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Le léopard et l’Homme

Posté par othoharmonie le 26 juillet 2015

 

Étymologie et sémantique

L’étymologie des termes « léopard » et « panthère » revêt une importance particulière parce qu’elle a servi de base aux descriptions des bestiaires médiévaux.

Le mot léopard descend du bas latin leopardus, lui-même composé du terme leo (lion) et pardus (panthère). Le mot évolue de leupart au xiie siècle à leopart au xiiie siècle. Aux xiie et xive siècles, la forme liepart est également utilisée.

Le mot « léopard » est utilisé par métonymie pour désigner la peau du léopard utilisée en pelleterie. Il désigne également l’Angleterre, du fait de la présence de léopards sur son blason. L’adjectif « léopardé », issu du mot« léopard » désigne une peau parsemée de taches, rappelant celle du Léopard ; le terme est cependant plus utilisé pour désigner le « lion léopardé », c’est-à-dire un lion passant, la tête de profil.

Le mot « panthère » vient du latin panthera lui-même issu du grec ancien  pánthêr, se composant de / pân (« tout ») et  / thếr (« animal sauvage ») désigne l’ensemble des bêtes sauvages. Une forme écrite« pantere » se trouve dans un bestiaire du xiie siècle. Le terme « panthère » peut également désigner par analogie une courtisane, une amante, voire tout simplement une femme jalouse et violente. Une panthère représente parfois un anarchiste.

Par analogie d’aspect, de nombreux animaux ou plantes portent des noms contenant le terme léopard ou panthère : requin-léopard, amanite panthère, Panthère des neiges, etc.

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Une peinture rupestre d’un léopard a été découverte en 1993 et datée d’il y a 31 000 ans dans une grotte ardéchoise. Le Léopard est présent sur des mosaïques romaines. Le léopard est l’un des attributs de Dionysos(Bacchus dans sa version latine), il est représenté à de multiples reprises comme sa monture ou tirant son char lors des triomphes du Dieu. Philostrate l’Ancien (iiie siècle) déclare que Bacchus aime le Léopard car c’est un animal excité, bondissant comme une bacchante. Ainsi, le Léopard figure dans de nombreuses sculptures, peintures, mosaïques en compagnie de Bacchus, comme dans le temple de Liber Pater en Libye, ou encore dans Ariane et Bacchus de Titien.

Au xviiie siècle, le peintre travaille sur une exactitude anatomique, notamment en s’exerçant à la représentation de sujets réels détenus dans les zoos54. Au xixe siècle, les léopards figurèrent parmi les sujets favoris des peintres, tels le couple de léopards de Jacques-Laurent Agasse.

Le peintre japonais Kawanabe Kyōsai dépeint un léopard au xixe siècle, et titre « Tigre sauvage jusqu’à présent inconnu ».

En Afrique, les chefs portent des coiffes ou des capes en fourrure de léopard, ou parent leur trône d’une peau de léopard. En raison de sa discrétion, le léopard est une figure rusée dans les légendes africaines : il a la réputation d’effacer ses traces de pas avec sa queue lorsqu’il avance.

Dans certaines tribus bantoues et particulièrement au Congo-Kinshasa, le léopard était considéré comme un animal rusé, puissant et résistant. C’est la raison pour laquelle le président Mobutu Sese Seko portait la toque et certains attributs de léopard qui le rendaient puissant aux yeux de la population. Mobutu Sese Seko était d’ailleurs surnommé « Le léopard de Kinshasa ». Un léopard fait maintenant partie des armoiries du pays.

Le léopard est préféré au lion comme le roi des animaux par les tribus africaines. Comme le lion, il est ridiculisé dans les légendes par des animaux plus faibles, comme la tortue, le lièvre ou la gazelle.

Dans le royaume de Dahomey, le souverain était nommé « le léopard » et portait des peaux de léopards. Le commerce de ces peaux était très actif. D’autres chefs de tribus gardaient des léopards captifs auprès d’eux et pouvaient en apprivoiser pour les garder auprès d’eux lors des séances publiques.

Le léopard est considéré comme le grand félin le plus sauvage par les tribus africaines et avait la réputation d’être mangeur d’hommes. La légende des hommes-léopards est similaire à celles des loups-garous : un homme prend l’apparence d’un léopard par magie pour tuer des hommes. La secte des hommes-léopards Aniota est une société secrète africaine dont les membres portaient des vêtements et des armes en léopard.

