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Historiques des poux, puces et autres

Posté par othoharmonie le 27 septembre 2014

 

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Longtemps le savoir occidental a classé les animaux en cinq grandes familles : les quadrupèdes, les oiseaux, les poissons, les serpents et les vers. Jusqu’à l’époque moderne, bien des notions qui nous sont aujourd’hui familières sont restées inconnues. Ainsi celle de « mammifère », que certes Aristote discerne plus ou moins mais dont il ne fait pas un élément essentiel de ses classifications zoologiques.

Il faudra attendre l’époque des Lumières pour que quelques savants lui accordent une importance première dans l’organisation du monde animal. Ainsi également les notions de cétacés, de reptiles, de batraciens, qui n’émergent vraiment qu’au tournant des XVIIIe-XIXe siècles et conduisent tardivement à séparer ou à regrouper des espèces dont la parenté restait incertaine. Ainsi surtout, par rapport au sujet qui nous occupe ici, la notion d’insecte, inconnue des savoirs antiques et médiévaux.

Elle n’est clairement définie qu’au XVIe siècle, donnant peu à peu naissance à un domaine spécifique des études de zoologie : l’entomologie, à laquelle se consacrent désormais quelques spécialistes, au premier rang desquels Thomas Moufet, auteur d’un ouvrage pionnier, le Theatrum insectorum, compilé dans la seconde moitié du siècle mais qui ne sortira des presses qu’en 1634. Toutefois, ce n’est qu’au XVIIIe siècle que l’entomologie sera reconnue comme une science à part entière, grâce aux recherches de savants de grand renom, tel l’immense Réaumur (1683-1857), à la fois physicien et naturaliste. Au siècle suivant, Jean-Henri Fabre (1823-1915), par ses ouvrages de vulgarisation, notamment ses Souvenirs entomologiques (1870-1889), fera connaître à un public relativement large cette branche particulière de la zoologie. Avec lu

i, l’univers des insectes cesse enfin d’être un univers inquiétant et mystérieux.

En français, le mot insecte n’existe pas avant le milieu du XVIe siècle. Il vient du latin savant insectum, création tardive pour qualifier une catégorie de vers ou de bestioles jusque-là peu différenciés, dont le corps présentait un aspect apparemment inorganisé. Les savoirs antiques et médiévaux, en effet, regroupent souvent dans une seule et même catégorie zoologique tous les animaux de petite taille qu’ils rampent, volent, marchent ou nagent : larves, vers, insectes, rongeurs, tétards, mollusques. Pour ces savoirs, les escargots, les papillons, les souris, les grenouilles, les crevettes et les mouches font partie du même monde. Tout au plus distingue-t-on dans ce vaste ensemble les « vers » (vermes), qui rampent ou qui nagent, des « bestelettes » (bestiolae), qui marchent. Mais les petits animaux qui volent ne trouvent pas leur place dans cette distinction. Bien des auteurs ne savent pas qu’en faire, notamment parce que beaucoup de ces animaux sont des larves avant de se transformer en créatures volantes. Où les ranger ? À qui ou à quoi les rattacher. Un auteur anonyme cité par Vincent de Beauvais, encyclopédiste dominicain du XIIIe siècle, va jusqu’à affirmer que « les papillons sont des fleurs qui volent ».

Avec la Renaissance et ses curiosités renouvelées pour la nature et le monde animal, le savoir se précise davantage. À partir du milieu du XVIe siècle, plusieurs naturalistes commencent à regrouper dans une même catégorie les très petites bêtes dépourvues d’ailes (fourmis, punaises, araignées par exemple) et celles qui en sont dotées. Les secondes sont mieux connues que les premières, mais ensemble elles commencent enfin à former une famille autonome, distincte de celle des vers proprement dits, et plus encore des petits rongeurs ou des petits oiseaux : les insecta

, dont le corps semble insectum, c’est à dire découpé en plusieurs parties.

