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TOTEM Loutre : la Joie, la Serviabilité.

Posté par othoharmonie le 25 février 2017

Son clan : Papillons. Son élément : Air.

Son allié : Saumon.

 

Joyeuse, courageuse, amicale, serviable, Loutre va droit à l’essentiel, capable de faire le vide si nécessaire. Elle détient une série de leçons sur la Féminité : celles qui enseigne que la jalousie et la méchanceté n’ont pas leur place. Quand cette énergie s’exprime sans manipulations et sans contrôle, l’expérience est pleine de fertilité et source de vie.

C’est la liberté de l’amour sans jalousie. Loutre nous demande de redevenir enfant et de laisser notre vie se dérouler tout simplement. Loutre correspond à votre aspect féminin. Ses éléments, Eau et Terre, le montrent bien. Cette force équilibrante l’incite à jouer toute la journée avec ses petits. Loutre n’a pas d’agressivité et de comportement déséquilibré, elle ne s’engagerait jamais dans une lutte. Elle manifeste plutôt de la curiosité et de la gentillesse par rapport à toute vie humaine et ne se défend qu’en cas d’attaque. Loutre correspond à l’idéal féminin des Indiens. Elle est mince, gracieuse et pleine de coquetterie. Loutre enseigne que la féminité est là pour répandre joie et ouverture d’esprit et non la jalousie et la dualité.

Loutre2

Elle correspond à la force de la bonté partagée. Les personnes qui ont l’énergie de Loutre vivent l’amour sans contrainte, sans rapport de force, en harmonie. Ils ne sont pas attachés aux biens matériels. Loutre renvoie à la puissance réceptrice de la femme. On vous appelle le « noble magicien », et vous appartenez à la période d’épuration de la nature. À l’instar de Loutre, vous allez toujours à l’essentiel et vous faites le vide dans votre esprit quand cela est nécessaire. Les déménagements, les voyages, les transformations de toutes sortes et les changements, qu’ils soient affectifs ou professionnels, jalonneront votre existence. Vous possédez une nature enjouée. Vous aimez sortir et recevoir, et votre porte est toujours grande ouverte ! Vous êtes membre du clan de Papillon, qui vous unit à l’élément Air.

À l’origine simple Chenille, le Papillon devient vite une créature chatoyante et légère, capable d’évoluer sans contrainte. Votre allié est Saumon. Comme lui, gardez confiance en l’avenir, même si vous devez traverser des périodes difficiles. Restez souple comme votre animal totem. Nourrissez-vous toujours de bonnes émotions : ce sont elle qui conditionnent en grande partie votre vie.

Souvent timide pendant l’enfance, vous prendrez peu à peu confiance en vous avec l’âge, notamment en vous appuyant sur des personnes qui sauront vous aider à vous extérioriser. Pourtant, vous ne manquez pas de personnalité ni de valeurs : il vous faut juste un environnement sécurisant pour les exprimer. Fiable et très impliquée lorsque vous vous sentez en confiance, vous serez parfaitement à l’aise dans votre rôle, au sein de votre cellule familiale. Au boulot, votre discrétion pourra, un temps, vous desservir.

Mais tôt ou tard, la solidité de votre engagement et de vos résultats vous permettra de vous révéler aux yeux de votre hiérarchie. Pour vous, l’entourage est extrêmement important. Livré à vous-même, vous avez vite tendance à vous replier, vous couper du monde. Vous rechercherez donc un job dans de petites structures de préférence, où vous pourrez vous épanouir au plan humain. Votre plus gros défaut ? La peur du regard de l’autre, qui souvent vous paralyse et vous fait douter de vous. De fait, vos qualités – intelligence, sens des responsabilités, de l’écoute – sont parfois étouffées. Votre partenaire devra savoir vous faire prendre confiance en vous. Mais attention à ne pas adopter avec lui une attitude d’enfant, en perpétuelle demande de soutien ! Car la plupart trouvent cela charmant au début, mais fatiguant à la longue.

Pour prendre confiance en vous sans avoir toujours besoin des autres, un loisir artistique, le théâtre en particulier, devrait vous aider. Loutre est le onzième esprit totem de la roue de la vie des chamanes amérindiens. Il correspond à notre signe astrologique occidental du Verseau. Loutre adore la vie en groupe, mais reste d’une nature méfiante et ne peut pas vraiment être considérée comme un animal grégaire. D’ailleurs, elle côtoie ses congénères par plaisir et non par nécessité : chaque individu se suffit à lui-même et chasse isolément sans avoir besoin de recourir au groupe, bien que des alliances puissent être contractées temporairement dans ce but.

C’est donc souvent davantage pour jouer (car c’est un animal joueur) et pour entretenir des rapports sociaux que les Loutres – en dehors de la période où elles fondent une famille – se retrouvent et s’apprécient. On retrouve de même cette notion d’autonomie et « d’individualité altruiste » chez les natifs du Verseau. Un peu à la manière du Dauphin, Loutre aime s’ébattre dans l’eau et « s’amuser ».

 LOUTRES

Elle peut d’ailleurs aussi glisser sur une pente ou jouer avec des pierres ou des morceaux de bois sans que cela ait un caractère nécessaire ou participant à sa survie. Elle compte donc parmi les exceptions du règne animal, et on lui attribuera ainsi volontiers une tendance à être fantaisiste, farfelu, à agir de façon quelque peu bizarre parce que motivée par des ressorts internes qui nous échappent. Ce schéma comportemental est également représentatif de l’uranien et des natifs marqués par le Verseau.

 Dans certaines cultures, Phoque, Dauphin, Lamantin et Loutre sont d’ailleurs interchangeables et ont tous donnés des versions différentes du mythe de la Sirène ou du Selkie : le point commun de toutes ces légendes réside toutefois dans le fait que ces mammifères marins revêtent parfois l’apparence d’un homme ou d’une femme et contractent mariage dans la communauté humaine… mais invariablement aussi, ils se retrouvent vite étouffés, emprisonnés par ce mariage, et n’aspirent qu’à retrouver leur liberté. Car la liberté est tout à la fois le principal mot clé de la Loutre et du Verseau

La Loutre appelle à la joie et à la serviabilité

Chez les Amérindiens, Loutre appelle à la joie et à la serviabilité, du fait même de son tempérament excentrique, dénué de toute agressivité. Les chamanes insistaient notamment sur son caractère amphibie : aussi à l’aise sur la mer que sur la terre, Loutre est le symbole d’un équilibre entre la liberté et les émotions plus profondes, plus maternelles qui sont contenues dans l’élément aquatique.

Les chamanes avaient également noté combien Loutre passait de temps à jouer avec ses petits, et on retrouve bien cette tendance chez les mamans et papas du Verseau qui, en parallèle à leur rôle de parent, sont souvent les meilleures amis et les meilleurs compagnons de jeu de leurs bambins. Loutre n’ayant pas de comportement agressif, n’étant en rien belliqueuse, elle s’avère aussi être un symbole puissant de la bonté, une sorte d’incarnation de la vie sous sa forme la plus dévoué, la plus altruiste.

Notons que la Loutre correspond à l’idéal féminin des Indiens. Elle est mince, gracieuse, enjouée et coquette. Elle enseigne que la féminité est là pour répandre joie et ouverture d’esprit, et non rivalité ou dissension. Cette composante se retrouve souvent chez la femme uranienne ou Verseau, qui voit l’amour comme une coopération, une complicité, une amitié même souvent et se méfie de la passion destructrice et brûlante. Le fait que la Loutre ne soit pas un animal territorial (si une loutre empiète sur le territoire du voisin, c’est en principe l’indifférence qui prime) évoque son détachement envers les biens matériels.

Nous noterons enfin que, très sensible à la pollution, la présence de Loutre à un endroit quelconque est un signe positif pour l’écologie et la bonne santé du biotope : les natifs de Loutre/Verseau auront fréquemment la fibre écologiste et défendront souvent de bonnes causes, notamment en ce qui concerne la protection de la nature et des animaux. Le protégé de Loutre est amical, joueur, indépendant, bon, sociable, fantaisiste, farfelu, bizarre, détaché, inventif, peu matériel, désobéissant, imprévisible, rebelle, individualiste.

Cycle : La Lune du Repos et de la Purification.

Animal totem complémentaire : La Corneille.

Forces : amical, joueur, actif, vif d’esprit, inventif, bon, sociable, indépendant, fantaisiste, fibre écologiste, dynamique, spontané. Faiblesses : méfiant, imprévisible, détaché, peu matérialiste, désobéissant, rebelle, impulsif, impatient.

La tradition amérindienne prétend que les natifs de la Loutre possèdent des pouvoirs exceptionnels. Ainsi, vous avez une grande intuition et la possibilité de développer des facultés psychiques insoupçonnées. Votre imagination est vive, et, comme vous n’êtes jamais à court d’arguments, on se plaît beaucoup en votre compagnie. Comme votre élément l’Air, vous adorez changer, bouger, et découvrir des choses nouvelles.

Vous possédez un côté innovateur qui peut se révéler tardivement. Très actif, vous êtes également un excellent médiateur. Pris entre la mer et la terre, entre votre désir de vous amuser et les nécessités de la survie, entre votre liberté sacrée et la volonté de vous mêler aux autres, entre votre individualisme forcené et la volonté d’améliorer le monde… votre épanouissement reposera sur votre faculté à trouver un juste équilibre entre vos tendances contradictoires. C’est souvent en restant indépendant mais en mettant votre énergie au service d’une cause collective que vous donnerez un vrai sens à votre vie.

Votre totem minéral : l’Argent. Les Amérindiens considèrent l’Argent comme très précieux, à cause de la malléabilité et de son brillant. Porter de l’Argent sur vous renforcera votre adaptabilité et vous aidera à contrôler vos émotions. De plus, l’éclat dont il est porteur vous permettra de donner plus de poids et de valeur à chacune de vos idées. Votre totem végétal : le Tremble.

Connu aussi sous le nom de Peuplier Blanc. Son écorce est d’un brun argenté. Selon les sorciers guérisseurs, son écorce, ses feuilles et ses bourgeons ont des propriétés diurétiques. C’est également un excellent tonique et il a le pouvoir de protéger contre l’eczéma. Loutre est intelligente, indépendante et d’une imagination fertile. Au travail, elle a besoin d’une grande liberté pour s’exprimer comme elle l’entend et appliquer ses idées novatrices.

Elle joue un rôle souvent créatif et excelle dans tous les domaines de la communication et de la technique, comme l’électronique, la télévision, les médias, l’écriture, le marketing, l’aéronautique, etc. Elle est perçue par ses collègues comme étant distante et excentrique. En fait, elle est tout simplement obnubilée par les idées qui fourmillent dans sa tête. Elle a besoin de défis pour appliquer ses idées nouvelles et est en désaccord avec la direction quand cette dernière lui semble trop conservatrice. Elle a de la peine à se conformer aux règles et aux procédures préétablies. De nature ambitieuse, elle peut rapidement grimper les échelons de l’échelle sociale, mais aussi mettre tout cela de côté si elle vient à s’impliquer dans une cause humanitaire.

Ainsi, elle s’épanouit dans toutes les entreprises à but humanitaire ou dans le milieu social. Loutre est souvent attirée par un poste de dirigeant. En tant que chef, elle a une vision claire du futur et aime créer un environnement harmonieux et détendu. Elle stimule ses employés et les encourage à développer leurs idées.

Elle a tendance à passer outre certaines procédures d’entreprises et laisse les problèmes des employés se régler d’eux-mêmes. Animal étonnant, à l’aise dans deux des quatre éléments : l’eau et la terre.

Dans la mythologie celtique, c’est l’un des animaux en lesquels se change Taliesin pour échapper à Keridwen. Elle est associée à la sagesse, à l’habileté et à la possession de talents essentiels et de trésors intérieurs. Elle symbolise également la fidélité et la loyauté, deux qualités appréciables au cours de notre voyage dans d’autres plans de la réalité.

Dans la mythologie irlandaise, la reine des Loutres, jusque-là invulnérable, est finalement abattue par le héros Muiredach. Celui-ci dénicha ensuite un manteau en peau de Loutre, qui le rendit à son tour invulnérable. Loutre est ainsi une protectrice très puissante et, quand on fait appel à elle dans les cérémonies à but curatif, elle contribue efficacement à amener la guérison. La  Loutre est un animal joueur et joyeux, très protecteur de ses petits, et qui vit aussi bien sur terre que dans l’eau. Comme animal pouvoir, Loutre souligne la nécessité d’une compréhension compatissante, d’un jugement équilibré et d’un partage généreux.

 La Loutre vous aidera non seulement à aimer partager les bonnes choses de votre vie avec les autres, mais aussi à trouver du plaisir dans les réussites et les bonnes fortunes des autres. Si vous êtes heureux pour les autres vous trouverez plus de joie dans votre vie. Loutre est un antidote aux soucis et à l’anxiété. Elle souligne l’importance de ne pas trop se soucier d’acquérir plus de biens matériels ou d’avoir de l’avancement dans sa carrière ou sa position sociale. Loutre vous enseigne à trouver de la satisfaction dans ce que vous avez, et à aimer la vie plutôt que de ne faire que la tolérer. Loutre nous invite à redevenir enfant, nous amuser et accepter le flot de la vie et des expériences. Avec elle, vous pouvez prendre le temps de vous reposer et d’oublier vos soucis quotidiens. Vous devrez vous détacher de votre routine habituelle, pour consacrer un jour ou un week-end entier à vos loisirs.

La raison vous l’interdit, mais vous savez bien que vous devez prendre soin de vous-même pour être vraiment utile aux autres. Quelqu’un pourrait bien entrer dans votre vie pour vous réapprendre à vous amuser – activité que toutes vos responsabilités d’adulte vous ont peut-être forcé à oublier. Loutre vous montre qu’on peut attraper le Saumon de la Sagesse en s’amusant.

Ce totem rappelle que nous n’avons rien à craindre car nous sommes réellement protégés.

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LE CERF, animal sacré

Posté par othoharmonie le 19 février 2017

 

Dans la mythologie celtique, le cerf Blanc est le messager de l’Autre Monde et le conducteur des âmes. Un signe net de l’importance du cerf dans la symbolique celtique est la fréquence relative de son apparition dans l’iconographie ou la légende. Une divinité gauloise porte le nom de Cernunnos, celui qui a le sommet du crâne comme un cerf. Elle est représentée sur le chaudron d’argent de Gundestrip, assise dans la posture bouddhique, tenant d’une main un torque et de l’autre un serpent, entourée d’animaux les plus divers, et notamment d’un cerf et d’un serpent: peut-être faut-il voir dans ces bois de cerf surmontant la tête du dieu un rayonnement de lumière céleste.

cerf animal sacré

Le symbolisme du cerf dans le monde celtique est donc très vaste et il a trait certainement aux états primordiaux. Faute d’une étude d’ensemble, on doit provisoirement se borner à relever le symbolisme de longévité et d’abondance.

Les Gaulois employaient de nombreux talismans, en bois de cerf, et on a noté, en Suisse, dans des tombes alémanes des ensevelissements de cerfs à côté de chevaux et d’hommes. On a rapproché le fait des masques de cerf dont étaient munis des chevaux sacrifiés dans des kourganes de l’Altaï aux Vième et Viième siècles avant notre ère.

En Bretagne armoricaine, saint Edern est représenté chevauchant un cerf.
Comme le renne, le chevreuil, le cerf semble avoir joué un rôle de psychopompe dans certaines traditions européennes, notamment chez les Celtes: le Morholt d’Irlande, oncle d’Yseult, occis par Tristan en un combat singulier, est dépeint gisant mort cousu dans une peau de cerf.

Dans la mythologie celte, les cerfs sont les “ bêtes à cornes des fées ”, et les messagers entre le monde des dieux et celui des hommes. Il semble qu’il ait été surtout opposé dans les pays celtiques au sanglier, où le cerf (comme le cheval) représente l’élément masculin et combatif et le sanglier le côté féminin et érotique de l’homme et de la nature.

Dans l’ancienne mythologie nordique, quatre cerfs broutent, à la cime de l’arbre du monde Yggdrasil, les bourgeons (les heures), les fleurs (les jours) et les rameaux (les saisons).

Dans la plupart des traditions chamaniques européennes, les gens sont conduit vers l’Autre Monde en poursuivant un animal magique, souvent un cerf ou un sanglier. Un des personnages européens célèbres liés à la magie est Merlin.
L’image qui ressort est un prophète vivant dans les bois, maître des animaux, dont les totems sont le cerf, le loup et le sanglier. On retrouve le mythe du Cerf Sauveur dans la Chanson de Roland, un des premiers écrits en français, daté d’environ 1090. Cette chanson de geste se passe lors de la bataille de Ronceveau en 778. Un des passages parle de la manière dont Charlemagne a pu franchir la Gironde en crue grâce à l’intervention d’un Cerf Blanc.
On raconte également qu’une biche blanche est intervenue dans la vie de Clovis en 507, au moment de sa célèbre victoire de Vouillé contre les Wisigoths.

Pour les chrétiens le cerf devait sa noblesse au fait d’être l’animal privilégié de Notre Seigneur Jésus-Christ.
Dans la culture chrétienne, le cerf blanc représente le Christ ; on trouve, dans l’église de Tréhorenteuc, en Bretagne, une mosaïque représentant un cerf Blanc, entouré de 4 lions et symbolisant le Christ entouré des 4 évangélistes.

