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Serpent animal TOTEM : la Transformation, l’Énergie vitale, la Fécondation

Posté par othoharmonie le 16 mars 2017

 

Son clan : Grenouille.

Son élément : Eau.

Son allié : Ours.

Avant-gardiste et débordant d’idées, Serpent ne doit pas avoir peur des obstacles pour progresser. Il symbolise aussi la transmutation du cycle vie-mort-renaissance, ainsi que l’énergie sexuelle. Avec lui, votre vie sera empreinte de grâce et de magie. C’est l’énergie de l’intégrité, l’habileté de tout expérimenter volontairement et sans résistance, afin de parvenir à la sagesse. Serpent montre bien le mouvement de la naissance, de la vie et de la mort, lui qui change de peau. Les force qu’il détient, sont la transformation, l’immortalité, la création.

serpent

Les personnes qui possèdent l’énergie de Serpent sont rares. Ils aiment jouer avec le poison : cette épreuve montre leur capacité à pouvoir en absorber sans mourir. Serpent appartient à l’élément Eau ; il déclenche passion et désir. Si vous rêvez de Serpent, c’est qu’une grande transformation est entrain de se produire en vous, et vous allez vous rapprocher de la perfection. On vous surnomme le maître de l’évolution, et vous appartenez à la période du gel.

Comme Serpent, vous êtes amené à provoquer des changements dans votre vie, aussi bien sur le plan sentimental que professionnel. Vous êtes trop avant-gardiste et, parfois, vous bousculez les autres au lieu de les rassurer. Séduisant, vous faites souvent peur à ceux qui s’intéressent à vous. En fait, ne vous reprocheraient-ils pas d’être un peu trop autoritaire ? Vous êtes membre du clan de Grenouille, qui vous unit à l’élément Eau. Grâce à cette force, vous n’avez pas peur des obstacles : c’est même devant eux que vous réagissez le mieux.

Écoutez les conseils de votre allié, Ours Brun, qui sait jouer avec la force et la douceur. De plus, lorsque vous déciderez de tout bousculer dans votre vie, prenez garde de ne pas blesser ceux qui vous aiment. Les Amérindiens disent d’ailleurs que vous avez un caractère très fort. Il paraît que l’on ne peut ni vous oublier ni s’empêcher de vous aimer. La signification principale du totem Serpent est fortement liée à la force de vie et à l’énergie primale.

Dans de nombreuses cultures, cet animal est vénéré comme un totem puissant qui représente la source de la vie. Quand Serpent apparaît dans votre vie, cela signifie probablement que des possibilités de changement se profilent à l’horizon. Soyez prêt à faire l’expérience d’un moment de transition important et d’une augmentation de votre niveau d’énergie. Quand Serpent se présente comme votre animal totem, cela signifie généralement une opportunité de guérison, une transformation, des changements dans votre vie.

Serpent peut fournir des indications utiles sur les changements de vie et les moments de transition, qu’ils soient au niveau physique, émotionnel ou spirituel. Il est proche des énergies de la terre et représente la force de vie. Comme il s’agit d’un reptile, ce totem a une relation avec les pulsions inconscientes et les instincts primaires. Si Serpent est votre totem ou animal pouvoir, vous êtes sans doute sensible à vos capacités de guérison, envers vous-même ou autrui. Cultivez vos sources d’énergie et de soutien, en particulier en ce qui concerne la terre et la nature.

Serpent est le huitième esprit totem de la roue de médecine des chamanes amérindiens. Il correspond au milieu de l’automne et à notre signe astrologique du Scorpion. Serpent est le symbole même de la mutation et de la régénération : sans cesse différent mais toujours le même, il a régulièrement besoin de changer de peau pour poursuivre sa vie et, rien qu’en cela, il est en parfaire correspondance avec la maison VIII (reliée elle-même au Scorpion) qui nous parle des grandes transformations personnelles et des grandes crises existentielles. Serpent, présent partout dans le monde sous des formes très différentes, peuplant la terre comme les plans d’eau, a toujours fasciné l’humanité.

Car il a en lui le pouvoir de subjuguer les autres grâce à son charisme inquiétant, son regard impénétrable et mystérieux, cette impression de ne pas tout à fait appartenir à notre monde. En Égypte antique, le serpent était intimement associé à la religion et aux grands mystères de la vie. Serpent fut vénéré sous différents avatars divins. Dans le mythe de la création héliopolitain, Serpent (le cobra) protège les dieux et les rois contre les puissances des ténèbres et du chaos : étant lui-même relié aux ténèbres, il est un intermédiaire privilégié. D’un autre côté, Apophis est l’ennemi serpentin du dieu solaire Râ, et incarne la menace continue de désordre pour le monde organisé. Les deux idées se complètent donc pour faire du Serpent l’animal totémique « entre les mondes » et, de fait, celui étant le plus apte à maintenir l’équilibre entre destruction et construction, entre vie et mort (cette analogie rejoignant à nouveau la maison VIII).

D’ailleurs, la figure de l’Ouroboros (le serpent avalant sa propre queue) est l’emblème du monde, du perpétuel renouvellement de la nature qui meurt et renaît en un système clos autant que parfait, où la pourriture et la mort permettent les nouvelles germinations et la vie. Un passage du Livre des Morts enseigne : « L’âme pénétrera dans le corps du serpent par la queue, qui est dirigée du côté des ténèbres et sortira par sa gueule, qui est toujours du côté de la lumière ». C’est ici une allusion à peine voilée à la réincarnation et au cycle vie/mort, nuit/jour. En Inde comme dans les croyances celtes, Serpent est un animal chtonien, souterrain et il est protecteur des trésors et des richesses de la terre. Ce rôle matérialiste, notons-le, est aussi échu au Scorpion de notre astrologie, auquel sourit souvent la richesse à condition qu’il sache la redistribuer.

Cela souligne aussi le rôle fécondateur qui échoit à ces deux animaux totémiques, car la terre et les animaux qui la fouissent, la creusent, la travaillent, sont universellement le symbole de la matrice dans laquelle la vie (encore brute) évolue. La figure de Serpent, de tout temps et dans toutes les cultures jusqu’à l’interprétation des rêves modernes, est d’ailleurs extrêmement phallique.

Le Serpent représente le pénis, et donc l’énergie sexuelle, à travers la sexualité elle-même, mais aussi le pouvoir sexuel, qui peut se traduire par un fort magnétisme (ascendance et subjugation) ou une puissance créatrice hors norme, à condition qu’elle soit détachée de son rôle purement charnel. Le Serpent monte alors « dans la tête » et la procréation se fait au niveau spirituel (ainsi les Nagas indiens, ou Hommes à tête de Cobra, qui sont par ailleurs d’excellents poètes et d’excellents mathématiciens).

 En Amérique du Nord, c’est sans doute la tribu des Shoshones (ou Snake) qui voua le culte le plus important à Serpent, bien que cet animal fût respecté par l’ensemble des Amérindiens en tant que détenteur de grands secrets et initiateurs à la magie (l’ésotérisme est aussi l’apanage du Scorpion et la Maison VIII concerne tout ce qui est caché, dissimulé, occulte). Voici le mythe fondateur des Shoshones : « Il y a très longtemps existait un Serpent très différent des autres Serpents, puisqu’il était muni de grandes pattes. Aussi, les autres Serpents le chassèrent de leur village. Il erra plusieurs mois, et finit par échouer sur le bord d’une rivière pour y mourir.

Esekotoye aperçut le pauvre Serpent. Il en eut pitié et l’invita chez lui. Il lui donna à manger et soigna ses pauvres pieds meurtris. Puis il expliqua à Serpent qu’il y avait ailleurs des créatures avec de grandes pattes, tout comme lui. Le jours suivant, Serpent quitta son ami et rencontra sur la route Kaiskap, le Porc-Épic.

Celui-ci avait froid et lui demanda de l’aide. Serpent ne possédait pas grand-chose, mais il partagea néanmoins le peu qu’il avait avec le pauvre Porc-Épic. Ensuite, Serpent poursuivit sa route, et rencontra cette fois un chef Indien et, bien que ne possédant que ses mocassins comme seule richesse, il lui en fit cadeau en signe de paix. Il fut alors invité par le chef à séjourner parmi les siens. Dès lors, il fut bien traité et eut une vie heureuse. » Ce conte est une allégorie recommandant à ceux qui sont marqués du signe du Serpent d’être toujours généreux, même si on ne l’est pas avec eux : c’est ainsi que la vie leur sourira. Mais la légende ne s’arrête pas là.

Car le chef Indien avait une fille, dont Serpent tomba follement amoureux. Il savait toutefois que c’était sans espoir, et il commença à dépérir. Mo’kiya, le sorcier de la tribu décida d’intercéder pour le serpent ; il alla donc trouver Nato’Se le Soleil. Transformer Serpent en Homme n’était vraiment pas difficile à faire, et le dieu solaire en expliqua le rituel au sorcier, ému par l’histoire de Serpent. De retour, le sorcier murmura des prières et Serpent se transforma bel et bien en un beau jeune homme, qui put épouser la fille du chef et donner naissance à une nombreuse descendance. L’allégorie est ici plus subtile.

Elle met l’accent sur le potentiel de transformation de Serpent, sa capacité à radicalement changer au cours de sa vie, et souligne que cela sera fait par amour et en fonction des sympathies que le Serpent aura su, ou non, créer autour de lui.

amérindien

LES AMERINDIENS RESPECTENT LE SERPENT

Cycle : la Lune du Gel.

Animal totem complémentaire : le Castor.

Couleur : cuivré.

Forces : imaginatif, flexible, passionné, puissant, volontaire, charismatique, esprit critique, magnétique, tendre, sensuel. Faiblesses : têtu, jaloux, secret, très critique, compulsif, rancunier, énigmatique.

Les Amérindiens respectent Serpent pour son pouvoir de transformation. Votre forte vitalité teinte vos relations de passion et d’agressivité. Votre énergie sexuelle est importante. Selon la tradition amérindienne, vous avez le pouvoir de donner et de retirer l’âme des vivants.

L’élément Eau auquel vous appartenez accentue votre mobilité et votre vélocité intellectuelle. Vous êtes le gardien des forces cachées, sans lesquelles l’équilibre de l’univers serait impossible. Votre sensualité est forte et, si elle ne trouve pas son point d’équilibre et d’assouvissement, elle peut s’avérer problématique.

Au sein de la collectivité, vous êtes celui que l’on consulte pour apaiser les troubles existentiels. Vous évoluez certes au ras du sol, mais ce n’est pas une raison pour ne pas projeter vos pensées très haut dans les cieux. C’est en quittant en partie le monde matériel et en sondant les mystères de la vie et de la mort que vous trouverez votre place dans le monde. Débarrassez-vous de votre vieille peau, ne conservez rien trop longtemps, cela ne servirait qu’à rendre votre reptation plus pesante. Vous êtes amené à provoquer des changements dans votre vie aussi bien sur le plan sentimental que professionnel. Votre totem minéral : le Cuivre.

Les Amérindiens extrayaient le cuivre pour fabriquer des bracelets qui renforçaient la force de leurs bras : il garantit contre les rhumatismes et contre l’arthrite, et transmet également de la chaleur au corps, ce qui, pour les Serpents ayant tendance à l’hypothermie, est important. Votre totem végétal : le Chardon. Les chamanes utilisaient le Chardon pour lutter contre la fièvre et les problèmes d’estomac. Il permettait de renforcer tous les organes.

Le Chardon purifie le système sanguin des natifs du serpent et les protège contre les angoisses. Serpent recherche la sécurité émotionnelle et financière. Il est capable de travailler dur et patiemment dans l’ombre pour atteindre ses objectifs. Il recherche toujours à améliorer son niveau de vie et investit une énergie prodigieuse pour augmenter ses revenus. S’il n’a pas ce moteur financier, il lui en faut un autre, d’ordre émotionnel. Il peut être passionné et sensuel à un moment et, tout de suite après, se montrer froid et distant. De nature très intuitive, il adore utiliser son sixième sens pour découvrir les secrets, les motivations profondes de ses collègues, ou bien s’appliquer à trouver des solutions.

Ainsi, il a besoin de travailler dans un environnement qui lui permet de tester ses capacités mentales. Il est attiré par les domaines scientifiques et médicaux ainsi que les technologies modernes. C’est un investigateur, que ce soit dans la recherche, l’espionnage, la chimie ou la médecine. Si Serpent se retrouve dans une situation où il ne peut pas exprimer son énergie débordante, par exemple s’il se retrouve au chômage ou à mi-temps, il lui faut trouver d’autres activités annexes. En tant que chef, Serpent est intuitif et vif d’esprit. Il est très bon dirigeant dans tous les domaines. Il demande à ses employés une compétence extrême et une loyauté absolue, il est capable de les licencier s’ils n’atteignent pas le niveau élevé attendu d’eux.

Dans les traditions anciennes et encore de nos jours, les Serpents sont de puissants symboles du pouvoir de guérison. Dans la mythologie grecque, Asclépios, le dieu de la médecine, est montré avec deux Serpents qui montent sur un bâton, un symbole connu aujourd’hui sous le nom de Caducée. Serpent peut symboliser la direction spirituelle. La présence de ce totem dans votre vie signifie souvent que vous êtes dans une période de transition et que vous possédez les moyens de promouvoir votre développement personnel.

Quand Serpent apparaît dans vos rêves, il peut s’agir d’une visite de l’animal protecteur qui vous invite à regarder des faits importants ou des dynamiques interpersonnelles qui ont un impact sur votre vie. Serpent mis en avant dans les rêves laisse souvent une impression forte sur le rêveur : ces rêves ont tendance à être effrayants ou inquiétants, car ils font appel à une forte énergie généralement inconsciente. Que la présence de cet animal totem dans votre rêve laisse une impression positive ou négative, il vous appartient de considérer ceci comme une invitation à regarder les changements qui sont à l’œuvre autour de vous et en vous, ainsi que les opportunités d’évolution et de transformation qui se présentent. Le symbolisme du Serpent est lié à l’idée de la vie. Les Chaldéens avaient le même mot pour la Vie et pour le Serpent.

Si l’Homme est l’aboutissement du long effort génétique, le Serpent sans queue, ni pattes, ni poils, ni plumes, et froid de surcroît, se place au commencement du même effort. Homme et Serpent sont ici opposés, complémentaires, rivaux. Le Serpent est un symbole phallique. Il est symbole de l’âme et de la libido. Les Pygmées, dans leur langage de chasse, représentent le Serpent d’un trait sur le sol. Il est une ligne vivante. La ligne n’a ni commencement ni fin. Animée, elle devient susceptible de toutes les représentations, toutes les métamorphoses. Le Serpent est une hiérophanie du sacré naturel, matériel. Serpent est rapide comme l’éclair et surgit toujours de l’ombre pour cracher la mort ou la vie avant de retourner à l’invisible.

Il love, il étreint, il étouffe, il déglutit, digère et dort. Énigmatique et secret, on ne peut prévoir ses décisions soudaines. Serpent est un vieux dieu premier, qui figure au commencement de toutes les cosmogénèses, avant les religions de l’esprit. La forme la plus connue est le Quetzalcoatl des Toltèques, repris par les Aztèques. Il est force de vie, ce qui anime et maintient. L’universalité des traditions fait du Serpent le maître des femmes, parce qu’il est celui de la fécondité. Il est souvent considéré comme responsable des menstruations qu’on dit résulter de sa morsure. Chez les Tchokwé de l’Angola, on place un Serpent de bois sous la couche nuptiale pour assurer la fécondation de la femme. En Inde, les femmes qui veulent un enfant adoptent un Cobra.

serpent

Chez les Tupi-Guarani du Brésil, on en frappait les hanches des femmes stériles pour les rendre fécondes. Dans certaines régions d’Europe, les femmes ont peur qu’un Serpent n’entre dans leur bouche pendant leur sommeil, et ainsi les féconde. Le Serpent recouvre bien des aspects, et on le retrouve sous diverses formes dans bien des traditions. Il est le symbole de la nature profonde des choses, il est le symbole des cycles de la vie et de la mort. Il aide à comprendre et à intégrer les processus de transmutation (c’est un animal qui mue). Serpent peut être charmeur et éloquent, il est sage et rusé. Son venin peut tuer, mais il est aussi antidote : rien n’est mauvais rien n’est bon. Les choses sont neutres à la base, c’est l’utilisation que l’on en fait qui détermine sa polarité. Serpent dit encore : il faut expérimenter pour arriver à la sagesse.

Le Serpent aime jouer avec le poison ; cette hardiesse démontre sa capacité à pouvoir en absorber sans mourir. Serpent représente la Transformation, l’Énergie Vitale. Il symbolise nos morts et nos renaissances successives, ainsi que l’énergie sexuelle. Avec lui, votre vie sera empreinte de grâce et de magie. Serpent est une créature malheureusement méconnue, qui détient une place importante dans le monde chamanique.

Les personnes ayant ce guide sont très rares, car les connaissances du Serpent sont mystérieuses : elles sont en rapport avec l’immortalité et l’énergie psychique. Son savoir est le Savoir Ancien, celui d’avant l’histoire, et son don est celui de la Connaissance. Le Serpent montre bien le cycle de la naissance, de la vie et de la mort, en ce qu’il change de peau. Les force qu’il détient sont la transformation, l’immortalité, la création. Le Serpent est aussi maître des énergies primordiales, du feu et de la sexualité. Ces énergies, une fois transformées, mènent à l’éveil de la Kundalini, et aussi à la quête alchimique.

Le Serpent apparaît dans toutes les civilisations antiques, porteur de diverses significations : symboles de vie, de vigueur, de mort, de la Terre, de la fécondation, de l’immortalité, de la force universelle (Caducée)… C’est l’énergie de l’intégrité, de la conscience cosmique. C’est aussi l’union des énergies masculine et féminine. Pour permettre cette union, il faut comprendre et accepter que ces deux énergies soient au cœur de chaque entité. Serpent, comme animal allié, vous enseigne que vous êtes un être universel. En acceptant tous les aspects de votre vie, vous pouvez susciter cette transmutation propre à la Médecine du Feu. Sur le plan matériel, cette énergie du Feu crée la passion, le désir, la procréation et la vitalité physique. Sur le plan émotif, elle devient ambition, création, esprit de décision et rêve.

Sur le plan mental, c’est l’intellect, le pouvoir, le charisme et le leadership. Quand cette énergie parvient au plan spirituel, elle devient sagesse, compréhension, intégrité et lien avec le Grand Esprit. Si Serpent est votre animal allié, il se trouve, en votre for intérieur, un besoin de transmuer une pensée, une action ou un désir, afin d’accéder à l’intégrité.

C’est une magie très puissante ; cette magie n’est rien de plus qu’un changement au plan de la conscience. En tant qu’animal allié, Serpent vous demande de relever un défi : « Devenez le magicien, transmutez l’énergie. Abandonnez la vieille peau de votre identité actuelle. Traversez cette illusion trompeuse qui veut vous maintenir dans une continuité statique. Suivez le rythme du Serpent et vous danserez librement, faisant vôtres ces forces transformatrices de l’univers. » Serpent est ardent, passionné, désintéressé, énigmatique, sensuel, secret, curieux, entêté, fascinant, dangereux, obsessionnel, hésitant entre destruction et création. Il peut apparaître comme votre animal totem lorsque vous vous apprêtez à explorer un terrain peu familier et avez besoin de soutien pour aller de l’avant. Cet animal vit au ras du sol et peut vous rappeler de garder les pieds sur terre et de renforcer vos fondations, alors que vous traversez des périodes de changement.

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Le Crocodile du Nil

Posté par othoharmonie le 19 novembre 2016

 

Le crocodile du Nil, l’un des plus grands reptiles vivants avec le crocodile marin, l’anaconda et le python réticulé, est aussi l’un des plus lourds avec la tortue luth.

