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La chouette et les Dieux

Posté par othoharmonie le 13 octobre 2015

la chouette et les dieuxAh les chouettes ! Vous avez la  » hulette  » (hulotte). 
Vous avez le chat-huant qui vit dans les grands bois, mais qui est très rare, 
qui fait « houhouhouhou… houhouhouhouhou… houhouhouhou… ».

Et vous avez la toute petite, très rare de nos jours aussi, 
qui faisait encore une fois son nid dans les souches de pré. 
Maintenant elles ont presque disparu.

Ou alors, dans les nids de muraille, dans les vieux nids de muraille, on appelait ça le « choutôt » (chevêche): « kwioucoucou, kwîou, kwî-ou… kwîoucoucou, kwîou, kwîou ». Cet oiseau-là, j’en ai trouvé étant gosse. Sûrement, il y avait encore des vieilles rues, des chemins creux, des « queules » (souches) dans les « pians » (haies), des souches creuses des chênes, d’ormes, ou de toutes espèces d’arbres. C’était plein de nids. Ils appelaient ça des « écornées »: ils laissaient un gros pied de chêne et ils coupaient le bois tous les dix quinze ans, tout du long, au fur et à mesure de la repousse.

Au bout d’un certain temps, le pied se creusait et il venait un trou. Alors, sur cette écornée-là, elle était pas bien haute, je montais facilement, en deux ou trois sauts j’étais dessus. J’avais dix douze ans, à peine, il y a bien cinquante-cinq ans de ça. Un jour, en montant sur la souche, j’ai trouvé un nid de chouette, avec six oeufs dedans. Naturellement, j’ai jamais rien fait de mal aux oiseaux. J’y passais tous les jours, c’était au bout du chemin, en bas de la bergerie. Alors, tous les jours, quand les oeufs ont été éclos, je montais voir les petites chouettes. Les premiers temps, elles ne voyaient pas clair, je ne les touchais pas. Mais quand elles ont été toutes emplumées, quand elles ont commencé d’ouvrir les yeux, elles se retournaient sur le dos, avec les griffes en avant.

Là, fallait pas les toucher ! Alors, tu y vas tous les jours, tu te mets pas loin d’elles et tout d’un coup, tu fais « touoût… touoût… ». Petit à petit, tu leur donnes confiance. Elles sifflent, elles crachent, elles font fff…, mais elles ne se retournent plus sur le dos avec les griffes en avant. Et quand elles ne se retournent plus, tu viens tous les jours t’asseoir près du nid et tu continues: « touoût… touoût… touoût… « et tu commences d’avancer la main vers elles, mais faut aller doucement, tout doucement. Faut d’abord faire voyager ta main sur elles sans les toucher, et après tu peux les toucher, et après tu peux les flatter. C’était au mois de juin, avant les vacances.

Les chouettes restent longtemps dans le nid avant de s’envoler. Elles faisaient leurs petits assez tard, ça dépend des nichées. Je montais m’asseoir sur la souche tous les jours, pendant que mes moutons étaient avec ma chienne. Et je prenais les chouettes, j’en mettais une sur mon épaule, j’en mettais une dans ma poche, j’en mettais une sur ma tête…, elles ne bougeaient pas.

Elles ne bougeaient pas, tout à coup, j’étais assis au milieu des chouettes, voilà ma grand-mère qui arrive, une bonne vieille de quatre-vingts ans, ah, cinq cents nom de nom !

- Mais, elle dit, qu’est-ce que tu fais là-dessus ? Pose-moi ça, pose-moi ça! Je ne veux plus te voir, pose-moi ça!

Mais non, je ne l’ai pas écoutée, tu sais bien, quand on est gosse! Je suis resté avec mes chouettes. Eh bien ! elle a fait demi-tour, et ce jour-là, elle n’est pas revenue garder les moutons avec moi, et elle est restée un sacré bout de temps sans revenir. Ça l’avait sidérée de m’avoir vu avec des chouettes tout à l’entour de moi.

