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La chauve-souris meilleure amie de l’homme

Posté par othoharmonie le 15 octobre 2016

 

Curieux ! L’espèce est réputée la plus détestée au monde. Le point sur un phénomène insolite au sein de la biodiversité.

En occident, la chauve-souris est souvent considérée comme vampire, fantôme ou esprit errant. On s’effraie de son vol en rase motte, on craint pour ses cheveux, et l’on s’inquiète de voir ces Dracula miniatures envahir nos maisons de campagne. Pourtant, symbole de longévité en Chine, synonyme de chance en Pologne, sacrée en Angleterre et en Australie, elle aiderait à lutter contre les ravages des insectes, serait l’alliée de l’agriculture biologique et l’amie de la biodiversité. Mauvaise réputation ? Réalité ? Qu’en est-il de la chauve-souris aujourd’hui ?

chauve souris amie de l'homme

L’image catastrophique de l’animal viendrait d’un amalgame courant avec le vampire. Or des 1100 espèces de chauves-souris qui peuplent la terre, 3 seulement aiment le sang. Précisons tout de suite que les 38 espèces européennes sont exclusivement insectivores et que les 3 espèces qui ternissent la réputation du mammifère vivent en Amérique du Sud. Elles sont minuscules, leur morsure concerne exclusivement les animaux des basses-cours et l’homme n’a rien a craindre de la chauve-souris. Au contraire. La médecine lui porte grand intérêt. En effet, les substances anticoagulantes de la chauve-souris hématophage sont utilisées pour lutter contre l’hémophilie. La texture particulière de leurs ailes aide à constater en temps réel l’effet de médicaments et la thermorégulation dont elles font preuve sous hibernation est très sérieusement étudiée pour des applications anesthésiques. D’un point de vue éthologique, des chercheurs de l’Université du Texas étudient leurs moyens de communication. Ils espèrent démontrer l’existence d’un langage primitif chez les chauves-souris, identique à celui des hommes. Une première dans le règne animal. Les clics et les bourdonnements émis auraient une signification, en les changeant de place ou en les mélangeant, cela signifierait autre chose. Une sorte de grammaire. Des neurologues ont depuis rejoint l’équipe des chercheurs.

Payer pour les exterminer plutôt que de les sauver

Pour admirer les qualités de la chauve-souris à l’état naturel, encore faut-il ne pas s’effrayer de son aspect. Merlin Tuttle, américain spécialiste mondial des chiroptères se souvient : « En 1978, National Geographic me demanda d’écrire un chapitre consacré aux chauves-souris dans le livre Les animaux sauvages d’Amérique. Les photos sélectionnées pour représenter les différentes espèces étaient affreuses. Des monstres ! Je leur ai dit : si vous deviez montrer un renard ou n’importe quel autre animal, vous ne choisiriez pas ces photos. Et ils étaient d’accord ! ». Depuis Merlin Tuttle a créé Bat Conservation International* (BCI), une fondation pour venir en aide au seul mammifère capable de voler. « En étudiant les chauves-souris à l’université, j’ai réalisé combien elles étaient menacées. J’ai alors choisi de mettre ma carrière scientifique entre parenthèse pour me consacrer totalement à leur protection. Tout le monde m’a pris pour un fou : un des dix plus grands spécialistes des chauves-souris interrompait sa carrière pour tenter de sauver l’espèce la plus détestée au monde ! Je ne pense pas que l’on puisse dire qu’une seule espèce est plus importante que les autres. Mais les programmes supposés œuvrer pour sauver la vie sauvage font rarement attention au rôle central des chauves-souris. Elles sont si impopulaires que l’opinion publique les a classées au rang des blattes et des animaux nuisibles. Lorsque j’ai fondé BCI, la plupart des gens aurait préféré payer pour exterminer les chauves-souris plutôt que de les sauver. Aujourd’hui c’est un peu moins dur qu’avant, mais c’est toujours un vrai challenge de protéger une espèce que les gens craignent depuis des siècles. Pourtant, quel que soit l’endroit sur cette planète, nous bénéficions tous de l’aide des chauves-souris. Il y a quelques années, je voulais étudier les chauves-souris du Tennessee et j’ai contacté un fermier qui possédait une grotte. Il m’a dit : tuez-en autant que vous le pourrez, elles sentent mauvais et me donnent une détestable réputation. Au lieu de lui dire que cet animal était en danger d’extinction et que je n’en tuerai pas, je suis descendu dans la grotte. Au sol, j’ai découvert des milliers d’ailes de doryphores, des insectes mangeurs de patates. J’en ai pris une poignée car j’avais vu des champs de pommes de terre à proximité et je suis sorti. Je lui montré ce que contenait ma main et très naïvement, je lui ai demandé : ça m’intéresse de savoir ce que ces chauves-souris mangent, vous savez ce que c’est ? Il a écarquillé les yeux et a dit : mais ce sont des doryphores ! Combien elles en mangent ? À peu près 30 kilos d’insectes en une nuit, pas seulement des doryphores, des moustiques, des mites… C’est tout ce que je lui ai dit. Plus tard, lorsque je suis revenu, il avait décidé que chacune de ses chauves-souris valait dans les 5 dollars et vous vous faisiez expulser à coup de fusil si vous dérangiez une seule d’entre elles ! »

chez francesca

200 tonnes d’insectes ingérés en une nuit

Je rejoins Merlin Tuttle à Bracken cave pour constater les qualités insectivores des chauves-souris. Au Texas, à 120 Km d’Austin, se trouve cette grotte très particulière, propriété de la fondation BCI. Tous les soirs, à la tombée de la nuit, 20 millions de chauves-souris mexicaines à longue queue s’envolent du site. C’est la plus forte concentration de mammifères au monde. Elles font disparaître 200 tonnes d’insectes en une nuit. Pour filmer la scène, je m’introduis dans la grotte. Je dois préciser que mes cheveux sont très longs et pas une chauve-souris ne me touchera. Une méchante rumeur vient de voler en éclat. Les milliers de chauves-souris partent à l’assaut des insectes en un ouragan vertigineux. Pas de battement d’ailes mais un vrombissement mystérieux qui donne la sensation que le groupe n’est plus qu’un organisme unique. Quel sentiment merveilleux de savoir que cette formation serrée nous débarrasse des fléaux imputables aux insectes. Moustiques, mites, criquets, sauterelles ou coléoptères… Sans les chauves-souris nous serions submergés en quelques jours.

