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LE CROCODILE D’EGYPTE

Posté par othoharmonie le 26 novembre 2016

                                                     

 

Le crocodile, associé au Nil (le crocodilus niloticus), est un symbole de l’Egypte antique, c’est un animal impressionnant qui peut atteindre six mètres de long et qui a une origine très ancienne. Pour les Egyptiens, il fait partie, comme le serpent, la tortue et la grenouille des êtres primordiaux, il est à la fois lié à l’eau (donc à l’océan primordial, source de vie) et à la terre (Geb).

Aujourd’hui, il n’y a plus de crocodiles dans le Nil à cause des siècles de chasse, de la capture de petits pour les vendre comme curiosité aux étrangers et de la modification du milieu. Toutefois, les crocodiles, réintroduits et protégés, recommencent à prospérer dans le lac Nasser.

Il ne semble pas que l’Egyptien ancien ait profité de ce monstre à la force redoutable, sa chair n’était sans doute pas consommée et sa peau n’était pas utilisée. Il faut reconnaître que capturer un crocodile n’est pas une mince affaire. Il était cependant traditionnellement chassé au harpon, comme l’hippopotame, son anéantissement illustrait le combat rituel du pharaon contre les forces du mal qui menaçaient l’équilibre de l’univers (cette scène de chasse apparaît sur les parois des temples).

CrocodileLe crocodile était craint et redouté, il était perçu comme un animal ambivalent des forces du mal et du bien. Pour se concilier ce prédateur impitoyable, les Egyptiens en ont fait un dieu très populaire : Sobek, animal du dieu du mal Seth.  Ils l’ont aussi assimilé à presque tous les autres dieux : Rê, Osiris, Horus… Le crocodile apparaît fréquemment sur des stèles guérisseuses évoquant Seth et les amulettes en forme de crocodile sont très appréciées. Lorsqu’il est associé  à Osiris, le crocodile évoque la renaissance, le renouveau des crues du Nil, la résurrection de la nature.

Dans certaines villes, le crocodile jouit d’une véritable vénération (Kom Ombo, Gebelein, Crocodilopolis dans le Fayoum). Hérodote rapporte comment, dans le temple de Thèbes, le crocodile sacré était nourri d’oies, de poissons, de plats délicatement préparés, comment il était paré de colliers, d’anneaux en or et pierres précieuses. Dans certains temples, le crocodile sacré vit dans de somptueux bassins carrelés et décorés. A sa mort, le crocodile sacré est embaumé et enterré selon les mêmes rites que les humains. On a retrouvé des nécropoles regroupant des centaines de crocodiles momifiés. En revanche, dans la ville d’Apollinopolis et à Eléphantine, le crocodile est détesté et on ne manque aucune occasion de le supprimer.

D’après Strabon, à Dendérah, on montre aux voyageurs romains des spectacles ou un gladiateur affronte un crocodile dans le Nil.

Le culte de Sobek perdure après les débuts du christianisme.
Le crocodile n’a jamais laissé indifférent les Egyptiens, suivant les époques et les lieux, il était adoré ou méprisé.

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La souris de Ganesh

Posté par othoharmonie le 12 septembre 2016

 

ganeshFils de Shiva et de Parvati, la fille de l’Himalaya, frère de Muruga ou Skanda, Ganesh est un Dieu très populaire en Inde, aussi a -t-il une abondante mythologie, qui touche surtout à sa naissance et à sa tête d’éléphant.

Concernant sa naissance, on trouve essentiellement deux versions : une qui le fait naître de Shiva, l’autre de Parvati.

Quand Shiva crée Ganesh, c’est toujours à la demande des dieux, qui veulent distinguer le bien du mal pour assurer le succès des bonnes entreprises, et l’échec des mauvaises.

Le fils de Shiva est à son image, c’est à dire très beau. Il séduit toutes les femmes, ce qui lui fait oublier sa tâche première. Aussi sa mère Parvati, le condamne a avoir une tête d’éléphant et un gros ventre.

Dans la deuxième version, sa mère Parvati recherche un gardien sûr, pour garder sa porte. Elle crée donc Ganesh à partir des sécrétassions de sa peau. Il monte la garde, jusqu ‘au jour où Siva de retour de campagne, vient la voir, malheureusement elle n’est pas visible, puisqu’elle se baigne. Ganesh interdit l’entrée à Shiva.

Il s’en suivra une bataille, Ganesh faisant usage de son gourdin, l’entrée n’est toujours pas possible, Shiva appelle à l’aide Vishnou, qui utilise sa maya, c’est à dire l’illusion, pour jeter la confusion, et ainsi il décapite Ganesh avec son trident. Sa mère voyant cela demande la renaissance de son fils. Aussitôt l’armée de Siva part en direction du nord, avec pour mission de couper la tête du premier être vivant qu’elle rencontrera. Ce fut un éléphant avec une seule défense.

Shiva pose alors la tête d’éléphant sur le jeune garçon, et lui donne vie par le pouvoir de la parole. Ganesh est présenté aux dieux comme le fils de Shiva et de Parcvati. La déesse, lui offre un plat de gâteaux sucrés (Modaka), et de joie Ganesh danse, attiré par l’odeur, un rat sortit de son trou, il sera le véhicule préféré de Ganesh.

Par la suite Ganesh épousera les filles de Brahma, Siddhi (la réalisation), et Buddhi (l’intelligence). Elle donneront chacune un fils à Ganesh : Kshema (le bien être) et Labha (le gain).

Le sacrifice de la décapitation, le fait passer du statut de simple  » gardien de porte  » créé à partir d’impures sécrétassions de peau, à celui de gardien des Divinités supérieures.

Ganesh est un Dieu plus attaché à la terre, qu’à l’ordre cosmique comme Shiva ou Vishnou. C’est ce qui le rend populaire, et qu’il est prié pour obtenir le succès d’une entreprise, c’est à dire enlever les obstacles. Mais également pour ses talents de gardien, aux Indes, Ganesh est très souvent à l’entrée des temples ou des maisons.

La trompe de Ganesh étant considérée comme un bras, il est donc le seul Dieu de la mythologie hindoue, à avoir un nombre de bras impair.

Le 21 est le chiffre sacré de Ganesh, ses couleurs préférées sont le rouge, le jaune, le blanc, le bleu, et le vert.

Dans son ventre Ganesh contient tous les mondes, ses grandes oreilles n’entendent que les bonnes paroles, et rejettent les mauvaises, ses quatre bras représentent les quatre Védas.

Enfin, le Paradis de Ganesh est situé dans l’océan de jus de cannes à sucre, sur lequel flotte un lotus à mille pétales soutenant le trône d’or de Ganesh.

Ganesh se trouve dans le premier chakra, à la base de la colonne vertébrale, il est le Maître de la Koundalini, et des canaux subtils.

Son unique défense est le symbole de l’unicité et de la transcendance.

Et bien sûr Ganesh adore les gâteaux sucrés.

tatouage-ganesh-souris

Alors que Ganesh était encore enfant, une souris gigantesque se mit à terroriser tout son entourage. Ganesh l’attrapa avec son lasso et fit d’elle sa monture. Mûshika était à l’origine un gandharva ou musicien céleste. Ayant eu le malheur de marcher par mégarde sur les pieds du rishi Vamadeva il dut subir sa malédiction et fut transformé en souris. Cependant, une fois qu’il eut maîtrisé sa colère, le sage lui promit qu’un jour les dieux eux-mêmes s’inclineraient devant lui. Ce qui arriva lorsque son chemin croisa celui de Ganesh.

La souris à ses pieds est son véhicule, l’ATMAN ou le Soi éternel en chacun. Tournée vers le Seigneur, elle lui tend un gâteau qui représente l’offrande du fruit de nos actions. En effet par le Karma-yoga (yoga de l’action) et le Bhakti-yoga (yoga de la dévotion), en renonçant aux fruits de l’action qu’il remet entre les mains du Suprême considéré comme le seul auteur véritable des actions, le dévot peut se libérer du cycle des morts et des réincarnations et du joug du Karma. 

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Les 4 ANIMAUX qui nous instruisent pour la vie

Posté par othoharmonie le 10 septembre 2016

 

 

Le deuxième livre de la Révélation divine, après la Bible, est assurément celui de la nature. Notre terre ne cesse de nous émerveiller, de nous fasciner et de nous instruire. Quelle que soit la façon dont nous l’abordons, notre belle planète bleue est interpellante. Elle fait l’objet de tant de recherches… Est-ce que notre condition humaine échappe aux lois qui régissent ce monde de la vie ? Depuis peu, une prise de conscience s’est faite autour du concept du développement durable qui prend en compte le nécessaire respect des équilibres de notre proche univers. Cette bonne volonté doit être dépassée par une observation plus attentive de notre environnement. N’y a-t-il pas matière à réflexion dans cette observation de la nature ?  N’y lit-on pas l’énoncé de valeurs importantes qui y sont inscrites ? Plus simplement est-ce que cette nature est un puits  d’éducation ?

La Parole du Créateur nous invite à tirer le meilleur profit pour nos vies de toutes ces simples  leçons de chose contenues dans ce grand livre. 

Développement : 

Salomon, dont la sagesse demeure proverbiale, nous parle de quatre petits animaux :

«  Il y a sur la terre quatre animaux petits et cependant des plus sages… » Bible L.Segond version 1975

« Il existe sur terre quatre êtres tout petits, et qui sont sages par excellence… » La Bible du Rabbinat français 1966

« Il y en a quatre qui sont tout petits sur la terre, et suprêmement sages… » Nouvelle Bible Segond 2002

«  Quatre sont des petits de la terre, mais experts en sagesse… » La Bible Chouraqui 1985.

«  Il existe sur terre quatre êtres tout petits et pourtant sages parmi les sages… » T.O.B. 1977 

Si la Bible insiste à ce point sur ces quatre tout petits animaux en nous disant qu’ils sont grands en sagesse, n’est-ce pas pour nous inviter à regarder vers le sol, à prendre le temps de nous pencher sur notre bonne terre et à chercher à comprendre ce que ces tout petits veulent nous dire ?  Ne sont-ils pas experts en sagesse, suprêmement sages, sages par excellence, sages parmi les sages ?  Voyons donc ce que nous dit la Bible à leur sujet.

 chez francesca

La Fourmi :

 

 «  Peuple sans force, elles préparent en été leur nourriture »

 v. 25 

Ailleurs, dans le même livre, Salomon reprend la même idée : « Va vers la fourmi, paresseux;  elle n’a ni capitaine, ni secrétaire, ni maître, elle prépare en été sa nourriture, elle amasse pendant la moisson de quoi manger. »Proverbes 6 : 6-8 

La fourmi apparemment sans force et d’une grande fragilité, a réussi à subsister à travers les temps grâce à sa prodigieuse capacité de communication. En effet, la fourmi utilise de nombreux et complexes moyens de communication. Ces systèmes complexes sonttactiles, chimiques, auditifs. Pour éviter que l’espèce commette des erreurs qui mettraient sa survie en danger, la fourmi développe un complexe d’interférences très perfectionné. Quelques signaux d’alarme par production de substances chimiques ont pu être décryptés, mais les chercheurs ne peuvent toujours pas prédire où une ouvrière va se diriger dans les dix minutes à venir face à de la nourriture diversifiée. Par contre, quand une fourmi a trouvé une nourriture qui lui convient, en dix minutes elle informe une foule de congénères.

Effectivement il n’y a ni capitaine, ni secrétaire, ni maître, mais elles le sont toutes les unes pour les autresAucune ne garde les informations pour elle-même. Tout est restitué pour le bien du groupe.

La transmission de la nourriture est aussi intéressante, la fourmi stocke toute sa nourriture dans un jabot social, une sorte de sac à dos, séparé de son estomac. Cette nourriture est dégurgitée en actionnant des muscles particuliers. Cela se passe sous terre entre deux ouvrières. La solliciteuse tambourine la tête de sa congénère donneuse et celle-ci place ses antennes en arrière en signe d’acceptation. Ainsi on transfert la nourriture pour le temps où on ne pourra plus sortir. Cette prudence a fait dire à La Fontaine que la fourmi n’est pas prêteuse… 

Quand la fourmi doit se défendre, elle projette le contenu de sa glande à poison, mandibules bien ouvertes, et antennes agressives… Gare au jet d’acide formique, concentré à plus de 50% ! Mêlée à d’autres substances, l’émission déclenche aussitôt un état d’alerte générale dans la fourmilière. Quand la fourmi est en danger, elle martèle le sol avec sa tête pour prévenir les copines. (3 coups selon les observations) Ainsi tout le monde est prévenu rapidement et on se passe le mot.

Comment font-elle pour se reconnaître ?

Quand deux fourmis se rencontrent, on sait qu’elles peuvent se reconnaître et « parler » à toute vitesse, grâce à leurs antennes, chacune disposant d’un potentiel de plus de cent mille récepteurs. Une nouvelle clé de lecture est apparue aux chercheurs: un individu peut dire: «Attention, je cherche de la nourriture» ou encore «je suis jeune, j’ai besoin d’informations» par des substances chimiques à la surface de son corps, qui seraient liées à l’âge ou à l’activité. Certaines espèces reconnaissent les différents stades des individus simplement à l’ ‘habit’, comme nous le pourrions, nous êtres humains. Nous aurions pu poursuivre encore longtemps sur le cas des fourmis, mais que  pouvons-nous tirer comme instruction ?  

