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La chauve-souris meilleure amie de l’homme

Posté par othoharmonie le 15 octobre 2016

 

Curieux ! L’espèce est réputée la plus détestée au monde. Le point sur un phénomène insolite au sein de la biodiversité.

En occident, la chauve-souris est souvent considérée comme vampire, fantôme ou esprit errant. On s’effraie de son vol en rase motte, on craint pour ses cheveux, et l’on s’inquiète de voir ces Dracula miniatures envahir nos maisons de campagne. Pourtant, symbole de longévité en Chine, synonyme de chance en Pologne, sacrée en Angleterre et en Australie, elle aiderait à lutter contre les ravages des insectes, serait l’alliée de l’agriculture biologique et l’amie de la biodiversité. Mauvaise réputation ? Réalité ? Qu’en est-il de la chauve-souris aujourd’hui ?

chauve souris amie de l'homme

L’image catastrophique de l’animal viendrait d’un amalgame courant avec le vampire. Or des 1100 espèces de chauves-souris qui peuplent la terre, 3 seulement aiment le sang. Précisons tout de suite que les 38 espèces européennes sont exclusivement insectivores et que les 3 espèces qui ternissent la réputation du mammifère vivent en Amérique du Sud. Elles sont minuscules, leur morsure concerne exclusivement les animaux des basses-cours et l’homme n’a rien a craindre de la chauve-souris. Au contraire. La médecine lui porte grand intérêt. En effet, les substances anticoagulantes de la chauve-souris hématophage sont utilisées pour lutter contre l’hémophilie. La texture particulière de leurs ailes aide à constater en temps réel l’effet de médicaments et la thermorégulation dont elles font preuve sous hibernation est très sérieusement étudiée pour des applications anesthésiques. D’un point de vue éthologique, des chercheurs de l’Université du Texas étudient leurs moyens de communication. Ils espèrent démontrer l’existence d’un langage primitif chez les chauves-souris, identique à celui des hommes. Une première dans le règne animal. Les clics et les bourdonnements émis auraient une signification, en les changeant de place ou en les mélangeant, cela signifierait autre chose. Une sorte de grammaire. Des neurologues ont depuis rejoint l’équipe des chercheurs.

Payer pour les exterminer plutôt que de les sauver

Pour admirer les qualités de la chauve-souris à l’état naturel, encore faut-il ne pas s’effrayer de son aspect. Merlin Tuttle, américain spécialiste mondial des chiroptères se souvient : « En 1978, National Geographic me demanda d’écrire un chapitre consacré aux chauves-souris dans le livre Les animaux sauvages d’Amérique. Les photos sélectionnées pour représenter les différentes espèces étaient affreuses. Des monstres ! Je leur ai dit : si vous deviez montrer un renard ou n’importe quel autre animal, vous ne choisiriez pas ces photos. Et ils étaient d’accord ! ». Depuis Merlin Tuttle a créé Bat Conservation International* (BCI), une fondation pour venir en aide au seul mammifère capable de voler. « En étudiant les chauves-souris à l’université, j’ai réalisé combien elles étaient menacées. J’ai alors choisi de mettre ma carrière scientifique entre parenthèse pour me consacrer totalement à leur protection. Tout le monde m’a pris pour un fou : un des dix plus grands spécialistes des chauves-souris interrompait sa carrière pour tenter de sauver l’espèce la plus détestée au monde ! Je ne pense pas que l’on puisse dire qu’une seule espèce est plus importante que les autres. Mais les programmes supposés œuvrer pour sauver la vie sauvage font rarement attention au rôle central des chauves-souris. Elles sont si impopulaires que l’opinion publique les a classées au rang des blattes et des animaux nuisibles. Lorsque j’ai fondé BCI, la plupart des gens aurait préféré payer pour exterminer les chauves-souris plutôt que de les sauver. Aujourd’hui c’est un peu moins dur qu’avant, mais c’est toujours un vrai challenge de protéger une espèce que les gens craignent depuis des siècles. Pourtant, quel que soit l’endroit sur cette planète, nous bénéficions tous de l’aide des chauves-souris. Il y a quelques années, je voulais étudier les chauves-souris du Tennessee et j’ai contacté un fermier qui possédait une grotte. Il m’a dit : tuez-en autant que vous le pourrez, elles sentent mauvais et me donnent une détestable réputation. Au lieu de lui dire que cet animal était en danger d’extinction et que je n’en tuerai pas, je suis descendu dans la grotte. Au sol, j’ai découvert des milliers d’ailes de doryphores, des insectes mangeurs de patates. J’en ai pris une poignée car j’avais vu des champs de pommes de terre à proximité et je suis sorti. Je lui montré ce que contenait ma main et très naïvement, je lui ai demandé : ça m’intéresse de savoir ce que ces chauves-souris mangent, vous savez ce que c’est ? Il a écarquillé les yeux et a dit : mais ce sont des doryphores ! Combien elles en mangent ? À peu près 30 kilos d’insectes en une nuit, pas seulement des doryphores, des moustiques, des mites… C’est tout ce que je lui ai dit. Plus tard, lorsque je suis revenu, il avait décidé que chacune de ses chauves-souris valait dans les 5 dollars et vous vous faisiez expulser à coup de fusil si vous dérangiez une seule d’entre elles ! »

chez francesca

200 tonnes d’insectes ingérés en une nuit

Je rejoins Merlin Tuttle à Bracken cave pour constater les qualités insectivores des chauves-souris. Au Texas, à 120 Km d’Austin, se trouve cette grotte très particulière, propriété de la fondation BCI. Tous les soirs, à la tombée de la nuit, 20 millions de chauves-souris mexicaines à longue queue s’envolent du site. C’est la plus forte concentration de mammifères au monde. Elles font disparaître 200 tonnes d’insectes en une nuit. Pour filmer la scène, je m’introduis dans la grotte. Je dois préciser que mes cheveux sont très longs et pas une chauve-souris ne me touchera. Une méchante rumeur vient de voler en éclat. Les milliers de chauves-souris partent à l’assaut des insectes en un ouragan vertigineux. Pas de battement d’ailes mais un vrombissement mystérieux qui donne la sensation que le groupe n’est plus qu’un organisme unique. Quel sentiment merveilleux de savoir que cette formation serrée nous débarrasse des fléaux imputables aux insectes. Moustiques, mites, criquets, sauterelles ou coléoptères… Sans les chauves-souris nous serions submergés en quelques jours.

Chauves-souris et agriculture biologique

Ces insectes attaquent les cultures, gâtent les fruits, dévastent les champs. Un constat bien connu des agriculteurs. Certains font confiance au « tout chimique », d’autres, prônant le bio, se tournent vers la chauve-souris. Et pour ceux qui n’ont ni grotte, ni mine pour accueillir le mammifère, BCI a fabriqué des « bat house », petites maisons conçues pour abriter les colonies. Frank Bibin est l’un de ces agriculteurs. Il habite en Georgie, aux Etats-Unis. « L’idée d’attirer les chauves-souris nous est venue en lisant une brochure éditée par Merlin Tuttle. Il expliquait qu’elles étaient le moyen d’éradiquer les insectes nuisibles. On a trouvé que c’était une bonne idée dans la mesure où l’on avait décidé de passer à l’agriculture biologique. Nous avons construit notre première maison pour chauves-souris en 1998 et nous avons attendu 18 mois pour que 25 d’entre elles s’y installent. À la fin de l’année, elles étaient 125. Alors nous avons construit une deuxième « bat house » et une nouvelle colonie est arrivée en 30 jours seulement. Notre population de chauves-souris fluctue aujourd’hui entre 3500 et 4500 spécimens. Elles ont considérablement réduit le nombre d’insectes nuisibles au point que nous n’utilisons plus du tout d’insecticide. D’autre part, le guano, ces déjections récupérées au pied des « bat house », nous sert de fertilisant naturel ». Autre exemple, en Floride. L’université de Gainesville était envahie par les moustiques. En septembre 1991, la ville entreprit de construire une « bat house » géante. Au printemps, 18 mâles s’installèrent, puis 300 autres. Trois ans plus tard, 1000 femelles séduites, colonisèrent à leur tour « l’établissement ». En mai 1998, on comptait 70.000 chiroptères qui consommaient chaque nuit quelques 60 millions d’insectes nuisibles. La population de chauve-souris attira des prédateurs, hiboux et faucons, favorisant l’émergence d’une nouvelle biodiversité. L’expérience, très positive, fut reconduite non loin de là, du côté du lac Alice.

En France aussi

Les Français s’intéressent depuis peu à ses gîtes artificiels pour chauves-souris. Le groupe de chiroptères de Midi-Pyrénées* lance régulièrement des campagnes de sensibilisation auprès des particuliers et des agriculteurs et propose des plans de construction de « bat house ». En Ariège, la fédération Rénova* travaille pour la réhabilitation du patrimoine fruitier et s’engage pour la protection du mammifère. « Les chauves-souris mangent la carpocapse, un papillon nocturne qui pond dans les pommes. Notre but est de sauvegarder les variétés fruitières locales qui font la richesse de notre terroir et de préserver la biodiversité ». À l’heure où l’on observe une prolifération des insectes tropicaux et un élargissement de leur territoire dû au réchauffement climatique, il serait temps d’encourager ces initiatives et de réagir.

Haro sur le Chikungunya !

Et pourtant. Alors que le développement durable est dans toutes les bouches, les autorités françaises ont dispersé des quantités impressionnantes d’insecticides à la Réunion pour contrer le Chikungunya au lieu d’inciter au repeuplement de l’île en chauves-souris. La nocivité des produits chimiques a fait disparaître quantité d’insectes, pollinisateurs compris, et par effet rebond, les dernières chauves-souris. Il est probable que le Chikungunya reviendra, porté par des moustiques résistants aux insecticides, obligeant une surenchère de produits chimiques. Le combat contre ce fléau viral ne fait que commencer. Cet été, pour la première fois dans le sud de la France à Nîmes, deux personnes ont déclaré le Chikungunya. N’oublions pas que la pipistrelle, chauve-souris commune de nos campagnes avale 600 moustiques à l’heure. Alors avis à ceux qui possèdent un jardin, n’abattez pas systématiquement vos arbres morts, ils sont des nichoirs naturels. Et si d’aventure une chauve-souris vole en rase motte près de votre tête, réjouissez-vous. Elle vient probablement de vous protéger de piqûres.

chauvesouris

70% des fruits tropicaux disparaîtraient

Les chauves-souris pollinisatrices apportent elles aussi leur lot de bénéfices. Si abeilles et bourdons sont indispensables à la pollinisation des végétaux sous climats tempérés, il en est autrement dans les pays tropicaux ou désertiques. En Afrique, Amérique du Sud ou Indonésie, la température impose aux fleurs de ne s’ouvrir que la nuit pour éviter une dessiccation par évaporation. Ces végétaux sont donc tributaires des chauves-souris nocturnes pour survivre et se reproduire. Les cactus, petits écosystèmes offrant ombre et humidité dans les déserts et baobabs, véritables arbres de vie, doivent leur pérennité aux chauves-souris. Une très grande variété de végétaux, plantes et arbres dépendent d’elles pour leur survie. Bananes, dattes, mangues… 70% des fruits tropicaux disparaîtraient de nos assiettes sans les chiroptères pollinisateurs. Quant aux frugivores, elles sont les alliées de la reforestation. Elles digèrent les fruits en 15 minutes seulement et dispersent les graines en déféquant en vol, alors que les oiseaux libèrent leurs excréments au repos sur une branche d’arbre déjà existant. D’autre part, les chauves-souris, à l’inverse des singes et des volatiles, aiment les espaces découverts et n’hésitent pas à coloniser les sites abandonnés par l’homme. Usines désaffectées et ruines oubliées abritent différentes colonies qui contribuent activement au reboisement.

