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L’Enfant Éléphant

Posté par othoharmonie le 14 mars 2015

(The Elephant’s Child)


L'enfant et l'elephanteau. A children with an young elephant.Dans les Temps Anciens et Reculés, ô ma Mieux-Aimée, l’Éléphant n’avait pas de trompe. Il n’avait qu’un petit bout de nez brun bombé de la taille d’une botte, qu’il balançait bien de droite et de gauche, mais avec quoi il ne pouvait rien ramasser. Or, il y avait un Eléphant, un nouvel Éléphant, un Enfant d’Éléphant, plein d’une insatiable curiosité, ce qui fait qu’il posait toujours un tas de questions. Avec ça, il vivait en Afrique et il remplissait toute l’Afrique de son insatiable curiosité. Il demanda à sa grande tante l’Autruche pourquoi les plumes de sa queue poussaient comme ça, et sa grande tante l’Autruche lui donna une fessée avec sa patte dure, dure. Il demanda à sa grande tante la Girafe pourquoi elle avait la peau tachetée et sa grande tante la Girafe lui donna une fessée avec son sabot dur, dur. Mais il était toujours plein d’une insatiable curiosité. Il demanda à son gros oncle l’Hippopotame pourquoi il avait les yeux rouges, et son gros oncle l’Hippopotame lui donna une fessée avec son gros sabot ; et il demanda à son oncle poilu, le Babouin, pourquoi les melons avaient ce goût-là et son oncle poilu, le Babouin, lui donna une fessée avec sa patte poilue, poilue. N’empêche qu’il était toujours plein d’une insatiable curiosité ! Il posait des questions à propos de tout ce qu’il voyait, entendait, éprouvait, sentait ou touchait et tous ses oncles et ses tantes lui donnaient la fessée. Et il demeurait malgré tout plein d’une insatiable curiosité ! 

Un beau matin, au milieu de la Précession des Équinoxes, cet Enfant Éléphant à l’insatiable curiosité posa une nouvelle question, une bonne, qu’il n’avait encore jamais posée. Il demanda : 

— Qu’est-ce que le Crocodile mange au dîner ? 

Tous lui dirent « Chut ! » à haute et terrible voix ; puis ils le fessèrent sur-le-champ, pendant un long moment, sans s’arrêter. 

Lorsque ce fut terminé, il tomba sur l’Oiseau Kolokolo assis au milieu d’un buisson de jujubier et il lui dit : 

— Mon père m’a donné la fessée, ma mère m’a donné la fessée ; tous mes oncles et tantes m’ont donné la fessée pour mon insatiable curiosité, n’empêche que je veux savoir ce que le Crocodile mange au dîner ! 

Alors l’Oiseau Kolokolo dit, avec un cri lugubre : 

— Va sur les rives du grand Fleuve Limpopo, aux grasses eaux vert-de-grisées et huileuses, bordé d’arbres à fièvre. Et tu le découvriras. 

Dès le lendemain matin, comme il ne restait plus rien des Équinoxes, puisque la Précession avait précédé conformément au précédent, cet insatiable Enfant Éléphant prit cinquante kilos de bananes (des petites rouges), cinquante kilos de canne à sucre (de la longue violette) et dix-sept melons (des verts croquants) et il dit à sa famille : 

— Au revoir. Je vais au grand Fleuve Limpopo, aux grasses eaux vert-de-grisées et huileuses, bordé d’arbres à fièvre, afin de savoir ce que le Crocodile mange au dîner. 

Alors, tous ensemble ils lui donnèrent une fessée de plus pour lui porter chance, quoiqu’il leur demandât bien poliment d’arrêter. Puis il s’en alla, un peu échauffé, mais pas du tout étonné, tout en mangeant des melons et en jetant la peau car il ne pouvait pas la ramasser. Il alla de Grahamstown à Kimberley et de Kimberley à Khamascountry, et à Khamascountry il prit la direction du nord-est, en continuant à manger des melons jusqu’à ce qu’enfin il atteignît les rives du grand Fleuve Limpopo, aux grasses eaux vert-de-grisées et huileuses, bordé d’arbres à fièvre, exactement comme l’avait décrit l’Oiseau Kolokolo. 

Tu dois savoir et comprendre, ô ma Mieux-Aimée, qu’avant cette semaine-là, et ce jour, cette heure, cette minute, l’insatiable Enfant Éléphant n’avait jamais vu un Crocodile et ne savait pas à quoi ça ressemblait. Tout ça faisait son insatiable curiosité. La première chose qu’il vit fut un Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore enroulé autour d’un rocher. 

— ’Scusez-moi, dit l’Enfant Éléphant très poliment, mais avez-vous vu une chose ressemblant à un Crocodile dans ces parages hétérogènes ? 

— Si j’ai vu un Crocodile ? répéta le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore d’un ton d’absolu mépris. Que vas-tu me demander ensuite ? 

— ’Scusez-moi, dit L’Enfant Eléphant, mais auriez-vous l’obligeance de me dire ce qu’il mange au dîner ? 

Alors le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore se désenroula rapidement du rocher et il donna une fessée à L’Enfant Éléphant avec son écailleuse queue flagelleuse. 

— C’est étrange, dit L’Enfant Éléphant. Mon père et ma mère, mon oncle et ma tante, sans parler de mon autre tante la Girafe et de mon autre oncle le Babouin, m’ont tous donné la fessée pour mon insatiable curiosité, et je suppose que vous faites la même chose pour la même raison. 

Sur ce, il prit congé très poliment du Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore après l’avoir aidé à se réenrouler autour du rocher et il poursuivit son chemin, un peu échauffé, mais pas du tout étonné, en mangeant des melons et en jetant la peau car il ne pouvait pas la ramasser ; jusqu’à ce qu’il posât la patte sur ce qu’il prit pour une bûche, juste au bord du grand Fleuve Limpopo aux grasses eaux vert-de-grisées et huileuses, bordé d’arbres à fièvre. Mais il s’agissait en réalité du Crocodile, ô ma Mieux-Aimée, et le Crocodile cligna de l’œil, comme ceci ! 

— ’Scusez-moi, dit L’Enfant Éléphant très poliment, mais vous n’auriez pas vu un Crocodile dans ces parages hétérogènes ? 

Alors le Crocodile cligna de l’autre œil et souleva à demi sa queue hors de l’eau ; et L’Enfant Éléphant recula très poliment car il n’avait pas envie de recevoir encore une fessée. 

— Approche, Petit, dit le Crocodile. Pourquoi me poses-tu cette question ? 

— ’Scusez-moi, dit L’Enfant Éléphant très poliment, mais mon père m’a donné la fessée, ma mère m’a donné la fessée, sans parler de ma grande tante l’Autruche et de mon gros oncle l’Hippopotame, de ma tante la Girafe qui rue si fort et de mon oncle poilu le Babouin, sans oublier le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore à l’écailleuse queue flagelleuse, près de la rive, qui frappe plus fort que tous les autres, et donc, si ça ne vous ennuie pas, j’aimerais mieux ne plus être fessé. 

— Approche, Petit, dit le Crocodile, car c’est moi le Crocodile. 

Et pour le prouver il se mit à verser des larmes de Crocodile. L’Enfant Éléphant en eut le souffle coupé, il s’agenouilla sur la rive, haletant, et dit : 

— Vous êtes la personne que je cherche depuis si longtemps. Voudriez-vous me dire, s’il vous plaît, ce que vous mangez au dîner ? 

— Approche, Petit, dit le Crocodile. Je vais te le souffler à l’oreille. 

Alors l’Enfant Éléphant approcha sa tête près de la gueule qui-mord-qui-tue du Crocodile, et celui-ci le saisit par son petit nez qui jusqu’à cette semaine, ce jour, cette heure, cette minute, n’était pas plus grand qu’une botte, mais bien plus utile. 

— Je pense, dit le Crocodile, et il le dit entre ses dents, comme ceci, je pense que je commencerai aujourd’hui par de L’Enfant Éléphant. 

En entendant cela, ô ma Mieux-Aimée, L’Enfant Éléphant fut fort ennuyé et il dit en parlant du nez : 

— Laissez-boi bartir ! Vous be faites bal ! 

Alors le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore descendit la rive ventre à terre et dit : 

— Mon jeune ami, si tu ne te mets pas maintenant, immédiatement et sans délai à tirer de toutes tes forces, j’ai bien peur que ce vieil ulster à larges bandes de cuir (il voulait parler du Crocodile) te précipite dans ce courant limpide avant que tu puisses dire « ouf ». 

Ainsi s’exprima le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore. Alors L’Enfant Éléphant s’assit sur ses petites hanches et il tira, tira, tira, tant et si bien que son nez commença à s’allonger. Et le Crocodile barbotait dans l’eau qu’il rendait crémeuse à grands coups de queue, et lui aussi il tira, tira, tira. 

Et le nez de L’Enfant Eléphant continuait à s’allonger ; et L’Enfant Eléphant se campa sur ses quatre petites pattes et tira, tira, et son nez continuait à s’allonger ; et le Crocodile battait l’eau en se servant de sa queue comme d’une rame et lui aussi, il tira, tira, tira et à chaque fois le nez de L’Enfant Eléphant s’allongeait davantage et cela lui faisait un mal de tous les diables ! 

Puis L’Enfant Éléphant sentit ses pattes glisser, et il dit en parlant du nez, qui avait maintenant près de cinq pieds de long : 

— Je n’en beux blus ! 

Alors le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore descendit la rive et se noua en double demi-clef autour des pattes de derrière de L’Enfant Éléphant et il dit : 

— Voyageur imprudent et inexpérimenté, nous allons maintenant nous livrer sérieusement à un petit effort de traction car sinon, j’ai le sentiment que ce vaisseau de guerre à propulsion là-bas avec un pont supérieur blindé (par ces mots, ô ma Mieux-Aimée, il faisait allusion au Crocodile) va compromettre pour toujours ta future carrière. 

Ainsi s’exprima le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore. Alors il tira et L’Enfant Éléphant tira et le Crocodile tira, mais L’Enfant Éléphant et le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore tirèrent plus fort et le Crocodile finit par lâcher le nez de L’Enfant Éléphant avec un « plop » qui résonna tout le long du Limpopo. 

Alors L’Enfant Éléphant s’assit brusquement et lourdement, mais tout d’abord il prit bien soin de dire « merci » au Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore avant de s’occuper de son pauvre nez étiré. Il l’enveloppa dans des feuilles de bananier fraîches et le trempa au frais dans le grand Fleuve Limpopo aux grasses eaux vert-de-grisées et huileuses. 