Ne pensez-vous pas que ce peuple de fourmis est une parabole du peuple de Dieu ? Sur un plan humain et ecclésial, nous non plus, nous n’avons ou devrions avoir aucun capitaine, secrétaire ou maître, car nous avons tous reçus  les mêmes informations avec nécessité de les transmettre suivant les dons distribués par le Saint-Esprit au sein de la communauté chrétienne ? «  Dieu… Nous a marqués d’un sceau et a mis dans nos cœurs les arrhes de l’Esprit » «  Dieu nous a donné les arrhes de l’Esprit » 2 Corinthiens 1 :22 et 2 Corinthiens 5 : 5

Dans le sens d’une responsabilité commune le Christ a même précisé : «  Ne vous faites pas appeler Rabbi (Maître) ; car un seul est votre Maître, et vous êtes tous frères. Et n’appelez personne sur la terre votre père ; car un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux. Ne vous faites pas appeler chef ; car un seul est votre Chef, le Christ » Matthieu 23 : 8-10

Ayant reçu les mêmes informations, nous devrions tous être les uns pour les autres des veilleurs, des veillants. Attention à ne pas être surveillants! (Cf. Hébreux 10 : 24)

La joie du peuple de Dieu, ne doit-elle pas passer par la transmission de ce qu’il a reçu ? La solidarité devient la force du groupe ; c’est ainsi que l’on s’entraide en étant les uns pour les autres des compagnons de route, des aides de camp, des soutiens dans l’adversité. «  Par amour fraternel, soyez pleins d’affection les uns pour les autres ; par honneur, usez de prévenance réciproque. Soyez fervents d’esprit. Servez le Seigneur. »  Romains 12 : 10, 11

Qu’adviendrait-il si les fourmis avaient des rivalités entre elles ?

Peut-être faut-il apprendre, comme les fourmis, à nous reconnaître pour mieux nous connaître ? Ainsi nous pourrions mieux nous apprécier et nous réjouir dans la diversité de nos dons et talents. Quand l’esprit de Dieu anime un groupe sa force rayonnante est manifeste !

 

Le Daman : 

« Les damans, peuple sans puissance, placent leur demeure dans les rochers » Proverbes 30 : 26  Le livre du Deutéronome  associe le daman au lièvre parmi les animaux impurs… (Deutéronome 14 : 7) 

 Le daman à l’âge adulte ressemble à une grosse marmotte. Il semblerait que ce soit l’animal qui soit génétiquement la créature la plus proche de l’éléphant : Ce n’est pas évident à vue de nez ! Ce plantigrade possède des coussinets plantaires particuliers qui lui permettent de faire ventouse. Il a quatre doigts à l’avant (plantigrade) et trois à l’arrière (digitigrade), protégés par des sabots sauf un doigt sur les pattes arrières qui montre une griffe. Sur le dos, ils présentent une zone glandulaire, étroite et nue, entourée de poils érectiles dont ils se servent pour marquer leur territoire. 

Comportement : Le daman des rochers est un animal très sociable, vivant dans des colonies, pouvant dépasser les 60 individus. Il passe la plupart de son temps à se prélasser au soleil et jouer avec ses congénères. 

Ayant eu l’occasion d’en voir, lors d’un voyage en Israël, j’atteste qu’ils sont mignons, craintifs, agiles et rapides. Cet animal sans défense est aussi la proie de nombreux prédateurs.

Peut-on dire que cet animal a des caractéristiques symboliques du chrétien ?

Il est sans puissance et sans défense. N’est-ce pas là aussi notre condition ? Reconnaissons que la force et la protection nous ont été communiquées, elles ne nous sont pas propres. Par contre, l’intelligence de cet animal est de se placer sur un terrain propice à sa vie, à sa sécurité, à son bien-être. Le rocher est son univers, il évolue à son aise grâce aux coussinets ventouses de ses pattes avant. Sur un autre revêtement il a plus de difficulté.

Dans la Bible le rocher sur lequel nous devrions nous positionner est Dieu, puis Christ. Le psalmiste écrit « Dieu sera toujours le rocher de mon cœur et mon partage. » Psaume 73 : 26 « Frères, je ne veux pas que vous ignoriez que nos pères ont tous été sous la nuée, qu’ils sont tous passés au travers de la mer, qu’ils ont tous été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer,  qu’ils ont tous mangé le même aliment spirituel, et qu’ils ont tous bu le même breuvage spirituel, car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher était Christ. » 1 Corinthiens 10 1- 4

De plus la symbolique du rocher nous enseigne à bien construire notre vie sur le solide et non sur du sable. L’homme prudent bâtit sur le roc dit Jésus. (Cf.Matthieu 7 : 24) Le rocher est aussi symbole de solidité et de stabilité. Alors, nous avons à notre tour tout intérêt à bien développer les ventouses de notre foi, pour adhérer au rocher des siècles : Jésus-Christ. C’est sur lui que repose notre bien-être, mais aussi notre sécurité face aux nombreux prédateurs des temps modernes.

Comme le dit si bien l’apôtre Paul : « Vous avez tout pleinement en lui, qui est le chef de toute domination et de toute autorité. »Colossiens 2 : 9  D’autres versions disent « Nous sommes comblés en lui… »

Notre sécurité, notre joie d’être dépendent de notre choix de demeurer sur le rocher. Voire même de construire notre maison sur le rocher qui brisent les tempêtes de la vie. Pourquoi ?  Notre bonheur présent et futur vient de Jésus-Christ. Comme le dira l’apôtre Pierre en s’adressant aux membres du sanhédrin : « Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. »Actes 4 : 12

 

La  Sauterelle : 

« Les sauterelles n’ont point de roi, et elles sortent toutes par divisions. »

Proverbe 30 : 27 

Cet insecte ne jouit pas dans le bassin méditerranéen d’une bonne réputation. Ces invasions destructrices sèment la désolation parmi les cultures des paysans.  Mais là, le texte met en avant une qualité, apparemment incompréhensible : leur cohésion dans le nombre. Quel cerveau programme cette organisation ?

Les sauterelles sont apparentées aux grillons, et les mâles produisent les mêmes sons stridents que ces derniers, grâce à un organe situé sur les ailes antérieures. Les femelles de plusieurs espèces, elles aussi, peuvent produire des sons. L’organe auditif des sauterelles est situé sur leurs pattes avant.

Quand la sauterelle est isolée, elle est facilement la proie des prédateurs, car elle reste souvent immobile. La sauterelle a donc tout intérêt à opter pour ces marches forcées et ces vols en formation serrée.

Les observations des scientifiques ont démontré que les mouvements migratoires sont conditionnés par la recherche de protéines et d’éléments riches en sels. La fuite en avant est aussi dictée par l’instinct de survie car en état de privation, elles se dévorent entre elles. Il faut échapper au cannibalisme qui vient de l’arrière.

Pour sourire, toute comparaison avec une situation ayant réellement existée dans la condition humaine est nulle et non avenue. Quoique !…

La sauterelle nous enseigne qu’il est important de s’assumer sans attendre de directive d’un roi ou d’un gouvernement. Le moteur de notre propulsion doit être la recherche d’une nourriture qui peut vraiment nous être profitable. C’est l’apôtre Pierre qui disait : « Désirez, comme des enfants nouveau-nés, le lait spirituel et pur, afin que par lui vous croissiez pour le salut, si vous avez goûté que le Seigneur est bon. » 1 Pierre 2 : 2,3

Nous avons quelque part à dévorer avec avidité une nourriture spirituelle :

«  Travaillez, non pour la nourriture qui périt, mais pour celle qui subsiste pour la vie éternelle, et que le  Fils de l’homme vous donnera. » Jean 6 : 27

La sauterelle indirectement nous dit aussi que l’immobilisme est source de danger. Mieux vaut avancer, prendre certainement des risques, que de se conforter dans une position d’attente. L’ange de l’Eternel dit à Gédéon «  Va avec cette force que tu as »Juges 6 : 14  Nous devons aller et partager ce que Dieu a mis dans nos cœurs et nos vies. En déployant ses ailes, la sauterelle se propulse vers l’avant. Elle le fait instinctivement. Ne devrions-nous pas avoir la même démarche de foi ?  « Sanctifiez dans vos cœurs Christ le Seigneur, étant toujours prêts à vous défendre avec douceur et respect, devant quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous. » 1 Pierre 3 : 15

 

Le lézard : 

«  Le lézard saisit avec les mains, et se trouve dans le palais des rois»Proverbes 30 : 28

Le lézard a la particularité d’être à l’aise dans bien des milieux. Il constitue le plus grand groupe vivant de reptiles. Leur couleur est adaptée au milieu dans lequel ils vivent. Les lézards ne peuvent pas, comme les serpents, avaler des proies énormes, car les os de leur mâchoire sont réunis par une articulation qui limite les possibilités d’ouverture de leur gueule. Les lézards ont la faculté de percevoir la lumière même les yeux fermés, grâce à la présence d’écailles transparentes sur la paupière inférieure. Ils prélèvent avec leur langue les particules odorantes présentes dans l’atmosphère et cela leur permet d’identifier leur proie mais aussi leur partenaire. Leurs pattes adhésives ont fait l’objet d’études sérieuses car leur étonnante adhérence défie les lois de la pesanteur. Des chercheurs américains ont découvert que l’extrémité des pattes est dotée de millions de poils microscopiques élastiques, disposés selon un certain ordre. En reproduisant cette disposition, ils ont réussi à mettre au point un adhésif sec qui surpasse l’efficacité des pattes du lézard. (Geckos)

Dans notre texte les pattes du lézard fonctionnent comme des mains capables de saisir. Le créateur a placé dans nos mains, mais aussi dans nos cœurs, cette capacité de saisir les éléments essentiels à notre subsistance. L’apôtre Paul conseille à son enfant spirituel Timothée : «  Combats le bon combat de la foi, saisis la vie éternelle, à laquelle tu as été appelé... »1 Timothée 6 : 12

Le lézard entre dans le palais des rois,aucun espace ne peut lui être interdit. Cela me rappelle le discours de Paul à l’aréopage d’Athènes : « Dieu, sans tenir compte des temps d’ignorance, annonce maintenant à tous les hommes, en tous lieux, qu’ils ont à se repentir… » Actes 17 :30 A l’instar de la renommée de Jésus en Galilée, la bonne nouvelle du salut doit être proclamée en tous lieux. Il n’y a aucun espace interdit qui ne puisse entendre l’évangile de libération.

Cet espace de liberté, propre au lézard, est encore plus important quand dépassant les lieux et le temps, on vit la glorieuse liberté spirituelle en Christ. Et de même que le lézard  recharge son énergie aux rayons du soleil, peut-être aussi devrions-nous nous recharger auprès de Celui qui produit lumière et chaleur. Nous aussi nous pouvons voir cette lumière même les yeux fermés.

« Lève-toi, sois éclairé, car ta lumière arrive, et la gloire de L’Eternel se lève sur toi… » Esaïe 60 : 1  Zacharie dans son cantique, en parlant de la naissance de Jésus déclare : « Le soleil levant nous a visité d’en haut, pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort, pour diriger nos pas dans le chemin de paix.  » Luc 1 : 78,79 

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Conclusion :

Ces quatre petits animaux sans défense nous parlent de fragilité. Ils sont à l’image de notre nature humaine. Malgré toutes nos prétentions, il importe d’identifier les notres, car la conscience de nos manques renforce la qualité de notre vie. L’apôtre Paul  met en avant ce paradoxe : « Quand je suis faible, c’est alors que je suis fort. » 2 Corinthiens 12 : 10 Mais cette fragilité peut aussi être signe de longévité. Ces quatre animaux ont traversé le temps et l’histoire des hommes, alors ne craignons rien, notre longévité dépend aussi de la gestion de nos faiblesses.

Ces quatre petits animaux nous invitent à la sagesse. Ils ont su tirer le meilleur parti de leur condition. Leur capacité d’adaptation est devenue pérenne. Ils sont toujours présents parmi nous. Donc à nous de les imiter : « Ne vous inquiétez de rien ; mais en toutes choses faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâce. » Philippiens 4 : 6

Cela nous force quelque part à mieux prendre en compte notre condition humaine. Malgré tous les avatars de la vie, la position de l’humain est loin d’être désespérée. Nous avons à chaque instant l’occasion de faire un choix déterminant pour notre présent et notre avenir. Embrasser la foi, c’est peut-être avoir cette capacité d’adaptation pour traverser le temps. C’est aussi répondre à cette soif d’absolu qui transcende le temps, c’est désirez vivre éternellement. La Bible répond à notre angoisse existentielle en disant : c’est possible ! A toi de faire le bon choix !    

Merci à nos quatre petits animaux de nous avoir instruit par leur vie !

                     par  Jacques Eychenne        

 

Publié dans FOURMI, LEZARD, SAUTERELLE - CIGALE, XXX - ARTICLES DE PRESSE | 1 Commentaire »

Souris et Rats dans les contes

Posté par othoharmonie le 19 août 2016

 

En Europe, le rat et la souris sont donc présents dans les contes, puisque les frères Grimm ont notamment transcrits la légende du joueur de flûte de Hamelin au xixe siècle, que la baronne d’Aulnoy a écrit La Bonne Petite Souris au xviie siècle et que la « petite souris Pérez » apparaît dans différents contes hispaniques au xixe siècle. La souris est aussi présente dans La petite souris grise écrit la Comtesse de Ségur (1799 – 1874), où la fée « Détestable » a l’apparence d’une souris. Un autre conte des frères Grimm met en scène un de ces deux animaux, il s’agit de Chat et souris associés. Dans ce conte, un chat et une souris se sont mis en ménage et vivent dans un grenier. En prévision de l’hiver, ils font des provisions qu’ils cachent sous l’autel d’une église. Mais le chat, qui a faim, s’éclipse souvent pour aller manger seul les provisions. Quand l’hiver vient et qu’ils décident d’aller les chercher, elles ont disparu. La souris comprend alors, et le chat ne fait qu’une bouchée de cette dernière.

légende sourisRat et souris sont aussi très présents dans les fables. De nombreuses fables de Jean de La Fontaine parlent du rat et de la souris et leur prêtent des caractéristiques anthropomorphes. Il s’inspire beaucoup des fables d’Ésope. Parmi les fables de La Fontaine, on en compte pas moins de douze ayant le mot « rat » dans leur titre et cinq ont le mot « souris » ou « souriceau » dans leur titre. Le rat est représenté seize fois dans les fables, huit d’entre elles ne le distinguent pas de la souris. Le poète mélange rat et souris au fil des textes en confondant maintes fois rats et souris au gré des vers. Rats et souris jouent dans les fables de La Fontaine divers rôles et montrent différents traits de caractère. Il s’agît tantôt de la sagesse tantôt de l’inexpérience. Mais aussi de la vanité, de la fidélité, de la témérité et de l’oisiveté. Les douze fables de Jean de La Fontaine ayant dans le titre le mot « rat » sont, par ordre chronologique : Le Rat de ville et le Rat des champsLe Chat et un vieux RatLe Combat des Rats et des BelettesLa Grenouille et le RatConseil tenu par les ratsLe Lion et le RatLe Rat qui s’est retiré du mondeLe Rat et l’HuîtreLe Rat et l’ÉléphantLe Chat et le RatLes Deux Rats, le Renard, et l’Œuf et Le Corbeau, la Gazelle, la Tortue, et le Rat.