Mais tu sais, dans le temps, on les crucifiait, les chouettes. C’est un oiseau qu’on voyait la nuit. Et souvent la nuit, quand on se trouve tout seul, dans un coin, qu’on entre dans une grange, si on croise une chouette, ça fait lugubre.

On a même coutume de dire que, quand les vieux entendaient une chouette non loin d’eux le soir, qu’elle faisait « houhouhou », ils disaient que c’était leur fin, c’était la chouette qui les appelait, c’était un oiseau de malheur.

Etant jeunes, on allait souvent grimper dans les murailles de la tour, au vieux château. Et au-dessus, il y avait encore les quatre trous des arquebusiers, comme ils disaient. Dans ces trous-là, tous les ans, on trouvait un nid de tiercelet, le tiercelet rouge, I’émouchet (faucon crécelle).

Et en bas, les deux ou trois trous, c’était sans doute pour loger une arquebuse, des trous qui avaient une visée, un découvert, tu pouvais sans doute tirer si les autres approchaient trop près du château. Alors là, il y avait d’autres nids: c’était des effraies.

A l’époque, ils disaient que le plus grand destructeur de taupes, c’était l’effraie, la chouette. Alors ça, je le croirais bien, parce que, tout à l’entour du nid, chaque fois qu’on montait voir, il y avait des taupes. Il y avait des taupes.

Extrait de « Demain j’aurai mille ans » Contes et récits paysans – Maurice Digoy et Rémi Guillaumeau.
Éditions du pas de l’âne. 7, place Sainte Barbe – 71400 AUTUN

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LES NUITS DE LA CHOUETTE

Posté par othoharmonie le 12 mars 2015

 

 

Tous les deux ans, et depuis maintenant plus de dix ans, la LPO et la Fédération des Parcs Naturels Régionaux de France organisent conjointement la Nuit de la Chouette, un événement exceptionnel, pour faire connaître les chouettes et hiboux à un large public et le sensibiliser aux richesses de la nature la nuit.

Comment ? Grâce à des organisateurs relais qui proposent des sorties nocturnes, mais aussi des conférences, des expositions, des ateliers de construction de nichoirs… gratuites et ouvertes à tous !

Le 4 avril 2015 prochain, fêtons tous ensemble la 11e Nuit de la Chouette !

220px-Schneeeulecele4Les rapaces nocturnes

Chevêche d’Athéna (Athene noctua)

26 cm. La chouette aux yeux d’or est encore communément répandue en France. Elle fréquente les vergers extensifs, les bocages, les périphéries des villages, etc. et niche dans les cavités des vieux arbres ou des murs. Symbole de la sagesse dans la Grèce antique, elle est aujourd’hui le symbole de la nature de proximité. La chevêche, dont les effectifs sont en déclin (entre 20 000 et 60 000 couples), est le seul rapace nocturne à bénéficier d’un plan de restauration national.

Chevêchette d’Europe (Glaucidium passerinum)

16 cm. La chevêchette est le plus petit rapace de France : elle ne dépasse pas la taille d’un gros merle. Inféodée aux forêts de montagne, la chevêchette n’est présente que dans l’est de la France (Vosges, Jura et Alpes). Peu farouche, mais rare et cantonnée aux grandes forêts d’altitude, il est très difficile de la voir ou de l’entendre. Sa population est estimée à quelques centaines de couples nicheurs.

Chouette hulotte (Strix aluco)

45 cm. Cette grosse chouette, grise ou rousse selon les individus, est le rapace nocturne le plus commun de France avec une fourchette d’effectifs comprise entre 60 000 et 200 000 couples. Elle abonde dans tous les milieux boisés, des grandes forêts aux boisements plus modestes proches des villes. Son hululement, qui hante toutes les ambiances nocturnes au cinéma, peut être facilement entendu tout au long de l’année.

Chouette de Tengmalm (Aegolius funereus)

25 cm. Un peu plus répandue que la chevêchette, elle affectionne les forêts d’épicéa et les boisements mixtes de montagne où elle niche dans les loges des pics noirs. Son chant mystérieux peut être entendu dans les Vosges, le Jura, les Alpes, le Massif central et les Pyrénées (environ 3 000 couples).

