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COLIBRI SUR LE CHAPEAU

Posté par othoharmonie le 20 janvier 2016

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Les colibris ont été victimes de notre admiration. On les a jadis chassés pour leur magnifique plumage. Les autochtones de l’Amérique du Sud utilisaient les plumes des colibris pour leurs ornements. Dans le marché de la mode du milieu du XIXe siècle, en Europe et en Amérique du Nord, les plumes de colibris étaient très convoitées. À cette époque, plusieurs millions de peaux de colibris ont été exportées d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud, non seulement pour décorer les chapeaux et les vêtements des dames, mais aussi pour des manufactures d’ornements et de fleurs artificielles. Plus récemment, on a commencé à en capturer en grand nombre dans des volières et des cages, afin de les observer de plus près. À moins de permis spéciaux, il est interdit de garder les colibris en captivité.

Comment on chasse les oiseaux de paradis à la Nouvelle-Guinée

Quelques lignes n’eussent pas suffi à dénombrer ici toutes les cruautés de la mode. Comment se procure-t-on ces admirables oiseaux de paradis qui font l’ornement des chapeaux de nos élégantes et valent par leur beauté et leur rareté de véritables fortunes ?… Notre gravure montrera à nos lecteurs comment s’opère cette chasse ; et notre Variété leur dira par quelles ruses, et au prix de quels préjudices pour l’agriculture, on s’empare de tant d’oiseaux utiles, de tant de jolies bêtes qui faisaient la joie de la nature et la richesse des campagnes, pour les faire périr dans de hideuses tortures, afin de parer de leurs dépouilles les chapeaux des belles dames.

VARIETÉ
Les Cruautés de la mode

Un paradisier de dix mille francs. – Hécatombes d’oiseaux. – Goélands et mouettes. -Un désastre pour l’agriculture.- La chouette porte-bonheur. – L’électrocution des hirondelles. – Oiseaux étouffés ou écorchés vifs. – Le héron scalpé. Comment on obtient la plume d’autruche: – Les ligues pour la protection des oiseaux. – La mode criminelle et triomphante.

Les cruautés de la mode… En lisant ce titre, mes lectrices vont me taxer d’exagération. -
– Est-il possible, diront-elles, d’accuser la mode de cruauté ?… La mode peut être absurde, ridicule, baroque, elle peut commettre des excentricités… Mais des cruautés ?
Oui, des cruautés !… je maintiens mon titre, mesdames, et je vous demande la permission de dresser un acte d’accusation documenté qui vous convaincra, je l’espère.

Vous avez pu lire, ces jours derniers, dans les journaux, que le Jardin zoologique de Londres venait de recevoir d’Océanie un admirable oiseau de paradis dont on estimait la valeur à dix mille francs pour le moins, en raison de sa rareté.
Eh bien, savez-vous, mesdames, pourquoi ce paradisier est si rare ?… Parce que, sans relâche, depuis des années, on lui fait une guerre impitoyable: on le poursuit, on le capture, on le tue pour que vous puissiez vous en faire une parure.
Et ce qui se passe pour l’oiseau de paradis se produit également pour tous les oiseaux dont la beauté tente votre coquetterie.

Pour vous permettre de satisfaire à cette mode barbare et criminelle, on détruit tout ce que la nature a créé de plus beau, de plus joyeux et de plus inoffensif.
Il faut que vous sachiez pourtant à quels chiffres fantastiques s’élèvent les hécatombes d’oiseaux dont les plumes servent à orner vos chapeaux.

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Les seuls modistes parisiennes consomment annuellement jusqu’à 40,000 hirondelles de mer. Un marchand de Londres, – un seul marchand – a vendu, dans l’année 1907, 32,000 oiseaux-mouches, 80,000 oiseaux de mer et 800,000 paires d’ailes d’oiseaux de diverses espèces. On estime à 300,000,000 le chiffre des oiseaux sacrifiés, tous les ans, dans les pays civilisés, à la mode féminine.
Certains pays sont presque complètement dépeuplés d’oiseaux qui leur sont spéciaux. Tels sont le canard du Labrador, le pigeon de l’île Maurice, le râle d’Auckland, l’étourneau de la Réunion, le bouvreuil de Açores et la mésange à tête blanche.

Mais cette frénésie de massacre ne s’exerce pas que sur les oiseaux exotiques. Les hôtes ailés de nos campagnes et de nos côtes en sont aussi les victimes.
Il y a deux ou trois ans, la chasse des goélands et des mouettes avait pris, en France et en Angleterre, des proportions inquiétantes. Les jolis oiseaux de mer n’eussent pas tardé à disparaître jusqu’au dernier, si ou n’eût apporté en maints endroits des entraves à cette destruction systématique. Dans le comte de Devonshire, près de l’île Lundy, où les mouettes étaient très abondantes, on vit, à maintes reprises, les chasseurs arracher aux oiseaux blessés leurs ailes – qui seules pouvaient servir à l’ornementation des chapeaux féminins – et rejeter à la mer les corps pantelants des pauvres bêtes.

