fables d’Ésope : Du Laboureur et de la Cigogne et Du Renard et de la Cigogne. Cette dernière a inspiré Jean de La Fontaine dans l’écriture de sa fable Le Renard et la Cigogne ; le même auteur écrit également Le Loup et la Cigogne.

On prête également à ces oiseaux une forte piété filiale, avec la réputation de prendre soin de leurs vieux parents, de les nourrir et même de les transporter. Une loi grecque appelée Pelargonia, du grec ancien « πελαργός » (pelargos) désignant cette cigogne, exigeait des citoyens qu’ils prissent soin de leurs parents âgés. Les Grecs estimaient aussi que tuer une cigogne pouvait être puni de mort et dans la Thessalie antique, l’oiseau aurait été protégé car il chassait les serpents. L’« oiseau blanc haï des longs serpents » de Virgile est par ailleurs souvent considéré comme une référence à la Cigogne blanche, même si le Circaète Jean-le-Blanc , essentiellement ophiophage, a également été proposé pour interprétation. Virgile rapportait également que l’arrivée de l’« oiseau blanc » au printemps rappelait aux agriculteurs de planter leurs vignes. Au début du xixe siècle, les Grecs ont néanmoins tué de nombreuses Cigognes blanches après que les Turcs, qui les vénéraient, furent partis du pays.

La Cigogne blanche ne craint pas l’être humain tant qu’elle n’est pas dérangée, et niche souvent sur les bâtiments en Europe. En Allemagne, les cigognes étaient protégées car leurs âmes étaient dites humaines ; la présence d’un nid sur une maison était censé protéger la demeure des incendies. En 1007 à la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg, la foudre frappa l’édifice alors en construction et les ouvriers ne reprirent le travail qu’après qu’un couple de Cigognes blanches eut décidé de nidifier sur les échafaudages. Les allemands et les néerlandais encourageaient les cigognes à nicher sur leurs maisons pour leur porter chance, parfois en construisant des plateformes à cet effet. En Europe de l’Est, on pensait que les cigognes nichant sur une maison apportaient l’harmonie à la famille, qu’un village comptant beaucoup de ces oiseaux ferait une bonne moisson, et que l’animal pouvait prédire le temps : une agitation des cigognes était présage de mauvais temps, si l’oiseau se tenait sur une patte il allait faire froid, et s’il claquait du bec la journée serait ensoleillée. Dans l’islam, la cigogne (en arabe leklekou laqlaq par onomatopée), est soumise à un interdit alimentaire comme beaucoup d’oiseaux de proies, tout comme dans le judaïsme, selon le chapitre 14 duDeutéronome.

Les premiers éléments de compréhension sur la migration des oiseaux sont dus à un intérêt porté à la Cigogne blanche : l’appellation de Pfeilstorch (de l’allemand « cigogne à flèche ») désigne des cigognes ayant été touchées par des flèches africaines et retrouvées en Europe avec l’arme toujours fichée dans le corps. Un cas réputé concerne un individu trouvé dans l’été 1822 dans la ville allemande de Klütz, entièrement taxidermisé avec la flèche africaine ornée, et qui est exposé à l’université de Rostock. La Cigogne blanche figure sur plus de 120 timbres émis par plus de 60 organismes émetteurs. Elle est emblématique de l’Alsace, l’oiseau national de la Lituanie depuis 1973 et un symbole de la Biélorussie. On la retrouve beaucoup en héraldique, parfois avec un serpent dans le bec, comme dans les armoiries de la famille des Cicogna de Venise ou de La Haye, aux Pays-Bas. Elle était la mascotte polonaise de l’exposition universelle de 2000 de Hanovre. Pendant plusieurs siècles, les cigognes étaient réputées vivre uniquement dans les pays ayant une forme républicaine de gouvernement.

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Du Hérisson et du Serpent.