Une vie entre parenthèse

Les qualités de la chauve-souris, pourtant manifestes, sont mal connues du grand public. Peu de personnes se soucient de leur disparition et des conséquences. Des 38 espèces européennes, 19 vivent une situation critique en France. Des 44 espèces américaines, un peu plus de la moitié sont en grand danger d’extinction. Menacée par la pollution et les insecticides à spectre large qui provoquent la raréfaction de la faune entomologique, elles sont également chassée ou dérangées dans leur sommeil. Durant l’hibernation, la chauve-souris réduit son rythme cardiaque à une pulsation toutes les trois minutes et sa température corporelle est de quelques degrés. L’énergie accumulée du printemps à l’automne doit lui permettre de tenir les 150 jours que dure l’hibernation. Si une intrusion humaine l’oblige à se réveiller, l’énergie consommée lors de ce réveil forcé provoquera sa mort et celle de toute la colonie ainsi dérangée. Et pourtant, à l’état naturel, les chiroptères comptent peu de prédateurs. Chouettes, hiboux et faucons dans les airs, parasites (tiques et puces) dans les grottes, serpents et chats lorsqu’elles nichent dans les arbres… la nature, habile dans la distribution des rôles au sein de la chaîne alimentaire avait décidé qu’avec un seul petit par an, la chauve-souris ne méritait pas d’être sévèrement chassée. C’était sans compter avec la disparition des sites sauvages, l’assèchement des zones humides, la pollution des sols, et la généralisation des monocultures. L’abatage systématique des arbres morts, la perte d’accès aux combles et toitures, ces sites de reproduction, accentuent la tendance. Elles sont même mangées par l’homme en Afrique et en Indonésie !

Ô rage, ô désespoir

Pour finir, la chauve-souris est l’objet d’une campagne de dénigrement sans précédent : On l’accuse de propager la rage. Pourtant, des études menées pendant 12 ans sur 800 chauves-souris par des chercheurs de l’Institut Pasteur et de l’université de Barcelone ont établi que le mammifère volant est contagieux seulement pendant 5 jours, et que dans ce cas, le virus n’affecte pas leur comportement et ne les tue pas. À l’inverse des chats, chiens et renards, la chauve-souris enragée ne mort pas ! Autrement dit, pour contracter la rage en côtoyant les chauves-souris, il faut réussir à en attraper une qui a le virus et l’embêter jusqu’à ce qu’elle vous morde. Le Quotidien du médecin a même précisé le 12 septembre 2005 que le virus de la rage transmis par la chauve-souris aurait une pathogénicité atténuée comparée à celle des autres animaux. En conclusion, la transmissibilité de la rage par la chauve-souris est très faible, les probabilités de l’attraper, minimum et l’argument semble un faux prétexte pour l’éradiquer.

Des villes qui agissent

Heureusement, une prise de conscience est en marche. Lentement. En Europe, la chauve-souris fait désormais l’objet de mesures de protection très encadrées et l’on tente de favoriser sa survie en aménageant les entrées de grottes, de clochers ou encore des ponts sous lesquels sont installées des briques creuses. On doit l’action de préservation la plus impressionnante à Merlin Tuttle. Au Texas, à la fin des années 80, un million de chauves-souris en quête d’habitat s’installent sous le pont de Congress Avenue Bridge. La population, effrayée, appelle à l’éradication. Tuttle intervient et explique aux médias leur utilité. La public est conquis. Depuis, chaque soir d’été, plusieurs milliers de touristes affluent pour admirer l’envol des chauves-souris. « Elles sont parties prenante de notre économie et génèrent 8 millions de dollars, juste à cause des touristes qu’elles attirent », m’apprend Cynthia Maddox, responsable du tourisme d’Austin. « Aucune autre mégapole ne peut se venter d’avoir plus d’un million de chauves-souris en centre ville » dit-elle fièrement. Avoir réussi à transformer une peur ancestrale en attraction touristique est la plus grande victoire de Merlin Tuttle. Il a si bien démontré leur intérêt que Mark Bloshok, ingénieur des ponts et chaussée aux Texas, s’est spécialisé dans la conception de ponts dont l’infrastructure encourage ces animaux à les coloniser. C’est ainsi que 1,5 millions de chauves-souris ont choisi pour nichoir le nouveau pont de Mac Neal Bridge. Espérons que cet exemple de cohabitation entre l’homme et l’animal fasse des émules. Comme aime à le dire Merlin Tuttle, « la vie sur cette planète ne serait pas la même sans les chauves-souris ».

 

En France : [->http://www.sfepm.org/groupeChiropteres.htm ]

Et [->http://www.ariegenews.com/news/news-2-17-805.html ]

BCI, Merlin Tuttle : [->http://www.batcon.org ]

Le livre (en anglais) : [->http://www.amazon.fr/Bat-House-Builders-Handbook/dp/0963824805 ]

 

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LA CHOUETTE PORTE BONHEUR

Posté par othoharmonie le 12 mars 2015

 

 

La chouette de l’église Notre-Dame, porte-bonheur de tous les Dijonnais, serait en réalité un hibou. Plusieurs données le prouvent.

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LA CHOUETTE PORTE BONHEUR dans CHOUETTE ET HIBOU 220px-Dijon_-_La_chouette_-_PA00112267_-_001En juin dernier, toute l’Europe raillait gentiment la Belgique, qui se rendait compte, cent quatre-vingt-trois ans trop tard, que son étendard était à l’envers depuis presque deux siècles.

Et si Dijon avait une histoire similaire à raconter ? Chez nous, la bourde ne concernerait pas les armoiries de la ville, mais un symbole bien plus précieux : celui de la chouette, cet animal devenu l’emblème de toute une cité.

Le rapace est figé là, dans la pierre du contrefort nord de l’église Notre-Dame depuis des lustres. Certes, au fil des siècles, sous les mains des superstitieux, elle a perdu les détails de son visage et de son plumage. Mais en la regardant de plus près, quelque chose intrigue. Deux petites excroissances de chaque côté de sa tête nous font subitement douter. Ne serait-ce pas des aigrettes, ces petits tas de plumes que seul les hiboux possèdent ? Alors, toute l’histoire serait à refaire. Tout l’été, les guides de l’office de tourisme n’hésitent pas à le notifier lors des visites organisées, allumant la flamme d’un infini débat.

Le vœu au hibou

Les ornithologues l’assurent : le gri-gri dijonnais ne peut pas être une chouette. « Il n’y a aucun doute : scientifiquement, ce ne peut être qu’un hibou. Il existe plusieurs espèces de chouettes, mais aucune, dans le monde, n’a d’aigrettes comme ça », assure Antoine Rougeron, animateur chargé d’étude et spécialiste des rapaces à la Ligue pour la protection des oiseaux de Côte-d’Or (LPO). Le connaisseur avoue d’ailleurs « s’être déjà fait la réflexion » sur l’apparente erreur commise par toute une population. « Il est possible que ce soit un hibou grand duc, présent depuis longtemps dans les falaises rupestres de Côte-d’Or », poursuit-il. Un hibou grand duc, taillé dans la cité des ducs : la logique est presque implacable. « En effet, ça pourrait coller puisque la famille des Chambellan, qui a fait construire la chapelle sur laquelle est gravé l’animal, était très influente », souligne Jean-François Lieutet, gérant de la maison Millière et passionné d’histoire. La sculpture pourrait donc être un hommage au duché de Bourgogne (voir encadré).

Il semblerait que la même erreur se soit glissée dans les flèches au sol du parcours touristique de la chouette. Dans le détail, là aussi, on aperçoit clairement trois plumes, ressemblant à des poils, de chaque côté de la tête de l’animal repère. « Il faudrait donc dire le parcours du hibou », confirme notre interlocuteur à la LPO.

Bien sûr, devant le Graal local, une telle hypothèse étonne. « La chouette pourrait être, en fait, un hibou ? Alors quoi, il faut qu’on fasse un vœu au hibou désormais ? », note Lise, une Dijonnaise résidant dans le cœur historique. « Ceci dit, peu importe, du moment qu’il continue de réaliser les souhaits… Ça m’est complètement égal », commente la quadragénaire.

« Il est vrai que je n’avais jamais remarqué ces deux petites pointes sur sa tête. Je pensais que c’était des oreilles, mais les chouettes n’ont pas d’oreilles », réalise Gilles, également un habitué du quartier. Thomas, lui, « s’en fiche un peu » de tout ça. Chouette ou hibou, il ne croit pas « en ses pouvoirs de bénédiction ». « En revanche, il faudra revoir tous les objets dérivés à l’effigie de la chouette », rigole-t-il. Pas faux.

Une chouette travestie

Contacté pour réagir à ce “scoop”, Didier Martin, président de l’office de tourisme de Dijon, assure, avec humour, qu’il va prendre « rapidement contact » avec des experts pour avoir des données « très précises » sur le sujet. « Si nous nous sommes effectivement trompés, nous rééditerons tout le parcours de la chouette », ironise l’élu, qui assure avoir la clé de l’énigme : « En réalité, on m’a dit que c’était bien une chouette. Mais, elle était tellement connue à Dijon qu’elle ne pouvait plus sortir tranquille. Un jour, elle a donc décidé de se travestir en hibou pour passer incognito ».

220px-Aryballos_owl_630_BC_Staatliche_AntikensammlungenIl existe une pléthore de mythes et de légendes autour de la chouette. Pour certains, elle est la représentation de la sagesse. C’est d’ailleurs l’oiseau choisi par Athéna, parce qu’il reste éveillé et voit clair dans les ténèbres. Au Moyen Âge, l’église Notre-Dame de Dijon est celle de la municipalité, et les maires sont des hommes logiquement raisonnables et sages que l’on représente avec cet animal. « Mais, elle a très certainement été rajoutée par la famille Chambellan, début XVIe siècle, pour qu’elle serve de sépulture », détaille Jean-François Lieutet. « Une autre histoire veut que ce soit un architecte de Notre-Dame qui trouvait l’inspiration grâce à une chouette. Celle-ci lui rapportait les vices des Bourguignons lors de ces vols, qu’il a ensuite sculptés sur le fronton de l’église », poursuit le connaisseur. Selon une autre croyance populaire, elle serait la signature d’un des artisans qui aurait participé à la construction de la chapelle. Un certain M. Chouet. « Mais ça, c’est moins probable », détaille Jean-François Lieutet.

SITE DIJON : http://www.bienpublic.com/

 

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LES NUITS DE LA CHOUETTE

Posté par othoharmonie le 12 mars 2015

 

 

Tous les deux ans, et depuis maintenant plus de dix ans, la LPO et la Fédération des Parcs Naturels Régionaux de France organisent conjointement la Nuit de la Chouette, un événement exceptionnel, pour faire connaître les chouettes et hiboux à un large public et le sensibiliser aux richesses de la nature la nuit.

Comment ? Grâce à des organisateurs relais qui proposent des sorties nocturnes, mais aussi des conférences, des expositions, des ateliers de construction de nichoirs… gratuites et ouvertes à tous !

Le 4 avril 2015 prochain, fêtons tous ensemble la 11e Nuit de la Chouette !

220px-Schneeeulecele4Les rapaces nocturnes

Chevêche d’Athéna (Athene noctua)

26 cm. La chouette aux yeux d’or est encore communément répandue en France. Elle fréquente les vergers extensifs, les bocages, les périphéries des villages, etc. et niche dans les cavités des vieux arbres ou des murs. Symbole de la sagesse dans la Grèce antique, elle est aujourd’hui le symbole de la nature de proximité. La chevêche, dont les effectifs sont en déclin (entre 20 000 et 60 000 couples), est le seul rapace nocturne à bénéficier d’un plan de restauration national.

Chevêchette d’Europe (Glaucidium passerinum)

16 cm. La chevêchette est le plus petit rapace de France : elle ne dépasse pas la taille d’un gros merle. Inféodée aux forêts de montagne, la chevêchette n’est présente que dans l’est de la France (Vosges, Jura et Alpes). Peu farouche, mais rare et cantonnée aux grandes forêts d’altitude, il est très difficile de la voir ou de l’entendre. Sa population est estimée à quelques centaines de couples nicheurs.

