Résultats de votre recherche

Pourquoi les insectes sont-ils indispensables à l’humanité

Posté par othoharmonie le 24 mai 2017

 

 

Les insectes ne sont pas toujours beaux, ils paraissent nuisibles, car certains peuvent piquer, transmettre des maladies, ou ravager des cultures. Pourtant, sans les insectes, notre monde s’écroulerait.

Sur le plan physique, les insectes sont des invertébrés à six pattes appartenant à l’embranchement des arthropodes, et leur corps est divisé en 3 parties (la tête, le thorax et l’abdomen). Autre fait important, les insectes sont la classe la plus représentée du règne animal, puisque l’on dénombre aujourd’hui près de 800 000 espèces d’insectes différents. Mais l’on pense qu’il y en a entre six et dix millions.

insectes

Bien sûr, on ne peut pas être en si grand nombre et ne pas jouer de rôle dans notre chaîne alimentaire. Sans eux, nos ressources alimentaires seraient en effet fortement réduites, puisque sans pollinisation, notre développement agricole aurait été très compromis et sans fruits et légumes frais à notre disposition, nous souffririons de nombreuses carences.

À titre d’exemple, les abeilles, les mouches et les papillons pollinisent nos cultures et assurent nos récoltes. Les guêpes et les coccinelles détruisent les chenilles et les pucerons qui s’attaquent aux plantes. Les coléoptères et les mouches nous débarrassent des matières en décomposition. Toutes ces espèces sont donc utiles, comme les abeilles qui fabriquent aussi du miel et de la cire, ou certaines chenilles qui produisent les fils dont on fait la soie.

Les fourmis ont également un rôle utile dans la forêt. Elles détruisent une grande quantité d’autres insectes qui abîment les arbres. Au cours de leurs allées et venues, les fourmis nettoient la terre et déplacent des graines, qui germeront. Elles traient les pucerons comme on trait une vache en leur caressant le dos pour qu’ils produisent un sirop sucré appelé miellat, qu’elles déposeront sur les plantes pour que les abeilles puissent faire du miel.

Autre chose, le monde serait littéralement couvert de matières organiques en décomposition. Il en résulterait une complète dégradation des sols et toute vie serait alors amenée à disparaître.

Nos insectes sont brillants. Malgré un cycle de vie généralement très court, les insectes s’adaptent, se structurent, établissent des relations complexes avec les plantes et leurs congénères. Et cette cohabitation dure depuis plus de 360 millions d’années, bien avant notre ère.

Source : Slate

Publié dans INSECTES | Pas de Commentaires »

Coccinelle : la Chance, l’Innocence, la Pureté

Posté par othoharmonie le 24 décembre 2015

.

coccinelleAu Moyen-Âge, la Coccinelle était déjà qualifiée de Bête à Bon Dieu. Est-ce parce que sa larve mange les pucerons nuisibles aux plantes, parce que l’hiver on la trouve parfois au pied d’une croix en altitude ou encore que sur son dos, on peut imaginer, dessinée par les points noirs, la lettre grecque tau, symbole de la croix ? Mystère !

En tout cas, si une Coccinelle se pose sur vous, c’est un signe de chance. Appelée dans le langage populaire Bête à Bon Dieu, elle est associée à la Vierge Marie et évoque son innocence et sa pureté. Pour cette raison, la pensée superstitieuse lui prête une faculté d’entendement : la Coccinelle comprend le langage humain et connaît l’avenir. L’insecte national de la Lettonie est la Coccinelle à deux pois (Adalia bipunctata).

La Coccinelle à deux pois nous est familière en tant qu’insecte protégeant les plantes contre les parasites. Malgré sa nature lente, elle sait bien se défendre. Son apparence et son comportement rendent cet insecte très populaire dans toute la Lettonie.

Le nom letton de l’insecte, mārīte, dérive du nom de l’ancienne Déesse lettone Māra, qui incarnait la puissance de la Terre. La Coccinelle à deux pois a été choisie comme insecte national par la Société d’Entomologistes de Lettonie.

Dans la Charente, après le meurtre de l’un de ces insectes, le berger voyait périr son plus beau mouton.

En Bretagne, le laboureur qui tue une Bête à bon Dieu perd un de ses meilleurs chevaux. En Ille-et-Vilaine, si on écrase une Coccinelle, ou même si on l’enferme dans une boîte, on est exposé à mourir le lendemain.

Dans la Creuse, pour garantir les enfants de divers inconvénients, on leur met au cou des Coccinelle en guise d’amulettes.

En Lorraine, si on voit des Coccinelles près des ceps, le vin sera bon.

Dans le Hainaut, celui qui la tue attrape des abcès.

En Wallonie, on la menace de lui donner des coups de marteau si elle ne dit pas l’heure qu’il est. Après avoir prononcé ces mots, on compte une heure, deux heures, trois heures : si elle s’envole à quatre heures par exemple, il est cette heure-là.

À Mons, une Coccinelle qui se pose sur quelqu’un est un signe de chance pour cette personne.

Seuls les enfants juifs comptent encore les points noirs sur les ailes des Bêtes à Bon Dieu : « Un, deux, cinq, sept. Dans sept ans viendra le Messie », et désignent la Coccinelle comme Mashiah Kaefer (Insecte du Messie).

Publié dans COCCINELLE | 3 Commentaires »

A l’époque où on dressait les Puces

Posté par othoharmonie le 29 septembre 2014

 

téléchargement (6)On a bien attelé des éléphants, mais, « Qui peut le plus ne peut il pas le moins ? » alors, pourquoi ne pas atteler des puces ? On dit que déjà, dans l’Ancienne Egypte, des amuseurs publics auraient présenté des puces dressées…mais, c’est au XVIIIème siècle qu’apparaissent les premiers « mini-cirques » présentant des puces savantes capables d’exécuter de nombreux tours et, entre autres, de tirer des charges.

Nous sommes à l’époque des « cabinets de curiosités » et, jouant sur le goût de l’époque, des saltimbanques imaginatifs, qui tous se faisaient appeler Maitre ou Professeur, créèrent de petits cirques, tenant souvent dans une valise, et dont les « artistes « étaient des puces qu’ils dressaient, disaient ils, « comme on dompte les fauves , et cela « sous les plus grands des petits chapiteaux du monde ! »

Au XIXème puis au XXème siècle, ils seront des dizaines à parcourir l’Europe et le Nouveau Monde : Acme flea circus, Bertolotto (1833) Buckland (1891) Heckler (1930) Chester (1935), George Tollerton (1935) Alfred Testo (1950) Michael et Richard Bentine (1950) Ballantine (1958) Heckler fils (1958) Tomlin (1976) Likonti’s, (1920). William & Elsi Torp (1920) qui installent leur cirque dans les jardins de Tivoli à Copenhague, leur fils assurera leur succession jusqu’ en 1965. Entre temps il se sera produit à Atlantic City (New jersey), et terminera sa carrière à Ténériffe aux Canaries en 1970.

A côté des itinérants, se produisant dans les baraques foraines, parcs d’attractions et foires, certains cirques sont installés de façon permanente, à Londres au 238 Régent Street, à Copenhague dans Tivoli Gardens, dans de grandes villes aux USA : en Alaska, au Texas, à New York, en Floride. En France, il semble que des cirques étaient installés, à Paris et à Nice, mais les documents sont rares.

Les actrices

Les puces, qui vont être les artistes de ces spectacles, sont de l’espèce pulex irritans, puce spécifiquement adaptée à l’espèce humaine. Elles ont été choisies pour leur taille et leur puissance. Il s’agit d’insectes de 4 à 8 mm de long, dépourvus d’ailes, piqueurs et hématophages (ne consommant que du sang humain), de couleur brune, aplatis latéralement et disposant de trois paires de pattes dont la dernière, très développée, les rend aptes au saut.

Leur tête et leur thorax portent des peignes, des épines et ou soies cornées dont la répartition permet l’identification des espèces, très nombreuses. Enfin leurs pattes portent des crochets qui faciliteront leur accroche au cours des exercices qu’elles devront effectuer.

Elles pèsent de 0,5 à 1 milligramme, selon qu’elles soient gorgées ou non, et peuvent tirer de 500 à 1000 fois leur poids. Une puce vit de 1 à 2 ans selon les conditions ambiantes (température, humidité, nourriture).

