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La Chouette Lunaire

Posté par othoharmonie le 5 décembre 2015

: Aux temps modernes, cet oiseau est devenu un symbole de sagesse en raison de son lien étroit avec la divinité grecque Athéna ou la déesse romaine Minerve, mais son symbolisme le plus ancien, efficacement transmis par la tradition populaire, l’associait à la mort et à la destruction. Ainsi, on pensait que le cri de cet oiseau entendu de jour ou trois nuits de suite annonçait un décès. En Ecosse, la chouette portait le nom de cailleach, c’est-à-dire vieille femme, assimilé à la mort et à l’hiver.

La Chouette Lunaire  dans CHOUETTE ET HIBOU 800px-Barred_OwlAu Pays de Galles, un puissant imaginaire sexuel s’attache également à cet oiseau, puisqu’on dit que le cri de la chouette annonçait qu’une jeune femme non mariée venait de perdre sa virginité.

Dans le légendaire celte, on la retrouve dans le conte de Lleu : à partir de fleurs et de plantes, ses oncles magiciens lui réalisent une fiancée qu’ils nommèrent Blodeuwedd, c’est-à-dire « Visage fleuri » en gallois. Mais elle ne lui resta fidèle que le temps nécessaire aux fleurs pour perdre leur parfum, avant de s’éprendre d’un chasseur qui blessa mortellement Lleu d’un coup de lance. Mais ses oncles le retrouvèrent et le guérirent. Comme punition, la fiancée infidèle fut changée en chouette et, aujourd’hui encore, le mot gallois désignant cet oiseau est blodeuwedd. Blodeuwedd était une femme à l’appétit sexuel prononcé et qui suivait son instinct naturel. De bien des points de vue, l’infidélité n’était pas son fait, mais celui des hommes qui voyaient en elle la réalisation potentielle d’attentes irréalistes.

Son histoire s’apparente à celle de Lilith, issue de la terre comme Adam : étant son égale, elle refusa de s’unir à lui dans la position du coït arrière et s’enfuit de l’Eden. Dès lors, elle fut assimilée à la chouette effraie, représentée avec des pattes griffues et des ailes d’oiseau. Elle était considérée comme créative, démoniaque, symbolisant l’aspect lunaire et féminin négatif, reine de l’autre-monde, porteuse de mort infantile et la séductrice nocturne des hommes. En tant que telle, elle s’identifiait à l’autre Eve, négative celle-là, c’est-à-dire à la malédiction menstruelle qu’elle introduisait dans la création par le biais du serpent. Les deux récits montrent la vraie nature féminine qui se manifeste entre puberté et ménopause.

La chouette symbolisait les pouvoirs occultes internes et la sagesse que confère le cycle menstruel, de même que la nécessaire mutation du moi intérieur précédant le renouveau. Le Lièvre Les lièvres puis, plus tard les lapins, représentaient la fécondité, le dynamisme biologique de la croissance, du renouveau et du plaisir sexuel, de même qu’on les associait étroitement à la lune et à ses divinités. Le lièvre était notamment associé à la déesse Oestra, qui devait par la suite donner son nom à la fête de Pâques. On la représentait avec une tête de lièvre et les animaux qui l’accompagnaient pondaient les œufs de la vie nouvelle pour annoncer la naissance du printemps – une image que nous retrouvons dans le « Jeannot lapin » pascal. Norse, divinité lunaire scandinave et Freyja, déesse de l’amour et de la fécondité, étaient toutes deux assistées de lièvres, comme l’était Vénus, divinité romaine.

On dit par ailleurs que les motifs visibles à la surface de la pleine lune tracent le portrait d’un lapin ou d’un lièvre, tandis que la tradition orientale montre que cet animal tire sa fécondité de la contemplation de l’astre nocturne. On l’associait aussi aux facultés féminines et lunaires que sont divination, transmutation, folie inspirée et sexualité. La reine celte Boudicca élevait un lièvre pour la divination : avant une bataille et afin de prédire son dénouement, elle le lâchait de sous son manteau et observait la voie qu’il suivait. L’association du lièvre et de la sexualité est parvenue jusqu’à nous, trouvant à s’exprimer dans le concept d’employée de boîte de nuit habillée en lapin (bunny girls). Il est possible qu’en raison de ces connotations « indésirables » l’église médiévale ait regardé le lièvre comme un animal de mauvais augure.

