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Superstitions liées au rat

Posté par othoharmonie le 9 novembre 2016

 

On trouve par le passé et encore à l’époque actuelle, ici et dans d’autres pays, de nombreuses superstitions liées aux rats, donnant parfois lieu à des expressions toujours d’actualité. En voici un petit tour du monde.

Rappelons qu’une superstition est une croyance donnant à une situation une signification bien précise, ayant des conséquences soit positives, soit négatives. Par exemple, certains animaux ou la rencontre avec un animal dans certaines conditions va porter bonheur ou malheur. Les superstitions sont irrationnelles et n’ont aucun fondement scientifique. Les superstitions sont en général d’origine culturelle et varient donc fortement d’une région à l’autre et sont également dépendante du milieu social.

Café des rats

Nous avons choisi de faire un article sur ces superstitions car elles reflètent également l’image du rat dans l’esprit populaire. Nous le faisons donc de façon neutre, et tenons à rappeler que certaines de ces pratiques sont considérées comme de la maltraitance. Par conséquent, certaines superstitions reportées ici peuvent être choquantes.

Superstitions diverses

  • Si les rats rongent des meubles dans votre maison, particulièrement dans la chambre à coucher, quelqu’un de votre famille va bientôt mourir.
  • Si les rats quittent une maison sans en être chassés, celle-ci va s’écrouler.
  • Si les rats quittent le navire, c’est qu’il va sombrer.
  • Des rats sur un navire neuf sont signe de chance.
  • Des rats qui pénètrent dans une maison sans raison apparente sont une fois de plus annonciateurs de mort.
  • Un enfant qui jette au rat une dent de lait qu’il vient de perdre, en lui en demandant une nouvelle, plus belle et plus solide, aura une jolie dentition.
  • Une augmentation importante du nombre de rats prédit une guerre.
  • C’est un signe de bonne chance de voir un rat sauter d’un tiroir que vous avez ouvert.
  • Les rats ne restent pas dans une cave où il y a une taupe.

En Chine
En Chine, le rat est l’emblème de la timidité et de la mesquinerie. Heureusement, le rat est aussi le symbole de l’industrie et de la prospérité, étant donné son ingéniosité et son habilité à trouver et entasser d’importantes réserves de nourriture.

La superstition voulait que les rats soient doués du pouvoir de se métamorphoser en cailles au printemps, pour redevenir des rats à la huitième lune.

En Chine du sud, on mangeait aussi du rat en considérant que c’était un remède efficace contre la calvitie.

Comment faire fuir des rats de sa maison (choquant)

  • Enduire les rats de colle et de plumes et y mettre le feu.
  • Introduire de l’ail dans le rectum du rat, recoudre, et le laisser retourner auprès des siens. Le rat était alors censé raconter ses malheurs à ses copains et les décourager de s’approcher des hommes.
  • Planter dans les champs à protéger un écriteau avec la formule magique suivante: « Je vous conjure tous, méchants rats qui êtes ici, de ne me faire aucun tort. Je vous défends ce champ, et si après ma défense, je vous y retrouve jamais, j’atteste la mère des dieux que je vous couperai en sept morceaux! »
  • Placer un baril de bière là où il y avait des rats et faire flotter sur la bière une grande quantité de bouchons de liège. Les rats sont censés prendre les bouchons pour un couvercle stable et s’y aventurer. Les bouchons se dérobent sous leurs pattes, et ils n’arrivent plus à sortir du tonneau. Ivres sous l’effet de l’alcool, ils se noient.
  • Le premier dimanche du carême, aspergez trois coins de votre grenier d’eau bénite. Les rats sont alors censés s’enfuir par le quatrième coin.
  • Adopter un rat albinos. En le voyant, les rats sauvages le prennent pour un fantôme et déguerpissent.
  • Lire l’Evangile selon saint Jean dans trois coins d’une maison: les rats s’échapperont par le quatrième. Sagement choisi, ce quatrième coin peut même les diriger vers la maison d’un voisin trop riche que vous méprisez.