Chouette hulotte (Strix aluco)

45 cm. Cette grosse chouette, grise ou rousse selon les individus, est le rapace nocturne le plus commun de France avec une fourchette d’effectifs comprise entre 60 000 et 200 000 couples. Elle abonde dans tous les milieux boisés, des grandes forêts aux boisements plus modestes proches des villes. Son hululement, qui hante toutes les ambiances nocturnes au cinéma, peut être facilement entendu tout au long de l’année.

Chouette de Tengmalm (Aegolius funereus)

25 cm. Un peu plus répandue que la chevêchette, elle affectionne les forêts d’épicéa et les boisements mixtes de montagne où elle niche dans les loges des pics noirs. Son chant mystérieux peut être entendu dans les Vosges, le Jura, les Alpes, le Massif central et les Pyrénées (environ 3 000 couples).

Effraie des clochers (Tyto alba)

38 cm. Cette dame blanche si mystérieuse était autrefois clouée aux portes des granges. Elle porte pourtant son coeur sur la figure, disait Brassens. Elle niche dans les granges, clochers et ruines. Elle fait deux nichées par an mais est très sensible aux hivers rigoureux. Des milliers sont chaque année tués sur les routes. Malgré sa relative abondance (environ 20 000 et 60 000 couples), l’effraie est en régression.

Grand-duc d’Europe (Bubo bubo)

72 cm. Le grand-duc, encore absent du quart nord-ouest de la France, recolonise progressivement les massifs rocheux. C’est le plus grand et le plus puissant des rapaces nocturnes d’Europe. Son chant résonne l’hiver dans les falaises des régions accidentées, mais il est très difficile de l’apercevoir. La population, en augmentation, avoisine les 1 600 couples.

Hibou des marais (Asio flammeus)

40 cm. Le hibou des marais ne niche que rarement en France, dans les dernières landes et marécages. Mais chaque année, des centaines de hiboux des marais hivernent dans les milieux ouverts, un peu partout sur le territoire. Durant la période hivernale, il est parfois possible de les voir chasser en pleine journée. Quelques rares couples en période de reproduction et quelques centaines d’hivernants.

Hibou moyen-duc (Asio otus)

38 cm. Présent partout en France, ce hibou discret est relativement commun dans les paysages de bocages, les boisements épars. Il emprunte les anciens nids de corvidés, souvent dans les bosquets de conifères. Il est également possible de l’observer dans les grands parcs urbains. L’hiver, le moyen-duc forme des dortoirs de parfois plusieurs dizaines d’individus, qui se regroupent à la tombée de la nuit. La population française est évaluée à 20 000 couples, mais fluctue en fonction des cycles de campagnols.

Petit-duc scops (Otus scops)

21 cm. Le petit-duc est le plus petit des hiboux. Il est aussi le seul rapace nocturne à passer l’hiver au sud du Sahara. Essentiellement présent au sud de la Loire, il fréquente les milieux ouverts où abondent les vieux arbres et les insectes dont il se nourrit exclusivement. Son chant est une douce note flûtée et régulière qui retentit dès le mois d’avril, à son retour d’Afrique. Ses effectifs sont estimés à 10 000 couples, essentiellement concentrés sur le pourtour méditerranéen.

Pour mieux connaître les rapaces nocturnes, consultez le Guide des rapaces nocturnes LPO.

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Hedwige la chouette blanche

Posté par othoharmonie le 10 mars 2015

 

 

téléchargement (1)Espèce : grande chouette blanche au plumage de neige.
Son Maître : Harry Potter.
Caractéristiques diverses : a des yeux d’ambre ; Hedwige apprécie beaucoup Harry et est vite jalouse.
Domicile : Eeylops, au Royaume du Hibou, sur le Chemin de Traverse (ES5) ; volière de Poudlard.

PROFIL DÉTAILLÉ

Hedwige fut offerte Harry par Hagrid comme cadeau d’anniversaire le 31 juillet 1991. Hagrid l’acheta sur le Chemin de Traverse, chezEeylops, Au Royaume du Hibou (ES5). Harry lui donna le nom d’une sorcière trouvée dans son livre d’histoire de la Magie (ES6).

Hedwige s’occupait du courrier de Harry : des lettres de et pour Hagrid (ES8), des Dursley (CS12) et même d’Hermione lorsqu’elle était en vacances en France (PA1). C’était une chouette postale très douée :

« Pourtant, quelque soit l’endroit où était parti Dumbledore, Harry était sûr qu’Hedwige serait capable de le retrouver. Sa chouette découvrait toujours le destinataire d’une lettre, même sans adresse. » (CF2)

Hedwige n’était pas une chouette normale. Elle était extrêmement intelligente et montrait son humeur à Harry grâce à des coups de bec affectueux ou des regards pleins de reproche. Elle comprenait lorsqu’on lui parlait :

« Hedwige, dit-il d’un ton lugubre, il faut que tu t’en ailles pendant une semaine. Pars avec Errol. Ron s’occupera de vous. Je vais lui écrire un mot pour lui expliquer. et ne me regarde pas comme ça, ajouta-t-il en voyant l’air de reproche dans les grands yeux couleur d’ambre de la chouette. Je n’y suis pour rien. C’est le seul moyen d’obtenir le droit d’aller à Pré-au-Lard avec Ron et Hermione. » (PA2)

Elle anticipait également les désirs de Harry. Elle voulait s’assurer qu’il reçoive des cadeaux d’anniversaire et se rendit alors jusqu’en France pour trouver Hermione (PA1) et elle se montra au Chaudron Baveur quelque instants après l’arrivée de Harry par le Magicobus, bien qu’il l’ait envoyée chez Ron une semaine plus tôt (PA3).

Même lorsqu’elle n’avait pas de message pour Harry, elle accompagnait le reste des hiboux postaux le matin pour aller lui mordiller l’oreille et avoir un morceau de toast avant de retourner dormir (ES8).

 

Source : http://www.encyclopedie-hp.org/

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CHOUETTE – HIBOUX ET SUPERSTITIONS

Posté par othoharmonie le 7 mars 2015

 

 CHOUETTE HIBOU

 

 

Chouettes, hiboux : légendes, mythes et superstitions :

 

Que de superstitions, que de craintes encore devant ces animaux si utiles. Rapaces nocturnes, solitaires, silencieux volant au-dessus des cimetières, hantant les clochers … de quoi alimenter les croyances populaires lui imputant une relation avec le démoniaque.  En effet l’oiseau de mauvais augure, l’oiseau de malheur, comme on l’appelait, était associé aux sorcières, aux mauvais esprits, à la mort. Autrefois, chouettes et hiboux étaient cloués aux portes des maisons pour conjurer le mauvais sort. Les plumes du Hibou sont utilisées dans les cérémonies rituelles, on dit qu’il est un psychopompe (Conducteur des âmes des morts). Quant à la Chouette effraie au plumage pâle et aux yeux noirs, sa présence est liée aux fantômes et aux apparitions. On l’associe à la Dame blanche dont on lui donne le nom (être surnaturel qui prend généralement la forme d’un spectre. La dame blanche peut se révéler être une sorcière, une fée ou l’annonciatrice d’une mort prochaine.)

Et pourtant la chouette a eu son temps de gloire. Pendant l’antiquité, elle était synonyme de sagesse et d’intelligence. Dans la mythologie gréco-romaine elle était l’animal sacré d’Athena ou Minerva (intelligence, clairvoyance et guerre), la déesse de la Pensée, des Arts, des Sciences et de la Technologie.

La chouette chevêche était un symbole de la richesse et d’abondance. Elle était représentée sur les pièces de monnaies athéniennes.

Le survol, avant la bataille, d’une armée grecque par une chouette était considéré comme un présage de victoire.

 

Quelques croyances populaires liées aux chouettes et hiboux

• Le cri d’une chouette attire les démons, jeter du sel sur le feu vous protègera.

• Son cri par un soir de pleine lune annonce le début de l’agonie d’un malade.

• En plaçant le cœur d’une chouette ou d’un hibou sur la poitrine d’un dormeur, il répondra à toutes vos questions.

• Lorsque les chouettes chantent, c’est signe de beau temps.

• Au pays de Galles, lorsqu’une chouette chante près d’une maison, c’est le signe qu’une jeune fille vient d’y perdre sa virginité.

Qui regarde dans un nid de chouette devient morose et malheureux à vie.

En France le hululement d’une chouette annonce, à une femme enceinte, la naissance d’une fille.

Son chant appelle la mort.

Si l’une d’elles se posait sur le toit d’une maison, il fallait la prendre la tête en bas après lui avoir lié les pattes et ailes pour éloigner le danger.

Toutes ces superstitions sont dues à une méconnaissance de l’animal.

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 A la découverte de ces animaux nocturnes.

Et non la chouette n’est pas la femelle du hibou. Bien que se ressemblant beaucoup, ce sont deux espèces différentes. Tous les deux font partis de la famille desstrigiformes. L’ordre des Strigiformes  comprend deux familles, les Tytonidés (effraies et phodiles) et les Strigidés (chevêches, chevêchettes, chouettes, hiboux, kétoupas, ninoxes, harfang, grands ducs et petits ducs). A part les chevêches et chevêchettes qui parfois sortent le jour, ces rapaces vivent la nuit. Leur morphologie est adaptée à leur vie nocturne : une audition très sensible (ce sont les oiseaux qui ont l’ouïe la mieux développée ; ils sont capables de capturer leur proie sans même se servir de leurs yeux. Les trous auditifs sont cachés derrière les disques faciaux presque au niveau des yeux), une excellente vue(placés sur le devant de la tête, les yeux sont ronds, gros et presque immobiles, l’oiseau compense ce défaut par des tours de tête de ¾), des ailes larges avec les premières rémiges frangées avec une structure de plumes permettant un vol silencieux.

On différencie le hibou de la chouette par la présence de ces drôles de plumes de chaque côté de la tête que l’on appelle des aigrettes et qui n’ont rien à voir avec le système auditif alors que la chouette a la tête toute ronde.

Les rapaces nocturnes chassent des petits mammifères, principalement des rongeurs, mais aussi des insectes, des serpents, des oiseaux. Lorsque les proies sont petites, chouettes et hiboux les avalent entières sinon ils les dépècent. Les sucs digestifs dissolvent les chairs. Tout le reste qui n’est pas digestible (poils, os, plumes) seront rejetés par le bec sous forme de petites boules : les pelotes de réjection. La forme et la taille des pelotes permettent de savoir l’espèce du rapace qui l’a recraché. Il est facile de connaître le menu de l’oiseau en disséquant ces pelotes.

Les couples s’arrogent aussi un territoire de chasse relativement étendu pour se nourrir et se tiennent parfois très éloignés les uns des autres. Le plus souvent, on ne trouve qu’une seule paire de chouettes ou de hiboux pour plusieurs kilomètres carrés.

Les strigiformes ont une particularité : contrairement aux autres oiseaux qui pondent et couvent tous leurs œufs en même temps, nos hiboux et chouettes, eux, couvent pour que les oisillons éclosent les uns après les autres. Il y a donc dans une même nichée, des petits de taille et d’âge différents. Selon les recherches, c’est un moyen de lutte contre les parasites. Le plus jeune de la nichée les attirent à lui, protégeant du même coup le reste de la famille. 

 

http://www.dailymotion.com/video/x118nxf 

Menaces sur la population :

Décimés par les pesticides destinés à empoisonner les rongeurs, les lignes de haute tension, les voitures sont les principales causes de la mortalité de ces oiseaux.

L’extension des villes et zones de construction, la politique forestières qui veut qu’il faille couper tout arbre mort, le remembrement des terres agricoles qui a entraîné l’arrachage des haies,  empêchent la nidification et de fait la reproduction.

Les spécimens de la plupart des espèces se font de plus en plus rares.

Depuis quelques années, les paysans ont compris l’utilité des chouettes et hiboux, qui avec le chat sont les principaux prédateurs des campagnols,  et œuvrent pour leur offrir une chance de survie. Rare sont ceux qui n’installent pas des nichoirs sur ses terres. Mais il y a encore bien du chemin à faire en ce sens. Hélas, nous ne reviendrons plus en arrière mais nous pouvons sauver les quelques couples qui restent encore dans nos régions.