S’il est une expression courante grossièrement erronée c’est bien : « faire un saut de puce », pour désigner un faible déplacement, car, en réalité, les puces sont les championnes incontestées du saut en hauteur, avec des bonds de plus de 20 cm, (record à 48 cm) ce qui, rapporté à l’échelle humaine, équivaudrait à sauter par-dessus la Tour Eiffel ! Enfin, une puce peut effectuer jusqu’à 600 sauts en une heure. Ces bonds fabuleux sont réalisés grâce à une protéine élastique : la résiline, présente dans les muscles des cuisses et qui accumule l’énergie, comme dans une catapulte, lors du relâchement, la propulsion se fait avec une très forte accélération, vers le haut. (140G ont été enregistrés !)

images (7)Dans les premiers temps, les entrepreneurs de spectacles s’approvisionnaient en puces auprès des vagabonds et des clochards dont l’hygiène douteuse favorisait la croissance des petites bêtes, mais , avec le temps et l’apparition des aspirateurs, l’offre devint rare et les prix augmentèrent ; En 1935, Professeur Chester payait 2 shillings la douzaine de puces, en 1950, Professeur Testo dit payer 6 shillings, en 1976 l’inflation galopante voit les puces valoir une demi couronne pièce ! ( soit 2,5 shillings). Les difficultés d’approvisionnement obligèrent les cirques à se sédentariser, car la mortalité importante des artistes imposait un renouvellement fréquent, impossible en voyage ; (certains recevaient leurs puces par la poste dans des enveloppes, encore fallait il que le coup de tampon oblitérateur du postier ne frappe pas au mauvais endroit !). Les puces devant prendre deux repas sanguins par jour pour vivre, c’est sur l’avant bras du propriétaire que les repas étaient servis et duraient un bon quart d’heure … (c’est le principe du « boy piqure » utilisé naguère en Afrique pour les expérimentations sur les moustiques vecteurs du paludisme).

Les « cirques » se présentaient sous globe ou dans de petites valises et c’est sur les affiches que le programme du spectacle était détaillé et illustré. On y voyait : danseuses avec orchestre, trapézistes, danseuse sur corde, cracheuses de feu, jongleuses , équilibristes plongeuse de haut vol, puce canon ,saut dans le cercle de flammes, des escrimeuses, Samson l’hercule, des personnages historiques à cheval et en costume : les trois héros de Waterloo : Napoléon, Blücher, Wellington, des scènes domestiques ,des batailles, les Champs Elysées, ainsi que des véhicules variés, animés ou tractés par des puces : moulin à trépigneuse, coach, char antique, landau, corbillard, tricycle ,ballons, grand bi, canon, petit train, ou encore :tirer une chaînette d’argent de 200 maillons avec crochet à une extrémité, cadenas et sa clef à l’autre, faire rouler une grosse boule, dérouler un tapis etc.…. Les spectateurs, une vingtaine au maximum, pouvaient louer des loupes, pour ne rien rater du spectacle.

Tous les accessoires étaient fabriqués, parfois en ivoire, par des modélistes et orfèvres qui s’efforçaient de diminuer le poids autant que possible, les vêtements étaient cousus par des Sœurs mexicaines aux doigts de fées ! Restait à atteler les puces ! opération digne de la microchirurgie consistant à passer un fil extrêmement fin (0,35mm), mais solide, de soie, d’or ou de platine, que l’on fixait sans trop serrer sur le céphalothorax de l’insecte et qu’il conservait sa vie durant.

La mise en œuvre de toutes ces activités ne devait bien entendu rien au dressage, de nombreuses astuces permettaient de stimuler le mouvement des puces : collage à poste fixe, agitation des supports, chauffage des planchers !, stimulation manuelle …Ces procédés plus ou moins barbares émurent les bonnes âmes et, en Angleterre, une très sérieuse « Society for the Prévention of Cruelty to Insects » SPCI : Société pour la Protection des Insectes Maltraités) vit le jour et porta plainte contre les cirques de puces et réclama leur fermeture.

Enfin, les puces ne furent pas les seuls insectes mis « au travail » ; des phasmes, bourdons, araignées, mouches, bousiers, scorpions, fourmis, papillons adultes et larvaires, coccinelles, pucerons…n’y échappèrent pas et furent identifiés dans trois cirques anglais inspectés par la SPCI. Une question se pose : Pourquoi les « dresseurs »n’ont-ils pas utilisé le pou de l’homme ( pediculus capitis ou phtirius pubis , le morpion !) ces insectes sont plus grands, plus visibles et plus puissants, faciles à se procurer, ils ne sautent pas ni ne volent et leurs pattes sont pourvues de fortes griffes qui auraient facilité accrochage et déplacements ?

téléchargement (7)Faux et usage de faux !

Au XXème siècle, des organisateurs peu scrupuleux présentaient dans attractions ou aucune puce ne figurait ! la supercherie consistait à animer artificiellement des grains de riz sculptés et teints, ou d’autres éléments inertes que l’on disait être des puces En 1950, Michael Bentine , un animateur britannique fameux, présenta un faux cirque de puces au Royal Variety Show, que la BBC le programma durant 30 années dans ses programmes pour enfants ; il alla même en Amérique se produire, à la télévision, au fameux Johnny Carson show. Il est probable que de nos jours, avec les merveilles des nanotechnologies on verra des puces électroniques attelées, et fort savantes !

source : http://www.jbwhips.com/QUAND-ON-ATTELAIT-LES-PUCES.html

Publié dans PUCE - POU | Pas de Commentaires »

Animaux et messages d’amour

Posté par othoharmonie le 16 mars 2014

 

1- Symbolisme animal et messages de l’amour

La signification d’amour vient suite à pas mal de fois par de différents symboles. Certains animaux viennent dans nos vies avec un message d’amour. Ces animaux spéciaux servent de symboles d’amour ou d’icônes et transmettent des messages spécifiques à la compassion, l’ardeur, la passion et la tendresse.

2- Les Animaux qui sont des Symboles d’amour dans les cultures et les légendes

 CHAT NOR

Dauphin:
Avec la vitesse, la diligence et l’intelligence du dauphin, il est aussi un messager de l’amour. Ceci est partiellement dû à son association avec Delphin, qui signifie l’amour incarné dans le sein maternel. Aphrodite, la déesse grecque de l’amour, a dit de prendre la forme d’un dauphin et il était aussi connu comme la femme de la mer. Le dauphin est un symbole de l’église étant guidé par l’amour du Christ.

Colombe:
La colombe est considéré comme un symbole de paix, la colombe est aussi un messager de l’amour symbolique profond. Une légende slave dit que lors de la mort, l’âme se transforme en une colombe qui coulisse son chemin dans le ciel d’amour. Dans l’hindouisme, la colombe est un emblème de l’esprit, et la capacité infinie de l’esprit et de l’amour.  Dans la mythologie gréco-romaine, la colombe était une créature sacrée à Aphrodite / Venus. Les Pratiques juives antiques permissent la colombe d’être sacrifiée comme un don d’amour qui signifiait la purification d’une nouvelle mère après l’accouchement. Dans l’Ouest, la colombe symbolise l’amour et est fréquemment observée dans les traditions de mariage.

Cheval:
Tout d’abord le cheval est le septième signe du zodiaque chinois, le cheval est assimilé à la fonctionnalité et à l’amour. Comme des cavaliers hautement qualifiés, les Celtes ont attribué au cheval le nom d’Epona, aussi connu comme la déesse des chevaux.  Epona était connu pour l’abondance, l’amour et la fertilité. En Mésopotamie, il y eut une légende qui disait que le soleil a été attirée par un cheval à l’horizon – le cheval était connu comme l’incarnation de l’amour pour la terre.

Coccinelle :
Elle est connue comme un emblème de chance, la coccinelle est un symbole d’amour aussi. Les traditions asiatiques tiennent à la croyance que si capturés puis libérés, la coccinelle fidèlement vole à votre amour vrai et murmure votre nom dans sa / son oreille. Après avoir entendu le message de la coccinelle votre amour vrai se dépêche de votre côté.

Étoiles de mer:
Chez les chrétiens, l’étoile de mer représente la Vierge Marie (Stella Maris qui signifie étoile de la mer) qui crée amoureusement un voyage en toute sécurité sur les eaux troubles et est également considérée comme un emblème du salut pendant les périodes difficiles. L’étoile ainsi que les étoiles de mer sont considérés comme des symboles célestes et en tant que tels, elles représentent l’infini amour divin. En plus de l’amour, l’étoile de mer détient également des caractéristiques telles que l’orientation, la vigilance, l’inspiration, la brillance et l’intuition.

