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Écureuil symbolique : l’Approvisionnement, l’Épargne, la Prévoyance.

Posté par othoharmonie le 16 juillet 2016

Il y a très longtemps, quand les hommes et les animaux vivaient en harmonie, ils pouvaient communiquer et même parler ensemble. Grand Esprit veillait à la paix de ce monde. Grande Ourse avait un terrible défaut, elle était gourmande et goûtait à tout. Un jour, elle a attrapé un petit Indien et l’a avalé tout rond. Elle l’a trouvé si délicieux qu’elle s’est mise à rechercher les petits Indiens, telle une confiserie et en croqua ainsi plusieurs. Les Indiens étaient désespérés et se précipitèrent chez Grand Esprit afin qu’il fît cesser le massacre.

Il convoqua immédiatement Grande Ourse et lui fit la morale. Toute penaude la Grande Ourse repartit dans la forêt mais sa gourmandise prit de nouveau le contrôle de ses gestes et elle se remit à dévorer les petits des Indiens. Grand Esprit était hors de lui, de ce que Grande Ourse lui ait désobéi : il décida de la transformer en petit Écureuil. Grande Ourse ne pourra plus manger de petits Indiens car on sait que les Écureuils mangent des noisettes et des glands et vivent dans les arbres ! Petit à petit, les rapports de Grande Ourse avec les êtres de la forêt évoluèrent et elle se mit à avoir même quelques Indiens dans le cercle de ses amis !

ecureuil symbole

Il se produisit l’hiver suivant une grande catastrophe : le printemps ne venait pas car les Oiseaux, les Fauvettes n’étaient pas venues l’annoncer de leurs chants mélodieux. Grande Ourse qui voulait se racheter de ses fautes du passé partit à leur recherche dans la forêt. Après avoir marché des jours et des jours, elle crut entendre quelques gazouillis venant du sol. Elle se rapprocha prudemment et découvrit un énorme trou dans lequel les Fauvettes étaient retenues prisonnières par un méchant sorcier et un Grand Ours Blanc. Elles étaient attachées par les pattes à la paroi grâce aux petites racines de mélèze. Grande Ourse se dit qu’elle devait absolument sauver les Oiseaux, mais sous la forme d’un Écureuil elle avait beaucoup moins de force ! Heureusement, elle avait conservé sa grosse voix, et, alors que le sorcier s’était absenté, elle s’adresse au Grand Ours Blanc : « Bonjour cousin ! ».

 Le Grand Ours Blanc regarda de tous les côtés, mais ne vit personne car Grande Ourse était cachée ! Il crut d’abord ne rien avoir entendu mais elle répéta son bonjour. Grand Ours Blanc se dit qu’il était incapable de la repérer. Grande Ourse lui dit alors : « Tu as des soucis aux yeux cousin… ferme-les et je vais te mettre une pommade dont tu me diras des nouvelles ». Grand Ours Blanc s’exécuta et petit Écureuil lui colla les yeux avec de la résine si forte qu’il n’arrivait plus à ouvrir un œil. Elle put ainsi aller délivrer toutes les Fauvettes qui s’élancèrent dans le ciel en chantant afin de remercier le courage de la Grande Ourse. Mais le méchant sorcier était de retour… Grande Ourse s’échappa à toutes jambes, mais ce sont de toutes petites jambes d’Écureuil ! Il décolla en un rien de temps les yeux de Grand Ours Blanc et tous deux s’élancèrent à sa poursuite. Elle fila vers le nord mais ils étaient toujours à ses trousses. Elle eu beau sauter encore et encore plus loin, elle sentait qu’il se rapprocha dangereusement…

Elle grimpa donc dans un sapin à toute allure et sauta dans le ciel. Grand Ours Blanc la suivit et le sorcier banda son arc et décrocha une flèche qui transperça le bout de la queue de petit écureuil et alla se planter dans la voûte céleste. Toutes les nuits vous pouvez encore observer cette course poursuite : Écureuil tourne en rond autour de la flèche qui immobilise le bout de sa queue (l’Étoile Polaire) et Grand Ours Blanc qui ne cesse de la poursuive. Écureuil est représenté par la constellation de la Petite Ourse et Grand Ours Blanc représente celle de la Grande Ourse.

Il est impossible de nommer Écureuil sans penser à ces caractéristiques qui lui sont associées : sa queue touffue, son agilité à se promener d’arbre en arbre, ses techniques de fuites et, surtout, l’image d’une noisette entre ses deux pattes avant ! Il est l’image de l’agilité, de la rapidité d’action. Il nous semble nerveux, prêt à fuir et à semer son adversaire. Sa course en zigzag confond son prédateur qui tente lui aussi de changer de direction aussi vite et perd ainsi un temps précieux. Notre Écureuil aura vite fait de grimper à un arbre en tournant rapidement autour. Son petit cri agrémente nos forêts, alors qu’il nous prévient que nous entrons dans son territoire (et qu’il pourrait bien se fâcher, ce qui ne nous impressionne guère).

ecureuil

 Pourtant il est capable d’être combatif quand il le faut, et j’en ai vu plus d’un tenir en respect une corneille envahissante. C’est un mammifère qui ne s’accouple pas pour la vie. La maman s’occupe bien de ses petits dans le nid douillet qu’elle leurs aura préparé. Les femelles auront tendances à rester dans les environs ; les mâles, eux, vont s’éloigner du territoire maternel, parfois même très loin. Ce sont d’excellent nageurs et ils peuvent même traverser un lac, s’il leur faut changer de territoire. Il hiberne, ce qui veut dire qu’il va dormir plusieurs jours consécutifs durant l’hiver, puis va avoir besoin de sortir quelques fois pour se nourrir à nouveau. Sa caractéristique la plus symbolique est, bien sûr, qu’il fait des réserves. L’Écureuil ramasse noix et graines de toutes sortes et fait même sécher des champignons au creux des arbres. Il en enterre une bonne partie, qu’il « oubliera », ce qui favorisera la reforestation et la reproduction de plusieurs plantes. Son amour des champignons aidera aussi à la transmission des spores sur une grande étendue. Les champignons sont des symbiotes essentiels à la croissance de plusieurs espèces.

 Si votre totem est l’Écureuil : vous êtes vif, possiblement nerveux, avec un grand besoin d’activité. Vous êtes adaptable et sympathique, mais il ne faut pas qu’on vous envahisse, car vous prendrez fuite ; ce qui est une tactique tout à fait honorable pour vous. Vous aimez bien, aussi, faire des détours. Vous n’aimez pas trop les confrontations, mais êtes capable de vous y atteler, s’il le faut vraiment. Rappelez-vous que vous êtes une proie : tenez-vous loin des oiseaux de proie, de la famille des canins et des félins, ainsi que des hermines, visons, martres et serpents. Surtout comme partenaire de vie : ce serait désastreux pour vous. (Le prédateur, lui, s’accommodera très bien de votre présence dans sa vie…)

 L’avenir vous préoccupe et pourrait être source d’angoisse. Le besoin de faire des réserves, de posséder des réserves (nourriture ou épargne), et d’accumuler est très présent. Votre nid est très important, et peut-être même que la décoration prend une place de choix dans votre nid. (On trouve souvent dans des trous de souris et des nids d’écureuils des objets hétéroclites qui semblent ne servir qu’à faire joli…). Vous êtes curieux et intéressé, mais il vous faudra apprendre la patience, car ce n’est pas votre première qualité. De temps en temps vous aurez à vous astreindre à vider votre nid, sans quoi vos accumulations déborderont. Ou bien vous changerez pour un nid plus grand qui se retrouvera lui aussi rapidement embarrassé.

L’économie de son énergie pour une utilisation ultérieure nous apprend à réserver nos jugements, nos opinions. L’écureuil est un petit animal collectionneur. Il se fait des stocks dans différents endroits pour pouvoir passer l’hiver sans soucis de nourriture. Les personnes qui ont la force de l’Écureuil ne tiennent pas en place. Il faut qu’elles soient toujours en mouvement. Si vous rêvez d’un Écureuil, celui-ci vous avertit de préparer l’avenir, et de vous préparez à de grands changements. Écureuil est un petit rongeur arboricole. Pour les Amérindiens, il enseigne l’approvisionnement, l’économie de son énergie pour une utilisation ultérieure, et à réserver son jugement, son opinion. En Europe, les Écureuils étaient considérés autrefois avec une grande méfiance.

Les mythes des Germains du Nord relatent l’existence d’un écureuil appelé Ratatöskr (Dent de Rat) qui ne cessait de monter et de descendre sur le tronc de l’arbre du monde, Yggdrasil (le Frêne), et semait la discorde entre l’Aigle installé sur sa cime et le serpent Nidhogr, en racontant à chacun ce que l’autre avait dit de lui. Écureuil fut aussi rapproché du dieu germain Loki.

 Cet animal roux, qui fuit sans cesse à toute vitesse et ne se laisse jamais attraper, fut considéré à l’époque chrétienne comme une incarnation du Diable. Pour les Amérindiens, avoir la force de l’Écureuil se dit de l’homme qui est toujours en mouvement. Il apprend aussi à réserver son énergie pour un besoin ultérieur mais aussi à réserver son jugement pour l’avenir. En héraldique l’Écureuil est le symbole de la prévoyance, de l’agilité, de la vivacité et de l’indépendance ou bien encore des contrées boisées. S’il est d’azur, il symboliserait la foi dans le commerce, s’il est de sable il symboliserait « un homme juste qui corrige les vices ». Nicolas Fouquet, intendant général des finances de Louis XIV, portait sur ses armes un Écureuil (fouquet en patois) accompagné de la devise quo ne ascendet ? (jusqu’où ne montera-t-il pas ?).

L’Écureuil enseigne à amasser. Avec cette médecine nous serons toujours prêts pour aujourd’hui et nous planifions pour l’avenir. Si nous avons amassé trop de choses qui ne nous servent plus, nous apprenons à les abandonner pour alléger notre fardeau. Ces choses englobent les pensées, les inquiétudes, les pressions, les stress, les trucs qui sont brisés ou inutilisés. Avec Écureuil nous favorisons un cœur et un esprit calme et paisible ou nous développons sagesse et tendresse. Vous pouvez demander à votre totem Écureuil de vous aider à être sûr d’avoir assez d’argent pour la retraite, et à équilibrer les économies et l’utilisation de votre argent et de vos biens. Vous pourrez accéder à son pouvoir en jouant à cache-cache avec vos enfants et en vous dissimulant derrière les arbres, ou en vendant dans un vide grenier les choses dont vous n’avez plus besoin.

L’Écureuil aide à gérer l’énergie, et favorise un meilleur soin de soi. Comme gardien ou protecteur, Écureuil défend le voisinage, et met en garde contre l’approche d’un adversaire.

