• Accueil
  • > Recherche : chevaux vent

Résultats de votre recherche

Lion 5

Posté par othoharmonie le 4 décembre 2011

Par H. Demesse

Lion 5 dans LION cjlhzcxxUn de nos amis nous contait le fait suivant, qui est une preuve nouvelle à l’appui de tout ce que racontent divers écrivains, au sujet de la mémoire du Lion et de sa reconnaissance.

Des spahis en garnison au Sénégal avaient apprivoisé un jeune Lion qu’ils nommaient Pataud…. Pataud se promenait en liberté dans les cours et dans les écuries, voire dans la campagne. Jamais le Lion n’avait fait de mal à aucun des animaux qui foisonnaient dans la caserne, chevaux, mulets, ânes, bêtes à cornes, etc. Au contraire, il les connaissait tous, et, très connu d’eux, il circulait librement partout et jouait même avec quelques-uns de ces animaux.

Dans les écuries, les chevaux accoutumés à le voir, ne ressentaient pas ce sentiment d’effroi que tous les animaux éprouvent en présence du Lion. Un jour, le colonel ayant acheté un cheval qu’il avait fait mettre à l’écurie, Pataud, surpris de voir une nouvelle bête, s’approche pour faire connaissance avec elle ; mais le cheval, fou de terreur, se cabre, son oeil étincelle, ses poils se hérissent, il hennit de frayeur, et comme Pataud s’avançait plus près, le cheval lui envoie une ruade qui atteint le Lion en plein mufle. Pataud n’hésite pas, il bondit sur la bête et l’étrangle net…

Le colonel prit alors la résolution d’envoyer Pataud à Paris, au Jardin des Plantes. Un spahis, vieux grognard, fut chargé de conduire la bête. Pendant la traversée, le spahis et Pataud faisaient très bon ménage. Le spahis avait toujours en poche quelque friandise pour le Lion, il lui prodiguait des caresses, le Lion y répondait. Bref, en arrivant à Paris, homme et bête étaient les meilleurs amis du monde.

Pataud fut mis en cage, le spahis regagna le Sénégal. Ce fut un grand chagrin pour ces deux camarades.

gifs9 dans LIONDeux ans après, le Lion dans sa cage reposait, son gardien causait avec notre ami devant la loge du fauve. Tout à coup l’animal s’éveilla, se leva, secoua sa crinière, rugit, fit mille bonds et se dressa sur ses pattes contre les barreaux. Que se passait-il donc ?

Soudain un homme arriva comme un fou devant la cage, et passa ses deux bras à travers les barreaux, et le Lion le léchait, ronronnait, se dressait et bondissait de plus belle.

C’était le spahis. De retour en France, sa première visite avait été pour son ami, pour Pataud.

Et ce n’est pas seulement à l’homme que le Lion s’attache avec constance. Toscan nous cite ce cas d’un Lion du Muséum, qui s’était si bien habitué à un jeune chien vivant dans cage, qu’il parut souffrir beaucoup lorsque son compagnon mourut. (A SUIVRE…) 

HENRI DEMESSE. 



Saisie du texte : S. Pestel pour la collection électronique de la Médiathèque André Malraux de Lisieux (30.I.2009) Texte relu par : A. Guézou
Adresse : Médiathèque André Malraux, B.P. 27216, 14107 Lisieux cedex
-Tél. : 02.31.48.41.00.- Fax : 02.31.48.41.01
Mél : mediatheque@ville-lisieux.fr, [Olivier Bogros] 100346.471@compuserve.com

http://www.bmlisieux.com/ 



Diffusion libre et gratuite (freeware) 



Texte établi sur un exemplaire (BmLx : nc) de l’ouvrage Les Animaux chez eux illustré par Auguste Lançon (1836-1887) paru chez L. Baschet à Paris en 1882. 

Publié dans LION | Pas de Commentaires »

Les spectacles de lions

Posté par othoharmonie le 26 novembre 2011

Les combats d’animaux générant des paris étaient courant au XVIIIe siècle. Des combats entre lions et chiens en général ont été organisés à Vienne en Autriche à partir de 1800 et en Angleterre à partir de 1825. 

 

Les spectacles de lions dans LION 200px-Circus_Lion_TamerLes pionniers du domptage sont Henri Martin, un Français, et Isaac Van Amburgh, un américain. Ils ont commencé au milieu du XIXe siècle et leurs techniques ont été très rapidement copiées. Martin créera lors du troisième Cirque Olympique à Paris en 1831, une pantomime à grand spectacle, abrité derrière un grillage, appelée « Les Lions de Mysore » avec ses lions Néron et Cobourg, son tigre Atyr. Isaac Van Amburgh fit une tournée en Angleterre, devant la reine Victoria. Il copia rapidement le spectacle du français. Plus que le traditionnel domptage de chevaux, le domptage de fauve voulait marquer la supériorité humaine sur les forces brutes naturelles. Jean-Baptiste Pezon est un autre dompteur de lions célèbre. Clyde Beatty est probablement le premier dompteur à avoir utilisé le support surélevé sur lequel les fauves viennent s’asseoir. 

 

Cette tradition est toujours vivace ; certains dompteurs actuels, comme le duo de magiciens Siegfried & Roy et leurs lions blancs, sont toujours célèbres. 

 

La détention de lions 

220px-Lion_-_melbourne_zoo dans LIONCertains individus ou entreprises privées élèvent des lions, leur détention est soumise pour de nombreux pays à des autorisations spécifiques. Bien souvent ces animaux sont détenus dans des conditions ne permettant pas leur bien-être du fait entre autres du manque d’espace. En France, régulièrement, des actions de saisie ont été menées par l’administration même si certaines associations les trouvent peu virulentes. L’Inde interdit même la possession de lion depuis 1998. En outre de nombreux animaux s’évadent, donnant lieu à des battues qui se soldent souvent par l’abattage de l’animal. 

 

En Afrique, le couple George et Joy Adamson est célèbre pour avoir élevé et apprivoisé la lionne Elsa, Elsa a été à l’origine de plusieurs livres et documentaires.

 

 

Publié dans LION | Pas de Commentaires »

Lion dans l’art

Posté par othoharmonie le 24 novembre 2011

Lion dans l'art dans LIONLe lion est l’un des félins le plus représenté dans l’art. Il figure dès le Paléolithique sur les peintures pariétales. Représentée sur les trônes des monarques ou gardant les temples, l’image du lion est étroitement liée à la royauté et à la protection durant l’Antiquité. Créature thérianthrope du temps de l’Égypte antique, il est le plus souvent représenté de manière réaliste dans les civilisations mésopotamiennes et gréco-romaine.

Durant le Moyen Âge, le lion est associé au Christ et on lui attribue de nombreux pouvoirs magiques, abondamment représentés dans les églises et les enluminures ; l’héraldique lui accorde une place de choix. À partir de la Renaissance, les représentations du félin se tournent vers le réalisme. En Asie, le lion, bien que présent uniquement sur la péninsule indienne, est très représenté en tant que statue gardienne des temples.