Dès lors, on associa les lièvres aux sorcières et on ne pouvait tuer celle qui en avait pris l’apparence qu’avec un crucifix d’argent ou, plus tard, avec une arme tirant des balles fabriquées dans ce même métal. La déesse noire Aux temps préhistoriques, l’image de la source de vie était celle d’une divinité que l’on considérait à la fois comme la matrice de transformation et comme le dynamisme générateur et créateur de l’univers et de toute vie. Elle était perçue comme la force vitale permanente et invisible de l’univers ; sa manifestation physique était la création.

On observait l’expression de ces images dans le cycle lunaire. La divinité manifestée était perçue dans les trois phases lumineuses de la lune en tant que trinité : croissance-réalisation-déclin, traduisant ainsi le caractère transitoire du cycle des saisons et de la vie. La divinité non manifestée correspondait à la phase de nouvelle lune, à la matrice, à l’invisible et permanente source de vie. Les représentations ultérieures de la déesse lunaire la montraient comme une trinité au lieu d’une divinité tétramère, non parce qu’on en ignorait l’aspect occulte, mais parce qu’elle était invisible à l’œil humain, de façon identique à la phase de nouvelle lune. Elle s’identifiait à l’obscurité de l’invisible, du non manifesté, à la source de vie porteuse de potentialités et à la pure conscience qui se profilait derrière la trinité lumineuse.

Chouette lunaireSes ténèbres symbolisaient l’essence du cycle dans sa totalité, puisque les phases lumineuses ne pouvaient être comprises, si ce n’est par comparaison à l’obscurité. L’image de la divinité de la vie et de la mort, de l’obscurité et de la lumière perçue comme un cycle lunaire complet présentait un clivage, la déesse noire symbolisant les énergies destructrices tandis que la mort séparée de son autre aspect, positif celui-là, représentait les énergies constructives et la vie. Ainsi, l’image féminine de mort et de destruction n’était plus suivie de celle, compensatrice, du retour à la matrice universelle pour renaître, aussi le cycle lunaire vie-mort-renaissance était-il rompu.

En dernier ressort, l’image du féminin divin se polarisa : d’un côté l’éclatante divinité de la vie et, de l’autre la terrifiante déesse infernale qui amenait avec elle le principe de mort irrévocable. La puissance sexuelle intense et l’énergie destructrice éprouvées par les femmes au cours de leurs cycles menstruels fusionnèrent dans l’image de divinité guerrière assoiffée de sang. Le caractère créateur des énergies en cause fut ignoré et l’image sexuelle farouche, évoquant la folie sanguinaire s’exprima par le biais de divinités comme Ishtar, Sekhmet et Morgane. C’est alors que la mère accueillant la mort fut perçue comme maléfique, s’adonnant à la destruction absurde pour le seul plaisir de détruire.

Le couple « sexe et violence » se perpétue d’ailleurs au sein de notre société moderne au travers des films et des livres, et dans les nombreux viols accompagnés de violence sexuelle. Ainsi l’image originelle dans laquelle sexualité créatrice et mort s’entrelaçaient fut atrocement déformée : si, en tant qu’élément porteur de changement, on considère l’Ange Exterminateur d’un point de vue linéaire, il est effrayant ; mais si on considère vie et mort comme un cycle perpétuel, l’Exterminateur devient la voie vers une existence et une croissance nouvelles.

La mythologie a souvent restreint le rôle des divinités soit à celui de bonne « mère génératrice de vie » soit à celui d’effrayante « déesse de la mort », mais ces images portent souvent la marque du cycle complet. Ainsi Hécate, divinité grecque de la nouvelle lune était reine des sorcières et divinités de la mort. Représentant la face cachée de la lune en fin de phase décroissante, elle était la protectrice de la divination, des rêves, de la magie, mais aussi celle de l’énergie montant des ténèbres intérieures suivies de son cortège de visions, de compulsions, d’inspiration extatique et de folie destructrice. Reine des morts, Hécate brandissait le flambeau de la régénération et de la renaissance.

Dans d’autres récits, elle portait un bandeau éclatant et montrait un cœur tendre ; c’est elle qui manifesta sa compassion pour la peine éprouvée par Déméter après l’enlèvement de Perséphone. Elle faisait l’objet d’un culte en tant que représentation triple, notamment aux carrefours où les quatre voies symbolisaient les quatre phases lunaires. Ainsi, à l’approche de l’un d’eux, trois directions possibles s’offrent à notre vue, mais la quatrième reste invisible sous nos pieds. Athéna, divinité vierge symbolisant sagesse et intelligence, véhiculait également des images reflétant son côté ténébreux.

