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Belle interprétation du Moustique

Posté par othoharmonie le 6 août 2014

insectes-moustiques-00002J’aurai pu écrire cet article pour les juillettistes, qu’ils me pardonnent, mais tous nous pouvons encore profiter de ces quelques informations que je vais vous rapporter contre un ennemi juré qui enquiquine l’humanité et même nos ancêtres simiesques voire reptiliens depuis le mésozoïque: je veux parler du moustique. Même si ce membre de la famille des culicidae mesure moins de 10 millimètres (pour les plus imposants), sa capacité à gâcher nos nuits par son « bzzz » agaçant, les démangeaisons qu’il cause au petit matin, la visite forcée qu’il entraîne vers les pharmacies fait qu’on pourrait haïr le darwinisme et nous pousser vers les théories créationnistes où Dieu aurait voulu punir l’homme de se prendre pour Dieu… Non, n’exagérons rien. Ce petit animal a su s’adapter à son environnement et la nature reprenant ses droits, lui a permis de traverser les âges et de se reproduire de façon aussi variée qu’horripilante. On en dénombre actuellement 3500 espèces et seules quelques 67 espèces s’amusent gaiement à se repaître, de manière gargantuesque, du sang des français et de mes voisins belges. Et la bonne nouvelle est que sous nos latitudes, cet insecte est le plus souvent inoffensif.

 Le mot  « moustique » ne vient pas du latin mais de l’espagnol « mosquito », cher à Vanessa Paradis. Issus de larves aquatiques, les moustiques achèvent leur cycle de façon aérienne et leur prolifération est remarquable au printemps. Leur durée de vie varie de 1 à 4 semaines et, une fois de plus comme diraient certains, ce sont les femelles qui nous vampirisent. En effet, le moustique, de façon générale, a un penchant naturel pour le nectar des fleurs, au même titre que d’autres espèces où l’homme trouve sa place à travers des dégustations d’hydromel, offrant  ainsi une pollinisation entomophile des plantes et assurant la variété de celles ci, mais ce sont les femelles fécondées qui viennent pomper notre sang qui permettra à leurs oeufs d’atteindre la maturité, venant gâcher nos soirées estivales pour le plus grand bien de leur progéniture. Mais, si nous servons à alimenter les couveuses, leur prolifération exponentielle potentielle est limitée car ils sont également au menu des oiseaux, des poissons, des batraciens… AAAh, le merveilleux cycle de la vie !!! 

Malgré leur origine aquatique, des marécages aux eaux stagnantes des rivières, des rivages au flan des montagnes, de l’eau croupissante des pots de fleurs à la mare au fond du jardin, le moustique s’est rapidement adapté aux modifications de son environnement et les pays, comme chaque été, tentent d’enrayer cette invasion napoléonienne, soit par des insecticides biologiques, soit en assainissant les berges…. Le mieux serait tout de même un refroidissement climatique car ces chers piqueurs supportent mal le froid. De là à aller passer mes vacances aux îles Shetland… 

Qu’en est il de la transmission des virus. Comme dit plus haut, sous nos latitudes, rien à craindre quant aux chikungunya, dengue, paludisme, filariose et autre fièvre jaune, car il fait trop frais pour permettre aux espèces vectrices de ces virus de se retrouver chez nous. Mais attention, pour ceux qui comptent fréquenter au cours de vacances méritées des latitudes plus chaudes, car de la Réunion à la Martinique en passant par l’Afrique et l’Asie, l’épidémie est bien présente. Et comme il n’existe à l’heure actuelle, ni traitements, ni vaccins, pour la plupart des maladies citées précédemment,  l’attention est de rigueur. Histoire de ne pas vous laisser inculte, voici quelques symptômes qui laissent présager d’une piqûre d’Aedes albopictus, moustique vecteur du chikungunya et de la dengue: forte fièvre, courbature, maux de tête, fatigue intense (presque les symptômes de la grippe) et au risque de me répéter, mieux vaut se prémunir de ces attaques car pas de remède !!! Et puis une dernière remarque pour les paranoïaques: pas de risque de contracter le HIV car les moustiques injectent leur salive et pas le sang qu’ils auraient pu prélever avant de vous piquer. 