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Le Masque de l’Oie

Posté par othoharmonie le 17 octobre 2015

 

masque de l'oieDepuis des siècles le mythe des oies sacrées a été mêlé à d’autres concepts et peu à peu elles ont perdu l’élément qui les rendait sacrées. Essayer de retirer ce qui était étranger au mythe des oies est un travail énorme, bien plus grand que ce que nous avons recréé avec les masques sacrés. Il est toujours possible de créer quelque chose à partir de ce qui nous reste du mythe des oies sacrées.

J’ai observé une statue contemporaine bretonne appartenant à un ami. En dehors de ses qualités artistiques, la première chose qui m’est venue à l’esprit c’est que je pouvais la « lire » car ce n’était rien de plus qu’une somme de symboles Païens. Je ne sais pas si l’artiste qui a fabriqué la statue savait ce qu’il faisait ou non, mais tous les bons symboles étaient là et ils étaient souvent juste là où vous pourriez penser les trouver.

C’était une statue de la déesse sur son trône. Derrière le trône était représenté le soleil de minuit que vous vous attendiez à trouver, mais c’était le vrai soleil et non une roue solaire ou un symbole solaire. Plus intéressant parmi tous les autres symboles il y avait deux oies, une de chaque côté du trône. Chacune avait le cou tendu et regardait la Déesse. De ce que l’on sait de l’oie dans la mythologie celte, on aurait pu s’attendre à trouver les oiseaux aux pieds de la Déesse, la regardant avec adoration, car, comme le corbeau, l’oie sauvage emporte les âmes de ceux qui meurent en hiver.

Dans ce symbolisme, l’oie sauvage tient le rôle de la Mère sous son aspect de la Déesse du Nord Glacial au Blanc Visage celle dont « le souffle est né du vent glacé du Nord ».

Ici on constate que l’observation de la nature est devenue, dans la mythologie de l’Ancienne Foi, une allégorie. Vous n’avez qu’à observer le retour des oies sauvages qui cacardent pour réaliser que même de nos jours il y a une certaine magie dans leur arrivée – surtout si nous pensons à leurs habitudes migratoires et aux longues distances qu’elles parcourent pour hiberner ici en Grande Bretagne.

L’arrivée des oies annonce l’arrivée de l’hiver, lorsque l’ombre de la mort chasse le vieux comme l’enfant, le malade comme le bien portant. Lorsque les oies sauvages quittent le pays, cela annonce l’arrivée du printemps. Comme les anciens habitants du pays observaient la formation en V de ces vols qui quittaient le pays au lever du soleil et ne réapparaissaient plus avant l’automne. Ils disaient que les oies emportaient avec elles les âmes des personnes mortes en hiver, pour les mener jusqu’au trône de la Déesse au Blanc Visage. Avec les premiers froids de l’hiver les oies et la mort arrivaient et lorsque les oies repartaient, apparaissaient les premiers indices annonciateurs des beaux jours et du règne favorable du Roi Eté (en souhaitant que les dieux n’étaient pas en colère et n’envoient pas de tempêtes, de tornades ou de mauvais temps en général)

En Amérique du Nord les Indiens ont observé que le départ des oies amène l’hiver et que leur retour annonce l’arrivée de l’esprit du prochain été. De toute façon elles restent un symbole vivant de la foi.

Peut être que les oies les plus sacrées de l’Antiquité furent les oies du Capitole à Rome qui étaient, bien sûr, des animaux domestiques. On dit qu’elles ont sauvé la garnison du Capitole en l’alertant nuitamment de l’arrivée d’une armée gauloise qui avait déjà conquit tout le reste de Rome. (Je suppose qu’il s’agit ici du seul exemple concret et documenté de l’ancienne sacralité des oies).

téléchargement (1)Une fois encore nous prenons le peu de faits connus et en tirons une thèse basée sur ce que nous savons et nous créons un rôle pour l’Oie dans les rites de la même manière que pour le Cerf, le Corbeau et l’Ecureuil. Inclure l’Oie signifie que nous retournons à l’ancienne image d’une des facettes de la Déesse. L’Oie peut symboliser le concept qui recouvre la mort, l’âme et la re-naissance éventuelle de l’âme ainsi que l’Oie qui emporte l’âme de ceux qui viennent de mourir. Avec leur retour, elles apportent une partie de l’âme qu’elles ont trouvée là où l’on est avant la re-naissance.

Certains puristes pourraient dire qu’il n’y a rien de tout cela dans la Tradition Sorcière stricte. Ils n’ont pas tort, mais je les mets au défi de me définir ce qu’est la « Tradition Sorcière stricte ». Même si le concept des oies magiques appartient plus à l’Autre Monde celte qu’à la Sorcellerie, la Sorcellerie est assez dynamique pour accepter les rites et les concepts qu’un coven ou un clan ont créé dans le cadre de la pensée Sorcière. En ayant cela à l’esprit, lorsque le moment sera venu j’espère que parmi toutes les oies qui viendront cet hiver il y aura une des ces oies magiques envoyées par la Déesse pour ramener mon âme à la maison.  

 

par Evan John Jones

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LE SINGE ET LA MYTHOLOGIE INDIENNE

Posté par othoharmonie le 28 avril 2015

 

 

 

La mythologie indienne fait des « entelles » (SINGE SACRE) les descendants du dieu-singe Hanuman. Bouddhistes et hindous les vénèrent et leur ouvrent leurs temples. Habitants du sous-continent indien, les entelles, singes sacrés, souffrent pourtant aujourd’hui des activités humaines.

 imagesLES-DEUX-SINGES-LES-DEUX-SINGES-LES-DEUX-SINGES-

Les primates forment un groupe ancien de mammifères qui partagent leurs plus lointains ancêtres avec les insectivores. Les premiers primates vivaient sans doute à la fin de l’ère secondaire, il y a 70 millions d’années. Le plus ancien fossile connu présentant des caractères associés aux primates est Purgatorius unio,d’Amérique du Nord. C’était un petit animal arboricole et végétarien de la taille d’un rat. Après lui, on trouve des primates de la taille d’un écureuil ; ils ont une longue queue, et leurs quatre membres se terminent par cinq doigts dont un pouce opposable. À la fin de l’éocène, il y a environ 36 millions d’années, leurs descendants, les simiiformes (singes) sont déjà des primates modernes (leur crâne est mieux développé).

Les singes regroupent les singes du Nouveau Monde (platyrhiniens) et ceux de l’Ancien Monde (catarhiniens). Parmi ces derniers, la famille des cercopithécidés, à laquelle appartiennent les entelles, était déjà présente en Afrique au début du miocène, il y a une vingtaine de millions d’années, avec Prohylobates etVictoriapithecus, qui pesaient entre 5 et 25 kg selon les espèces et étaient probablement arboricoles.

La diversification de la famille des cercopithécidés en deux sous-familles bien différenciées est plus récente, puisqu’elle remonterait seulement à quelque 7 à 8 millions d’années. D’un côté, les cercopithécinés avec, entre autres, les cercopithèques, les macaques et les babouins actuels, tous relativement omnivores, qui sont restés très proches de leurs ancêtres de la fin du tertiaire ; de l’autre, les colobinés, qui regroupent les doucs, les nasiques, les entelles et les colobes africains. Ces derniers, tous presque exclusivement végétariens, sont très différents des premiers animaux de ce groupe qui comptait, au pliocène, Mesopithecusen Europe et au Moyen-Orient et Dolichopithecus en Europe.

Aujourd’hui, sur le sous-continent indien, des pentes de l’Himalaya à Sri Lanka, les entelles, ou singes sacrés (genre Semnopithecus), sont, comme les autres colobinés, menacés par la régression de la forêt tropicale.

 

Les entelles, dans l’ensemble, vivent plutôt en groupes mixtes ou en harems. Tout dépend, notamment, de leur densité, très variable, et de la richesse du milieu. Ainsi, dans des zones de prairies et de cultures, il arrive que l’on compte seulement trois animaux au km2, tandis que les forêts tropicales peuvent en héberger jusqu’à 130 au km2.

Si la densité d’entelles est relativement faible par rapport à la richesse de la forêt, les animaux vivent plutôt en groupes mixtes : plusieurs mâles cohabitent avec les femelles adultes accompagnées de leurs jeunes. Si la densité est proche du maximum possible, la structure sociale se modifie : certains mâles vivent seuls avec leur harem de femelles adultes et les jeunes de celles-ci, tandis que les autres mâles célibataires se regroupent en bandes.

Le domaine vital d’un groupe mixte peut varier de 0,05 à 13 km2, et celui d’une troupe de mâles de 7 à 22 km2.

Les entelles communs sont, de façon générale, paisibles et peu agressifs, par comparaison aux macaques habitant les mêmes forêts, surtout quand les densités ne sont pas trop élevées et les ressources, abondantes. Les troupes voisines ont alors souvent des domaines vitaux qui se chevauchent, et chacune n’en défend vraiment que le centre. Les disputes sont vocales, et des aboiements, brefs et sonores, permettent aux animaux de chaque groupe de se repérer et de respecter des distances raisonnables entre eux.


singe-et-la-demoneLorsque le chef d’une troupe est remplacé par un autre mâle issu de la communauté, le changement s’opère sans violence et le nouveau dominant ne chasse pas son prédécesseur du groupe.

En revanche, quand les densités sont plus fortes, les mâles qui vivent en harems sont régulièrement harcelés par des mâles célibataires désireux de prendre leur place. Les combats sont alors fréquents et, souvent, assez violents. Les célibataires peuvent se mettre à plusieurs pour évincer un chef de harem, puis ils poursuivent le combat entre eux jusqu’à ce que l’un d’eux s’impose comme dominant et s’approprie les femelles.

Celles-ci restent habituellement en dehors de ces conflits, mais, souvent, dans ces périodes de grand désordre, les jeunes se trouvent séparés de leur mère et en pâtissent. Quand les disputes se succèdent, le nombre des naissances décroît. Si les effectifs sont très denses, les comportements agressifs des mâles auront tendance à réduire la survie des jeunes, et donc à ralentir, voire à stopper la croissance de la population, ce qui, en retour, entraîne une diminution de l’agressivité.

 

L’entelle commun se nourrit, aussi bien à terre que dans les arbres, essentiellement de feuilles, qu’il trouve en abondance dans la forêt tropicale. Il doit avaler d’immenses quantités de ces feuilles difficiles à digérer pour compenser leur faible rendement énergétique. Grâce à son système digestif bien particulier, il peut même consommer des espèces végétales dangereuses, voire mortelles, pour d’autres singes. Ainsi, il mange en toute impunité les fruits de la noix vomique, Strychnos nusvomica, qui tueraient certainement un macaque rhésus. Il ne dédaigne pas non plus le calotropis, au latex tellement repoussant que même les insectes ne s’y attaquent pas. L’abondante sécrétion de ses glandes salivaires facilite la fermentation des aliments, dans la première partie de son estomac.