Cygne :
C’est un titulaire d’une multitude de représentations y compris l’amour, la grâce, la pureté, la beauté et la sincérité. Un autre attribut d’Aphrodite, le cygne symbolise également la chasteté. Les Celtes croyaient que les cygnes ont été des divinités bienveillantes et la légende veut que leurs images soient forgées en médaillons d’argent autour du cou pour se protéger.  Dans l’hindouisme, le cygne est connu comme l’oiseau Hamsa et signifie l’esprit divin et le souffle de l’esprit. Le cygne est aussi un autre symbole de la Vierge Marie et la pureté et l’amour qu’elle symbolise.

lire : Le totem du Chameau

 

Publié dans XXX - ARTICLES DE PRESSE | Pas de Commentaires »

Ces coccinelles asiatiques qui envahissent l’Europe

Posté par othoharmonie le 27 octobre 2013

Ces coccinelles asiatiques qui envahissent l'Europe dans COCCINELLE montagecoccinellesune-381586-jpg_250464

Face aux espèces indigènes, la vorace Harmonia axyridis ne cesse de gagner du terrain.

Et si la bête à bon Dieu devenait une bête du diable. Le développement de la population de coccinelles asiatiques en Europepourrait bientôt ternir l’image d’un animal jusqu’ici exempt de tout reproche. Depuis le début des années 2000, des pullulations de cette espèce, répondant au nom scientifique d’Harmonia axyridis, ont été observées d’abord en Allemagne et en Belgique, et depuis 2003 dans le nord de la France. Elles n’ont cessé de gagner du terrain et, aujourd’hui, une vingtaine de pays d’Europe occidentale et centrale en hébergent. « Et il est difficile de dire où cela va s’arrêter », explique Arnaud Estoup, directeur de recherche à l’Inra de Montpellier, qui étudie l’origine des invasions de coccinelles asiatiques.

Mais quel problème y aurait-il à l’expansion de cet insecte ? De grande taille (plus de six millimètres) et de couleur variable (jaune, orangée ou rouge, portant une vingtaine de points noirs et une tache noire en forme de M sur le thorax, ou bien encore noire avec de deux à quatre points rouges et un grand trapèze noir sur le thorax), Harmonia axyridis a quelques particularités plutôt gênantes.

Cannibale

La première est sa tendance au cannibalisme. Espèce tardive qui apparaît dans le courant du mois de juillet, la coccinelle asiatique connaît régulièrement des périodes de disette à l’automne. Particulièrement vorace, elle s’attaque alors aux coccinelles indigènes, dévorant leurs oeufs et parfois même leurs larves. Marc Kenis, entomologiste chercheur pour l’organisation internationale CABI, connaît bien le phénomène. « Certaines espèces qui partagent la même niche écologique que Harmonia axyridis (même régime alimentaire, même habitat) sont clairement menacées. Ainsi la coccinelle à deux points (Adalia bipunctata), qui était courante dans nos pays, est-elle devenue une espèce rare », affirme ce spécialiste suisse des espèces envahissantes. Se nourrissant des mêmes pucerons et vivant comme Harmonia axyridis dans les feuillus, Adalia bipunctata est en passe de perdre la compétition. « Et les conséquences globales au plan de l’écosystème demeurent encore difficiles à évaluer », souligne Marc Kenis. 

Autre défaut de ces petites bêtes venues d’Asie, elles ont une fâcheuse tendance à vouloir hiverner en bande (parfois par centaines) dans nos maisons. Or, si elles ne présentent pas de danger (si ce n’est quelques rares cas d’allergie), elles peuvent occasionner des désagréments tels qu’une odeur nauséabonde ou encore des tâches sur les murs.

Menace sur les vignes

Enfin, au plan économique, elles pourraient à terme poser des problèmes aux viticulteurs. Car même si rien de tel n’a encore été signalé en France, aux États-Unis et au Canada, où elles sont présentes depuis plus longtemps, les coccinelles asiatiques envahissent les vignes. Elles ne mangent alors que peu de grains mais peuvent, en revanche, donner un goût très désagréable au vin si elles se glissent dans la récolte. « Une seule coccinelle par kilo de fruits peut suffire à gâter le précieux nectar », indique Marc Kenis. La faute aux toxines que l’animal dégage pour se protéger des prédateurs.

Une dernière question taraude encore l’esprit : comment ces coccinelles d’Asie sont-elles arrivées chez nous ? L’équipe de chercheurs de l’Inra que dirige Arnaud Estoup est, au moins partiellement, parvenue à répondre à cette question. L’espèce qui envahit l’Europe aujourd’hui serait le résultat d’un croisement entre des coccinelles asiatiques importées accidentellement du nord-est des États-Unis et d’autres individus introduits volontairement dans nos pays depuis une vingtaine d’années pour lutter contre les pucerons des rosiers. Moins coûteuses à élever et présentant un meilleur taux de fécondité, elles avaient alors été préférées aux espèces indigènes pour la lutte biologique. À l’époque, on ne connaissait encore de cette coccinelle que ses vertus…

Le Point.fr - Publié le 30/08/2011 à 20:23

Publié dans COCCINELLE | Pas de Commentaires »

Petite Histoire de Fourmi

Posté par othoharmonie le 7 janvier 2013

 

Description de cette image, également commentée ci-aprèsIl  était une fois, une Fourmi heureuse et productive qui, tous les jours ,arrivait  de bonne heure à son travail. Elle passait toute sa journée à travailler dans la  joie et la bonne humeur, poussant même la chansonnette.

Elle  était heureuse de travailler et son rendement était excellent mais, malheur !,  elle n’était pas pilotée par un manager …

Le  Frelon, PDG de l’entreprise, considérant qu’il n’était pas possible que la  situation puisse perdurer, créa un poste de manager pour lequel il recruta une  Coccinelle avec beaucoup d’expérience.

La  première préoccupation de la Coccinelle fut d’organiser les horaires d’entrée et  de sortie de la fourmi. Elle créa également un système de compte-rendu et de  fiches navettes. Très vite, il fallut engager une secrétaire pour l’aider à préparer les dossiers et le reporting, si bien qu’elle recruta une Araignée qui  mis sur pied un système de classement et qui fut chargée de répondre au  téléphone. Pendant ce temps là, la fourmi heureuse et productive continuait de travailler, travailler, travailler.

Le  Frelon, PDG de l’entreprise, était ravi de recevoir les rapports de la Coccinelle , si bien qu’il lui demanda des études comparatives avec graphiques,  indicateurs et analyse de tendance. Il fallut donc embaucher un Cafard pour assister le manager et il fallut acheter un nouvel ordinateur avec une imprimante.

Assez  vite, la Fourmi heureuse et productive commença à baisser de rythme et à se  plaindre de toute la paperasserie qui lui est dorénavant  imposée.  Le  Frelon, PDG de l’entreprise, considéra qu’il était temps de prendre des mesures.  Il créa donc le poste de chef de service pour superviser la Fourmi heureuse et  productive.

Le  poste fut pourvu par une Cigale  qui  changea tous le mobilier de son bureau et qui demanda un nouveau fauteuil ergonomique ainsi qu’un nouvel ordinateur avec écran plat. Seulement, avec  plusieurs ordinateurs, il fallut aussi installer un serveur réseau. Le nouveau  chef de service ressenti rapidement le besoin de recruter un adjoint (qui était son assistant dans son ancienne entreprise) afin de préparer un plan stratégique  de pilotage ainsi que le budget de son nouveau service. Pendant  ce temps-là, la Fourmi était de moins en moins heureuse et de moins en moins  productive.

« Il  va nous falloir bientôt commander une étude sur le climat social », dit la  Cigale. Mais , un jour, le Frelon, PDG de l’entreprise, en examinant les  chiffres, se rendit compte que le service dans lequel la Fourmi heureuse et productive travaille n’était plus aussi rentable qu’avant. Il  eut donc recours aux services d’un prestigieux consultant, M. Hibou, afin qu’il  fasse un diagnostic et qu’il apporte des solutions. Le Hibou fit une mission de  trois mois dans l’entreprise à l’issue de laquelle il rendit son rapport : « il y  a trop de personnel dans ce service ». Le  Frelon, PDG de l’entreprise, suivit ses recommandations et .. licencia   la  Fourmi !

