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pourquoi les autruches courent si vite ?

Posté par othoharmonie le 2 juillet 2013

 

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Traduit par Chloé Cormier

L’évolution a relevé le défi de se mouvoir sur deux pattes de deux manières distinctes : les humains sont des plantigrades pourquoi les autruches courent si vite ? dans AUTRUCHE - EMEU course(nous posons tout notre pied au sol quand nous marchons ou courons), tandis que les oiseaux sont des digitigrades (ils se déplacent sur leurs orteils ou « doigts »)

Certaines espèces aviaires peuvent (non seulement) courir plus vite que les humains (mais sont également plus rapides que leurs congénères en vol). L’espèce qui court (le plus vite sur les longues distances) est l’autruche africaine (Struthio camelus). Avec un 60 km/heure régulier et une vitesse de pointe de 70 km/heure, cet oiseau peut courir un marathon olympique en 40 minutes alors qu’il faut 2 heures à un humain pour parcourir cette même distance. Cette combinaison étonnante de vitesse et d’endurance permet à l’autruche de couvrir de grandes distances dans le but de trouver des pâturages ou de distancer les hyènes affamées.

Les scientifiques ont longtemps exploré les défis de la locomotion terrestre, plus particulièrement les capacités de course chez les canidés et les équidés. Toutefois, les études menées sur les modes de locomotion des espèces aviaires ont surtout exploré les dynamiques de vol tout en se concentrant moins sur les espèces coureuses.

Des pattes longues et légères pour maximiser la vitesse

Chez un animal coureur, les vitesses les plus élevées sont possibles sont atteintes en augmentant à la fois la longueur et la fréquence des pas. Des pattes plus longues permettent une plus longue étendue des bonds, et si la masse musculaire de la patte est localisée de façon proximale (proche du corps), la patte peut rebondir plus vite, tel un métronome dont on ajuste le poids en le rapprochant du pivot dans le but d’accélérer le tempo.

Toute une série de mouvements d’articulation permet aux humains de grimper aux arbres ou de pratiquer la danse classique. Toutefois, cette souplesse a un prix. Quand nous courons, la puissance musculaire est employée pour la propulsion mais également pour éviter le mouvement latéral des articulations, ce qui augmente nos besoins en énergie sur une distance donnée. Je pensais que les autruches avaient une approche plus efficace.

Contrairement aux muscles gourmands en énergie et leurs tendons, les ligaments peuvent agir comme un “corset” sur l’articulation, réduisant le mouvement latéral sans dépenser d’énergie. Pour démontrer l’existence de ce mécanisme, j’ai filmé mes autruches en pleine course sous divers angles afin d’enregistrer tous les mouvements dont sont capables les autruches. J’ai refait des mesures sur un cadavre d’autruche intact, puis sur un cadavre disséqué dont les muscles et les tendons avaient été enlevés : il ne restait que le squelette et les ligaments des articulations. L’étendue des mouvements des autruches, que ce soit sur une autruche morte ou une autruche vivante, était quasiment identique. À l’inverse, chez l’humain on ne constate pas le même phénomène, encore plus au niveau de l’articulation de la hanche, stabilisée par l’action du muscle. Les mesures que j’ai effectuées ont montré que les ligaments sont les éléments principaux qui guident le pas de l’autruche, permettant de consacrer toute la puissance musculaire à la propulsion.

Lors de la manipulation des pattes disséquées d’autruche, j’ai fait une nouvelle découverte plus approfondie. Au moment où j’ai essayé d’effectuer une flexion sur l’articulation de la cheville, j’ai rencontré une certaine résistance, phénomène étonnant sur un membre mort et dépourvu de muscles. Lorsque j’ai retiré l’articulation, elle revenait brusquement en position étendue, suggérant ainsi l’idée que les ligaments tenaient la jambe étendue de manière passive. Pour mettre à l’épreuve cette théorie, j’ai exercé une pression exercé une pression sur le dessus de la patte disséquée en position debout, jusqu’à ce que l’articulation de la cheville se retrouve en position fléchie. Pour cela il a fallu employer une pression de 14 kg vers le bas, soit un poids de 28 kg qu’une autruche debout sur ses deux pattes n’aurait pas eu besoin de supporter de façon active, en marchant ou en courant.