Outre des feuilles d’arbre – il choisit les plus tendres –, l’entelle se nourrit aussi de bourgeons, de petits rameaux, de fleurs et de fruits. On l’a vu également manger de la terre argileuse, des insectes, des galles d’insectes, des champignons, des gommes végétales, des racines et le cœur de certaines tiges. Pour ce qui est de l’eau, il en absorbe déjà une grande quantité dans ses aliments et boit, à l’occasion, dans des cavités naturelles sur les arbres où il se déplace.

Le groupe cherche surtout sa nourriture aux heures fraîches de la journée, tôt le matin ou tard l’après-midi. Au milieu du jour, les singes se reposent à l’ombre d’un arbre ou de rochers.

Tout au nord-ouest de l’aire de répartition de l’espèce, dans les hautes vallées du Cachemire, entre l’Inde et le Pakistan, les entelles communs vivent autour de 3 600 m d’altitude en été et ne descendent pas au-dessous de 2 000 m en hiver. Ils adaptent alors leur régime à une végétation qui n’est plus tellement tropicale. Ils se nourrissent des fruits et des feuilles du marronnier de l’Himalaya, de l’érable, du pin bleu et de l’if. En hiver, leur consommation de conifères augmente, sans doute plus par nécessité que par goût, et ils sont, alors, souvent obligés de passer pratiquement la journée entière à s’alimenter. Il n’y a que l’été, quand les journées sont plus chaudes, qu’ils peuvent se reposer en milieu de journée.

Là aussi, les singes descendent volontiers à terre et savent profiter de toutes les plantes disponibles, même s’ils apprécient surtout, au début de l’été, les fruits des ronces et des arbustes comme les viornes. Dans ces zones de montagne où les sources ne manquent pas, ils peuvent boire autant qu’ils le souhaitent, même s’ils supportent fort bien la sécheresse.

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Le Masque de la Chouette

Posté par othoharmonie le 4 mars 2015

 

 

images (13)La personnalité rituelle de la chouette vient plus du monde Gréco-Romain que du monde Germain ou Celte. Son ancêtre historique est la chouette d’Athéna. Mais, une chouette sacrée a tout à fait sa place parmi les masques sacrés.

Tout d’abord, la chouette a symboliquement le pouvoir de la sagesse. En plus de cela, en Grande Bretagne et en Europe il y a une forte tradition qui veut que la chouette soit un oiseau de présages, en général lié à une mort ou annonçant une mort. Dans le passé la chouette et la Sorcière étaient associés même si la chouette est presque toujours  représenté ou placé au second plan. Comme la chouette n’est pas un « familier » sorcier habituel, il doit y avoir d’autres explications à cette association Sorcières / chouettes. Nous approchons ici le vrai concept de la chouette-oiseau magique.

Essayons de voir où la Chouette danseur masqué peut remplir un rôle particulier dans le groupe masqué.

La Sorcière et la Chouette sont toutes les deux des créatures de la nuit. La plupart des chouettes chassent la nuit et attaquent des rats, des souris et d’autres petits animaux.

Entendre un rat crier dans la nuit, brisant ainsi le silence, peut être effrayant. Le hululement angoissant d’une chouette suivi par le cri d’un petit animal qui a peur pour sa vie, peut faire penser à bien des choses à un esprit superstitieux. A cause de la manière dont ils appréhendent le surnaturel, les gens qui l’entendent, peuvent voir cela comme une preuve que la chouette messager de mort porte une autre âme damnée à sa maîtresse la Déesse qui dirige l’autre Monde.

L’endoctrinement inspiré par l’église a rempli la nuit de sorcières tenant leurs rites sataniques et demandant l’aide de leur maître le Diable pour éloigner l’âme des bons chrétiens imprudents du chemin de la croyance et de l’ultime salvation.

D’après le stéréotype, la sorcière du moyen age adorait le Diable et avait signé un pacte avec lui par lequel en échange de certains dons, pouvoir ou ce que vous voulez, la sorcière devait, après une certaine période, remettre son âme au Diable qui la lui réclamerait.

Lorsque des gens se rassemblaient la nuit et entendaient le hululement de la chouette et ensuite des cris de souffrances, cela pouvait amener à penser à ces esprits conditionnés et sensibles qu’une sorcière de plus était menée à contre cœur à son maître le Diable. Ils devaient se signer et murmurer : « Dieu soit loué, nous sommes de bons chrétiens et nous sommes sous la protection de notre Sainte Mère l’Eglise ».

Même s’il est difficile pour nous de nous glisser dans la peau et dans la tête des gens du moyen-âge et de comprendre leur façon de penser et la façon dont ils ont été conditionnés par la « sainte mère l’église », nous devons essayer si nous voulons comprendre comment un phénomène naturel peut être perçu comme de la « sorcellerie » et être d’inspiration satanique. D’un certain point de vue, la chouette fut toujours considérée comme un oiseau sacré dédié à la Déesse, ou une des apparences adoptées par la Déesse pour visiter en secret ou observer les Siens pendant leurs pratiques.

D’un autre point de vue, cette même chouette et ses hululements étaient un signe physique qui prédisait que la mort était sur le point de demander l’âme d’un des Siens, qu’on le sache ou non, mais qu’on suspectait au moins d’être un des Siens. A la lumière de cela, l’ancien esprit de la chouette, son association avec la Déesse et son savoir et sa sagesse inspirés par la Déesse trouve sa place dans ce qui est souvent couvert par le concept des rites masqués.

Transposé à notre époque, la Chouette danseur masqué peut être par exemple le plus âgé du groupe, celui qui est la « Sage Vieille Chouette » du groupe. Même si la chouette n’aura jamais le même statut que le Cerf, le Corbeau et l’Ecureuil, c’est vers lui qu’on se tourne pour obtenir des conseils lorsque les choses ne tournent pas comme elles le devraient. C’est la chouette qui transmet ce qui a été acquis lors des rites aux nouveaux du groupe. Bref, cette personne sera une de celles qui auront en tête le concept et les techniques utilisées lors des rituels et au-dessus de tout il sera celui qui donnera ces téléchargement (1)informations lorsqu’on les lui demandera, mais pas avant. La Chouette est le gardien discret des rites aussi bien que le gardien du concept et de la pureté des rites.

Avec ce changement nous suivrons la très ancienne tradition sorcière en adaptant les mécanismes du concept à l’époque où nous vivons. Lorsqu’il sera nécessaire d’opérer de nouveaux changements la Déesse Eternelle enverra Son oiseau sacré planter les premières graines de ces savoirs et compréhensions et laissera les futurs covens les mener à maturation.

     par Evan John Jones du Site référence : http://lapierresorciere.free.fr/TC/EJJ15f.htm

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La Chèvre en littérature

Posté par othoharmonie le 10 mai 2014

 

par Fulbert Dumonteil

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Commençons d’abord par son seigneur et maître, le Bouc : Mauvais caractère, mauvaise odeur et mauvaise réputation ; impudent et impudique, emblême de luxure et de brutalité ; l’air hautain, dédaigneux ; marchant d’un pied d’airain à la tête de son sérail, le front large, les cornes hautes et menaçantes, la barbiche flottante et touffue, les yeux étincelants comme deux boutons d’or ; faisant sonner sa clochette d’un air vainqueur, enveloppant enfin son harem fringant d’un regard oblique et farouche. Vindicatif et sournois, tyrannique et débauché, opiniâtre et vaillant, autoritaire et butor, affamé de ronce et de vengeance, n’oubliant rien et bravant tout, assouvissant, un beau jour, dans le sang de son maître, la haine d’une année. Bête, satyre ou diable, tel est le bouc. Eh bien ! malgré ses débauches et ses méfaits, on ne peut lui contester son superbe courage, sa grandeur sauvage, sa majesté satanique, je ne sais quel prestige de réprobation et de fatalité.

Cynique et fier, il secoue sa grosse tête de satyre, comme s’il voulait jeter au vent toutes les légendes diaboliques dont la superstition enroula ses cornes, et il s’avance à travers les buissons et les ravins, avec une résignation hautaine, comme s’il était chargé encore des iniquités d’Israël.

Capricieuse, vagabonde et lascive est la Chèvre.

Douée d’une agilité surprenante, d’une gaieté pittoresque et d’une grâce étrange ; indépendante et hardie comme une fille des abîmes et des glaciers ; paradant dans les jeux du cirque, cabriolant sur les tréteaux, tirant la bonne aventure sur les places publiques, et dansant comme une almée autour de la Esméralda ; la corne en arrière, le nez busqué, la bouche sensuelle et l’oeil brillant ; la patte leste et les moeurs légères, impatiente de la corde, irrégulière de l’étable, dédaigneuse de caresses ; fantaisiste et bizarre, grimpant le long des corniches et se suspendant aux flancs des rochers ; insouciante et friande, avide de voltige et de bourgeons, fléau des bois, ne vivant que pour l’aubépine et la liberté, le salpêtre et l’amour.

La Chèvre est fille de l’Asie et l’on est à peu près d’accord qu’elle descend du Bouquetin oegagre, qui habite les chaînes du Caucase.

Répandue sur le globe entier, elle rend à l’homme d’importants services, en lui donnant sa peau, son poil, son lait, sa chair, ses fromages exquis, délices du gourmet et régal du montagnard.

Dans le centre de l’Afrique, la Chèvre est la grande ressource des caravanes et la nourriture capitale de l’indigène : C’est un don royal et un gage d’alliance ; c’est le plat traditionnel des festins barbares. Après les victoires on mange la Chèvre d’honneur et quelquefois aussi les … prisonniers.

Chez nous, la Chèvre est la vache de l’indigent, comme l’âne est le cheval du pauvre, c’est l’hôtesse aimée des cabanes et gâtée des enfants. Combien de fois n’a-t-elle pas prêté le secours de ses riches mamelles au sein tari d’une mère, et rempli tous les devoirs d’une bonne nourrice.

Épouse un peu légère, la Chèvre est une mère excellente. Il faut la voir au milieu de ses cabris jouant, exécuter pour leur plaire des cabrioles audacieuses qui ne sont plus de son âge. Il faut l’entendre quand on lui a ravi ses petits, appeler ses chers chevreaux de cette voix navrante, presque humaine, qui a l’air d’un sanglot.

La domestication de la Chèvre remonte aux temps les plus reculés. Sa place est marquée dans la Genèse et ses cornes se profilent sur les monuments de la vieille Égypte. Le plaintif Jérémie se fait suivre d’une Chèvre comme une simple cocotte de Bougival, et la reine de Saba amène à Salomon un troupeau de Chèvres blanches comme le lait. Enfin, si une louve allaita Romulus, Alexandre-le-Grand fut nourri par une Chèvre tout comme M. Thiers.

