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LES ETAPES PARCOURUES PAR LES MOULES BOUCHOT

Posté par othoharmonie le 14 juillet 2016

 

Lointain passé                      

La moule est probablement recherchée et mangée par l’homme depuis la préhistoire. On connaît sur certains littoraux d’Amérique du sud des amas considérables de millions de coquilles vides laissées par les Amérindiens qui les mangeaient. Ils semble que la coquille de moule, qu’on a trouvée sur divers chantiers de fouilles préhistoriques, ait pu très tôt servir de cuillère.

moules_1

Origine du mot 

 Il pourrait venir de bout choat, mot d’origine irlandaise désignant les installations de Patrick Walton.

Le mot pourrait avoir une autre origine, plus crédible, le bouchot étant le nom patois d’une forme de piège immergé fait de filets et pieux ou planches utilisé pour capturer ou braconner l’anguille dans le marais poitevin ou ailleurs. Ce mot dérive probablement du mot « boucher » car il désignait aussi parfois la sortie d’une retenue d’eau.

Une autre possibilité est que ce nom était aussi donné à un système de piège constitué de filets accrochés à des alignements de pieux formant un entonnoir en « V » conduisant les poissons dans une nasse qui « bouchait » la sortie, y enfermant les poissons qui cherchaient à gagner le large à marée basse. 

Moule de bouchot

Un récit publié à la fin du XVIème siècle raconte qu’en 1235, un naufragé écossais, Patrick Walton, vint s’échouer en baie d’Aiguillon à une demi-lieue de port Esnande.

Il fut recueilli par les habitants de la région et s’y installa. Sans ressource, il décida de reprendre ses activités habituelles, notamment la chasse aux oiseaux de mer.

Des filets étaient tendus sur le littoral entre des piquets de bois enfoncés dans le sol. Le chasseur eut la surprise de constater l’envahissement de ses poteaux par de nombreuses petites moules dont il observa la rapide croissance.

Par la suite, il lui apparut plus profitable de capturer des moules et de les engraisser plutôt que de chasser les oiseaux. Il aurait de cette façon inventé les premiers parcs à moules sur bouchots. 
 

Longtemps, cette technique d’élevage sur bouchots ne s’est pratiquée que sur la côte atlantique française, région où le naissain se fixe naturellement sur les pieux.

La production de moules s’accroissant, elle est pour la première fois réglementée en 1681 par Colbert.

 moules superbes

Mytiliculture moderne

 La deuxième moitié du 19ème siècle voit le véritable essor de la Mytiliculture, sur la côte Atlantique, de la Vendée à l’estran d’Oléron.

Au lendemain de la seconde guerre mondiale, la population vivaraise tenta la culture des moules selon différentes méthodes (sur planches ou pierres), mais les résultats n’étaient pas satisfaisants.

C’est en 1954, au Vivier sur mer, qu’est née la mytiliculture en Baie du Mont-Saint-Michel. Cette nouvelle activité s’est rapidement développée grâce à des conditions de milieu tout à fait favorables
La mytiliculture sur bouchots est apparue sur la côte est du Cotentin à partir de 1956. Mais c’est à partir de 1963, sur la côte ouest, que cette culture va rapidement se développer notamment dans les régions d’Agon et de Pirou.
En l’espace de 30 ans, la Normandie est devenue la première région productrice de moules de bouchot au monde.

Moule de bouchot                

          La Moule de Bouchot est une moule cultivée sur des pieux de bois plantés en mer de façon à la mettre hors d’atteinte des prédateurs. C’est le nec plus ultra en matière de moule : on la reconnaît à la couleur de sa chair jaune-orange et à son goût inimitable.

Préparation du naissain     

                                          

          On tend des cordes horizontales en mer, dans les zones de captage (comme Noirmoutier). Les bébés moules (naissains) viennent se fixer sur les cordes qui sont alors rapportées en Normandie au cours du mois de juin pour être fixées sur des portiques de bois (chantiers). Le naissain pousse ainsi jusqu’à la fin de l’été. 

                                                                                                    

  Enroulement des cordes   

    

          Au mois de septembre, les cordes sont enroulées en spirale sur les pieux (bouchots). Au pied de chaque pieu, on fixe une « jupe » (tahitienne) pour empêcher les crabes et les autres prédateurs de s’attaquer aux moules.