A Granville, un arrêté municipal défendit la chasse aux oiseaux de mer. A Camaret, les pêcheurs eux-mêmes réclamèrent la protection du préfet du Finistère pour ces mouettes et ces goélands qui, disaient-ils, « rendent d’immenses services aux pêcheurs, à qui ils indiquent les bancs de sardines qu’ils suivent dans leur marche. »
Sans cette intervention intéressée, il est probable que l’on ne verrait plus aujourd’hui une seule mouette sur nos côtes.

***

Quant aux jolis oiseaux de nos champs et de nos bois, on sait quelle guerre acharnée leur est faite. Des intérêts électoraux empêchent le plus souvent l’application des lois qui les protègent. Ces lois, dans le Midi surtout; sont lettres mortes. L’extermination en masse des oiseaux par les engins prohibés est ouvertement tolérée. Il n’y a plus d’oiseaux en Provence. Il n’y en a plus guère dans maintes autres provinces françaises. Or, la disparition des oiseaux n’est pas seulement un préjudice pour le pittoresque et le charme des campagnes, c’est encore un désastre pour les récoltes. Un professeur d’agriculture a calculé que 45,000 chenilles, vers et autres insectes étaient nécessaires pour alimenter, dans l’espace d’une saison, une seule nichée de mésanges. C’est au chiffre de 300 millions de francs que les calculs les plus modérés évaluent les dégâts que font subir annuellement à l’agriculture les insectes dont les oiseaux font leur nourriture habituelle. Plus le nombre de ceux-ci diminuera, plus augmentera, par conséquent, le chiffre des déprédations dues à la vermine des champs.

La prospérité économique du pays en sera fatalement ralentie… Mais qu’est-ce que ça peut bien faire aux despotes qui créent la mode et aux brebis de Panurge qui la suivent ?…

Ces oracles avaient, l’an dernier, à pareille époque, décrété que rien ne serait mieux porté sur un chapeau féminin que la tête de la chouette, du hibou, du grandduc et de l’effraie. On se mit donc à faire une chasse furibonde à ces oiseaux de nuit. Or, ils sont de ceux, qu’on devrait protéger envers et contre tout, car chacun sait qu’ils ne vivent que de rats, de souris et de tous ces petits rongeurs qui causent tant de dégâts dans les cultures… Eh bien ! non, pour obéir aux ukases de l’élégance, et pour la satisfaction d’une mode grotesque et barbare, on les détruisit en masse.

Ces bêtes si utiles étaient autrefois victimes d’une superstition qui régnait dans les villages. En liberté, disait-on, elles portaient malheur, alors que, clouées à la porte d’une grange, elles portaient bonheur au logis. Il n’y a pas plus de vingt-cinq à trente ans, j’ai vu encore de ces pauvres oiseaux crucifiés, dont les ailes pleuraient du sang autour des clous.

L’instruction a chassé des campagnes cette croyance féroce. Et c’est le monde des villes, le « beau monde » qui la recueille à présent !… Une feuille mondaine, annonçant cette mode nouvelle, assurait que, « fixée au-dessus d’un joli front, la tête d’une chouette présageait toutes sortes de prospérités ».

Peut-on penser vraiment qu’il y ait chez nous des femmes assez dénuées de bon sens et de sensibilité pour croire qu’un bonheur puisse leur venir d’une aussi imbécile cruauté ?…

La mode, qui ne respecte rien, s’attaqua même, voici quelques années, aux pauvres petites hirondelles qui sont les bons génies de nos toits. Il y eut un moment où l’hirondelle était l’ornement obligé de tout chapeau féminin.

C’est à l’époque de leur migration, quand elles s’apprêtaient à traverser la Méditerranée, ou bien quand elles nous revenaient après l’avoir traversée, que les habitants de certaines contrées du Midi les sacrifiaient par milliers.
Il y avait plusieurs moyens de les prendre. Voici le piège indigne qu’on leur tendait généralement, et qui constituait le moyen le plus expéditif de s’emparer d’elles : on tendait des rangées de fil de fer pareilles à celles des fils télégraphiques. Les hirondelles venaient s’y poser sans défiance. Quand le chasseur jugeait qu’elles étaient en nombre suffisant, il les foudroyait en faisant passer dans les fils un courant électrique d’une grande intensité.