Rituel pour chasser les nuisibles
Un rituel est un acte ou une série d’actions ayant une valeur symbolique et effectué dans un but précis. Ce n’est pas un acte spontané, il est codifié et ses règles doivent être suivies très précisément. Quand on parle de rituel, on pense souvent aux rituels sacrés ou magiques. Pourtant il existe tout un tas de rituels (ou de rites) dans la vie de tous les jours, par exemple le fait de faire la bise à une amie (rituel social), de se brosser les dents toujours de la même façon (rituel privé) ou d’aller au bowling tous les jeudis soirs (rituel profane).

Dans le cas que nous vous présentons ici, il s’agit d’un rituel de type « sacré » mais qui trouve sa source dans les superstitions plus que dans la religion. Nous vous le livrons donc dans le même esprit que précédemment.

Matériel nécessaire

  • Des déjections ou des cadavres des animaux que vous voulez chasser, si possible desséchés.
  • De la poudre de pyrèthre (pour les insectes), des semences d’une plante toxique quelconque pour les rats.
  • Un mortier et un pilon.
  • Une poignée de sel consacré (consécration simple).

Préparation :
Pilez la poudre de pyrèthre (ou tout autre toxique naturel pour les animaux que vous voulez chasser) avec les cadavres ou les déjections desséchées et du sel consacré

Rituel :
Répandez la poudre sur les lieux en prononçant la prière suivante :

« Dieu Tout-Puissant et Éternel, Rétributeur de toute justice, Toi qui par la voix de Ton Ange, comme le rapporte en sa vision Ton serviteur l’apôtre Jean, a ordonné aux sauterelles du dernier jour de ne point nuire aux herbes de la Terre ni à tout ce qui est verdoyant, ni aux arbres, mais seulement aux Hommes qui ne portent point sur le front le signe du Salut par excellence, nous te supplions, ô Seigneur de toutes choses, afin que de ce lieu disparaissent tous les insectes nuisibles, qu’ils sortent de ce lieu (de cette demeure, de ce jardin, de ces champs) et qu’ils s’en aillent au loin en des lieux déserts sans apporter aucun dommage à l’homme, aux animaux et aux végétaux. Et s’ils s’obstinent ou si à leur instinct se substituent la volonté mauvaise et le désir de nuisance d’un homme ou des mauvais esprits, nous te supplions alors Seigneur, d’envoyer ton Ange exterminateur sur eux afin que le glaive de Ta Colère les fasse disparaître à jamais. Par Jésus-Christ notre maître et Seigneur et par Saint Jean son serviteur Amen. +++ ! »



Sur ces mots, vous jetez votre poudre, traçant devant vous un grand signe de croix.

Observation : ce rituel convient pour les jardins, mais il peut également être utilisé dans une maison.

rat d'eau

Rêver de rats
De tous temps, les rêves ont fasciné les hommes. On y voit souvent une représentation déformée de ce qui occupe nos pensées, mais pour d’autres il s’agit de quelque chose de plus « magique ». On parle par exemple de rêves prémonitoires, ou de présages. Essayer de comprendre la signification de nos rêves s’appelle « l’interprétation des rêves ». Ce dont l’on rêve prend alors un sens bien précis, dicté par une symbolique codifiée, qui dépend là aussi des cultures, comme pour les superstitions.

Voici quelques interprétations que l’on peut trouver lorsqu’un rat apparaît dans un rêve :

  • Relations perfides et nuisibles
  • Hypocrisie
  • Le tuer : victoire sur vos ennemis
  • Rêve de mauvaise augure qui annonce des problèmes de santé
  • Voir des rats en nombre : baisse de vitalité, fatigue
  • Etre attaqué par des rats : état dépressif
  • Les entendre ronger ou se déplacer : des soucis vous perturbent, une coupure affective peut engendrer également ce genre de rêve
  • Les voir courir librement : on est ardemment aimé
  • Voir des rats blancs : des plaintes et contestations
  • Vous êtes victime de la médisance de faux amis

Voyez-vous des rats dans vos rêves ? Quelles impressions en gardez-vous ? Une chose est sûre, nous sommes encore loin de comprendre le fonctionnement des rêves…

Le rat comme moyen de torture

Malheureusement, les rats ont été utilisés pour torturer. Cette image du rat suppliciant l’homme est restée, donnant une image de méchanceté et de cruauté au rat. Cette image, outre le fait d’être fausse, permet, je crois, de se détourner du fait que c’était des hommes qui torturaient d’autres hommes en étant cruels avec des animaux.

