• Accueil
  • > Recherche : chevaux vent

Résultats de votre recherche

Un fidèle destrier

Posté par othoharmonie le 14 octobre 2012

 

Alors que retentissent du fin fond des âges les noms de ces glorieux combattants, je mettrai à l’honneur ceux qui les ont porté jusqu’au champ de bataille, ceux qui les ont supporté, ceux qui les ont écouté et aidé à faire de leur nom ce qu’il est aujourd’hui, j’ai nommé : la monture de guerre, le fidèle ami du chevalier : son cheval.

Qu’auraient été ces hommes sans de bonnes montures pour foncer contre l’ennemi? Car en effet, peu de chevaux ont été mis en avant durant l’histoire. Hormis quelques exceptions telles que Bucéphale, compagnon d’Alexandre le Grand, dont l’histoire retiendra le nom. Le cheval pouvait représenter une ruine pour son propriétaire. Disons plutôt que les riches seigneurs se disputaient les meilleures races et que cela faisait l’objet de beaucoup de convoitise. Etre vendeur de chevaux rimait avec homme riche, à cette époque. Et pour nourrir ces bestioles, il fallait trimer dur pour apporter suffisamment d’avoine pour remplir parfois plus de 100 estomacs.

Un fidèle destrier dans CHEVAL 330px-Apocalypse_vasnetsov

•. Quel cheval ? .•

Un bon chevalier devait posséder 5 à 6 chevaux. Il fallait vite remplacer un cheval blessé lors d’un combat. Car si on a en tête un cheval protégé d’une armure, il n’en fut le cas qu’à partir du XIIIè. Bien qu’on puisse voir des ferrures à clous sur leurs sabots, dès le IVè siècle. Si les meilleurs étalons; nommés des « destriers »(°), étaient principalement achetés en Allemagne, en Angleterre ou encore en Andalousie, dans les élevages arabes (fort prisés) pour accompagner l’homme au combat, tous les chevaux ne vont pas au front. Ainsi leurs fonctions sont attribuées selon leur race.
On trouvera alors les « roncins » et les juments du côté du transport de personnes et de bagages. D’ailleurs les roncins amenaient souvent les chevaliers à la bataille avant de se faire remplacer par les destriers, au combat.

(°) Destrier s: nommés ainsi car on les tenaient de la main droite (dextre).

Si l’homme de guerre aime les chevaux robustes c’est qu’on imagine mal un petit poney portant sur le dos un homme en armure et courant à travers le plaine… enfin ça serait drôle mais peut-être peu efficace :D Quand on sait qu’une armure moyenne était de 30kg + poids de l’homme + armure du cheval, on se dit que ces bestioles avaient une sacrée force.
D’ailleurs, les chevaux choisis se rapprochaient plus des chevaux de traits actuels, plutôt que de jolis dada aux jambes fines et à la croupe bien ferme.

Pour exemple, voici l’un des fameux cheval anglais : http://equilove.ch/equus_shire/shire_equilove.jpg

Le Shire pouvait atteindre les 175 centimètres et peser entre 900 et 1’000 kilos.
Si je vous dis que sa puissance de traction, au démarrage est de 50 tonnes !

Sources
http://www.linternaute.com/histoire/magazine/diaporama/06/musee-armee/armures/3.shtml
http://equilove.ch/le_monde_equus_shire.htm

Publié dans CHEVAL | Pas de Commentaires »

Message du Cheval

Posté par othoharmonie le 12 octobre 2012

oracle du cheval = PUISSANCE

Puissant cheval…
Tu poursuis ta chevauchée fantastique
À travers les grandes plaines,

Ou tu apportes la vision
Des boucliers qui dansent
Dans la pluie violacée des rêves.

Message du Cheval dans CHEVAL 220px-Iceland_horse_herd_in_AugustLes Amérindiens disaient souvent : « Voler un cheval, c’est voler la puissance » ; cela indique bien l’estime dont jouissaient les Chevaux dans les cultures amérindiennes.

Le Cheval jouit à la fois de puissance physique et de puissance surnaturelle. Dans les pratiques chamaniques à travers le monde entier, le Cheval permet aux chamans de voler dans les airs et de rejoindre le ciel.