Depuis le XXe siècle, ce félin est de plus en plus représenté, au travers des photographies de la vie sauvage, comme du cinéma, des documentaires animaliers ou encore de la littérature avec de nombreux représentants léonins : Aslan, le lion dans Le Monde de Narnia, le lion peureux du Magicien d’Oz ou encore le dessin animé de Disney Le Roi lion.

250px-Hoehlenloewe_CaveLion_hharder dans LIONLes félins sont assez peu représentés dans l’art pariétal paléolithique. En règle générale, ils sont présents dans les parties reculées et difficiles d’accès de la grotte et sont d’une qualité graphique bien inférieure à celle observée sur les chevaux ou les bisons par exemple. La grotte Chauvet-Pont-d’Arc fait office d’exception à cette règle en raison de la grande quantité et qualité des félins représentés. Les félins peuvent être peints, gravés sur la roche ou sur l’os. Quant à l’espèce de félin représentée, la grotte des Trois-Frères permet de clairement identifier le lion des cavernes plutôt que le tigre en raison de la présence d’un toupet de poil au bout de la queue.

Le lion est représenté la face tournée vers l’observateur et non de profil dans l’art préhistorique africain. En effet, des légendes lui attribuent des pouvoirs magiques liés à son regard. De telles représentations se retrouvent à In Habeter dans le Fezzan, à Jacou dans l’Atlas saharien (Néolithique), mais également dans la grotte du Paléolithique supérieur des Trois-Frères, en France.

L’homme lion, sculpture d’ivoire de mammouth du Paléolithique supérieur (Aurignacien) de près de trente centimètres de haut, représente le corps d’un homme surmonté d’une tête de lion des cavernes et compte parmi les œuvres d’art les plus impressionnantes de cette époque, mais également parmi les plus anciennes de toute l’histoire de l’humanité. Elle incarne peut-être une divinité.

320px-Hattusa.liongate

Publié dans LION | Pas de Commentaires »

Eléphant 7

Posté par othoharmonie le 21 novembre 2011

Par Louis Figuier 


Eléphant 7  dans ELEPHANTLes Éléphants vivent dans les contrées les plus chaudes de l’Afrique et de l’Asie. Recherchant les forêts et les lieux marécageux, ils se tiennent par troupes, plus ou moins nombreuses, qui sont toujours conduites par un vieux mâle. Leur nourriture consiste en herbes, en racines et en graines. Ils vont souvent chercher cette nourriture dans les champs cultivés, où ils occasionnent des ravages considérables.

La marche des Éléphants est beaucoup plus rapide que ne le pourrait faire croire la lourdeur de leur allure. Ces animaux pourraient, selon certains auteurs, faire de vingt à vingt-cinq lieues par jour. Ils nagent aussi très bien.

On a longtemps prétendu que les Éléphants ne peuvent pas se coucher, et qu’ils dorment constamment debout. Il est vrai qu’on trouve chez les Éléphants, comme chez les chevaux, des individus qui peuvent dormir debout et ne se couchent que rarement ; mais d’ordinaire ils dorment couchés sur le côté, comme la plupart des quadrupèdes.

 dans ELEPHANTLa mère Éléphant porte vingt mois son petit. En venant au monde, le jeune Pachyderme est haut d’un mètre environ. Il jouit de l’usage de tous ses organes, et est assez fort pour suivre ses parents. Quand il veut téter, il renverse sa trompe en arrière, et il prend le lait à la mamelle maternelle avec sa bouche, non avec sa trompe, comme certains auteurs l’ont dit. La durée de l’allaitement est d’environ deux ans.

La taille ordinaire des Éléphants d’Asie est de 3 mètres ; les femelles sont, en proportion, plus petites. Quant à ceux d’Afrique, il est rare qu’ils excèdent 2m,50. Les anciens voyageurs et quelques modernes font, il est vrai, mention d’Éléphants d’une taille démesurée, mais ce sont là des exagérations. M. Corse, qui a été directeur de la ménagerie d’Éléphants de la Compagnie des Indes, assure que la taille moyenne de ces animaux est de 3 mètres au plus. Buckingham, qui a fait un long séjour dans le même pays, dit que le plus grand Éléphant qu’il y ait jamais vu avait 3m,25 de haut ; enfin le major Forbes, qui a demeuré onze ans à Ceylan, n’en a vu qu’un seul dont la taille excédât 3m,25, et il affirme que ceux de 3 mètres n’y sont pas communs.

220px-Elephant_breastfeadingLa force de l’Éléphant excède certainement celle de tout autre animal terrestre ; cependant elle n’est pas aussi grande que pourraient le faire supposer sa masse et ses proportions. Il peut soulever, avec sa trompe, un poids de 100 kilogrammes, et soutenir, sur ses défenses, 500 kilogrammes ; mais ce sont là des efforts instantanés, sur lesquels il ne faut pas compter.

Rien n’est aussi violent que la première impulsion de cet animal, lorsqu’il est excité par la colère ou par la frayeur ; mais il résiste difficilement à un travail soutenu. Aussi les fardeaux qu’on lui impose en voyage ne vont-ils guère au-delà de 1000 kilogrammes. Ainsi chargé, il peut faire de douze à quinze lieues par jour. Si l’on augmente sa charge, il se fatigue promptement, il se rebute, et refuse d’avancer. Sa marche ordinaire n’est guère plus rapide que celle du cheval ; mais quand on le pousse, il prend une sorte de pas d’amble qui, pour la vitesse, équivaut au galop. Il a le pied très sûr, il marche avec circonspection, et il lui arrive rarement de broncher. Malgré cela, c’est toujours une monture incommode, à cause de son balancement continuel et de son allure saccadée. (A SUIVRE

 

FIGUIER, Louis (1819-1894) : L’Éléphant (1882). 

 



Saisie du texte : S. Pestel pour la collection électronique de la Médiathèque André Malraux de Lisieux (05.II.2009) Texte relu par : A. Guézou
Adresse : Médiathèque André Malraux, B.P. 27216, 14107 Lisieux cedex
-Tél. : 02.31.48.41.00.- Fax : 02.31.48.41.01
Mél : mediatheque@ville-lisieux.fr, [Olivier Bogros] 100346.471@compuserve.com

http://www.bmlisieux.com/ 



Diffusion libre et gratuite (freeware) 



Texte établi sur un exemplaire (BmLx : nc) de l’ouvrage Les Animaux chez eux illustré par Auguste Lançon (1836-1887) paru chez L. Baschet à Paris en 1882. 