Alors comment se prémunir ?? Passer chez votre pharmacien préféré et adoré qui saura vous conseiller en fonction des régions visitées. A titre d’exemple, il pourra vous orienter vers des insecticides se présentant sous différentes formes, du spray au roller en passant par le stick, des répulsifs, des diffuseurs électriques, des bracelets à recouvrir d’huile essentielles, des appareils à ultrasons… et toujours de bons conseils, le pharmacien vous demandera si vous avez des animaux domestiques car certains d’entre eux y sont sensibles et pourraient être perturbés. D’autres outils que vous pourriez utiliser dans cette chasse à l’importun, sont les plantes. Quelques pots bien placés de mélisse, de basilic à petites feuilles (pas celui dont on fait un usage courant en cuisine), des géraniums, le pyrèthre, la citronnelle, vont par leur parfum faire obstacle à leur présence et vous permettre de passer d’agréables soirées sur vos terrasses. Et dernier petit conseil avisé, penser à vider régulièrement l’eau stagnante sous vos pots de fleurs afin d’éviter de leur offrir un nid douillet ou mieux encore, si vous êtes tête en l’air ou peu enclin à cette tâche domestique, glisser une petite pièce de monnaie en cuivre. Ce métal empêche et/ou ralentie leur croissance en fonction de l’espèce considérée. Mais le meilleur remède reste de loin le port de vêtement recouvrant tout le corps (non, je ne fais pas l’apologie de la burqua) ou une bonne vieille moustiquaire voire partager sa couche avec une peau à moustique… 

D’ailleurs qu’en est il de cette mythologie où certains épidermes seraient des mets de qualité pour ce diptère ?? On n’a pas spécialement une peau à moustique mais leur caractéristique génétique les attire vers les corps émettant de fortes quantités de CO2, les corps dégageant de fortes chaleurs (hé oui messieurs les radiateurs tant aimés de nos conjointes qui aiment à glisser leurs pieds froids sur nos corps), les couleurs et les fortes odeurs corporelles, sachant que les parfums les attirent d’autant plus… attention mesdames. Si vous répondez à ces critères… pas de bol. Car nuitamment, les femelles hématophages viendront se poser sur vos corps bronzés, tremperont leur trompe à travers l’épiderme jusqu’à un capillaire, déverseront avec une joie certaine un peu de leur salive, dont l’effet est anesthésiant et anticoagulant et pomperont votre sang jusqu’à plus soif. 

Comment la femelle moustique sait toujours où précisemment piquer pour se gorger de sang frais? 

Elle joue sur la différence de température qui existe entre un capillaire et l’épiderme. Une nématocère est capable de sentir le plus léger écart de température et le capillaire émettant plus de chaleur que le reste de la peau, hop… elle pique au bon endroit !! aussi précisemment que BP sur une  nappe de pétrole mais sans faire de tâche à côté. 

moustiqueMais alors, d’où vient cette démangeaison. Hé bien, de la salive qui contient des antigènes et face auxquels, en fonction de notre système immunitaire nous réagissons différemment.  Face à ces antigènes, nous serons soit insensible, soit plus sensible avec ce prurit qui accompagne le bouton, soit dans de rares cas, provoquer un choc anaphylactique (attention, c’est très rare !! mais ça arrive). Bref, tout est question d’immunité !! Il existe face à ces démangeaisons tout un arsenal thérapeutique et pour ne pas donner de conseils qui pourraient être mal interprétés par mes chers lecteurs, je préfère que vous alliez exposer votre cas à un médecin ou un pharmacien, car en fonction de votre réaction d’hypersensibilité, le traitement va de l’antihistaminique de base aux corticostéroïdes. 

On pourrait écrire encore beaucoup sur le moustique mais je pense que vous avez là l’essentiel. Les commentaires sont à votre disposition si vous avez des questions et j’essaierai d’y répondre du mieux que mes connaissances m’autorisent. Bonnes vacances à tous et gardez vous des hématophages.

 

Sur le site d’origine : http://www.globepharma.org/article-le-moustique-55360232.html

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les nuisances du moustique

Posté par othoharmonie le 14 juillet 2014

 

290px-Culex_pipiens_2007-1La trompe (proboscis) de la femelle est composée par des pièces buccales vulnérantes ou stylets (maxilles, labre, hypopharynx) qui sont enveloppées par le labium souple (i) qui se replie au moment de la piqûre.

Le moustique enfonce les stylets dans l’épiderme jusqu’à un capillaire sanguin grâce aux maxilles qui perforent la peau et qui permettent à la trompe de se maintenir en place lors du prélèvement sanguin.

Les stylets délimitent deux canaux : l’un (canal salivaire), formé par l’hypopharynx, par lequel est injectée une salive anesthésiante et anticoagulante, l’autre (canal alimentaire), au niveau du labre, par lequel est aspiré le sang qui, s’il est infecté, contamine le moustique.

