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Autre unicorne que le Rhinocéros

Posté par othoharmonie le 13 décembre 2014

Chludov_unicornLa licorne, parfois nommée unicorne, est une créature légendaire à corne unique. Connue en Occident depuis l’Antiquité grecque par des récits de voyageurs en Perse et en Inde, sous le nom de monocéros, elle est peut-être en partie issue du chamanisme oriental à l’origine du Qilin (ou licorne chinoise) et du récit sanskrit d’Ekasringa. La licorne occidentale se différencie toutefois nettement de sa consœur asiatique par son apparence, son symbolisme et son histoire. Sous l’influence du premier des bestiaires, le Physiologos, les bestiaires médiévaux occidentaux et leurs miniatures la décrivent comme un animal sylvestre très féroce, symbole de pureté et de grâce, attiré par l’odeur de la virginité. Les chasseurs utiliseraient une jeune fille vierge pour la capturer. Sa forme se fixe entre le cheval et la chèvre blanche. La licorne se voit dotée d’un corpséquin, d’une barbiche de bouc, de sabots fendus et surtout d’une longue corne au milieu du front, droite, spiralée et pointue, qui constitue sa principale caractéristique comme dans la série de tapisseries La Dame à la licorne.

Elle devient l’animal imaginaire le plus important du Moyen Âge à la Renaissance. La croyance en son existence est omniprésente grâce au commerce de sa corne et à sa présence dans certaines traductions de la Bible. Des objets présentés comme d’authentiques « cornes de licorne » s’échangent à prix d’or, crédités du pouvoir de purifier les liquides des poisons et de guérir la plupart des maladies. Peu à peu, on découvre qu’il s’agit en réalité de dents de narval, un mammifère marin arctique. Il est admis que les multiples descriptions de licornes dans les récits de voyages correspondent aux déformations d’animaux réels, comme le rhinocéros et l’antilope. La croyance en l’existence de la licorne reste toutefois discutée jusqu’au milieu du xixe siècle et de tous temps, cette bête légendaire intéresse des théologiens, médecins, naturalistes, poètes, gens de lettres, ésotéristes, alchimistes, psychologues, historiens et symbolistes. Son aspect symbolique, très riche, l’associe à la dualité de l’être humain, la recherche spirituelle, l’expérience du divin, la femme vierge, l’amour et la protection. Carl Gustav Jung lui consacre une quarantaine de pages dans Psychologie et alchimie.

La licorne figure depuis la fin du xixe siècle parmi les créatures typiques des récits de fantasy et de féerie, grâce à des œuvres comme De l’autre côté du miroir de Lewis Carroll, La Dernière Licorne de Peter S. Beagle, Legend de Ridley Scott, ou encore Unico d’Osamu Tezuka. Son imagerie moderne s’éloigne de l’héritage médiéval, pour devenir celle d’un grand cheval blanc « magique » avec une corne unique au milieu du front. Son association récente à la rêverie des petites filles sous l’influence, entre autres, de My Little Pony, lui donne une image plus mièvre, au point qu’elle est parodiée à travers le culte de la Licorne rose invisible, la web série Charlie la licorne ou encore le jeu Robot Unicorn Attack.

Selon l’ésotériste Francesca Yvonne Caroutch, la licorne est issue du chamanisme asiatique. Sa première trace écrit e remonte aux Annales de bambou, en Chine. Intégrée à la mythologie chinoise sous le nom de Qilin, elle devient un symbole cosmique dans la civilisation mésopotamienne, de fécondité et de fertilité dans la civilisation indo-aryenne, elle est présente dans les plus anciennes cosmogonies et des textes religieux et philosophiques aussi bien chinois qu’indiensou perses, en Himalaya, Mésopotamie, et Crète préhellénique.