  

Reconnaître la moule de bouchot                        

            Les moules de bouchot sont facilement identifiables : leur coquille est petite, l’intérieur est bien « plein » et leur chaire est jaune ou orange. Il n’y a ni sable, ni parasite (crabes…) à l’intérieur. Leur goût n’a rien à voir avec une autre moule.

Afin de protéger les consommateurs, les mytiliculteurs ont déposé la marque « Moules de Bouchot ». Ainsi, les moules de bouchot doivent être accompagnées d’une étiquette où figure le logo national.

De plus, la profession a mis en place une démarche qualité pour les moules de bouchot. Le choix s’est porté sur le signe CQC afin de valoriser la production des moules de bouchot et la traçabilité de cette marque collective bien reconnue par les consommateurs.

  

SOURCE / http://www.pleinemer.com

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HUITRES et MOULES en voie de disparition

Posté par othoharmonie le 1 juillet 2016

 

La conchyliculture française

 

La surmortalité des huitres rappelle celles des abeilles : un parasite, le varrpa décime les naissains d’huitres déjà fragilisés par les pesticides les nitrates, les variations de températures dues au changement climatique, etc…  Cette mortalité atteint, selon l’Ifremer de 40 à 80 % contre 20 à 30 % dans les années « normales ».   Pire, un autre vecteur fait mourir les huitres : un virus inoffensif pour l’homme mais mortel pour les huitres, le virus OsHV-1. 

 La plus grande partie des huîtres est produite et consommée en France. Du fait de la crise ostréicole, les prix des huitres ont augmenté de 30% en 2012. 

 Environ 127 000t d’huîtres creuses sont produites en France en 2008, dont 25% en Normandie. Le bassin de Marennes-Oléron commercialise entre 45000 et 60000 tonnes d’huîtres par an ce qui représente 45% de la production française. 

Les plus importants producteurs d’huîtres sont la Chine, les États-Unis, le Japon, la Corée et la France. 

La France a longtemps été le premier producteur, consommateur et exportateur d’huîtres en Europe, avec 150 000 tonnes produites par an en moyenne (plus de 4,7 kilos chaque seconde). Près de la moitié de cette production nationale est consommée au moment des fêtes.

 en voie de disparition

Vous pouvez consommer des huîtres à volonté : non seulement elles sont bonnes pour la santé, mais elles sont aussi toutes « bio » (et leur coquillage peuvent servir en compost…). 

 Peu caloriques (110 kcal la douzaine), riches en oligo-éléments (fer, magnésium, calcium, etc.) et vitamines, les huîtres sont élevées dans la mer, sans ajout de produits chimiques, dans des zones qui  font l’objet d’une vérification stricte de la qualité de l’eau. 

 Les jeunes huîtres, particulièrement vulnérables, sont victimes d’ une surmortalité étonnante depuis 2008, sans que l’on en connaisse la cause réelle : Sur cette maladie des huitres, voir L’huitre, bientôt une perle rare  

  

  Les huîtres, 100% bio !

De ce fait,  aucun label bio n’est apposé pour les huîtres, même si certaines se sont vues décernées le label Rouge(Marennes Oléron Fines de Claires et Spéciales Pousse en Claires) garantissant qu’elles sont soumises à des normes de contrôle exigeantes. 

En 2005, la conchyliculture mondiale produit 13,468 millions de tonnes (en augmentation de 2,34 % par rapport à 2004) pour un chiffre d’affaire de 11,4 milliards $. 

La famille la plus produite est celle des ostréidés (huîtres) avec plus de 4.6 millions de tonnes. 

Viennent ensuite les vénéridés (3 millions de tonnes), les Mytilidés (moules) et les Pectinidés (Coquilles et pétoncles). 

La dernière famille, les Solecurtidés correspond à la production d’une espèce exclusivement en Chine. 

 Nom latinCrassostrea gigas ; L’autre espèce élevée en Europe – l’huître plate (Ostrea edulis) – est loin d’avoir retrouvé son niveau de production après les deux épizooties dont elle a été victime dans les années 1920 et 1980. 

Production (UE 27): 142 000 t (2007), 4ème rang mondial.
Valeur (UE 27): 295 millions € (2007). 

Biologie des huitres

Principaux pays producteurs européens: France (premier producteur européen et 4ème mondial), Irlande, Espagne, Portugal. 

Principaux pays producteurs mondiaux (hors Europe): Chine, Corée du Sud, Japon. 

 La production mondiale d’huîtres est estimée à 3,25 millions de tonnes en 1997 (source FAO).