 

Royal Arms of England (1198-1340).svgLe léopard est en héraldique un symbole de pouvoir et d’autorité. Le léopard est un lion passant : le corps est de profil sur ses quatre pattes au visage de face, la queue est retournée sur le dos et le panache pointe l’extérieur du blason. Un léopard-lionné est un léopard rampant, c’est-à-dire dressé sur ses pattes arrières, le visage de face. Un autre meuble héraldique est la tête de léopard, qui est une tête de lion de face. En France, le léopard est porté sur les armoiries des guerriers ayant remporté des victoires sur l’Angleterre, dont le léopard est le symbole.

La panthère héraldique est par contre très différente de l’originale : c’est un animal fabuleux composé d’une tête de taureau ou de cheval, d’un corps de lion avec des pattes avant de l’aigle. Elle crache des flammes par sa gueule. Elle ne se trouve que dans les armoiries autrichiennes.

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Le grand corbeau et le harfang des neiges

Posté par othoharmonie le 26 juillet 2013

Le grand corbeau et le harfang des neiges dans CORBEAU telechargement-1Autrefois, les oiseaux étaient blancs, tout blancs. Un matin, Corbeau et Harfang s’amusaient ensemble sous l’iglou. Comme chaque jour, ils jouaient avec les petits os d’une nageoire de phoque à inugait, un jeu que les Inuit aiment beaucoup. Ils disposaient les os sur le sol et les assemblaient, tantôt pour reconstituer la nageoire, tantôt pour représenter un traîneau avec des chiens ou un iglou et toute une famille.

Mais les deux amis se lassèrent et décidèrent de changer de jeu : « J’ai une idée ! Si on jouait à se peindre le plumage ! » proposa Corbeau à Harfang.
« Oh oui ! Ce serait très drôle ! Mais comment faire ? »

Dans leur iglou, bien sûr, ils n’avaient pas de peinture sous la main. Mais Corbeau et Harfang étaient des oiseaux très malins. Ils mélangèrent la suie de la lampe à huile avec du gras de phoque et obtinrent ainsi une sorte de peinture noire très onctueuse. Ils la versèrent dans un petit récipient en pierre à savon. Leur nouveau jeu pouvait commencer !

C’est Corbeau qui se lança le premier. Il tira une longue plume de son aile gauche, la plongea dans la peinture noire, et se mit à l’ouvrage. Il s’appliqua tant et si bien qu’aujourd’hui, Harfang porte encore les magnifiques touches noires que Corbeau lui a peintes sur les ailes !

« Ça y est ! J’ai fini ! Tu peux maintenant te regarder dans la glace ! »
Harfang s’approcha du bloc d’eau douce gelée qui dans l’iglou sert de fenêtre et de miroir. Il admira son reflet : ses nouvelles ailes, noires et blanches, lui plurent tout de suite.

« Oh, bravo ! C’est magnifique ! »
Et pour remercier Corbeau, Harfang lui offrit une très belle paire de kamiik, les bottes inuit en peau de phoque. Corbeau les enfila et se mit à sauter de joie en criant : « Merci ! Merci Harfang pour ce beau cadeau ! Je ne vais plus les quitter, elles sont vraiment très belles !

— Bien, mais maintenant, c’est à mon tour de te peindre. Calme-toi un peu, que je puisse moi aussi te dessiner un beau plumage. »

Harfang tira à son tour une plume de son aile, la trempa dans le récipient de peinture noire et tenta de peindre les ailes de Corbeau. Mais Corbeau, fou de joie, continuait de sauter, de bouger, de danser avec ses nouvelles bottes.
« Arrête de bouger ! Comment veux-tu que je m’applique ? J’en mets partout ! » se plaignait Harfang.

Mais Corbeau continuait de plus belle. Et plus Corbeau était joyeux, plus il dansait, et plus il dansait, moins Harfang réussissait à peindre de jolis motifs.
Au bout d’un moment, excédé, Harfang prit le récipient plein de peinture noire et le renversa rageusement sur la tête de Corbeau.

Depuis ce jour, les corbeaux sont noirs, tout noirs.

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Les belettes sont-où ?