Posté par othoharmonie le 26 août 2013


Un Hérisson que des Chasseurs poursuivaient, se coula sous une roche, où le Serpent se retirait, et pria celui-ci de souffrir qu’il s’y cachât : ce qu’on lui accorda très-volontiers. Les Chasseurs retirés, le Serpent qui se trouvait fort incommodé des piquants du Hérisson, lui remontra qu’il pouvait se retirer, sans péril, où bon lui semblerait : ensuite il le pria de sortir de son trou.  » Moi, sortir, repartit l’autre ? Les dieux m’en gardent ! Apprenez, insolent, que j’ai ici autant et plus de droit que vous.  » Comme celui-ci était le plus fort, il ne lui fut pas difficile de prouver net ce qu’il avançait.

Analyse des fables d’Esope

Du Hérisson et du Serpent. dans HERISSON 220px-hase_und_igel_2

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De la Corneille et des Oiseaux.

Posté par othoharmonie le 26 juillet 2013

     De la Corneille et des Oiseaux.  dans CORBEAU telechargement

La Corneille fournit un jour ses ailes de plumes qu’elle avait ramassées dans divers nids d’Oiseaux, et vint en faire parade devant ces derniers. Ceux-ci furent d’abord charmés de la bigarrure de son plumage ; mais dès qu’ils l’eurent considérée de plus près, chacun s’aperçut de la ruse. Et les Oiseaux tout indignés tombèrent aussitôt sur elle, et lui arrachèrent à grands coups de bec, non seulement les plumes qui leur appartenaient, mais encore les siennes propres. La Corneille ainsi déplumée se trouva si hideuse, qu’elle courut se cacher, et n’osa plus se montrer, même devant les Corneilles.

analyse de fables d’Esope

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Le Chameau et les bâtons flottants

Posté par othoharmonie le 25 avril 2013


Livre IV – Fable 10 d’Esope

Le Chameau et les bâtons flottants dans CHAMEAU - DROMADAIRE esope1

De deux fables d’Esope (« Le Chameau vu pour la première fois » et « Les Voyageurs et les broussailles »), La Fontaine a tiré cette pièce qui, avant Pascal, nous parle de l’imagination mais aussi de la puissance de la raison alliée à l’habitude. La Fontaine parlera de ce poème dans « Esope le Phrygien » « Esope, piqué de ce mépris, les compara aux bâtons qui flottent sur l’onde on s’imagine de loin que c’est quelque chose de considérable, de près on trouve que ce n’est rien. »

 

             Le premier qui vit un chameau
            S’enfuit à cet objet nouveau;
Le second approcha; le troisième osa faire
            Un licou pour le dromadaire.
L’accoutumance ainsi nous rend tout familier:
Ce qui nous paraissait terrible et singulier
            S’apprivoise avec notre vue
            Quand ce vient à la continue.
Et puisque nous voici tombés sur ce sujet,
            On avait mis des gens au guet,
Qui voyant sur les eaux de loin certain objet,
            Ne purent s’empêcher de dire
            Que c’était un puissant navire.
Quelques moments après, l’objet devint brûlot,
            Et puis nacelle, et puis ballot,
            Enfin bâtons flottants sur l’onde.

            J’en sais beaucoup de par le monde
            A qui ceci conviendrait bien:
De loin, c’est quelque chose; et de près, ce n’est rien.

 

Pour le dromadaire: Pas de véritable distinction, au XVIIe siècle, entre le chameau qui a pourtant deux bosses et le dromadaire qui n’en porte qu’une. Voir Rabelais « A la production du chameau tous feurent effroyéz et indignéz ; [...] » « Le Tiers-Livre », prologue).

A la continue: Quand cela apparaît régulièrement.

Brûlot: Petit bateau chargé de combustibles et qu’on lance sur les navires ennemis pour les incendier.

Nacelle: Littéralement, petite embarcation sans voiles.

Ballot: Un petit paquet, de marchandises par exemple.