Les cinq fables ayant dans le titre le mot « souris » ou « souriceau » sont, par ordre chronologique : Le Cochet, le Chat, et le SouriceauLes Souris et le Chat-HuantLa Souris métamorphosée en filleLa Querelle des chiens et des chats, et celle des chats et des souris et Le Vieux Chat et la Jeune Souris.

La souris est également présente dans les comptines. La chanson enfantine la plus connue en France et parlant de la souris est, sans doute, Une souris verte. On peut également citer d’autres chansons enfantines comme j’ai trouvé dans mes cheveux ou encore un joli loir. En Angleterre, on retrouve la souris dans la célèbre comptine Hickory Dickory Dock, qui date de la seconde moitié du xviiie siècle.

En Asie, rat et souris sont parfois l’objet de cultes locaux, ils sont parfois considérés sacrés et sont très souvent liée aux divinités hindouistes et bouddhistes. En Chine, le rat (ou souris) est un signe d’astrologie chinoise, il est décrit comme étant ambitieux, charmeur, imaginatif et passionné. C’est l’un des signes favorables : celui de l’abondance. Car beaucoup de rats signifie beaucoup de récoltes (blé et riz principalement). Il est parfois également considéré comme un animal de l’âme, probablement à cause de son intelligence et de sa sociabilité. Ainsi, en Chine du Sud, le rat est censé avoir apporté le riz à l’homme. Au Japon, le rat est associé à la chance et en Inde, le rat ou la souris est la monture de Ganesh, dieu de la chance et de la sagesse. Ils y revêtent donc des aspects positifs et si comme en Europe le rat est lié à l’argent, en Europe il est associé à l’avarice alors qu’en Asie il est généralement symbole de prospérité. Le rat et la souris se rencontrent principalement dans les croyances populaire d’Inde et d’Extrême-Orient mais on les retrouve aussi dans d’autres coins de l’Asie et même sur d’autres continents tel l’Afrique, où ils ont diverses images. La souris est lié à la divination et aux présages dans certains lieux d’Afrique sub-saharienne comme ce fût parfois le cas dans l’Antiquité gréco-romaine et dans un conte perse, le rat est en quelque sorte associé à la vanité et à l’inexpérience comme dans quelques-unes des fables d’Ésope et de Jean de La Fontaine.

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Éléphant : la Paix, la Stabilité, la Longévité, la Puissance

Posté par othoharmonie le 28 mars 2016

 

En Occident, Éléphant est l’image de la lourdeur et de la maladresse. Mais il symbolise aussi la puissance royale. L’Éléphant Blanc procure la pluie et les bonnes récoltes. Éléphant est symbole de stabilité, d’immuabilité.

Il est aussi symbole de la connaissance. C’est d’un Éléphanteau que la reine Mâya conçut Bouddha. En Inde et au Tibet, il joue, comme d’autres animaux, le rôle d’animal-support-du-monde. Il est cosmophore, considéré comme un animal cosmique : quatre piliers supportant une sphère. En Afrique, Éléphant symbolise la force, la prospérité, la longévité et la sagesse. Mais chez les Ekois, il devient symbole de violence et de laideur.

la paix, le bien être

L’Éléphant serait le vengeur de l’adultère. Éléphant symbolise encore la paix et la prospérité. En Asie, il est la monture des rois divins, il est donc aussi le symbole de la domination du centre royal sur les directions de l’espace terrestre. Mais il représente aussi la sagesse et la connaissance, il est l’instrument de l’action et de la bénédiction des dieux. Comme le Taureau, on lui attribue aussi la capacité de porter le monde. Aristote avait dit que l’Éléphant est « la bête qui dépasse toutes les autres par l’intelligence et l’esprit ».

Dans la symbolique occidentale comme orientale, l’éléphant est associé à la mémoire, la sagesse, la longévité, la prospérité, la bienveillance, le père. Dans le folklore africain, l’Éléphant tient le rôle du père, du chef des animaux. Dans la religion hindoue, Ganesh est un dieu à tête d’éléphant ; il est le dieu de la Sagesse et le patron des étudiants. Les rares Éléphants blancs sont sacrés en Inde, et les Éléphants, domestiqués et décorés aux couleurs des dieux, bénissent les fidèles de leur trompe dans certains temples. En Inde, l’Éléphant évoque la force, la puissance, l’orage (forme ronde et grise des nuages de pluie). Chaque dieu hindou chevauche un animal : Indra, dieu des Orages et de la Bataille, et Agni, dieu du Feu, se déplacent à dos d’éléphant.

Au Laos, passer sous la trompe d’un éléphant permet d’acquérir ses attributs : force, longévité, fertilité et caractère sacré. Chaque année à l’occasion du nouvel an bouddhique, les cornacs laotiens célèbrent pour leur éléphant un baci ou soukhouan, cérémonie de rappel des âmes. Dans le Coran, la 105e sourate s’intitule l’Éléphant. Elle comprend cinq versets révélés à la Mecque, et doit son nom à l’expression les gens de l’Éléphant, présente dans le tout premier verset. Cette expression désigne les Abyssins, qui occupaient le Yémen voisin, voulaient évangéliser l’Arabie tout entière, notamment en attaquant la Kaaba, à La Mecque. En raison des entraves qu’ils mettaient au pèlerinage, le « ministre du calendrier » du gouvernement mecquois se vengea en profanant l’église de San’a. C’est alors que le gouvernement abyssin, abraha, fit venir un éléphant de taille gigantesque appelé Mahmoud et dirigea une expédition punitive sur La Mecque.

Dans la symbolique chrétienne, l’Éléphant symbolise le baptême : la femelle met bas dans l’eau d’un étang, à côté duquel le mâle monte la garde pour écarter le Dragon, symbole de l’Esprit du Mal. Il représente aussi la chasteté (de tempérament frigide, il ne peut engendrer qu’après avoir absorbé, en guise d’aphrodisiaque, une racine de mandragore), la constance, la maîtrise de soi, la bénignité des princes (il n’a pas de fiel), la tempérance, la circonspection et la prudence. En France, on dit de quelqu’un qui a une bonne mémoire qu’il a « une mémoire d’Éléphant » ; effectivement, l’Éléphant a une excellente mémoire et se souvient très longtemps les visages humains par exemple. L’Éléphant représente les quatre piliers du monde : il porte le monde sur son dos.

Il est également le symbole du Parti républicain aux États-Unis. Si Éléphant est votre totem, demandez-lui de vous aider à traiter les souvenirs traumatisants, à renouveler les liens familiaux, ou encore à commencer un nouveau projet. Vous pouvez accéder à son pouvoir en organisant une fête pour votre parente la plus âgée, en allant voir un Éléphant dans son habitat naturel ou dans un parc animalier. Éléphant soigne les ruptures dans la famille ou la communauté, et encourage la paix et la tranquillité. En tant que gardien ou protecteur, Éléphant protège votre famille élargie, et garde contre les obstacles à la réussite en affaires.

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LA SYMBOLIQUE DE L’OIE

Posté par othoharmonie le 19 octobre 2015

 

 

Deux espèces sont implantées en Egypte, l’alopochen aegyptiacus et l’anser anser, répandue aussi en Europe et en Asie.

Le mâle (jars) a sans doute été consacré à Gheb à Héliopolis et à Amon dans son temple de Thèbes (Karnak).

Dans certains mythes, l’oie est un élément typhonien, rattaché à Seth.

  • Amon (dans son rôle de géniteur de l’œuf primordial)
  • Gheb
  • Seth

Belle oie

Le personnage de l’ oie avait jadis une symbolique spéciale : initiée, initiatrice, protectrice, maternelle, elle incarnait le triomphe de la lumière sur la ténèbre de l’ignorance profane. 

Tous les contes, on l’a vu, contiennent leur part de trésors cachés. C’est par le conte que les petits enfants recevaient la substantificque moëlle de la sagesse traditionnelle. Ainsi les fameux Contes de la Mère l’Oye sont un enseignement initiatique à l’attention des enfants. Certes ils ont été dénaturés par la plume de Charles Perrault ou d’Andersen : malgré leur talent littéraire, ces auteurs ont profané la tradition orale, et c’est regrettable. Certains récits sont conçus pour être entendus, et non lus. 

C’est ainsi qu’ils donnent toute leur sève. 

Toutefois, l’oreille fée peut encore accèder à la réalité vivante, orale et magique, des contes de Ma Mère l’Oye tels qu’on les entendait jadis à la veillée. Et l’on en est émerveillé. Pour l’enfançon assoiffé de féérie, ces contes sont une bouffée d’air frais. Mais à son insu, ils sont la mère-loi ou l‘amère loi que l’enfant devra suivre toute sa vie. Mis sous forme imagée, ces récits fonctionnent sur plusieurs niveaux, dont certains au-delà de la pensée logique, tout comme les histoires soufies. 

L’empreinte de l’oie est celle d’une patte palmée. A ce titre, elle s’apparente à la palme, symbole universel d’excellence. Avant même que les lauriers n’honorent le vainqueur, avoir la palme marquait déjà une forme de maîtrise. Dans l’antiquité greco-romaine, la palme de l’oie récompensait le vainqueur. Sans oublier les oies du Capitole qui ont sauvé la Rome antique d’une invasion nocturne : elles ont donné l’alarme et les barbares ont été refoulés. En action de grâce, l’empereur leur fit ériger un temple sur le Capitole. Au-delà de l’anecdote, sommes-nous bien certains de connaître toute l’histoire ?

 Au Moyen-Age, l’oie servait à désigner un langage codé, fait pour les seuls initiés, la langue des oisons – et non pas langue des oiseaux comme on l’entend trop souvent. Cette langue des oisons était aussi nommée patte-oie, le patois. De la même façon, la langue codée des bâtisseurs des cathédrales était nommée « art gothique », ou « art goth » qui est devenu argot. En vieux françois, le mot « oye »signifiait « entends », et se prononçait exactement comme « oui » au nord de la Loire.

 La langue des oisons était la langue des enfants de Mère l’Oye. Elle était donc utilisée pour ne pas être compris des indésirables, d’abord les gens d’église, les maîtres d’oeuvre, ceux qui payaient les compagnons, et qui ne savaient rien de la construction sacrée et de ses effets sur leurs fidèles. Une bonne part de la ferveur chrétienne, à dater du 11e siècle, est dûe à l’efficacité énergétique des églises romanes et des cathédrales gothiques. 

Aussi l’art gothique était-il, non seulement ces connaissances sacrées, mais aussi la langue secrète qui servait à les protéger du vulgaire. Nous avons vu comment cette même langue des oisons servit aux druides guérisseurs pour se faire connaître de leurs ouailles en se protégeant des rigueurs de l’Inquisition, qui les brûlait d’abord, et enquêtait après… Pour les bâtisseurs des cathédrales, le pédauque ou pied d’oie était un instrument de mesure et un signe de reconnaissance. 

La patte d’oie s’apparentera plus tard à la coquille St Jacques, dite aussi mérelle. Mère Aile ? Sur le chemin des Jacquaires ou pélerins de Compostelle, l’oie se retrouve dans la toponymie : Oca, Gansa, Ansa… De plus, le chemin du pélerin ressemble au parcours du jeu de l’oie. Dans la spirale du jeu, le Jacquaire  retrouve les difficultés du voyage, les espoirs, l’auberge et… la mort qui renvoie à la case départ ! Les Cagots, autre nom des Jacques ou Jacquaires, avaient dit-on les mains et les pieds palmés. 

Cette réputation est sans doute fausse, pourtant la patte d’oie fut le signe distinctif des Cagots, de couleur rouge comme la patte de l’animal, cousue sur les vêtements en signe d’infâmie et de mise au banc de la société… comme quoi les nazis n’ont rien inventé avec le port de l’étoile jaune. Mêmes les nazis n’ont pas été insensibles à la magie de ce blanc volatile : ces sous-hommes défilaient en claquant les talons de leurs bottes, ein, zwei, d’un pas spécial, le pas de l’oie.

 Domestic Goose.jpgL’oie est un animal sacré, sinon l’animal le plus sacré, pour de très anciens peuples. Elle signifie vigilance, prospérité matérielle, mais aussi pureté. L’oie est l’amie d’Aphrodite, déesse de la beauté et de l’amour. Blanche comme la Voie Lactée, elle conduit également à la mort et, par le fait, à la résurrection de l’Esprit. D’où l’on comprendra que les contes pour enfants réunis sous le titre de la Mère l’Oye ne sont pas des songes creux. Malgré l’affadissement dû à Perrault, ils font merveille.

 Ces textes renferment une portée symbolique que l’enfant enregistre pour s’en servir le moment venu. Ils ont un grand pouvoir initiatique et catarsique.

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LA SOCIÉTÉ DES HOMMES-PANTHÈRES

Posté par othoharmonie le 5 septembre 2015

 

PanthèreLe port de la peau de panthère lors de certaines danses exige l’appartenance à un mkem et le versement d’un droit forfaitaire au fo mais ne signifie pas forcément une alliance totémique avec la panthère. Tous ceux qui ont fait un pacte avec la panthère kè nomgwi forment une confrérie particulière. Nous avons déjà mentionné le rôle important de cette société dans les rituels de l’année du kè. Son organisation et son initiation s’apparentent à celles que nous venons de voir pour les autres sociétés totémiques.