Posté par othoharmonie le 19 mai 2013

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Le genre Mustela, auquel appartient l’hermine, représente la sous-famille des mustélinés au sein de la famille des mustélidés ; il rassemble 17 espèces de petits carnivores terrestres ou semi-aquatiques, prédateurs efficaces de petits vertébrés, largement répartis dans le monde. Leurs comportements sont très proches. Là où deux ou trois espèces cohabitent, des différences de taille permettent d’éviter une concurrence alimentaire trop importante.

 Les belettes sont-où ? dans HERMINE - VISON- BELETTE belle-belette

   Outre les belettes (voir ci-dessous), le genre Mustela comprend les putois. Deux espèces sont eurasiatiques : le putois,  (et sa forme domestique le furet, ) et le putois des steppes. La troisième est américaine : il s’agit du  putois à pieds noirs, Mustela nigripes, des Grandes Plaines des États-Unis. Celui-ci a frôlé l’extinction à la fin des années 1970. Sa raréfaction est imputable aux effets combinés de la disparition de ses proies, les chiens de prairie – tapetum lucidumeux-mêmes victimes de l’extension de l’agriculture, ainsi que de persécutions (empoisonnements) – et de la destruction de son habitat. Disparu à l’état sauvage, l’espèce a fait l’objet d’un programme d’élevage en captivité, puis de plusieurs réintroductions dans la nature. Aujourd’hui, la population sauvage, issue de ces réintroductions, est en hausse, mais le putois à pieds noirs reste très rare et en danger.

   Le vison d’Europe appartient lui aussi à la sous-famille des mustélinés. En revanche, le vison d’Amérique, auparavant classé dans le genre Mustela, fait aujourd’hui partie du genre Neovison. Ce genre comprend aussi une espèce éteinte, le vison des mers , qui, jusqu’au XIXe siècle, habitait les côtes rocheuses atlantiques du Canada et du nord des États-Unis. Exterminé par la chasse, pour sa fourrure, il aurait disparu vers 1860 (il se serait peut-être maintenu jusqu’en 1894).

Le plus petit des carnivores : de 25 à 250 grammes selon les régions.

Identification : queue plus courte que l’hermine, jamais noire à l’extrémité sauf quelques poils foncés, ligne de démarcation irrégulière entre colorations du dos et du ventre, souvent une tache brune sur la joue blanche.

Répartition : proche de celle de l’hermine mais absente en Irlande et nettement plus méridionale. En Amérique du Nord et au nord de l’Eurasie (Scandinavie et Russie), animaux plus petits et blancs l’hiver. Sur le pourtour méditerranéen, au Maghreb et en Égypte, en Corse et en Sardaigne, se trouvent les animaux les plus grands.

Sans doute

 deux sous-espèces :  la belette « des neiges », que l’on trouve dans le Nord de l’aire de répartition de l’espèce (les belettes « pygmées », rattachées à, se rencontrent également en Amérique du Nord et au Japon), et  sous-espèce d’Europe occidentale, de Grande-Bretagne et d’Asie occidentale. La belette a été introduite en Nouvelle-Zélande.

Alimentation : chasseur de campagnols et de lemmings encore plus spécialisé que l’hermine.

Comportement : gestation de 34 à 37 jours, sans diapause. Pas de crinière chez les jeunes ; pas d’accouplement au nid. Sevrage entre 4 et 12 semaines ; maturité, chez les deux sexes, vers 3 ou 4 mois. Si les proies abondent, les femelles peuvent avoir une seconde portée le même été avec un œstrus fin mai, et les jeunes nés en avril peuvent se reproduire dès le premier été. Les années où les campagnols sont rares, il peut ne pas y avoir du tout de reproduction.

Outre la belette à longue queue, l’Amérique tropicale héberge deux espèces mal connues :

   La belette de Colombie,  est connue par une dizaine de spécimens recueillis dans les Andes, entre 1 750 et 2 500 m d’altitude ; un a été trouvé en Équateur, tous les autres proviennent de la cordillère centrale de Colombie. Le mode de vie de cette belette andine est inconnu. Elle est l’un des plus rares mammifères du monde, et les zones où elle est supposée vivre souffrent de la déforestation.