Moralité  :
Ne  t’avise jamais d’être une Fourmi heureuse et productive. Il vaut mieux être incompétent et ne servir à rien. Les incompétents n’ont pas besoin de superviseur, à quoi cela servirait puisque tout le monde le sait ! Si malgré  tout, tu es productif, ne montre pas que tu es heureux au travail, on ne te le  pardonnerait pas. Si tu t’obstines à être une Fourmi heureuse et productive,  monte ta propre entreprise : au moins tu n’auras pas à faire vivre les Frelon, Coccinelle,Araignée, Cigale, Hibou et autre Cafard.

Publié dans FOURMI | Pas de Commentaires »

Les abeilles piquées au vif

Posté par othoharmonie le 7 décembre 2012

 

Les abeilles piquées au vif dans ABEILLES abeille-300x210Quatre-vingt pour cent des espèces végétales dépendent directement de la pollinisation par les insectes. S’il fallait donner une valeur monétaire à ce service écologique, il serait estimé à 153 milliards d’euros*, presque 10% de la valeur de la production agricole mondiale destinée à la consommation humaine. Mais depuis quelques années le sort des abeilles est devenu inquiétant…

Leur taux de surmortalité atteint 30 à 35%, taux anormalement élevé qui atteint dans certains cas 50% de pertes hivernales. Sur le banc des accusés : multiplication des substances chimiques et des pesticides dans l’environnement, présence de parasites, effets désastreux des monocultures, ravages du frelon asiatique, impact du changement climatique etc. Malgré cet effondrement alarmant, le ministre de l’Agriculture a ré-autorisé en décembre 2008 le Cruiser, un insecticide de traitement des semences de maïs, mortel pour les abeilles et hautement toxique pour les oiseaux et l’environnement, fabriqué par la firme Syngenta, l’un des leaders mondiaux sur le marché des pesticides. Cette seconde autorisation court jusqu’au 15 mai 2009, juste après les semis de maïs, et risque d’être reconduite pour 2010. 
Pourtant, nos voisins allemands, italiens et slovènes ont suspendu l’homologation de ce produit suite aux mortalités catastrophiques des abeilles au printemps 2008. En autorisant à nouveau le Cruiser, le ministère de l’Agriculture privilégie une fois de plus les intérêts des firmes agrochimiques. 
Sur la seule foi des industriels, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments a émis un avis favorable tout aussi complaisant que surprenant. Schizophrène, l’Etat mobilise par ailleurs des fonds pour le soutien de la filière apicole ! D’autres facteurs affectent les butineuses. Le frelon asiatique, introduit accidentellement en France dans les années 2000, envahit et détruit les ruches d’abeilles… sans que les responsables politiques pourtant alertés n’agissent face à cette menace grandissante. 

Abeilles : la dernière danse ? 
L’abeille contribue à la reproduction de 80 % des espèces de plantes à fleurs : c’est donc une alliée de taille dans le maintien de l’équilibre des écosystèmes et de notre agriculture. Or, 30 à 40 % des colonies ont été décimées en moins de 10 ans en Europe. 

Scientifiques et apidologues s’accordent à dire que les 5 000 pesticides commercialisés ont une part de responsabilité importante dans ces disparitions. De plus, à cause d’une baisse considérable de la biodiversité dans les cultures qui attirent en temps normal les abeilles, celles-ci se sont mis progressivement à visiter d’autres cultures, comme les céréales et les vignes, très gourmandes en pesticides. Mais d’autres facteurs représentent également des menaces. Les colonies sont affectées par des parasites comme le varroa, un acarien maîtrisé par les apiculteurs mais pour lequel les médicaments disponibles sont réduits, ou par des bactéries et des virus. Pire, butinant jusqu’à plusieurs kilomètres de leurs ruches, les abeilles pourraient être malgré elles responsables de la propagation des OGM, tout en étant intoxiquées par des plantes génétiquement modifiées qui produisent leur propre insecticide. 

Plus généralement, c’est l’ensemble de la biodiversité des insectes pollinisateurs qui est menacé. C’est un cercle vicieux : moins de plantes à fleurs réduit la diversité de pollinisateurs, ce qui accentue encore la diminution des espèces végétales.La monoculture intensive sur des centaines d’hectares, la raréfaction des fleurs des champs et l’entretien chimique des bords de route concourent à l’escalade menant à une extinction de masse du vivant. Enfin, un changement climatique entraînant des périodes de sécheresse et des hivers plus doux affaiblirait les abeilles. Développer des moyens a l t e rn a t i f s aux pesticides, revenir à une agriculture en lien avec les territoires, s’éloigner des pratiques de remembrement et de monoculture, qui attirent davantage les subventions que les abeilles, etc. : les responsables publics doivent prendre la vraie mesure de l’enjeu et respecter les engagements du Grenelle de l’environnement, qui se cantonnent pour l’instant à de grands discours. En Chine, dans la province du Sichuan, des producteurs en sont réduits depuis quelques années à fertiliser les fleurs de poirier à la main, les pollinisateurs et les plantes à pollen de la région ayant été détruits par une utilisation incontrôlée de produits chimiques. Devrons-nous en arriver là ? 

Des experts sous influence 
Alors que les apidologues sont unanimes sur le rôle primordial des pesticides dans l’érosion des ruches, les différentes études menées par l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments brouillent les pistes en mettant en avant une multitude de facteurs environnementaux. (…)Il est urgent de mener une expertise indépendante, pluraliste et contradictoire, que le ministère de l’Écologie serait cette fois plus inspiré de piloter. 

Cités fleuries et sans pesticides 
De plus en plus d’observateurs voient les abeilles revenir butiner en ville. C’est que les communes qui ont décidé de se passer de pesticides offrent un terrain de chasse idéal pour les abeilles comme pour les papillons et autres insectes pollinisateurs. Fichier:Asiatic-honey-bee.jpgLancée en 2005 par l’Union nationale des apiculteurs français, l’opération « Abeille, Sentinelle de l’Environnement » a pour but de sensibiliser les collectivités territoriales, les entreprises et le grand public à la survie des abeilles et à la sauvegarde de la biodiversité végétale. Concrètement, des ruches sont installées en milieu urbain et les récoltes de miel sont l’occasion de manifestations qui rassemblent la population. Une excellente façon de sensibiliser les élus locaux comme les habitants. Ce programme a été signé par plus de vingt-cinq partenaires dont plusieurs Régions, des Conseils généraux, de nombreuses grandes villes et des sociétés d’ampleur internationale. Les communes peuvent également agir en passant au vert : interdiction des pesticides dans la gestion des espaces verts et des bords de route, fauchage des talus une fois par an seulement, mise en place de trames vertes, distribution de coccinelles aux habitants, etc. Enfin, il est possible de faire certifier des parcs et jardins urbains écologiques : tous les habitants peuvent demander à leur mairie de s’y inscrire. 

LECTURES : Pesticides, révélations sur un scandale français Fabrice Nicolino et François Veillerette, Ed.Fayard, 2007 
Le jour où l’abeille disparaîtra Jean-Christophe Vié, Ed.Arthaud, 2008 
Ecocide : Une brève histoire de l’extinction en masse des espèces Franz J. Broswimmer, Ed.Parangon, 2003

AGIR POUR L’ENVIRONNEMENT : 
2, rue du Nord • 75018 Paris • Tél 01 40 31 02 37 • _ Courriel :contact@agirpourlenvironnement.org 
Site internet : www.agirpourlenvironnement.org

 

Publié dans ABEILLES | Pas de Commentaires »

Coccinelles et la Bio..

Posté par othoharmonie le 31 août 2012

 

 Coccinella septempunctataErigée en symbole de l’agriculture biologique, la coccinelle peut conduire à de véritables catastrophes en cas de mauvaise utilisation. L’exemple belge.

La fin du XIXe siècle, les cultures fruitières californiennes sont frappées par une véritable calamité. Une cochenille accidentellement débarquée d’Australie dévaste les vergers. Heureusement, un entomologiste d’avant-garde a l’idée d’y introduire une petite coccinelle couleur lie-de-vin, elle aussi australienne. Elle va éradiquer le fléau en trois ans à peine. Cette utilisation de coccinelles sera imitée aux quatre coins de la planète, pas toujours avec le même bonheur.

A partir de 1925, l’intérêt que suscitent ces coléoptères retombe. Le temps est aux insecticides et bientôt au DDT, redoutablement efficace. Son emploi se généralise peu après la Seconde Guerre mondiale. En empoisonnant les ravageurs des cultures, on introduit en même temps dans la nature des substances toxiques, et on décime au passage les meilleurs alliés des agriculteurs, coccinelles ou oiseaux insectivores.