Quand l’humanité a domestiqué le Cheval, ce fut une aussi grande découverte que celle du feu. Avant la venue du Cheval, les humains étaient attachés à la Terre et chargés de fardeaux, ce qui ralentissait leur marche. Aussitôt qu’ils purent monter le Cheval, ils furent libres et légers comme le vent; ils pouvaient porter tout à leur aise de lourds fardeaux pendant de longues distances. À travers le lien spécial qui les rattachait au Cheval, les humains ont grandement modifié l’image qu’ils avaient d’eux-mêmes. Le Cheval fut la première médecine animale ; l’humanité a contracté une dette inestimable envers cet animal qui a ainsi facilité leurs déplacements. En effet la marche à la rencontre de nos frères aurait été longue et dure si le Cheval ne nous avait pas servi de monture. Aujourd’hui, nous mesurons la capacité des moteurs en « chevaux-vapeur », ce qui nous rappelle le temps où le Cheval était un partenaire hautement respecté chez les humains.

Marcheur de rêve, un homme-médecine traversait les grandes plaines pour aller visiter la nation Arapaho. Il apportait sa pipe. La plume piquée dans ses longs cheveux noirs pointait vers le bas, indiquant qu’il était un homme de paix. Sur la pente d’une colline, Marcheur de rêve vit un troupeau de mustangs sauvages qui venait vers lui en courant.

Étalon noir s’approcha de lui et lui demanda s’il cherchait une réponse au cours de son voyage. Étalon noir lui dit : « Je viens du Vide où les réponses se trouvent. Chevauche sur mon dos et tu connaîtras la puissance qui surgit quand on pénètre dans la Noirceur et qu’on y trouve la Lumière. » Marcheur de rêve remercia Étalon noir et consentit à le visiter quand il aurait besoin de sa médecine au cours de l’espace du rêve.

Étalon jaune s’approcha lui aussi de Marcheur de rêve et lui offrit de l’amener vers l’Est, où se trouve l’illumination. Marcheur de rêve pourrait partager avec les autres les réponses qu’il y trouverait et les amener vers l’éveil. Une fois de plus, Marcheur de rêve remercia Étalon jaune et affirma qu’il utiliserait ces dons de puissance au cours de son voyage.

Étalon rouge s’approcha, se cabrant, enjoué. Il renseigna Marcheur de rêve sur la joie qui résulte d’un bon équilibre entre le travail, les médecines importantes et les joyeuses expériences du jeu. Il rappela à Marcheur de rêve les bénéfices de l’humour par lequel on peut retenir l’attention de ceux à qui on enseigne. Marcheur de rêve le remercia et promit de se rappeler du don de la joie.

180px-Palomino_Horse dans CHEVALMarcheur de rêve était maintenant presque rendu à destination. La nation Arapaho était toute proche. Étalon blanc s’avança. Marcheur de rêve monta sur le dos de ce cheval fougueux, messager de tous les autres chevaux, celui qui représentait la sagesse du pouvoir. Ce magnifique coursier incarnait l’équilibre du bouclier. « Aucun abus de pouvoir ne peut mener à la sagesse », dit Étalon blanc. « Toi, Marcheur de rêve, tu as fait ce voyage pour guérir un frère dans le besoin, pour partager la pipe sacrée et pour guérir la Terre-Mère. En toute humilité, tu sais que tu es un instrument du Grand Esprit. Comme je te porte sur mon dos, ainsi tu portes ton peuple sur le tien. Avec sagesse, tu comprends que le pouvoir va de pair avec l’engagement ; le pouvoir n’est accordé qu’à ceux et celles qui acceptent sereinement de prendre des responsabilités. »

Marcheur de rêve, le chaman, avait été guéri par la visite des chevaux sauvages. I1 savait que sa visite chez les Arapahos avait pour but de partager ses dons avec eux.

En intégrant la médecine du Cheval, vous verrez plus clairement comment travailler à obtenir un meilleur équilibre de votre bouclier. Le véritable pouvoir réside dans cette sagesse : saisir l’ensemble de votre cheminement et vous souvenir des sentiers où vous avez voyagé dans les mocassins des autres. Compassion; tendresse, enseignement, amour, partage des dons, talents et habiletés vous ouvriront le chemin du pouvoir.