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LE HIBOU ASTROLOGIQUE

Posté par othoharmonie le 1 mars 2015

 

 

alt=Description de cette image, également commentée ci-aprèsLE HIBOU EST L’OISEAU DU CAPRICORNE

 Parce qu’il n’affronte pas la lumière du jour, le hibou est symbole de tristesse, d’obscurité, de retraite solitaire et de mélancolie. La mythologie grecque en fait l’interprète d’Atropos, celle des Parques qui coupe le fil de la destinée. Il était également associé à la déesse de la sagesse, Athéna. C’est pourquoi le hibou symboliserait l’intelligence et la réflexion. 

Dans son poème « Les hiboux », Charles Baudelaire célèbre aussi cette sagesse :

« Leur attitude au sage enseigne/ Qu’il faut en ce monde qu’il craigne/Le tumulte et le mouvement ».

En Egypte, il exprime le froid, la nuit, la mort. Selon les époques et les cultures, le hibou a une image tantôt négative, tantôt positive. Dans tous les cas, il est lié au domaine du surnaturel, de la magie et de la spiritualité. Certainement de par son cri inquiétant et son mode de vie « en retraite », il fut le vecteur de nombreuses superstitions.

Les hiboux, comme les chouettes d’ailleurs, sont le moyen de communication le plus répandu du Monde Magique. Les messages sont attachés à la patte de l’animal, ou il porte la lettre entre ses serres ou dans son bec. Les hiboux transportent aussi des colis. Parfois, plusieurs oiseaux sont affectés à un seul paquet si celui-ci est trop volumineux. Par magie, les hiboux trouvent toujours le destinataire, même si le voyage pour y parvenir est semé d’embûches. Il est peu probable qu’un hibou soit suivi ou intercepté, mais ce n’est quand même pas impossible… 

Pour les Romains, le cri du hibou présageait une mort prochaine. Il était également associé à la sorcellerie et à la magie noire. Mais paradoxalement, le hibou est aussi un grand symbole de sagesse et de connaissance.

« J’ai parcouru la moitié de la terre et je me suis enrichie de plus d’expérience que tout autre oiseau » dit l’hirondelle au hibou. Comment est-il possible que l’on vénère ta sagesse, alors que tu vis la nuit et ne quittes pas tes falaises ? »

« C’est les yeux fermés que je vois le mieux et mes pensées voyagent bien plus loin que tes ailes ! », répondit le hibou.

Le hibou jouait, dans la Chine antique, un rôle important : c’était un animal terrible qui était censé dévorer sa mère. Il symbolisait le yang, et même l’excès de yang. Il se manifestait au solstice d’été, s’identifiait au tambour et à la foudre. Il était aussi en rapport avec la forge. Il était l’emblème de Houang-ti, le Souverain jaune et le premier fondeur. Excès de yang, le hibou provoquait la sécheresse. Les enfants nés le jour du hibou (solstice) étaient de caractère violent, peut-être parricides. Le bouillon de hibou, distribué aux vassaux à la même date, était-il rite d’épreuve, de purification, de communion ? Ou tout à la fois ? Quoi qu’il en soit, le hibou était toujours considéré comme un animal féroce et néfaste.

Le hibou est l’un des plus anciens symboles de la Chine, il remonte aux époques dites mythiques. D’après certains auteurs, il se confondrait avec le Dragon-Flambeau, emblème de la seconde dynastie, celle des Yin. Il est l’emblème de la foudre. Il figure sur les étendards royaux. Il est l’oiseau consacré aux forgerons et aux solstices ; dans les temps archaïques, il présidait les jours où les forgerons fabriquaient les épées et les miroirs magiques. Inutile de dire qu’il ne viendrait pas à l’idée d’un Chinois de clouer sur la porte de sa grange un hibou !

Pour les Indiens de la Prairie, le hibou a le pouvoir de donner aide et protection la nuit. D’où l’emploi des plumes de hibou dans certaines cérémonies rituelles.   

Dans les rites initiatiques de la Société Midé, chez les Algonquins, figure, perché » dans la loge cérémonielle, un homme-hibou qui montre le chemin de la Terre du Soleil Couchant royaume des morts. Le hibou remplirait ici une fonction psychopompe.

Il peut également être considéré comme messager de la mort et en conséquence maléfique : « Quand le hibou chante, l’Indien meurt » ; le sorcier chorti, incarnant les forces malignes, a pouvoir de se transformer en hibou.

La chouette fait partie des anciens du Monde, pleins de sagesse et d’expérience dans le conte apocryphe gallois du même nom. On devrait donc la ranger parmi les animaux primordiaux et il est probable qu’on peut l’assimiler au hibou. Mais ces animaux n’apparaissent pas dans le symbole religieux celtique. Le hibou est pris ici en mauvaise part sous l’influence du christianisme. Le symbolisme de la chouette, favorable, est plus ancien et probablement préchrétien.

Blodeuwedd, la femme infidèle de Llew, dans le Mabinogi de Math, est transformée en hibou en punition de son adultère avec un seigneur voisin.

A propos, savez-vous comme distinguer le hibou de la chouette ? C’est tout simple… Le hibou porte des aigrettes sur la tête. Les aigrettes sont des touffes de plumes lui donnant l’impression d’oreilles ou de cornes.

Le plumage du hibou est couleur d’écorce lui conférant un camouflage très efficace la journée lorsqu’il se tient posé sur une branche généralement près du tronc de l’arbre. Si un danger le menace, il prend alors une posture caractéristique : il se raidit, resserre ses ailes le long de son corps et dresse ses aigrettes tout en refermant son marque faciale. Ceci lui donne l’aspect d’une branche morte et il est alors très difficile de le repérer.

263px-Hibou_grand_ducUn peu comme le fit Saturne, le Maître du Capricorne, il régurgite non pas ses enfants, mais les parties non consommées (os, poils, dents…) de ses proies qu’il avait avalées goulument. Sont recrachées sous forme d’une petite pelote dite « de réjection », tout ce que son estomac ne peut assimiler mais a trié consciencieusement.

 

Bibliographie :

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter Editeur – Collection Bouquins

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La Chouette : symbole de la philosophie

Posté par othoharmonie le 25 février 2015

 

290px-Sperbereule1aL`ornithologie nous apprend que la chouette est le nom général donné aux oiseaux rapaces nocturnes (famille des strigidés) dont la tête, contrairement à celle des hiboux, est dépourvue d`aigrettes de plume. Cet oiseau a la tête arrondie, grosse et plate, qui pivote sur 270°. Ses yeux sont remarquables par leur pupille énorme; son ouïe est très fine. Dotée d`une tête caractéristique et d`un regard fixe, la chouette évoque par son immobilité silencieuse la sagesse, par ses mœurs nocturnes et son calme la solitude (celle du misanthrope), par son cri inquiétant des mauvais présages. 

D`après la numismatique, la chouette, oiseau consacré à Athéna, devint le symbole d`Athènes. On a donné le nom de chouettes aux monnaies athéniennes, en particulier au tétadrachme, de la fin du VIe au 1er s. av. J.-C., parce que la chouette figurait ordinairement au revers des pièces. Dans la tradition occidentale, la chouette, et précisément, d`après les images, la chouette chevêche, était l`oiseau attribué par les Grecs à la déesse Athéna puis par les Romains à Minerve, d`où son nom, en français, d`oiseau de Minerve. Solitaire, silencieuse, avec le regard fixe perçant les ténèbres, cette chouette symbolise le savoir. 

Les chouettes étaient nombreuses autour de l`Acropole, et l`épithète homériqueglaukôpis pouvait signifier également « aux yeux brillants » ou « au visage de chouette ». Cet oiseau devint donc le symbole de la cité d`Athènes, dont les monnaies portaient au droit une tête d`Athéna, et au revers une chouette. Le fameux décadrachme d`Athènes, qui commémore la victoire de Marathon en 490 av. J.-C., ou celle de Salamine, en 480, a pour type une chouette aux ailes déployées. Le type de la chouette se répandit surtout sur les tétradrachmes frappées depuis l`époque de Pisistrate, en 561. Les chouettes se répandirent dans tout le bassin de la mer Égée depuis la constitution de la ligue attico-délienne, qui établit la suprématie d`Athènes, en 478. 

Au plan symbolique, la chouette, oiseau nocturne en relation avec la lune, ne peut supporter la lumière du soleil, et s`oppose donc en ceci à l`aigle, qui la reçoit les yeux ouverts. Le philosophe français René Guénon (1886-1951) note qu`on pouvait voir là le symbole de la connaissance rationnelle — perception de la lumière (lunaire) par reflet — s`opposant à la connaissance intuitive — perception directe de la lumière (solaire), c`est peut-être aussi pourquoi elle est traditionnellement un attribut des devins : elle symbolise leur don de clairvoyance, mais à travers les signes qu`ils interprètent.

Dans la mythologie grecqueAthéna, fille de Zeus et de Métis, est la déesse de la sagesse. Son attribution est l`intelligence et son animal symbolique est la chouette, considéré comme un animal prophétique. Dans une image célèbre, le philosophe allemand Friedrich Hegel (1770-1831) fait de cet oiseau le symbole de la philosophie : « La chouette de Minerve prend son envol au crépuscule ». Ainsi la philosophie, animal du soir, inspiratrice des travaux finis, ne réfléchit aux formes de la vie que quand ces formes de la vie sont mortes. 

Déesse de la raison, ayant hérité de sa mère sagesse et ingéniosité, Athéna devient aussi la conseillère des dieux et des mortels. Déesse de l`intelligence, elle préside à la littérature et aux arts, protège les sciences et l`industrie, veille sur la prospérité des cités. Elle porte le surnom d`Athéna Polias (Protectrice de la cité), vénérée à Athènes où on célébrait en son honneur les Panathénées. Des temples magnifiques sur l`Acropole lui étaient consacrés (Parthénon, Erechthéion, Athéna Niké). Athéna demeure le symbole de la civilisation grecque. 

Athéna, l`une des douze divinités de l`Olympe, devait être mêlée, de près ou de loin, à la plupart des grands récits cosmogoniques. Douée d`une noble raison, ayant acquis de sa mère le sens de la sagesse, elle devint, en effet, pour les dieux, une précieuse conseillère et les aida, en particulier, à vaincre les Géants. Par l`influence heureuse de sa raison et de sa pensée réfléchie et subtile, Athéna apporte aux lettres et aux arts l`énergie et l`inspiration nécessaires à un rayonnement spirituel étendu et constant. Il s`ensuit que cette divinité apparaît bien comme le symbole divin de la civilisation grecque, qui, par sa force guerrière, par son intelligence, sa sagesse, la modération de ses mœurs et la beauté étudiée de ses monuments artistiques et littéraires, a su imposer sa domination sur le monde. Plus tard, les Romains l`ont identifiée avec Minerve.

 

Source de cet article : http://philosophie.cegeptr.qc.ca/

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MYTHES ET LEGENDES autour du hibou et la chouette

Posté par othoharmonie le 25 février 2015

 

 

220px-Bubo_bubo_juvenilesLes chouettes et hiboux sont sujets à de nombreuses légendes et symboles mythologiques ; tout d’abord chez les grecs, la chouette est le symbole de la sagesse. Elle était l’animal favori d’Athéna car les grecs pensaient que c’est une lumière interne qui lui permettait de voir la nuit. 

On peut encore voir la chouette d’Athéna sur la pièce grecque de 1 euro. Chez les indiens d’Amérique du nord, les hiboux étaient respectés en tant qu’accompagnateurs des âmes qui passaient dans l’au-delà. Les Cherokees demandaient conseil aux hiboux en cas de malheur. 

Les hiboux en Europe sont considérés comme des animaux de compagnie depuis que J.K Rowling en a fait un animal sympathique à travers Hedwidge, le Harfang des neiges qui accompagne Harry Potter. 

Chez les romains, on accuse les oiseaux nocturnes de boire le sang des enfants pendant la nuit. Les cris du hibou présageaient une mort prochaine tout comme au moyen âge où ils sont également associés à la sorcellerie et à la magie noire, messagers de Satan. Ainsi pour éloigner le mauvais sort, les gens avaient pour habitudes de clouer vivante une chouette avec les ailes écartées contre la porte des grandes familles.