Comme chez la plupart des reptiles, les écailles qui couvrent tout son corps sont des reliefs épidermiques, et sont donc différentes de celles « détachables » des poissons. Elles sont jointives et quadrangulaires sur le dos et sur le ventre, et espacées les unes des autres sur les flancs. Les écailles ventrales sont alignées sur 26 ou 32 rangées qui s’échelonnent du collier ventral à l’anus. Ce nombre varie selon les espèces et constitue un bon critère d’identification.

Les flancs ne sont revêtus que de petites plaques réparties sur 16 ou 17 rangées transversales et sur 6 à 8 rangées longitudinales. La main est palmée uniquement à la base, mais les orteils sont reliés par une véritable palmure. Les pattes sont terminées par des griffes (étuis cornés).

Crocodile-du-nil

Un crocodile peut avancer très rapidement et atteindre 17 km/h sur plusieurs kilomètres en effectuant une sorte de galop. Le corps, étiré vers l’avant, est comme poussé par les pattes postérieures. Les pattes antérieures reçoivent le poids du corps et amortissent la fin du « saut ». Puis le dos s’arrondit et les pattes postérieures se portent vers l’avant, propulsant le corps dans un nouveau bond.

Une sorte de baguette cartilagineuse part de la dernière vertèbre et forme la queue. Peu mobile, elle repousse parfois lorsqu’elle a été amputée.

Les anatomistes considèrent le crocodile comme faisant partie des reptiles les plus évolués. Il possède, à l’égal des mammifères, un cœur divisé en quatre cavités qui effectue de 22 à 47 pulsations par minute ; il se caractérise par de grandes oreillettes recouvrant en partie les ventricules et présente une autre différence avec celui des reptiles « inférieurs » : il est séparé en deux chambres distinctes par une cloison interventriculaire complète. Grâce à cette paroi, le sang oxygéné est séparé du sang veineux. Ces deux flux sanguins peuvent cependant se mélanger lorsqu’un clapet, appelé foramen de Panizza et situé entre les crosses aortiques, s’ouvre et fait communiquer les ventricules. Lorsque l’animal plonge, ce clapet se ferme, permettant au cœur et au cerveau de continuer à être irrigués de sang oxygéné, et ce au détriment des muscles.

En rétrécissant ou en dilatant ses vaisseaux sanguins, le crocodile peut régler le flux de son sang et régler par le même fait la température des diverses parties de son corps. Et la fréquence des battements du cœur dépend de cet afflux nouveau d’oxygène ou non dans le système sanguin.

La bouche est isolée du pharynx du reptile par le repli gulaire, un tissu recouvrant le pli osseux du palais. C’est une sorte de voile qui empêche l’eau de pénétrer dans la gorge. Le crocodile peut ainsi rester sous l’eau la gueule ouverte, sans que ses poumons ou son œsophage soient noyés. Il continue de respirer la gueule remplie d’eau grâce à des fosses nasales qui conduisent l’air au-delà du repli. En plongée, deux valves ferment automatiquement les narines et empêchent l’eau de pénétrer dans les fosses
nasales.

Les deux poumons, de forme ovoïde, sont subdivisés en cavités et ressemblent à des éponges. L’air qui arrive de l’extérieur les emplit par succion, comme aspiré par le piston d’une seringue. Ce rôle de piston est joué par le foie, lui-même tiré vers l’arrière sous l’effet des muscles qui se contractent. Le crocodile peut en même temps fermer sa glotte et son repli gulaire, formant ainsi un circuit clos. Le pharynx s’abaisse, ce qui aspire l’air et le fait pénétrer dans la cavité olfactive. Selon les chercheurs Pooley et Gors, l’air stimulerait la partie du cerveau commandant le sens de l’odorat, particulièrement développé chez le crocodile du Nil. À l’extrémité du museau, les narines transmettent aussi les stimuli chimiques, émis par les proies ou les partenaires sexuels, directement à des sacs olfactifs qui les analysent. Ce système de transmission des odeurs est particulier aux crocodiles ; chez les autres reptiles, c’est la langue qui, en liaison avec l’organe de Jacobson, véhicule les particules odorantes.

On a cru longtemps, et à tort, que les reptiles étaient sourds. Les crocodiles du Nil possèdent, au contraire, une audition très développée grâce à une oreille interne dont la structure est comparable à celle des vertébrés supérieurs. Le tympan, très grand, est recouvert sur sa face externe par un volet mobile qui se ferme en plongée, comme les clapets des narines, afin de limiter les infiltrations d’eau. La qualité de l’oreille interne de ces reptiles leur permet de communiquer vocalement entre eux par des sons variés, ce qui enrichit leur vie sociale.

La rétine des crocodiles leur donne la possibilité de voir aussi bien dans la pénombre qu’en pleine lumière : on dit qu’ils sont euryphotes. Leurs yeux sont situés très haut sur la tête et de chaque côté. De cette façon, ils affleurent la surface de l’eau lorsque l’animal est immergé

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L’élevage du Porc – Tabous et sacrifices

Posté par othoharmonie le 12 mai 2016

 

L’élevage du porc s’est propagé rapidement à partir du VIe millénaire. La facilité à le nourrir, l’abondance de sa viande et de sa graisse, sa reproduction rapide expliquent cette extension précoce dans de larges zones de l’Ancien Monde. Le problème reste de savoir d’où vient ce porc domestiqué. Certains naturalistes font dériver le cochon domestique du porc sauvage, c’est-à-dire du sanglier. Celui-ci est apparu – dans l’état actuel de nos connaissances – à l’ère tertiaire, au miocène, c’est-à-dire quelque trente millions d’années avant le temps présent. Mais il est probable que la famille des suidés à laquelle il appartient, lui est antérieure d’encore quelque vingt millions d’années. Les premiers sangliers, en effet, se répartissent déjà en deux « races » : le sus scrofa d’Europe et le sus vittatus d’Asie orientale. Longtemps on a considéré que l’une et l’autre ont donné naissance aux races de porcs domestiques d’Europe et d’Asie. Aujourd’hui on en est moins sûr, et les zoologues semblent s’acheminer vers une séparation plus nette, dès la préhistoire, entre le sanglier proprement dit, avec ses différentes variétés, et les ancêtres méconnus du cochon domestique. Même si de bonne heure des croisements sont intervenus entre ces deux animaux, il s’agirait peut-être à l’origine de deux espèces différentes, appartenant toutes deux à la famille des suidés, comme le phacochère d’Afrique ou le pécari d’Amérique.

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Les débuts de la domestication du porc peuvent être datés à partir de restes osseux. L’analyse de fragments d’os et de dents permet de connaître l’âge et le sexe des sujets qui ont été abattus pour être consommés. Il apparaît ainsi qu’à partir du septième millénaire avant notre ère (au Turkestan et en Asie Mineure) ou au sixième millénaire (en certaines régions d’Asie orientale), les mâles sont tués plus tôt que les femelles – celles-ci étant conservées pour la reproduction – en général à l’entrée de l’hiver, lorsqu’il devient plus difficile de les nourrir. L’étude des mâchoires met en valeur l’ablation des canines, et l’examen ostéologique permet de dire si l’animal avait ou non été castré, la castration modifiant, chez le porc comme chez tous les mammifères, les formules osseuses. Ces trois pratiques – abattage précoce des mâles, ablation des canines, castration – attestent avec certitude la domestication. Il est donc possible d’en établir une chronologie (relative) et une géographie (plus solide) à partir des sites proto-historiques qui ont été fouillés. En aucun cas il n’a été trouvé trace de domestication avant le septième millénaire.

À partir du troisième millénaire, le porc semble répandu sur tout le pourtour du bassin méditerranéen. Mais son statut et ses rapports avec l’homme diffèrent beaucoup selon les régions et les cultures, voire à l’intérieur d’une société donnée pendant une durée un peu longue. À cet égard, le cas égyptien est exemplaire. Méprisé par les peuples nomades du désert, le porc est élevé et consommé par les fermiers sédentaires de la vallée du Nil. Du moins jusqu’au milieu du deuxième millénaire. Car vient ensuite un abandon progressif de la consommation courante de cet animal, que l’on réserve au culte d’Osiris à qui il est sacrifié : on ne le mange plus que le jour de la pleine lune. Par la suite, le discrédit du porc continue de s’accentuer : sa viande, réputée impure, n’est plus du tout consommée, et d’animal sacré offert à Osiris, dieu du Nil et de la végétation, il devient l’attribut de Seth, le dieu démoniaque de la mythologie égyptienne. Celui-ci est parfois représenté par un porc noir dévorant la lune.

Le cas égyptien n’est pas isolé. Plusieurs peuples du Proche-Orient, à partir de dates qui varient, considèrent le porc comme un animal impur et tabou : les Hébreux, bien sûr, mais aussi les Phéniciens, les Cananéens, les Crétois, plus tard les Éthiopiens et les Indiens. Les raisons de cette attitude sont diverses mais plus souvent d’ordre symbolique que proprement hygiéniques. Le climat en fait n’explique rien : dans une même région chaude, certains peuples mangent du porc et d’autres non.

Ces tabous n’ont pas cours dans le monde grec, où, dès l’époque archaïque, l’élevage de porcs représente une grande richesse. Le porc est à la fois un animal que l’on sacrifie aux dieux et un animal que l’on mange couramment. Sa chair est plus estimée que celle du mouton (surtout élevé pour sa laine) ou que celle du bœuf (réservé aux labours). Comme plus tard le Romain, le Germain ou le Gaulois, le Grec aime se nourrir du cochon. Mais c’est aussi, avec la chèvre, l’animal qu’il offre le plus volontiers à ses divinités, notamment à Déméter, déesse de la terre cultivée et dont un porc aurait autrefois saccagé les moissons. Des troupeaux entiers sont élevés pour servir de victimes sacrificielles. Le sacrifice est toujours sanglant – ne sont sacrifiés que des animaux vivants – et définit les conditions dans lesquelles il est licite et pieux de manger de la viande. Il s’accompagne d’opérations culinaires rituelles, faisant partie du rite religieux lui-même, au sortir desquelles la chair de l’animal est consommée, soit sur place, soit ailleurs. L’homme qui a mangé l’animal consacré au dieu se trouve purifié et renforcé par la puissance vitale de cet animal. Religion et nourriture sont ainsi étroitement mêlées.

Les rites et les enjeux sont un peu différents à Rome, même si le sacrifice d’animaux constitue une dimension importante de la religion romaine. Certains animaux sont sacrés en ce qu’ils sont associés, d’une façon ou d’une autre, au culte d’une divinité : ils en sont à la fois l’attribut, la victime et l’offrande préférée. La truie est ainsi l’animal emblématique de Cérès, déesse des moissons, à l’image de la Déméter grecque. Toutefois le sacrifice sanglant d’une truie ou d’un porc à Cérès – en remerciement d’une protection ou d’un bienfait, ou simplement pour s’attirer ses faveurs – devient plus rare au fil des siècles. À l’époque d’Auguste, il est déjà remplacé par l’offrande de viande cuite ou même de produits tirés du sol, des céréales notamment. De même, assez tôt, l’usage de partager et de consommer rituellement l’animal qui vient d’être immolé à la divinité, se fait moins fréquent, aussi bien dans le culte public que dans le culte domestique. Il a pratiquement disparu au début de notre ère.

Source : http://ashp.revues.org/1170

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Histoire du Cygne héraldique

Posté par othoharmonie le 27 octobre 2015

 

CYGNE BlasonLe cygne apparaît tôt dans le bestiaire héraldique. Vers 1200, il est déjà présent parmi la vingtaine d’espèces animales ornant les blasons repérées par Michel Pastoureau .

Cependant, si sa présence est ancienne, le cygne demeure un animal relativement peu fréquent dans l’héraldique au cours de la période médiévale. Bien que les oiseaux figurent dans près de 10 % des armoiries portées entre les xiiie et xve siècles, à peine 2 % d’entre elles représentent un cygne. Michel Pastoureau et Laurent Hablot, spécialistes de l’emblématique médiévale, proposent d’expliquer cette rareté par le caractère ambivalent du cygne dans les bestiaires médiévaux. Ainsi, selon Hugues de Fouilloy, rédigeant son De avibus (Le Livre des oiseaux) entre 1130 et 1160 :

« La blancheur du cygne est le symbole du converti. Le cygne a un plumage blanc mais une peau noire. Allégoriquement la couleur blanche du plumage signifie le prétexte sous lequel la peau noire est dissimulée. Parce que le péché de chair est dissimulé par divers prétextes. Lorsque le cygne nage sur la rivière, il tient son cou dressé, parce que l’homme fier, entaché par des possessions matérielles, se rengorge lui-même de posséder des biens transitoires. On dit que le cygne produit un chant d’une immense douceur lorsqu’il est à l’agonie. De même, à la fin de sa vie le fier prend toujours plaisir à la douceur de ce monde, et mourant, il se souvient de ses mauvaises actions. Mais lorsque le cygne est privé de son plumage neigeux, placé sur une broche, il est mis à rôtir dans les flammes. De même, une fois mort, le riche orgueilleux, dépouillé de sa gloire terrestre, est précipité dans les flammes de l’enfer, où il est son châtiment, de sorte que celui qui avait coutume de rechercher les plus viles nourritures, descendu aux abysses, devient nourriture pour les flammes. »

Sa fréquence sur l’écu augmente considérablement à partir du xviie siècle, au moment où le répertoire des meubles et figures héraldiques s’accroît et se diversifie. L’héraldiste Théodore de Renesse dénombre à la fin du xixe siècle 774 familles européennes ayant un cygne ou une tête de cygne sur leur blason. À titre de comparaison, le même auteur ne compte que 12 familles arborant le rat — une figure beaucoup moins appréciée — sur leur écu.

Le cygne est, en héraldique, une figure naturelle qui s’inspire de l’oiseau du même nom. Relativement peu fréquent sur l’écu tout au long du Moyen Âge, cet animal est, en revanche, à compter du xive siècle, une figure courante des ornements extérieurs de l’écu, en particulier le cimier et les supports, de même que sur les devises et emblèmes personnels.

Sa fréquence sur l’écu augmente considérablement à partir du xviie siècle, au moment où le répertoire des meubles et figures du blason s’accroît et se diversifie.

Quand rien n’est précisé, le cygne est représenté passant, les ailes fermées et tourné vers la gauche.

Le cygne est dit becqué, langué ou membré, suivant que son bec, sa langue ou ses pattes sont d’une couleur différente de celle du corps.

Navré, il est transpercé d’une flèche ou d’un dard.

Lorsqu’il est posé sur une onde, c’est-à-dire qu’il paraît nager sur une mer ou une rivière, il est dit nageant.

Dans le premier quart du xiiie siècle, Wolfram Von Eschenbach crée dans son Willehalm le personnage sarrasin de Josweiz. Né d’un père blanc, Matusales et d’une mère noire, une Africaine de Jetakranc, Josweiz a la peau noire et blanche et ses armes représentent un cygne blanc aux pattes et au bec noirs, reflet fidèle de son apparence et de sa filiation.

Dans les armoriaux imaginaires des chevaliers de la Table ronde du xve siècle étudiés par Michel Pastoureau, le cygne n’est qu’exceptionnellement employé. Ne figurant sur aucun écu, il n’est utilisé que dans les cimiers et supports de deux chevaliers jouant un rôle mineur. Le roi Urien de Gorre, beau-frère d’Arthur et père d’Yvain, a pour supports deux cygnes d’argent, becqués et membrés de sable. Patrides le Hardi, neveu de Baudemagu, a pour cimier une tête et un col de cygne d’argent, becqué de sable et pour supports deux cygnes d’argent, becqués et membrés de sable.

Armes parlantes

Selon Michel Pastoureau, le cygne serait, contrairement à d’autres oiseaux comme le coq et le corbeau, rarement employé dans les armes parlantes. Cependant, les exemples sont relativement abondants dans les pays de langue germanique (schwan, cygne en allemand), notamment Schwangau, Schwanberg, Schwanheim, Schwanenberg, Hohenschwangau et Merenschwand.

Histoire du Cygne héraldique dans CYGNE 220px-H%C3%A9raldique_meuble_cygne.svgL’un des exemples les plus célèbres d’armes parlantes avec un cygne est celui du dramaturge Jean Racine, dont le blason familial représentait, sous forme de rébus, un rat au-dessous d’un cygne (Racine ≈ rat-cygne). Appréciant peu la figure du « vilain rat » qui « [le] choquait », Jean Racine ne conserva que le cygne dans les armes qu’il fit enregistrer en 1697 en conformité avec l’édit royal de novembre 1696 : « D’azur au cygne d’argent becqué et membré de sable ».

 

Il peut être difficile de distinguer le cygne de l’oie dans certaines représentations artistiques, en raison de leur morphologie semblable (les deux appartiennent à la famille des Anatidés) et de la couleur blanche qu’ont en commun toutes les espèces de cygnes de l’hémisphère nord et plusieurs races d’oie domestique. Cette confusion peut se retrouver en héraldique.

 

L’alcyon est, d’après la mythologie grecque, un oiseau aquatique fabuleux qui faisait son nid sur les flots de la mer. Souvent identifié avec le martin-pêcheur, la mouette, le pétrel, le goéland ou le cygne, il est figuré dans ses plus anciennes représentations héraldiques comme un martin-pêcheur dans son nid, donc comme un oiseau de taille moyenne, au bec pointu. L’apparence de l’alcyon s’est ensuite modifiée puisque ses représentations plus tardives en font une « sorte de cygne, représenté dans son nid et voguant sur les flots ».

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La vie de la panthère

Posté par othoharmonie le 3 août 2015

 

leopard-panthereMême si elle convoite des proies d’une grande diversité, la panthère se caractérise par deux comportements constants : elle chasse à l’affût et en solitaire. Elle ne poursuit pas ses futures victimes, mais les guette, dissimulée dans les arbres ou les herbes hautes, parfaitement camouflée grâce à son pelage ocellé.

Avant de se tapir, la panthère scrute les alentours ; du haut d’un arbre, elle observe le paysage. Elle peut ainsi, lors de l’affût, demeurer très passive, en attente près d’un endroit propice tel qu’un point d’eau auquel viennent se désaltérer nombre d’animaux.

Elle peut également, après avoir repéré une proie au loin, entamer une approche des plus discrètes. Mais la panthère pratique avant tout une chasse opportuniste, saisissant l’occasion lorsqu’elle se présente. À la recherche de sa future victime, elle parcourt en silence son territoire, tous les sens aux aguets. La moindre silhouette, le plus léger souffle, l’odeur la plus subtile la mettent en arrêt. Elle se glisse ensuite vers l’animal choisi, ventre plaqué au sol, sans un bruit. Les dernières foulées la séparant de sa proie sont parcourues à une vitesse qui atteint les 60 km/h, en deux ou trois bonds de près de 6 m de long et pouvant parfois aller jusqu’à 3 m de haut. Elle assène alors le coup de grâce au cours d’une attaque finale qui ne dure que quelques secondes. Si l’animal est de petite taille, comme un singe ou un rongeur, elle le saisit à la nuque. En revanche, lorsqu’il s’agit d’une victime plus conséquente, telle qu’une antilope, une gazelle ou un impala, elle la prend à la gorge et l’étouffe.

Malgré des atouts naturels incontestables, la panthère ne revient victorieuse de la chasse qu’une fois sur quatre. C’est sans doute pour ne pas gaspiller une proie chèrement acquise qu’elle a l’habitude de hisser la carcasse sur un arbre. Cela la met au moins hors d’atteinte des chacals et des hyènes. Ensuite, il ne reste plus qu’à la protéger des vautours.

L’appétit de la panthère s’accommode d’une si grande variété de proies qu’il serait bien difficile d’en dresser une liste exhaustive. Elle manifeste une grande faculté d’adaptation, aussi bien en ce qui concerne la méthode de chasse que pour le choix de sa nourriture.