À L’ENVERS :

320px-Three_Weeks_OldSi votre ego se met de la partie, vous ne savez peut-être pas reconnaître quand les autres vous manquent de respect. D’un autre côté, il se peut que vous vous battiez contre d’autres qui abusent de leur pouvoir. « Devrais-je dire quelque chose ? Devrais-je lutter contre mon désir de les remettre à leur place ? » Vous demandez-vous. Rappelez-vous les moments de votre vie où vous vous êtes éloigné de la grâce du Grand Esprit, et éprouvez de la compassion pour les frères qui font actuellement la même chose. Si vous dominez quelqu’un d’autre ou si vous sentez que quelqu’un vous accable, la médecine du Cheval, tant à l’endroit qu’à l’envers, vous rappelle simplement comment il vous faut équilibrer vos boucliers.

En permettant à toutes les voies d’avoir une valeur égale, vous constaterez la puissance et la gloire de la famille humaine unifiée. Voilà le cadeau du guerrier de l’Arc-en-ciel. Le « moi » n’a aucune place dans cet Arc-en-ciel qui tournoie, venu du Grand Mystère ; on l’y a remplacé par le « nous ». Toutes les couleurs et toutes les pistes de l’Arc-en-ciel ne forment qu’un seul tableau et méritent donc d’être considérées comme égales les unes aux autres.

Intégrez ce savoir et appliquez-le ; reprenez ainsi ce pouvoir auquel vous avez renoncé en oubliant d’aller avec compassion au-devant de tout être et de toute situation.

Éclaircissez la situation actuelle et comprenez que chaque être humain doit suivre ce sentier vers le pouvoir avant de galoper enfin sous les vents de la destinée.

Publié dans CHEVAL | Pas de Commentaires »

Cheval et spiritualité

Posté par othoharmonie le 12 octobre 2012

 

beau témoignage issu du site http://domaineamlalad.e-monsite.com/rubrique,notre-philosophie,198853.html

 Estelle et Marie-laure, deux soeurs animées par la plus belle des passions, le cheval… Barbe et son histoire.

C ‘est dans notre jeunesse que nous avons découvert cet animal étonnant qu’est le cheval. 
Ayant peu fréquenté les centres équestres, car nous avons eu la chance d’avoir nos premiers chevaux à la maison, de là a commencé une grande aventure qui se poursuit aujourd’hui entre les chevaux et nous, et plus particulièrement les chevaux Barbes. C’est en vivant au quotidien avec nos chevaux que nous avons découvert et apprécié la richesse de cette race.

Cheval et spiritualité dans CHEVAL 220px-Classic_Champange_StallionNous avions choisi de nommer, dans un premier temps,  notre élevage « élevage El Tayeb »( en langue arabe, tayeb signifiant bon, bienveillant, généreux), mais au fil du temps l’élevage s’est orienté vers un type de chevaux Berbères Antiques.Un jour, Hélène Goulefert nous a  soufflé qu’un nom Berbère serait plus adapté à l’orientation de l’élevage.   C’est comme ça que l’élevage El Tayeb est devenu le Domaine Amlalad.

 Amlalad signifiant Utopie en berbère, nous trouvions ce terme adapté à notre projet d’élever à la fois des chevaux berbères très anciens hors stud-book avec le lot de difficultés que cela induit, ainsi que pour notre envie de développer le sens du cheval en remettant en question bon nombre de pensées et pratiques équestres.

   Nous ne cachons pas notre intérêt pour le domaine de la spiritualité, et considérons le cheval comme un être « spirituel » et le traitons comme tel. Le rapport que nous avons avec les chevaux est le reflet de celui que nous avons au monde, aux individus et à la nature elle-même. Notre comportement vis-à-vis des chevaux révèle ce que nous sommes… Nous caressons l’espoir qu’un jour les chevaux aident l’ homme à prendre conscience de lui-même, de sa nature et peut-être à devenir meilleur… 

   Parallèlement, après avoir côtoyé de nombreux couples cavalier-cheval, nous avons constaté qu’il existait un lien étroit entre l’attitude du cheval et l’état émotionnel du cavalier.