                                                                                                                 

Publié dans ELEPHANT | Pas de Commentaires »

Le buffle 4

Posté par othoharmonie le 21 novembre 2011

Par Henri Dalivoy 

 

 Bubalus bubalisLe lecteur me saura gré de ne pas m’arrêter aux divisions, subdivisions et variétés de l’espèce Buffle, depuis le bos bubalus vulgaris et le Buffle de la Cafrerie ou du Cap jusqu’au Buffle Arni, au Buffle Kérabau, au Buffle Bhain, au Buffle brachycère et au Buffle des Célèbes, qui tient le milieu entre le Buffle et l’Antilope. Les zoologues ne sont pas encore parvenus à se mettre parfaitement d’accord à propos de la nomenclature et du classement des divers types connus. Ne soyons pas plus royalistes que les rois de l’Académie des sciences et du Muséum, et bornons-nous à quelques détails inédits sur le Buffle des rives danubiennes. C’est cette variété, comprenant le Buffle commun et le Buffle blanc, que M. Lançon a représentée en majeure partie dans ses admirables dessins. C’est à lui que nous sommes redevable des renseignements qui suivent. Ayant vécu pendant plusieurs mois en Roumanie, en Valachie, etc., il a pu étudier à l’aise ces animaux et les croquer, sous de multiples aspects, avec l’exactitude, la fougue et la vive couleur locale qui lui sont familières. 

 

 Bubalus bubalis  à TaïwanDans toute la basse région danubienne, le Buffle vit sur les bords du fleuve, au milieu des pacages et des steppes, moitié domestique, moitié sauvage, presque en liberté, à la façon des taureaux et des chevaux de la Camargue. Sa rusticité s’y approprie à merveille à la nonchalance orientale de ses maîtres. Lent, lourd, capricieux parfois, mais fort, robuste, dur à la peine et d’une sobriété sans pareille, il est utilement employé aux travaux de culture et de transport. La manière de l’atteler est des plus primitives : en guise de joug, on lui introduit la tête entre deux barres de bois parallèles, reliées verticalement l’une à l’autre et rattachées au timon par de longues chevilles qui complètent ainsi le collier, ou, pour mieux dire, le carcan. Impossible de pousser plus loin la simplicité et l’économie. Mais le Buffle n’a pas l’habitude d’être gâté et se trouve très bien, paraît-il, de ce rude harnais.

Il n’est ferré que des pieds de devant. Excellente bête de somme, il charrie les plus lourds fardeaux ; une seule paire enlève facilement une grosse pièce d’artillerie, que huit chevaux ou six boeufs auraient peine à traîner. Aussi un attelage de Buffles est-il considéré comme une richesse et entouré de tous les soins dont sont capables ses indolents et flegmatiques propriétaires.

Son pelage peu fourni et laissant presque la peau à nu lui fait redouter surtout les ardeurs du soleil. L’eau semble être son élément. En toute saison, sauf au coeur de l’hiver, on l’y voit nageant, s’ébattant par bandes ou, plus souvent encore, enfoncé jusqu’au cou dans les flaques marécageuses où il barbote, broute et s’endort tranquillement, la tête seule hors de l’eau. Quand on l’attelle, pendant les chaleurs, on le couvre d’une épaisse couche de boue qu’on tâche de renouveler ou d’arroser dès que l’argile est devenue sèche. Arrivé au relai, il va se jeter dans la vase avant même d’apaiser sa soif à l’auge du puits.

Le buffle 4  dans VACHE - BOEUF.... 250px-Bubalus_depressicornisAu pâturage, il vit en bonne intelligence avec les Boeufs, les Anes et les Chevaux. Pour ami, il a l’oiseau des Buffles, le textor erythrorhyncos – traduction littérale : le tisserand à bec rouge – qui, perché sur son dos, le débarrasse de la vermine ; pour ennemi, une espèce de mouche venimeuse, au nom aussi imagé, probablement, qui, les soirs d’été, s’attaque à la plupart des animaux domestiques, les affole par ses piqûres au mufle et cause quelquefois leur mort. Afin de préserver leurs troupeaux, les gens du pays allument de distance en distance, dans le pacage et la steppe, de grands feux de fumier qui durent toute la nuit. Les bêtes sont accoutumées à recourir elles-mêmes au remède : aussitôt qu’un Buffle ou un Cheval se sent piqué, il se dirige à toute vitesse, aiguillonné par la douleur, vers le feu le plus rapproché, expose à cette fumée âcre la partie du naseau où s’est attaché l’insecte et lui fait ainsi lâcher prise, en prévenant par une sorte de cautérisation l’effet du virus. On se figure le tableau. Le charme des claires nuits d’Orient, l’ampleur confuse de l’horizon, les oppositions d’ombres et de lumières, les silhouettes désordonnées des animaux réfugiés autour de la fournaise, la tête dans le feu, râlant, bondissant, en furie, tout donne à cette scène nocturne un caractère saisissant, vraiment fantastique ; on peut en croire sur parole M. Lançon : il s’y connaît.

Un autre spectacle curieux, dans un genre différent, est celui d’une troupe de Buffles quand elle traverse à la nage les bras du Danube, les plus vieux portant, assis sur leur front et les mains appuyées aux cornes, deux ou trois marmots qui trouvent ce véhicule très commode pour passer l’eau sans mouiller leurs guenilles. Quel joli pendant réaliste à la légende d’Arion, sans la lyre, et à la fable du Singe et du Dauphin, sans la mésaventure finale ! (A SUIVRE…) 

 

DALIVOY, Henri : Le buffle (1882). 

 



Saisie du texte : S. Pestel pour la collection électronique de la Médiathèque André Malraux de Lisieux (11.II.2009) Texte relu par : A. Guézou
Adresse : Médiathèque André Malraux, B.P. 27216, 14107 Lisieux cedex
-Tél. : 02.31.48.41.00.- Fax : 02.31.48.41.01
Mél : mediatheque@ville-lisieux.fr, [Olivier Bogros] 100346.471@compuserve.com

http://www.bmlisieux.com/ 



Diffusion libre et gratuite (freeware) 



Texte établi sur un exemplaire (BmLx : nc) de l’ouvrage Les Animaux chez eux illustré par Auguste Lançon (1836-1887) paru chez L. Baschet à Paris en 1882. 



thumb_buffle-bison_eb-002 dans VACHE - BOEUF....

Publié dans VACHE - BOEUF.... | Pas de Commentaires »

Le garçon qui parle aux poissons

Posté par othoharmonie le 5 novembre 2011

Article paru au Jounal LEMAURICIEN.Com « Indépendant d’Information et d’Opinion ». http://www.lemauricien.com/article/portrait-gar%C3%A7on-qui-parle-aux-poissons    

Né à Mahébourg, Rony a grandi au rythme des marées et a eu pour espaces de jeu avec son frère aîné et sa sœur la plage et la Le garçon qui parle aux poissons dans POISSON 220px-Medny%C3%A1nszky%2C_L%C3%A1szl%C3%B3_-_Angler_%281890%29mer. Petit, il allait à la pêche avec un voisin et capturait des petits cabots pour les mettre dans des bouteilles. Mais au contraire de la majorité des enfants pour qui cette envie de « maille poisson » ne dure que quelques jours, avant d’être remplacé par un autre jeu, celle de Rony persiste. Et aujourd’hui il nous dit :

 

« un lien affectif se développe entre les poissons et celui qui les élève. Demandez à mes parents, ils confirmeront. Quand j’entre dans la pièce où se trouve l’aquarium les poissons ont une manière particulière de se comporter. » 

Au fil du temps, Rony a appris à choisir les poissons qu’il achète, à les soigner, à les nourrir.  »Je ne m’intéresse pas aux poissons chers, mais à ceux qui ont du caractère et de la personnalité. Je n’aime pas acheter les poissons déjà grossis, mais les tout-petits pour avoir le plaisir de les voir grandir, de les élever. » 

 

Mais peut-on vraiment élever un poisson, établir un lien avec lui, ou alors on se contente uniquement de le nourrir, de le faire grossir ? 