Cependant, malgré différents ouvrages qui leur sont déjà spécialement consacrés, c’est surtout au siècle suivant, grâce à l’apparition des premiers microscopes, que la connaissance des insectes fait des progrès notables. Des subdivisions apparaissent, appuyées à la fois sur l’aspect externe des animaux, sur leur anatomie interne et sur leurs relations avec les hommes. Certains sont depuis longtemps reconnus comme utiles (les abeilles ou les vers à soie, par exemple), d’autres au contraire sont qualifiés de « vermineux » : ils mangent les récoltes, empoisonnent l’eau et les aliments, éprouvent le bétail. Désormais un groupe de « vermineux » fait l’objet d’une attention particulière : les parasites du corps humains, poux, puces, punaises, morpions et quelques autres.

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Le XVIIe siècle est particulièrement bavard sur ces parasites, peut-être parce  qu’ils se font plus nombreux et plus redoutables qu’aux siècles précédents. À cela différentes raisons dont la principale concerne l’hygiène, spécialement l’hygiène du corps. De fait, dans la longue histoire de l’Europe, aucune autre époque ne fut sans doute aussi sale que le XVIIe siècle. À la saleté et la souillure hélas ! ordinaires, dues aux malheurs du temps (guerres, famines, épidémies, crise climatique, catastrophes naturelles) s’ajoutent désormais  celles qu’engendre le discours nouveau d’un grand nombre de médecins : l’eau est mauvaise pour le corps ; la peau mouillée est perméable à toutes les infections ; mieux vaut se laver peu souvent, et se baigner encore moins ; surtout, il faut fuir les bains publics, lieux de débauche et de pestilence. Pour bon nombre de médecins, changer de chemise régulièrement et se parfumer abondamment suffit pour être propre.

D’où un manque d’hygiène généralisé, une saleté et une puanteur qui touchent toutes les classes sociales, même les plus favorisées. L’envers du Grand Siècle est un cloaque. Les historiens le savent depuis longtemps, les contemporains en ayant fourni de nombreux témoignages. Ces derniers, en revanche, n’ont pas conscience que le lavage quotidien et la propreté corporelle constituent des moyens efficaces de lutter contre les parasites et les maladies qu’ils véhiculent. Ce n’est qu’au XIXe siècle que l’on comprendra le rôle déterminant que certains d’entre eux jouent dans la transmission des épidémies (la peste notamment). Auparavant, comme au Moyen Âge, on croit encore et toujours que ces parasites naissent par génération spontanée, sortant de la peau humide ou échauffée comme les vers sortent des chairs putréfiées.

Du XVIe au XVIIIe siècle, en France mais aussi dans toute l’Europe occidentale, poux, puces, punaises, cirons et morpions sont donc surabondants.

Les puces notamment occupent une place considérable dans la vie quotidienne, dans les relations sociales et dans l’imaginaire. C’est à elles qu’est spécialement consacrée la belle étude de Camille le Doze. Ce livre original et passionnant, le premier sur un tel sujet depuis le XVIe siècle, nous conduira de l’histoire naturelle jusqu’à la poésie érotique, en passant par le discours médical et la pharmacopée, les pratiques d’hygiène et de santé,  les croyances et les superstitions, les manuels de civilité et les règles morales, les stratégies amoureuses et le commerce charnel, l’âme des bêtes et les ruses du Diable.

Assurément, la puce est partout et, comme le souligne avec force Camille le Doze, l’Ancien Régime est son « âge d’or ».

Michel Pastoureau

Directeur d’études à l’Ecole pratique des hautes études

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Escargot Totem

Posté par othoharmonie le 17 février 2013

Et aussi ver de Terre (idem)

Escargot Totem dans ESCARGOT escagot_01L’escargot…. Tout d’abord il est joli, mignon, on peut le prendre sur sa main. On le trouve partout dans la nature même dans les jardins où il se régale de salades. Il a de belles couleurs qui varient selon les espèces. Il est curieux  avec son pied musclé, sa coquille qu’il construit lui-même avec patience et persévérance, dans laquelle il trouve refuge en cas de danger et qu’il porte sur son dos comme la tortue.

 Symbole de lenteur mais aussi d’adaptation à la vie dans la nature que ce soit forêts, prairies, mares, océans ou tout simplement les aquariums où s’active « l’escargot nettoyeur »

Comme le ver de terre, l’escargot a la particularité de concentrer dans ses tissus les substances chimiques présentes dans le sol, l’air et les plantes de son environnement (cadmiumplombzinccuivremercurearsenic). En observant ce qui est accumulé dans l’organisme du gastéropode, on peut donc savoir si un sol est pollué mais également évaluer la quantité de polluants susceptible de se disperser dans la nature et de contaminer les êtres vivants. Des informations très utiles pour tester des pesticides par exemple et qu’il serait impossible d’obtenir avec une méthode classique d’analyse du sol.