 Torture

« Dans les temps de torture », gravure du début du 20e siècle

L’un de ces supplices est abordés dans « L’homme aux rats » de Freud mais également dans « Le Jardin des supplices » d’Octave Mirbeau.

Koen DU SITE http://www.ratzine.fr/Societe/Art_Soc_Superstitions.html

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L’invasion des sauterelles (Bible)

Posté par othoharmonie le 29 juin 2014

CHAPITRE 1  —  L’avant-garde du jour de l’Éternel  

images (2)Tandis que la prophétie d’Osée (*) est entièrement liée aux circonstances du règne des rois d’Israël et de Juda, circonstances que le prophète a traversées et dont il fait souvent mention, la prophétie de Joël est absolument indépendante de tous ces faits historiques. Un événement mémorable, dans l’ordre des calamités naturelles, s’abattant sur le pays de Juda, a eu lieu sous les yeux du prophète. Joël le considère comme un jugement sur son peuple, mais aussi comme un avertissement solennel à la repentance.

Le chap. 24 d’Ésaïe a beaucoup d’analogie avec ce premier chapitre. Dans les deux cas il s’agit de la désolation du pays et de l’anéantissement de sa prospérité, à cause du péché de ses habitants. Il en est ainsi, en tout temps, de toutes les calamités qui frappent le monde, dans l’ordre des phénomènes naturels: éruptions volcaniques, tremblements de terre, inondations, ouragans, épidémies, dévastations par des parasites végétaux ou animaux, et avec quelle fréquence et quelle intensité ne se sont-ils pas répétés dans les années où nous vivons! Dieu agit par ces plaies pour atteindre la conscience des hommes; et, quand ils refusent d’écouter, il agit par des calamités plus terribles, par les guerres, les dévastations et le pillage dont nous trouvons l’exemple au chapitre 2 de notre prophète. Dieu a donc parlé d’abord à son peuple terrestre, puis à son Église, puis au monde par ces moyens, et si les hommes n’écoutent pas et ne reviennent pas à Lui, ils scellent eux-mêmes, par leur incrédulité, leur jugement définitif. Il est très important d’ouvrir les yeux sur le but de ces calamités providentielles. Si Juda et Jérusalem s’étaient repentis devant l’invasion des sauterelles, Dieu n’aurait pas eu besoin d’envoyer encore l’ennemi dans ses confins. De même, si les nations chrétiennes avaient écouté les avertissements que Dieu leur donnait par les convulsions sans précédent qui les ont ravagées dans ces dernières années, peut-être «sa colère se serait-elle détournée et sa main ne serait-elle plus étendue». Au lieu de cela le monde a continué dans l’incrédulité au milieu de tant de désastres, refusant d’y voir la main de Dieu, et nous assistons aujourd’hui aux envahissements de l’ennemi, aux guerres, aux massacres, qui ne sont, hélas! que le prélude des jours d’angoisse où les hommes diront aux montagnes et aux rochers: «Tombez sur nous!» (Apoc. 6 : 16).

(*) Voyez le livre du prophète Osée, par H. R.

La calamité dont parle le premier chapitre consiste en invasions successives — inouïes dans un pays accoutumé cependant à ces plaies — de diverses espèces de sauterelles. «Ce qu’a laissé la chenille* , la sauterelle** l’a mangé; et ce qu’a laissé la sauterelle, l’yélek*** l’a mangé, et ce qu’a laissé l’yélek, la locuste**** l’a mangé» (v. 4).