 

« Après quelque temps, le poisson s’habitue à celui qui l’aime et  le nourrit et il le montre. Il est plus attentif quand son « maître » entre dans la pièce. Il s’approche de la vitre. Il se laisse caresser.«  

 

Si on continue comme ça, on va finir par dire que le poisson d’élevage communique avec son « maître » !? 

 

« Je sais que cela étonne quand je dis ça, mais un lien se développe entre mes poissons et moi.«  

 

Allons donc, après l’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux, serions-nous en présence du garçon qui parle aux poissons. 

 

170px-Andreas_Expo dans POISSON« Je vous dis qu’un lien affectif se développe entre les poissons et celui qui les élève. Demandez à mes parents, ils confirmeront. Quand j’entre dans la pièce où se trouve l’aquarium, les poissons ont une manière particulière de se comporter. C’est visible. Je vous donne un exemple : une fois je suis allé en week end chez des parents et j’ai été absent trois jours. Quand je suis revenu, ils se sont approchés de la vitre et m’ont fait la gueule. Ils n’étaient pas contents. J’ai un autre exemple à vous citer : j’ai une cousine qui n’aime pas les poissons et passe son temps à me dire que je perds mon temps à les élever. Quand elle vient chez moi et passe devant l’aquarium, les poissons ont un comportement agressif. » 

 

En parlant d’agressivité, est-ce que les poissons d’élevage ne le sont pas plus que les autres ? 

 

« L’agressivité des poissons dépend de la manière dont ils ont été élevés. Ceux qui ont été habitués à vivre dans un aquarium n’aiment pas partager leur espace. Quand on met d’autres poissons avec eux, ils se battent pour défendre leur territoire et peuvent même tuer pour cela. Mais si on leur donne suffisamment d’espace même les agressifs cohabitent. » 

 

Et quand les poissons sont malades à quel docteur fait-on appel ? 

 

« A l’étranger, il y a des vétérinaires spécialisés dans le traitement des poissons. Ce n’est pas le cas à Maurice. Alors on va demander conseil au vendeur ou on se fie à sa propre expérience pour le soigner. Mais il faut surtout nettoyer régulièrement l’aquarium, changer un quart de son eau une fois par semaine et surtout ne pas donner trop à manger aux poissons. » 

 

Que mangent donc ces petits poissons colorées qui peuplent les aquariums.

 

  »On vend de la nourriture préparées spécialement. Quand j’ai du temps, j’en prépare moi-même mais c’est compliqué. Il faut mélanger des poissons, des fruits de mer, des légumes, des protéines les cuire, puis les déshydrater. C’est assez compliqué, surtout quand on a des devoirs à faire ou des examens à préparer. »

ah0cla5t

En raison des impératifs de la vie scolaire, Rony a été obligé de mettre sa passion de côté l’année de son HSC. 

  »J’avais trop de devoirs et de leçons et je n’avais pas le temps de m’occuper de mes poissons. Mes parents ont exigé que j’arrête de m’en occuper. Cela me prend quand même une heure le matin, une heure le soir, au moins, sans compter le nettoyage de l’aquarium. J’ai arrêté pendant un an pour préparer et composer mon HSC et après, quand j’ai eu mes résultats et mon admission à l’université, j’ai recommencé. » 

 

On pourrait même dire de plus belle, puisque c’est depuis qu’il est à l’université que son père lui a offert un aquarium d’une mètre 80 de long.

 

  »Ma mère ne voulait pas à cause de mes études à l’université. Nous en avons beaucoup parlé, pendant des mois, puis elle s’est laissée convaincre par mon père. Lui aussi aime les poissons. » 

 

Depuis deux ans, Rony étudie le cursus Finance and Law à l’université de Maurice. Comment expliquer qu’il n’ait pas choisi des études, et plus tard, une profession plus en phase avec sa passion. Biologiste marin par exemple ? La réponse prouve que même s’il a souvent les yeux dans l’eau de son aquarium, Rony a le sens des réalités.

 

230px-St.Veit_an_der_Glan_um_1898« Je ne pourrais pas être biologiste marin, parce que je ne supporte pas la vue du sang. Il m’est arrivé de perdre connaissance en voyant une blessure. Par ailleurs, je veux faire des études qui mènent à un job. J’ai beaucoup de copains qui ont fait des études scientifiques qui sont au chômage, par contre tous ceux qui ont étudié la finance sont très demandés. J’ai choisi Finance and Law pour pouvoir plus tard faire des études d’actuaire. Il y en a très peu à Maurice. Je veux faire un métier qui me donne le temps de vivre. Je ne veux pas faire comme mon père qui se tue au travail entre l’enseignement et le commerce qu’il tient après l’école. » 

 

Mais les études d’actuaire, ça prend plusieurs années. Quid de la passion pour les poissons.  »Si je peux continuer comme maintenant, c’est-à-dire aller à l’université tout en continuant à m’occuper des poissons, ça va. Sinon, je vais arrêter l’élevage pour me consacrer à mes études, je l’ai déjà fait pour mon HSC. Mais une fois les études terminées, je vais recommencer de plus belle. Et dans de meilleures conditions. » 

 

Est-ce qu’en dehors de ses poissons, Rony à d’autres passions ? 

 

« Mais bien sûr, j’adore jouer au football, faire de la culture physique, surfer sur le net, pêcher en mer, regarder des documentaires à la télévision. Je suis un garçon comme les autres avec une passion en plus. Une passion à laquelle je peux me livrer totalement. » 

Et la politique ?  »Alors là, pas du tout. Je lis un journal, j’écoute la télévision et je suis la politique de très loin. On parle tout le temps de la même chose, des mêmes personnes. Je préfère m’occuper à des découvertes technologiques, à des problèmes d’écologie que de politique. Je préfère passer du temps avec mes poissons que de m’intéresser à la politique. Surtout ces temps-ci. » 

 

Et les filles dans tout ça ? Et si jamais Rony, qui aura vingt ans dans quelques jours, tombait sur une fille qui n’aime pas les poissons ? 