— Pourquoi fais-tu ça ? demanda le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore. 

— ’Scusez-moi, dit L’Enfant Éléphant, mais mon nez a perdu sa forme et j’attends qu’il rétrécisse. 

— Tu risques d’attendre longtemps, dit le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore. Certaines gens ne savent pas ce qui est bon pour eux. 

L’Enfant Éléphant resta assis trois jours à attendre que son nez rétrécisse. Mais il ne diminuait pas, et en plus il le faisait loucher. Car tu auras vu et compris, ô ma Mieux-Aimée, que le Crocodile en tirant en avait fait une véritable trompe comme celle qu’ont les Éléphants aujourd’hui. À la fin du troisième jour, une mouche vint le piquer sur l’épaule et avant même de se rendre compte de ce qu’il faisait, il leva sa trompe et tua la mouche. 

— Avantage numéro un ! dit le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore. Tu n’aurais pas pu en faire autant avec ton sale petit bout de nez. Essaye de manger un peu maintenant. 

Avant de se rendre compte de ce qu’il faisait, L’Enfant Éléphant étendit sa trompe et arracha une grosse touffe d’herbe qu’il épousseta contre ses pattes de devant avant de se l’enfourner dans la bouche. 

— Avantage numéro deux ! dit le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore. Tu n’aurais pas pu faire ça avec ton sale petit bout de nez. Ne trouves-tu pas que le soleil tape dur par ici ? 

— En effet, dit L’Enfant Éléphant. 

Et avant de se rendre compte de ce qu’il faisait, de sa trompe il pompa une pompée de bourbe au bord du grand Fleuve Limpopo aux grasses eaux vert-de-grisées et huileuses, et se la plaqua sur la tête où ça lui fit un beau bonnet de boue bulleuse et flasque qui lui dégoulinait derrière les oreilles. 

— Avantage numéro trois ! dit le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore. Tu n’aurais pas pu faire ça avec ton sale petit bout de nez. Et maintenant, aimerais-tu recevoir encore des fessées ? 

— ’Scusez-moi, dit L’Enfant Éléphant, mais ça ne me plairait pas du tout. 

— Ça te dirait de donner une fessée à quelqu’un ? dit le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore. 

— Ça me plairait énormément, je l’avoue, dit L’Enfant Éléphant. 

— Dans ce cas, dit le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore, tu verras que ton nouveau nez est fort utile pour fesser les gens. 

— Merci, dit L’Enfant Éléphant. Je m’en souviendrai ; maintenant, je crois que je vais rentrer chez moi et rejoindre ma chère famille pour essayer. 

Alors L’Enfant Éléphant rentra chez lui à travers l’Afrique en frétillant de la trompe. Lorsqu’il voulait manger des fruits, il les cueillait directement sur l’arbre au lieu d’attendre qu’ils tombent comme auparavant. Lorsqu’il voulait de l’herbe, il l’arrachait du sol au lieu de s’agenouiller comme auparavant. Lorsque les mouches le piquaient, il brisait une branche d’arbre et s’en servait comme chasse-mouches ; et il se faisait un nouveau bonnet de boue fraîche fangeuse-spongieuse lorsque le soleil était trop chaud. Quand il en avait assez de marcher seul à travers l’Afrique, il chantait dans sa trompe et ça faisait autant de bruit que plusieurs fanfares. Il fit un détour afin de trouver un gros Hippopotame (ce n’était pas un parent) et lui administrer une terrible fessée pour s’assurer que le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore ne lui avait pas menti au sujet de sa nouvelle trompe. Le reste du temps, il ramassa les peaux de melon qu’il avait jetées en se rendant au fleuve Limpopo, car c’était un Pachyderme très propre. Par un soir sombre il retrouva sa chère famille ; il enroula sa trompe et dit : 

— Comment allez-vous ? 

Ils étaient très heureux de le revoir et ils dirent aussitôt : 

— Viens ici recevoir une fessée pour ton insatiable curiosité. 

— Peuh ! dit l’Enfant Éléphant. Je crois que vous ne connaissez rien à la fessée ; moi par contre, je peux vous montrer. 

Sur ce, il déroula sa trompe et jeta deux de ses chers frères cul par-dessus tête. 

— Oh, purée ! dirent-ils. Où as-tu appris ce coup-là et qu’as-tu fait à ton nez ? 

— Le Crocodile qui vit sur les rives du grand Fleuve Limpopo aux grasses eaux vert-de-grisées et huileuses m’en a donné un nouveau, dit l’Enfant Éléphant. Je lui ai demandé ce qu’il mangeait au dîner et j’ai reçu ça en souvenir. 

— Ce n’est pas beau, dit son oncle poilu, le Babouin. 

— Oui, c’est vrai, dit l’Enfant Éléphant, mais c’est bien commode. 

images (2)Et, saisissant son oncle poilu, le Babouin, par une patte poilue, il l’envoya dans un nid de frelons. Puis ce méchant Enfant Éléphant se mit à fesser toute sa chère famille pendant un long moment, jusqu’à ce qu’ils fussent très échauffés et fort étonnés. Il arracha à sa grande tante l’Autruche les plumes de sa queue ; et il attrapa sa grande tante la Girafe par les pattes de derrière et la traîna dans un buisson d’épines ; il cria après son gros oncle l’Hippopotame et lui souffla des bulles dans les oreilles pendant que celui-ci faisait la sieste dans l’eau après manger ; mais il ne laissa personne toucher à l’Oiseau Kolokolo. À la fin, ça chauffait tellement que tous les membres de sa chère famille se précipitèrent, un par un, vers les rives du grand Fleuve Limpopo aux grasses eaux vert-de-grisées et huileuses, et bordé d’arbres à fièvre, pour emprunter au Crocodile de nouveaux nez. Quand ils revinrent, personne ne fessa plus personne ; et depuis ce jour, ô ma Mieux-Aimée, tous les Éléphants que tu verras, et tous ceux que tu ne verras pas, ont des trompes exactement semblables à la trompe de l’insatiable Enfant Éléphant. 

À mon service j’ai mis 
Six bons garçons. 
Voici leurs noms : 
Quoi, Pourquoi, Quand, 
Où, Qui, Comment. 
C’est d’eux que j’ai tout appris. 
De l’orient 
Jusqu’au couchant 
Je les envoie par monts, par vaux 
Mais quand s’achèvent leurs travaux, 
À tous je propose 
Une bonne pause. 
Aux heures où d’usage 
Je suis à l’ouvrage, 
Je leur donne un long répit, 
Et je n’oublie pas 
Le temps des repas, 
Car ils ont grand appétit 
Mais autres gens, autres manières : 
Je connais une personne 
Jeune et mignonne 
Qui emploie bien dix millions 
De bons garçons 
Et qui jamais ne leur laisse 
Repos ni cesse. 
À peine ouvertes ses paupières, 
Au loin, pour traiter ses affaires, 
Elle envoie, très urgemment, 
Un bon million de Comment 
À peu près deux millions d’Où, 
Et surtout… 
Sept millions de Pourquoi !

 

SOURCE  / http://kiplinginfrench.free.fr/HCCtable.html

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Un manchot géant vivait près de l’équateur à l’Eocène

Posté par othoharmonie le 27 octobre 2014

 

170px-Penguin,_Strait_of_MagellanLa découverte avait de quoi surprendre : non seulement les manchots sont plutôt adaptés aux climats froids, mais en plus, leur taille tend à s’accroître à proximité du pôle sud. Le plus grand d’entre eux est le manchot empereur, popularisé par un fameux film français récent, et qui présente la particularité unique de pondre en plein hiver antarctique, ce qui oblige ses parents (le père en particulier) à jeûner des semaines durant.

Or, voici que deux espèces fossiles de manchots, l’un d’assez grande taille (Perudyptes devriesi) et l’autre encore plus grand que l’empereur (Icadyptes salasi) avec une hauteur d’1,5 m viennent d’être exhumés des dépôts de la fin de l’Eocène du Pérou, qui plus est une période au cours de laquelle le climat était particulièrement chaud et humide. Pour couper court aux assertions selon lesquelles le réchauffement climatique actuel ne serait pas préjudiciable aux manchots, empressons-nous de dire que les espèces actuelles ne sont que lointaines parentes de ces fossiles et sont adaptées aux climats ou aux courants froids : la plus septentrionale d’entre elles, le manchot des Galapagos, bénéficie de la présence d’un courant marin froid, le courant de Humboldt, qui lui assure les conditions écologiques nécessaires à sa survie, et refermons la parenthèse.

Donc, le mode de vie de ces manchots fossiles était sans doute relativement différent des actuels. Icadyptes, en particulier, se caractérisait par un bec d’une longueur étonnante, très éloigné de celui des espèces actuelles. Non pourvu d’un crochet à son extrémité, ce bec était peut-être (spéculation personnelle) utilisé pour embrocher les poissons dont il se nourrissait, à l’instar de l’anhinga (une sorte de cormoran avec un long cou de héron en « S » et un long bec pointu, dont il existe deux espèces actuelles). On a écrit que la grande taille de Icadyptesremettait en cause la loi selon laquelle la taille des animaux à sang chaud augmente à l’approche des pôles, comme un moyen de lutte contre le froid (la surface d’un individu, dont dépend la déperdition de chaleur, diminue en proportion de sa masse totale à mesure que la taille augmente). Mais outre que cette loi n’est pas une règle absolue en soi (bien que très souvent vérifiée, par exemple avec les ours, les loups, etc.), il faut remarquer qu’il n’est pas pertinent de l’appliquer à des organismes éloignés de plusieurs dizaines de millions d’années d’évolution que sont Icadyptes (le manchot géant fossile) et Aptenodytes (les manchots royal et empereur actuels).

Ces considérations mises à part, il faut rappeler que les manchots font partie des oiseaux les plus étonnants du monde. Outre son mode de reproduction unique, on oublie souvent qu’avec un poids atteignant 45 kg, le manchot empereur est l’un des plus gros oiseaux actuels -il est même le plus gros des carinates, les oiseaux qui le surpassent en taille, actuels (autruche, émeu) ou récemment exterminés par l’homme (moas zéo-zélandais, oiseaux-éléphants malgaches) font tous partie du groupe primitif des ratites. La technique de nage des manchots, qui consiste en un « vol » sub-aquatique, ne se retrouve que chez les tortues marines ainsi que certains poissons tels que l’opah (Lampris) et, dans une moindre mesure, chez les otaries (et les plésiosaures fossiles). Mais aussi, bien sûr, chez quelques autres oiseaux dont les pingouins, avec lesquels ils sont si souvent confondus, et qui ne leur sont pas apparentés. Il s’agit d’un de ces exemples étonnants de convergence évolutive, les pingouins, guillemots, macareux et mergules occupant l’hémisphère nord, tandis que la moitié australe du globe est occupée par les manchots. Les premiers, ou alques (alcidés), sont apparentés aux mouettes et goélands, tandis que les seconds (sphéniscidés) sont apparentés aux pétrels et albatros, qui, chose remarquable, sont, de leur côté, d’un aspect et d’un mode de vie tout à fait convergents avec ceux des goélands. Manchots, albatros et pétrels font partie du groupe des tubinares : un tube recouvre les narines du bec chez les pétrels, et des vestiges de ce tube sont visibles sur le bec du manchot nain (Eudyptula).