* Gazam, autrement dit criquet, jeune sauterelle sans ailes. ** Arbèh, sauterelle ailée arrivée à son entier développement. *** Yélek, autre espèce de sauterelle. **** Chasil, une troisième espèce de sauterelle, les deux premières, comme nous l’avons dit, étant le même insecte à deux degrés de développement.

lire la suite de cet article sur : http://www.bibliquest.org/HR/HR-ETUDES-at29-JOEL.htm

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Cigogne et son Alimentation

Posté par othoharmonie le 24 octobre 2013


Cigogne et son Alimentation dans CIGOGNELa Cigogne blanche consomme une grande variété de proies animales. Elle préfère se nourrir dans les prairies qui se trouvent dans un rayon de 5 km autour de son nid et sur les sites où la végétation est courte, de sorte que ses proies sont plus accessibles. Son régime alimentaire varie selon la saison, l’endroit et la disponibilité des proies. Les proies les plus courantes sont les insectes, principalement des coléoptères et des orthoptères (sauterelles, criquets et grillons), respectivement 49,5 % et 43,7 % des insectes lors d’une étude sur trois ans effectuée en Espagne à partir de pelotes de réjection, les insectes représentant 99,3 % du nombre total des proies. Viennent ensuite les lombrics, les reptiles, les amphibiens — notamment les grenouilles tels que la grenouille verte (Rana kl. esculenta ) et la grenouille rousse (Rana temporaria) — et de petits mammifères comme les campagnols (notamment Microtus arvalis et les espèces du genre Arvicola), les taupes et les musaraignes. Elle attrape ces rongeurs en les guettant à la sortie de leur trou. Moins souvent, la Cigogne blanche consomme aussi des œufs d’oiseaux, de jeunes oiseaux, des poissons, des mollusques, des crustacés et des scorpions en Afrique du Nord.

La Cigogne blanche chasse principalement pendant la journée ; elle avale directement les petites proies, mais tue et découpe les proies plus grosses avant de les avaler. Elle avale parfois des élastiques qu’elle prend pour des vers de terre, et ceux-ci peuvent parfois causer la mort de l’individu par occlusion intestinale. Elle chasse sans gêne dans les terrains ouverts et n’hésite pas à suivre les engins de labour ou les batteuses afin de consommer les animaux débusqués ou déchiquetés par les machines. En Afrique elle sait également tirer profit des feux de brousse qui dénichent toutes sortes de proies. On a observé des oiseaux retournant en Lettonie au cours du printemps repérer leurs proies, des grenouilles Rana arvalis, en suivant les appels nuptiaux produits par des rassemblements de grenouilles mâles. Des Cigognes blanches hivernant dans l’ouest de l’Inde ont été observés suivant une Antilope cervicapre (Antilope cervicapra) pour capturer les insectes dérangés par le bovidé.

Le régime alimentaire des oiseaux non reproducteurs est similaire à celui des oiseaux nicheurs, mais les proies sont plus souvent prises dans les zones sèches.

Lorsque les cigogneaux sont âgés de plusieurs semaines, près de 4 kg de nourriture sont quotidiennement nécessaires pour nourrir une famille. Les Cigognes blanches passant l’hiver en Inde se nourrissent parfois avec la Cigogne épiscopale. Des cas de cleptoparasitisme ont été reportés, une Cigogne blanche ayant volé un rongeur au Busard des roseaux (Circus aeruginosus) en Inde ; à l’inverse le Busard cendré (Circus pygargus) est connu pour harceler les Cigognes blanches se nourrissant de campagnols dans certaines parties de la Pologne.

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Alimentation et reproduction de la cigogne

Posté par othoharmonie le 15 octobre 2013

Alimentation et reproduction de la cigogne dans CIGOGNE 320px-klappern_des_weissstorches