La tête de Gorgone lui était étroitement associée puisqu’elle ornait son bouclier ou son égide. La légende rapporte que la Gorgone correspondait à Méduse, une femme à chevelure de serpents dont le regard fixe et mortel pétrifiait les hommes. Son sang tuait ou faisait renaître, selon la veine d’où il provenait. Son visage entouré de reptiles ondulants évoquant une vulve fit d’elle un symbole de renouveau et de mort, mais aussi sexuel, régénérateur, et créateur. Athéna était également représentée accompagnée d’une chouette, évocation de la mort et de la faculté de prophétie. On peut donc considérer Hécate et Athéna comme rassemblant, dans une certaine mesure, d’autres aspects des phases lunaires, mais symbolisées en divinité unique.

La descente d’une divinité au royaume des morts pour amener avec elle vie nouvelle et connaissance est un thème qui revient souvent dans la mythologie ; il reflète le cycle des saisons, de la lune et de la femme.

Dans le légendaire grecque, Perséphone, fille de Déméter, divinité symbolisant les céréales, fut enlevée aux enfers. Sa mère, dans son chagrin, priva le monde des énergies de fécondité et de croissance jusqu’à ce que sa fille fut retrouvée. Perséphone ne pouvait réintégrer totalement le monde des vivants que si elle ne ramenait rien des enfers ; or, elle avala quelques semences de grenade, geste qui l’obligeait à retourner aux enfers une fois par an. Perséphone, ou Coré, était la Compagne du blé en tant que graine et plante, alors que Déméter incarnait le blé lui-même. Ce récit exprime le principe unificateur du cycle lunaire, selon lequel l’enfant né de la mère est fait de la même substance qu’elle.

La coupe du blé, donc sa mort, ne tue pas la graine qui permettra la repousse, mais c’est un geste nécessaire au renouveau de la vie. Aussi Perséphone, à l’instar du grain de blé, séjournait-elle aux enfers, devenant ainsi reine des morts, jusqu’à ce qu’elle renaisse au printemps. On peut aussi voir dans sa descente aux enfers une analogie avec le cycle menstruel pour demeurer dans l’obscurité de la menstruation. Comme Eve, Perséphone cueille le fruit rouge pour s’intégrer désormais à un cycle comportant trois étapes successives : retrait, renouveau des énergies et descente aux enfers. A ce moment, au-dessus d’elle, dans le monde des vivants, Déméter rappelle les énergies de fécondité, faisant place à l’hiver, exprimant ainsi l’union existant entre le cycle féminin et celui de la Terre.

 Au moment de ses règles, la femme vit une phase d’intériorisation énergétique aux dépens de son investissement extérieur ; elle est plus orientée vers la conscience introspective, favorisant ainsi son évolution et sa compréhension du monde afin de réinvestir dans l’univers quotidien la connaissance ainsi acquise. Donc Perséphone et la femme en période menstruelle vivent-elles un hiver caractérisé par le retrait des énergies de fécondité.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsLa première descente dans les ténèbres est nécessaire pour que la vierge devienne mère. Ces descentes menstruelles successives lui permettent d’accueillir à nouveau la partie la plus jeune de son être afin de revivre. Descendre chaque mois, accompagnée de Perséphone, c’est pour nous descendre dans l’enfer du subconscient afin d’approcher davantage la source de toute vie, de toute conscience, ainsi que donner un sens à la vie et la comprendre. Le récit de L’Eveil suit la voie empruntée par Eve lors de sa première descente. La Dame Rouge est l’Enchanteresse, c’est-à-dire la belle-mère maléfique qui met fin à l’enfant en l’ouvrant aux facultés que confère la féminité. La Dame Rouge est détentrice des dons d’imagination, de magie, de transformation et d’authenticité. Dans l’obscurité, sa vue engendra chez Eve affolement, compulsion, inspiration extatique, ainsi que dynamisme énergétique et sexuel. Eve est appelée par la Mère des Ténèbres à transmuter son énergie pour créer à partir de la destruction et faire sortir la lumière de l’obscurité. Par cette descente, Eve constate l’existence de deux mondes, l’un visible et quotidien, l’autre invisible et intérieur. Comme la divinité préhistorique, elle appartient à ces deux univers et chaque mois elle évolue dans l’espace qui les sépare. Sa première descente inaugure le déroulement des cycles de renouveau qui l’accompagneront entre puberté et ménopause.