 

L’escargot est un reflet de l’esprit de protection qui entoure chacun de nous.
L’apparition d’un totem escargot dans notre vie reflète
la nécessité d’une plus grande protection de notre environnement.
Soyez conscient de votre environnement et de rester sur vos gardes.
Pensez à quel moment vous avez vu un Escargot – au travail, chez vous, dans un certain état d’esprit?

escargot014 dans ESCARGOTLes escargots sont souvent solitaires, pas très social et souvent timides. Leur leçon de vie sera d’apprendre à faire confiance. Apprendre à équilibrer la confiance et la protection est une leçon difficile. l’Escargot nous enseigne aussi à protéger l’enfant intérieur. les personnes ayant un totem escargot présentent souvent une coquille dure au monde malgré leur cœur tendre , ils ont peut être des fois peur des sensations fortes. Surveillez les escargots afin de savoir ce qui met en doute votre confiance.

La spirale, liée aux phases lunaires, est un développement de la corne. Il symbolise encore le mouvement dans la permanence.

Ainsi, dans l’ancienne religion mexicaine, Tecçiztecatl (dieu de la Lune) est représenté enfermé dans une coquille d’escargot. La forme en spirale de la coquille de l’escargot est, selon Germaine Dieterlen, «un glyphe universel de la temporalité, de la permanence de l’être à travers les fluctuations du changement».

Cette forme en spirale évoque aussi le tracé du labyrinthe initiatique. Dans les hiéroglyphes égyptiens, la spirale était représentée par un escargot et symbolisait l’évolution de la vie.
L’escargot, qui sort de terre après la pluie, est un symbole de régénération cyclique, de la mort et de la renaissance.

Il illustre le thème de l’éternel retour : il montre et cache ses cornes comme la lune apparaît et disparaît. Il participe du printemps humide, et ne sort de terre qu’après la pluie.

«De plus, écrit jean servier, il participe de l’humide et ne sort de terre, comme disent les paysans, qu’après la pluie.

Il se trouve lié, au cycle des champs, devenu le symbole de la fécondité donnée par les morts, la parure presque nécessaire de l’ancêtre revenu sur la terre des hommes pour la féconder, porteur de tous les symboles de la face du ciel et des orages bienfaisants.»
Il est donc associé à la fertilité.

L’ escargot présente un symbolisme sexuel, par analogie: vulve, matière, mouvement, bave.
Il symbolisait d’ailleurs, chez les Aztèques, la conception, la grossesse et l’accouchement. Au Dahomet, il est aussi considéré comme un réceptacle du sperme.

En Afrique du Nord on confectionne des chapelets avec des coquilles d’escargots…

Dans le Comté niçois, en Languedoc et en Corse, les coquilles d’escargots servaient de lampes à huile lors de diverses processions.

Dans la région de Corte, au cours des fêtes pascales, les coquilles, remplies d’huile et équipées d’une mèche, étaient posées sur les rebords des fenêtres, elles éclairaient le chemin par lequel à la nuit tombée, le Vendredi Saint, passait la procession.

L’escargot fait partie de l’univers de l’enfance: courses d’escargots, cantines enfantines qui célèbrent l’escargot…

 

Le Moyen-âge Chrétien qui divise les espèces vivantes en deux catégories : celles appartenant à Dieu et celles appartenant au Diable, s’interroge sur la nature et les bienfaits de l’escargot. D’une part apparenté à un ver naissant spontanément de la pourriture, symbole de paresse et de lâcheté ; il est d’autre part symbole de renouveau, de renaissance lorsqu’il sort de terre au Printemps. Les croyances populaires l’associent alors au déroulement du temps qui passe.