 article  de Nina Schaller qui a conduit des recherches sur le sujet pendant 10 ans.

paru sur  le site de http://www.scienceinschool.org

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Autruche et la terre

Posté par othoharmonie le 30 juin 2013


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Traduit par Chloé Cormier

Des membres légers représentent une condition requise pour une locomotion rapide et efficace et les autruches arrivent à cette performance en concentrant leur masse musculaire autour de l’articulation de la hanche. Une autre stratégie pour réduire la masse de la patte inférieure fait participer la morphologie des orteils et leur position. Ce phénomène est également observé chez les autres coureurs. Les chevaux modernes, par exemple, ont évolué de leurs ancêtres à 5 orteils pour galoper sur l’ongle de l’orteil (le sabot). L’autruche a connu une évolution identique : alors que la grande majorité des oiseaux ont 4 orteils et la majorité des grands oiseaux qui ne volent pas n’ont que 3 orteils, l’autruche figure comme un cas unique parmi les oiseaux car elle ne marche que sur un 1 ou 2 orteils. En outre, l’autruche est le seul oiseau à marcher sur la pointe des orteils.

Autruche et la terre dans AUTRUCHE - EMEU autru21-300x203

À grande vitesse, les coussinets des orteils amortissent les vibrations, alors que la posture sur pointe des orteils à ressort permet d’absorber les chocs (les arcs rouges). La griffe touche à peine le sol pendant que l’autruche marche, mais elle exerce une pression allant jusqu’à 40kg/cm² pendant la course. La griffe pénètre le sol tel un marteau-piqueur qui assure une prise fiable à 70 km/h (vitesse maximum à énergie minimum, idéal pour la course d’endurance au niveau sur les terrains plats de la savane africaine).

des lien en Ressources

L’ouvrage « Confessions of an ostrich » (en français « Les Confessions d’une autruche ») donne le point de vue d’une autruche et comprend des liens vers d’autres sources. Pour plus d’information, cliquez sur le lien (en anglais) : http://tolweb.org/treehouses/?treehouse_id=3303

Cette leçon d’introduction sur les autruches comprend un essay et un quiz pour les étudiants. Il convient au niveau 6ème et 5ème. Pour plus d’information, cliquez sur le lien (en anglais) www.lessonsnips.com/lesson/ostriches

Une activité similaire pour les classes primaire peut être consultée sur le lien suivant (en anglais) : www.enchantedlearning.com/subjects/birds/printouts/Ostrichquiz.shtml

Le site web National Geographic Kids comporte une page multimédia sur les autruches. Cliquer sur le lien (en anglais) : http://kids.nationalgeographic.com/kids/animals/
creaturefeature/ostrich

Pour une introduction à la biomécanique de la marche, consulter le site Web suivant : www.pt.ntu.edu.tw/hmchai/BM03/BMClinic/Walk.htm

Les activités de la Society for Integrative and Comparative Biology sur la biomécanique des os et des articulations ont été développées pour les étudiants (niveau universitaire) mais il est possible d’adapter leur contenu pour des étudiants niveau collège. Pour construire des modèles d’articulations, consulter le lien suivant (en anglais) : www.sicb.org/dl/biomechanicsdetails.php3?id=19

Pour un diaporama sur la locomotion des humains et leur biomécanique (avec des liens vers le sport), consulter le lien suivant : http://tinyurl.com/c2yrxca 

Pour télécharger le diaporama, vous devez disposer d’un compte Gmail.

Si vous aimez cet article, vous aimerez parcourir la collection complète des articles scientifiques innovants publiés sur Science in School. Consulter le lien suivant: www.scienceinschool.org/cuttingedge

article  de Nina Schaller qui a conduit des recherches sur le sujet pendant 10 ans.

paru sur  le site de http://www.scienceinschool.org

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L’AUTRUCHE ET SES COUSINS

Posté par othoharmonie le 30 juin 2013


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L’autruche est le plus gros oiseau vivant actuellement. Il mesure 2 mètres, pèse 60 kg et est capable de tuer un homme en l’ouvrant du ventre à la tête à l’aide de ses griffes.

