• Accueil
  • > Recherche : courage du lion

Résultats de votre recherche

Le Puma TOTEM : l’Énergie du Pouvoir, le Commandement

Posté par othoharmonie le 26 mai 2017

 

Le Puma incarne l’énergie du pouvoir à l’état pur. Elle peut être employée positivement chez les sages ou négativement pour les personnes qui abusent. Puma : nom d’origine Quechua, tribu Inca du Pérou, ou Couguar, du mot brésilien Cuguacuarana, « Lion de montagne ». Il est perçu comme « le roi des montagnes », il règne sur l’au-delà, et est en contact avec le monde spirituel. L’individu Puma possède une superbe énergie et dispose d’une agilité extrême qui lui permet de retomber sur ses pieds.

PUMA CHEZ FRANCESCA

À l’aise sur tous les terrains, dans tous les milieux, il se frotte aux obstacles les plus délicats, qu’il franchit grâce à ses ressources intérieures. De nature indépendante, il ne s’embarrasse pas d’attachements qui ralentissent sa course. Face aux difficultés de la vie, l’individu Puma réfléchit, prend son temps, car il est prudent, et bondit pour surmonter l’épreuve d’un seul mouvement, d’une seule action. Il possède une réelle aptitude à transcender.

Adoptez franchement la position de puissance à laquelle Puma, animal allié, vous convie, et ayez toujours à l’esprit la nécessité d’être en paix, en harmonie du corps et de l’esprit. Ayez l’habileté de répondre à toutes situations et dites la vérité. En tant qu’animal allié, Puma vous demande de relever un défi : « Hurlez vos convictions, laissez éclater votre puissance et n’oubliez pas, à l’occasion, de rire aux éclats ».

Extrait du Larousse des Félins : « Le Lac des Pumas de Pierre ». « Dans la mythologie Inca, les Apus, dieux des montagnes, protégeaient les hommes et leur permettaient de vivre paisiblement dans une vallée fertile. Ils leur interdisaient en échange de gravir le sommet des montagnes, où brûlait le Feu Sacré. Sous l’influence du diable, les hommes désobéirent pour prouver leur courage.

Ils furent surpris par les Apus et ces derniers décidèrent de les punir : des milliers de Pumas sortirent alors des cavernes et les dévorèrent. Devant cette scène, Inti, dieu du soleil, se mit à pleurer. Ses larmes étaient si abondantes qu’elles inondèrent la vallée en quarante jours. Quand le soleil brilla à nouveau, un homme et une femme, qui avaient pu s’échapper et survivre sur une barque en jonc, réalisèrent qu’ils voguaient sur un lac immense, sur lequel flottaient les Pumas transformés en pierre. Ils nommèrent alors le lac « Titicaca », ce qui signifie : le Lac des Pumas de Pierre ». Les personnes qui ont la force du Puma, sont des gens fait pour diriger. Le problème, c’est que cela peut créer des conflits car il est difficile de mettre tout le monde d’accord.

 La personne qui a cette énergie ne doit pas se montrer blessante, ou afficher ses peurs. Elle doit se montrer à la hauteur de ses lourdes responsabilités

Publié dans TIGRE | Pas de Commentaires »

Papillon TOTEM : la Métamorphose, la Transformation, la Renaissance

Posté par othoharmonie le 10 mars 2017

 

 Quand la Terre était jeune, aucun Papillon ne volait ça et là dans les airs et n’illuminait les jours de printemps et d’été de leurs ailes portant les couleurs de l’arc-en-ciel. Il y avait des reptiles, qui furent les ancêtres des papillons, mais ils ne savaient pas voler ; ils ne savaient que ramper par terre.

Ces reptiles étaient magnifiques, mais le plus souvent les humains, lorsqu’ils se déplaçaient, ne baissaient pas les yeux vers la terre, aussi ne voyaient-ils pas leur beauté. En ces temps-là, vivait une jeune femme qui s’appelait Fleur-de-Printemps et qui était une joie pour tous ceux qui la connaissaient. Elle avait toujours le sourire et un mot gentil à la bouche, et ses mains étaient semblables au printemps le plus frais pour ceux qui étaient atteints de fièvre ou de brûlures. Elle posait ses mains sur eux et la fièvre aussitôt quittait leur corps.

PAPILLON

Quand elle atteignit l’âge adulte, son pouvoir devint encore plus fort et, grâce à la vision qu’elle avait reçue, elle devint capable de guérir les gens de la plupart des maladies qui existaient alors. Dans sa vision, d’étranges et belles créatures volantes étaient venues à elle et lui avaient donné le pouvoir de l’arc-en-ciel qu’ils portaient avec eux. Chaque couleur de l’arc-en-ciel avait un pouvoir particulier de guérison que ces êtres volants lui révélèrent. Ils lui dirent que pendant sa vie elle serait capable de guérir et qu’au moment de sa mort elle libérerait dans les airs des pouvoirs de guérison qui resteraient pour toujours avec les hommes. Dans sa vision, il lui fut donné un nom : Celle-qui-tisse-dans-l’air-des-arcs-en-ciel.

Tandis qu’elle avançait en âge, Celle-qui-tisse-dans-l’air des-arcs-en-ciel continuait son travail de guérisseuse et dispensait sa gentillesse à tous ceux qu’elle rencontrait. Elle rencontra aussi un homme, un voyant, et elle le prit pour mari. Ils eurent ensemble deux enfants et les élevèrent pour qu’ils soient forts, sains et heureux. Les deux enfants avaient aussi certains pouvoirs de leurs parents et eux-mêmes devinrent plus tard des guérisseurs et des voyants. Tandis qu’elle vieillissait, le pouvoir de Celle-qui-tisse-dans-l’air-des-arcs-en-ciel grandit encore et tous ceux qui vivaient dans les environs de la région où elle habitait vinrent à elle avec leurs malades, lui demandant d’essayer de les guérir. Elle aidait ceux qu’elle pouvait aider. Mais l’effort de laisser passer en elle tout le pouvoir finit par l’épuiser et un jour elle sut que le moment de remplir la seconde partie de sa vision approchait. Tout au long de sa vie, elle avait remarqué que des reptiles magnifiquement colorés venaient toujours près d’elle quand elle s’asseyait par terre. Ils venaient contre sa main et essayaient de se frotter contre elle. Parfois l’un deux rampait le long de son bras et se mettait près de son oreille. Un jour qu’elle se reposait, un de ces reptiles vint jusqu’à son oreille.

Elle lui parla, lui demandant si elle pourrait faire quelque chose pour lui, car elle avait remarqué que lui et ses frères et sœurs lui avaient toujours rendu service. « Ma sœur, dit Celui qui rampait, mon peuple a toujours été là pendant que tu guérissais, t’assistant grâce aux couleurs de l’arc-en-ciel que nous portons sur le corps. À présent que tu vas passer au monde de l’Esprit, nous ne savons comment continuer à apporter aux hommes la guérison de ces couleurs.

Nous sommes liés à la terre et les gens regardent trop rarement par terre pour pouvoir nous voir. Il nous semble que si nous pouvions voler, les hommes nous remarqueraient et souriraient des belles couleurs qu’ils verraient. Nous pourrions voler autour de ceux qui auraient besoin d’être guéris et laisserions les pouvoirs de nos couleurs leur donner la guérison qu’ils peuvent accepter. Peux-tu nous aider à voler ? » Celle-qui-tisse-dans-l’airdes-arcs-en-ciel promit d’essayer. Elle parla de cette conversation à son mari et lui demanda si des messages pourraient lui venir dans ses rêves. Le matin suivant il se réveilla, excité par le rêve qu’il avait fait.

Quand il toucha doucement Celle-qui-tisse-dans-l’air-des-arcs-en-ciel pour le lui raconter, elle ne répondit pas. Il s’assit pour la regarder de plus près et il vit que sa femme était passée au monde des Esprits pendant la nuit. Pendant qu’il priait pour son âme et faisait des préparatifs pour son enterrement, le rêve qu’il avait eu lui revint en mémoire et cela le réconforta. Quand le moment fut venu de porter Celle-qui-tisse-dans-l’air-des-arcs-en-ciel à la tombe où elle serait enterrée, il regarda sur sa couche et, l’attendant, se trouvait le reptile qu’il pensait y trouver.

Il le ramassa avec précaution et l’emporta. Tandis que l’on mettait le corps de sa femme en terre et qu’on s’apprêtait à le recouvrir, il entendit le reptile qui disait : « Mets-moi sur son épaule à présent. Quand la terre sera sur nous, mon corps aussi mourra, mais mon esprit se mêlera à l’esprit de celle qui fut ta femme, et ensemble nous sortirons de terre en volant. Alors nous retournerons vers ceux de mon peuple et leur apprendrons à voler de façon à ce que se poursuive le travail de ton épouse. Elle m’attend. Pose-moi à présent. »

L’homme fit ce que le reptile lui avait dit et l’enterrement se poursuivit. Quand tous les autres furent partis, l’homme resta en arrière quelques instants. Il regarda la tombe, se souvenant de l’amour qu’il avait vécu. Soudain, de la tombe sortit en volant une créature qui avait sur ses ailes toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Elle vola vers lui et se posa sur son épaule.

« Ne sois pas triste, mon époux. À présent ma vision s’est totalement réalisée, et ceux que j’aiderai désormais à enseigner apporteront toujours aux autres la bonté du cœur, la guérison et le bonheur. Quand ton heure viendra de te transformer en esprit, je t’attendrai et te rejoindrai. » Quand l’homme changea de monde, quelques années plus tard, et fut enterré, ses enfants restèrent en arrière après que tous les autres s’en furent allés. Ils remarquèrent une de ces nouvelles créatures magnifiques qu’ils appelaient Papillon, voletant près de la tombe. En quelques minutes un autre Papillon d’égale beauté sorti en volant de la tombe de leur père, rejoignit celui qui attendait et, ensemble, ils volèrent vers le Nord, le lieu du renouveau.

PAPILLON1

Depuis ce temps-là les Papillon sont toujours avec les hommes, éclairant l’air et leur vie de leur beauté. Si vous voulez que votre souhait se réalise, vous n’avez qu’à le souffler au papillon. N’ayant pas de voix, il ira porter votre souhait au ciel jusqu’au grand Manitou, où il sera exaucé… La puissance que le papillon nous apporte s’apparente à l’air.

C’est l’Esprit, doublé de la capacité qu’a cet esprit de se connaître lui-même, voire de se modifier. C’est l’art de la Transformation… Comme le papillon vous vous trouvez toujours à un certain stade de votre vie. Vous pouvez être à l’étape de l’œuf : ce qui représente le commencement de toutes choses, c’est le stade de la naissance d’une idée avant qu’elle ne devienne réalité.

Vous pouvez être à l’étape de la larve : Décision de manifester cette idée dans le monde physique. Vous pouvez être à l’étape du cocon : Vous réfléchissez de l’intérieur pour développer ce qui vit en vous. Vous pouvez être à l’étape finale : La transformation…

C’est l’émergence de la chrysalide et la naissance qui permet de partager l’éclat de vos couleurs, la joie de votre création avec le monde qui vous entoure… Papillon, symbole de légèreté et d’inconstance, est au Japon emblème de la femme et deux papillons figurent le bonheur conjugal. La vue de Papillons annonce une visite ou la mort d’un proche. Dans le monde sinovietnamien, le Papillon sert à exprimer un vœu de longévité.

C’est dû à une homophonie : deux caractères de même prononciation (t’ie), qui signifient Papillon et Grand-Âge. Papillon est aussi parfois associé au Chrysanthème pour symboliser l’automne. Le symbolisme du Papillon est aussi celui de l’âme débarrassée de son enveloppe charnelle et devenue bienfaitrice et bienheureuse.

Chez les Aztèques, le Papillon est un symbole de l’âme ou du souffle vital échappé de la bouche de l’agonisant. Un Papillon jouant parmi les fleurs représente l’âme d’un guerrier tombé sur le champ de bataille. Les guerriers morts accompagnent le Soleil dans la première moitié de sa course visible jusqu’à midi, et ensuite ils redescendent sur terre sous forme de Colibris ou de Papillons.

Pour les Mexicains, le Papillon symbole du feu solaire et diurne, symbole de l’âme des guerriers, est également symbole du Soleil Noir traversant les mondes souterrains pendant sa course nocturne. Il est symbole du feu chthonien caché, lié à la notion de sacrifice, de mort et de résurrection. C’est le Papillon d’Obsidienne, attribut des divinités chthoniennes associées à la mort.

N’oublions pas la symbolique du Papillon fondée sur ses métamorphoses. La chrysalide est l’Œuf qui contient la potentialité de l’être. Le Papillon qui en sort est un symbole de résurrection. C’est aussi la sortie du tombeau. La psychanalyse moderne voit dans le Papillon un symbole de renaissance.

PAPILLON2

LE PAPILLON, symbole de réjouissances

Son symbolisme : la transformation, la métamorphose personnelle ; passage à travers différentes phases dans la vie ; renouvellement, renaissance ; légèreté de l’être, espièglerie ; prendre du recul, trouver une autre manière de voir les choses ; trouver la joie dans la vie et la légèreté de l’être. Par analogie à la vie de cet animal, la signification associée avec le papillon met l’accent sur la capacité de passer d’un état, d’une perspective, ou d’un mode de vie à un autre.

Lorsque le Papillon vient dans votre vie comme animal pouvoir ou totem, vous pouvez vous attendre à la venue de changements importants dans votre vie. Plus qu’à des changements de votre environnement, la nature de la transformation associée à l’animal totem du papillon est plus interne : elle peut être liée à votre propre point de vue sur un sujet, à des aspects de votre personnalité ou des habitudes personnelles.

Lorsque  le Papillon apparaît dans votre vie comme un animal totem, cela pourrait indiquer la nécessité d’examiner une situation conflictuelle avec plus de légèreté et d’adopter une perspective différente. Ce totem est souvent compris comme un symbole de légèreté de l’être et d’élévation par rapport à la lourdeur de tensions. Cet animal de pouvoir invite ceux qui ont un lien avec lui à faire l’expérience de plus de joie et de bonheur dans leur vie.

Regardez les Papillons : ils ont souvent des couleurs vives ; ils sont associés avec l’idée de réjouissance, de luminosité. Par comparaison, le message de ce totem est d’ajouter plus de couleur à votre vie et de montrer plus de légèreté dans votre façon d’être. Peut-être votre totem vous invite-t-il à vous exprimer plus ouvertement et à montrer votre personnalité dans toutes ses couleurs. Dans de nombreuses traditions à travers le monde, Papillon est un symbole de l’âme ou du monde de l’âme.

Par exemple, dans la symbolique chinoise, il peut représenter l’immortalité. Pour les Japonais, un papillon blanc symbolise l’âme des défunts. Dans la Grèce antique, les papillons représentent la psyché ou l’âme et son attribut, l’immortalité. La présence du totem du papillon nous encourage à nous connecter avec le monde intérieur et la spiritualité.

Il est temps de vous élever des choses communes et terre-à-terre et d’apprendre à apprécier les plaisirs de l’âme. Papillon est un animal totem utile à appeler quand vous avez besoin de soutien dans les périodes de transition, que ce soit au travail, dans une relation, ou lorsque vous entreprenez des changements personnels intérieurs. Grand allié pendant les périodes intenses de transformation personnelle, il va apporter au processus davantage de facilité et de légèreté. Papillon, c’est l’esprit, doublé de l’habileté qu’a cet esprit de se connaître lui-même, voire de se modifier.

Le Papillon est le symbole de la métamorphose, du changement. Il nous enseigne qu’il faut laisser nos désirs se réaliser, changer nos vies, créer de nouvelles situations pour améliorer notre quotidien. Il y a quatre étapes à franchir pour devenir un papillon. La première est l’œuf, la naissance de l’idée. Ensuite, l’état de larve qui est de réfléchir au bien-fondé de son projet. Puis, il y a le cocon où il faut amener ce projet à soi, le relier à notre personne.

Enfin vient l’éclosion, la naissance du projet tant couvé. Ces étapes se répètent tout au long de notre vie, car des idées, des projets nous en avons plusieurs dans une seule vie. La force de Papillon nous aide à mettre de l’ordre dans nos pensées, et avancer consciemment. Papillon est un agent de transformation : il apprend à la personne qu’il guide à transformer ses perceptions du monde et de ceux qui l’entourent.

C’est un guide sans pareil pour les chamanes qui pratiquent les arts de la guérison. Il permet aussi de comprendre les nombreux changements qui s’effectuent au cours de toute existence. Papillon symbolise la métamorphose, le changement. Il nous enseigne qu’il faut laisser nos désirs se réaliser, changer nos vies, créer de nouvelles situations pour améliorer notre quotidien. Il y a quatre étapes à franchir pour devenir un papillon : la première est l’œuf, la naissance de l’idée ; ensuite, l’état de larve qui est de savoir si on réalise son projet ; ensuite, il y a le cocon, où il faut amener ce projet à soi, le relier à notre personne ; enfin vient l’éclosion, la naissance du projet tant couvé. Ces étapes se répètent tout au long de notre vie, car des idées, des projets nous en avons en nombre.

La force du Papillon nous aide à mettre de l’ordre dans nos pensées, et à avancer consciemment. Le Papillon est très symbolique dans la majorité des cultures et traditions de notre monde. En premier lieu, il représente l’achèvement d’une métamorphose, l’étape ultime d’une transformation, le but à atteindre. Papillon peut aussi être le symbole de l’âme débarrassée de son enveloppe charnelle, et également le symbole de la renaissance.

Chez les Amérindiens également, il s’apparente à la Transformation. C’est l’esprit, doublé de l’habileté qu’a cet esprit de se connaître lui-même, voire de se modifier.

PAPILLON

Le Papillon est l’animal totem le plus symbolique du pouvoir de transformation personnelle. Si Papillon est votre totem, vous êtes encouragé à prêter attention aux domaines de votre vie ou aux aspects de votre personnalité qui ont besoin de transformations et de changements profonds. Peut-être aussi seriez-vous inspiré à être plus en phase avec vos périodes d’expansion et de croissance, ainsi que plus sensible à la beauté de la vie. Un enseignement apporté par l’esprit de Papillon consiste à développer votre capacité de passer par d’importants changements avec grâce et légèreté. Ce totem pourra vous aider à couver et protéger une idée créative, et à savoir quand vous devez vous retirer durant une transition.

On accède à son pouvoir, par exemple, en étudiant chaque étape de son cycle, en apprenant à attirer les Papillons dans votre jardin. La médecine de Papillon guérit l’esprit et transforme les illusions en sagesse. Papillon abrite pendant les trahisons et garde contre le caractère volage.

Publié dans PAPILLON | 3 Commentaires »

Totem Ours : La Solitude, l’Introspection, le Courage, la Force et la Sagesse

Posté par othoharmonie le 7 mars 2017

Son clan : Tortue.

Son élément : Terre.

Son allié : Loup.

 ours

 Indépendant, fidèle, plein de tendresse. Aime mieux se débrouiller seul que de demander de l’aide aux autres. Sa force est l’Introspection. Ours enseigne que chaque être détient la capacité d’établir le calme, d’entrer dans le silence et de savoir. Il s’apparente à l’intuition. Ours symbolise l’auto-observation. Il réfléchit sur les événements de l’année passée. Les personnes qui choisissent la solitude, c’est pour se rapprocher de leur être profond.

C’est important de s’analyser pour comprendre nos désirs ? Nous avons les réponses en nous. Les réponses se font dans les rêves. L’enseignement d’Ours nous apprend qu’il faut savoir se détacher de notre quotidien, de nos pensées, pour écouter notre petite voix intérieure. Il faut utiliser la force de l’ours pour réaliser nos projets, nos objectifs. Vous avez la connaissance et on vous dit sage. Vous appartenez à la période de la moisson.

Comme l’Ours, vous êtes très indépendant et vous préférez vous débrouiller seul plutôt que compter sur les autres. Vous êtes peu démonstratif mais, lorsque vous engagez votre cœur et que vous tombez amoureux, votre fidélité est sans faille. De plus, vous êtes un parfait collaborateur et vous devenez vite indispensable dans toute entreprise. Vous êtes membre du clan de Tortue, qui vous unit à l’élément Terre. Vous avez donc besoin de vous appuyer sur une base stable pour progresser avec prudence.

 Par ailleurs, lorsque vous rencontrerez le partenaire de votre vie, n’oubliez pas de lui expliquer qu’il doit signer avec un contrat d’amour valable pour un demi-siècle minimum ! Mais essayez de faire cela en douceur, car c’est quand même beaucoup, non ? Votre allié est Loup. Il va vous aider à mieux vous exprimer et à vous guérir d’un sentiment de frustration. Détendez-vous, amusez-vous et arrêtez de faire la tête si votre partenaire pose l’œil sur un autre : cela fait bien 10000 fois qu’il vous dit « je t’aime »… et puis, la jalousie, ce n’est pas de l’amour !

L’Ours a une personnalité forte, mais un caractère réservé : exactement comme le plantigrade, vous êtes du genre intériorisé, mais pas vraiment timide. Vous n’avez pas peur des autres, vous ne voyez juste pas la nécessité de communiquer tout le temps. Très tôt conscient de vos responsabilités, dès l’enfance, vous avez donné une impression de sérieux et d’engagement. Vos parents ont compté sur vous et ont eu raison. Du coup, vous avez eu tendance à « assurer » pour ne pas décevoir, et à masquer votre sensibilité – pourtant tellement vive – d’où quelques malentendus dans votre jeunesse. Vous étiez souvent le bon élève de la classe, et on a pu vous croire froid, hautain. Bonne nouvelle : vous vous bonifiez en vieillissant, comme le vin !

Plus les années passent, plus vous prenez confiance en vous, et plus vous vous exprimez et apprenez à vous faire aimer. Tel Ours, qui quitte sa caverne après une longue hibernation, vous sortez de votre réserve. Et vous vous épanouissez dans vos relations, amoureuses ou amicales. On vous considère comme un modèle de patience et de tempérance. Ours est emblématique de la force et de la connexion avec l’énergie de la Terre.

Cet animal est vénéré dans de nombreuses traditions comme un totem puissant qui inspire ceux qui ont le courage de se battre contre l’adversité. Animal totem en contact avec la terre et les cycles de la nature, Ours est un guide puissant favorable à la guérison physique et émotionnelle. L’esprit du totem de Ours encourage à la confiance dans notre force ; à faire face à l’adversité, pousser à l’action et au leadership ; c’est le moment de la guérison personnelle ou de l’utilisation des capacités de guérison pour aider les autres. Donnant de l’importance à l’isolement volontaire, au calme et au repos, Ours nous insuffle les puissantes forces de la terre.