Aujourd’hui, heureusement, la protection des cultures avec des auxiliaires biologiques est de nouveau d’actualité. Un jardinier responsable a tout intérêt à favoriser la présence de coccinelles dans ses plates-ban des. Mais l’usage à grande échelle des bêtes à bon Dieu peut réserver de mauvaises surprises quand on les fait venir de l’autre bout du monde.

La coccinelle venues de ChineDepuis la fin des années quatre-vingt, la coccinelle Harmonia axyridis, originaire de Chine, est utilisée dans le monde entier pour lutter contre les pucerons et les psylles des cultures en serre. La bête est prolifique, facile à élever et surtout extraordinairement vorace… Un peu trop même, puisqu’elle s’attaque également aux coccinelles locales, à toutes sortes d’autres insectes et aux fruits des vergers. En peu de temps, la coccinelle asiatique échappe à tout contrôle. En Belgique, où elle est en vente depuis 1997, la nouvelle venue colonise la Flandre en quatre ans. C’est désormais la coccinelle la plus répandue à Bruxelles et on commence à l’observer dans le sud du pays. Alors que sa vente vient d’être stoppée, des foyers ont d’ores et déjà été signalés en Allemagne et en Grande-Bretagne.

 Hippodamia variegataHarmonia axyridis a un autre défaut. Elle envahit en masse les habitations en hiver. Dans certaines régions des Etats-Unis où elle a également été introduite, il semble que le mot coccinelle ne rime plus du tout dans l’esprit du grand public avec bestiole sympathique. Quand un insecte pullule dans votre maison, si joli et coloré soit-il, il dérange, voire dégoûte. Que faire ? La société Biotop, qui commercialisait ces insectes, propose désormais une souche particulière de coccinelles asiatiques incapables de voler. Celles ci auraient l’avantage de ne pas s’éloigner des cultures où leur présence est souhaitée.

Ne vaudrait-il pas mieux cesser de jouer aux apprentis sorciers et commercialiser, puis relâcher exclusivement des espèces présentes dans la faune régionale ?

Publié dans COCCINELLE | Pas de Commentaires »

Age de Coccinelles

Posté par othoharmonie le 31 août 2012

Les Points DE COCCINELLE INDIQUENT SON ÂGE

MYTHE

Les points noirs de la coccinelle donnent des indications plus précieuses sur l’espèce à laquelle l’insecte appartient que sur son âge.

Dès qu’elle passe du stade larvaire au stade adulte, la coccinelle est dotée d’un certain patron de coloration sur ses ailes et le nombre, la disposition  et la forme des points reste la même tout au long de sa vie  (La toile des insectes du Québec). S’il adonne que le nombre de points corresponde à l’âge de l’animal, il s’agit d’un hasard qui ne durera qu’une seule année.

gifs coccinelles

Publié dans COCCINELLE | Pas de Commentaires »

Coccinelles, bêtes à ritournelles

Posté par othoharmonie le 31 août 2012


gifs coccinellesPetite bête rigolote, grimpante et volante, cachant et dépliant pattes et ailes, pas mordante (mais malodorante), elle est une coccinelle (Col. Coccinellidé) en « bon français », celui de l’école et des textes de bonne tenue comme ceux d’Insectes. Mais, dans la campagne, elle porte souvent un nom usuel différent, païen ou chrétien, variable selon les lieux mais avec des constances étonnantes au travers de l’Europe.

Aucun insecte n’a autant de dénominations. La coccinelle le doit à sa popularité, à sa familiarité et à ses « usages ». Parmi ceux-ci, son rôle comme auxiliaire de lutte biologique n’a produit aucun vocable. En revanche, à force de servir de jouet, d’auspice, de référence à la divinité, de porte-bonheur et de sujet ou de rime dans les chansons et comptines (tout ceci plus ou moins ensemble)… elle a reçu des noms multiples.

« Vache de Dieu, je vous prie Passez-moi par-dessus la barrière.

Emportez-moi au Paradis. Je vous supplie, jour et nuit. », récitent les jeunes Bretons  après avoir tracé dans la paume de leur main une croix avec l’hémolymphe sourdant des articulations des pattes des individus stressés.

Vache, veau, agneau, poule, géline, poulet, chat (presque toute la ferme y passe), oiseau et tout simplement bête de Dieu, à Bon Dieu se retrouvent de l’Irlande (et de la Bretagne) à la Russie. En hébreu, c’est la vache de Moïse. Une variante voue la coccinelle à la Vierge, à Marie, à Notre Dame… dont le manteau, sur les peintures d’église au Moyen-Âge était rouge, souvent orné de pois.

Dans la même sphère d’inspiration chrétienne, mettons les saintes (Catherine surtout), les saints (Martin et al.) et le paradis   – toujours en qualificatif d’un des animaux sus cités.

L’origine de ces noms « sacrés » se perd dans la nuit des temps et, en Europe du

Nord, Freyja a précédé Marie. La petite bête a été, demeure en tous cas dans le langage, dédiée au ciel, au soleil et à la lune. Une récupération-adaptation, donc.

La coccinelle, pour porter bonheur (comme pour désigner la prochaine mariée ou indiquer l’heure qu’il est) doit s’envoler du bout du doigt  ; il convient de l’encourager par des paroles adaptées – où son nom deviendra pivole, parvole, marivole,

gifs coccinellesmanivole, vole-bête, vole-giraud, volehaut, etc.

Et une formule incantatoire, ça doit bien sonner ; d’où des noms composés comme

marie-chon-chon et des mots en « brb » (un radical qui désigne souvent des insectes) comme barboulotte ou barbot.

 

Enfin (mais cet articulet n’a aucune prétention à l’exhaustivité) deux métiers féminins servent à désigner la coccinelle : couturière et boulangère, on ne sait pourquoi.

Les enfants, après avoir compris que le nombre de points sur les élytres ne correspond pas à l’âge de l’individu, peuvent continuer à expliquer qu’elle ne court pas vite car elle a un point de côté ; ils doivent en tous cas perpétuer des coccinelles les petits noms, les formules et les ritournelles

FICHE I n s e c t e s 1 2 n ° 1 4 6 – 2 0 0 7 ( 3 ) Par Alain Fraval    gifs coccinelles

 

Publié dans COCCINELLE | Pas de Commentaires »

Coccinelle, animal totem

Posté par othoharmonie le 31 août 2012


Les « Animaux Totem » est une rubrique qui me tient particulièrement à coeur tant les animaux ont une place importante dans notre Vie, sur la Terre et surtout ils nous envoient de très beaux messages.

 gifs coccinelles Que nous en ayons peur, qu’ils apparaissent dans nos rêves, dans nos cartes, ou que nous en soyons attirés, ils sont toujours là pour nous révéler quelque chose, un signe, ou une partie de nous. Parfois même, ils apparaissent dans nos vies, subrepticement, pour nous dire quelque chose… A nous de comprendre quoi !! Cette rubrique est donc créée dans ce sens.  

C’est pourquoi au fil des jours je déposerai la signification d’un animal, et je vous invite, si vous le sentez comme tel, à faire appel à leur pouvoir… Car ils peuvent vous aider…  

Ce descriptif n’a pas pour prétention d’être le symbole de la stricte vérité, il se veut simplement être un allié pour vous donner des pistes, ouvrir des portes, si cela vous parle… Chacun est libre de prendre ou de laisser ce qui lui semble juste et bon. N’est-ce pas ça, en partie, le libre-arbitre ?…   

Je m’inspire également de l’ouvrage « Les Cartes Médecines », de Jamie SAMS et David CARSON qui est une véritable référence pour la compréhension du symbolisme animal, et un puissant instrument de connaissance de soi.  

LA COCCINELLE

gifs coccinellesCommunément appelée « la bête à bon Dieu », la coccinelle est de bonne augure, présage de chance, porte bonheur…

 La coccinelle peut vous apporter le message de la métamorphose, similaire au papillon, car c’est un insecte dit à métamorphose complète, dans le sens où l’adulte ne ressemble pas à la larve. Sous entendu, la métamorphose annoncée par la coccinelle est grande, et va permettre de prendre son envol. Mais la métamorphose implique plusieurs stades de développement, qu’il faut respecter pour que la transformation s’opère jusqu’au bout…

   Il ne faut pas ignorer non plus l’ambivalence présente chez la coccinelle : c’est un insecte à deux facettes :

 - d’un côté la gentille coccinelle mignonne, attendrissante, petite et bête à bon Dieu et de l’autre côté une cruelle coccinelle en terrible prédateur avec un appétit pantagruélique,

- d’un côté la vie active au printemps sur les végétaux pour trouver la nourriture, se reproduire et faire des réserves et de l’autre côté la vie ralentie, d’hibernation, en hiver.