Un de nos confrères rapportait alors ce détail typique sur l’hécatombe des hirondelles : « J’ai vu un jour, disait-il, un plumassier de Paris télégraphier à Marseille pour une commande d’hirondelles. Quatre jours après, il en avait reçu 220 prises en même temps de cette façon expéditive…» Et voilà à quelles inexcusables barbaries la coquetterie féminine doit ses coutumières satisfactions…

***

Mais ces cruautés ne sont rien auprès de celles qu’on fait subir aux jolies bêtes des Tropiques pour leur conserver, mortes, le brillant de leur plumage. Le colibri, l’oiseau-mouche, ces « flammes ailées », comme les appelle Michelet, sont si frêles qu’on ne peut les chasser avec le plomb le plus petit. On les prend avec un piège placé dans la corolle des fleurs dont ils vont sucer le suc, ou bien encore on les étourdit soit en leur lançant du sable au moyen d’une sarbacane, soit en tirant un coup de fusil à poudre, dont la répercussion suffit à les jeter à terre.
Pour prendre les marabouts, les bengalis et les sénégalis, les noirs d’Afrique creusent un trou dans le sable, en des endroits où ils savent que l’eau peut suinter ; ils dissimulent un filet sur le bord de cette mare improvisée. Après le coucher du soleil, les oiseaux viennent en masse s’y baigner et s’y désaltérer. Alors, le filet se rabat brusquement et les pauvres petites bêtes sont captives.

Quant aux paradisiers, les Papous de la Nouvelle-Guinée les prennent à la glu ou avec des lacets. Ils réussissent même parfois à les saisir vivants, en grimpant sur les arbres où les oiseaux dorment. Mais le moyen le plus répandu consiste à les étourdir et à les abattre au moyen d’une flèche faite avec la nervure d’une feuille de latanier, dont le bout est garni d’une lourde boule de gutta-percha.
Tous ces animaux pris vivants ou simplement étourdis sont écorchés vifs ou étouffés dans un four ad hoc. Ainsi, leur plumage n’est point endommagé, ne porte aucune trace de sang, et les belles dames peuvent se parer avec fierté de leurs dépouilles.

1000990-ColibriMais la barbarie la plus abominable est celle qu’on emploie pour se procurer l’aigrette du héron blanc, la plus belle, la plus recherchée de toutes les aigrettes.
Le héron blanc, qui fournit cet ornement si convoité par toutes les modistes de la terre, n’en est lui-même avantagé par la nature que pendant la saison des nids. Très sauvage, en temps ordinaire, il reste, une fois père, auprès de ses enfants, et, absorbé par sa tendresse, se laisse approcher avec facilité. On ne le capture pas, on se contente de lui enlever la peau de la tête, garnie du précieux duvet, et l’infortuné, ainsi scalpé, meurt lentement et douloureusement, près de ses petits, qui ne tardent pas, eux aussi, à périr, faute de nourriture.

Chaque aigrette de héron blanc représente une somme terrible de souffrances subies par une jolie bête inoffensive, et la mort de toute une nichée d’oiseaux… Réjouissez-vous, ô fastueuses élégantes qui pouvez garnir vos chapeaux de ces plumets merveilleux, dont le kilogramme se vend. jusqu’à cinq mille francs sur les marchés de Londres et de New-York, réjouissez-vous ! il n’est pas donné à tout le monde de se parer au prix de tant de cruautés.

La plume d’autruche elle-même ne s’obtient pas, quoiqu’on puisse en croire, sans faire souffrir l’animal. On sait que le fermage des autruches est une industrie qui se pratique en Afrique et dans l’Amérique du Sud. Il y a, au Cap, des fermes d’autruches depuis plus de quarante ans. On récolte les plumes au moment de la mue, c’est-à-dire vers les mois de Juin ou Juillet. Les plumes du dos et du ventre tombent naturellement, mais il faut tirer celles de la queue et des ailes, et ce tirage ne va pas sans brutalité.

Voici comment on s’y prend dans les fermes du Cap. Un gardien attire à l’écart l’autruche en lui jetant du grain. Pendant que la bête baisse la tête, le gardien la saisit par le cou. En même temps, quelques hommes vigoureux se jettent sur elle, se cramponnent aux pattes, aux ailes, et la forcent à s’accroupir. Maintenue en cet état, on lui arrache les plumes des ailes et de la queue. Ce procédé barbare est souvent fatal à l’autruche qui, en se défendant, peut se briser une jambe.
« Il faut souffrir pour être belle » disait un proverbe d’autrefois… « Il faut faire souffrir pour être belle », devrait dire plus justement ce proverbe, aujourd’hui.

***

Au printemps dernier, j’assistais à une conférence antivivisectionniste faite à Paris, dans une salle très mondaine, par un savant médecin. L’auditoire était des plus selects : messieurs en habit, dames en grands falbalas… Car l’antivivisectionnisme devient, à ce qu’il paraît, un petit jeu pour snobs et snobinettes. Or, je remarquai que ces personnes sensibles, qui frémissaient d’horreur au récit des souffrances subies par de pauvres animaux dans les chambres de tortures de la science, avaient toutes d’immenses chapeaux chargés de plumes, d’ailes, d’oiseaux entier… Et ces dames ne semblaient même pas se douter qu’elles étaient elles-mêmes complices de cruautés tout aussi répréhensibles que celles qui soulevaient leur indignation.
0 inconscience !…

Pourtant, les femmes ne peuvent arguer de leur ignorance. Partout, en Allemagne, en Angleterre, en Suisse, des ligues se sont créées pour combattre le port des plumes d’oiseaux. La reine d’Angleterre est, elle-même, à la tête de la ligue anglaise. Elle ne permet, dans son entourage, que les plumes provenant de l’autruche ou de la volaille de basse-cour.