Chauves-souris et agriculture biologique

Ces insectes attaquent les cultures, gâtent les fruits, dévastent les champs. Un constat bien connu des agriculteurs. Certains font confiance au « tout chimique », d’autres, prônant le bio, se tournent vers la chauve-souris. Et pour ceux qui n’ont ni grotte, ni mine pour accueillir le mammifère, BCI a fabriqué des « bat house », petites maisons conçues pour abriter les colonies. Frank Bibin est l’un de ces agriculteurs. Il habite en Georgie, aux Etats-Unis. « L’idée d’attirer les chauves-souris nous est venue en lisant une brochure éditée par Merlin Tuttle. Il expliquait qu’elles étaient le moyen d’éradiquer les insectes nuisibles. On a trouvé que c’était une bonne idée dans la mesure où l’on avait décidé de passer à l’agriculture biologique. Nous avons construit notre première maison pour chauves-souris en 1998 et nous avons attendu 18 mois pour que 25 d’entre elles s’y installent. À la fin de l’année, elles étaient 125. Alors nous avons construit une deuxième « bat house » et une nouvelle colonie est arrivée en 30 jours seulement. Notre population de chauves-souris fluctue aujourd’hui entre 3500 et 4500 spécimens. Elles ont considérablement réduit le nombre d’insectes nuisibles au point que nous n’utilisons plus du tout d’insecticide. D’autre part, le guano, ces déjections récupérées au pied des « bat house », nous sert de fertilisant naturel ». Autre exemple, en Floride. L’université de Gainesville était envahie par les moustiques. En septembre 1991, la ville entreprit de construire une « bat house » géante. Au printemps, 18 mâles s’installèrent, puis 300 autres. Trois ans plus tard, 1000 femelles séduites, colonisèrent à leur tour « l’établissement ». En mai 1998, on comptait 70.000 chiroptères qui consommaient chaque nuit quelques 60 millions d’insectes nuisibles. La population de chauve-souris attira des prédateurs, hiboux et faucons, favorisant l’émergence d’une nouvelle biodiversité. L’expérience, très positive, fut reconduite non loin de là, du côté du lac Alice.

En France aussi

Les Français s’intéressent depuis peu à ses gîtes artificiels pour chauves-souris. Le groupe de chiroptères de Midi-Pyrénées* lance régulièrement des campagnes de sensibilisation auprès des particuliers et des agriculteurs et propose des plans de construction de « bat house ». En Ariège, la fédération Rénova* travaille pour la réhabilitation du patrimoine fruitier et s’engage pour la protection du mammifère. « Les chauves-souris mangent la carpocapse, un papillon nocturne qui pond dans les pommes. Notre but est de sauvegarder les variétés fruitières locales qui font la richesse de notre terroir et de préserver la biodiversité ». À l’heure où l’on observe une prolifération des insectes tropicaux et un élargissement de leur territoire dû au réchauffement climatique, il serait temps d’encourager ces initiatives et de réagir.

Haro sur le Chikungunya !

Et pourtant. Alors que le développement durable est dans toutes les bouches, les autorités françaises ont dispersé des quantités impressionnantes d’insecticides à la Réunion pour contrer le Chikungunya au lieu d’inciter au repeuplement de l’île en chauves-souris. La nocivité des produits chimiques a fait disparaître quantité d’insectes, pollinisateurs compris, et par effet rebond, les dernières chauves-souris. Il est probable que le Chikungunya reviendra, porté par des moustiques résistants aux insecticides, obligeant une surenchère de produits chimiques. Le combat contre ce fléau viral ne fait que commencer. Cet été, pour la première fois dans le sud de la France à Nîmes, deux personnes ont déclaré le Chikungunya. N’oublions pas que la pipistrelle, chauve-souris commune de nos campagnes avale 600 moustiques à l’heure. Alors avis à ceux qui possèdent un jardin, n’abattez pas systématiquement vos arbres morts, ils sont des nichoirs naturels. Et si d’aventure une chauve-souris vole en rase motte près de votre tête, réjouissez-vous. Elle vient probablement de vous protéger de piqûres.

chauvesouris

70% des fruits tropicaux disparaîtraient

Les chauves-souris pollinisatrices apportent elles aussi leur lot de bénéfices. Si abeilles et bourdons sont indispensables à la pollinisation des végétaux sous climats tempérés, il en est autrement dans les pays tropicaux ou désertiques. En Afrique, Amérique du Sud ou Indonésie, la température impose aux fleurs de ne s’ouvrir que la nuit pour éviter une dessiccation par évaporation. Ces végétaux sont donc tributaires des chauves-souris nocturnes pour survivre et se reproduire. Les cactus, petits écosystèmes offrant ombre et humidité dans les déserts et baobabs, véritables arbres de vie, doivent leur pérennité aux chauves-souris. Une très grande variété de végétaux, plantes et arbres dépendent d’elles pour leur survie. Bananes, dattes, mangues… 70% des fruits tropicaux disparaîtraient de nos assiettes sans les chiroptères pollinisateurs. Quant aux frugivores, elles sont les alliées de la reforestation. Elles digèrent les fruits en 15 minutes seulement et dispersent les graines en déféquant en vol, alors que les oiseaux libèrent leurs excréments au repos sur une branche d’arbre déjà existant. D’autre part, les chauves-souris, à l’inverse des singes et des volatiles, aiment les espaces découverts et n’hésitent pas à coloniser les sites abandonnés par l’homme. Usines désaffectées et ruines oubliées abritent différentes colonies qui contribuent activement au reboisement.