Ours fait partie des symboles de l’inconscient chtonien, lunaire, nocturne. Il a été traditionnellement l’emblème de la cruauté, de la sauvagerie et de la brutalité. Toutefois il symboliserait les forces élémentaires susceptibles d’évolution progressive, en ce sens qu’on peut l’attirer avec du miel et le dompter, mais des forces capables de redoutables régressions. Artémis prend souvent la forme d’un ours dans ses apparitions.

Chez les Celtes, l’Ours est l’emblème de la classe guerrière. Il s’oppose au Sanglier, qui est le symbole de la classe sacerdotale. Il s’associe à lui comme le pouvoir temporel à l’autorité spirituelle.

Au Japon, Ours est l’ancêtre des Aïnus. Ils pensent qu’il est une divinité des montagnes. Chez eux la fête de l’Ours a lieu en décembre. La divinité revient alors sur Terre et est accueillie par les humains. Elle leur laisse des cadeaux avant de retourner au monde divin.

En Chine, Ours est un symbole masculin, annonciateur de la naissance des garçons.

En Sibérie et en Alaska, il est assimilé à la lune parce qu’il disparaît en hiver et reparaît au printemps.

Pour les Yakoutes de Sibérie, Ours entend tout, se rappelle de tout et n’oublie rien. Ils jurent assis sur un crâne d’Ours. Il y a peu, il existait encore des cimetières d’Ours en Sibérie. En Europe, le souffle mystérieux de Ours émane des cavernes et est une expression de l’obscurité, des ténèbres. En Alchimie, il correspond à la noirceur du premier état de la matière. Il correspond aux instincts et aux phases initiales de l’évolution. Sa couleur est le noir de la matière première. Étant donné sa force, Jung le considère comme symbole de l’aspect dangereux de l’inconscient. Ours est l’un des plus anciens animaux vénéré comme totem. Des restes d’ours ont été trouvés sur de nombreux sites archéologiques d’Europe.

ours

En particulier, des os de crânes d’Ours ont été trouvés en compagnie d’ossements humains datant de l’homme de Neandertal. Il est dit que les Vikings portaient des peaux d’Ours en temps de guerre pour effrayer leurs ennemis. Ils avaient ainsi l’air de puissants animaux sauvages. Ours symbolise l’esprit guerrier et le courage au combat. L’énergie du totem Ours peut être invoquée pour aider les guerriers dans la bataille.

De nos jours, l’esprit de ce totem peut être appelé pour soutenir vos efforts dans des situations difficiles ou quand vous devez faire face à l’adversité. Dans la Grèce antique et à Rome, l’Ours était un animal totem associé à la déesse Artémis-Diane, déesse de la fertilité. En revanche, pour les Celtes, Ours représentait le soleil. Fait intéressant, en Sibérie, le nom utilisé pour désigner les femmes chamanes est le même que le mot « Ours ».

En Amérique du Nord, dans la tradition inuit, l’esprit de Ours blanc est également lié à la tradition chamanique féminine. Pour les Inuits, Ours est un animal totem puissant. Dans certaines croyances, il est dit que si un chasseur inuit accepte d’être mangé par un Ours, il peut se réincarner en tant que chamane et incarner l’esprit de cet animal. Ours Polaire est considéré comme un “sage” car il montre comment survivre dans des conditions difficiles.

L’ESPRIT DE L’OURS

L’esprit de Ours est une source de soutien importante dans les moments difficiles. Il fournit du courage et une base stable pour relever les défis qui se présentent à vous. Quand Ours se montre à vous comme guide spirituel, il est peut-être temps de regarder plus près où se trouve votre « vérité ». Cet animal totem vous fournira un soutien et une force morale solides. Soyez sensible à l’état dans lequel vous êtes et méditez sur ce qui a le plus besoin de votre attention pour obtenir le bien-être. Vous pouvez faire appel au conseil intuitif de l’esprit des Ours et diriger votre énergie de façon plus équilibrée ou ciblée.

L’Ours mène une vie solitaire. Avoir Ours comme animal totem peut signifier que vous avez tendance à trouver votre équilibre dans la solitude. La présence de cet animal de pouvoir pourrait indiquer la nécessité de vous ressaisir et de mettre en place des limites plus fortes pour affirmer votre espace personnel. La présence de votre animal totem peut être un appel à trouver du temps loin de la foule ou de l’agitation quotidienne afin de trouver un peu de temps pour le calme et le repos.

L’esprit de Ours peut aussi être d’une grande aide pour consacrer plus de temps à des pratiques introspectives comme la méditation ou la réflexion personnelle. Faites appel à ce guide pour vous aider à trouver un équilibre et une fondation solides qui vous soutiendront dans les moments les plus mouvementés. Ours est le sixième esprit totem de la roue de la vie des chamanes amérindiens. Il correspond à la fin de l’été et à notre signe astrologique occidental de la Vierge.

ours

Représentant par excellence des symboles très contradictoires, l’Ours est tantôt vu comme une bête féroce, tantôt comme le doux compagnon des enfants. Alors, ours sauvage ou ours aimant ?

 Les Amérindiens le voyaient comme un être de pondération, de juste milieu précisément, car l’Ourse a une faculté rare qui n’avait pas échappé aux observations chamaniques : si la saison était mauvaise, si les conditions extérieures n’étaient pas réunies (abondance, possibilité de faire des réserves), Maman Ourse, très raisonnablement, diffère la gestation de ses petits et attend des jours meilleurs. Car Ours est avant tout un pragmatique sachant faire preuve de patience s’il le faut, sachant aussi profiter au mieux des richesses à sa disposition, sans les gâcher ni les sousestimer. Pour beaucoup de peuples chamaniques, Ours joue un rôle capital dans les cérémonies d’initiation. Chez les Indiens Pomo par exemple (Californie), c’est lui qui « tue » les candidats à l’initiation afin de les faire s’éveiller à un nouveau stade de conscience.

L’Ours doit donc aussi être considéré comme celui qui initie. Les Gaulois l’associèrent non sans raison à Artio, déesse de la prospérité terrienne, car non seulement Ours possède une physiologie lui permettant de faire des réserves (caractère prudent et prévoyant), mais il ne daigne mettre le nez dehors qu’au retour des beaux jours, quand la nature est riche et florissante (la Vierge représente, quant à elle, le temps des moissons), et le reste du temps, il hiberne (économie de ses forces et ressources).

Les Celtes, tout comme les Chinois, voient en lui un guerrier farouche doué d’une redoutable intelligence stratégique : volonté, maîtrise nerveuse et esprit méthodique. C’est un animal violent, symbole de la force primitive et de la sauvagerie. Mais il peut bien sûr être apprivoisé, et, en cela, il symbolise les forces élémentaires capables d’évoluer progressivement.

Notons que le mot Ours en celte, Arctos, se retrouve dans le nom d’Arthur (Artoris), le souverain de légende représentant si bien « la maîtrise et la juste utilisation de la force ». Dans la mythologie grecque, il accompagne Artémis et représente le passage d’un état à un autre, puisque Artémis se présente sous cette forme lorsqu’elle assiste aux rites initiatiques. Ours est donc surtout le symbole de la transition entre la pulsion animale et la maîtrise humaine.

Une légende venue d’Égypte s’est répandue à travers toute l’Europe : l’Ourson est une créature naissant informe et inachevée et c’est les coups de langue de sa mère qui finissent de le façonner, qui lui donnent forme. Métaphore de la volonté et de l’amour transformant l’informe et la matière brute en un être à part entière. L’expression « être un Ours mal léché » (désignant une personne rude et brutale) n’a pas d’autre origine. D’ailleurs, les alchimistes, en rapport avec cette croyance, firent de Ours le symbole de l’Œuvre au Noir, premier stade où tout est encore chaos, appelé cependant à se sublimer.

Toujours en droite lignée de ce qui précède, Jung attribue aux rêves d’Ours une valeur d’inconscient qui doit être travaillé : il nous revient de dépasser la primarité bourrue du stade de Ours pour accéder au développement. On notera également la fascination de Ours sur l’homme, du fait qu’il est un animal capable de se tenir debout. D’ailleurs, avant le XIIème siècle (et sous l’influence chrétienne), Ours est considéré un peu partout (Celtes, Germains, Slaves) comme le roi des animaux (il y a peu de Lions en Europe) et le lointain ancêtre de l’homme avec qui il partage la verticalité, l’usage de ses « mains », le goût immodéré pour le miel.

Pline raconte que certaines femmes s’accouplent à des Ours et, au-delà du mythe, il faut bien y voir la profonde hominisation de l’animal. C’est d’ailleurs parce que l’Église redoute cette assimilation du plantigrade à un stade sauvage de l’homme (qu’elle nie farouchement) qu’elle fera tout pour détrôner ce dernier au profit du Lion. Bref, Ours est le symbole par excellence de la maîtrise des instincts et de la bestialité. Il est donc celui qui prépare la paix en corrigeant en premier lieu ses propres excès, ce qui est aussi le cas de la Vierge.

L’Ours est discret, pragmatique, intelligent, méticuleux, patient, sachant ménager ses forces, bon parent, modeste malgré sa force, solitaire, nerveux, irascible, reclus, routinier, taciturne, territorial.

Cycle : la Lune de la Moisson. 

Animal Totem complémentaire : Oie des Neiges et le Castor. 

Couleur : violet. 

Forces : travailleur, intelligent, efficace, pratique, droit, méticuleux, analytique, modeste, discret, imaginatif. 

Faiblesses : très critique, antisocial, pointilleux, perfectionniste, anxieux, irascible, reclus, routinier.

Si vous ralentissez votre cadence lorsque l’hiver arrive, vous êtes Ours Brun ! Les Amérindiens vénéraient cet animal, symbolisant la force et la joie de vivre.

Votre nature chaleureuse fait l’unanimité et votre présence rassure. Méticuleux, vous prenez soin de tout et ne laissez rien au hasard. L’élément Terre renforce votre besoin de ténacité, votre courage et votre équité, vous pouvez accéder à des fonctions importantes. Pour les Amérindiens, Ours Brun est un maître bienveillant.

Mais gare à vos colères : elles sont foudroyantes ! Si on piétine vos terres sans autorisation préalable, votre violence est spectaculaire. Mais très vite, vous vous calmez et passez à autre chose. La vie amoureuse de Ours Brun : Vous êtes peu démonstratif mais, lorsque vous engagez votre cœur et que vous tombez amoureux, votre fidélité est sans faille. De plus, vous un parfait collaborateur et devenez vite indispensable dans toute entreprise. Par ailleurs, lorsque vous rencontrerez le partenaire de votre vie, n’oubliez pas de lui expliquer qu’il doit signer avec un contrat d’amour valable pour un demi-siècle minimum !

Mais essayez de faire cela en douceur, car c’est quand même beaucoup, non ?

Votre totem minéral : L’Améthyste. Cette pierre symbolise le bon jugement, le courage et la justice. Les chefs indiens en portaient toujours sur eux. De plus, elle protège son possesseur contre les problèmes psychiques et lui donne la clarté d’esprit. Elle peut garantir contre la traîtrise.

Votre totem végétal : la Violette.

Les Amérindiens utilisaient ses feuilles et ses fleurs comme antiseptique et expectorant. En infusion, elle est efficace contre les troubles respiratoires. Utilisées en compresse, elle dissipe les migraines, traite certains problèmes de peau ainsi que les maux de gorge.

Carrière : Ours Brun est calme, méthodique et méticuleux. Son esprit pratique et logique lui permet d’analyser de grandes quantités d’informations. De nature perfectionniste et critique, il excelle dans l’écriture, les études académiques, l’enseignement. Il se remet en question, paraît anxieux dans son travail, se demandant comment ses efforts vont être perçus.

ours

Il a besoin d’être supervisé car, seul, il hésite à prendre des risques. Il est un assistant parfait, suivant les directives à la lettre. Il a tendance à se noyer dans les détails et manque souvent de sociabilité. Il s’applique à toutes les tâches avec acharnement et se fixe des objectifs dont la barre est placée haut. Cela peut générer du stress s’il n’est pas régulièrement félicité pour ses efforts. Ours Brun a besoin de se sentir utile ; il soutient les autres en utilisant son esprit aiguisé pour trouver des solutions.

Il aime bien garder ses repères et travailler dans une structure bien définie. Il s’épanouit dans les domaines de la comptabilité, de la recherche, de la banque, de l’administration, de la science, etc. Du fait de son lien avec la terre et la guérison, il est aussi attiré par les professions médicales et paramédicales. Comme chef, Ours Brun est extrêmement critique et à cheval sur les règles à suivre. Il s’attend à ce que ses employés soient ponctuels, efficaces et méticuleux.

Il n’est pas naturellement un dirigeant, à moins de gérer le département technique ou financier d’une entreprise. Ours symbolise la Force primordiale, la Souveraineté. Il est toujours considéré comme un dignitaire. Il symbolise également la protection, l’attente des beaux jours. Il n’apparaît jamais dans la mythologie celtique, mais il est représenté sur les manuscrits enluminés par les moines celtes. Sa force, sa vigueur, associées à son habitude d’hiberner, font de lui non seulement un compagnon appréciable, mais aussi un excellent guide dans l’univers des rêves et du sommeil.

Le nom du héros Arthur est issu du terme gaélique désignant Ours ; peut-être en a-t-il hérité d’une ancienne divinité. Le dieu Math possède lui aussi les qualités spécifiques d’Ours. Ours est hiberne dans des grottes pour s’isoler de ce qui l’environne. Aussi comme animal pouvoir il indique que vous devez chercher à l’intérieur de vous pour exaucer vos souhaits et vos aspirations ou pour trouver des solutions aux problèmes.

L’Ours enseigne l’atteinte de nos buts. De même qu’Ours se retire du monde extérieur quand il hiberne, ainsi vous devez vous retirer de vos complications et prendre refuge à l’intérieur dans le silence où réside le pouvoir de connaître et où sont cachées les réponses dont vous avez besoin et l’harmonie à laquelle vous aspirez. Ours souligne aussi l’importance du temps du rêve le temps de nourrir vos rêves et vos aspirations dans une période de tranquillité et de chercher le moyen de le posséder de façon qu’ils deviennent des réalités pratiques.

L’Ours est le pouvoir de la méditation. Aussi, si vous avez un Ours comme animal pouvoir, demandez-lui à trouver le centre de votre être, le lieu d’équilibre et d’harmonie parfaite, et de faire en sorte que le temps du regard intérieur intègre votre habitude quotidienne. Pour les druides, Ours manifestait la puissance du pouvoir temporel, comme le faisait Lion dans les régions du Sud.

 Le nom d’Ours, Artus, est reconnaissable dans l’irlandais art, le gallois arth, dans le breton arzh ainsi que dans le nom du roi Arthur, nommé roi du peuple des Ours et roi polaire, en relation avec la Grande et la Petite Ourse, surnommées cerbyd Arthur : le char d’Arthur. Dans les mythes et légendes druidiques, Ours Royal est toujours l’opposé de Sanglier, l’image de la fonction sacerdotale attribuée aux druides.

Toute sa vie, Arthur le chasseur-roi, poursuit Twrch Trwyth, la Truie de l’Autre Monde, manifestation de la Grande Déesse, afin de posséder les deux pouvoirs. Votre besoin de stabilité et de repères pourrait bien entraîner votre perte : sachez partir à l’aventure et libérez vos émotions, la création d’une famille pourra vous y aider car vous avez toutes les qualités requises, c’est en mettant vos qualités au service d’autrui que vous vous libérerez de votre peur et cesserez d’être un solitaire. Ours sera également un guide pour prendre le leadership dans votre vie. Cet animal est généralement craint et admiré pour sa force. Sa présence inspire le respect. Sa force et sa stature imposante sauront vous pousser à prendre le rôle de leadership dans votre vie et à agir sans crainte. Lorsque vous appelez la puissance du totem de Ours, laissez-vous inspirer par sa force intérieure, son audace et son assurance, et regardez comment vous pouvez les affirmer dans votre monde. Ours étant souvent associé au chamanisme dans de nombreuses traditions, cet animal totem peut symboliser les capacités de guérison et le rôle de guérisseur. Si Ours se présente dans votre vie, il est peut-être temps de prendre soin de vos propres besoins en matière de guérison, que ce soit au niveau physique, émotionnel ou spirituel.

Publié dans OURS | Pas de Commentaires »

Le Lion : la Force, le Courage

Posté par othoharmonie le 4 décembre 2016

 

Le Lion, souverain roi des animaux, est symbole solaire lumineux à l’extrême. Force, affirmation de soi ; courage, faire face aux défis de la vie avec assurance ; des émotions fortes comme la colère, l’agressivité dirigée contre quelqu’un d’autre ou vers vous ; la tension ressentie pour faire face à ces sentiments…

Le Lion a les qualités et les défauts d’un roi. Incarnation du pouvoir, de la sagesse et de la justice, son excès d’orgueil et son assurance en font le symbole du père, du maître, du souverain, ébloui par sa propre puissance et aveuglé par sa propre lumière. Il devient tyran en se croyant protecteur. Lion, symbole de justice, est garant du pouvoir matériel ou spirituel et sert de monture ou de trône à de nombreuses divinités. Il orne le trône de Salomon tout comme il orne le trône des rois de France et des évêques médiévaux. Il sert de trône au Bouddha. Lion est aussi symbole du Christ-Docteur et l’emblème de l’évangéliste Marc.

le lion force et courage

Il est symbole d’une volonté impérieuse et de la force incontrôlée et un symbole de résurrection. Les Bambaras en ont fait une allégorie du savoir divin. Aujourd’hui dans nos sociétés, le Lion superbe et généreux est devenu un macho phallocrate. Le Lion ventru est symbole d’avidité aveugle. Son rugissement profond et sa gueule grande ouverte sont un symbole sombre et chthonien. Il est ici apparenté aux divinités infernales qui happent le jour au crépuscule et le rejettent à l’aube.

 L’animal totem Lion remporte le prix du combattant le plus implacable face aux défis de la vie. Avoir Lion comme totem, c’est bénéficier d’une abondance de courage et de force pour surmonter les difficultés qui se présentent à vous. Cet animal pouvoir peut également être un indicateur de la présence d’une situation d’agression, ou d’une personne menaçante ou difficile à maîtriser, ou encore des émotions brutes comme la colère ou la peur. L’esprit du Lion est généralement associé à la force intérieure. Si Lion apparaît comme un totem puissant pour vous, sa présence peut être interprétée comme une représentation positive de votre confiance ou de pouvoir personnel. Cet animal protecteur invite à compter sur les qualités de force, de courage et de confiance en soi. Les Lion sont des félins qui dominent les autres animaux dans la nature. Rappelez-vous par exemple l’expression « le Lion, roi de la jungle ».

Quand vous avez cet animal totem, cela peut refléter votre capacité à conduire et diriger les autres ou une tendance à dominer dans les relations ou au travail. Cet animal totem pourrait mettre en lumière un de vos points faibles ou une situation difficile à gérer. Il cherche peut-être à vous montrer la façon de traiter le problème et de continuer à résoudre vos problèmes avec courage. Aussi, Lion peut-t-il représenter une figure d’autorité imposante qui a un impact dans votre vie. Cet animal peut aussi indiquer une relation conflictuelle avec certaines formes de pouvoir ou d’autorité en général. Il peut symboliser le pouvoir, l’autorité, les règles ou les forces dominantes dans votre vie. Par exemple, le rêve d’un lion menaçant peut symboliser l’influence d’un patron dominateur ou exploiteur, celle d’un professeur trop exigeant ou d’un partenaire qui vous tyrannise dans votre vie quotidienne.

Si vous rêvez d’être poursuivi par Lion, cela peut représenter une tension intérieure dans votre vie éveillée. Un scénario de rêve commun consiste à se sentir menacé ou pourchassé par cet animal sauvage connu pour dévorer sa proie sans pitié. Vous êtes sa proie. Vous essayez d’échapper, mais il reste derrière vous. Rêver d’être poursuivi par Lion est l’un des thèmes les plus communs lié à cet animal. Ce rêve pourrait pointer vers la colère que vous ressentez envers une personne, ou des élans d’agressivité dont vous faites l’objet. Il s’agit peut-être aussi d’un avertissement de votre animal totem qui tente de mettre en lumière le fait que vous êtes en prises avec des émotions difficiles.

Puissance de l’énergie féminine, Lion nous permet de diriger un groupe de façon positive et sans une soif immodérée de pouvoir. Son courage est souvent un atout lors d’événements difficiles. Apprenez à vous détendre ; ne transposez pas le stress d’une situation à l’autre. Renforcez les liens familiaux. Force, courage, énergie. Évacuez stress et tension.

La femelle Lion chasse et tue les proies, nourrit le groupe et prend soin des jeunes. Elle est la force nourrissante dans tous les sens du terme. Le mâle rugit pour effrayer les proies et pour les forcer à aller vers la Lionne, qui attend patiemment le bon moment d’attaquer. Bien que le mâle soit le protecteur du groupe, il ne recherche pas la confrontation ni les attaques inutiles. Il agit seulement lorsqu’il est défié et combattra jusqu’à la mort pour protéger, mais en réalité il préfère la vie facile, paisible. Lion, en tant qu’animal guide, nous enseigne la magie de l’interaction dans le groupe, l’énergie du groupe. Il nous apprend également les secrets du silence et de la patience. La patience permet de prêter attention aux détails. Lion nous suggère de nous analyser avec attention afin de comprendre quelles sont nos forces et nos faiblesses, et d’attendre le bon moment pour agir et prendre plein avantage d’une situation donnée. Apprenez du Lion le bon moyen d’utiliser le pouvoir et la force.

Le lion

Restez calme, tranquille, sûr de votre pouvoir. Mais si c’est nécessaire, n’hésitez à vous battre pour les choses qui vous sont importantes. Cet animal a un bon karma ! Il est le symbole du pouvoir impérial et de la sagesse royale. Il est aussi directement lié à l’histoire séculière et religieuse des peuples et des états. Pensez au « Cœur de Lion », la qualité que cela induit : le courage, la bravoure, l’enthousiasme. On associe au Lion : la capacité à vite récupérer, la capacité à guérir les émotions négatives, la force sexuelle. C’est en quelque sorte la vie de roi. Notez tout de même, pour être tout à fait honnête aussi, que le Lion ne fait pas grand chose dans la savane, sinon se pavaner.

C’est la Lionne qui chasse et ramène « au foyer » la pitance de chaque jour pour les Lionceaux. Méditons, méditons sur les légendes touchant aux mâles souvent bien lotis par les mythes quand c’est la femelle qui fait tout… À monde d’hommes, légendes d’hommes. Votre connexion avec le totem Lion est une invitation à apprendre à mieux contrôler votre humeur et à modérer vos pulsions agressives. Par exemple, vous pourriez prendre le temps de vraiment écouter ce que les gens ont à dire avant de réagir et vous en prendre a eux. Ou vous pourriez développez votre capacité à exprimer vos besoins ou votre colère plus ouvertement et de façon constructive, pour réduire votre niveau de frustration et celui des autres.