Parmi les Chèvres exotiques, je vous montrerai d’abord la Chèvre angora, couverte d’une toison magnifique, longue, fine, ondulée ; elle semble vêtue de soie. C’est une bête aristocratique et bien posée, fière de sa valeur industrielle, élégante et grave, drapée, pour ainsi dire, dans sa richesse et sa beauté.

Bien différente est la chèvre d’Égypte, un prodige de laideur. Sa tête étrange semble détachée d’une momie ou sortie d’un bocal à esprit de vin : des oreilles pendantes, comme cassées, des yeux blancs à fleur de tête, le nez bossu, la bouche oblique, les lèvres disjointes, et des dents grimaçantes plus jaunes qu’un chapelet du temps de Mahomet.

Voici les petites Chèvres naines du Sénégal, des miniatures de délicatesse et de grâce, des merveilles d’agilité. On dirait de leurs cornes un fuseau et de leur barbiche un flocon de soie.

C’est la Chèvre de Lilliput. Son lait est un trésor inépuisable, sa vie une cabriole éternelle. Bondissant comme un Chamois ou faisant pivoter sa jolie tête blanche sur ses épaules noires, elle s’en va dans les forêts vierges, brouter les feuilles parfumées des mimosas parmi les singes et les écureuils, stupéfaits de son agilité.

Je vous présente enfin la plus illustre et la plus précieuse de toutes les espèces ; la Chèvre de Cachemire. Elle ne porte point de châle ; mais sous ses longs poils soyeux elle cache un duvet floconneux et doux, d’une finesse incomparable qui sert à tisser ces étoffes magnifiques qui ont fait sa réputation et sa gloire.

N’oublions pas que la Chèvre a trouvé le café.

Un jeune berger appelé Kaldi s’aperçut, un jour, qu’après s’être repues avec délices de certains fruits inconnus, ses Chèvres se livraient aussitôt à des cabrioles extravagantes.

Kaldi s’empressa de goûter aux fruits merveilleux et partagea incontinent la gaieté de son troupeau.

Au même instant un moine vint à passer, qui se trouva bien surpris de tomber en plein bal. Une trentaine de Chèvres exécutaient un cotillon fantastique tandis que le bouc, droit sur ses pattes et les cornes inclinées, décrivait gravement un cavalier seul, en face du berger qui figurait une espèce de chaîne des dames.

Le bon moine s’informe du motif de cette fureur chorégraphique, et Kaldi lui raconte sa découverte.

La piété n’exclut pas les instincts gastronomiques. Ceux du moine étaient grands : il imagina de faire bouillir les fruits du berger et cette décoction ingénieuse donna le café.

Le café et le cachemire, la plus riche des étoffes et la plus exquise des boissons, n’est-ce pas assez pour faire pardonner à la Chèvre ses caprices, sa gourmandise et ses moeurs légères !

Mais voici le bouc de Judée qui vient tout à coup dresser, au milieu des ruines, sa tête souveraine, couronnée de deux épées.

Animal superbe et redoutable, il s’avance avec la double majesté d’un patriarche et d’un sultan ; puis il s’arrête fièrement, campé sur ses pieds d’airain, la tête haute, le front altier, l’aspect abrupt, les cornes immenses, droites et minces : deux lances tournées vers le ciel.

Son jarret est de bronze et son oeil une flamme ; son front est de granit, il frappe, pare, ébranle, riposte, assomme, c’est une massue et un bouclier, une enclume, un maillet.

Quand il passe, taciturne et sombre, à la tête de son troupeau errant, on dirait qu’il mène ses Chèvres étiques en captivité.

1ADépaysé autour même de son berceau, il apparaît comme un maudit, comme un étranger sur ce sol déshérité qu’il foule depuis trois mille ans.

Agenouillé dans la poussière, il semble, avec son grand oeil jaune, suivre à l’horizon l’image flottante de Moïse ou de Mahomet ; puis, il s’en va, suivi de cinq ou six esclaves, brouter les buissons du Sinaï, ou l’herbe desséchée qui penche sur le tombeau des rois. Relevant tout à coup sa tête farouche comme s’il voulait secouer l’antique malédiction et le soleil de feu qui pèsent sur son front, il frappe les cailloux de son pied nerveux, espérant peut-être, dans cette terre de prodiges, faire jaillir une source des rochers. Quand vient le printemps, le Bouc de Judée se forme un harem au milieu des bruyères et des myrtes sauvages et malheur au Moabite ou au Philistin qui oserait l’approcher !

La guerre se mêle toujours à ses amours : ce sont des combats renouvelés des temps héroïques, des luttes épouvantables ; le vieux sol d’Israël résonne sourdement sous les pieds des rivaux et l’on entend, au loin, comme un cliquetis d’épées, un bruit de cornes retentissantes qui épouvantent les vautours du Sinaï.

Voici les adversaires aux prises, tête contre tête, cornes contre cornes, pied contre-pied ; immobiles, attentifs et tout à coup ils se lâchent, s’éloignent à pas lents et graves, se retournent, se regardent, se défient du pied qui frappe, de la corne qui s’incline, du regard qui brille, et s’élancent avec furie.

Ce sont des attaques impétueuses et des bonds effroyables, des coups de tête à ébranler les murs de Béthulie, des coups de cornes à briser les portes de Jéricho.

Tantôt, le vaincu reste, gisant sur le sol ensanglanté et ce n’est plus qu’un cadavre ; tantôt un coup de corne, décidant de la victoire, l’envoie dans un ravin où le chacal du désert, sanglotant dans les ténèbres, viendra, à pas timides, lui dévorer les os.

Complétons cette galerie de famille par une esquisse du Chevrotin de l’Himalaya, vulgairement appelé Porte-musc.

Ce gentil animal est bien le membre le plus étrange et le plus curieux de la grande famille des Chèvres.

C’est un parfumeur doublé d’un acrobate, il saute ou il distille. Sur son blason de bête il porte un alambic et un trapèze.

C’est un montagnard austère et libre qui dédaigne les plaines et les collines. Il lui faut un glacier pour piédestal, les neiges pour tapis, l’infini pour horizon. Il n’est pas grand, ce gracieux Chevrotin, mais c’est à six mille mètres au-dessus du niveau de la mer qu’il campe, sur son trône de glace.

C’est là-haut que le chasseur intrépide s’en va chercher le roi des parfums, le musc de l’Himalaya dont une once ne coûte pas moins de trente francs dans les bazars de Calcutta.

Des oreilles droites et longues, effilées ; la tête petite et fine, un bel oeil noir bravant l’éclat des neiges et le feu des éclairs ; un regard infaillible qui découvre l’insecte dans la mousse et sonde le fond des abîmes ; un corps léger, pointillé de taches blanches reposant sur quatre aiguilles et un pied si délicat, si mignon qu’il pourrait entrer, sans la briser, dans une coquille d’oeuf.

Ce Chevrotin n’a pas de cornes ; mais, en revanche, sa mâchoire est ornée de deux défenses qui se projettent dans le vide. Avec son front nu et sa mâchoire armée, le porte-musc a l’air d’un animal en train de dévorer ses cornes.

C’est près du nombril, dans une petite poche, que le Porte-musc recèle le parfum délicat auquel il a donné son nom.

Le mâle seul possède cette bourse précieuse que le chasseur arrache aussitôt que sa victime est atteinte, avec une avidité infernale, lui prenant du même coup la bourse et la vie !

La vivacité du Chamois égale à peine l’agilité du Chevrotin de l’Himalaya. Il ne connaît point le vertige, mais sa vue le donne. Comme un oiseau, comme un trait, il traverse l’espace, bondit de rocher en rocher, saute par-dessus les ravins et les abîmes, se joue au bord des précipices et se perd dans les cîmes comme l’aigle dans les nues.

Une seule chose peut le suivre dans cette effrayante voltige : l’oeil de l’homme.

Une seule chose peut l’atteindre dans ce galop aérien : une balle.

Quand il ne bondit plus c’est qu’il est tombé. Ne dites pas qu’il a été moins rapide que le plomb du chasseur. Le plomb et lui se sont rencontrés.

Entre la société et lui, ce gracieux Chevrotin, la plus libre d’entre les bêtes libres, a mis une barrière infranchissable : des Chèvres de rochers, des pics inaccessibles, un mur de glace.

Ce n’est certes point un malfaiteur qui fuit, qui se dérobe à de justes châtiments. C’est un petit philosophe qui a ses idées sur la civilisation et qui se retranche derrière ses neiges comme dans le recueillement de ses pensées. C’est un rêveur aimable et doux qui se plaît à contempler de haut, sans ironie et sans dédain, les choses basses de la terre.

Qu’elle est heureuse et libre la petite Chèvre sauvage du Thibet. Que lui manque-t-il ? N’a-t-elle pas l’herbe odorante des montagnes et l’eau bleue des glaciers ? N’a-t-elle pas cette liberté qu’elle aime et qu’elle va chercher jusque dans les nues ? Gymnaste incomparable et passionné, Léotard et Blondin des corniches vertigineuses, des pics et des aiguilles accessibles à son pied seul, elle passe sa vie dans une voltige éternelle, ayant pour spectateurs les aigles et les vautours, pour orchestre le bruit des cascades et des torrents, et pour cirque l’Hymalaya.

Et, du haut de son trône de glace, le petit Chevrotin musqué voit défiler à ses pieds tous ces habitants de la montagne qu’il domine et qu’il prend, sans doute, en pitié.

N’est-il pas invulnérable et comme inaccessible lui-même en son gîte aérien ? Non ! Sans parler de l’homme avec qui il n’y a ni sécurité ni liberté, le Chevrotin de l’Hymalaya, comme le Chamois des Pyrénées et le Bouquetin à peu près disparu des Alpes, a un ennemi implacable qui plane sans cesse sur sa tête comme une autre épée de Damoclès : c’est le grand vautour du Thibet.

Ce despote des airs le guette, le suit, le surprend dans ses contemplations ou dans ses jeux, s’abat comme un bloc, l’étourdit du bruit de ses ailes, l’aveugle de son bec, lui brise le crâne, lui ouvre le flanc, lui déchire le coeur et il ne reste bientôt plus que des os épars dans la neige rougie.

La Sarigue a une poche où elle met ses petits. – C’est un berceau vivant.

L’Araignée-Loup a aussi une poche qu’elle a filée, où elle dépose ses oeufs. – C’est un nid de satin.

Des reptiles terribles ont encore une poche où ils secrètent leur venin. – C’est la mort.

Le Cousin possède également une poche en forme de trompe où il loge ses aiguillons. – C’est une trousse à lancettes.

La Mangouste porte à son cou une pochette remplie d’une liqueur dont elle sait se désaltérer quand l’atmosphère est étouffante. – C’est une gourde.