 L’environnement du cheval ainsi que ses conditions de vie (enfermement au box et isolement) sont souvent à l’origine d’une relation chaotique…  Au fil des années notre observation s’affinait et des interrogations surgissaient, cela nous a poussé à un grand questionnement et à une remise en question de nos propres pratiques,  mais aussi sur notre équilibre intérieur et sur notre évolution personnelle guidée par le cheval. C’est cette considération que nous avons des chevaux, qui nous a fait tant apprendre à leurs côtés, et qui nous permet de continuer, à chaque instant et grâce à chacun d’eux, d’affiner notre compréhension de cet animal hors du commun.

 Cette nouvelle conception est malheureusement à double tranchant, car nous savons par nos chevaux que nous sommes dans une relation juste, mais à la fois nos relations avec d’anciens « cavaliers-amis » se sont détériorées car nous ne pouvions plus être en accord avec leur vision et conception du cheval (de la vie donc!), et eux-mêmes rejetaient massivement nos idées… mais la passion et nos convictions nous ont fait dépasser ce désaccord.

  220px-President_Reagan_and_Queen_Elizabeth_II_1982 dans CHEVAL Nous pensons, avec certitude, que la relation au cheval ne se limite pas à une pratique équestre quelle qu’elle soit. En effet, de nombreux cavaliers associent trop souvent l’équitation à un simple sport, constat incontestable mais vide de sens, est-ce ça « monter à cheval »? N’oublions pas que nous avons à faire à un être vivant, principalement guidé par ses émotions et son instinct grégaire. Si nous ne prenons pas en compte le cheval dans son intégrité lorsque nous sommes avec lui, alors nous passons à côté des émotions les plus belles. C’est dans cette approche que réside notre plus grande frustration car ce constat est né de nombreuses observations et réflexions que nous souhaitions partager avec d’autres cavaliers pour mettre en commun nos idées respectives afin d’aller plus loin dans notre réflexion, malheureusement, beaucoup étaient incapables d’y accéder.

        Nous pensons avec conviction que le cheval est le miroir de l’homme, toutes difficultés rencontrées avec un cheval doit nous questionner sur nos propres difficultés, notre attitude face à ce cheval, notre état émotionnel, psychologique et spirituel… le cheval ouvre les portes d’un cheminement intérieur vers l’authenticité.

  Nous avons compris aujourd’hui que cette démarche est personnelle et nécessite beaucoup d’amour et d’investissements, ce que peu de gens sont encore prêts à donner (dégâts d’une société de consommation individualiste???). Depuis nous avons découvert de nombreux auteurs, livres, articles et thérapeutes qui nous confortent dans notre certitude que le cheval peut guider sur le bon chemin toute personne susceptible de le recevoir. 

Publié dans CHEVAL | Pas de Commentaires »

La Légende du cheval noir de l’Islet

Posté par othoharmonie le 12 octobre 2012

 

Il n’y a pas toujours eu d’église ici, à l’Islet, vous le savez; il n’y avait qu’une petite chapelle de bois rond. Les paroissiens se rendaient au Cap Saint-Ignace pour faire leurs Pâques, se marier, pour faire baptiser leurs enfants ou se faire enterrer.

La Légende du cheval noir de l'Islet dans CHEVAL 220px-Merens_calinLa nouvelle courut, un bon jour, que les résidents auraient leur curé. Grande joie dans toute la paroisse! Mais, mon Dieu comme il fallait que le nouveau curé soit étoffé! Pas d’église, pas de maison pour lui. Mais il était l’humilité même, sans vanité et quel bon coeur, ce M. Panet, le premier curé. M. Panet était un saint homme, mais un vrai saint celui-là.

On avait décidé de bâtir l’église, et M. Panet se demandait comment faire charroyer la pierre nécessaire. Il veillait une nuit et pensait: « Les chevaux sont si rares et il n’y a pas de morte saison dans les travaux de la terre. Où en trouver? Cela l’empêchait de dormir. Tout à coup son nom fut prononcé dans la nuit. Ai-je la berlue? se demanda-t-il.

La même voix l’appela une seconde fois, une voix de femme, très doucement: François, François!

Effrayé, mais il se dit en lui-même, je suis en état de grâce. Je n,ai donc rien à craindre. Se redressant, il répondit: Au nom de Dieu, que me voulez-vous?