   La belette tropicale, ou belette amazonienne, a été baptisée Mustela africana par suite d’une erreur d’étiquetage entre le lieu de capture et le musée où elle a été décrite. Mal connue, elle habite les forêts humides du bassin de l’Amazone, de l’est de l’Équateur jusqu’au Brésil et au nord-est du Pérou. De brune à chocolat sur le dessus, elle est plus pâle dessous, mais avec une ligne médiane de la couleur du dos sur le ventre. Elle nage et grimpe bien.

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Les belettes du genre Hermine

Posté par othoharmonie le 10 mai 2013

Les belettes du genre Hermine dans HERMINE - VISON- BELETTE belette2-300x216Le genre Mustela, auquel appartient l’hermine, représente la sous-famille des mustélinés au sein de la famille des mustélidés ; il rassemble 17 espèces de petits carnivores terrestres ou semi-aquatiques, prédateurs efficaces de petits vertébrés, largement répartis dans le monde. Leurs comportements sont très proches. Là où deux ou trois espèces cohabitent, des différences de taille permettent d’éviter une concurrence alimentaire trop importante.

   Outre les belettes (voir ci-dessous), le genre Mustela comprend les putois. Deux espèces sont eurasiatiques : le putois, Mustela putorius (et sa forme domestique le furet, Mustela putorius furo) et le putois des steppes, Mustela eversmanni. La troisième est américaine : il s’agit du  putois à pieds noirs,Mustela nigripes, des Grandes Plaines des États-Unis. Celui-ci a frôlé l’extinction à la fin des années 1970. Sa raréfaction est imputable aux effets combinés de la disparition de ses proies, les chiens de prairie (Cynomys mexicanus) – tapetum lucidumeux-mêmes victimes de l’extension de l’agriculture, ainsi que de persécutions (empoisonnements) – et de la destruction de son habitat. Disparu à l’état sauvage, l’espèce a fait l’objet d’un programme d’élevage en captivité, puis de plusieurs réintroductions dans la nature. Aujourd’hui, la population sauvage, issue de ces réintroductions, est en hausse, mais le putois à pieds noirs reste très rare et en danger.

   Le vison d’Europe (Mustela lutreola) appartient lui aussi à la sous-famille des mustélinés. En revanche, le vison d’Amérique, auparavant classé dans le genre Mustela, fait aujourd’hui partie du genre Neovison. Ce genre comprend aussi une espèce éteinte, le vison des mers (Neovison macrodon), qui, jusqu’auXIXe siècle, habitait les côtes rocheuses atlantiques du Canada et du nord des États-Unis. Exterminé par la chasse, pour sa fourrure, il aurait disparu vers 1860 (il se serait peut-être maintenu jusqu’en 1894).

BELETTE (MUSTELA NIVALIS)

Le plus petit des carnivores : de 25 à 250 grammes selon les régions.

Identification : queue plus courte que l’hermine, jamais noire à l’extrémité sauf quelques poils foncés, ligne de démarcation irrégulière entre colorations du dos et du ventre, souvent une tache brune sur la joue blanche.

Répartition : proche de celle de l’hermine mais absente en Irlande et nettement plus méridionale. En Amérique du Nord et au nord de l’Eurasie (Scandinavie et Russie), animaux plus petits et blancs l’hiver. Sur le pourtour méditerranéen, au Maghreb et en Égypte, en Corse et en Sardaigne, se trouvent les animaux les plus grands.

Sans doute deux sous-espèces : Mustela nivalis nivalis, la belette « des neiges », que l’on trouve dans le Nord de l’aire de répartition de l’espèce (les belettes « pygmées », rattachées à Mustela nivalis nivalis, se rencontrent également en Amérique du Nord et au Japon), et Mustela nivalis vulgaris, sous-espèce d’Europe occidentale, de Grande-Bretagne et d’Asie occidentale. La belette a été introduite en Nouvelle-Zélande.

Alimentation : chasseur de campagnols et de lemmings encore plus spécialisé que l’hermine.

Comportement : gestation de 34 à 37 jours, sans diapause. Pas de crinière chez les jeunes ; pas d’accouplement au nid. Sevrage entre 4 et 12 semaines ; maturité, chez les deux sexes, vers 3 ou 4 mois. Si les proies abondent, les femelles peuvent avoir une seconde portée le même été avec un œstrus fin mai, et les jeunes nés en avril peuvent se reproduire dès le premier été. Les années où les campagnols sont rares, il peut ne pas y avoir du tout de reproduction.