La quantité de sang prélevée varie de 4 à 10 millimètres cubes en 1 à 2 minutes.

Les piqûres peuvent être totalement indolores ou provoquer un prurit très désagréable ou des allergies plus graves, allant exceptionnellement jusqu’au choc anaphylactique. L’hypersensibilité a une origine immunitaire, qui traduit une réaction extrême de nos anticorps à des antigènes présents dans la salive du moustique.

Certains de ces antigènes sensibilisants existent chez tous les moustiques, tandis que d’autres sont spécifiques à certaines espèces. La réaction d’hypersensibilité peut être immédiate (types I et III) ou retardée (type IV).

Divers remèdes sont plus ou moins efficaces selon les personnes et les délais d’application. Outre le vinaigre au peroxyde de zinc, dont l’effet calmant n’est pas médicalement prouvé, et des produits interdits en raison de leur toxicité, quelques médicaments existent ; antihistaminiques oraux ou topiques appliqués et diphénhydramine (Benadryl en onguent), qui soulagerait les démangeaisons. Les corticostéroïdes topiques tels que l’hydrocortisone et la triamcinolone peuvent soulager, dans le cas de piqûres inopportunément placées. Le savon de Marseille a un effet calmant (frotter à l’endroit de la piqûre). On peut aussi poser un objet chaud (tasse de thé brûlant, par exemple) quelques secondes sur la piqûre, ou la tamponner avec un glaçon, ou le déo rollon et la crème anti-hémorroïdes.

L’application directe d’un tissu imbibé d’eau très chaude mais non bouillante peut bloquer quelques heures le dégagement d’histamine autour de la piqûre. L’application d’un Mylanta ou d’un antiacide liquide serait efficace en soulageant le prurit et le gonflement car réduisant l’acidité des anticoagulants injectés avec la salive de l’insecte. Finalement, toute crème à base de cortisone est efficace étant donné leur effet anti-inflammatoire. Le passage d’un flux d’air chaud, à la limite de la brûlure -avec un sèche cheveux par exemple-, semble inactiver le prurit.

Rôle vectoriel

Les Culicidae constituent le tout premier groupe d’insectes d’intérêt médical. Les moustiques sont vecteurs de trois groupes d’agents pathogènes pour l’être humain : Plasmodiumfilaires des genres Wuchereria et Brugia, ainsi que de nombreux arbovirus.

Plus de 150 espèces de Culicidae relevant de 14 genres ont été observées porteuses de virus impliqués dans des maladies humaines (Mattingly, 1971). C’est par sa trompe qui lui sert à piquer que le moustique transmet les pathogènes à l’être humain ou aux animaux.

Les moustiques sont responsables de la transmission du paludisme, une des toutes premières causes de mortalité humaine (chaque année, entre 250 et 600 millions de personnes touchées dans le monde, et plus d’un million de morts), de nombreuses maladies à virus (arboviroses) telles que la dengue, la fièvre jaune, la fièvre de la vallée du Rift, la fièvre du Nil occidental (West Nile Virus), le chikungunya, d’encéphalites virales diverses ainsi que de filarioses et constituent à ce titre l’un des sujets majeurs d’études en entomologie médicale.

Lors de la piqûre d’un hôte porteur d’un parasite, le moustique aspire, en même temps que le sang, le parasite pathogène (excepté les filaires, virus de la dengue, de la fièvre jaune, le virus du Nil occidental ou le virus du chikungunya…), qui parvient ensuite dans l’estomac du moustique, puis franchit la paroi stomacale. Une fois multiplié, il se retrouve dans les glandes salivaires du moustique qui l’inocule à son hôte lors de la piqûre, par la salive infectée, via l’hypopharynx.

220px-3298054073_103cba6cc2_oMélangeVertParisLes genres Anopheles (paludisme), Aedes (dengue et fièvre jaune, chikungunya), Culex (fièvre du Nil occidental et diverses encéphalites) ainsi que des Eretmapodites (fièvre de la vallée du Rift) et Mansonia (filarioses) contiennent la majorité des espèces vectrices qui contaminent l’homme.