EXTRAIT DE LA FEMME LUNAIRE de Miranda Gray -Editions Jouvence

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La symbolique du Lièvre

Posté par othoharmonie le 22 décembre 2012

 

« J’ai vu dans la Lune

Trois petits lapins,
Qui mangeaient des prunes
En buvant du vin
Tout plein » 

 Cette comptine que peut-être vous connaissez représente parfaitement ce que beaucoup de gens ne savent pas ou ont oublié. Le lièvre est le compagnon et l’amant de la Lune par excellence.

Quelle que soit la culture, morte ou toujours vivante, cet animal au symbole complexe et parfois ambigu est beaucoup plus noble que la pauvre notion péjorative de prolifération qu’on lui connait.

La symbolique du Lièvre dans LAPIN - LIEVRE lievre_en_ete1-223x300Le lièvre est un animal lunaire tout d’abord parce qu’il dort le jour, et est actif la nuit. Il apparaît et disparaît aussi vite que les ombres.

Les aztèques disaient que les tâches de la lune provenaient d’un lapin qu’un dieu aurait jeté à sa face.
Pour les mayas, la déesse lune fut sauvée par un héros lapin. En Birmanie, il est l’ancêtre de la dynastie lunaire.
Il est autant son frère que son amant, il est son complice, son proche parent. L’un et l’autre son indissociable.

Le lièvre est lié depuis tout temps à notre belle divinité la Terre-Mère, au symbolisme des eaux fécondantes et à la régénération de la végétation tant attendue après un hiver vigoureux. Il représente le perpétuel et immuable cycle de la vie sous toutes ses formes.

L’Egypte donne l’apparence au lièvre à Osiris qui est dépecé et jeté dans les eaux du Nil pour assurer la régénération périodique.

La vie se refait à travers la mort.

Dans la Taoisme il est le préparateur de la drogue d’immortalité, on le représente au travail à l’ombre d’un figuier broyant des simples dans un mortier.

Les forgerons chinois utilisaient son fiel pour la fonte des lames d’épées pour communiquer force et éternité à l’acier.

Mais sous ses aspects sacrés et protecteurs, un autre moins glorieux que l’on connait, hélàs mieux, fait contrepoid et donne au lièvre une dimension de quasi mauvaise augure.

Ainsi,on dit en Chine que la Hase conçoit en regardant la Lune et que si une femme enceinte est touchée par les rayons de Lune son enfant naitra avec un bec de lièvre.

Sa réputation prolifique n’est plus à faire, pour les paysans aztèques ce n’est pas un dieu-lapin mais 400 lapins qui protègent les moissons, reflétant le nombre et l’abondance inépuisable dont fait preuve l’animal. Au Cambodge, l’accouplement ou la multiplication des lièvres était censé faire tomber les pluies fertilisantes qui proviennent également de la Lune étant Yin.

Ces divinités sont souvent perçues curieusement comme les maîtres de la paresse, mais aussi de l’ivrognerie. Le lièvre porte en lui les germes de l’incontinence, de la luxure, du gaspillage et de la démesure.

Notons que le lièvre a eu si mauvaise réputation que le Deutéronome et le Lévitique l’ont stigmatisé et interdit comme l’impur. Il devient tout simplement un tabou social et religieux. 

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Dieu et Déesse du jour du Lapin

Posté par othoharmonie le 22 décembre 2012

 

Le protecteur du jour Tochtli (Lapin) est Mayahuel, Déesse de l’Agave et de la Fertilité, Déesse du Pulque. Tochtli est le jour de l’auto-sacrifice et du service d’autrui. C’est un jour mystique associé aux phases de la lune. C’est un bon jour pour communier avec la nature et les esprits; un mauvais jour pour agir contre les autres.

Le Lapin est un signe du Sud à valeur changeante. Associé à la lune et au monde agricole, le Lapin est symbole d’abondance. Ses natifs passent pour être de grands travailleurs; leur succès est donc assuré.