 

« Je n’envisage pas de sortir avec une fille qui ne partagerait pas ma passion pour les poissons. Qui ne ressentirait pas la sérénité extraordinaire que l’on éprouve à voir évoluer dans l’eau des Oscars, des Green Terror, des Flowerhorn, des Silver dollar, des Pacu, des Tinfoil Barb, des Tilapia, des Berry et des Koi. »

240px-Wetlands_and_Spruce_Forest_Koyukuk_NWR

Publié dans POISSON | Pas de Commentaires »

Les humains contre les éléphants

Posté par othoharmonie le 23 octobre 2011

L’esclavage des éléphants. 

Les humains contre les éléphants  dans ELEPHANT 220px-Schlacht_bei_Zama_Gem%C3%A4lde_H_P_MotteLes menaces d’extinction qui pèsent sur les éléphants ne sont pas nouvelles. Et si aujourd’hui c’est surtout la survie de l’Éléphant d’Afrique qui préoccupe, c’est de la préservation de l’éléphant d’Asie dont on s’est d’abord préoccupé. La chasse des Éléphants a été réglementée en Inde par le gouvernement anglais dès le XIXe siècle, et c’est grâce à cette protection que l’espèce est encore représentée sur le continent, comme à Ceylan, par de nombreux individus. Mais, ce qui aura sauvé les éléphants d’Asie, et aura justifié leur protection, c’est leur utilisation pour les travaux de force. Il n’est pas négligeable aujourd’hui dans certaines campagnes; il était essentiel dans les siècles passés dans tout le Sud-Est de l’Asie. 

 

170px-The_phalanx_attacking_the_centre_in_the_battle_of_the_Hydaspes_by_Andre_Castaigne_%281898-1899%29 dans ELEPHANTOn peut les dresser à tous les ouvrages qui exigent à la fois de la force et de l’adresse, à porter des fardeaux tels que des poutres, à traîner des chariots ou même la charrue, etc. Pour charger une poutre, l’Éléphant se sert de sa trompe et place ce fardeau en équilibre sur ses défenses, qui peuvent soulever jusqu’à 500 kilogrammes, mais non très longtemps. Sur le dos, un Éléphant peut transporter de 1000 à 1 250 kg sur un parcours de 60 à 80 kilomètres.  

 

Lorsqu’il doit transporter des voyageurs, on place sur son dos une sorte de palanquin solidement assujetti par des sangles et qui peut contenir deux ou trois personnes assises. Le cornac se place à cheval sur le cou de l’animal et le dirige de la voix en s’aidant d’un aiguillon fourchu, dont l’une des pointes est rabattue en forme de crochet. C’est une monture désagréable en raison du roulis que son allure ordinaire, l’amble, imprime au palanquin. Cependant tous les princes et les gens des hautes castes de l’Inde se servaient de cette monture; non seulement pour voyager, mais encore pour chasser le tigre, un de leurs plus dangereux divertissements. La hauteur de cette monture donnait aux chasseurs plus de sécurité que le dos d’un cheval. Au Siam, on leur faisait aussi remplir le rôle du bourreau en écrasant sous leur lourde patte le corps des condamnés à mort.  

 

Les éléphants se sont révélés très utile pour traverser les montagnes, car leur pied large et sûr leur permet de monter avec aisance; la descente est plus difficile, mais ils en éludent les difficultés en s’agenouillant des pattes de derrière et se laissant glisser avec adresse, le ventre contre le sol, jusqu’à ce que ses pattes de devant rencontrent un appui sûr. Tous les princes asiatiques, ainsi que la Compagnie anglaise des Indes orientales, entretenaient à l’époque coloniale un grand nombre d’éléphants dressés.  

 

220px-Elephant_sanctuary_GuruvayurLes éléphants ont eu, comme on l’a vu, dans l’histoire militaire de l’Antiquité un rôle considérable. Dans les temps modernes, ces animaux ont été utilisés à la guerre, mais seulement  pour porter des bagages et de l’artillerie. En 1868, l’armée anglaise marchant contre le roi d’Abyssinie, Théodoros, débarqua sur la côté occidentale de la mer Rouge quarante-cinq éléphants asiatiques qui permirent à cette armée de transporter ses munitions et sa grosse artillerie à travers les montagnes et jusque sur le haut plateau où Théodoros s’était retranché dans la forteresse de Magdala. Au début du XXe siècle, l’armée anglaise de l’Inde possédait encore mille éléphants d’artillerie; chaque pièce était traînée par deux éléphants attelés en flèche. 


-
On a bien sûr songé à utiliser les éléphants en Europe; on s’est dit, au XIXe siècle, qu’un seul éléphant traînerait les lourds omnibus et les tramways à travers les rues encombrées des grandes villes, avec autant d’aisance et beaucoup plus de sécurité que trois ou quatre chevaux. Mais la raison qui s’est opposée à l’utilisation de cette puissante force motrice était ici encore économique : l’énorme quantité de nourriture nécessaire à l’éléphant aurait rendu ce mode de locomotion très coûteux. De plus il aurait fallu ajouter le prix du transport depuis l’Asie, car l’élevage de l’éléphant sur place aurait été prohibitif; il est d’ailleurs exclu même en Asie. En effet, bien que l’on ait de nombreux exemples d’éléphants s’étant reproduits en captivité, les différentes espèces n’ont jamais été complètement domestiquées, et c’est parmi les Éléphants sauvages que l’on va toujours chercher les individus que l’on utilise ensuite, en Inde, comme animaux domestiques. L’éléphant est pratiquement le seul animal domestique dont l’humain n’ait pas complètement détruit la souche sauvage originelle. Cette exception s’explique par la croissance très lente de l’éléphant, l’énorme quantité de nourriture dont il a besoin et la facilité avec laquelle il se laisse apprivoiser. Il est donc plus économique de laisser à la nature le soin de son élevage et de n’enlever l’animal à sa forêt natale que lorsqu’il est d’âge à rendre des services, c.-à-d. lorsqu’il est à peu près adulte, vers l’âge de vingt ans. Il peut d’ailleurs vivre soixante-dix ans et plus. 

 

Eléphants en Inde.

 

 

290px-Elephant_br%C3%BBle-parfumLorsque l’on veut se procurer de ces animaux, on opère de grandes battues dans les forêts qu’ils habitent en poussant les éléphants vers un enclos formé de solides palissades et ouvert d’un seul côté. Lorsque tout le troupeau, ainsi cerné, s’est jeté de lui-même dans cette enceinte on en ferme l’ouverture et l’on y fait entrer des éléphants domestiques spécialement dressés dans ce but et qui, montés et dirigés pas leur cornac, savent avec une adresse et une astuce véritablement surprenante, aider à la capture de leurs frères sauvages. On passe à ceux-ci un noeud coulant qui leur serre solidement l’un des pieds de derrière et on attache solidement au tronc d’un arbre : la faim, les privations, les brimades diverses font le reste, si bien qu’au bout de six mois l’animal peut être monté et employé aux mêmes travaux que les éléphants réduits en domesticité depuis de longues années.