 Les chiffres de la production chinoise sont à relativiser devant la tendance à l’exagération des autorités de ce pays et le peu d’informations fiables disponibles.  

La production des huitres 

Il existe quatre méthodes d’élevage des huîtres : 

  • en suspension sous tables (en Méditerranée)
  • en eau profonde
  • au sol
  • en surélevé 

Les romains étaient de grands amateurs d’huîtres et pratiquaient l’ostréiculture. On découvre dans les textes de Pline l’Ancien qu’ils avaient déjà remarqué que  » les huîtres sont meilleures en certains lieux qu’en d’autres « . Quand la Gaule fut asservie, les romains importèrent des huîtres des côtes bretonnes et de la Manche. 

Auprès de la plupart des villas romaines, on a retrouvé des amas de coquilles d’huîtres. On trouvait partout en Gaule des viviers (Clermont, Poitier, Saintes, Jarnac…) sur  » la route des huîtres  » qu’il fallait alimenté en eau de mer et qui étaient destinés à stocker les huîtres lors de leur voyage vers Rome. (source : pleinemer.com)

Trouver des moules locales relève presque de la mission impossible, cet été, sur les côtes vendéennes et charentaises. Et pour cause : la quasi-totalité succombe avant d’atteindre les étals.

Depuis mars, les mytiliculteurs de Charente-Maritime ont perdu au moins 12.000 tonnes de moules pour un préjudice de vingt millions d’euros. En baie de L’Aiguillon, zone la plus touchée, la surmortalité atteint entre 90 % et 100 % de la production. Une situation inédite.

Les coupables de cette hécatombe seraient, selon l’Ifremer, l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer, deux souches de Vibrio splendidus. Injectée dans le muscle d’une moule, cette bactérie provoque sa mort en moins de vingt-quatre heures. « On les connaît depuis des années, mais cette fois elles sont bien plus agressives », explique Jean-Pierre Baud, coordinateur national conchylicole à l’Ifremer.

Le même phénomène touche déjà les huîtres. Les plus jeunes sont attaquées depuis 2008 par le virus Herpes microvariant, avec des pertes moyennes de 50 à 70 %. Et depuis 2012, la bactérie Vibrio aestuarianus provoque une mortalité chronique de 30 à 40 % chez les adultes. Ces agents pathogènes, peu dangereux à l’origine, se sont révélés tout à coup très virulents, sans explication scientifique.

Percer un mystère

Une myriade de programmes de recherche français et européens tentent de percer le mystère en étudiant les interactions entre le coquillage et son environnement. Avec prudence, Jean-Pierre Baud évoque notamment le rôle des pesticides et du changement climatique, qui ont « peut-être défait certains équilibres ». « Cela reste une hypothèse », s’empresse-t-il d’ajouter. Pour le chercheur, l’étude de la mortalité est« un puzzle, il faut réussir à comprendre l’importance de chaque facteur ».

Mais cette analyse ne convainc pas les professionnels. « L’Ifremer se cache derrière le multifactoriel et le politiquement acceptable », râle Gérald Viaud, président du Comité national conchylicole. Lui-même, ostréiculteur en Charente-Maritime, constate une dégradation croissante du milieu naturel.

« Les marais doux, qui étaient le réceptacle des bassins versants, ont laissé place à de vastes zones céréalières », observe-t-il. Résultat : « L’eau arrive plus rapidement sur nos exploitations, provoquant des chocs de salinité. » Gérald Viaud accuse également l’urbanisation du littoral, qui « bouleverse les équilibres estuariens ».

oeuvre de marin

Les conchyliculteurs manifestent

Se sentant ignorés des pouvoirs publics, plusieurs centaines de conchyliculteurs ont manifesté leur colère le 19 juillet en bloquant le pont de l’île de Ré. Trois jours plus tard, ils envahissaient le Vieux Port de La Rochelle.

La mortalité, qui s’étend peu peu aux saint-jacques, pétoncles et coques, est économiquement désastreuse pour les 1.250 entreprises conchylicoles de Charente-Maritime, qui font travailler 6.000 permanents.

Gérald Viaud s’inquiète :

Ça va faire cinquante ans que je travaille dans l’ostréiculture, j’aimerais que mes enfants et mes petits-enfants puissent également en vivre.