Ils font preuve d’un esprit industrieux, savent saisir les opportunités tout en calculant, prévoyant évaluant. Les Lapins se montrent toujours circonspects, vigilent et peu enclins aux effusions. L’esprit craintif, ils ont toujours peur pour leur santé et qu’on leur dérobe leurs biens.
Le Lapin est un être pointilleux sur l’honneur et possède un grand sens de la justice, notamment à l’égard de ses enfants. C’est souvent, comme le Cerf, un grand timide.

Cependant le signe du Lapin est associé à la lune et au Pulque. Par conséquent, l’ivresse, avec son cortège de vices (arrogance, fatuité, goût du jeu) vient nuancer le caractère de respectabilité que l’on peut lui attribuer.

Mayahuel – Déesse de l’Agave et de la Fertilité

Mayahuel est la Déesse de l’Agave et de la Fertilité. Protectrice des femmes enceintes. On la représente avec plusieurs paires de seins afin de nourrir ses nombreux enfants, les Centzon Totochin (les 400 Lapins). Les Aztèques nommaient les dieux de l’ivresse les « 400 Lapins ». La déesse est par conséquent responsable de l’ivresse. L’agave est utilisée pour fabriquer une boisson alcoolique : le pulque.

Dieu et Déesse du jour du Lapin dans LAPIN - LIEVRE 180px-Quetzalcoatl_1Les Aztèques utilisaient les épines de l’agave pour pratiquer ce qu’on appelait l’auto-sacrifice. C’est Mayahuel qui permit aux Aztèques de survivre au cours de leur longue migration vers Tenochtitlan. Mayahuel est l’épouse de Patecatl.

Dans la tradition païenne germanique, le lièvre était l’animal emblématique de la déesse de la fertilité et du printemps Ostara qui a donné son nom à Ostern et reste associée aux fêtes de Pâques. Les Chrétiens fêtent la Résurrection du Christ à Pâques, les païens célébraient leur déesse Easter et la naissance de la nouvelle année. On offre des œufs, symbole de fertilité, et le lapin en chocolat constitue un élément palpable de la pérennité des symboles. A Pâques, son image est partout sur les emballages.

D’après un mythe anglo-saxon plus tardif, c’est à la déesse du printemps, Ostara (aussi appelé Eostre), que l’on doit l’origine de la constellation du Lièvre : Lepus représenterait l’oiseau qu’Ostara a transformé en lièvre, lui donnant la faculté de se déplacer aussi vite qu’il volait. Une fois par an, le lièvre est autorisé à pondre des œufs, en souvenir de sa forme première. Il semble que cette histoire explique la tradition des œufs de Pâques, puisqu’en anglais, Pâques se dit Easter, terme qui serait dérivé du nom de la déesse Ostara. En effet, au Moyen-Âge, la date de la fête de Pâques avait été choisie de manière à coïncider avec l’ancienne fête païenne liée à l’Équinoxe de Printemps, dédiée à cette déesse, qui aurait aussi donné son nom au mot Est, car Ostara était aussi la divinité associée à l’Aube.

http://olympus.umh.ac.be/articles/Divers/LievreFLB.pdf

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Les Mythologies du Lièvre

Posté par othoharmonie le 21 décembre 2012

 

Les Mythologies du Lièvre dans LAPIN - LIEVRE lepus_californicus-244x300S’il figure en bonne place dans l’astrologie chinoise (sous le double signe de la vertu et de la prudence, mais aussi du butinage amoureux!), le lièvre n’a pas toujours eu bonne réputation. Dans la tradition païenne, il était le compagnon des déesses de la fertilité, qu’elles soient Vénus chez les Romains, Ostara dans les pays germaniques ou Easter en Grande-Bretagne. Cela vient sans doute de ce que la hase, la femelle du lièvre, peut s’accoupler avec un mâle alors qu’elle a déjà été fécondée par un autre et porter ainsi des levrauts de deux mâles ou bouquins différents…

Une façon d’être qui a beaucoup dérangé les moralistes du Moyen Age. Ainsi le pape Zacharie. En l’an 751, il décréta impure la viande de lièvre, l’animal étant considéré comme «lubrique, possédant des vices ignobles qui se transmettraient à l’homme» s’il mangeait de cette chair… Dans certaines religions, la viande de lièvre est impure pour une autre raison: l’animal digère ses aliments en deux temps, en réabsorbant ses crottes de la première digestion.