Publié dans LION | Pas de Commentaires »

Le crocodile et l’homme

Posté par othoharmonie le 20 novembre 2016

 

L’homme, qui a toujours vénéré ce qu’il craignait, a élevé le crocodile au rang de divinité, mais leurs rapports ont évolué au cours des temps. Sa réputation de mangeur d’homme et la qualité de sa peau en ont fait un animal pourchassé, et dont la survie était menacée jusqu’à l’adoption de mesures de conservation.

crocodile et l'homme

Honoré et déifié depuis toujours

Le crocodile est omniprésent sur les divers continents. On a découvert en Australie des peintures rupestres où figuraient des crocodiles et parmi lesquelles les aborigènes, bien avant les systématiciens, différenciaient déjà deux espèces distinctes. En Afrique, il est fréquemment évoqué dans les contes et très représenté dans l’art : portes de cases, bancs, poids… De très anciennes peintures de lui ont été retrouvées au Sahara où le crocodile du Nil n’existe plus depuis fort longtemps.

Le crocodile était honoré dans l’ancienne Égypte sous le nom de Sobek. De nombreux crocodiles momifiés témoignent de ce culte. Sobek était figuré sous la forme d’un homme à tête de crocodile surmontée d’un soleil. Les crocodiles étant surtout visibles lors des crues du Nil, les Égyptiens associaient Sobek à la fertilisation de la terre. Le Grec Hérodote rapporte que, dans certaines régions d’Égypte, chaque foyer possédait un crocodile « domestique ». Paré de bijoux et nourri tous les jours, il était embaumé après sa mort et conservé sur un autel.

Les œufs du crocodile étaient eux aussi vénérés des Égyptiens anciens. On en a découvert une grande quantité, enduits de poix et entourés de bandelettes, dans un caveau à Maabde, à côté de milliers de reptiles embaumés. Sur les bords du lac Moeris, une ville entière (Medinet-el-Fayoum) était consacrée à Sobek.

Cette déification du crocodile a disparu en Égypte mais s’est perpétuée dans d’autres régions. En Afrique occidentale, le crocodile est un personnage de la mythologie. En Côte-d’Ivoire, il est le destinataire légendaire des offrandes adressées par les Baoulés aux dieux du fleuve Comoué, au xviiie siècle, pour leur reine Abra Pokou, alors en exode.

Le commerce de « croco »

La principale cause du massacre de crocodiles est le commerce de leur peau qui, en quelques décennies, a réduit les populations de crocodiliens. Mal connus, ces animaux furent, avant le xixe siècle, longtemps considérés comme nuisibles, et on offrait des récompenses pour leur destruction.

En 1943, Hyatt Verril, voyageant en barque en Afrique, écrit, à propos de ces grands reptiles, qu’ils « étaient si abondants qu’on ne pouvait regarder dans aucune direction sans en apercevoir sur les berges ou flottant à la surface de l’eau ». Imagination ou réalité ? Dans les années 1970, les 23 espèces de crocodiliens étaient sérieusement menacées, mais des mesures de conservation ont été prises. Depuis 1971, le Crocodile Specialist Group de l’U.I.C.N. – un réseau mondial rassemblant des biologistes, des responsables de réserves naturelles et d’O.N.G., des représentants des gouvernements concernés, mais aussi des fermiers, des tanneurs et des importateurs – s’est engagé activement dans la conservation des crocodiles, caïmans et alligators, contribuant à réduire sensiblement les menaces d’extinction qui pesaient sur certaines espèces. Aujourd’hui, 8 espèces de crocodiles sont considérées par l’U.I.C.N. comme « vulnérables », en « danger » ou « en danger critique d’extinction », auxquels il faut ajouter l’alligator de Chine et le gavial du Gange, tous deux en « danger critique d’extinction ». .

crocodile

Vers le milieu des années 1950, on estimait qu’environ 60 000 peaux étaient exportées chaque année d’Afrique orientale. 3 millions de crocodiles du Nil auraient été tués en Afrique entre 1950 et 1980 pour le seul commerce du cuir. En quinze ans, l’Ouganda avait exporté 108 000 peaux. En 1979, 35 470 peaux de Crocodylus novaeguinae sortirent de Nouvelle-Guinée. Le crocodile a été massacré là même où il fut naguère idolâtré. L’arrivée à Madagascar d’un colon qui obtint, en 1920, le monopole de la chasse entraîna le massacre des crocodiles de la côte ouest. Les registres indiquent, pour l’année 1930, l’exportation de plus de 80 tonnes de peaux. On exterminait ces animaux pour leur peau, mais aussi pour l’ivoire de leurs dents qui servait à fabriquer des boutons et des manches de cannes, et pour leur graisse. À la fin des années 1980, à Madagascar, Crocodylus niloticus avait subi en quelques décennies une réduction extrême de ses effectifs et l’espèce ne subsistait sur l’île que parce qu’il occupait des sites très difficiles d’accès.

Le commerce de crocodiliens inclut la peau de l’animal et d’autres produits annexes ; pattes et têtes de jeunes servent de trophées, certains animaux sont naturalisés, d’autres sont exportés vivants pour alimenter les zoos et les ventes d’animaux « domestiques » ; d’autres encore sont vendus pour leur viande ; leurs dents et griffes sont commercialisées comme objets décoratifs, bijoux ou amulettes ; leurs ostéodermes servent d’engrais ou d’aliment pour le bétail ; l’urine et le musc entrent dans la composition de parfums… Pendant longtemps, 15 des 23 espèces étaient ainsi décimées. Aujourd’hui, sur les 17 espèces prises en compte par la Cites, 12 sont inscrites à l’annexe I (interdiction totale du commerce) et 5 à l’annexe II (dont le crocodile du Nil, le crocodile américain et le crocodile marin), le commerce de peaux et de trophées n’étant par ailleurs autorisé que dans certains pays.  

Le commerce de peaux s’est fait longtemps exclusivement à partir de la chasse d’animaux à l’état sauvage. On estime à environ 2 millions le nombre de peaux commercialisés chaque année dans les années 1970. Les trois quarts provenaient de caïmans. Au milieu des années 1980, ce chiffre a été diminué de moitié pour atteindre environ 1 300 000 peaux au début des années 2000, dont les trois-quarts issues de l’élevage en captivité (fermes et ranchs).

L’élevage de crocodiles

ELEVAGEPour répondre aux besoins du marché des peaux, tout en encourageant une conservation rationalisée des espèces, un système d’élevage de crocodiles a été institué. Les premiers établissements furent créés au Zimbabwe dès 1965. Il en existe au Mozambique, en Afrique du Sud, au Tchad, à Madagascar… On distingue deux sortes d’élevage : le ranch et la ferme. Dans le premier, les œufs et les jeunes sont récupérés dans la nature ; dans le second, l’élevage se déroule entièrement en circuit fermé, mais on renouvelle les géniteurs pour éviter les problèmes génétiques. Les accouplements et la ponte se font sur place, grâce à un cheptel de reproducteurs.

La ferme nationale de Lae, située en Papouasie-Nouvelle-Guinée, a été créée en 1979 et comporte plusieurs milliers de crocodiles. Elle fonctionne comme une ferme pouvant incuber 6 000 œufs à la fois, mais aussi comme un ranch achetant des crocodiles sauvages aux chasseurs. L’Australie compte également plusieurs fermes et ranchs qui élèvent Crocodylus porosus et C. johnsoni. Ranchs et fermes nourrissent les jeunes jusqu’à ce qu’ils atteignent une taille commerciale.

Dans les élevages de Crocodylus niloticus, il faut environ 6 ans pour que les jeunes atteignent 1,80 m. Les peaux ventrales, de 22-23 cm de large, sont les plus demandées sur le marché. Elles proviennent d’animaux âgés de 3 à 4 ans.

Pour certains, ce système encourage le commerce de peaux et le prélèvement d’animaux en milieu naturel pour alimenter les fermes. Pour d’autres, le passage de la chasse sans contrôle à l’élevage en captivité a été un succès pour la conservation des espèces même si le braconnage est encore fréquent malgré la prise de conscience des menaces qui pèsent sur ces animaux par les pays concernés.

 

Publié dans CROCODILE-ALLIGATOR | Pas de Commentaires »

Superstitions liées au rat

Posté par othoharmonie le 9 novembre 2016

 

On trouve par le passé et encore à l’époque actuelle, ici et dans d’autres pays, de nombreuses superstitions liées aux rats, donnant parfois lieu à des expressions toujours d’actualité. En voici un petit tour du monde.

Rappelons qu’une superstition est une croyance donnant à une situation une signification bien précise, ayant des conséquences soit positives, soit négatives. Par exemple, certains animaux ou la rencontre avec un animal dans certaines conditions va porter bonheur ou malheur. Les superstitions sont irrationnelles et n’ont aucun fondement scientifique. Les superstitions sont en général d’origine culturelle et varient donc fortement d’une région à l’autre et sont également dépendante du milieu social.

Café des rats

Nous avons choisi de faire un article sur ces superstitions car elles reflètent également l’image du rat dans l’esprit populaire. Nous le faisons donc de façon neutre, et tenons à rappeler que certaines de ces pratiques sont considérées comme de la maltraitance. Par conséquent, certaines superstitions reportées ici peuvent être choquantes.

Superstitions diverses

  • Si les rats rongent des meubles dans votre maison, particulièrement dans la chambre à coucher, quelqu’un de votre famille va bientôt mourir.
  • Si les rats quittent une maison sans en être chassés, celle-ci va s’écrouler.
  • Si les rats quittent le navire, c’est qu’il va sombrer.
  • Des rats sur un navire neuf sont signe de chance.
  • Des rats qui pénètrent dans une maison sans raison apparente sont une fois de plus annonciateurs de mort.
  • Un enfant qui jette au rat une dent de lait qu’il vient de perdre, en lui en demandant une nouvelle, plus belle et plus solide, aura une jolie dentition.
  • Une augmentation importante du nombre de rats prédit une guerre.
  • C’est un signe de bonne chance de voir un rat sauter d’un tiroir que vous avez ouvert.
  • Les rats ne restent pas dans une cave où il y a une taupe.

En Chine
En Chine, le rat est l’emblème de la timidité et de la mesquinerie. Heureusement, le rat est aussi le symbole de l’industrie et de la prospérité, étant donné son ingéniosité et son habilité à trouver et entasser d’importantes réserves de nourriture.

La superstition voulait que les rats soient doués du pouvoir de se métamorphoser en cailles au printemps, pour redevenir des rats à la huitième lune.

En Chine du sud, on mangeait aussi du rat en considérant que c’était un remède efficace contre la calvitie.

Comment faire fuir des rats de sa maison (choquant)

  • Enduire les rats de colle et de plumes et y mettre le feu.
  • Introduire de l’ail dans le rectum du rat, recoudre, et le laisser retourner auprès des siens. Le rat était alors censé raconter ses malheurs à ses copains et les décourager de s’approcher des hommes.
  • Planter dans les champs à protéger un écriteau avec la formule magique suivante: « Je vous conjure tous, méchants rats qui êtes ici, de ne me faire aucun tort. Je vous défends ce champ, et si après ma défense, je vous y retrouve jamais, j’atteste la mère des dieux que je vous couperai en sept morceaux! »
  • Placer un baril de bière là où il y avait des rats et faire flotter sur la bière une grande quantité de bouchons de liège. Les rats sont censés prendre les bouchons pour un couvercle stable et s’y aventurer. Les bouchons se dérobent sous leurs pattes, et ils n’arrivent plus à sortir du tonneau. Ivres sous l’effet de l’alcool, ils se noient.
  • Le premier dimanche du carême, aspergez trois coins de votre grenier d’eau bénite. Les rats sont alors censés s’enfuir par le quatrième coin.
  • Adopter un rat albinos. En le voyant, les rats sauvages le prennent pour un fantôme et déguerpissent.
  • Lire l’Evangile selon saint Jean dans trois coins d’une maison: les rats s’échapperont par le quatrième. Sagement choisi, ce quatrième coin peut même les diriger vers la maison d’un voisin trop riche que vous méprisez.

Rituel pour chasser les nuisibles
Un rituel est un acte ou une série d’actions ayant une valeur symbolique et effectué dans un but précis. Ce n’est pas un acte spontané, il est codifié et ses règles doivent être suivies très précisément. Quand on parle de rituel, on pense souvent aux rituels sacrés ou magiques. Pourtant il existe tout un tas de rituels (ou de rites) dans la vie de tous les jours, par exemple le fait de faire la bise à une amie (rituel social), de se brosser les dents toujours de la même façon (rituel privé) ou d’aller au bowling tous les jeudis soirs (rituel profane).

Dans le cas que nous vous présentons ici, il s’agit d’un rituel de type « sacré » mais qui trouve sa source dans les superstitions plus que dans la religion. Nous vous le livrons donc dans le même esprit que précédemment.

Matériel nécessaire

  • Des déjections ou des cadavres des animaux que vous voulez chasser, si possible desséchés.
  • De la poudre de pyrèthre (pour les insectes), des semences d’une plante toxique quelconque pour les rats.
  • Un mortier et un pilon.
  • Une poignée de sel consacré (consécration simple).

Préparation :
Pilez la poudre de pyrèthre (ou tout autre toxique naturel pour les animaux que vous voulez chasser) avec les cadavres ou les déjections desséchées et du sel consacré

Rituel :
Répandez la poudre sur les lieux en prononçant la prière suivante :

« Dieu Tout-Puissant et Éternel, Rétributeur de toute justice, Toi qui par la voix de Ton Ange, comme le rapporte en sa vision Ton serviteur l’apôtre Jean, a ordonné aux sauterelles du dernier jour de ne point nuire aux herbes de la Terre ni à tout ce qui est verdoyant, ni aux arbres, mais seulement aux Hommes qui ne portent point sur le front le signe du Salut par excellence, nous te supplions, ô Seigneur de toutes choses, afin que de ce lieu disparaissent tous les insectes nuisibles, qu’ils sortent de ce lieu (de cette demeure, de ce jardin, de ces champs) et qu’ils s’en aillent au loin en des lieux déserts sans apporter aucun dommage à l’homme, aux animaux et aux végétaux. Et s’ils s’obstinent ou si à leur instinct se substituent la volonté mauvaise et le désir de nuisance d’un homme ou des mauvais esprits, nous te supplions alors Seigneur, d’envoyer ton Ange exterminateur sur eux afin que le glaive de Ta Colère les fasse disparaître à jamais. Par Jésus-Christ notre maître et Seigneur et par Saint Jean son serviteur Amen. +++ ! »



Sur ces mots, vous jetez votre poudre, traçant devant vous un grand signe de croix.

Observation : ce rituel convient pour les jardins, mais il peut également être utilisé dans une maison.

rat d'eau

Rêver de rats
De tous temps, les rêves ont fasciné les hommes. On y voit souvent une représentation déformée de ce qui occupe nos pensées, mais pour d’autres il s’agit de quelque chose de plus « magique ». On parle par exemple de rêves prémonitoires, ou de présages. Essayer de comprendre la signification de nos rêves s’appelle « l’interprétation des rêves ». Ce dont l’on rêve prend alors un sens bien précis, dicté par une symbolique codifiée, qui dépend là aussi des cultures, comme pour les superstitions.

Voici quelques interprétations que l’on peut trouver lorsqu’un rat apparaît dans un rêve :

  • Relations perfides et nuisibles
  • Hypocrisie
  • Le tuer : victoire sur vos ennemis
  • Rêve de mauvaise augure qui annonce des problèmes de santé
  • Voir des rats en nombre : baisse de vitalité, fatigue
  • Etre attaqué par des rats : état dépressif
  • Les entendre ronger ou se déplacer : des soucis vous perturbent, une coupure affective peut engendrer également ce genre de rêve
  • Les voir courir librement : on est ardemment aimé
  • Voir des rats blancs : des plaintes et contestations
  • Vous êtes victime de la médisance de faux amis

Voyez-vous des rats dans vos rêves ? Quelles impressions en gardez-vous ? Une chose est sûre, nous sommes encore loin de comprendre le fonctionnement des rêves…

Le rat comme moyen de torture

Malheureusement, les rats ont été utilisés pour torturer. Cette image du rat suppliciant l’homme est restée, donnant une image de méchanceté et de cruauté au rat. Cette image, outre le fait d’être fausse, permet, je crois, de se détourner du fait que c’était des hommes qui torturaient d’autres hommes en étant cruels avec des animaux.

 Torture

« Dans les temps de torture », gravure du début du 20e siècle

L’un de ces supplices est abordés dans « L’homme aux rats » de Freud mais également dans « Le Jardin des supplices » d’Octave Mirbeau.

Koen DU SITE http://www.ratzine.fr/Societe/Art_Soc_Superstitions.html

Publié dans RAT et SOURIS | Pas de Commentaires »

La chauve-souris meilleure amie de l’homme

Posté par othoharmonie le 15 octobre 2016

 

Curieux ! L’espèce est réputée la plus détestée au monde. Le point sur un phénomène insolite au sein de la biodiversité.

En occident, la chauve-souris est souvent considérée comme vampire, fantôme ou esprit errant. On s’effraie de son vol en rase motte, on craint pour ses cheveux, et l’on s’inquiète de voir ces Dracula miniatures envahir nos maisons de campagne. Pourtant, symbole de longévité en Chine, synonyme de chance en Pologne, sacrée en Angleterre et en Australie, elle aiderait à lutter contre les ravages des insectes, serait l’alliée de l’agriculture biologique et l’amie de la biodiversité. Mauvaise réputation ? Réalité ? Qu’en est-il de la chauve-souris aujourd’hui ?

chauve souris amie de l'homme

L’image catastrophique de l’animal viendrait d’un amalgame courant avec le vampire. Or des 1100 espèces de chauves-souris qui peuplent la terre, 3 seulement aiment le sang. Précisons tout de suite que les 38 espèces européennes sont exclusivement insectivores et que les 3 espèces qui ternissent la réputation du mammifère vivent en Amérique du Sud. Elles sont minuscules, leur morsure concerne exclusivement les animaux des basses-cours et l’homme n’a rien a craindre de la chauve-souris. Au contraire. La médecine lui porte grand intérêt. En effet, les substances anticoagulantes de la chauve-souris hématophage sont utilisées pour lutter contre l’hémophilie. La texture particulière de leurs ailes aide à constater en temps réel l’effet de médicaments et la thermorégulation dont elles font preuve sous hibernation est très sérieusement étudiée pour des applications anesthésiques. D’un point de vue éthologique, des chercheurs de l’Université du Texas étudient leurs moyens de communication. Ils espèrent démontrer l’existence d’un langage primitif chez les chauves-souris, identique à celui des hommes. Une première dans le règne animal. Les clics et les bourdonnements émis auraient une signification, en les changeant de place ou en les mélangeant, cela signifierait autre chose. Une sorte de grammaire. Des neurologues ont depuis rejoint l’équipe des chercheurs.

Payer pour les exterminer plutôt que de les sauver

Pour admirer les qualités de la chauve-souris à l’état naturel, encore faut-il ne pas s’effrayer de son aspect. Merlin Tuttle, américain spécialiste mondial des chiroptères se souvient : « En 1978, National Geographic me demanda d’écrire un chapitre consacré aux chauves-souris dans le livre Les animaux sauvages d’Amérique. Les photos sélectionnées pour représenter les différentes espèces étaient affreuses. Des monstres ! Je leur ai dit : si vous deviez montrer un renard ou n’importe quel autre animal, vous ne choisiriez pas ces photos. Et ils étaient d’accord ! ». Depuis Merlin Tuttle a créé Bat Conservation International* (BCI), une fondation pour venir en aide au seul mammifère capable de voler. « En étudiant les chauves-souris à l’université, j’ai réalisé combien elles étaient menacées. J’ai alors choisi de mettre ma carrière scientifique entre parenthèse pour me consacrer totalement à leur protection. Tout le monde m’a pris pour un fou : un des dix plus grands spécialistes des chauves-souris interrompait sa carrière pour tenter de sauver l’espèce la plus détestée au monde ! Je ne pense pas que l’on puisse dire qu’une seule espèce est plus importante que les autres. Mais les programmes supposés œuvrer pour sauver la vie sauvage font rarement attention au rôle central des chauves-souris. Elles sont si impopulaires que l’opinion publique les a classées au rang des blattes et des animaux nuisibles. Lorsque j’ai fondé BCI, la plupart des gens aurait préféré payer pour exterminer les chauves-souris plutôt que de les sauver. Aujourd’hui c’est un peu moins dur qu’avant, mais c’est toujours un vrai challenge de protéger une espèce que les gens craignent depuis des siècles. Pourtant, quel que soit l’endroit sur cette planète, nous bénéficions tous de l’aide des chauves-souris. Il y a quelques années, je voulais étudier les chauves-souris du Tennessee et j’ai contacté un fermier qui possédait une grotte. Il m’a dit : tuez-en autant que vous le pourrez, elles sentent mauvais et me donnent une détestable réputation. Au lieu de lui dire que cet animal était en danger d’extinction et que je n’en tuerai pas, je suis descendu dans la grotte. Au sol, j’ai découvert des milliers d’ailes de doryphores, des insectes mangeurs de patates. J’en ai pris une poignée car j’avais vu des champs de pommes de terre à proximité et je suis sorti. Je lui montré ce que contenait ma main et très naïvement, je lui ai demandé : ça m’intéresse de savoir ce que ces chauves-souris mangent, vous savez ce que c’est ? Il a écarquillé les yeux et a dit : mais ce sont des doryphores ! Combien elles en mangent ? À peu près 30 kilos d’insectes en une nuit, pas seulement des doryphores, des moustiques, des mites… C’est tout ce que je lui ai dit. Plus tard, lorsque je suis revenu, il avait décidé que chacune de ses chauves-souris valait dans les 5 dollars et vous vous faisiez expulser à coup de fusil si vous dérangiez une seule d’entre elles ! »

chez francesca

200 tonnes d’insectes ingérés en une nuit

Je rejoins Merlin Tuttle à Bracken cave pour constater les qualités insectivores des chauves-souris. Au Texas, à 120 Km d’Austin, se trouve cette grotte très particulière, propriété de la fondation BCI. Tous les soirs, à la tombée de la nuit, 20 millions de chauves-souris mexicaines à longue queue s’envolent du site. C’est la plus forte concentration de mammifères au monde. Elles font disparaître 200 tonnes d’insectes en une nuit. Pour filmer la scène, je m’introduis dans la grotte. Je dois préciser que mes cheveux sont très longs et pas une chauve-souris ne me touchera. Une méchante rumeur vient de voler en éclat. Les milliers de chauves-souris partent à l’assaut des insectes en un ouragan vertigineux. Pas de battement d’ailes mais un vrombissement mystérieux qui donne la sensation que le groupe n’est plus qu’un organisme unique. Quel sentiment merveilleux de savoir que cette formation serrée nous débarrasse des fléaux imputables aux insectes. Moustiques, mites, criquets, sauterelles ou coléoptères… Sans les chauves-souris nous serions submergés en quelques jours.