On notera qu’Origène fait du cerf l’ennemi et le pourchasseur de serpents, c’est-à-dire l’ennemi du mal, expressèment le symbole du Christ. Saint Jean de la Croix attribue aux cerfs et aux daims deux effets différents de l’appétit concupiscible, l’un de timidité, l’autre de hardiesse, fonction de l’attitude supposée de ces animaux en face de leurs désirs. Le cerf est souvent associé à la gazelle dans l’Ecriture Sainte. A propos de leur relation, Origène remarque que la gazelle possède un oeil perçant et que le cerf est tueur de serpents et les fait sortir de leurs trous grâce au souffle de ses narines. Origène compare le Christ à une gazelle selon la theoria et à un cerf selon ses oeuvres, la praxis (Homélie III sur le Cantique des Cantiques).

Le cerf symbolise la rapidité, les bonds. Quand il a soif et quand il cherche une compagne son appel rauque et sauvage apparaît irrésistible ; d’où sa comparaison avec le Christ appelant l’âme, et l’âme-épouse recherchant son époux. Le cerf symbolise aussi bien l’Epoux divin, prompt et infatigable à la poursuite des âmes, ses épouses, que l’âme elle-même recherchant la source où se désaltérer.

Le cerf ailé peut signifier la promptitude dans l’action. Mais si l’on interprète l’image en fonction de la symbolique de l’aile, c’est toute la symbolique du cerf qui se trouve alors élevée au niveau de la spiritualité: la prudence du saint, l’ardeur à s’unir à Dieu, l’attention à la parole et au souffle de l’Esprit, la sensibilité à la présence de Dieu. Les légendes de saint Eustache et de saint Hubert décrivent l’apparition d’une croix entre les bois d’un cerf qu’ils poursuivaient.

D’autres saints ont également des cerfs pour attributs (Meinhold, Oswald et Procope de Bohême).

Le cerf d’or se retrouve dans les légendes cambodgiennes mais le caractère solaire de l’animal y apparaît sous un aspect maléfique. Comme c’est souvent le cas, l’animal solaire est mis en rapport avec la sécheresse ; il faut, pour obtenir la pluie, tuer le cerf, et c’est le but de la danse du trot, si populaire au Cambodge, dans la région d’Angkor notamment. On ajoute, en d’autres contrées, que la pénétration du cerf dans un village annonce l’incendie et oblige à quitter les lieux. La même idée du cerf néfaste et porteur de sécheresse est connue de la Chine antique.

Dans l’alchimie, souvent associé à la licorne, le cerf est le symbole du mercure philosophal. Une planche du chef-d’oeuvre de Lambsprinck, (XIVième) la pierre philosophale, nous montre les deux animaux face à face dans un sous-bois. Le poème accompagnant cette troisième figure révèle que le cerf symbolise le Mercure (aspect masculin) et l’Esprit ; la licorne est le Soufre (aspect féminin) et l’âme, tandis que la forêt est le Sel et le corps. L’alchimie, en relation avec le mythe antique du chasseur Actéon qui fut changé en cerf par Diane (Artémis), envisage le cerf en tant que symbole de la transformation du métal. Le cerf est ici lié au monde féminin et “ lunaire ” de l’argent.

CERF BLANC

 

 

Le cerf blanc porte un disque solaire sur le dos(La transformation du dieu-cerf au jour).

Le Cerf Blanc était un animal quasi légendaire à cause de sa rareté, et qui le tuait en tirait beaucoup d’honneurs. Ainsi, la coutume voulait que celui qui pouvait le tuer devait, en toute légitimité, et sans que quiconque s’y oppose, donner un baiser à la plus belle des jeunes filles de la cour. Si le baiser en lui-même n’était un affront pour personne, de nombreuses querelles naissaient au moment de choisir la plus belle : chaque chevalier voulait que cette qualité soit appliquée à sa Dame!

Dans la légende arthurienne, la chasse au cerf blanc entraîne les chevaliers au-devant de leur destin.

Les cerfs blancs (Le point de vue scientifique) Il est très peu répandu dans le milieu naturel. Cependant ceux qui l’ont observé et qui continuent à tenter de comprendre l’origine de ce phénomène, ont fini par identifier 4 pigmentations chez le Cerf élaphe Rouge d’Europe : – « rouge », au pelage brun normal, – « blanc », réunit tout type de coloration dominée par le blanc ; on y retrouve des individus au poil variant du blanc au beige en virant parfois vers le jaune, et possédant des yeux bleus, bruns voire des yeux de chaque couleur – « blanc pur », dont les représentants possèdent un pelage d’un blanc pur, et les yeux de couleur bleu – la dernière pigmentation « blesswild », traduite littéralement par « sauvage béni », est extrêmement rare et est matérialisée par de larges traces blanches présentes sur un pelage brun, partout ailleurs ; ces traces sont visibles uniquement sur le devant de la tête et parfois juste au-dessus des sabots. La pure variété blanche est celle qui possède le poil bien blanc et les yeux bleus. Certains spécimens de cerfs blancs, même considérés comme « purs » présentent des spots foncés pigmentant la peau et surtout visibles au moment des mues, notamment celle du poil d’hiver au poil d’été qui laisse apparaître des espaces sans poil à certains moments.

Le cerf est l’un des animaux symboliques les plus importants des anciennes cultures du monde.

Symbolise: Arbre de vie, fécondité, rythmes de croissance, renaissances, image archaïque de la rénovation cyclique, médiateur entre le ciel et la terre, soleil levant, image du Christ, don mystique, révélation salvique, messager du divin, vélocité, crainte, chasse.

CIVILISATIONS & TRADITIONS

Les Lapons, Groenlandais, Sibériaques, Samoyèdes et Mongols donnent à des constellations le nom du cerf, de l’élan ou du renne. Certains chamanes de Sibérie se déguisent en cerfs et portent des bois de cerf sur la tête. Il est donc dit que le cerf est l’animal sacré d’une civilisation arctique ; cela expliquerait que nous trouvions également le symbole de cerf en Espagne et dans le Midi à l’époque glaciaire. Dans la civilisation arctique, le cerf était adoré parce qu’il était l’animal le plus chassé. Bien entendu, cela ne signifie nullement qu’il faille parler d’un dieu-cerf ; il est suffisant de dire que cet animal passait pour être particulièrement sacré. Ce culte du cerf a survécu à la civilisation paléolithique, mais aura certainement pris un sens nouveau pour le monde agricole du néolithique. On peut dire quelles transformations il a subies avant de s’insérer enfin dans le polythéisme celte ; mais on peut bien supposer que le cerf n’y était plus simplement le noble animal que l’on chasse : il était désormais chargé de symboles.

On prête au cerf la découverte et l’utilisation de certaines propriétés thérapeutiques du dictame. Il s’agit d’une plante dont deux des noms sont voisins du cerf – artemidion et cervi ocellum – et qui est considérée depuis l’Antiquité comme une véritable panacée, mais capable entre autres d’expulser une flèche de la plaie provoquée, puis guérir celle-ci : les cerfs, et aussi les chèvres sauvages, avaient la réputation de soigner de cette façon leurs blessures de chasse, d’avoir aussi transmis ce savoir aux hommes. Le cerf est censé faire également usage du dictame comme contre-poison après morsure de serpent ; et d’autres herbes, purgatives, seraient obsorbées par le cerf pour expulser un serpent avalé volontairement dans un but de renouvellement de ses cornes et de sa peau.

Dans le bouddhisme le cerf d’or est une manifestation du Bouddha libéré (d’ou le fait qu’il a un visage d’homme qui sourit comme un bouddha) revenant parmi les hommes pour les délivrer de la force et de l’aliénation de leurs sentiments contradictoire (Lutte entre San et Dame Eboshi) et leur faire ainsi connaître la paix de l’âme propice à la sagesse et à la connaissance ( La mort du dieu-cerf fait déposé les armes à tout le monde).

Pour le shinto japonais, le cerf est la monture des dieux, et il fait partie des symboles divins qui sont représenté sur les Kakemonos sacrés (d’ou le faite que le cerf est un dieu).

Les Indiens d’Amérique manifestent dans les danses et dans leurs cosmogonies ce lien du cerf et de l’arbre de vie: l’association qui unit étroitement le pin à l’espèce des cervidés (danses du cerf autour d’un conifère érigé sur la Plaza) peut n’être en partie que simple imagerie forestière ; mais il n’est pas improbable que, beaucoup plus profondément, elles contiennent le symbolisme qui associe le cerf non seulement à l’est et à l’aube, mais aussi aux débuts de la vie apparue à la création du monde. …

Dans plus d’une cosmogonie amérindienne c’est l’élan ou le daim qui fait surgir à l’existence, par ses abois, la vie créée, et parfois dans l’art indien l’arbre est représenté comme sortant des Cornes fourchues de l’animal. L’effigie sacrée du Dieu Soleil des Hopis (Pueblos de l’Arizona) est taillée dans une peau de daim.

Au XVIe siècle, chez les Indiens de Floride, lors de la célébration de la fête du Soleil, au printemps, un poteau était érigé au sommet duquel on élevait la peau d’un cerf arrachée à un animal capturé en cérémonie ; auparavant on l’emplissait de végétaux pour lui donner forme et on la décorait de fruits et de plantes suspendus. Cette image était orientée vers le Soleil levant et la danse se tenait autour d’elle accompagnée de prières pour une saison d’abondance.

Une coutume analogue pour la fête du printemps est signalée chez les Timucua par W.Krickeberg. Le cerf est aussi l’annonciateur de la lumière, il guide vers la clarté du jour.

Voici un extrait d’un chant des Indiens Pawnees en l’honneur de la lumière du jour:

Nous appelons les enfants. Nous leur disons de s’éveiller… Nous disons aux enfants que tous les animaux sont éveillés. Ils sortent des gîtes où ils ont dormi. Le Cerf les conduit. Il vient du sous-bois où il demeure, menant ses petits vers la Lumière du Jour. Nos coeurs sont joyeux.

 Associations à travers les mythes, les Dieux, les Déesses, les Saints…

Cernunnos

Actéon : chasseur puni par Artémis qui le transforma en cerf ; il fut aussitôt dévoré par ses propres chiens. Artémis (Diane) : soeur jumelle d’Apollon ; déesse de la chasse, de la lune (Séléné) et de la magie (Hécate).

Artémis souvent représentée avec un cerf.

Apollon & Cyparisse

Hercule: Il met ensuite un an à capturer vivant un cerf aux cornes d’or, consacré à Artémis, avant de s’attaquer à l’énorme sanglier qui dévastait le mont Erymanthe, en Arcadie.

Aristée

Tuan Mac Carell: Partholonien, seul survivant du fléau qui détruisit sa race. Un matin, il se retrouva transformé en cerf et devint le maître de tous les cerfs d’Irlande.

Finn Mac Cumaill (Irlande) : Père de Oisin

Oisin (Irlande): petit faon

Saint-Patrick: se transformait en cerf

Saint-Hubert: chasse un grand cerf et voit une croix entre ses bois, la St Hubert est fêtée le 3 novembre.

En Bretagne armoricaine, Saint Edern est représenté chevauchant un cerf.

Merlin se transforme en cerf : Pendant ce temps, Merlin, qui savait tout de la perplexité de l’empereur à table, arriva aux portes de Rome, jeta son sortilège et se changea en une créature insolite ; il devint un cerf, le plus grand et le plus étonnant qu’on ait vu. Il avait un pied de devant blanc et portait cinq bois sur la tête, les plus majestueux qu’ait eus un cerf.

Jâtaka bouddhique

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LE SYMBOLISME SOLAIRE DU CERF

Posté par othoharmonie le 11 février 2017

 

Symbole solaire du pouvoir celte, le cerf est l’animal de la vie (à cause de l’arbre que forment ses ramures), de la puissance, de la virilité, de la longévité (on disait qu’il pouvait vivre jusqu’à 900 ans) et de la vélocité. Comme l’ours, le cerf manifeste la force de la nature : sa chasse et sa capture sont le sujet de nombreuses légendes.

Grâce à sa ramure comparable à un arbre et qui se renouvelle périodiquement, le cerf passait déjà alors pour un symbole de la vie qui se perpétue, du renouveau et du passage du temps.

Il passe pour être hostile aux serpents venimeux, et son pelage constituait une amulette de protection contre leurs morsures. La poudre de bois de cerf protégeait aussi les semences des intempéries.

cerfs

Le bestiaire du Moyen Age répète les mêmes enseignements, mais ajoute encore que les cerfs auraient découvert l’effet magique dont ils font usage pour se défaire des flèches qui se sont fichées dans leur peau, et cicatriser leurs blessures. On lit aussi que les bois de cerf constituent un puissant remède : la ramure droite, plus efficace que la gauche, chasse les serpents lorsqu’on la brûle. La viande de cerf fait tomber la fièvre, de même que l’onguent que l’on tire de sa moelle.  En héraldique, le cerf est le symbole de « la douceur et de l’indulgence, car il est dépourvu de fiel, ce qui explique sa longévité, qui est d’une centaine d’années ». On y représente également la ramure seule qui est « un signe de puissance ».

Dans la mythologie celte, les cerfs sont les « bêtes à cornes des fées » et les messagers entre le monde des dieux et celui des hommes. Le dieu celtique Cernunnos était couronné d’une ramure de cerf, comme l’étaient les chamans des peuples primitifs. En fait, de la même façon que le cerf a formé un couple d’opposés avec le taureau, il semble qu’il ait été surtout opposé dans les pays celtiques au sanglier, où le cerf (comme le cheval) représente l’élément masculin et combatif et le sanglier le côté féminin et érotique de l’homme et de la nature.

Une divinité gauloise porte le nom de Cernunnos, « celui qui a le sommet du crâne comme un cerf ». Elle est représentée sur le chaudron d’argent de Gundestrup, assise dans la posture bouddhique, tenant d’une main un torque et de l’autre un serpent, entourée d’animaux les plus divers, et notamment d’un cerf et d’un serpent. Peut-être faut-il voir dans ces bois de cerf surmontant la tête du dieu un rayonnement de lumière céleste. Un autre monument remarquable est celui de Reims où Cernunnos est représenté en dieu de l’abondance. on en connaît plusieurs autres. Cependant, il semble bien que le dieu doive être compris comme le maître des animaux.

En Irlande, Saint Patrick se métamorphose et métamorphose ses compagnons en cerfs (ou en « daims ») pour échapper aux embûches du roi païen Loegaire : il agit ainsi en vertu de l’incantation ou procédé magique appelé feth fiada, lequel procurait normalement l’invisibilité. le symbolisme du cerf dans le monde celtique est donc très vaste et il a trait certainement aux états primordiaux.

En Bretagne armoricaine, Saint Edern est représenté chevauchant un cerf.

C’est ainsi que la bande de guerriers qui est chargée de veiller sur les ports de l’Irlande et qui mène une vie libre et joyeuse parmi les bois et les vallées, les Fenians (ou compagnons de Finn) agit sous l’autorité de ce dernier dont le véritable nom est Demné, qui signifie précisément le cerf. De sa femme, la biche enchantée Sav, il aura un fils, Oisin (le daim – c’est le prototype du personnage d’Ossian tel qu’il a été restitué par MacPherson à la fin du XVIIIe s.), qui lui-même aura un fils, Oscar, « celui qui aime les daims ».

Pour la possession de Grainné, la fille du haut roi de Tara, Cormac Mac Art, il poursuivra des années durant son neveu Diarmaid dont le sanglier est l’animal totem, donc aussi tabou (voir Tristan et Iseut où le cerf de Finn est remplacé par le cheval – et les oreilles de cheval du roi Marc).

Comme le cheval encore (mais également le renne ou le chevreuil), le cerf paraît avoir rempli chez les Celtes un rôle de psychopompe (qui conduit les âmes des morts) : c’est cousu dans une peau de cerf que, dans le roman de Tristan, le Morholt mort est ramené à la cour de sa sœur, la reine d’Irlande, tandis qu’Oisin, dans l’Accalam na Senorach (« le Colloque des Anciens »), va rejoindre sa mère dans l’autre monde.

A travers ses survivances dans la littérature galloise (histoire de Gereint et Enid dans les Mabinogion), puis médiévale et continentale (dans Erec et Enide de Chrétien de Troyes, par ailleurs une démarque du texte gallois), on trouve aussi la trace d’un symbole du cerf blanc qui renvoie apparemment à un ancien rituel magico-religieux pour s’approcher de la féminité divine.

Rapide et insaisissable, le cerf était souvent représenté – surtout sous la forme d’une biche ou d’un mâle de couleur blanche – comme un modèle de l’âme, ou un messager divin. Dans la mythologie celte, il tire le chariot de Flidass, déesse de la chasse.

De fait, il semble que l’invasion celte, lorsqu’elle s’est produite, a intégré dans ses propres représentations toute une partie du fonds pré-indo-européen, et que le culte ou les images de cerfs y renvoient très souvent à d’antiques pratiques chamaniques – comme dans l’épisode de Suibhne Geilt, « la folie du roi Suibhne », où l’on voit un souverain retourner à l’état de nature et vivre dans la compagnie des cerfs ou se saisir d’un daim pour en faire sa monture.

Le cerf, habitant de la forêt, est un défi perpétuel pour le roi chasseur Arthur. Au moment où la Cour prépare à Carlion le mariage d’Enid et de Gereint (Erec), on l’avertit qu’un cerf d’une splendeur inégalée traverse la forêt de Dena (Dean). Arthur le chasse et le tue, puis l’offre à Enid, lui donnant ainsi symboliquement les rênes du pouvoir.