Le Pélican enfin a reçu de la nature une vaste poche où il met son poisson en réserve. – C’est un garde-manger.

Le Chevrotin de l’Himalaya renferme dans sa poche le trésor de ses parfums. – C’est un flacon de toilette.

Pour lui, c’est sa gloire et son souci, c’est sa richesse, c’est sa mort.

A2Pareil à ces victimes qu’on tue pour leur or ou qu’on persécute à cause de leur génie, le petit Porte-musc périt par son mérite et sa renommée. Ce qui fit sa gloire fait sa perte.

Elle cachait un trésor dans son sein, la douce bête des montagnes, et la main de l’homme est venue l’arracher à ses entrailles fumantes.

Qu’importe ! Est-ce qu’un parfum ne vaut pas une vie ! Est-ce que les belles créoles de Calcutta se soucieraient du martyre d’un Chevrotin dont la cruelle agonie a sué de délicieuses senteurs ! Est-ce qu’elles s’informeront des flots de sang qu’a coûtés une goutte de parfum !

Depuis la Chèvre de Cachemire jusqu’au Bouc de Judée, nous avons vu passer les plus illustres et les plus pittoresques de la grande famille Caprine, les uns drapés de fine laine, les autres vêtus de soie, presque tous encornés superbement ; ceux-ci laitiers incomparables, ceux-là fabricants renommés de fromages ou fournisseurs ordinaires de ces portefeuilles ministériels qui s’usent si vite.

Eh bien ! c’est pour la Chèvre de nos pays que je garde mes sympathies. Pour la Chèvre qui nourrit le montagnard des Alpes ou des Pyrénées, le paysan des monts d’Auvergne ou de mes chères collines du Périgord ; c’est pour la Chèvre bienfaisante et familière des cabanes, qui promène ses puissantes mamelles au milieu des bruyères roses et des genêts d’or, tandis que ses cabris joyeux bondissent au bord des torrents.

J’ai été élevé par une Chèvre et je lui dois, sans doute, cette vivacité capricieuse qui ne m’a guère servi dans ma carrière.

Qu’importe. Je me rappelle que, tout enfant, je mêlais dans mes prières naïves aux noms de mes parents celui de ma nourrice à barbe, restée la compagne de mes jeux.

Sur mes vieux jours, je me souviens encore de Jeannette et je lui consacre ici ces dernières gouttes d’encre, en reconnaissance du lait dont elle me nourrit.

FULBERT DUMONTEIL.

Source : DUMONTEIL, Fulbert (1830-1912) : La Chèvre (1882).

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LES OISEAUX DES VILLES

Posté par othoharmonie le 30 avril 2014

 

 3

Les oiseaux sauvages vivent tout autour de nous. Pourtant, on sait très peu de choses à leur sujet. En plus d’informer les jeunes dans les écoles, Le Nichoir, centre de réadaptation pour volatiles qui a ouvert ses portes en 1994 à Hudson, fournit tous les soins appropriés aux oiseaux sauvages blessés ou orphelins avant de les relâcher dans leur environnement naturel. Joanie Gagnon, biologiste responsable des soins de l’établissement, a répondu aux questions de La Presse. http://www.lapresse.ca/  

Q : Que doit-on faire quand on trouve un oisillon par terre ?

R : Il faut faire très attention. Souvent, on va recevoir des oiseaux qu’on appelle dans le jargon « kidnappés ». Il arrive fréquemment que les oiseaux sortent de leur nid. Si vous voyez qu’un oisillon a toutes ses plumes, qu’il peut marcher mais pas voler, c’est normal. Ça fait partie de son processus de développement : il doit apprendre à voler sur le sol pendant environ deux semaines alors que ses parents vont continuer à le nourrir. N’enlevez donc pas l’oisillon, sinon ses parents vont le chercher.

Q : Que faire dans les autres cas ?

R : Si vous trouvez un oisillon tombé du nid, qui n’a pas encore de plumes, remettez-le dans son nid. On peut le toucher : c’est un mythe de croire que, si on le touche, ses parents vont sentir l’odeur de l’humain et ne plus l’approcher. Les oiseaux ont un odorat très pauvre !

S’il s’agit d’un oiseau blessé, appelez Le Nichoir ! Apportez-le dans une petite boîte, sans le nourrir ni lui donner de l’eau avant de nous avoir parlé auparavant. Avec la mauvaise nourriture, on peut faire plus mal à l’oiseau même si on veut l’aider. C’est un animal sauvage, alors mettez des gants et lavez vos mains.

N’oubliez pas également qu’il est illégal de garder un oiseau sauvage à la maison.

Q : Doit-on nourrir les oiseaux en hiver ?

R : En hiver, plusieurs espèces vont migrer dans le Sud, d’autres vont rester, comme les pics, les geais bleus, les moineaux, les cardinaux, les mésanges, les pigeons, etc. Il y a aussi des oiseaux qui vivent plus au nord qu’ici et qui vont venir passer l’hiver chez nous, car il y a plus de nourriture, comme les petits juncos noir et blanc. Les insectes, même si on ne les voit pas, sont toujours là, en hibernation sous l’écorce ou entre les branches. Souvent, l’alimentation des oiseaux va changer : ceux qui mangent beaucoup d’insectes vont se nourrir de petits fruits et de graines gardés pour l’hiver.

Les oiseaux iront plus vers les mangeoires en hiver, car c’est plus difficile de trouver de la nourriture, mais les graines ne constituent que 25 % de leur alimentation. Alors ce n’est pas parce que vous ne mettez pas de mangeoires que les oiseaux vont mourir de faim !

Q : Qu’est-ce qu’une bonne mangeoire ?

R : Il est interdit, dans certaines municipalités, de nourrir les pigeons. Alors si vous installez une mangeoire et que les graines tombent, c’est illégal. Appelez votre ville pour connaître la réglementation. Même chose pour les écureuils, alors choisissez des mangeoires auxquelles ils n’ont pas accès.

Attention à l’endroit où vous placerez la mangeoire : il est conseillé de la placer à moins de 3 m de votre fenêtre, ainsi, si l’oiseau décolle et frappe la fenêtre, il ne le fera pas à haute vitesse. Sinon, mettez des collants aux fenêtres pour éviter les accidents.

Installer une mangeoire dans un arbre n’est pas idéal puisque les écureuils vont y accéder.

Idéalement, on peut ajouter un petit buisson à environ 10 pi de la mangeoire pour que l’oiseau se sente en sécurité.

Attention de bien laver la mangeoire une fois par semaine avec de l’eau et de l’eau de Javel.

Et assurez-vous que les graines ne soient pas mouillées, car cela pourrait entraîner des problèmes de santé.

En somme, il faut consacrer du temps. C’est une responsabilité qui doit être prise au sérieux pour ne pas transmettre des maladies.

Q : Que peut-on donner à manger aux oiseaux ?

R : Assurez-vous d’avoir de bons grains, sinon, si les oiseaux ne les aiment pas et ils vont les jeter par terre. Le choix de la nourriture dépend du genre d’oiseau qu’on veut attirer.

Surtout, évitez le pain ! C’est un mythe commun. Le pain est extrêmement pauvre en nutriments : il va remplir l’estomac, mais n’apporte rien à l’oiseau. Il devient collant et peut bloquer le réservoir où les oiseaux stockent leur nourriture dans leur oesophage.

Il reste que faire pousser des plantes qui produisent des baies aide beaucoup plus les oiseaux en hiver.

Q : En ville, quel est le principal prédateur des oiseaux ?

R : Les chats. En mai et en juin, gardez votre compagnon le plus près possible de la maison pour protéger les oiseaux qui essaient de se reproduire en ville.

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l’Hermine emblème de Bretagne

Posté par othoharmonie le 30 mai 2013

venez me rejoindre sur le forum  : http://devantsoi.forumgratuit.org/ 

 

  • En héraldique, l’hermine est une fourrure ; on la considère comme étant formée de la fourrure de l’hermine sur laquelle sont parsemées les extrémités noires de la queue (les « mouchetures »). L’animal entier est plus rarement représenté.
  • L’hermine est un des symboles historiques de la Bretagne depuis 1316.

 l’Hermine emblème de Bretagne dans HERMINE - VISON- BELETTE bretagne-hermine

Les blasons étaient à l’origine des écus: des boucliers qui permettaient de protéger le guerrier. C’est à l’époque des Croisades que l’on s’est mis à les peindre ou bien à les recouvrir de fourrures. Les animaux dont on se servait pour orner ces écus étaient principalement l’hermine et l’écureuil (vair). 

Dans le régime féodal, l’aîné héritait du blason paternel. Mais les autres enfants devaient briser les armes: ils ajoutaient une brisure (un signe distinctif). Ainsi, les Dreux avaient pour blason un échiqueté avec une bordure. Pierre Mauclerc, le cadet, a brisé le blason avec l’hermine. Il devait commencer à porter ces armoiries vers 1209.

Et c’est à son cousin, Pierre Mauclerc de Dreux, que le roi de France donne le trône ducal de Bretagne. Il emporte alors avec lui son blason. L’emblème de la Bretagne est donc d’origine drésoise !

En 1316, le duc de Bretagne, Jean III, change d’armoirie : il retire l’échiqueté et la bordure. La brisure d’hermine devient les pleines armes du duc de Bretagne.

L’hermine est au duc de Bretagne ce que la fleur de lis est au roi de France. En breton, on écrit : an erminig (litt. la petite hermine : la terminaison -ig est un diminutif, de ermin). Au Moyen Âge, le lis et l’hermine sont des symboles de pureté : le lis parce qu’il est associé à la Vierge, et l’hermine pour la blancheur de sa fourrure. Lui est associée cette devise latine :

Potius mori quam foedari
Plutôt la mort que la souillure 
Kentoc’h mervel eget bezañ saotret

La duchesse Anne de Bretagne épouse le roi de France Charles VIII ; veuve, elle se remarie avec son successeur Louis XII dont elle a une fille, Claude de France, qui épousera François Ier.

Ce drapeau a été dessiné au début du XXe siècle, en s’inspirant du blason de Rennes et de la bannière étoilée des États-Unis. Les américains ont le stars and stripes, les bretons, legwenn ha du : littéralement blanc et noir. C’est la bannière herminée ! Les bandes (stripes) du drapeau américain représentaient les 13 états unis à l’origine, de même les bandes du drapeau breton représentent les 9 anciens évêchés : 
– les 4 bandes blanches pour la Bretagne bretonnante ou Breizh
– les 5 bandes noires pour la Bretagne gallaise ou Bertaèyn

En gallo, le drapeau breton porte le nom de Blanc e Neirr.