 

Une famille taillée pour la course

L'AUTRUCHE ET SES COUSINS dans AUTRUCHE - EMEU autru31-300x188Ces oiseaux sont des ratites. Cela signifie que par leur morphologie ils sont incapables de voler.
Ils ont les ailes atrophiées, le sternum plat, sans bréchet pour implanter des muscles alaires qui sont presque absents. Ils possèdent d’énormes pattes adaptées à la course terminées par des doigts et des griffes très puissants.
Les autruches sont taillées pour la course. Elles soutiennent très longtemps une allure de croisière de 30km/h avec pointes allant jusqu’à 64 km/h (un cheval au grand galop ne dépasse pas 60 km/h).

Répartition géographique

L’autruche (struthio camelus) est aussi officiellement appelée autruche d’Afrique. Cette dénomination est, hélas, de plus en plus justifiée. Autrefois très répandue jusqu’en Asie-Mineure elle n’est présente maintenant à l’état sauvage que dans une vaste partie centrale du continent africain. Au prix de gros efforts de réimplantation et de protection, des petites populations réapparaissent en Asie particulièrement en Israël, Jordanie et Arabie Saoudite d’où elles avaient disparues dans les années soixante.

Toute la région saharienne est un gisement de coquilles d’oeufs d’autruche qui atteste d’un peuplement sédentaire humain récent (souvent moins de mille ans). C’est par millions que ces fragments désignent avec des morceaux de poteries et des pointes de flèches l’emplacement des campements. Certains d’entre eux sont même troués de manière à être rassemblés et montrent qu’ils étaient montés en bijoux, colliers ou bracelets.

Description : Couple d’autruches

Les autruches sont les plus gros oiseaux vivants actuellement. Elles peuvent pour les mâles peser jusqu’à 60 kg et mesurer 2 m. Les femelles sont un bon tiers plus petites.
Les mâles ont le plumage noir. Ses ailes et sa queue sont blanches. Leurs cous, dépourvus de plumes, sont couleur chair. Les femelles et les immatures sont gris-brun.
Le mâle est capable d’émettre des sons qui par leur puissance et leurs intonations rappellent le rauque du lion.
Les autruches sont des animaux grégaires. Ils peuvent se réunir en groupes allant d’une cellule familiale, un « harem » composé d’un mâle dominant, de ses quelques femelles et leurs petits jusqu’à des troupeaux de plusieurs dizaines d’individus.

autru5-300x225 dans AUTRUCHE - EMEUHabitat et nourriture

Les autruches fréquentent les grandes étendues désertiques bien dégagées et permettant la fuite en courant.
Elles se nourrissent de végétaux, de gros insectes et de petits reptiles.

Reproduction

Le nid est une petite dépression faite à même le sol. Les oeufs, entre 10 et 20 sont de couleur sable.
Malheur à celui qui s’aventure avec insistance autour du nid. Le mâle le défend avec courage. Les africains savent qu’il est capable de tuer un homme en l’ouvrant du ventre à la tête à l’aide de ses griffes puissantes qui « coupent comme des rasoirs ». La parade en cas d’attaque ne serait pas dans la fuite mais plutôt de s’allonger face contre terre et d’attendre…

Les autres membres de la famille

trois types de shakos, la coiffure des Saint-Cyriens également nommée casoar

Une famille présente sur cinq continents : en Océanie avec le casoar, l’émeu et le kiwi ; en Afrique et en Asie avec l’autruche elle-même ; en Amérique avec les nandous…et en Europe avec les autruches d’élevage.

Casoar

Le casoar (casuarius)
C’est un gros oiseau (jusqu’à 2 m de hauteur) qui vit solitairement dans les forêts tropicales de la Nouvelle-Guinée et du nord-est de l’Australie. Sa tête, très colorée de bleu, de jaune, de rouge et de vert est surmontée d’une grosse crête qui donne de l’oiseau l’impression qu’il est casqué. Il s’en sert pour ouvrir sa route dans la végétation. Ce casque a donné son nom à la coiffure des Saint-Cyriens. Le mâle est un « papa poule » qui couve et s’occupe seul de sa progéniture.