Une vie entre parenthèse

Les qualités de la chauve-souris, pourtant manifestes, sont mal connues du grand public. Peu de personnes se soucient de leur disparition et des conséquences. Des 38 espèces européennes, 19 vivent une situation critique en France. Des 44 espèces américaines, un peu plus de la moitié sont en grand danger d’extinction. Menacée par la pollution et les insecticides à spectre large qui provoquent la raréfaction de la faune entomologique, elles sont également chassée ou dérangées dans leur sommeil. Durant l’hibernation, la chauve-souris réduit son rythme cardiaque à une pulsation toutes les trois minutes et sa température corporelle est de quelques degrés. L’énergie accumulée du printemps à l’automne doit lui permettre de tenir les 150 jours que dure l’hibernation. Si une intrusion humaine l’oblige à se réveiller, l’énergie consommée lors de ce réveil forcé provoquera sa mort et celle de toute la colonie ainsi dérangée. Et pourtant, à l’état naturel, les chiroptères comptent peu de prédateurs. Chouettes, hiboux et faucons dans les airs, parasites (tiques et puces) dans les grottes, serpents et chats lorsqu’elles nichent dans les arbres… la nature, habile dans la distribution des rôles au sein de la chaîne alimentaire avait décidé qu’avec un seul petit par an, la chauve-souris ne méritait pas d’être sévèrement chassée. C’était sans compter avec la disparition des sites sauvages, l’assèchement des zones humides, la pollution des sols, et la généralisation des monocultures. L’abatage systématique des arbres morts, la perte d’accès aux combles et toitures, ces sites de reproduction, accentuent la tendance. Elles sont même mangées par l’homme en Afrique et en Indonésie !

Ô rage, ô désespoir

Pour finir, la chauve-souris est l’objet d’une campagne de dénigrement sans précédent : On l’accuse de propager la rage. Pourtant, des études menées pendant 12 ans sur 800 chauves-souris par des chercheurs de l’Institut Pasteur et de l’université de Barcelone ont établi que le mammifère volant est contagieux seulement pendant 5 jours, et que dans ce cas, le virus n’affecte pas leur comportement et ne les tue pas. À l’inverse des chats, chiens et renards, la chauve-souris enragée ne mort pas ! Autrement dit, pour contracter la rage en côtoyant les chauves-souris, il faut réussir à en attraper une qui a le virus et l’embêter jusqu’à ce qu’elle vous morde. Le Quotidien du médecin a même précisé le 12 septembre 2005 que le virus de la rage transmis par la chauve-souris aurait une pathogénicité atténuée comparée à celle des autres animaux. En conclusion, la transmissibilité de la rage par la chauve-souris est très faible, les probabilités de l’attraper, minimum et l’argument semble un faux prétexte pour l’éradiquer.

Des villes qui agissent

Heureusement, une prise de conscience est en marche. Lentement. En Europe, la chauve-souris fait désormais l’objet de mesures de protection très encadrées et l’on tente de favoriser sa survie en aménageant les entrées de grottes, de clochers ou encore des ponts sous lesquels sont installées des briques creuses. On doit l’action de préservation la plus impressionnante à Merlin Tuttle. Au Texas, à la fin des années 80, un million de chauves-souris en quête d’habitat s’installent sous le pont de Congress Avenue Bridge. La population, effrayée, appelle à l’éradication. Tuttle intervient et explique aux médias leur utilité. La public est conquis. Depuis, chaque soir d’été, plusieurs milliers de touristes affluent pour admirer l’envol des chauves-souris. « Elles sont parties prenante de notre économie et génèrent 8 millions de dollars, juste à cause des touristes qu’elles attirent », m’apprend Cynthia Maddox, responsable du tourisme d’Austin. « Aucune autre mégapole ne peut se venter d’avoir plus d’un million de chauves-souris en centre ville » dit-elle fièrement. Avoir réussi à transformer une peur ancestrale en attraction touristique est la plus grande victoire de Merlin Tuttle. Il a si bien démontré leur intérêt que Mark Bloshok, ingénieur des ponts et chaussée aux Texas, s’est spécialisé dans la conception de ponts dont l’infrastructure encourage ces animaux à les coloniser. C’est ainsi que 1,5 millions de chauves-souris ont choisi pour nichoir le nouveau pont de Mac Neal Bridge. Espérons que cet exemple de cohabitation entre l’homme et l’animal fasse des émules. Comme aime à le dire Merlin Tuttle, « la vie sur cette planète ne serait pas la même sans les chauves-souris ».

 

En France : [->http://www.sfepm.org/groupeChiropteres.htm ]

Et [->http://www.ariegenews.com/news/news-2-17-805.html ]

BCI, Merlin Tuttle : [->http://www.batcon.org ]

Le livre (en anglais) : [->http://www.amazon.fr/Bat-House-Builders-Handbook/dp/0963824805 ]

 

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LES NUITS DE LA CHOUETTE

Posté par othoharmonie le 12 mars 2015

 

 

Tous les deux ans, et depuis maintenant plus de dix ans, la LPO et la Fédération des Parcs Naturels Régionaux de France organisent conjointement la Nuit de la Chouette, un événement exceptionnel, pour faire connaître les chouettes et hiboux à un large public et le sensibiliser aux richesses de la nature la nuit.

Comment ? Grâce à des organisateurs relais qui proposent des sorties nocturnes, mais aussi des conférences, des expositions, des ateliers de construction de nichoirs… gratuites et ouvertes à tous !