Mais la panthère est symbole de force et de puissance royale dans toute la région et, de ce fait, il est plus difficile d’adhérer à cette confrérie ; la société des hommes-panthères intervient dans les rites de protection et de fertilité de la chefferie ; en outre, elle est associée, comme la société des hommes- éléphants, au mystère de maso’ et participe au respect de l’autorité royale. Le rôle des peh-nomgwi est aussi considérable chez les Douala où ils constituent le mungi : « Mungi, la confrérie des fils du léopard, est l’ordre des administrateurs et de la police, véritable centrale politique, qui sillonnent les états locaux et les chefferies apparemment indépendantes … . » « Les grandes loges des fils du léopard apparaissent à tous les niveaux comme des gouvernements parallèles. » Notons que l’on retrouve des confréries un peu analogues jusqu’au Gabon, au Congo et au Za’ire. De même que dans ces régions où cette société est considérée comme néfaste, chez les Bamiléké les hommes-panthères peuvent indifféremment accomplir de bonnes ou mauvaises œuvres. Tous les objets sculptés ou perlés à figuration de panthère  et de serpent sont la propriété de droit du fo ou du fofo’.

Le fo se désigne lui-même comme la panthère nomgwi. En outre, lors de son initiation, il contracte une alliance avec une panthère pi qui vit en brousse. Le fo est donc, avec sa première femme nkung fo, membre influent de la société des hommes-panthères Peh-nomgwi. « Le fon est réputé faire en compagnie de sa femme, comme lui transformée en panthère, de longues courses de nuit dans la brousse. Ainsi quand un chasseur tue une panthère et que cet événement coïncide avec la mort d’un fon, on dit que le chasseur a tué le fon. Malgré cela, il n’est pas puni puisque le chef s’est endormi et qu’il a bien voulu quitter son trône148. » La croyance, à l’inverse, selon laquelle la panthère est susceptible de prendre forme humaine et, en particulier, capable de marcher debout est très répandue.

« La panthère chassée se débarrasse du chasseur en lui jetant une poignée de fer. » Les te sont les fourmis magnan rouges, insectes très agressifs. Le chasseur qui a tué une panthère doit immédiatement cacher avec un morceau de tissu le museau de l’animal pour éviter qu’on ne reconnaisse la victimelso. Peu après, il remet la peau au chef qui la garde de droit ainsi que les moustaches soigneusement recueillies. En revanche, le fo doit donner une fête en l’honneur du chasseur au cours de laquelle les autres grands chasseurs dansent. On lui donne en outre un titre honorifique dans la chefferie et une femme. Cette danse s’appelle gu. La panthère est souvent le pi des guérisseurs gheghè, qui collectent les remèdes en brousse, ce qui la lie à la médecine. Aussi, outre leurs fonctions sacerdotale et politique, les hommes-panthères se spécialisent dans des domaines comme la géomancie, la pharmacopée, la botanique, l’astrologie.

Extrait du livre en PDF : http://detoursdesmondes.typepad.com/files/panthere.pdf

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ELEPHANTS SANS DEFENSE

Posté par othoharmonie le 21 juillet 2015

 

 

Elephant d´AfriqueSymbole de l’Afrique, l’éléphant risque de disparaître d’ici à vingt ans. L’ivoire se raréfie et sa valeur marchande augmente. Une aubaine pour les braconniers et les organisations criminelles…

Février 2012, quelque part près de la ville centrafricaine de Birao. Une colonne de cavaliers pénètre au pas en territoire soudanais. En uniformes dépareillés, fusils-mitrailleurs en bandoulière, cette centaine d’hommes rentre au pays après six semaines d’expédition et plus de 2 000 km parcourus entre le Darfour et le nord du Cameroun. Dans leur sillage pourrissent des carcasses d’éléphants, défenses coupées à la hache, comme les trois cents et quelques pachydermes retrouvés les semaines précédentes dans le parc national camerounais de Bouba Ndjida.  À voir dromadaires et mulets ployer sous la charge, la chasse a été bonne pour les miliciens Djanjawid qui, comme à chaque fin de saison sèche, vont empocher un bon paquet de dollars une fois que l’ivoire revendu aura pris la direction de Khartoum.

Avril 2012, dans le nord-est de la RDC, les gardiens du parc national de la Garamba s’affairent, perplexes, autour de l’un des vingt-deux cadavres d’éléphants édentés et exécutés d’une balle de gros calibre dans la tête. Aucune trace dans l’herbe haute, pas de viande prélevée… Puis l’un des gardes se souvient avoir aperçu un hélicoptère de l’armée ougandaise survoler la zone quelques jours plus tôt, à la recherche du rebelle Joseph Kony – du moins officiellement. Deux mois plus tard, trente-six défenses sont saisies à l’aéroport d’Entebbe (Ouganda), en partance pour l’Asie via le port de Mombasa (Kenya), où elles devaient être chargées dans un conteneur de piments pour échapper aux douaniers. L’armée ougandaise expédierait chaque année sous le manteau pour près de 1 million de dollars (763 000 euros) d’ivoire.

Plus de 500 éléphants massacrés en deux ans

Septembre 2012, des agents du Kenya Wildlife Service (KWS) encerclent une douzaine de Shebab, près du village de Garsen, à 200 km au sud de la frontière somalienne. Depuis que les cheikhs leur ont ordonné de trouver de l’ivoire pour remplir les caisses, les islamistes s’enfoncent de plus en plus loin au sud, jusqu’au Mozambique parfois. Les rangers kényans osent quelques tirs de sommation avant de se faire accueillir à coup de grenades. Ils laissent quatre des leurs sur le terrain pendant que les Shebab repartent avec leur butin vers Kismayo (Somalie) et son port de contrebandiers. Après avoir vu ses effectifs se stabiliser pendant plus de vingt ans, le troupeau kényan subit une nouvelle saignée. Selon le KWS, 384 éléphants ont été abattus illégalement en 2012, en plus des 289 massacrés un an plus tôt. Comme le coltan et le diamant, l’ivoire fait couler le sang en Afrique. Certes, forces armées régulières et mouvements rebelles ont déjà été accusés de braconner l’or blanc – l’Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola (Unita) et la Résistance nationale mozambicaine (Renamo) ont su, dans les années 1980, profiter de la complicité d’officiers sud-africains pour alimenter la demande, essentiellement japonaise à l’époque.

Mais « ce qui frappe aujourd’hui, c’est l’échelle quasi industrielle à laquelle les massacres sont perpétrés, et la débauche de moyens militaires et logistiques utilisés à travers le continent », s’alarme Bas Huijbregts, responsable du World Wildlife Fund (WWF) pour l’Afrique centrale. Depuis 2007 et l’explosion de la consommation asiatique, dopée par l’émergence d’une classe moyenne chinoise avide de signes extérieurs de richesse, les volumes de contrebande atteignent des proportions inégalées, même dans les années 1980. À l’époque, la situation était pourtant si désespérée que la communauté internationale avait été contrainte d’imposer un moratoire interdisant toute forme de commercialisation de l’ivoire africain, en 1989. Avec plus de 24 tonnes d’ivoire illégal saisies aux quatre coins du monde, 2011 a battu un triste record. « Sachant que les douanes estiment mettre la main sur 10 % à peine de l’ivoire trafiqué, près de 250 tonnes sont sans doute illégalement vendues chaque année », calcule Céline Sissler-Bienvenu, directrice France et Afrique francophone du Fonds international pour la protection des animaux (IFAW). Comme les autres ONG, ce fonds évalue à entre 25 000 et 35 000 le nombre de pachydermes abattus annuellement. « Toutes les quinze minutes, un éléphant est tué en Afrique », poursuit la responsable de l’IFAW.

Et ce rythme n’est pas près de ralentir, car à mesure que diminue la population – estimée à un demi-million d’individus sur le continent -, les prix flambent. Négocié autour de 2 000 dollars à Pékin, le kilo d’ivoire s’échange à plus de 250 dollars en Afrique, contre à peine une trentaine dix ans plus tôt. « De quoi faire naître les vocations », confirme Bas Huijbregts. Aussi bien chez les paysans installés près des parcs nationaux et qui, fatigués de voir leurs champs piétinés, guident les braconniers en échange d’un peu de viande ou de quelques billets, que chez les fonctionnaires désireux d’arrondir leurs fins de mois. Sans oublier les mafias asiatiques, bien décidées à profiter d’un trafic orienté à 90 % vers la Chine ou la Thaïlande, et qui représenterait chaque année entre 500 et 900 millions de dollars. « L’augmentation impressionnante du nombre de saisies massives [supérieures à 800 kg] témoigne de l’implication des grands réseaux criminels, seuls capables d’organiser et de financer de telles expéditions », affirme Tom Milliken, directeur du Système d’information sur le commerce des éléphants (Etis).

1024px-ElephantTrainingCampExploitant au mieux l’instabilité politique de certains États, la porosité des frontières et la faiblesse, voire l’inexistence, des peines encourues, les syndicats du crime peuvent aussi s’appuyer sur la diaspora chinoise pour jouer les intermédiaires ou les passeurs. Avec leur importante communauté asiatique, des pays comme le Nigeria, l’Angola ou le Soudan occupent une place centrale dans le transit de l’ivoire illégal, alors que leurs éléphants ont disparu depuis longtemps. « Les organisations mafieuses en profitent pour complexifier les voies de sortie », observe Bas Huijbregts. Elles utilisent des bateaux de pêche immatriculés en République populaire de Chine dans le golfe de Guinée, ou multiplient les points de passage.

>> Lire aussi : Kenya : le gouvernement hausse le ton contre les braconniers d’éléphants

 

 


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Notre super-héros du sol

Posté par othoharmonie le 14 juillet 2015

 

 

EarthwormToutes les croyances et cultures du monde possèdent leurs bestiaires symboliques et mythologiques : Lion, cheval, éléphant, buffle, serpent, aigle, chat, loup, colombe… Quel dommage qu’aucune civilisation n’ai jamais eu un peu plus de considération pour le… ver de terre ! Pourtant quel  formidable symbole que ce petit animal à la fois si familier et si méconnu. Nous sous-estimons tellement son importance dans la Nature, et pourtant sa contribution est absolument titanesque.

 

Vous allez découvrir que ce super-héros du sol mériterait bien des éloges. Un modeste héros !

Dans notre culture, le ver de terre est un symbole plutôt péjoratif : insignifiance, médiocrité, dérision… Il est même parfois injustement associé à la mort, la décomposition et la saleté lorsque l’on parle de cadavres enterrés, d’où sans doute la réaction de dégoût qu’éprouvent si souvent les gens à sa vue ou son contact. 

C’est un animal que tout le monde connaît, que l’on peut rencontrer presque partout, et paradoxalement ses nombreuses qualités et son rôle fondamental pour l’environnement sont bien souvent méconnus. Au mieux, nous considérons qu’il aère le sol du jardin et qu’il est très recherché par les oiseaux. Nous allons voir qu’il est beaucoup plus que ça. 

Pour commencer, mettons tout de suite fin à diverses folles rumeurs qui ternissent injustement la réputation de notre petit héros : Non, le lombric n’est pas vecteur de maladies, il n’est pas sale, il ne génère pas de mauvaises odeurs, il ne traîne pas dans les cadavres d’animaux et il demeure absolument inoffensif. Admettons-le tout de suite également, un ver de terre ne donnera pas deux vers si vous le sectionnez en deux ! Au mieux la partie contenant la bouche et les organes indispensables pourra se régénérer (l’un des formidables pouvoirs du lombric est en effet une  capacité de régénération incroyable), mais il se peut également qu’aucune des deux parties ne survive à ce traumatisme ! 

Notre cher lombric n’est pas seul dans le sol, il existe en fait plusieurs genres et des dizaines d’espèces de vers différents que nous avons tendance à toutes appeler « vers de terre » par ignorance, et aussi parce qu’il faut reconnaître qu’ils sont souvent difficiles à différencier les uns des autres au premier coup d’œil. 

✔ Il existe des vers épigés*, c’est à dire qui vivent dans les couches superficielles du sol. Ce sont d’excellents agents de décomposition de la matière organique, à tel point que l’on peut les utiliser dans des « vermi-composteur* ». 

✔ D’autres sont endogés*, c’est à dire qu’ils vivent dans les couche plus profondes du sol. Dépourvus de pigmentation et souvent de tailles minuscules, ils et ne se montrent jamais à la surface. 

✔ Enfin, il existe des espèces anéciques*, c’est à dire qui évoluent verticalement entre les couches profondes du sol et la surface. C’est le cas du plus connu d’entre eux : le lombric commun : Lumbricus terrestris. 

C’est une grande famille qui demeure pourtant presque invisible. Les « vers de terre » représentent 80 % de la biomasse* animale de la planète ! (humain compris). C’est dire si cette famille pèse lourd dans l’écosystème*. On estime que dans une terre en bonne santé, il y a plusieurs tonnes de lombrics par hectares. Alors quels sont les bienfaits de ces animaux vis à vis du reste du milieu ? Sont-ils seulement des aérateurs du sol comme nous pouvons le lire parfois dans les manuels de jardinage ? 

Depuis longtemps, certains naturalistes s’étaient ainsi aperçus de l’importance des vers de terre dans notre monde, Charles Darwin lui-même leur a consacré son dernier ouvrage, qui reste encore  aujourd’hui une référence.

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La Légende Du Rhinocéros

Posté par othoharmonie le 15 décembre 2014

1024px-Nosorożec_biały_-_Ceratotherium_simum_-_White_Rhinoceros_-_Breitmaulnashorn_(5)Autrefois, les rhinocéros n’avaient pas de cornes. Mais un beau jour, Evan, un rhinocéros , se leva et eut envie de faire sa balade. Quelques minutes après, un écureuil, sortant de son arbre, vit le rhinocéros et vint l’embêter. Alors, le rhinocéros lui courut après. L’écureuil se réfugia dans un arbre car il avait peur. Le rhinocéros fonça dedans. Mais une branche de l’arbre tomba et se planta dans le nez du rhinocéros. Le rhinocéros affolé, courut dans la mer et l’écume couvrit sa branche de blanc. Et c’est ainsi que les rhinocéros ont une corne blanche. Mais un jour le chef des rhinocéros, Ouka, décida qu’il faudrait deux cornes pour vaincre les prédateurs. Alors, les rhinocéros essayèrent de trouver une idée pour la deuxième corne. Un jour un des rhinocéros trouva une idée : faire pareil que pour la première mais avec un cailloux. Et c’est depuis ce jour là que les rhinocéros ont deux cornes. Ruben. 