Courageuse, mais pas téméraire

En règle générale, la panthère s’attaque à des mammifères de même taille qu’elle ou plus petits, évitant autant que possible de se trouver en compétition avec d’autres carnivores tels que les lions, les tigres ou les lycaons qui, de leur côté, se régalent d’animaux plus grands. En Asie, elle s’en prend volontiers aux cerfs et aux sangliers, aux bufflons et aux jeunes bovins sauvages, aux bouquetins et aux mouflons, de même qu’aux babouins et aux macaques. Menant une existence solitaire, c’est le plus souvent seule qu’elle part en quête de proies ; on a cependant pu observer, notamment en Inde, plusieurs individus s’associant pour la capture d’un singe : une des  panthères tente de le déloger de l’arbre où il s’est réfugié, tandis qu’une autre guette la chute de l’animal, qui a bien peu de chances d’échapper au piège.

Dans la grande forêt africaine, la panthère chasse céphalophes et potamochères, tandis que, dans la savane, gazelles, impalas ou gnous constituent son ordinaire ; mais elle ne dédaigne pas pour autant les damans, lièvres et autres rongeurs. Le bétail domestique a longtemps constitué pour elle un gibier facile, ce qui lui a valu d’être persécutée jusqu’à l’extermination, particulièrement dans certaines régions du sud de l’Afrique. Quant aux oiseaux, ils figurent plus rarement à son menu. En cas de disette, il arrive qu’elle se rabatte sur de très petites proies, comme des grenouilles, des reptiles, voire des poissons. La plupart du temps, elle ne convoite que des animaux très jeunes ou très âgés, sachant que les adultes vigoureux risquent fort de lui échapper. C’est là sa contribution à la sélection naturelle, qui assure la santé et le bon équilibre des troupeaux.

Des études ont été conduites sur l’alimentation des panthères à partir d’analyses de leurs excréments. Dans l’Himalaya, les résultats montraient que les chèvres sauvages étaient présentes dans 70 % des excréments, le bétail domestique représentant 14 % et les porcs-épics 9 %.

Dans le parc national Kalahari Gemsbok en Afrique du Sud, il a été remarqué que les femelles suitées chassaient surtout le renard à oreilles de chauve-souris, le protèle et les céphalophes, alors que les mâles se nourrissaient en plus de porcs-épics et de jeunes oryx.

Dans le parc national de Tai en Côte-d’Ivoire, plus de 30 espèces de proies différentes ont été retrouvés dans des excréments de panthères, dont 99 % de mammifères.

imagesUne fois en possession de sa victime, la panthère l’entraîne à l’écart, afin de la savourer seule et en toute tranquillité. Elle commence par lui ouvrir l’abdomen pour en extraire les entrailles, dont elle consomme immédiatement le foie, les reins et le cœur ; elle dissimule par ailleurs l’estomac et les intestins sous une couche d’herbes, de feuilles ou de terre, puis termine en dévorant le nez, la langue et les yeux. Le reste de la carcasse est ensuite placé à l’abri des éventuelles convoitises des charognards, le plus souvent au creux d’une fourche d’arbre, en prévision des repas à venir.

Après s’être repue, elle va en général s’abreuver. Elle élit volontiers domicile à proximité des points d’eau, mais, en période de sécheresse, elle est capable de faire preuve d’une remarquable sobriété, ne buvant que tous les deux ou trois jours.

La panthère ne manifeste aucune préférence marquée pour un milieu particulier. Du moment qu’elle dispose d’eau en suffisance et d’une réserve de gibier satisfaisante, elle s’accommode de conditions de vie fort diversifiées. C’est ainsi qu’elle aime vivre dans la forêt tropicale ou le long des lisières boisées qui bordent les cours deau – car elle possède d’excellentes aptitudes pour la nage –, aussi bien que dans les savanes buissonnantes ou les semi-déserts rocheux.

 

Ressources Encyclopédiques

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Les dangers du Lombric

Posté par othoharmonie le 17 juillet 2015

 lombrics

Malgré son utilité et son abondance, le lombric n’en est pas pour autant invulnérable. Il est très sensible aux différentes techniques utilisées en agriculture. Le labour mécanisé est peut-être son pire ennemi. Le travail du sol profond détruit ses galeries, incorpore dans le sol la matière organique de surface dont il se nourrit, voire le blesse directement. 

Notre copain le lombric est donc en danger face à l’agriculture intensive qui le méprise.

Une étude menée en Suisse, sur la biomasse du ver, a pu révéler les effets comparés entre dix ans de labour et dix ans de semis direct pour la culture de la pomme de terre. (semis direct = une terre non labourée). Dans le système avec labour, les chercheurs ont mesuré 94g/m2 présence de vers contre 190 gr/m2 en semis direct. Une diminution de moitié. 

Des kilomètres de galeries font respirer les sols.

Les vers de terre n’ont pas seulement un rôle de nourrice pour la terre et les micro-organismes, ils ont aussi une action mécanique. Ils participent à la structuration des sols en permettant la production d’un assemblage organo-minéraux stables, qui rendent les terrains moins sensibles à l’érosion par le vent, mais aussi, en creusant leurs galeries, ils empêchent leur tassement et imperméabilisation. 

Des kilomètres de petits tunnels souterrains, raccordés en réseaux, vont augmenter la porosité et ainsi faciliter la circulation de l’eau et de l’air. Pouvant atteindre une profondeur de cinq à six mètres, ces galeries ont une importance parfois bien sous-estimée. Aidant la pénétration des racines en offrant un sol plus meuble à l’expansion végétale, mais aussi avec un sol mieux oxygéné, les vers de terre font alliance avec les plantes. Mais ce n’est pas tout. D’après un chercheur à l’INRA, en région méditerranéenne, dans les galeries forées par une population de lombrics, 160 mm d’eau peuvent s’écouler par heure. Ainsi, en permettant un meilleur drainage, ces petits animaux limitent les effets des pluies torrentielles. 

Ne faut-il pas voir, par la disparition des vers de terre, un des facteurs responsables de l’aggravation des inondations ? 

En forant leurs galeries, les lombrics avalent sans distinction, terre et la matière organique, puis rejettent les éléments non assimilables sous la forme de curieux tortillons déposés en surface. Chaque année, les vers en produisent de 1 à 9 kg par mètre carré. Sur son passage, en digérant et en rejetant, le vaillant animal remonte jusqu’à la surface des éléments issus des profondeurs. Ces « crottes de ver de terre » comme disait Darwin, sont finalement l’équivalent d’un labour sur les vingt premiers centimètres du sol. Le ver laisse aussi des déjections en profondeur et, oeuvre ainsi à la circulation des matériaux entre les différentes couches du sol.

 En se déplaçant de haut en bas, il amène des éléments organiques qui, sans lui, pourriraient en surface, et remonte du sous-sol des oligo-éléments, des minéraux comme le fer ou le souffre. Mais pour le lombric, ce genre de travaux communs chez la faune du sol va beaucoup plus loin. Il a mis en place une véritable association mutualiste avec les micro-organismes. Des bactéries l’aident à digirer les débris organiques, en échange, elles se développent à leur aise grâce au riche mucus que le ver produit. 

Avec la terre et les résidus dont il se nourrit, le lombric avale aussi les bactéries. Alors au repos et inactifs, ces organismes unicellulaires vont trouver dans le mucus que le ver mélange à la terre, un substrat très favorable qui va stimuler leur multiplication et leur activité enzymatique. Cette association est rentable pour le ver mais s’avère également très bénéfique pour le fonctionnement des sols et le recyclage. En effet, la cohorte de bactéries que le lombric laisse derrière lui est activée ou réveillée par le prince, comme le décrit l’Institut de recherche pour le Développement (IRD). Tout l’espace souterrain fréquenté par le lombric, est remarquablement enrichi de communautés bactériennes, jusqu’à dix fois plus abondantes que dans le sol environnant dépourvu de vers. 

Par exemple, dans les galeries, on constate 40% de plus de bactéries fixatrices d’azote et 16% de bactéries dénitrifiantes (qui consomment les nitrates). Ces bactéries vont sans conteste contribuer à la vitalité du sol et, grâce à elles, la colonisation par d’autres êtres vivants sera beaucoup plus rapide.

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Ver de Terre, un travailleur invisible

Posté par othoharmonie le 14 juillet 2015

 

 

 

Fertilisation des solsLa fertilité des sols, leurs capacités à se régénérer et donc tout simplement notre agriculture, est possible grâce à cette particule si précieuse qu’est le CAH. Mais ce n’est pas le seul  effet de notre super-héros du sol. Chaque jour, un ver de terre est capable d’engloutir son propre poids en terre. Étant des millions, ils créent ainsi un impressionnant réseau de galeries souterraines, allant parfois jusqu’à trois mètres sous la surface et pouvant représenter plus de 5000 km par hectare. L’air circule dans ces multiples tunnels, permettant ainsi à la vie aérobie de coloniser les couches inférieures. 

Sans le travail des vers anéciques, les sols seraient nettement moins profonds car l’atmosphère ne pourrait pas pénétrer aussi loin dans le sol. Les racines des plantes profitent également de ces   galeries pour s’enraciner plus loin et plus facilement, elles deviennent ainsi d’avantage résistantes à la sécheresse ou au déracinement, en plus de profiter des éléments nutritifs que le vers sème sur son passage. Pour finir, ces galeries se transforment en véritables réseaux d’eau pluviale lors des précipitations. L’eau reste ainsi moins longtemps en surface et rejoint plus facilement les nappes phréatiques, ce qui évite les inondations, l’asphyxie du sol ou le ruissellement vers les cours d’eau. 

Les lombrics sont également des agents irremplaçables de la formation de l’humus. Se nourrissant des micro-organismes qui se développent à a surface de la matière organique, ils participent au brassage continuel du sol et donc à la biodégradation de la litière. Ils sont loin d’être les seuls à effectuer ce travail : il existe des milliers d’espèces qui y participent : Collemboles*, acariens, champignons, crustacés, insectes, protozoaires, bactéries… chacun s’occupant d’un stade de décomposition de la matière organique, de la matière brute jusqu’à sa minéralisation finale. Les vers anéciques* y jouent un rôle prépondérant pour plusieurs raisons : 

✔ Ils prélèvent régulièrement la matière organique en surface (des feuilles mortes notamment) puis l’enfouissent à quelques centimètres de profondeur. Ils favorisent la biodégradation de la litière et l’inclusion de l’humus dans les horizons inférieurs du sol. 

✔ Ils sont de véritables mélangeurs de strates. Vous avez peut-être déjà effectué l’expérience à l’école : On dispose plusieurs couches de sable et de terre de différentes couleurs et granulométries dans un vivarium en verre. Après y avoir introduit des lombrics, on patiente quelques semaines. 

Résultat : les couches sont complètement mélangées. Les lombrics combinent les horizons inférieurs avec les couches plus superficielles, ils permettent ainsi un brassage et un recyclage continu des éléments. Ils ramènent à la surfaces des minéraux indispensables à la vie végétale et microbienne, qui sans eux seraient bloqués dans les couches profondes. Véritables vaisseaux souterrains, ils  véhiculent et propagent également les bactéries telluriques et autres micro-organismes indispensables à la biodégradation. 

✔ En ramenant, par ses excréments, les particules fines à la surface, il participe activement à la pédogenèse* et à l’enfouissement des pierres et des graviers. 

✔ Il semblerait également que certains vers synthétisent et diffusent des phytohormones qui vont stimuler et améliorer le développement racinaire des plantes. Sans doute le fruit d’une longue coévolution symbiotique* entre les plantes et les lombrics, chacun profitant de l’activité de l’autre.

 Finalement le lombric est un formidable vecteur entre les principales fractions qui composent le sol : La matière minérale, la solution du sol, la fraction atmosphérique et la matière organique ( voir : le Génie végétal : le sol, un être vivant). Il décompose et disperse la matière organiques dans les différentes couches du sol, il permet à l’air et à l’eau de circuler, il entretient la vie du sol par ses activités, recycle et fait circuler les minéraux et enfin stabilise le sol. Aucun autre animal de l’édaphon* n’a un impact aussi général. On comprend mieux pourquoi aucun produit chimique et ni aucun engrais ne pourra jamais le remplacer.

 

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Les singes capucins

Posté par othoharmonie le 22 avril 2015

 

290px-Macaco-prego_Manduri_151207_15Les sapajous et capucins vivent en groupes multimâles-multifemelles de 3 à 40 individus avec un ratio de femelles d’autant plus élevé que la troupe est nombreuse. Les relations de dominance se révèlent moins « caricaturales » que chez les singes de l’Ancien Monde. Les femelles forment des coalitions entre elles, souvent chez le capucin à front blanc et le capucin à face blanche, plus rarement chez le sapajou des Guyanes. Les coalitions entre mâles s’avèrent moins fréquentes et le dominant y joue un rôle déterminant. Les relations intermâles diffèrent selon les espèces. Ainsi, les interactions sont-elles presque toujours dyadiques (entre deux sujets) et agressives chez le sapajou des Guyanes, polyadiques (coalitions entre plusieurs sujets) et agressives chez le capucin à face blanche, franchement polyadiques et relativement tolérantes (sauf pendant la reproduction) chez le capucin à front blanc. Il existe d’importantes variations de tendance entre populations d’une même espèce et même entre groupes d’une même population. Cela appelle une réflexion : les généralisations comportementales, et même les généralités tout court, s’appliquent avec un « succès » modéré aux primates, êtres évolués dont l’histoire personnelle et la trajectoire psychologique ne peuvent se résumer dans des statistiques.

C’est la femelle qui fait des avances au mâle. Cette cour assidue peut se prolonger trois heures durant, sans interruption. On voit que la femelle, loin d’être passive, se montre particulièrement entreprenante, c’est pourquoi l’on parle aujourd’hui, pour un certain nombre de primates comme les capucins et l’orang-outan, non plus de réceptivité (terme classique) pour les femelles en chaleur mais de proceptivité (terme inventé par Franck Beach) afin de mettre en évidence leur attitude active et sélective.

Lors d’une expérience réalisée en captivité sur des sapajous, Frans B. M. de Waal et Michelle L. Berger, deux chercheurs de l’université d’Emory à Atlanta (Géorgie), sont parvenus à démontrer que ces primates ne rechignent pas à coopérer même s’ils savent qu’ils ne seront pas tous récompensés. En retour, la coordination mutuelle de leurs efforts débouche sur un partage spontané des ressources plus fréquent que lorsque le primate agit seul.

Dans cette expérience, un couple de sapajous est installé dans une boîte et les individus séparés par une cloison maillée. Devant chacun d’eux un bol transparent est disposé sur un plateau, un seul bol contenant des quartiers de pommes. Le plateau est suffisamment lourd pour ne pouvoir être ramené que grâce à la force conjointe de la paire. Après avoir uni leurs efforts pour tirer vers eux le plateau, l’unique primate récompensé partage volontiers ses bouts de pomme à travers la cloison alors qu’il aurait la possibilité physique de ne pas le faire. Lorsqu’un seul sapajou est mis à contribution pour ramener le plateau, il se montre moins enclin à partager. Ainsi, l’aide stimule-t-elle le partage et le partage stimule-t-il l’aide.

Dans la nature, les sapajous manient des outils (enclume, ramille, branche). Dorothy Fragaszy, dans le Nordeste brésilien, a observé des sapajous écalatant des noix sur des enclumes naturelles (pierres effleurantes) à l’aide de pierres (sélectionnées et préférées) pesant la moitié de leur poids et soulevées par-dessus tête. Ailleurs, un vieux mâle trop édenté pour casser des noix du Brésil, utilisa un gros os. Sue Boinski a observé un capucin à face blanche achever un serpent venimeux à l’aide d’une grosse branche, le reptile ayant été frappé une cinquantaine de fois ! Au sein d’une troupe de 21 capucins à face blanche du Panama (variété imitator) évoluant dans le parc national de Santa Rosa au Costa Rica, Suzanne Chevalier-Skolnikoff a observé que leur taux de recours à un outil est comparable à celui des grands singes, chimpanzé excepté. Ils utilisent des branches ou des bâtons pour se frapper mutuellement, atteindre d’autres espèces comme les pécaris, les coatis et les intrus (l’observatrice elle-même !) ou s’en servent comme sonde alimentaire. En captivité, le capucin apprend à se servir habilement d’un marteau, emploie un bâton pour récupérer des aliments hors de sa cage, monte sur une caisse et crée des empilements pour s’emparer d’un objet haut placé. Toujours en captivité, une femelle prénommée Alice a été surprise en train de nettoyer sa blessure à l’aide d’un petit morceau de bois : elle plongeait son outil dans une fiole remplie de sirop mise à sa disposition lors d’une expérience précédente et appliquait le liquide sur la plaie. Une autre fois, alors que son petit avait été blessé à la tête, Alice avait brisé un morceau de bois puis mâchonné son extrémité avant de gratter l’écorchure et de nettoyer la plaie.

Encore plus fort, Antonio Christian de A. Moura a observé en 2006 dans le PN de la Serra da Capivara une population sauvage de sapajous à barbe (C. (S.) libidinosus) frappant des pierres contre des substrats afin d’effrayer les prédateurs, un comportement unique à six groupes et transmis culturellement.

Sapajous et capucins sont omniprésents en Amérique centrale et du Sud sur environ 12 millions de km², depuis le Belize jusqu’au nord de l’Argentine et de la Bolivie, occupant l’ensemble des régions tropicales et subtropicales à leur disposition, du niveau de la mer à plus de 2 500 mètres d’altitude, aussi bien dans les forêts pluvieuses ou sèches, dans les marécages ou les mangroves. Seuls l’Uruguay et le Chili ont résisté aux envahisseurs. Avec les hurleurs, ils ont la distribution la plus étendue sur ce continent. Mais si les hurleurs se sont largement répandus grâce à un régime plus ou moins folivore, la réussite des sapajous et capucins tient à leur éclectisme alimentaire. Toutefois, grâce à sa mâchoire plus grande et plus épaisse et ses canines plus larges, seul le sapajou a accès aux fruits à péricarpe coriace, comme ceux de certains palmiers, que sont incapables d’éclater les capucins. Ce « plus » morphologique confère au sapajou la capacité d’explorer des régions inhospitalières et constitue l’un des points clés de son succès radiatif. Alors que les capucins sont restreints à la forêt amazonienne (et à une petite partie de l’Amérique centrale), les sapajous ont conquis tout le continent sud-américain jusqu’à 30°S.

290px-Tufted_CapuchinLe genre Cebus est l’unique représentant de la sous-famille des Cebinae, bien que certains auteurs aient proposé d’y inclure les saïmiris sous forme d’une tribu.

La taxinomie des différentes espèces est source de nombreux débats parmi les spécialistes, notamment en raison de la grande variabilité individuelle du pelage qui présente une « infinité » de nuances de marrons. La plupart des auteurs s’accordent pour différencier deux groupes d’espèce, les capucins « à touffes » et les capucins « sans touffes », d’après la division effectuée par le zoologue Daniel Giraud Elliot en 1913. Les premiers se distinguent des seconds par la présence d’une crête sommitale chez les mâles et de deux touffes latérales sur le haut de la tête, plus ou moins imposantes et qui prennent parfois l’apparence d’une houppe centrale. Comme certaines espèces du groupe des capucins « à touffes » en sont en réalité dépourvus (par exemple Cebus xanthosternos), on préfère parfois parler de « capucins robustes » (groupe « à touffes » ) et de « capucins graciles » (groupe « sans touffes » ). En 2001, le primatologue brésilien José de Sousa e Silva Jr. a révisé la classification des capucins à partir de l’étude de plus de trois mille spécimens morts ou vivants et a proposé de regrouper les capucins « à touffes » dans leur propre sous-genre : Cebus (Sapajus) - Kerr, 1792.