De loin, …: Repris, avec des termes légèrement différents, dans « Esope le Phrygien » (voir introduction). Voyez aussi La Bruyère parlant de certaines gens » « Quand vous les voyez de fort près, c’est moins que rien ; de loin, ils imposent. » (« Les Caractères », II, 2). Corneille parlera d’étoiles qui de près ne sont que des vermisseaux.

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Le Chameau d’Esope

Posté par othoharmonie le 19 avril 2013

 

   Le Chameau croyant sa condition malheureuse de se voir exposé sans aucune défense à ses ennemis, pria très instamment Jupiter de lui donner des cornes comme au Taureau, pour lui servir en même temps d’ornement et de défense. Jupiter se moqua de la ridicule prière du Chameau. Non seulement il ne lui donna pas les cornes qu’il demandait, mais même il lui accourcit les oreilles, pour le rendre encore plus difforme.

Analyse des Fables d’Esope

Le Chameau d'Esope dans CHAMEAU - DROMADAIRE esope

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La Fourmi et les autres

Posté par othoharmonie le 11 janvier 2013

De la Fourmi et de la Mouche.

 La Fourmi eut un jour querelle avec la Mouche, qui se vantait de voler comme les oiseaux, d’habiter dans les Palais des Princes, de faire toujours grande chère, sans qu’il lui en coûtât aucune peine. Elle reprochait à la Fourmi la bassesse de sa naissance, et qu’elle rampait toujours à terre pour chercher de quoi vivre avec beaucoup de travail et d’assiduité ; qu’elle était réduite à ronger quelques grains, à boire de l’eau, à habiter les cavernes. La Fourmi répondait à tous ces reproches qu’elle était contente de son sort ; qu’une demeure sûre et arrêtée lui plaisait mieux qu’une vie errante et vagabonde ; que l’eau des La Fourmi et les autres dans FOURMI 250px-the_ant_and_the_grasshopper_-_project_gutenberg_etext_199941fontaines et les grains de blé lui paraissaient d’un goût exquis, parce que c’étaient des fruits de son travail : au lieu que la Mouche se rendait incommode à tout le monde, et méprisable par sa fainéantise.

Analyse d’Esope

De la Fourmi et de la Cigale.

 La Fourmi faisait sécher son froment qui avait contracté quelque humidité pendant l’hiver. La Cigale mourant de faim, lui demanda quelques grains pour subvenir à sa nécessité dans la disette où elle se trouvait. La Fourmi lui répondit durement qu’elle devait songer à amasser pendant l’été pour avoir de quoi vivre pendant l’hiver.  » Je ne suis point oisive durant l’été, répliqua la Cigale, je passe tout ce temps-là à chanter. – Oh bien, repartit la Fourmi, puisque cela est ainsi, je vous conseille de danser maintenant ; vous méritez bien de mourir de faim. « 

Analyse des Fables d’Esope

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Fourmi d’Esope

Posté par othoharmonie le 9 janvier 2013

De la Fourmi et de la Colombe.

  Une Fourmi pressée de la soif descendit dans une fontaine, où elle pensa être étouffée, étant entraînée par le courant, sans pouvoir s’en retirer. Une Colombe qui la vit dans l’embarras où elle était, arracha une branche d’arbre qu’elle jeta dans la fontaine. La Fourmi, à l’aide de cette branche, se garantit du malheur dont elle était menacée. Peu de temps après, un Oiseleur tendit des filets pour surprendre la Colombe, qui n’y prenait pas garde. La Fourmi qui connut la mauvaise intention de l’Oiseleur, le mordit à la jambe. La douleur qu’il sentit l’obligea à se retourner et à lâcher son filet. La Colombe qui entendit du bruit, se sauva par ce bon office de la Fourmi.