Le 4 avril 2015 prochain, fêtons tous ensemble la 11e Nuit de la Chouette !

220px-Schneeeulecele4Les rapaces nocturnes

Chevêche d’Athéna (Athene noctua)

26 cm. La chouette aux yeux d’or est encore communément répandue en France. Elle fréquente les vergers extensifs, les bocages, les périphéries des villages, etc. et niche dans les cavités des vieux arbres ou des murs. Symbole de la sagesse dans la Grèce antique, elle est aujourd’hui le symbole de la nature de proximité. La chevêche, dont les effectifs sont en déclin (entre 20 000 et 60 000 couples), est le seul rapace nocturne à bénéficier d’un plan de restauration national.

Chevêchette d’Europe (Glaucidium passerinum)

16 cm. La chevêchette est le plus petit rapace de France : elle ne dépasse pas la taille d’un gros merle. Inféodée aux forêts de montagne, la chevêchette n’est présente que dans l’est de la France (Vosges, Jura et Alpes). Peu farouche, mais rare et cantonnée aux grandes forêts d’altitude, il est très difficile de la voir ou de l’entendre. Sa population est estimée à quelques centaines de couples nicheurs.

Chouette hulotte (Strix aluco)

45 cm. Cette grosse chouette, grise ou rousse selon les individus, est le rapace nocturne le plus commun de France avec une fourchette d’effectifs comprise entre 60 000 et 200 000 couples. Elle abonde dans tous les milieux boisés, des grandes forêts aux boisements plus modestes proches des villes. Son hululement, qui hante toutes les ambiances nocturnes au cinéma, peut être facilement entendu tout au long de l’année.

Chouette de Tengmalm (Aegolius funereus)

25 cm. Un peu plus répandue que la chevêchette, elle affectionne les forêts d’épicéa et les boisements mixtes de montagne où elle niche dans les loges des pics noirs. Son chant mystérieux peut être entendu dans les Vosges, le Jura, les Alpes, le Massif central et les Pyrénées (environ 3 000 couples).

Effraie des clochers (Tyto alba)

38 cm. Cette dame blanche si mystérieuse était autrefois clouée aux portes des granges. Elle porte pourtant son coeur sur la figure, disait Brassens. Elle niche dans les granges, clochers et ruines. Elle fait deux nichées par an mais est très sensible aux hivers rigoureux. Des milliers sont chaque année tués sur les routes. Malgré sa relative abondance (environ 20 000 et 60 000 couples), l’effraie est en régression.

Grand-duc d’Europe (Bubo bubo)

72 cm. Le grand-duc, encore absent du quart nord-ouest de la France, recolonise progressivement les massifs rocheux. C’est le plus grand et le plus puissant des rapaces nocturnes d’Europe. Son chant résonne l’hiver dans les falaises des régions accidentées, mais il est très difficile de l’apercevoir. La population, en augmentation, avoisine les 1 600 couples.

Hibou des marais (Asio flammeus)

40 cm. Le hibou des marais ne niche que rarement en France, dans les dernières landes et marécages. Mais chaque année, des centaines de hiboux des marais hivernent dans les milieux ouverts, un peu partout sur le territoire. Durant la période hivernale, il est parfois possible de les voir chasser en pleine journée. Quelques rares couples en période de reproduction et quelques centaines d’hivernants.

Hibou moyen-duc (Asio otus)

38 cm. Présent partout en France, ce hibou discret est relativement commun dans les paysages de bocages, les boisements épars. Il emprunte les anciens nids de corvidés, souvent dans les bosquets de conifères. Il est également possible de l’observer dans les grands parcs urbains. L’hiver, le moyen-duc forme des dortoirs de parfois plusieurs dizaines d’individus, qui se regroupent à la tombée de la nuit. La population française est évaluée à 20 000 couples, mais fluctue en fonction des cycles de campagnols.

Petit-duc scops (Otus scops)

21 cm. Le petit-duc est le plus petit des hiboux. Il est aussi le seul rapace nocturne à passer l’hiver au sud du Sahara. Essentiellement présent au sud de la Loire, il fréquente les milieux ouverts où abondent les vieux arbres et les insectes dont il se nourrit exclusivement. Son chant est une douce note flûtée et régulière qui retentit dès le mois d’avril, à son retour d’Afrique. Ses effectifs sont estimés à 10 000 couples, essentiellement concentrés sur le pourtour méditerranéen.

Pour mieux connaître les rapaces nocturnes, consultez le Guide des rapaces nocturnes LPO.

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Hedwige la chouette blanche

Posté par othoharmonie le 10 mars 2015

 

 

téléchargement (1)Espèce : grande chouette blanche au plumage de neige.
Son Maître : Harry Potter.
Caractéristiques diverses : a des yeux d’ambre ; Hedwige apprécie beaucoup Harry et est vite jalouse.
Domicile : Eeylops, au Royaume du Hibou, sur le Chemin de Traverse (ES5) ; volière de Poudlard.

PROFIL DÉTAILLÉ

Hedwige fut offerte Harry par Hagrid comme cadeau d’anniversaire le 31 juillet 1991. Hagrid l’acheta sur le Chemin de Traverse, chezEeylops, Au Royaume du Hibou (ES5). Harry lui donna le nom d’une sorcière trouvée dans son livre d’histoire de la Magie (ES6).