Les croyances populaires ont fait de la chouette un animal dit : « de mauvaise augure… », un  »oiseau de malheur… ».
Au Moyen Age, elle était associée aux sorcières et autres mauvais esprits. D’autres la considéraient comme le symbole de la misère et de la mort.

Malgré tout, la chouette n’a pas toujours été détestée. Dans les civilisations antiques, commel’Egypte, la chouette représentait la lettre « m ».

 À Babylone, on représentait les pieds de la déesse Lilith par les pattes de ce volatile.

Dans la civilisation romaine, rencontrer une chouette était un mauvais présage.

 Dans la mythologie grecque, la chouette était l’animal sacré de la déesse Athéna et elle symbolisait la sagesse et l’intelligence.

 Les « bonnes » superstitions :
~ Quand les chouettes chantent c’est signe de beau temps.

Les « mauvaises » superstitions :
~ Son cri à la pleine lune annonce l’agonie d’un malade.
~ Qui regarde dans un nid de chouette devient morose et malheureux à vie.
~ Au Pays de Galles, le hululement de la chouette annonce qu’une jeune fille vient de perdre sa virginité.
~ En France le hululement d’une chouette annonce, à une femme enceinte, la naissance d’une fille .
~ Son chant appelle la mort.

Pour éloigner le mauvais sort que les chouettes traînaient avec elles, les hommes inventèrent divers rites ou rituels pour faire fuir le malheur qui suivait les chouettes :


~ Si l’une d’elles se posait sur le toit d’une maison, il fallait la prendre la tête en bas après lui avoir lié les pattes et ailes pour éloigner le danger.
~
 Quand on entend son cri il faut jeter du sel sur le feu ( le sel, d’après certains rites de « magie noire », est censé éloigner le malheur et les mauvais esprits que véhicule la chouette).

~ Si l’on place le coeur et le pied droit d’une chouette sur un dormeur, celui-ci dit tout ce que l’on veut lui entendre dire.

 

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La différence entre les hiboux et les chouettes

Posté par othoharmonie le 24 février 2015

 

 hibouchouette

Et non, le hibou n’est pas le mari de la chouette ! Ce sont deux espèces de rapaces différentes. Malgré quelques différences, ils sont tous les deux nocturnes, c’est-à-dire qu’ils ne vivent que la nuit et c’est donc à ce moment-là qu’ils chassent leur nourriture. 

La différence majeure entre la chouette et le hibou est que le hibou a de petites touffes de plumes de chaque côté de la tête (les aigrettes). Le hibou a également tendance à être totalement nocturne alors que la chouette se balade aussi le jour. Par contre, elle chasse exclusivement la nuit. 

Chouette et hiboux sont tous les deux nocturnes, c’est à dire qu’ils vivent et chassent leur nourritures exclusivement la nuit ; la rétine de leurs yeux étant très sensible à la lumière, le simple éclat des étoiles suffit à avoir une vision efficace. Cette vision est également complétée par une ouïe très fine qui les propulses au ranges de très bon chasseur, si bien qu’ils n’ont pas besoin de voir une proie pour la traquer : un simple bruissement de feuilles permet au hibou et à la chouette de repérer une proie. On trouve des espèces de chouettes et de hiboux partout dans le monde car ils savent chasser dans tous types de terrains. Etant donné que ce sont des rapaces, ils possèdent également un bec point ainsi que des serres puissantes… 

Le principal indice qui différencie une chouette d’un hibou est donc la présence de petites touffes de plumes plus ou moins grandes de chaque côté de la tête d’un hibou nommées les aigrettes qui peuvent être comparées à des oreilles ou à des cornes. Seulement une comparaison car elles n’ont aucun rôle dans l’ouïe de l’animal, ce sont juste des plumes qui sont plus ou moins dressées en fonction de l’humeur de l’oiseau. Le hibou a également tendance à être totalement nocturne alors que la chouette se balade volontiers le jour. Par nocturne, elle chasse exclusivement la nuit. 

Malgré cela, certaines espèces de hiboux comme le Hibou petit-duc possèdent de très petites aigrettes ou n’en présente  pas du tout. Dans ce cas, il est très difficile de parvenir à le différencier de la chouette, à moins d’être un spécialiste en ornithologie ou de se renseigne précisément sur les diverses familles existantes. Pour ceux qui se demandent encore comment on distingue la façon nominative le mâle et la femelle, malheureusement, il n’y pas de différence ; on parle de hibou femme et de chouette mâle.

 

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Pourquoi HIBOU

Posté par othoharmonie le 24 février 2015

 

Bubo_bubo_1_(Martin_Mecnarowski)Nom donné à tous les rapaces nocturnes (strigidés) dont la tête porte des aigrettes de plumes, par opposition avec les chouettes, qui en sont dépourvues.

Origine du nom « HIBOU » : Corvec, Le Corvec

Nom breton qui signifie hibou (korveg). Il s’agit donc d’un sobriquet métaphorique, difficile à interpréter (il faudrait savoir ce qu’évoquait le hibou dans l’esprit des gens au moyen âge).

Il existe une soixantaine d’espèces de hiboux, la plupart nocturnes, sédentaires. Grands consommateurs de rongeurs, la plupart sont de bons auxiliaires de l’agriculture. On trouve en France, outre le hibou brachyote, trois espèces différant notamment par la taille et appelées petit duc, moyen duc et grand-duc. En Europe, il a longtemps été pourchassé comme gibier et/ou comme oiseau de malheur ou parce qu’on croyait se protéger en le clouant sur les portes de granges, avant qu’on ne s’aperçoive de sa grande utilité écologique et agronomique et qu’il soit protégé par la loi.

Les causes de sa disparition sont le recul, la dégradation ou la fragmentation écologique de son habitat, les tirs illégaux de chasseurs , les pesticides agricoles, les poisons utilisés contre les rongeurs (bromadiolone notamment), les accidents dus aux véhicules et la pollution lumineuse, car il est très sensible à l’éblouissement des phares de voitures. On note aussi une mortalité importante due aux collisions contre les câbles électriques aériens et les fils de fer. Les poisons utilisés pour détruire ses proies, les pesticides, s’accumulent dans son organisme et peuvent entraîner sa mort.

La France, au début du XXIe siècle, connaît une « expansion accélérée des populations de grand-duc ». On l’appelle Eagle Owl en anglais.

Les chouettes et les hiboux désignent différentes sortes de rapaces nocturnes qui sont souvent confondues.

Malgré les ressemblances frappantes, il faut savoir qu’il ne s’agit en aucun cas des mêmes espèces, les chouettes ne sont donc pas les femelles des hiboux.

La différence entre ces deux groupes d’oiseaux n’est pas scientifique, elle repose uniquement sur la présence visuelle « d’aigrettes » : des petites plumes en formes de cornes que seuls les hiboux possèdent.

(Source : intra-science.com)

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La chouette et l’homme

Posté par othoharmonie le 24 février 2015

 

 

290px-Pel's_CroppedAvec ses hululements nocturnes, ses vols feutrés et ses regards fixes, la chouette a toujours beaucoup inquiété l’homme, qui l’a étroitement associée à la mort et, en conséquence, largement persécutée.

D’une manière générale, les rapaces nocturnes ont été considérés plutôt de manière négative, d’une part à cause de leur mode de vie nocturne et, d’autre part, à cause de leur voix, qui peut paraître inquiétante. En Égypte, le hibou était associé à la nuit et à la mort. On le retrouve aussi en bonne place dans l’écriture hiéroglyphique, où son image aurait comme correspondance phonétique la lettre « m ».

C’est également à la mort qu’était lié le hibou dans la mythologie grecque, puisqu’il était le messager d’Atropos, celle des trois Moires chargée de couper le fil du destin de chaque homme.

Dans la Chine antique, où il occupait une place prépondérante, le hibou était redouté, et l’on craignait souvent son influence néfaste. En revanche, pour les Amérindiens des grandes plaines, il était parfois une entité protectrice œuvrant pendant la nuit. Par rapport au hibou, la chouette n’est guère mieux lotie !

Considérée par les Aztèques comme l’animal symbolisant le dieu des Enfers, elle incarne souvent la mort, tant en Asie que dans le Nouveau Monde, et elle est représentée comme étant la gardienne des sépultures. Sa seule représentation positive est celle qui, dans la mythologie grecque, fait d’elle l’oiseau de la déesse Athéna, le symbole de la sagesse et de la clairvoyance.

Les rapaces nocturnes comptent dans leurs rangs quelques espèces commensales de l’homme, c’est-à-dire adaptées à la vie auprès de celui-ci.

En Europe comme en Amérique du Nord, la chouette effraie niche plus souvent dans des granges, des monuments, des greniers ou des ruines que dans des trous d’arbres ou des cavités rocheuses. Toujours en Europe, la petite chouette chevêche s’installe auprès des fermes, dans des trous de murs, ou dans des vergers composés de vieux arbres pourvus de cavités. Ces espèces tirent un immense profit de la pose de nichoirs artificiels. Dans bien des régions, cette aide à la nidification compense la disparition de sites naturels, notamment celle des arbres creux. Malheureusement, ces sites disparaissent aussi : raréfaction des granges, travaux de fermeture des greniers et des clochers, etc.

Outre la déforestation et la disparition des cavités naturelles, les périls affectant les chouettes et les hiboux ne sont que trop nombreux. Certains de ces périls sont liés au mode de vie nocturne de la plupart de ces oiseaux, d’autres sont en relation avec leur position de prédateurs. C’est ainsi que la circulation automobile fait de véritables ravages. Des études ont montré que ce sont, parmi les oiseaux, les rapaces qui paient le plus lourd tribut à la circulation routière et, parmi eux, la chouette effraie, dont les habitudes de vol (entre 1,5 et 3 m du sol) la rendent particulièrement vulnérable aux collisions avec les véhicules. En France, ces dernières représentent 50 % de la mortalité de l’espèce, et il a été estimé qu’en moyenne une effraie meurt chaque année par kilomètre d’autoroute.

Les heurts avec les câbles électriques sont également meurtriers. Dans le midi de la France, par exemple, ceux-ci causent chaque année la disparition de plusieurs grands ducs, une espèce rare et menacée. Entre les années 1950 et 1980, les rapaces, tant diurnes que nocturnes, ont eu à supporter les effets désastreux de l’utilisation des pesticides organochlorés, dont le DDT. Concentrés au long de la chaîne alimentaire, ces produits toxiques aboutissaient aux prédateurs, empoisonnés par leurs proies. On a ainsi constaté une baisse de la fécondité des espèces concernées et une chute parfois inquiétante des effectifs. Avec l’arrêt de l’utilisation des substances incriminées, la situation s’est améliorée et l’on observe une tendance au retour à la normale.

Un autre point positif est la protection légale dont chouettes et hiboux bénéficient depuis plusieurs décennies. Celle-ci a permis, dans plusieurs pays européens, la disparition des chouettes clouées aux portes des granges et la mise à l’index d’un type de piège meurtrier : le « piège à poteau ». À lui seul, cet appareil à mâchoires d’acier, tirant parti de l’habitude qu’ont les oiseaux chasseurs de se poster à l’affût sur les poteaux de clôture, causait chaque année la perte de milliers de rapaces nocturnes et de dizaines de milliers d’oiseaux de proie diurnes. Malheureusement, les chouettes et les hiboux souffrent de la déforestation, qui réduit leur habitat et diminuent les sites de nidification potentiels.

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La Chouette lapone

Posté par othoharmonie le 22 février 2015

Chouette_LaponeCe grand oiseau gris tacheté de noir possède toutes les caractéristiques des rapaces nocturnes prédateurs. Son plumage duveteux lui assure un vol silencieux, indétectable par ses victimes. Ses serres puissantes sont munies d’ongles arqués et acérés, et garantissent une prise ferme. Enfin, son bec crochu peut, tour à tour, donner le coup de grâce ou déchirer les chairs. La chouette lapone est un des plus grands rapaces nocturnes. Mais son volume n’est qu’apparence. Le plumage masque un corps à la morphologie plutôt délicate. Pour une envergure comprise entre 1,35 m et 1,60 m, cette chouette ne pèse en fait que 845 g en moyenne pour les mâles et 1 140 g pour les femelles.