On conte même, à ce-propos, une jolie anecdote. Un jour, la reine Maud de Norvège se présenta à une fête de charité, à Londres, avec un chapeau orné d’une superbe orfraie. La reine d’Angleterre fut informée de ce manquement à ses principes.

Elle manda sa fille et lui intima l’ordre d’enlever immédiatement ce chapeau. Et la reine Maud obéit et donna désormais l’exemple du respect aux volontés si généreuses et si humaines de sa mère.

En Amérique, certains États ont même fait des lois contre cette mode barbare « Aucune femme, mariée ou non, dit une de ces lois, ne pourra porter sur son chapeau d’autres plumes que celles provenant d’un dindon, d’un coq ou de tout autre oiseau de basse-cour destiné à l’alimentation… »

Des amendes considérables punissent toute infraction à cette loi.
Eh bien, en dépit de tout cela, cette mode absurde et cruelle subsiste, plus forte, plus impérieuse que jamais. Le ruban, la fleur, ces industries si françaises, sont abandonnées: la plume triomphe ! Il paraît que les chapeaux de femmes, cette saison, seront encore plus garnis de dépouilles d’oiseaux qu’ils ne le furent jusqu’ici.
Allons !… Nous vivons décidément en des temps singuliers. Les objurgations en faveur de la raison et de la pitié ne rencontrent qu’indifférence et cynisme, et il en est, hélas !des crimes de la mode comme des autres crimes : ils restent impunis.

Ernest LAUT. Le Petit Journal illustré du 8 Novembre 1908

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La différence entre les hiboux et les chouettes

Posté par othoharmonie le 24 février 2015

 

 hibouchouette

Et non, le hibou n’est pas le mari de la chouette ! Ce sont deux espèces de rapaces différentes. Malgré quelques différences, ils sont tous les deux nocturnes, c’est-à-dire qu’ils ne vivent que la nuit et c’est donc à ce moment-là qu’ils chassent leur nourriture. 

La différence majeure entre la chouette et le hibou est que le hibou a de petites touffes de plumes de chaque côté de la tête (les aigrettes). Le hibou a également tendance à être totalement nocturne alors que la chouette se balade aussi le jour. Par contre, elle chasse exclusivement la nuit. 

Chouette et hiboux sont tous les deux nocturnes, c’est à dire qu’ils vivent et chassent leur nourritures exclusivement la nuit ; la rétine de leurs yeux étant très sensible à la lumière, le simple éclat des étoiles suffit à avoir une vision efficace. Cette vision est également complétée par une ouïe très fine qui les propulses au ranges de très bon chasseur, si bien qu’ils n’ont pas besoin de voir une proie pour la traquer : un simple bruissement de feuilles permet au hibou et à la chouette de repérer une proie. On trouve des espèces de chouettes et de hiboux partout dans le monde car ils savent chasser dans tous types de terrains. Etant donné que ce sont des rapaces, ils possèdent également un bec point ainsi que des serres puissantes… 

Le principal indice qui différencie une chouette d’un hibou est donc la présence de petites touffes de plumes plus ou moins grandes de chaque côté de la tête d’un hibou nommées les aigrettes qui peuvent être comparées à des oreilles ou à des cornes. Seulement une comparaison car elles n’ont aucun rôle dans l’ouïe de l’animal, ce sont juste des plumes qui sont plus ou moins dressées en fonction de l’humeur de l’oiseau. Le hibou a également tendance à être totalement nocturne alors que la chouette se balade volontiers le jour. Par nocturne, elle chasse exclusivement la nuit. 

Malgré cela, certaines espèces de hiboux comme le Hibou petit-duc possèdent de très petites aigrettes ou n’en présente  pas du tout. Dans ce cas, il est très difficile de parvenir à le différencier de la chouette, à moins d’être un spécialiste en ornithologie ou de se renseigne précisément sur les diverses familles existantes. Pour ceux qui se demandent encore comment on distingue la façon nominative le mâle et la femelle, malheureusement, il n’y pas de différence ; on parle de hibou femme et de chouette mâle.

 

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Pourquoi HIBOU

Posté par othoharmonie le 24 février 2015

 

Bubo_bubo_1_(Martin_Mecnarowski)Nom donné à tous les rapaces nocturnes (strigidés) dont la tête porte des aigrettes de plumes, par opposition avec les chouettes, qui en sont dépourvues.

Origine du nom « HIBOU » : Corvec, Le Corvec

Nom breton qui signifie hibou (korveg). Il s’agit donc d’un sobriquet métaphorique, difficile à interpréter (il faudrait savoir ce qu’évoquait le hibou dans l’esprit des gens au moyen âge).