Emeu

L’émeu (dromaius novaehollandiae)
Il est présent partout en Australie. Mâles et femelles sont de couleur gris-terne. Les mâles qui peuvent mesurer 2 m de hauteur ont la peau du cou de couleur bleue. Ils parcourent de longues distances en savanes pour trouver des graines et des insectes.

Emeu et ses petits

Les oeufs des émeus ont la particularité d’être noirs. Le mâle est un père qui avec abnégation couve seul pendant huit semaines les oeufs du couple. Pendant toute cette période, il ne mange, ne boit ni même ne défèque.

Kiwis – l’oiseau et les fruits

kiwi1-199x300Les kiwis (Apteryx)
Ils ont failli disparaître de Nouvelle-Zélande sous les crocs des chiens des colons et aussi à cause des rats qui mangent leurs oeufs. Les autorités néozélandaises ont entreprit un programme de protection drastique. Ces mesures semblent être capables de sauver les deux espèces qui sont endémiques à leur île. Les kiwis sont des oiseaux de la taille d’une poule, ils sont nocturnes et ont l’ouïe extrêmement développée. Ils sont capables de repérer au son des proies évoluant à 70 cm sous la terre. C’est le symbole de la nation. Les fameux rugbymen All Blacks sont avant tout des « kiwis ». Ne pas confondre avec le néologisme kiwi, ces fruits présents sur les étalages de nos marchands, qui désigne depuis guère plus de 30 ans le fruit de l’actinidie de Chine.

Nandou

Les nandous (rhea Americana)
Ce sont les plus petits de la famille. Il mesure au maximum 160 cm, pour un poids de 30 kg. Il vit en petit groupe de la pampa jusque sur l’altiplano. Il mange principalement de l’herbe.
Le nandou se sert de ses ailes non pas pour voler mais les utilise comme une voile pour s’aider à la course.
La femelle nandou sacrifie en les cassant quatre de ses oeufs. Ces oeufs se corrompent et donnent naissance à quantité de vers qui serviront à nourrir le reste de la progéniture.
Il y a encore peu de temps les gauchos les chassaient à cheval. Ils se servaient des boleadoras pour arrêter leurs courses. Les boleadoras sont des armes de jet faites de trois cordes d’un mètre de longueur environ chacune. Elles sont attachées ensemble par une extrémité, l’autre étant lestée d’une pierre. En présence d’un gibier, les chasseurs argentins font tourner les boleadoras au-dessus de leurs têtes à la manière d’un lasso et le lâchent plus qu’ils ne le lancent. Ainsi propulsées, elles peuvent aller à une centaine de mètres pour s’emmêler dans les pattes du nandou qui peut ensuite être capturé.

Carte d’identité de l’autruche

Ordre: des struthioniformes.
Classe: des struthionidae.
Genre: struthio.

Article réalisé par Jean-Pierre Fleury.

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COURSE D’AUTRUCHES

Posté par othoharmonie le 29 juin 2013


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Aux Etats-Unis, les parieurs ne se concentrent pas uniquement sur des chevaux, comme partout ailleurs, mais peuvent également miser leur argent sur des… autruches ! Une course de ce genre a en effet eu lieu dans le Minnesota et vous allez le voir, le but n’est pas seulement d’arriver le premier mais également de rester sur sa monture jusqu’au bout !

Les courses d’autruches sont donc en quelque sorte un mélange entre la course de chevaux et le rodéo ! A noter, à partir de la 4ème minute sur la vidéo, la caméra embarquée très originale qui permet de se faire une idée de la vue qu’a le « jockey ».

Image de prévisualisation YouTube

Comment se déroule la course ?

Les « handlers» amènent l’animal en veillant à lui mettre un sac en toile sur la tête, cela afin de ne pas l’effrayer. Ils l’amènent ensuite dans la zone de montage où vous pourrez lui monter dessus. Lorsque vous êtes prêt, l’un des « handlers» enlève le sac de leur tête et commence alors la course effrénée. Je tiens à noter que contrairement aux courses de chevaux, il n’y a pas de selle et l’on s’assoie sur un petit coussin. Pour ne pas tomber, vous devrez tenir l’autruche par ses ailes et vous asseoir le plus en arrière possible. Et comme je suis un vrai débutant en la matière, j’ai eu la chance de me faire assister par d’autres jockeys qui avaient pour mission de guider l’autruche.