Hedwige s’occupait du courrier de Harry : des lettres de et pour Hagrid (ES8), des Dursley (CS12) et même d’Hermione lorsqu’elle était en vacances en France (PA1). C’était une chouette postale très douée :

« Pourtant, quelque soit l’endroit où était parti Dumbledore, Harry était sûr qu’Hedwige serait capable de le retrouver. Sa chouette découvrait toujours le destinataire d’une lettre, même sans adresse. » (CF2)

Hedwige n’était pas une chouette normale. Elle était extrêmement intelligente et montrait son humeur à Harry grâce à des coups de bec affectueux ou des regards pleins de reproche. Elle comprenait lorsqu’on lui parlait :

« Hedwige, dit-il d’un ton lugubre, il faut que tu t’en ailles pendant une semaine. Pars avec Errol. Ron s’occupera de vous. Je vais lui écrire un mot pour lui expliquer. et ne me regarde pas comme ça, ajouta-t-il en voyant l’air de reproche dans les grands yeux couleur d’ambre de la chouette. Je n’y suis pour rien. C’est le seul moyen d’obtenir le droit d’aller à Pré-au-Lard avec Ron et Hermione. » (PA2)

Elle anticipait également les désirs de Harry. Elle voulait s’assurer qu’il reçoive des cadeaux d’anniversaire et se rendit alors jusqu’en France pour trouver Hermione (PA1) et elle se montra au Chaudron Baveur quelque instants après l’arrivée de Harry par le Magicobus, bien qu’il l’ait envoyée chez Ron une semaine plus tôt (PA3).

Même lorsqu’elle n’avait pas de message pour Harry, elle accompagnait le reste des hiboux postaux le matin pour aller lui mordiller l’oreille et avoir un morceau de toast avant de retourner dormir (ES8).

 

Source : http://www.encyclopedie-hp.org/

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CHOUETTE – HIBOUX ET SUPERSTITIONS

Posté par othoharmonie le 7 mars 2015

 

 CHOUETTE HIBOU

 

 

Chouettes, hiboux : légendes, mythes et superstitions :

 

Que de superstitions, que de craintes encore devant ces animaux si utiles. Rapaces nocturnes, solitaires, silencieux volant au-dessus des cimetières, hantant les clochers … de quoi alimenter les croyances populaires lui imputant une relation avec le démoniaque.  En effet l’oiseau de mauvais augure, l’oiseau de malheur, comme on l’appelait, était associé aux sorcières, aux mauvais esprits, à la mort. Autrefois, chouettes et hiboux étaient cloués aux portes des maisons pour conjurer le mauvais sort. Les plumes du Hibou sont utilisées dans les cérémonies rituelles, on dit qu’il est un psychopompe (Conducteur des âmes des morts). Quant à la Chouette effraie au plumage pâle et aux yeux noirs, sa présence est liée aux fantômes et aux apparitions. On l’associe à la Dame blanche dont on lui donne le nom (être surnaturel qui prend généralement la forme d’un spectre. La dame blanche peut se révéler être une sorcière, une fée ou l’annonciatrice d’une mort prochaine.)

Et pourtant la chouette a eu son temps de gloire. Pendant l’antiquité, elle était synonyme de sagesse et d’intelligence. Dans la mythologie gréco-romaine elle était l’animal sacré d’Athena ou Minerva (intelligence, clairvoyance et guerre), la déesse de la Pensée, des Arts, des Sciences et de la Technologie.

La chouette chevêche était un symbole de la richesse et d’abondance. Elle était représentée sur les pièces de monnaies athéniennes.

Le survol, avant la bataille, d’une armée grecque par une chouette était considéré comme un présage de victoire.

 

Quelques croyances populaires liées aux chouettes et hiboux

• Le cri d’une chouette attire les démons, jeter du sel sur le feu vous protègera.

• Son cri par un soir de pleine lune annonce le début de l’agonie d’un malade.

• En plaçant le cœur d’une chouette ou d’un hibou sur la poitrine d’un dormeur, il répondra à toutes vos questions.

• Lorsque les chouettes chantent, c’est signe de beau temps.

• Au pays de Galles, lorsqu’une chouette chante près d’une maison, c’est le signe qu’une jeune fille vient d’y perdre sa virginité.

Qui regarde dans un nid de chouette devient morose et malheureux à vie.

En France le hululement d’une chouette annonce, à une femme enceinte, la naissance d’une fille.

Son chant appelle la mort.

Si l’une d’elles se posait sur le toit d’une maison, il fallait la prendre la tête en bas après lui avoir lié les pattes et ailes pour éloigner le danger.

Toutes ces superstitions sont dues à une méconnaissance de l’animal.

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 A la découverte de ces animaux nocturnes.

Et non la chouette n’est pas la femelle du hibou. Bien que se ressemblant beaucoup, ce sont deux espèces différentes. Tous les deux font partis de la famille desstrigiformes. L’ordre des Strigiformes  comprend deux familles, les Tytonidés (effraies et phodiles) et les Strigidés (chevêches, chevêchettes, chouettes, hiboux, kétoupas, ninoxes, harfang, grands ducs et petits ducs). A part les chevêches et chevêchettes qui parfois sortent le jour, ces rapaces vivent la nuit. Leur morphologie est adaptée à leur vie nocturne : une audition très sensible (ce sont les oiseaux qui ont l’ouïe la mieux développée ; ils sont capables de capturer leur proie sans même se servir de leurs yeux. Les trous auditifs sont cachés derrière les disques faciaux presque au niveau des yeux), une excellente vue(placés sur le devant de la tête, les yeux sont ronds, gros et presque immobiles, l’oiseau compense ce défaut par des tours de tête de ¾), des ailes larges avec les premières rémiges frangées avec une structure de plumes permettant un vol silencieux.

On différencie le hibou de la chouette par la présence de ces drôles de plumes de chaque côté de la tête que l’on appelle des aigrettes et qui n’ont rien à voir avec le système auditif alors que la chouette a la tête toute ronde.