Les hermines constituent l’héritage du duché de Bretagne. Cependant, le nombre d’hermines (11) n’a pas de signification particulière : mais on peut lui en trouver… Par exemple, les saints de Bretagne : il y a déjà les 7 saints du Tro Breizh… il en reste 4 à trouver…

L’Ordre de l’hermine

Après les blasons, apparaissent les ordres. Ce sont d’abord les ordres liés aux Croisades : l’Ordre de saint Jean de Jérusalem (devenu l’Ordre de Malte) ou bien l’Ordre des templiers. Les souverains régnants on voulu faire de même pour récompenser leurs fidèles : ainsi naissent l’Ordre de la Jarretière en Angleterre, l’Ordre de l’étoile en France, l’Ordre du collier en Savoie. Le duc de Bretagne Jean IV a créé l’Ordre de l’hermine, en 1381. Il construit l’abbaye de saint Michel des Champs, près d’Auray, lieu de la bataille qu’il a remportée et l’a consacrée duc. Chaque année les chevaliers de l’ordre de l’hermine se rencontraient dans cette abbaye.

La devise de l’Ordre de l’hermine était : À ma vie !

Elle était écrite en français comme la devise de l’ordre anglais de la Jarretière (et n’oublions pas que l’on a jamais vraiment parlé breton à Rennes ou à Nantes !)

Source : http://www.lexilogos.com/

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Le petit écureuil valeureux

Posté par othoharmonie le 6 mai 2012


Légende amérindienne 

Il y a très longtemps où les hommes et les animaux vivaient en harmonie, ils pouvaient et même parler ensemble. Grand Esprit veillait à la paix de ce monde.

Grande ourse avait un terrible défaut, elle était gourmande et goûtait à tout.
Un jour, elle a attrapé un petit indien et l’a avalé tout rond. Elle l’a trouvé si délicieux qu’elle s’est mise à rechercher les petits indiens, telle une confiserie et en croqua ainsi plusieurs.

Le petit écureuil valeureux dans ECUREUIL granvilleLes Indiens étaient désespérés et se précipitèrent chez Grand Esprit afin qu’il fit cesser le massacre. Il convoqua immédiatement Grande Ourse et lui fit la morale.

Toute penaude la Grande Ourse repartit dans la forêt mais sa gourmandise prit de nouveau le contrôle de ses gestes et se remit à dévorer les petits des Indiens.

Grand Esprit était hors de lui que Grande Ourse lui ait désobéi et décida de la transformer en petit écureuil. Grande Ourse ne pourra plus manger de petits indiens car on sait que les écureuils mangent des noisettes et des glands et vit dans les arbres !
Petit à petit, Les rapports de Grande Ourse avec les êtres de la forêt évoluèrent et elle se mit à avoir même quelques Indiens dans le cercle d’amis !

Il se produisit, l’hiver suivant une grande catastrophe, le printemps ne venait pas car les oiseaux, les fauvettes n’étaient pas venues l’annoncer de leurs chants mélodieux.

Grande Ourse qui voulait se racheter de ses fautes du passé partit à leur recherche dans la forêt.
Après avoir marché des jours et des jours, elle crut entendre quelques gazouillis venant du sol.
Elle se rapprocha prudemment et découvrit un énorme trou dans lequel les fauvettes étaient retenues prisonnières par un méchant sorcier et un grand ours blanc.

Elles étaient attachées par les pattes à la paroi grâce aux petites racines de mélèze.

Grande Ourse se dit qu’elle devait absolument sauver les oiseaux mais sous la forme d’un écureuil, elle avait beaucoup moins de force ! Heureusement, elle avait conservé sa grosse voix, et, alors que le sorcier s’était absenté, elle s’adresse au grand ours blanc :  » Bonjour cousin ! « .
Le grand ours blanc regarda de tous les côtés, mais ne vit personne car Grande Ourse était 
cachée !
Il crut d’abord ne rien avoir entendu mais elle répéta son bonjour.

stock-photo-10539208-squirrel-antique-animal-illustrations dans ECUREUILGrand ours blanc se dit qu’il était incapable de la repérer. Grande Ourse lui dit alors :
 » Tu as des soucis aux yeux cousin, ferme-les et je vais te mettre une pommade dont tu me diras des nouvelles « .
Grand ours blanc s’exécuta et petit écureuil lui colla les yeux avec de la résine si forte qu’il n’arrivait plus à ouvrir un œil. Elle put ainsi aller délivrer toutes les fauvettes qui s’élancèrent dans le ciel en chantant afin de remercier le courage de la grande Ourse.

 

Mais le méchant sorcier était de retour…Grande ourse s’échappa à toutes jambes, mais se sont de toutes petites jambes pour un écureuil ! Il décolla en un rien de temps les yeux de Grand ours blanc et tous deux s’élancèrent à sa poursuite.
Elle fila vers le nord mais ils étaient toujours à ses trousses. Elle eu beau sauter encore et encore plus loin, elle sentait qu’ils se rapprocha dangereusement…

Elle grimpa donc dans un sapin à toute allure et sauta dans le ciel. Grand ours blanc la suivit et le sorcier banda son arc et décrocha une flèche qui transperça le bout de la queue de petit écureuil et alla se planter dans la voûte céleste.

Toutes les nuits vous pouvez encore observer cette course poursuite : Petit écureuil tourne en rond autour de la flèche qui immobilise le bout de sa queue ( l’Étoile Polaire ) et Grand ours blanc qui ne cesse de la poursuive.

Petit Écureuil est représenté par la constellation de la petite Ourse et Grand ours blanc représente celle de la Grande ourse.

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Le Masque de l’Ecureuil

Posté par othoharmonie le 18 octobre 2011

par Evan John Jones  

 

L’Ecureuil est le chaman du groupe, chaman dans le sens où il est le médium de la transe, et non celui qui est passif, qui place ses mains sur une table puis entre en transe.  L’Ecureuil fonctionne plus selon l’ancienne idée qu’il faut d’abord contacter l’esprit ou l’esprit-gardien qui deviendra l’esprit du chaman ou danseur écureuil et uniquement le sien. 

 

Le Masque de l’Ecureuil dans ECUREUIL 1237640217_ecureuilPour faire la danse de l’Ecureuil, une Sorcière doit s’exercer à entrer en transe à volonté et à emmener avec elle ou lui les questions qui devront être posées à l’esprit gardien du groupe. Il devra s’entraîner à séparer l’âme du corps dans un état de transe. Dans la transe, l’âme se métamorphose sous l’aspect d’un petit animal. 

 

Dans la vision occidentale, le rôle chamanique de l’écureuil a toujours été lié à Yggdrasill, l’arbre du monde qui plante ses racines dans le Monde du Dessous, qui passe par notre Monde et dont les branches les plus hautes sont dans le Monde du Dessus. L’Ecureuil habite dans les arbres, ainsi il va librement des racines à la cime de l’arbre. Dans un état de transe l’Ecureuil / médium peut être le messager entre les trois Mondes en utilisant l’Arbre du Monde comme une échelle. A partir du milieu du tronc qui symbolise notre Monde, il ou elle peut visiter le Monde du Dessous et les Cieux dans un état de transe. 

 

Dans son habitat naturel l’écureuil amasse un stock de noisettes et de baies pour passer l’hiver. En marchant dans les bois à la fin de l’automne, on peut trouver une noisette ou un gland perdu par un écureuil. Une fois j’au vu un écureuil gris perdre un gland, je l’ai pris et l’ai planté. J’ai maintenant un chêne de 7 cm qui pousse dans mon jardin. Symboliquement, la noisette contient le savoir : dans la mythologie celte, elle est mangée par le saumon. 

 

L’écureuil, par les pouvoirs qu’il a lors de la transe peut aller librement entre les trois mondes ou les trois états de l’existence et peut en tirer un savoir dont il se souviendra. Ce stock de savoir est comme le stock de noisettes de l’écureuil. Chaque petite parcelle de savoir transmise par le danseur Ecureuil contient en elle une étincelle de ce que nous considérons être la vérité ultime. 

 

Enraciné dans un passé chamanique, le rôle de l’Ecureuil ressemble d’une certaine manière au culte Norrois des Vanirs, les plus anciens dieux de ce panthéon. Il y a un lien spécifique entre la Déesse Freya et une certaine forme de sorcellerie nommée seithr. Selon Snorri Sturluson l’auteur de l’Edda, la Déesse Freya fut une prêtresse du culte Vanir. 

 

On en sait suffisamment sur la magie seidr pour voir que la prêtresse / praticienne de ces rites agissait souvent comme point central tout comme le danseur Ecureuil. Avant le rituel une grande plate-forme de bois était dressée et la volva ou prêtresse s’y asseyait. Des chants et des sortilèges chantés faisaient partie du rituel et permettaient d’entrer dans un état d’extase. A la fin du rituel la volva répondait aux questions que lui posaient les célébrants. Pendant sa transe elle contactait les Dieux dans un but divinatoire. 

 

 dans ECUREUILSelon la « Saga d’Eric » son costume était fait de la peau de différents animaux dont des bottes en peau de veau et des gants en peau de chats. Elle avait un bâton avec un pommeau. Ce pommeau était fixé avec du cuivre et des pierres ciselées étaient fixées à sa base. 

      

Pour les rites, un repas était préparé pour elle. Il est possible qu’il y avait un parallèle entre ses bottes en peau de veau et la peau du taureau de Dun que portait le Druide Mog-Ruith lors des cérémonies magiques. Les gants en peau de chat étaient probablement liés à la Déesse Freya dont le chariot était tiré par des chats sauvages selon la tradition Noroise. Les gants en peau de chats sont peut être aussi liés à la légende européenne qui veut que les chats et les sorcières soient très proches – là où il y a une sorcière il y a aussi un chat. Freya, la Déesse dans le Chariot était aussi liée au concept des trois Mères et à la fertilité, le pays, la naissance des enfants et leur éducation. Il faut aussi comprendre que la magie seidr a son côté sombre, les sorcières seidr furent accusées de pratiques magiques, de nuire au bétail et de toutes autres sortes de nuisances – toutes les choses que l’on reprochait autrefois aux sorcières.     

       

Le danseur écureuil rassemble, dans notre tradition toutes ces couches de savoir et il a créé à partir de cela une image cohérente du rôle de l’Ecureuil dans les Rites en tant que membre du groupe. 

 

La personne qui tient le rôle de l’écureuil peut être un homme ou une femme car nous acceptons l’idée des anciens Germains, citée par l’historien Romain Tacite dans ses « Histoires » que les femmes étaient tout spécialement douées des pouvoirs de prophétie et de divination. 