La silhouette de la chouette est très typique. Elle adopte souvent une attitude dressée, presque verticale. Sa tête, ronde et volumineuse, porte deux grands yeux. L’iris jaune vif confère à son regard une intensité particulière. Les yeux sont placés côte à côte sur le même plan et orientés vers l’avant. Cette disposition permet à la chouette de bénéficier d’une bonne perception du relief par recoupement du champ visuel des deux yeux. Mais ceux-ci ne pivotent pas dans leur orbite. Pour pallier cette particularité gênante, la tête est extraordinairement mobile, elle bascule d’avant en arrière et pivote sur elle-même, la rotation avoisinant 270° grâce à la conformation originale des vertèbres cervicales. La chouette lapone peut ainsi se retrouver avec le bec en haut et les yeux en bas ou bien tourner la tête presque totalement pour regarder derrière elle.

Chaque œil est entouré d’un disque de plumes nommé « disque facial », qui agit comme un réflecteur chargé de diriger les sons vers les cavités auriculaires. Celles-ci, munies de deux « pavillons » de plumes raides et bien serrées les unes contre les autres, sont très ouvertes. Le premier pavillon est placé en avant du méat auditif et le second en arrière. Chacun étant mû par un système musculaire indépendant, la chouette peut choisir de porter son attention sur un son venant de l’avant, de côté ou même de derrière. Dans ce dernier cas, les pavillons arrière sont rabattus pour laisser passer les sons, alors que ceux de l’avant sont redressés afin de les arrêter et de les diriger vers l’oreille.

Le bec est partiellement caché par les vibrisses, courtes plumes raides de la face. Il est assez important et nettement crochu. Les vibrisses ont une fonction sensorielle et permettent à la chouette lapone de localiser facilement des objets très proches. Les chouettes, comme les hiboux, sont en effet hypermétropes : elles distinguent bien les objets éloignés mais ont des difficultés à percevoir ceux qui sont à proximité immédiate.

Chaque patte possède quatre doigts, deux vers l’avant et deux vers l’arrière. Cette disposition, dite « zygodactyle », que l’on retrouve chez quelques autres oiseaux, est idéale pour bien agripper un perchoir ou une proie. La prise des serres est d’ailleurs améliorée par la présence, sous les doigts, de callosités bombées, que l’on appelle les « pelotes », sortes de crampons antidérapants. Les ongles, développés et pointus, sont des armes redoutables dont l’efficacité est renforcée par la pression même des doigts qui provoque rapidement la mort des proies.

Gonflant et épais, le plumage de la chouette lapone offre, à l’évidence, une isolation thermique optimale, car il emprisonne, au niveau du duvet, une couche d’air réchauffé au contact du corps. Ce n’est pas là son seul avantage. Les teintes qu’il arbore assurent un remarquable camouflage. Les plumes n’ont pas une surface lisse mais veloutée, et la partie antérieure des premières rémiges (longues plumes des ailes) est en forme de toutes petites dents de peigne. Ces deux adaptations garantissent un vol silencieux en évitant les sifflements d’air.

La chouette lapone ne possède pas de jabot, puisqu’elle n’a pas besoin de stocker les aliments pour les redistribuer aux jeunes par régurgitation. Les éléments indigestes, non assimilés, sont recrachés par la cavité buccale sous forme de cylindres ovales appelés « pelotes de réjection », et contiennent de précieuses indications pour mieux connaître le régime alimentaire de l’espèce.

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Entretien avec la chouette lapone

Posté par othoharmonie le 21 février 2015

 

  L’allure placide et indifférente de la chouette lapone, qui fréquente les forêts et la taïga des régions boréales, cache en fait un redoutable prédateur à la vivacité surprenante.

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On ne sait pas exactement depuis quand la chouette lapone hante les grandes forêts nordiques de conifères, car aucun reste fossile de l’espèce n’a encore été découvert. Mais les premiers représentants de sa famille, celle des strigidés, ont fait leur apparition voici plus de 20 millions d’années : on connaît notamment des fossiles du genre Strix dès le miocène supérieur.

L’origine des rapaces nocturnes ne fait pas encore l’unanimité. Seuls les liens étroits de parenté unissant tytonidés et strigidés, les deux familles actuelles de l’ordre des strigiformes, sont connus. En revanche, il est impossible de préciser où plongent les racines de leur tronc commun. Selon certains, les strigiformes présenteraient des analogies avec d’autres oiseaux nocturnes, les caprimulgiformes, qui comprennent les engoulevents et les podarges, dont le plumage également velouté leur assure un remarquable camouflage. Mais l’existence de ces liens fait l’objet de controverses.

Les plus anciens fossiles connus de strigiformes, Ogygoptynx et Berruornis, datent du paléocène (54 à 65 millions d’années) ; ils ont été découverts de part et d’autre de l’océan Atlantique, en Amérique du Nord et en Europe. Jusqu’à l’oligocène, il y a 30 millions d’années, plusieurs familles, comme les ogygoptyngidés ou les sophiornitidés, coexistent. Elles sont aujourd’hui éteintes. Du paléocène à l’oligocène, les tytonidés – famille comprenant la chouette effraie – sont les rapaces nocturnes les plus nombreux. Cette préséance cesse pourtant au miocène, quand apparaissent les premiers strigidés. Les chouettes et les hiboux de cette famille se diversifient alors d’autant plus que les espèces de tytonidés diminuent. À l’époque actuelle, les strigidés sont encore nettement plus nombreux que les tytonidés, réduits à une quinzaine d’espèces seulement.

La vie de la chouette lapone

Boisé PapineauComme tous les rapaces nocturnes, la chouette lapone est un prédateur. Elle chasse essentiellement des mammifères, et plus particulièrement des campagnols, l’un des micromammifères les plus abondants des régions subarctiques et arctiques d’Eurasie. D’autres rongeurs, comme les mulots, peuvent également être pris pour proies. En Amérique du Nord, les gaufres – curieux petits rongeurs pourvus d’abajoues et d’énormes incisives – constituent souvent l’essentiel de ses ressources alimentaires. Viennent ensuite des proies capturées au hasard des rencontres, jeunes lièvres, musaraignes ou écureuils. Des oiseaux peuvent compléter ce menu : passereaux ou tétraonidés, tels que les gélinottes ou les lagopèdes.

La chouette lapone adopte diverses stratégies de chasse en fonction des nécessités du moment et des conditions météorologiques. Lorsqu’elle chasse pour satisfaire ses propres exigences, elle reste postée, comme figée, sur un perchoir, et guette les bruits et les mouvements. Une fois sa proie repérée, elle plonge rapidement, et en silence.

En période de nidification, la chouette lapone met en œuvre une technique dynamique. Elle sillonne son domaine boisé en se rendant d’un perchoir à un autre, l’œil aux aguets. En revanche, quand les conditions météorologiques se dégradent, elle reprend son attitude postée. À l’occasion de chutes de neige importantes, l’oiseau préfère rester perché plutôt que de voler, augmentant ainsi l’effet de brouillage visuel dû aux flocons. Lorsque la neige cesse de tomber, son ouïe aiguisée lui permet de repérer les rongeurs qui circulent à l’abri sous l’épais manteau neigeux. Après un vol d’élan, elle percute violemment la neige, souvent la tête la première. Dans ce cas, elle s’empare de sa proie à l’aide de son bec, sinon elle utilise ses serres.

Grâce à ses excellentes capacités visuelles, la chouette lapone chasse volontiers à l’aube et en soirée, quand la faible lumière a tendance à défavoriser certaines de ses proies sans la pénaliser elle-même. Mais contrairement à ce que l’on pourrait penser, elle peut chasser en pleine lumière sans être incommodée.

La vision binoculaire


La chouette lapone bénéficie d’une vision binoculaire due à la position frontale des globes oculaires. La conjugaison des champs visuels de chaque œil permet une bonne perception du relief, et donc des distances. En revanche, le champ visuel total est restreint, faible sur les côtés et nul vers l’arrière. Ce handicap est largement compensé par une remarquable mobilité de la tête, capable de pivoter sur elle-même quasiment à 360°.

La chouette lapone n’est pas une grande voyageuse. Plutôt sédentaire, elle cherche d’ordinaire à s’installer, lorsqu’elle atteint sa maturité sexuelle (vers 4-5 ans), près du secteur où elle a vu le jour.

chouette-laponeDans des conditions normales, la chouette passe l’hiver dans une zone correspondant à peu près au territoire exploité au printemps et en été, pendant la nidification.

Cette sédentarité des oiseaux adultes est très liée au climat et aux disponibilités alimentaires. Dans l’Ancien Monde, les chouettes de Scandinavie sont plus sédentaires que celles de Russie. En Amérique du Nord, les populations du sud-ouest de l’aire de répartition (Californie, Nevada…) paraissent les plus stables.

En fait, il semble bien que le territoire de la chouette lapone, au sens strict du terme, se limite aux abords immédiats du site de nidification et ne fasse pas l’objet d’une défense très active. Selon des études menées dans les années 1980 et fondées sur l’observation directe, ainsi que sur les indications fournies par des émetteurs radio miniaturisés fixés sur quelques oiseaux, les chercheurs canadiens E.L. Bull et M.G. Henjum ont pu noter que la possession et la défense d’un territoire ne sont pas des notions fondamentales chez la chouette lapone. Cela est d’autant plus surprenant que les autres rapaces nocturnes d’une taille comparable se montrent nettement plus territoriaux et plus agressifs contre tout intrus qui s’aviserait de s’installer sur leur domaine. L’explication fournie par les deux ornithologues canadiens repose sur des différences de régime alimentaire. Les grands rapaces nocturnes septentrionaux d’Amérique du Nord s’attaquent, en règle générale, à des proies assez grosses et relativement peu abondantes. Ils se trouvent donc dans l’obligation de régner sur une portion de terrain suffisamment grande qui leur garantit des ressources convenables. Au contraire, la chouette lapone chasse essentiellement des proies de petite taille, des rongeurs aux effectifs importants et faciles à capturer. Dès lors, elle peut, sans en pâtir, supporter la concurrence modérée de quelques congénères.

Question de déplacements


Les ornithologues disposent d’un éventail de termes précis pour qualifier les oiseaux en fonction de leurs mouvements. Les adultes qui ne s’écartent guère de leur secteur de taïga sont dits sédentaires. Les jeunes avant leur maturité sexuelle et leur première nidification sont dits erratiques tant qu’ils se déplacent à la recherche d’un domaine. Enfin, les mouvements fortement irréguliers auxquels se livrent surtout les jeunes oiseaux immatures en cas de disette prolongée sont nommés irruptions.

Références encyclopédiques

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LE HIBOU, drôle de mot

Posté par othoharmonie le 18 février 2015

 

 

263px-Hibou_grand_ducLe mot hibou est un terme très général du vocabulaire courant qui, en français, ne correspond pas à un niveau de classification scientifique. Il s’agit d’un  dont le sens est ambigu en biologie car utilisé seulement pour désigner une partie des différentes espèces d’oiseaux rapaces classées dans la famille des Strigidés. Cette famille regroupe à la fois les hiboux et des chouettes, répartis dans différents genres, le hibou se distinguant de la chouette par la simple présence d’aigrettes sur la tête.

Par le terme « hibou », les francophones font référence aux rapaces que les spécialistes nomment Hibou, mais aussi Kétoupa, Grand-duc, Petit-duc ou Duc tout court selon les espèces.

Les caractéristiques générales des hiboux sont celles des Strigidae. Ce sont donc des oiseaux rapaces généralement nocturnes, carnivores, au bec crochu et possédant desserres, avec des nuances pour chaque espèce : voir les articles détaillés pour plus d’informations sur leur description ou leur mode de vie.

Les aigrettes sont des touffes de plumes qui, dans le cas du hibou, donnent l’impression d’oreilles ou de cornes.