Les rapaces nocturnes chassent des petits mammifères, principalement des rongeurs, mais aussi des insectes, des serpents, des oiseaux. Lorsque les proies sont petites, chouettes et hiboux les avalent entières sinon ils les dépècent. Les sucs digestifs dissolvent les chairs. Tout le reste qui n’est pas digestible (poils, os, plumes) seront rejetés par le bec sous forme de petites boules : les pelotes de réjection. La forme et la taille des pelotes permettent de savoir l’espèce du rapace qui l’a recraché. Il est facile de connaître le menu de l’oiseau en disséquant ces pelotes.

Les couples s’arrogent aussi un territoire de chasse relativement étendu pour se nourrir et se tiennent parfois très éloignés les uns des autres. Le plus souvent, on ne trouve qu’une seule paire de chouettes ou de hiboux pour plusieurs kilomètres carrés.

Les strigiformes ont une particularité : contrairement aux autres oiseaux qui pondent et couvent tous leurs œufs en même temps, nos hiboux et chouettes, eux, couvent pour que les oisillons éclosent les uns après les autres. Il y a donc dans une même nichée, des petits de taille et d’âge différents. Selon les recherches, c’est un moyen de lutte contre les parasites. Le plus jeune de la nichée les attirent à lui, protégeant du même coup le reste de la famille. 

 

http://www.dailymotion.com/video/x118nxf 

Menaces sur la population :

Décimés par les pesticides destinés à empoisonner les rongeurs, les lignes de haute tension, les voitures sont les principales causes de la mortalité de ces oiseaux.

L’extension des villes et zones de construction, la politique forestières qui veut qu’il faille couper tout arbre mort, le remembrement des terres agricoles qui a entraîné l’arrachage des haies,  empêchent la nidification et de fait la reproduction.

Les spécimens de la plupart des espèces se font de plus en plus rares.

Depuis quelques années, les paysans ont compris l’utilité des chouettes et hiboux, qui avec le chat sont les principaux prédateurs des campagnols,  et œuvrent pour leur offrir une chance de survie. Rare sont ceux qui n’installent pas des nichoirs sur ses terres. Mais il y a encore bien du chemin à faire en ce sens. Hélas, nous ne reviendrons plus en arrière mais nous pouvons sauver les quelques couples qui restent encore dans nos régions.

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MYTHES ET LEGENDES autour du hibou et la chouette

Posté par othoharmonie le 25 février 2015

 

 

220px-Bubo_bubo_juvenilesLes chouettes et hiboux sont sujets à de nombreuses légendes et symboles mythologiques ; tout d’abord chez les grecs, la chouette est le symbole de la sagesse. Elle était l’animal favori d’Athéna car les grecs pensaient que c’est une lumière interne qui lui permettait de voir la nuit. 

On peut encore voir la chouette d’Athéna sur la pièce grecque de 1 euro. Chez les indiens d’Amérique du nord, les hiboux étaient respectés en tant qu’accompagnateurs des âmes qui passaient dans l’au-delà. Les Cherokees demandaient conseil aux hiboux en cas de malheur. 

Les hiboux en Europe sont considérés comme des animaux de compagnie depuis que J.K Rowling en a fait un animal sympathique à travers Hedwidge, le Harfang des neiges qui accompagne Harry Potter. 

Chez les romains, on accuse les oiseaux nocturnes de boire le sang des enfants pendant la nuit. Les cris du hibou présageaient une mort prochaine tout comme au moyen âge où ils sont également associés à la sorcellerie et à la magie noire, messagers de Satan. Ainsi pour éloigner le mauvais sort, les gens avaient pour habitudes de clouer vivante une chouette avec les ailes écartées contre la porte des grandes familles.

Les croyances populaires ont fait de la chouette un animal dit : « de mauvaise augure… », un  »oiseau de malheur… ».
Au Moyen Age, elle était associée aux sorcières et autres mauvais esprits. D’autres la considéraient comme le symbole de la misère et de la mort.

Malgré tout, la chouette n’a pas toujours été détestée. Dans les civilisations antiques, commel’Egypte, la chouette représentait la lettre « m ».

 À Babylone, on représentait les pieds de la déesse Lilith par les pattes de ce volatile.

Dans la civilisation romaine, rencontrer une chouette était un mauvais présage.

 Dans la mythologie grecque, la chouette était l’animal sacré de la déesse Athéna et elle symbolisait la sagesse et l’intelligence.

 Les « bonnes » superstitions :
~ Quand les chouettes chantent c’est signe de beau temps.

Les « mauvaises » superstitions :
~ Son cri à la pleine lune annonce l’agonie d’un malade.
~ Qui regarde dans un nid de chouette devient morose et malheureux à vie.
~ Au Pays de Galles, le hululement de la chouette annonce qu’une jeune fille vient de perdre sa virginité.
~ En France le hululement d’une chouette annonce, à une femme enceinte, la naissance d’une fille .
~ Son chant appelle la mort.

Pour éloigner le mauvais sort que les chouettes traînaient avec elles, les hommes inventèrent divers rites ou rituels pour faire fuir le malheur qui suivait les chouettes :


~ Si l’une d’elles se posait sur le toit d’une maison, il fallait la prendre la tête en bas après lui avoir lié les pattes et ailes pour éloigner le danger.
~
 Quand on entend son cri il faut jeter du sel sur le feu ( le sel, d’après certains rites de « magie noire », est censé éloigner le malheur et les mauvais esprits que véhicule la chouette).

~ Si l’on place le coeur et le pied droit d’une chouette sur un dormeur, celui-ci dit tout ce que l’on veut lui entendre dire.

 

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Pourquoi HIBOU

Posté par othoharmonie le 24 février 2015

 

Bubo_bubo_1_(Martin_Mecnarowski)Nom donné à tous les rapaces nocturnes (strigidés) dont la tête porte des aigrettes de plumes, par opposition avec les chouettes, qui en sont dépourvues.