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Le Masque du Cerf

Posté par othoharmonie le 1 février 2017

De tous les masques c’est sans doute celui du cerf qui est le plus ancien, il remonte jusqu’au temps des cavernes. Prêtre du dieu des troupeaux, le chaman était sans doute vêtu en peau de cervidé et portait des bois pendant le rite. Le même Dieu cornu se retrouve dans les populations d’éleveurs, mais alors, au lieu d’être le Dieu de la Chasse il devenait le Dieu des Troupeaux et de la fertilité de ces troupeaux. Chez les Celtes c’était Cernunnos, et dans la mythologie celte et anglo-saxonne on trouve un concept de Dieu-cerf, danseur et meneur du groupe, personnifiant les actions rituelles des prêtres/danseurs, et servant les Dieux.

hommecerf

Dans le Chant d’Amergin, on trouve écrit « je suis un cerf à 7 cors » ou encore « je suis le cerf aux 7 combats » On peut comprendre par-là « je suis le roi qui règne 7 ans ». Mêlez cela à l’image du chevreuil dans le bosquet et nous voilà avec le concept d’un roi divin sacrifié (même métaphoriquement ) pour que le nouveau roi puisse régner à son tour pendant 7 ans.

Dans notre tradition nous voyons un meneur, portant un masque de cerf, qui reçoit une mort cérémonielle à la fin du cycle de 7 ans. Cette mort peut être symbolisée par un sacrifice de sang plutôt que par le décès réel du meneur, et par un renouvellement de l’engagement vis à vis des Dieux et le serment des dirigeants. Le meneur de la danse, masqué en cerf, après avoir été meneur pendant 7 ans, subira une mort symbolique et rituelle avant de naître à nouveau et de jurer de mener les danseurs sous sa nouvelle forme spirituelle de cerf, roi de la danse.

Le bosquet dans lequel est retenu le chevreuil est représenté symboliquement comme un arbre solitaire, l’arbre du monde Yggdrasill, le puissant frêne, l’arbre qui est le pont entre le monde d’en bas, le monde physique où nous vivons et le monde d’en haut. Ainsi la perche de frêne ne représente pas seulement le Dieu, mais le frêne de vie également.
Dans l’histoire de la pendaison d’Odin sur le frêne sacré il y a deux choses à comprendre. L’une est le sacrifice aux dieux par pendaison, que l’on peut mettre en parallèle avec le symbole du chevreuil qui s’est pris les cornes dans le bosquet, ou bien le Roi cerf attrapé et suspendu par ses cornes à l’arbre sacré. En dehors de l’aspect sacrificiel de tout cela on y trouve une dimension magique. Le fait de souffrir sur un arbre sacré fait partie de l’initiation des chaman/prêtres dans beaucoup de cultures. En se plongeant dans un état symbolique de mort, le chaman s’ouvre aux secrets et au savoir ésotérique pendant sa transe. Une partie de ce savoir est ce que nous appellerons « l’emprunt ».

Cette faculté est décrite comme le fait d’extraire son esprit de son corps pour prendre une forme animale un peu comme Odin quand il lâchait ses deux corbeaux. Lors des états de transe dus à la danse l’affirmation « je suis ce que je dis être et je peux à la fois voir et entendre, donc je me souviens » résume très bien tout ce à quoi rime la danse. La persistance d’éléments chamaniques dans l’adoration d’Odin, et la perduration de ces croyances à travers l’âge sombre saxon et plus tard chez les vikings, laisse imaginer comment ce concept a pu plus tard intégrer la Sorcellerie anglaise ou anglo-saxonne.

Le cerf mène la danse, portant le bâton cornu, qu’il passe ensuite à un autre danseur au début du rite. Ce bâton est ensuite passé de main en main autour du cercle jusqu’à ce que quelqu’un ressente le besoin de le garder jusqu’à la fin de la danse. Le cerf alors quitte le cercle et prend place loin des autres danseurs. Tout en restant en un certain sens le meneur de la danse, il devient aussi le symbole double du meneur/cerf et du Roi du château, ou Roi dans le château, le château étant dans ce cas le rempart autour du tombeau. Ce château est l’endroit où se rend le chaman/prêtre pour recevoir le savoir au sujet du passé, du présent et du futur. Il est l’esprit qui mène le chaman au travers du labyrinthe du chaudron, ou bien, d’un autre point de vue, celui qui guide le prêtre, meneur de la danse, vêtu en animal, à travers la mort, et jusque dans le monde d’en bas, puis le ramène à nouveau.

De retour dans notre monde le prêtre, ou la prêtresse reprend doucement sa forme humaine, perdant le pouvoir de voir à travers les yeux de l’animal qu’il ou elle a invoqué.

La partie finale du rituel est un hommage au Roi cerf. Les danseurs dansent doucement autour de lui et se passent le bâton cornu de main en main jusqu’à ce que celui ci revienne au prêtre. Le prêtre revient, non plus en tant que Roi du Château mais bien en tant que Roi cerf, meneur de la danse une fois encore.

En dépit de la reconnaissance du cerf dans la mythologie et dans la symbolique, il faut garder à l’esprit qu’il est difficile de définir son rôle exact dans les rites. Le cerf, en tant que tel, peut représenter le Dieu Herne-Cernunos, le totem tribal etc…. Il suffit de regarder la petite statuette de cervidé (assez proche de l’élan nord américain) au musée de Brighton, pour se rendre compte qu’il y a là quelque chose de spécial. Cet objet de bronze, daté du Ier ou second siècle de notre ère a été décrit comme étant un objet de culte d’une quelconque peuplade Romano-celtique du Sussex. Cela ne peut certes pas être prouvé, mais si on s’en tient à la réputation du chaman, portant un masque de cerf, et couvert de sa peau, à l’époque néolithique, qui a ensuite donné naissance au mythe du chasseur cornu (dont un individu hanterait le grand chêne dans le grand parc de Windsor) il faut bien reconnaître que le cerf est tout à fait à part des autres animaux cornus.

(…)

homme-cerf

Encore aujourd’hui, dans les Alpes autrichiennes quand un chasseur tue un chamois, et qu’il descend le cadavre de la montagne, les guides et les villageois enregistrent cette mort et font des photographies. Ce n’est pas fait uniquement pour la gloire du chasseur, mais aussi pour honorer la victime. Parallèlement à cela un bâton de genévrier, trempé dans le sang du chamois est accroché au chapeau du chasseur, avec une touffe de poils coupée sous le ventre du chamois. Une autre branche de genévrier est placée dans la bouche de l’animal avec l’intention magique de lier le chasseur et sa proie, mais aussi d’empêcher que l’esprit de l’animal ne vienne hanter le chasseur.

(…)

Pour vraiment comprendre le cerf ou son équivalent à l’intérieur des rites ou des danses, il faut d’abord comprendre la nature du cerf lui-même, et sa vie dans le cycle des années. Les jeunes cerfs lui lancent un défi à la période du rut, et il viendra un temps où il sera affaibli et fatigué et où il sera rejeté de la harde. Il vous faut aussi comprendre le jeune cerf qui lance son défi et le perd jusqu’à ce qu’il soit assez fort pour vaincre le vieux cerf. En comprenant cela vous commencerez à comprendre la nature même du cerf. Il y a une étroite relation d’un point de vue ésotérique, entre le cerf « animal » et le cerf « symbole et concept mystique ». Cela fait, montez votre propre groupe ou coven. Le sentiment et la compréhension de ce que le cerf « dans le rite » signifiera pour vous, comment le groupe visualisera et interprétera le masque du cerf d’une façon qui sera la vôtre et celle du groupe, fera qu’à la fin vous aurez un cerf tel que vous le voyez et le comprenez.

Ne vous y trompez pas, les anciens ne basaient pas leur foi et leurs concepts religieux sur la lecture d’épais livres, bien au contraire ils se fiaient à ce qu’ils observaient et retenaient de ce qui se passait autour d’eux. En ayant le sens de l’observation, ils avaient découvert que quelque chose les liait à la nature, les faisant devenir partie intégrante de son cycle. Ils ajoutaient à cette compréhension un désir de donner une forme à l’Esprit de la Création, qu’aujourd’hui nous appelons les Dieux ou les Déesses, ou simplement Dieu. D’une certaine façon nous sommes chanceux. Nous pouvons voir avec le même regard que les anciens, nous pouvons comprendre de la même manière qu’ils le faisaient, et en même temps donner à cette compréhension une forme qui correspond à nos besoins et aspirations, plutôt que de nous sentir liés par leurs traditions. Si on va dans ce sens, les rites des danses et des masques doivent être pris comme étant le départ d’un voyage d’exploration et de découverte, qui nous permettra de redécouvrir les anciennes vérités et de les adapter aux exigences actuelles.

Par Evan Jones et Chas Clifton, traduction Véro

Extrait de « Sacred Mask, Sacred Dance ».
Issu de la Wicca francophone http://www.le-sidh.org/site/article_179.html

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LE CERF – Un Dieu cornu

Posté par othoharmonie le 18 janvier 2017

 

Cernunnos – Certains voient dans l’association deux saints bretons semi-légendaires, saint Edern et saint Théleau, tous deux traditionnellement représentés comme chevauchant un cerf, un héritage de la religion celte qui tenait la bête en grande vénération. La chute annuelle des bois suivie de repousse passait aux yeux des anciens pour être symbole de mort et de résurrection. Le cerf, on le sait était associé au culte rendu du dieu Cernunnos.

  • Une représentation tardive de ce dieu ? : Dans les stalles de la collégiale Saint Thiébaut de Thann (Haut-Rhin), dont la construction s’échelonne du XIIIe au XVe siècle, une miséricorde représente un personnage mi-homme mi-cervidé qui pourrait être Cernunnos ou du moins une image inspirée de son souvenir.

Ce dieu cornu a probablement été assimilé au Diable par les chrétiens, dans le but d’éloigner le peuple de ce culte considéré comme païen, donc mauvais.

Le dieu cornu

La tradition orale nous donne également un aperçu de la continuité de la mythologie entourant, ou tout au moins les fragments qu’il en est demeuré après les processus de romanisation et de christianisation des peuples celtes. Ainsi, dans le Mabinogi « Owein et Lunet », on retrouve un avatar de Cernunnos sous les traits d »un « Chevalier Noir » en armure, fort laid et celui-ci dépourvu d’attributs cornés. L’un des chevalierS du Roi Arthur dénommé Kynon conte ses exploits de jeunesse, dont l’un fut de se confronter à un personnage particulièrement maléfique. Un châtelain dont il est l’invité, lui indique l’existence non loin, d’un chevalier noir vivant à côté d’une fontaine entourée d’animaux divers et pouvant lui fournir le chemin à suivre pour trouver le personnage maléfique. Ce faisant, Kynon vient solliciter l’information auprès du fameux chevalier noir, lequel frappe alors un cerf tout proche. L’animal baisse docilement sa tête dans une direction précise; vers le lieu où Kynon doit se rendre. On peut discerner les nombreuses connotations ayant trait à Cernunnos par le biais du chevalier noir et de ce qui l’entoure; il est le maître de la faune, de la vie et de la nature. Il est cependant remarquable de constater que l’avatar de Cernunnos ne porte pas d’andouillers, mais cette facette du dieu cornu est contrebalancée par la présence du cerf. Ce mabinogi aurait été traduit et transcrit bien plus tard (au XIème-XIIème siècle) par des moines franciscains; on pourrait y percevoir un phénomène de « censure » de la christianisation de Cernunnos.

En Irlande, Cernnunnos possède un avatar nommé Némed. signifiant « le sacré ». Dans l’œuvre le Lebor Gabala, ou le livre des conquêtes, Némed dit le « dieu-cerf » est le seigneur du second peuple conquérant l’Irlande: le « peuple-cerf ». À la suite de leur conquête, ces derniers se confrontent aux Formoirés, un peuple maléfique sous l’égide de Balor, un roi-sorcier. Après trois batailles successives entre les deux peuples protagonistes, le peuple-cerf et son chef furent anéantis au cours d’une quatrième et dernière confrontation. Les Foirmoirés, incarnant le rival de Cernunnos, tel le tiers personnage à la massue dans une scène iconographique gallo-romaine, comme nous l’avons vu plus haut, vainc le dieu à cornes ( le peuple-cerf et surtout son maître), lui prenant son épouse la Déesse-mère (ici symbolisée par le royaume, la terre, ou encore le territoire d’Irlande.

Dans un autre Mabinogi, Pwyll, prince de Dyvet, le dénommé Pwyll fait la connaissance d’un chevalier tout de gris vêtu: Arawn roi de Annwyn le royaume des morts. Arawn, qui n’est autre qu’un avatar de Cernunnos dans ce récit, possède également une meute de chiens, laquelle met à terre un cerf. Pwyll appelle néanmoins sa propre meute de chien à se repaître du corps du cervidé. Arawn exprime alors son désaccord et demande à Pwyll de faire un pacte, afin que ce dernier puisse se dédouaner. Ainsi Pwyll prend la place de Arawn au royaume des morts et partage le même lit que la propre femme d’Arawn, tout en faisant vœu d’abstinence, et ce pendant un an. Au terme de l’année écoulée, Pwyll doit également, selon le pacte, pourfendre d’un seul coup porté, l’ennemi juré d’Arawn, le dénommé Hafgan. Ce que Pwyll effectue.

renne

Dès lors, Pwyll et Arawn reprennent leur place respectives et Pwyll, prince de Dyvet, est désormais également appelé « Roi d’Annwyn » par son peuple vassalisé. Au-delà de l’apparition de Cernunnos sous les traits d’un autre avatar; ce conte oral mettrait également en lumière l’importance du culte marital dans la tradition celtique et post-celtique.

Cernunnos est un dieu gaulois. Aucun texte se rapportant à lui n’a été conservé. Les chercheurs en sont réduits à des conjectures fondées sur l’interprétation de l’onomastique et de l’iconographie pour comprendre son rôle dans la religion gauloise puis gallo-romaine. Figure majeure du panthéon celtique, Cernunnos incarnerait le cycle biologique de la nature, reflétant simultanément la vie et la mort, la germination et le dépérissement, à l’image du cerf, l’animal qui le symbolise, lequel perd ses bois en hiver pour les recouvrer au printemps. Fréquemment associé à la Déesse-mère, une autre figure majeure du panthéon celtique, il représenterait par ailleurs la puissance masculine et la fécondité.

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Faucon : le Messager, la Mémoire

Posté par othoharmonie le 29 juillet 2016

 

Son clan : Épervier. Son élément : Feu. Son allié : Corbeau. Rapide, actif, débordant d’énergie. Capable de s’affirmer, de s’élever au dessus des problèmes. S’apparente au Messager, et enseigne à observer, à scruter le milieu qui nous entoure.

fauconLe  Faucon nous aide à saisir en plein vol une occasion en or qui se présente à nous, et peut également nous aider à examiner notre vie d’un plan plus élevé afin de mieux distinguer les obstacles qui freinent notre envol. Faucon a un rôle de messager comme celui des dieux grecs. Le cri de Faucon annonce toujours un événement joyeux ou avertit d’un danger. Il est important d’examiner attentivement la situation, et de se donner du courage pour passer à travers. Faucon apporte aussi le message invitant à tendre la main et à accepter les cadeaux du Grand Esprit qui sont déjà prêts mais ne sont pas encore perçus en tant que tels. Les personnes qui possèdent la force de Faucon sont de fins observateurs et aucun détail ne leur échappe ; ils ne perdent pas la capacité à voir les choses dans leur ensemble. Ils reconnaissent les signes. Si jamais vous veniez à entendre le cri du faucon, soyez attentif ! Il faut avoir une meilleure perspective pour pouvoir interpréter le message que le faucon vous aura transmis. Tu es splendide comme un oiseau de proie et tu appartiens à la période de l’éveil de la nature. Faucon fait de toi une personne rapide, active et débordante d’énergie. Courageux, persévérant et têtu, tu obtiens toujours ce que tu veux.

Tu es membre du clan de l’Épervier, qui t’unit à l’élément Feu. Tu peux donc être un meneur, un inspirateur, un dirigeant. Mais quels que soient tes projets, agis comme Faucon qui plane avant de fondre sur son objectif. Ne te précipite pas, examine soigneusement ce qui t’attire avant de te lancer. Il en va de même en amour, où tu as tendance à t’engager dans chaque nouvelle aventure à la vitesse de l’éclair. Laisse au moins la chance au coureur de faire les premiers pas et fais-lui croire que c’est lui qui décide : ta vie amoureuse s’en trouvera simplifiée. Suis les conseils de ton allié, Corbeau, car il est sage. Dépense ton surplus d’énergie en faisant du sport. C’est la meilleure façon pour toi de garder la forme et d’évacuer le stress qui te guette à la moindre occasion. Faucon enseigne à observer, à scruter le milieu qui nous entoure.

 Il apporte la Noblesse, la Purification. Il permet de voir notre vie sous son véritable aspect, de nous libérer des fardeaux inutiles et de renouer avec nos racines ancestrales. Lorsque l’on sait d’où nous venons et où nous allons, l’inspiration et l’enthousiasme remplissent notre vie.

Le Faucon, prince des oiseaux en Égypte, par sa beauté et sa force symbolisait le principe céleste. Il incarnait, entre autres, Horus, dieu des espaces aériens dont les yeux étaient le Soleil et la Lune, qui prenait la forme du Faucon ou d’un homme à tête de Faucon. Il était aussi attribut de Horus, symbole du soleil levant. Chez les Incas du Pérou, Faucon était emblème et symbole solaire. Tous les Incas avaient un « double » représenté sous la forme d’un Faucon, qu’ils appelaient Inti. Représenté mettant en pièces des lièvres, Faucon symbolise la victoire du principe mâle, diurne et solaire, sur le principe femelle, nocturne et lunaire. Toujours solaire, ouranien, mâle et diurne, Faucon est un symbole ascensionnel sur tous les plans.