 

 

Publié dans ELEPHANT | Pas de Commentaires »

L’écureuil en Inde

Posté par othoharmonie le 16 octobre 2011

Bien d’autres animaux partagent la vie quotidienne des Indiens, comme ce petit écureuil rayé si commun dans les parcs, sur les murs et les arbres des villes. 

 

L'écureuil en Inde dans ECUREUIL 20100706233706-edb67478Les singes, quant à eux, n’hésitent pas à escalader les maisons et à chaparder la nourriture dans la main même des gens. Dans les paniers des charmeurs de serpents, les cobras attendent le son de la flûte pour épater touristes et badauds.  Fréquents dans les campagnes, leurs morsures font de nombreuses victimes dans ce pays où l’on marche encore souvent pieds nus. Le paon, oiseau magnifique originaire des jungles de l’Himalaya, est également très répandu, et son cri strident est communément entendu dans la campagne indienne. Il a d’ailleurs été choisi comme l’oiseau national du pays.

 

     Si beaucoup de ces animaux sont venus vivre aux marges de la société humaine et s’y sont adaptés par intérêt, les hommes, réciproquement, ont aussi  su utiliser les animaux pour les aider dans leurs travaux quotidiens. Les boeufs,  les chevaux, les dromadaires, les éléphants – humbles serviteurs – ont de tout temps tiré charrues et charrettes, transporté les hommes, acheminé les marchandises, accompagné les guerriers sur les champs de bataille. Mais les animaux  ont rendu aux hommes d’autres formes de service plus étonnantes : les ours, les singes, les serpents ont aidé maints saltimbanques à gagner leur nourriture quotidienne. Au Bengale, les loutres sont dressées par les pêcheurs pour rabattre les poissons vers les filets. Une fois son devoir accompli, la loutre saute dans la barque en émettant un petit cri joyeux pour obtenir sa récompense. Il n’est pas rare de voir les villageois apprivoiser des mangoustes et des civettes pour protéger leurs récoltes des nombreux rats. Et il y a plusieurs siècles, les princes moghols utilisaient les guépards pour chasser gazelles et antilopes.

barre maisons illuminées

Publié dans ECUREUIL | Pas de Commentaires »

TRADITION SPIRITUELLE

Posté par othoharmonie le 16 octobre 2011

 

beaux papillonsles Animaux et les Hommesbeaux papillons 

 

Je prendrai pour exemple l’Inde car j’y suis allée faire un séjour en 2010 et j’ai été particulièrement touchée par la relation respectueuse des hommes envers les animaux…

 

 

TRADITION SPIRITUELLE pt52227En Inde, la relation entre l’homme et l’animal revêt une grande importance, depuis toujours, et à tous les niveaux de la société. Les animaux sont présents partout dans la vie quotidienne des indiens, du plus petit, le moustique, dont chacun doit et sait se prémunir dès la tombée de la nuit, jusqu’au plus gros, l’éléphant majestueux, présent jusqu’au coeur des villes. Vous pourrez croiser avec émerveillement sa démarche chaloupée au détour d’une rue, ou le voir tout décoré bénir stoïquement de sa trompe les dévots à l’entrée du temple.

 

Entre ces deux extrêmes, toute une foule de créatures habite les campagnes, et aussi, plus étonnamment, les villes. La plus célèbre d’entre elles est la vache sacrée que l’on rencontre un peu partout en Inde, promenant sa nonchalance, indifférente semble-t-il à la cacaphonie ambiante. Sa présence est respectée et il existe même des maisons de retraite où les vieux animaux malades sont soignés et nourris jusqu’à leur mort. Dans les villes, elles se contentent souvent d’une peau de banane par-ci par-là, peut-être un légume chapardé sur l’étal d’un marchand, et ne rechignent pas à avaler papiers et tissus, dans l’attente d’un festin occasionnel — les restaurants, parfois, versent les restes de la journée dans la rue au plus grand bonheur de ces dames. Leurs bouses, quant à elles, sont précieusement récoltées, puis mélangées avec de la paille, et séchées en galettes bien rangées contre les murs. Elles deviendront un combustible inestimable dans les foyers.

 

La principale source de lait ne provient pas de la vache, mais du buffle domestique. Ces animaux noirs et imposants, intelligents, dociles, sont les véritables animaux de ferme en Inde, et produisent un lait très nutritif apprécié des indiens. Les vaches ne sont pas les seuls animaux nettoyeurs de la rue, elles sont aidées en cela par les cochons, les chèvres, les chiens. Ces derniers ne sont pas très estimés, ils sont pourtant nombreux, errant, souvent ignorés, parfois méprisés. Dans les villes, les familles aisées tendent à adopter le chien comme animal de compagnie, à la façon des pays occidentaux. Les nettoyeurs des villes viennent aussi du ciel. Les corbeaux, vautours, et autres rapaces n’hésitent pas à investir les rues à la recherche de nourriture. Les corbeaux surtout, nombreux, émettent des croassements joyeux très caractéristiques du paysage sonore en Inde.

pt53354     Bien d’autres animaux partagent la vie quotidienne des indiens, comme ce petit écureuil rayé si commun dans les parcs, sur les murs et les arbres des villes. Les singes, quant à eux, n’hésitent pas à escalader les maisons et à chaparder la nourriture de la main même des personnes. Dans les paniers des charmeurs de serpents, les cobras attendent le son de la flûte pour épater touristes et badauds. Fréquents dans les campagnes, leurs morsures font de nombreuses victimes dans ce pays où l’on marche encore souvent pieds nus. Le paon, oiseau magnifique originaire des jungles de l’Himalaya, est également très répandu, et son cri strident est communément entendu dans la campagne indienne. Il a d’ailleurs été choisi comme l’oiseau national du pays.

     Si beaucoup de ces animaux sont venus vivre aux marges de la société humaine et s’y sont adaptés par intérêt, les hommes, réciproquement, ont aussi su utiliser les animaux pour les aider dans leurs travaux quotidiens. Les boeufs, les chevaux, les dromadaires, les éléphants, — humbles serviteurs — ont de tout temps tiré charrues et charrettes, transporté les hommes, acheminé les marchandises, accompagné les guerriers sur les champs de bataille. Mais les animaux ont rendu aux hommes d’autres formes de service plus étonnantes. Les ours, les singes, les serpents ont aidé maints saltimbanques à gagner leur nourriture quotidienne. Au Bengale, les loutres sont dressées par les pêcheurs pour rabattre les poissons vers les filets. Une fois son devoir accompli, la loutre saute dans la barque en émettant un petit cri joyeux pour obtenir sa récompense. Il n’est pas rare de voir les villageois apprivoiser des mangoustes et des civettes pour protéger leurs récoltes des nombreux rats. Et il y a plusieurs siècles, les princes Moghols utilisaient les guépards pour chasser gazelles et antilopes.
     L’Inde est encore, ne l’oublions pas, une terre d’animaux sauvages qui inspira à Kipling le fameux « Livre de la Jungle ». D’ailleurs, le mot jungle vient de « jangal » (« forêt » en Hindi). Depuis des temps immémoriaux, les éléphants, les ours, les loups, les panthères, les singes, les pythons, les vautours et bien sûr le tigre royal, le redoutable « Sher Khan », (bien d’autres encore), ont habité la belle nature de ce pays. L’Inde est une des dix terres au monde qui possède le plus grand nombre d’espèces animales, et aucune autre région, à part l’Amérique du sud, n’accueille autant d’oiseaux différents. 