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Histoire du mouton

Posté par othoharmonie le 24 février 2012

 

Fichier:PECORE-SHEEPS-CORDEIROS-01.JPGLes moutons ont été parmi les premiers animaux à être domestiqués par l’homme; des sources fournissent une domestication datant d’entre neuf et onze mille ans en Mésopotamie. L’espèce a plusieurs caractéristiques, comme un manque relatif d’agressivité, une taille gérable, une maturité sexuelle précoce, un caractère sociable et des taux de reproduction élevés, qui font qu’elle est particulièrement facile à apprivoiser. Aujourd’hui, Ovis aries est une espèce entièrement domestiquée, un animal qui est largement tributaire de l’homme pour sa santé et sa survie. De petites populations sauvages de moutons existent encore mais uniquement dans des zones dépourvues de prédateurs (habituellement des îles). Les populations de moutons sauvages n’ont jamais atteint l’ampleur de celles des chevaux sauvages, des chèvres, des porcs ou de chiens.

Les détails sur la descendance des moutons depuis leurs ancêtres sauvages sont actuellement peu connus. L’hypothèse la plus communément admise est que Ovis aries descend des espèces de mouflons d’Europe et d’Asie. On a également supposé que le mouflon européen est une ancienne espèce de moutons domestiques retournée à l’état sauvage plutôt que le contraire.

Quelques races de moutons, comme le Castlemilk Moorit d’Écosse, sont le résultat de croisements de moutons avec des espèces sauvages de mouflons européens. On pensait que l’urial (Ovis vignei) avait pu être un ancêtre de mouton actuel car il y a quelquefois des croisements mouton-urial en Iran. Toutefois, l’urial, l’argali (Ovis ammon) et le mouflon des neiges (Ovis nivicola) ont un nombre différent de chromosomes de celui d’Ovis aries, ce qui rend une relation directe invraisemblable et les études phylogénétiques ne montrent aucun signe d’ascendance de l’urial chez le mouton. D’autres études comparant les races de moutons d’Europe et d’Asie ont montré d’importantes différences génétiques entre les deux. Deux explications à ce phénomène ont été proposées. La première est qu’il y a actuellement une espèce ou des sous-espèces de moutons sauvages inconnus qui ont contribué à la formation de l’espèce ovine domestique. Une deuxième hypothèse suggère que cette variation soit le résultat de plusieurs vagues de captures de mouflons dans la nature, de façon semblable à celle d’autres animaux d’élevage.

Gif moutonsAu départ, les moutons ont été élevés uniquement pour leur viande, leur lait et leur peau. Les stèles trouvées sur les sites archéologiques iraniens donnent à penser que les premières sélections de moutons pour leur laine peuvent avoir commencé environ VIe millénaire av. J.-C., mais les premiers vêtements de laine ont été tissés seulement deux à trois mille ans plus tard. À l’âge de bronze, les moutons avaient toutes les caractéristiques principales des races modernes et étaient largement répandus dans toute l’Asie occidentale. Toutefois, il existe une différence essentielle sur les techniques de recueil de la laine entre les moutons actuels et les moutons d’autrefois. Les premiers moutons ne pouvaient pas être tondus et devaient avoir leur laine recueillie à la main dans un processus de délainage. La laine pouvait également être recueillie sur le sol après sa chute. Ce trait survit aujourd’hui dans quelques races telles que le Soay. En effet, le Soay, ainsi que d’autres races d’Europe du Nord ont la queue courte, une toison qui ne peut être tondue, une petite taille et des cornes dans les deux sexes rappelant étroitement les anciens moutons. À l’origine, le tissage et la filature de Gif moutonslaine était un art pratiqué à la maison, avant d’être une technique industrielle. Les Babyloniens, les Sumériens, les Perses dépendaient de l’élevage des moutons et, bien que le lin ait été le premier tissu à être façonné pour l’habillement, la laine était un produit prisé. L’élevage de troupeaux pour leur toison a été une des premières industries et les troupeaux étaient un moyen d’échange dans l’économie de troc. De nombreuses figures bibliques avaient de grands troupeaux et les sujets du roi d’Israël étaient imposés en fonction du nombre de béliers qu’ils possédaient.