La Cigogne blanche consomme une grande variété de proies animales. Elle préfère se nourrir dans les prairies qui se trouvent dans un rayon de 5 km autour de son nid et sur les sites où la végétation est courte, de sorte que ses proies sont plus accessibles. Son régime alimentaire varie selon la saison, l’endroit et la disponibilité des proies. Les proies les plus courantes sont les insectes, principalement des coléoptères et des orthoptères (sauterelles, criquets et grillons), respectivement 49,5 % et 43,7 % des insectes lors d’une étude sur trois ans effectuée en Espagne à partir de pelotes de réjection, les insectes représentant 99,3 % du nombre total des proies. Viennent ensuite les lombrics, les reptiles, les amphibiens — notamment les grenouilles telles que la grenouille verte  et la grenouille rousse  — et de petits mammifères comme les campagnols (notamment Microtus arvalis et les espèces du genre Arvicola), les taupes et les musaraignes. Elle attrape ces rongeurs en les guettant à la sortie de leur trou. Moins souvent, la Cigogne blanche consomme aussi des œufs d’oiseaux, de jeunes oiseaux, des poissons, des mollusques, des crustacés et, en Afrique du Nord, des scorpions.

La Cigogne blanche chasse principalement pendant la journée ; elle avale directement les petites proies, mais tue et découpe les proies plus grosses avant de les avaler. Elle avale parfois des élastiques qu’elle prend pour des vers de terre, et ceux-ci peuvent parfois causer la mort de l’individu par occlusion intestinale. Elle chasse sans gêne dans les terrains ouverts et n’hésite pas à suivre les engins de labour ou les batteuses afin de consommer les animaux débusqués ou déchiquetés par les machines. En Afrique elle sait également tirer profit des feux de brousse qui dénichent toutes sortes de proies. On a observé des oiseaux retournant en Lettonie au cours du printemps repérer leurs proies, des grenouilles Rana arvalis, en suivant les appels nuptiaux produits par des rassemblements de grenouilles mâles. Des Cigognes blanches hivernant dans l’ouest de l’Inde ont été observées suivant une Antilope cervicapre pour capturer les insectes dérangés par le bovidé.

Le régime alimentaire des oiseaux non reproducteurs est similaire à celui des oiseaux nicheurs, mais les proies sont plus souvent prises dans les zones sèches. Lorsque les cigogneaux sont âgés de plusieurs semaines, près de 4 kg de nourriture sont quotidiennement nécessaires pour nourrir une famille. Les Cigognes blanches passant l’hiver en Inde se nourrissent parfois avec la Cigogne épiscopale. Des cas de cleptoparasitisme ont été reportés, une Cigogne blanche ayant volé un rongeur au Busard des roseaux  en Inde ; à l’inverse le Busard cendré  est connu pour harceler les Cigognes blanches se nourrissant de campagnols dans certaines parties de la Pologne.

Reproduction

Photo de 2 cigognesLa Cigogne blanche se reproduit dans les zones agricoles ouvertes près de zones humides, construisant son grand nid de branches dans les arbres, sur les bâtiments, ou sur une plate-forme bâtie par l’homme et prévue à cet effet. Les nids sont généralement construits en colonies lâches, mais on a compté jusqu’à neuf nids sur un même toit. Généralement placé à grande hauteur, il est à l’abri des prédateurs terrestres mais peut occasionnellement être construit au sol. L’espèce nidifie souvent à proximité de l’habitat humain ; les nids peuvent être construits sur les églises ou d’autres bâtiments. Chaque nid mesure de un à deux mètres de profondeur, de 0,8 à 1,5 m de diamètre et pesant de 60 à 250 kg. Il est généralement utilisé année après année, en particulier par les plus vieux mâles. Le mâle revient plus tôt dans la saison, et choisit le nid. Les grands nids produisent plus de jeunes à l’envol, et semblent être recherchés. Un changement de nid est souvent lié à un changement dans l’appariement et à une saison de reproduction mauvaise l’année précédente ; les jeunes oiseaux sont ainsi plus susceptibles de changer de site de nidification. Si un individu arrivant à un nid reste généralement pour s’y reproduire, on a observé dans le Sud-Ouest de la Pologne plusieurs couples se succéder dans un même nid avant qu’un ne se décide à s’y établir.