Rhinocéros au pays des Monstres

Il existe, si l’on sait les chercher, des itinéraires évocateurs, des adresses vraies pour des lettres jamais écrites qui tracent un sentier subtil, loin des lieux communs qui ont rendu trop brèves les voies de notre temps. Il existe, si l’on a le courage de les entreprendre, des parcours de rêve, où l’on découvre la vérité dans chaque homme. L’histoire du rhinocéros est un journal de voyage autour d’aventures et de légendes, toutes vraies. C’est une histoire d’explorateurs blancs, de créatures invincibles,  de phénomènes exceptionnels, de sorciers diaphanes, de nymphes inquiétantes, une faune sauvage qui remonte aux origines du monde, qui naît dans le vent, de la terre, de l’eau, du feu, célébrée dans le rite ancien de la science occulte, de la vénerie, des armes des dieux et des héros.

Nous découvrons ainsi, et nous apprenons à connaître, un monde oublié fait de personnages énigmatiques d’une époque sans âge, mais si présents dans le troisième millénaire.

Les rhinocéros se trouvent sur la planète Terre depuis plus de 50 millions d’années. Anciennement, ils étaient présents avec une grande variété d’espèces et ils ont connu une large diffusion de l’Europe à l’Amérique du Nord, sans oublier l’Afrique et l’Asie où il en existe cinq espèces, divisées en onze sous-espèces. Elles sont toutes à risque d’extinction. Au total, les estimations actuelles parlent de seulement 17 500 exemplaires ayant survécu à l’état sauvage et 1200 en captivité. Deux tiers des rhinocéros survivants appartiennent à l’espèce Rhinocéros blanc,en plus des 3100 Rhinocéros noirs, 2400 Rhinocéros Indiens/Népalais, près de 300 Rhinocéros de Sumatra et presque 60 Rhinocéros de Java. Situation désespérée, ou presque, mais dans les années 2000, il est possible d’acheter légalement un rhinocéros blanc sur Internet pour une somme entre 180 000 et 250 000 rands, autant que pour une automobile, le couple coûte seulement entre 390 000 et 450 000 rands…

Ce colosse rare est depuis toujours objet de culte et de peurs ancestrales. L’iconographie du monstrum, du merveilleux, du prodige, comme manifestation de quelque chose de stupéfiant, très souvent de supraterrestre, qui peut susciter tant une appréhension respectueuse que la terreur, a donné naissance à des chapitres vastes et articulés dédiés au rhinocéros, qui ont laissé un signe indélébile dans cette Wunderkammer de l’esprit qui est constituée par l’âme de l’homme, par l’art, la littérature, le cinéma.

Les arts se sont inspirés du rhinocéros, animal gigantesque, imprévisible et inquiétant, dès les peintures pariétales les plus anciennes. En effet, dans la Grotte Chauvet1 près du village de Vallon Pont-d’Arc, dans les gorges de l’Ardèche, le rhinocéros laineux Coelodonta antiquitatis est l’an mal le plus fréquemment représenté dans les dessins paléolithiques qui remontent à 31000 ans.

Le rhinocéros est également présent dans les grottes de Lascaux2 d’il y a 17000 ans, et dans des milliers de représentations sur les roches des quatre collines Tsodilo du Botswana, une des concentrations les plus importantes au monde d’art pariétal avec 4500 peintures réalisées entre le IXe et le XIVe siècle.

Rhinocéros adulte avec un jeune situé à sa droite, vus de face.Le point de repère inévitable de toute l’iconographie du rhinocéros est la gravure sur bois réalisée par Albrecht Dürer3 (1471-1528) à Nuremberg en 1515 qui s’inspire d’un dessin et de la description d’un rhinocéros indien, envoyés par Valentin Ferdinand (un écrivain originaire de Moravie et traducteur, entre autres, de Marco Polo) à un marchand de Nuremberg, ami de Dürer qui ne voit pas l’exemplaire d’après nature, mais en tire un dessin à l’encre4 de 27,4 x 42 cm, conservé au British Museum, à partir duquel est réalisée la célèbre xylographie.

En effet, en 1514, le Sultan Muzaffar II (régnant de 1511 à 1526), souverain de Khambhat, au Gujarât, dans le Nord de l’Inde, offre à Afonso de Albuquerque, gouverneur de 1509 à 1515 de l’Inde portugaise, un rhinocéros et un éléphant qui sont envoyés au roi Dom Manuel Ier du Portugal (régnant de 1513 à 1521) sur le bateau Nossa Senhora da Ajuda au commandement de Francisco Pereira Coutinho, dit O Rusticão, avec un chargement d’oiseaux rares et d’épices. Le rhinocéros, baptisé Ulysse par les marins, arrive le 20 mai 1515 de Goa à Lisbonne où il suscite une vive impression, s’agissant du premier exemplaire vivant arrivé en Europe depuis le IIIe siècle apr. J.-C.

Le 3 juin 1515, le dimanche de la Sainte Trinité, Dom Manuel met donc à l’épreuve la supposée hostilité naturelle entre les deux animaux, rapportée par Pline l’Ancien dans la Naturalis Historia (77 apr. J.-C.) scène encore illustrée après plus d’un millénaire et demi dans la Cosmographie universelle d’André Thevet de 1575, organisant un affrontement entre les deux titans qui, à l’ouverture du rideau qui les sépare, se résout par la fuite de l’éléphant. C’est de cette preuve de force qu’Alexandre de Médicis, premier duc de Florence, tira son emblème, un rhinocéros avec la devise espagnole non bueluo sin vincer,  » je ne reviens qu’en vainqueur « . Plus tard, le missionnaire Jeronimo Lobo (1593-1678) rapporte encore que  » en Abyssinie on trouve également le rhinocéros, ennemi mortel de l’éléphant « . Francis Barlow5 (1626-1704) dans une demi-teinte présentée le 26 janvier 1684 sur la London Gazette représente le rhinocéros de Dürer, mais à cinq pattes, qui combat contre un éléphant et offre une synthèse improbable entre Pline et Ganda, faisant passer le dessin pour un portrait d’après nature d’un rhinocéros venant d’arriver à Londres en provenance des Indes.

En revanche, à la fin du XXe siècle, dans le Pilanesberg National Park, quelques jeunes éléphants introduits dans le parc ont tué treize rhinocéros blancs par manque d’un bon exemple de la part des adultes.

Les foules arrivent de toute l’Europe pour admirer le rhinocéros, surnommé Ganda en raison de son nom indien, jusqu’à ce qu’il soit envoyé à Rome comme présent à Jean de Médicis Pape Léon X (1475-1521) pour être opposé en combat à l’éléphant dans l’Amphithéâtre, comme aux temps anciens, mais, après l’escale de Marseille où le phénomène est examiné par les rois de France, le 24 janvier 1516, le bateau fait naufrage.

Paolo Giovio (1483-1552) écrit :  » il mare invidiò e tolse all’Italia questa bestia di inusitata fierez za, la quale si haveva a mettere a combattere nell’arena dell’Anfiteatro con l’elefante, percioc ché il naviglio nel quale egli era menato, urtando agli scogli della riviera di Genova andò a tra verso per fortuna di mare e ciò fu con tanto maggior dolore di ognuno, poiché la bestia, la quale era usata a passare il Gange e l’Indo, altissimi fiumi del suo paese, fu creduto che anche avreb be potuto venire a riva sopra a Porto Venere, ancora che ella sia asprissima per duri sassi ; se non che, trovandosi impedita da catene grandi, benché molto superbamente facesse ogni sfor zo per aiutarsi, fu però inghiottita dal mare « . Il semble, en revanche, que l’éléphant, dit Annone, soit arrivé à Rome, suscitant un vif intérêt pendant deux années, jusqu’à sa mort prématurée, pour être aussi représenté par les plus grands artistes de l’époque dont Raffaello Sanzio.

Un deuxième exemplaire indien, avec une seule corne et un seul œil, arrive à Lisbonne en 1577 quand le roi Henri du Portugal veut l’offrir au pape Grégoire XIII (1502-1585) mais sa mort l’en empêche, après laquelle Philippe II fait venir l’animal à Madrid comme symbole de la puissance coloniale portugaise. À la mort du rhinocéros, ses os sont donnés à l’empereur Rodolphe II.

La gravure de Dürer, malgré toutes les imprécisions d’un dessin de seconde main, connaît un immense succès au cours des siècles et sert de modèle à d’innombrables illustrations, peintures et sculptures, de Petrus Candidus1 (Pier Candido Decembrio, 1399-1477) dans son Bestiaire dédié au marquis Ludovico Gonzaga de Mantoue et basé sur le Liber de naturarerum de Thomas de Cantimpré (1200-1270) de 1230-1240, jusqu’à Les animaux de 1660 du flamand Jan Kessel (1626-1679) désormais au Prado de Madrid, et à Albrecht Herport (1641-1730) à Berne en 1669.

Nombreuses sont aussi les interprétations scientifiques qui reprennent l’image de Dürer, de la Cosmographie de 1544 de Sebastian Münster (1489-1552) au grand naturaliste suisse Konrad von Gesner2 (1516-1565) dans ses Historiae Animalium, Liber primus, De Quadrupedibus viviparis (1551 à Zurich) et dans son Thierbuch de 1606, puis du suisse Conrad Lycosthenes (Conrad Wolffhart, 1518-1561) dans Prodigiorum ac ostentorum chroni con… (Bâle, 1557) à une version identique à celle de Dürer, aux couleurs détrempées, par Jacopo Ligozzi (1547-1627) et à Edward Topsell (?-1638) dans la Historie of Foure-footed Beastes (1607), de Jan Jonston3 (1603-1675) dans la Naeukeurige Beschryving van de Natuur der Vier-Voetige Dieren… de 1660, à la Physica Curiosa sive Mirabilia Naturae et Artis (1667) du jésuite Gaspar Schott (1608-1666) jusqu’à l’estampe Africa de Paul Briel de 1775 où il est fait passer pour africain. Et, sur cette trace, de subir, encore dans le troisième millénaire, des reproches injustes de la part de critiques hâtifs qui ne reconnaissent pas dans l’œuvre les traits du rhinocéros africain… en effet il s’agit du rhinocéros indien, le Rhinocerus unicornis.

Dessin représentant deux rhinocéros s'abreuvant à un point d'eau.D’ailleurs, un dessin plus précis, aujourd’hui à la bibliothèque Albertine de Vienne, est réalisé à partir des mêmes sources par un ami de Dürer, Hans Burgkmair (1473-1531) mais, s’agissant d’un artiste  moins connu, son image n’a pas une grande popularité. Il faut noter que la grande diffusion des estampes provenant d’Europe déclenche des phénomènes surprenants de métissage culturel, comme dans le cas des dessins persans et indiens qui ne reproduisent pas les traits des autochtones originaux, mais reprennent les lignes des illustrations, inexactes et approximatives, occidentales, comme l’a mis en évidence le botaniste allemand Engelbert Kempfer (1651-1716 ; il introduit le soja en Occident) en 1684, qui remarque les lignes d’une gravure du flamand Philippe Galle (1537-1612) d’un rhinocéros arrivé à Madrid en 1586 dans le dessin d’un karkaddan effectué en Perse.

On a finalement une illustration correcte du rhinocéros asiatique dans les Voyages du Chevalier Chardin en Perse et autres lieux de l’Orient de 1711, du joaillier français Jean Chardin (1643-1713, un grand voyageur, si bien que sa pierre tombale à Westminster porte l’inscription nomensibifecit eundo) qui en voit un en Perse à la cour du Chah.

EXTRAIT DE : file:///C:/Users/salaun/Downloads/Le%20Rhinoc%C3%A9ros%20-%20histoires%20fantastiques%20et%20l%C3%A9gendes%20authentiques%20(French).pdf

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Le Rhinocéros Légendaire

Posté par othoharmonie le 15 décembre 2014

 

Le Rhinocéros Légendaire dans RHINOCEROSLe rhinocéros, dont le nom, déjà fixé à l’époque romaine, signifie littéralement corne sur le nez, est un animal qui a toujours impressionné l’homme par son aspect terrifiant et massif. Représenté dès les temps préhistoriques, il a, au cours des siècles, été souvent l’objet d’estampes, de tableaux ou de sculptures. Ce thème apparaît également dans la littérature ou le cinéma.

Bien qu’il ne soit pas aussi souvent représenté que d’autres espèces animales, le rhinocéros est figuré dans de nombreuses grottes ornées dont les Combarelles, la grotte Chauvet, lagrotte Margot, Cussac, Arcy-sur-Cure. Des rhinocéros laineux sont attestés à Lascaux et à Rouffignac.

Les figurations aurignaciennes (- 32 000 à – 29 000 ans) de la grotte Chauvet comprennent une représentation de deux rhinocéros s’affrontant et une tête rhinocéros à deux cornes. Les techniques utilisées sont parfois plus qu’une simple esquisse au charbon. En particulier, les artistes ont utilisé une technique de préparation par raclage de la paroi pour faire ressortir l’animal, représenté avec un trait noir sur fond blanc.

Les archéologues ont mis au jour dans la vallée de l’Indus, sur le site de Mohenjo-daro, des tombes attribuées à la période -2400 -1800. Ils y ont trouvé des cachets rectangulaires en stéatite blanche portant de courtes inscriptions et des représentations animales dont celles de rhinocéros indiens.

Le rhinocéros a été assez peu représenté par les artistes dans l’Antiquité. En Égypte, on peut toutefois citer une représentation de Thoutmôsis III (environ -1450) chassant le rhinocéros. Il y a également un rhinocéros à deux cornes sur la Mosaïque Barberini de Préneste (Palestrina), qui reproduit un original égyptien du IIe s. av. J.-C., et un rhinocéros (indien ?) assez maladroitement représenté sur un fresque d’un tombeau de Marisa, dans le Negev (Israël), également au IIe s. av. J.-C. En Chine, des vases en bronze (zun) en forme de rhinocéros ont été découverts, datant des dynasties Shang (XIe s. av. J.-C.) et des Han occidentaux (206 av. J.-C. – 9 ap. J.-C.).