 Alors, prévient-il, « si l’État continue de faire la sourde oreille, il faudra que la profession dans son ensemble se décide à porter plainte devant la Cour européenne ». En attendant, si vous croisez des moules au détour d’un marché, ne vous privez pas. Celles qui parviennent à survivre sont parfaitement saines.

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en savoir plus : La filière mytilicole sous perfusion

En juin, le gouvernement a annoncé une aide de dix millions d’euros pour soutenir les producteurs de moules. Plusieurs dispositifs sont mis en place : report de paiement des cotisations sociales, prise en charge des intérêts bancaires et aide directe aux entreprises touchées. Au niveau local, le conseil général de Vendée a alloué 18.000 euros aux douze entreprises de la baie de L’Aiguillon, tandis que le conseil régional des Pays de la Loire a voté en juin 1,35 million d’euros d’aide sous forme de prêts à taux zéro.

Repères :

>> La conchyliculture, l’élevage des coquillages, produit 170.000 tonnes par an en France. Au premier rang, l’ostréiculture, pour 60 % du tonnage, suivie de la mytiliculture pour 30 %, le reste se partageant entre la pectiniculture (coquilles saint-jacques et pétoncles), la cérastoculture (coques), la vénériculture (palourdes) ou encore la halioticulture (ormeaux). 

>> La France est le deuxième producteur des États membres de l’Union européenne, et le cinquième dans le monde. 

>> Le chiffre d’affaires annuel est de 780 millions d’euros, pour 18.000 emplois directs, dont 9.300 à temps plein. 

>> Le domaine public compte 17.000 hectares de parcs, et 3.000 hectares de domaines privés sont utilisés pour l’élevage au sol ou surélevé. Les bouchots (pieux de bois disposés en ligne sur l’estran) et les filières (dispositif flottant pour l’élevage en pleine mer) s’étalent sur 1.600 km dans les différentes zones de production (façades atlantique et méditerranéenne, Corse). 

>> Deux mille sept cents établissements agréés par les services vétérinaires assurent la mise en marché pour la consommation humaine.

 

Source : Comité national de la conchyliculture

 

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LES MOULES ET HUITRES DE LA COLERE

Posté par othoharmonie le 29 juin 2016

 

A l’ombre du Mont-Saint-Michel, il n’y a pas que des touristes, il y a aussi des huîtres et des quantités de moules. A marée basse, les pas crissent sur des milliers de tonnes de coquilles trop petites pour être commercialisées que les mytiliculteurs indélicats épandent régulièrement sur l’estran. La baie frôle l’asphyxie. Ses eaux ne charrient pas assez de nourriture pour permettre d’installer la moindre concession supplémentaire.

 huitres de la colère

Par ailleurs, ses paysages – inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1979 –, doivent être prochainement régis par des règles de protection renforcées. Le 24 novembre, craignant des contraintes supplémentaires, 70 élus municipaux ont manifesté leur mécontentement, ceints de leur écharpe. Y a-t-il un rapport entre ces deux éléments apparemment dissociés ?

Du côté breton du site, les voisins immédiats de la baie en sont convaincus. A leurs yeux, cela explique pourquoi les professionnels tentent depuis plusieurs années de déborder de cette zone qui leur est toute dévolue, afin de développer leur activité à la limite de la baie. Ils lorgnent la côte sauvage, à l’ouest de la magnifique pointe du Grouin, pour y créer de nouvelles concessions.

« Impropre au tourisme balnéaire »

Depuis que le préfet d’Ille-et-Vilaine a autorisé cet été l’installation d’élevages de moules sur filières – c’est-à-dire sur des cordes alignées sous la surface entre des bouées –, les affiches des opposants fleurissent dans les magasins pour dénoncer le projet. La municipalité de Saint-Coulomb, qui devrait accueillir un élevage en face de ses somptueuses plages de sable fin, refuse de voir son précieux littoral subir un sort comparable à celui de la zone conchylicole, « devenue impropre au tourisme balnéaire », selon elle. Elle a déposé un recours devant le tribunal administratif de Rennes fin octobre.

D’un côté, une Bretagne chic au littoral très préservé sur lequel veillent de grandes demeures, les malouinières. De l’autre, les environs du Vivier-sur-Mer, le grand port mytilicole de la baie, autour duquel se succèdent les baraques à moules-frites. Le bras de fer entre les deux repose avant tout sur des enjeux économiques. « L’envasement, les coquilles cassées et coupantes partout… C’est notre patrimoine et notre chiffre d’affaires qui part si on tolère l’industrialisation de la mer », se désole le maire de Saint-Coulomb, Loïc Levillain.