 Mais malgré cette ambiguïté de représentation, l’escargot fait toujours partie de la pharmacopée médiévale. L’abbesse bénédictine Hildegarde de Bingen, estime, dans son livre des subtilités des créatures divines (XIIe siècle), que la nature froide de l’escargot lui permet d’enrayer le feu de l’infection : « Si quelqu’un est rongé de vermines, on prendra la coquille d’escargots qu’on réduira en poudre et on mettra cette poudre sur l’endroit où se trouvent les vers ; ceux-ci mourront et on sera guéri. »

 On pense, à peu près à la même époque, que les animaux non seulement fourniraient des remèdes à l’homme, mais encore leur apprendraient la manière de les administrer. Ainsi l’escargot aurait enseigné aux apothicaires la manière de façonner les pilules : « La coutume qu’ont ces mollusques de se ramasser en boule à l’accouplement de la lune et du soleil et de se rouler ensuite sur un peu de terre, aurait servi d’exemple aux apothicaires dans la confection des pilules, non seulement dans leur forme, mais encore dans le fait de les couvrir d’une poudre inerte dans les boîtes et les coffrets d’airain, où ils les conservaient. »

Un escargot vu de face, en train de manger de la salade, on voit des sortes de cornes pointées vers l'avant, deux longues en haut, deux courtes en bas, terminées par des petites boules

 Plus tard, en 1738, la Pharmacopée universelle de Lemery nous donne la façon de préparer l’eau de limaçons : « On aura des limaçons vivants avec leur coquille, on les lavera, puis on les écrasera dans un mortier de marbre, on les mettra dans une grande cucurbite de verre qu’on placera au bain-marie, on versera dessus le lait d’ânesse nouvellement tiré, on   rouillera bien le tout avec une espatule de bois, et ayant adapté sur la cucurbite son hapiteau avec son récipient, et ayant lutté les jointures, on laissera la matière en digestion pendant douze heures, puis on fera la distillation. On exposera l’eau distillée pendant plusieurs jours au soleil dans une bouteille de verre débouchée, puis on la gardera. Elle est humectante, rafraîchissante, propre pour les rougeurs de la peau, on s’en sert pour décrasser le visage, pour adoucir les rugosités du cuir, on l’emploie avec des petits linges fins ; on peut aussi en donner intérieurement pour la phtisie, pour le crachement de sang, pour la néphrétique, pour les ardeurs d’urine. La dose en est depuis une once jusqu’à six. »

http://www.ordre.pharmacien.fr – Documents de référence – Histoire et art pharmaceutique

 

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L’escargot, créature divine…

Posté par othoharmonie le 14 juillet 2012

 

Au XIIe au XVIIIe siècle :

L'escargot, créature divine... dans ESCARGOT fractale-6-300x225 Le Moyen-âge Chrétien qui divise les espèces vivantes en deux catégories : celles appartenant à Dieu et celles appartenant au Diable, s’interroge sur la nature et les bienfaits de l’escargot. D’une part apparenté à un ver naissant spontanément de la pourriture, symbole de paresse et de lâcheté ; il est d’autre part symbole de renouveau, de renaissance lorsqu’il sort de terre au Printemps. Les croyances populaires l’associent alors au déroulement du temps qui passe.

 Mais malgré cette ambiguïté de représentation, l’escargot fait toujours partie de la pharmacopée médiévale. L’abbesse bénédictine Hildegarde de Bingen, estime, dans son livre des subtilités des créatures divines (XIIe siècle), que la nature froide de l’escargot lui permet d’enrayer le feu de l’infection : « Si quelqu’un est rongé de vermines, on prendra la coquille d’escargots qu’on réduira en poudre et on mettra cette poudre sur l’endroit où se trouvent les vers ; ceux-ci mourront et on sera guéri. »

 On pense, à peu près à la même époque, que les animaux non seulement fourniraient des remèdes à l’homme, mais encore leur apprendraient la manière de les administrer. Ainsi l’escargot aurait enseigné aux apothicaires la manière de façonner les pilules : « La coutume qu’ont ces mollusques de se ramasser en boule à l’accouplement de la lune et du soleil et de se rouler ensuite sur un peu de terre, aurait servi d’exemple aux apothicaires dans la confection des pilules, non seulement dans leur forme, mais encore dans le fait de les couvrir d’une poudre inerte dans les boîtes et les coffrets d’airain, où ils les conservaient. »