Où pratiquer la course d’autruche ?

En Afrique du Sud bien sûr, dans la ferme d’Oudtshorn, mais également dans l’Ostrich Safari en Corée, en Australie et en Colombie.

attelages d’autruches

L’autruche ( Struthio camelus ), avec ses variétés à cou bleu ou rouge, est l’oiseau de tous les records : sa taille : 2m20, son poids : 120 kg, sa rapidité de course : 70km à l’heure , le fait qu’il ne vole pas, en font un animal remarquable que l’homme ne tarda pas à capturer, à élever et à domestiquer en dépit du danger que font courir aux téméraires, ses redoutables coups de patte…

Elle fut élevée en Afrique du sud, aux Etats Unis, enfin en Europe, pour son cuir précieux, sa chair délicieuse, ses plumes, ses oeufs énormes et décoratifs…

Des dresseurs habiles lui donnèrent des enfants -jockeys et des courses furent organisées, parfois contre des chevaux.

Les harnais utilisés, très simples comportent un simple tour de cou avec porte brancards ou une sellette sanglée et une mince bricole. De fines guides sont bouclées à la base du bec. Les selles sont de simples bardettes sanglées.

Enfin, elles firent la joie des enfants dans les jardins publics, parcs d’attractions ou fermes d’élevage ; chaque visite s’accompagnant de la promenade en main sur l’attelage maison.

On retrouve aussi mis en scène ces attelages dans Jules Verne : La croix du sud, La comtesse de Ségur : Contes de fées…

Les représentations photographiques en sont très nombreuses. En voici quelques unes.

COURSE D’AUTRUCHES dans AUTRUCHE - EMEU course

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Une seule espèce d’autruche

Posté par othoharmonie le 15 juin 2013

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Une seule espèce d'autruche dans AUTRUCHE - EMEU autruche11

Pouvant atteindre 2,75 m de haut et 150 kg, l’autruche est le plus grand des oiseaux vivants. Les femelles sont, néanmoins, nettement plus petites que les mâles.

   Tout ce qui rend possible le vol chez les oiseaux a subi chez l’autruche de sensibles modifications. Les plumes ont une structure bien particulière (voir encadré). Les muscles pectoraux sont atrophiés, de même que le bréchet, cette saillie osseuse du sternum sur laquelle ils s’implantent normalement. Les clavicules ont disparu, le squelette et la musculature des ailes ont subi une simplification. Seuls les fémurs sont pneumatisés : leur structure osseuse alvéolaire les allège sans diminuer pour autant leur résistance.

   Comme tous les oiseaux, l’autruche mue, mais on ne connaît ni la périodicité ni les modalités de ces mues en nature.

   L’autruche est dotée de membres postérieurs très développés, terminés par deux doigts, fait unique chez les oiseaux. Le doigt interne, plus imposant que l’autre, porte un ongle robuste qui peut être utilisé comme arme contre les prédateurs à l’occasion de puissants coups de pied. La longueur des pattes, leur volumineuse musculature et la conformation particulière des pieds autorisent des déplacements rapides. L’autruche atteint facilement 30 km/h (et même 50 km/h) pendant un quart d’heure, voire une demi-heure. En cas de nécessité vitale, elle peut même pousser des pointes jusqu’à 70 km/h. Une telle endurance suppose un muscle cardiaque puissant et développé. Même les jeunes d’un mois sont déjà capables de courir à 50 km/h ! Championne à la course, l’autruche possède aussi une bonne technique du saut en hauteur. En prenant de l’élan, elle parvient à franchir des obstacles s’élevant à 1,50 m.

   La vue et l’ouïe de l’autruche sont toutes deux excellentes. Les yeux, placés à plus de 2 m de haut, constituent un excellent système de repérage, tant de la nourriture que des congénères ou des périls. Le trou auriculaire, largement ouvert, capte les sons les plus ténus et parfait ainsi le système de défense.