Il peut paraître extraordinaire que les manchots, qui ont renoncé depuis longtemps au vol, puissent être apparentés aux albatros, ces extraordinaires et majestueux voiliers, et pourtant… Le groupe des pétrels nous réserve encore une surprise : comme le font souvent remarquer les connaisseurs, les vrais pingouins sont capables d’utiliser leurs ailes à la fois pour voler et pour nager sous l’eau (excepté le grand pingouin, exterminé par l’homme au XIXème siècle, et qui était trop gros pour voler). Or, il existe une famille très méconnue de pétrels qui présente cette caractéristique : les pétrels-plongeurs (pélécanoïdidés). De petite taille comme les pingouins et guillemots, ils hantent l’hémisphère sud, dans lequel ils n’entrent pas en concurrence avec leur homologues, auxquels ils ressemblent en réalité bien plus que les manchots. Les pétrels-plongeurs maîtrisent même si bien l’alternance de vol aérien et de vol aquatique qu’il n’est pas rare, lors de leur vol au ras des flots battus par les tempêtes australes, de les voir traverser de part en part les hautes vagues sans dévier de leur trajectoire.

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Origine du mot Kangourou

Posté par othoharmonie le 10 juin 2014

 

181px-TravestiEn fait, je n’ai trouvé aucune origine particulière ni d’historique, mais par contre j’avais relevé une petite histoire sur le web  en 2007, qui m’avais beaucoup plu.  Si elle vous appartient alors dites-le moi, ce sera un plaisir de savoir qu’elle est à vous….

Au cours d’une expédition en Australie, le capitaine Cook désigne un kangourou qu’il voit pour la première fois et demande à un aborigène comment s’appelle cet étrange animal. L’aborigène lui répond dans sa langue « kang-aroo » ce qui signifierait en fait « je ne comprends pas » (ou « je ne sais pas »).

L’origine du mot kangourou viendrait donc d’un lamentable quiproquo ! Cette histoire fait rire et on peut y croire dur comme fer. On la trouve d’ailleurs rapportée dans de nombreux ouvrages et sur quantités de sites web. Je viens malheureusement de découvrir qu’elle est complètement fausse. La légende est sans doute bien postérieure à l’expédition de Cook.

Reprenons la chronologie des événements. Un des héros de cette histoire est le navigateur et explorateur anglais James Cook (1728-1779). Lors de sa première expédition (1768-1771), Cook explore l’océan Pacifique sud avec pour principale mission l’observation du transit de Vénus en 1769. Au cours de cette expédition, il découvre la Nouvelle-Zélande, puis complète les connaissances d’explorations précédentes sur l’Australie (alors appelée Nouvelle Hollande), depuis la Nouvelle Galles du Sud jusqu’à Grande Barrière de corail. Comme toutes les expéditions de ce temps, elle a pour mission de cartographier les terres découvertes et dresse un état des lieux de la faune et de la flore. Ainsi le nom kangourou (kangaroo en anglais) est rapporté pour la première fois en 1770 par le capitaine Cook et Joseph Banks, le botaniste de l’expédition, lors de leur description de l’animal.

Mais alors d’où vient la légende ?

Sans doute d’une série de confusions. Tout d’abord, on trouve peu de traces en langue aborigène d’un mot ressemblant à kangourou pour désigner cet animal. Au contraire plusieurs expéditions ultérieures notent des noms très différents comme patagorong par exemple. Et en 1820, le capitaine Phillip King relève distinctement le mot mee-nuah. Pour compliquer encore un peu plus la chose, on découvre en 1834 qu’un émeu (un cousin de l’autruche) est appelé Kóng-go-róng par les aborigènes. La ressemblance est trop belle. On pense aussitôt que Cook s’est trompé.

Depuis, les choses ont changé. De nombreux linguistes pensent maintenant que le mot dérive des noms aborigènes gangurru, ga-nurru ou gaurru désignant le grand kangourou noir en Guugu Yimidhirr, une langue aborigène du nord-est de l’Australie bien étudiée par les anthropologues.

L’ironie de l’histoire, c’est qu’il y a de fortes chances que le capitaine King, qui a longtemps fait autorité en déclarant notamment que le nom kangourou n’existait pas en langue aborigène et dont les écrits ont alimenté la légende, fût lui-même victime d’une grave confusion. En effet, le nom « mee-nuah » qu’il rapporte comme le véritable nom aborigène du kangourou pourrait bien être le mot « minha » qui signifie simplement « animal comestible » ! L’arroseur arrosé, en quelque sorte.

Quoiqu’il en soit, je trouve cette histoire savoureuse, avec le charme absurde de l’humour britannique. Les Anglais sont toujours très prompts à se moquer d’eux-mêmes et de leurs héros. C’est ce qui les rend si attachants.

Merci à l’auteur.

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AUTRUCHE ANTIQUE

Posté par othoharmonie le 2 juillet 2013

 

 

L’autruche est connu pour l’Egypte jusqu’au milieu du dix-neuvième siècle et est encore occasionnellement attestée dans les déserts de l’Egypte au vingtième (Houlihan 1986: 1). Plusieurs représentations rupestres d’autruches, sont généralement attribuées à la période prédynastique (Houlihan 1986: 1-3). Ceci n’est pourtant pas toujours évident, vu le style dans lequel est par exemple exécuté le dessin rupestre bien connu de el-Hosh représentant un homme tirant une flèche sur une autruche (Houlihan 1986: 3, fig. 2), qui semble bien plus récent que la période prédynastique. L’autruche est pourtant identifiable avec certitude sur un nombre d’objets prédynastiques, dont les palettes décorées. Ce sont elles qui fournissent les représentations les plus détaillées.

AUTRUCHE ANTIQUE  dans AUTRUCHE - EMEU antique

Sur la Palette de la  Chasse,  l’autruche figure dans une scène de chasse, ce qui est éventuellement aussi le cas pour la palette de Manchester.  Sur la palette d’Hierakonpolis,  on retrouve l’autruche sur l’avers, en haut, entre les deux têtes de serpopards,  tandis que sur un fragment au British Museum, on peut reconnaitre deux autruches partiellement préservées, dont le contexte ne se laisse pas déterminer.  Il est fort probable qu’on puisse aussi identifier des autruches parmi les nombreuses palettes et amulettes en forme d’oiseau. Mais à cause de leur exécution très schématisée, il demeurera toujours des doutes, particulièrement pour les palettes. Pourtant, on évoquer plusieurs exemples où l’identification comme autruche de l’oiseau qui y est figuré est difficile à contester.  Par contre, des représentations de flamants semblent absentes et il est à noter que les becs très recourbés, argument important dans l’identification du flamant sur les vases Decorated (cf. infra), font défaut pour les palettes et les amulettes. Enfin, les objets en ivoire et en os décorés de reliefs paraissent ignorer les représentations d’autruches, alors qu’elles mobilisent d’abondance la faune égyptienne de l’époque, et particulièrement de nombreux types d’oiseaux, certains dotés de longues pattes et de cous allongés qu’on pourrait à première vue confondre avec ceux l’autruche.

groupe dans AUTRUCHE - EMEU

Mais le dessin égyptien de l’autruche est généralement symétrique, sa position horizontale. Au contraire, celui des oiseaux de ces objets les représentent le corps en pente et plus épais vers l’avant. On ne retrouve pas non plus l’autruche parmi les figurines d’animaux, surtout en faïence, provenant d’Elephantine (Dreyer 1986), Hiérakonpolis (Adams 1974), Abydos (Petrie 1902, 1903; Müller 1964) et Tell Ibrahim Awad (van Haarlem 1995, 1996, 1997, 1998). Vraisemblablement, l’autruche ne rentre pas dans le contexte de ces objets de caractère votif. Il est d’ailleurs remarquable que l’autruche n’apparaisse que très exceptionnellement en combinaison avec des autres oiseaux dans les représentations prédynastiques.  Remarquons finalement que les vases en forme d’oiseaux (Petrie 1920: pl. XXIV, 1-11; 1921: pl. XVIII, F 69 a – F 69 T) très difficile à identifier du point de vue zoologique, ne paraissent pas figurer des autruches et certainement pas des flamants. Pour la période pharaonique, l’autruche est régulièrement attesté comme élément de décoration sur des objets diverses (Houlihan 1986: 3-5; Behrens 1986a). Malgré le caractère réaliste de certaines représentations, l’attention, a, à juste titre, été attirée par le fait que le contexte dans lequel elles figurent ne l’est pas (Houlihan 1986: 4).

 Les motifs des vases ne forment donc pas des entités descriptives et ne figurent pas de paysage, mais associent plus certainement des éléments sur un plan symbolique et sémiotique. Quelques exemples où l’oiseau est dessiné sur un arbre ou arbuste ont aussi été utilisés pour éliminer l’idée de la présence de l’autruche sur la céramique Decorated (e.g.Brunner-Traut 1975: 53, n.40). Pourtant, le flamant n’a pas non plus l’habitude de s’installer dans les arbres. De toute évidence on ne peut pas regarder la décoration des vases comme une imitation fidèle de la nature. La combinaison [arbuste~oiseau] reçoit vraisemblablement aussi des explications plus satisfaisantes du point de vue symbolique.

 L’idée lancée par Keller (1913: 212) et reprise, avec des réserves, par Boessneck (1988:27-28) selon laquelle les triangles sur lesquels semblent de temps en temps reposer les oiseaux seraient des nids de boue de flamants, est certainement à rejeter. Non seulement ces triangles ne ressemblent pas aux nids de flamants, mais chose plus importante, ils sont représentés, en très grand nombre, dans des contextes où les flamants ne figurent pas habituellement. S’ils doivent recevoir une valeur significative, ce qui semble bien les cas, ces triangles représentent la montagne.