  

 

papillon partIssu de  Libération animale et jainisme par Marjolaine Jolicoeurpapillon part 

 

Le jaïnisme est pratiqué de nos jours par près de 10 millions d’adeptes en Inde mais aussi en Amérique du Nord et en Europe. Certains de ses concepts ont des correspondances dans l’hindouisme et le bouddhisme, chez plusieurs philosophes de la Grèce antique ainsi que dans des sectes gnostiques comme les Cathares ou les Manichéens. Comme si toutes les traditions spirituelles avaient un fond commun de vérité, des principes qui se rejoignent sur l’essentiel. Le premier et l’ultime de ces principes est l’ahimsa ou non-violence en sanskrit. A la fois radical et idéaliste, ce vœu pour le respect des êtres vivants doit s’incarner dans tous nos actes. Plus facile à dire qu’à faire dans notre univers de cruautés, d’holocaustes et de matérialisme. L’ahimsa n’a jamais été une voie facile. Loin derrière nous dans le temps, les jains se sont posé les mêmes questions éthiques en tant que végétariens et défenseurs des animaux, dans un environnement souvent hostile. 

 

 La souffrance de ce monde est immense et de cette souffrance vient une grande compassion. Les humains comme les animaux marchent dans le même labyrinthe, tournent sur la même roue, emprisonnés dans la matière. Pour le philosophe végétarien Plotinus qui vécut de 204 à 270 : «Tous les êtres sont des centres unis sur un même point central ». Dans cette vision d’unité toutes les vies se doivent respect et une mutuelle assistance, liées entre elles par le fil du vivant, comme les équivalents de notre propre soi.

 

Nous devrions nous sentir concernés non seulement pour les membres de notre famille proche ou ceux de notre propre espèce, mais pour l’écosphère en entier. Faire du mal aux animaux, ou à la planète selon l’écologiste Naess, revient en quelque sorte à se couper un doigt. Quand Francione dit que la « révolution qu’il souhaite est celle du coeur», il exprime le même concept véhiculé par toutes les traditions spirituelles pour qui « la voie c’est le coeur.»

 

La véritable non-violence implique nécessairement l’abstention de chair animale  puisque chaque être vivant à sa dignité propre. Les jaïns croient en l’existence de l’âme (nommée atman ou jiva). Qu’elle habite dans un corps humain ou animal, l’âme voyage dans un processus évolutif. Afin que les animaux mais aussi les humains puissent atteindre la libération, le refus de la viande – et du poisson – demeure une priorité absolue. Et dans une vision juste, l’unique intention de l’humain dans ses contacts avec les autres êtres, c’est le désir de leur libération finale. Nous sommes loin ici de l’impérialisme anthropocentrique de certaines religions qui s’estiment supérieures aux animaux, autorisant du même coup leur exploitation et leur domination. Malheureusement, leur « tu ne tueras point » ne s’adresse pas à l’animal, pourtant lui aussi notre prochain.   

 

Pour les jaïns (et pour tous les végétalien-nes à vrai dire) les métiers de tanneurs et de bouchers sont exclus, ainsi que la chasse et la pêche. Ils ne consomment pas de viande, de poisson, d’oeufs, de miel et d’alcool. Ne portent pas de soie ou de fourrure. Il est strictement interdit d’entrer dans les temples avec un objet en cuir. Dans la mesure du possible, il ne faut pas tuer les insectes. A propos des produits laitiers, un grand nombre de jaïns ont abandonné leur consommation afin de ne pas être laomonks5complices de la violence faite aux vaches et à leurs veaux. Plusieurs temples d’Amérique du Nord n’utilisent plus de lait pour les rituels. 

 

En Inde, les moines se nourrissent d’un plat nommé «amil » n’ayant ni beurre, lait ou épices. Pour eux c’est l’ultime repas sattvique, le plus pur qui soit. Les règles alimentaires s’avèrent plus exigeantes pour les moines : ils ne mangent pas avant le lever ou après le coucher du soleil. Mais pour tous les jaïns, sans exception, la chair animale est interdite Dans nos sociétés occidentales où une alimentation sans chair animale est très souvent dénigrée parce qu’étant une source potentielle de carences – en particulier chez les enfants – il est intéressant de constater que les jaïns jouissent d’une bonne santé physique malgré leur abstention de viande depuis plusieurs générations, voire plusieurs millénaires. 

Papillons volent

Publié dans | 4 Commentaires »

Mythe de la Vache

Posté par othoharmonie le 26 septembre 2011

Le barattage de la mer de lait – l’amritamanthana – est le mythe cosmologique de l’hindouisme. (barattage : séparation des matières grasses).

Mythe de la Vache dans VACHE - BOEUF.... 220px-CH_cow_2Au début des temps, les dieux ou deva et les démons ou asura, qui étaient alors tous mortels, étaient en lutte pour la maîtrise du monde. Les deva, affaiblis et vaincus, demandèrent l’assistance de Vishnou qui leur proposa d’unir leurs forces à celles des asura dans le but d’extraire l’amrita, le nectar d’immortalité de Kshirodadhî, la mer de lait. Pour ce faire, ils devaient jeter des herbes magiques dans la mer, renverser le mont Mandara de façon à poser son sommet sur la carapace de la tortue Akûpâra, un avatar de Vishnou, et utiliser le serpent Vâsuki, le roi des Nâgas, pour mettre la montagne en rotation en tirant alternativement.

Après mille ans d’effort, le barattage produisit alors un certain nombre d’objets extraordinaires et d’êtres merveilleux :

  • Kâlakûta ou Hâla-Hala, un poison violent que Shiva but avant qu’il ne se répande et détruise le monde. Il en conservera une marque bleue à la gorge. Cependant quelques gouttes s’échappèrent et furent léchées par les serpents et les scorpions et sont à l’origine de leur venin ;

  • Surabhî, la vache d’abondance, source perpétuelle de lait et de beurre, qui satisfait tous les besoins ;
  • Vârunî, la déesse du vin, roulant des yeux, fille de Varuna;
  • Pârijâta, l’arbre du paradis parfumant le monde de la fragrance de ses fleurs ;
  • Chandra, la lune dont Shiva para sa chevelure ;
  • Uchaishravas, le cheval blanc, l’ancêtre de tous les chevaux, dont les sept bouches symbolisent les sept couleurs de l’arc-en-ciel;
  • Airâvata, l’éléphant blanc qui devint la monture d’Indra ;
  • les Apsarâs ou nymphes célestes ;
  • Shrî (Lakshmî), la déesse de la beauté et de la fortune, assise sur un lotus ;
  • Kaustubha, la conscience sans défaut, le joyau qui orna ensuite la poitrine de Vishnu, et de son avatar Krishna ;
  • et enfin Dhanvantari, le médecin des deva – souvent considéré comme un avatar mineur de Vishnou et futur roi de Kâshi – tenant dans ses mains une coupe, kumbha, pleine d’amrita, le nectar d’immortalité.