 La coccinelle peut représenter la migration, la métamorphose, la transformation, la double-vie, l’organisation.

Publié dans COCCINELLE | 6 Commentaires »

La fièvre des coccinelles

Posté par othoharmonie le 31 août 2012


Nous voici aux portes d’avril. C’est à pareille époque, l’an dernier, que la fièvre des coccinelles a pris « La Salamandre ». En pleine campagne fribourgeoise, près d’Estavayer-le-Lac, Gilbert Hayoz installait ses premières protégées à la maison, dans un grand terrarium.

La fièvre des coccinelles dans COCCINELLE 220px-Adalia.bipunctata.7222Au fil des semaines, notre photographe a veillé sur elles jour et nuit en réalisant des centaines de prises de vues. Au même moment, à 500 kilomètres de là, dans l’Allier, en lisière de la grande forêt de Tronçais, Daniel Auclair entamait une aventure similaire.

Cet enseignant français passionné de nature a lui aussi suivi tout le printemps des coccinelles pour réaliser un film sur leurs plantureux festins. Accouplements, pontes, chasses, mues… De part et d’autre, le marathon a duré plusieurs mois avec l’angoisse de ne rater aucune étape décisive. Et celle, plus lancinante encore, de tomber en panne de pucerons pour nourrir ces insatiables dévoreuses.

Combien de nuits blanches, d’affûts au détour d’une herbe, de safaris inopinés dans le jardin ?

« La Salamandre » le journal que vous tenez aujourd’hui entre vos mains retrace cette quête au jour le jour.

Tout comme le film « L’Affaire Coccinelle » qui le prolonge (> p. 43), ce numéro a exigé une année entière de préparation. Myxomycètes, rouge-gorge, coccinelle…

Une fois encore, « La Salamandre » mûrit longuement ses dossiers tout exprès pour vous. A vous de jouer maintenant. De chercher les coccinelles tout autour de chez vous, de les observer, de les admirer. Pour vivre ce printemps comme nous l’avons fait l’an dernier, sous le magnifique sceau noir et rouge de la bête à bon Dieu.

Ronde, colorée, utile, la coccinelle séduit. Ses migrations, ses métamor­phoses, ses festins nous en disent long sur la vie complexe et passionnante des insectes. Avec la jolie bête à bon Dieu, les êtres à six pattes ont trouvé un très bel ambassadeur. Oui, les insectes méritent bien plus que des regards dégoûtés! G.H. et J.P.

« La Salamandre» remercie Serge Fischer et Jacques Derron de l’Agroscope de Changins/Nyon ainsi que Ludovic Giuge et Jean-Claude Malausa de l’INRA à Antibes pour leur très précieuse aide durant la réalisation de ce dossier.

 [PDF]  de coccinelle – La Salamandre

Publié dans COCCINELLE | Pas de Commentaires »

La Légende de Coccinelle

Posté par othoharmonie le 30 août 2012

La légende de la coccinelle, petite bête à bon dieu qui porte bonheur

Dans le langage populaire, la coccinelle est surnommée « bête à bon Dieu », car elle est la meilleure amie des jardiniers (elle les aide notamment à lutter contre les pucerons, dont elle se nourrit), et surtout, parce que, selon une légende remontant au Moyen Âge, elle porterait bonheur.

La Légende de Coccinelle dans COCCINELLE gifs7Ainsi, si cette jolie petite bête à bon dieu se pose sur votre bras, pensez à compter les points noirs présents sur ses ailes, car d’après certaines croyances, le nombre de points de la coccinelle correspondrait au nombre de mois de l’heureuse période qui vous attend! La coccinelle est donc une amie très agréable à accueillir dans son jardin pour se sentir bien tout en protégeant son jardin contre les insectes nuisibles!

Voici le récit de la légende, qui remonterait au Xe siècle:
Suite à l’assassinat à Paris d’un homme, son apprenti est soupçonné et condamné à mort malgré ses protestations. Il fut alors condamné à avoir le cou tranché. Le jour de son exécution, une foule s’était réunie pour assister à la scène: et lorsque le bourreau leva sa hache, il aperçut une coccinelle posée sur le cou du jeune homme. Aussi le bourreau enleva la coccinelle très délicatement et releva sa hache afin de trancher le cou du jeune homme. Quelle ne fut pas alors sa surprise lorsqu’il constata que la coccinelle était de retour sur le cou du pauvre jeune homme! Le bourreau eut beau insister, mais la coccinelle était obstinée, à tel point que le roi d’alors (Robert le Pieux) intervint, considérant que l’événement était un miracle et que la coccinelle accomplissait là une mission divine. Le jeune homme fut gracié, et quelques jours plus tard le véritable coupable fut découvert. Dès lors les gens de Paris parlaient de la « beste du bon Dieu » et plus personne n’aurait écrasé ce petit insecte au risque de commettre un sacrilège.

Publié dans COCCINELLE | Pas de Commentaires »

Signe de la Coccinelle

Posté par othoharmonie le 30 août 2012

 

Signe de la Coccinelle dans COCCINELLE slz4qlsfPetit insecte, la coccinelle est depuis longtemps symbole de chance et de bonheur. En effet, la coccinelle est appelée « la bête à bon Dieu » ; peu importe dans quelle direction on la pose, elle cherchera toujours à monter vers le ciel,  en hiver on la trouve parfois sur les croix en hauteur.
On raconte que si une coccinelle se pose sur vous, il faut compter les points noirs sur ses ailes. Le nombre des points indiquant ainsi le nombre des mois du bonheur que vous aurez prochainement.

En Roumanie,  quand une coccinelle se pose sur vous il faut lui chanter une petite chanson et elle s’envolera vers l’endroit que vous allez vous marier.

Dans les rêves :
-    voir une coccinelle signifie que vous ferez une nouvelle connaissance

-    en avoir une sur soi ou dans sa maison signifie chance
-    tuer une coccinelle signifie la difficulté
-    voir un nid de coccinelles signifie un gros gain

Publié dans COCCINELLE | 2 Commentaires »

Coccinelles asiatiques en Bourgogne

Posté par othoharmonie le 30 août 2012

 

Coccinelles asiatiques en Bourgogne dans COCCINELLE 320px-HarAxy_ontwikkelingIssues de populations importées en Belgique pour participer à la « lutte biologique » contre les pucerons, les coccinelles asiatiques se sont admirablement adaptées et gagnent de nouveaux territoires depuis une dizaine d’années. Repérées pour la première fois en Côte d’Or en 2007, elles sont aujourd’hui présentes partout en Bourgogne. Elles se remarquent surtout en automne lorsqu’elles se rassemblent, parfois par milliers, sur les murs ensoleillés des habitations en attendant de trouver un abri pour passer l’hiver au chaud… dans les bâtiments.

A la différence des coccinelles indigènes dont la plus commune est rouge avec sept points noirs (le nombre de points, contrairement à une croyance répandue, n’indique pas l’âge mais est spécifique à chaque espèce) les coccinelles asiatiques présentent une grande variété de couleurs et un nombre de points aléatoire. Elles peuvent être rouges à points noirs, noirs à points rouges, jaunes à points noirs, jaunes à points rouges. Signe distinctif : elles présentent souvent deux grosses taches blanches de chaque côté de la tête.

 La prolifération des coccinelles asiatiques menace les espèces indigènes avec lesquelles elles entrent en compétition pour la nourriture et l’espace et dont elles peuvent manger les larves. C’est la raison principale de leur déclassement d’insectes « utiles » en « espèces exotique envahissante » faisant l’objet d’une surveillance à laquelle participe l’Observatoire de la Faune Bourgogne.

 Pour l’homme, elles ne présentent aucun danger sanitaire. Simplement des nuisances lorsqu’elles squattent durant l’hiver les maisons où elles dégagent de mauvaises odeurs. Plus grave économiquement, ces coccinelles polyphages qui ne dédaignent pas les fruits posent problème à la viticulture lorsqu’elles s’attaquent au raisin et contaminent le vin dont elles modifient le goût.