Il existe une soixantaine d’espèces de hiboux, la plupart nocturnes, sédentaires. Grands consommateurs de rongeurs, la plupart sont de bons auxiliaires de l’agriculture. On trouve en France, outre le hibou brachyote, trois espèces différant notamment par la taille et appelées petit duc, moyen duc et grand-duc. En Europe, il a longtemps été pourchassé comme gibier et/ou comme oiseau de malheur ou parce qu’on croyait se protéger en le clouant sur les portes de granges, avant qu’on ne s’aperçoive de sa grande utilité écologique et agronomique et qu’il soit protégé par la loi.

Les causes de sa disparition sont le recul, la dégradation ou la fragmentation écologique de son habitat, les tirs illégaux de chasseurs , les pesticides agricoles, les poisons utilisés contre les rongeurs (bromadiolone notamment), les accidents dus aux véhicules et la pollution lumineuse, car il est très sensible à l’éblouissement des phares de voitures. On note aussi une mortalité importante due aux collisions contre les câbles électriques aériens et les fils de fer. Les poisons utilisés pour détruire ses proies, les pesticides, s’accumulent dans son organisme et peuvent entraîner sa mort.

La France, au début du XXIe siècle, connaît une « expansion accélérée des populations de grand-duc ». On l’appelle Eagle Owl en anglais.

Les chouettes et les hiboux désignent différentes sortes de rapaces nocturnes qui sont souvent confondues.

Malgré les ressemblances frappantes, il faut savoir qu’il ne s’agit en aucun cas des mêmes espèces, les chouettes ne sont donc pas les femelles des hiboux.

La différence entre ces deux groupes d’oiseaux n’est pas scientifique, elle repose uniquement sur la présence visuelle « d’aigrettes » : des petites plumes en formes de cornes que seuls les hiboux possèdent.

(Source : intra-science.com)

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Entretien avec la chouette lapone

Posté par othoharmonie le 21 février 2015

 

  L’allure placide et indifférente de la chouette lapone, qui fréquente les forêts et la taïga des régions boréales, cache en fait un redoutable prédateur à la vivacité surprenante.

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On ne sait pas exactement depuis quand la chouette lapone hante les grandes forêts nordiques de conifères, car aucun reste fossile de l’espèce n’a encore été découvert. Mais les premiers représentants de sa famille, celle des strigidés, ont fait leur apparition voici plus de 20 millions d’années : on connaît notamment des fossiles du genre Strix dès le miocène supérieur.

L’origine des rapaces nocturnes ne fait pas encore l’unanimité. Seuls les liens étroits de parenté unissant tytonidés et strigidés, les deux familles actuelles de l’ordre des strigiformes, sont connus. En revanche, il est impossible de préciser où plongent les racines de leur tronc commun. Selon certains, les strigiformes présenteraient des analogies avec d’autres oiseaux nocturnes, les caprimulgiformes, qui comprennent les engoulevents et les podarges, dont le plumage également velouté leur assure un remarquable camouflage. Mais l’existence de ces liens fait l’objet de controverses.

Les plus anciens fossiles connus de strigiformes, Ogygoptynx et Berruornis, datent du paléocène (54 à 65 millions d’années) ; ils ont été découverts de part et d’autre de l’océan Atlantique, en Amérique du Nord et en Europe. Jusqu’à l’oligocène, il y a 30 millions d’années, plusieurs familles, comme les ogygoptyngidés ou les sophiornitidés, coexistent. Elles sont aujourd’hui éteintes. Du paléocène à l’oligocène, les tytonidés – famille comprenant la chouette effraie – sont les rapaces nocturnes les plus nombreux. Cette préséance cesse pourtant au miocène, quand apparaissent les premiers strigidés. Les chouettes et les hiboux de cette famille se diversifient alors d’autant plus que les espèces de tytonidés diminuent. À l’époque actuelle, les strigidés sont encore nettement plus nombreux que les tytonidés, réduits à une quinzaine d’espèces seulement.

La vie de la chouette lapone

Boisé PapineauComme tous les rapaces nocturnes, la chouette lapone est un prédateur. Elle chasse essentiellement des mammifères, et plus particulièrement des campagnols, l’un des micromammifères les plus abondants des régions subarctiques et arctiques d’Eurasie. D’autres rongeurs, comme les mulots, peuvent également être pris pour proies. En Amérique du Nord, les gaufres – curieux petits rongeurs pourvus d’abajoues et d’énormes incisives – constituent souvent l’essentiel de ses ressources alimentaires. Viennent ensuite des proies capturées au hasard des rencontres, jeunes lièvres, musaraignes ou écureuils. Des oiseaux peuvent compléter ce menu : passereaux ou tétraonidés, tels que les gélinottes ou les lagopèdes.

La chouette lapone adopte diverses stratégies de chasse en fonction des nécessités du moment et des conditions météorologiques. Lorsqu’elle chasse pour satisfaire ses propres exigences, elle reste postée, comme figée, sur un perchoir, et guette les bruits et les mouvements. Une fois sa proie repérée, elle plonge rapidement, et en silence.