La division en espèces et en sous-espèces est par contre loin d’être consensuelle. Silva Jr. reconnaît ainsi sept espèces de « capucins robustes », alors que le primatologue Colin Groves n’en distingue que quatre. Ce dernier se base sur les variations de couleur du pelage et la forme de la houppe chez les mâles. De plus, le Sapajou fauve (Cebus flavius), qui avait été décrit au xviiie siècle, a été redécouvert en 2006 dans le Nord-Est du Brésil, au bord de l’extinction.

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LE MALÉFICE DU HIBOU

Posté par othoharmonie le 5 mars 2015

 

290px-Marsh_owl_(Asio_capensis)Le froid était très vif en cette nuit de février 1756. L’homme marchait à grands pas, s’arrêtant de temps en temps pour mieux s’orienter. En ce lieu la forêt était moins dense et les rayons de lune éclairaient par instants cette silhouette, la faisant ressembler à quelque énorme insecte. Brusquement l’homme se figea. En face de lui le château fort lui apparut à la fois imposant et inquiétant, se dressant comme un obstacle infranchissable. Après s’être assis, l’inconnu sortit une arquebuse de sa housse. Dans deux heures tout au plus, le jour se lèverait; il lui suffisait d’attendre et d’être patient, le reste se déroulerait, il en était sûr, suivant son plan.

L’oiseau, comme sorti de nulle part, survola une des tourelles de la forteresse, longea le chemin de ronde, puis piqua vers la vallée. Un claquement sec se fit entendre. Comme happé en plein vol par la main d’un géant invisible, l’oiseau s’immobilisa une fraction de seconde, puis entama une chute à la verticale.

Accroupi au pied de la muraille, le chasseur regardait sa proie. Sa stupeur fut grande quant il s’aperçut de son erreur. Il n’avait pas tué le hibou mais un vulgaire faucon. Il n’eut d’ailleurs pas le loisir d’y réfléchir longtemps ; il ressentit une violente douleur à la nuque, puis ce fut le néant.

Le village de Malesuerte comptait un peu moins de deux cents âmes . L’agriculture, l’élevage et la production de charbon.

de bois occupaient la totalité de la population qui vivait chichement. Isolés du reste du monde pendant les longs mois d’hiver, les villageois menaient une vie rude, parfois même à la limite du supportable. Cette solitude les rendait taciturnes et ombrageux. La famille Auguste n’échappait pas à la règle et, comme les autres, était sujette à la superstition.

Ce jour là, le clan était rassemblé dans la salle commune, autour de la grande table en chêne massif. Il y avait là le père, trois de ses quatre fils, la mère et les deux filles. Le père Auguste, assis en bout de table, le buste bien droit, ses mains puissantes posées à plat, s’adressait à ses garçons. C’était un homme d’environ soixante ans, cheveux blancs, le visage buriné par la vie au grand air, aux traits empreints d’une certaine noblesse qui ne laissait pas deviner sa condition modeste de charbonnier. Sa voix aiguë pour un homme de stature très imposante, surprenait : « Je crois qu’il ne faut plus se leurrer, votre frère aîné ne reviendra plus. Je ne voulais d’ailleurs pas qu’il s’attaque au hibou. Cet oiseau est un sorcier déguisé. »

Un long silence suivit. On attendait que le père n’ait plus rien à dire. Joseph, le troisième fils, d’un imperceptible signe de la main, demanda la parole :  « Père, l’idée de la mort de mon frère Jacques m’est insupportable. C’est pour nous tous qu’il a eu le courage d’aller au château. Nous devons le venger. »

Joseph était le trait d’union entre le village et le marché de la ville située à cinq lieues plus bas, dans la vallée. Il y transportait les marchandises, vendues ou troquées , à dos de mulet. Son contact avec le monde extérieur lui faisait ressentir les choses de la vie sous un éclairage différent. Il avait du mal à admettre la sorcellerie et les drôles d’histoires qui en découlaient. Pendant une année, le père Auguste avait hébergé gratuitement un colporteur, à la seule condition qu’à l’issue de son séjour, Joseph sache lire et compter. A l’époque , l’enfant très doué avait facilement assimilé cet apport intellectuel. Maintenant, une fois par semaine, le soir, en rentrant du marché, il faisait les comptes sur la grande table. La famille et même parfois quelques voisins venaient le regarder. Ces gens simples admiraient Joseph, subjugués qu’ils étaient par la magie des chiffres qui s’alignaient sur le papier posé devant lui. Seul, était audible le léger grattement de la plume d’oie, bruit amplifié par le silence quasi religieux qui régnait dans la pièce. Pendant ces soirées, le temps semblait s’arrêter, comme si un dieu miséricordieux avait décidé que ces oubliés avaient eux aussi besoin d’une lumière spirituelle.

Accoudé à sa fenêtre, Joseph dominait la rue principale où contrairement aux habitudes, à cette heure de la journée, la foule se pressait nombreuse. Des bruits de voix, des sons lui parvenaient par bribes, parfois compréhensibles, parfois sourds et confus : c’était la rumeur, sournoise, protégée par l’anonymat, dangereuse et perfide. Elle s’insinuait dans tous les esprits, lentement mais sûrement, distillant son poison ; le village était maudit disait-elle et un exorciste allait venir pour extraire le Mal. La disparition de Jacques, l’aîné de la famille Auguste, après celle des trois filles du village, c’était le trop plein qui avait déclenché l’intervention de l’Eglise.

Joseph ferma les yeux ; il ne se sentait pas très bien. En ville, il s’était lié d’amitié avec Raphaël, le vieil armurier, qui lui avait raconté comment ,jadis, l’Inquisition procédait pour chasser les démons. Il eut le pressentiment que le malheur allait frapper le village.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsDe haute taille, d’une maigreur extrême, tonsuré, le visage blafard, lugubre dans sa robe de bure sombre, frère Thomas arriva le surlendemain. Il était accompagné d’un deuxième moine, sorte de géant au visage inexpressif, qui avait tout du garde du corps. La charrette qui les transportait, tirée par un âne, était encadrée par deux pandores à cheval. L’autorité judiciaire n’avait pas lésiné sur les moyens en expédiant, elle aussi, deux représentants de la loi. Deux familles furent priées d’aller prendre pension chez des parents ou des amis, afin de libérer leur logis pour les nouveaux venus.

L’après midi l’enquête commençait. Frère Thomas décida d’interroger toutes les personnes susceptibles d’apporter un témoignage concret sur l’enlèvement des trois fillettes disparues. Il n’apprit rien de bien précis si ce n’est le fait qu’à chaque disparition, un hibou avait été aperçu près de la maison de la victime. Cet oiseau de nuit venait, on en était presque sûr, du château. D’ailleurs il y avait bien longtemps que l’on n’avait revu le châtelain. Peut-être le hibou le séquestrait- il ? Certains affirmaient même que le rapace et le maître des lieux ne faisait qu’un ; la nuit il se transformait pour assouvir on ne sait quelle vilenie. L’enquêteur décida qu’un des gendarmes irait rapidement visiter le château. Il verrait ensuite s’il était nécessaire de « donner » la question à l’un des témoins. Il soupçonnait certains de ne point lui dire toute la vérité.

Le château dominait le village, rappelant que dans un lointain passé son rôle était de protéger les paysans qui dépendaient du puissant seigneur, maître absolu de toutes ces terres environnantes. A vol d’oiseau, à travers la forêt, la distance qui les séparait pouvait être estimée à un quart de lieue, mais pour y accéder par la voie normale, il fallait ressortir du village par la porte sud puis remonter un chemin sinueux et pentu.

C’est en 1200, alors que Philippe II régnait sur une France très chrétienne et sous forte influence papale, que le premier seigneur, Thibaut de Passevent prit possession de ce fief, don de son suzerain. Il partit d’ailleurs très rapidement, en 1202, pour la quatrième croisade ordonnée par Innocent et conduite par Boniface de Montferrat. Les croisés, alliés de Venise qui fournissait les moyens de navigation pour la traversée furent détournés sur la côte Adriatique puis vers Constantinople dont ils s’emparèrent, fondant l’Empire latin. De retour en 1204, Thibaut vécut sur ses terres, soucieux d’assurer sa descendance . Depuis les comtes de Passevent s’étaient succédés sur ce domaine et, actuellement, c’est le dernier héritier, Jauffret, qui en était le seigneur. Il sortait rarement et personne ne pouvait se vanter de vraiment le connaître.

Le gendarme arrêta son cheval devant l’énorme porte en bois massif, un peu surpris qu’elle fut entrouverte. Toujours en selle, il pénétra à l’intérieur et se trouva, après être passé sous un porche, dans une cour pavée, délimitée par des bâtiments dont les fenêtres protégées par des barreaux n’étaient pas sans évoquer celles d’une prison. Mettant pied à terre, le pandore attacha sa monture à un anneau scellé dans le mur. Il ne put s’empêcher d’imaginer un preux chevalier qui, quelques siècles plus tôt , aurait eu le même geste. Inconsciemment il était impressionné par l’atmosphère qui régnait en ce lieu. De sa voix puissante il appela plusieurs fois mais à l’écho de ses exhortations suivait un silence anormalement pesant. Il faillit repartir mais pensant à son chef qui attendait son rapport, il prit la décision de pousser plus loin ses investigations. Un coup d’œil circulaire lui fit découvrir une porte basse, située sur sa gauche, apparemment ouverte. Il s’approcha et, la poussant du pied pour élargir le passage, il découvrit qu’elle donnait sur un escalier en pierre qui s’enfonçait vers le niveau inférieur. En descendant les premières marches il eut la désagréable impression d’être guidé comme un vulgaire gibier s’avançant dans le piège tendu par un invisible chasseur. L’endroit était humide et sentait le moisi. Passant la main sur son front, il la retira mouillée par la transpiration ; il ne pouvait s’empêcher de céder à une certaine angoisse. Il s’invectiva mentalement et poursuivit sa descente. L’escalier était plongé dans une demi obscurité propice à créer un climat quelque peu surnaturel ; le sentiment d’être épié le rendit encore plus nerveux et c’est presque au pas de charge qu’il atteignit la dernière marche. Faisant une pause pour mieux récupérer, il crut voir deux yeux qui le fixaient intensément. Il fallait qu’il se calme, il n’allait pas comme ces paysans ignorants croire aux histoire de hibou. Il s’appuya sur la porte qui lui faisait face et nota que l’énorme verrou qu’il venait de tirer glissait facilement, ce qui prouvait un entretien constant. La pièce dans laquelle il venait d’entrer était très vaste et relativement bien éclairée grâce aux ouvertures pratiquées dans le plafond en forme de voûte. Une croisée d’ogives donnait à ce lieu un air de chapelle. Sur le sol des caisses oblongues étaient parfaitement rangées. La première qu’il essaya d’ouvrir lui résista ; sortant son poignard, il réussit après de longs efforts, à décrocher le couvercle qu’il souleva. Il ne put retenir un cri ; une onde glacée parcourut tout son corps le laissant comme étourdi. Là, devant lui, gisait le corps d’une fillette, sec, vidé, comme momifié. Au dessus, par l’ouverture d’une meurtrière dissimulée dans le mur, apparut l’extrémité métallique d’un carreau d’arbalète. Le gendarme entendit ,un sifflement, ressentit une violente douleur à la nuque, puis ce fut le néant.

L’arrivée du cheval sans cavalier, à la tombée de la nuit, provoqua un énorme malaise à Malesuerte . Frère Thomas décida, prudemment , d’attendre le lendemain pour agir. Grimaud le gendarme, pensait à son adjoint disparu ; pour lui le retour de la monture était la preuve formelle que son collègue avait été agressé. Bon cavalier il n’avait pu être désarçonné et, très respectueux du règlement, il n’avait sûrement pas oublié d ‘attacher son cheval s’il s’en était séparé.

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Description de cette image, également commentée ci-aprèsDans le laboratoire qu’il avait créé au château, Jauffret de Passevent, examinait deux jeunes femmes allongées sur des lits placés de part et d’autre de l’escabeau sur lequel il était assis. Une « pompe » actionnée par un poids qui descendait très lentement, entraînant un mécanisme complexe, faisait circuler à travers des tuyaux reliés aux deux corps, le liquide sanguin. Ainsi une des deux femmes se « vidait » au bénéfice de l’autre. Quelques soubresauts, accompagnés d’un râle profond, alertèrent le comte qui souleva la paupière de la personne placée à sa droite, constatant ainsi que ce n’était plus qu’un cadavre. –« déjà ! c’est à peine suffisant. Il faudra que j’avise. » soliloqua Jauffret en stoppant la machine. Sur sa gauche, le visage de la femme avait perdu sa lividité d’origine et sa bouche entrouverte témoignait du retour vers une respiration plus régulière. Une nouvelle fois Agnès de Passevent reprenait vie.

Atteinte d’une mystérieuse maladie, un apport de sang nouveau et vivifiant lui était indispensable par périodes régulières. Son époux avait cherché et trouvé la solution grâce aux secrets appris et transmis par un de ses ancêtres qui avait longtemps séjourné dans la région de Constantinople. En ce temps là, de nombreuses universités arabes enseignaient les mathématiques et les sciences, en avance sur les connaissances des savants du royaume de France. Le vrai problème avait été l’approvisionnement qui posait un sérieux cas de conscience. L’amour du comte pour  son Epouse l’avait finalement emporté . Le village était là, il suffisait de se servir ; après tout ces gens lui appartenaient.

Sortant de ses réflexions, Jauffret passa dans la pièce voisine où se tenait, debout sur la table, un magnifique hibou. Voyant apparaître son maître, l’oiseau, en signe de bienvenue, pencha légèrement la tête et ferma un œil ; c’est toujours ainsi qu’il l’accueillait. S’asseyant sur un fauteuil qui ressemblait fort à un trône, le seigneur s’adressa au rapace : « Vois-tu Soliman j’ai encore besoin de tes services. Ces jeunes filles ne peuvent pas toutes être utilisées pour régénérer Agnès. Certaines ne sont pas compatibles. C’est ce qui explique le grand nombre de tes incursions au village. J’ai repris la bague au doigt de ta dernière victime. La voici ; décide toi même de la date de ton intervention. Es-tu d’accord ? » Ce faisant, il posa sur la table un merveilleux bijou : la bague en or dans laquelle était serti un magnifique rubis. Le rapace leva la patte en signe d’assentiment. Sa mission très simple naguère, s’était compliquée depuis l’arrivée des étrangers au village et des rumeurs faisant état de sa présence sur les lieux des différentes disparitions. Le plus discrètement possible, il déposait à portée de la jeune fille choisie un message avec un dessin représentant une femme arrivant au château. Jointe à ce message, la bague. Le rêve des amours du beau prince et de l’humble bergère est éternel. La future victime venait d’elle même se livrer au bourreau.

Le soleil n’arrivait pas à percer le brouillard givrant dû à la conjonction du froid et de l’humidité. Un cavalier, penché sur l’encolure de sa monture, franchissait la porte sud. Sa silhouette, dans ce décor figé et hostile, faisait penser à quelque fantôme échappé d’une légende celte. C’était le gendarme Grimaud qui, tenace, continuait son enquête. Il revenait du château où le cheval de son adjoint, la bride libre, l’avait conduit, lui donnant ainsi la certitude que c’est là bas que le malheur était arrivé. Le vieux soldat n’arrivait pas à se consoler ; une véritable amitié le liait au disparu qu’il avait lui même formé professionnellement ; de plus il regrettait amèrement de ne pas l’avoir accompagné dans sa mission. Des larmes coulaient sur ses joues tannées par des années de campagnes dans l’armée du roi Louis. C’était la première fois de sa vie qu’il pleurait.

Lorsqu’il atteignit la place du bourg, une forte agitation y régnait. Frère Thomas n’avait pas perdu son temps. Jugeant inutile d’aller voir le seigneur des lieux, qui ne pouvait être la cause de la colère de Dieu, il décida d’interroger un des témoins. Celui-ci serait désigné par des villageoises. Deux matrones, estimant qu’il valait mieux ne pas s’attirer les foudres de l’inquisiteur, se portèrent volontaires. Après un court conciliabule, elles décidèrent que Fanchette dite la bâtarde, correspondait au profil demandé. Fanchette, quinze ans bientôt, jolie quoique menue pour son âge, était de caractère taciturne et sauvage. Née de père inconnu elle fut recueillie, à la mort de sa mère, par des voisins. Un murmure traversa la foule que le moine estima être la preuve d’un accord général. C’est de cette foule que les deux paysannes extirpèrent leur proie muette et tremblante de peur . Elles la portèrent jusqu’au centre de la place car la terreur qu’elle éprouvait l’empêchait de marcher. Le deuxième moine, le colosse, posa à terre un immense cadre en bois sur lequel les deux femmes attachèrent la fillette après l’avoir entièrement déshabillée. C’est dans une grange où tout avait déjà été aménagé en une sorte de tribunal, que l’homme de Dieu fit transporter celle qui allait, disait-il, lui révéler les obscurs dessous de cette affaire .

Son second, transformé en tourmenteur, attendait les ordres. L’inquisiteur commença par asperger d’eau bénite la malheureuse victime, puis fit un signe à son aide. Le premier supplice choisi pour une « question » simple : la scarification. Un cri horrible, d’une puissance dont on n’ aurait pu soupçonner la suppliciée capable, fit frissonner toute l’assistance, lorsque le bourreau, d’un coup de lame commença son œuvre. Le silence qui suivit fut rompu par la voix grave de frère Thomas qui, main droite tendue, agitait un crucifix. «  Avoue que tu as été visité par le diable, avoue tes crimes, responsables de la malédiction qui s’est abattue sur le village. »

Il y eut un mouvement de foule dans le fond de la salle. C’était Joseph qui ne pouvant en supporter davantage, sortait rapidement pour ne pas évacuer sur place son dernier repas. Le vent frais qui soufflait à l’extérieur lui fit reprendre ses esprits ; il arrivait à nouveau à raisonner correctement. La nuit n’allait pas tarder à tomber. Ici pendant l’hiver tout se passait très vite, il n’y avait pratiquement pas de crépuscule. L’ interrogatoire arrêté, il faudrait bien placer la prisonnière quelque part. La nuit venue il aviserait. Il repensa à son ami le vieil armurier qui lui avait parlé de la Renaissance, des philosophes qui mettaient en doute l’existence de Dieu, de l’importance de l’homme dans l’univers, le guidant vers un humanisme que sa nature généreuse acceptait naturellement, spontanément.

Bien à l’abri derrière le muret qui prolongeait la fontaine, Joseph observait l’entrée du bâtiment où Fanchette   était séquestrée. Le moine géant montait la garde devant la porte d’entrée. Bien que possédant une longue dague, le jeune homme savait qu’il n’avait aucune chance dans un combat au corps à corps contre un tel adversaire, sûrement armé lui aussi. Il en était là de ses réflexions, cherchant une hypothétique solution, lorsque dame chance lui tendit une main secourable. La sentinelle, après avoir jeté un long regard aux alentours, entrebâilla la porte et pénétra à l’intérieur. La lune était montante depuis deux nuits et sa clarté, sans être trop vive, permettait d’éviter les problèmes de déplacement. En quelques foulées, Joseph, dague à la main se faufila dans la grange. Il lui fallut de longues secondes pour que ses yeux s’habituent à l’obscurité. Ce fut le bruit d’une forte respiration accompagnée de grognements qui attira son attention. Après avoir enfoncé un chiffon dans la bouche de la fille, le moine lui avait détaché les chevilles. Malgré la résistance de sa victime, il lui écartait inéluctablement les jambes. La robe de bure relevée jusqu’à la taille laissait voir ses fesses musclées qui se mouvaient à la recherche du plaisir. Joseph plaça la pointe de son arme sous l’omoplate gauche du violeur, l’orientant légèrement vers le haut puis pesa de tout son poids sur le manche de sa dague. Le corps du moine devint tout   flasque. La suppliciée n’ était pas en trop mauvais état. Le bourreau avait peut-être ,en officiant, pensé à ne pas abîmer celle qu’il espérait retrouver la nuit.