Il indique une supériorité ou une victoire acquises ou en voie de l’être. Encapuchonné, il symbolise l’espérance en la lumière que nourrit celui qui vit dans les ténèbres. Il est l’image des prisonniers, de la lumière sous le boisseau, de la connaissance ésotérique. Avec la devise « post tenebras spero lucem », le faucon encapuchonné est l’emblème de beaucoup d’imprimeurs de la Renaissance. Faucon est le premier esprit totem de la roue de médecine des chamanes amérindiens. Il correspond au début du Printemps et à notre signe astrologique occidental du Bélier. Faucon voit tout de très loin et de très haut ; il est celui par qui arrive la Providence car il est à la fois ses yeux et sa griffe quand il s’abat sur une proie. Les natifs de ce signe sont les instruments du destin, et leur libre-arbitre n’est qu’apparent tant qu’ils n’ont pas appris la modération, car c’est par le biais de leur impulsivité qu’ils sont l’instrument de la providence et c’est en réfléchissant davantage, en tempérant leurs instincts et en prenant davantage les autres en considération qu’ils parviendront à une vraie autonomie.

Évolué, le Faucon est l’oiseau de Feu, le messager entre le ciel et la terre, celui qui est capable de transmettre la loi céleste aux hommes. Il devient alors Horus, le dieu soleil égyptiens à tête de Faucon.

faucon amourLes indiens Zuni l’associent au Zénith : le Soleil est alors tout autant bienfaiteur, parce que porteur de la pleine lumière, que nuisible, parce qu’il brûle alors facilement la peau, c’est la double tendance du Faucon : guide spirituel ou instrument de destruction. En alchimie, Faucon – ou Aigle dévorant le Lion – est symbole de l’affranchissement de la pesanteur, de l’envolée de l’âme.

Par l’association de Faucon à notre signe du Bélier, on peut décrypter ici un message limpide : le dynamisme et l’énergie, pour devenir spirituels, doivent en premier lieu détruire l’Ego et le goût du plaisir terrestre propres au Lion.

Physiquement, la personne Faucon est marquée par un corps d’apparence légère mais tout en muscle qui prédispose au sport, alliant force, réflexe et souplesse. Le regard est perçant, acéré et le nez aquilin. Faucon est actif, violent, impétueux, entreprenant, courageux, égoïste, impatient, arrogant, éveillé, passionné, romanesque, possessif, jaloux. Cycle : La Lune des Arbres en Bourgeons.

Animal totem complémentaire : la Corneille. Forces : entreprenant, enthousiaste, actif, vif d’esprit, pionner, optimiste, dynamique, spontané, chaleureux, courageux, honnête, aventureux, confiant. Faiblesses : impulsif, égoïste, impatient, distrait, tête brûlée. Protégé de Faucon, votre esprit est alerte et ouvert à toute nouvelle idée. Vous avez l’art de porter très haut les projets des autres et votre optimisme renverse les montagnes.

Chez les Amérindiens, Faucon symbolise l’espoir et la bonne nouvelle. Vous êtes relié à la puissance solaire. Votre énergie est donc grande et lumineuse. Votre rôle est avant tout d’éclairer et d’indiquer les bonnes orientations. Vos paroles, précises et convaincantes, apportent la sérénité et l’espoir. Ne soyez pas surpris si votre présence est souvent réclamée ! En amour, vous avez tendance à vous engager dans chaque nouvelle aventure à la vitesse de l’éclair. Laissez au moins la chance à l’autre de faire les premiers pas, et laissez-lui croire que c’est lui qui décide : votre vie amoureuse s’en trouvera simplifiée. Votre totem minéral : l’Opale.

Cette pierre est censée rendre invisible à volonté celui qui la porte. Son énergie provient du Soleil, de la Lune et du Feu. Ses multiples couleurs le rendent adaptable et lui donnent la possibilité de comprendre le message des ancêtres. Porter l’Opale sur soi peut libérer de certains blocages psychologiques et renforcer l’équilibre psychique. Votre totem végétal : le Pissenlit. Ses feuilles sont dentelées et d’un vert très brillant. Très riches en vitamines A, B, C et G, elles contiennent en outre du calcium et du fer. Les Amérindiens s’en servaient comme tonique pour ouvrir les zones d’énergie du corps.

Pour les natifs du Faucon, c’est un excellent décontractant. Comme Faucon se situe au départ du printemps et du cycle de la vie, il profite de l’énergie de l’Est, de l’éveil et des nouveaux départs. Quel que soit son âge, Faucon a toujours des réserves d’énergie. Plein d’enthousiasme, il se lance à corps et âme dans toute activité. Il est ambitieux et généralement très compétitif. Il sait élaborer des plans d’action et les mettre en place rapidement. Il préfère la variété dans son travail et a besoin d’un environnement vivant. Il recherche une certaine liberté d’expression et la sensation d’avancer dans son travail.

La question que le Faucon se pose généralement est : que va-t-il se passer après ?

faucon2Ainsi, il change souvent de travail ou d’activité pour constamment se trouver en face de nouveaux défis. Il conserve rarement un poste ennuyeux et routinier à moins qu’il n’ait développé d’autres activités et passions stimulantes en dehors de son travail. Faucon est passionné et impulsif, il recherche les situations difficiles qui l’incitent à agir ou à prendre des décisions rapidement. Il s’épanouit dans les domaines en constante évolution comme l’électronique, la médecine dentaire, la psychiatrie, l’informatique ou les carrières où il peut diriger des projets comme entrepreneur, chef de production, entraîneur sportif, pompier, sauveteur, etc. En tant que chef, Faucon sait inspirer et motiver ses employés. Il est exigeant et, du fait de son esprit compétitif, il n’accepte pas les défaites, il a parfois des attentes irréalistes envers ses collaborateurs. Il encourage et apprécie les initiatives et le travail bien fait. Il est très direct et droit, donc facile à cerner. Avec lui, on sait à qui on a affaire. Le Faucon le plus célèbre de la mythologie celtique est celui d’Achille.

Dans un dialogue énigmatique avec l’Aède Fintan, il témoigne d’un savoir étendu, dont l’origine se perd dans la nuit des temps. Faucon symbolise donc la mémoire ancestrale, dont le rôle revêt une importance primordiale dans la pratique chamanique. Si Faucon vous escorte dans vos voyages intérieurs, vous irez loin et atteindrez peut-être même le royaume des ancêtres qui portent l’ensemble du savoir dans leur âme et décident parfois de le partager avec ceux qui connaissent la façon appropriée de le demander. Manifestation du principe solaire, comme l’Aigle qu’il remplace parfois dans certaines régions, le Faucon annonce la victoire de la Lumière sur les ténèbres et représente pour cela un principe initiatique.

Changée en Faucon, Cerridwen initia le jeune Gwion qui devint le grand barde Taliésin. De même, le poète Amorgen chantait : « Je suis un Faucon sur une falaise ». Comme animal pouvoir, Faucon éveille non seulement la mémoire, mais aussi les éléments et les règnes, et il vous apprend à regarder. Faucon peut vous aider à être plus observateur et à voir la façon de se sortir des situations difficiles. Il vous encourage à exprimer la vie d’une perspective plus haute, de façon que vous soyez même de repérer de nouvelles occasions ainsi que des hasards qui pourraient entraver votre progression. Faucon vous encourage à examiner de plus votre vie quotidienne surtout pour y déceler des messages qui se cachent souvent derrière les évènements ordinaires. Les messages de l’esprit sont souvent à portée de main mais l’évidence nous les cache.

Si vous entendez le cri strident de Faucon au cours d’un voyage chamanique vous mettant en garde contre un évènement imminent qui peut vous contraindre à un déséquilibre, cela peut être aussi une exhortation à être hardi et décidé quand surviendra un évènement inattendu. Quoi qu’il en soit, Faucon vous encourage à suivre les diktats du cœur

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Le Sanglier et spiritualité

Posté par othoharmonie le 4 mai 2016

 

 

Le sanglier est pour les Celtes un animal sacré. Il est possible qu’il représente d’abord l’intelligence et la ruse, il est donc associé au savoir ; mais il est également lié à l’autre monde, le Sidh. Il est donc naturellement l’animal emblématique de la classe sacerdotale, les druides dont le mot signifie : « les très savants » et qui ont la charge de la relation avec l’autre monde, le sacré et les dieux. Il semble que certains se faisaient appeler « sanglier », en gaulois « torcos », où l’on reconnaît la racine du mot « torque » qui désigne le collier que portent les dieux ou les dignitaires divinisés. On peut y voir un rapport avec le culte de la tête des Celtes.

 sanglier (1)

D’ailleurs, la tête du sanglier, cas rare pour les animaux, porte un nom spécifique : la hure (qui pourrait avoir la même racine que aurochs). Elle est représentée sur les boucliers, sur les pommeaux d’épées et elle forme très fréquemment le pavillon des carnyx, ces trompes de guerre destinées peut-être à impressionner l’ennemi et à donner du courage aux combattants par leurs « cris » horribles mais qui ont très certainement une fonction symbolique, rituelle, voire magique, au moins à l’origine. Symbole sacerdotale représentant le pouvoir intemporel de Dieu, qui vient s’opposer au pouvoir temporel du Roi, représenté par la symbolique de l’ours.

On a retrouvé en 2004 cinq carnyx près de Tulle en Limousin. Quatre sont des hures de sanglier, la gueule grande ouverte. La cinquième est un serpent. Les sangliers sont représentés notamment sur le chaudron de Gundestrup, découvert au Danemark, et qui est l’un des plus précieux objets du monde celtique pour son langage symbolique. Les écossais possédaient des carnyx, et il n’est pas improbable que les cornemuses les aient remplacées. Elles accompagnent elles aussi les soldats au combat.

La force du sanglier

Le symbole du sanglier semble commun au monde indo-européen, avec des caractéristiques similaires qui désignent le monde sauvage, la force brute. Il est présent dans les mythes grecs. C’est un sanglier, une bête horrible, qu’envoie Aphrodite pour détruire le royaume de Calydon, tuant le bétail et terrifiant les habitants. De même, c’est un sanglier qu’Aries, jaloux, envoie pour tuer Adonis, l’amant d’Aphrodite. Mais il est également présent en Inde où il est l’un des avatâra de Vishnu aux côtés de Rama et de Krishna et a sauvé la Terre enfouie au fond de l’Océan par un démon ( le Déluge ?). Il est aussi, sous l’intitulé « Puissance du sanglier » l’une des sept-Mères, l’une des sept voyelles qui forment la base du langage et de la connaissance.

 

Pourquoi un tel « culte » ? Ne peut-on voir dans cet animal l’un des derniers « sauvages » à l’époque néolithique ?

sanglier

Des trois principales espèces qui assurent à l’homme « nouveau » (néolithique) sa subsistance, le cochon est le dernier à avoir été domestiqué. Le cochon est issu du sanglier mais a subi des changements importants et perdu 2 chromosomes. Le caractère vindicatif du sanglier sauvage est connu et il reste encore aujourd’hui considéré comme dangereux. En outre, il fait mauvais ménage avec les cultures et devait déjà ennuyer les agriculteurs néolithiques. Pourtant, le sauvage ne pouvait être totalement éliminé. Peut-être pour des raisons religieuses qui nous relient aux temps anciens ? On sait que les hommes ont introduit des animaux sauvages dans certaines îles de Méditerranée, le cerf notamment, et qu’ils les ont chassés. Pourtant ils étaient venus avec les chèvres et les moutons, depuis longtemps domestiqués. Était-ce pour perpétuer un ancien rituel lié à la chasse ?

Certains préhistoriens, à la lumière du chamanisme, pensent aujourd’hui le rapport à l’animal autrement (Jean Clottes, Jean Guilaine). On pourrait considérer le sanglier des Celtes comme un animal totémique, un totem : il apparaît comme emblème et se voit investi d’un pouvoir magique. La chasse pouvait bien avoir un caractère rituel dans les sociétés paléolithiques de chasseurs-cueilleurs. En particulier la chasse aux grands animaux sans doute vénérés, peut-être totems, en tout cas certainement craints. On ne trouve pas de représentations paléolithiques de végétaux ou de petits animaux. Par contre, bisons, aurochs, mammouths, félins… se trouvent peints ou gravés sur les parois des grottes. 

Et si la chasse, comme le pense Catherine Claude, était un rituel de transgression de l’interdit de tuer ces grands animaux totémiques, interdit qui s’est transmis jusque dans le « tu ne tueras point » chrétien ? 

La chasse au sanglier, chez les Celtes, semble perpétuer ce rituel. Une forme de chasse au sanglier, pratiquée à cheval et avec des lances, s’est maintenue jusqu’à aujourd’hui en Inde. Peut-on se risquer à faire le parallèle ? Et alors la culture des peuples indo-européens aurait-elle gardé ce fond commun de croyances des chasseurs paléolithiques dans leur rapport avec le sauvage et l’animal dangereux ?

En Espagnol, sanglier se dit « jabali » et on y retrouve la même racine que le mot « javelot », l’arme de jet utilisée pour le chasser, peut-être depuis la préhistoire…

Publié le 8 septembre 2009 par Serviteur d’Odinn-Brahma 

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Corneille : la Loi. Corneille est la gardienne des grands mystères

Posté par othoharmonie le 14 février 2016

corneille

Elle possède le pouvoir de briser les lois de ce monde en se métamorphosant en être humain. Dans la Corneille se mélange le passé, le présent et l’avenir. Elle perçoit sa vérité intérieure et extérieure. La Loi de la Vérité est une Loi Sacrée. Les personnes qui ont cette énergie assument les découvertes que la vie leur a permis de faire.

Il faut faire de son Moi Supérieur son guide. Ce corvidé est particulièrement curieux, joueur et facile à apprivoiser. Dans les armoiries, la Corneille est le symbole de l’hospitalité. Lorsque le mâle ou la femelle vient à mourir, celui qui reste garde scrupuleusement le célibat. C’est sans doute ce qui fait considérer la Corneille comme le symbole de l’union et de la chasteté.

 Chez les Amérindiens, Corneille désigne la Loi. La loi humaine ne ressemble pas à la Loi Sacrée. Corneille perçoit l’illusion qui réside dans l’interprétation que l’humanité donne aux mondes, tant physique que spirituel. Sa symbolique est assez proche de celle du Corbeau, son cousin. Si elle était considérée, dans le monde celtique, comme un oiseau de mauvais augure et annonciateur de Macha, Badb et Morrigane, les déesses irlandaises de la guerre, on reconnaissait aussi à Corneille de l’habileté, de l’adresse et de la constance.

C’est une dispensatrice de savoir, bien que celui-ci ne soit pas toujours au goût de l’auditeur. Dans l’Autre Monde, c’est une compagne sage et bien informée, quoique parfois rusée. Les plumes de Corneille symbolisent le deuil ; on les utilise lors des cérémonies mortuaires. Les Sioux Lakota prient avec des plumes de Corneille pendant 4 jours lors d’un décès. Elles ne sont utilisées que pour cet usage et on les conserve dans un endroit sacré.

Carrière : la Corneille possède un sens inné de la justice, elle recherche des emplois où les conditions de travail sont équitables. Diplomate, elle excelle à trouver des compromis dans les discussions et les débats. Elle a besoin de travailler dans un environnement détendu et harmonieux, entourée de collègues reconnaissant la valeur de son travail. Elle encourage la communication et l’échange d’idées. On trouve plus souvent Corneille dans les couloirs, à la cafétéria, ou dans tous les endroits où les personnes se réunissent, que dans leurs bureaux, car elles sont friandes de nouvelles fraîches. Si vous souhaitez connaître les derniers potins, questionnez Corneille ! Elle a besoin de gagner un bon salaire pour s’offrir un style de vie confortable. En effet, elle aime les belles choses, les antiquités, etc. Elle est attirée par les domaines ayant trait au luxe comme les cosmétiques, la mode et la beauté.

 Elle s’épanouit dans la politique ou par les métiers tels qu’avocat, juge, diplomate, présentateur, psychologue, ou attenants aux relations publiques, au marketing… Elle n’est pas spécialement ambitieuse, mais peut poursuivre une carrière à condition que celle-ci lui rapporte les revenus nécessaires pour maintenir son style de vie. Cependant, elle y réfléchit à deux fois si ce poste présente le risque de l’isoler des autres.

En tant que chef, la Corneille favorise la communication et encourage chacun à partager ses idées, mêmes les plus irréalistes. Lors de conflits, elle sait charmer ses employés pour calmer les disputes ou obtenir un consensus, mais il arrive parfois que ses initiatives n’induisent pas l’effet escompté. Demandez à votre totem Corneille de remédier à votre solitude et de vous aider à vous faire des d’amis ; demandez-lui également de vous faire découvrir que la vie est magnifique et riche de potentiel. Vous accéderez à son pouvoir en fondant un club ou un groupe de soutien, ou en créant un jeu stimulant.

La médecine de Corneille favorise la thérapie de groupe, et soigne par la créativité. Corneille protège en surveillant, et veille sur la sécurité de votre groupe.