Dans l’art roman, la capture du lièvre symbolise le paganisme vaincu, tandis que dans l’art gothique, le lièvre représente l’un des péchés capitaux, à savoir la luxure. Pour pouvoir supplanter la tradition païenne, le christianisme a parfois dû composer avec elle, afin de mieux lutter contre elle. C’est ainsi que les deux croyances se sont mêlées. Par exemple Pâques, fête de la Résurrection du Christ pour les uns, fête de la déesse Easter pour les autres. En anglais, on dit du reste toujours «Easter» pour Pâques et en Allemagne «Ostern»! De là, probablement, la tradition d’offrir des œufs à Pâques et un lapin ou plutôt… un lièvre en chocolat !

Ostara


Le mois d’avril porte, chez les anciens germains, le nom de mois d’Ostara. Ce nom apparaît encore dans les dénominations actuelles de la fête de Pâques en Angleterre (Easter) et allemande (Ostern). Ostara est en réalité une ancienne divinité à la fois du printemps et de l’aurore. Le printemps étant l’aurore de l’année. Nous sommes en fait là face à une très ancienne fête indo-européenne célébrée à l’équinoxe de printemps, période où les jours deviennent de plus en plus longs, raccourcissant de ce fait les heures consacrées à l’obscurité hivernale, et où en quelque sorte la nouvelle année renaît au monde, comme il en est ainsi, à chaque aube du jour, pour le soleil invaincu. L’étymologie nous permet d’attester notre interprétation : chez tous les peuples indo-européens, on retrouve un terme proche d’Ostara pour désigner l’Aurore (ushas chez les Indiens, aurora chez les Latins, eos chez les Grecs, ustra chez les Slaves, etc…). Les peuples indo-européens ont tous une déesse de l’aurore ou du printemps. Symbolisant le printemps, la déesse Ostara met donc un terme à l’hiver ; symbolisant aussi l’Aurore, elle permet au soleil de supplanter la nuit.

Le lièvre est l’animal favori d’Ostara. Pas étonnant qu’il soit omniprésent dans les fêtes pascales. Dans maints récits populaires, il fait office de guide du chasseur qui doit rejoindre une jeune femme – manifestation de la déesse – vivant au pied d’un arbre et dispensatrice de cadeaux. Le lièvre se retrouve dans de nombreuses légendes et comptines enfantines. Ses représentations abondent dans l’art pictural et architectural.

En pays germanique, c’est lui qui souvent apporte les œufs de Pâques. On dit même qu’il les pond ! Cet œuf, que nos ancêtres décoraient avec minutie, était à l’origine plutôt peint en rouge, couleur associée au printemps. Mais cet œuf symbolise aussi l’éternité et la fécondité de la vie et surtout d’une vie qui semble s’auto générer. C’est pourquoi l’œuf faisait l’objet d’un culte au moment de l’équinoxe de printemps. D’où son assimilation naturelle par la christianisme qui l’associe à la résurrection du Christ. On notera également le fait que l’œuf, dans les traditions indo-européennes, était considéré comme étant le principe à l’origine de toute chose.

barre chat blanc
Ferg in Devenir n°12

 http://www.lagruyere.ch/archives/2004/04.02.24/magazine.htm

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Lapin et l’élément métal

Posté par othoharmonie le 16 décembre 2012

lapin de bois, lapin de feu, lapin de terre, lapin de métal ou lapin d’eau ?
Le lapin parmi les cinq éléments 

  • Lapin-métal :
    ambitieux et astucieux, il accorde beaucoup d’importance à l’aspect intellectuel des personnes avec lesquelles il est en contact. Ce lapin ne s’émeut pas facilement hormis devant la beauté et l’art. Il a tendance à s’affirmer très tôt dans la vie mais continue longtemps à souffrir d’inhibition non avoués.

Lapin et l'élément métal dans LAPIN - LIEVRE brachylagus_idahoensis1En occident, Vénus est la divinité astrale féminine de le réalisation artistique et de l’amour, en Chine elle symbolise l’esprit guerrier associé au métal.
Le métal est l’élément de l’automne, saison de la récolte et de la plénitude.
La personnalité des individus de ce type est très ambivalente, malléables pour ceux qui savent les prendre, belliqueux et tranchants avec tous les autres, ils sont plus efficace dans la solitude.

Décidés et rigides, s’exprimant avec force, les personnalités métal sont «  tout d’une pièce », artisans de leur destin, intransigeants, aimant la compétition et sourds à toute proposition de compromis.