Origine du nom « HIBOU » : Corvec, Le Corvec

Nom breton qui signifie hibou (korveg). Il s’agit donc d’un sobriquet métaphorique, difficile à interpréter (il faudrait savoir ce qu’évoquait le hibou dans l’esprit des gens au moyen âge).

Il existe une soixantaine d’espèces de hiboux, la plupart nocturnes, sédentaires. Grands consommateurs de rongeurs, la plupart sont de bons auxiliaires de l’agriculture. On trouve en France, outre le hibou brachyote, trois espèces différant notamment par la taille et appelées petit duc, moyen duc et grand-duc. En Europe, il a longtemps été pourchassé comme gibier et/ou comme oiseau de malheur ou parce qu’on croyait se protéger en le clouant sur les portes de granges, avant qu’on ne s’aperçoive de sa grande utilité écologique et agronomique et qu’il soit protégé par la loi.

Les causes de sa disparition sont le recul, la dégradation ou la fragmentation écologique de son habitat, les tirs illégaux de chasseurs , les pesticides agricoles, les poisons utilisés contre les rongeurs (bromadiolone notamment), les accidents dus aux véhicules et la pollution lumineuse, car il est très sensible à l’éblouissement des phares de voitures. On note aussi une mortalité importante due aux collisions contre les câbles électriques aériens et les fils de fer. Les poisons utilisés pour détruire ses proies, les pesticides, s’accumulent dans son organisme et peuvent entraîner sa mort.

La France, au début du XXIe siècle, connaît une « expansion accélérée des populations de grand-duc ». On l’appelle Eagle Owl en anglais.

Les chouettes et les hiboux désignent différentes sortes de rapaces nocturnes qui sont souvent confondues.

Malgré les ressemblances frappantes, il faut savoir qu’il ne s’agit en aucun cas des mêmes espèces, les chouettes ne sont donc pas les femelles des hiboux.

La différence entre ces deux groupes d’oiseaux n’est pas scientifique, elle repose uniquement sur la présence visuelle « d’aigrettes » : des petites plumes en formes de cornes que seuls les hiboux possèdent.

(Source : intra-science.com)

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La chouette et l’homme

Posté par othoharmonie le 24 février 2015

 

 

290px-Pel's_CroppedAvec ses hululements nocturnes, ses vols feutrés et ses regards fixes, la chouette a toujours beaucoup inquiété l’homme, qui l’a étroitement associée à la mort et, en conséquence, largement persécutée.

D’une manière générale, les rapaces nocturnes ont été considérés plutôt de manière négative, d’une part à cause de leur mode de vie nocturne et, d’autre part, à cause de leur voix, qui peut paraître inquiétante. En Égypte, le hibou était associé à la nuit et à la mort. On le retrouve aussi en bonne place dans l’écriture hiéroglyphique, où son image aurait comme correspondance phonétique la lettre « m ».

C’est également à la mort qu’était lié le hibou dans la mythologie grecque, puisqu’il était le messager d’Atropos, celle des trois Moires chargée de couper le fil du destin de chaque homme.

Dans la Chine antique, où il occupait une place prépondérante, le hibou était redouté, et l’on craignait souvent son influence néfaste. En revanche, pour les Amérindiens des grandes plaines, il était parfois une entité protectrice œuvrant pendant la nuit. Par rapport au hibou, la chouette n’est guère mieux lotie !

Considérée par les Aztèques comme l’animal symbolisant le dieu des Enfers, elle incarne souvent la mort, tant en Asie que dans le Nouveau Monde, et elle est représentée comme étant la gardienne des sépultures. Sa seule représentation positive est celle qui, dans la mythologie grecque, fait d’elle l’oiseau de la déesse Athéna, le symbole de la sagesse et de la clairvoyance.

Les rapaces nocturnes comptent dans leurs rangs quelques espèces commensales de l’homme, c’est-à-dire adaptées à la vie auprès de celui-ci.

En Europe comme en Amérique du Nord, la chouette effraie niche plus souvent dans des granges, des monuments, des greniers ou des ruines que dans des trous d’arbres ou des cavités rocheuses. Toujours en Europe, la petite chouette chevêche s’installe auprès des fermes, dans des trous de murs, ou dans des vergers composés de vieux arbres pourvus de cavités. Ces espèces tirent un immense profit de la pose de nichoirs artificiels. Dans bien des régions, cette aide à la nidification compense la disparition de sites naturels, notamment celle des arbres creux. Malheureusement, ces sites disparaissent aussi : raréfaction des granges, travaux de fermeture des greniers et des clochers, etc.

Outre la déforestation et la disparition des cavités naturelles, les périls affectant les chouettes et les hiboux ne sont que trop nombreux. Certains de ces périls sont liés au mode de vie nocturne de la plupart de ces oiseaux, d’autres sont en relation avec leur position de prédateurs. C’est ainsi que la circulation automobile fait de véritables ravages. Des études ont montré que ce sont, parmi les oiseaux, les rapaces qui paient le plus lourd tribut à la circulation routière et, parmi eux, la chouette effraie, dont les habitudes de vol (entre 1,5 et 3 m du sol) la rendent particulièrement vulnérable aux collisions avec les véhicules. En France, ces dernières représentent 50 % de la mortalité de l’espèce, et il a été estimé qu’en moyenne une effraie meurt chaque année par kilomètre d’autoroute.

Les heurts avec les câbles électriques sont également meurtriers. Dans le midi de la France, par exemple, ceux-ci causent chaque année la disparition de plusieurs grands ducs, une espèce rare et menacée. Entre les années 1950 et 1980, les rapaces, tant diurnes que nocturnes, ont eu à supporter les effets désastreux de l’utilisation des pesticides organochlorés, dont le DDT. Concentrés au long de la chaîne alimentaire, ces produits toxiques aboutissaient aux prédateurs, empoisonnés par leurs proies. On a ainsi constaté une baisse de la fécondité des espèces concernées et une chute parfois inquiétante des effectifs. Avec l’arrêt de l’utilisation des substances incriminées, la situation s’est améliorée et l’on observe une tendance au retour à la normale.