Elle penche pour une lointaine origine indienne et perse, l’orientaliste Shrader ajoutant que certains bas-relief perses, représentant un bœuf vu de profil (donc avec une seule corne visible), ont joué un rôle dans la diffusion de la légende de la licorne vers l’occident. Chez les perses, l’unicorne de fécondité neutralise les poisons. Comme dans le Bundahishn des anciens sages persans, on trouve trace de créatures unicornes dans l’Atharva-Véda, l’épopée de Gilgamesh, le Rāmāyana et le Mahâbhârata de l’Inde Antique, qui contribuent à diffuser cette légende dans le monde chrétien. Le conte indien de l’« ermite cornu », ou « Ekasringa », issu des Jātaka (récits des vies antérieures du Bouddha) et du Mahâbhârata, met en scène un ermite solitaire appelé Ekasringa, ce qui signifie « Corne unique ». Il conte le périple d’un mystique méditant et vivant dans la forêt parmi les animaux. En buvant à la même source qu’une antilope divine, il donne naissance à un enfant doté d’une corne unique sur la tête et de pouvoirs surnaturels. Ce conte est souvent cité pour son influence sur la licorne occidentale : certains éléments se retrouveraient dans les croyances perses, elles-mêmes à l’origine des récits gréco-romains concernant le monoceros. Au Japon, en Chine, en Inde et en Perse, des versions différentes existent. Le conte d’Ekasringa, issu de la littérature sanskrite, aurait, toujours d’après F.Y. Caroutch, forgé après de nombreux remaniements la légende de l’apparition merveilleuse d’un animal surmonté d’une corne en ivoire, qui ne peut être capturé que par une jeune fille. Un autre récit asiatique parle de la rencontre entre un avant-garde de l’armée de Genghis Khan et un animal unicorne dans le désert, qui lui dit : « L’heure est venue pour votre Chef de rebrousser chemin et de retourner sur ses terres ».

L’existence physique de la licorne reste longtemps une croyance partagée, son apparence plus vraisemblable que celle de créatures mythologiques comme la chimère ou le griffon, associée au fait que sa « corne » circule chez les apothicaires, expliquent sa longévité. Il est fréquent, pour les explorateurs, de confondre des animaux bien connus avec une créature à corne unique. Pour Odell Shepard, le monoceros de Ctésias mélange des récits sur le rhinocéros indien, dont la corne est traditionnellement créditée de propriétés thérapeutiques, sur l’onagre (ou âne sauvage), réputé dans l’Antiquité pour sa vitesse et sa combativité (cité par exemple dans l’Anabase de Xénophon), et sur l’antilope du Tibet. Les monoceros dansIndica sont décrits comme des ânes sauvages.

En 1704, un dessin du Museum Museorum compare la défense du narval (unicornu officinale), la « corne de licorne », un faux squelette reconstitué de licorne et une représentation équine de la licorne, titrée unicornu fictium. La défense du narval reste longtemps considérée comme une corne et non comme une dent, probablement en raison du refus de la dissymétrie énoncé par Carl von Linné dans son Systema Naturae. Lenarval est depuis nommé la « licorne de mer ». S’il est admis que la plupart des « cornes de licorne » vendues comme antidote sont en réalité ses dents depuis le xviiie siècle, si la découverte du narval fait s’effondrer le cours des « cornes de licorne » et met fin à leur commerce, la croyance en l’existence de la licorne perdure, même chez des érudits, jusqu’au milieu du xixe siècle.

Un animal éteint, Elasmotherium, est un énorme rhinocéros eurasien natif des steppes. Surnommé la « licorne géante », il possède une très grande corne unique au milieu de la tête. La description de cet animal pourrait s’être transmise oralement dans certaines légendes russes, selon Willy Ley. Le témoignage d’Ibn Fadlân laisse à supposer la survie d’Elasmotherium pendant les temps historiques, puisque la description de l’animal correspond parfaitement à la licorne karkadann de la Autre unicorne que le Rhinocéros dans RHINOCEROS 220px-BarthelemylicPerse, et à la licorne zhi de la Chine.