Fuir ne servirait à rien, tôt ou tard ils seraient repris ; il ne fallait pas compter sur la complicité des habitants de Malesuerte.

Une seule solution s’offrait à lui : ruser et battre ce maudit moine avec ses propre armes. Pour cela Joseph disposait de deux atouts sérieux ; tout d’abord, une grande imagination , et puis un esprit rationnel libéré de toutes ces croyances, conséquences d’un obscurantisme entretenu par la religion.

Après avoir libéré Fanchette, il attacha le moine sur le cadre de torture, en prenant soin auparavant de nettoyer et de dissimuler la blessure, lui croisa les mains qu’il entoura d’un chapelet pris dans une poche du vêtement de l’ecclésiastique. Il fit la leçon à la jeune paysanne, lui expliquant l’attitude à adopter pour la suite des évènements. Puis après avoir fermé la porte d’entrée, il revint à l’extérieur et se mit à hurler. Quelques minutes plus tard les habitants portant des torches le découvrir à genoux ; l’extase se lisait sur son visage.

-« Je passais par hasard, leur dit-il, lorsque j’ai aperçu une lumière aveuglante, peut-être était-ce un ange, qui venait de la grange. Je n’ai pas osé entrer, c’est sûrement un miracle. »

Personne n’ayant le courage d’ouvrir la porte, on alla quérir frère Thomas. Entouré de quelques hommes, dont certains armés de fourches, il entra puis, stupéfait, s’arrêta . Fanchette à genoux, les bras en croix, s’adressait au religieux attaché sur le cadre. Elle ne se fit pas prier pour expliquer qu’un ange était venu lui annoncer que le village était lavé de ses péchés. Le moine s’était offert en signe de rédemption.

L’inquisiteur comprit qu’il n’avait plus sa place à Malesuerte. Après quelques instants de réflexion, il annonça son prochain départ. Joseph aurait bien aimé savoir si le moine avait «  gobé » son conte. Avait-il la foi au point de croire au miracle ? Etait-il simplement bon perdant devant une situation qui lui échappait ? Il se promit d’en discuter plus tard avec son ami Raphaël.

Le village avait repris ses habitudes et la tension était retombée depuis que la menace de l’Eglise n’était plus ressentie par les habitants. La famille Auguste, chez qui vivait maintenant Fanchette, avait même reçu la visite des deux matrones responsables de ses malheurs, venues implorer son pardon. Tout semblait être au beau fixe et pourtant la menace du hibou demeurait, elle, bien réelle.

Le gendarme ne pouvait se résoudre à considérer son enquête comme terminée. Les disparitions restaient toujours une énigme. Son côté mécréant lui faisait rejeter les explications données par frère Thomas qui pour lui n’était qu’un pervers dangereux. Le souvenir de son jeune adjoint venait hanter ses nuits et il savait que seule la vengeance le libèrerait. Il faudrait bien qu’un jour le comte Jauffret sorte de son antre. Il suffisait d’être patient .

Il errait donc, observant, écoutant les conversations des uns et des autres, à l’affût de quelque détail qui le mettrait sur une piste. Sa pugnacité allait être récompensée.

La nuit et une brume épaisse s’étaient alliées pour gommer petit à petit les contours des objets environnants. Tout devenait flou et irréel. Enveloppé dans sa cape, tapis au poste d’observation qu’il avait choisi parce qu’il dominait le village, Grimaud perçut un bruit venant du chêne voisin. Un rapace, parti de la cime de l’arbre, après avoir parcouru une vingtaine de mètres se posa sur le rebord de la fenêtre d’une des maisons. L’oiseau semblait tenir une proie dans son bec ; il la posa et frappa ensuite contre la vitre ; lorsque la personne, à l’intérieur, se manifesta, il repartit. Le gendarme bondit et parvint rapidement à la fenêtre ouverte, se trouvant nez à nez avec une jeune femme à qui il arracha des mains l’objet apporté par le hibou. Poussant un cri la villageoise referma brutalement, terrorisée par cette apparition soudaine. Bague et message en main, il ne fallut pas longtemps à l’enquêteur pour deviner comment le châtelain procédait pour attirer ces naïves jeunes filles. Maintenant il tenait ce monstre qui laisserait la porte du château ouverte afin de laisser entrer

« l’invitée ». Il devait en profiter pour y pénétrer sans être vu. A cette seule condition il garderait un avantage certain sur l’adversaire. Il eut une pensée pour son malheureux collègue qui s’était probablement fait piéger parce que repéré dès son arrivée. Il fallait donc détourner l’attention d’un éventuel guetteur en l’occupant côté forêt. Qui voudrait bien l’aider ? Il songea à Joseph qu’il devinait intelligent, ayant du caractère, et beaucoup plus évolué que les autres villageois ; il le soupçonnait d’ailleurs d’avoir joué la comédie, devant la grange, pour sauver Fanchette. Il avait examiné le « gros » et son œil d’expert avait rapidement trouvé la cause de sa mort. Par prudence il n’avait rien dit. Joseph à qui Grimaud raconta ses dernières découvertes, accepta d’emblée. Il n’oubliait pas que son frère avait disparu lui aussi en allant chasser ce maudit hibou.

D’immenses bûches brûlaient dans la vaste cheminée de la salle d’armes, rendant la température de la pièce un peu plus clémente. De temps à autre les craquements du bois qui éclatait sous les morsures des flammes rompaient le silence de la pièce. Sur l’encadrement du foyer faisant saillie dans la salle, des trophées de chasse étaient posés ; il fallait être fin observateur pour remarquer que le hibou placé là, était lui, bien vivant. Immobile il observait le maître des lieux perdu dans ses pensées. Le comte Jauffret était bien obligé d’admettre que les transfusions faites à son épouse étaient de moins en moins performantes. Ce jour, elle avait souhaité demeurer dans sa chambre en compagnie de sa suivante.

Il fut tiré de ses sombres réflexions par un bruit insolite venant de l’extérieur. S’approchant d’une fenêtre, il vit un jeune homme, une hache à la main, en train d’abattre un chêne. Cette forêt appartenait au domaine comtal ; nul ne pouvait se permettre d’en couper le bois sans son autorisation. Tout contrevenant prenait de grands risques en outrepassant la loi. Jusqu’à ce jour personne n’avait osé s’y risquer. Le châtelain n’hésita pas longtemps ; décrochant une arbalète du mur voisin, il l’arma rapidement puis s’accoudant pour avoir une bonne assise, il visa l’intrus, attendant pour tirer que celui-ci ne bouge plus. Concentré sur sa cible l’arbalétrier n’entendit pas arriver dans son dos le gendarme Grimaud ; ce dernier avait par précaution enroulé des chiffons autour de ses chaussures pour éviter tout bruit. Pétrifié par la surprise, Jauffret sentit la pointe d’un sabre s’appuyer fortement sur son cou. –« Par Pilate et Barabbas, tu lâches ton arme ou je t’étripe. » La voix du militaire résonna sous la voûte comme un cri de victoire. Homme d’expérience, il savait que tuer un noble pouvait lui valoir Description de cette image, également commentée ci-aprèsde sérieux ennuis. Sous Louis XV on ne badinait pas avec les roturiers qui se le permettaient. Ne cédant pas à son impulsion première dictée par la vengeance il désarma son adversaire puis lui lia les poignets ; passant ensuite le buste à la fenêtre, il agita son couvre-chef. En bas, soulagé et heureux Joseph répondit à son signal.

Après avoir dépêché un courrier à cheval vers la ville la plus proche, Grimaud accueillit avec soulagement un lieutenant de police et ses hommes. La comtesse fut acheminée sur Paris pour un retour dans sa famille. Le comte de Passevent, lui, serait jugé par un tribunal spécial nommé par le Roi.

Par la porte sud, le gendarme Grimaud repartait, mission accomplie. Il n’était pas seul ; Joseph l’accompagnait, en route pour l’école de gendarmerie. « Vois-tu fiston lui glissa l’ancien, dans cette aventure, j’ai perdu un ami, mais le destin m’a donné un fils. »

FIN

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L’hippopotame et le philosophe

Posté par othoharmonie le 11 avril 2014

 

 

Tu veux aller vers l’infini, tourne-toi d’abord de tous côtés dans le fini.
Goethe

téléchargement (6)Ce titre fait écho à une savoureuse chronique radiophonique du professeur Théodore Monod, membre de l’Institut, “Un mythe moderne: la terre ferme”, recueillie dans L’hippopotame et le philosophe, Actes Sud, 1993. Le philosophe, en l’occurrence, c’est Schweitzer découvrant, à la vue d’un troupeau d’hippopotames sur l’Ogooué, la formule du Respect de la Vie(Ehrfucht vor dem Leben).

Albert Schweitzer éleva la voix pour dénoncer une église avec des frontières et des dogmes solides, une église tentée de se substituer au Royaume de Dieu, au lieu de le servir. Il entendait par là que le protestantisme ne pouvait devenir une voie (et une voix) vivante(s) pour le générations successives que « surgissent constamment des penseurs qui, dans l’esprit de Jésus, mais en tenant compte du monde où ils vivent, transforment la foi en connaissance »(1). Partout où le protestantisme se contente d’être une foi traditionnelle, il perd toute relation avec la vie spirituelle du moment, et toute faculté d’adaptation. Dès que cesse le débat entre la tradition et la pensée, la sincérité chrétienne est en danger.

Autrement dit, je suis persuadé qu’un protestantisme qui n’oserait plus mettre la vérité historique et scientifique au service de la vérité spirituelle recèlerait une faiblesse interne, si fort qu’il se figure être. Le respect de la vérité, comme telle, doit être inhérent à notre foi, si nous ne voulons pas être “des gens de peu de foi”, et le premier signe en est le respect de la vérité historique et scientifique. Autrement dit encore, osons le risque de passer notre foi au crible de la pensée.

Heureux de partager avec vous un aspect important de ma vie spirituelle, je n’ai pas l’intention de faire ici une apologie du protestantisme libéral (qui, comme chacun le sait, remonte historiquement aux sources de la Réforme) et ce, au sens d’une défense telle qu’on la pratique, hélas, trop souvent chez les orthodoxes et les fondamentalistes. Pour ceux-ci, l’apologie consiste à affirmer que le christianisme (le leur) renferme des vérités qui sont au-dessus de toute intelligence et qui n’ont donc pas à être confrontées à la raison.

A mon avis, se comporter ainsi revient à se retirer, tels des sectaires, sur une montagne fortifiée, position certes inexpugnable d’une élite religieuse, mais d’où l’on ne peut prétendre annoncer le message de Jésus.

Je voudrais illustrer mon propos par cette belle page de l’évangile, celle de la Cananéenne dans Matthieu 15. En effet, la soi-disant “élite religieuse” du temps de Jésus, ses disciples, et les premiers chrétiens, ensuite, étaient survoltés par un sentiment de supériorité, rongés par le cancer du doute et de la jalousie, étouffés par la dictature des conventions et l’étroitesse des traditions. Le message de Jésus, que les pharisiens se refusent à comprendre et à accepter, que les disciples ont peine à digérer, sera par contre étonnamment perçu par un être doublement “inférieur” parce que femme et parce que païenne. Un comble ! Gênante et agaçante cette Cananéenne qui interpelle les Juifs qui ne peuvent, elle le sait, lui adresser la parole sans se souiller. Habiles et très respectueux des traditions, ces pieux disciples qui suggèrent à leur maître: “Donne-lui son miracle et nous aurons la paix !”.

Rencontre providentielle car l’insistance de la femme aura raison du mutisme légaliste de Jésus. La païenne le met au pied du mur. Serait-il lui aussi enfermé dans les préjugés de sa race et de la religion des ancêtres ? Inattendue et singulièrement choquante mais combien noble et émouvante sera la réaction du prophète de Nazareth ! D’un mot, Jésus balaie conventions, prescriptions et règlements, nés de la mesquinerie et de la peur des hommes, pour amorcer un échange qui deviendra communion. Face aux pharisiens scandalisés et aux disciples ébahis, Jésus fera crédit aux paroles d’une femme, à la foi d’une païenne, jusqu’à lui permettre de révéler la grandeur de son être et la profondeur de sa confiance… Elle recevra le miracle espéré et l’amitié du maître, ce qu’elle ne pouvait même pas imaginer.

Nous avons nous aussi, peut-être, nos chiens et nos “Cananéennes”. L’esprit de ghetto, de clan ou de caste, nous guette aussi, au sein de l’Église Protestante Unie de Belgique. L’élitisme -qui impose “sa vérité”- risque toujours de nous tenter jusqu’à la méfiance souveraine, jusqu’au au mépris à peine dissimulé ou à l’orgueilleuse conviction de supériorité. Mais heureusement que des “petits chiens” nous aident à faire sauter les barrières de notre sectarisme pour nous ouvrir aux richesses d’autrui, à la fraternité universelle.   

Le contraire de la vérité n’est donc pas l’erreur, mais le fait d’imposer sa vérité. “Mettre la vérité au concours”(2), telle est la conviction des libéraux, la condition de toute recherche de Dieu, la règle de toute tolérance. Mais à condition que cette dernière ne devienne pas de l’indifférence et sache maintenir comme une exigence ce combat de la foi où s’équilibrent le non et le oui.

Ainsi, la foi protestante libérale est d’abord une foi chrétienne “qui attache la plus grande valeur à la rectitude de la conduite, par conséquent à la pratique. Elle n’est pas l’adhésion à un catalogue de formules philosophiques, religieuses ou dogmatiques. […] Cela implique évidemment une grande liberté d’esprit, puisque même si nous employons des formules qui peuvent paraître identiques à celle de l’orthodoxie ou du fondamentalisme, nous conservons toujours le droit de les interpréter pour les mettre en relation avec les exigences de notre conscience”.(3)

Théologiquement donc, la foi protestante libérale insiste plus sur le message et l’éthique de Jésus que sur l’aspect événementiel et doctrinal qui a été le facteur de divisions et de luttes outrageuses au sein du Christianisme.   

Sans nostalgie aucune, je vous l’assure, pour mon ancienne église, l’Église Protestante de Belgique (EPB), je continuerai à plaider pour une église ouverte, en recherche, pluraliste, un peu comme cette église qu’avait en vue Luther, dans ses trois grands écrits réformateurs de 1520, une église plus libérale et d’une autre nature que celle qui a été finalement réalisée, l’égliseunie qui prétend restaurer la foi ancienne de l’église des sept premiers siècles. Car une église dite “protestante réformée” est en vérité la communauté de ceux qui cherchent. Cette église dont je parle, notre église, l’EPUB, se trouve aujourd’hui devant le danger de cesser d’être une force spirituelle et prophétique engagée au sein d’une société laïque et démocrate, et risque de n’être plus qu’un simple facteur normatif d’une société qui favorise la pensée unique.

 

Description de cette image, également commentée ci-après

Je prie Dieu de nous donner la force et la sagesse d’oser nous rapprocher les uns les autres avec la plus sereine objectivité, afin de vivre une réelle fraternité, sans craindre la différence, sans lorgner en arrière. Ensemble, osons l’avenir avec ce sens de la responsabilité qui nous fait adhérer au monde, de cette « adhérence » qui forme la foi.

Pour terminer, je voudrais partager avec vous une parole d’Albert Schweitzer (4) qui illustre ce que je pense :

« La religion de notre temps ressemble à un fleuve africain pendant la saison sèche : un lit immense, des bancs de sable et, au milieu, un filet d’eau qui cherche son chemin. On essaye de s’imaginer qu’autrefois un fleuve remplissait ce lit, que les bancs de sable n’existaient pas, mais qu’il coulait majestueusement entre les berges et qu’un jour il en sera de nouveau ainsi. Est-il possible qu’autrefois il remplissait ce lit ? Y a-t-il eu une époque où la religion éthique était une force dans la vie spirituelle ? Oui, à l’époque du rationalisme du XVIIe siècle. Alors, la religion éthique et la pensée formaient une unité. La pensée était religieuse et la religion était pensante. Parce qu’elle était déterminée par des idées religieuses et éthiques, la pensée de cette époque entreprit de se représenter la réalité comme elle devrait être. Elle possédait un idéal éthique et elle se mit à transformer la réalité en accord avec lui. »

Pierre A. Bailleux 03|09|2001

(1) La mystique de l’apôtre Paul, chapitre XIV : « Ce qu’il y a d’impérissable dans la mystique de l’apôtre Paul ».
(2) Expression utilisée au début du XIXe siècle dans différentes publications libérales. Cfr J.-J. Goblot, « Les mots sous la Restauration », in Civilisation Chrétienne, Approche Historique d’une Idéologie, Beauchesne, Paris, 1975, pp. 208-2229.
(3) Isabelle Jarry, Théodore Monod, Plon, Paris, 1990, pp. 216-217
(4 ) Religion in modern Civilization, 1934 Traduction de Jean-Paul Sorg (AFAAS).

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L’hippopotame et le philosophe

Posté par othoharmonie le 27 mars 2014

                                

Tu veux aller vers l’infini, tourne-toi d’abord de tous côtés dans le fini.
Goethe

Écrit par Pierre Bailleux

Ce titre fait écho à une savoureuse chronique radiophonique du professeur Théodore Monod, membre de l’Institut, “Un mythe moderne: la terre ferme”, recueillie dans L’hippopotame et le philosophe, Actes Sud, 1993. Le philosophe, en l’occurrence, c’est Schweitzer découvrant, à la vue d’un troupeau d’hippopotames sur l’Ogooué, la formule du Respect de la Vie(Ehrfucht vor dem Leben).

300px-ZooPygmyHippoAlbert Schweitzer éleva la voix pour dénoncer une église avec des frontières et des dogmes solides, une église tentée de se substituer au Royaume de Dieu, au lieu de le servir. Il entendait par là que le protestantisme ne pouvait devenir une voie (et une voix) vivante(s) pour le générations successives que « surgissent constamment des penseurs qui, dans l’esprit de Jésus, mais en tenant compte du monde où ils vivent, transforment la foi en connaissance »(1). Partout où le protestantisme se contente d’être une foi traditionnelle, il perd toute relation avec la vie spirituelle du moment, et toute faculté d’adaptation. Dès que cesse le débat entre la tradition et la pensée, la sincérité chrétienne est en danger.

Autrement dit, je suis persuadé qu’un protestantisme qui n’oserait plus mettre la vérité historique et scientifique au service de la vérité spirituelle recèlerait une faiblesse interne, si fort qu’il se figure être. Le respect de la vérité, comme telle, doit être inhérent à notre foi, si nous ne voulons pas être “des gens de peu de foi”, et le premier signe en est le respect de la vérité historique et scientifique. Autrement dit encore, osons le risque de passer notre foi au crible de la pensée.

Heureux de partager avec vous un aspect important de ma vie spirituelle, je n’ai pas l’intention de faire ici une apologie du protestantisme libéral (qui, comme chacun le sait, remonte historiquement aux sources de la Réforme) et ce, au sens d’une défense telle qu’on la pratique, hélas, trop souvent chez les orthodoxes et les fondamentalistes. Pour ceux-ci, l’apologie consiste à affirmer que le christianisme (le leur) renferme des vérités qui sont au-dessus de toute intelligence et qui n’ont donc pas à être confrontées à la raison.

A mon avis, se comporter ainsi revient à se retirer, tels des sectaires, sur une montagne fortifiée, position certes inexpugnable d’une élite religieuse, mais d’où l’on ne peut prétendre annoncer le message de Jésus.