Les moustiques vecteurs de maladies graves sont surtout présents dans les pays du Sud (notamment Afrique, Sud de l’Asie, Amérique latine). Mais les déplacements de personnes et de marchandises, combinés au changement climatique, permettent aux espèces incriminées (par exemple le moustique tigre et l’Aedes japonicus) d’étendre leur territoire toujours plus au Nord, amenant avec elles des maladies jusqu’alors absentes ou disparues (le paludisme ayant été éradiqué de l’Europe au vingtième siècle). Ainsi, de nombreux cas de chikungunya, virus véhiculé par certains Aedes, et notamment le moustique tigre, sont apparus en 2007 en Vénétie. Le moustique tigre, déjà présent en Italie ou dans le sud de la France en 2010, pourrait avoir colonisé l’ensemble de l’Europe d’ici 2030.

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Soins en captivité du Hamster Russe

Posté par othoharmonie le 9 juillet 2013

Soins en captivité du Hamster Russe dans HAMSTER - COBAYE amBien que plus petits que les autres hamsters, les hamsters nains ont besoin de beaucoup d’espace pour se sentir à l’aise. En effet, les hamsters nains sont par nature plus actifs que leurs cousins hamsters syriens : ils courent et creusent beaucoup. Dans son milieu naturel, le hamster russe court moins longtemps et moins loin que le hamster de Campbell . Cela explique peut-être pourquoi le hamster russe est plus facile à apprivoiser que le hamster de Campbell.

Le hamster nain russe, comme la plupart des hamsters, est un animal solitaire. La règle d’or est 1 hamster = 1 cage, à moins de disposer d’un très grand espace (supérieur à 5 000 cm²).

Toutefois, ces hamsters ont besoin d’un espace suffisant pour leur développement, c’est-à-dire qu’il faut une cage d’environ 70 cm en longueur 40 cm en largeur et 40 cm en profondeur avec une épaisseur de litière suffisante pour que le hamster puisse creuser, plusieurs cachettes (maison), des jeux, des rampes ainsi qu’une roue d’environ 20 cm de diamètre car même si ce sont de petits animaux, ils ont besoin de garder le dos bien droit afin d’éviter tout problème de scoliose.

Il leur faut une alimentation adaptée à leurs besoins, qui se constitue de 40 % de graines, 30 % de fruits et de légumes sec, 7 % de protéines végétales, 3 % de protéines animales, 5 % de matières grasses, 5 % de cellulose à 6 % d’humidité et 4 % de cendres environ. Afin de subvenir aux besoins en protéines animales, il est conseillé de donner des vers de farine vivants ou secs. Il peut également consommer une larve fraîche de balanin des noisettes.

La spécificité des hamsters nains est que, contrairement aux autres hamsters, ils aiment prendre des bains de terre, il est donc important d’ajouter dans leur cage un bac de sable à chinchilla. Le bain aide à ce que le hamster se débarrasse des petites peaux mortes contenues dans son pelage et le sable le rend beau et doux.

Comme l’indique P. Bartlett dans son livre, il semble que le hamster russe provoque plus d’allergies que les autres hamsters domestiques. Il arrive aussi que ses morsures provoquent des chocs anaphylactiques.

Tempérament

Les hamsters russes sont la deuxième espèce la plus facile à apprivoiser, la première étant le hamster doré. Mais de tous les hamsters nains, le hamster nain russe est le plus facile à apprivoiser et le plus docile et sociable. Malgré tout, cette espèce de hamster n’est pas idéale pour les enfants à cause de leur petite taille, ils glissent facilement entre les doigts, et bien que sociables, ils sont très furtifs. Ils vivent presque exclusivement la nuit. Le hamster russe est très gentil s’il est bien apprivoisé, il peut cependant y avoir des exceptions, il peut y avoir un hamster russe plus difficile à apprivoiser qu’un autre, cela dépend des caractères comme chez toutes les espèces de hamsters.

Reproduction

En captivité, étant donnée la très courte période de gestation, il serait possible à un couple, laissé ensemble en permanence, d’avoir une dizaine de portées en un an. Cependant, le nombre de portées à l’état naturel étant de 3 à 4, réparties d’avril/mai à septembre, il est souhaitable de séparer mâles et femelles à intervalles réguliers, de manière à ne pas soumettre les hamsters à des conditions de vie pour lesquelles ils ne sont pas adaptés.

Cette espèce de hamster est très ressemblante au Hamster de Campbell mais il ne faut en aucun cas tenter de les faire se reproduire ensemble. Les petits hamsters hybrides croisés Campbell/russes sont souvent malformés ou ont des problèmes génétiques. De plus, les mises-bas portent souvent préjudice à la mère, comme les gabarits des deux espèces ne sont pas exactement semblables. Celle-ci et ses bébés mourront souvent prématurément.