Aux trois premiers siècles, les bronziers gallo-romains ont fabriqué de petites statuettes de rhinocéros en bronze. L’une est au Musée d’archéologie nationale (Saint-Germain-en-Laye) ; une autre, représentant un rhinocéros « noir » africain d’une manière très réaliste, a été retrouvée dans l’épave de Port-Vendres III et est datée de la fin du iie siècle.

Certaines mosaïques romaines du iie au ive siècle représentent des rhinocéros. Il y en a un, peu réaliste, sur une mosaïque de Pérouse (IIe s.) représentant Orphée charmant les animaux, un autre sur une mosaïque de Lydda (Lod, Israël) du ive siècle, où il fait face à un éléphant dans un paysage africain. La plus belle (et énigmatique) est un détail de la mosaïque de la Grande Chasse dans la villa romaine du Casale à Piazza Armerina, également du ive siècle, où un groupe de soldats romains capture au lasso un rhinocéros indien dans un marécage.

Cet animal semi-mythique continue au xviie et au xviiie siècle d’apparaître assez fréquemment dans les arts décoratifs (tapisseries, fresques, décor de céramique, illustrations de livres) sans toutefois inspirer de réalisations aussi monumentales que celles du xvie siècle. Signalons toutefois un bas-relief de bronze par Giambologna sur une porte de la cathédrale de Pise(Italie).

Au milieu du xviiie siècle, le rhinocéros en armure est un thème conventionnel clairement lié à celui du décor exotique et de la chinoiserie. En témoignent la tapisserie du « Cheval rayé » de la Suite des Indes, ou encore ces statuettes qui font partie des chefs d’œuvre de la porcelaine de Saxe.

Avec la tournée de Clara les choses changent. L’image du rhinocéros indien a supplanté celle du monstre cuirassé de Dürer. Le Hollandais Vandelaar réalise deux gravures quasi surréalistes avant la lettre (où Clara, alors encore toute jeune, broute dans un décor de ruines accompagnée d’un squelette humain); l’Allemand Johann Elias Ridinger réalise d’après nature dessins et gravures plus conventionnels. À la demande de Louis XV, Clara pose pour le peintre animalier Jean-Baptiste Oudry, dont le tableau monumental fut exposé au Salon de 1751, tandis qu’à Venise Pietro Longhi réalise deux versions de la Mostra del Rinoceronte, d’un réalisme outrancier.

Le xixe siècle en France sera celui du réalisme animalier, qui prend des proportions monumentales. Pour l’Exposition universelle de 1878 à Paris, Henri-Alfred Jacquemart réalise un rhinocéros, fondu en 1878 à Nantes dans les usines de J. Voruz Aîné. D’une hauteur de 2,86 m et d’une largeur de 2,29 m, il fait partie d’un ensemble de quatre statues de fonte (dorées à l’origine) monumentales (un cheval, un taureau, un éléphant et un rhinocéros) entourant la fontaine devant le Palais du Trocadéro. Démonté en 1935 lors de la démolition du Palais du Trocadéro, le rhinocéros de Jacquemart fut installé Porte de Saint-Cloud jusqu’en 1985. Avec le cheval et l’éléphant (le taureau est à Nîmes), ce rhinocéros est aujourd’hui sur le parvis duMusée d’Orsay.

Toujours à Paris, Auguste Cain réalise en 1882 sur commande de l’État le groupe « Rhinocéros attaqué par des tigres » en 1882. L’original en plâtre (aujourd’hui perdu ?) est présenté hors-concours au Salon 1882, et sa version monumentale en bronze est placée en 1884 dans le Jardin des Tuileries, où il se trouve toujours.

La statue de Jacquemart a sans doute inspiré en 1930 la jeune artiste américaine Katharine Ward Lane (1899-1989) qui devait décorer la façade des nouveaux laboratoires de biologie de l’université Harvard à Cambridge, Massachusetts. La Fondation Rockefeller avait financé le projet pour 2 millions de dollars de l’époque. De 1932 à 1937, date de l’inauguration, elle réalisa deux colossales statues en bronze de rhinocéros indiens, de la taille dit-on des plus gros spécimens connus. Traditionnellement surnommés Bessie et Victoria, ces deux rhinos comptent parmi les plus grosses statues de bronze fondues au xxe siècle aux États-Unis.

Enfin Salvador Dalí a conçu « le Rhinocéros habillé de dentelle », rhinocéros dürérien associé à des tests d’oursins. Cette statue de bronze a été produite à de nombreux exemplaires, la plupart de simples statuettes, mais une version monumentale de 3,52 m de haut et de 3,6 tonnes se trouve aujourd’hui à Marbella (Espagne). Il existe d’autres exemplaires de ce colosse.

220px-Jacquemart_RhinocerosC’est au XVe siècle que l’auteur du Songe de Poliphile avait imaginé un monument constitué d’une statue colossale d’éléphant portant sur son dos un obélisque égyptien. L’influence de cette œuvre inclassable fut immense aux XVIe et XVIIe siècles, notamment pour la conception de jardins. L’éléphant portant un obélisque fut réalisé par plusieurs artistes (il y en a un sur laPiazza della Minerva à Rome, œuvre d’Ercole Ferrata en 1667). Un sculpteur français – était-ce Jean Goujon ? – associa cet éléphant (qu’il ne connaissait que par les illustrations du Songe de Poliphile) au Rhinocerus de Dürer, et réalisa un rhinocéros portant un obélisque pour l’entrée solennelle du roi Henri II à Paris le 16 juin 1549. Le monument a hélas disparu, il n’en demeure qu’une gravure.

Récupéré par les surréalistes, ce thème a été repris au XXe siècle. Dans un des tableaux du Casanova de Federico Fellini, le décor du palais romain d’un diplomate britannique, dans lequel se déroule une orgie, comprend un rhinocéros dürérien rose portant sur son dos une colonne ornée d’une spirale (comme les colonnes Trajane ou Antonine) et terminée par un demi-globe, symbole sexuel évident.

Salvador Dalí, quant à lui, a conçu deux sculptures. L’une représente l’éléphant du Poliphile, surmonté d’un obélisque et intitulée « l’Eléphant Spatial », l’autre le rhinocéros dürérien portant sur son dos un empilement de tests d’oursins ayant la forme d’un obélisque, et intitulée « le Rhinocéros cosmique ». Les deux animaux ont les pattes démesurément allongées comme celles d’un insecte. Dali a déclaré que si la ville de Paris devait un jour lui élever une statue, il souhaitait une version colossale du Rhinocéros cosmique, surmontée de son buste par Arno Breker, et installée dans les jardins du Trocadéro, là même où s’était dressé le rhinocéros de Jacquemart.

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CONFUSION ENTRE RHINOCEROS ET LICORNE

Posté par othoharmonie le 13 décembre 2014

 

Parmi les variantes orientales de la confusion entre rhinocéros et licorne, on peut signaler le bulan, chez les peuples altaïques.

 

220px-Rhinoceros_unicornis_(Panzernashorn)Selon les Etymologiae d’Isidore de Séville (environ 560-636), un traité médiéval à son tour repris par de nombreux autres auteurs, le  » rhinocéros est le nom donné à l’animal par les Grecs, sa traduction latine est corne sur le nez… Il est si fort qu’il est impossible pour les chasseurs de le capturer ; mais, comme l’affirment ceux qui ont écrit sur la nature des animaux, on lui met devant une jeune fille vierge qui lui offre le sein ; et lui, abandonnant toute férocité, il s’endort dans son sein et il est capturé comme s’il était sans défense « . Le rapport entre vierge et licorne remonte au Mahabarata, grand récit de Bharata, poème épique de l’Inde ancienne entre le

IVe siècle av. J.-C. et le IVe siècle apr. J.-C. Cette technique de chasse insolite est confirmée au fil des siècles par d’innombrables textes et représentations, avec la seule variante du sein dénudé ou couvert, mais le fait indiscutable qu’aucune licorne n’a jamais été capturée fait douter, plus que de la méthode, de l’existence même des licornes, ou de la pénurie de vierges. Isidore de Séville est aussi le premier à narrer dans le même texte la capture de la licorne avec une vierge et le combat entre un rhinocéros et un éléphant tiré de Pline. Et dans l’Isidorus versificatus du XIIe siècle, on lit que  » le rhinocéros, cet animal qui n’a qu’une corne au milieu du front et que nul ne peut vaincre est vaincu par une vierge nue « . Cette version est reprise aussi dans les Carmina burana, un recueil de deux cent cinquante documents poétiques et musicaux du XIIe- XIIIe siècle, contenus dans le Codex Latinus Monacensis. Le titre de Carmina burana a été introduit par le spécialiste Johannes Andreas Schmeller en 1847 pour la première publication du manuscrit, provenant de Seckau, mais retrouvé en 1803 dans l’abbaye de Benediktbeuern, l’ancienne Bura Sancti Benedicti fondée vers 740 par saint Boniface à Bad Tölz en Bavière. Le chant  93 récite :

Rhinoceros virginibus se solet exhibere

sed cujus est virginitas intemerata vere

suo potest gremio hunc sola retinere.

Igiturque juveni virgo sociatur,

et me senem spreverit jure defraudatur,

ut ab hac rhinoceros se capi patiatur.

 

Dans le Deuxième voyage de Sindbad, un cycle indépendant d’histoires de la période Abbasside inséré dans Les Mille et Une Nuits, à leur tour une série de contes tirés des histoires persanes Hazar Afsanah (Mille légendes), traduits en arabe vers 850, la marin rencontre le rhinocéros sur une île  » plus petit qu’un éléphant, mais plus grand qu’un buffle, avec une seule corne d’environ une coudée « . 

Nicolò De Conti (1395-1469), marin, voyageur et commerçant de Chioggia, en 1444 décrit le rhinocéros comme  » un animal à la tête de porc, une queue de boeuf et une corne sur le front, comme celle de la licorne, mais plus courte d’une coudée « . Pour découvrir les lieux mystérieux d’origine des épices, il voyage de Samarkand à l’Inde, du Catai à Bornéo, de Java aux Moluques, observant la flore, la faune, les coutumes, et apprenant les langues, les habitudes, les comportements et les religions, allant même jusqu’à devenir musulman pour éviter le supplice du pal. 

S’étant adressé au pape vénitien Eugène IV Condulmer pour se reconvertir à la religion chrétienne, il est chargé par le Souverain Pontife de raconter ses voyages à son secrétaire, l’homme de lettres Poggio Bracciolini (1380-1459) qui les reprend pour ses exigences philosophiques dans le IVème livre du De varietate fortunae (1431-1448). Les Hieroglyphica, sive de Sacris Ægyptiorum Aliarumque Gentium Litteris Commentariorum de Gianpietro Valeriano, dit Pierius (1477-1558), sont une oeuvre de succès qui décrit amplement le  » rhinocerote « , tandis que selon Jean Fonteneau, dit Alfonse de Saintonge, dans La Cosmographie avec l’espère et régime du soleil et du Nord, de 1545,  » Dans cette terre d’Éthiopie il y a des éléphants et des  » robincéros  » qui sont un type de licornes, presque formés comme des mulets « . D’autres auteurs nient l’existence de la licorne comme le médecin Andrea Martini qui, en 1556, publie Contre la fausse opinion de la licorne et Ambroise Paré1 (1510-1590) dans le Discours de la licorne de 1582. 

En 1585 le frère augustin Juan Augustin Gonzalez de Mendoza visite les franciscains missionnaires au Cambodge où il voit des éléphants et des rhinocéros en vrai et à son retour en Espagne dans la Historia de las cosas mas notables, ritos y costumbres del gran Reyno de la China est en mesure de démentir qu’il s’agit de la licorne. Jan-Huygen van Linschoten (1563-1611) dans l’Histoire de la navigation de Jean-Hugues de Linscot et de son voyage aux Indes orientales de 1610, affirme qu’il existe seulement le rhinocéros. Ulisse Aldovrandi dans son De quadrupedibus solipedibus publié en 1616, mais remontant à la fin du siècle précédent, consacre un chapitre au rhinocéros, qui se différencie d’animaux incertains comme la licorne, le monoceros de Pline, l’oryx d’Aristote, l’onagre ou l’âne des Indes avec lesquels les anciens confondaient souvent le périssodactyle et confirme que Marco Polo s’est trompé. En effet, en 1295, le voyageur vénitien Marco Polo1 (1254-1324) fut fait prisonnier par les Génois dans une bataille navale et, entre 1298 et 1299, il dicta dans les prisons de Gênes à son compagnon de captivité Rustichello da Pisa son récit de voyage Le Divisament dou monde. Écrit en franco-italien, le livre est connu sous le titre de Il Milione du nom Emilione d’un ancêtre de la famille Polo. 

CONFUSION ENTRE RHINOCEROS ET LICORNE dans RHINOCEROSIl raconte que, de passage sur l’île de Sumatra, faisant partie de la suite de la princesse Cocacin, nièce du Grand Khan Kublai (1214-1294, descendant de Gengis Khan), il entend parler de la présence d’une licorne qu’il pense capturer pour l’apporter à Venise, mais il voit seulement un rhinocéros  » Egli hanno leonfanti assai selvatici, e unicorni che non sono guari minori che leonfanti. E sono di pelo di bufali, e piedi come leonfanti. Nel mezzo della fronte hanno un corno nero e grosso: e dicovi che non fanno male con quel corno, ma co’ la lingua, chè l’hanno ispinosa tutta quanta di spine molte grandi. Lo capo hanno come di cinghiaro, la testa  porta tuttavia inchinata verso terra; ed istà molto volentieri nel fango; ella è molto laida bestia  a vedere. Non è, come si dice di qua, ch’ella si lasci prendere alla pulcella, ma è il contrario « . 