L’apparence de la licorne dans les œuvres du xixe siècle et d’après, inspirées par la féerie, accentue encore sa proximité avec le cheval blancpuisqu’elle perd parfois sa barbichette et ses sabots fendus. Solitaire, pure et bénéfique, la licorne porte désormais une corne unique de couleur blanche, dorée ou argentée au front. La taille de cette corne ne dépasse plus les 45 cm. Elle est décrite comme « un cheval magique avec une corne », scintillante sous la lumière de la lune, cette corne dorée ou argentée renvoyant au monde féerique et à la magie.

Bruno Faidutti cite la description de Bertrand d’Astorg à titre d’exemple :

« C’était une licorne blanche, de la même taille que mon cheval mais d’une foulée plus longue et plus légère. Sa crinière soyeuse volait sur son front ; le mouvement faisait courir sur son pelage des frissons brillants et flotter sa queue épaisse. Tout son corps exhalait une lumière cendrée ; des étincelles jaillissaient parfois de ses sabots. Elle galopait comme pour porter haut la corne terrible où des nervures nacrées s’enroulaient en torsades régulières. »

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Croyance autour de la corne de rhinocéros

Posté par othoharmonie le 6 décembre 2014

220px-Nas-HornLeur comportement sexuel les a beaucoup desservis. En effet, contrairement à un grand nombre d’espèces, l’accouplement peut durer plus d’une demi-heure. C’est sans doute pourquoi certains attribuent, sans fondement, des effets thérapeutiques et aphrodisiaques à la corne de rhinocéros broyée, alors que celle-ci est constituée principalement de kératine, une substance banale retrouvée dans les ongles, les cheveux et les sabots.

De tous temps tenue pour aphrodisiaque par les Chinois et les Japonais qui la prennent en infusion, la corne de rhinocéros n’a aucune vertu médicinale mais, à cause de cette croyance, beaucoup de rhinocéros sont tués. En Chine, le kilogramme de poudre de corne de rhinocéros se vend 50 000 USD. Entre 1980 et 1984, le nombre des rhinocéros noirs, autrefois très répandu, a diminué de moitié, probablement à cause de leurs cornes. En 1970, il y avait 70 000 rhinocéros noirs en Afrique, 15 000 en 1981 et seulement 4 200 en 2011, principalement en Afrique du Sud, Namibie, Zimbabwe et Kenya. Mais la population progresse enfin et l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) considère l’espèce comme sauvée. Le rhinocéros blanc se porte mieux avec 18 000 individus, dans le sud de l’Afrique. Pour réduire la chasse, la International Rhino Foundation a mis en place despatrouilles antibraconnage. En 2008, 83 rhinocéros noirs ont été braconnés rien qu’en Afrique du Sud. En 2011, ce chiffre est de 448. En 2012, 668. Elle a aussi entrepris de déplacer des animaux vers des zones très surveillées au Kenya (Parc national de Tsavo East) et au Zimbabwe (à Hwange et à Lemco).

L’accouplement des rhinocéros peut durer une heure et se répéter plusieurs fois par jour. Une telle vitalité, jointe à la forme suggestive de la corne, est peut-être à l’origine de la réputation de puissant aphrodisiaque attribuée à cette dernière, cause principale du massacre, au cours du XXe siècle, de toutes les espèces de rhinocéros. Pourtant, aucune des analyses effectuées sur différents prélèvements de cornes n’a pu mettre en évidence autre chose que de la kératine, la même protéine qui constitue nos ongles et de nos cheveux.

La corne des rhinocéros responsable des massacres

Il y a peu d’exemples, avec celles de l’éléphant, de destructions aussi massives et aussi systématiques que celles des rhinocéros. Aujourd’hui, l’espèce se rencontre essentiellement à l’abri de réserves, de sanctuaires de la vie sauvage ou de zones protégées.

Toutes les vertus prêtées à la corne du rhinocéros viennent de traditions asiatiques. Autrefois, quand les rhinocéros asiatiques étaient plus nombreux, l’« approvisionnement » avait lieu sur place, dans la vallée du Gange ou dans les forêts de la péninsule indochinoise. En raison de la chute des effectifs des rhinocéros en Asie, la chasse s’est étendue aux rhinocéros africains.