En période de nidification, la chouette lapone met en œuvre une technique dynamique. Elle sillonne son domaine boisé en se rendant d’un perchoir à un autre, l’œil aux aguets. En revanche, quand les conditions météorologiques se dégradent, elle reprend son attitude postée. À l’occasion de chutes de neige importantes, l’oiseau préfère rester perché plutôt que de voler, augmentant ainsi l’effet de brouillage visuel dû aux flocons. Lorsque la neige cesse de tomber, son ouïe aiguisée lui permet de repérer les rongeurs qui circulent à l’abri sous l’épais manteau neigeux. Après un vol d’élan, elle percute violemment la neige, souvent la tête la première. Dans ce cas, elle s’empare de sa proie à l’aide de son bec, sinon elle utilise ses serres.

Grâce à ses excellentes capacités visuelles, la chouette lapone chasse volontiers à l’aube et en soirée, quand la faible lumière a tendance à défavoriser certaines de ses proies sans la pénaliser elle-même. Mais contrairement à ce que l’on pourrait penser, elle peut chasser en pleine lumière sans être incommodée.

La vision binoculaire


La chouette lapone bénéficie d’une vision binoculaire due à la position frontale des globes oculaires. La conjugaison des champs visuels de chaque œil permet une bonne perception du relief, et donc des distances. En revanche, le champ visuel total est restreint, faible sur les côtés et nul vers l’arrière. Ce handicap est largement compensé par une remarquable mobilité de la tête, capable de pivoter sur elle-même quasiment à 360°.

La chouette lapone n’est pas une grande voyageuse. Plutôt sédentaire, elle cherche d’ordinaire à s’installer, lorsqu’elle atteint sa maturité sexuelle (vers 4-5 ans), près du secteur où elle a vu le jour.

chouette-laponeDans des conditions normales, la chouette passe l’hiver dans une zone correspondant à peu près au territoire exploité au printemps et en été, pendant la nidification.

Cette sédentarité des oiseaux adultes est très liée au climat et aux disponibilités alimentaires. Dans l’Ancien Monde, les chouettes de Scandinavie sont plus sédentaires que celles de Russie. En Amérique du Nord, les populations du sud-ouest de l’aire de répartition (Californie, Nevada…) paraissent les plus stables.

En fait, il semble bien que le territoire de la chouette lapone, au sens strict du terme, se limite aux abords immédiats du site de nidification et ne fasse pas l’objet d’une défense très active. Selon des études menées dans les années 1980 et fondées sur l’observation directe, ainsi que sur les indications fournies par des émetteurs radio miniaturisés fixés sur quelques oiseaux, les chercheurs canadiens E.L. Bull et M.G. Henjum ont pu noter que la possession et la défense d’un territoire ne sont pas des notions fondamentales chez la chouette lapone. Cela est d’autant plus surprenant que les autres rapaces nocturnes d’une taille comparable se montrent nettement plus territoriaux et plus agressifs contre tout intrus qui s’aviserait de s’installer sur leur domaine. L’explication fournie par les deux ornithologues canadiens repose sur des différences de régime alimentaire. Les grands rapaces nocturnes septentrionaux d’Amérique du Nord s’attaquent, en règle générale, à des proies assez grosses et relativement peu abondantes. Ils se trouvent donc dans l’obligation de régner sur une portion de terrain suffisamment grande qui leur garantit des ressources convenables. Au contraire, la chouette lapone chasse essentiellement des proies de petite taille, des rongeurs aux effectifs importants et faciles à capturer. Dès lors, elle peut, sans en pâtir, supporter la concurrence modérée de quelques congénères.

Question de déplacements


Les ornithologues disposent d’un éventail de termes précis pour qualifier les oiseaux en fonction de leurs mouvements. Les adultes qui ne s’écartent guère de leur secteur de taïga sont dits sédentaires. Les jeunes avant leur maturité sexuelle et leur première nidification sont dits erratiques tant qu’ils se déplacent à la recherche d’un domaine. Enfin, les mouvements fortement irréguliers auxquels se livrent surtout les jeunes oiseaux immatures en cas de disette prolongée sont nommés irruptions.

Références encyclopédiques

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LES ŒUFS DE CHOUETTE

Posté par othoharmonie le 11 février 2015

 

 

220px-Strix_uralensis-eggLa Chouette de l’Oural, par exemple, installe son nid dans des cavités d’arbre spacieuces ou dans des nids abandonnés de rapaces à des hauteurs comprises entre 4 et 20 m. De manière plus occasionnelle, elle peut l’édifier sur de grosses branches, dans des crevasses de rochers ou à terre entre des racines.

Elle pond une seule fois par an par couvée de 3 à 4 œufs parfaitement blancs, dont la taille a pour valeurs extrêmes : 47,1-54,7 mm × 39,0-44,0 mm. La femelle couve ses œufs seule, durant 27 à 29 jours, pendant que le mâle chasse pour la nourrir. Lorsque les jeunes sortent de l’œuf couverts d’un duvet blanc crème, le mâle continue de chasser, mais c’est la femelle qui se charge de distribuer la nourriture aux oisillons. Les jeunes quittent le nid vers un mois mais ne volent bien qu’à partir de cinq semaines, y revenant ponctuellement pour dormir. Ils commencent à muer à 45 jours.