On dit que le hibou « hue », « ulule » ou « bouboule ».

 

Le hibou, de par son cri nocturne inquiétant, ses grands yeux scrutateurs et son mode de vie « en retraite », fut vecteur de nombreuses superstitions. Il reste toujours très lié au domaine du surnaturel, de la magie et de la spiritualité. Selon les époques et les cultures, le hibou a pris une image tantôt négative, tantôt positive.

 

Dans la mythologie grecque également l’interprète d’Atropos, celle des Parques qui coupe le fil de la destinée.

Pour les Romains, le cri du hibou présageait une mort prochaine. Il était également associé à la sorcellerie et à la magie noire.

Parce qu’il n’affronte pas la lumière du jour, le hibou fut également symbole de tristesse, d’obscurité, de retraite solitaire et mélancolique. Comme le chat et parfois le chien, on l’associe à l’occultisme, et on lui prête la faculté de pouvoir voir les défunts dans l’au-delà.

En Amérique du Nord, pour les Indiens de la prairie, le hibou a le pouvoir de donner aide et protection la nuit. De là, l’emploi des plumes du hibou dans les cérémonies rituelles.

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Dans les rites initiatiques de certaines sociétés algonquines, figure, perché dans la loge cérémonielle, un homme-hibou qui montre le chemin de la terre du soleil couchant, royaume des morts. Il remplirait ici une fonction de psychopompe. Il peut aussi être considéré comme annonçant la mort : quand le hibou chante, l’Indien meurt.

Dans le récit médiéval Mabinogi de Math, Blodeuwedd, la femme infidèle de Llew, est transformée en hibou en punition de son adultère avec un seigneur voisin.

Le hibou symboliserait l’intelligence et la réflexion.
Dans son poème « Les hiboux », Charles Baudelaire célèbre aussi cette sagesse :

Leur attitude au sage enseigne
Qu’il faut en ce monde qu’il craigne
Le tumulte et le mouvement.

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LES ŒUFS DE CHOUETTE

Posté par othoharmonie le 11 février 2015

 

 

220px-Strix_uralensis-eggLa Chouette de l’Oural, par exemple, installe son nid dans des cavités d’arbre spacieuces ou dans des nids abandonnés de rapaces à des hauteurs comprises entre 4 et 20 m. De manière plus occasionnelle, elle peut l’édifier sur de grosses branches, dans des crevasses de rochers ou à terre entre des racines.

Elle pond une seule fois par an par couvée de 3 à 4 œufs parfaitement blancs, dont la taille a pour valeurs extrêmes : 47,1-54,7 mm × 39,0-44,0 mm. La femelle couve ses œufs seule, durant 27 à 29 jours, pendant que le mâle chasse pour la nourrir. Lorsque les jeunes sortent de l’œuf couverts d’un duvet blanc crème, le mâle continue de chasser, mais c’est la femelle qui se charge de distribuer la nourriture aux oisillons. Les jeunes quittent le nid vers un mois mais ne volent bien qu’à partir de cinq semaines, y revenant ponctuellement pour dormir. Ils commencent à muer à 45 jours.

Les années avec de faibles densités de proies, la Chouette de l’Oural ne se reproduit pas.

C’est une chouette ou un hibou ? Les deux pourraient répondre un anglais, dont la langue qui ne fait pas de distinction, les appelle du même mot : owl. Rien à dire à cela, ces oiseaux sont tellement proches qu’à l’exception de la chouette effraie qui est un membre de la famille des tytonidés, ils sont tous frères ou cousins au sein de la famille des strigidés. Le vocabulaire français est riche. Il nous offre un distinguo en séparant deux groupes parmi ces oiseaux : ceux qui n’ont pas « d’oreilles », les chouettes et ceux qui ont des « oreilles », les hiboux.

Nos hibou…x (hiboux avec un x !) montrent volontiers leurs oreilles en grec et en latin. Le moyen-duc est alors asio otus : celui qui a des oreilles. Le petit-duc est otus scops : celui qui a des oreilles et qui regarde tout. Le hibou des marais ou hibou brachyote est celui qui en grec a des oreilles courtes.

Le mot hibou vient de l’onomatopée de son cri. Il est houhou en normand, hourhou en gascon. Cette légère différence entre ces cris de hiboux donne à entendre que les oiseaux ont peut-être, eux aussi, un accent.

Comme les chouettes, les hiboux hululent ou ululent.

L’étymologie est encore une fois primordiale pour mieux connaître ces oiseaux et leurs rapports avec les hommes. Ils font partie à l’exception des chouettes effraie de la famille des strigidés. Strigidé dérive du mot grec et latin strix qui désignait à la fois le vampire qui suce le sang et la sorcière chargée de faire peur aux petits enfants dissipés.

  • Le hibou des marais ou hibou brachyote (asio flammeus)

Flammeus, (couleur de feu) souligne sa couleur plutôt rousse pour un hibou. Il est brachyote, ce qui signifie qu’il a un bec court. Il est des marais, ce qui laisse entendre qu’il fréquente volontiers les endroits mouillés mais ce qui ne veut pas dire pour autant qu’il se nourrit en pêchant.
Il a une allure allongée malgré des ailes arrondies.

Il est présent toute l’année en France au nord d’une ligne allant de Biarritz à Strasbourg et également dans la pointe sud-est du territoire. Les populations se renforcent en hiver de migrateurs venus d’Europe septentrionale. Ces oiseaux, comme les moyens-ducs, se regroupent en dortoirs. Une dizaine d’individus se retrouve alors au sol pour passer la nuit.

La femelle pond 5 à 6 oeufs blancs à même le sol. L’incubation dure environ 4 semaines. 

alt=Description de cette image, également commentée ci-aprèsEnfin, les Hiboux moyen-duc et grand-duc, le Hibou des marais et le Harfang des neiges pondent toujours dans de vieux nids ou par terre. Le Hibou des marais prépare un nid très sommaire, toutes les autres espèces se contentant de ménager une faible dépression et n’apportant aucun matériau.  

Les oeufs reposent donc sur le substrat, par exemple sur le bois pourri (dans un trou d’arbre)et c’est seulement au cours de l’incubation que des fragments de pelotes constituent une sorte de rembourrage. Chez toutes les espèces de rapaces nocturnes les oeufs sont blancs et assez arrondis; souvent la surface de leur coquille est nettement granuleuse. Seule la femelle couve; le mâle la nourrit, souvent même quelques temps avant le début de la ponte. Les oeufs sont pondus à l’intervalle de deux jours ou davantage et l’incubation commence souvent dès la ponte du premier ou du second; il résulte que les éclosions sont échelonnées. L’incubation dure en moyenne un mois, les extrêmes étant de 34 jours chez le Hibou grand-duc et de 25 jours chez le Hibou petit-duc.

 

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LA CHOUETTE en général

Posté par othoharmonie le 10 février 2015

            

 

220px-Athene_albifaciesLe terme « chouette » dériverait de l’ancien français choue, supposé être issu du vieux bas francique *kawa et du suffixe diminutif -ette, et partagerait la même étymologie que le terme choucas, un corvidé. La même racine semble se retrouver d’ailleurs dans de nombreuses langues nord-européennes comme dans kaie en norvégien.

Les premières attestations du terme, dont est issu « chouette » en français, datent du xie siècle sous la forme de çuetechouate ou même choe.

 

Chouette est de certains oiseaux de la famille des Strigidaes (sans pour autant désigner tous les oiseaux de cette famille), qui regroupe environ200 espèces caractérisées comme des rapaces solitaires et nocturnes. Les chevêches sont en principe plus petites que les chouettes1. Les chouettes se distinguent des hiboux par l’absence d’aigrettes sur la tête (faisceaux de plumes qui, dans le cas du hibou, donnent l’impression d’oreilles ou de cornes).

Sous cette appellation, se retrouvaient également des rapaces nocturnes appartenant à la famille des Tytonidae.

 

Les chouettes chassent principalement des petits mammifères, surtout des petits rongeurs, des insectes, des serpents ainsi que d’autres oiseaux.

Certaines espèces se sont spécialisées dans la pêche. On trouve des chouettes sur toute la surface de la terre, à l’exception de l’Antarctique, d’une grande partie du Groenland, ainsi que de certaines îles lointaines.

La chouette peut pivoter sa tête à 270°. Ses yeux, bien qu’imposants avec leurs disques faciaux arrondis qui recouvrent la moitié de la tête, ne lui permettent de bien voir que sur un faisceau de 70° sur un champ de vision total de 180°.

L’ouïe de cet oiseau est très développée, elle fait de lui un grand chasseur. Ses oreilles situées asymétriquement (l’oreille droite est plus haute que l’oreille gauche) captent les variations de temps d’arrivée des ondes sonores de ses proies, lui permettant ainsi de les localiser. Ainsi, dans le cas d’une proie qui tente de s’enfuir, la chouette la localise par la provenance des sons et n’a pas besoin de la voir pour la chasser.

Dans les paysages anthropisés et artificialisés (villes, zones périurbaines, zones d’agriculture intensive, bords de routes..) la plupart des rapaces nocturnes ont disparu d’une part importante de leur aire naturelle ou potentielle de répartition ou (sur les bords de route) les milieux sont devenus pour eux des puits écologiques ou pièges écologiques. Ainsi les chouettes sont très sur-représentées parmi les oiseaux tués par les véhicules (phénomène dit de « Roadkill »). Les oiseaux nocturnes éblouis par les phares ou les luminaires alors qu’ils chassent de nuit, semblent le moins bien éviter les véhicules.

Comme tous les rapaces, ces oiseaux sont aussi sensibles à la bioaccumulation dans le réseau trophique de certains polluants (pesticides, ou poisons (raticides, souricides…) utilisés dans la lutte contre certains micromammifères.

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BIBLIOGRAPHIE DE LA CHOUETTE

Posté par othoharmonie le 10 février 2015

 

 e1

 

  • Jam  Document pédagogique du musée d’histoire naturelle de Fribourg « Hiboux et Chouettes »
  • es Ralph Duncan, Owls of the world : their lives, behavior, and survival, Firefly Books, Buffalo, N.Y., 2003, 319 p. 
  • Liliane Bodson (dir.), Regards croisés de l’histoire et des sciences naturelles sur le loup, la chouette, le crapaud dans la tradition occidentale (Journée d’étude, Université de Liège, 23 mars 2002, organisée par le Groupe de contact interuniversitaire sur l’histoire des connaissances zoologiques et des relations entre l’homme et l’animal), Université de Liège, Liège, 2003, 142 p.
  •  Michel Cuisin, Chouettes & hiboux, Artémis, Paris, 2005, 61 p. 
  •  Guilhem Lesaffre, Anthologie des chouettes et des hiboux, Delachaux et Niestlé, Paris, 2006, 223 p.
  • Le Kakapo (Strigops habroptilus) est aussi nommé perroquet-hibou.

 

  1.  Définitions lexicographiques  et étymologiques  de « chevêche » du Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales

 

  1.  http://www.defense.gouv.fr/terre/decouverte/presentation/composantes/brigades/brigade_de_renseignement 
  2.  http://www.anaj-ihedn.org/2010/01/revue-la-chouette.html 
  3.  http://www.csdm.qc.ca/baril/Sixieme/oiseaux%20de%20proie/chouetterayee.htm]
  4.  http://images.library.pitt.edu/cgi-bin/i/image/image-idx?c=audimg;button1=Go;q1=46;rgn1=audimg_all;sid=067b96e4dd45cdd4ff0342fd4c74b2c9;size=20;lasttype=simple;view=entry;lastview=thumbnail;subview=detail;cc=audimg;entryid=x-aud0046;viewid=AUD0046.TIF;start=1;resnum=1 

 

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Serpent des Pyrénées

Posté par othoharmonie le 13 mai 2012


messe de Saint-Sécaire (Gascogne) (D’après « Les Légendes des Hautes-Pyrénées » paru en 1855

et « Revue de l’Agenais » paru en 1882)

 

LE SERPENT
Serpent des Pyrénées dans SERPENT 451px-Dendroaspis_polylepis_01Une légende gasconne affirme qu’il y avait autrefois, dans la Montagne (les Pyrénées), un Serpent long de cent toises, plus gros que les troncs des vieux chênes, avec des yeux rouges, et une langue en forme de grande épée. Ce Serpent comprenait et parlait les langues de tous les pays ; et il raisonnait mieux que nul chrétien n’était en état de le faire. Mais il était plus méchant que tous les diables de l’enfer, et si goulu que rien ne pouvait le rassasier.