Une belle dame lui apparut, blanche et rayonnante: “Je suis Notre-Dame du Bon Secours, dit-elle. Ne crains rien et sois confiant! Demain, à ton réveil, tu trouveras un cheval devant ta porte. Tu t’en serviras pour charroyer la pierre de ton église. La seule précaution, c’est qu’il ne faut jamais le débrider. N’oublie pas!

La dame disparut, et le bon curé tomba endormi dans sa chaise. Il se réveilla en sursaut à l’aurore. C’était en mai 1768. Le soleil éclairait déjà sa chambre. L’apparition revint à sa mémoire, mais il crût qu’elle était rêve. S’agenouillant pour faire sa prière, le curé entendit le piaffement d’un cheval dehors. Regardant par la fenêtre, il vit attaché à l’épinette rouge devant sa porte, un magnifique cheval noir dont le poil luisait au soleil. Quelle surprise! Il se passa la main sur les yeux. Mais le cheval était encore là. Il sortit sur le pas de la porte et mit la main sur la crinière du cheval pour s’assurer. Le cheval frémit de la tête aux pieds.

Les ouvriers arrivèrent à cinq heures.

- “Mes amis , dit M. Panet, j’ai emprunté un cheval pour vous. Il paraît que c’est une bête peu commune. Il vous aidera à charroyer la pierre. On le dit chatouilleux. Faites-y attention! Il ne faut pas le débrider, jamais, vous entendez? Autrement, il vous échapperait.”

- Comment s’appelle-t-il votre cheval, M. le Curé, demande Germain-à-Fabien? Après un moment de réflexion, le curé répondit: Il s’appelle Charlot. Je te le confie, mon Germain!

- N’en soyez pas inquiet, M. le Curé.

On attela Charlot à un petit chariot à roues très basses, et l’ouvrage commença. Bien que le premier voyage de pierres fut assez gros, Charlot s’en allait comme s’il n’avait eu qu’une plume derrière lui. Le curé, les voyant arriver, leur cria de ne pas se gêner, de mettre lourde la charge. Le deuxième fut deux fois plus lourd; le troisième, trois fois. Ça n’était rien du tout pour Charlot. Mais le chariot n’était pas assez fort. Les hommes en firent un deux fois plus grand, et ils y entassèrent les pierres comme si elles avaient été du foin. Les roues craquaient. Mais Charlot semblait se moquer d’eux; il touchait à peine à terre en marchant.

- Quel cheval, mes enfants, que ce Charlot! Noir comme geai, pas un poil blanc, quatre pattes parfaites, et membré de fer, donc! Et une queue qu’il portait, une croupe superbe.

- Mais il y a donc toujours un mais – de mauvaise humeur, méchant de gueule. Il fallait y faire attention. Peu importe, puisqu’on n’avait pas à le débrider.

Germain ne laissait pas les autres approcher de son cheval. Mais un beau jour, il ne put pas venir. Il faisait baptiser. Charlot passa aux mains de Rigaud-à-Baptiste.

Rigaud était un fort travailleur, mais entêté et se croyant plus futé que les autres. Puis vantard! À l’entendre, il savait tout. Son cheval, il ne lui manquait que la parole; sa vache c’était une fontaine intarissable – le lait en était de la crème pure; ses cochons engraissaient seulement à se chauffer au soleil; son chien était plus fin que bien du monde; ses poules pondaient deux oeufs chaque jour, les dimanches comme la semaine; sa terre était si fertile que le seul soin nécessaire était pour la retenir; sa femme faisait les meilleurs crêpes; sa fille avait refusé tous les farauds des alentours; elle attendait un avocat de la ville, qui devait toujours venir, mais n’arrivait jamais. Et dame! quel maquignon lui-même il était! La moitié d’un cheval, quoi!

Aujourd’hui, il avait sa chance. Charlot était à lui, son cheval. On l’entendait partout: “Hue donc par ici! Mon cheval! par là.”

Germain l’avait bien avertit: “Surtout, ne vas pas le débrider.” Mais Rigaud de répondre: “Ne t’inquiète pas, mon Germain! les chevaux, ça me connaît! Donc, Rigaud jubilait en charroyant de la pierre.