Le mythe de la licorne est détruit aussi par le jésuite Claude Dumolinet (1620-1687) qui dans son catalogue du cabinet de curiosités de la bibliothèque de Sainte-Geneviève affirme qu’il  » n’est plus permis de nier qu’il s’agit de la corne d’un poisson  » précisément de narval2, depuis toujours faite passer pour celle de la licorne, et le huguenot controversé François Leguat (1634-1735) dans les Voyages et aventures de F. Leguat et de ses compagnons en deux îles désertes des Indes orientales de 1708 écrit que  » Pour la licorne, c’est une chimère…

 

Le rhinocéros est la vraie licorne quadrupède « . La légende de la licorne s’écroule en 1827, quand le baron Georges Léopole Chrétien Frédéric Dagobert Cuvier (1769-1832) déclare qu’il ne peut exister un animal doté d’une seule corne et d’un ongle fendu, car l’os frontal aurait dû aussi être fendu et il est impossible qu’une corne pousse sur la fente. En effet, celle du rhinocéros n’est pas composée d’une gaine cornée qui revêt un os relié au crâne, mais il s’agit d’un ensemble de soies très dures indépendantes du crâne. 

Le dilemme de la licorne pourrait s’expliquer banalement par des récits imprécis ou exagérés du rhinocéros indien à une corne, ou par la difficulté d’examiner l’animal sauvage dans son milieu, ou aussi par la présence fréquente d’antilopes avec une seule corne pour des causes génétiques, comme, par exemple, les coudous (Tragelaphus strepsiceros ou Grand koudou) qui vivent dans la zone de Tsipishe en Afrique du Sud, ou parce qu’elle s’est cassée. 

Le mythe trouve une conclusion plausible en 1930 avec le livre d’Odell Shepard The Lore of the Unicorn « Il semble probable que l’idée de la licorne est née de l’usage d’unir les cornes de divers animaux domestiques par un procédé encore utilisé aujourd’hui. On peut trouver ici l’explication des vaches et des taureaux avec une seule corne que, selon Claudius Elianus, on pouvait trouver en Éthiopie, et des troupeaux unicornes dont parle Pline qui vivaient en Mauritanie. Même les vaches avec une seule corne courbée vers l’arrière et longue un empan, vues à Zeila en Éthiopie par Lodovico de Varthema (écrivain et voyageur italien du XVIe siècle) étaient peut-être de ce type. La tête de bélier avec une seule corne envoyée à Périclès (495-429 av. J.-C.) par ses paysans, était peut-être celle du plus bel exemplaire parmi les troupeaux, symbole parfait de cette suprématie que, selon l’interprétation de Plutarque (biographe grec du Ier siècle apr. J.-C.) ils souhaitaient à leur seigneur. Enfin, le mystérieux boeuf unicorne, mentionné trois fois dans le Talmud, qu’Adam sacrifia à Yahvé, était peut-être le plus bel exemplaire de son troupeau de bêtes, la chose la plus précieuse que possédait Adam « . Et en mars 1933, le biologiste américain Franklin Dove effectue une simple opération sur un veau mâle d’un jour à peine, unissant les deux cornes sur la tête du veau.

 

Extrait de : Le Rhinocéros – Histoires fantastiques et légendes authentiques traduit en Français

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Massacre de kangourous

Posté par othoharmonie le 2 juin 2014

Il paraît que La Société ADIDAS utilise la peau de kangourou pour ses chaussures de football

 kangourou fourure

Massacre de Kangourous

En effet, cette société utilise la peau de kangourou pour ses chaussures de football. Environ 6 millions de kangourous seront exécutés en 2003, notamment pour la consommation de leur chair et la confection de sacs à mains, de gants de base-ball et de chaussures de football. Aussi, nous demandons à la société ADIDAS de cesser de participer à ce carnage pour la confection de ses articles, faute de quoi, nous n’achèterons plus ses produits. Toutes les nuits, 10,000 kangourous sont massacrés sur l’autel du profit. Le quota défini, pour satisfaire la demande commerciale à l’export, est de 6.9 millions de kangourous qui doivent être abattus, pour la seule année 2003. Pourtant 5 espèces de kangourous ont déjà été décimées, 4 autres sont aux bords de l’extinction, 7 sont toujours classés comme espèces « commerciales », wallabies compris.

La chasse a lieu en pleine nuit dans des régions isolées où, un nombre dérisoire de gardes nationaux sont affectés par les états (6 dans le Queensland), pour réguler la chasse. Le gouvernement australien soutient massivement ce massacre car le cuir de kangourou rapporte de substantielles devises. Pourtant, le kangourou joue un rôle essentiel dans l’équilibre des écosystèmes australiens. Cet animal vit uniquement en Australie, il en est le symbole national. Sa protection se justifie au nom du patrimoine mondial au même titre que l’éléphant d’Afrique.

La population de kangourous décline de façon rapide

La population de kangourous diminue alors que la « tuerie commerciale » continue et un politicien Californien essaie de « tuer » la légalité de la protection des animaux.

Alors qu’un politicien Californien essaie de mettre fin à la prohibition de la vente de peaux et de parties de corps des kangourous, le gouvernement Australien a fait paraître des chiffres démontrant que la population de kangourous décline de façon rapide. 

Malgré des avertissements provenant de groupes pour le bien être des animaux disant que les kangourous subissent un énorme stress à cause de la chasse commerciale et à cause de la sécheresse, la sanction officielle du gouvernement Australien contre l’abattage pour la viande et la peau demeure inchangée.

Les résultats démontrent que la population de l’espèce principalement ciblée, le kangourou gris de l’Est «Eastern Grey Kangaroo» a décliné de 63% en seulement 3 ans selon des figures obtenues par Viva! du département de l’environnement et de l’héritage d’Australie « Australia’s Department of the Environment and Heritage«. L’espèce de kangourous rouges a décliné de 55% et l’espèce Wallaroos de 54%. L’espèce qui a diminué le moins est le Kangourou gris de l’Ouest qui est la moins abondante de toutes les espèces visées pour un total de 9%.

Ces chiffres sont choquants, surtout quand nous considérons qu’un membre de l’assemblée Meryn Dymally, est en train d’écrire un projet de loi qui « éventrerait » la protection des kangourous. 

Depuis 1970 la peau et la viande de kangourous ont été banni dans l’état de la Californie pour protéger le nombre. Par contre depuis 2003, au moins 4 projets de loi ont été introduits pour changer cette loi. La compagnie ADIDAS située en Allemagne qui utilise de la peau de Kangourous pour ses chaussures de soccer est tout à fait en accord avec ces projets de loi. 

La population de Kangourous rouges est passée de 17.5 millions à 8 millions, celle du kangourou gris de 30 millions à 11 millions et celle du Wallaroo a chuté de 7 millions à au-delà de 3 millions. Il reste un peu plus de 3 millions de kangourous gris de l’ouest. En réalité ceci veut dire qu’il y a 28 millions de kangourous de moins dans les régions utilisées pour la chasse commerciale qu’il y a 3 ans. Malgré cela une quantité additionnelle d’animaux ont été marqués à l’oreille pour la chasse en 2005, une diminution de seulement un demi million comparativement à 2004. Cette figure ne tient pas compte de centaines de milliers de bébés « joeys » qui sont laissés à leur mort par manque de nourriture ou sont retirés de la poche de leur mère gisant morte et sont matraqués à morts avec des tuyaux de métal. 

«L’effondrement du nombre de kangourous fut inévitable à cause de la combinaison de l’exploitation effrénée et de la sécheresse», mentionne Juliet Gellatley, directrice internationale de Viva’s. «Tous les avertissements que nous avions donné sont en train de se produire alors nous demandons à ADIDAS, étant la plus grande compagnie consommatrice de kangourous, d’entrer dans le 21e siècle et de considérer les animaux et l’environnement avant les profits.

Nous recommandons au public de ne rien acheter qui provienne d’ADIDAS. A moins que vous ayez une controverse de ce texte. Je vous demanderai de bien vouloir informer ! Merci !

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Hâpy fêtait l’hippopotame

Posté par othoharmonie le 29 mars 2014

 

 

Image illustrative de l'article HâpyHâpy est la personnification divine du Nil dans la mythologie égyptienne.

Hâpy était représenté sous les traits d’un personnage aux formes androgynes. Si son corps est masculin, il n’en a pas moins deux grosses mamelles féminines qui assurent la prospérité aux Égyptiens. Son ventre est proéminent et gras, et il porte sur la tête un panache de plantes du Nil. Il est souvent représenté sous la forme duale de jumeaux. L’un portant sur la tête des tiges de papyrus (symbole de la Haute-Égypte) et l’autre portant un nénuphar (symbole de la Basse-Égypte).

Il pouvait aussi être représenté avec une tête d’hippopotame, toujours sous sa forme hermaphrodite.

Selon la légende, Hâpy vivait dans deux lieux cachés. Le premier se situait sous la première cataracte du Nil, près d’Éléphantine. De là, il versait le contenu de deux jarres pour faire monter les eaux de Haute-Égypte. L’autre lieu était situé en Basse-Égypte près de Memphis, et servait à approvisionner le delta en eau féconde. Les Égyptiens attribuaient à Hâpy la force vitale du Nil qui provenait en fait du limon noir qu’il transporte qui fertilisait les rives du fleuve et apportait sa richesse à l’Égypte. Il est également, par extension, le symbole de la prospérité et de la fécondité.

Chaque année, le Nil débordait de son lit pour fertiliser les rives asséchées par le climat aride de l’Égypte. Le limon qu’il transportait rendait possible leur culture. Symbole de ces crues annuelles, Hâpy, avait un rôle prépondérant dans la vie des Égyptiens de l’antiquité : du niveau de ces crues dépendait la survie de ce peuple, qui était aussi bien touché par des crues trop faibles (qui asséchaient les cultures) que par les débordements excessifs de ces flots qui provoquaient de grandes inondations.

Pour s’attirer les bonnes grâces du dieu fleuve, les Égyptiens lui donnaient de grandes quantités d’offrandes. Sur le mur des temples, on le trouve représenté devant des tables d’offrandes, couvertes de produits provenant des différents nomes d’Égypte. Dans ces représentations, il porte sur la tête le symbole de la région correspondante.

220px-Cyperus_papyrus-pjt3Lors de sa fête annuelle le droit de chasser et de manger la chaire des hippopotames étaient accordés au peuple d’Égypte, privilège des prêtres de ses temples le reste de l’année, permettant ainsi de réguler leur population.

Simple composition littéraire ou chant liturgique dédié à Hâpy, l’hymne au Nil est un magnifique éloge de la nature, qui faisait partie des œuvres enseignées aux élèves scribes.

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Tortue, Symbolisme Indien

Posté par othoharmonie le 12 février 2014

 

images (24)En effet en Inde nous allons retrouver la tortue portant les éléphants, comme dans la cosmogonie chinoise. Pour les hindous la création du monde revient au dieu Brahmâ. Un énorme serpent se mordant la queue est suspendu dans le vide de l’infini, symbolisant la course éternelle du Soleil dans le ciel. Sur ce serpent repose une tortue. C’est par elle que la force des cieux va se traduire dans le monde des réalisations. La tortue prend donc dans l’esprit de l’hindou le symbole de force et de pouvoir créateur. Sur cette tortue se trouvent des éléphants qui portent les trois mondes. Le monde inférieur des démons et de l’enfer, le monde intermédiaire des hommes et de la Terre, et le monde supérieur des dieux et de la félicité. C’est par la tortue que ces trois mondes existent, car elle est le lien direct entre l’univers et sa manifestation.

Toujours en Inde la deuxième des dix réincarnations de Vishnu fut sous la forme d’une tortue appelée Kurmâ qui apporta son aide à Indra pour vaincre les démons Asuras. Pour ce faire elle servit de pivot central pour permettre aux dieux de baratter l’Océan des Origines d’où naquit la liqueur de l’immortalité, l’arbre du Paradis, la médecine des dieux, la déesse du vin, les nymphes, le cheval divin, l’éléphant royal, et tant d’autres merveilles… La même scène est également représentée de façon magnifique sur un bas-relief du Temple d’Angkor au Cambodge.

Article de Jacques Prestreau

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La Tortue est Mythologique

Posté par othoharmonie le 10 février 2014

 

220px-Tortoise.aldabra.750pixDans la mythologie Sénoufo en Côte d’Ivoire, c’est encore une tortue qui porte le monde sur son dos. La tortue devient ici symbole de sagesse et de connaissance, car dans sa carapace elle possède toute la connaissance du monde.

Dans la Grèce ancienne, la tortue est vue de l’intérieur. Sa dossière est figurée par la voûte céleste et ses quatre pattes sont les quatre piliers du monde. Ainsi la tortue protège le monde, lui assurant stabilité et équilibre. Si on se souvient que le ciel a toujours été représenté comme une voûte hémisphérique et la Terre comme une étendue plate de forme circulaire, on comprend vite pourquoi chez tous les peuples du monde la tortue est une représentation de l’univers. Entre le dôme de sa dossière et la surface plate de son plastron, elle était l’image parfaite du monde intermédiaire dans lequel vivent les hommes entre l’univers étoilé et le sol terrestre. La tortue est ainsi un véritable fil reliant le Ciel et la Terre. Elle doit donc nécessairement posséder de fabuleux pouvoirs de connaissance et de divination. Elle doit donc aussi être un merveilleux médium capable de fournir aux hommes les secrets des dieux.

Il faut bien comprendre que dans toutes les sociétés primitives ou du moins très anciennes, le monde est un espace clos refermé sur lui-même. Il y a le monde terrestre, plat, situé sous nos pieds, riche et fécond mais aussi porteur des plus grands drames par ses colères et son feu dévastateur. Au-dessus il y a une voûte étoilée, pleine de mystères et de silence, semblant immobile mais dans laquelle on aperçoit certaines étoiles se déplaçant sur le fond immuable, et parfois des événements soudains comme des étoiles nouvelles d’une brillance extrême et ne durant que quelques jours (les comètes et aussi certaines étoiles que l’astronomie moderne nomme les supernova). Ce ciel, qu’on ne peut toucher avec les doigts même du sommet des plus hautes montagnes, est donc un monde où vivent des esprits mystérieux et dotés d’étranges pouvoirs. Ce n’est pas étonnant que dans toutes les civilisations anciennes, les étoiles et leurs positions sont intimement liées à la présence des dieux, des héros, et des animaux légendaires. Entre les deux se situe l’homme, tout petit, perdu au fond de ses pensées face à ce monde immense tant sous ses pieds qu’au dessus de sa tête.