Chauves-souris et agriculture biologique

Ces insectes attaquent les cultures, gâtent les fruits, dévastent les champs. Un constat bien connu des agriculteurs. Certains font confiance au « tout chimique », d’autres, prônant le bio, se tournent vers la chauve-souris. Et pour ceux qui n’ont ni grotte, ni mine pour accueillir le mammifère, BCI a fabriqué des « bat house », petites maisons conçues pour abriter les colonies. Frank Bibin est l’un de ces agriculteurs. Il habite en Georgie, aux Etats-Unis. « L’idée d’attirer les chauves-souris nous est venue en lisant une brochure éditée par Merlin Tuttle. Il expliquait qu’elles étaient le moyen d’éradiquer les insectes nuisibles. On a trouvé que c’était une bonne idée dans la mesure où l’on avait décidé de passer à l’agriculture biologique. Nous avons construit notre première maison pour chauves-souris en 1998 et nous avons attendu 18 mois pour que 25 d’entre elles s’y installent. À la fin de l’année, elles étaient 125. Alors nous avons construit une deuxième « bat house » et une nouvelle colonie est arrivée en 30 jours seulement. Notre population de chauves-souris fluctue aujourd’hui entre 3500 et 4500 spécimens. Elles ont considérablement réduit le nombre d’insectes nuisibles au point que nous n’utilisons plus du tout d’insecticide. D’autre part, le guano, ces déjections récupérées au pied des « bat house », nous sert de fertilisant naturel ». Autre exemple, en Floride. L’université de Gainesville était envahie par les moustiques. En septembre 1991, la ville entreprit de construire une « bat house » géante. Au printemps, 18 mâles s’installèrent, puis 300 autres. Trois ans plus tard, 1000 femelles séduites, colonisèrent à leur tour « l’établissement ». En mai 1998, on comptait 70.000 chiroptères qui consommaient chaque nuit quelques 60 millions d’insectes nuisibles. La population de chauve-souris attira des prédateurs, hiboux et faucons, favorisant l’émergence d’une nouvelle biodiversité. L’expérience, très positive, fut reconduite non loin de là, du côté du lac Alice.

En France aussi

Les Français s’intéressent depuis peu à ses gîtes artificiels pour chauves-souris. Le groupe de chiroptères de Midi-Pyrénées* lance régulièrement des campagnes de sensibilisation auprès des particuliers et des agriculteurs et propose des plans de construction de « bat house ». En Ariège, la fédération Rénova* travaille pour la réhabilitation du patrimoine fruitier et s’engage pour la protection du mammifère. « Les chauves-souris mangent la carpocapse, un papillon nocturne qui pond dans les pommes. Notre but est de sauvegarder les variétés fruitières locales qui font la richesse de notre terroir et de préserver la biodiversité ». À l’heure où l’on observe une prolifération des insectes tropicaux et un élargissement de leur territoire dû au réchauffement climatique, il serait temps d’encourager ces initiatives et de réagir.

Haro sur le Chikungunya !

Et pourtant. Alors que le développement durable est dans toutes les bouches, les autorités françaises ont dispersé des quantités impressionnantes d’insecticides à la Réunion pour contrer le Chikungunya au lieu d’inciter au repeuplement de l’île en chauves-souris. La nocivité des produits chimiques a fait disparaître quantité d’insectes, pollinisateurs compris, et par effet rebond, les dernières chauves-souris. Il est probable que le Chikungunya reviendra, porté par des moustiques résistants aux insecticides, obligeant une surenchère de produits chimiques. Le combat contre ce fléau viral ne fait que commencer. Cet été, pour la première fois dans le sud de la France à Nîmes, deux personnes ont déclaré le Chikungunya. N’oublions pas que la pipistrelle, chauve-souris commune de nos campagnes avale 600 moustiques à l’heure. Alors avis à ceux qui possèdent un jardin, n’abattez pas systématiquement vos arbres morts, ils sont des nichoirs naturels. Et si d’aventure une chauve-souris vole en rase motte près de votre tête, réjouissez-vous. Elle vient probablement de vous protéger de piqûres.

chauvesouris

70% des fruits tropicaux disparaîtraient

Les chauves-souris pollinisatrices apportent elles aussi leur lot de bénéfices. Si abeilles et bourdons sont indispensables à la pollinisation des végétaux sous climats tempérés, il en est autrement dans les pays tropicaux ou désertiques. En Afrique, Amérique du Sud ou Indonésie, la température impose aux fleurs de ne s’ouvrir que la nuit pour éviter une dessiccation par évaporation. Ces végétaux sont donc tributaires des chauves-souris nocturnes pour survivre et se reproduire. Les cactus, petits écosystèmes offrant ombre et humidité dans les déserts et baobabs, véritables arbres de vie, doivent leur pérennité aux chauves-souris. Une très grande variété de végétaux, plantes et arbres dépendent d’elles pour leur survie. Bananes, dattes, mangues… 70% des fruits tropicaux disparaîtraient de nos assiettes sans les chiroptères pollinisateurs. Quant aux frugivores, elles sont les alliées de la reforestation. Elles digèrent les fruits en 15 minutes seulement et dispersent les graines en déféquant en vol, alors que les oiseaux libèrent leurs excréments au repos sur une branche d’arbre déjà existant. D’autre part, les chauves-souris, à l’inverse des singes et des volatiles, aiment les espaces découverts et n’hésitent pas à coloniser les sites abandonnés par l’homme. Usines désaffectées et ruines oubliées abritent différentes colonies qui contribuent activement au reboisement.

Une vie entre parenthèse

Les qualités de la chauve-souris, pourtant manifestes, sont mal connues du grand public. Peu de personnes se soucient de leur disparition et des conséquences. Des 38 espèces européennes, 19 vivent une situation critique en France. Des 44 espèces américaines, un peu plus de la moitié sont en grand danger d’extinction. Menacée par la pollution et les insecticides à spectre large qui provoquent la raréfaction de la faune entomologique, elles sont également chassée ou dérangées dans leur sommeil. Durant l’hibernation, la chauve-souris réduit son rythme cardiaque à une pulsation toutes les trois minutes et sa température corporelle est de quelques degrés. L’énergie accumulée du printemps à l’automne doit lui permettre de tenir les 150 jours que dure l’hibernation. Si une intrusion humaine l’oblige à se réveiller, l’énergie consommée lors de ce réveil forcé provoquera sa mort et celle de toute la colonie ainsi dérangée. Et pourtant, à l’état naturel, les chiroptères comptent peu de prédateurs. Chouettes, hiboux et faucons dans les airs, parasites (tiques et puces) dans les grottes, serpents et chats lorsqu’elles nichent dans les arbres… la nature, habile dans la distribution des rôles au sein de la chaîne alimentaire avait décidé qu’avec un seul petit par an, la chauve-souris ne méritait pas d’être sévèrement chassée. C’était sans compter avec la disparition des sites sauvages, l’assèchement des zones humides, la pollution des sols, et la généralisation des monocultures. L’abatage systématique des arbres morts, la perte d’accès aux combles et toitures, ces sites de reproduction, accentuent la tendance. Elles sont même mangées par l’homme en Afrique et en Indonésie !

Ô rage, ô désespoir

Pour finir, la chauve-souris est l’objet d’une campagne de dénigrement sans précédent : On l’accuse de propager la rage. Pourtant, des études menées pendant 12 ans sur 800 chauves-souris par des chercheurs de l’Institut Pasteur et de l’université de Barcelone ont établi que le mammifère volant est contagieux seulement pendant 5 jours, et que dans ce cas, le virus n’affecte pas leur comportement et ne les tue pas. À l’inverse des chats, chiens et renards, la chauve-souris enragée ne mort pas ! Autrement dit, pour contracter la rage en côtoyant les chauves-souris, il faut réussir à en attraper une qui a le virus et l’embêter jusqu’à ce qu’elle vous morde. Le Quotidien du médecin a même précisé le 12 septembre 2005 que le virus de la rage transmis par la chauve-souris aurait une pathogénicité atténuée comparée à celle des autres animaux. En conclusion, la transmissibilité de la rage par la chauve-souris est très faible, les probabilités de l’attraper, minimum et l’argument semble un faux prétexte pour l’éradiquer.

Des villes qui agissent

Heureusement, une prise de conscience est en marche. Lentement. En Europe, la chauve-souris fait désormais l’objet de mesures de protection très encadrées et l’on tente de favoriser sa survie en aménageant les entrées de grottes, de clochers ou encore des ponts sous lesquels sont installées des briques creuses. On doit l’action de préservation la plus impressionnante à Merlin Tuttle. Au Texas, à la fin des années 80, un million de chauves-souris en quête d’habitat s’installent sous le pont de Congress Avenue Bridge. La population, effrayée, appelle à l’éradication. Tuttle intervient et explique aux médias leur utilité. La public est conquis. Depuis, chaque soir d’été, plusieurs milliers de touristes affluent pour admirer l’envol des chauves-souris. « Elles sont parties prenante de notre économie et génèrent 8 millions de dollars, juste à cause des touristes qu’elles attirent », m’apprend Cynthia Maddox, responsable du tourisme d’Austin. « Aucune autre mégapole ne peut se venter d’avoir plus d’un million de chauves-souris en centre ville » dit-elle fièrement. Avoir réussi à transformer une peur ancestrale en attraction touristique est la plus grande victoire de Merlin Tuttle. Il a si bien démontré leur intérêt que Mark Bloshok, ingénieur des ponts et chaussée aux Texas, s’est spécialisé dans la conception de ponts dont l’infrastructure encourage ces animaux à les coloniser. C’est ainsi que 1,5 millions de chauves-souris ont choisi pour nichoir le nouveau pont de Mac Neal Bridge. Espérons que cet exemple de cohabitation entre l’homme et l’animal fasse des émules. Comme aime à le dire Merlin Tuttle, « la vie sur cette planète ne serait pas la même sans les chauves-souris ».

 

En France : [->http://www.sfepm.org/groupeChiropteres.htm ]

Et [->http://www.ariegenews.com/news/news-2-17-805.html ]

BCI, Merlin Tuttle : [->http://www.batcon.org ]

Le livre (en anglais) : [->http://www.amazon.fr/Bat-House-Builders-Handbook/dp/0963824805 ]

 

Publié dans RAT et SOURIS, XXX - ARTICLES DE PRESSE | Pas de Commentaires »

L’histoire du Rat et de la Souris

Posté par othoharmonie le 2 août 2016

 

surmulotDans l’Antiquité grecque et romaine, souris et rat ne se distinguent pas vraiment dans le langage et de ce fait ils ne se distinguent pas non plus dans les croyances de l’époque. La souris est connue dans toute l’Antiquité alors que le rat aurait été introduit plus tardivement dans l’Antiquité greco-romaine. Ce rongeur est un symbole de la vie souterraine, il est tenu pour maléfique et nuisible, c’est un animal glouton et prolifique. Il dévaste les réserves alimentaires et les champs et il propage des épidémies. Strabon affirme que le rat a répandu la peste en Ibérie. Néanmoins, quelques valeurs positives sont également associées au rat et à la souris en Occident dans l’Antiquité. Pline l’Ancien dit, par exemple, que l’on ne doit pas négliger les rats puisqu’ils peuvent être porteurs de présages et ainsi rendre service.

Apollon était perçu comme un dieu agraire en tant que « dieu-rat ». Apollon Sminthéen (peut-être du crétois « sminthos » : chasseur de souris) sait propager les maux, comme la peste, mais il sait aussi les guérir. Il est alors lié à la médecine et à l’art divinatoire. Des souris blanches étaient élevées dans son temple.

Les rats ou les souris sont présents dans la littérature antique. On les voit ainsi apparaître dans la Batrachomyomachia, épopée parodiant l’Iliade. Cette épopée comique est généralement attribuée à Homère et pourrait ainsi dater de la fin du viiie siècle av. J.-C.. Elle prend comme protagonistes des grenouilles et des rats. Selon les anglophones, germanophones et hispanophones, il ne s’agit pas de rats mais de souris. Ce récit raconte la bataille entre les grenouilles et les rats (ou souris) à la suite de la noyade de Psicharpax, le rongeur, alors qu’il était sur le dos de Physignathe, le batracien. Ils apparaissent également dans de nombreuses fables de l’écrivain grec Ésope aux viie et vie siècles av. J.-C.. Les fables d’Ésope ont notamment inspiré les fables de La Fontaine et c’est à Ésope que l’on attribue la paternité du genre littéraire de la fable. Parmi ces fables, on peut citer, si l’on s’en tient aux titres donnés par Jean de La Fontaine, La Grenouille et le RatLe Rat de ville et le Rat des champs, Le Lion et le RatConseil tenu par les ratsLe Combat des Rats et des Belettes. Il y a également d’autres fables que l’on ne retrouve pas chez Jean de La Fontaine et qui concernent rat et souris comme Le Taureau et le RatLe Serpent, la Belette et les Rats et Le Lion qui a peur d’une souris et le Renard.

L’existence du rat et de la souris est indissociable de celle des hommes puisqu’ils évoluent près d’eux, mais le rat et la souris évoluent généralement dans des univers sombres tels les égouts, les cachots. Ainsi en Occident, la souris mais surtout le rat sont porteurs de symboles plus ou moins maléfiques, au même titre que des animaux tels le ver de terre, le crapaud, le serpent… Tous ont le point commun d’être jugés rebutants par l’homme de par leur aspect ou bien de par les maladies qu’ils peuvent véhiculer. Le rat est en effet l’un des agents transmetteurs de la leptospirose, ainsi que des nombreuses épidémies de peste qui ont parcouru l’Europe. Le rat et la souris souillent également certaines réserves alimentaires, ainsi il n’est pas étonnant que depuis le Moyen Âge, leur valeur symbolique soit généralement négative. Ainsi, la Bible les considère négativement à cause de leur rôle de nuisible. Ils sont jugés hostiles à l’homme et signifient alors le mal, la peste et le diable.

De par la nature superstitieuse des gens au Moyen Âge mais aussi de par l’image maléfique ou malfaisante des rats bon nombre de superstitions ont vu le jour. De même, pour se débarrasser de ces indésirables, d’autres superstitions ont vu le jour. Généralement apercevoir un rat est un funeste présage. Par exemple si des rats rongent des meubles dans une maison, particulièrement dans une chambre, c’est qu’un des membres de la maison ou de leur famille va bientôt mourir. Pour se débarrasser de cet animal malfaisant voire maléfique, on a parfois recours à des éléments religieux. Il faut notamment asperger trois coins du grenier d’eau bénite le premier dimanche du carême. Les rats doivent alors s’enfuir par le coin restant.

Conseil_Tenu_par_les_RatsLes différentes superstitions sur le rat sont les suivantes :

  • Si des rats rongent des meubles dans une maison, particulièrement dans une chambre à coucher, c’est qu’un des membres de la maison ou de leur famille va bientôt mourir.
  • Si des rats quittent une maison sans en être chassés c’est que celle-ci va s’effondrer.
  • Si des rats quittent un navire, c’est que celui-ci va sombrer.
  • Si des rats pénètrent dans une maison sans raison apparente, c’est une fois de plus annonciateur de mort.
  • Si un enfant jette au rat une dent de lait qu’il vient de perdre, en lui en demandant une nouvelle dent plus belle et plus solide alors il aura une jolie dentition.

Et celles pour s’en débarrasser :

  • Lire l’Évangile selon Saint-Jean dans trois coins d’une maison, les rats s’échapperont alors par le quatrième. Sagement choisi, ce quatrième coin peut même les diriger vers la maison d’un voisin trop riche que vous méprisez.
  • Aspergez trois coins du grenier d’eau bénite le premier dimanche du carême. Les rats sont alors censés s’enfuir par le quatrième coin.
  • Enduire les rats de colle et de plumes et y mettre le feu.
  • Introduire de l’ail dans le rectum du rat, recoudre, et le laisser retourner auprès des siens. Le rat était alors censé raconter ses malheurs à ses congénères et les décourager de s’approcher des hommes.
  • Planter dans les champs à protéger un écriteau avec la formule magique suivante: « Je vous conjure tous, méchants rats qui êtes ici, de ne me faire aucun tort. Je vous défends ce champ, et si après ma défense, je vous y retrouve jamais, j’atteste la mère des dieux que je vous couperai en sept morceaux! »
  • Placer un baril de bière là où il y avait des rats et faire flotter sur la bière une grande quantité de bouchons de liège. Les rats sont censés prendre les bouchons pour un couvercle stable et s’y aventurer. Les bouchons se dérobent sous leurs pattes, et ils n’arrivent plus à sortir du tonneau. Ivres sous l’effet de l’alcool, ils se noient.
  • Adopter un rat albinos. En le voyant, les rats sauvages le prennent pour un fantôme et déguerpissent.
  • On pouvait réciter cette phrase : « Rat, rate ou souriate, souviens-toi que sainte Gertrude est morte pour toi dans un coffre de fer rouge ; je te conjure, au nom du grand Dieu vivant, de t’en aller hors de mes bâtiments et héritages ».

Publié dans RAT et SOURIS | Pas de Commentaires »

Faucon : le Messager, la Mémoire

Posté par othoharmonie le 29 juillet 2016

 

Son clan : Épervier. Son élément : Feu. Son allié : Corbeau. Rapide, actif, débordant d’énergie. Capable de s’affirmer, de s’élever au dessus des problèmes. S’apparente au Messager, et enseigne à observer, à scruter le milieu qui nous entoure.

fauconLe  Faucon nous aide à saisir en plein vol une occasion en or qui se présente à nous, et peut également nous aider à examiner notre vie d’un plan plus élevé afin de mieux distinguer les obstacles qui freinent notre envol. Faucon a un rôle de messager comme celui des dieux grecs. Le cri de Faucon annonce toujours un événement joyeux ou avertit d’un danger. Il est important d’examiner attentivement la situation, et de se donner du courage pour passer à travers. Faucon apporte aussi le message invitant à tendre la main et à accepter les cadeaux du Grand Esprit qui sont déjà prêts mais ne sont pas encore perçus en tant que tels. Les personnes qui possèdent la force de Faucon sont de fins observateurs et aucun détail ne leur échappe ; ils ne perdent pas la capacité à voir les choses dans leur ensemble. Ils reconnaissent les signes. Si jamais vous veniez à entendre le cri du faucon, soyez attentif ! Il faut avoir une meilleure perspective pour pouvoir interpréter le message que le faucon vous aura transmis. Tu es splendide comme un oiseau de proie et tu appartiens à la période de l’éveil de la nature. Faucon fait de toi une personne rapide, active et débordante d’énergie. Courageux, persévérant et têtu, tu obtiens toujours ce que tu veux.

Tu es membre du clan de l’Épervier, qui t’unit à l’élément Feu. Tu peux donc être un meneur, un inspirateur, un dirigeant. Mais quels que soient tes projets, agis comme Faucon qui plane avant de fondre sur son objectif. Ne te précipite pas, examine soigneusement ce qui t’attire avant de te lancer. Il en va de même en amour, où tu as tendance à t’engager dans chaque nouvelle aventure à la vitesse de l’éclair. Laisse au moins la chance au coureur de faire les premiers pas et fais-lui croire que c’est lui qui décide : ta vie amoureuse s’en trouvera simplifiée. Suis les conseils de ton allié, Corbeau, car il est sage. Dépense ton surplus d’énergie en faisant du sport. C’est la meilleure façon pour toi de garder la forme et d’évacuer le stress qui te guette à la moindre occasion. Faucon enseigne à observer, à scruter le milieu qui nous entoure.

 Il apporte la Noblesse, la Purification. Il permet de voir notre vie sous son véritable aspect, de nous libérer des fardeaux inutiles et de renouer avec nos racines ancestrales. Lorsque l’on sait d’où nous venons et où nous allons, l’inspiration et l’enthousiasme remplissent notre vie.

Le Faucon, prince des oiseaux en Égypte, par sa beauté et sa force symbolisait le principe céleste. Il incarnait, entre autres, Horus, dieu des espaces aériens dont les yeux étaient le Soleil et la Lune, qui prenait la forme du Faucon ou d’un homme à tête de Faucon. Il était aussi attribut de Horus, symbole du soleil levant. Chez les Incas du Pérou, Faucon était emblème et symbole solaire. Tous les Incas avaient un « double » représenté sous la forme d’un Faucon, qu’ils appelaient Inti. Représenté mettant en pièces des lièvres, Faucon symbolise la victoire du principe mâle, diurne et solaire, sur le principe femelle, nocturne et lunaire. Toujours solaire, ouranien, mâle et diurne, Faucon est un symbole ascensionnel sur tous les plans.

Il indique une supériorité ou une victoire acquises ou en voie de l’être. Encapuchonné, il symbolise l’espérance en la lumière que nourrit celui qui vit dans les ténèbres. Il est l’image des prisonniers, de la lumière sous le boisseau, de la connaissance ésotérique. Avec la devise « post tenebras spero lucem », le faucon encapuchonné est l’emblème de beaucoup d’imprimeurs de la Renaissance. Faucon est le premier esprit totem de la roue de médecine des chamanes amérindiens. Il correspond au début du Printemps et à notre signe astrologique occidental du Bélier. Faucon voit tout de très loin et de très haut ; il est celui par qui arrive la Providence car il est à la fois ses yeux et sa griffe quand il s’abat sur une proie. Les natifs de ce signe sont les instruments du destin, et leur libre-arbitre n’est qu’apparent tant qu’ils n’ont pas appris la modération, car c’est par le biais de leur impulsivité qu’ils sont l’instrument de la providence et c’est en réfléchissant davantage, en tempérant leurs instincts et en prenant davantage les autres en considération qu’ils parviendront à une vraie autonomie.

Évolué, le Faucon est l’oiseau de Feu, le messager entre le ciel et la terre, celui qui est capable de transmettre la loi céleste aux hommes. Il devient alors Horus, le dieu soleil égyptiens à tête de Faucon.

faucon amourLes indiens Zuni l’associent au Zénith : le Soleil est alors tout autant bienfaiteur, parce que porteur de la pleine lumière, que nuisible, parce qu’il brûle alors facilement la peau, c’est la double tendance du Faucon : guide spirituel ou instrument de destruction. En alchimie, Faucon – ou Aigle dévorant le Lion – est symbole de l’affranchissement de la pesanteur, de l’envolée de l’âme.