Effraie des clochers (Tyto alba)

38 cm. Cette dame blanche si mystérieuse était autrefois clouée aux portes des granges. Elle porte pourtant son coeur sur la figure, disait Brassens. Elle niche dans les granges, clochers et ruines. Elle fait deux nichées par an mais est très sensible aux hivers rigoureux. Des milliers sont chaque année tués sur les routes. Malgré sa relative abondance (environ 20 000 et 60 000 couples), l’effraie est en régression.

Grand-duc d’Europe (Bubo bubo)

72 cm. Le grand-duc, encore absent du quart nord-ouest de la France, recolonise progressivement les massifs rocheux. C’est le plus grand et le plus puissant des rapaces nocturnes d’Europe. Son chant résonne l’hiver dans les falaises des régions accidentées, mais il est très difficile de l’apercevoir. La population, en augmentation, avoisine les 1 600 couples.

Hibou des marais (Asio flammeus)

40 cm. Le hibou des marais ne niche que rarement en France, dans les dernières landes et marécages. Mais chaque année, des centaines de hiboux des marais hivernent dans les milieux ouverts, un peu partout sur le territoire. Durant la période hivernale, il est parfois possible de les voir chasser en pleine journée. Quelques rares couples en période de reproduction et quelques centaines d’hivernants.

Hibou moyen-duc (Asio otus)

38 cm. Présent partout en France, ce hibou discret est relativement commun dans les paysages de bocages, les boisements épars. Il emprunte les anciens nids de corvidés, souvent dans les bosquets de conifères. Il est également possible de l’observer dans les grands parcs urbains. L’hiver, le moyen-duc forme des dortoirs de parfois plusieurs dizaines d’individus, qui se regroupent à la tombée de la nuit. La population française est évaluée à 20 000 couples, mais fluctue en fonction des cycles de campagnols.

Petit-duc scops (Otus scops)

21 cm. Le petit-duc est le plus petit des hiboux. Il est aussi le seul rapace nocturne à passer l’hiver au sud du Sahara. Essentiellement présent au sud de la Loire, il fréquente les milieux ouverts où abondent les vieux arbres et les insectes dont il se nourrit exclusivement. Son chant est une douce note flûtée et régulière qui retentit dès le mois d’avril, à son retour d’Afrique. Ses effectifs sont estimés à 10 000 couples, essentiellement concentrés sur le pourtour méditerranéen.

Pour mieux connaître les rapaces nocturnes, consultez le Guide des rapaces nocturnes LPO.

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LA CHOUETTE, L’OISEAU LUNAIRE

Posté par othoharmonie le 2 mars 2015

 

 

La chouette, que nous poursuivons d’une fâcheuse réputation de voleuse et dont nous faisons un emblème de laideur, apparemment contre l’avis de Rabelais, était l’oiseau d’Athéna. Oiseau nocturne, en relation avec la lune, elle ne peut supporter la lumière du soleil, et s’oppose donc en ceci à l’aigle, qui la reçoit les yeux ouverts.

 

290px-Bubo_scandiacus_Delta_3René Guénon a noté qu’on pouvait voir là, ainsi que dans le rapport avec Athéna-Minerve, le symbole de la connaissance rationnelle, perception de la lumière lunaire par reflet, s’opposant à la connaissance intuitive, perception directe de la lumière solaire. C’est peut-être aussi pourquoi elle est traditionnellement un attribut des devins : elle symbolise leur don de clairvoyance, mais à travers les signes qu’ils interprètent.

Dans la mythologie grecque la chouette est représentée par Ascalaphos, fils d’Acheron et de la nymphe de l’obscurité : c’est elle qui voit Perséphone goûter à un fruit de l’enfer, un grain de grenage, et la dénonce, lui interdisant ainsi tout espoir de remonter définitivement au jour.

Chez les Aztèques, elle est l’animal symbolique du dieu des enfers, avec l’araignée. Dans plusieurs Codex, elle est représentée comme la gardienne de la maison obscure de la terre. Associée aux forces chthoniennes, elle est aussi un avatar de la nuit, de la pluie, des tempêtes. Ce symbolisme l’associe à la fois à la mort et aux forces de l’inconscient luni-terrestre, qui commandent les eaux, la végétation et la croissance en général.