Je voudrais illustrer mon propos par cette belle page de l’évangile, celle de la Cananéenne dans Matthieu 15. En effet, la soi-disant “élite religieuse” du temps de Jésus, ses disciples, et les premiers chrétiens, ensuite, étaient survoltés par un sentiment de supériorité, rongés par le cancer du doute et de la jalousie, étouffés par la dictature des conventions et l’étroitesse des traditions. Le message de Jésus, que les pharisiens se refusent à comprendre et à accepter, que les disciples ont peine à digérer, sera par contre étonnamment perçu par un être doublement “inférieur” parce que femme et parce que païenne. Un comble ! Gênante et agaçante cette Cananéenne qui interpelle les Juifs qui ne peuvent, elle le sait, lui adresser la parole sans se souiller. Habiles et très respectueux des traditions, ces pieux disciples qui suggèrent à leur maître: “Donne-lui son miracle et nous aurons la paix !”.

Rencontre providentielle car l’insistance de la femme aura raison du mutisme légaliste de Jésus. La païenne le met au pied du mur. Serait-il lui aussi enfermé dans les préjugés de sa race et de la religion des ancêtres ? Inattendue et singulièrement choquante mais combien noble et émouvante sera la réaction du prophète de Nazareth ! D’un mot, Jésus balaie conventions, prescriptions et règlements, nés de la mesquinerie et de la peur des hommes, pour amorcer un échange qui deviendra communion. Face aux pharisiens scandalisés et aux disciples ébahis, Jésus fera crédit aux paroles d’une femme, à la foi d’une païenne, jusqu’à lui permettre de révéler la grandeur de son être et la profondeur de sa confiance… Elle recevra le miracle espéré et l’amitié du maître, ce qu’elle ne pouvait même pas imaginer.

Nous avons nous aussi, peut-être, nos chiens et nos “Cananéennes”. L’esprit de ghetto, de clan ou de caste, nous guette aussi, au sein de l’Église Protestante Unie de Belgique. L’élitisme -qui impose “sa vérité”- risque toujours de nous tenter jusqu’à la méfiance souveraine, jusqu’au au mépris à peine dissimulé ou à l’orgueilleuse conviction de supériorité. Mais heureusement que des “petits chiens” nous aident à faire sauter les barrières de notre sectarisme pour nous ouvrir aux richesses d’autrui, à la fraternité universelle.   

Le contraire de la vérité n’est donc pas l’erreur, mais le fait d’imposer sa vérité. “Mettre la vérité au concours”(2), telle est la conviction des libéraux, la condition de toute recherche de Dieu, la règle de toute tolérance. Mais à condition que cette dernière ne devienne pas de l’indifférence et sache maintenir comme une exigence ce combat de la foi où s’équilibrent le non et le oui.

Ainsi, la foi protestante libérale est d’abord une foi chrétienne “qui attache la plus grande valeur à la rectitude de la conduite, par conséquent à la pratique. Elle n’est pas l’adhésion à un catalogue de formules philosophiques, religieuses ou dogmatiques. […] Cela implique évidemment une grande liberté d’esprit, puisque même si nous employons des formules qui peuvent paraître identiques à celle de l’orthodoxie ou du fondamentalisme, nous conservons toujours le droit de les interpréter pour les mettre en relation avec les exigences de notre conscience”.(3)

Théologiquement donc, la foi protestante libérale insiste plus sur le message et l’éthique de Jésus que sur l’aspect événementiel et doctrinal qui a été le facteur de divisions et de luttes outrageuses au sein du Christianisme.   

Sans nostalgie aucune, je vous l’assure, pour mon ancienne église, l’Église Protestante de Belgique (EPB), je continuerai à plaider pour une église ouverte, en recherche, pluraliste, un peu comme cette église qu’avait en vue Luther, dans ses trois grands écrits réformateurs de 1520, une église plus libérale et d’une autre nature que celle qui a été finalement réalisée, l’églis eunie qui prétend restaurer la foi ancienne de l’église des sept premiers siècles. Car une église dite “protestante réformée” est en vérité la communauté de ceux qui cherchent. Cette église dont je parle, notre église, l’EPUB, se trouve aujourd’hui devant le danger de cesser d’être une force spirituelle et prophétique engagée au sein d’une société laïque et démocrate, et risque de n’être plus qu’un simple facteur normatif d’une société qui favorise la pensée unique.

Je prie Dieu de nous donner la force et la sagesse d’oser nous rapprocher les uns les autres avec la plus sereine objectivité, afin de vivre une réelle fraternité, sans craindre la différence, sans lorgner en arrière. Ensemble, osons l’avenir avec ce sens de la responsabilité qui nous fait adhérer au monde, de cette « adhérence » qui forme la foi.

Pour terminer, je voudrais partager avec vous une parole d’Albert Schweitzer (4) qui illustre ce que je pense :

« La religion de notre temps ressemble à un fleuve africain pendant la saison sèche : un lit immense, des bancs de sable et, au milieu, un filet d’eau qui cherche son chemin. On essaye de s’imaginer qu’autrefois un fleuve remplissait ce lit, que les bancs de sable n’existaient pas, mais qu’il coulait majestueusement entre les berges et qu’un jour il en sera de nouveau ainsi. Est-il possible qu’autrefois il remplissait ce lit ? Y a-t-il eu une époque où la religion éthique était une force dans la vie spirituelle ? Oui, à l’époque du rationalisme du XVIIe siècle. Alors, la religion éthique et la pensée formaient une unité. La pensée était religieuse et la religion était pensante. Parce qu’elle était déterminée par des idées religieuses et éthiques, la pensée de cette époque entreprit de se représenter la réalité comme elle devrait être. Elle possédait un idéal éthique et elle se mit à transformer la réalité en accord avec lui. »

Pierre A. Bailleux 03|09|2001

(1)   La mystique de l’apôtre Paul, chapitre XIV : « Ce qu’il y a d’impérissable dans la mystique de l’apôtre Paul ».
(2) Expression utilisée au début du XIXe siècle dans différentes publications libérales. Cfr J.-J. Goblot, « Les mots sous la Restauration », in Civilisation Chrétienne, Approche Historique d’une Idéologie, Beauchesne, Paris, 1975, pp. 208-2229.
(3) Isabelle Jarry, Théodore Monod, Plon, Paris, 1990, pp. 216-217
(4 ) Religion in modern Civilization, 1934 Traduction de Jean-Paul Sorg (AFAAS). 

 

http://prolib.net/pierre_bailleux/index.htm

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la communication animale

Posté par othoharmonie le 24 décembre 2013

 

Animal_diversityLes animaux évoluent eux aussi comme les êtres humains et ils évoluent beaucoup au contact des êtres humains. Ils permettent aux être humains aussi, ceux qui choisissent de les regarder autrement que comme des bêtes, d’accéder à leur qualité d’être. Les animaux, selon le type, l’espèce, ont vraiment tous quelque chose à apporter à l’être humain. Que ce soit la capacité presque instantanée de rapatrier toute l’énergie dans une direction, que ce soit une capacité de concentration, que ce soit une capacité de relaxation, de méditation, que ce soit le don extraordinaire de soi, que ce soit une capacité de transférer des charges, les animaux, beaucoup d’animaux domestiques prennent consciemment des charges émotionnelles des êtres tout autour d’eux uniquement par Amour. Ils le font dans l’anonymat le plus complet et le font spontanément, tout simplement par ce qu’ils ont ce don, ce don d’eux mêmes, ils ont un sens précieux pour la vie : si ils sentent qu’ils peuvent apporter une contribution aux êtres qu’ils aiment, ils le feront intuitivement… (…) 

 Au fur et à mesure qu’un être s’ouvre à la reconnaissance du Divin en lui, à un moment donné, l’individu est amené, et ceci est incontournable, à ouvrir son regard sur le peuple animal et à cesser aussi de faire certaines distinctions entre les animaux domestiques et ceux qui ne le sont pas. Vous êtes consterné ou préoccupé par le bien-être de votre animal et vous n’êtes pas préoccupé par le bien-être des animaux que vous ne connaissez pas. Vous ne pouvez pas associer votre conscience uniquement à l’amour. Ce que vous aimez, voilà, ceci vous préoccupe, mais ce que vous n’aimez pas ou ne connaissez pas, et bien vous ne voulez pas vous en préoccuper. Nous ne voulons point vous choquer, mais si vous avez des enfants, la violence portée à votre enfant vous est intolérable. Songez-vous parfois à la violence faite aux autres enfants, vous est-elle aussi intolérable ? Les êtres en cheminement sont tout près d’une plus grande conscientisation planétaire. Ceci veut dire que vous allez vous impliquer de plus en plus au niveau planétaire. Attention, nous ne vous disons pas voilà : demain matin prenez vos bagages et puis partez. C’est à l’intérieur de vous, à l’intérieur de vous premièrement que vous avez à vous positionner.

Cherchez à respecter toutes formes de vie. Premièrement, observez les autres formes de vie, observez-les, regardez à quel point elles sont différentes, belles et captez leur vibration sans jugement. Vous allez vous apercevoir que chaque forme de vie peut vous offrir quelque chose de très réel, qui vous nourrisse vibratoirement, qui vous permette de vous sentir meilleur.

Lorsque l’être humain est capable d’avoir un contact profond, un contact vrai avec un animal, qu’est ce qui se passe ? L’être humain se sent digne, il est fier de lui, parce qu’il sait qu’il vient de pénétrer quelque chose de précieux. Vous venez, au contact de cet animal, de toucher un niveau de conscience qui dépasse le niveau de conscience que vous touchez entre les humains. Pour vous contacter entre vous tous, cela demande un niveau de conscience, une ouverture évidemment, mais vous êtes tous une même forme de vie, ou des formes de vies similaires. Alors, lorsque vous dépassez certaines limites et que vous entrez en contact avec l’animal pour saisir qui il est, ce qu’il vit, ce qu’il éprouve, ce qu’il veut vous communiquer et bien vous venez de faire un pas de plus au niveau d’une conscience plus planétaire. Vous savez à l’intérieur de vous que vous touchez à quelque chose de particulier, de précieux. Notez la capacité que vous avez de contacter les animaux, de les contacter réellement par le Cœur et par l’observation-contemplation.

(…)

Les animaux sont là aussi pour vous aider à guérir beaucoup de peurs. Vous pouvez choisir de les éloigner de vous ou vous pouvez choisir de travailler tout doucement, progressivement à guérir vos peurs. La peur ou les peurs liées aux animaux sont souvent des projections, l’animal était là dans une situation de cette vie ou que dans une autre vie, et très souvent vous avez rencontré vos propres peurs.

(…)

Les animaux vivent aussi toutes les poussées vibratoires, ils ressentent aussi le changement et ce sont des êtres dotés aussi de la capacité de choisir, différemment de vous les humains. Mais il est important de comprendre que cette planète offre l’extraordinaire possibilité de choix absolu, et n’allez surtout pas croire que sur toutes les possibilités des planètes d’incarnation il y ait cette possibilité absolue, aucunement.

(…) 

Le peuple animal est géré par une conscience planétaire, appelez ceci une âme planétaire pour les animaux, nous préférons appeler ceci un grand courant ou un archétype planétaire et cet archétype planétaire inclut toute la diversité du peuple animal passée, présente et future. Cet archétype planétaire concernant le peuple animal, et nous pourrions aussi dire grâce à l’archétype planétaire concernant aussi l’être humain physique passé, présent, futur, permet aux formes de vie existantes sur une planète de croître évidemment au cours d’un cycle de vie, mais aussi de muter, de se transformer. Donc cet archétype planétaire, il est là, il émane aussi et il influence les êtres humains. Il influence directement l’archétype des animaux grâce à cette interdépendance ou à cette intercommunication au niveau des archétypes planétaires, c’est pourquoi il y a la possibilité entre les différentes formes de vie de communication, de liens d’Amour même, d’une plus grande compréhension et d’une plus grande collaboration.

(…) 

Grâce au lien de communication avec ces archétypes, il est possible qu’il y ait une communication entre vous et les animaux. N’allez surtout pas croire que, si vous avez un animal domestique, il comprenne tous les mots que vous lui dites. Il saisit par télépathie supérieure parce que l’animal a des sens sensoriels internes et externes bien développés. Pas tous les sens, mais au niveau de la télépathie, pour certains au niveau clair-ressenti évidemment, l’instinct que vous pourriez relier à l’intuition et aussi à la claire-audience, les jeunes animaux entendent par claire-audience leurs parents. Il y a tout un contact qui se fait entre les membres d’une communauté par télépathie, par clair-ressenti et ainsi de suite… donc leurs sens sont très développés.

(…)

Beaucoup d’êtres humains se sentent appelés vers le peuple Animal et si vous vous sentez appelé et bien vous pouvez travailler à partir de l’Archétype, c’est-à-dire émaner de l’Amour vers l’Archétype du peuple Animal en leur transmettant tout simplement des messages de fraternité, des messages de gratitude, des témoignages aussi de vos expérimentations envers leur peuple. Contactez sur une base respectueuse le peuple animal, une variété du peuple animal ou plusieurs variétés à travers le peuple animal. Visez intérieurement à entrer en contact avec ceux-ci uniquement dans le but de fraterniser. Donc, si vous êtes une personne qui aimez profondément, qui avez un Amour du peuple animal et que vous vous sentez interpellé à soutenir ces autres formes de vie, et bien faites-le à distance, faites-le à travers votre animal, à travers la conscience que vous avez des animaux, faites-le à travers le partage que vous faites aux autres êtres humains, faites-le au niveau planétaire en ensemençant vos méditations et visualisations ! Visualisez que vous répandez autour du peuple animal beaucoup d’Amour et ceci sera très productif.

Le peuple animal est un peuple qui est digne du plus grand respect de tous les êtres humains. N’oubliez pas… qu’ils sont des Maîtres pour vous, comme vous êtes des Maîtres pour eux. Ils ont autant à vous apprendre, à vous apporter que vous pouvez leur apporter et leur apprendre

Dites-vous bien qu’au niveau de l’expression de sagesse pure, certains d’entre eux ont atteints des niveaux très élevés, de compassion, de respect, d’humilité, de don de soi… Chaque forme de vie existe pour enrichir tout ce qui est autour, laissez-vous enrichir par le peuple animal et permettez qu’à l’intérieur de vous s’exprime votre bonté, votre gratitude, votre respect, votre fraternité envers ceux-ci.

L’être humain est en train de cumuler une grande dette karmique envers le monde animal. Ce qui est merveilleux, c’est qu’au cours du présent âge, le niveau de conscience s’accroissant, de plus en plus d’individus vont choisir de cohabiter en paix avec le peuple animal, vont choisir de retourner regarder ce peuple pour retrouver le sens du Sacré. Ces bêtes ne sont pas bêtes. Ces bêtes sont de sages et précieux Maîtres.

http://guerirautrement.canalblog.com/archives/les_animaux/index.html

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La sagesse du peuple animal

Posté par othoharmonie le 30 novembre 2013

 

Je vous fais partager une très belle canalisation sur le peuple animal.

J’ai volontairement enlevé certains extraits car elle est très très très longue, vous pouvez la retrouver en intégralité sur ce lien : http://www.sna-cma.com/Conf-rences.html

 200px-PasserDomesticusKopula

Si vous souhaitez copier certains passages, merci d’indiquer l’origine du message (le lien ci-dessus) et de respecter le travail de retranscription du médium qui a reçu ce message.

Comme à chaque fois, ne prenez pas tout au pied de la lettre, faite toujours preuve de discernement sur des messages reçus en canalisation d’où qu’ils viennent.

 

Il est très difficile pour un médium de retranscrire des ressentis, émotions en mots, il faut le vivre pour le comprendre c’est pourquoi il est juste et respectueux de toujours afficher le nom de la personne qui a canalisé.

Pour ma part, je ne suis pas très adepte du channeling, je prends toujours beaucoup de recul par rapport à ça, je ne mets sur le blog que les messages qui touche mon cœur comme celui-ci :

La Sagesse du Peuple Animal

Vous habitez sur une très belle planète. En fait, vous habitez sur une splendide planète regorgeant de ressources, regorgeant de lieux qui vous nourrissent, une planète qui inconditionnellement vous supporte et vous accueille tout au long de vos incarnations. Cette planète est habitée par différentes formes de vie, des formes de vie visibles et des formes de vie plus subtiles. Il n’en demeure pas moins qu’elle est grandement habitée par une très grande diversité de vies et c’est ce qui fait en somme la richesse de votre planète.

Tout ce qui vit sur cette planète y est dans le but d’un développement (…)

L’animal n’est pas constitué comme l’être humain, il lui ressemble grandement évidemment, mais il n’est pas constitué physiquement, émotionnellement, mentalement, au niveau de ces antécédents karmiques de la même façon. Tout son système énergétique incluant évidemment son corps physique et nous tenons à signaler son corps émotionnel et mental, est différent. Tout ce système n’est pas constitué exactement comme les êtres humains, mais il est important de comprendre que les animaux aussi ont le sentiment de leur corps physique. Ils ressentent leur corps physique. Ils le ressentent mais ils n’anticipent pas, ils n’anticipent pas la douleur, ils n’anticipent pas par exemple : « Que se passera t’il s’ils perdent quelque chose par exemple, leur enfant, leur progéniture » car dans le peuple animal, une des très grandes particularités est sa capacité d’exister, sa conscience n’existe que dans le présent. (…) Le peuple animal a la sagesse au niveau émotionnel, il vit ce qu’il ressent mais sans aucune vengeance, ni rancœur. La vengeance, la violence gratuite, la rancoeur n’appartient pas à ce règne. (…) un animal maltraité développera son instinct et évidemment si il craint, si il a peur d’être maltraité à nouveau, il se défendra, mais il ne le fera pas par rancœur, il le fera parce que dans le moment présent, voilà il a peur, la mémoire lui revient et il a peur, donc il se défend. Au niveau émotionnel, les animaux n’accumulent pas de bagage de frustrations émotionnelles, ils ont une plus grande capacité d’être dans le présent. (…) 

 Ils utilisent leur plan mental qui est très différent de celui de l’être humain. Ils vont l’utiliser, nous dirons, avec beaucoup de bienveillance, c’est-à-dire qu’ils vont chercher à assurer leur survie tout simplement. Mais un animal ne cherchera pas par exemple à assurer sa survie pour 15 ans. Il assurera sa survie pour quelques semaines, quelques mois, suivant le rythme des saisons. Il le fait en respectant certaines lois. Au niveau du plan mental, les animaux vont plutôt utiliser leur plan mental pour rechercher les signes de guidance auprès de l’énergie de la Mère-Terre, à travers la force des éléments. Ils vont sentir, capter à travers le vent, à travers les grands courants, à travers l’eau, à travers la chaleur, ils vont capter tout ceci grâce à cette forme d’intelligence associée à leur instinct. Ils vont ainsi se guider, en fait ils sont très près de leur instinct qui est pour eux une forme de guidance intérieure, car ils sont conscients que leur survie en dépend. L’animal cherchera toujours à rester aux aguets face à ce qu’il ressent, ce qu’il perçoit même à travers différentes activités. Il a la capacité d’être actif et en même temps de rester, somme toute, assez bien en connexion avec son ressenti intérieur.