C’était en août: il faisait chaud. En traversant la rivière La Tortue, il arrête son cheval au milieu, et but deux fois dans le creux de sa main. Il siffla, mais Charlot ne voulait pas toucher à l’eau. – C’est curieux! qu’il pensa. Peut-être est-ce à cause de sa bride. Si je la lui ôtais. Qui a jamais vu un cheval boire avec sa bride! Ça prend un curé pour ne pas connaître les chevaux!”

Il lui passa la main dans la crinière, pour l’amadouer. Charlot en frémit. Et voilà la bride débouclée.

Pou…i-i-che…! Le cheval, flambant nu, partit à l’épouvante. Rigaud, lancé à quinze pieds en l’air, se ramassait dans le lit de la rivière. Revenant à lui, il aperçut le cheval qui filait comme le vent le long du chemin du roi.

220px-Friesian_Stallion dans CHEVALM. Panet, le Curé, s’en revenait à ce moment chez lui, tête nue. comme c’était son habitude, quand il portait le bon Dieu à un malade. Il vit venir le cheval échappé, près du rocher où se dresse aujourd’hui le “monument” et tôt le reconnut. – Charlot lui-même! Mais allons donc, qu’est-ce qu’il est arrivé? Il fait un grand signe de croix pour l’arrêter.

Charlot se cabra, et, quittant le chemin, piqua droit au nord, vers le rocher qui surplombe le fleuve. Le rocher se fendit avec un coup de tonnerre. Des flammes lèchent le bord de la fissure, large de plusieurs pieds. Et le diable – car c’était lui – s’engouffra tout droit dans l’enfer, laissant derrière une odeur de souffre.

Depuis ce jour, il y a là une caverne, dans le rocher – “le trou du Diable” ou encore “la porte de l’enfer”. Elle est taillée comme à la hache, dans le roc. Sa gueule noire, tournée au nord, défie les gros nordès qui sifflent sans fin, les nuits d’hiver.

Charlot était loin d’être fier de lui, après cette tâche imposée de force. Charroyer la pierre des églises n’a jamais été un plaisir pour lui. Il paraît qu’il en était à la dixième. Ce que les contribuables de Québec lui doivent une dette. Dame aussi! Il prit sa revanche contre les paroissiens de l‘Islet.

Pendant des années, on ne put passer sans accident près de la caverne du rocher, surtout la nuit. Des chevaux de passage renâclaient d’épouvante. D’autres butaient et commençaient à boiter. Une “ménoire” de la voiture se cassait, ou le “bacul” ou le “porte-faix”; ou une roue s’enfonçait jusqu’au moyeu dans l’ornière. On y entendait quelquefois des hurlements, ou le cliquetis de chaînes en mouvement. Un animal sauvage – comme un loup – sortait de la caverne en vomissant des flammes. Les jeunes gens n’osaient plus se rendre de ce côté chez leurs blondes, le dimanche soir. Tout celà c’était la faute du beau Rigaud, qui avait débridé son cheval noir. Comme on lui en voulut! Tant et tant, qu’il ne put de ce jour jamais regarder un cheval noir en pleine face.

Publié dans CHEVAL | Pas de Commentaires »

Zen, Shiatsu, Chevaux et spiritualité

Posté par othoharmonie le 8 octobre 2012

 

 

(livre) Le Mot de l’éditeur : Zen, shiatsu, chevaux et spiritualité

 Zen, Shiatsu, Chevaux et spiritualité dans CHEVAL 41dna3tutzl._sl500_aa300_

Après Initiation au shiatsu pour chevaux (Belin, 2003), Christelle Pernot nous propose, dans ce nouvel ouvrage, d’approfondir la conception chinoise de la santé, et de découvrir le bilan énergétique shiatsu appliqué aux équidés. Elle nous invite aussi à prendre conscience des éléments essentiels au bien-être équin en mettant en évidence le lien entre l’indice d’un déséquilibre énergétique et certaines caractéristiques physiques et/ou émotionnelles chez le cheval. Il s’agit donc de prévenir avant d’avoir à soigner en nous donnant les clefs indispensables pour déceler les premiers signes de mal-être, quels que soient la discipline ou l’âge de l’animal.