image034 dans ESCARGOT Plus tard, en 1738, la Pharmacopée universelle de Lemery nous donne la façon de préparer l’eau de limaçons : « On aura des limaçons vivants avec leur coquille, on les lavera, puis on les écrasera dans un mortier de marbre, on les mettra dans une grande cucurbite de verre qu’on placera au bain-marie, on versera dessus le lait d’ânesse nouvellement tiré, on   rouillera bien le tout avec une espatule de bois, et ayant adapté sur la cucurbite son hapiteau avec son récipient, et ayant lutté les jointures, on laissera la matière en digestion pendant douze heures, puis on fera la distillation. On exposera l’eau distillée pendant plusieurs jours au soleil dans une bouteille de verre débouchée, puis on la gardera. Elle est humectante, rafraîchissante, propre pour les rougeurs de la peau, on s’en sert pour décrasser le visage, pour adoucir les rugosités du cuir, on l’emploie avec des petits linges fins ; on peut aussi en donner intérieurement pour la phtisie, pour le crachement de sang, pour la néphrétique, pour les ardeurs d’urine. La dose en est depuis une once jusqu’à six. »

http://www.ordre.pharmacien.fr – Documents de référence – Histoire et art pharmaceutique

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L’escargot en pharmacopée

Posté par othoharmonie le 12 juillet 2012

 

D’aussi loin que remontent les écrits, on retrouve l’escargot dans la pharmacopée.

Prescrit dans l’Antiquité comme remède à de nombreux maux, il est un peu mis à l’écart au Moyen-âge pour cause de symbolique ambiguë.

 L'escargot en pharmacopée dans ESCARGOT blond1

Mais le petit mollusque n’a pas dit son dernier mot et, avec les progrès de la science, ses propriétés thérapeutiques vont se préciser.

 

Ainsi, au XIXe siècle fleurissent les spécialités à base de limaçon, indiquées principalement dans les affections bronchiques telles que la toux.

 Les chercheurs du XXe siècle poursuivent dans ce sens avec la mise au point de l’hélicidine.

Cependant les découvertes ne s’arrêtent pas là : en effet l’Helix pomatia contient une lectine marqueur de tissus métastatiques et certains escargots marins sécrètent des neurotoxines dont les dérivés semblent être de puissants analgésiques.

L’escargot, gardant toujours une part de mystère, recèle peut-être d’autres propriétés utiles pour la médecine future. Et même si tel n’était pas le cas, les récentes découvertes au sujet de ce petit animal prouvent au moins qu’il n’était pas inutile de s’y intéresser.

 

http://www.ordre.pharmacien.fr Documents de référence – Histoire et art pharmaceutique

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Escargots depuis toujours

Posté par othoharmonie le 9 juin 2012

Quand deux escargots, guidés par l’odorat, se rencontrent, ils commencent par se caresser avec la radula, puis ils s’unissent face à face, la partie antérieure du corps étant presque verticale. L’appareil reproducteur comporte un orifice génital,

Gif escargots 

un organe copulateur, et un dard calcaire dont le rôle est de retenir le partenaire pendant l’accouplement. De temps en temps, ils lancent leur dard, chacun des deux « conjoints » cherchant à atteindre l’autre dans la zone entourant l’ouverture génitale et, en même temps, à éviter le dard dirigé vers lui. Cette joute a pour effet d’exciter les deux partenaires jusqu’à ce que l’accouplement soit accompli. Elle dure parfois plusieurs heures.

Escargots depuis toujours dans ESCARGOT escargot.1188999512Les œufs de l’Escargot de Bourgogne ont 6 mm de diamètre et sont recouverts d’une coquille blanche, imprégnée de carbonate de calcium qui la rend très résistante. Ils sont pondus en grand nombre dans de petits trous creusés dans le sol par les escargots. Sortant la partie antérieure du corps de sa coquille, l’animal s’enfonce dans la terre humide et y creuse une petite fosse ronde, dont le diamètre varie entre 2 et 4 cm. L’ouverture de ce trou étant obstruée par la coquille, l’animal est parfaitement protégé. C’est dans cette position qu’il pond de 60 à 80 œufs en un jour ou deux. Ensuite, il recouvre le trou et aplanit la terre de façon à rendre le nid presque invisible. L’incubation des œufs dure entre 20 et 30 jours.