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Le corbeau, animal bavard

Posté par othoharmonie le 6 février 2016

 

C’est un animal bavard, pour ne pas dire criard, chez qui ont été recensées pas moins d’une trentaine de vocalises (avec un fameux don d’imitateur) lui permettant une réelle communication au sein du groupe. Ce groupe, dispersé dans la journée, est surtout observable au crépuscule lors de sorte de « réunions », de « débriefings » où on assiste à un curieux spectacle : la troupe réunie au complet « discute » (langage articulé et gestuel) et chaque individu semble raconter ses péripéties, faire un compte rendu de sa journée. Corbeau, comme la Balance, est donc fondamentalement un communicant.

Être très intelligent, capable de trouver rapidement des solutions à de nouveaux problèmes, Corbeau n’est pas un chasseur, et se contente en général de se nourrir de ce qu’il trouve (c’est un omnivore pouvant jouer les charognards), sans chercher la bagarre avec ses rivaux de la chaîne alimentaire (caractère pacifique, accommodant et rationnel). Corbeau est monogame et forme un couple solide pour la vie, après une parade nuptiale complexe (importance du couple).

Corbeau bavard

 Ces informations ornithologiques données, on comprendra mieux le symbolisme de l’oiseau à travers les cultures, tout en notant en préambule que sa mauvaise réputation en Europe est fort récente et correspond, une fois de plus, à l’influence chrétienne sur tous les symboles animaux considérés comme païens. Dans les tribus amérindiennes, Corbeau est un être primordial dont la mission est d’organiser et civiliser le monde. En Orient, il représente la gratitude et la générosité, car il est un des seuls volatiles dont les enfants peuvent nourrir les parents vieillissant puisque la cellule familiale reste groupée et solidaire.

En Chine, le Corbeau à trois pattes est une représentation impériale de la course du Soleil et du pouvoir divin redistribué sur terre : le rôle de Corbeau est celui d’un intermédiaire qui sait transmettre la connaissance et utilise avec justice et impartialité les forces célestes. Son symbolisme dans la Grèce antique est d’ailleurs fort proche : messager d’Apollon, capable de livrer des prophéties à l’homme (comme en situant l’emplacement de l’Omphalos de Delphes).

Toutefois, les légendes mythologiques insistent aussi sur ses travers : il doit sa couleur noire à une malédiction d’Apollon qui, lassé par ses bavardage et son indiscrétion, l’a transformé en constellation pour le punir de s’être attardé dans une mission urgente (on met ici en exergue son côté tête en l’air). On retrouve dans la mythologie celte l’aspect prophétique du Corbeau à travers les figures de Hugin et Munin, deux volatiles au service d’Odin dont le premier est Esprit (et capable de prédire l’avenir) tandis que le second est Mémoire (et capable de voir le passé).

C’est ici la fonction cérébrale du Corbeau qu’il faut relever : c’est en alliant raison et expérience, esprit et mémoire, que l’homme peut évoluer et devenir divin. Comme tous les oiseaux mais plus encore, Corbeau est aussi le symbole de la liberté, de la légèreté.

 Il est intéressant de mettre en parallèle les duos opposés Bélier/Balance et Faucon/Corbeau : le Faucon solitaire, intrépide chasseur, hésite encore entre destruction et initiation, tandis qu’à l’opposé, le Corbeau semble avoir découvert les vertus du pacifisme, de l’harmonie du groupe et d’une révélation mentalisée. Le Grand Corbeau, le terrible charognard des champs de bataille, était aussi un oiseau oraculaire, source de présages, bien que là encore sa réputation soit équivoque. À traiter avec précaution.

À cause de sa noirceur, le Corbeau a, dans les cultures occidentales, été considéré comme un signe d’infortune, et associé aux actions noires. Mais, dans les traditions des Amérindiens, la lumière vient de l’obscurité, et le noir est associé au vide, source de toute énergie, et Corbeau est son messager. C’est pourquoi il est associé à la magie et au destin, car c’est un messager de ce qui est à venir. Les légendes celtiques regorgent de Corbeaux qui jouent principalement des rôles prophétiques. La déesse celte de la guerre, Morrigan, ainsi que le dieu Lug, sont des dieux aux Corbeaux, et en Irlande, le surnom de la Déesse de la guerre, Bodb, veut dire « Corneille ».

D’autres personnages des légendes celtes sont accompagnés de Corbeaux, et lorsqu’il s’agit de femmes, ce sont toujours des représentantes de la guerre et/ou de la mort. Corbeau était d’ailleurs un animal sacré chez les Gaulois, et dans les mythologies germanique et nordique, il est symbolisé par Hugin (Esprit) et Munin (Mémoire), les deux compagnons d’Odhinn (Wodan). Ces deux Corbeaux sont à la fois des messagers et les envoyés d’Odhinn sur terre. Odhinn porte d’ailleurs parfois des noms voulant dire « Dieu aux corbeaux ».

Ces deux Corbeaux survolent la Terre du Milieu chaque jour, et chaque soir ils rapportent à Odhinn ce qu’ils ont vu et entendu. À ce titre le Corbeau devient donc un représentant des forces chthoniennes de la terre. Il symbolise le lien entre les hommes épris de spiritualité (symbolisés par Odhinn) et la terre du monde physique.

Le Corbeau est aussi symbole de solitude, de retraite volontaire, c’est-à-dire de l’isolement destiné à atteindre un niveau de conscience supérieur. Il est aussi symbole de l’espoir, son croassement répétitif voulant dire « demain, demain » en latin (Cras, en latin, racine du mot « procrastiner » : reporter à demain). En plus de ses rôles de héros solaire, de démiurge ou de messager divin, Corbeau a aussi un rôle de guide, et entre autres de guide des morts, de par son aspect psychopompe il perce le voile des ténèbres sans se perdre.

Le Corbeau semble avoir un symbolisme positif chez les peuples nomades, chasseurs et pêcheurs, et négatif chez les peuples sédentaires et liés à l’agriculture. Il symbolise le côté sombre de la psyché, qui peut se transformer et devenir bénéfique dès que l’on prend conscience de cet aspect de nous et qu’on l’intègre à la lumière de notre conscience. Les traditions celtiques reflètent bien cette symbolique double puisque dans celles-ci, le Corbeau est à la fois un oiseau céleste et solaire, et un oiseau des ténèbres et de la partie sombre de nous même.

D’ailleurs l’expression Irlandaise « posséder la sagesse du Corbeau » signifie avoir la connaissance suprême. Corbeau proclame la nécessité de faire des changements radicaux dans nos attitudes et dans la façon dont nous percevons les choses. Corbeau nous encourage à mettre de la magie réelle dans votre vie, à espérer l’inespérable, à vous préparer pour la plénitude. Dispersons cette attitude négative qui nous a retenu en arrière si longtemps, remplaçons-la par l’entrain et l’enthousiasme de la vivacité, et ressentons le bonheur de vivre.

Corbeau est le courrier du flux d’énergie qui suscite les changements et crée de nouvelles réalités. Dans les traditions amérindiennes, Corbeau était le gardien de la magie cérémonielle de la guérison de l’absent. Il représenterait aussi le pouvoir qui convoyait le message ou l’intention de la cérémonie à sa destination et suscitait aussi sa manifestation. Oiseau sacré du druidisme, Corbeau était le messager des ténèbres (Bran) et de la lumière (Lug), tandis que la déesse Badb portait son nom et que Morrigane se manifestait sous l’aspect d’un ou de trois de ces oiseaux.

Corbeau possédait la Connaissance divine. Il conseillait par sa puissance chthonienne et sa sagesse céleste. Cycle : la Lune du Vol des Canards.

Animal totem complémentaire : Le Faucon, la Loutre. Couleur : bleu. Forces : sociable, coopératif, solidaire, raffiné, charmeur, adaptable, facile à vivre, diplomate, pacifique, romantique. Faiblesses : querelleur, indécis, tête en l’air, crédule, dépendant, bavard, indiscret, influençable, sautes d’humeur. Les Amérindiens considèrent que Corbeau maintient l’équilibre entre l’homme et la nature. À l’origine, Corbeau était blanc, et il devint noir, car il fut puni d’un écart de conduite, dit la légende. Vous symbolisez donc les contradictions mais aussi le bras vengeur. Votre faculté d’adaptation est bonne et votre curiosité peut vous mener loin… Vous êtes insaisissable et savez brouiller les pistes afin de protéger votre intimité. Dès que l’on croit vous avoir enfin compris, vous modifiez les règles pour garder votre indépendance. À la recherche constante d’un équilibre, vous avez du mal à vous poser définitivement. La solitude vous effraie. Loyal et disponible, vous vous montrez plus fidèle en amitié qu’en amour.

Vie amoureuse de Corbeau : vous apportez la paix et l’harmonie dans votre famille. Très sociable, vous aimez sortir et voir vos amis. Grâce à une union, vous pouvez aussi aspirer à un bel équilibre personnel. Les enfants et la famille sont vos piliers les plus sûrs, et n’envisagez pas une seconde de pouvoir vivre sans eux. Votre totem minéral : le Jaspe. Les Amérindiens le portaient en amulette car ses propriétés magiques sont nombreuses : stopper l’écoulement du sang, assurer une longue et paisible vie et renforcer la vue. Il permet d’attirer l’énergie de la terre qui aide à retrouver une stabilité. Votre totem végétal : la Molène.

On l’appelle aussi feuille de velours. Ses feuilles, utilisées en tisane, protègent des troubles de la vessie et du foie et fortifient le système nerveux. Si vous êtes fragile au niveau hépato-rénal, elle peut vous donner des résistances supplémentaires. En réalité Corbeau n’a été désigné comme oiseau négatif que récemment, principalement en Europe. Il serait devenu négatif avec la sédentarisation des peuples nomades et le développement de l’agriculture. Dans les rêves, il est figure de mauvais augure. Il est l’Oiseau Noir qui plane au-dessus du champ de bataille pour se repaître de la chair des cadavres.

En Inde, le Mahâbhârata le compare au messager de la mort. Au Japon, il exprime l’amour familial et il est messager divin. En Chine et au Japon, il est symbole de gratitude filiale. Il nourrit père et mère et est en cela considéré comme le signe d’un rétablissement de l’ordre social.

 Pour les Tcheou, Corbeau fut annonciateur de leurs triomphes et le signe de leur vertu. Toutefois c’était un Corbeau Rouge, couleur du soleil.

En Chine, Corbeau est un oiseau solaire. Dix Corbeaux s’envolèrent du Mûrier du Levant pour apporter la lumière du monde. Mais Yi-le-Bon-Archer en abattit neuf à coups de flèches, ce qui évita au monde de brûler.

Dans la Genèse, Corbeau est symbole de perspicacité. En Grèce, il est solaire et consacré à Apollon. Ce sont des Corbeaux qui déterminèrent l’emplacement de l’omphalos de Delphes selon Strabon. Les Corbeaux étaient aussi des attributs de Mithra, et ils passaient pour être doués du pouvoir de conjurer les mauvais sorts. Il était un animal sacré chez les Gaulois.

Le Corbeau est aussi symbole de la solitude ou de l’isolement volontaire de celui qui a décidé de vivre à un plan supérieur. Il est attribut de l’espérance. Il est souvent messager divin, guide des âmes pour leur dernier voyage. Corbeau est sociable mais querelleur, grégaire et coopératif, solidaire, indécis, tête en l’air, raffiné, crédule, charmeur, dépendant, bavard, adaptable, crâneur, indiscret, civilisé. Bavarder, parader, impressionner et faire des conciliabules est une bonne chose mais qu’arrivera-t-il si le sort vous isole ?

Cultivez votre indépendance, vous ne vous en porterez que mieux en période de disette !

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Coq : la Fierté, la Gloire, le Solaire, la Résurrection, la Bravoure

Posté par othoharmonie le 27 décembre 2015

 

Description de cette image, également commentée ci-aprèsLe nom du Coq provient de la racine celtique kog, qui signifie rouge. Le rouge est la couleur de l’aurore et de la planète Vénus. Il symbolise le passage entre les ténèbres et la lumière. Coq et soleil sont étroitement liés dans l’esprit des hommes.

C’est à l’appel du Coq que le soleil se (re)lève. Il annonce la résurrection quotidienne de l’astre du jour et préside à la défaite des ténèbres.

Le Coq est un oiseau sacré chez de nombreux peuples pour les raisons évoquées plus haut. Il est l’attribut de Mercure chez les Romains, Hermès chez les Grecs, assimilé à Lug par les Celtes, patrons des chemins et des routes et messager des dieux. La planète Mercure se lève en même temps et au même endroit que le soleil. En tant qu’oiseau solaire, Coq est aussi l’attribut d’Hélios et d’Apollon le « Brillant », et, parce qu’il est fougueux et combatif, de Minerve (déesse des techniques de guerre) et de Mars (dieu de la guerre) ; il est l’oiseau préféré de Léto, mère d’Apollon et d’Artémis ; Nergal, l’homologue perse de Mars/Arès, a pour emblème le Coq de combat.

Le Coq est consacré à la déesse Nuit et à la Lune. Pour les Romains, le jour commence vers le milieu de la nuit, ad gallicinium, c’est-à-dire au chant du Coq. Ils observent son chant et interprètent ses entrailles. On nomme la divination par les Coqs l’alectryomancie. Selon Jamblique, Pythagore disait : « Nourrissez le Coq et ne l’immolez pas, car il est consacré au Soleil et à la Lune ». Le Coq est associé à la victoire, à l’éloquence, à la vigilance, à la fécondité et à la lubricité. Il annonce le jour et il n’y a rien d’étonnant à ce qu’il soit un attribut du dieu Lug le « lumineux », dont le nom possède la racine indo-européenne leuk qui signifie lumière. Le Coq voit clair.

• Au deuxième siècle de notre ère, Lucien [9] rapporte ce mythe (narration de Micylle) : « […] Un jeune homme nommé Alectryon était l’ami de Mars, son compagnon de table et d’ivresse, le confident de ses amours. Toutes les fois que Mars allait voir Vénus, sa maîtresse, il emmenait avec lui Alectryon, et comme il craignait surtout d’être aperçu par le Soleil, qui n’aurait pas manqué d’avertir Vulcain, il laissait le jeune homme en sentinelle à sa porte pour lui annoncer quand paraîtrait le Soleil.

Un jour Alectryon s’endort et trahit son mandat sans le vouloir. Le Soleil, en tapinois, surprend Vénus et Mars qui reposent sans inquiétude, se fiant à la vigilance d’Alectryon s’il survenait quelqu’un. Puis, il va prévenir Vulcain qui enveloppe les deux amants dans les filets qu’il avait depuis longtemps préparés. Aussitôt après sa délivrance, Mars se met en colère contre Alectryon, et pour le punir, le change en oiseau qui porte encore sur la tête l’aigrette de son casque. Depuis ce temps, pour vous justifier auprès de Mars, quoique cela soit inutile, vous chantez longtemps avant le lever du soleil et vous annoncez qu’il va paraître.»

 Le coq est aussi l’assistant d’Asclépios (Esculape), le dieu de la médecine, et devient l’un des ses attributs, avec le caducée. Dans les représentations antiques, on opposait souvent le Coq guérisseur au Serpent dispensateur du mal. Dans la Bible, le Coq est le plus intelligent des animaux (Job, 38). Dans la religion chrétienne, il incarne le Christ annonçant le jour nouveau de la foi.

Le Coq étant le Précurseur du Christ-Soleil, il est aussi un symbole de Jean le Baptiste, fêté au solstice d’été. On peut retrouver ce rapprochement dans le folklore européen. Chez les Slaves, le jour de la Saint-Jean d’été, pour connaitre l’avenir, les jeunes filles placent un grain d’avoine à l’intérieur d’un cercle et lâchent ensuite un Coq. Celle dont le grain est picoré en premier se verra mariée dans l’année. Au dire de Pierre de Beauvais, le Basilic naîtrait d’un œuf de Coq et non de Poule.

 De même, les œufs de Pâques appelés cocognes étaient censés avoir été pondus par un Coq. L’Abraxas était un symbole des gnostiques du IIe siècle utilisé par l’école d’Alexandrie. Il s’agit d’une Chimère à tête de Coq, au corps humain et aux jambes serpentiformes. Il brandit un fouet d’une main, et un bouclier de l’autre, gravé des lettres IAΩ : I pour Iesous, suivit de l’alpha et de l’oméga.

Saint Guy ou Vit évoquait, au Moyen-Âge, l’ardeur, la virilité du Coq. Saint guérisseur, on l’invoquait surtout pour l’épilepsie et la chorée, aussi appelée danse de Saint-Guy. Sainte Odile, qui avait été miraculeusement guérie d’une cécité, on l’invoque pour la même raison, c’est-à-dire pour recouvrer la lumière du jour, tel le Coq. Saint Pierre, à cause du reniement trois fois exprimé avant le chant du Coq. Saint Jacques le Majeur, protecteur des chemins de Compostelle.

• Le Coq rappelle le miracle du pendu dépendu : « Une famille de pèlerins, père, mère et fils, sur le chemin de Compostelle, s’arrête pour une nuit à Santo-Domingo où l’on vénère saint Dominique de la Calzada. À l’auberge, le fils refuse les avances d’une employée de la maison qui, vexée, décide de se venger. Elle glisse dans la besace du jeune homme une coupe et un couvert d’argent et l’accuse de vol après le départ des trois pèlerins. Le fils est rattrapé, jugé, condamné à mort. Pendant ce temps, les parents ont poursuivi leur pèlerinage.