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Le chien-lion du Tibet

Posté par othoharmonie le 27 novembre 2011

11m-czny mastif.jpgLe Do Khy ou dogue du tibet ou tibetan mastiff est une race de chien appartenant au groupe des chiens du Tibet. Selon la légende, ils entretiendraient des liens étroits avec le lion des neiges à cause de leur forte ressemblance.

Les chiens tibétains sont répartis en 5 races. 

Le Lhassa Apso, le Terrier tibétain, l’Épagneul tibétain et le Shih Tzu font partie des chiens de compagnie classées dans le neuvième groupe. Le dogue du Tibet est classé dans le deuxième groupe, le groupe des molosses.

 

Bien que la race ait évolué depuis, on trouve des traces possibles de son existence remontant à plus de trois mille ans, et une description a été faite environ 350 ans av JC par Aristote, puis par Marco Polo vers 1270. On sait aussi de lui qu’il en a été donné à Alexandre le Grand qui les a fait combattre des fauves dans l’arène.

 

Il est également donné comme ancêtre probable des chiens utilisés par les légions romaines et dont les caractéristiques se sont diffusées à travers l’Europe. Par cet intermédiaire ou non, certains affirment qu’il est à l’origine de tous les molosses et les chiens de montagne.

 

Lhasa apso r5.jpgPourtant, l’espèce d’origine (non croisée) n’a été introduite en Europe qu’au XIXe siècle (on connait l’anecdote d’un cadeau à la reine Victoria), et seulement en 1978 en France.

 

Roman 

  • Gerileqimuge Grue-Noire, Flamme, Arles, Picquier, 2011. 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Dogue_du_Tibet

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L’Ours 3

Posté par othoharmonie le 19 novembre 2011

Par Jules Vallès

L’Ours cherche à s’exiler sur la terre ferme. Il aborde les côtes du Groënland.L'Ours 3 dans OURS pt18537Là, il trouve à vivre pendant sa saison de souffrance, c’est-à-dire la saison chaude. Il chasse à travers cette immensité nue, où se dresse de temps en temps un pin, un mélèze, un bouleau ; il embrasse de ses pattes mal faites la roche dure où poussent l’anémone et la renoncule, brins de plantes, qui ressemblent à des éclats de bijoux et ont l’air d’être tombés du ciel.

Il aime à rester carnivore dans ces contrées maudites : il trouve parfois sur sa route quelques cadavres de Chiens esquimaux, qui ont été étranglés et à moitié avalés par une troupe de ces Loups gris, qui sautent sur les attelages des traîneaux, qu’il poursuit à son tour et dont il cherche le sillon dans les neiges.

Il lui arrive de surprendre quelque Renard bleu ou argenté, à la jambe fine, à l’oeil doux, qu’il égorge avec joie, lui, l’espèce d’estropié dont les jarrets plient trop bas et dont l’oeil a toujours une pointe de sang.

Mais les Esquimaux et les Groënlandais sont là qui le guettent avec leurs carabines. Ils savent qu’il viendra rôder autour des huttes souterraines d’où sort la colonne de fumée blanche.

Il échappe souvent, car il est courageux et a la vie dure. Alors, quand l’hiver revient, que la neige tombe de nouveau, il remonte vers le Nord et dans la nuit.

Le froid a ressaisi les glaçons, les soudant sur place. Les brouillards, fumée du dégel et de la débâcle, ont été poussés par le vent du côté de l’Islande et de l’Angleterre, qu’ils vont empoisonner et étouffer. Les blocs énormes se reforment et émergent lentement de la mer.

L’Ours blanc rôde dans ce cruel paysage qui s’adoucit pourtant et s’illumine de feu quand le soleil disparaît et va s’éteindre dans la mer.

 L’Ours blanc devrait avoir sa place à la porte de ce paradis d’Odin, où dans le bleu de l’azur il y avait de larges taches de sang.

Il est à son aise dans cette nature et reprend sa course vertigineuse. Il rencontre parfois l’homme dans ces pays terribles, l’homme qui, comme lui, est en chasse : en chasse d’une découverte, et qui, du museau de sa barque, crève la glace pour avancer.

Sur cette barque, qui fait sauter les banquises, l’Ours blanc se présente comme un fou avec la fureur d’un être qui défend son domaine. Les matelots lèvent la hache, l’Ours ne quitte pas sa prise. Il attend que ses pattes soient coupées et il retombe en plongeant dans la mer, faisant un grand trou rouge.