Pour le métal, le plus important c’est l’indépendance, inutile donc d’essayer de les influencer et encore moins de les aider, car leur obstination et leur irrationalité les poussent à refuser les interventions.

Ils préfèrent compter sur leurs propres forces, car vigoureux et bien adaptés aux efforts prolongés, rien ni personne ne les effraie.

Attirés par l’argent, ambitieux et calculateurs, les êtres métal ne reculent devant aucun moyen pour parvenir à leurs fins, ils peuvent même rompre avec leur passé si quelque chose ou quelqu’un s’oppose à leur indomptable volonté.

Doués pour les professions qui leur permettent de manier leur élément : orfèvre, assureur, banquier, mineur, forgeron, chirurgien ; ils apprécient les situations qui leur permettent de se mettre en valeur au détriment d’autrui.
Peu intéressés par les sentiments, ils ne se laissent guère émouvoir par les problèmes des autres.

Ils utilisent et soumettent les individus de type bois, alors qu’ils stimulent les personnes eau, en leur donnant l’élan nécessaire, mais les seuls qui puissent vraiment les faire plier sont les individus de type feu, qui vainquent leur froideur et leur dureté grâce à leur enthousiasme contagieux.

Le poumon est leur organe, et ils sont très sensibles aux écarts de température et aux carences alimentaires, ainsi la saveur piquante, qui est celle qu’ils préfèrent, stimulera leur appétit.

L’ouest est leur direction et les personnes de type métal porteront souvent des vêtements blancs et passeront leurs vacances à visiter des villes, des foires ou des expositions.

Elles porteront des métaux en tout genre ou des pierres dures et blanches comme le cristal et le diamant.

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Le Dieu Lapin

Posté par othoharmonie le 24 novembre 2012

 

Il n’y a rien d’étonnant à ce que, chez les Chinois, ce soit le dieu Lapin qui soit le « protecteur » des homosexuels. C’est vrai que d’autres dieux auraient fait aussi bien, mais celui-là convient parfaitement à une série d’homo que je connais.

Le dieu Lapin (je mets une majuscule mais je ne connais rien à ces choses-là) est vénéré notamment à Taipei, capitale de Taiwan.

Le Dieu Lapin dans LAPIN - LIEVRE garenne1Il s’agit d’un dieu relativement peu connu et peu vénéré, bien qu’il soit basé sur une figure « historique ». Selon le Récit du Dieu Lapin, dans des collections datant du 18ème, un certain Hu Tianbao était un fonctionnaire de la dynastie des Qing. On dit qu’il tomba amoureux d’un superbe jeune inspecteur impérial de la profince de Fujian, mais le jeune Hu était effrayé de faire part de sa passion, vu que l’inspecteur était socialement tellement supérieur à lui. Un jour, Hu observait l’inspecteur par un trou dans sa salle de bain et finit par confesser son amour.

Ce qui lui valut d’être battu à mort. Un mois après son décès affreux, continue l’histoire, Hu apparut à un homme de sa ville natale pour lui annoncer que le Roi de l’Autre Monde l’avait consacré comme le Dieu Lapin. Et que son rôle était de gouverner les affaires des hommes qui désirent d’autres hommes. Et dans le rêve, il demanda à l’homme de lui ériger un temple.

Certains récits du 19ème suggèrent que les quelques très rares temples du dieu Lapin comprenaient des illustrations d’hommes qui s’embrassaient, souvent un plus âgé et un plus jeune. Et, selon les traditions, les hommes qui avaient obtenu la grâce demandée barbouillaient la statue du dieu avec des intestins de porc et du sucre (une nourriture assez chère, je suppose).

Plusieurs édits impériaux tentèrent de supprimer le culte (qualifié de secte) et il avait pratiquement disparu jusqu’à ce que certains se souviennent de l’existence de ces récits du dieu Lapin.

Le dieu Lapin est perçu comme une divinité aimable, disent ses prêtres aujourd’hui, quelqu’un qui aide ses fidèles. Et comme il travaille avec le dieu Citadin, Cheng Huang, il a des connections sociales avec plein d’esprits. Ce qui lui permet de régler plein de problèmes que vivent les homosexuels.