Par l’association de Faucon à notre signe du Bélier, on peut décrypter ici un message limpide : le dynamisme et l’énergie, pour devenir spirituels, doivent en premier lieu détruire l’Ego et le goût du plaisir terrestre propres au Lion.

Physiquement, la personne Faucon est marquée par un corps d’apparence légère mais tout en muscle qui prédispose au sport, alliant force, réflexe et souplesse. Le regard est perçant, acéré et le nez aquilin. Faucon est actif, violent, impétueux, entreprenant, courageux, égoïste, impatient, arrogant, éveillé, passionné, romanesque, possessif, jaloux. Cycle : La Lune des Arbres en Bourgeons.

Animal totem complémentaire : la Corneille. Forces : entreprenant, enthousiaste, actif, vif d’esprit, pionner, optimiste, dynamique, spontané, chaleureux, courageux, honnête, aventureux, confiant. Faiblesses : impulsif, égoïste, impatient, distrait, tête brûlée. Protégé de Faucon, votre esprit est alerte et ouvert à toute nouvelle idée. Vous avez l’art de porter très haut les projets des autres et votre optimisme renverse les montagnes.

Chez les Amérindiens, Faucon symbolise l’espoir et la bonne nouvelle. Vous êtes relié à la puissance solaire. Votre énergie est donc grande et lumineuse. Votre rôle est avant tout d’éclairer et d’indiquer les bonnes orientations. Vos paroles, précises et convaincantes, apportent la sérénité et l’espoir. Ne soyez pas surpris si votre présence est souvent réclamée ! En amour, vous avez tendance à vous engager dans chaque nouvelle aventure à la vitesse de l’éclair. Laissez au moins la chance à l’autre de faire les premiers pas, et laissez-lui croire que c’est lui qui décide : votre vie amoureuse s’en trouvera simplifiée. Votre totem minéral : l’Opale.

Cette pierre est censée rendre invisible à volonté celui qui la porte. Son énergie provient du Soleil, de la Lune et du Feu. Ses multiples couleurs le rendent adaptable et lui donnent la possibilité de comprendre le message des ancêtres. Porter l’Opale sur soi peut libérer de certains blocages psychologiques et renforcer l’équilibre psychique. Votre totem végétal : le Pissenlit. Ses feuilles sont dentelées et d’un vert très brillant. Très riches en vitamines A, B, C et G, elles contiennent en outre du calcium et du fer. Les Amérindiens s’en servaient comme tonique pour ouvrir les zones d’énergie du corps.

Pour les natifs du Faucon, c’est un excellent décontractant. Comme Faucon se situe au départ du printemps et du cycle de la vie, il profite de l’énergie de l’Est, de l’éveil et des nouveaux départs. Quel que soit son âge, Faucon a toujours des réserves d’énergie. Plein d’enthousiasme, il se lance à corps et âme dans toute activité. Il est ambitieux et généralement très compétitif. Il sait élaborer des plans d’action et les mettre en place rapidement. Il préfère la variété dans son travail et a besoin d’un environnement vivant. Il recherche une certaine liberté d’expression et la sensation d’avancer dans son travail.

La question que le Faucon se pose généralement est : que va-t-il se passer après ?

faucon2Ainsi, il change souvent de travail ou d’activité pour constamment se trouver en face de nouveaux défis. Il conserve rarement un poste ennuyeux et routinier à moins qu’il n’ait développé d’autres activités et passions stimulantes en dehors de son travail. Faucon est passionné et impulsif, il recherche les situations difficiles qui l’incitent à agir ou à prendre des décisions rapidement. Il s’épanouit dans les domaines en constante évolution comme l’électronique, la médecine dentaire, la psychiatrie, l’informatique ou les carrières où il peut diriger des projets comme entrepreneur, chef de production, entraîneur sportif, pompier, sauveteur, etc. En tant que chef, Faucon sait inspirer et motiver ses employés. Il est exigeant et, du fait de son esprit compétitif, il n’accepte pas les défaites, il a parfois des attentes irréalistes envers ses collaborateurs. Il encourage et apprécie les initiatives et le travail bien fait. Il est très direct et droit, donc facile à cerner. Avec lui, on sait à qui on a affaire. Le Faucon le plus célèbre de la mythologie celtique est celui d’Achille.

Dans un dialogue énigmatique avec l’Aède Fintan, il témoigne d’un savoir étendu, dont l’origine se perd dans la nuit des temps. Faucon symbolise donc la mémoire ancestrale, dont le rôle revêt une importance primordiale dans la pratique chamanique. Si Faucon vous escorte dans vos voyages intérieurs, vous irez loin et atteindrez peut-être même le royaume des ancêtres qui portent l’ensemble du savoir dans leur âme et décident parfois de le partager avec ceux qui connaissent la façon appropriée de le demander. Manifestation du principe solaire, comme l’Aigle qu’il remplace parfois dans certaines régions, le Faucon annonce la victoire de la Lumière sur les ténèbres et représente pour cela un principe initiatique.

Changée en Faucon, Cerridwen initia le jeune Gwion qui devint le grand barde Taliésin. De même, le poète Amorgen chantait : « Je suis un Faucon sur une falaise ». Comme animal pouvoir, Faucon éveille non seulement la mémoire, mais aussi les éléments et les règnes, et il vous apprend à regarder. Faucon peut vous aider à être plus observateur et à voir la façon de se sortir des situations difficiles. Il vous encourage à exprimer la vie d’une perspective plus haute, de façon que vous soyez même de repérer de nouvelles occasions ainsi que des hasards qui pourraient entraver votre progression. Faucon vous encourage à examiner de plus votre vie quotidienne surtout pour y déceler des messages qui se cachent souvent derrière les évènements ordinaires. Les messages de l’esprit sont souvent à portée de main mais l’évidence nous les cache.

Si vous entendez le cri strident de Faucon au cours d’un voyage chamanique vous mettant en garde contre un évènement imminent qui peut vous contraindre à un déséquilibre, cela peut être aussi une exhortation à être hardi et décidé quand surviendra un évènement inattendu. Quoi qu’il en soit, Faucon vous encourage à suivre les diktats du cœur

Sur le blog de Francesca http://francoise1.unblog.fr/

Publié dans OISEAUX | Pas de Commentaires »

Une truffe du chien à 220 millions de cellules sensorielles

Posté par othoharmonie le 18 mai 2016

 

Le chien depuis la plus haute antiquité a toujours, de par ses qualités d’attention et ses facultés olfactives, joué un rôle complémentaire à côté de l’homme. Dressé pour le combat, mais aussi pour sa vigilance, ses facultés olfactives ont toujours été mises en évidence pour aider, secourir, assister, découvrir. Chiens d’avalanches, d’aveugles, sauveteurs, policiers, de recherche d’êtres humains, de drogues, d’explosifs de catastrophes, de pistages… Depuis les temps anciens les qualités olfactives du chien ont toujours été mises au service de l’homme. Pourquoi ? Simplement du fait que ses aptitudes olfactives sont nettement supérieures à celles de l’homme. En effet, le chien peut percevoir 500.000 odeurs contre 4.000 pour l’homme. La truffe du chien recèle un labyrinthe dans lequel se niche 120 à 220 millions de cellules sensorielles, alors que l’être humain n’en possède que 5 millions. 

 chien et sa truffe

L’odorat du chien est un million de fois plus sensible que celui de l’homme. La reconnaissance des aptitudes sanitaires du chien remonte aux Egyptiens qui utilisèrent les chiens de Numidie pour aller chercher, de nuit, les blessés sur les camps de bataille après les combats. Les chiens possèderaient donc la faculté de distinguer la vie dans un corps inerte et peuvent ainsi signaler les blessés pouvant être secourus. C’est pourquoi l’utilisation du chien et de son flair comme source d’information et d’aide au diagnostic, n’est contestée par personne. Force est alors de reconnaître que l’odeur est porteuse de sens et d’informations qu’il convient de décoder. Si on accepte que la maladie puisse se traduire par une odeur particulière et que l’olfaction humaine soit insuffisante pour l’identifier, par contre, les capacités olfactives du chien peuvent y pallier. Dès lors il pourrait devenir un excellent prédicateur et une aide précieuse à l’identification d’une pathologie dont celle du cancer. 

Les découvertes ont toujours pour origine l’ouverture et la capacité de mettre en corrélation des choses qui semblent très éloignées les unes des autres. Si Archimède n’avait pas pris la liberté de se rendre au bain et d’observer un objet flottant aurait-il trouvé la réponse à sa problématique ? Ceci met en évidence la nécessité de sortir d’un cadre étroit pour apporter un autre regard et trouver une réponse, en apparence, éloignée de la question d’origine. 

Dogue_de_Bordeaux

Des comportements inhabituels

C’est le comportement de certains animaux de compagnie qui ont attiré l’attention de leur propriétaire, et permis de mettre en corrélation ces comportements avec ce que la médecine a confirmé ultérieurement. Dès 1989, la revue médicale, The Lancet, rapporte que le dalmatien d’une femme n’arrêtait pas de renifler une tâche qu’elle avait sur la jambe. Il s’avéra que celle-ci était un mélanome malin. « Il me sautait dessus, sentait mon haleine, grattait ma poitrine » explique une sexagénaire originaire du Royaume-Uni. Ce comportement de son labrador attire son attention et l’invite à consulter son médecin. Une mammographie suivie d’une biopsie confirme la présence d’un cancer du sein à un stade précoce. J’ai personnellement vécu quelque chose de semblable. Le chien d’une amie dès que j’étais nu-pieds ne cessait de me lécher les pieds. Je n’y ai apporté aucune attention particulière si ce n’est que je l’exhortais d’arrêter. On me découvre alors un cancer du sein. Je constate qu’une fois ce dernier traité le chien arrête ce comportement ce qui m’interpelle. L’été dernier le même manège se répète et suscite bien sûr mon attention. Cependant je me vois mal aller faire part au corps médical de mon observation et des craintes qu’elle génère en moi. Dès le mois d’octobre alors que peu d’indices permettaient de suspecter une récidive, on me découvre des métastases hépatiques. 

Observations constats, mises en relation de situations, d’indices, d’observations qui semblent n’avoir aucun lien plausible. Voilà ce qui ouvre des portes à d’autres champs de recherche ! C’est l’article publié par The Lancet qui a retenu l’attention du Docteur McCulloch, médecin, chercheur et épidémiologiste, qui a étudié la médecine chinoise. Il a lancé sa première étude sur ce sujet à l’installation de sa clinique de médecine intégrative de Pine Street à San Anselmo en Californie. Il désirait faire la preuve de cette anecdotique découverte sur une grande échelle. Pour ce faire il a dressé cinq chiens issus de programme de chien-guides pour les aveugles et de chiens ordinaires de voisinage. Leur formation est basée sur des mesures incitatives et de récompenses pour identifier les échantillons d’haleine d’hommes et de femmes diagnostiqués avec un cancer du sein ou du poumon. Le but : voir si les chiens pouvaient repérer, parmi un groupe d’échantillons sains, les échantillons cancéreux. 

Catala3Le principe volatile était l’haleine retenue dans une sorte de « laine » de synthèse. Les résultats publiés en 2006 dans Integrative Cancer Therapies sont surprenants. Les chiens obtenaient un taux de réussite exceptionnel dans l’identification des échantillons d’haleines de patients atteints du cancer. Une exactitude de 99% pour le cancer du poumon et de 95% pour le cancer du sein. La précision peut aller bien au-delà. En effet, les chiens ont détecté un cancer dans 24 des 25 échantillons d’haleine d’une femme qui était, à tort, inscrite comme sujet témoin sain ! Les études dans ce sens se sont poursuivies avec la volonté d’aller de plus en plus loin pour établir un diagnostic fiable le plus en amont possible de l’apparition de la pathologie. L’un des derniers exemples en date a été présenté en mars 2015 à l’occasion du congrès annuel de la Société Américaine d’Endocrinologie. Frankie, un chien renifleur dressé a été en mesure de détecter le cancer de la thyroïde avec une précision de 90%. Encore mieux le chien a été en mesure de détecter les nodules bénins des cancéreux. Une étude menée en 2014 et conduite par le Docteur Gianluigi Taverna de l’Humanitas Research de l’Hôpital de Milan (Italie) a inclus 902 participants dont 362 hommes atteints d’un cancer de la prostate. Dans ce cas des chiens renifleurs, anciennement spécialisés en détection d’explosifs, ont détecté les patients malades dans 98 % des cas. Ces résultats sont corroborés par une étude menée à l’Hôpital Tenon de Paris. Un berger belge a réussi à identifier 30 des 33 échantillons d’urine de patients atteints de cancer de la prostate. Résultats encourageants quant on sait que les tests actuels ont un taux élevé de faux positifs conduisant à des interventions et des traitements inutiles. 

C’est bien là tout l’enjeu et la question. Le Docteur Arny Ferrando affirme « Nous sommes passés à l’étape suivante en demandant au chien de nous dire si le cancer existait avant même que le système de diagnostic médical ne le fasse. Nous avons voulu savoir : le docteur peut-il utiliser le chien pour aider au diagnostic ? » Jusqu’ici, les résultats conduisent les chercheurs à croire que la réponse est oui. « Nous avons examiné cela avec scepticisme, d’un point de vue scientifique, mais les données recueillies n’ont fait que valider le fait que les chiens présentent un potentiel clinique remarquable. » 

Un outil de diagnostic ?

La question se pose de comment faire entrer les remarquables performances olfactives du chien comme outil diagnostic plus souple et aussi plus efficace. L’idée de concevoir un « nez électronique » aux capacités identiques à celui de la truffe canine est un nouvel axe de recherche économiquement plus adapté et plus souple dans l’utilisation. 

Il s’agit donc de déterminer les bio-marqueurs des composés organiques volatiles (COV) présents dans les échantillons d’haleine ou d’urine. Une étude préliminaire récemment publiée dans le British Journal of Cancer, a révélé que des chercheurs, au Technion-Israël Institut of Technology de Haïfa, ont développé un capteur utilisant des nanoparticules qui distinguent avec succès une haleine saine d’une haleine cancéreuse. Il mesure en effet les niveaux de COV dans les échantillons en provenance de patients atteints de cancer du poumon, du sein, du côlon ou de la prostate, permettant de distinguer les différents types de cancer. La recherche se poursuit en espérant la mise au point d’un « Na-Nose » dans le cadre d’une étude plus vaste et de parvenir à mettre au point un capteur en vue d’une utilisation clinique.

LabradoodleExpériences et constats intéressants qui, de mon point de vue, ouvrent des portes au-delà de la problématique du diagnostic précoce et de la pathologie cancéreuse. L’observation qui reste la base de toute clinique et de tout progrès permet à un esprit ouvert, souple, de réaliser des associations dont on pourrait dire qu’elles sont contre-nature : je dirais plus volontiers contre logique, du moins la nôtre. 

Notre attitude est trop souvent celle de la fermeture et de l’impossible. Grande leçon de modestie ! L’animal serait-il plus fort que nous ? Ajoutons le scepticisme scientifique qui veut tout expliquer, reproduire, comprendre et qui a pour penchant naturel de jeter le bébé avec l’eau du bain. Force est de constater que les grandes découvertes ont pour base l’ouverture, la capacité à sortir d’un cadre de pensée trop restreint, d’oser porter un autre regard, d’établir des liens, d’être dans l’ouverture et d’observer ce que nous donne la nature qui à certains égards a réponse à tout. Il semble que notre défit d’homme est d’accepter ce qui est plus fort que nous et que seule notre réceptivité et notre ouverture, l’écoute de nos sensations, de nos intuitions augurera d’une progression. Sans cette ouverture et cette souplesse nous resterons dans le piétinement, englués dans nos certitudes sans pouvoir avancer. Il est donc nécessaire de se mettre à l’écoute de l’impalpable, d’accepter de ne pas comprendre, pour accéder à une autre dimension plus subtile, plus riche et plus généreuse qui ouvre des portes à celui qui accepte de lâcher ses certitudes pour trouver son chemin. Eloge à la souplesse.

SOURCE INREES

Publié dans CHIEN | Pas de Commentaires »

Le Sanglier « ennemi du peuple » et « Bête noire »

Posté par othoharmonie le 14 mai 2016

sanglier ennemi

 « Autrefois, était un temps où le gibier avait sa chance. Depuis, hélas ! Les choses ont bien changées. Il y a eu le catalogue de Manufrance, les boulettes de viande au cyanure et toute la gamme des fusils « Le Robust ». Au fil des ans, (…) l’homme a mis au point la chasse à courre, la battue administrative, la campagne de destruction des nuisibles… (…) Loup, Ours, Lynx, se mirent à disparaître… »  

Notable exception, le Sanglier a survécu à l’hécatombe. Autrefois appelé « Bête Noire », certainement du fait de la teinte sombre de sa livrée ; il est devenu véritablement aujourd’hui « La Bête Noire », au sens politico-économique « d’ennemi de peuple ».

Désigné comme tel, il est pourchassé par l’état-major technocratique. Cette traque est pilotée au plus haut niveau par le nouveau et tentaculaire ministère de l’écologie.

Le Sanglier fait de la résistance. Assiégé de toute part, confronté aux « impératifs de la modernisation de l’économie », menacé par les « aménageurs du territoire », les avancées des monocultures intensives de maïs et les promoteurs immobiliers, le Sanglier est livré à la vindicte professionnelle. Il est devenu « La Bête Noire » officielle d’une Nation toute entière et, à ce titre, fait l’objet de « lois d’exception ».

Un « Plan National de Maîtrise du Sanglier »  émanant du ministère de l’écologie définit les modalités de la guerre à mener contre l’animal forestier. Dans cette entreprise de protection d’un peuple travailleur, « usager de la route » en péril, les chasseurs sont en première ligne. Ils recueillent le rôle valorisant de « bras armé » de la Nation…

Entré en résistance, le sanglier téméraire, ou inconscient de ce qui l’attend, revendique encore la préservation de son espace naturel originel. Avec un courage incompréhensible, il défend sa liberté d’aller et de venir sur la totalité d’un territoire qui est le sien depuis des millénaires.

Aucune agressivité spontanée envers les hommes ne lui était connue depuis le néolithique européen. « Dans la nature le Sanglier n’attaque jamais l’homme » affirme la Hulotte en accord avec l’ensemble des naturalistes…
Que s’est-il donc passé pour qu’un « Plan National » organise une traque à « La Bête Noire » ?

La France en « état de siège », encerclée par un million de Sangliers

Depuis quelques années dans la Presse nationale, les articles qui parlent du Sanglier sont des appels à la Mobilisation Générale. Quelle que soit la couleur politique ou obédience religieuse du journal, le discours stéréotypé est unanime : la nation est menacée, c’est « l’état de siège, « le Peuple est en danger » et c’est « l’appel à la Guerre » : « Le sanglier est une menace permanente ! » « Un danger public ! » « Les dégâts aux cultures sont énormes » et « les forêts souffrent du Sanglier ».

« Ses vagabondages font régner l’insécurité sur les routes ! » »La sécurité des automobilistes est menacée ! » Les sommes dépensées en indemnités sont « colossales », « prolifération incontrôlée du Sanglier ». Tels sont les messages régulièrement et inlassablement martelés, tous les ans, dans les journaux les plus divers, généralistes  ou spécialistes .

En lisant ces textes, on découvre un pays en « état de siège ». Dans le Plan national officiel, définissant les modalités opérationnelles de la guerre au Sanglier, et reprenant les propos alarmistes et « doléances » des journalistes et agents économiques, on peut lire : « La présence de populations importantes de sangliers peut avoir un impact négatif : dégâts agricoles, dégradation des propriétés privées et de friches industrielles dans les secteurs urbanisés, collisions avec des véhicules automobiles, dégâts aux peuplements forestiers, risques sanitaires… La fréquence et l’intensité de ces nuisances INTERDITSvarient selon les départements… »

« Population importante » de Sanglier, émanant d’un ministère de l’écologie on peut considérer sans rire qu’il s’agit d’un effort de quantification très précis…

Un million de Sangliers peuplent l’Hexagone et, dans ce grand « royaume des hommes en arme », 500.000 Sangliers sont abattus chaque année par les chasseurs. Ces derniers, au nombre impressionnant de « 1,4 million de pratiquants », sont encore en augmentation selon les chiffres « optimistes » de leur Fédération.

Suffisamment de Sangliers pour les chasseurs…

Article écrit par Jean-Marc Sérékian (2010) sur Carfree

A Lire sur le site d’Origine : http://naturjalles.over-blog.com/2015/01/le-sanglier-ennemi-du-peuple-et-bete-noire-du-btp.html

Publié dans COCHON - SANGLIER | Pas de Commentaires »

Le Sanglier pour les peuples Celtes

Posté par othoharmonie le 13 mai 2016

 

Le symbolisme du sanglier est d’origine très ancienne et couvre la plus grande partie du monde indo-européen. Le mythe est issu de la tradition hyperboréenne. Le sanglier y figure l’autorité spirituelle. Ce qui peut être en rapport avec la retraite solitaire en forêt du druide ou du brahmane, ou avec la propriété du sanglier de déterrer la truffe mystérieuse produit de la foudre, selon d’anciennes légendes, et de se nourrir des fruits du chêne, arbre sacré. A lui s’oppose l’ours, emblème du pouvoir temporel. En Gaule, aussi bien qu’en Grèce, on chasse le sanglier, et même on le met à mort. C’est l’image du spirituel traqué par le temporel.  

sangliers et peuple celte

Le quatrième des douze travaux d’Hercule consistait à capturer vivant le sanglier d’Erymanthe, animal malfaisant qui se terrait sur cette montagne d’Arcadie appelée Erymanthe. C’est également Homère qui nous rapporte dans un de ces récits comment Heleager, aidé de Thésée et d’Atlante, donne la chasse au sanglier monstrueux de Calydon, envoyé par Artémis pour punir l’impiété de son roi Oené. Il y a là, de toute évidence, un symbolisme d’ordre cyclique, par substitution d’un règne à un autre. Notre cycle est désigné par les Hindous comme étant celui du sanglier blanc.

En astrologie chinoise, le sanglier est considéré comme un signe particulièrement auspicieux et un gage de loyauté.

Au Japon, le sanglier est un animal zodiacal, associé au courage, voire à la témérité. Il sert de monture au Kami de la guerre. Inoshishi, porc sauvage-sanglier, est le dernier des douze animaux du Zodiaque. Au Japon, il est donc symbole de courage et de témérité. Devant les sanctuaires shintoïstes consacrés à Wakenokiyomaro se trouvent des statuettes de sangliers. Le dieu de la guerre, lui-même, Usa-Hachiman est parfois représenté sur un sanglier.