   Son régime alimentaire à dominante herbivore et les grandes quantités de nourriture qu’elle absorbe ont valu à l’autruche des spécialisations anatomiques. Son estomac a trois lobes pour augmenter la surface de la muqueuse gastrique sécrétant les sucs digestifs, sans pour autant accroître le volume total de l’organe. Quant à l’intestin, il atteint la longueur respectable de 14 m.

   En ce qui concerne les organes génitaux, l’autruche présente la particularité, commune avec les canards et avec d’autres oiseaux non volants (comme le nandou ou l’émeu), d’avoir un pénis exsertile : normalement caché dans le cloaque – partie terminale de l’intestin –, il apparaît en se déroulant comme le ferait le doigt retourné d’un gant.

   Contrairement à la plupart des oiseaux, et notamment à tous ceux qui volent, l’autruche élimine l’urine sous forme liquide et séparément des excréments. Cela est sans doute en relation avec les énormes quantités d’eau qu’elle absorbe.

Quatre sous-espèces d’autruches existent encore :

Autruche d’Afrique du NordStruthio camelus camelus, menacée, habite les zones saharienne et sahélienne.

Autruche des SomalisStruthio camelus molybdophanes, vit dans la corne de l’Afrique, au nord-est du continent.

Autruche des MassaïsStruthio camelus massaicus, vit en Afrique orientale.

Autruche d’Afrique du SudStruthio camelus australis, se rencontre au sud du continent, à partir du fleuve Zambèze.

   Les différentes populations ne diffèrent que par la couleur des parties nues, du cou notamment.

   Une autre sous-espèce, l’autruche d’Arabie, Struthio camelus syriacus, commune jusqu’au début de ce siècle, est considérée comme éteinte depuis 1941. 

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Origine et évolution de l’autruche

Posté par othoharmonie le 9 juin 2013

Origine et évolution de l'autruche dans AUTRUCHE - EMEU somali_ostrichTous les oiseaux ne volent pas… Certains d’entre eux, comme le manchot, les brassemers ou « canards-vapeur », le cormoran aptère, sont tout à fait à leur aise sur l’eau, mais incapables de se déplacer dans les airs. D’autres préfèrent la terre ferme et sont champions à la course, comme les struthioniformes. Ce sont l’autruche d’Afrique, les nandous d’Amérique du Sud, l’émeu d’Australie, les casoars du nord de l’Australie et de Nouvelle-Guinée et les kiwis de Nouvelle-Zélande. Leur histoire évolutive n’est pas élucidée, mais on suppose que tous dérivent d’un même ancêtre commun. Ayant évolué à partir d’oiseaux capables de voler, ils  auraient progressivement perdu l’usage de leurs ailes et acquis de remarquables capacités de coureurs leur permettant d’échapper à leurs prédateurs et de parcourir d’importantes distances pour trouver leur nourriture.

   L’observation de fossiles retrouvés laisse penser que l’autruche est issue d’oiseaux coureurs de taille moyenne, des struthionidés, qui parcouraient les steppes de l’Asie dès l’éocène, il y a entre 40 et 55 millions d’années. La lente évolution de ces formes primitives aboutit, au cours du pliocène, voici 12 millions d’années, à l’apparition d’oiseaux géants. Ces espèces démesurées, de quelque 4 m de haut, étendent leur aire de dispersion vers le nord, jusqu’en Mongolie, à l’ouest, en Europe, et vers le sud, jusqu’aux confins de l’Afrique, partout où se trouvent des habitats herbeux ouverts. À mesure que leur taille diminue, elles gagnent en vélocité. Il y a 2 millions d’années, elles ressemblent fort aux autruches d’aujourd’hui.