Il découvre avec étonnement le peu de poids de l’avis défavorable des élus du conseil général, de la chambre de commerce et des représentants du tourisme – un secteur qui représente plus d’un emploi sur dix dans le pays de Saint-Malo. 

Une enquête publique raccourcie

Quand l’Etat a décidé de promouvoir « l’exploitation durable des ressources maritimes » et l’aquaculture comme filière d’avenir, le dossier se doit d’avancer, malgré l’absence d’étude d’impact et une enquête publique raccourcie – en dépit de 1 163 avis opposés au projet contre 4 approbations. Il faut réduire les importations françaises « en proposant aux consommateurs des moules tout au long de l’année », justifie la préfecture.

Soit, mais pourquoi précisément entre la pointe du Grouin et l’anse du Guesclin dont Léo Ferré habitait le célèbre fort, là où trois professionnels, porteurs d’un projet de 280 hectares de filières, s’étaient vu opposer un refus de la part de la même préfecture en 2012 ? 

Vers un millier d’hectares d’élevages

Pas découragé pour autant, le comité régional de la conchyliculture (CRC) a depuis repris l’idée des filières à son compte en partant d’un principe simple : les dégâts pour l’environnement de leur activité ne relèvent que de la « légende urbaine », rien de plus.

L’organisation professionnelle a astucieusement proposé de tester 19 hectares de filières pendant trois ans. Une fois que les tests techniques et les investissements en bateaux auront été réalisés, le CRC verrait bien l’expérimentation passer à une implantation d’un millier d’hectares. 

La Bretagne nord est la deuxième région productrice de coquillages juste après la Méditerranée. Depuis quelques années, la conchyliculture traditionnelle sur bouchots s’est mécanisée et intensifiée. On charge de plus en plus de naissains sur ces bouchots et l’on rejette en conséquence davantage de déchets. Le paysage du fond de la baie en a été transformé. Chaque année y sont produites environ 10 000 tonnes de moules et 6 000 tonnes d’huîtres, sans compter qu’au moins 260 000 tonnes de crépidules (berlingots de mer) y prospèrent sans être exploitées pour le moment. 

Du côté du Vivier-sur-Mer, une route de bitume est comme posée sur le sable. Les bateaux amphibies et les tracteurs s’y succèdent à un rythme soutenu en direction des concessions d’huîtres et de moules. Des tas de petites coquilles pourrissent sur l’estran après leur passage. « Ça pue, hein ? lance Marie Feuvrier, sûre de son fait. Et regardez les nuées de goélands qui rappliquent et ces déchets de cordages, de filets de plastique… » La présidente de l’Association pays d’Emeraude mer environnement (Apeme) dénonce sans relâche le peu de respect de l’environnement manifesté par certains éleveurs. 

huitres en sus

Eldorado

Mais les conchyliculteurs sont une force qui compte par ici. Dans les années 1950, nombre de professionnels sont arrivés des Charentes avec leurs paniers de jeunes moules et se sont développés aux côtés des ostréiculteurs de Cancale. La baie a été un Eldorado pour eux.

D’où peut-être le sentiment qu’elle n’est qu’un outil de travail. Le maire du Vivier-sur-Mer, Arnaud Barbé, s’est fâché contre ceux qui se débarrassent des moules inférieures aux 4 centimètres imposés par l’appellation d’origine contrôlée en vidant leurs caisses par-dessus bord. 

Il a porté plainte à la gendarmerie alors qu’il est lui-même du métier : son entreprise, comme une cinquantaine d’autres, occupe l’un des nombreux ateliers modernes qui s’alignent sur le port du Vivier. Mais il a voulu « secouer le cocotier », comme il dit. Il serait temps pour la profession de redresser son image. 

« La pollution visuelle, c’est le Mont-Saint-Michel »

Le premier adjoint au maire de Cancale, Marcel Le Moal (UMP), qui dirige deux sociétés ostréicoles, ne jure, lui, que par l’« enthousiasme d’entreprendre » et la chance pour les jeunes générations de réussir aussi bien que la sienne. « On a su protéger la côte, ne pas construire, maintenant il faut se tourner vers notre littoral qui ne demande qu’à être exploité ! On n’est pas qu’un parc de loisirs ! » s’exclame-t-il.