 Tous ces oiseaux ne sont pas dessinés de manière identique, et ne s’intègrent pas dans les mêmes compositions. La grande majorité des compositions consiste en rangées d’oiseaux formant des bandes. Bien qu’on puisse relever une certaine hétérogénéité stylistique, il s’agit d’une manière de représentation devenue conventionnelle, comme le prouve le fait que exceptionnellement on peut rencontrer des rangées dans lesquelles le nombre des corps ne correspond pas à celui des pattes.

 

Issu des Cahiers Caribéens d’Egyptologie n°1, février/mars 2000 par Stan Hendrickx

Autruches et flamants – les oiseaux représentés sur la céramique  prédynastique de la catégorie Decorated

 

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VRAI OU FAUX SUR LES AUTRUCHES

Posté par othoharmonie le 30 juin 2013

 

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Vrai ou faux ?

Xénophon rapporte que les autruches de l’Euphrate prennent des pierres entre leurs ongles fendus et qu’elles les jettent avec violence sur leurs poursuivants.

Les autruches, avec leurs grandes pattes et leur aptitude à la course, seraient à l’origine du mythe de Pégase, le cheval ailé.

Les femelles oublieraient l’endroit où elles ont pondu et abandonneraient ainsi leur progéniture. Cette croyance a fait de l’autruche le symbole de la cruauté et de l’oubli.

En Ethiopie, où, il y a des troupeaux énormes, la population a fait des oeufs la base de sa nourriture. Des voyageurs ont vu des indigènes coiffés d’une demi-coquille en guise de bonnet.

Les autruches finissent toujours par réussir à digérer le fer. Cette croyance, en partie fondée, en a fait le symbole de la patience devant les injures.

Toutes les plumes des autruches sont de tailles égales. Ce fut suffisant pour que les égyptiens en fassent le symbole de la justice.

De nos jours encore il est courant d’entendre parler de la politique de l’autruche qui consisterait à ne pas vouloir faire face aux problèmes en mettant la tête dans le sable. Les hommes politiques n’ont pas eu besoin de l’exemple des autruches pour prendre habitude à la chose… Les autruches, elles sont de courageux adversaires qui savent faire face pour protéger famille et territoire. Lorsqu’une autruche a la tête dans le sable c’est peut-être pour ne pas entendre les inepties que l’on raconte à son égard … mais plus sûrement pour y trouver quelque nourriture.

Les autruches et leurs cousins ont été et sont toujours une aubaine pour les humains

 

VRAI OU FAUX SUR LES AUTRUCHES dans AUTRUCHE - EMEU oeufautruche1-112x150                         emeu4-150x102 dans AUTRUCHE - EMEU                    poule-102x150                                 caille-150x142

 

1.- Œuf d’autruche.              2.- Œuf d’émeu.                         3.- Œuf de poule.                     4. – Œuf de caille.

Comme la manne de la Bible, c’est une nourriture qui est offerte dans le désert. La viande fraîche ou séchée est facilement disponible. En Afrique du Sud, elle est commune (comme celle d’antilope ou de buffle) sous forme de biltong, une viande séchée, l’équivalant du pemmican des indiens d’Amérique du Nord. Elle est très appréciée des populations zoulous comme de celles d’origines européennes.

Les oeufs sont également appréciés. Un oeuf qui est 18 fois plus volumineux qu’un oeuf de poule suffit à nourrir une famille entière. Les bushmen du Kalahari le cuisent en le cassant directement à même les braises. Il est étonnant de constater que, comme la tagéla, ce pain que les touaregs cuisent eux aussi dans le sable, rien pas le moindre grain de sable ou de cendre ne vient souiller la nourriture.

Le cuir est épais et résistant. Les santiags faites en cuir d’autruche sont parmi les plus appréciées.
Les plumes ont toujours été largement utilisées par l’industrie plumassière. Elles ont souvent ornées les chapeaux des élégantes et ceux des militaires. C’est encore elles qui deviennent ces « trucs en plumes » qui habillent la nudité des danseuses de revues.

De nos jours l’exploitation des autruches sauvages est largement réglementée, sinon interdite. Des fermes spécialisées ont pris le relais un peu partout dans le monde et fournissent une viande très appréciée pour ses vertus basse-calorie. En élevage, une autruche peut atteindre 160 kg. Depuis 1993, date de l’autorisation de la mise en vente de la viande sur le marché français, l’ « austriculture » se développe avec plus ou moins de bonheur un peu partout sur le territoire français.

Article réalisé par Jean-Pierre Fleury.

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L’AUTRUCHE ET SES COUSINS

Posté par othoharmonie le 30 juin 2013


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L’autruche est le plus gros oiseau vivant actuellement. Il mesure 2 mètres, pèse 60 kg et est capable de tuer un homme en l’ouvrant du ventre à la tête à l’aide de ses griffes.

 

Une famille taillée pour la course

L'AUTRUCHE ET SES COUSINS dans AUTRUCHE - EMEU autru31-300x188Ces oiseaux sont des ratites. Cela signifie que par leur morphologie ils sont incapables de voler.
Ils ont les ailes atrophiées, le sternum plat, sans bréchet pour implanter des muscles alaires qui sont presque absents. Ils possèdent d’énormes pattes adaptées à la course terminées par des doigts et des griffes très puissants.
Les autruches sont taillées pour la course. Elles soutiennent très longtemps une allure de croisière de 30km/h avec pointes allant jusqu’à 64 km/h (un cheval au grand galop ne dépasse pas 60 km/h).

Répartition géographique

L’autruche (struthio camelus) est aussi officiellement appelée autruche d’Afrique. Cette dénomination est, hélas, de plus en plus justifiée. Autrefois très répandue jusqu’en Asie-Mineure elle n’est présente maintenant à l’état sauvage que dans une vaste partie centrale du continent africain. Au prix de gros efforts de réimplantation et de protection, des petites populations réapparaissent en Asie particulièrement en Israël, Jordanie et Arabie Saoudite d’où elles avaient disparues dans les années soixante.

Toute la région saharienne est un gisement de coquilles d’oeufs d’autruche qui atteste d’un peuplement sédentaire humain récent (souvent moins de mille ans). C’est par millions que ces fragments désignent avec des morceaux de poteries et des pointes de flèches l’emplacement des campements. Certains d’entre eux sont même troués de manière à être rassemblés et montrent qu’ils étaient montés en bijoux, colliers ou bracelets.

Description : Couple d’autruches

Les autruches sont les plus gros oiseaux vivants actuellement. Elles peuvent pour les mâles peser jusqu’à 60 kg et mesurer 2 m. Les femelles sont un bon tiers plus petites.
Les mâles ont le plumage noir. Ses ailes et sa queue sont blanches. Leurs cous, dépourvus de plumes, sont couleur chair. Les femelles et les immatures sont gris-brun.
Le mâle est capable d’émettre des sons qui par leur puissance et leurs intonations rappellent le rauque du lion.
Les autruches sont des animaux grégaires. Ils peuvent se réunir en groupes allant d’une cellule familiale, un « harem » composé d’un mâle dominant, de ses quelques femelles et leurs petits jusqu’à des troupeaux de plusieurs dizaines d’individus.

autru5-300x225 dans AUTRUCHE - EMEUHabitat et nourriture

Les autruches fréquentent les grandes étendues désertiques bien dégagées et permettant la fuite en courant.
Elles se nourrissent de végétaux, de gros insectes et de petits reptiles.

Reproduction

Le nid est une petite dépression faite à même le sol. Les oeufs, entre 10 et 20 sont de couleur sable.
Malheur à celui qui s’aventure avec insistance autour du nid. Le mâle le défend avec courage. Les africains savent qu’il est capable de tuer un homme en l’ouvrant du ventre à la tête à l’aide de ses griffes puissantes qui « coupent comme des rasoirs ». La parade en cas d’attaque ne serait pas dans la fuite mais plutôt de s’allonger face contre terre et d’attendre…

Les autres membres de la famille

trois types de shakos, la coiffure des Saint-Cyriens également nommée casoar

Une famille présente sur cinq continents : en Océanie avec le casoar, l’émeu et le kiwi ; en Afrique et en Asie avec l’autruche elle-même ; en Amérique avec les nandous…et en Europe avec les autruches d’élevage.

Casoar

Le casoar (casuarius)
C’est un gros oiseau (jusqu’à 2 m de hauteur) qui vit solitairement dans les forêts tropicales de la Nouvelle-Guinée et du nord-est de l’Australie. Sa tête, très colorée de bleu, de jaune, de rouge et de vert est surmontée d’une grosse crête qui donne de l’oiseau l’impression qu’il est casqué. Il s’en sert pour ouvrir sa route dans la végétation. Ce casque a donné son nom à la coiffure des Saint-Cyriens. Le mâle est un « papa poule » qui couve et s’occupe seul de sa progéniture.

Emeu

L’émeu (dromaius novaehollandiae)
Il est présent partout en Australie. Mâles et femelles sont de couleur gris-terne. Les mâles qui peuvent mesurer 2 m de hauteur ont la peau du cou de couleur bleue. Ils parcourent de longues distances en savanes pour trouver des graines et des insectes.

Emeu et ses petits

Les oeufs des émeus ont la particularité d’être noirs. Le mâle est un père qui avec abnégation couve seul pendant huit semaines les oeufs du couple. Pendant toute cette période, il ne mange, ne boit ni même ne défèque.

Kiwis – l’oiseau et les fruits

kiwi1-199x300Les kiwis (Apteryx)
Ils ont failli disparaître de Nouvelle-Zélande sous les crocs des chiens des colons et aussi à cause des rats qui mangent leurs oeufs. Les autorités néozélandaises ont entreprit un programme de protection drastique. Ces mesures semblent être capables de sauver les deux espèces qui sont endémiques à leur île. Les kiwis sont des oiseaux de la taille d’une poule, ils sont nocturnes et ont l’ouïe extrêmement développée. Ils sont capables de repérer au son des proies évoluant à 70 cm sous la terre. C’est le symbole de la nation. Les fameux rugbymen All Blacks sont avant tout des « kiwis ». Ne pas confondre avec le néologisme kiwi, ces fruits présents sur les étalages de nos marchands, qui désigne depuis guère plus de 30 ans le fruit de l’actinidie de Chine.