   Après avoir disparu d’Asie et d’Europe, pour des raisons mal connues, les autruches ont longtemps été répandues dans toutes les plaines herbeuses et semi-désertiques d’Afrique et du Proche-Orient. Puis leur aire de répartition a commencé de régresser. Elles ont été victimes des modifications climatiques qui ont transformé en désert le Sahara, vert et boisé il y a 6 000 ans. Soumises à une chasse intensive, elles se sont éteintes en Asie occidentale et dans la péninsule arabique (régions où l’on en rencontrait encore au milieu du XXesiècle) et dans de nombreuses régions du nord de l’Afrique. Aujourd’hui, la quasi-totalité des autruches se rencontre au sud de l’équateur.

L’autruche fait aussi partie de notre univers familier à travers ds expressions telles « pratiquer la politique de l’autruche » et « avoir un estomac d’autruche ». L’oiseau géant a, de tout temps, impressionné l’homme, qui s’est auréolé de ses superbes plumes et lui a parfois pris ses œufs, sa peau et sa viande.

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Autruches Élevées dans des fermes

Posté par othoharmonie le 9 juin 2013

 surtout pour leurs plumes

Autruches Élevées dans des fermes dans AUTRUCHE - EMEU elevageImmenses et bouffantes, les plumes d’autruche, pour les Égyptiens, symbolisaient la justice et l’équité, car elles sont de largeur égale de part et d’autre de leur axe central (ce qui n’est pas le cas chez les autres oiseaux). Une plume d’autruche surmontait ainsi la tête de la déesse égyptienne Maat, qui présidait à la pesée des âmes. Les chasse-mouches des pharaons et des hauts dignitaires étaient en plumes d’autruche pour rappeler que leur devoir essentiel était la justice.

   Les plumes d’autruche ont aussi été utilisées pour la décoration des attributs guerriers. Les Égyptiens en ornaient le frontal des chevaux qui tiraient leurs chars de combat ou de parade, et, au Moyen Âge, elles surmontaient souvent le heaume des chevaliers. Plus tard, elles ont servi, notamment, à empanacher le large feutre des mousquetaires.

   À partir du XVIIe siècle en Occident, elles paraient les coiffures des dames de la noblesse et les chapeaux extravagants des premiers artistes lyriques. Mais c’est au cours du XIXe siècle que les plumes d’autruche connaissent leur plus grand succès en suscitant un véritable engouement. Les modistes en font une énorme consommation et les revues à grand spectacle, des deux côtés de l’Atlantique, ne peuvent être conçues sans une profusion de plumes froufroutantes. Pour satisfaire une telle demande, la chasse ne suffit plus, sous peine de voir se tarir définitivement la source. Aussi voit-on apparaître des fermes spécialisées dans l’élevage des autruches. La première est créée en 1838, en Afrique du Sud, dans la vallée du Petit Carro, au sud de la province du Cap. La région, fertile et facile à irriguer, permet de planter des champs de luzerne, où les autruches sont lâchées en semi-liberté. Les fermes se multiplient ; en 1875, 2 159 autruches sont élevées dans cette région, et 110 000 en 1914. On voit apparaître des élevages en Algérie, en Sicile et en Floride. Une ferme est même créée en France, à Nice, et une autre en Allemagne, à Hambourg. Dans les années 1910, l’Afrique du Sud exporte 370 000 kg de plumes d’autruche par an, ce qui représente un nombre de plumes considérable. Puis, avec la guerre, tout bascule. La mode changee, les chapeaux se portent moins. Seuls les music-halls ont encore des besoins importants, et aujourd’hui encore, les plumes sont surtout utilisées par l’industrie du spectacle. Les plus recherchées sont celles des mâles, les noires, mais plus encore les blanches, qui se prêtent bien à la teinture. La collecte des plumes se fait tous les neuf mois, peu après la mue, afin qu’elles ne soient pas encore usées. Les plumes ne sont pas arrachées, mais coupées au ras de la peau (ce qui est indolore pour l’animal) et prélevées uniquement sur des autruches de 3 à 12 ans.

   Les fermes d’autruches produisent aujourd’hui également du cuir, de la viande (consommée sous forme de steaks, de terrines, etc.) et des œufs. Ces élevages, que l’on peut tous visiter, ont aussi une fonction touristique, en Afrique (où sont organisées des courses d’autruches montées par des jockeys) comme en Europe.