Dans le matériel funéraire des tombes de la civilisation pré-incaïques Chimu (Pérou), se rencontre fréquemment la représentation d’un couteau sacrificiel en forme de demi-lune, surmonté de l’image d’une divinité mi-humaine mi-animale en forme d’oiseau de nuit, chouette ou hibou. Ce symbole qui est manifestement lié à l’idée de mort et de sacrifice, est orné de colliers de perles et de coquilles marines, la poitrine peinte en rouge, et la divinité ainsi représentée est souvent flanquée de deux chiens, dont on connaît la signification de psychopompe. Ce hibou, ou cette chouette, tient souvent un couteau de sacrifice dans une main et dans l’autre le vase destiné à recueillir le sang de la victime.

De nos jours encore elle est divinité de la mort et gardienne des cimetières pour de nombreuses ethnies indo-américaines. Il demeure cependant frappant qu’un vecteur de symbole aussi universellement ténébreux et associé à de sinistres idées ait pu, dans les langues latines, désigner en tant qu’adjectif la jolie femme, puis indifféremment tout ce qui est de bon présage.                                               

« Chouette » est un nom vernaculaire qui désigne des oiseaux de la famille des Strigidae, sans pour autant désigner tous les oiseaux de cette famille, qui regroupe environ 200 espèces caractérisées comme des rapaces solitaires et nocturnes. La chouette se distingue du hibou par la simple absence d’aigrettes sur la tête. Les aigrettes sont des touffes de plumes, qui dans le cas du hibou donne l’impression d’oreilles ou de cornes.

La symbolique de la chouette est multiple, et a beaucoup varié :

  • Comme on l’a vu, la chouette était, dans le monde antique, le symbole de la sagesse.  Elle était liée à la déesse grecque Athéna, déesse des Arts et de la sagesse de la guerre défensive et de l’activité intelligente. De ce fait la chouette  prêta son symbole ailé à la ville d’Athènes, qui frappa monnaie à l’effigie de l’animal qui, d’ailleurs, se retrouve actuellement sur la pièce grecque de un euro. Dans de nombreuses institutions (écoles, universités), la chouette fait partie des armes héraldiques.                                        
  • Dans le monde romain, les termes « striga » (sorcière) et « strix  » (chouette/stryge) étaient utilisés en parallèle. On accusait les oiseaux nocturnes de boire le sang des enfants pendant la nuit, d’où le mythe des stryges. Les Romains empruntèrent aux Grecs leur vision des chouettes. Ils y voyaient aussi un symbole de mort, car elles volent de nuit et nichent en des lieux difficiles d’accès. Voir une chouette de jour devenait alors un mauvais présage.
  • Au  Moyen Age, elle était associée à la rouerie et à la tromperie  du fait que la chouette  profite de la nuit pour chasser, moment où ses proies sont souvent « aveugles » tandis qu’elle voit clair. On la clouait donc devant sa porte pour conjurer le sort maléfique.
  • Dans l’armée française, elle est le symbole de la Brigade de Renseignement.
  • Pour les Romains, le cri de la chouette annonce le décès proche de quelqu’un vivant dans le voisinage. Cette croyance se retrouve dans certaines régions françaises mais ici associée au décès d’un être proche au niveau familial.
  • Son caractère nocturne lui vaut aussi une connotation démoniaque : elle se retrouve être l’animal de compagnie des sorcières comme le savent les lecteurs de Harry Potter.  
  • Sa capacité à voler en silence, sa couleur blanche et son cri strident, expliquent le nom de la chouette effraie,  dite aussi Dame Blanche, d’où sa présence dans de nombreuses histoires de fantômes.
  • De façon plus anecdotique,  la double symbolique « oiseau de la sagesse »/ »oiseau à lunettes qui veille tard » en fait le symbole tout trouvé de certains  khagneux (étudiants préparationnaires littéraires) qui la nomment «Vara » (cagneuse, en latin).
  • La chouette est le symbole touristique de la ville de Dijon, elle y est sculptée dans une pierre d’angle de l’Eglise Notre-Dame. Dans la rue de la Chouette, voie piétonne qui longe le côté nord de l’église et le chevet, une pierre de Notre-Dame porte une marque singulière qui a suscité la curiosité de certains historiens de la ville. A l’angle d’un contrefort d’une chapelle de l’église est sculpté un oiseau que les Dijonnais appellent la chouette. Sa signification est toujours inconnue, bien que de nombreuses hypothèses aient été émises à son sujet. Pour certains, la chouette pourrait être une forme de signature laissée là par un architecte ou par un tailleur de pierre. Il ne peut s’agir en tout cas de la signature de l’architecte de l’église, car cette chouette est sculptée sur une chapelle élevée à la fin du XVe ou au début du XVIe siècle, soit plusieurs siècles après la construction de Notre-Dame.