Les années avec de faibles densités de proies, la Chouette de l’Oural ne se reproduit pas.

C’est une chouette ou un hibou ? Les deux pourraient répondre un anglais, dont la langue qui ne fait pas de distinction, les appelle du même mot : owl. Rien à dire à cela, ces oiseaux sont tellement proches qu’à l’exception de la chouette effraie qui est un membre de la famille des tytonidés, ils sont tous frères ou cousins au sein de la famille des strigidés. Le vocabulaire français est riche. Il nous offre un distinguo en séparant deux groupes parmi ces oiseaux : ceux qui n’ont pas « d’oreilles », les chouettes et ceux qui ont des « oreilles », les hiboux.

Nos hibou…x (hiboux avec un x !) montrent volontiers leurs oreilles en grec et en latin. Le moyen-duc est alors asio otus : celui qui a des oreilles. Le petit-duc est otus scops : celui qui a des oreilles et qui regarde tout. Le hibou des marais ou hibou brachyote est celui qui en grec a des oreilles courtes.

Le mot hibou vient de l’onomatopée de son cri. Il est houhou en normand, hourhou en gascon. Cette légère différence entre ces cris de hiboux donne à entendre que les oiseaux ont peut-être, eux aussi, un accent.

Comme les chouettes, les hiboux hululent ou ululent.

L’étymologie est encore une fois primordiale pour mieux connaître ces oiseaux et leurs rapports avec les hommes. Ils font partie à l’exception des chouettes effraie de la famille des strigidés. Strigidé dérive du mot grec et latin strix qui désignait à la fois le vampire qui suce le sang et la sorcière chargée de faire peur aux petits enfants dissipés.

  • Le hibou des marais ou hibou brachyote (asio flammeus)

Flammeus, (couleur de feu) souligne sa couleur plutôt rousse pour un hibou. Il est brachyote, ce qui signifie qu’il a un bec court. Il est des marais, ce qui laisse entendre qu’il fréquente volontiers les endroits mouillés mais ce qui ne veut pas dire pour autant qu’il se nourrit en pêchant.
Il a une allure allongée malgré des ailes arrondies.

Il est présent toute l’année en France au nord d’une ligne allant de Biarritz à Strasbourg et également dans la pointe sud-est du territoire. Les populations se renforcent en hiver de migrateurs venus d’Europe septentrionale. Ces oiseaux, comme les moyens-ducs, se regroupent en dortoirs. Une dizaine d’individus se retrouve alors au sol pour passer la nuit.

La femelle pond 5 à 6 oeufs blancs à même le sol. L’incubation dure environ 4 semaines. 

alt=Description de cette image, également commentée ci-aprèsEnfin, les Hiboux moyen-duc et grand-duc, le Hibou des marais et le Harfang des neiges pondent toujours dans de vieux nids ou par terre. Le Hibou des marais prépare un nid très sommaire, toutes les autres espèces se contentant de ménager une faible dépression et n’apportant aucun matériau.  

Les oeufs reposent donc sur le substrat, par exemple sur le bois pourri (dans un trou d’arbre)et c’est seulement au cours de l’incubation que des fragments de pelotes constituent une sorte de rembourrage. Chez toutes les espèces de rapaces nocturnes les oeufs sont blancs et assez arrondis; souvent la surface de leur coquille est nettement granuleuse. Seule la femelle couve; le mâle la nourrit, souvent même quelques temps avant le début de la ponte. Les oeufs sont pondus à l’intervalle de deux jours ou davantage et l’incubation commence souvent dès la ponte du premier ou du second; il résulte que les éclosions sont échelonnées. L’incubation dure en moyenne un mois, les extrêmes étant de 34 jours chez le Hibou grand-duc et de 25 jours chez le Hibou petit-duc.

 

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LA CHOUETTE HULOTTE

Posté par othoharmonie le 10 février 2015

 

220px-Strix_aluco_alucoUne mauvaise réputation

Habile à pourchasser la vermine, comme les rats et souris qui provoquent des dégâts dans les stocks de grains, elle est l’amie des fermiers.

Pourtant, la chouette hulotte n’a pas bonne réputation et l’imaginaire collectif la classe dans les oiseaux de malheur !

Sans doute, ses hululements étranges qui résonnent dans la nuit, alors qu’on ne la voit pas, en sont-ils pour quelque chose. Ou encore l’apparition de sa silhouette fantomatique, lorsqu’elle est soudainement prise dans les phares d’une voiture.

Et cette sombre réputation ne date pas d’hier : pour les romains, entendre son cri annonçait une mort imminante. Dans le folklore arabe, la chouette hulotte est l’incarnation des esprits des défunts non vengés. Sa présence dans les ruines et les cimetières n’aide pas non plus à renommée : mais quoi de plus normal pour une amatrice de rongeurs de les guetter là où ils sont nombreux ?!