Durant toute une vie humaine, jusqu’au XX° siècle et partout dans le monde, le ciel semblait immuable au-dessus de nos têtes et progressait à pas très lents au-dessus des événements qui constituent l’histoire sous nos pieds. La tortue, par sa forme et sa nonchalance, constitue un symbole parfait de la marche et de l’aspect du monde. Sa dossière voûtée et qui plus est circulaire, parsemée de motifs, semble être une représentation en miniature de la voûte céleste.

La Tortue est Mythologique dans TORTUE 220px-Testudo_kleinmanniSon plastron, très plat, qui lui sert de base et d’appui au sol semble également être une image parfaite du sol qui nous entoure jusqu’à l’horizon visible à nos yeux. Entre les deux se situe l’être vivant, la chair, le sang, le mystère de la Vie. Les quatre pattes de la tortue, avec leur couleur et leur texture qui rappelle si étrangement celles des éléphants, sont les quatre piliers qui permettent à cette voûte de se tenir parfaitement au-dessus du sol. Une tortue qui se retourne est une abomination et un signe de funeste présage car elle représente alors la chute du ciel et le bouleversement du monde.

Article de Jacques Prestreau

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LE PANDA S’ EVEILLERA

Posté par othoharmonie le 13 décembre 2013

 

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A Saint-Aignan, jolie bourgade proche de Blois, Romorantin, Tours, dans le département du Loir et Cher, le zoo privé de Beauval porte beau.

Tout concourt à faire de cet espace animalier une « success story ». Majestueux troupeau d’éléphants, impressionnantes girafes, koalas joviaux, rares tigres blancs, oiseaux multicolores et une foultitude d’espèces exotiques et autochtones venus de tous les continents. Espaces vastes et soignés à la fois ombragés et ensoleillés, balisage étudié, spectacles vivants offerts en plein air, et surtout la qualité des soins apportés aux animaux, font du Zoo Parc de Beauval, un « must ».

 Deux pandas géants, deux nouvelles mascottes  

Cette année 2012 l’arrivée de deux jeunes pandas adolescents, un mâle, une femelle, de trois ans d’âge, venus de Chine, exactement de Chengdu, capitale de la Province de Sichuan, est une fête. Le Sichuan, province centrale de la Chine, est la patrie natale des Pandas. Son climat frais, la présence d’immenses jardins de bambous, les vastes étendues vierges en pleine réserve de biosphère, conviennent à ces grands solitaires. Baptisés « Rondouillard » et « Joyeuse » en langue du pays d’accueil, ils restent de nationalité chinoise, et sont particulièrement choyés et admirés par petits et grands. Leur unique nourriture et gourmandise : cent kilos de tiges et feuilles de bambou sont dévorés, à eux deux, chaque jour. Seul zoo français à posséder ce couple d’animaux exotiques, c’est un honneur et une gageure car le Panda, symbole de la Chine, est menacé d’extinction. Il faut dire que la naissance de bébés pandas en captivité ou en liberté est extrêmement rare. La reproduction est envisageable au bout de la cinquième année de vie de l’animal, mais le mâle, gros paresseux, peu enclin aux ébats sexuels, et la rare période de fertilité de la jeune panda de (trois jours /an) rend celle-ci aléatoire.

Une naissance encourageante

Un bébé panda est récemment né au Japon, au zoo de Tokyo : c’est un évènement attendu depuis 24 ans, et une première pour un panda conçu sans insémination artificielle !

Souhaitons bonne chance à ce couple médiatique du Zoo Parc de Beauval.
Que tous deux soient heureux et aient beaucoup d’enfants !

Retrouver ces écrits sur le site d’origine : http://www.prestige-et-sante.com/quand-le-panda-seveillera

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Le top 10 des animaux les plus intelligents

Posté par othoharmonie le 4 mai 2013

 

L’écureuil arrive en dernière position

AUTEUR : Nicolas Sanders

Il n’y a pas que l’homme qui utilise son cerveau : certaines espèces animales font preuve d’un degré d’intelligence élevé. Les bêtes aussi ont leurs grosses têtes !

Le top 10 des animaux les plus intelligents dans XXX - ARTICLES DE PRESSE ecureuil

Au fait, c’est quoi l’intelligence ? L’homme a tellement tendance à la confondre avec l’assimilation des connaissances, qu’il a du mal à admettre que les animaux puissent avoir une matière grise développée. Et pourtant… Même si il est difficile de se prononcer sur une définition précise de ce qu’est l’intelligence animale, de nombreuses recherches menées sur le sujet ont permis d’établir la liste des dix animaux les plus intelligents. 

Du moins fûté au plus brillant, il s’agit des écureuils, des corbeaux, des chiens, des cochons de Guinée, des perroquets, des éléphants, des macaques, des orang-outan, des gorilles et des dauphins. Etonnant ! 

De nombreux facteurs entrent en jeu dès lors qu’il s’agit d’évaluer et de classer l’intelligence de ces animaux. Si les gorilles et les macaques se rapprochent le plus du niveau général de l’être humain, les dauphins disposent par exemple d’un sens de l’orientation bien plus développé que le notre. 

Des études réalisées spécialement sur des perroquets et des corbeaux mettent en relief l’aptitude de ces volatiles à résoudre des problèmes complexes, alors que les chiens bénéficient avant tout d’une formidable capacité à comprendre des symboles de communication.

Les corbeaux et les perroquets possèdent ce que les scientifiques appellent « le don de la vision en couleur ». Ils sont ainsi parfaitement capables de distinguer des teintes variées et les objets ou formes qui y correspondent. 

Cela bouleverse pas mal d’idées reçues, à l’image du cochon de Guinée qui grâce à ses sens ultra-développés, possède une oreille très fine lui permettant de distinguer des sons inaudibles pour l’homme. Il jouit en conséquence d’un vocabulaire sonore bien plus large que d’autres espèces. Quant aux écureuils, ils savent mémoriser dans leurs déplacements des cartes mentales extrêmement précises et détaillées basées sur des images géométriques. 

Ces animaux qui témoignent de capacités extraordinaires ont-ils une forme de pensée ? Au nom de l’antropomorphisme, la morale humaine répugne à se comparer aux bêtes. Ce qui reste un moyen efficace de les placer systématiquement en dessous de l’homme. 

Cependant, le fait d’utiliser un langage, de se repérer dans l’environnement spatial et d’avoir la conscience de son existence en cherchant à la préserver pour survivre, voilà des caractéristiques qui sont le signe d’une forme d’intelligence.

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Fourmis et les croyances

Posté par othoharmonie le 7 janvier 2013

Les fourmis, rêves et croyances humaines
Une référence symbolique riche et complexe …

Les fourmis sont à la base d’un bon nombre de nos mythes et croyances.

En Afrique, elles occupent une place prépondérante dans la tradition orale et écrite au même titre que le lion ou le phacochère; chez les Dogons du Mali fut étudié une mythe cosmogonique dans le cadre duquel les fourmis occupent une place centrale; trois versions expliquent l’origine de la Terre.

Fourmis et les croyances dans FOURMI formica_rufa_detailL’une d’elles, énoncée dans l’ouvrage « Dieu d’eau » implique les fourmis dans la formation de la terre. Pour les Dogons, Amma, le créateur du Monde, était un potier. Il commença par fabriquer l’astre solaire et l’astre lunaire en pétrissant deux boules de terre en forme de canaris. Il leur donna la couleur rouge pour le soleil et blanche pour la lune. Puis il prit un peu de terre et la modela en forme de femme dont le sexe était une fourmilière. C’était la Terre, avec laquelle il s’accoupla pour donner le Chacal et les Monno. Ceux-ci donnèrent les ancêtres des hommes d’aujourd’hui.

La connaissance des fourmis est parfois plus terre à terre. Pierre Jaisson explique dans son ouvrage « La fourmi et le sociobiologiste » que les indiens Lacandons du Chiapas (Mexique) avaient une terminologie binominale pour désigner les fourmis de leur forêt, ce qui montre leur connaissance approfondie de la nature. Certains indiens de l’altiplano mexicain identifient la fourmi comme le serpent corail qui fonde les sociétés de fourmis champignonnistes Atta. Ils le considèrent comme la reine des fourmis. Effectivement, le serpent entre impunément dans la colonie pour y pondre, d’où la légende qui en fait le fondateur de la fourmilière. Le même type de légende existerait à Madagascar pour d’autres fourmis et d’autres serpents.

Un proverbe Mossi, au Burkina Faso, dit que lorsque les fourmis coordonnent leurs mandibules elles transportent un éléphant.

Les fourmis inspirent les courants philosophiques et théologiques plus récents à travers le monde comme elles l’ont fait pour les croyances plus anciennes. Elles sont présentes dans le Coran. La sourate 27 porte leur nom. Les fourmis sont mentionnées dans le verset 18. Elles y apparaissent comme un peuple évolué apeuré par la venue de Salomon. Ce texte datant de l’époque du Prophète servit par la suite de support à Djahiz dans son Kitâb al-hayawân (Le livre des animaux, 8/9ème siècle). Dans ce livre, Djahiz décrit la fourmi comme un animal doté d’un odorat extrêmement fin lui permettant de détecter la nourriture à de grandes distances et d’informer les autres fourmis de la présence de cette nourriture. Le comportement des fourmis moissonneuses est aussi décrit. Les mêmes données se retrouvent dans « Les merveilles de la création » (Quazwini, 13ème siècle) et  » La grande vie des animaux » (Damiri, 14ème siècle) (A. Aarab, comm. pers.).

A l’image de la philosophie de l’antiquité, les fourmis sont prises comme exemple par certaines religions. Dans le Talmud, elles sont le symbole de l’honnêteté et de la vertu; pour le bouddhisme, elles représentent les activités matérialistes. Là encore, c’est bien souvent l’apparente perfection de leurs organisations sociales ainsi que les similitudes entre leur comportement et le nôtre qui incitent les prophètes à les prendre pour exemple.

Jean ROUSSEAU – A partir de « Les fourmis », Alain Lenoir
dans « Si les lions pouvaient parler »
sous la direction de Boris Cyrulnik, Gallimard, 1998.

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Imaginons la Fourmi

Posté par othoharmonie le 31 décembre 2012

 

LES FOURMIS DANS L’IMAGINAIRE HUMAIN

 

Imaginons la Fourmi dans FOURMI 220px-chinguetti-manuscrit-termitesLes fourmis font partie de bon nombre de nos croyances, de nos légendes et de nos mythes. Ceci est particulièrement vrai en Afrique, chez les Dogons. Cette tribu du Mali fût étudiée pendant de longues années par l’ethnologue français M. Griaule.

 Celui-ci donna trois versions possibles pour expliquer le mythe de l’origine de la Terre. L’une d’elle, énoncée dans l’ouvrage Dieu d’eau implique les fourmis dans la formation de la terre. Pour les Dogons, Amma, le créateur du Monde était un potier. Il commença par fabriquer l’astre solaire et l’astre lunaire en pétrissant deux boules de terre en forme de canaris. Il leur donna la couleur rouge pour le soleil et blanche pour la lune. Puis il prit un peu de terre et la modela en forme de femme dont le sexe était une fourmilière. C’était la Terre, avec laquelle il s’accoupla pour donner le Chacal et les Monno. Ceux-ci donnèrent les ancêtres des hommes d’aujourd’hui.

 Parfois la connaissance des fourmis est beaucoup plus proche de la réalité. Selon Pierre Jaisson (La fourmi et le sociobiologiste, 1993 p. 276) les indiens lacandons du Chiapas (Mexique) avaient une terminologie binominale pour désigner les fourmis de leur forêt, ce qui montre leur connaissance approfondie de la nature. Pour certains indiens de l’altiplano mexicain, c’est le serpent corail qui fonde les sociétés de fourmis champignonnistes Atta. Ils le considèrent comme la reine des fourmis. Effectivement le serpent entre impunément dans la colonie pour y pondre, d’où la légende qui en fait le fondateur de la fourmilière. Le même type de légende existerait à Madagascar pour d’autres fourmis et d’autres serpents.

 Un proverbe Mossi au Burkina Faso dit que lorsque les fourmis coordonnent leurs mandibules elles transportent un éléphant.

 Les fourmis sont également présentes dans le Coran. La sourate 27 porte leur nom. Les fourmis sont mentionnées dans le verset 18. Elles y apparaissent comme un peuple évolué apeuré par la venue de Salomon. Ce texte datant de l’époque du Prophète servit par la suite de support à Djahiz dans son Kitâb al-hayawân (Le livre des animaux, 8/9ème siècle). Dans ce livre Djahiz décrit la fourmi comme un animal doté d’un odorat extrêmement fin lui permettant de détecter la nourriture à de grandes distances et d’informer les autres fourmis de la présence de cette nourriture. Le comportement des fourmis moissonneuses est aussi décrit. Les mêmes données se retrouvent dans «  Les merveilles de la création » (Quazwini, 13ème siècle) et  » La grande vie des animaux «  (Damiri, 14ème siècle) (A. Aarab, comm. pers.).

  dans FOURMIA l’image de la philosophie de l’antiquité, les fourmis sont prises comme exemple par certaines religions. Dans le Talmud, elles sont le symbole de l’honnêteté et de la vertu ; pour le bouddhisme, elles représentent les activités matérialistes. Là encore, c’est bien souvent l’apparente perfection de leurs organisations sociales ainsi que les similitudes entre leur comportement et le nôtre qui incitent les prophètes à les prendre pour exemple. Certaines castes indiennes sont respectueuses de toute forme de vie et « marchaient pieds nus afin de ne pas écraser une fourmi, dans une ville où l’on mutilait les enfants pour les envoyer mendier » (Un coeur invaincu, de Mariane Pearl, Plon 2003, page 138).

 La fourmi est souvent utilisée comme symbole de travailleur de l’ombre comme le journal du syndicat Sud d’Indre et Loire de la santé qui s’appelle « L’écho des fourmis » (exemplaire de février 2003) ou encore symbole d’économie, par exemple à Rennes pour le recyclage sélectif des déchets, ou symbole du monde « underground » comme les architectes « Ant Farm » américains. La fourmi est aussi bien sûr symbole d’insecte économe et travailleur comme on le voit dans le journal Le Monde du 24 mars 2009

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