Il peste contre l’annonce d’une probable extension du périmètre de protection autour du Mont-Saint-Michel, qui risque encore de contrarier les projets conchylicoles. Et de lancer, en semi-boutade : « La pollution visuelle, c’est lui ! »

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/biodiversite/article

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La Biologie des HUITRES

Posté par othoharmonie le 24 juin 2016

 

De nos jours, la culture de l’huître plate autochtone (Ostrea edulis) est très limitée en Europe. La surexploitation et les maladies ont entraîné l’épuisement de ses stocks. L’huître creuse du Pacifique (Crassostrea gigas), originaire du Japon, a été introduite en Europe dans les années 1970. Du fait de sa croissance rapide et de sa faculté d’adaptation à différents milieux, l’huître creuse du Pacifique est aujourd’hui l’huître la plus cultivée dans le monde, Europe y compris. Cette espèce est à présent confrontée à une mortalité élevée dans   plusieurs États membres. Elle a commencé à se reproduire à l’état sauvage dans les États membres du nord de l’UE, où elle était auparavant absente, altérant ainsi l’écosystème de quelques régions côtières.

Biologie des huitres

Les huîtres sont hermaphrodites et changent de sexe: elles atteignent leur maturité d’abord comme mâles et ensuite comme femelles. La reproduction dépend de la température et de la salinité de l’eau. Avant de se fixer, les larves passent quelques jours en phase pélagique et peuvent être largement dispersées par les courants d’eau. Elles changent ensuite de forme et se métamorphosent en juvéniles (mollusque bivalve représenté ci-dessus). Les huîtres se nourrissent en filtrant l’eau.

Élevage : La production commence avec le captage des naissains (larves d’huîtres) à partir de leur milieu naturel. Pour collecter les naissains sauvages, les ostréiculteurs utilisent des collecteurs placés à des endroits stratégiques. Lorsque les naissains ont atteint quelques millimètres, ils sont retirés des collecteurs et sont prêts pour l’élevage. Toutefois, une  grande partie des naissains est désormais obtenue en écloserie. Dans ce cas, les reproducteurs sont maintenus dans des installations basées en mer. Les huîtres libèrent leurs gamètes au printemps, lorsque la température de l’eau est élevée. Les larves sont transférées dans des bassins à circuit fermé et nourries avec des algues cultivées. Dès qu’elles sont prêtes pour la fixation, elles sont recueillies au moyen d’un substrat de fixation propre et solide placé dans le bassin.

La méthode d’ostréiculture employée dépend à la fois de l’environnement (amplitude des marées, profondeur de l’eau, etc.) et des traditions. Le long des côtes atlantiques françaises, les huîtres sont principalement produites au moyen de la culture «en surélévation»: les huîtres sont placées dans des filets maillés en plastique qui sont attachés à des tables situées dans une zone intertidale inférieure. La culture «à plat», qui consiste à placer les huîtres directement sur le rivage ou en dessous de la marée basse, est aujourd’hui moins répandue.

La culture «en suspension», qui consiste à élever les huîtres sur des cordes comme pour les moules, est pratiquée en Espagne; cette méthode convient à l’élevage dans des eaux sans marées, ou en mer. Une autre méthode, la culture «en eaux profondes», consiste à placer les huîtres dans des parcs pouvant être situés jusqu’à des profondeurs de dix mètres.

Les huîtres atteignent leur taille commerciale après 18 à 30 mois. Les méthodes de récolte varient en fonction du type de culture: pour la culture en surélévation, les huîtres sont récoltées en retirant les filets des tables; pour la culture à plat, elles sont récoltées à marée basse en utilisant des râteaux ou par dragage (si le niveau de l’eau le permet); pour la  culture en eaux profondes, elles sont récoltées avec des dragueurs.

Production et commerce : Dans le monde, l’aquaculture représente 97% de la production totale d’huîtres. Avec 80% de la production mondiale totale, la Chine est, de loin, le premier producteur, suivie de la Corée, du Japon, des États-Unis et de l’UE. L’UE est capable de  subvenir à ses propres besoins en huîtres et les flux commerciaux avec les pays tiers sont négligeables. Le commerce intra-UE est lui aussi assez limité et se concentre dans des flux de la France vers l’Italie.

Le marché français est le plus grand marché d’huîtres de l’UE.