 On comprend les raisons qui ont motivé la démarche de l’INRA  (Institut National de la Recherche Agronomique) d’importer de Chine en 1982 ce coléoptère pour en faire un allié des horticulteurs, arboriculteurs et jardiniers soucieux d’éviter les traitements chimiques. Extrêmement vorace, la coccinelle asiatique, qui peut, comme sa cousine indigène, dévorer jusqu’à 500 pucerons par jour possède des « qualités » propres ; très résistante au froid, adaptable à des climats variés, elle a une fécondité très élevée et son élevage est facile. Aujourd’hui déclarées indésirables, les coccinelles asiatiques font de la résistance ; on ne leur connaît pas, pour le moment, de prédateur ou de parasite suffisamment spécialisé. Les chercheurs tentent de comprendre son langage chimique pour mettre au point des pièges efficaces et spécifiques.

 250px-Harmonia_axyridis01 dans COCCINELLELa prolifération incontrôlée de ces espèces exotiques (il en existe 357) en passe peut-être de détrôner les espèces indigènes illustrent les dangers d’introductions d’espèces sans études suffisantes, même avec les meilleures intentions. Une erreur dont il faudra tirer les leçons pour éviter de la reproduire. Il semble donc bien qu’il faille apprendre à vivre avec elles, comme en Belgique où elles sont d’ores et déjà communes.

 Alors, si vous les rencontrez, pas la peine de vous acharner. Si votre maison en est envahie, retirez les petites bêtes avec un aspirateur avant… de les relâcher… Même asiatique, la coccinelle reste une « bête à bon Dieu ».

 Voir Enquête OFAB sur le site www.bourgogne-nature.fr       

Publié dans COCCINELLE | Pas de Commentaires »

La Coccinelle Asiatique

Posté par othoharmonie le 28 août 2012

 

Par Bruno Scala, Futura-Sciences

PDF Partager

La coccinelle asiatique n’est plus la bienvenue en Europe. Introduite à la fin des années 1980 pour lutter contre les pucerons, elle s’attaque également aux coccinelles locales, fragilisant les populations. Le symbole d’une introduction non maîtrisée.

La coccinelle asiatique (Harmonia axyridis) est l’un des meilleurs exemples de lutte biologique mal contrôlée. Cet insecte fut importé en Europe et aux États-Unis dans les années 1980 et les premières populations ont été détectées en Belgique au début des années 2000. Elle y est maintenant installée durablement et fragilise très fortement les populations de coccinelles locales.

 Harmonia axyridisCette espèce invasive est particulièrement vorace et c’est précisément pour son appétit qu’elle a été importée en Amérique du Nord puis en Europe, en tant qu’agent de lutte biologique contre les pucerons qui s’attaquent aux jardins et cultures. Mais en réalisant sa tâche, l’’insecte est entré en compétition avec ses cousines européennes dont les populations sont désormais en déclin, ce qui n’était pas exactement l’effet escompté… Ou comment un antinuisible devient nuisible à son tour.

Sept espèces de coccinelles locales en déclin sur huit étudiées

En Angleterre et en Belgique, où les études ont eu lieu, il existe respectivement vingt-cinq et trente-huit espèces de coccinelles connues. Des programmes de science participative visant à les recenser y ont été mis en place avant même l’introduction de H. axyridis. Une base de données précieuse pour les scientifiques car les citoyens ont réalisé des comptages (vérifiés par un biologiste expert) avant et après l’arrivée de l’organisme invasif. Au total, plus de 150.000 enregistrements ont été effectués.

Les scientifiques ont néanmoins concentré leur analyse sur huit espèces communes aux deux pays et ont ainsi déterminé que pour cinq d’entre elles en Belgique et sept en Angleterre, le nombre d’individus avait chuté suite à l’arrivée du spécimen asiatique. Seule Coccinella septempunctata a résisté à l’envahisseur, comme l’expliquent les chercheurs dans la revue Diversity and Ditribution.

Prédation et compétition pour l’habitat et la nourriture

H. axyridis entre en effet en compétition avec les autres espèces, dont elle partage les niches écologiques en chassant les mêmes proies et en vivant sensiblement au sein des mêmes habitats. Mais, de surcroît, forte d’une taille plus importante, la coccinelle asiatique s’attaque également aux autres espèces. Une thèse confortée par la résistance de C. septempunctata, insecte d’assez grande taille et dont l’habitat est sensiblement différent de H. axyridis.

Fichier:Pupe de Harmonia axyridis.jpgUne introduction ratée donc et qui n’est pas sans conséquences, à plus grande échelle. De plus, il n’est pas garanti que H. axyridis soit capable d’assurer les services écologiques initialement sous la responsabilité des autres coccinelles. En effet, elle s’attaque davantage aux pucerons en champs alors que certaines coccinelles locales ont également une action sur les ravageurs d’arbres et arbustes.

Enfin, comme le rappellent les auteurs de l’étude, les espèces invasives font partie des cinq facteurs les plus néfastes pour la biodiversité. Il est déjà difficile de lutter contre les introductions involontaires. Toutefois, on continue à sciemment perturber les écosystèmes en pensant ensuite pouvoir les maîtriser. Or, l’expérience montre que l’on se trompe…

Publié dans COCCINELLE | Pas de Commentaires »

Coccinelle, carrosserie chic

Posté par othoharmonie le 28 août 2012

 

Fichier:Harmonia axyridis.jpg

En attendant le grand envol vers la plaine, les coccinelles s’accouplent en altitude. Au bout d’une semaine de bains de soleil quotidiens, les mâles sont prêts. Les mouvements de leurs antennes sont de plus en plus démonstratifs. Quand la température atteint 15 °C, ils commencent à chevaucher leurs congénères sans distinction de sexe. Escalader une demi-sphère lisse n’est pas une mince affaire, même quand on dispose pour s’arrimer de six pattes équipées de deux puissants crochets chacune. Chutes et roulades ponctuent ces approches acrobatiques.


C’est à l’odeur que les mâles reconnaissent finale ment la nature de leur conquête. Ils ne persisteront à s’y accrocher que si elle est bel et bien du sexe op posé. Entre coccinelles, les jeux de parfums sont à la fois subtils et lourds de conséquences. Une femelle peut refuser l’accouplement si elle sent dans l’odeur de son prétendant que celui-ci est mal nourri. Elle cherchera alors à désarçonner son cavalier. En d’autres circonstances, c’est un mâle concurrent qui déstabilisera, puis remplacera le soupirant insuffisamment accroché.

Une fois bien réveillées, les femelles coccinelles peuvent transporter sur leur dos, au gré de leurs expéditions printanières, leur partenaire en pleine besogne. Et les appariements de s’enchaîner au fil des jours, assurant aux femelles une riche collection de spermatozoïdes qu’elles vont garder au chaud dans une poche ventrale. Disponibles à tout moment pour féconder les oeufs, ils conserveront leur fertilité pendant en tout cas deux mois.

Fichier:Harmonia axyridis taches et W frontal.jpgPeu à peu, les séances d’étirement se multiplient. Les coccinelles écartent les deux pans de leur carapace colorée pour libérer leurs ailes membraneuses qu’elles déplient avec les plus grandes précautions. Souvent, elles les traînent un moment déployées derrière elles avant de s’envoler. Bientôt, les courants aériens disperseront les coccinelles, mâles d’abord, femelles ensuite, qui au hasard des vents finiront par redescendre en plaine. Leur atterrissage est imminent. Le carnage va commencer…

Publié dans COCCINELLE | Pas de Commentaires »

Coccinelle, demoiselle vorace

Posté par othoharmonie le 28 août 2012

 

Sous ses airs gais et débonnaires, la coccinelle révèle un terrible appétit. Une aubaine pour jardiniers et agriculteurs… mais pour les pucerons, quel cauchemar !

Coccinelle, demoiselle vorace dans COCCINELLE 251px-CoccinelleAsiatiqueLilleMai_2008Dictons populaires, BD, porte-clés, timbres, voitures : la coccinelle est partout ! Si cet insecte porte-bonheur jouit d’une si bonne réputation, c’est d’abord qu’il est extraordinairement utile. Depuis que l’homme cultive la terre, chaque printemps la coccinelle vole à son secours. Affamée par un jeûne de plusieurs mois, la belle arrondie n’a qu’une seule idée : croquer, sucer, engloutir du puceron.

Sa stratégie est d’une redoutable efficacité. La coccinelle se pose au petit bonheur la chance sur une feuille de rosier ou d’ortie. Comme un fauve en chasse, elle adopte les mêmes habitudes que ses proies : elle longe les nervures où les pucerons aiment s’abreuver. Elle monte comme eux pour ex­plorer l’extrémité supérieure des tiges en pleine croissance et le bord des jeunes feuilles.