Quand le mâle a choisi le nid, les partenaires se saluent en claquetant du bec, la tête renversée sur le dos. Quand l’entente est réussie, à force de parades et de caresses, l’accouplement donne lieu à d’audacieuses acrobaties. Le plus souvent, l’oiselle doit se tenir debout, tandis que son partenaire bat des ailes pour s’équilibrer en s’accroupissant sur elle. Les partenaires copulent fréquemment pendant le mois avant que la femelle ne ponde. Des rapports fréquents sont généralement signe de compétition spermatique ou de relations hors couple, mais ce deuxième comportement est rare chez la Cigogne blanche.

Il arrive souvent que d’autres espèces d’oiseaux nichent dans les grands nids de la Cigogne blanche. Parmi les occupants les plus réguliers, on compte le Moineau domestique , le Moineau friquet  et l’Étourneau sansonnet ; on recense des résidents moins communs, comme le Faucon crécerelle , la Chouette chevêche le Rollier d’Europe , la Bergeronnette grise , le Rougequeue noir , le Choucas des tours  et le Moineau espagnol .

Chez la Cigogne blanche un couple n’élève qu’une seule couvée par an. La femelle pond généralement quatre œufs, mais des pontes d’un à sept œufs ont déjà été signalées. Les œufs sont blancs, mais ont souvent l’air sales ou jaunâtres à cause d’un revêtement gluant. Ils mesurent en moyenne 72,58 × 51,86 mm, et pèsent de 96 à 129 g, dont 10,76 g de coquille. Un œuf est pondu tous les deux jours, mais l’incubation commence dès que le premier œuf est pondu, de sorte que l’éclosion, qui commence 33 à 34 jours plus tard, est asynchrone. Les deux parents participent à l’incubation pendant la journée, mais la tâche est assurée la nuit par la femelle seule.

La température et les conditions météorologiques au moment de l’éclosion sont importantes ; les températures fraîches et le temps humide diminuent le succès reproducteur en augmentant le taux de mortalité des poussins. De façon un peu inattendue, une étude a montré que les oisillons étant sortis de l’œuf plus tard et qui parviennent à l’âge adulte ont plus de poussins que leurs congénères de nids éclos plus tôt. Le premier petit sortant de l’œuf bénéficie généralement d’un avantage concurrentiel sur les autres. Les poussins plus faibles ou petits sont parfois tués par leurs parents. Cela se produit quand les ressources alimentaires se font insuffisantes, la réduction de la taille des couvées augmentant les chances de survie des autres oisillons. Les cigogneaux ne s’attaquent pas entre eux, les poussins plus forts ne sont notamment pas agressifs envers les plus faibles membres de leur couvée comme c’est le cas chez certaines espèces (caïnisme), et la méthode de nourrissage employée par les parents — la régurgitation de grandes quantités de nourriture à la fois sur le fond du nid — ne permet pas aux plus forts de se nourrir entièrement au détriment des plus faibles ; l’infanticide par les parents reste donc le moyen efficace de réduire la taille d’une couvée mais n’est pas souvent observé.

De 75 grammes à l’éclosion, la masse corporelle des poussins augmente très rapidement dans les premières semaines et atteint un plateau d’environ 3,4 kg en 45 jours ; la longueur du bec augmente de manière linéaire pendant environ 50 jours. Les jeunes oiseaux sont nourris avec des vers de terre et des insectes, qui sont régurgités par les parents sur le fond du nid. Les aînés peuvent atteindre le bec des parents et y obtenir leur nourriture. L’eau est versée directement du bec des adultes dans celui des jeunes. Les dix premiers jours, les parents nourrissent les petits toutes les heures ; quand ces derniers ont atteint l’âge de deux ou trois semaines, les adultes reviennent toutes les deux heures. Les poussins quittent le nid 58 à 64 jours après l’éclosion.

La Cigogne blanche commence généralement à se reproduire à l’âge de quatre ans, même si certains individus peuvent se reproduire dès deux ans et au plus tard à sept ans. Le record de longévité connu pour une Cigogne blanche sauvage est détenu par un individu retrouvé mort 39 ans après avoir été bagué en Suisse, tandis que des oiseaux captifs ont vécu pendant plus de 35 ans.