220px-Vaches_de_race_montb%C3%A9liarde dans VACHE - BOEUF....Aussitôt qu’ils le virent, les asura se précipitèrent sur lui et s’emparèrent de la coupe avant que les deva ne puissent intervenir. Vishnou prit alors la forme de Mohini, la femme la plus belle au monde, et tandis que les asura étaient subjugués, il s’empara de la coupe et la remit aux deva.

Rendus maintenant immortels, les deva ne pouvaient plus être vaincus et ils précipitèrent les asura aux enfers. Cependant, au cours de cette dernière lutte, quelques gouttes d’amrita tombèrent en quatre endroits de l’Inde : dans le fleuve Godâvarî à Nasik, dans la Shipra à Ujjain, et dans le Gange à Haridwar et à Prayag ou Allâhâbâd. Ces quatre villes, bénies par le nectar devinrent des lieux majeurs de pèlerinage où se tiennent les rassemblements nommés kumbhamelâ.

  • L’une des plus belles représentations de ce mythe hindouiste se trouve dans le complexe d’Angkor Vat au Cambodge.

 

Publié dans VACHE - BOEUF.... | Pas de Commentaires »

Le peuple des Chats nous parle 3

Posté par othoharmonie le 25 septembre 2011

Nous savons bien que cela peut vous paraître trop simple à dire mais c’est pourtant une grande vérité que nous partageons avec GIFS ( CHAT )vous. Nous, du peuple des chats, désirons vous aider puisque nos destinés sont parallèles aux vôtres et que nous avons accepté depuis longtemps d’êtres vos guides sur le chemin du retour vers la Source. Comme le peuple des chiens et le peuple des chevaux, nous avons choisis d’êtres plus proches de vous et cela n’est pas un hasard. 

La connexion à votre divinité, l’Amour de vous, passe à travers cette rééducation émotionnelle. La prochaine fois que vous vous retrouverez emportés par une grande émotion de colère, de tristesse ou même d’enthousiasme, observez l’énergie qui est emprisonnée par la croyance que vous transportez. Nous ne vous disons pas : cessez de vivre ou d’exprimer vos émotions, bien au contraire. Les chats expriment leur ressenti sans retenue et sans jugement ! 

Nous vous disons, ne soyez pas victimes de vos émotions et réappropriez-vous l’énergie qui est bien souvent mal dirigée. Vous cesserez ainsi de recréer les mêmes situations dans vos vies, et l’énergie nouvellement libérée, se transformera naturellement en Amour, la matière première de toute chose. 

L’Univers demande que vous deveniez des participants conscients dans la danse des énergies qui vous habitent. Nous du peuple des chats désirons vous servir de guides et de modèles. Nous savons que certains d’entre vous sont d’avis que nous sommes des êtres paresseux… 

Nous aimerions profiter de cette communication afin de clarifier ce malentendu : « durant le jour, nous ne dormons pas, nous méditons et nous faisons du travail d’énergie! » En effet, une des responsabilités des chats est de nettoyer l’énergie négative des lieux physiques intérieurs, extérieurs ou sur une personne. 

Parfois, lorsque nous sommes très proches « physiquement » d’un être humain, c’est que nous le nettoyons, nous transmutons l’énergie négative qui est collée sur lui. Une des méthodes que nous utilisons est le ronronnement. En effet, ce son détruit la négativité ! Vous voyez, nous « travaillons » bien plus qu’il n’y paraît mais cela est ok, ça fait partie de notre service, de ce que nous sommes venus faire sur terre et auprès de vous… 

Nous aimerions aussi que vous sachiez que, de notre point de vue, nous vous trouvons beaucoup trop occupés à « faire » et à courir dans toutes sortes de directions ! Vous ne profitez pas souvent de ce que vous êtes ; vous ne goûtez pas à la douceur fluide qui vous habite. 

Cette douceur, c’est ce qui compose l’essence de votre être, c’est l’Amour à l’état pur. Si j’avais à vous la décrire, je dirais qu’elle ressemble étrangement à ce que vous appelez de l’eau. Et oui, c’est pour cette raison que les chats sont attirés par l’eau et, en même temps, repoussés ! 

L’eau ressemble à cette douceur fluide qui coule dans chaque être (et que nous voyons/percevons très bien dans et autour de toute chose). L’eau ressemble à l’Amour tel qu’expérimenté dans les autres réalités. Mais, lorsque nous y touchons, nous sommes toujours déçus et même apeurés par l’étrange sensation de lourdeur qui s’empare de nos corps. Ce n’est pas ce que nous expérimentons habituellement lorsque nous percevons la douceur fluide, l’Amour à l’état pur qui se retrouve autour et en toutes choses. 

Les humains ont une bien étrange perception de ce qu’est l’Amour. De notre point de vue à nous, l’amour entre humains ressemble trop souvent à une glue collante qui se nourrit à même les besoins émotifs de chacun ! L’amour semble être un état émotif fluctuant et lourd au lieu d’être un état d’être de félicité et de grâce constante. 

Pour le chat, l’amour N’A RIEN À VOIR AVEC LE BESOIN OU LE MÉRITE ! En fait, il nous apparaît que les humains confondent très souvent amour et besoins… 

Pour nous du peuple des chats, l’Amour EST, un point c’est tout. 

Enfin… Notre étrange relation avec l’eau est un facteur d’amusement pour vous n’est ce pas ? Vous trouvez peut-être que nous perdons tout-à-coup notre légendaire détachement… 

Le seul félin qui est vraiment à l’aise dans l’eau est notre grand frère le Tigre qui incarne la royauté, la noblesse qui accompagne votre DROIT à la divinité. Son aisance dans l’eau (symbole d’émotion) est un signe d’une grande maîtrise. Savez-vous seulement que de marcher sur terre pleinement conscient de votre divinité est effectivement votre droit le plus fondamental ? Tant que vous ne revendiquerez pas ce droit, cet héritage, nous les chats seront ici pour vous le rappelez, félinement…(FIN)

 

Le peuple des Chats nous parle 3  dans CHAT Barre-separation1

Caroline Leroux est la pionnière de la Communication Animale au Québec ! visitez son site : http://www.communication-animal.net/ 

Publié dans CHAT | Pas de Commentaires »

1...34567
 

Жихен - Tendresse Éternelle |
binsle120 |
Univers sans lisse |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Les maux avec des mots
| Iz avance
| mbuello