Quelles seraient les vertus de cette corne ? De l’Inde à la Chine, on lui prête divers pouvoirs protecteurs, curatifs ou stimulants. Autrefois, les princes indiens se devaient de boire dans une coupe creusée dans la corne d’un rhinocéros. La légende raconte que la coupe se brisait en deux si un ennemi y avait versé du poison. On affirmait également qu’une corne de rhinocéros placée sous le lit d’une femme enceinte facilitait l’accouchement.  Une autre tradition voulait que l’on guérisse une morsure de serpent en plaçant sur la blessure un petit morceau de corne.

L’urine de l’animal aurait aussi des pouvoirs : un petit flacon accroché à l’entrée d’une maison protègerait les habitants contre les mauvais esprits, les fantômes et les maladies. Sachant cela, les guérisseurs continuent aujourd’hui de recueillir l’urine en se servant là où il est facile de se la procurer, c’est-à-dire auprès des soigneurs des jardins zoologiques népalais et indiens — une tradition qui, elle, n’a aucune conséquence négative sur l’espèce.

Toutes ces pratiques, qui ne donnaient pas lieu à des massacres en règle, ont permis pendant longtemps la cohabitation du rhinocéros et de l’homme. Il n’en va pas de même depuis que la corne est vendue comme aphrodisiaque. Cette vertu illusoire est à l’origine d’une véritable flambée du marché (à titre illustratif, à la fin des années 1980, le kilogramme de corne se vendait environ 16 000 dollars).

Croyance autour de la corne de rhinocéros dans RHINOCEROS 220px-Rhinoc%C3%A9ros_de_Louis_XVUn commerce d’un autre type existe au Yémen. La corne, entière cette fois, est richement décorée et utilisée comme étui du poignard traditionnel, le jambia. La raréfaction des animaux a entraîné un envol des prix qui n’a pas découragé la riche clientèle yéménite. Le braconnage africain n’en a été que plus actif.

Aujourd’hui, en dépit des approvisionnements rendus de plus en plus difficiles par la baisse des effectifs des rhinocéros et par l’interdiction totale, à l’échelle internationale, du commerce de leurs cornes, le braconnage persiste, en raison des sommes exorbitantes pouvant être obtenues en Asie, notamment au Népal, pour la corne de rhinocéros (une seule corne peut se monnayer plusieurs dizaines de milliers de dollars).

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Proche du cheval, la Licorne

Posté par othoharmonie le 29 septembre 2012

 

La licorne, parfois nommée unicorne, est une créature légendaire généralement décrite comme proche du cheval et de la chèvre et de couleur blanche, possédant un corps chevalin, une barbiche de bouc, des sabots fendus et une grande corne au milieu du front, droite, spiralée et pointue, qui constitue sa principale caractéristique.

Proche du cheval, la Licorne dans CHEVAL 220px-DomenichounicorndetailLa licorne est mentionnée depuis l’Antiquité grecque, sous le nom de monocéros. Elle devint l’animal imaginaire le plus important du Moyen Âge à la Renaissance, que ce soit dans l’iconographie des bestiaires médiévaux qui la décrivent comme un animal sylvestre très féroce, symbole de pureté et de grâce, que seule une vierge peut capturer, ou dans les encyclopédies où sa corne possède le pouvoir de purifier l’eau de tout poison et de guérir les maladies. Des objets présentés comme d’authentiques « cornes de licorne » s’échangèrent durant ces périodes.

On découvrit peu à peu que ces « cornes de licorne » étaient en réalité des défenses de narval, et que les multiples descriptions qui avaient été faites de la licorne correspondaient aux déformations d’animaux comme le rhinocéros et l’antilope. La croyance en l’existence de la licorne fut discutée jusqu’au milieu du XIXe siècle et de tous temps, la bête intéressa des théologiens, médecins, naturalistes, poètes, gens de lettres, ésotéristes, alchimistes, symbolistes et historiens.