La chouette hulotte est un oiseau robuste, qui mesure généralement entre 37 et 43 cm de longueur avec une envergure de 81 à 96 cm. Comme les espèces de son genre Strix et à la différence des grand-ducs, par exemple, elle ne possède pas d’aigrettes et le disque facial entourant les yeux brun foncé est généralement assez plat. L’animal est sujet aupolymorphisme et a deux formes qui diffèrent par leur couleur du plumage cryptique : l’une a le haut de corps roux et brun et l’autre brun grisâtre, bien que des couleurs intermédiaires puissent également se rencontrer. Les parties inférieures des deux morphotypes sont blanchâtres et taché de brun. Selon la théorie de l’évolution, un des plumages doit assurer un meilleur camouflage et imposer un seul morphotype. Or en fonction des générations, ce n’est pas le même morphotype qui domine alors que leur valeur sélective semble bien différente, ce phénomène est connu sous le principe du pierre-feuille-ciseaux selon la théorie des jeux évolutionnistes .

Cette espèce présente un dimorphisme sexuel, la femelle étant plus grande que le mâle d’environ 5 %, et plus lourde de 25 %.

Avec une hauteur plus importante et de longues phases planées, le vol de la chouette hulotte est produit avec moins de battements d’ailes que les autres espèces de chouettes eurasiennes. Le vol de la chouette hulotte est assez lourd et lent, particulièrement lors des premiers battements d’ailes de son envol. Comme chez la plupart des chouettes, le vol est rendu silencieux par ses plumes soyeuses et par une bordure de barbules fines placées sur le bord d’attaque des rémiges primaires les plus externes. Sa taille, sa forme trapue et ses ailes larges la distinguent des autres chouettes trouvées dans son aire de répartition. La chouette lapone, les différents grand-ducs et la chouette de l’Oural sont de forme semblable, mais beaucoup plus grands.

Les yeux de la chouette hulotte sont placés à l’avant de la tête et leurs champs de vision se chevauchent de 50 à 70 %, lui conférant ainsi une meilleure vision binoculaire que les rapaces diurnes chez qui ce chevauchement ne dépasse pas 30 à 50 %. La rétine de la chouette hulotte a quelque 56 000 bâtonnets sensibles à la lumière par millimètre carré, et bien que l’hypothèse selon laquelle l’animal pourrait voir dans la partie infrarouge du spectre électromagnétique ait été rejetée, on entend encore souvent dire que la chouette hulotte a une vue supérieure de 10 à 100 fois celle des humains dans des conditions de faible éclairage. Toutefois, la base expérimentale de cette affirmation est probablement inexacte par au moins un facteur de 10. L’acuité visuelle réelle de la chouette n’est en fait que légèrement supérieure à celle de l’homme, et sa sensibilité accrue est due à des facteurs optiques plutôt qu’à une plus grande sensibilité rétinienne. En fin de compte, les humains et les chouettes ont atteint la limite de la résolution rétinienne chez les vertébrés terrestres.

Les adaptations à la vision de nuit incluent une grande taille de l’œil, sa forme tubulaire, un grand nombre de bâtonnets groupés dans la rétine, et une absence de cônes, puisque lesbâtonnets ont une sensibilité supérieure à la lumière. Ces bâtonnets ne contiennent que peu de gouttelettes lipidiques, dont la présence réduirait l’intensité lumineuse. À la différence des rapaces diurnes, les chouettes ont normalement une seule fovéa, ce qui est peu développé, sauf chez les chasseurs diurnes, comme le hibou des marais.

Son ventre est pâle avec des stries sombres, et les parties supérieures du corps sont brunes ou grises. Plusieurs des onze sous-espèces reconnues ont les deux variantes. Le nid est généralement dans un trou dans l’écorce d’un arbre et il permet de protéger les œufs et les jeunes contre les prédateurs potentiels. Cette chouette ne migre pas et attache beaucoup d’importance à son territoire. Beaucoup de jeunes oiseaux meurent de faim s’ils ne peuvent pas trouver un territoire libre une fois la protection parentale finie.

220px-Strix_aluco_3youngCe rapace chasse principalement les rongeurs pendant la nuit, généralement en fondant sur sa proie depuis une hauteur et l’avalant entièrement, rejetant ensuite des pelotes de réjection. Sa vision et son audition couplées à un vol silencieux l’aident dans sa chasse nocturne. Cependant, contrairement à une croyance populaire, sa rétine n’est pas plus sensible que celle d’un humain et c’est plutôt ses oreilles placées de façon asymétrique qui sont essentielles à sa chasse car elles lui donnent une excellente audition directionnelle. La chouette hulotte est capable de capturer des chouettes plus petites, mais est elle-même vulnérable aux grands-ducs de plus grande taille ou à l’autour des palombes. Les renards roux sont une cause importante de mortalité chez les jeunes fraîchement sortis du nid.

La Chouette hulotte (Strix aluco) ou Chat-huant est une espèce d’oiseau de la famille des Strigidae. Ce rapace nocturne est très répandu en Eurasie, notamment en Europe.

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