Présentation sur le marché : Plus de la moitié de la consommation d’huîtres a lieu pendant les fêtes de fin d’année. Les huîtres sont précalibrées en fonction  de leur taille dans des bourriches en bois traditionnelles (de forme circulaire ou rectangulaire) et doivent être ouvertes avant d’être consommées. Jusqu’à présent, on n’a pas encore réussi à mettre au point des méthodes permettant de vendre des huîtres préouvertes ou des huîtres à ouverture facile. Les consommateurs européens préfèrent manger les huîtres crues. 

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Une histoire des moules

Posté par othoharmonie le 14 juin 2016

 

Histoire de la mouleSaviez-vous que les moules sont l’une des plus anciennes espèces sur la Terre? En fait, des preuves indiquent qu’elles existent depuis le début des temps. 

Les moules cultivées existent depuis près de 900 ans, elles remontent au XIIe siècle. Un marin qui a fait naufrage au large des côtes françaises a planté des pieux munis de filets dans l’eau pour attraper du poisson. En vérifiant ses filets, il s’est aperçu que des moules s’étaient fixées sur les pieux. Ainsi naissait ce que l’on appelle aujourd’hui la technique d’élevage ou de culture sur bouchots.

En Amérique du Nord, on récolte les moules sauvages depuis le début des années 1900. La culture en suspension des moules bleues est apparue dans les années 1970 à Seattle, dans l’État de Washington, et peu de temps après, au Canada atlantique. 

L’industrie mondiale produit maintenant plus de quatre milliards de livres par années et donne de l’emploi à 1,5 million de personnes.

Les moules bleues cultivées fraîches ne sont pas seulement savoureuses, elles constituent également un excellent choix santé. Elles ont une teneur élevée en oméga-3 et contiennent une bonne part de l’apport quotidien recommandé en zinc, l’iode, les vitamines B et C et fer.

Les moules sont également très faibles en gras (soit 2,2 g de gras par portion de 100 g de chair de moules) et contiennent peu de glucides. Une portion moyenne de moules contient environ 90 calories. 

En les accompagnant d’autres aliments faibles en gras, les moules font partie d’un repas sain, nutritif et consistant. On peut donc apprécier ce délice de la mer en toute quiétude.

 

Les producteurs canadiens sont fiers de leurs moules :  Charlottetown (Î.-P.-É.), le 15 avril 2009

Les producteurs de moules canadiens ont lancé un programme de mise en marché pour stimuler les ventes de ce mollusque abordable, délicieux et nutritif. « Nous avons un excellent produit et nous pensons tenir une excellente occasion d’accroître la sensibilisation des consommateurs et la demande des moules en Amérique du Nord », explique M. Brian Fortune, président du Conseil de l’industrie de la moule.

M. Fortune fait référence à un programme de marketing et de sensibilisation des consommateurs pluriannuel axé sur la croissance du marché des moules cultivées fraîches en Amérique du Nord. Les messages seront articulés autour de la valeur nutritive du produit, de la facilité de préparation et de la durabilité de l’industrie du point de vue de l’environnement.

MoulesCette stratégie de mise en marché d’un million de dollars par année, contiendra entre autres de la publicité payée, une couverture médiatique, l’établissement de partenariats et la participation à des activités de l’industrie. On travaille également à la mise sur pied d’un site Web convivial.

Le programme de marketing constitue le point culminant d’une recherche extensive et de consultations auprès des associations représentant l’industrie des mollusques et crustacés ainsi que les membres du Conseil, qui représente la majorité des producteurs de moules de l’est du Canada. « Nous avons uni nos efforts car nous avons appris, par la mise en place de programmes de marketing et de partenariat semblables à travers le monde, que ce genre de campagne stimule les ventes », indique Mme Ruth Salmon, directrice exécutive de l’Alliance de l’industrie canadienne de l’aquiculture.

L’industrie de la moule accueille d’emblée cette initiative qui avantagera toute la chaîne de valeur, de l’exploitation myticole jusqu’à l’acheteur final. Ce programme dirigé par l’industrie sera soutenu grâce à une redevance imposée sur toutes les ventes effectuées par les membres du Conseil. La redevance entre en vigueur le 1er juin 2009 et les membres du Conseil considèrent qu’il s’agit d’une redevance raisonnable par rapport à un produit abordable. Ils sont persuadés qu’à long terme, ce programme sera très avantageux pour la mytiliculture.

 

Pour plus amples renseignements : consulter le site http://www.decouvertemoules.com/

Catherine Hebb
Groupe Bristol
1-902-491-2540 (bureau)
1-902-222-5092 (cellulaire)

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