À leur retour, voulant retrouver le corps de leur fils, ils le découvrent vivant, sous la potence, soutenu par Saint Jacques en personne. Ils courent chez le juge, lui raconte cette histoire qui est une preuve de l’innocence de leur fils. Mais le juge ne les croit pas. Le magistrat était attablé et dégustait un coq rôti. Il dit : « Je vous croirais quand ce coq chantera ». Le Coq se dresse alors sur ses ergots et se met à chanter. Le jeune homme est immédiatement innocenté. » Saint Corneille, pape et guérisseur. Saint Gall, à cause de son homonymie (gallus : le coq).

2 COQS Saint Tropez, centurion romain décapité à Pise, son corps fut abandonné dans une barque en compagnie d’un Coq et d’un Chien. Saint Landry de Soignies : une nuit, il aurait retrouvé son chemin grâce au chant d’un Coq. Saint Charlemagne, l’empereur d’Occident canonisé en 1165 porte, dans la Chronique de Nuremberg, un Coq sur son écu. On ne célébrait autrefois dans les monastères que deux offices par jour : le Gallicinium (l’heure du Coq) au matin, et le Lucernarium (l’heure de la lampe), au soir. Le Coq au sommet du clocher des églises est appelé « cochet ». Il fait souvent office de girouette, et indique la direction du vent. Mais sa véritable fonction va bien au-delà d’une simple indication météorologique. Attesté depuis le début du VIe siècle par Saint Eucher, son rôle est de désigner les églises orientées (orientées : tournées vers l’Orient, le soleil levant, l’Est).

Si l’édifice n’est pas tourné vers l’Est pour un motif particulier, le Coq est absent du clocher. Il est remplacé, par exemple, par une étoile ou un croissant de lune, ou encore par un globe ou un soleil flamboyant. Ainsi l’étoile indique que l’église a été bâtie dans l’axe d’une étoile fixe ou d’une planète. Mais ces exceptions sont relativement rares car, selon la règle, tout édifice religieux chrétien doit avoir son maître-autel dirigé vers le point de l’horizon où le soleil apparaît le jour de la fête du saint patron auquel il est dédié.

Si l’église est orientée, elle aussi, vers l’Est, le maître-autel est placé dans l’axe de la nef. Si le sanctuaire n’est pas orienté vers l’Est, le maître-autel est décalé afin qu’il soit dirigé dans la bonne direction. Le Coq est, dans l’Islam, un symbole de la Lumière et de la Résurrection du Jour du Jugement dernier. Il est l’Avertisseur et le Crieur. Le Prophète aurait dit : « Le Coq Blanc est mon ami ; il est l’ennemi de l’ennemi de Dieu ».

Cet ennemi de Dieu est sans doute le chaïtan qui empêche le croyant de se lever pour faire sa prière matinale. Une croyance populaire voudrait qu’au paradis musulman un Coq immense et d’une blancheur immaculée se dresse sur ses pattes et lance des louanges à Allah. En réponse, les Coqs des basses-cours terrestres se mettent à lancer leurs cocoricos en chœur.

Le Coq tient un rôle important dans le rituel Ahl-al Haqq. Le calendrier chinois étant basé les cycles de la lune, le Coq n’est pas attaché au lever du soleil mais au crépuscule. Son signe, bénéfique, se trouve entre le Singe et le Chien. Dans la mythologie indienne, le Coq est la monture de Kâmadéva, le dieu de l’amour, mais aussi celle de Skanda, dieu de la Guerre, nommé aussi Kârttikeya.

La mythologie japonaise se rapportant au Coq est tout aussi solaire que la mythologie occidentale et proche-orientale. C’est ainsi que l’ancêtre de tous les Coqs, par la puissance de son chant et l’utilisation d’un miroir sacré, le shintai, fit sortir Amaterasu, la déesse Soleil, de la grotte où elle s’était cachée. Il est intéressant de constater que le seul chant du Coq ne suffit pas pour faire lever le soleil. Il lui faut aussi le miroir octogonal « destiné à capter les rayons et l’esprit bienfaisants de la déesse », c’est-à-dire que l’organe de la vue rentre aussi en compte.

Le Coq doit apercevoir les rayons lumineux pour que le soleil apparaisse à l’horizon. Il les voit le premier, avant quiconque, quand l’astre se trouve encore dans les ténèbres (la grotte), et c’est sans doute pour cela qu’on lui attribue le don de double-vue. Le shintai se trouve à Ise, dans un sanctuaire où sont élevés des Coqs sacrés. Le Coq figure dans le cabinet de réflexion des loges maçonniques avec la légende : « Vigilance et persévérance. Il veille dans les ténèbres et annonce la lumière ». Il recommande au profane de rester en alerte, car la lumière peut surgir à tout moment, mais aussi de ne pas se décourager Coq : la Fierté, la Gloire, le Solaire, la Résurrection, la Bravoure dans POULE et COQ 800px-Scotland_roostertrop rapidement s’il veut la recevoir.

Le chemin sera long et peut-être difficile. Jadis les compagnons bâtisseurs utilisaient le Coq pour exorciser leurs constructions. Sa couleur avait de l’importance, car elle correspondait à l’un des trois chants que le gallinacé entonne à l’aube. Le premier Coq est noir, car son chant est poussé pendant la nuit ; le second est rouge comme la couleur de l’aurore, et symbolise le combat des ténèbres et de la lumière ; le troisième est blanc car la lumière a vaincu les ténèbres. C’est aussi un compagnon, le plus jeune des apprentis, qui allait placer le cochet, la girouette en forme de Coq, au sommet du clocher des églises

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Le Cheval Lunaire

Posté par othoharmonie le 17 décembre 2015

 : Beaucoup de cultures considéraient le cheval et plus précisément la jument, comme le symbole des forces de la fécondité, de l’énergie vitale, de la prophétie, de la magie et des profondeurs émotionnelles et instinctuelles. En particulier, une jument blanche représentait les facultés lunaires et ses fers en forme de croissant apportaient chance et protection. Elle symbolisait l’amour, la fécondité de la terre et la maternité. En un mot, elle détenait la souveraineté. En Irlande, le cheval était intégré aux rites élevant à la royauté. On pensait par ailleurs qu’au moment des moissons, l’âme du blé adoptait l’apparence d’un cheval. Aujourd’hui à l’occasion des parades ou des manifestations annuelles, on peut encore rencontrer l’image du cheval cheval lunairesous la forme de la marotte d’osier. D’ordinaire c’est un costume, souvent de couleur noire, rouge ou blanche, fait pour une seule personne. Pour les Celtes, le cheval avait une grande importance.

Ainsi la déesse équine Epona était une divinité triple représentée montant une jument, ou accompagnée de juments et de poulains, tenant une corne d’abondance, un peigne, un miroir ou un gobelet. La déesse équine galloise Rhiannon possédait une troupe d’oiseaux dont le chant pouvait réveiller les morts ou endormir les vivants, renvoyant ainsi au côté obscur de la divinité en tant que déesse de la mort et de la renaissance.

Cet animal était associé aux lacs et à la mer autant qu’à la terre. La jument symbolisait la Mère Enceinte des eaux primordiales, source de toute vie. Même aujourd’hui, on fait allusion aux blanches crêtes écumeuses des vogues comme à des « chevaux blancs ». L’eau était associée à l’autre-monde celtique, et le légendaire parle de chevaux magiques qui mèneraient les héros par-delà les mers vers cette terre fabuleuse. Les contes populaires rapportent que des chevaux magiques passaient les rives des lacs et des étendues d’eau, et que si on essayait de les monter, ils plongeaient le cavalier dans l’eau pour le noyer ou le dévorer. Dans certains contes, on pouvait identifier ces chevaux à leurs sabots et aux fers qui étaient retournés. Ces images reflètent les facettes occultes de la nouvelle lune, représentées par la mort et le transfert dans les profondeurs intérieures.

Les chevaux gardaient le pont entre les mondes visible et invisible, et ils étaient montés par les chamanes, capables d’évoluer entre les deux. On croyait aussi que c’était l’un des animaux en lesquels une sorcière pouvait se transformer.

En résumé, le cheval symbolise le cycle lunaire complet. Il représente la dynamique biologique et l’évidente fécondité des phases lunaires visibles, mais il symbolise en même temps les facultés internes, occultes, de transformation et de mort propres à la nouvelle lune.

 

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LE CHEVAL WICCAN

Posté par othoharmonie le 16 décembre 2015

 

cheval wiccanLe cheval est un grand mammifère herbivore et ongulé à sabot unique, appartenant aux espèces de la famille des Équidés. Il communique le plus souvent par langage corporel, l’étude de sa gestuelle, des mouvements d’oreilles et des attitudes de sa tête permet de déterminer son humeur. Le cheval a longtemps été utilisé dans les guerres, pour l’agriculture et comme moyen de transport. Il est utilisé comme un intermédiaire qui contribue à la thérapie de personnes souffrant d’un handicap physique ou mental ou qui sont déstructurées socialement.

Cet animal est considéré comme un être psychopompe. Chez la plupart des Altaïques, la selle et le cheval du mort sont déposés près du cadavre, afin d’assurer au défunt son dernier voyage. Etymologie La racine indo-européenne du mot « cheval » est *h1 éḱwos, tous les termes issus de la langue indo-européenne primitive pour désigner le cheval en dé- rivent, tel le latin classique equus et le sanskrit ásva. Le terme « cheval » dérive du latin populaire caballus et désigna d’abord un « mauvais cheval », puis, populairement, un « cheval de travail ».

Ce mot dont l’usage est attesté au IIème siècle est probablement d’origine gauloise et remplace, sans doute avant le milieu du IIIème siècle, le classique equus. Les principaux dérivés du mot « cheval » sont « chevalier », « chevalière », « chevalerie », « chevaucher », « chevalet », « cavale », « cavalier », « cavalerie » et « cavalcade ». D’autres termes savants liés au cheval sont empruntés au grec ancien ἵππος (híppos), d’où l’adjectif « hippique » ou le terme « hippodrome ». Cette racine grecque se retrouve aussi dans le prénom « Philippe » (qui aime les chevaux), « Hippolyte » (qui délie les chevaux), « hippocampe » (cheval cambré), et hippopotame (cheval du fleuve). Le latin equus est lui aussi issu de cette racine indo-européenne, à l’origine des termes comme « équidés », « équitation » et les adjectifs « équestre » et « équin ». Traditions françaises Epona est une Déesse gallo-romaine étroitement associée au cheval. Elle était représentée dans les temps gaulois sous forme de cheval, puis de femme chevauchant un cheval.

Dans de nombreuses traditions, notamment occitanes (Sud de la France), le diable peut prendre la forme du Drac, cheval ou âne qui prend de nombreux enfants sur sa croupe, laquelle peut s’allonger indéfiniment, et qui se précipite ensuite dans un étang pour les noyer. Au Moyen Âge apparaît la licorne, animal fantastique possédant une longue corne sur le front. Autrefois, le maréchal-ferrant était réputé quasi invulnérable à toute forme de magie et de sorcellerie. Traditions celtes Le cheval avait une importance telle que les Celtes l’associaient au soleil : il tirait le chariot de l’astre du jour à travers le ciel, ce qui fait de lui un animal sacré associé au dieu du soleil et du ciel. Certaines statues cultuelles représentent Taranis comme un cheval à visage humain. Le dieu Teutatès, “Père du Peuple,” était souvent représenté comme un cheval barbu, et l’un des noms du Dagda, “Eochaid,” vient d’une racine signifiant “cheval”. L’association du cheval avec les étendues d’eau (lacs, rivières et mer) est intéressante : le cheval de Manannan Mac Lir, le dieu souverain de l’Autre Monde, pouvait voyager sur terre et sur mer, et entre les mondes, avec une même aisance. Plus tard, les mythes romains relient Epona à Neptune, le dieu des océans et des chevaux. Morvarc’h, le cheval marin (cheval de Marc’h) se déplace sur terre et sur mer sans laisser aucune trace. Son maître le tue malencontreusement en chassant à l’arc une biche blanche qui, poursuivie sous la mer, trouve refuge chez Dahud. Cette dernière lui fait pousser les oreilles et la crinière de Morvarc’h.

La jument blanche ou grise est associée à un certain nombre de déesses généreuses et fertiles qui veillent au cycle de la vie : Rhiannon au Pays de Galles, Macha en Ulster, Mala Liath en Écosse, et Epona en Europe. Ces déesses détiennent aussi la clé qui ouvre les portes de l’Inframonde et, en se transformant en équidé, elles emportent les âmes des dé- funts au Pays d’Été. Dans la tradition celtique, la période de Beltaine, période de l’accouplement, symbolise la porte par laquelle l’âme entre dans le monde et la période de Samhain, période de la mort, symbolise la porte par laquelle l’âme quitte le monde. Ces deux portes sont les points fondamentaux du cycle de la vie.

«La jument blanche est le seul animal autorisé à voyager librement entre ce monde et l’Autre Monde» : elle ouvre les portes de la vie à Beltaine, permettant un grand flot d’énergie. Quand les portes sont refermées à Samhain, elle emporte l’âme dans l’après-vie pour qu’elle soit renouvelée avant sa renaissance. Par son association avec le cycle de la vie, et donc avec la sexualité, le cheval représente non seulement la fertilité humaine mais aussi la fertilité de la terre elle-même. En Irlande, les rois s’engageaient dans un mariage symbolique avec une jument blanche pour s’allier à la souveraineté de la terre.

La présence des immenses chevaux blancs dans les collines crayeuses de Grande-Bretagne (comme le cheval d’Uffington, gravé il y a près de 3000 ans par un peuple certes antérieur aux Celtes, mais dont la culture a sans doute eu un impact sur eux) a dû renforcer la conscience des liens qui unissent le cheval et la terre. Les déesses celtes, en effet, se transforment souvent en juments grises ou blanches, ou galopent à travers les collines sur leurs chevaux clairs. Une histoire intéressante concernant Rhiannon, une déesse habituellement douce, montre le cheval comme une représentation de sa puissance et de sa colère : la déesse a invité un jeune mortel sur son île magique, mais, un jour, le jeune homme tente d’abuser d’elle. Furieuse, elle se transforme en jument et charge le jeune homme.

Elle le blesse à la cuisse, brisant l’os d’un coup de sabot. La blessure à la cuisse est la marque que la déesse reprend la souveraineté qu’elle avait accordée (chez les Celtes, la souveraineté du roi n’est possible que s’il est sans blessure), c’est aussi une castration symbolique (la cuisse est un euphémisme pour les parties génitales), comme celle du Roi Pêcheur, qui entraîne la stérilité de la terre dans le conte du Graal. En Irlande, le héros Conal Cernach possède un cheval à tête de chien, le Rouge de Rosée, qui déchire le flanc de ses ennemis. Les chevaux de Cuchulainn, le Gris de Macha (c’est le roi des chevaux d’Irlande) et le Sabot Noir, ont une intelligence humaine : le Gris refuse de se laisser atteler au char du héros qui se prépare pour son dernier combat, et il verse des larmes de sang ; un peu plus tard, il guidera le vengeur Conal Cernach vers le corps de son maître ; le Noir, lui, va se noyer de désespoir. Dans le folklore, la jument est aussi une créature fantomatique qui cause des cauchemars (en anglais, le mot cauchemar, nightmare, signifie jument de la nuit).

En Écosse, le kelpie ou Each Uisge hante les lochs et apparaît sous la forme d’un poney qui offre son dos aux voyageurs pour les aider à traverser. Mais dès que la victime est sur son dos, le kelpie devient une créature terrifiante avec d’immenses dents, qui plonge dans les profondeurs du loch emportant son cavalier dans l’Autre Monde. Si ces chevaux folkloriques ont un aspect plutôt négatif, la croyance populaire a conservé le souvenir d’un animal capable de passer d’un monde à l’autre, et accorde au cheval (et à la jument en particulier) des facultés surnaturelles.

Un Each Uisge ou Aughisky (littéralement « cheval d’eau ») est un cheval fantastique métamorphe issu du folklore écossais et irlandais, en particulier celte et gaélique. Il vit dans la mer et les lochs, et est réputé très dangereux par son habitude de séduire les humains pour les pousser à les chevaucher pour ensuite les noyer, puis les dévorer. le March-Malaen (malaen : latin malignus) est un des trois fléaux de l’île de Bretagne. Le Ceffyl dŵr (« cheval aquatique ») est, dans le folklore gallois, un cheval aquatique et fantastique, esprit de l’eau et du brouillard, qui apparaît comme un magnifique animal sur les berges d’un cours d’eau ou d’une voie navigable. Il tente alors le voyageur fatigué de le monter, mais à peine celui-ci s’est-il installé sur son dos que le Ceffyl dŵr s’envole en flèche au-dessus des rivières et des montagnes avant de jeter son cavalier à terre.

LE CHEVAL WICCAN dans CHEVAL 220px-Horse_PlayL’Alastyn, aussi connu sous les noms de Glashtyn et de Cabyll-ushtey, est, dans le folklore de l’île de Man, une créature humanoïde qui sort régulièrement de l’eau la nuit et peut prendre l’apparence d’un poulain gris. Le folklore breton est rempli d’anecdotes ou de contes relatifs à des chevaux diaboliques, qui égarent les voyageurs ou les précipitent dans des fondrières ou des marais. Les chevaux noirs, dans ces contes, sont le plus souvent soit le diable, soit un démon, soit un damné, soit une âme en peine, ou bien ils sont la monture d’un héros de ces chasses maudites, dont le plus célèbre est sans doute le roi Arthur, condamné à poursuivre dans une course sans fin un gibier inaccessible.