 

L’écureuil est un chaman, mais aussi bien plus qu’un chaman. L’écureuil est avant tout le devin, le prophète qui par ses propres efforts a trouvé un chemin unique vers les Dieux et le Monde du Dessous en utilisant le chant et la danse qu’il a construits à partir des clefs que lui a donné le groupe. La personne qui incarne l’Ecureuil doit réveiller ses pouvoirs endormis, créer une forme que son esprit gardien ou dieu prendra lorsqu’ils se rencontreront en transe extatique lors du rituel. En faisant cela et en ayant effectivement rencontré un bref instant le Divin il devient une extension de ce Divin et, s’il est un vrai danseur chamanique et médium-devin, il sera, dans le cercle, la bouche des Dieux ou de la Déesse. Plus tard, il revient dans ce monde et à nouveau il redevient un simple membre du groupe qui rend hommage aux Anciens Dieux et à la Déesse par les rites des danseurs masqués. 

 

gastown052Malgré nos références aux mythologies des anciens Norrois, Germains ou Celtes pour donner un contexte historique à notre travail, le concept de l’écureuil est en réalité moderne. Il n’est pas question de vouloir essayer de recréer le culte de la Déesse Freya et des princesses – devineresses qui la servaient. La Foi païenne ne fut jamais aussi centralisée que l’église catholique. La foi d’une personne était individuelle, c’était une relation personnelle entre elle et ses Dieux. Il y a bien sûr eu des centres cultuels, des temples, des cercles de pierres, des bosquets sacrés, mais cela ne doit pas nous distraire de l’idée que la pratique et la foi étaient individuelles, un pacte avec un Dieu ou une Déesse particulière qu’on s’était choisi. Le masque de l’Ecureuil, et tous les autres masques d’animaux sacrés adoptés par un groupe doivent être développés pour ce groupe particulier et non pour un autre. Les fondateurs du groupe sont ceux qui ont chorégraphié tout le concept de la danse, qui l’ont créé comme ils l’ont pensé en faisant un pacte entre eux et les Anciens Dieux et la Déesse, un pacte qui a été bâti puis qui sera transmis à ceux qui de leur propre volonté ont choisi de les suivre.

Gif barre fleurs

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L’écureuil sacré

Posté par othoharmonie le 17 octobre 2011

L'écureuil sacré  dans ECUREUIL ecureuil-roux-150x150L’écureuil, animal sacré, se retrouve dans de nombreuses légendes. Il occupait une place particulièrement importante dans la religion germanique: le dieu Donar considérait l’écureuil roux comme un animal sacré du fait de sa couleur flamboyante. L’animal est aussi le symbole du labeur et de la thésaurisation. Très présent autrefois en forêt de Haguenau, il représente l’économie. 

L’écureuil n’est pas un gibier couramment apprécié en Europe, il est protégé dans de nombreux pays et suscite plutôt la sympathie de la population. Toutefois, en Angleterre, une espèce introduite d’Amérique du Nord, l’Ecureuil gris, s’est récemment développée, allant jusqu’à mettre en danger la survie de l’Ecureuil roux autochtone. Face à cette menace écologique, certains Britanniques ont trouvé une parade inhabituelle : chasser, manger et commercialiser la viande de cet animal, ce qui permet d’en réduire la population. 

 

ecureuil dans ECUREUIL

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Ecureuil ami des dieux

Posté par othoharmonie le 16 octobre 2011

Écureuil d'AbertQuel que soit le motif qu’ils aient pu invoquer, les Européens ont fait preuve, depuis longtemps, de bienveillance à l’égard de l’écureuil. Ainsi les dames romaines de l’Antiquité avaient-elles pour animaux de compagnie des écureuils apprivoisés.

   Présent dans de nombreuses légendes populaires et dans les contes de fées, l’écureuil occupe une place importante dans les mythes indiens et germaniques. Dans la légende allemande, le dieu Donar considérait l’écureuil roux comme sacré à cause de sa couleur flamboyante. Dans un conte indien, on raconte qu’un écureuil assèche l’Océan avec sa queue. Les Germains et les Anglo-Saxons le sacrifiaient jadis lors de la célébration des solstices d’été et d’hiver. Et Buffon, dans son Histoire naturelle des quadrupèdes, l’évoque en ces termes : « L’écureuil est un joli petit animal qui n’est qu’à demi sauvage, et qui, par sa gentillesse, par sa docilité, par l’innocence même de ses mœurs mériterait d’être épargné. [...] Il est propre, leste, vif, très alerte, très éveillé, très industrieux ; il a les yeux pleins de feu, la physionomie fine, le corps nerveux, les membres très dispos : sa jolie figure est encore rehaussée, parée par une belle queue en forme de panache, qu’il relève jusque dessus sa tête et sous laquelle il se met à l’ombre. » Ses déplacements sont décrits avec le même enthousiasme : « Il craint l’eau plus encore que la terre, et l’on assure que, lorsqu’il faut la passer, il se sert d’une écorce pour vaisseau et de sa queue pour voile et pour gouvernail ! » Buffon ajoute que le poil de sa queue sert à faire des pinceaux. Inversement, sa peau, dit-il, ne fait pas une bonne fourrure.

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L’écureuil et l’homme

Posté par othoharmonie le 16 octobre 2011

Quel que soit le motif qu’ils aient pu invoquer, les Européens ont fait preuve, depuis longtemps, de bienveillance à l’égard de l’écureuil. Ainsi les dames romaines de l’Antiquité avaient-elles pour animaux de compagnie des écureuils apprivoisés.

 L'écureuil et l'homme  dans ECUREUIL 220px-Ab_sciurus_vulgaris  Présent dans de nombreuses légendes populaires et dans les contes de fées, l’écureuil occupe une place importante dans les mythes indiens et germaniques. Dans la légende allemande, le dieu Donar considérait l’écureuil roux comme sacré à cause de sa couleur flamboyante. Dans un conte indien, on raconte qu’un écureuil assèche l’Océan avec sa queue. Les Germains et les Anglo-Saxons le sacrifiaient jadis lors de la célébration des solstices d’été et d’hiver. Et Buffon, dans son Histoire naturelle des quadrupèdes, l’évoque en ces termes : « L’écureuil est un joli petit animal qui n’est qu’à demi sauvage, et qui, par sa gentillesse, par sa docilité, par l’innocence même de ses mœurs mériterait d’être épargné. [...] Il est propre, leste, vif, très alerte, très éveillé, très industrieux ; il a les yeux pleins de feu, la physionomie fine, le corps nerveux, les membres très dispos : sa jolie figure est encore rehaussée, parée par une belle queue en forme de panache, qu’il relève jusque dessus sa tête et sous laquelle il se met à l’ombre. » Ses déplacements sont décrits avec le même enthousiasme : « Il craint l’eau plus encore que la terre, et l’on assure que, lorsqu’il faut la passer, il se sert d’une écorce pour vaisseau et de sa queue pour voile et pour gouvernail ! » Buffon ajoute que le poil de sa queue sert à faire des pinceaux. Inversement, sa peau, dit-il, ne fait pas une bonne fourrure.

Aujourd’hui, dans certains pays, les écureuils sont chassés pour leur fourrure, leurs poils (avec lesquels on fabrique les pinceaux de peintre), ou leur viande. La taïga russe fournit les peaux les plus prisées, que l’on appelle « petit-gris ». Aux États-Unis, deux espèces arboricoles, l’écureuil gris de l’Est, Sciurus carolinensis, et l’écureuil renard, S. niger, font l’objet d’une chasse réellement importante. 40 millions d’écureuils gris, chassés pour leur chair, sont ainsi prélevés chaque année. Malgré ces prises, les deux écureuils sont encore présents sur une large partie de leur aire naturelle. Il n’en demeure pas moins que certaines sous-espèces de l’écureuil renard sont réellement menacées, principalement quand la chasse et le déboisement associent leurs effets. En Europe, cependant, l’écureuil gris est considéré par l’U.I.C.N. comme l’une des 100 espèces invasives les plus menaçantes pour la biodiversité, abîmant notamment l’érable faux platane, Acer pseudoplantanus, et le hêtre, Fagus sylvatica).

Des solutions simples

 dans ECUREUILOutre le respect de la réglementation visant à protéger l’espèce en France, la préservation de celle-ci requiert que l’on accorde la plus grande attention à l’environnement de l’écureuil, à son cadre de vie et de reproduction. Des espaces d’au moins 100 hectares de forêts mixtes sont nécessaires pour maintenir une population viable. Si les écureuils peuvent endommager à l’occasion des forêts, une gestion simple permet d’endiguer le problème. Il n’est, en effet, pas nécessaire de supprimer les écureuils pour contrôler leur population. Ainsi, afin de limiter les effectifs d’écureuils roux, on peut, par exemple, élaguer les grands arbres, réduire leur couronne terminale et abattre les arbres aux fûts élancés, particulièrement convoités pour la construction des nids. On peut, encore, planter des feuillus tels les bouleaux et les saules, ou des essences exotiques, retirer les sources d’alimentation d’appoint comme les mangeoires, ou isoler le secteur favorable à la reproduction de l’espèce. Ces mesures inoffensives s’avèrent efficaces et sont plus respectueuses de l’animal.

Tout savoir sur l’écureuil … http://www.larousse.fr/encyclopedie/vie-sauvage/%C3%A9cureuil_roux/178167

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TRADITION SPIRITUELLE

Posté par othoharmonie le 16 octobre 2011

 

beaux papillonsles Animaux et les Hommesbeaux papillons 

 

Je prendrai pour exemple l’Inde car j’y suis allée faire un séjour en 2010 et j’ai été particulièrement touchée par la relation respectueuse des hommes envers les animaux…

 

 

TRADITION SPIRITUELLE pt52227En Inde, la relation entre l’homme et l’animal revêt une grande importance, depuis toujours, et à tous les niveaux de la société. Les animaux sont présents partout dans la vie quotidienne des indiens, du plus petit, le moustique, dont chacun doit et sait se prémunir dès la tombée de la nuit, jusqu’au plus gros, l’éléphant majestueux, présent jusqu’au coeur des villes. Vous pourrez croiser avec émerveillement sa démarche chaloupée au détour d’une rue, ou le voir tout décoré bénir stoïquement de sa trompe les dévots à l’entrée du temple.

 

Entre ces deux extrêmes, toute une foule de créatures habite les campagnes, et aussi, plus étonnamment, les villes. La plus célèbre d’entre elles est la vache sacrée que l’on rencontre un peu partout en Inde, promenant sa nonchalance, indifférente semble-t-il à la cacaphonie ambiante. Sa présence est respectée et il existe même des maisons de retraite où les vieux animaux malades sont soignés et nourris jusqu’à leur mort. Dans les villes, elles se contentent souvent d’une peau de banane par-ci par-là, peut-être un légume chapardé sur l’étal d’un marchand, et ne rechignent pas à avaler papiers et tissus, dans l’attente d’un festin occasionnel — les restaurants, parfois, versent les restes de la journée dans la rue au plus grand bonheur de ces dames. Leurs bouses, quant à elles, sont précieusement récoltées, puis mélangées avec de la paille, et séchées en galettes bien rangées contre les murs. Elles deviendront un combustible inestimable dans les foyers.