Nuit et jour, le Serpent vivait au haut d’un rocher, la bouche grande ouverte comme une porte d’église. Par la force de ses yeux et de son haleine, les troupeaux, les chiens et les pâtres, étaient enlevés de terre comme des plumes, et venaient plonger dans sa gueule. Cela fut au point que nul n’osait aller garder son bétail à moins de trois lieues de la demeure du Serpent. Alors, les gens du pays s’assemblèrent, et firent tambouriner dans tous les villages : « Ran tan plan, ran tan plan, ran tan plan. Celui qui tuera le Serpent, sera libre de toucher, pour rien, sur la Montagne, cent vaches avec leurs veaux, cent juments avec leurs poulains, cinq cents brebis et cinq cents chèvres. »

En ce temps-là vivait un jeune forgeron, fort et hardi comme Samson, avisé comme pas un. « C’est moi, dit-il, qui me charge de tuer le Serpent, et de gagner la récompense promise. » Sans être vu du Serpent, il installa sa forge dans une grotte, juste au-dessous du rocher où demeurait la male bête. Cela fait, il se lia, par la ceinture, avec une longue chaîne de fer, et plomba solidement l’autre bout dans la pierre de la grotte. « Maintenant, dit-il, nous allons rire. »

Alors, le forgeron plongea dans le feu sept barres de fer grosses comme la cuisse, et souffla ferme. Quand elles furent rouges, il les jeta dehors. Par la force des yeux et de l’haleine du Serpent, les sept barres de fer rouges s’enlevèrent de terre comme des plumes et vinrent plonger dans sa gueule. Mais le forgeron fut retenu par sa chaîne, et il rentra dans la grotte. Une heure après, sept autres barres de fer rouge, grosses comme la cuisse, s’enlevèrent de terre comme des plumes et vinrent plonger dans la gueule du Serpent. Mais le forgeron fut retenu par sa chaîne, et il rentra dans la grotte.

Ce travail dura sept ans. Les barres de fer rouge avaient mis le feu dans les tripes du Serpent. Pour éteindre sa soif, il avalait la neige par charretées ; il mettait à sec les fontaines et les gaves. Mais le feu reprenait dans ses tripes, chaque fois qu’il avalait sept nouvelles barres de fer rouge. Enfin, la male bête creva. De l’eau qu’elle vomit en mourant, il se forma un grand lac. Alors, les gens du pays s’assemblèrent, et dirent au forgeron : « Ce qui est promis sera fait. Tu es libre de toucher, pour rien, sur la Montagne, cent vaches avec leurs veaux, cent juments avec leurs poulains, cinq cents brebis et cinq cents chèvres. »

Un an plus tard, il ne restait plus que les os du Serpent sur le rocher dont il avait fait sa demeure. Avec ces os, les gens du pays firent bâtir une église. Mais l’église n’était pas encore couverte, que la contrée fut éprouvée, bien souvent, par des tempêtes et des grêles comme on n’en avait jamais vu. Alors, les gens comprirent que le Bon Dieu n’était pas content de ce qu’ils avaient fait, et ils mirent le feu à l’église.

LA MESSE DE SAINT SÉCAIRE
Pour se garder d’une sorcière sans être passible de châtiment, on affirmait encore au XIXe siècle qu’il fallait bien surveiller celle qui voulait vous donner du mal. Quand elle passe près de vous et quand elle étend le bras pour faire sa mauvaise œuvre, dites en vous-même : « Que le Diable te souffle au derrière. ». Aussitôt, la sorcière pâtit cent fois plus que vous n’auriez pâti, et vous n’aurez plus rien à craindre d’elle. Pareille chose arrive, quand vous la voyez venir de loin, si vous dites, toujours en vous-même : « Je te doute. Je te redoute. Pet sans feuille. Monte en haut de la cheminée. »

2855658832_small_1 dans SERPENTIl y a toutefois quelque chose de bien plus rare et de pire que le mal donné par les sorcières. C’est la messe de saint Sécaire. L’homme à qui elle est adressée sèche peu à peu, et meurt sans qu’on sache pourquoi ni comment, et sans que les médecins y voient goutte. Bien peu de curés savent la messe de saint Sécaire, et les trois quarts de ceux qui la savent ne la diront jamais, ni pour or, ni pour argent. Il n’y a que les mauvais prêtres qui se chargent d’un pareil travail. Ces prêtres ne demeurent jamais deux jours de suite dans le même endroit. Ils marchent toujours la nuit, pour s’en aller, aujourd’hui dans la Montagne, demain dans les Grandes Landes de Bordeaux ou de Bayonne.

La messe de saint Sécaire ne peut être dite que dans une église où il est défendu de s’assembler, parce qu’elle est à moitié démolie, ou parce qu’il s’y est passé des choses que les chrétiens ne doivent pas faire. De ces églises, les hiboux, les chouettes et les chauves-souris font leurs paradis. Les Bohèmes y viennent loger. Sous l’autel, il y a tout plein de crapauds qui chantent.

Le mauvais prêtre amène avec lui sa maîtresse, pour lui servir de clerc. Il doit être seul dans l’église avec elle, et avoir fait un bon souper. Sur le premier coup de onze heures, la messe commence par la fin, et tout à rebours, pour finir juste à minuit. L’hostie est noire et à trois pointes. Le mauvais prêtre ne consacre pas de vin. Il boit l’eau d’une fontaine où on a jeté un enfant mort sans baptême. Le signe de la croix se fait toujours par terre, et avec le pied gauche. Il se passe encore, à la messe de saint Sécaire, beaucoup d’autres choses que personne ne sait, et qu’un bon chrétien ne pourrait voir sans devenir aussitôt aveugle et sourd-muet pour toujours.

Voilà comment certaines gens s’y prenaient pour faire sécher peu à peu leurs ennemis, pour les faire mourir mystérieusement. On pensait que les mauvais prêtres et les gens les payant pour ce travail auraient un grand compte à rendre, le jour du dernier jugement. Aucun curé ni évêque, pas même l’archevêque d’Auch, n’avait le droit de leur pardonner.

Il y aurait une contre-messe permettant de se garder contre la messe de saint Sécaire. Elle aurait le pouvoir de faire sécher peu à peu le mauvais prêtre et les gens qui l’ont payé. Ils sèchent peu à peu, et meurent sans savoir ni pourquoi ni comment, et sans que les médecins y voient goutte.

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Au rythme des oiseaux

Posté par othoharmonie le 28 octobre 2011

Au rythme des oiseaux dans OISEAUX 250px-Spatelschnabelente_050611La vie des oiseaux s’organise en fonction de plusieurs rythmes biologiques. Le plus commun aux vertébrés est le rythme circadien. La plupart des oiseaux sont diurnes, mais quelques oiseaux, comme la plupart des hiboux et des Caprimulgidae, ainsi que de nombreuses chouettes sont nocturnes ou crépusculaires. D’autres espèces, comme la plupart des limicoles, suivent un rythme de vie basée sur la marée. 

Les oiseaux en raison de l’existence des saisons suivent également un rythme circannuel. Les oiseaux qui migrent sur de longues distances subissent généralement des changements anatomiques ou comportementaux (par exemple le Zugunruhe) ou une mue pour préparer ce voyage. Suivant les saisons, certaines espèces peuvent également effectuer des migrations journalières, altitudinales par exemple, ou pour se rendre sur des zones de nourrissage. 

Les rythmes circadiens et saisonniers semblent liés à la durée du jour. Les cycles de reproduction sont annuels, plusieurs nidifications pouvant avoir lieu dans une saison pour certaines espèces particulièrement prolifiques. 

Sommeil 

 dans OISEAUX

L’activité journalière de la majeure partie des oiseaux comporte des périodes de repos et des périodes courtes de sommeil. Cette période est appelée sommeil vigilant, les oiseaux ouvrent fréquemment les yeux et observent les alentours pour permettre la fuite en cas de menace. Le sommeil des oiseaux présente une phase de sommeil paradoxal courte que l’on estime en moyenne à moins d’une minute, même si les Spheniscidae, qui détiennent un record dans la classe, capitalisent jusqu’à 80 minutes de sommeil paradoxal par jour. Certaines espèces, comme les albatros ou les martinets, sont réputées pouvoir dormir en volant ou sont capables de rester plusieurs jours sans dormir. Il n’existe cependant pas de preuve expérimentale.

Le comportement associé au sommeil est très différent selon les familles d’oiseaux. Beaucoup d’espèces sont capables de faire diminuer la température de leur corps, voire d’entrer en torpeur comme les Trochilidae tandis que l’engoulevent de Nuttall hiberne. Les Anserinae sont les seuls oiseaux connus chez qui s’observe une perte de tonus musculaire. L’état de sommeil est très reconnaissable chez ces espèces qui réfugient leur bec sous une aile et souvent ne posent qu’une seule de leurs pattes au sol. Beaucoup d’espèces nicheuses au sol, comme les Phasianinae, se réfugient en hauteur à l’abri des prédateurs, quelquefois en commun, pour dormir tandis que quelques perroquets du genre Loriculus se perchent tête en bas. De nombreuses espèces présentent une insertion particulière des tendons des muscles des doigts, de sorte que lorsqu’ils sont posés sur une branche, la flexion des doigts est automatique ; ceci leur permettrait de dormir perchés sans tomber de l’arbre.

gifs oiseaux

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La symbolique de l’oiseau

Posté par othoharmonie le 26 octobre 2011

La symbolique de l'oiseau dans OISEAUX 220px-Peace_dove.svgOn leur a donc attribué, comme à tous les animaux familiers à l’homme, des caractéristiques plus ou moins anthropomorphiques suivant les espèces mais aussi d’une manière générale. L’oiseau ou ses caractéristiques associées (comme l’œuf, les plumes, les ailes ou les serres) peuvent être considérés comme symbole. Le vol de l’oiseau est naturellement porteur d’un symbole de liberté comme l’exprime le mythe grec d’Icare. Par exemple l’aigle est un symbole de majesté c’est pourquoi on le retrouve sur les armoiries de divers empires. La paix est symbolisée par la colombe de la paix

La plupart des oiseaux sont considérés comme symboles positifs, mais il existe cependant des exceptions en fonction des cultures. Les vautours ont une réputation négative pour beaucoup de peuples, cependant les parsis et les zorostriens avant eux, donnent à ces oiseaux un rôle singulier. Ils offrent le cadavre de leurs morts aux vautours, l’inhumation ou la crémation étant une offense à la terre et au feu. Au Moyen Âge en occident toujours, les rapaces, surtout ceux nocturnes comme les Strigiformes (chouettes, hiboux) bien que très bénéfiques aux paysans car mangeant des espèces ravageuses comme les petits rongeurs, étaient jugés comme maléfiques ou nuisibles. Une coutume consistait à clouer sur les portes ces oiseaux pour chasser les mauvais esprits et tous les autres 220px-Apteryx_haastii dans OISEAUXStrigiformes. Plusieurs espèces de rapaces d’ailleurs ont été pourchassées. Ces animaux sont aujourd’hui protégés et leur image actuelle de majesté est la plus forte, bien que les vautours avec leur aspect ingrat, soient toujours mal acceptés. 

En Afrique, certains chants et cris sont interprétés et traduits par certains peuples qui en tirent une signification particulière, qu’elle soit néfaste ou positive. Les oiseaux produisant ces cris sont alors considérés comme bénéfiques ou maléfiques. L’art martial d’oiseau imite l’agilité de l’oiseau, pour stimuler les poumons : Il travail sur l’amplitude de la respiration, et sur le relâchement des articulations des membres supérieurs.

Gif oiseaux

 

 

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