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La Fourmi et l’être humain

Posté par othoharmonie le 25 décembre 2012

Description de cette image, également commentée ci-aprèsLes rapports entre humains et fourmis sont très variables. D’une part, les fourmis ont souvent été utilisées dans des fables et des histoires enfantines pour représenter l’acharnement au travail et l’effort coopératif. Elles peuvent aussi être perçues comme utiles pour nettoyer des insectes parasites et aérer le sol. D’autre part, elles peuvent devenir sources de nuisances mineures ou parasites elles-mêmes quand elles envahissent les maisons, les cours, les jardins et les champs. La fourmi Tetraponera colonise un arbre creux le Barteria surnommé au Gabon l’arbre de l’adultère. On y attachait les femmes adultères dans le temps. La morsure d’une fourmi étant aussi douloureuse que celle d’une guêpe mais moins durable.

 

Les fourmis sont un plat particulièrement apprécié pour ses qualités nutritives par certaines tribus aborigènes d’Australie, où ils s’en servent aussi pour chasser. Diverses expéditions ont montré que la tribu Rahamefy se sert des fourmis pour rendre les sols meubles.

Avec la mondialisation des échanges commerciaux et des transports, plusieurs espèces sont devenues invasives. Une certaine espèce, appelée fourmi tueuse, a tendance à attaquer des animaux beaucoup plus grands qu’elle dans sa quête de nourriture ou dans la défense de ses nids. Les attaques sur l’être humain sont rares, mais les piqûres et les morsures peuvent être très douloureuses et incapacitantes si elles sont répétées, avec un choc anaphylactique possible pour quelques espèces dangereuses.

La Fourmi et l'être humain dans FOURMI fourmi12-300x175Les fourmis peuvent aussi être source de problème lorsqu’elles sont introduites dans des zones géographiques où elles ne sont pas indigènes (comme Linepithema humile, la fourmi d’Argentine, formant la supercolonie qui va des côtes italiennes aux côtes espagnoles en passant par la France, soit plus de 6 000 km, et exterminant les espèces indigènes). Les fourmis de feu peuvent par exemple attaquer et tuer de jeunes alligators du Mississippi au sortir de l’œuf.

L’adaptation à un environnement modifié par l’être humain, telle que la ville, peut faire évoluer des colonies forestières comptant quelques milliers d’individus et une seule reine à plusieurs millions de membres et plusieurs dizaines de milliers de reines. C’est le cas de la fourmi odorante (Tapinoma sessile) en Amérique. Cette adaptation reste exceptionnelle et d’autres espèces, bien qu’étant soumises aux mêmes contraintes et bénéfices, ne réagissent pas de la même manière. Une des explications possibles serait que la fourmi odorante s’adapte plus vite que les autres espèces et remplit la niche écologique au détriment des autres espèces.

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Le Taon

Posté par othoharmonie le 18 avril 2012

 

Les taons sont des insectes diptères de la famille des Tabanidae.

Chrysops relictusCe sont des mouches trapues aux grands yeux composés. Les femelles se nourrissent normalement du sang des grands mammifères qu’elles piquent avec leur stylet alors que les mâles ne consomment que du nectar. Ces insectes sont pratiquement tous diurnes. On dénombre environ 3 500 espèces dans cette famille dont près de 160 en Europe, Tabanus bovinus étant l’unique espèce en France.

Au Québec, on utilise également les termes mouche à cheval, mouche à chevreuil et frappe-à-bord pour leur propension à harceler le bétail. Il y est également courant d’entendre le mot « taon » utilisé pour désigner ce qui est en fait un bourdon.

Les tabanidés ou Taons sont vecteurs de virus, de bactéries, de protozoaires et d’helminthes. Les chrysops sont responsables d’une helminthose (due à une filaire, Loa loa) qui est une filariose du tissu conjonctif (et de l’œil) chez l’homme. Des bactéries peuvent être aussi véhiculées et provoquer des infections bactériennes comme la pasteurellose, la tularémie et le charbon bactéridien. Les tabanidés sont responsables de leucoses et d’anémies infectieuses chez les équidés (d’origine virale).

Chez certaines personnes, la morsure passe totalement inaperçue, alors qu’en terrain allergique, il en va tout autrement. Certaines personnes ont un peu d’urticaire, mais il existe des cas où il apparaît une boursouflure de plus d’un centimètre d’épaisseur et de plusieurs centimètres de diamètre. Pour les boutons d’urticaire, un peu de vinaigre suffit à calmer les douleurs, mais en terrain sensible les corticoïdes et/ou les antihistaminiques s’imposent. Dans des cas extrêmes, un choc anaphylactique peut se produire.