 

LA CHOUETTE, L’OISEAU LUNAIRE dans CHOUETTE ET HIBOU 220px-Aryballos_owl_630_BC_Staatliche_AntikensammlungenLa chouette est très usée à cause de la vénération  superstitieuse qu’elle suscite. En effet, Dijonnais et touristes ont coutume de la caresser, de la main gauche, pour demander que leur souhait soit exaucé. Il n’en subsiste donc aujourd’hui que la forme générale, la plupart des détails de la sculpture ayant depuis longtemps disparu.

Dans la nuit du 5 au 6 janvier 2001, un vandale a porté à la chouette plusieurs coups de marteau. Cette dégradation suscita l’émotion des Dijonnais. Plutôt que de laisser la chouette en l’état ou de remplacer le bloc de pierre sur lequel elle était sculptée, il fut décidé d’en réparer les cassures. Un moulage de la chouette avait été réalisé en 1988 par un statuaire mouleur du Louvre. Il servit de modèle à la réparation, qui consista à incruster des fragments de pierre, ensuite patinés. Ce travail s’accomplit fin janvier et début février 2001. Depuis cet incident, un système de vidéosurveillance a été mis en place afin de prévenir toute récidive. La chouette restaurée a été inaugurée officiellement le 12 mai 2001.

Ces péripéties n’ont fait qu’accroître la popularité de cette sculpture à Dijon. L’Office de tourisme l’a choisi en 2001 comme symbole de fléchage pour le Parcours de la Chouette, circuit touristique piéton qui fait le tour du centre historique avec un balisage devant les principaux monuments. 

Machin chouette est une expression familière qui désigne une personne dont on ne connaît pas, ou plus, le nom. C’est aussi le titre d’une pièce de théâtre de Marcel Achard, créée au Théâtre Antoine en 1964.

  • Au Japon, les chouettes sont des symboles positifs ou négatifs en fonction de leur espèce. Les chouettes effraies sont démoniaques alors que les chouettes hulottes sont des messagères des Dieux. 

Bibliographie : Dictionnaire des Symboles de Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Editions Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins

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La Symbolique de la chouette

Posté par othoharmonie le 17 février 2015

La symbolique de la chouette est multiple, et a beaucoup varié :

290px-Aegolius-funereus-001La chouette chevêche est le symbole de la sagesse dans le monde antique. Elle est liée à la déesse grecque Athéna, à laquelle Homère attache déjà l’épithète de glaukopis (« aux-yeux-de-chevêche »), peut-être pour sa perspicacité dans les ténèbres (de la nuit pour l’oiseau et de l’ignorance pour la déesse). Déesse des Arts et de la sagesse, de la guerre défensive et de l’activité intelligente, elle prête son symbole ailé à la ville d’Athènes, qui frappe monnaie à l’effigie de l’animal qui se retrouve actuellement sur la pièce grecque de un euro. Dans de nombreuses institutions (écoles, universités), la chouette fait partie des armes héraldiques.