La licorne blanche telle que nous la connaissons est une créature chimérique légendaire et non pas un mythe car elle n’est pas liée à la création du monde, à des gestes héroïques ou la fondation d’une ville, mais le résultat d’un mélange entre tradition orale et écrite, récits de voyageet description des naturalistes. De nombreux auteurs ont développé des théories plus ou moins sérieuses qui s’opposent quant à ses origines, à tel point qu’Odell Shepard suggère non sans humour dans son ouvrage The lore of the unicorn, publié en 1930, que l’origine de la licorne devait se trouver dans l’Atlantide ou les montagnes de la lune.

L’une des peintures de Lascaux a été qualifiée de « licorne » en raison de deux traits rectilignes sur son front, mais il s’agit vraisemblablement de la reproduction d’un animal bien réel, probablement le lynx.

Selon l’auteur ésotériste Francesca Yvonne Caroutch, l’origine de licorne se confondrait avec la nuit des temps. Issue du chamanisme, elle était, semble-t-il, fabriquée artificiellement pour le culte de la fertilité, pratique qui perdure dans les confins du Kham, au Tibet oriental, jusqu’à la fin du XIXe siècle. Symbole cosmique dans la civilisation mésopotamienne, de fécondité et de fertilité dans la civilisation indo-aryenne, on la retrouverait dans les plus anciennes cosmogonies et des textes religieux et philosophiques aussi bien chinois qu’indiens ou perses. La licorne serait aussi mentionnée en Himalaya, Mésopotamie, et Crète préhellénique. Il n’existe toutefois aucune preuve historique véritable pour étayer cette théorie.

 dans CHEVALSelon une autre étude plus récente, la licorne serait issue de l’ancien paganisme européen, du dieu gaulois cornu Cernunnos et de la mythologie nordique. Sa présence en Orient aurait été rare et tardive, propagée par les nouvelles voies commerciales, et les points communs avec des mythes hindous ne seraient dus qu’à de mauvaises traductions. Quelques références à la licorne et à sa symbolique se trouveraient dans la mythologie nordique car pendant le Ragnarök, Freyr succombe devant Surt qu’il affrontait avec une épée en bois de cerf « armé d’une seule ramure ainsi qu’un cerf à l’hallali », et la lance Gungnir (gravé des runes de la Loi) pourrait aussi être assimilée à la corne de licorne. Il s’agit d’une interprétation que rien ne peut confirmer.

Deux études universitaires dont la thèse de Bruno Faidutti s’opposent aux théories sur l’origine antique de la licorne. Les créatures orientales comme le qilin chinois ne pourraient pas être à l’origine de la licorne occidentale dont la figure résulte d’un travail sur les premiers bestiaires et les textes gréco-romains, eux-mêmes probablement issus de l’observation d’animaux exotiques réels. Les liens entre licorne européenne et licorne asiatique sont donc remis en cause car ces deux légendes auraient deux origines très différentes : les licornes asiatiques étaient fabriquées en liant par le fer et le feu les cornes de certaines chèvres angora, cette corne artificielle était donc courte et ressemblait à deux chandelles tressées, tandis que la licorne européenne blanche est une création du haut Moyen Âge, empruntant beaucoup au Physiologos et un peu aux textes gréco-romains, et portant une longue corne torsadée. Bruno Faidutti affirme toutefois que, bien que les déformations d’animaux réels expliquent en grande partie l’origine des multiples descriptions de la licorne, l’histoire de cette créature est bien plus complexe qu’un choix entre l’observation d’un « rhinocéros dans la brume » ou d’une « antilope vue de profil ».

On compte des centaines, voire des milliers de miniatures de licornes avec la même mise en scène inspirée du Physiologos : la bête est séduite par une vierge traitresse et un chasseur lui transperce le flanc avec une lance. Nulle part ailleurs la licorne n’est liée de cette façon à la virginité des jeunes filles. La « capture de la licorne » semble issue de la culture de l’amour courtois, liée au respect de la femme, aux loisirs délicats, à la musique et à la poésie et tous ces récits comme leurs illustrations seraient d’inspiration chrétienne, la licorne y représentant la trahison envers le Christ, flanc percé par une lance comme dans l’épisode biblique de la Passion de Jésus-Christ.

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