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Le cochon au Moyen Age

Posté par othoharmonie le 9 avril 2016

 

 

Au Moyen Âge, prédicateurs et théologiens ont considéré le cochon comme un attribut du diable ; comme lui, le diable grogne et se vautre dans l’ordure. Cette image du porc lié à l’enfer existe déjà sur quelques chapiteaux romans, mais prend son essor essentiellement à la période gothique. Le porc est aussi parfois associé aux Juifs et à la Synagogue. Il peut personnifier plusieurs vices, comme la saleté, la gloutonnerie et la colère. Dès le XIIIe siècle, un homme débauché est un porc. Cette image perdure longtemps après le Moyen Âge.

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Plus tardivement, entre le XVe siècle et le XVIIe siècle, le porc a été associé, après le bouc, l’âne et le chien, à la luxure, bien que le mot de verrat soit en toute logique plus approprié. En 1503-1504, Jérôme Bosch, dans le panneau l’enfer du Jardin des délices, représente une truie vêtue en nonne, enlaçant un homme nu, mais le terme de « cochonnerie » en prend son sens actuel en français qu’à la fin du XVIIe siècle. Par dérision, il arrive que le prix «remporté» par le dernier arrivé d’une compétition, telle que le palio en Italie ou des course de chevaux à Ulm (par le Pritschenmeister ) ou à Strasbourg soit un cochon. Un jeu moqueur, impliquant des aveugles et un cochon, existait dans de nombreuses villes européennes au XIVe et XVe siècle, de Lübeck à Paris.

Ces connotations négatives peuvent s’expliquer par la couleur sombre du pelage du porc, ainsi que par certains traits comportementaux, particulièrement sa goinfrerie, son aptitude à se nourrir d’ordures et de charognes. Les créatures omnivores (le corbeau, le renard, l’ours, voire l’être humain) sont ainsi souvent considérées comme impures. Sa mauvaise vue et sa tendance à se vautrer dans la boue sont d’autres éléments vus négativement. Toutefois, l’image d’un bon cochon émerge aussi quelquefois dans l’iconographie des saints. Dans l’iconographie de saint Antoine, le cochon apparaît à partir du XIIIe siècle comme un compagnon du saint, sans doute sous l’influence de l’ordre des Antonins, spécialisés dans l’élevage des cochons, qui fournissaient de la viande aux indigents et un lard passant pour bénéfique aux malades. Saint Blaise est aussi parfois représenté accompagné d’un pourceau. Un de ses miracles serait d’avoir poussé un loup à rendre son pourceau à une vieille femme qui, pour remercier le saint, lui apporta dans son cachot les pieds et la tête du porc rôtis. Par ailleurs, le porc (qui, à l’époque, ressemblait davantage au sanglier) est vu comme un animal fort et courageux ; certains nobles le prenaient ainsi pour emblème sur leurs armoiries, et une version du Roman d’Alexandre raconte la mise en fuite d’éléphants du roi Porus par des cochons sauvages.

Le cochon prend aussi, au fil du temps, des connotations plus positives, liées à la fécondité et à la prospérité, en raison notamment de la grande fécondité de la truie et de son cycle de gestation : trois mois, trois semaines et trois jours, un chiffre déjà mentionné par Aristote, et que les hommes du Moyen Âge ont relevé comme un cycle arithmétiquement parfait. L’idée ancienne que la possession d’un cochon garantit de la pauvreté a entraîné la naissance, au XVIIIe siècle en Angleterre, des tirelires en forme de cochon, ou piggy banks. L’idée du cochon porte-bonheur existe aussi largement dans les pratiques alimentaires (gâteaux, friandises) et dans les expressions : « avoir une chance de cochon », « Schwein haben », « un colpo di porco »… Un lien a également été établi entre enfants et cochons, sensible dans la légende de saint Nicolas (le boucher jette les enfants au saloir comme de vulgaires pourceaux) puis à partir de la fin du XIXe siècle dans la littérature pour jeunesse, les jouets, les manèges, puis le cinéma. Le cochon est alors représenté comme un porcelet rose, joyeux et dynamique, largement humanisé (bipédie, parole, activités, etc.).

Cette figure archétypale est présente dans de nombreux personnages de dessin animé et de bande dessinée : Porky Pig l’ami bègue de Daffy Duck, Miss Piggy la cochonne amoureuse de la grenouille Kermit dans le Muppet Show, Porcinet le copain de Winnie l’ourson, Les Trois petits cochons, Babe, etc.