Nandou

Les nandous (rhea Americana)
Ce sont les plus petits de la famille. Il mesure au maximum 160 cm, pour un poids de 30 kg. Il vit en petit groupe de la pampa jusque sur l’altiplano. Il mange principalement de l’herbe.
Le nandou se sert de ses ailes non pas pour voler mais les utilise comme une voile pour s’aider à la course.
La femelle nandou sacrifie en les cassant quatre de ses oeufs. Ces oeufs se corrompent et donnent naissance à quantité de vers qui serviront à nourrir le reste de la progéniture.
Il y a encore peu de temps les gauchos les chassaient à cheval. Ils se servaient des boleadoras pour arrêter leurs courses. Les boleadoras sont des armes de jet faites de trois cordes d’un mètre de longueur environ chacune. Elles sont attachées ensemble par une extrémité, l’autre étant lestée d’une pierre. En présence d’un gibier, les chasseurs argentins font tourner les boleadoras au-dessus de leurs têtes à la manière d’un lasso et le lâchent plus qu’ils ne le lancent. Ainsi propulsées, elles peuvent aller à une centaine de mètres pour s’emmêler dans les pattes du nandou qui peut ensuite être capturé.

Carte d’identité de l’autruche

Ordre: des struthioniformes.
Classe: des struthionidae.
Genre: struthio.

Article réalisé par Jean-Pierre Fleury.

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Autruches : Ratites ou Struthioniformes

Posté par othoharmonie le 30 juin 2013

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Les Struthioniformes sont un ordre d’oiseaux incapables de voler, dont la plupart ont actuellement disparu. Dans la classification de référence (version 2.2) du Congrès ornithologique international, cet ordre est très largement réduit comparativement à ce qu’il était dans la classification de Sibley. Il ne comprend plus que la famille des Struthionidae et deux espèces vivantes.

Autruches : Ratites ou Struthioniformes dans AUTRUCHE - EMEU brechet

Les Struthioniformes se reconnaissent par l’absence de bréchet sur leur sternum. Le bréchet constituant une ancre forte pour les muscles des ailes, les Struthioniformes ne pourraient pas voler même s’ils développaient les ailes appropriées.

D’après la classification de référence (version 2.2) du Congrès ornithologique international :

  • Famille des Struthionidae  : AUTRUCHES (1 ou 2 espèces actuelles et 6 fossiles)

La plupart des struthioniformes sont de grands oiseaux. L’autruche africaine est aujourd’hui le plus grand oiseau vivant. Elle atteint jusqu’à 3 mètres de haut et pèse jusqu’à 135 kg.

Dans la classification classique et la classification de Sibley, l’ordre des Struthioniformes comprenait aussi :

  • la famille Rheidae (les nandous), maintenant dans son propre ordre des Rheiformes ;
  • la famille Casuariidae (casoars), maintenant dans l’ordre des Casuariiformes ;
  • la famille Dromaiidae (émeus), maintenant dans l’ordre des Casuariiformes ;
  • la famille Apterygidae (kiwis), maintenant dans son propre ordre des Apterygiformes.

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Ou les Ratites

Posté par othoharmonie le 28 juin 2013

 

Ou les Ratites dans AUTRUCHE - EMEU ratiteLes Struthioniformes sont un ordre d’oiseaux incapables de voler, dont la plupart ont actuellement disparu. Dans la classification de référence (version 2.2) du Congrès ornithologique international, cet ordre est très largement réduit comparativement à ce qu’il était dans la classification de Sibley. Il ne comprend plus que la famille des Struthionidae et deux espèces vivantes.

Les Struthioniformes se reconnaissent par l’absence de bréchet sur leur sternum. Le bréchet constituant une ancre forte pour les muscles des ailes, les Struthioniformes ne pourraient pas voler même s’ils développaient les ailes appropriées.

D’après la classification de référence (version 2.2) du Congrès ornithologique international :

  • Famille des Struthionidae  : autruches (1 ou 2 espèces actuelles et 6 fossiles)

La plupart des struthioniformes sont de grands oiseaux. L’autruche africaine est aujourd’hui le plus grand oiseau vivant. Elle atteint jusqu’à 3 mètres de haut et pèse jusqu’à 135 kg.

Dans la classification classique et la classification de Sibley, l’ordre des Struthioniformes comprenait aussi :

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Autruches : Les plus gros œufs du monde

Posté par othoharmonie le 16 juin 2013

 

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Autruches : Les plus gros œufs du monde dans AUTRUCHE - EMEU oeuf_dautruchePendant la période de nidification, chaque « famille » d’autruches se définit un territoire, assez restreint, où elle fait son nid et qu’elle protège jusqu’à ce que ses petits aient 3 ou 4 jours. Ce territoire a un rayon qui peut varier de 50 m (en terrain abrité) à 800 m (en zone dégagée). Le mâle et la femelle le défendent vigoureusement (par des cris, des postures, des battements d’ailes) jusqu’au début de l’incubation des œufs. Ensuite, ils laissent les autres autruches y circuler, mais non s’y établir. Autour de ce territoire, s’étend un secteur tampon de quelques kilomètres, qui n’est pas réellement défendu. L’espacement correspond à la zone d’influence (portée maximale de la voix) de chaque autruche mâle. L’ensemble forme le supra-territoire du groupe d’autruches.

C’est le mâle qui choisit l’emplacement du nid, si possible dans une dépression, comme le lit d’un oued à sec. Le même nid peut d’ailleurs servir plusieurs années. Une fois le site retenu, l’oiseau gratte le sol de ses pattes, puis, s’accroupissant, parfait l’excavation par des mouvements du corps. Il forme ainsi une vaste cuvette, bordée par un bourrelet de terre circulaire, d’environ 3 m de diamètre. Son nid achevé, le mâle s’y installe et la femelle commence à déposer sa ponte devant son compagnon qui, à l’aide de son bec, fait rouler les œufs sous lui. Tous les deux jours, le plus souvent en fin de journée, elle vient pondre à nouveau. Si le mâle a un harem, les femelles pondent volontiers ensemble. La femelle principale donne jusqu’à 8 œufs, les autres seulement 3 ou 4, soit, au total une vingtaine d’œufs par nid. Un nid de 60 œufs a même été observé : en ce cas, le pourcentage de perte est très élevé.

MÂLE ET FEMELLE COUVENT À TOUR DE RÔLE

La période de ponte se situe en octobre et novembre, mais peut s’étendre jusqu’en février, ce qui, dans les cas les plus favorables, permet deux nidifications successives. L’œuf de l’autruche a une coquille épaisse et très résistante, d’un blanc crémeux satiné. C’est le plus gros œuf d’oiseau existant. Il mesure, en moyenne, 16 cm sur 13, pèse de 750 à 1 600 g et peut représenter jusqu’à la valeur d’une trentaine d’œufs de poule.

   Après avoir apporté leur contribution, les femelles annexes sont chassées du territoire. Mais il arrive aussi que certaines d’entre elles participent, brièvement et de façon très irrégulière, à l’incubation, ou même que l’une d’elles évince la femelle principale et s’enfuie avec le mâle pour aller nidifier ailleurs. La femelle éconduite cherche alors un mâle isolé qui vienne l’aider à couver.

   L’incubation ne commence que lorsque la ponte est complète, de sorte que tous les poussins éclosent en même temps et quittent le nid ensemble pour bénéficier d’une sécurité maximale. La couvaison demande de 39 à 42 jours. En général, le mâle couve la nuit et la femelle le jour, son plumage plus camouflé lui permettant d’être moins repérable par les prédateurs.

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Les autruches vivent en groupe

Posté par othoharmonie le 16 juin 2013

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Les autruches vivent en groupe dans AUTRUCHE - EMEU groupeIl faut plusieurs jours aux poussins pour sortir de l’œuf et leurs efforts s’accompagnent de petits cris. Dès qu’ils sont à l’air libre, ils sont aussitôt secs et absorbent spontanément des petits cailloux et des aliments végétaux ou animaux. Leurs explorations, d’abord limitées aux environs du nid, les conduisent de plus en plus loin au bout de quelques jours, sous la garde des adultes. Vite indépendants, ils n’atteignent pourtant leur taille définitive qu’à 18 mois, et leur maturité sexuelle n’intervient pas avant 3 ou 4 ans.

Le plus souvent, les jeunes demeurent en compagnie de leurs parents pendant environ 1 an, mais, en matière de structure sociale, on rencontre toutes sortes de variantes, selon l’importance du peuplement et les conditions alimentaires locales. Dans le nord de l’Afrique, là où les autruches ont vu leurs effectifs décroître progressivement, parents et jeunes restent ensemble, isolés. Dans le Sud, où les densités demeurent convenables, les familles ont tendance à se réunir jusqu’à la nidification suivante. Mais, lorsque la nourriture abonde, les groupes familiaux durent parfois peu de temps. Dès 2 ou 3 semaines, les poussins peuvent être chassés par les adultes, en proie à un second pic d’excitation sexuelle. Abandonnés, ils se rassemblent, par dizaines ou par centaines, et sont adoptés, souvent par deux mâles célibataires (ceux qui n’ont pas trouvé de partenaires lors de la saison d’accouplement) ou par plusieurs adultes accompagnés de subadultes. Les adultes adoptifs sont, ou non, eux-mêmes pourvus de leurs propres petits. Ces regroupements portent le nom de « superfamilles ».

   Après quelques semaines, les jeunes sont définitivement livrés à eux-mêmes et forment des groupes errants d’immatures appelés à se maintenir jusqu’à leur maturité sexuelle. Toutefois, si la troupe est trop nombreuse, elle a tendance à se fractionner en unités moins importantes. Au bout d’1 an, plus souvent de 2, des liens peuvent s’établir au sein de ces bandes de jeunes immatures entre certains mâles et une ou plusieurs femelles, mais ils devront attendre encore avant de concrétiser ces ébauches d’unions.

   Qu’il s’agisse de familles, de troupes rassemblant plusieurs familles, de superfamilles, de groupes d’immatures ou de groupes prénuptiaux, la vie de l’autruche est donc très largement placée sous le signe du grégarisme. Les formes d’association comprenant des adultes sont socialement organisées, les mâles et les femelles dominants – du fait de leur âge et de leur audace – occupent un rang privilégié et dirigent les activités : déplacements, bains de poussière, parades… De même, au fur et à mesure que les groupes de jeunes approchent de l’âge adulte, apparaît une hiérarchie, certains oiseaux plus vigoureux et plus entreprenants parvenant à s’imposer aux autres en exécutant une parade de diversion.

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Une seule espèce d’autruche

Posté par othoharmonie le 15 juin 2013

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Une seule espèce d'autruche dans AUTRUCHE - EMEU autruche11

Pouvant atteindre 2,75 m de haut et 150 kg, l’autruche est le plus grand des oiseaux vivants. Les femelles sont, néanmoins, nettement plus petites que les mâles.