Un autre point positif est la protection légale dont chouettes et hiboux bénéficient depuis plusieurs décennies. Celle-ci a permis, dans plusieurs pays européens, la disparition des chouettes clouées aux portes des granges et la mise à l’index d’un type de piège meurtrier : le « piège à poteau ». À lui seul, cet appareil à mâchoires d’acier, tirant parti de l’habitude qu’ont les oiseaux chasseurs de se poster à l’affût sur les poteaux de clôture, causait chaque année la perte de milliers de rapaces nocturnes et de dizaines de milliers d’oiseaux de proie diurnes. Malheureusement, les chouettes et les hiboux souffrent de la déforestation, qui réduit leur habitat et diminuent les sites de nidification potentiels.

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LES ŒUFS DE CHOUETTE

Posté par othoharmonie le 11 février 2015

 

 

220px-Strix_uralensis-eggLa Chouette de l’Oural, par exemple, installe son nid dans des cavités d’arbre spacieuces ou dans des nids abandonnés de rapaces à des hauteurs comprises entre 4 et 20 m. De manière plus occasionnelle, elle peut l’édifier sur de grosses branches, dans des crevasses de rochers ou à terre entre des racines.

Elle pond une seule fois par an par couvée de 3 à 4 œufs parfaitement blancs, dont la taille a pour valeurs extrêmes : 47,1-54,7 mm × 39,0-44,0 mm. La femelle couve ses œufs seule, durant 27 à 29 jours, pendant que le mâle chasse pour la nourrir. Lorsque les jeunes sortent de l’œuf couverts d’un duvet blanc crème, le mâle continue de chasser, mais c’est la femelle qui se charge de distribuer la nourriture aux oisillons. Les jeunes quittent le nid vers un mois mais ne volent bien qu’à partir de cinq semaines, y revenant ponctuellement pour dormir. Ils commencent à muer à 45 jours.

Les années avec de faibles densités de proies, la Chouette de l’Oural ne se reproduit pas.

C’est une chouette ou un hibou ? Les deux pourraient répondre un anglais, dont la langue qui ne fait pas de distinction, les appelle du même mot : owl. Rien à dire à cela, ces oiseaux sont tellement proches qu’à l’exception de la chouette effraie qui est un membre de la famille des tytonidés, ils sont tous frères ou cousins au sein de la famille des strigidés. Le vocabulaire français est riche. Il nous offre un distinguo en séparant deux groupes parmi ces oiseaux : ceux qui n’ont pas « d’oreilles », les chouettes et ceux qui ont des « oreilles », les hiboux.

Nos hibou…x (hiboux avec un x !) montrent volontiers leurs oreilles en grec et en latin. Le moyen-duc est alors asio otus : celui qui a des oreilles. Le petit-duc est otus scops : celui qui a des oreilles et qui regarde tout. Le hibou des marais ou hibou brachyote est celui qui en grec a des oreilles courtes.

Le mot hibou vient de l’onomatopée de son cri. Il est houhou en normand, hourhou en gascon. Cette légère différence entre ces cris de hiboux donne à entendre que les oiseaux ont peut-être, eux aussi, un accent.

Comme les chouettes, les hiboux hululent ou ululent.

L’étymologie est encore une fois primordiale pour mieux connaître ces oiseaux et leurs rapports avec les hommes. Ils font partie à l’exception des chouettes effraie de la famille des strigidés. Strigidé dérive du mot grec et latin strix qui désignait à la fois le vampire qui suce le sang et la sorcière chargée de faire peur aux petits enfants dissipés.

  • Le hibou des marais ou hibou brachyote (asio flammeus)

Flammeus, (couleur de feu) souligne sa couleur plutôt rousse pour un hibou. Il est brachyote, ce qui signifie qu’il a un bec court. Il est des marais, ce qui laisse entendre qu’il fréquente volontiers les endroits mouillés mais ce qui ne veut pas dire pour autant qu’il se nourrit en pêchant.
Il a une allure allongée malgré des ailes arrondies.

Il est présent toute l’année en France au nord d’une ligne allant de Biarritz à Strasbourg et également dans la pointe sud-est du territoire. Les populations se renforcent en hiver de migrateurs venus d’Europe septentrionale. Ces oiseaux, comme les moyens-ducs, se regroupent en dortoirs. Une dizaine d’individus se retrouve alors au sol pour passer la nuit.

La femelle pond 5 à 6 oeufs blancs à même le sol. L’incubation dure environ 4 semaines. 

alt=Description de cette image, également commentée ci-aprèsEnfin, les Hiboux moyen-duc et grand-duc, le Hibou des marais et le Harfang des neiges pondent toujours dans de vieux nids ou par terre. Le Hibou des marais prépare un nid très sommaire, toutes les autres espèces se contentant de ménager une faible dépression et n’apportant aucun matériau.  

Les oeufs reposent donc sur le substrat, par exemple sur le bois pourri (dans un trou d’arbre)et c’est seulement au cours de l’incubation que des fragments de pelotes constituent une sorte de rembourrage. Chez toutes les espèces de rapaces nocturnes les oeufs sont blancs et assez arrondis; souvent la surface de leur coquille est nettement granuleuse. Seule la femelle couve; le mâle la nourrit, souvent même quelques temps avant le début de la ponte. Les oeufs sont pondus à l’intervalle de deux jours ou davantage et l’incubation commence souvent dès la ponte du premier ou du second; il résulte que les éclosions sont échelonnées. L’incubation dure en moyenne un mois, les extrêmes étant de 34 jours chez le Hibou grand-duc et de 25 jours chez le Hibou petit-duc.

 

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