Il est significatif, au passage, de remarquer que dans ses plus anciennes versions, la chasse d’Arthur est accompagnée d’une meute de chiens blancs et poursuit un lièvre, animal typique lunaire. Il existe un tabou sur la consommation de viande équine dans les pays anglo-saxons, et il est possible, selon Robert Graves que ce tabou soit d’origine celte car, en dehors de certains rites, le cheval devient très vite un animal sacré. Les artefacts et les ossements découverts à Newgrange et dans d’autres sites archéologiques prouvent que les chevaux étaient bien établis dans la culture irlandaise vers 2000 avant JC. Ils étaient montés et quelquefois mangés, soit aux périodes de disette, soit lors de fêtes rituelles. Tacite notait, au 1er siècle, que les prêtres celtes germaniques considéraient que les chevaux pouvaient comprendre la volonté des dieux plus clairement que les hommes et, ainsi, pouvaient révéler des secrets divins.

En Irlande, selon le récit d’un témoin oculaire, rapporté par Frazer, au cours d’une cérémonie des feux de la Saint-Jean, après que tous les paysans eurent sauté par-dessus les braises, on vit apparaître une grande construction en bois d’environ huit pieds de longueur, munie à l’une de ses extrémités d’une tête de cheval, et recouverte d’un grand drap blanc qui cachait l’homme qui la portait. On l’accueillit pas de grands cris : Le Cheval Blanc ! Le Cheval Blanc ! Le masque sauta par-dessus le feu, puis se lança à la poursuite des spectateurs. Quand le témoin demanda ce que représentait le cheval, on lui répondit : tout le bétail. Le cheval est donc devenu le symbole de toute abondance, ce qu’expliquent son dynamisme et sa force impulsive et Traditionnellement, le premier mai en Angleterre un des danseurs Morris se déguise en cheval «hobby».

Selon les Grecs de l’Antiquité, le cheval a été créé par Poséidon, le dieu de la mer. Quatre chevaux tirent le char du Dieu Hélios et ils correspondent chacun à un moment du jour. Erithreus : soleil levant, Acteon : aube rayonnante, Lampos: éblouissant midi, Philogaesus : soleil couchant. Pégase est un cheval ailé, fils du dieu Poséidon et de la Gorgone Méduse.

Les archéologues ont retrouvé de nombreuses représentations de Pégase sans cavalier, sur des monuments et objets funéraires dans l’Antiquité, laissant à penser qu’il s’agit d’un animal psychopompe dont la charge est de ramener les âmes descendues sur terre vers le soleil. Le centaure est une créature mi-homme, mi-cheval, que l’on disait issue soit d’Ixion et de Néphélé, soit de Centauros et des juments de Magnésie. Arion ou Areionest un cheval immortel, fils de Poséidon et de Déméter, doué de la parole. Traditions nordiques Le cheval dans la mythologie nordique est le plus important des animaux par son rôle, aussi bien dans les textes, Eddas et sagas, que dans les représentations et les cultes.

Relaxed dans CHEVALIl est au centre de nombreux rituels de fécondité et de fertilité en relation avec le dieu Freyr Étroitement associé à la cosmogonie des anciens germano-scandinaves et à une profonde symbolique d’inspiration chamanique, il se voit confier la charge d’emporter les morts au Walhalla comme psychopompe, de tirer le char du soleil et de la lune ou encore d’éclairer le monde avec sa crinière. Il est lié à de nombreux éléments vitaux, la lumière, l’air, l’eau et le feu.

Le cheval mâle est par ailleurs nettement valorisé par rapport à la jument. Des rituels liés à son sacrifice, à la consommationde sa viande ou à l’utilisation de parties de son corps, étaient censés apporter protection et fertilité. Ses ossements sont des instruments de magie noire dans les sagas. La lutte contre les traditions et les rituels équestres, comme l’hippophagie, est un élément capital dans la christianisation des régions historiquement de religion nordique, Germanie, Scandinavie et Islande. Une caractéristique constante des textes de la mythologie nordique est le mépris envers la jument, ce qui explique la honte subie par Loki lorsqu’il se transforme en jument pour séduire Svadilfari, et enfanter Sleipnir.

Dans les sagas, la jument est un symbole d’homosexualité passive, la simple utilisation de ce nom pour désigner un homme devient une insulte. Sleipnir est un cheval fabuleux à huit jambes capable de se déplacer au-dessus de la mer comme dans les airs, monture habituelle du dieu Odin. Il est le fils du dieu Loki et du puissant étalon Svaðilfari. De nombreuses théories ont été proposées pour décrypter la symbolique de Sleipnir et sa possible relation avec des pratiques chamaniques à l’époque du paganisme nordique, il semble ainsi avoir tenu un rôle de psychopompe. Sleipnir continue à être pré- sent dans le folklore en tant que monture d’Odin durant la chasse sauvage. Il emporte Hermod dans le royaume de Hel lorsque celui-ci va la supplier de laisser repartir Baldr. Árvak et Alsvid (« Tôt levé » et « Très rapide ») sont les deux chevaux qui tirent le char de la déesse Sól à travers le ciel chaque jour, leur crinière émettant la lumière du jour. Dans les Þulur de l’Edda en prose, Blóðughófi, parfois anglicisé en Blodughofi « sabot sanglant», est un cheval capable de traverser le feu et les ténèbres, et appartenant à Freyr. Dans le Heimskringla, la saga de Haakon Ier de Norvège raconte qu’il doit boire un bouillon comportant la chair d’un cheval sacrifié rituellement.

Cette histoire s’accorde avec la perception germanique du cheval symbole de souveraineté, et avec la nécessité, pour le roi, d’être rituellement lié à son royaume. Les rites de fertilité et d’abondance sont une manière, pour le souverain, de veiller à la bonne santé des terres sur lesquelles il règne. Le niðstöng est, selon la saga d’Egill, un pieu dans lequel on enfonce le crâne d’un cheval, que l’on oriente ensuite en direction de la victime en prononçant une malédiction. En Suède on fabrique des Julhäst, ou chevaux de Jul (gâteaux de forme équine) à la période de Noël. Jacob Grimm remarque la tradition de Basse-Saxe consistant à décorer la charpente du toit de tête de chevaux en bois, notant qu’elles protégeraient du mal : la même se retrouve à Hambourg, Reichenau (au Xe siècle), Vindaus (Norvège) et dans toute la Scandinavie à l’époque Viking. Des noms de lieux dans les régions nordiques font référence au cheval, comme les deux îles Hestur et Koltur, dont les noms signifient respectivement « cheval » et « poulain ».

Traditions d’Asie En Inde, l’un des avatars de Vishnou est le cheval blanc et cet animal est lié à Indra, divinité de la guerre. Dans le légendaire coréen, Chŏllima ( littéralement « 1000 lieues cheval ») ou son abréviation Chonma ( littéralement « 1000 chevaux ») est un cheval ailé, trop rapide pour être monté. Il est commun aux cultures sibériennes et originaire d’Asie centrale. On dit que Chŏllima est trop rapide pour être monté et qu’il parcourt 1000 lieues par jour. Qilin ou Kirin est un animal composite fabuleux issu de la mythologie chinoise possédant plusieurs apparences. Il tient généralement un peu du cerf et du cheval, possède un pelage, des écailles ou les deux, et une paire de cornes ou une corne unique semblable à celle du cerf.

Créature cosmogonique et roi des animaux à pelage, il ne réside que dans les endroits paisibles ou au voisinage d’un sage, en découvrir un est toujours un bon présage. On lui prête aussi le pouvoir d’amener un fils talentueux qui fera de grandes choses. Il apparaît dans les textes (mais pas toujours dans les représentations) avec une corne unique, et il est souvent appelé licorne dans les langues occidentales. Il est parfois surnommé « cheval dragon ». Tianma est un cheval ailé céleste dans le folklore chinois, protecteur des vers à soie.

Sources : L’arbre celtique : http://www.arbre-celtique.com Scathcraft    : http://scathcraft.wordpress.com  Nagali, Dressons-nous contre le complexe Petit Poney !,

 Lune Bleue n°7 Le cheval dans le rituel funéraire des Altaïens du Sud : www.emscat. revues.org/1718       Retrouvez les articles de l’encyclopédie collaborative païenne et sorcière Wiccapedia : www.wiccapedia.fr

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LE HIBOU ASTROLOGIQUE

Posté par othoharmonie le 1 mars 2015

 

 

alt=Description de cette image, également commentée ci-aprèsLE HIBOU EST L’OISEAU DU CAPRICORNE

 Parce qu’il n’affronte pas la lumière du jour, le hibou est symbole de tristesse, d’obscurité, de retraite solitaire et de mélancolie. La mythologie grecque en fait l’interprète d’Atropos, celle des Parques qui coupe le fil de la destinée. Il était également associé à la déesse de la sagesse, Athéna. C’est pourquoi le hibou symboliserait l’intelligence et la réflexion. 

Dans son poème « Les hiboux », Charles Baudelaire célèbre aussi cette sagesse :

« Leur attitude au sage enseigne/ Qu’il faut en ce monde qu’il craigne/Le tumulte et le mouvement ».

En Egypte, il exprime le froid, la nuit, la mort. Selon les époques et les cultures, le hibou a une image tantôt négative, tantôt positive. Dans tous les cas, il est lié au domaine du surnaturel, de la magie et de la spiritualité. Certainement de par son cri inquiétant et son mode de vie « en retraite », il fut le vecteur de nombreuses superstitions.

Les hiboux, comme les chouettes d’ailleurs, sont le moyen de communication le plus répandu du Monde Magique. Les messages sont attachés à la patte de l’animal, ou il porte la lettre entre ses serres ou dans son bec. Les hiboux transportent aussi des colis. Parfois, plusieurs oiseaux sont affectés à un seul paquet si celui-ci est trop volumineux. Par magie, les hiboux trouvent toujours le destinataire, même si le voyage pour y parvenir est semé d’embûches. Il est peu probable qu’un hibou soit suivi ou intercepté, mais ce n’est quand même pas impossible… 

Pour les Romains, le cri du hibou présageait une mort prochaine. Il était également associé à la sorcellerie et à la magie noire. Mais paradoxalement, le hibou est aussi un grand symbole de sagesse et de connaissance.

« J’ai parcouru la moitié de la terre et je me suis enrichie de plus d’expérience que tout autre oiseau » dit l’hirondelle au hibou. Comment est-il possible que l’on vénère ta sagesse, alors que tu vis la nuit et ne quittes pas tes falaises ? »

« C’est les yeux fermés que je vois le mieux et mes pensées voyagent bien plus loin que tes ailes ! », répondit le hibou.

Le hibou jouait, dans la Chine antique, un rôle important : c’était un animal terrible qui était censé dévorer sa mère. Il symbolisait le yang, et même l’excès de yang. Il se manifestait au solstice d’été, s’identifiait au tambour et à la foudre. Il était aussi en rapport avec la forge. Il était l’emblème de Houang-ti, le Souverain jaune et le premier fondeur. Excès de yang, le hibou provoquait la sécheresse. Les enfants nés le jour du hibou (solstice) étaient de caractère violent, peut-être parricides. Le bouillon de hibou, distribué aux vassaux à la même date, était-il rite d’épreuve, de purification, de communion ? Ou tout à la fois ? Quoi qu’il en soit, le hibou était toujours considéré comme un animal féroce et néfaste.

Le hibou est l’un des plus anciens symboles de la Chine, il remonte aux époques dites mythiques. D’après certains auteurs, il se confondrait avec le Dragon-Flambeau, emblème de la seconde dynastie, celle des Yin. Il est l’emblème de la foudre. Il figure sur les étendards royaux. Il est l’oiseau consacré aux forgerons et aux solstices ; dans les temps archaïques, il présidait les jours où les forgerons fabriquaient les épées et les miroirs magiques. Inutile de dire qu’il ne viendrait pas à l’idée d’un Chinois de clouer sur la porte de sa grange un hibou !

Pour les Indiens de la Prairie, le hibou a le pouvoir de donner aide et protection la nuit. D’où l’emploi des plumes de hibou dans certaines cérémonies rituelles.   

Dans les rites initiatiques de la Société Midé, chez les Algonquins, figure, perché » dans la loge cérémonielle, un homme-hibou qui montre le chemin de la Terre du Soleil Couchant royaume des morts. Le hibou remplirait ici une fonction psychopompe.

Il peut également être considéré comme messager de la mort et en conséquence maléfique : « Quand le hibou chante, l’Indien meurt » ; le sorcier chorti, incarnant les forces malignes, a pouvoir de se transformer en hibou.

La chouette fait partie des anciens du Monde, pleins de sagesse et d’expérience dans le conte apocryphe gallois du même nom. On devrait donc la ranger parmi les animaux primordiaux et il est probable qu’on peut l’assimiler au hibou. Mais ces animaux n’apparaissent pas dans le symbole religieux celtique. Le hibou est pris ici en mauvaise part sous l’influence du christianisme. Le symbolisme de la chouette, favorable, est plus ancien et probablement préchrétien.

Blodeuwedd, la femme infidèle de Llew, dans le Mabinogi de Math, est transformée en hibou en punition de son adultère avec un seigneur voisin.

A propos, savez-vous comme distinguer le hibou de la chouette ? C’est tout simple… Le hibou porte des aigrettes sur la tête. Les aigrettes sont des touffes de plumes lui donnant l’impression d’oreilles ou de cornes.

Le plumage du hibou est couleur d’écorce lui conférant un camouflage très efficace la journée lorsqu’il se tient posé sur une branche généralement près du tronc de l’arbre. Si un danger le menace, il prend alors une posture caractéristique : il se raidit, resserre ses ailes le long de son corps et dresse ses aigrettes tout en refermant son marque faciale. Ceci lui donne l’aspect d’une branche morte et il est alors très difficile de le repérer.

263px-Hibou_grand_ducUn peu comme le fit Saturne, le Maître du Capricorne, il régurgite non pas ses enfants, mais les parties non consommées (os, poils, dents…) de ses proies qu’il avait avalées goulument. Sont recrachées sous forme d’une petite pelote dite « de réjection », tout ce que son estomac ne peut assimiler mais a trié consciencieusement.

 

Bibliographie :

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter Editeur – Collection Bouquins

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La Corneille ou Corbeau : Bodb ou Bran

Posté par othoharmonie le 11 août 2013

 

La Corneille ou Corbeau : Bodb ou Bran dans CORBEAU th-1 Corbeau et Mythologie celtique

Si la Corneille était considérée comme un oiseau de mauvais augure et annonciateur de Macha, Bodb et Morrigan, les déesses irlandaises de la guerre, on reconnaissait aussi à la corneille de l’habileté, de l’adresse et de la constance.

 C’est une dispensatrice de connaissance, bien que celle-ci ne soit pas toujours au goût de l’auditeur. Dans l’Autre Monde, c’est une compagne sage et bien informée, bien que parfois rusée. De même, le grand Corbeau, le terrible charognard des champs de batille, était aussi un oiseau oraculaire, source de présages, bien que là encore, sa réputation soit équivoque.

 Oiseau sacré du druidisme, le Corbeau était le messager des ténèbres (Bran) et de la lumière (Lug), tandis que la déesse Bodb portait son nom et que Morrigane se manifestait sous l’aspect d’un ou de trois de ces oiseaux. Le Corbeau possédait la Connaissance divine. Il conseillait par sa puissance chthonienne et sa sagesse céleste.

Les légendes celtiques regorgent de Corbeaux qui jouent principalement des rôles prophétiques. La déesse celte de la guerre, Marrigan, ainsi que le dieu Lug sont des dieux aux Corbeaux, et en Irlande, le surnom de la Déesse de la Guerre, Bodb, veut dire « Corneille« . D’autres personnages des légendes celtes sont accompagnés de Corbeaux, et lorsqu’il s’agit de femmes, ce sont toujours des représentes de la guerre et/ou de la mort.

 Le Corbeau était d’ailleurs un animal sacré chez les gaulois, et dans les mythologies germanique et nordique, il est symbolisé par Hugin (Esprit) et Munin (Mémoire), les deux compagnons d’Odhinn (Wodan).

 Ces deux Corbeaux sont à la fois des messagers et les envoyés d’Odhinn sur terre. Odhinn porte d’ailleurs parfois des noms voulant dire « Dieu aux Corbeaux« . Ces deux Corbeaux survolent la terre du milieu chaque jour et chaque soir ; ils rapportent à Odhinn ce qu’ils ont vu et entendu. A ce titre, le Corbeau devient donc un représentant des forces chtoniennes des forces de la terre. Il symbolise le lien entre les hommes épris de spiritualités symbolisés par odhinn et la terre le monde physique.

Le Corbeau est aussi un symbole de la solitude, de la retraite volontaire, c’est-à-dire de l’isolement destiné à atteindre un niveau de conscience supérieur. Il est aussi un symbole de l’espoir, son croassement répétitif voulant dire « demain, demain » en Latin.

En plus de ses rôles de héros solaire, de démiurge ou de messager divin, le Corbeau a aussi un rôle de guide, et entre autres de guide des morts, de par son aspect psychopompe il perce le voile des ténèbres sans se perdre.

 Le Corbeau semble avoir un symbolisme positif chez les peuples nomades, chasseurs et pêcheurs ; et négatif chez les peuples sédentaires, liés à l’agriculture. Il symbolise le côté sombre de la psyché qui peut se transformer et devenir bénéfique dès que l’on prend conscience de cet aspect de nous et qu’on l’intègre à la lumière de notre conscience. Les traditions celtiques reflètent bien cette symbolique double puisque dans celles-ci, le Corbeau est à la fois un oiseau céleste et solaire, et un oiseau des ténèbres et de la partie sombre de nous-mêmes.