   Tout ce qui rend possible le vol chez les oiseaux a subi chez l’autruche de sensibles modifications. Les plumes ont une structure bien particulière (voir encadré). Les muscles pectoraux sont atrophiés, de même que le bréchet, cette saillie osseuse du sternum sur laquelle ils s’implantent normalement. Les clavicules ont disparu, le squelette et la musculature des ailes ont subi une simplification. Seuls les fémurs sont pneumatisés : leur structure osseuse alvéolaire les allège sans diminuer pour autant leur résistance.

   Comme tous les oiseaux, l’autruche mue, mais on ne connaît ni la périodicité ni les modalités de ces mues en nature.

   L’autruche est dotée de membres postérieurs très développés, terminés par deux doigts, fait unique chez les oiseaux. Le doigt interne, plus imposant que l’autre, porte un ongle robuste qui peut être utilisé comme arme contre les prédateurs à l’occasion de puissants coups de pied. La longueur des pattes, leur volumineuse musculature et la conformation particulière des pieds autorisent des déplacements rapides. L’autruche atteint facilement 30 km/h (et même 50 km/h) pendant un quart d’heure, voire une demi-heure. En cas de nécessité vitale, elle peut même pousser des pointes jusqu’à 70 km/h. Une telle endurance suppose un muscle cardiaque puissant et développé. Même les jeunes d’un mois sont déjà capables de courir à 50 km/h ! Championne à la course, l’autruche possède aussi une bonne technique du saut en hauteur. En prenant de l’élan, elle parvient à franchir des obstacles s’élevant à 1,50 m.

   La vue et l’ouïe de l’autruche sont toutes deux excellentes. Les yeux, placés à plus de 2 m de haut, constituent un excellent système de repérage, tant de la nourriture que des congénères ou des périls. Le trou auriculaire, largement ouvert, capte les sons les plus ténus et parfait ainsi le système de défense.

   Son régime alimentaire à dominante herbivore et les grandes quantités de nourriture qu’elle absorbe ont valu à l’autruche des spécialisations anatomiques. Son estomac a trois lobes pour augmenter la surface de la muqueuse gastrique sécrétant les sucs digestifs, sans pour autant accroître le volume total de l’organe. Quant à l’intestin, il atteint la longueur respectable de 14 m.

   En ce qui concerne les organes génitaux, l’autruche présente la particularité, commune avec les canards et avec d’autres oiseaux non volants (comme le nandou ou l’émeu), d’avoir un pénis exsertile : normalement caché dans le cloaque – partie terminale de l’intestin –, il apparaît en se déroulant comme le ferait le doigt retourné d’un gant.

   Contrairement à la plupart des oiseaux, et notamment à tous ceux qui volent, l’autruche élimine l’urine sous forme liquide et séparément des excréments. Cela est sans doute en relation avec les énormes quantités d’eau qu’elle absorbe.

Quatre sous-espèces d’autruches existent encore :

Autruche d’Afrique du NordStruthio camelus camelus, menacée, habite les zones saharienne et sahélienne.

Autruche des SomalisStruthio camelus molybdophanes, vit dans la corne de l’Afrique, au nord-est du continent.

Autruche des MassaïsStruthio camelus massaicus, vit en Afrique orientale.

Autruche d’Afrique du SudStruthio camelus australis, se rencontre au sud du continent, à partir du fleuve Zambèze.

   Les différentes populations ne diffèrent que par la couleur des parties nues, du cou notamment.

   Une autre sous-espèce, l’autruche d’Arabie, Struthio camelus syriacus, commune jusqu’au début de ce siècle, est considérée comme éteinte depuis 1941. 

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Signes particuliers des Autruches

Posté par othoharmonie le 15 juin 2013

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PAUPIÈRE NICTITANTE

Pour mieux protéger son œil du sable, l’autruche possède une paupière nictitante se fermant horizontalement, de l’intérieur vers le bord externe de l’œil.

PLUMES

Signes particuliers des Autruches dans AUTRUCHE - EMEU autruchonLes plumes des oiseaux volants ont une structure qui assure leur cohésion et les rend imperméables à l’air. Les barbes, de part et d’autre de l’axe central, ou rachis, portent des excroissances, les barbules, reliées entre elles par de petits crochets, les barbillons. Chez l’autruche, les barbes sont dépourvues de ce système d’accrochage et présentent des barbules molles, indépendantes les unes des autres, ce qui confère aux plumes un aspect gonflant et duveteux.

TÊTE ET COU

De tous les oiseaux, l’autruche est celui qui a le plus long cou. Cette particularité morphologique a deux avantages notables : elle permet à l’oiseau d’atteindre les hauts feuillages qui échappent à de nombreux autres herbivores – notamment aux mammifères de plus petite taille, comme les gazelles –, la compétition alimentaire en est ainsi réduite ; sa tête étant ainsi haut perchée, l’autruche dispose d’un vaste champ de vision qui lui permet de repérer de très loin les dangers potentiels. Ses gros yeux sont bien adaptés à la vie en milieu désertique. De longs cils fournis les protègent des vents de sable. Le large trou auriculaire, dirigé vers l’arrière, est également abrité par un faisceau de plumes formant pavillon.

Les grands oiseaux terrestres non volants, connus sous le nom générique de « ratites » (un terme qui n’a plus de valeur systématique), sont l’objet de controverses multiples quant à leur classification. On les groupe souvent en un ordre unique, celui des struthioniformes (organisation systématique retenue ici), mais certains auteurs considèrent qu’ils se répartissent en quatre ordres distincts (les struthioniformes pour l’autruche, les zhéiformes pour les deux espèces de nandous, les casuariiformes pour les trois espèces de casoars, et les dromaiiformes pour l’émeu, et les aptéryformes, qui réunit les quatre espèces de kiwis, ou aptéryx).

   Les points communs entre les ratites sont nombreux. Comme tous les oiseaux aptères (qui ont perdu l’usage de leurs ailes), ils ont le bréchet, les ailes et les muscles pectoraux atrophiés – ces derniers étant malgré tout plus développés chez les oiseaux aptères aquatiques, comme le manchot, le canard-vapeur ou le cormoran aptère, qui utilisent leurs ailes pour se mouvoir dans l’eau.

   Chez les ratites, les clavicules sont peu développées ou absentes. En revanche, ce sont des oiseaux terrestres et coureurs, qui ont tous des pattes robustes, peuvent se déplacer rapidement. Leur cou est long, sauf chez les kiwis. Leurs plumes, ne leur servant pas à voler, ont une structure lâche et un aspect duveteux. Ils sont tous dépourvus de glande uropygienne qui permet aux autres oiseaux la lubrification de leur plumage. En outre, les ratites possèdent un pénis exsertile et évacuent l’urine séparément des excréments.

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Les émeus rappellent l’Autruche

Posté par othoharmonie le 14 juin 2013

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Les émeus rappellent l’Autruche dans AUTRUCHE - EMEU emeu-auL’émeu rappelle grossièrement l’autruche, mais possède un cou au plumage fourni et des « cuisses » emplumées. Il a, en outre, trois doigts à chaque pied. Le plumage du corps est brunâtre. La tête, noirâtre, porte sur les côtés des zones de peau bleue.

   Le mâle prend en charge l’incubation des 15 à 25 œufs pondus par plusieurs femelles.

   L’émeu est très mal vu des éleveurs et des agriculteurs australiens, qui lui reprochent de se nourrir au détriment du bétail et de commettre des dégâts dans les champs de céréales. Ces animosités conjuguées se sont traduites par des opérations de destruction à grande échelle, qui ont entraîné la disparition de dizaines de milliers d’émeus.

   Il n’existe aujourd’hui qu’une espèce d’émeu, mais il n’y pas si longtemps, deux autres, exterminées aux XIXeet XXesiècles, se rencontraient sur des îles australiennes.

Taille : 1,80 m (1 m au niveau du dos).

Poids : 55 kg.

Répartition : Australie.

Habitat : steppes buissonnantes.

Alimentation : omnivore ; essentiellement des végétaux.

ÉMEU DE BAUDIN (DROMAIUS BAUDINIANUS)

Découvert, comme l’émeu noir, en 1802, l’émeu de Baudin (du nom d’un des naturalistes de l’expédition) était endémique de l’île Kangaroo, au sud de l’Australie. Mais il disparaît peu après sa découverte, probablement dans le courant des années 1820… En effet, un document daté de 1837 indique qu’il n’avait pas été observé depuis dix ans. On pense que l’émeu de Baudin a succombé à la chasse systématique que lui livrait un colon, combinée à la destruction de son habitat par le feu.

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L’huile de l’émeu

Posté par othoharmonie le 13 juin 2013

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L’huile de l’émeu dans AUTRUCHE - EMEU emeu2Voici pourquoi notamment utiliser l’huile d’émeu dans mon baume magic Manuka.

Si de prime à bord le fait que cet huile ne soit pas issue d’un végétal refroidit certaines, je pense qu’après cette lecture, vous devriez changer d’avis. L’essayer, c’est l’adopter.

  • L’émeu, cousin de l’autruche, est le deuxième plus gros oiseau au monde. Il existe depuis des millions d’années. Vénéré depuis longtemps par les aborigènes, ces derniers ont utilisé son huile pour soulager divers maux, hydrater et protéger la peau, traiter les brûlures, les douleurs musculaires, arthritiques et articulaires. On sait aujourd’hui que c’est grâce à sa couche de gras sous-cutanée que l’émeu a pu résister à des climats inhospitaliers, et ce, à travers les âges.
  • L’huile d’émeu est optimal: c’est un bourrelet de graisse situé sur le dos de ce large oiseau Australien, le émeu. Le nom Scientific pur émeu; comprend le terme « Dromaiuus », ou Dromadaire. L’émeu se nourrit durant trois saisons qui sont l’été, l’automne et le printemps. Il accumule une réserve de graisse environ 5 à 10 Kg (bourrelet). Ce bourrelet de graisse lui donne ça substance pour l’hiver.

Durant l’hiver la femelle peut pondre de 20 à 50 oeufs vert foncés, d’un poids entre 500-600 gr chacun. Elle se nourrit très peu en cette saison. Le mâle couvera continuellement pour 50 jours une couvée entre 8 et 12 oeufs, durant cette période le mâle ne se nourrit pas, boit ou défèque. Par conséquence, les émeus nécessites ce bourrelet de graisse pur leur survie. Le kiwi Néo-Zélandais est le seul autre oiseau qui pond des oeufs en hiver.