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Cimetière des éléphants

Posté par othoharmonie le 23 octobre 2011

Le cimetière des éléphants est un endroit où, selon une croyance européenne apparue au XIXe siècle mais infirmée depuis par les zoologues, les éléphants d’Afrique se rendent d’eux-mêmes pour mourir. Fondée sur la découverte fortuite de groupes de squelettes et certaines similitudes entre le comportement des éléphants et celui des hommes, nourrie par l’attrait pour l’ivoire, cette croyance a marqué l’imagination et la culture populaires (fiction, cinéma, jeux, chanson) et fasciné les chasseurs d’ivoire Cimetière des éléphants  dans ELEPHANT elephant-cimetierenombreux du milieu du XIXe siècle au milieu du XXe siècle. L’expression cimetière des éléphants est parfois employée de façon métaphorique pour évoquer le déclin ou la mise au rebut de personnes ou d’objets jadis valorisés.

 

Ce mythe, déjà mentionné par David Livingstone, est probablement né de la découverte de squelettes groupés dans des lieux fréquentés par des éléphants âgés. Enrico Bruhl a émis l’hypothèse que les découvertes paléontologiques de fossiles en grand nombre, comme les 27 Elephas antiquus de Saxe-Anhalt, avaient encouragé cette croyance. Ces derniers pourraient avoir été victimes de chasseurs car leurs défenses avaient disparu. Pour expliquer ces regroupements, certains chercheurs proposent que les éléphants vieillissants ont un état physique et des besoins alimentaires spécifiques qui les poussent à se rassembler dans des lieux adaptés. Ils recherchent la proximité des points d’eau ou des marécages où la nourriture est plus abondante ou plus tendre pour leurs molaires usées. Christian Zuber propose que l’eau boueuse pourrait soulager leurs souffrances et leurs caries. Rupert Sheldrake, pour sa part, pense que les éléphants souffrant de malnutrition cherchent à s’abreuver abondamment, ce qui peut au contraire aggraver leur état en diluant le glucose sanguin. En tout état de cause, mourant souvent de vieillesse ou de maladie à proximité de réserves d’eau ou d’étendues boueuses, leur cadavre finit par disparaître. Cela expliquerait la relative rareté des restes d’éléphants remarquée par les chasseurs d’ivoire européens, qui a encouragé la croyance en l’existence de cimetières cachés.

 

Le cimetière des éléphants est le thème de nombreux ouvrages de fiction, dont le plus notable en français est Le Cimetière des éléphants d’Henri de Monfreid. La bande dessinée y fait aussi appel, le premier tome de Freddy Lombard, une histoire de Picsou intitulée « Oncle Picsou se trompe d’éléphant ! » (Picsou Magazine N°156, 1985), Astérix chez Rahàzade et le premier tome de Donjon Crépuscule, Le Cimetière des dragons par exemple. Dans le domaine du cinéma, les films américains Trader Horn (1931) et Tarzan traitent le sujet. Du côté des jeux, il est évoqué dans World of Warcraft à travers le « cimetière de kodo » et nomme une carte « terrain » de Magic : l’assemblée. Le Cimetière des éléphants est aussi le nom d’un album d’Eddy Mitchell. Dans le dessin animé le Le Roi lion également on retrouve un cimetière des éléphants.

african_elephant dans ELEPHANT

 

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Bibliographie Eléphant

Posté par othoharmonie le 20 octobre 2011

 

L’éléphant dans la Fiction  

spaceboos.com-Myspace LayoutsLes éléphants ont inspirés de nombreux artistes. La liste ci-dessous est loin d’être exhaustive. 

Cinéma : 

 

Les Racines du ciel (The Roots of Heaven) de John Huston (1958, basé sur le roman de Romain Gary). 

Tusk d’Alejandro Jodorowsky (1980

Chasseur blanc, cœur noir (White Hunter Black Heart) de Clint Eastwood (1990, inspiré par John Huston, chasseur d’éléphant sur le tournage de the African Queen en 1950). 

Sunny et l’éléphant de Frédéric Lepage, 2008éléphant avance d 

Documentaire 

L’Homme et l’Éléphant de Vijay Singh 

Dessins animés : 

Babar 

Dumbo 

Winnie l’ourson et l’Éfélant 

Littérature : 

Les Racines du ciel de Romain Gary, Prix Goncourt en 1956

Le Livre de la jungle de Rudyard Kipling (personnages de Hathi et de Kala Nag). 

Les Annales du disque-monde de Terry Pratchett (le disque-monde est soutenu par quatre éléphants géants). 

L’Éléphant et le Singe de Jupiter de Jean de La Fontaine 

Littérature enfantine : 

Le Livre de la jungle de Rudyard Kipling 

 

Article détaillé : Liste d’éléphants de fiction.

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