Si le sanglier apparaît au centre de la Roue de l’Existence bouddhique, c’est sous la forme d’un animal noir, symbole de l’ignorance et des passions. On le désigne parfois comme un porc et c’est bien sous cet aspect qu’il faut voir les significations obscures de l’animal, autant est vil celui du porc. Le porc sauvage est le symbole de la débauche effrénée et de la brutalité.

Pendant tous ces temps anciens, il est frappant de constater que le sanglier fut pour l’homme non seulement un concurrent mais aussi un adversaire réellement dangereux. A l’époque gauloise au moment où se sont développées les grandes forêts en Europe, l’animal est chassé autant par plaisir que par nécessité. C’est à cette même époque qu’il prend une valeur symbolique de plus en plus importante et l’allure d’un véritable symbole guerrier. Les représentations figurées qui attestent de ce caractère abondent. L’une des plus célèbres est la statuette retrouvée à Euffigneix en Haute-Marne. Le sanglier figure très fréquemment sur des enseignes militaires gauloises, en particulier sur celles de l’Arc de Triomphe d’Orange et sur des monnaies de l’indépendance. On possède un assez grand nombre de sangliers votifs en bronze et de nombreuses représentations sur des reliefs de pierre. L’animal n’a cependant rien à voir avec la classe guerrière, si ce n’est pour s’opposer à elle en tant que symbole de la classe sacerdotale.

Le sanglier est, comme le druide, en rapport étroit avec la forêt : il se nourrit du gland du chêne et la laie, symboliquement entourée de ses neuf marcassins, fouit la terre au pied du pommier, l’arbre de l’immortalité. Confondu avec le porc, dont il se distingue du reste très mal, les Celtes avaient des troupeaux de porcs vivant pratiquement à l’état sauvage, le sanglier constitue la nourriture sacrificielle de la fête de Samain et c’est l’animal consacré à Lug. Dans plusieurs récits mythiques, il est question du porc magique qui, dans les festins de l’Autre Monde, est toujours cuit à point et ne diminue jamais. Au grand festin de la fête de Samain, le premier novembre, la nourriture principale consiste en viande de porc.

Moccus « porc » est un surnom de Mercure dans une inscription gallo-romaine de Langres. Le twrch trwyth, en irlandais triath, le roi, qui s’oppose à Arthur, représente le Sacerdoce en lutte contre la royauté à une époque de décadence spirituelle. Le père de Lug, Cian, se transforme en porc druidique pour échapper à ses poursuivants. Il meurt toutefois sous forme humaine.

téléchargement

En aucun cas, et pas même dans des textes irlandais d’inspiration chrétienne, le symbolisme du sanglier n’est pris en mauvaise part. Il y a là une contradiction entre le monde celtique et les tendances générales du christianisme. On pense par association d’idées à Dürer, remplaçant, près de la crèche de Noël, le bœuf et l’âne par le sanglier et le lion.

Cependant, bien avant les Gaulois, les hommes chassaient et vénéraient les sangliers. A l’époque néolithique, l’homme cherche à domestiquer l’animal et le porc domestique est né à cette époque et, pendant des siècles, il fournit la plus grande partie de la viande consommée par l’homme en Europe.

Durant la Préhistoire, la cohabitation, plus ou moins concurrentielle, plus ou moins prédatrice, de l’homme et du sanglier, connut sans doute des phases diverses principalement du fait de l’alternance de périodes glacières et de phases interglaciaires. A cette même époque, le sanglier est très présent dans le pourtour méditerranéen et apparaît fréquemment dans la mythologie et notamment celle des Grecs, comme évoqué précédemment.

Dans la tradition chrétienne, le sanglier symbolise le démon, soit qu’on le rapproche du cochon, goinfre et lubrique ; soit que l’on considère son impétuosité, qui rappelle la fougue des passions ; soit encore que l’on évoque son passage dévastateur dans les champs, les vergers et les vignobles.

Ce symbolisme du sanglier était très riche chez les Celtes, mais il était aussi présent de façon généralisée dans les mythes indo-européens comme dans la Grèce mycénienne, l’Inde védique, chez les Germains, laissant penser à une origine commune. Il représente la force et le courage ainsi que la Connaissance et a un rapport avec l’Au-delà. Les Celtes le considéraient comme un animal sacré. Des têtes de sanglier ornent les armes et sa viande accompagne les défunts dans leur dernier voyage.

Les pratiques funéraires de l’époque reflètent d’ailleurs l’importance accordée à l’animal. Dès l’âge de Bronze (2000 – 800 avant Jésus-Christ), on dépose dans les sépultures des défenses de sanglier. On y voit une promesse d’abondance dans l’au-delà, peut-être pour le guerrier la préfiguration du banquet divin qui attend les plus méritants. Son rôle est à rapprocher de celui du taureau dans les mythologies des origines de l’Europe. Certains druides, dont le sanglier était l’attribut, se faisaient appeler « sanglier ».

Le Moyen Age européen reprit cette symbolique dans l’Héraldique où le sanglier est très représenté, notamment dans les Ardennes, mais également dans le vocabulaire de l’escrime avec l’expression « dent du sanglier ». En règle générale, le sanglier apparaît dans les blasons, de profil et « passant » c’est-à-dire semblant avancer, trois pattes au sol, une patte avant levée. Il est dit « défendu » si ses défenses sont d’une couleur différente de celle du corps. Sa tête se dit « hure », son nez « boutoir » et sa couche « bauge ».

Le sanglier apparaît souvent dans la pharmacopée du passé. L’utérus de laie, après marinade, fournissait une poudre qui passait pour renforcer celui de la femme et de le rendre propre à la fécondation. L’urine de l’animal tué restant dans sa vessie était, après adjonction d’un peu d’huile, mise à sécher dans la cheminée. Lorsqu’elle avait pris la consistance du miel, c’était un remède contre les calculs biliaires et les vers chez l’enfant.

Les défenses des mâles furent également employées comme talisman pour la protection. Les Romains en fixaient aux harnais de leurs chevaux avant les batailles. Aujourd’hui, on les voit toujours comme pendentifs pour les ânes ou les mules dans certains pays.

Les soies de l’animal continuent pour leur part à fournir à la brosserie une matière première d’une qualité exceptionnelle et irremplaçable, d’une dureté qui les rend inusables, tout en étant d’une grande douceur.

Enfin, le sanglier joue un grand rôle sur la dissémination des truffes. En effet, le sanglier en mangeant vers de terre et insectes contribue à la dissémination des ascopores et du mycélium truffier dans la forêt. De plus par son action de remuage et d’aération du sol, le sanglier semble favoriser le développement de la truffe, tout en faisant des dégâts sur de jeunes truffières plantées en arrachant les arbres. La truffe c’est ce champignon souterrain de la taille d’une noix, que l’on appelle « le diamant noir » dans le Périgord et en Provence, bien dans la symbolique plutonienne ou Scorpion et de tout ce que recèle le monde souterrain.

Bibliographie : Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins – Vu sur le site http://www.sylvie-tribut-astrologue.com/tag/les-celtes-consideraient-le-sanglier-comme-un-animal-sacre/

Publié dans COCHON - SANGLIER | Pas de Commentaires »

Le Sanglier, gibier préféré des chasseurs

Posté par othoharmonie le 13 mai 2016

Fort, sauvage et courageux, le sanglier est un animal admiré des Romains. Plusieurs grandes familles l’ont choisi pour nom ou pour emblème, et sa chasse est un des sports favoris de la société aristocratique. Elle est d’autant plus recherchée qu’elle est dangereuse, tandis que la chasse au cerf, animal réputé peureux, est sans péril. Cette chasse au porc sauvage, déjà célébrée par Homère, est un thème classique de la littérature grecque et romaine : elle se pratique à pied, avec l’aide de meutes spécialisées ayant pour rôle de rabattre l’animal vers des filets où les hommes l’attaquent au corps à corps, simplement armés d’un épieu. Gibier de choix, le sanglier constitue ainsi une des pièces maîtresses de la gastronomie romaine, laquelle atteint son apogée au iie siècle de notre ère.

sanglier

Les sangliers les plus appréciés sont alors ceux que l’on importe de Gaule, réservoir inépuisable de porcins. Moins redoutables que celles de Germanie, les immenses forêts gauloises de chênes et de hêtres n’abritent pas seulement des animaux sauvages : d’immenses troupeaux de porcs domestiques viennent s’y gaver de glands et de faines. Ils constituent une des grandes richesses de la Gaule, leur viande étant en partie destinée à l’exportation vers Rome et l’Italie, voire vers l’Orient méditerranéen. Jusqu’à l’époque des invasions barbares, les salaisons gauloises sont consommées dans presque tout l’Empire.

Cette richesse économique procurée par le cochon domestique fait écho à une forte dimension religieuse incarnée dans le porc sauvage. Celui-ci est l’animal le plus valorisé de la mythologie celtique : attribut du dieu Esus, ancêtre de tous les autres dieux, il représente à la fois la force spirituelle et l’énergie créatrice. Sa chasse est souvent une chasse rituelle, qui donne naissance à des récits fabuleux et des exploits légendaires, mettant en scène des animaux gigantesques et des chasseurs infatigables. Les Germains ne sont pas en reste qui, comme les Romains, considèrent la chasse au cerf comme une chasse de peu d’intérêt et qui, comme les Celtes, lui préfèrent celle de l’ours, roi de la forêt, et celle du sanglier, le plus courageux de tous les animaux. Pour le jeune Germain, affronter un ours ou un sanglier en combat singulier, dans un corps à corps sanglant où l’homme et la bête ne semblent plus faire qu’un, constitue un rite de passage obligé pour devenir un guerrier adulte.

Animal votif, nourriture sacrificielle, gibier royal, attribut du pouvoir spirituel (comme le druide et l’ermite, il vit solitaire dans la forêt), le sanglier est valorisé par les sociétés européennes anciennes. À l’ours il dispute le titre de roi de la forêt et incarne comme lui la force et le courage. Comme tel il joue un rôle important dans le monde des insignes et des emblèmes. Au premier siècle avant notre ère, l’image du sanglier se rencontre ainsi aussi bien du côté des légions romaines que chez les tribus gauloises et germaniques, particularité que ne manque pas de relever César dans sa Guerre des Gaules et qui le conduit à souligner la vaillance du noble animal : le sanglier c’est le courage absolu. Quelques siècles plus tard, le sanglier est, avec le corbeau et l’ours, l’insigne favori des peuples barbares dont les invasions mettent fin à l’Empire romain d’Occident. Il conserve ce rôle pendant tout le haut Moyen Âge, et lorsque naît l’héraldique, dans le courant du xiie siècle, le sanglier devient tout naturellement une des premières figures du blason. Dans les textes littéraires allemands et scandinaves, il reste même jusqu’au xive siècle la figure héraldique stéréotypée du parfait chevalier, tandis qu’en France et en Angleterre ce rôle est tenu par le lion.

Source : M. Michel Pastoureau  Directeur d’études, Ecole pratique des hautes études – Section des sciences historiques et philologiques, correspondant de l’Institut

Publié dans COCHON - SANGLIER | Pas de Commentaires »

Le cochon mythologique

Posté par othoharmonie le 21 avril 2016

cochon mythologie

Magicienne de l’île Æaea, Circé (Gr. Κίρκη) est la fille d’Hélios et de l’océanide, Perséis (ou Persé) donc la soeur de Aeétès et de Pasiphaé, ou bien selon Diodore la fille d’Aeétès et d’Hécate. Circé dont le nom en grec signifie « oiseau de proie » était douée de pouvoirs extraordinaires, capable de faire descendre les étoiles du ciel, mais elle excellait dans la préparation de philtres, de poisons et de breuvages de toutes sortes, propres à transformer les êtres humains en animaux.

Elle habitait avec ses nymphes sur l’île Æaea (ou trouve aussi les graphies Aeaea, Aiaia, Ééa) qui se situerait vers l’Occident, près des côtes tyrrhéniennes. En revanche les romains identifièrent Æaea avec Circeli (monte Circello).

Selon Homère elle s’était réfugiée sur l’île d’Aeaea après avoir empoisonné son mari, le roi des Sarmates. Elle habitait un palais magnifique où tous les ustensiles étaient d’or, les tables d’argent et les tapis teints de pourpre; des loups et des lions qu’elle avait apprivoisés, pauvres navigateurs qu’elle avait transformés par ses breuvages magiques, se promenaient à l’intérieur sans faire montre d’agressivité. Elle chantait en tissant sur un immense métier à tisser magique de riches étoffes.

Le poète Denys de Milet raconte une histoire identique: elle essaya sur son époux, le roi des Sarmates, un sort maléfique qui l’empoisonna. Détestée par ses sujets, elle dut s’enfuir sur le char de son père. Mais il faut remarquer que les auteurs romains la font beaucoup plus terrible.

Légendes

Circé aux belles boucles était autant redoutable par sa beauté et que par ses sortilèges et ses philtres magiques.

• Un jour le dieu marin Glaucos vint la trouver pour lui demander un philtre capable de rendre amoureuse la jeune et belle Scylla, qui demeurait insensible à ses avances mais Circé tomba amoureuse du dieu et changea Scylla en un monstre repoussant. (Mét. XIV, 9 sqq)

• Picus, fils de Saturne, régnait dans l’Ausonie, coupable à ses yeux d’avoir repoussé son amour pour celui de Canente, fut transformé en pivert. (Mét. XIV, 320 sqq)

• Calchos, roi de Daunie, un amoureux qui perdit la raison (Parthénios de Nicée, XII)

• Circé joua aussi un rôle dans la légende des Argonautes où elle parait comme la sœur (ou la fille) d’Aeétès, roi de Colchide. Elle refusa de purifier Médée et Jason du crime horrible de son frère Apsyrtos. Selon d’autres elle les purifia puis les chassa aussitôt.

• Selon l’Odyssée, Ulysse débarqua sur l’île Aeaea et envoya vingt trois compagnons à sa découverte ; ils furent changés par la déesse en pourceaux âgés de neuf ans, sauf Euryloque qui réussit à venir l’avertir. Le héros décida d’aller retrouver ses compagnons disparus.

Le héros, guidé par Hermès qui lui conseilla de mélanger à son breuvage la plante magique appelée moly. Selon Ptolémée Héphestion le moly naquit du sang d’un géant que Circé (ou Médée) tua avec le secours du Soleil.
Le dieu lui précise aussi qu’il peut se faire aimer de « Circé aux belles boucles » en lui faisant promettre que s’il entrait dans son lit elle ne tenterait rien contre lui.
Circé l’invita à sa table et lui offre du cycéon dans lequel elle a versé un philtre. Ulysse réussit à plonger dans sa coupe le moly qui effectivement contrecarra les effets du poison. Puis brandissant son glaive il lui dicta ses conditions : elle devait rien entreprendre qui lui portât préjudice et Circé jura sur le Styx; il aussi obtint que ses compagnons puissent reprendre leur forme humaine.

Toutefois l’un d’eux, Gryllos, cité par Plutarque, refusa de redevenir humain. Dans « Les animaux usent de la raison » Plutarque imagine un dialogue entre Ulysse et Gryllos, où ce dernier explique pourquoi il préfère rester dans la peau d’un cochon. S’ensuivent des comparaisons entre les hommes et les animaux, leur vertu, leur courage, leur hardiesse ou leur intelligence.

CIRCEYElpénor fut le seul à mourir sur l’île en tombant d’une terrasse parce qu’il avait trop bu; Ulysse rencontrera son ombre aux Enfers qui lui réclamera des honneurs funèbres.

Au bout d’un an Ulysse voulut retourner à Ithaque. La magicienne lui traça la route, lui conseilla de consulter l’ombre de Tirésias aux Enfers et lui apprit comment éviter les prochains dangers qui le guettaient.

Circé eut plusieurs enfants  qui portent des noms différents selon les auteurs:

• Agrios et  Latinos, d’Ulysse (Théogonie, 1011) et une fille Cassiphoné citée dans un commentaire de Tzetzes
• Télégonos, d’Ulysse (Télégonie, Plutarque, Histoires parallèles 41, et Hygin, Fables 127)
• Nausithoos, Télégonos  d’Ulysse (Hygin, Fables, 125)
• Latinos de Télémaque (Hygin, Fables, 127)
• Phaunos de Poséidon (Nonnos, Dionysiaques 13, 327 et 37, 10)

Télégonos fut élevé par sa mère et instruit de sa naissance, devenu adulte, il partit pour Ithaque afin de se faire reconnaître par son père.

Arrivés dans le royaume d’Ulysse, Télégonos chassa du bétail. Il fut pris pour un pillard et lors du combat, Télégonos, tua son père d’un coup javelot terminé par un dard de raie; ainsi s’accomplissait la prédiction de Tirésias qui avait dit qu’Ulysse périrait de la mer et de la main de son fils.

S’apercevant de sa méprise et de son parricide involontaire, Télégonos pleura amèrement sur le corps de son père. Puis il porta la dépouille d’Ulysse à Circé, qui lui rendit les hommages funèbres et le scoliaste de Lycophon raconte qu’il fut rendu immortel par Circé, et envoyé à    l’Ile des Bienheureux.
Plus tard, Télégonos épousa Pénélope dont il eut un fils, Italos, le roi éponyme de l’Italie.

Les dieux auraient refusé l’immortalité à Circé et elle aurait péri de la main de Télémaque qui avait épousé Cassiphoné mais dans une autre version Télémaque aurait épousé Circé dont il eut un fils, Latinos. 

Publié dans COCHON - SANGLIER | 1 Commentaire »

Figure du Porc et l’Hindouisme

Posté par othoharmonie le 13 avril 2016

 

La figure du porc (ou du sanglier, les Indiens ne font pas la différence) est celle, au niveau de la mythologie hindoue, d’un avatar/descente du Seigneur Vishnou, sous le nom de Varâha, tuant un démon voulant noyer la Déesse Terre, épouse cosmique de Vishnou.

Dans l’histoire du pays, la religion a très souvent joué un rôle primordial. La diversité et la tolérance religieuse sont des traits significatifs de la culture indienne. La très grande majorité des Indiens se reconnaissent dans une religion et celle-ci joue souvent un rôle essentiel dans leur vie.

cochon

L’Inde est le foyer de 6 religions principales :

L’HINDOUISME

L’hindouisme est la religion principale du pays. Elle est pratiquée par environ 80,5% de la population. Cette religion a pour caractéristique de n’avoir ni prophète, ni dogme centraux. Les hindous ont par contre des centaines de dieux et déesses (on dit même qu’il y en aurait 30 millions !) qu’ils vénèrent selon leurs envies.

Les trois principaux dieux, qui forment la trinité hindou sont Brahma (la création), Vishnu (la préservation) et Shiva (la destruction). Pour les reconnaître, petit moyen memo-technique : Brahma a plusieurs têtes, Vishnu a 4 bras, et Shiva est bleu et porte un serpent autour du cou ! Enfin bon, cette technique a des limites car ces caractéristiques correspondent également à d’autres dieux, un vrai casse tête !

Chaque divinité est reliée à une thématique précise : Hanuman pour la force, Lakshmi pour l’argent, Saraswati pour l’éducation et les arts… Elles sont également liées à un animal qui leur sert de… moyen de transport. Ainsi, Ganesh se déplace sur une souri, Shiva sur une vache ou encore Hanuman sur un singe !

A chaque divinité ses temples et ses célébrations religieuses, donc autant vous dire qu’il y a de quoi faire ! De notre côté, nous avons déjà participé aux anniversaires de Shiva et d’Hanuman !

Les représentations des divinités sont partout : séries tv, art, calendriers, publicités, autocollants, dans les voitures, au bureau…

Les hindous sont majoritairement végétariens (cela dépend de leur caste) et considèrent la vache comme « leur mère » à tous, d’où son statut d’autant plus sacré.

Au sein de l’hindouisme, règne le système hiérarchique des castes qui organise la société indienne. Même si la discrimination par la caste est aujourd’hui interdite par la constitution Indienne, ce système continue à avoir de l’influence au quotidien.

LE JAÏNISME

Le jaïnisme ne concerne que 0,4% de la population indienne, mais nous avons quand même envie de vous en parler car on a visité pas mal de leurs temples et qu’on les trouve assez rigolos !

Dans la pratique de leur culte, les jaïns sont entièrement vêtus en orange excepté leur guru qui, lui, n’est pas du tout vêtu (!), signe d’ouverture vers ses disciples à qui il ne cache rien ! Il porte seulement un balai en plume de paon lui servant à écarter les petits animaux et insectes qu’il risquerait d’écraser.

Leur précepte central est le respect de la non-violence.

LE SIKHISME

 Le sikhisme est la religion de 1,9% des indiens. Les sikhs vivent principalement au Punjab (région au nord de l’Inde). Ils sont reconnaissables par plusieurs symboles comme par exemple la barbe et les cheveux jamais coupés (sainteté), le sabre ou l’épée (pouvoir et dignité : Et nous qui nous demandions pourquoi ils se baladaient tous avec un couteau en ceinture !), un bracelet en acier (courage)… ! Les hommes et les enfants de cette confession portent également des turbans caractéristiques.

Le lieu de culte central des sikhs est le temple d’or situé à Amristar, au Punjab, prés de la frontière avec le Pakistan. Dans ce lieu, comme dans l’ensemble des temples jains, la nourriture et le logement sont gratuits pour tous, quelque soit leur caste ou leur foi. Le sikhisme refuse le système des castes imposé par l’hindouisme.

LE BOUDDHISME

Le bouddhisme concerne 0,8% de la population indienne, majoritairement dans le Nord, prés de la frontière avec le Népal. De notre côté, nous n’avons pas été en relation avec cette religion durant notre séjour sur place. Cette religion, née en Inde, a quasiment disparu du pays au début du XXème siècle et  a refait légèrement surface vers 1950 avec l’arrivée de réfugiés tibétains et suite aux refus du système des castes. Tout cela nous laisse à penser que cette religion, ou philosophie est beaucoup plus présente chez nous qu’elle ne l’est ici.

C’est une religion ou la notion de dieu est absente. Elle incite les croyants à rechercher la vérité à travers leur propre expérience. C’est en se défaisant des liens du désir et de l’illusion qui emprisonnent l’homme que celui-ci atteindra l’éveil (Bouddha signifiant l’éveillé).

images

L’ISLAM

L’islam est la seconde religion en Inde. Elle représente 13,4% de la population indienne. L’arrivée de l’islam remonte principalement aux invasions militaires qui ont donné naissance à l’Empire Moghols en Inde du Nord au XVI et XVII siècles.

Les tensions et conflits communautaires entre hindous et musulmans sont nombreux. Le conflit entre l’Inde et le Pakistan à propos du Cachemire les ravive sans cesse. Dans certaines zones tout de même, les deux communautés cohabitent pacifiquement comme ici, à Partapur.