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Emeu de taille

Posté par othoharmonie le 4 juin 2013

 

Emeu de taille dans AUTRUCHE - EMEU emeuÀ l’exception des kiwis, tous les ratites sont de grands oiseaux, et par la taille l’émeu vient en deuxième position après l’autruche. Dans sa zone de répartition, le seul oiseau de taille comparable est le casoar à casque. Un émeu adulte a une taille de 1,50 à 1,90 m et pèse habituellement de 30 à 45 kg, parfois jusqu’à 55 kg ; les femelles étant en moyenne plus grandes et plus lourdes que les mâles.

L’émeu a un corps compact, des pattes puissantes adaptées à la course et des ailes rudimentaires. L’oiseau peut couvrir de grandes distances, à une vitesse constante de 7 km/h. Il est capable d’atteindre des vitesses de 55 km/h, avec des enjambées d’environ 2,70 m. Sa capacité à courir vite est due au développement important des muscles des pattes, à la longueur des jambes, au nombre de doigts (trois). C’est le seul oiseau à posséder des muscles gastrocnémiens et les spécialistes admettent qu’il possède dans ses pattes la puissance que les autres oiseaux ont dans leurs ailes.

Le plumage à double rachis – trait commun émeus-casoars – a une apparence extrêmement lâche, semblable à une chevelure qui pend sur les côtés du corps à partir d’une raie dorsale bien marquée. Les ailes très réduites sont cachées sous le plumage ; elles participent de façon importante à la régulation thermique en permettant à l’oiseau de se rafraîchir en les agitant.

Leur plumage, marron ou gris brun, est touffu. Les extrémités des plumes sont noires. Ceci permet d’absorber la plus grande partie de la chaleur ambiante sans qu’elle soit transmise aux couches sous-jacentes. Un duvet sur la peau retient encore une partie de la chaleur, ce qui permet à l’oiseau d’être actif même pendant les heures chaudes de la journée.

Lors des journées très chaudes, l’émeu halète pour réguler sa température. Ses poumons, recrachant de l’eau qui se vaporise, fonctionnent comme des évaporateurs de réfrigérateur et à la différence d’autres espèces animales, la diminution de la concentration en gaz carbonique dans le sang ne provoque pas de variation de pH et donc pas d’alcalose respiratoire. Pour les journées froides, à l’inspiration, l’émeu fait circuler l’air par ses grandes narines munies de nombreux replis qui fonctionnent comme des radiateurs, ce qui lui permet de réchauffer l’air et d’avoir de l’air chaud qui arrive aux poumons. À l’expiration, l’air chaud qu’il rejette est saturé d’humidité. La vapeur d’eau se condense dans les narines en arrivant au contact de l’air froid, ce qui dégage de la chaleur qui sera récupérée dans les narines et réutilisée à l’inspiration suivante.

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Nandou d’Amérique

Posté par othoharmonie le 31 mai 2013

Nandou d'Amérique dans AUTRUCHE - EMEU nandou1Le nandou d’Amérique est une espèce d’oiseau d’Amérique du Sud, voisine de l’autruche, de la famille des Rheidae.

Il s’agit du plus grand oiseau d’Amérique, les adultes pesant 25 kilos pour une taille à la tête de 1,50 m.

  • Poids:
    • Femelles : 10 à 20 kg
    • Mâles : 20 à 30 kg
  • Hauteur à la tête:
    • Femelles : 1,25 à 1,40 m
    • Mâles : 1,45 à 1,60 m

Les nandous ont un excellent système immunitaire qui permet à leurs blessures de cicatriser rapidement. La graisse du nandou est utilisée comme pommade anti-inflammatoire et sa viande est consommée en Amérique du Nord comme supplément énergétique.

Oiseau coureur des pampas de l’Amérique du Sud, le nandou est très rapide et peut faire des enjambées de 1,50 mètre. Il pratique, pour fuir, la course en zigzag. Ses ailes particulièrement longues pour un oiseau qui ne vole pas, sont alors plus ou moins déployées pour servir de balancier et l’aider à conserver son équilibre ou à changer de direction.

  • Vitesse de pointe: 60 km/h

Venez rejoindre le forum de Francesca : http://devantsoi.forumgratuit.org/

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