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des réponses sur la Cigogne d’Alsace

Posté par othoharmonie le 12 octobre 2013


issus du site http://alsace.lpo.fr/index.php/le-repas-de-la-cigogne

Différentes espèces de cigognes

des réponses sur la Cigogne d’Alsace dans CIGOGNE cigogne-repas2_nicoEn Alsace, l’espèce de cigogne la plus connue est la cigogne blanche dont le plumage est blanc à l’exception du bout des ailes qui est noir. Elle construit son nid dans de nombreux villages et n’est pas difficile à observer. 

Il existe une autre espèce de cigogne beaucoup plus discrète : la cigogne noire dont le plumage est noir à l’exception du ventre qui est blanc. Elle ne niche pas en Alsace, mais on en trouve quelques unes dans d’autres régions comme la Lorraine et des pays comme la Pologne. Il est possible d’observer la cigogne noire traverser l’Alsace en période de migration.
Certaines font des haltes au bord des petits cours d’eau, des rivières, dans les zones marécageuses. Elle s’y nourrit surtout de petits poissons, grenouilles et tritons. Mais comme elle est très discrète, on la voit rarement.

Si elle trouve suffisamment de zones humides où se nourrir, et de grandes forêts tranquilles avec de grands arbres pour bâtir son nid, la cigogne noire viendra peut-être un jour nicher en Alsace.

La grande famille des cigognes comprend en tout 19 espèces parmi lesquelles le marabout africain.

Dans les lignes qui suivent, nous allons nous intéresser à l’alimentation de la cigogne blanche.


de la cigogne blanche pour se nourrir ?

La cigogne blanche est armée d’un long bec dont elle se sert tantôt comme une pincette pour attraper les petites proies, tantôt comme un poignard pour tuer des proies plus grosses. Ses longues pattes sont elles aussi très utiles pour se faufiler dans les hautes herbes et surprendre ses proies par le haut.

La cigogne blanche est-elle difficile pour sa nourriture ?

Pas du tout, elle mange tous les petits animaux vivants ou morts qui passent à la portée de son bec.

De quoi se nourrit-elle quand elle est en Alsace ?

Sa nourriture est extrêmement variée : elle consomme beaucoup d’insectes comme des criquets et des sauterelles ainsi que d’autres petits animaux comme des araignées, des vers de terre, des limaces etc. Elle recherche également les petits mammifères comme les campagnols, les mulots et même les taupes, ou encore des reptiles ou des batraciens comme les orvets, les grenouilles. Mais, contrairement à une idée répandue, les grenouilles ne constituent pas l’essentiel de son alimentation.


Où se nourrit-elle en Alsace ?

La cigogne blanche se nourrit principalement dans les prairies, avec une préférence pour les prairies humides.

La recherche de nourriture devient plus facile pour elle à l’époque des foins. Des centaines de petits animaux, pris de panique lorsque les machines agricoles coupent l’herbe qui leur servait de refuge, tentent de s’enfuir. Ils se retrouvent alors dans les becs des cigognes à l’affût. A cette occasion, il n’est pas rare de voir des rassemblements de plus d’une dizaine de cigognes qui suivent un tracteur en train de faucher ou de ramasser du foin.
Jadis, les cigognes recherchaient également leur nourriture en bordure des marécages, dans les friches, ou dans certaines cultures (luzernes, jeunes céréales…) à condition que les traitements chimiques n’y soient pas trop intensifs : malheureusement, ces différents types de milieux sont devenus très rares en Alsace.

Quand on sait que les prairies humides ont également fortement diminué en Alsace, on comprend l’importance de préserver celles qui restent pour permettre à la cigogne, et aux autres animaux qui les fréquentent, de survivre dans notre région.

Missions possibles au centre de soins http://alsace.lpo.fr/

Photo de cigognesLe centre de Rosenwiller accueille les oiseaux et les petits mammifères sauvages. La période de forte affluence se situe entre mi-mai et mi-septembre, mais le travail ne manque pas tout au long de l’année. Les tâches principales à effectuer sont les suivantes :

- nourrissage des oisillons et des jeunes mammifères (à la main)

- nourrissage des adultes en soins (dont les rapaces) à la main

- nourrissage en volières

- aide aux soins spécifiques

- nettoyage des boxes, des volières et des bassins

- nettoyage de l’infirmerie (sol, plan de travail, vaisselle des

   animaux…)

- entretien des espaces verts

- travaux de bricolage

- acheminement des animaux vers le centre.

