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La symbolique du caméléon

Posté par othoharmonie le 4 juin 2015

 

290px-Chameleo_parsoniiAnimal complexe aux caractéristiques physiques clairement distinctes, le caméléon a un côté solaire tout comme le serpent. A cet égard, il est le messager des dieux célestes, dont il est géographiquement proche, il est le bienveillant et le familier. Mais son mimétisme, qui lui permet de se fondre dans son environnement, en fait aussi un animal de l’ombre, invisible et dissimulateur. A la différence du serpent qui cherche le soleil, le caméléon est quant à lui un animal solaire qui aspire à rester dans l’ombre.

Une légende camerounaise illustre parfaitement cette ambivalence et cette grande modestie du caméléon. Dieu aurait à l’origine envoyé deux messagers, un lézard et un caméléon. Le lézard porterait aux hommes la nouvelle de la mort sans retour et le caméléon celle de la résurrection – le premier arrivé déterminant par là même le destin futur des êtres vivants. Mais le lézard trompa le caméléon, en lui recommandant d’aller lentement pour ne pas ébranler le monde sous le bruit de ses pas. Inquiet, docile, le caméléon ralentit sa marche et arriva bon dernier. Messager de la lumière, porteur de bonnes nouvelles, il est aussi celui dont l’humilité suscite la discrétion.

Le caméléon est affublé d’une queue préhensible, signe d’habileté ; son oeil mobile est tour à tour symbole de prudence et de savoir.

À cause de ses changements de couleur rapides et réversibles, le caméléon est très souvent pris en exemple pour décrire une attitude versatile. À sa capacité de camouflage est généralement associée une image d’opportuniste ! En effet, une rumeur populaire énonce qu’il est capable de prendre la couleur de n’importe quel support. Sa peau deviendrait donc strié vert-rose s’il est posé sur votre nappe rayé vert-rose ! Histoire enjolivée ou réalité ?

Le caméléon se meut littéralement, en mode ralenti. Au sens figuré la temporalité est abordée. Les processus de changement exigent de la patience, se passent régulièrement ou se produisent soudainement, durent plus ou moins longtemps et se font à un instant prématuré, propice ou trop tard.

Enfin, les peuples autochtones d’Afrique parlent de la sagesse du caméléon. De même, j’ai confiance en la sagesse des personnes en quête d’aide, qu’ils trouvent leur propre chemin.

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Le CAMELEON à son Origine

Posté par othoharmonie le 2 juin 2015

 

CamaleónLes caméléons, du grec khamaileôn « lion qui se traîne à terre », sont des animaux Vertébrés appartenant à la classe des Reptiles (du latin reptilis « rampant »). La classification des caméléons au sein de la famille des Caméléonidés a toujours fait l’objet de nombreux débats. D’abord parce que de nombreuses espèces ont été décrites sous plusieurs appellations différentes, que de nouvelles espèces vivantes sont encore régulièrement découvertes et que de nombreuses restent probablement à découvrir. Enfin à ce jour aucune classification n’a encore permis de rendre compte à la fois de la spécificité géographique de certains groupes et des données phylogénétiques qui permettent de relier les espèces entre elles.

La génétique avec l’analyse des caryotypes des individus devrait enfin permettre de proposer une classification fiable.

Les premières réelles descriptions d’espèces datent de LAURENTI (1768) qui fut celui qui définit le groupe Chamaeleo.

En 1820, Heinrich KHUL étudia à Londres les spécimens de la collection privée de Joshua BROOKES et créa l’espèce Chamaeleo superciliaris. Une ébauche de classification fut entreprise par DÚMÉRIL et BIBRON (1834). Mais ce furent réellement grâce aux explorations scientifiques de la fin du XIXème siècle et du début du XXème siècle que l’on put répertorier et classer les spécimens rapportés.

FITZINGER (1843) définit le genre Bradypodion, du grec Bradus podos qui signifie « pied lent ».

GRAY (1865) fit de l’espèce Chamaeleo superciliaris un nouveau genre qu’il dénomma Brookesia en hommage au naturaliste anglais, Joshua BROOKES.

GÜNTHER (1874) créa le genre Rhampholeon.

Grâce à ses nombreuses expéditions en Afrique et à Madagascar, le zoologiste belge Georges BOULENGER améliora considérablement la connaissance des caméléons. Les spécimens de certaines espèces rares qu’il rapporta sont parfois maintenant les seuls existants.

Avec l’Allemand GÜNTHER, BOULENGER (1887) établit la première classification des caméléons reposant sur des critères morphologiques. Il divisa la famille en trois genres : les Chamaeleo qui ont une queue plus longue que le corps, les Brookesia qui ont une queue plus courte que le corps et des griffes simples et les Rhampholeon qui ont une queue plus courte que le corps et des griffes bicuspides.

Le premier groupe rassemble les trois quarts des espèces connues et correspond aux caméléons dits « caméléons vrais ». Leur queue préhensile est au moins aussi longue que leur corps. Les doigts sont réunis en pince pour saisir et les faces palmaires ont des écailles lisses permettant la traction. Leur corps est aplati latéralement. Ils sont ainsi parfaitement adaptés à la vie arboricole. Ce groupe occupe tous les milieux géographiques de la famille. La plupart des espèces sont ovipares mais certaines sont ovovivipares. Dans les années 1960 à 1980, le taxonomiste néerlandais Dirk HILLENIUS (1959) et le biologiste allemand Charles KLAVER proposèrent chacun une classification propre.