 D’ailleurs, l’expression irlandaise « posséder la sagesse du Corbeau » signifie avoir la connaissance suprême. Le Corbeau proclame la nécessite de faire des changements radicaux dans vos attitudes et dans la façon dont vous percevez les choses. Le Corbeau vous encourage à mettre de la magie réelle dans votre vie, à espérer l’inespérable, à vous préparer pour la plénitude. Disperser cette attitude négative qui vous a retenu en arrière si longtemps, remplacez-la par l’entrain et l’enthousiasme de la vivacité ; ressentez le bonheur de vivre.

Le Corbeau est le courrier de flux d’énergie qui suscite les changements et créé de nouvelles réalités. Dans les traditions amérindiennes, le Corbeau était le gardien de la magie cérémonielle de la guérison de l’absent ; il représenterait aussi le pouvoir qui convoyait le message ou l’intention de la cérémonie à sa destination et suscitait aussi sa manifestation.

 th-2 dans CORBEAUA traiter avec précaution. A cause de sa noirceur, le Corbeau a, dans les cultures occidentales, été considéré comme un signe d’infortune et associé aux actions noires. Mais dans les traditions des Amérindiens, la lumière vient de l’obscurité et le noir est associé au vide, la source de toute énergie, ainsi le Corbeau est son messager. C’est pourquoi il est associé à la magie et au destin, car c’est un messager de ce qui est à venir.

 Corbeau : c’est un oiseau solaire, de Kor, Kar, gal « pierre levée (solaire), menhir » et de Bal, bel, belenos » « le soleil », d’où corbel, Corbeau, corneille, Coronis en latin, Kornyx en Grec. Mais en Germanique, c’est la racine Rabe-Ram d’où le prénom Bertrand, adaptation de Bercht-Ramù « brillant Corbeau ». Assez proche en est le Bran des Gaulois, donnant son nom au peuple des Brannovices et à la ville de Bram-iolum, devenue l’Eglise, Saint Corneille !

 

Du peuple Irlandais.

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Corbeau de l’Arbre Celtique

Posté par othoharmonie le 2 août 2013

 

Corbeau de l'Arbre Celtique dans CORBEAU telechargement-1Le Corbeau est le symbole de la souveraineté guerrière, il est, avec la Corneille, souvent associé à la déesse de la guerre (la Morrigan ou la Bodb en Irlande, Cathubodua en Gaule) ou Lug dans son aspect guerrier? A noter que le corveau n’est pas la représentation de Lug sur terre ! En effet, Lug est un dieu lumineux alors que le corbeau est un animal noir. Rome a conservé un mythe celtique – en l’ayant toutefois historisé – sur la fondation de la ville de Lyon (Lugdunon) : Atepomaros et Momoros, cherchant un endroit pour fonder une cité, arrivent sur l’actuelle colline de la Fourvière ; soudain, une nuée de corbeaux vient se poser autour d’eau. Ils décident alors de fonder leur cité à cet endroit là. Le corbeau est un symbole guerrier, mais il est aussi celui de la chasse, de la sagesse et de la connaissance.

En ce qui concerne la Corneille, ou Bobd est, en Irlande, l’un des noms de la déesse de la guerre qui, du reste, apparaît souvent sous cette forme. Elle peut, à son gré, se transformer en de nombreux animaux et c’est ce qu’elle fait pour combattre Cuchulainn qui a repoussé ses avances. On en retrouve le nom en Gaule dans le théonyme Cathubodua, la corneille du combat.

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La Corneille mantelée et l’Homme

Posté par othoharmonie le 24 juillet 2013

La liste rouge de l’UICN ne distingue pas la Corneille mantelée de la Corneille noire, mais les deux espèces ont à elle deux une aire de répartition très étendue, estimée à 10 millions de kilomètres carrés, et une grande population, comprenant environ 21 à 51 millions d’individus rien qu’en Europe. Elles ne semblent pas être concernées par les seuils de déclin de la population de la liste rouge de l’UICN (c’est-à-dire une baisse de plus de 30% en dix ans ou trois générations), et sont donc évaluées comme étant de préoccupation mineure.

La Corneille mantelée et l'Homme dans CORBEAU corneillLa Corneille mantelée dans la culture

Dans le folklore celtique, l’oiseau apparaît sur l’épaule de Cú Chulainn mourrant, et pourrait également être une manifestation de Morrígan, la femme de Tethra, ou la Cailleach . Cette idée a perduré, et la Corneille mantelée est associée aux fées dans les Highlands écossais et en Irlande. Au xviiie siècle, les bergers écossais leur faisaient des offrandes pour qu’elles n’attaquent pas les moutons. Dans le folklore des îles Féroé, une tradition raconte que si une jeune fille sort sur ​​le matin de la Chandeleur, et jette une pierre, puis un os, puis une touffe de gazon à une Corneille mantelée – si celle-ci survole la mer, son mari sera un étranger, si elle a atterri sur une ferme ou une maison, qu’elle épouserait un homme de cet endroit, mais si elle ne bouge pas, elle restera célibataire.

La Corneille mantelée est représenté sur la crête du North Hertfordshire District Council. Elle est aussi l’un des 37 oiseaux norvégiens représentés dans la salle des oiseaux du Palais Royal à Oslo. Jethro Tull mentionne la Corneille mantelée dans la chanson « Jack Frost and the Hooded Crow » en bonus track sur la version remastérisée du Broadsword and the Beast et sur leur The Christmas Album.

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Le cheval dans les mythes et légendes

Posté par othoharmonie le 23 septembre 2012

 

Le cheval dans les mythes et légendes dans CHEVAL 220px-DomenichounicorndetailDans les mythes et les légendes, les chevaux sont souvent les compagnons de dieux et de personnages héroïques, leurs attributs et leur symbolique étant très variables. Les anciens peuples scandinaves formaient une civilisation à la fois cavalière et mystique, c’est donc tout naturellement qu’ils ont attribué de nombreux pouvoirs au cheval, animal mentionné maintes fois.

Sleipnir semble posséder un symbolisme double et paradoxal, alliant le monde chtonien (par son origine et sa naissance) au monde ouranien, et cette dualité s’exprimerait dans la complexité d’Odin et dans la pensée manichéenne des anciens pratiquants de la mythologie nordiques.

Tout comme l’attribut de la licorne est la présence d’une corne unique et celui de Pégase les ailes, l’attribut symbolique de Sleipnir est la présence de ses huit jambes, Sleipnir est d’ailleurs, avec Starkadr, la seule créature avec des membres supplémentaires dans la mythologie nordique.

La couleur a également son importance, les chevaux gris étant généralement considérés comme des animaux-fées, sorciers, ou fantomatiques.

Régis Boyer pense que Sleipnir aurait symbolisé la rapidité de l’esprit de son cavalier.

Selon D. J. Conway dans un ouvrage de vulgarisation, Sleipnir est clairement un cheval mystique et magique, ses huit jambes, sa couleur gris-nuageux et sa capacité à voler sans ailes en font un symbole mortuaire des voyages dans l’autre monde. Le symbolisme de Sleipnir semble ambivalent, et il pourrait représenter la peur et l’attrait naturel pour le voyage astral, la mort du corps et le voyage de l’esprit, mais pourrait aussi tout à la fois guider son cavalier sur le chemin de l’élévation spirituelle ou blesser celui-ci.

Sleipnir n’est pas le seul cheval dans la mythologie nordique décrit comme capable de voler par dessus les mers, puisque Gullfaxi est une monture de géant qui possède le même pouvoir. Par ailleurs, de tels chevaux se retrouvent également dans la mythologie celtique à travers Enbarr, la monture de Manannan Mac Lir et de Niamh, ou encore dans le légendaire breton avec Morvac’h.

Symbole du vent

220px-Offterdinger_Das_Tapfere_Schneiderlein_%282%29 dans CHEVALSelon l’interprétation d’un traité de mythologie scandinave daté de 1861, « Sleipnir est le symbole du vent tempétueux, qui, portant Odin, le dieu des vents, glisse sur la surface des terres et des mers. Ce cheval céleste, le meilleur de tous les chevaux, est né du rapprochement de Borée (Svadilfari) et de la Bise (la métamorphose de Loki). Sleipnir est un étalon, ce qui veut dire qu’il est, avant tout, fort et impétueux. Ayant pour père Svadilfari, il a, comme lui, le caractère iotnique ; de plus, il a l’ardeur de sa mère Loki (la jument Bise). Comme monture du Chef des Ases, sa vitesse est symbolisée par ses huit pieds, qui indiquent que cette vitesse est le double de celle de tous les autres chevaux ». Cette théorie ne fait plus du tout autorité, aucun lien pertinent n’ayant été trouvé entre Svadilfari, Loki, et le vent.

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La Pie nous dit

Posté par othoharmonie le 30 novembre 2011

 

 Pica picaPour les Chinois, le pont sur la voie lactée qui permet à la Tisserande et au Cortège Nuptial de rejoindre le Bouvier, a été fait par les Pies : on reconnaîtra là des constellations et des mythes indo-européens concernant le pont Bifrost des Nordiques. 

 

L’aspect noir et blanc des pies en fait un symbole du “passage” (cf. art. astrologie nordique) et il est curieux de constater que les vêtements à “pans” de cérémonie ont conservé ces couleurs ainsi que la “queue de pie” (qui figurait d’ailleurs sur les vêtements celtiques d’Europe centrale). Il en est de même pour les musiciens de concert qui sont des “messagers” (cf. Elfes), des médiateurs du “passage” entre deux mondes… 

 

O n disait en Thrace que “les Piérides 28 qui chantaient divinement, ou Péritios, étaient les habitants de l’Atlantide mais Ovide rapporte que “c’était neuf jeunes filles qui tentèrent de rivaliser avec les Muses : ayant perdu dans un concours de chant (car personne de pouvait égaler les Sirènes-oiseaux d’Atlantide!), elles furent changées en pies” dont le grand folkloriste Sébillot nous dit qu’autrefois « elles avaient un vêtement d’une richesse incomparables avec une aigrette sur la tête et une queue aussi splendide que celle du paon”. Et, c’est depuis cette punition que les pies jacassent : “Rac, Rac, Rac”, telles Rakassa la sorcière !” 

 

La Pie nous dit  dans OISEAUX 220px-Pica_picaLa Pie était consacrée à Dionysos/ Bacchus, le Dieu du renouveau printanier et, symbole cyclique et de l’année nouvelle, elle fut conservé par le folklore allemand des superstitions post chrétiennes qui rapporte “qu’elle doit être tuée entre Noël et l’Epiphanie” comme le Vieux Soleil. Mais, en fait, “en tuer une porte malheur car elle prévient de l’approche du loup” ! Ceci, joint à son “ancien plumage”, nous remémore le coq nordique Gullinkambi, “crête d’or” qui, lors du cataclysme du Ragnarök, avertit les dieux de l’arrivée du ravageur “loup” Fenrir ! Est-ce pour cela qu’en Poitou-Saintonge, “pour la remercier d’être vigilante et l’inciter à le demeurer, on lui offrait une crêpe le jour du carnaval, voire même la dernière javelle des moissons” ? 

 

Selon une légende bretonne “C’est la Pie qui apprit au forgeron à souder le fer: voyant qu’il n’y arrivait pas, elle lui cria « Mets de l’argile ! », il se fâcha tout d’abord contre cet oiseau bruyant qui, énervant, l’agaçait  dans sa tentative infructueuse puis il suivit son conseil et le fer se souda parfaitement !” Voici une technique bien digne de Siegfried et qui fut propre à déclencher l’admiration du Nain Mime (cf. le mythique opéra Das Ring de Richard Wagner). 

 

220px-Elster_wikipedia2 dans OISEAUXOn dit dans les Côtes d’Armor que “le Coq-Pie – qui naît d’un oeuf de poule couvé par une pie – chante toutes les heures si régulièrement qu’il peut servir d’horloge”  (cf. § Ørlög in art. Destin). Se trouve-t-on ici devant une légende de Kronos dégradée ou voilée par la Kala (cf. art. Astro et Troubadour) ? En effet ce coq-pie était probablement la figuration du Grand Ase en Corneille car celle-ci était considérée comme une initiatrice. 

 

Le folklore hongrois a conservé la trace de sa fonction dans la légende selon laquelle : “la pie dut apprendre au pigeon à faire son nid, mais comme il répliquait à chacune de ses explications « Je sais, je sais… », elle le laissa en plan !”… Pour finir, repassons par la Chine pour évoquer à nouveau la Grande Catastrophe : « La fille de Yen-Ti, roi du feu, se transforma en pie et monta au ciel après l’incendie de son nid, ce qui est une apothéose d’Immortel taoïste, en quoi la pie joue un rôle analogue à celui de la grue. » Chevalier, op. cit.

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Papillon celtique

Posté par othoharmonie le 11 novembre 2011

papillonDans le Tochmarc Etaine ou Courtise d’Etain, récit irlandais du cycle mythologique, la déesse, épouse du dieu Midir et symbole de la souveraineté, est transformée en une flaque d’au par la première épouse du dieu, qui est jalouse. Mais de cette flaque nait, peu de temps après, un ver, qui devient un magnifique papillon, que le texte irlandais appelle quelquefois une mouche ; mais le symbolisme est éminemment favorable.

 

Les dieux Midir, puis Oengus, la recueillent et la protègent ; et ce ver devint ensuite une mouche pourpre. Elle était de la taille de la tête d’un homme et c’était la plus belle qui fut au monde. Le son de sa voix et le bourdonnement de ses ailes étaient plus doux que les cornemuses, que les harpes et que les cornes. Ses yeux brillaient comme des pierres précieuses dans l’obscurité. Son papillonodeur et son parfum faisaient passer la soif et la faim à quiconque autour de qui elle venait. Les gouttelettes qu’elle lançait de ses ailes guérissaient tout mal, toute maladie et toute peste chez celui autour de qui elle venait. Le symbolisme du papillon est celui de l’âme débarrassée de son enveloppe charnelle, comme dans la symbolique chrétienne.

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Taureau celtique

Posté par othoharmonie le 29 septembre 2011

Taureau celtique dans VACHE - BOEUF....En Gaule, le Taureau est souvent représenté avec trois cornes (on connaît l’importance du chiffre 3 chez les Celtes). Il est important dans la mythologie et la vie quotidienne des Celtes (cf. la razzia de bétail de Cualngé). Le vol de bovins est probablement au cœur de nombreux conflits entre différents groupes et il joue un rôle important lors des fêtes. On trouve la présence de cet animal dans le mythe dès 3000 ans avant JC en Sumérie. Enlil, le dieu Taureau, est alors vénéré comme dieu de l’orage et de la fécondité. On le trouve dans les combats de Taureaux de Crête, dans les sacrifices rituels et à Rome. Un sacrifice de Taureau est d’ailleurs représenté sur le célèbre chaudron de Gundestrup.

 

Le Taureau ne semble pas avoir eu une valeur symbolique exclusive de virilité et il n’est pas certain que sa signification première soit à rechercher dans la dualité ou dans l’opposition sexuelle avec la vache. Le Taureau est en effet, en Irlande, l’objet de métaphores surtout guerrières. Un héro ou un roi de grande valeur militaire est souvent appelé le taureau du combat.

 

D’autre part, le Taureau est la victime de ce qu’on appelle en Irlande le destin du taureau, première partie du rituel de l’élection royale. Telle que la raconte le texte de la Maladie de Cuchulainn. On sacrifie l’animal, un poète mange de la viande, boit du bouillon à satiété, s’endort et dans son rêve, voit le candidat-roi qui doit être chois par l’assemblée des nobles. La seconde partie du rituel (qui concerne le roi élu) a pour victime le cheval, mais il est tout aussi guerrier que lui et le sacrifice des Taureaux Blancs raconté par Pline (Hist.Nat. 16,249) a propos de la cueillette du gui est un ancien rituel royal, ayant perdu toute raison d’être pour suite de la conquête romaine et de la disparition de toute vie politique indépendante. Car le Taureau est, comme le cheval, un animal royal : Deiotaros taureau divin. Des tétrarques galates ont porté ce nom parce qu’ils étaient trois, et non parce qu’ils étaient prêtres, comme on l’a quelquefois supposé à tort. Cette connotation renvoie directement au binaire cheval-taureau de l’art paléolithique (le couple Cheval-Taureau occupe toujours la place centrale des représentations pariétales animales, d’après Leroi-Gourhan).

 

400_F_17643844_ef4pmECyt5eQV3EeYmqnNmIEVLwt7w3b dans VACHE - BOEUF....Le Taureau est bien un animal primordial. Dans le récit de la Razzia des Vaches de Cooley, où un taureau brun et un taureau Blanc se combattent à mort, l’un représente l’Ulster et l’autre le Connaught : les posséder signifie posséder la souveraineté guerrière, d’autant plus que l’un et l’autre ont  l’intelligence et la voix humaines. Ils sont nés de la métamorphose des deux porchers des rois du Sud et du Nord de l’Irlande et ils ont passé par divers états animaux. En Gaule, l’iconographie comporte un Taureau aux trois grues (équivalent probable des cygnes insulaires) et un Taureau à trois cornes, lequel est probablement un symbole guerrier incompris à l’époque gallo-romaine : la troisième corne doit représenter ce qu’en Irlande, on appelle le Ion laith ou lune du héro, espèce d’aura sanglante qui jaillit du sommet du crâne du héro en état d’excitation guerrière. On peut noter en annexe que le nom de bison a survécu dans le toponyme de Vesontio, ancien nom de Besançon.

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