 

Les animaux évoluent eux aussi comme les êtres humains et ils évoluent beaucoup au contact des êtres humains. Ils permettent aux être humains aussi, ceux qui choisissent de les regarder autrement que comme des bêtes, d’accéder à leur qualité d’être. Les animaux, selon le type, l’espèce, ont vraiment tous quelque chose à apporter à l’être humain. Que ce soit la capacité presque instantanée de rapatrier toute l’énergie dans une direction, que ce soit une capacité de concentration, que ce soit une capacité de relaxation, de méditation, que ce soit le don extraordinaire de soi, que ce soit une capacité de transférer des charges, les animaux, beaucoup d’animaux domestiques prennent consciemment des charges émotionnelles des êtres tout autour d’eux uniquement par Amour. Ils le font dans l’anonymat le plus complet et le font spontanément, tout simplement par ce qu’ils ont ce don, ce don d’eux mêmes, ils ont un sens précieux pour la vie : si ils sentent qu’ils peuvent apporter une contribution aux êtres qu’ils aiment, ils le feront intuitivement… (…) 

 Au fur et à mesure qu’un être s’ouvre à la reconnaissance du Divin en lui, à un moment donné, l’individu est amené, et ceci est incontournable, à ouvrir son regard sur le peuple animal et à cesser aussi de faire certaines distinctions entre les animaux domestiques et ceux qui ne le sont pas. Vous êtes consterné ou préoccupé par le bien-être de votre animal et vous n’êtes pas préoccupé par le bien-être des animaux que vous ne connaissez pas. Vous ne pouvez pas associer votre conscience uniquement à l’amour. Ce que vous aimez, voilà, ceci vous préoccupe, mais ce que vous n’aimez pas ou ne connaissez pas, et bien vous ne voulez pas vous en préoccuper. Nous ne voulons point vous choquer, mais si vous avez des enfants, la violence portée à votre enfant vous est intolérable. Songez-vous parfois à la violence faite aux autres enfants, vous est-elle aussi intolérable ? Les êtres en cheminement sont tout près d’une plus grande conscientisation planétaire. Ceci veut dire que vous allez vous impliquer de plus en plus au niveau planétaire. Attention, nous ne vous disons pas voilà : demain matin prenez vos bagages et puis partez. C’est à l’intérieur de vous, à l’intérieur de vous premièrement que vous avez à vous positionner.

Cherchez à respecter toutes formes de vie. Premièrement, observez les autres formes de vie, observez-les, regardez à quel point elles sont différentes, belles et captez leur vibration sans jugement. Vous allez vous apercevoir que chaque forme de vie peut vous offrir quelque chose de très réel, qui vous nourrisse vibratoirement, qui vous permette de vous sentir meilleur.

Lorsque l’être humain est capable d’avoir un contact profond, un contact vrai avec un animal, qu’est ce qui se passe ? L’être humain se sent digne, il est fier de lui, parce qu’il sait qu’il vient de pénétrer quelque chose de précieux. Vous venez, au contact de cet animal, de toucher un niveau de conscience qui dépasse le niveau de conscience que vous touchez entre les humains. Pour vous contacter entre vous tous, cela demande un niveau de conscience, une ouverture évidemment, mais vous êtes tous une même forme de vie, ou des formes de vies similaires. Alors, lorsque vous dépassez certaines limites et que vous entrez en contact avec l’animal pour saisir qui il est, ce qu’il vit, ce qu’il éprouve, ce qu’il veut vous communiquer et bien vous venez de faire un pas de plus au niveau d’une conscience plus planétaire. Vous savez à l’intérieur de vous que vous touchez à quelque chose de particulier, de précieux. Notez la capacité que vous avez de contacter les animaux, de les contacter réellement par le Cœur et par l’observation-contemplation.

(…)

Les animaux sont là aussi pour vous aider à guérir beaucoup de peurs. Vous pouvez choisir de les éloigner de vous ou vous pouvez choisir de travailler tout doucement, progressivement à guérir vos peurs. La peur ou les peurs liées aux animaux sont souvent des projections, l’animal était là dans une situation de cette vie ou que dans une autre vie, et très souvent vous avez rencontré vos propres peurs.

(…)

Les animaux vivent aussi toutes les poussées vibratoires, ils ressentent aussi le changement et ce sont des êtres dotés aussi de la capacité de choisir, différemment de vous les humains. Mais il est important de comprendre que cette planète offre l’extraordinaire possibilité de choix absolu, et n’allez surtout pas croire que sur toutes les possibilités des planètes d’incarnation il y ait cette possibilité absolue, aucunement.

(…) 

Le peuple animal est géré par une conscience planétaire, appelez ceci une âme planétaire pour les animaux, nous préférons appeler ceci un grand courant ou un archétype planétaire et cet archétype planétaire inclut toute la diversité du peuple animal passée, présente et future. Cet archétype planétaire concernant le peuple animal, et nous pourrions aussi dire grâce à l’archétype planétaire concernant aussi l’être humain physique passé, présent, futur, permet aux formes de vie existantes sur une planète de croître évidemment au cours d’un cycle de vie, mais aussi de muter, de se transformer. Donc cet archétype planétaire, il est là, il émane aussi et il influence les êtres humains. Il influence directement l’archétype des animaux grâce à cette interdépendance ou à cette intercommunication au niveau des archétypes planétaires, c’est pourquoi il y a la possibilité entre les différentes formes de vie de communication, de liens d’Amour même, d’une plus grande compréhension et d’une plus grande collaboration.

(…) 

Grâce au lien de communication avec ces archétypes, il est possible qu’il y ait une communication entre vous et les animaux. N’allez surtout pas croire que, si vous avez un animal domestique, il comprenne tous les mots que vous lui dites. Il saisit par télépathie supérieure parce que l’animal a des sens sensoriels internes et externes bien développés. Pas tous les sens, mais au niveau de la télépathie, pour certains au niveau clair-ressenti évidemment, l’instinct que vous pourriez relier à l’intuition et aussi à la claire-audience, les jeunes animaux entendent par claire-audience leurs parents. Il y a tout un contact qui se fait entre les membres d’une communauté par télépathie, par clair-ressenti et ainsi de suite… donc leurs sens sont très développés.

(…)

Beaucoup d’êtres humains se sentent appelés vers le peuple Animal et si vous vous sentez appelé et bien vous pouvez travailler à partir de l’Archétype, c’est-à-dire émaner de l’Amour vers l’Archétype du peuple Animal en leur transmettant tout simplement des messages de fraternité, des messages de gratitude, des témoignages aussi de vos expérimentations envers leur peuple. Contactez sur une base respectueuse le peuple animal, une variété du peuple animal ou plusieurs variétés à travers le peuple animal. Visez intérieurement à entrer en contact avec ceux-ci uniquement dans le but de fraterniser. Donc, si vous êtes une personne qui aimez profondément, qui avez un Amour du peuple animal et que vous vous sentez interpellé à soutenir ces autres formes de vie, et bien faites-le à distance, faites-le à travers votre animal, à travers la conscience que vous avez des animaux, faites-le à travers le partage que vous faites aux autres êtres humains, faites-le au niveau planétaire en ensemençant vos méditations et visualisations ! Visualisez que vous répandez autour du peuple animal beaucoup d’Amour et ceci sera très productif.

Le peuple animal est un peuple qui est digne du plus grand respect de tous les êtres humains. N’oubliez pas… qu’ils sont des Maîtres pour vous, comme vous êtes des Maîtres pour eux. Ils ont autant à vous apprendre, à vous apporter que vous pouvez leur apporter et leur apprendre

Dites-vous bien qu’au niveau de l’expression de sagesse pure, certains d’entre eux ont atteints des niveaux très élevés, de compassion, de respect, d’humilité, de don de soi… Chaque forme de vie existe pour enrichir tout ce qui est autour, laissez-vous enrichir par le peuple animal et permettez qu’à l’intérieur de vous s’exprime votre bonté, votre gratitude, votre respect, votre fraternité envers ceux-ci.

L’être humain est en train de cumuler une grande dette karmique envers le monde animal. Ce qui est merveilleux, c’est qu’au cours du présent âge, le niveau de conscience s’accroissant, de plus en plus d’individus vont choisir de cohabiter en paix avec le peuple animal, vont choisir de retourner regarder ce peuple pour retrouver le sens du Sacré. Ces bêtes ne sont pas bêtes. Ces bêtes sont de sages et précieux Maîtres.

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message du peuple des cigognes

Posté par othoharmonie le 12 novembre 2013


message du peuple des cigognes dans CIGOGNEL´Association française d’aide aux couples infertiles « Les Cigognes de l´Espoir« ,  dont beaucoup de couples membres ont été traités contre l’infertilité par des cliniques adhérentes à IVF Europe comme SANUS et la Clinique de Reproduction Medicale Assistée de Zlin, a annoncé un partenariat avec la très importante association MAIA, . Ce partenariat est la conséquence de difficultés d’accéder à la parentalité sur le territoire national français pour ceux qui ne peuvent devenir parent par voie naturelle. Ces deux organisations ont décidée de créer un collectif pour la défense des droits et la prise en compte par les pouvoirs publics des difficultés actuelles liées à la procréation médicale assistée et au désir de parentalité.

Pourquoi cette association ?

Confronté à un problème d’infertilité, nous avons fait pendant des années les démarches que font en pareil cas la plupart des couples en France : examen multiples pour la détection des raisons de l’infertilité auprès de différents médecins, orientation vers  un centre de PMA, généralement débordé car pas assez nombreux en France, ce qui a pour conséquence une écoute parfois limitée ou du moins écoutée, délai d’attente très long pour les différentes tentatives de PMA : insémination, FIV , etc.

Le temps passe ainsi très vite, les échecs s’accumulent, puis arrive le temps du découragement…..

Découragement parce que l’on vous dit que vous avez épuisé votre « quota » de tentatives, que forcément avec le temps, vous avez atteint l’âge limite de prise en charge, que dans votre cas seul le don d’ovocytes serait possible mais que c’est quasi-impossible car trop de demandes, très compliqué et de toute façon trop tard…

Face à ce découragement, sans baisser les bras, nous avons cherché des solutions par nous-mêmes, grâce aux heures passées sur Internet a consulter des sites en France et à l’étranger, à correspondre avec des organismes et cliniques parfois au bout du monde….

Notre acharnement a payé : une petite fille est née suite à un don d’ovocyte en République Tchèque !!

Conscient du bonheur que cela pouvait apporter, nous avons décidé de créer cette association sans but lucratif (avec quelques personnes sensibilisées à cette problématique) afin d’aider ceux qui comme nous se trouvent  confrontés à un moment ou à un autre à ce drame de l’infertilité pour les aider, leur donner de l’informations, pour trouver des solutions, notamment à travers les possibilités existantes de dons d’ovocytes, de dons d’embryons,  pour confronter les expériences, les espoirs, les réussites et les échecs, en bref pour créer une communauté autour de l’infertilité mais surtout du dons d’ovocytes, technique de PMA efficace mais qui n’est pas assez connue.

Philippe et Anne du site http://www.lescigognesdelespoir.fr/index.php?action=ezportal;sa=page;p=1

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Idées reçues sur l’Autruche

Posté par othoharmonie le 22 juin 2013


Idées reçues sur l'Autruche dans AUTRUCHE - EMEU plumeL’autruche apparaît dans certaines expressions françaises populaires. (voir Idiotisme animalier) : Faire l’autruche ou appliquer la politique de l’autruche

L’idée reçue qu’une autruche ayant peur se met la tête dans le sable est liée à plusieurs origines. En effet, on trouve différentes explications au fait que cet animal met sa tête près ou dans le sable :

  • La première raison, c’est simplement pour se nourrir ; elle passe une grande partie de la journée la tête au ras du sol, parfois entre les rochers pour chercher à manger.
  • Deuxième raison plausible, l’autruche pond ses œufs dans des trous qui font parfois jusqu’à 30cm de profondeur dans les sols sableux. Lorsqu’elle retourne ses œufs, enlève les lézards et autres vermines du nid, sa tête disparaît dans un trou.
  • Lorsqu’elle se trouve dans une tempête de sable, l’autruche met la tête à ras du sol pour se protéger. Les africains, voyant la scène de loin, disaient que lorsque l’autruche met la tête près du sable c’est signe de tempête.
  • L’autruche rapproche sa tête du sol afin de mieux percevoir les bruits et vibrations des prédateurs. Se sentant menacée, le comportement de l’autruche sera, à l’inverse, l’attaque ou la fuite grâce à sa grande vitesse de course et son endurance.
  • L’autruche se tapit contre le sol car le phénomène de mirage existant dans tout désert aux heures chaudes crée une réverbération à un mètre du sol qui permet à l’autruche de se dissimuler au-dessous de cette zone.

L’expression, faire l’autruche, est donc basée sur une fausse croyance. Il est donc faux de dire que l’autruche met sa tête dans le sable afin de ne pas voir le danger. Cette croyance a traversé les siècles car déjà au Ier siècle après Jésus Christ, Pline l’Ancien disait : « Les autruches sont les animaux les plus stupides du monde. Elles croient se rendre invisibles en plongeant la tête dans le sable. ».

Les plumes d’autruche sont utilisées pour confectionner des hauts chapeaux que portent les Gilles lors des carnavals en Belgique (notamment le Carnaval de Binche).

  • Les autruches de Graaff Reinet dans Carnet d’Afriques par Jacques Nougier, éditions l’Harmattan (2006), 

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Dauphin : expérience en captivité

Posté par othoharmonie le 24 avril 2013

 

Dans les années soixante en Floride, John Lilly inflige aux dauphins de cruelles expériences (qu’il regrettera par la suite) pour évaluer cette intelligence. Les dauphins sont soumis à des secousses électriques transmises à des électrodes plantées sur le cerveau. Selon les réactions obtenues, les secousses localisent une zone sensible révélatrice d’une activité insoupçonnée. Lilly va jusqu’à faire absorber du LSD aux dauphins pour tester leurs réactions…

Enfin, il comprend que l’intelligence des cétacés ne réside pas uniquement dans leur parenté cérébrale avec l’être humain. Il cesse alors ses expériences et se lance dans une autre forme d’étude, à l’écoute du « peuple de la mer », comme il nomme les dauphins.  C’est en les regardant vivre qu’on pourra mieux cerner leur forme d’intelligence. La complexité de leur langage, de leurs structures sociales ou familiales, leurs comportements surprenants, n’en sont que des signes extérieurs.

Les chercheurs, comme ceux qui s’intéressent aux cétacés, découvrent chaque jour de nouveaux éléments qui élargissent le champ de possibilités de ces animaux. 

Le développement exceptionnel du cerveau du dauphin suppose de toute façon hors du commun pour un animal. Un dauphin doué assimile assez facilement les exercices qu’ on lui enseigne et il fait aisément le rapport de cause à effet lorsque le coup de sifflet du dresseur ponctue l’ un de ses mouvements naturel pouvant servir à comprendre un nouvel exercice. Les dauphins s’ imitent les uns de autres. Certains nouveaux arrivants font tout simplement leur apprentissage au contact de ceux qui on déjà fait leurs classes. On peut sans doute parler d’ intelligence lorsqu’ on fait accomplir au dauphin des tâches pratiques. Les dauphins, animaux capricieux, peuvent témoigner d’ une réelle mauvaise humeur.  Lorsqu’ ils boudent dans leur coin, refusant tout travail, peut-on parler d’ une attitude raisonnée?

Chaque individu à sa nature et les réactions différentes selon les animaux sont plutôt d’ ordre caractérielles que dictées part un raisonnement précis. 

Dauphin : expérience en captivité dans DAUPHIN dauphin

Cela explique la sélection qui se fait au moment de la capture d’ un dauphin. Il faut séparer très rapidement les sujets apparemment doués afin d’ obtenir avec eux les meilleurs résultats dans le temps les plus bref. Si, par erreur, on se retrouve avec un cancre dont on ne peut rien tirer, les responsables du zoo qui auront investi 150 000 francs (en France, ici au Canada je ne sais pas ce que ça vaut) pour acquérir un chômeur professionnel seront fort contrariés. Néanmoins, ils conserveront l’ animal qui n’y peut rien: ce sont les risques du métier, il faut en tirer les conséquences.

Le dauphin est-il intelligent? Il est difficile de comparer l’intelligence des dauphins à celle de l’être humain. Le dauphin a l’intelligence du milieu dans lequel il vit. Son cerveau est extrêmement développé mais il ne possède ni main ni corde vocale aussi il s’exprime différemment. 

Un film documentaire rapporte des expériences faites avec des dauphins aux États-Unis afin de déterminer si ceux-ci sont dotés d’une intelligence : On associe une séquence de signaux faits avec les poings (type langage pour sourds-muets) au fait de donner de la nourriture au dauphin.

Après avoir répété l’opération, on constate qu’a la vue du signal le dauphin attend sa nourriture. La même chose se passe lorsque l’animal voit les signaux reproduits par des boules en images de synthèse sur un écran. On en déduit qu’il s’agit d’un comportement intelligent puisque le dauphin « comprend » un langage « abstrait ». Ce type de déduction me parait absurde.
Elle me semble traduire une conception erronée et une incompréhension de la notion même d’intelligence ; car il ne peut s’agir ici que d’un réflexe « pavlovien », une association due à un conditionnement par la répétition, entre un événement et la perception de signaux. Pour ce qui est du « langage abstrait », les mouvements effectués par les boules en image de synthèse évoquent les mouvements effectués avec les poings fermés. Il n’y a donc rien d’étonnant à cela.

D’autre part l’intelligence est une capacité de « traitement des informations » (stimulus de l’environnement). Elle permet, après mémorisation, le rapprochement et la comparaisons des informations, puis l’élaboration d’un projet adapté à la situation (1).
L’intelligence est l’aptitude à une activité mentale d’une complexité supérieure à un simple réflexe de type « pavlovien »(seul mis en évidence par l’expérience). Ou encore, elle permet quelque chose de plus élaboré que la simple réaction conditionnée, à un signal. 

Croyez-vous qu’il peut accomplir une série d’ activités successives? 
On serait tenté de répondre par l’ affirmative lorsqu’ on a assisté à la démonstration suivante: en bref c’ est l’ histoire d’ un sous-marin de plage monté par deux plongeurs , qui essaye de pénétrer dans un port pour commettre un acte de sabotage. 

Voici le déroulement des opérations:

Le sous-marin est d’ abord repérer par une sentinelle: Ou le dauphin.

  • Ce dernier se précipite vers une bouée sonore.
  • D’ un coup de rostre sur un levier, il déclenche un signal sonore. La bouée est alerté.
  • On simule l’ attaque du sous-marin en sautant plusieurs fois par-dessus l’ engin.Le dauphin retourne à la base et son dresseur lui met dans la bouche une bombe fumigène.
  • Il la dépose près du sous-marin, elle éclate, le sous-marin coule.
  • Appels désespérés des rescapés. Le dauphin s’ approche et un d’ ente eux s’ accroche à sa nageoire dorsale.
  • On le ramène vers le bord du bassin.
  • L’ autre ennemi est en train de se noyer, et le dauphin lui apporte une bouée de sauvetage.
  • On achève le sauvetage.
  • Le dauphin , vedette de cette expérience, dont la scène a été imaginé par Martin P, avait eu, en son temps, un énorme succès. On avait toujours eu l’ air de s’amuser follement de toute cette agitation créée par un enchaînement, d’ agitation qu’ il réalisait sans se tromper.
    Le spectateur avait, grâce au commentaire, l’ impression d’ avoir affaire non pas a un animal dressé, mais à un être intelligent. 

Mais le dauphin Oum, témoignait simplement, d’ une mémoire extraordinaire. 

Vous voyez l’ intelligence de cet magnifique animal? Et regardez bien le prochain paragraphe… Vous allez croire que c’ est inusité mais c’ est au contraire très réel!!! 

Depuis longtemps les hommes rêvent de communiquer avec des dauphins. L’intelligence de ces mammifères leur permet déjà d’exécuter des tours surprenants qui ravissent les visiteurs des Marinelands dans le monde. De même que des chimpanzés ont appris à communiquer par des symboles très simples, des dauphins sont en train d’apprendre à communiquer avec leurs dresseurs grâce à une sorte de machine à écrire géante. Cette expérience est actuellement tentée en Floride à Epcott la cité expérimentale du futur de Disneyland. 


Deux jeunes dauphins appelés Bob et Toby sont en train d’apprendre à taper à la machine pour parvenir un jour peut-être à réaliser des phrases entières. La machine à écrire pour dauphins à la taille d’un minibus. Elle est accrochée sous un ponton qui permet ainsi de la placer à n’importe quel endroit du bassin ou vivent les deux dauphins. Les 62 touches de la machines sont en fait des tubes de 30 cm de diamètres dans lesquels les dauphins introduisent leur nez (ou plutôt leur rostre). A chaque introduction il coupe un faisceau infrarouge qui active la touche et transmet l’information à un ordinateur.