Si rien ne se présente, il ne lui reste qu’à s’envo­ler et poursuivre ailleurs sa quête. Mais au cas où elle détecte une gouttelette de miellat, indice de l’activité d’un puceron, la coccinelle adopte un comportement nouveau. Elle change sans arrêt de direction. Elle opère des virages serrés pour explorer méthodiquement les alentours immé­diats. Et si un puceron s’approche à moins d’un centimètre, elle lui fiche en un instant ses deux mandibules dans le corps. 

Un petit puceron s’avale tout rond. Si la proie est plus grosse, la coccinelle lui injecte des sucs digestifs dans le corps avant d’en aspirer tout le jus. Vidé de sa substance, le puceron se dégonfle comme une baudruche. Et si cette première rencontre la met en pré­sence d’une colonie de ces insectes, la coccinelle enchaîne les attaques meurtrières. 

Face à l’irruption de cet ogre, les pucerons ne sont pas totalement démunis. Leur vue, apparemment meilleure que celle de la coccinelle, leur permet d’es­quiver les attaques. Ils peuvent aussi se laisser tout simplement tomber hors de sa portée. Enfin, un pu­ceron attrapé se débat vigoureusement, voire aban­donne pour se sauver une patte entière dans les mâ­choires ennemies. Certains projettent même sur leur agresseur un enduit visqueux qui l’aveugle momen­tanément et lui fait lâcher prise. 

On le voit, la partie n’est pas gagnée d’avance. Il faut parfois à la coccinelle plusieurs tentatives pour arriver à ses fins. Reste que son retour dans les champs et les plates-bandes provoque une véritable hécatombe chez les pucerons. Et ce n’est que le début…

Publié dans COCCINELLE | Pas de Commentaires »

Coccinelle et mise au point

Posté par othoharmonie le 28 août 2012

 

Toutes les coccinelles ne sont pas rouges à points noirs. Plus d’une centaine d’espèces hautes en couleur mais pas toujours à points peuplent jardins, prairies et forêts.

La plus populaire des coccinelles, celle que nous avons suivie pour ce dossier, est rouge à sept points. C’est Coccinella septempunctata. Le nombre de points ne renseigne en rien sur l’âge de la bête. Née avec deux, cinq, sept, quatorze ou vingt-deux points suivant son espèce, une coccinelle garde le même assortiment jusqu’à sa mort.

 

Jaunes, noires, orange

Coccinelle et mise au point dans COCCINELLE 220px-Adalia.bipunctata.7222Parmi les 3’000 coccinelles recensées de par le monde, plus d’une centaine vivent chez nous. On en connaît des oranges, des jaunes, des noires avec des points rouges ou sans point du tout ! Quelques-unes ont même des robes variables d’un indi­vidu à l’autre ou alors une carapace velue et mate. Souvent, le nombre de ces points a été intégré au nom savant de l’espèce. Cela permet, au passage, de se familiariser avec la numérotation latine : saluons ainsi Hippodamia tredecimpunctata, Anisosticta novemdecimpunctata, Adalia bipunctata ou encore Coccinula quatuordecimpustulata !

 N’allez pas croire que toutes ces coccinelles fré­quentent les jardins en dévorant des pucerons. Il y a les amatrices de cochenilles, les herbivores, les fo­restières qui pour certaines ne vivent qu’au sommet des arbres, sans parler des coccinelles des marais ou des landes…

Hormis l’architecture de leurs antennes, de leurs palpes et de leurs pattes, la plupart des coccinelles partagent une caractéristique spectaculaire : leur couleur vive qui les rend très visibles.

 

En fait, ce curieux camouflage à l’envers qui semble conçu au mépris de toute prudence révèle une stratégie défensive originale. Pourquoi la salamandre ou la guêpe ont-elles des taches jaunes ? Pour mettre en garde les prédateurs. La guêpe pique, la salamandre dégage un mucus toxique. Il en va de même pour une grande partie des coccinelles, qui produisent des subs­tances amères et vénéneuses. D’ailleurs, des scienti­fiques un peu tordus ont ravitaillé exclusivement en coccinelles une nichée de mésanges bleues : aucun des malheureux poussins n’est arrivé à terme. Ces demi-baies rouges et noires, c’est du poison !

L’oiseau qui s’y sera laissé prendre une fois s’en souviendra : couleur vive égale pas bon ! Pour ren­forcer l’effet répulsif, une coccinelle malmenée peut même produire un jus jaune et nauséabond qui dégoûtera les plus affamés.

Publié dans COCCINELLE | Pas de Commentaires »

Des larves de Coccinelle

Posté par othoharmonie le 27 août 2012

100% efficace, naturel et écologique, les larves de coccinelles Adalia bipunctata (europe) sont votre meilleur allié contre les pucerons qui envahissent vos rosiers !

N’utilisez les coccinelles que si les pucerons sont déjà là. En usage curatif uniquement.

Les coccinelles sont des auxiliaires du jardin (d’origine européenne) qui se feront un vrai régal de vous aider dans la lutte Des larves de Coccinelle dans COCCINELLE 320px-Ladybug_larva_%28Coccinellidae%29contre les pucerons :

  • Très vorace, les larves mangent chaque jour jusqu’à 150 pucerons!
  • Méthode naturelle 100% inoffensive pour l’homme, l’animal et l’environnement
  • Pour une lutte biologique sans pesticide, simple et efficace, pour de nombreuses plantes potagères et ornementales.

Stades de transformation de la larve de coccinelle.

Vous recevez des larves au stade L2 ou L3. La larve de coccinelle Adalia bipunctata (coccinelle à deux points), se transforme en coccinelle adulte au bout de 3 semaines environ.
Cette dernière continue de dévorer les pucerons et pond jusqu’à 50 oeufs par jour.

A noter que la larve est plus vorace que la coccinelle adulte.

Mode d’emploi des larves de coccinelles.

Lacher de larves de coccinelles contre les pucerons

Réception des larves :

  • Vous recevez par courrier simple, une boite de larves au stade L2 ou L3.
  • Vous déposerez celles-ci dès leur réception sur vos plantes, à proximité des colonies de pucerons.
  • En cas de contretemps, les larves peuvent être conservées après réception 1 à 2 jours maximum au frigo entre 8 et 10 °C.
  • Vous pouvez les déposer sur votre arbre ou arbuste : soit en piquant le popcorn sur lequel se trouve les larves, sur une branche de votre rosier ;
  • soit en fabriquant un cône en papier dans lequel vous aurez déposé les larves et que vous viendrez fixer à la branche ;
  • soit en déposant les larves à l’aide d’un pinceau ou d’une cuillère, au coeur du foyer de pucerons.
    A noter : Le cône papier spécifié sur le mode d’emploi de la boite n’est pas fourni uniquement pour des boites de plus de 20 coccinelles adultes

Commander combien de larves de coccinelles pour votre usage ?

320px-Lady-beetle-larvae-just-hatched dans COCCINELLELa dose d’utilisation efficace est de 1 à 2 larves par colonie de pucerons (soit environ 15 à 25 larves par m², uniquement au niveau des plantes infestées):

  • Attention au laurier rose : cette plante secrète une sève toxique pour les coccinelles. Ne déposez pas les larves dessus !
  • Rosier et plantes fleuries : 3 à 5 larves / tige florale
  • Potager (salade, fraisier,…) : 2 à 5 larves par plante
  • Arbustes d’ornement (chèvrefeuille, rosier grimpant,…) : 1 à 2 larves / foyer de pucerons
  • Arbustes petits fruits ligneux (groseilles,…) : 3 à 5 larves / tige ou 10 larves / forte infestation
  • Arbres fruitiers basse-tige : 10 à 20 larves / arbre, ou 1 à 2 larves / colonie de pucerons
  • Grands arbres (tilleul, érable,fruitiers haute-tige,…) : 100 larves/arbre pour des troncs de 30 cm de diamètre et 300 larves/arbre pour des troncs de 100 cm de diamètre

 

voir le site : http://fr.jardins-animes.com/larves-de-coccinelle-europeenne-anti-pucerons-p-347.html#description

Publié dans COCCINELLE | Pas de Commentaires »

123
 

Жихен - Tendresse Éternelle |
binsle120 |
Univers sans lisse |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Les maux avec des mots
| Iz avance
| mbuello