L’Escargot de Bourgogne fait partie des espèces qui, à l’automne, après s’être enfoncées dans la mousse ou dans la terre meuble à quelques 30 cm de profondeur, ferment l’ouverture de leur coquille avec une pellicule de mucus solidifiée, renforcée par des granules calcaires, l’épiphragme. L’animal se retire ensuite au centre de sa coquille, dont il cloisonne l’espace intermédiaire par une ou plusieurs membranes transversales. Pendant cette période, qui dure plusieurs mois, les fonctions respiratoires et l’activité cardiaque ne sont pas interrompues, l’épiphragme, quoique ne présentant aucune ouverture, étant suffisamment poreux pour permettre les échanges gazeux. Les aliments contenus dans le tube digestif au moment où l’animal s’enterre sont digérés, et l’estomac se remplit d’une bouillie brunâtre. Les premières chaleurs d’avril ou de mai réveillent l’escargot qui perfore avec son pied l’épiphragme qui bouche sa coquille. Les premiers jours ou les premières semaines qui suivent la léthargie hivernale sont consacrés par l’animal à restaurer ses forces aux dépens des jeunes herbes qui viennent de sortir de terre. L’accouplement n’aura lieu que beaucoup plus tard, pendant les journées humides de mai ou de juin. Les escargots étant hermaphrodites, il s’agit d’un accouplement croisé. Celui-ci est précédé de rites compliqués.

L’ordre des Stylommatophores qui groupe les Pulmonés dont les yeux sont situés à l’extrémité de longs pédoncules rétractiles, comprend les Gastéropodes communément désignés sous les noms d’escargots et de limaces, les premiers possédant une coquille et les seconds en étant dépourvus, ou plutôt en paraissant dépourvus. L’Escargot de Bourgogne (Helix pomatia, famille des Hélicidés), ou Escargot commun, également appelé limaçon et colimaçon, est une des espèces les plus répandues en Europe, et il a été importé par l’homme en Amérique du Nord. On le rencontre dans toutes les régions parsemées de prés et de buissons, surtout dans les endroits valonnés, et il manifeste une nette prédilection pour les bourgeons tendres des vignes, auxquelles il cause parfois de graves dommages. Sa coquille ventrue peut dépasser 4 cm de diamètre, brunâtre ou jaunâtre, elle est enroulée sur la droite.

escargot.jminipg dans ESCARGOTParmi les espèces proches de l’Escargot de Bourgogne et répandues en France, on peut citer le Petit-Gris (Helix aspersa), que l’on trouve en montagne jusqu’à l 500 m d’altitude, et l’Escargot des bois (Cepaea nemoralis), qui mesure 3 cm de diamètre et s’élève jusqu’à l 300 m d’altitude, mais il existe bien d’autres espèces, toutes plus ou moins comestibles.

L’Escargot commun est considéré dans beaucoup de pays comme un mets de choix, et on en fait l’élevage. Les Anciens élevaient déjà plusieurs espèces d’Hélicidés, qui étaient engraissés à des fins alimentaires. Pline raconte que, peu de temps avant les guerres de Pompée, Fulvius Lippinus, expert dans l’élevage des escargots, choisissait de préférence les Escargots blancs d’Illyrie, les espèces africaines, particulièrement fécondes et très appréciées. Les Romains élevaient les escargots dans des parcs spéciaux, ombragés et humides, entourés d’un fossé ou d’un mur, les cochlearia. Ils les engraissaient et donnaient à leur chair une saveur spéciale grâce à un mélange de végétaux et de son bouilli, auquel ils ajoutaient un peu de vin et quelques feuilles de laurier. La Ligurie fournissait aux patriciens romains de grandes quantités d’escargots qu’ils préféraient à tout autre.

Les escargots, comme les limaces, jouaient un rôle important dans l’ancienne pharmacopée, et ils ne sont pas totalement abandonnés de nos jours. Les Limaces se distinguent essentiellement des Escargots par le fait qu’elles semblent privées de coquille, mais cette coquille existe à l’état de vestige sur la partie antérieure de la région dorsale, sous la forme d’une petite plaque calcaire appelée « limacelle », cachée dans le bouclier du manteau.

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