La plus grande mosquée d’Inde est la Jama Masjid et se trouve dans le Old Delhi. Nous avons eut la chance de la visiter, mais pas Bertrand qui ne plaisait pas trop au garde à l’entrée !

images (1)

LE CHRISTIANISME

Le christianisme concerne 2,3% de la population. On trouve en Inde certaines des plus anciennes communautés chrétiennes au monde (cf.les chrétiens de Saint-Thomas). Il n’est donc pas rare (ce qui nous a surpris au départ) de croiser au coin d’une rue des écoles « Saint Joseph », des églises au design « indian style » ou encore des YMCA Guest House (Young Men’s Christian Association), testé et non approuvé !

Publié dans COCHON - SANGLIER | Pas de Commentaires »

L’Histoire des Porcelets

Posté par othoharmonie le 7 avril 2016

Les porcelets sont classiquement sevrés à 28 jours d’âge (en mode de production biologique ils le sont plus tard). À ce stade, ils peuvent rejoindre le mode de production en porcherie ou poursuivre leur vie au grand air pour 6 semaines de post-sevrage et 4 mois d’engraissement. Au sevrage, les truies bouclées au groin sont transférées en bâtiment d’insémination. Elles passent ainsi toute leur vie à l’extérieur, sauf durant la courte période qui va du sevrage des porcelets au diagnostic de gestation. Engraissés en plein air, les porcelets sont logés dans des cabanes adaptées et ont accès librement à une prairie. Des exigences de production particulières sont dictées par le cahier des charges de la filière à laquelle les porcs sont destinés. Une attention spécifique est accordée à la mise à jeun. Ils sont abattus à un poids généralement plus élevé que dans la filière classique.

Porcelets

Il existe aujourd’hui seulement trois filières en France qui pratiquent ce mode d’élevage « fermier plein air » : le porc d’Auvergne, le porc du Sud Ouest et le Porc fermier de Vendée élevé en plein air. En Belgique, l’appellation « Le Porc Plein Air » est attribuée comme signe de qualité officiel pour les porcs élevés sur base de ce mode de production.

Actuellement, la conduite des porcs en plein air consiste à élever des porcs toute l’année à l’extérieur sur une prairie et à les loger dans des cabanes adaptées. Un treillis lourd constitue l’enceinte extérieure du site de production, un couvert végétal résistant assure la couverture du sol, des abreuvoirs adaptés fournissent l’eau potable et des zones ombragées limitent les effets néfastes des chaleurs excessives. En élevage, les truies sont séparées, par stade physiologique et par bande, avec des clôtures électriques. La prairie est divisée en parcs de gestation et de maternité dont le nombre est fonction de la taille de l’élevage et du type de conduite en bandes. Les cabanes sont posées à même le sol.

Mais ce n’est pas tout, loin de là !

La Maison des Porcellets (ou de(s) Porcelet, ou de Porcellets, de(s) Porcellet, ou de(s) Porcelets, ou Porcelet) est une importante famille noble, considérée comme une des plus illustres Maisons de Provence.

D’après un hagiographe du XIXe siècle, l’épithète que le Roi René plaçait à côté du nom « de Porcellets » dans sa liste des principales familles historiques de Provence était « Grandeur ». À son apothéose, sa devise était « Genus Deorum, deinde gens Porcella » (« D’abord la race des dieux, puis la famille des Porcellets »). Selon l’historien Aubin Louis Millin, « le nom de Porcellets était si célèbre et si respecté en Orient, que les Sultans, pour la garantie des traités, demandaient la remise de places importantes, des otages, ou la parole d’un Porcellets ».

Ses armes sont d’or, au porcelet passant de sable.

Le nom de Porcellets est connu en Provence de toute antiquité et cette Maison a joui des plus beaux privilèges.

Un certain seigneur du nom de Porcellets, dès l’an 1000, était seigneur de la partie d’Arles, nommée le Bourg-Vieux des Porcellets.

La Maison des Porcellets était une Maison d’ancienne chevalerie, dont était Bertrand des Porcellets, gentilhomme provençal qui fit partie de la première croisade et signa le testament de Raymond de Saint-Gilles, comte de Toulouse, fait en Syrie en 1105.

Elle était encore représentée au XIXe siècle dernier par la branche des marquis de Maillane.

porcelet

L’histoire arlésienne

Parmi toutes les familles de chevaliers vassi urbis Arelatensis, la plus puissante est celle des Porcellets. Les Guerres Baussenques ont servi ses intérêts. En 1162, le dénouement de cette crise corrobore leur choix politique en faveur des comtes de Provence. Tandis que les châteaux de Trinquetaille et des Baux sont pris, la fin du XIIe siècle consacre la puissance de cette famille. Elle va alors jouer en Provence, jusque dans les années 1210, un rôle politique de premier plan. Entre 1162 et le début du XIIIe siècle le pouvoir des Porcellets devient considérable.

Ils occupent une place de choix dans la suite comtale et participent à l’affermissement du pouvoir de la maison de Barcelone. Sous Alphonse Ier (1166-1196), Porcel (1150-1184) se voit confier d’importantes missions diplomatiques dans le Languedoc qui aboutissent le 18 avril 1176 à la paix de Jarnègues. Il participe la même année à l’expédition militaire du comte en Provence occidentale et en décembre 1178, il est nommé au conseil restreint du comte Raimond Bérenger à qui Alphonse Ier a délégué son autorité sur la Provence. Son fils, Guillaume, épouse Ermessinde d’Uzès, fille de Bermond Ier d’Uzès.

Les Porcellets mènent également une politique de prestige personnelle au détriment des vieux opposants à la maison de Barcelone. En 1188, ils battent ainsi dans une guerre privée la maison de Fos, victoire qui leur permet d’agrandir leur domaine dans le pays de l’étang de Berre et dans la ville d’Aix-en-Provence.

Le rôle important joué par les Porcelets s’explique par un patrimoine important maintenu par une cohésion lignagère qui apporte les moyens matériels indispensables à cette politique de prestige. Ils sont possessionnés contrairement aux autres grandes familles d’origine aristocratique plus ancienne, uniquement en Provence occidentale où ils possèdent d’importants biens à Arles (Vieux-Bourg), en Camargue et en Crau avec des redevances sur le commerce, la vente du sel et la commercialisation des produits d’élevage et de la pêche.

Les prêts énormes consentis par les Porcellets aux différents contes et archevêques dans la seconde moitié du XIIe siècle (jusqu’en 1206) témoignent de cette nouvelle puissance. La cession pure et simple ou remise en gage de revenus en compensation de ces prêts expliquent le rôle sans cesse croissant joué par ces chevaliers arlésiens.

En 1206, la menace se fait pressante à Arles pour les grandes familles car l’Église demande une plus grande coopération dans son inquisition et sa lutte contre les Albigeois, ce qu’elles refusent. L’archevêque accroit son pouvoir dans la ville en s’arrongeant le droit de nommer les consuls. Dans ces conditions, les Baux et les Porcellets passent en juillet 1207 à Arles un pacte avec Alphonse II de Provence avec lequel ils décident d’unir leurs efforts contre l’archevêque de la ville. En janvier 1208, cette attitude anti-épiscopale se traduit par le meurtre du légat Peire de Castelnau qui venait d’excommunier le comte de Toulouse (la raison étant son manque de coopération dans la lutte contre les Albigeois) assassiné par un proche du comte de Toulouse et des Porcellets aux portes d’Arles (probablement à Fourques ou à Trinquetaille). À la suite de cet incident et de l’opportunité offerte par le décès du comte de Provence, Alphonse II, le 2 février 1209 à Palerme, le conflit va désormais s’étendre.

La conséquences de ce meurtre est la croisade contre les Albigeois entreprise dès la fin du mois de juin 1209 par les troupes conduites par le baron Simon de Montfort et le légat du pape Arnaud Amaury qui déferlent en Provence et Languedoc. Arrivée dans la cité vers le 15 juillet, cette armée impose sa loi et le parti anticlérical arlésien est alors sévèrement châtié : le château des Porcellets érigé sur l’île de la Cappe est par exemple démantelé.

La mort du comte de Provence Adolphe II à Palerme et l’éloignement de son fils Raimond Bérenger IV de Provence à Forcalquier, puis en Aragon sous la tutelle de Nuno Sanche de Roussillon, avait laissé le pouvoir comtal orphelin. Ainsi profitant de la situation, le suzerain du comté provençal, le nouvel empereur germanique Otton de Brunswick sacré par le pape Innocent III en octobre 1209, nomme dès le mois de novembre l’anglais Gervais de Tilbury, un proche de l’ancien archevêque Imbert d’Eyguières, maréchal du royaume d’Arles résidant à Arles. De son côté, à la veille de la bataille de Muret (12 septembre 1213), l’archevêque d’Arles, Michel de Mouriès (aussi appelé « de Morèse ») qui a su profiter du retrait du comte de Provence et de la présence des légats et croisés, parvient à rétablir sa domination complète sur la cité et encouragé par ses succès, tente d’imposer une théocratie.

Après la bataille de Muret et de Bouvines, une autre puissance apparaît, celle des Hohenstaufen, à la fois soutenue par le roi de France et le pape Innocent III. Les féodaux laïcs tels les Porcelets et les Baux sont alors en situation de faiblesse face aux seigneurs ecclésiastiques.

Hugues III des Baux s’allie alors en 1214, à Nuno Sanche de Roussillon, régent de Provence, et à Bertrand Porcelet contre la ville d’Arles et son archevêque. Le patriciat est en effet opposé à toute forme d’intervention de l’Église dans le gouvernement urbain. Il est particulièrement sensible à l’exemple fourni par le consulat de Saint-Gilles en pleine décadence sous l’influence de l’abbé et encouragé par l’émancipation de Marseille contre son évêque. Par une action militaire commune, cette coalition redonne temporairement le consulat aux adversaires de l’archevêque. Guillaume des Baux se rapproche de son côté du nouvel empereur Frédéric II du Saint-Empire qui lui confie en 1215, le Royaume d’Arles. Après le concile de Latran de 1215 où Guilhem Porcelet conseille le comte Raimon VII de Toulouse, les Porcellets participent au siège de Beaucaire et à la reconquête de la Basse Provence par la maison de Toulouse en 1216. Ils ne parviennent cependant pas à rallier les arlésiens à la cause du comte de Toulouse et à les détacher de leur fidélité à leur archevêque, Michel de Mouriès. En effet à la suite de rapports conflictuels entre le patriciat et les autres classes arlésiennes l’archevêque, soutenu par les troupes de Simon de Montfort, rallie la grande majorité des arlésiens en profitant de ces dissensions. Ainsi en 1217, les nouveaux consuls élus doivent faire allégeance à l’Église.

Toutefois, le conflit avec le parti aristocratique risque d’être une aubaine pour les puissances extérieures à la cité, en particulier pour le comte de Provence. Le jeune comte Raymond Béranger, exfiltré d’Aragon où il était retenu, revient en effet en Provence en 1216 marquant ainsi la rupture définitive avec le royaume d’Aragon. Il change radicalement de politique par rapport à son père Alphonse II de Provence et à son oncle Nuno Sanche de Roussillon et entreprend sous l’autorité initiale de sa mère et de ses conseillers, de réduire l’autonomie des familles aristocratiques en se rapprochant de l’Église et en s’appuyant sur le haut clergé provençal dont son représentant à Arles, l’archevêque Michel de Mouriès décédé le 21 juillet 1217 est remplacé par l’ancien prévôt de Marseille, Uc Béroard. À Arles, c’est alors que commence le déclin progressif des Porcellets.

En réaction à cette tentative et profitant à la fois de l’absence du nouvel archevêque Hugues Béroard qui prolonge jusqu’au début 1219 son séjour à Rome et de la fortune des armes qui favorise à son tour la maison de Toulouse, les Porcellets, les Baux et les autres familles unissent leurs efforts entre 1220 et 1235 à l’oligarchie arlésienne (République d’Arles) qui entame une politique unitaire sous l’égide du podestat. Ce mode de gouvernement correspond à un nouvel équilibre des forces et apporte des limitations aux prérogatives de l’archevêque. Sous la direction de ces gouverneurs aux pouvoirs temporaires mais quasi dictatoriaux, les Arlésiens agrandissent le territoire de la commune et entrent en conflit avec Marseille (vers 1228-1230) qui cherche également à construire un hinterland. La cité, courtisée par l’Empereur et le comte de Provence, a également une politique étrangère et passe des accords avec des villes voisines comme Nîmes et des cités républiques italiennes.

À partir de 1235, pour le patriciat et les familles les plus riches de la cité, l’émancipation communale doit prendre la voie de la confrérie des bailes (septembre 1235 – juillet 1238). D’origine essentiellement aristocratique avec quelques bourgeois enrichis, cette confrérie est dirigée par Bertrand et Raymond Porcelet. Elle est profondément anticléricale et liée aux Cathares, le patriciat redoutant la richesse croissante des ordres religieux. Ce mouvement provoque le sac du palais de l’archevêque qui doit s’exiler, l’usurpation de biens ecclésiastiques et la suppression des sacrements ecclésiastiques. La papauté, sans désavouer l’archevêque d’Arles, prend également ses distances. Elle redoute en particulier que dans l’agitation du mouvement communal, les tribunaux inquisitoriaux puissent servir les intérêts politiques de l’épiscopat local. Ainsi, le pape lui enlève la juridiction de l’inquisition et en 1235, le légat Jean de Bernin, archevêque de Vienne nomme des juges issus de l’ordre des prêcheurs pour la Provence. Les dominicains contrôlent désormais l’inquisition du comté, jusqu’en 1249 où elle passe aux mains des franciscains.

En 1239, l’archevêque Jean Baussan fait appel au comte de Provence devenu le champion de la cause épiscopale. Le comte accourt et avec ses troupes chasse le vice-roi Béroard de Lorette qu’il oblige à se réfugier à Avignon. L’archevêque est rétabli, mais en retour il doit céder au comte à titre viager la juridiction d’Arles et tout ce que la commune possédait avec ses revenus et charges. En réalité, le comte obtient bien plus; il s’empare également des droits de la famille des Porcellets sur le Bourg en représailles de leur conduite lors de cette rébellion… La Cite et le Bourg sont à nouveau séparés, rompant l’unité conquise en 1202 par l’archevêché avec les Porcellets.

150px-Porcellets.svg

La conquête du Royaume de Naples

Plus tard, en 1265, une fois son pouvoir affermi en Provence, Charles d’Anjou se lance à la conquête du royaume de Naples grâce au soutien de la noblesse provençale au sein de laquelle la famille des Porcellets se distingue. Le 15 mai, il s’embarque à Marseille. Une grande partie de la noblesse arlésienne l’accompagne : Raymond, Bertrand et Barral des Baux, Guillaume de Porcelet, Bertrand et Richard d’Allamanon, Jacques et Rostang de Gantelmy et Feraud de Barras. Ainsi, la noblesse arlésienne se transforme et va désormais rechercher les honneurs, rentes et carrières auprès du comte. Arles et la Provence vont alors perdre progressivement le rôle central qu’ils avaient jusqu’alors dans les affaires comtales désormais accaparées par l’Italie.

Publié dans COCHON - SANGLIER | Pas de Commentaires »

DES CRABES A TOUTES LES SAUCES

Posté par othoharmonie le 16 mars 2016

 

 ETRILLE

L’étrille (Macropipus puber)

La carapace de l’étrille est brun-foncé et duveteuse, les yeux sont rouges. La cinquième paire de pattes présente des articles élargis, comme tous les membres de la famille. L’extrémité des pinces est noire avec des reflets bleuâtres. Une belle étrille peut présenter une carapace de 10 centimètres. Une autre espèce proche, l’étrille volante (Liocarcinus corrugatus) se trouve sur le sable, au bas de l’eau lors de grandes marées. Elle ressemble à l’étrille mais présente une robe jaunâtre claire.

Elle appartient à la famille des Portunidés, très reconnaissable à l’aplatissement de leur cinquième paire de pattes, cette morphologie lui permettant de nager sur de courtes distances. L’étrille est très commune dans la zone de balancement des marées mais peut se rencontrer jusqu’à 50 mètres de profondeur. Elle apprécie beaucoup les rochers mais sait aussi s’enfouir dans des zones plus sableuses. A marée basse, elle sait se protéger de la dessiccation en se réfugiant sous les cailloux, les algues, ou profondément dans les failles des rochers.

Elle se nourrit d’annélides, de mollusques, d’autres crustacés, de poissons. Elle apprécie les charognes et contribue au nettoyage des plages. C’est après la mue que la femelle s’accouple au mâle, ce dernier ne pouvant déposer son sperme dans les voies génitales femelles que lorsque son corps est mou. Le sperme est stocké dans la spermathèque de la femelle jusqu’à la ponte. Après fécondation, les oeufs seront portés par la femelle jusqu’à leur éclosion et la libération de la larve planctonique.

C’est l’espèce la plus couramment capturée par les pêcheurs à pied, principalement en raison de sa chair excellente.
Comme elle est très courante, sa recherche est agréable et amusante. Vu sa petite taille, ses pinces ne sont pas réellement dangereuses mais cependant beaucoup plus fortes que l’on pourrait le penser. Agressif et courageux, ce petit crabe n’est pas du tout impressionné par l’homme et il vous fera face en essayant de vous pincer. L’étrille est très agile et pour la saisir, il faut d’abord lui appuyer sur la carapace puis l’attraper par l’arrière du corps. Elle se rencontre sous les rochers ou dans les anfractuosités, le crochet est alors le bienvenu pour la déloger.

La taille minimale est de 5 centimètres.
Un conseil quand vous saisissez une étrille à la main rappelez vous que celle-ci, contrairement au tourteau, est capable de retourner ses pattes-avant et de pincer en arrière de son corps.

Synonymes
L’étrille est également appelée crabe-cerise ou chèvre dans la région de Lorient ainsi que crabe à laine dans le cotentin en raison de l’aspect laineux de sa carapace.
Son nom est aussi crabe-sardine à cause de la vitesse de sa nage et de sa couleur bleutée. Les anciens ouvrages ont tendance à employer le mot portune plutôt qu’étrille.

Homonymes
L’étrille est une plaque de fer dentelée dont on se sert pour nettoyer le pelage des animaux en particulier des chevaux.

images (1)

L’araignée (Maia squinado)

Ce sont ses longues pattes, ressemblant à celles des araignées, qui lui ont valu son nom. Elle peut néanmoins se confondre avec d’autres espèces de sa famille comme la petite araignée . Elle s’en distingue cependant par sa taille adulte plus grande et les multiples épines qui ornent sa carapace. De couleur rouge-grisâtre, l’araignée présente une forme particulière, la partie antérieure de la carapace étant allongée et de forme triangulaire. Notons que l’animal est souvent recouvert d’algues qui s’incrustent sur sa carapace, augmentant ainsi ses facultés de camouflage.

L’araignée appartient à la famille des Majidés, groupe caractérisé par la présence d’une coquille triangulaire et de pattes fines et longues. D’autres Majidés sont présents sur nos côtes comme la petite araignée ou la très grêle araignée à longues pattes . Ces deux espèces sont fréquentes sur toutes nos côtes et apprécient la zone de balancement des marées. Les araignées aiment les fonds à gros sables, parfois à proximité des rochers. C’est surtout en dessous du niveau de basse mer qu’elle se rencontre, jusqu’à 70 mètres de profondeur. Elles mangent de petits animaux benthiques (vivant sur le fond) comme les gastéropodes, les mollusques et les échinodermes. Elles sont aussi nécrophages comme l’atteste sa prise régulière dans les casiers eschés de poissons morts. La période de reproduction (printemps et été) génère des grandes accumulations d’araignées qui se rapprochent alors des côtes. L’hiver, les adultes retournent au large. Après l’éclosion, les larves sont planctoniques et sont dispersées par les courants. Au bout de quelques semaines, elles tombent sur le fond et adoptent une vie benthique. La jeune araignée se développe dans des profondeurs inférieures à celle des adultes (moins de 20 mètres) et apprécie les baies et les estuaires. Elle se rencontre plus souvent sur l’estran que les adultes et se dénomme moussette.

Une araignée peut vivre 8 ans et atteint la maturité sexuelle à 2 ans. Bien que très fréquente à certains endroits, notamment en Manche, l’araignée est surpêchée et ses stocks diminuent.

L’araignée n’est pas la rencontre la plus fréquente du pêcheur à pied. C’est plutôt en plongeant ou en mettant des casiers que l’on récupérera de nombreux individus. Ils arrivent cependant de la rencontrer en poussant l’épuisette contre les rochers et sous les algues. L’araignée est lente et ses pinces ne sont pas d’un très grand danger, seules les épines peuvent légèrement endolorir la main lorsqu’on la saisit. Il suffit de prendre l’animal par l’arrière de la carapace pour éviter tout risque. Lorsqu’elle est coincée dans une anfractuosité, on peut utiliser le crochet ou la faire saisir un appât placé au bout de ce même crochet. On peut rencontrer des spécimens dont la carapace seule mesure 20 centimètre, offrant par la même occasion une envergure impressionnante. Il est interdit de capturer des araignées dont le poids est inférieur à 500 grammes.

La chair de l’araignée est excellente mais les pattes sont fines et seuls les gros individus permettent d’obtenir un repas conséquent. On prendra soin d’effectuer l’opération de condensation (voir plus bas) si l’on veut avoir accès à la chair sans avoir à utiliser constamment un casse-noix. Ses longues pattes demandent en effet une préparation irréprochable si l’on veut que les muscles sortent facilement lorsque l’on les casse au niveau de leurs articulations. Pour résumer : laissez 15 à 20 minutes dans le court-bouillon et n’oubliez pas de les placez encore tiède, dans un sac hermétique, au réfrigérateur. Une bonne mayonnaise accompagnera la dégustation.

Synonymes
L’araignée est également appelée crabe de mai. C’est fin mai, début juin qu’elle revient en quantité sur nos côtes.
Les moussettes sont de petites araignées très appréciées des amateurs.

CRABE VERT

Le crabe vert (Carcinus maenas)

Si sa carapace est généralement verte, elle peut devenir franchement rouge, surtout chez les gros spécimens. La carapace est granuleuse et présente 5 indentations de chaque côté des yeux. Trois petites ornementations arrondies de la carapace sont visibles entre les yeux.

Il appartient à la famille des Portunidés, mais l’élargissement de la dernière paire de pattes, le caractère anatomique de la famille, est moins marqué que chez l’étrille.
C’est le crabe le plus courant de l’estran. Vous le rencontrerez sous les cailloux, sous les algues, dans les crevasses voire sur le sable.
C’est un petit prédateur qui consomme des annélides, des mollusques et d’autres crustacés. Il est nécrophage, comme les autres crabes de l’estran, et se délecte d’un poisson mort.
Le mâle se reproduit avec des femelles qui viennent de muer car alors, la mollesse du corps permet la dépose du sperme. Celui-ci sera stocké dans la spermathèque jusqu’à la ponte, un mois plus tard.