L’ému est une très ancienne espèce d’oiseau, remontant 70 à 80 millions d’année aux temps des dinosaures. Les dinosaures, souvent pondait des oeufs vert, de petit membre supérieur, des jambes fortes et larges, des plumes et avaient le sang chaud. Les qualités spécial de l graisse et de l’huile d’ému sont probablement la raison principale pour la survie de l’espèce. Les émeu sont fermés dans tout les continents sauf l’Antarctique.

La plus ancienne civilisation au monde (les Aborigènes Australien) datant 50 milles années ou plus, se servent de la graisse d’ému comme un traitement naturel depuis un temps immémoriales, pour traitement de la peau; douleur musculaire.

  • L’Australie est le premier pays a documenter les recherches et bénéfices de l’huile d’émeu. En Australie l’huile d’émeu est considéré comme un traitement naturel contre les douleurs anti-inflammatoires, la régénération de la peau et les douleurs musculaire.

Drs. Whitehouse et Snowden, 2 Australiens ont publié un article scientific, en 1997, dans le magazine « inflamo-pharmacologi » démontrant que l’ibuprofene oral et l’huile d’émeu avais des similaires bénéfice pour les problèmes anti-inflammatoires.

  • En 1996, Dr. A. Zemstov un dermatologiste a publié le premier éditorial en littérature médical concernant l’huile d’émeu.
  • Il démontré que l’huile d’émeu est non-comédogénique; ce qui signifie qu’elle ne bouche pas les pores de la peau ou cause des boutons. En addition tout les membres de recherche ont préférés l’huile d’émeu, à huile minéral.

Une autre recherche par Dr. Holic (de Boston) publié en 1997, dans « Drug and Cosmetic Industry, » démontre que l’huile d’émeu grandit l’épaisseur de la peau par 30% comparé a le contrôle. Les signes que la peau vieillie comme les rides et les plissures, peuvent-être ralenties et même renversés grâce a l’huile d’émeu.

  • Un autre article en décembre 1998, par Dr. M. Politis, sur la guérison des plaies comparant l’huile d’émeu aux polysporine, hydrocortisone et furasine.
  • L’huile d’émeu été trouvé de fonctionné mieux ou aussi bien que le polysporin mais beaucoup mieux que l’hydrocortizone ou le furasine. L’éditorial apparait dans « Journal of Plastic and Reconstructive Surgery. »

Les quatre éditorials peuvent être trouvés dans « Peer-Reviewed Literature ». Ils aident a confirmer un grand nombre d’histoire et d’attestation sur l’huile d’émeu. En addition sept nouveaux brevets ont été acceptés aux État-Unis concernant l’huile d’émeu dans les dernier cinq ans.

  • Les vertus de l’huile d’émeu

En usage externe (application sur la peau) L’huile d’émeu est un lipide dont la constitution en acides gras essentiels est très compatible avec celle du corps humain, ce qui lui confère sa force ultra-pénétrante, et en fait un protecteur naturel de la peau. Les acides gras essentiels re-balancent le métabolisme de la peau, tout en favorisant sa régénération cellulaire ainsi que son humidification. Ses vertus sont multiples

  1. Anti-déshydratant
  2. Ultra-pénétrant
  3. Favorise la régénération des cellules saines
  4. Protecteur naturel
  5. Apaisant
  6. Agit comme transporteur transdermique
  7. L’huile d’émeu en application sur la peau se lie intimement au tissu cutané en libérant des acides gras essentiels, indispensables à sa nutrition.
  8. Restaure le film hydrolipidique (eau, huile, énergie) de l’épiderme. Ainsi une peau bien hydratée résiste plus facilement aux agressions extérieures
  9. Soulage les démangeaisons
  10. On dit souvent qu’elle est aussi puissante que l’ibuprofène et les corticoides !!!
  • C’est donc un actif hors du commun 
  • Il convient de spécifier que l’huile d’émeu est une huile sèche. En application sur la peau, elle ne laisse aucun résidu huileux.
  • Elle convient a tous les types de peau, hommes, femmes, et enfants.
  • Elle réduit visiblement l’apparence des rides.
  1. Applications recommandées
  2. Peau
  3. Cheveux et ongles
  4. Mains et pieds

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Origine et évolution de l’autruche

Posté par othoharmonie le 9 juin 2013

Origine et évolution de l'autruche dans AUTRUCHE - EMEU somali_ostrichTous les oiseaux ne volent pas… Certains d’entre eux, comme le manchot, les brassemers ou « canards-vapeur », le cormoran aptère, sont tout à fait à leur aise sur l’eau, mais incapables de se déplacer dans les airs. D’autres préfèrent la terre ferme et sont champions à la course, comme les struthioniformes. Ce sont l’autruche d’Afrique, les nandous d’Amérique du Sud, l’émeu d’Australie, les casoars du nord de l’Australie et de Nouvelle-Guinée et les kiwis de Nouvelle-Zélande. Leur histoire évolutive n’est pas élucidée, mais on suppose que tous dérivent d’un même ancêtre commun. Ayant évolué à partir d’oiseaux capables de voler, ils  auraient progressivement perdu l’usage de leurs ailes et acquis de remarquables capacités de coureurs leur permettant d’échapper à leurs prédateurs et de parcourir d’importantes distances pour trouver leur nourriture.

   L’observation de fossiles retrouvés laisse penser que l’autruche est issue d’oiseaux coureurs de taille moyenne, des struthionidés, qui parcouraient les steppes de l’Asie dès l’éocène, il y a entre 40 et 55 millions d’années. La lente évolution de ces formes primitives aboutit, au cours du pliocène, voici 12 millions d’années, à l’apparition d’oiseaux géants. Ces espèces démesurées, de quelque 4 m de haut, étendent leur aire de dispersion vers le nord, jusqu’en Mongolie, à l’ouest, en Europe, et vers le sud, jusqu’aux confins de l’Afrique, partout où se trouvent des habitats herbeux ouverts. À mesure que leur taille diminue, elles gagnent en vélocité. Il y a 2 millions d’années, elles ressemblent fort aux autruches d’aujourd’hui.

   Après avoir disparu d’Asie et d’Europe, pour des raisons mal connues, les autruches ont longtemps été répandues dans toutes les plaines herbeuses et semi-désertiques d’Afrique et du Proche-Orient. Puis leur aire de répartition a commencé de régresser. Elles ont été victimes des modifications climatiques qui ont transformé en désert le Sahara, vert et boisé il y a 6 000 ans. Soumises à une chasse intensive, elles se sont éteintes en Asie occidentale et dans la péninsule arabique (régions où l’on en rencontrait encore au milieu du XXesiècle) et dans de nombreuses régions du nord de l’Afrique. Aujourd’hui, la quasi-totalité des autruches se rencontre au sud de l’équateur.

L’autruche fait aussi partie de notre univers familier à travers ds expressions telles « pratiquer la politique de l’autruche » et « avoir un estomac d’autruche ». L’oiseau géant a, de tout temps, impressionné l’homme, qui s’est auréolé de ses superbes plumes et lui a parfois pris ses œufs, sa peau et sa viande.

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L’homme responsable du déclin des autruches

Posté par othoharmonie le 9 juin 2013

L'homme responsable du déclin des autruches dans AUTRUCHE - EMEU autruceDu fait de l’élevage, l’autruche n’est pas menacée en tant qu’espèce, mais, sous la pression de l’homme, elle n’a cessé de voir son aire de répartition reculer. Depuis l’introduction des armes à feu, la chasse en a été un grand responsable. La sous-espèce d’Afrique du Nord (Struthio camelus camelus), autrefois largement répandue, a ainsi vu son déclin s’amorcer au cours de la seconde moitié du XIXesiècle. Après avoir disparu d’Égypte et de Libye, elle s’est éteinte en Algérie et au Maroc aux alentours de 1900. Sa situation dans la partie occidentale du Sahara, où elle subsiste aujourd’hui, est extrêmement précaire. Il est à craindre que l’autruche d’Afrique du Nord ne disparaisse totalement, connaissant le même sort fatal que l’autruche d’Arabie (Struthio camelus syriacus). Celle-ci habitait la moitié nord de l’Arabie Saoudite, la Jordanie, la Syrie, l’Iraq et l’ouest de l’Iran. Soumise à une chasse intensive, cette sous-espèce a été exterminée d’Arabie vers 1900. Elle est parvenue à se maintenir ailleurs jusque vers 1914. Par la suite, son déclin s’est accentué très rapidement, et la dernière autruche d’Arabie a été abattue en 1941…

   Les autres sous-espèces (Struthio camelus massaicus en Afrique de l’Est, Struthio camelus australisdans le sud du continent et Struthio camelus molybdophanes dans le nord-est) sont surtout confrontées à la réduction de leur habitat où la présence de grands troupeaux domestiques perturbe les oiseaux nicheurs. Toutefois, son aire de répartition reste étendue, et elle demeure commune dans les régions où elle vit, raison pour laquelle elle est inscrite dans la catégorie « préoccupation mineure » sur la Liste rouge des espèces menacées.

Traditions africaines

Les Bochimans, qui habitent le désert du Kalahari, au sud-ouest de l’Afrique, chassent l’autruche à l’arc, pour les quelque 100 kilos de viande que fournit l’oiseau. Les Bochimans recherchent aussi les œufs, dont ils font des omelettes et conservent les coquilles. Coupées en deux, elles servent de bol pour puiser l’eau ; percées d’un simple trou, elles font un récipient ; fragmentées, elles deviennent des bijoux. Les œufs sont aussi des cadeaux funéraires appréciés.

   Pour les Massais, l’autruche a, plus encore, une valeur symbolique. Après avoir chassé eux-mêmes l’oiseau mâle, les jeunes guerriers se confectionnent avec ses plumes noires une coiffure auréolant la tête, qu’ils portent lors de l’Eunoto, grande cérémonie initiatique de l’époque guerrière.

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Histoire d’emeu

Posté par othoharmonie le 9 juin 2013

 

L’émeu a été retrouvé en Charente

Alors qu’André faisait son footing dominical ce matin, quelle ne fut pas sa surprise de tomber nez à nez avec un émeu. Peu craintif, l’animal se baladait tranquillement entre les rangs de vignes. Le Cognaçais en a profité pour immortaliser ce drôle de moment.

« Selon le voisinage, elle erre depuis quelques jours dans le paysage Chéracais », nous écrit André, « Avis au propriétaire avant qu’ elle rencontre un chasseur ou une personne mal attentionné…..  à quelques jours des fêtes de Noel ! »

«Aucun animal ne s’est échappé», assure-t-on du côté de «l’Autruche accueillante», l’élevage de Salles-d’Angles. 

Le mystère reste entier. Mais……….