Le Taon dans MOUCHE 220px-Horse_fly_Tabanus_2Les pattes du taon sont dotées d’amortisseurs qui rendent difficile de sentir lorsqu’elles se posent, jusqu’à la douleur aiguë de la morsure ; la douleur ne dure pas, mais est comparable en intensité à celle de la piqûre d’une guêpe. Le taon ne fuyant pas lorsqu’il a mordu, il est aisé de le tuer. Si la personne mordue semble souffrir ou si elle présente des difficultés respiratoires, il est souhaitable qu’elle consulte immédiatement un médecin ou un service d’urgence. Les antibiotiques sont sans effet.

Dans la mythologie grecque, voulant que sa liaison avec la prêtresse Io ne soit pas perçue par son épouse Héra, Zeus transforma sa maîtresse en génisse. Héra, découvrant le leurre, envoya un taon persécuter sa rivale, qui dut s’enfuir jusqu’en Égypte, en passant par ce qu’on nomme actuellement la Mer Ionienne. Cet épisode est évoqué dans le Prométhée enchaîné d’Eschyle  et par Apollodore d’Athènes et Virgile . « Taon » se disait oistros  en grec ancien et oestrus en latin ; les mêmes mots désignant également une violente impulsion , ils ont été utilisés pour forger des termes liés aux chaleurs, désir sexuel périodique des mammifères. Ainsi, les hormones qui provoquent cet « aiguillon, piqûre, désir véhément, passion folle »  ont été nommées œstrogènes .

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Piqûre d’abeille

Posté par othoharmonie le 16 décembre 2011

Piqûre d'abeille dans ABEILLESLorsqu’elle se trouve menacée, l’abeille utilise son dard pour injecter du venin à son agresseur. Cet aiguillon dentelé, dont seules les femelles sont pourvues, reste fiché dans la peau de la victime et est arraché de l’abdomen de l’abeille lorsque celle-ci s’éloigne. Il entraîne à sa suite une partie des organes internes de l’abeille, dont son sac à venin. Cette déchirure est presque toujours fatale à l’abeille piqueuse. Même après le départ de l’abeille, les contractions réflexes des muscles arrachés continuent d’injecter le venin contenu dans le sac, une trentaine de secondes étant nécessaires pour vider celui-ci. Il faut donc éviter de le compresser en le retirant dans les secondes suivant la piqûre.

Chez certaines espèces comme les mélipones, l’aiguillon, sous-développé, ne permet pas la piqûre : l’abeille se défend alors par une morsure urticante.

Une piqûre injecte en moyenne 140 µg de venin, selon l’espèce d’abeille et le délai avant lequel l’aiguillon est retiré. Sauf en cas d’intolérance, une unique piqûre est inoffensive pour l’Homme. Toutefois, l’emplacement des piqûres, leur nombre ou une sensibilité allergique peuvent occasionner des décès en cas de choc anaphylactique.

220px-Bienenstich_Oberlippe dans ABEILLESEn l’absence de données significatives, la dose létale médiane n’est pas établie avec certitude et oscille, selon les auteurs, entre 1,3 mg⋅kg- et 3,5 mg⋅kg- de venin. Le nombre de piqûres nécessaires pour atteindre ces doses, pour un adulte pesant entre 60 kg et 70 kg, varie selon les espèces et les estimations entre 600 et 1 750. Seules les abeilles tueuses, au comportement extrêmement agressif, sont susceptibles de causer un si grand nombre de piqûres. En revanche, leur venin ne diffère pas sensiblement de celui des autres espèces d’Apis mellifera.

Le jus d’oignon fraîchement coupé est assez efficace pour soulager la douleur des piqûres d’abeille. Plonger la partie blessée dans du vinaigre pendant 30 minutes permet aussi une très nette diminution de la douleur et du gonflement.

L’allergie au venin d’abeille

On estime qu’environ 2 % (certaines sources indiquent jusqu’à 5 %) de la population serait allergique au venin d’abeille. Néanmoins, dans de rares cas, cette allergie peut s’avérer fatale. Avant d’entreprendre une thérapie, il est donc préférable de subir un test d’allergie. On recommande également de toujours avoir à sa portée un auto-injecteur d’épinéphrine

 

                                                                                   Gif abeilleGif abeille

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