Dans le monde romain, les termes striga (sorcière) et strix (chouette/stryge) sont utilisés en parallèle. On accuse les oiseaux nocturnes de boire le sang des enfants pendant la nuit (d’où le mythe des stryges). Les Romains empruntent aux Grecs leur vision des chouettes. Ils y voient aussi un symbole de mort, car elles volent de nuit et nichent en des lieux difficiles d’accès. Voir une chouette de jour devient alors un mauvais présage.

Au Moyen Âge, elle est associée à la rouerie et à la tromperie : elle profite de la nuit pour chasser, moment où ses proies sont souvent « aveugles » tandis qu’elle voit clair. On la cloue donc devant sa porte pour conjurer le mauvais sort.

Dans l’armée française, elle est le symbole de la Brigade de Renseignement. L’ANAJ-IHEDN édite également une revue baptisé « La Chouette » en référence à Athéna.

Pour les Roumains, le cri de la chouette annonce le décès proche de quelqu’un vivant dans le voisinage. Cette croyance se retrouve dans certaines régions françaises mais ici associée au décès d’un être proche au niveau familial.

Son caractère nocturne lui vaut aussi une connotation démoniaque : elle se retrouve être l’animal de compagnie des sorcières (voir les familiers dans Harry Potter).

Sa capacité à voler en silence, sa couleur blanche et son cri strident, expliquent le nom de la chouette effraie (dite aussi Dame Blanche), et sa présence dans de nombreuses histoires de fantômes.

De façon plus anecdotique, la double symbolique « oiseau de la sagesse »/« oiseau à lunettes qui veille tard » en fait le symbole tout trouvé de certains khagneux (préparationnaires littéraires) qui la nomment Vara(cagneuse, en latin).

De façon encore plus anecdotique, l’expression idiomatique « c’est chouette », quoiqu’un peu moins en vogue de nos jours, reste une expression courante pour exprimer un état de liesse ou de ravissement spontané. Cette expression peut aussi faire référence à la devise d’A.G.

Au Japon, les chouettes sont des symboles positifs ou négatifs en fonction de leur espèce. Les chouettes effraies sont démoniaques alors que les chouettes hulottes sont des messagères des dieux.

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LA CHOUETTE HULOTTE

Posté par othoharmonie le 10 février 2015

 

220px-Strix_aluco_alucoUne mauvaise réputation

Habile à pourchasser la vermine, comme les rats et souris qui provoquent des dégâts dans les stocks de grains, elle est l’amie des fermiers.

Pourtant, la chouette hulotte n’a pas bonne réputation et l’imaginaire collectif la classe dans les oiseaux de malheur !

Sans doute, ses hululements étranges qui résonnent dans la nuit, alors qu’on ne la voit pas, en sont-ils pour quelque chose. Ou encore l’apparition de sa silhouette fantomatique, lorsqu’elle est soudainement prise dans les phares d’une voiture.

Et cette sombre réputation ne date pas d’hier : pour les romains, entendre son cri annonçait une mort imminante. Dans le folklore arabe, la chouette hulotte est l’incarnation des esprits des défunts non vengés. Sa présence dans les ruines et les cimetières n’aide pas non plus à renommée : mais quoi de plus normal pour une amatrice de rongeurs de les guetter là où ils sont nombreux ?!

La chouette hulotte est un oiseau robuste, qui mesure généralement entre 37 et 43 cm de longueur avec une envergure de 81 à 96 cm. Comme les espèces de son genre Strix et à la différence des grand-ducs, par exemple, elle ne possède pas d’aigrettes et le disque facial entourant les yeux brun foncé est généralement assez plat. L’animal est sujet aupolymorphisme et a deux formes qui diffèrent par leur couleur du plumage cryptique : l’une a le haut de corps roux et brun et l’autre brun grisâtre, bien que des couleurs intermédiaires puissent également se rencontrer. Les parties inférieures des deux morphotypes sont blanchâtres et taché de brun. Selon la théorie de l’évolution, un des plumages doit assurer un meilleur camouflage et imposer un seul morphotype. Or en fonction des générations, ce n’est pas le même morphotype qui domine alors que leur valeur sélective semble bien différente, ce phénomène est connu sous le principe du pierre-feuille-ciseaux selon la théorie des jeux évolutionnistes .