 Ursus arctos middendorffiCeux qui ont étudié l’histoire naturelle savent qu’on classe l’Ours dans l’espèce des mammifères, famille des carnivores, tribu des plantigrades : ce qui veut dire que l’Ourse enfante ses petits vivants et les nourrit de son lait pendant la première jeunesse, que la chair saignante ne leur fera pas peur, et qu’en marchant ils appuieront toute la plante du pied jusqu’au talon. Voilà, pour les écoliers, ce que signifie mammifère, carnivore et plantigrade. Mais ni les écoliers, ni les ignorants, ni le troupier ni la bonne, qui se penchent contre la grille de la fosse aux Ours, ne tiennent à en savoir tant. Ils savent seulement que maître Martin mange volontiers les vieux soldats tout crus, quitte à se casser les dents sur leur nez d’argent. Ils connaissent l’histoire de l’invalide qui, ayant cru voir luire un louis neuf au pied de l’arbre où Martin avait grimpé tout le jour, descendit dans la fosse pendant la nuit pour se glisser jusqu’à la pièce jaune, la ramasser, et remonter plus riche de vingt francs. Il ne remonta pas, l’Ours le croqua et le digéra ; on retrouva dans la digestion un bouton de tunique : c’était ce bouton de cuivre que l’invalide avait pris pour le louis d’or et fourré tout de même dans son gousset. Cette histoire fait le fond des conversations entre le tourlourou et la payse, le provincial et le Parisien, la grand’mère et le moutard, devant la fameuse fosse du Jardin des plantes. (A SUIVRE…) 

VALLÈS, Jules (1832-1885) : L’Ours (1882). 



Saisie du texte : S. Pestel pour la collection électronique de la Médiathèque André Malraux de Lisieux (04.II.2009) Texte relu par : A. Guézou
Adresse : Médiathèque André Malraux, B.P. 27216, 14107 Lisieux cedex
-Tél. : 02.31.48.41.00.- Fax : 02.31.48.41.01
Mél : mediatheque@ville-lisieux.fr, [Olivier Bogros] 100346.471@compuserve.com

http://www.bmlisieux.com/ 



Diffusion libre et gratuite (freeware) 



Texte établi sur un exemplaire (BmLx : nc) de l’ouvrage Les Animaux chez eux illustré par Auguste Lançon (1836-1887) paru chez L. Baschet à Paris en 1882

gif ourson

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Une hirondelle

Posté par othoharmonie le 1 novembre 2011

Anecdote : LE SAUVETAGE DES HIRONDELLES
(parue dans Le petit journal ; n°1196 dimanche 19 octobre 1913) 

 

Surpris par une tempête de neige dans la traversée des Alpes, un vol considérable d’hirondelles est recueilli au monastère du Saint-Bernard. 

Une hirondelle dans OISEAUX 288px-Delichon_urbicaLes moines du Grand-Saint-Bernard ne s’occupent pas seulement de retrouver, grâce à leurs chiens célèbres, comme nous le montrions dans notre dernier numéro, et de secourir  : et d’héberger les voyageurs égarés dans les neiges, il leur arrive aussi de donner l’hospitalité à des oiseaux. 

Il y a quelques jours, tandis que la bourrasque faisait rage, ils aperçurent, venant du nord, une nuée d’hirondelles qui se dirigeait vers l’hospice pour trouver un abri. Aussitôt portes et fenêtres furent ouvertes. Déjà la neige tombait à gros flocons. En un instant toutes les salles furent remplies par les petits oiseaux, exténués de faim et de fatigue, grelottant de froid. Il y en avait dans la chapelle et dans le réfectoire, il y en avait jusque dans les cellules des moines qui allumèrent de grands feux pour permettre aux pauvres animaux de se réchauffer. Le lendemain, après une nuit de repos, le temps s’étant remis au beau, le cortège des hirondelles reprit son vol vers midi. Mais il paraît que le secours n’avait pas été assez prompt, car les moines retrouvèrent aux environs du couvent des centaines de cadavres de ces oiseaux migrateurs qui, la veille, n’avaient pu s’abriter assez tôt.  

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Les chiens en Bandes dessinées

Posté par othoharmonie le 3 octobre 2011

Dessins Animés avec Chien 

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Chiens dans le cinéma

Posté par othoharmonie le 3 octobre 2011

Barre animaux

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