Les opérateurs humains peuvent aussi activer telle ou telle touche en introduisant leur main dans les tubes. Dans le fond de chaque tube se trouvent des symboles en trois dimensions comme un poisson, un anneau ou un bâton. Le dauphin peut par exemple composer la phrase « donne bâton à Toby » en introduisant successivement son rostre dans les trois tubes correspondants.


Avec son bâton il pourra ensuite ouvrir une boite contenant des jouets ou de la nourriture. Les chercheurs d’Epcott espèrent apprendre à leurs dauphins à utiliser la machine à écrire en moins d’un an. Il faudra ensuite deux ans pour que Bob et Toby sachent former des phrases en regardant faire les humains comme des enfants qui observent leurs parents. On va peut-être enfin savoir ce que les dauphins pensent des hommes! 

Dernièrement des test sur l’ intelligence des dauphins ont prouvés qu’ ils était plus intelligent que nous le pensions… 
Seul l’ être humain et les grands singes d’ Amérique sont capable de se reconnaître dans un miroir.
Et bien maintenant nous pouvons y ajouter LE DAUPHIN!!!!

Ce test a été effectué de façon suivante:

1) Ils ont installé des miroirs dans 2 bassins où était 2 dauphins soit 1 dans chaque bassin
2) Ils les ont maquillé avec des stylos qui ne sont pas nocif pour les animaux.. 
3) Les dauphins se sont mis a contempler leur nouveau look dans le miroir 

Finalement, j’ai vu ce reportage et ils n’avaient pas l’air de détester leur image!!!!  

Finalement, les hommes sont encore à la recherche du degré de l’ intelligence du dauphin… 

Peut-être qu’ un jour ils le découvriront! j’ose l’espérer !

http://lemaini.edwige.free.fr/ledauphincest/index.html

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chasseurs et Dauphins

Posté par othoharmonie le 24 avril 2013

Les dauphins, des chasseurs 

Pour se nourrir, les dauphins chassent, et chaque espèce possède sa technique. Les dauphins côtiers, qui vivent en petits groupes, chassent individuellement. Ils s’attaquent à des proies isolées, en s’approchant très près du rivage, et évoluent parfois dans des eaux qui ne dépassent pas deux mètres de profondeurs. Leur régime alimentaire est beaucoup plus varié que celui de leurs congénères de haute mer. Ils mangent tout ce qu’ils trouvent : anguilles et autres poissons vivant sur le fond, céphalopodes, crevettes. Le mulet est leur plat préféré.

chasseurs et Dauphins dans DAUPHIN chasse

La chasse en haute mer

Les grands dauphins, qui vivent en haute mer par groupes de plusieurs centaines d’individus, se nourrissent la plupart du temps tôt le matin et en fin d’après-midi. Au moment de la chasse, plusieurs équipes se constituent, puis s’éparpillent sur un grand espace tout en maintenant un contact sonore entre elles. Grâce à leur système d’écholocation, ils repèrent vite les bancs de poissons: morues, maquereaux, harengs ou éperlans. Lorsque l’un d’eux est localisé, les dauphins s’en rapprochent et les « rabatteurs » l’encerclent. Les poissons se retrouvent ainsi prisonniers, entourés par un mur vivant et, sous l’effet de la panique, ils se resserrent, facilitant la tâche de leurs prédateurs. Les dauphins les plus forts se jettent les premiers sur leurs proies, tandis que les « sentinelles » restent en périphérie pour contenir le banc. Les chasseurs attrapent les poissons un par un en les aspirant et les empêchent de glisser en les agrippant au moyen de leurs nombreuses dents. 

Il arrive que des espèces différentes se regroupent. Par exemple, on peut voir des dauphins tachetés en compagnie de dauphins à long bec et de thons. Dans les eaux tropicales du Pacifique, ils se rassemblent par milliers. Les deux espèces de dauphins, quant à elles, se réuniraient pour mieux se défendre contre d’éventuels prédateurs comme les requins. Il semble que ces deux espèces ne soient pas en compétition pour la chasse, n’ayant pas les mêmes habitudes alimentaires. Les dauphins tachetés, se nourrissent pendant la journée de poissons de pleine eau, tandis que les dauphins à long bec chassent la nuit des poissons lanternes et des céphalopodes (mollusques). 

Les biologistes supposent que les thons, également avides de poissons, suivent les dauphins afin de profiter de leur système « sonar » de repérage. Comme les thons, les frégates, qui sont de grands oiseaux de mer, savent profiter de l’habileté des dauphins. Elles les accompagnent dans leur chasse et attrapent les poissons qui tentent de fuit en sautant hors de l’eau. 

Tous les delphinidés sont carnivores : ils saisissent poissons, céphalopodes et crustacés avec leurs dents et les avalent sans mâcher. En nature, il est impossible d’estimer la quantité de nourriture avalée par un dauphin dans une journée. Les seules études réalisées l’ont été sur les dauphins morts, par analyse du contenu de leur estomac. Les estimations sont plus faciles en captivité. Un grand dauphin (tursiops), qui pèse environ 230 kg, mange entre 8 et10 kg de poissons par jour. Une femelle en gestation a besoin de 15 kg par jour. Mais les dauphins en liberté ingèrent sans doute de bien plus grandes quantités, car leurs proies ne possèdent pas les qualités nutritives des espèces distribuées aux animaux en captivité.

 

http://les-dauphins.net/frame.html

  

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Fourmis et comportement collectif

Posté par othoharmonie le 28 décembre 2012

 

Les fourmis attaquent et se défendent en mordant et, pour certaines espèces, en projetant de l’acide formique (formicinae) qui fait fondre la chitine des insectes, ou d’autres substances pouvant engluer un adversaire, ou encore en piquant à l’aide d’un aiguillon (qui chez quelques espèces reste piqué avec la glande à venin dans la peau de la victime).

Fourmis et comportement collectif dans FOURMI fourmi4-300x211Chez la plupart des espèces, la colonie a une organisation sociale complexe et est capable d’accomplir des tâches difficiles (exploiter au mieux une source de nourriture, par exemple). Cette organisation apparaît grâce aux nombreuses interactions entre fourmis, et n’est pas dirigée — contrairement à une idée répandue — par la reine. On parle alors d’intelligence collective, pour décrire la manière dont ce comportement collectif complexe apparaît, grâce à des règles individuelles relativement simples.

Dans les colonies de fourmis, le « comportement global » n’est donc pas programmé chez les individus, on dit qu’il émerge de l’enchaînement d’un grand nombre d’interactions locales entre les individus et leur environnement.

Un exemple classique de comportement collectif auto-organisé est l’exploitation des pistes de phéromones. Une fourmi seule n’a pas l’intelligence nécessaire pour choisir le plus court chemin dans un environnement complexe. De fait, c’est la colonie dans son ensemble (du moins, les individus impliqués dans le fourragement) qui va choisir ce chemin.

En 1980, Jean-Louis Deneubourg a pu vérifier expérimentalement qu’une colonie de fourmis (de l’espèce Lasius niger) disposant de deux chemins de longueurs différentes pour rallier une source de nourriture, choisissait plus souvent le chemin le plus court. Il décrit ainsi ce phénomène :

« (…) un « éclaireur », qui découvre par hasard une source de nourriture, rentre au nid en traçant une piste chimique. Cette piste stimule les ouvrières à sortir du nid et les guide jusqu’à la source de nourriture. Après s’y être alimentées, les fourmis ainsi recrutées rentrent au nid en renforçant à leur tour la piste chimique. Cette communication attire vers la source de nourriture une population de plus en plus nombreuse. Un individu qui découvre une source de nourriture y « attire » en quelques minutes n congénères (par exemple 5) ; chacun de ceux-ci y attirent à leur tour n congénères (25), et ainsi de suite. »

Si l’on considère plusieurs chemins pour se rendre sur le lieu d’approvisionnement, on comprend que les individus empruntant le plus court reviendront plus vite à la fourmilière que ceux qui auront pris le plus long. C’est ainsi que ce chemin comportera une trace olfactive de plus en plus forte par rapport aux autres et sera donc préféré par les fourmis.

 

On connaît depuis d’autres exemples de ce type, comme la construction du nid, la répartition du couvain dans celui-ci, l’entassement des cadavres de la colonie, l’organisation en « supercolonies », etc.

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La Coccinelle est aussi une voiture

Posté par othoharmonie le 25 août 2012


Volskwagen Beetle 5.jpgLa Volkswagen Coccinelle est la première automobile construite par le constructeur allemand Volkswagen, ainsi nouvellement créée et dont le nom signifie « voiture du peuple ». Produite en 1938, elle est conçue par l’ingénieur allemand Ferdinand Porsche sur la demande du chancelier Adolf Hitler, alors à la tête du Troisième Reich allemand. Outil de propagande pour le régime national-socialiste, elle devient remarquable dans le monde de l’automobile pour sa diffusion et sa longévité. Elle dépasse, le 17 février 1972, le record de modèles vendus, détenu par la Ford T. Elle fut au total produite à plus de 21 529 464 exemplaires à travers le monde.

Elle est initialement dénommée Volkswagen KdF, pour « Kraft durch Freude » (La force par la joie), du nom d’une branche du front du travail nazi. Connue en interne sous le nom de code Type 1, ou encore 1100, 1200, 1300, 1500 et 1600, en rapport avec la cylindrée des différentes motorisations, elle se voit attribuer de nombreux surnoms affectueux, entre autres d’animaux, en raison de ses formes très rondes : « Käfer » en Allemagne (scarabée), « Beetle » (scarabée encore) au Royaume-Uni, « Escarabajo » en Espagne (scarabée, toujours), « Maggiolino » en Italie (hanneton), ou encore « Coccinelle » en France.

En février 1933, soit à peine un mois après son accession au pouvoir, Hitler annonce vouloir transformer l’industrie de l’automobile afin d’en faire l’un des fers de lance de sa politique et indirectement, de sa propagande. L’automobile est l’un des secteurs industriels privilégié par le gouvernement, étant donné qu’elle est considérée comme le signe extérieur de puissance de la nation allemande. L’Allemagne fait face à un essor important de l’automobile sous Hitler. En 1932, environ 561 000 automobiles transportant des voyageurs forment le parc automobile allemand. Quatre ans plus tard, 961 000 sont présentes.

Le führer contrôle étroitement les entreprises automobiles et leur ordonne par exemple, de réduire le nombre de modèles. Puissance et vitesse sont les mots clés du discours déclamé par les partisans du système national-socialiste. Cette volonté s’exprime bien avant la création de (la) Volkswagen. En effet, l’État allemand pousse très tôt les compagnies automobiles Mercedes et Auto-Union dans les courses automobiles, les Grands Prix et autres compétitions, les subventionnant de façon importante pour développer des techniques poussées.

Par ailleurs, Hitler s’affaire à développer le système autoroutier allemand, avec le déploiement de larges Autobahnen à travers tout le pays. L’objectif est de faciliter les communications entre les différentes villes, mais également de permettre à l’aviation de décoller ou atterrir sur les autoroutes. Ce développement est de plus, l’affirmation de la volonté du pouvoir de faciliter l’accession de la population allemande à la mobilité individuelle.

« la voiture du peuple »

La Coccinelle est aussi une voiture dans COCCINELLE 220px-MHV_VW_K%C3%A4fer_Typ_82_01Sous le régime d’Hitler, une course pour rattraper le niveau de production des États-Unis et de la Grande-Bretagne s’engage, notamment en vue de la guerre qui s’annonce. Au même moment, il dissimule ses intentions en promettant au peuple allemand des améliorations de leur niveau de vie. C’est ainsi que Hitler se sert du Salon international de l’automobile de Genève de 1934 pour annoncer son intention de produire « une voiture du peuple », une voiture à la portée de tous basée sur la production de masse et la consommation de masse. Le dictateur rêve de donner aux Allemands la version germanique de la Ford T. Hitler persuade alors les décisionnaires de la RDA, nom du syndicat allemand de la construction automobile, de signer un contrat avec Porsche pour la réalisation de cette nouvelle voiture, financée par l’État. En collaboration avec l’entreprise automobile Porsche, les plans de la première Volkswagen allemande sont tracés.

Préalablement à cette annonce, en 1934, le pouvoir donne dix mois à l’ingénieur Ferdinand Porsche pour construire un prototype. Contrairement aux idées reçues, ce n’est pas Hitler qui contacte Ferdinand Porsche, mais bien l’inverse. En effet, Porsche contacte le ministère des transports et, le 17 janvier 1934, il explique sa vision d’une voiture populaire. Après quoi, Porsche est contacté par Hitler pour le suivre à Berlin et pour avoir un entretien individuel. En 1933, Jacob Werlin, concessionnaire Mercedes-Benz, organise ainsi la rencontre entre Ferdinand Porsche et le Führer. Cela se fera discrètement à l’hôtel Kaiserhof de Berlin.

Le cahier des charges fixé par le gouvernement allemand est contraignant. Hitler fixe dans son discours, un prix maximum de moins de 1 000 reichsmarks, afin de convenir au plus grand nombre. Elle doit ainsi être puissante mais surtout économique à l’achat mais également à l’usage. Ainsi, la voiture doit être propulsée par un moteur de 1 litre d’une consommation maximum de 5 litres d’essence aux 100 km et d’une vitesse pouvant atteindre 100 km/h. Par ailleurs, la nouvelle voiture doit être capable de loger confortablement quatre personnes voire cinq. Le poids maximum fixé est de 600 kg. De plus, étant donné que les garages pour véhicule sont assez rares à l’époque, la voiture doit être capable de résister à tous types d’intempéries, tout particulièrement le froid.

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Histoire de la Poule

Posté par othoharmonie le 16 août 2012

 Mais pas n’importe quelle poule, La Poule Soie (Nègre Soie)

 (par Matthieu Leuridan, issu  de son livre : Livre NS matthieu.JPG)

 

Histoire de la Poule dans POULE et COQ photo1-vends-poules-negre-soie-hollandaises-huppees-0x3xex2w9454561-225x300La Nègre soie  ou Poule Soie, est depuis très longtemps répandue en Europe et a été présentée comme étant importée de Chine ou plus généralement d’Asie. Certains lui donnèrent cependant d’autres origines, souvent farfelues et « exotiques ».

Les volailles ayant donné naissance à la Nègre soie sont originaires d’Asie et plus particulièrement de Chine. La mutation du plumage soyeux est apparue en plus du caractère « peau noire » (présent dans différents endroits du monde sur diverses souches ou races) et fut fixée par les éleveurs soucieux de l’aspect ornemental de leurs poules.

Marco Polo, grand explorateur de l’Asie, l’a décrite dans ses récits qui furent rédigés à son retour de Chine où il a séjourné de 1271 à 1295 à la Cour de Kubilay Khan, empereur mongol et fondateur de la dynastie des Yuan, conquérants de la Chine. A l’époque, Marco Polo décrit la Nègre soie de manière simple : « il existe des poules qui n’ont pas de plumes, mais la peau avec du poil noir comme un chat, et qui sont toutes noires et grasses, de sorte que c’est chose étrange à voir. Elles font d’excellents œufs comme celles de notre pays et sont fort bonnes à manger ». C’est, certes, un peu bref comme description. Mais l’existence de volailles à plumage soyeux et peau noire, ancêtres de la Nègre soie, est cependant avérée.

Il est également certain que les Japonais ont contribué en grande partie à la sélection puis à la diffusion de la Nègre soie. En effet, après l’avoir eux-mêmes sélectionnée durant des décennies et des siècles, l’améliorant probablement de beaucoup, ils ont développé leur transport maritime et l’ont, petit à petit, exportée et introduite en Europe.

On sait qu’aux 16ème et 17ème siècles, des voyageurs en provenance d’Asie ont amené des oiseaux dits laineux et des volailles à peau noire. Ils pensaient que ces volailles étaient de deux races différentes, mais sous le manteau laineux des poules, une peau noire était dissimulée. La Nègre soie était donc régulièrement exportée vers nos contrées d’Europe.

Suite à cette arrivée, à l’époque appelée « Négresse » ou « poule laineuse », la Nègre soie se répandit rapidement. Elle fut encline à un engouement dû à ses caractéristiques et sa morphologie ornementale qui firent sa réputation. Elle se développa ainsi sur le territoire européen.

Silky bantam.jpgCe n’est qu’à la fin du 19ème, début du 20ème siècle que la Nègre soie fit son apparition aux Etats-Unis et s’y développa. Il en est approximativement de même pour son développement australien.

Suite à sa diffusion dans toute l’Europe occidentale, la Nègre soie fut sommairement décrite par plusieurs auteurs après la brève description de Marco Polo au 13ème siècle. Ainsi, en 1555,  Conrad Gesner la cite. En 1599, Ulysse Aldrovandi, botaniste italien ayant été le premier à créer un jardin botanique, compare le plumage de la Nègre soie à une toison blanche comme neige. Le célèbre Comte de Buffon la décrit sommairement aussi.

Le nom Nègre soie découle d’un mélange des noms donnés à l’époque : elle fut, on l’a vu, appelée Négresse, la Nègre, la poule laineuse, la poule à poils etc. mais c’est le mélange des principales caractéristiques qui lui vaut désormais son nom. Nègre pour sa peau, soie pour son plumage. Il est intéressant de noter que seuls les pays francophones la nomment ainsi des deux caractéristiques, les autres l’appelant simplement « soyeuse » ou « poule soyeuse ». Sachez que le nom Nègre soie est en cours de changement pour les pays francophones et que, dès 2010, celle-ci pourrait être rebaptisée …

La Nègre soie a énormément évolué depuis sa création. Plusieurs caractéristiques de la Nègre soie sont récessives donc, pour être maintenues, il est impératif de contrôler et de choisir les accouplements, ce sont les bases de la sélection. Les caractères tels que les cinq doigts et la qualité de la soie ont, eux aussi, fait l’objet d’un travail de sélection sur les siècles passés, les éleveurs recherchant les sujets les plus soyeux. La huppe, durant les deux derniers siècles d’élevage de la Nègre soie, a doublé de volume : cela est dû à la volonté d’éleveurs d’améliorer l’aspect ornemental des Nègre soie qu’ils possédaient. Une énorme sélection a été effectuée sur la crête : il y a encore trente ans, les crêtes de nos Nègre soie étaient de bien des sortes, avec bien souvent de grosses épines, et les populations avaient des crêtes très hétérogènes. 

La forme barbue de Nègre soie a pour origine les Etats-Unis : c’est en effet les éleveurs américains qui ont développé ce modèle qui est désormais chez eux beaucoup plus répandu que la Nègre soie non barbue, tendance qui s’amorce également en Europe pour la variante grande race.

220px-A_fuzzy_baby_chicken_and_its_mom dans POULE et COQLa Nègre soie naine a, quant à elle, une origine exclusivement européenne : ce sont des éleveurs hollandais qui ont commencé sa sélection dès le début des années 1980. Elle y fut créée avec un objectif ornemental et dans un souci de gain de place. En effet, les éleveurs néerlandais ont très peu de place aussi les naines sont très répandues chez eux car nécessitant moins de place que les grandes races de volailles. Elle fut ensuite rapidement élevée en Allemagne puis plus modestement dans le reste de l’Europe

 Depuis la création des Nègres soies naines, une attention particulière sur la masse des Nègres soies grande race a été donnée : ainsi la masse de la grande race a été augmentée pour creuser un écart satisfaisant avec la Nègre soie naine et ce, quel que soit le pays. Dans les années à venir, c’est une tendance qui devrait s’accentuer encore (changement en cours au niveau français) il n’en reste pas moins qu’une très forte attention est à mettre en place sur le réel nanisme de la Nègre soie naine

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