 

La principale source de lait ne provient pas de la vache, mais du buffle domestique. Ces animaux noirs et imposants, intelligents, dociles, sont les véritables animaux de ferme en Inde, et produisent un lait très nutritif apprécié des indiens. Les vaches ne sont pas les seuls animaux nettoyeurs de la rue, elles sont aidées en cela par les cochons, les chèvres, les chiens. Ces derniers ne sont pas très estimés, ils sont pourtant nombreux, errant, souvent ignorés, parfois méprisés. Dans les villes, les familles aisées tendent à adopter le chien comme animal de compagnie, à la façon des pays occidentaux. Les nettoyeurs des villes viennent aussi du ciel. Les corbeaux, vautours, et autres rapaces n’hésitent pas à investir les rues à la recherche de nourriture. Les corbeaux surtout, nombreux, émettent des croassements joyeux très caractéristiques du paysage sonore en Inde.

pt53354     Bien d’autres animaux partagent la vie quotidienne des indiens, comme ce petit écureuil rayé si commun dans les parcs, sur les murs et les arbres des villes. Les singes, quant à eux, n’hésitent pas à escalader les maisons et à chaparder la nourriture de la main même des personnes. Dans les paniers des charmeurs de serpents, les cobras attendent le son de la flûte pour épater touristes et badauds. Fréquents dans les campagnes, leurs morsures font de nombreuses victimes dans ce pays où l’on marche encore souvent pieds nus. Le paon, oiseau magnifique originaire des jungles de l’Himalaya, est également très répandu, et son cri strident est communément entendu dans la campagne indienne. Il a d’ailleurs été choisi comme l’oiseau national du pays.

     Si beaucoup de ces animaux sont venus vivre aux marges de la société humaine et s’y sont adaptés par intérêt, les hommes, réciproquement, ont aussi su utiliser les animaux pour les aider dans leurs travaux quotidiens. Les boeufs, les chevaux, les dromadaires, les éléphants, — humbles serviteurs — ont de tout temps tiré charrues et charrettes, transporté les hommes, acheminé les marchandises, accompagné les guerriers sur les champs de bataille. Mais les animaux ont rendu aux hommes d’autres formes de service plus étonnantes. Les ours, les singes, les serpents ont aidé maints saltimbanques à gagner leur nourriture quotidienne. Au Bengale, les loutres sont dressées par les pêcheurs pour rabattre les poissons vers les filets. Une fois son devoir accompli, la loutre saute dans la barque en émettant un petit cri joyeux pour obtenir sa récompense. Il n’est pas rare de voir les villageois apprivoiser des mangoustes et des civettes pour protéger leurs récoltes des nombreux rats. Et il y a plusieurs siècles, les princes Moghols utilisaient les guépards pour chasser gazelles et antilopes.
     L’Inde est encore, ne l’oublions pas, une terre d’animaux sauvages qui inspira à Kipling le fameux « Livre de la Jungle ». D’ailleurs, le mot jungle vient de « jangal » (« forêt » en Hindi). Depuis des temps immémoriaux, les éléphants, les ours, les loups, les panthères, les singes, les pythons, les vautours et bien sûr le tigre royal, le redoutable « Sher Khan », (bien d’autres encore), ont habité la belle nature de ce pays. L’Inde est une des dix terres au monde qui possède le plus grand nombre d’espèces animales, et aucune autre région, à part l’Amérique du sud, n’accueille autant d’oiseaux différents. 

  

 

papillon partIssu de  Libération animale et jainisme par Marjolaine Jolicoeurpapillon part 

 

Le jaïnisme est pratiqué de nos jours par près de 10 millions d’adeptes en Inde mais aussi en Amérique du Nord et en Europe. Certains de ses concepts ont des correspondances dans l’hindouisme et le bouddhisme, chez plusieurs philosophes de la Grèce antique ainsi que dans des sectes gnostiques comme les Cathares ou les Manichéens. Comme si toutes les traditions spirituelles avaient un fond commun de vérité, des principes qui se rejoignent sur l’essentiel. Le premier et l’ultime de ces principes est l’ahimsa ou non-violence en sanskrit. A la fois radical et idéaliste, ce vœu pour le respect des êtres vivants doit s’incarner dans tous nos actes. Plus facile à dire qu’à faire dans notre univers de cruautés, d’holocaustes et de matérialisme. L’ahimsa n’a jamais été une voie facile. Loin derrière nous dans le temps, les jains se sont posé les mêmes questions éthiques en tant que végétariens et défenseurs des animaux, dans un environnement souvent hostile. 

 

 La souffrance de ce monde est immense et de cette souffrance vient une grande compassion. Les humains comme les animaux marchent dans le même labyrinthe, tournent sur la même roue, emprisonnés dans la matière. Pour le philosophe végétarien Plotinus qui vécut de 204 à 270 : «Tous les êtres sont des centres unis sur un même point central ». Dans cette vision d’unité toutes les vies se doivent respect et une mutuelle assistance, liées entre elles par le fil du vivant, comme les équivalents de notre propre soi.

 

Nous devrions nous sentir concernés non seulement pour les membres de notre famille proche ou ceux de notre propre espèce, mais pour l’écosphère en entier. Faire du mal aux animaux, ou à la planète selon l’écologiste Naess, revient en quelque sorte à se couper un doigt. Quand Francione dit que la « révolution qu’il souhaite est celle du coeur», il exprime le même concept véhiculé par toutes les traditions spirituelles pour qui « la voie c’est le coeur.»

 

La véritable non-violence implique nécessairement l’abstention de chair animale  puisque chaque être vivant à sa dignité propre. Les jaïns croient en l’existence de l’âme (nommée atman ou jiva). Qu’elle habite dans un corps humain ou animal, l’âme voyage dans un processus évolutif. Afin que les animaux mais aussi les humains puissent atteindre la libération, le refus de la viande – et du poisson – demeure une priorité absolue. Et dans une vision juste, l’unique intention de l’humain dans ses contacts avec les autres êtres, c’est le désir de leur libération finale. Nous sommes loin ici de l’impérialisme anthropocentrique de certaines religions qui s’estiment supérieures aux animaux, autorisant du même coup leur exploitation et leur domination. Malheureusement, leur « tu ne tueras point » ne s’adresse pas à l’animal, pourtant lui aussi notre prochain.   

 

Pour les jaïns (et pour tous les végétalien-nes à vrai dire) les métiers de tanneurs et de bouchers sont exclus, ainsi que la chasse et la pêche. Ils ne consomment pas de viande, de poisson, d’oeufs, de miel et d’alcool. Ne portent pas de soie ou de fourrure. Il est strictement interdit d’entrer dans les temples avec un objet en cuir. Dans la mesure du possible, il ne faut pas tuer les insectes. A propos des produits laitiers, un grand nombre de jaïns ont abandonné leur consommation afin de ne pas être laomonks5complices de la violence faite aux vaches et à leurs veaux. Plusieurs temples d’Amérique du Nord n’utilisent plus de lait pour les rituels. 

 

En Inde, les moines se nourrissent d’un plat nommé «amil » n’ayant ni beurre, lait ou épices. Pour eux c’est l’ultime repas sattvique, le plus pur qui soit. Les règles alimentaires s’avèrent plus exigeantes pour les moines : ils ne mangent pas avant le lever ou après le coucher du soleil. Mais pour tous les jaïns, sans exception, la chair animale est interdite Dans nos sociétés occidentales où une alimentation sans chair animale est très souvent dénigrée parce qu’étant une source potentielle de carences – en particulier chez les enfants – il est intéressant de constater que les jaïns jouissent d’une bonne santé physique malgré leur abstention de viande depuis plusieurs générations, voire plusieurs millénaires. 

Papillons volent

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A propos

Posté par othoharmonie le 22 septembre 2011

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Tout animal est un Etre Spirituel 

                                                                            A propos bq0qw319-749e3c

 

Les animaux perçoivent des énergies qui nous sont totalement inconnues. Mystiques, thérapeutes, guérisseurs et chamans enseignent que l’univers entier est vibrant et que chaque chose, chaque entité vivante génère sa propre fréquence, laquelle est unique. Toute chose a aussi un son qui entre en résonance avec un autre son. Tous les sons pénètrent notre structure énergétique et y laissent des traces. Ce phénomène peut engendrer une grande puissance de guérison et de transmission de messages puisque la totalité du cosmos est interrelié et ne fait qu’Un.  

 

GIFS LAPIN Sur cette planète où plus rien n’est sacré, où l’on assomme de jeunes phoques devant leur mère, sépare la vache de son veau, massacre des milliards de dindes pour fêter la naissance d’un messager de la paix, sacrifie des moutons pour plaire à un Dieu sanguinaire et cruel, ignore le désespoir des boeufs menés à l’abattoir, torture des singes dans les laboratoires, chasse des animaux pour le plaisir de tuer, violente les plus faibles et les plus vulnérables, le message millénaire des jaïns est plus que jamais d’actualité : en ouvrant son coeur, on libère son âme mais aussi celle des animaux 

 

Les chakras (ou roues d’énergie) des animaux, connus depuis des millénaires dans le yoga, la médecine indienne ou chinoise, est essentiellement les mêmes chez les animaux que chez les humains. Et que nous sommes dans une interaction vibratoire constante. Nous pouvons guérir les animaux comme les animaux peuvent nous guérir.  

 les vaches Bourgogne

L’animal est tout comme l’humain de nature vibratoire et spirituelle. Le dauphin aurait développé ses plus hauts chakras, particulièrement son chakra du 3e oeil et serait capable d’avoir une influence très forte sur le chakra du coeur de l’humain. Les vibrations sonores et les tonalités des chants des cétacés serviraient à activer certains codes énergétiques, activant les chakras des humains, contrebalançant ainsi les fréquences vibratoires inharmonieuses. Le ventre étant lié au deuxième chakra, il entre facilement en résonance avec les musiques fluides et aquatiques. Les chants de baleines et de dauphins fait vibrer la structure énergétique de cette région. Cette connexion est importante car elle permet de se re-centrer. (Notons que les sons de flûte active le chakra du coeur et que c’est pour cette raison que Krishna est souvent représenté avec cet instrument.)  


papillons-00041Puisqu’ils vivent dans l’amour inconditionnel, les animaux s’avèrent particulièrement réceptifs aux traitements énergétiques. Par une transmission d’énergie, il est possible de guérir les animaux de maladies physiques ou de troubles de la personnalité. De plus, en équilibrant les chakras de notre chien, chat ou cheval, nous équilibrons aussi nos propres chakras.  

Tout comme nous l’animal est un être spirituel, conscient. Le comprendre implique nécessairement une plus grande compassion pour ce compagnon d’évolution.  

 

 

GIFS ( CHIEN )

 

Issu de Libération Annimale.

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