Analyse de Fables d’Esope

Fourmi d'Esope dans FOURMI fourmis-111

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Lièvre des fables d’Esope

Posté par othoharmonie le 17 décembre 2012

Du Lièvre et de la Perdrix.
Un Lièvre se trouva pris dans les lacets d’un Chasseur ; pendant qu’il s’y débattait, mais en vain, pour s’en débarrasser, une Perdrix l’aperçut.  » L’ami, lui cria-t-elle d’un ton moqueur, eh que sont donc devenus ces pieds dont tu me vantais tant la vitesse ? L’occasion de s’en servir est si belle ! garde-toi bien de la manquer. Allons, évertue-toi ; tâche de m’affranchir cette plaine en quatre sauts.  » C’est ainsi qu’elle le raillait ; mais on eut bientôt sujet de lui rendre la pareille ; car pendant qu’elle ne songe qu’à rire du malheur du Lièvre, un Épervier la découvre, fond sur elle et l’enlève.

Lièvre des fables d'Esope dans LAPIN - LIEVRE lapin_geant_des_flandres_2analyse de fables d’Esope

 

Du Lièvre et de la Tortue.
  Le Lièvre considérant la Tortue qui marchait d’un pas tardif, et qui ne se traînait qu’avec peine, se mit à se moquer d’elle et de sa lenteur. La Tortue n’entendit point raillerie, et lui dit d’un ton aigre, qu’elle le défiait, et qu’elle le vaincrait à la course, quoiqu’il se vantât fièrement de sa légèreté. Le Lièvre accepta le défi. Ils convinrent ensemble du lieu où ils devaient courir, et du terme de leur course. Le Renard fut choisi par les deux parties pour juger ce différend. La Tortue se mit en chemin, et le Lièvre à dormir, croyant avoir toujours du temps de reste pour atteindre la Tortue, et pour arriver au but avant elle. Mais enfin elle se rendit au but avant que le Lièvre fut éveillé. Sa nonchalance l’exposa aux railleries des autres Animaux. Le Renard, en Juge équitable, donna le prix de la course à la Tortue.

analyse de fables d’Esope

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Le Cheval d’Esope

Posté par othoharmonie le 8 octobre 2012

 

Du Cheval et du Lion.

Le Cheval d'Esope dans CHEVAL Esope_10_Ane_Cheval-442aa   Un vieux Lion ne pouvant plus chasser avec la même vitesse et le même succès, eut envie de manger un Cheval qu’il trouva en son chemin. Il s’avisa de contrefaire le Médecin, et de lui demander des nouvelles de sa santé. Le Cheval qui comprit à peu près la mauvaise intention du Lion, lui répondit qu’il ne se portait pas trop bien, et que depuis peu il s’était mis une épine au pied, dont il se sentait fort incommodé. Le Lion s’offrit sur-le-champ à la lui tirer. Le Cheval accepta l’offre et se mit en posture. Quand le Lion se fut approché pour tirer l’épine, le Cheval allongeant le pied frappa rudement le Lion au milieu du front, et se mit à fuir de toute sa force, laissant le Lion dans un état pitoyable et désespéré d’avoir manqué son coup.

Analyse des Fables d’Esope

Du Cerf et du Cheval.

  Le Cheval qui n’avait point encore été dompté par le mors ni par la bride, se plaignait un jour à un Paysan d’un Cerf qui venait manger l’herbe dans un Pré où il paissait, et le pria de l’aider à en tirer vengeance.  » Je le veux bien, dit le Paysan, à condition que vous ferez tout ce que je vous dirai.  » Le Cheval y acquiesça. Alors le Paysan profitant de l’occasion, lui mit sur le dos une selle et un mors à la bouche. Il monta dessus, et poursuivit le Cerf avec tant d’ardeur, qu’il l’atteignit et le tua. Le Cheval hennissait de joie, se voyant si bien vengé, et ne craignant plus les insultes du Cerf. Mais le Paysan qui connut combien le Cheval lui pouvait être utile dans la suite, au lieu de le mettre en liberté, le conduisit chez lui, l’attacha à une charrue, et le fit servir à labourer la terre.

 

Analyse des Fables d’Esope

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