Le premier divise le genre Chamaeleo en deux groupes selon l’origine géographique et classe les individus au sein de chaque groupe selon des critères purement morphologiques. Néanmoins les  Américains et la Convention on International Trade in Endangered Species of Wild Faun and Flora connue sous le sigle C.I.T.E.S. [C.I.T.E.S. Secretariat (1994), (1995)] continuent à utiliser la classification d’HILLENIUS employant le terme de Chamaeleo pour décrire les caméléons appartenant aux genres Calumna et Furcifer ce qui contribue à entretenir encore la confusion.

Les plus anciens fossiles de lézards découverts datent d’environ soixante-cinq millions d’années et appartiennent à trois genres : Paleochamaeleo Steffano, 1903, Tinosaurus Marsh, 1872 et Mimeosaurus Gilmore, 1928 [NECAS (2004)].

ROMER (1966) rattache les deux premiers genres, datés de l’éocène, au groupe des Agamidés et affirme que Mimeosaurus, daté du crétacé supérieur, serait l’ancêtre des caméléons.

GILMORE (1928) rapproche Mimeosaurus du genre des Sphenodon tandis que MOODY (1980) le rattache aux Agamidés.

Les représentants fossiles incontestables de caméléons sont peu nombreux. HILLENIUS (1978) découvre à Fort Ternan, au Kenya, Chamaeleo intermedius, une espèce fossile datée du miocène (environ quatorze millions d’années).

MOODY et ROCEK (1980) décrivent l’espèce fossile Chamaeleo caroliquarti datée du miocène inférieur (environ vingt-six millions d’années) et découverte en Europe centrale.

C’est actuellement l’exemplaire fossile de caméléon reconnu comme le plus ancien.

Texte issu des travaux de l’Ecole nationale Vétérinaire – thèse de doctorat

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Caméléon et mythe Africain

Posté par othoharmonie le 27 mai 2015

 

Rieppeleon_kersteniiL’IMMORTALITE

D’un bout à l’autre du continent africain, l’homme est convaincu de la supériorité de l’humain vis à vis de ce qui existe. Et pourtant il connait la mort. Beaucoup de mythes expliquent comment ce malheur lui est arrivé: un accident le plus souvent, un oubli, une négligence mais rarement une désobéissance. Les Wafipa du Zaïre racontent que le jour où Dieu descendit sur terre, le serpent salua sa venue, c’est pour cela que le serpent ne meurt pas mais mue chaque année. 

Les Massaï de Tanzanie racontent que Dieu veut réserver aux hommes un destin trés doux. Il choisit alors Le-Eyo, un homme à qui il donne ce conseil: 

« Lorsque ton premier enfant sera pris par la mort, il faudra que tu lui dise cette formule: L’homme meurt et revient; la lune meurt et ne revient pas. Ainsi il sera rappelé à la vie ». 
Mais Le-Eyo oublie la consigne pour le premier enfant et, pour le deuxième la formule n’a plus d’efficacité. En côte d’ivoire, les Bété racontent une autre histoire. Quand Dieu a crée les hommes, il leur a recommandé: « Ne vous éloignez pas de moi, sinon vous risquez de mourir ». Mais les hommes se sont établis loin de dieu. Dieux décide un jour de leur adresser deux messages. Seuls le premier se réalisera. Il charge un lézard d’aller dire aux hommes: « L’homme mourra et ce sera pour toujours », et un caméléon de déclarer: « Désormais l’homme mourra, mais il reviendra à la vie ». Le lent caméléon arrive bien après le lézard. Les hommes seront donc mortels. 
… 

Il me paraissait important de faire une parenthèse et d’explorer la mythologie Africaine, quand ont sais que cette dernière est à l’origine de nombreux syncrétismes d’Amérique du sud et des îles d’outre mer. 

Considérons que ce post n’est pas terminé, car je viens de décrire seulement un dixième des mythes du continent Africain. 

Je développerai les fondements de ses croyance en tentant d’établir le comparatif avec les syncrétismes issus de ces dernières. 

L’origine de la Mort
 

De nombreuses cultures africaines incluent un mythe qui donne une explication de la mort. 

Les Zoulous racontent que le Créateur a envoyé Unwabu le caméléon dire aux humains qu’ils ne mourraient pas, tandis qu’Intulu, le lézard, était chargé de leur dire le contraire. Le caméléon traînassa en route, mais le lézard fonça tout droit et transmit son message en premier.

Pour les Hottentots, c’est la Lune qui aurait envoyé un insecte annoncer :  » … comme je meurs, et mourant je revis, ainsi en sera-t-il pour vous « . En chemin, le messager rencontre le lièvre. Celui-ci lui dit qu’il est meilleur à la course et qu’il se charge du message. En arrivant sur terre, il traduit en ces termes le message de la Lune :  » … comme Je meurs, et en mourant disparais, ainsi mourrez-vous et disparaîtrez-vous entièrement.  » À son retour, le lièvre fait son rapport à la Lune. Dans sa colère, celle-ci le frappe sur le nez. C’est depuis que les lièvres ont le museau fendu, mais les gens croient toujours ce que le lièvre leur a dit.

 EXTRAIT du Site http://www.wikistrike.com/

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