La femelle porte ses oeufs entre son abdomen et son thorax jusqu’à l’éclosion qui libérera des larves planctoniques.
A noter qu’il existe un parasite très fréquent du crabe vert : la sacculine (Sacculiona carcini). La larve de ce prédateur – un crustacé lui-aussi – pénètre dans le crabe vert et s’y développe, provoquant l’apparition d’un spectaculaire poche jaunâtre sous l’abdomen du crabe (la chambre d’incubation). Le crabe vert subit un dérèglement hormonal qui l’empêche de muer. Il ne grandit donc plus. Il ne faut pas confondre le parasite, de couleur jaune, avec la masse d’oeufs violette sous le corps de la femelle.
Rien de bien compliqué dans la pêche du crabe vert, tellement courant que la plupart des cailloux et crevasses en abritent un ou plusieurs. Munissez-vous d’un crochet pour retirer les spécimens coincés du fond de leur abri. Il peut pincer assez fortement lorsqu’il est gros, son surnom est d’ailleurs crabe enragé. Il est vivace mais pas autant, cependant, que l’étrille. Ce crabe constitue en général la première capture des enfants.

Le crabe vert est loin d’être aussi bon que l’étrille, mais il permet de faire des soupes excellentes. Plongez les crabes verts de l’eau bouillante avec des carottes, des pommes de terre, du sel, du poivre, du thym, du laurier. Laissez cuire une demi-heure. Mixez et passez au chinois. Servir avec croûtons et gruyère.

Synonymes
Crabes enragés.

En savoir plus sur http://www.pratique.fr/crabes-littoral.html#qwmMqYHe2dpYIAxf.99 

Publié dans CRABE | Pas de Commentaires »

Le Coq est le symbole alchimique du Vitriol

Posté par othoharmonie le 27 décembre 2015

coq de-la-france

Formé par la cuisson du sel et du soufre. Au début du Grand Œuvre, le Lion vert (la matière première) est soumis au feu de l’athanor, et se trouve agressé par le Renard dont la queue figure le soufre. Basile Valentin, parlant du soufre se muant en Vitriol, fait dire à l’adepte que « le coq mangera le renard », et au final, un Coq triomphant symbolisera l’issue de sa confrontation avec le Lion.

L’origine de cette symbolique se trouve chez le philosophe Lucrèce, et chez Pline l’Ancien (Histoire naturelle). Lucrèce affirme dans son De natura rerum que : « quand chassant la nuit au battement de ses ailes, le Coq appelle l’aurore de sa voix éclatante, le plus courageux des Lions est incapable de lui tenir tête et de le regarder en face, tant il songe alors à la fuite ». La pierre alectoire (pierre du Coq) est, depuis l’antiquité romaine jusqu’au Moyen-Âge, le talisman des athlètes.

Ce bézoard, nom donné aux concrétions pierreuses que l’on trouve dans le corps des animaux, aurait, selon le Grand Albert, la vertu d’étancher la soif. Cependant, il doit être extrait d’un Coq d’au moins quatre ans. Mais le véritable pouvoir de cette pierre merveilleuse est ésotérique et ne peut être obtenu qu’à l’issue d’un combat symbolique de Coqs. Ce duel, d’une extrême violence, se termine par la mort d’un des deux gallinacés. Son sens est à rapprocher du mythe d’Abel et de Caïn, qui sont les personnifications de deux forces antagonistes.

À la mort d’Abel, Seth représentera la force de l’équilibre, le bâton du boiteux, ou encore, l’axe du caducée. À la mort du Coq, on trouvera cette force sous la forme d’une pierre en fouillant l’intérieur de ses entrailles. D’après le Lapidaire de Marbode (1035-1123), la pierre serait cristalline, blanche, et de la grosseur d’une fève. Elle rend les athlètes invincibles et procure le verbe clair et l’éloquence aux orateurs.

C’est une pierre de lumière, la même qui est évoquée par l’acronyme des alchimistes (et des Francs-Maçons), V.I.T.R.I.O.L : Visita Interiora Terrae Rectificando Invenies Occultum Lapidem soit : Visite l’intérieur de la terre et en rectifiant tu trouveras la pierre cachée. En d’autres termes : la pierre philosophale. Se rectifier, c’est marcher droit à nouveau après un boitement mais à l’aide d’une canne, d’un bâton rectiligne, symbole de l’Équilibre. L’idée d’un coq emblème des Gaulois est relativement récente. Si les Celtes vénéraient le Coq comme attribut de Lug, puis de Mercure (époque gallo-romaine), ils n’en ont pas fait pour autant l’emblème de leur peuple.

Ce sont les Romains qui ont nommé l’habitant de la Gaule gallus (gaulois), mot qui signifie aussi Coq. Jules César, dans sa Guerre des Gaules, compare la vaillance du Coq protégeant farouchement sa basse-cour à la fougue des guerriers gaulois. Mais il faut attendre la fin du Moyen-Âge pour voir les souverains français accepter le Coq comme emblème de leur courage et de leur vigilance, et c’est seulement à partir de la Renaissance que le Coq personnifie la Nation française .

Voir un Coq en rêve annonce souvent une bonne nouvelle, mais, selon Artémidore d’Ephèse, rêver d’un combat de Coqs présage un conflit, une bataille. Cependant, compte tenu de la richesse du symbole dans son aspect alchimique et initiatique, le combat de Coqs ne peut être que bénéfique. Il est, en effet, une étape nécessaire à la découverte de la Pierre Philosophale, à la réalisation du Grand Œuvre qui va nous transformer, nous faire évoluer.

Les plumes de Coq symbolisent le courage et la victoire du jour sur la nuit. Ses plumes sont donc réservées aux guerriers chamaniques. Animal familier qui sait se faire entendre, Coq a trouvé une place importante dans de nombreuses religions et traditions. Symbole universel, les vertus qu’on prête à cet animal solaire sont en effet innombrables. Porte-bonheur, prophète guérisseur, il incarne le courage, l’intelligence, et on l’associe volontiers à la résurrection. Sa démarche, le buste en avant, le fait passer pour fier.

Parce qu’il a pour lui seul de nombreuses poules, on en a fait un symbole de virilité : il est d’usage de dire d’un homme qui cherche à séduire les femmes qu’il fait le Coq. En Extrême-Orient, Coq symbolise les Cinq Vertus : les vertus civiles, les vertus militaires, le courage, la bonté et la confiance. Annonçant l’avènement du soleil, il est efficace contre les mauvaises influences de la nuit : il les éloigne de la maison, si on le place en effigie sur la porte. Au Viêt-Nam, la patte de Coq bouillie est une image du macrocosme et sert à la divination. Dans le Bouddhisme tibétain, Coq est un symbole exceptionnellement néfaste : il figure au centre de la Roue de l’Existence, associé au Porc et au Serpent comme l’un des Trois Poisons ; sa signification est le désir, l’attachement, la convoitise et la soif. En Europe, il est parfois pris comme une image de la colère.

COQSymbole de la lumière naissante, il est un attribut d’Apollon. Symbole du temps, il est aussi attribut d’Hermès. Dans les traditions nordiques, Coq est symbole de vigilance guerrière. Comme symbole maçonnique, il est signe de la vigilance et de l’avènement de la lumière initiatique. Il correspond au mercure alchimique. Au Japon, son chant est associé à celui des dieux ; c’est lui qui fit sortir la déesse Amaterasu de la caverne où elle se cachait, ce qui correspondit au lever du soleil et à la manifestation de la lumière. Dans l’enceinte des grands temples Shintoïstes, des Coqs magnifiques circulent en toute liberté. Des Coqs sacrés sont également entretenus au temple d’Ise.

Parfois on considère même que les Torii des temples furent à l’origine édifié pour servir de perchoirs au volatile. Les Japonais lui attribuent encore la vertu du courage, et son rôle bénéfique lui est reconnu dans tous les pays d’Extrême-Orient. Le caractère chinois qui le désigne, « Ki », est homophone de celui qui signifie bon augure, favorable. Chez les Musulmans, le Coq a un rôle annonciateur. Mahomet parle d’un Coq sacré de très grande taille et d’une blancheur immaculée, dans le paradis. Selon le prophète, ce grand Coq blanc avertira les Musulmans du jour du jugement dernier. Dans la culture islamique, il est comparé au muezzin chargé, depuis le haut d’un minaret, d’appeler aux cinq prières quotidiennes de l’Islam : comme lui, il réveille les croyants et les invite à la prière.

Pour les Chrétiens, le Coq est l’emblème du Christ (lumière et résurrection), et symbole de l’intelligence divine. Comme le Christ, il annonce l’arrivée du jour après la nuit, c’est-à-dire, symboliquement, celle du bien après le mal. C’est en vertu de ce pouvoir qu’une représentation de Coq orne de nombreux clochers d’églises. Les Romains sacrifiaient des Coqs aux dieux pour obtenir la protection de leur maison. Au XVIIe siècle, les marins de l’île de Ceylan, au sud de l’Inde, offraient des Coqs au Roi des Vents pour s’assurer une navigation sans encombre. Au Bénin où l’on pratique un culte appelé Vodoun, le Coq est un symbole de vie. Selon la tradition, pour faire revenir à la vie quelqu’un qui est mort violemment, il convient de faire tournoyer un Coq vivant par les pattes au-dessus de la dépouille.

L’animal est ensuite sacrifié, et son foie est mangé cru. Ces rites ont traversé l’Atlantique avec les esclaves africains et survivent, en Haïti notamment, sous le nom de Vaudou. En Guinée-Bissau, au sud du Sénégal, le peuple des Bijogos se sert de Poulets pour savoir si les étrangers sont les bienvenus. Leur roi ne peut décider seul d’accueillir un visiteur : il doit COQdemander à l’esprit protecteur du village sa bienveillance. Pour cela, il saisit un Poulet et lui tranche le cou d’un geste franc. Quand le Poulet s’immobilise, le roi verse les dernières gouttes de son sang sur une statuette représentant l’esprit protecteur. Une prêtresse l’aide à interpréter la réaction de l’esprit.

Demandez à votre totem Coq de vous aider à créer un bouclier de protection psychique vous avertissant des dangers, et à protéger physiquement votre conjoint et votre famille. Vous accéderez à son pouvoir en lisant le Kâma-Sûtra, et en ayant une grande confiance en vous-même. En tant que guérisseur, Coq accroît l’énergie Yang, et soigne les dysfonctionnements sexuels.

En tant que gardien ou protecteur, Coq éloigne les mauvais esprits, et protège contre le feu.

Publié dans POULE et COQ | 1 Commentaire »

Abeille : la Communauté, le Travail, la Fête

Posté par othoharmonie le 8 décembre 2015

.

apiculteurOn récoltait déjà le miel d’Abeille aux époques les plus reculées de l’humanité. Il était utilisé à des fins médicinales. La cire servait, quant à elle, à confectionner des bougies, des cataplasmes et des réparations dentaires. Puis elle fut utilisée afin de façonner les objets en métal selon la technique de la « cire perdue ». En Égypte, c’est en partie avec cette même cire que l’on momifiait les cadavres. Dans le christianisme, on pensait que les Abeilles vivaient du parfum des fleurs, et elles étaient donc un symbole de pureté et d’abstinence. La douceur du miel était utilisée pour les orateurs et devient donc un symbole mythologique. Ainsi, elle symbolisa le Christ et la clémence divine, tandis que le dard de l’Abeille, source de blessure, évoquait la séparation des élus et des damnés au moment du Jugement Dernier.

L »Abeille symbolise la communauté ainsi que la fête. Elle est souvent associée à l’idée d’ascension sociale. Animal primordial des événements heureux, ou tout simplement de l’existence mystérieuse et merveilleuse de la vie. Abeille nous enseigne qu’une vie harmonieuse en communauté existe. Elle n’est peut être pas très forte, mais elle a pour elle la puissance de la sagesse, de la vertu et de l’amour. Elle est organisée, travailleuse, sociable, prête à tout pour défendre sa ruche. Elle est porteuse d’un grand symbole, qu’en tant que totem elle nous apprend à regarder : le symbole de la collaboration et de l’organisation ; car, seule, Abeille n’est rien. Par son travail acharné, Abeille permet à énormément d’espèces végétales de se reproduire et, de ce travail en harmonie entre elles, est produit le miel, aliment aux mille vertus, nectar des dieux. Abeille est encore une communicatrice hors pair. En Occident, elle est appelée « oiseau de Marie » ou « oiseau de Dieu ».

Elle est le symbole de l’âme. Lorsqu’une personne voit Abeille en rêve, c’est en fait le symbole de sa mort prochaine qu’elle voit partir en bourdonnant. Mais lorsque Abeille entre dans la bouche d’un mort, celui-ci reviendrait à la vie. Ce symbole de résurrection est né du fait que lorsque Abeille hibernait, on les pensait mourantes. Elle est donc un symbole de résurrection, d’éloquence, de poésie, d’intelligence, du maître de l’ordre et de la prospérité, symbole royal ou impérial. Évidemment, ce ne sont pas des présages à prendre aux mots, mais de façon imagée : elle aide à la renaissance de son SOI intérieur, de la réincarnation.

Dans certains textes de l’Inde, Abeille représente l’esprit s’enivrant du pollen de la connaissance. Les Méditerranéens, quant à eux, leur prêtait des émotions humaines telles que le courage, la pudeur, le zèle, la propreté, la capacité de vivre en harmonie en communauté, et également des dons artistiques. Les idées symboliques d’ordre, d’industrie, de charité, que l’on rattache de nos jours à Abeille sont relativement récentes. Pour les Anciens, elle est avant tout un emblème de résurrection et d’immortalité, ainsi qu’un symbole solaire.

En Égypte, elle serait née des larmes de Rê, le dieu solaire, et est associé au roi de la Basse-Égypte, bîty qui désigne également l’apiculteur. Ouvrières laborieuses, innombrables et organisées, elles travaillent tant sur le plan temporel que sur le plan spirituel. Par leur vol, elles relient la terre au ciel et symbolisent les âmes dans leur migration (âmes des morts) ou leur élévation (âmes des initiés). L’égyptologue Alexandre Moret signale une Abeille sculptée dans les stucs d’un monument et accompagnant un fœtus entouré d’épis.

Conjuguée avec les épis, est-elle un symbole de fertilité ? Ou Abeille Nourricière va-t-elle (re)donner la vie au fœtus ? Si le miel nourrit les vivants, il est aussi symbole d’immortalité et de résurrection dans tout le monde antique. On l’offrait aux mânes des morts pour leur assurer une protection dans l’au-delà. Hérodote et Strabon rapportent qu’en Assyrie, on enduisait de cire les corps des notables défunts avant de les ensevelir sous le miel. Glaucus fils de Minos et de Pasiphaé, tombé mort dans une cuve, revient à la vie après que ses lèvres aient été en contact avec le miel dans lequel il gisait. Chez les Celtes, l’insecte mellifère est une manifestation de la déesse Mère Henwen qui enfanta un grain de blé et une Abeille. Le miel est l’un des ingrédients de la boisson des dieux, l’hydromel, et confère à l’insecte qui le conçoit le statut particulier qu’ont les créatures divines. Dans le monde gréco-romain, Abeille est également assimilée à la déesse Mère, dont Déméter, Cérès pour les latins, déesse vierge du blé, et Artémis sont des représentations. Abeille est un des attributs d’Artémis d’Éphèse représenté sur les statues polymastes de la déesse, et l’insecte figure de façon continue au long des siècles sur les monnaies éphésiennes. On lui porte depuis la nuit des temps un rôle initiatique et liturgique.

Abeille : la Communauté, le Travail, la Fête dans ABEILLES 800px-Honeybee-27527-1À Éleusis et à Éphèse, les prêtresses de Déméter et d’Artémis portent le nom d’« Abeilles ». Le grand-prêtre de l’Artémision d’Éphèse, qui par sa consécration devenait parèdre d’Artémis, était dit « seigneur des Abeilles ». À Delphes, la Pythie était parfois appelée « l’Abeille delphique ». Apollon, le frère d’Artémis, envoya aux Hyperboréens le deuxième temple de Delphes. Celui-ci avait été façonné par des Abeilles. Dans l’Iliade, Homère qualifie les Amazones d’Abeilles belliqueuses. Artémis en était la reine. Serpent et Abeille sont analogues sur le plan symbolique, et sont complémentaires. Serpent symbolise l’esprit, Abeille l’âme. Tout deux sont de nature ignée : ils piquent et inoculent le feu dans la chair. Serpent Python est une incarnation de la Terre et son nom signifie « putréfaction féconde ». Or Abeille, dans l’antiquité, était 14 censée naître de la putréfaction d’un animal, Lion ou Taureau (animaux solaires) et, tout comme Serpent, elle sortait des cavités de la terre. De même, si Abeille s’envole, Serpent quant à lui, se hisse dans l’arbre du milieu du jardin d’Eden ou le long du caducée, deux symboles du pôle, l’axe qui relie la Terre au Ciel.

En hébreu, le mot pour dire Abeille possède la même racine que dabar, la « parole », raison pour laquelle les kabbalistes rapprochent Abeille et le bourdonnement de la ruche du Verbe Créateur. Au Moyen-Âge, on parle du « chant » de Abeille, chant véritablement sacré, puisque que Abeille porte en elle une parcelle de l’Intelligence divine. Rassemblées en essaim ou dans une ruche, ces milliers de parcelles se trouvent reliées entre elles pour ne former qu’un seul corps – le corps mystique du Christ – dont la tête est le roi (la reine). L’ensemble est une allégorie de l’Église qui, selon l’enseignement de Saint Paul, possède à sa tête le Christ-Roi. La communauté des Abeilles est donc un symbole de retour à l’unité, et de réunification. De double nature, du fait qu’elle fabrique le miel et qu’elle pique, Abeille personnifie le Christ aux douces paroles ou au contraire, le Christ-Juge de la fin des temps. Elle est aussi un des symboles de la Vierge Marie. Abeille possède six pattes, et son abdomen est divisé en six segments.

Le nombre 6 lui est attribué, du fait aussi que les alvéoles de cire qu’elle fabrique sont hexagonales. L’hexagone est la figure géométrique dans laquelle peut s’inscrire une étoile à six branches, symbole du macrocosme, du divin et du spirituel. En tant qu’animal totem, Abeille nous apprendra donc à devenir organisé, méticuleux, sociable. Mais également à prendre soin de soi et de son entourage, avec respect et parcimonie. Elle nous enseigne à nous recadrer, à prendre des décisions, ainsi que connaître son soi profond. Abeille nous incite à remettre notre vie en question, et à renaître avec des idées créatives, voir le bon côté de chaque chose, avoir goût en notre vie et savoir la savourer divinement !

Publié dans ABEILLES | Pas de Commentaires »

L’ANIMAL TOTEM Le Totem de vie

Posté par othoharmonie le 29 novembre 2015

 Le totem de vie est le totem qui nous suivra durant toute notre existence, sauf si nous avons subi un changement important dans notre vie, tel un choc psychologique ou une prise de conscience soudaine. Quoi qu’il en soit, seul un changement brusque de personnalité entraîne un changement de totem de vie imminent.

animaux réunis

Sans cela, notre totem de vie nous reste attribué tout au long de celle-ci. Le Totem de voyage Le totem de voyage est un messager temporaire, un guide à suivre qui nous instruit. Observer l’apparition d’un Animal dans notre vie, une affection soudaine que l’on porte à un Animal. Le Totem messager Ce totem est présent pour nous avertir, ou nous donner un message spirituel pour le jour en cours et/ou ceux proches à venir. Observer les comportements ou l’apparition d’Animaux pour le découvrir. Le Totem ombre Ce totem nous montre nos points faibles, ce que nous devons combattre en nous. Il nous teste, et une fois vaincus ces défauts qu’il décèle en nous, il disparaît satisfait. Il peut alors y en avoir un second, qui fera son apparition. Pour le trouver, analyser nos peurs et tous ce que nous appréhendons. Les Totems directionnels Selon la tradition Amérindienne, nous possédons tous un Totem animal directionnel ; ils sont au nombre de 9 et appartiennent à chacun des neuf mondes :

Est : L’animal nous guide vers nos plus grands défis spirituels et nous protège sur la voie de l’illumination.

Sud : L’animal protège notre enfant intérieur ; il nous rappelle aussi les moments où nous devons faire preuve d’humilité et accorder notre confiance afin que l’innocence équilibre notre personnalité.

Ouest : L’animal nous mène vers notre vérité personnelle et vers nos réponses intérieures. Il nous indique aussi le sentier à prendre pour atteindre nos buts.

Nord : L’animal donne de sages conseils sur quand parler et quand se taire. Il nous rappelle aussi de rendre grâce pour les bénédictions de chaque jour.

Au-delà : L’animal nous enseigne à rendre hommage à la Grande Nation des Étoiles ; il nous rappelle que nous venons des étoiles et que nous retournerons vers les étoiles. Cet animal est aussi le gardien de l’espace du rêve ; c’est notre clé personnelle d’accès aux autres dimensions.

En deçà : L’animal nous renseigne sur l’intérieur de la Terre ; il nous indique comment rester branché et dans la bonne voie.

Au-dedans : L’animal nous enseigne comment trouver la joie de notre cœur et comment rester fidèle à nos vérités personnelles. C’est aussi le gardien de notre espace sacré, de la place qui nous appartient à nous seul et que nous partageons seulement sur invitation.

À la droite : Cet animal protège notre aspect masculin et nous enseigne que, quel que soit le côté où nous nous tournons, il restera notre protecteur intime. Cet animal est aussi garant de notre courage et de notre esprit guerrier.

À la gauche : Cet animal protège notre aspect féminin et nous enseigne que nous devons apprendre à recevoir l’abondance aussi bien qu’à nous nourrir et à nourrir les autres. L’animal est aussi notre maître face aux liens et au maternage. Les Totems primordiaux Mais par-delà tous les Totems, les plus important dans notre être sont le Totem Âme, qui est notre Totem primordial, le Totem Esprit et le Totem de personnalité.

Le Totem Âme, comme le nom l’indique, est notre nature profonde, notre être véritable, notre identité propre.

Le Totem Esprit est celui de nos aspirations, de notre voie, de nos choix, de nos décisions…

Le Totem de Personnalité, quant à lui, englobe notre caractère, notre comportement, notre apparence, nos buts et notre destinée. N’oublions pas qu’un Totem peut changer ; mais ceci ne se fera que si nous décider de changer le cours de notre vie, ou par un choc psychologique par exemple.

Publié dans XXX - ARTICLES DE PRESSE | Pas de Commentaires »

1234
 

Жихен - Tendresse Éternelle |
binsle120 |
Univers sans lisse |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Les maux avec des mots
| Iz avance
| mbuello