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Essaim

Posté par othoharmonie le 31 décembre 2011

 

Essaim dans ABEILLES 200px-A_swarm_of_Apis_mellifera_-_20051109Un essaim est un rassemblement en nombre important d’insectes de la même famille. Le phénomène dit de « nuées » ou « tempêtes d’insectes » n’a pas d’origine météorologique directe mais elles sont saisonnières et liées aux épisodes de sécheresse et pluies qui régulent l’offre en nourriture des insectes. Elles se produisent lorsque certaines populations d’insectes (par exemple des sauterelle ou des criquets) qui s’est massivement reproduite dans un lieu humide, initialement favorable à leur développement, ne parvient plus à subvenir à ses besoins alimentaires. De tels phénomènes se produisent plus rarement avec des coccinelles ou des mouches. Des nuages denses de certains papillons migrateurs pouvaient évoquer de tels phénomènes, donnant une impression de tempête de neige au passage des cols (par exemple dans les Pyrénées) ou dans certaines vallées en Europe, ou avec le monarque américain là où ses vols étaient particulièrement denses.

Ces insectes sociaux deviennent alors grégaires et se massent alors en bandes denses, se déplaçant en dévorant une très grande partie de la végétation sur leur passage. Ce phénomène dévastateur est connu depuis l’antiquité (présenté comme la huitième des dix plaies d’Égypte par la Bible) se produit dans les zones tropicales semi-arides (notamment en Afrique sub-sahélienne).

200px-Locusts_feeding dans ABEILLESL’essaimage, formation d’un essaim, est un processus bien décrit chez les abeilles.L’essaimage est un mode de multiplication par division naturelle. La constitution d’un essaim se produit généralement avant les miellées ou après. Lorsque la colonie est prise de « la fièvre d’essaimage », le processus se met en route. Les abeilles ont bâti une cellule particulière, plus grosse que les autres et qui a la particularité de pendre, contrairement aux cellules de mâles, d’abeilles ou de miel. Quand la reine consent à déposer un œuf femelle dans cette alvéole, le processus est engagé. 15 jours plus tard, une jeune reine naît, la ruche se trouve avoir deux reines : la vieille, et la jeune. C’est la vieille reine qui partira, à l’occasion d’un début d’après midi ensoleillée, lorsque la fièvre d’essaimage aura repris tout un groupe d’abeille, qui se tiendra prêt au départ dans la ruche, mais aussi aux abords, certaines abeilles étant parties en éclaireuses dans le but de trouver un nouveau logis. Lorsque le signal est donné, il se produit un impressionnant ballet d’abeilles au dessus de la ruche, qui bientôt quittera la ruche, pour aller se fixer soit dans l’endroit que les éclaireuses ont trouvé par avance, soit sur un objet quel qu’il soit, en attente de bonne nouvelles des éclaireuses.

Dans le cas où elles ne trouvent pas d’emplacement correct, il peut arriver qu’elles restent à l’endroit où elles sont accrochées. Elles y fixent et bâtissent des cires, où elles ne tardent pas à déposer du miel et où la reine ne tarde pas de pondre, afin d’assurer le renouvellement des générations, et ce le plus vite possible.

200px--_Bee_swarm_on_a_bicycle_%281-5%29_-Le caractère des abeilles qui essaiment est normalement d’une grande douceur. Il est possible d’approcher ou toucher un essaim sans danger. Il est possible d’installer l’essaim sur une partie de votre corps même nu, cela fait l’objet de concours. Un tempérament calme et des mouvements très lents sont nécessaires dans toutes les manipulations, afin de laisser les populations d’abeilles prendre leur place sans se froisser, et pour ne pas que vous soyez identifié comme un ennemi ou prédateur. Toutefois il est bon de savoir que toute abeille que vous écrasez vous piquera en retour, quelle que soit son humeur.

 

 

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