En fait, les homo ont un accès plus facile au monde spirituel, dit le prêtre de lapin, parce que Hu Tianbao était lui-même quelqu’un d’effacé, non dominant, comme on peut le voir au choix de le « diviniser » en lapin. Dès lors, si vous êtes prêt à devenir un de ses fidèles, il va se couper en quatre pour vous faire plaisir, là où d’autres dieux plus célèbres vous regarderaient de plus haut et vous feraient attendre.

Mais le fond de l’affaire, c’est que les homo ont trouvé là un culte qui correspond à leur propre mentalité: comme le lapin, ils sont craintifs, se cachent, ils sont doux et non désireux de se battre.

Je me demande tout de même ce qu’un dieu Lapin demande comme offrande… Puisqu’on n’a plus de graisse de porc et du sucre, peut-être qu’une bonne dose de crème hydratante de chez l’Oréal ferait l’affaire…

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Le Lapin ou Lièvre

Posté par othoharmonie le 11 novembre 2012

 

Le Lapin ou Lièvre dans LAPIN - LIEVRE rabbit_shopes_papilloma_virus_32Les lièvres et les lapins hantent toutes nos mythologies, nos croyances, nos folklores. Jusque dans leurs contradictions, tous se ressemblent, comme se ressemblent les images de la lune.
Avec elle, lièvres et lapins sont liés à la vieille divinité Terre-Mère, au symbolisme des eaux fécondantes et régénératrices, de la végétation, du renouvellement perpétuel de la vie.

Lièvres et lapins sont lunaires car ils dorment le jour et gambadent la nuit, car ils savent à l’instar de la lune, apparaître et disparaître avec le silence et l’efficacité des ombres, enfin car ils sont très prolifiques !
La lune en arrive à devenir parfois elle-même un lièvre. Ou du moins le lièvre est-il souvent considéré comme une cratophanie de la lune.

En Europe, en Asie, en Afrique, les taches lunaires sont des lièvres ou lapins, ou bien un grand lapin…

Comptine :

J’ai vu dans la lune
Trois petits lapins
Qui mangeaient des prunes
En buvant du vin
Tout plein.

Le lapin est un symbole archaïque et pré-chrétien, de la déesse Eostre (déesse de la fertilité, ndlr) et la légende vient en fait d’Allemagne… Un lapin magique, Oschter Haws, distribuait aux enfants sages un panier plein d’oeufs en chocolat.

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Mythologie amérindienne du Lynx Roux

Posté par othoharmonie le 9 août 2012

 

 Lynx lynxDans la mythologie amérindienne, la figure du Lynx roux est souvent associée à celle du Coyote, dans un thème de gémellité. Le lynx et le coyote sont respectivement associés au vent et au brouillard, deux éléments opposés dans le folklore amérindien. Les légendes varient légèrement entre les peuples nord-américains, et des mythes équivalents existent en Amérique du Sud, comme au Brésil par exemple. Une version des Nez-Percés représente le lynx et le coyote comme des êtres opposés et antithétiques. Cependant, une autre version les représente égaux et identiques.

Les figures du Lynx et du Coyote dans les mythes des Indiens d’Amérique ont été étudiées par Claude Lévi-Strauss, dans son livre Histoire de Lynx. Selon lui, ces jumeaux opposés et de force inégale représentent un monde en perpétuel déséquilibre. Cette analyse lui permet d’interpréter les comportements amicaux des Amérindiens lors de leurs premiers contacts avec des Européens : pour les Amérindiens, l’existence de leur peuple impliquait l’existence d’autres peuples dont ils attendaient la venue. Toujours selon Lévi-Strauss, les versions plus tardives sont le résultat du contact régulier avec les Européens.

Dans une légende Shawnee, le Lynx roux, un des quatre protecteurs de l’étoile du matin, se fait avoir par un lapin : alors que ce dernier est acculé dans un arbre, prêt à être attrapé par le lynx, il suggère à son prédateur de faire un feu pour le rôtir ; le lapin saute alors de l’arbre, et les braises s’éparpillent sur la fourrure du Lynx et dessinent des taches marron foncé sur sa robe. Les Mojaves croient que rêver souvent d’un objet ou d’un être vivant leur donne leurs caractéristiques. S’ils rêvent des deux divinités que représentent le Lynx et le puma, ils pensent que cela va leur donner des compétences supérieures à la chasse à celles des autres tribus. Les colons européens ont aussi admiré ce félin, autant pour sa férocité que pour sa grâce, et aux États-Unis, il reste prééminent dans les anthologies du folklore national.

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