Histoire d’emeu dans AUTRUCHE - EMEU histoire

Depuis plusieurs semaines, que cet émeu vadrouillait entre les vignes. Il a été capturé vendredi et remis à son propriétaire en Charente-Maritime

Il était presque devenu populaire, cet émeu, à force de se balader en toute liberté dans les champs de vignes. Vendredi, les gendarmes de Cognac ont fini par mettre fin à sa cavale. Tout a commencé le 9 décembre dernier lorsqu’un lecteur de « Sud Ouest » a fait cette étrange rencontre lors de son footing matinal sur la commune de Chérac (17). Depuis, plusieurs personnes avaient aperçu l’émeu mais personne ne se manifestait pour le reprendre.

Jeudi dernier, un automobiliste a alerté les gendarmes de Cognac. L’animal se rapprochait dangereusement de la RN 141 et pouvait provoquer un accident. Ce n’est pourtant que le lendemain, sur la commune de Saint-Laurent-de-Cognac et au terme d’une recherche d’une heure, que les gendarmes ont enfin mis la main sur l’émeu. Non sans mal. Il a fallu l’intervention sportive d’un gendarme marathonien, figurant en tête de nombreux palmarès du Poitou-Charentes et de la Gironde, pour rattraper l’émeu, connu pour sa rapidité, comme sa cousine l’autruche. Ceinturé, il a été capturé et ramené à son propriétaire, un habitant de Charente-Maritime.

Si ce dernier s’est vraisemblablement réjoui de retrouver son animal exotique, il a tout de même été verbalisé par les gendarmes pour divagation d’animal. Animal qui, depuis peu, est considéré comme dangereux par la législation à cause de ses griffes et de son bec. Heureusement qu’il n’a mangé personne.

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Un Emeu dans la presse

Posté par othoharmonie le 8 juin 2013

 

Un Emeu dans la presse dans AUTRUCHE - EMEU autruche1La traque du mystérieux émeu a pris fin hier, à quelques mètres de la route départementale reliant les communes de Hambach et Roth.

Repéré par des promeneurs, l’oiseau ressemblant à s’y méprendre à une autruche a été attrapé.

Si dans un premier temps le maire, Gaston Meyer, avait signé un arrêté autorisant la mort de l’animal en raison de sa dangerosité, il s’est finalement ravisé à la dernière minute. Il a tout tenté pour le sauver en faisant appel aux gendarmes de la communauté de brigades de Sarreguemines, aux pompiers, à la SPA et à un vétérinaire.

Après un premier essai au lasso, l’équipe est parvenue à immobiliser l’émeu avec un filet de but. L’animal a ensuite été ligoté, endormi et transporté dans un véhicule.

Mais sur la route menant à la SPA où il devait être placé en quarantaine, il a succombé à une crise cardiaque consécutive au stress de sa capture. Il n’a pu être réanimé malgré les massages. L’émeu avait été découvert lundi soir, par une habitante d’Hambach. En promenant son chien, elle avait aperçu l’oiseau dans un champ au milieu des vaches.

Propriétaire introuvable

Le lendemain, une équipe de la SPA avait été mobilisée pour tenter de l’attraper. Puis des agents de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage avaient été dépêchés sur place. Mais l’animal avait disparu sans laisser de traces. Jusqu’à hier. Pour l’heure, nul ne sait depuis combien de temps il errait dans le secteur et d’où il provenait. Les recherches effectuées auprès de la préfecture n’ont pas permis de retrouver son propriétaire. Aucun élevage d’émeus n’est recensé dans la région ni en Alsace. «  Peut-être s’est-il échappé d’un cirque », supposait Patricia Deffrene, responsable de la SPA de Sarreguemines.

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Æpyornis – Oiseaux éléphants

Posté par othoharmonie le 8 juin 2013

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Æpyornis – Oiseaux éléphants dans AUTRUCHE - EMEU aepyornis-116x300

Oiseau éléphant

Les æpyornis ou oiseaux-éléphants  étaient des oiseaux géants, faisant partie des ratites (autruches, émeus, nandous…). Ils vivaient exclusivement à Madagascar.

Bien qu’ils n’eussent pas été les plus hauts, les Aepyornis sont considérés comme les plus lourds de tous les oiseaux ayant existé, leur poids approchant les 500 kilogrammes. Ces oiseaux étaient incapables de voler. Disparus probablement aux alentours de l’an 1000, ou peut-être seulement au XVIIe ou XVIIIe siècle, les Aepyornis ont côtoyé les premiers hommes arrivant à Madagascar. Encore aujourd’hui, les Malgaches peuvent trouver des œufs intacts qu’ils utilisent comme urnes. Dans certains cas, ces œufs ont une circonférence de plus d’1 mètre et une longueur pouvant atteindre 34 centimètres.

Tout comme le casoar, l’autruche, le nandou, l’émeu et le kiwi, l’aepyornis était un ratite ; il ne pouvait pas voler et ne possédait pas de bréchet à l’inverse des autres oiseaux. Comme Madagascar et l’Afrique se sont séparés avant l’apparition des ratites, on pense que les aepyornis se sont dispersés et sont devenus géants et aptères in situ. Un passage terrestre entre le Gondwana et Madagascar était probablement disponible pour leurs ancêtres il y a environ 85 millions d’années.

On pense souvent que l’activité humaine est la cause de l’extinction des aepyornis. Or, ces oiseaux n’étaient pas seulement discrets, ils avaient également une large répartition à Madagascar. Leurs œufs étaient néanmoins vulnérables. Des archéologues ont récemment trouvé des restes de coquilles d’œufs parmi d’anciens foyers humains, suggérant que les oeufs fournissaient régulièrement des repas pour des familles entières. En revanche, on ne sait pas s’il y avait des tabous contre la chasse et l’abattage des oiseaux adultes, bien qu’il y ait des preuves qu’ils étaient tués. Les animaux apportés par les colonisateurs, comme les rats et les chiens, ont pu également manger les œufs d’aepyornis et ainsi réduire leur viabilité. La période exacte de la disparition des aepyornis n’est pas connue avec certitude ; des histoires mettant en scène ces oiseaux géants ont pu persister durant des siècles dans la mémoire collective. Un os d’aepyornis fut trouvé et daté au carbone 14 de l’an 120. Ce dernier présentait des signes de découpes. Une coquille d’œuf fut également datée de l’an 1000. On pense que l’aepyornis est responsable de la légende du vorompatra (« oiseau des marais »), un animal légendaire malgache supposé éteint. Par ailleurs, après de nombreuses tentatives infructueuses, les molécules d’ADN d’un oeuf d’aepyornis ont été extraites avec succès par un groupe de chercheurs internationaux et les résultats ont été publiés dans la rubrique « Proceedings » de la Royal Society B. Une autre hypothèse soutient que les humains ont chassé les oiseaux-éléphants jusqu’à la disparition totale de ces derniers, sur un laps de temps très court comparativement à la taille de Madagascar. Il se peut aussi que leur disparition soit la conséquence de zoonoses transmises par les volailles que les humains élevaient. En effet, des os d’oiseaux domestiques ont été trouvés dans des gisements subfossiles où se trouvaient également des os d’aepyornis. Une troisième théorie explique l’extinction des oiseaux-éléphants par le changement du climat. Une sécheresse intense à Madagascar au début de l’holocène couplée à l’activité humaine aurait pu avoir raison des aepyornis.

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Toi, L’Emeu

Posté par othoharmonie le 7 juin 2013

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Toi, L'Emeu dans AUTRUCHE - EMEU emeu1L’Émeu d’Australie  est la seule espèce encore vivante de nos jours de la famille des dromaiidés.

C’est aussi, par sa taille, le deuxième plus grand oiseau du monde actuel derrière l’autruche. Il peut atteindre deux mètres de haut. Cet oiseau brun, au plumage original est commun sur presque tout le territoire australien bien qu’il évite les régions trop densément peuplées, les zones trop humides ou trop sèches. Il peut voyager sur de grandes distances d’un bon pas et si besoin courir à 55 km/h. Ce sont des oiseaux nomades capables de parcourir de nombreux kilomètres à la recherche d’une nourriture variée à base de plantes et d’insectes.

La sous-espèce d’émeu qui habitait la Tasmanie (D. n. diemenensis) s’est rapidement éteinte après l’arrivée des premiers Européens en 1788. La répartition des différentes sous-espèces (D. n. novaehollandiae, D. n. woodwardi et D. n. rothschildi) a aussi été modifiée par les Européens. Alors qu’autrefois les émeus étaient très communs sur la côte est de l’Australie, ils y sont maintenant devenus rares ; en revanche, le développement de l’agriculture et la création de points d’eau pour le bétail à l’intérieur du continent ont fait augmenter leurs effectifs dans les régions arides.

On les élève pour leur viande, leur huile et leurs plumes.

  • L’émeu est une des plus anciennes familles d’oiseaux de la région australasienne. Aux temps préhistoriques, l’ancêtre commun qu’il partage avec le Casoar donna naissance à plusieurs formes différentes, dont la plupart sont à présent éteintes. Les plus vieux fossiles du genre actuel (Dromaius) ont été trouvés dans des dépôts du Pléistocène, et remontent à 5 000-10 000 ans. Ils ont été découverts sur King Island, dans le détroit de Bass entre l’Etat de Victoria et la Tasmanie et appartiennent à l’espèce endémique de l’île, désormais éteinte.
  • Jusqu’au début du XIXe siècle, il existait également deux formes plus petites sur des îles : Dromaius baudinianus (ou D. diemenianus, nom pouvant prêter à confusion avec la sous-espèce disparue de l’émeu d’Australie) sur Kangaroo Island au large de l’Australie-Méridionale et Dromaius ater (ou D. minor) sur King Island dans le détroit de Bass auxquelles il fallait ajouter la sous-espèce tasmanienne D. novaehollandiae diemenensis. Ces trois types ont disparu. Au XXe siècle, on a essayé d’introduire des émeus dans les îles de Maria Island et de Kangaroo Island. La population de la première île s’est éteinte au milieu des années 1990, celle de la deuxième a niché et s’est reproduite.
  • Actuellement, l’émeu est largement réparti à travers l’Australie et ses populations sont considérées comme assez stables (au milieu des années 1980, elles étaient estimées entre 625 000 et 725 000 oiseaux, dont 100 000 à 200 000 en Australie-Occidentale et le reste réparti surtout entre le Queensland et la Nouvelle-Galles-du-Sud).
    Leur nombre est actuellement limité par trois facteurs principaux : l’intensité des activités agricoles, les disponibilités en eau et la densité des dingos.

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