Cette espèce présente un dimorphisme sexuel, la femelle étant plus grande que le mâle d’environ 5 %, et plus lourde de 25 %.

Avec une hauteur plus importante et de longues phases planées, le vol de la chouette hulotte est produit avec moins de battements d’ailes que les autres espèces de chouettes eurasiennes. Le vol de la chouette hulotte est assez lourd et lent, particulièrement lors des premiers battements d’ailes de son envol. Comme chez la plupart des chouettes, le vol est rendu silencieux par ses plumes soyeuses et par une bordure de barbules fines placées sur le bord d’attaque des rémiges primaires les plus externes. Sa taille, sa forme trapue et ses ailes larges la distinguent des autres chouettes trouvées dans son aire de répartition. La chouette lapone, les différents grand-ducs et la chouette de l’Oural sont de forme semblable, mais beaucoup plus grands.

Les yeux de la chouette hulotte sont placés à l’avant de la tête et leurs champs de vision se chevauchent de 50 à 70 %, lui conférant ainsi une meilleure vision binoculaire que les rapaces diurnes chez qui ce chevauchement ne dépasse pas 30 à 50 %. La rétine de la chouette hulotte a quelque 56 000 bâtonnets sensibles à la lumière par millimètre carré, et bien que l’hypothèse selon laquelle l’animal pourrait voir dans la partie infrarouge du spectre électromagnétique ait été rejetée, on entend encore souvent dire que la chouette hulotte a une vue supérieure de 10 à 100 fois celle des humains dans des conditions de faible éclairage. Toutefois, la base expérimentale de cette affirmation est probablement inexacte par au moins un facteur de 10. L’acuité visuelle réelle de la chouette n’est en fait que légèrement supérieure à celle de l’homme, et sa sensibilité accrue est due à des facteurs optiques plutôt qu’à une plus grande sensibilité rétinienne. En fin de compte, les humains et les chouettes ont atteint la limite de la résolution rétinienne chez les vertébrés terrestres.

Les adaptations à la vision de nuit incluent une grande taille de l’œil, sa forme tubulaire, un grand nombre de bâtonnets groupés dans la rétine, et une absence de cônes, puisque lesbâtonnets ont une sensibilité supérieure à la lumière. Ces bâtonnets ne contiennent que peu de gouttelettes lipidiques, dont la présence réduirait l’intensité lumineuse. À la différence des rapaces diurnes, les chouettes ont normalement une seule fovéa, ce qui est peu développé, sauf chez les chasseurs diurnes, comme le hibou des marais.

Son ventre est pâle avec des stries sombres, et les parties supérieures du corps sont brunes ou grises. Plusieurs des onze sous-espèces reconnues ont les deux variantes. Le nid est généralement dans un trou dans l’écorce d’un arbre et il permet de protéger les œufs et les jeunes contre les prédateurs potentiels. Cette chouette ne migre pas et attache beaucoup d’importance à son territoire. Beaucoup de jeunes oiseaux meurent de faim s’ils ne peuvent pas trouver un territoire libre une fois la protection parentale finie.

220px-Strix_aluco_3youngCe rapace chasse principalement les rongeurs pendant la nuit, généralement en fondant sur sa proie depuis une hauteur et l’avalant entièrement, rejetant ensuite des pelotes de réjection. Sa vision et son audition couplées à un vol silencieux l’aident dans sa chasse nocturne. Cependant, contrairement à une croyance populaire, sa rétine n’est pas plus sensible que celle d’un humain et c’est plutôt ses oreilles placées de façon asymétrique qui sont essentielles à sa chasse car elles lui donnent une excellente audition directionnelle. La chouette hulotte est capable de capturer des chouettes plus petites, mais est elle-même vulnérable aux grands-ducs de plus grande taille ou à l’autour des palombes. Les renards roux sont une cause importante de mortalité chez les jeunes fraîchement sortis du nid.

La Chouette hulotte (Strix aluco) ou Chat-huant est une espèce d’oiseau de la famille des Strigidae. Ce rapace nocturne est très répandu en Eurasie, notamment en Europe.

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