Par une démarche globale, respectueuse du corps, de l’esprit et de « l’âme » du cheval, le Zen Shiatsu (pratique élaborée par Maître Shizuto Masunaga) nous encourage à nous laisser guider par ces animaux, puissants traits d’union entre les énergies de la Terre et du Ciel, vers plus de conscience collective et écologique tout en nous invitant à une réflexion plus profonde sur la place des chevaux à nos côtés et tout particulièrement au côté des femmes…

Depuis quelques dizaines d’années, de nombreux équidés souffrent, en effet, de conditions de vie imposées par le monde (équestre) moderne (isolement, sédentarité, alimentation industrielle et/ou suralimentation, disparition de la biodiversité et pollution des sols et de l’eau, etc.) qui nient leurs besoins vitaux, ces besoins mêmes qui ont assuré la survie de l’espèce jusqu’à nous. Pratique de bien-être holistique, le Zen Shiatsu nous interpelle en tant que propriétaires, cavaliers, responsables d’équidés sur la notion de terrain et de sa préservation par la réduction des facteurs de stress physiologiques et émotionnels pour le cheval et met également l’accent sur notre propre hygiène de vie et de pensée.

Dans ce livre, au style clair et didactique, Christelle Pernot nous explique comment pallier au constat trop souvent fait d’un affaiblissement de l’énergie vitale du cheval, affaiblissement constaté chez des animaux de plus en plus jeunes. Véritable prise de conscience en matière de bien-être équin, cet ouvrage nous permet de prendre soin de nos chevaux dans le respect de leur physiologie, de leur éthologie mais également de leur individualité. Cette prise de conscience globale est une véritable invitation à adopter une attitude plus juste, plus consciente et responsable avec les autres (animaux et humains) mais aussi envers vous-mêmes.

Ce livre s’adresse aussi bien aux professionnels du monde équestre qu’aux amateurs.

Christelle Pernot est praticienne et formatrice en shiatsu équin. Elle organise des stages d’initiation et de formation pour la connaissance de cette pratique exceptionnellement bénéfique aux équidés (www.christellepernot.fr).

Elle est l’auteur d’un livre Initiation au Shiatsu pour Chevaux (éditions Belin) et d’un DVD du même titre (www.tagfilms-equitation.fr).

Publié dans CHEVAL | Pas de Commentaires »

Rêver de Cheval

Posté par othoharmonie le 5 octobre 2012


Selon le dictionnaire des rêves de Tristan Moir,  

Rêver de Cheval dans CHEVAL 220px-Wildpferde_Tripsdrill2 Le cheval dans un rêve représente le corps physique, ce corps animal que nous habitons, que le mental ne doit pas chercher à dominer, mais plutôt à comprendre, pour pouvoir faire corps avec lui. Le cheval appartient à la terre. Son corps est en total accord avec tous les éléments. Il en tire sa puissance et son énergie. Le cheval est le symbole de la plénitude des sens physiques, l’acceptation totale de son corps. Il n’y a cependant pas de connotation sexuelle dans l’image du cheval.

 Rêver de cheval, c’est que le regard que nous avons sur notre corps est presque toujours un regard extérieur. C’est pour cela que nous sommes le plus souvent spectateur face à des chevaux qui évoluent. L’image du cavalier est plus rare. Se voir chevaucher avec grâce et élégance, au pas comme dans le galop le plus effréné, faire corps avec l’animal, est le signe d’un mariage parfait du corps et de l’esprit, de la force et de la sagesse. C’est l’image mythologique du centaure.

 Si dans un rêve, un cheval nous désarçonne, se dérobe, c’est le signe que nous sommes trop civilisés, que nous avons rompu avec notre nature première. Nous ne sommes plus à l’écoute de notre corps et de ses réels besoins. Nous le jugeons comme quantité négligeable.

Voir une personne qui s’enfuit sur un cheval, en rêve,  exprime le désir qu’elle a de retourner à sa véritable nature, une liberté physique. Elle n’a pas envie de se laisser apprivoiser.

 Le cheval symbolise encore les élans, les pulsions vitales. C’est  le véhicule de nos déplacements terrestres. Plénitude du corps, vigueur physique, désir de liberté.

 

Le site de Tristan-Frédéric Moir : http://tristan.moir.free.fr/Nouveausite/index.html

Psychanalyste – Psychothérapeute – Onirologue – Analyse et interprétation de rêves

En direct chaque mercredi de 23h à 1h30 sur
« Radio Ici & Maintenant ! » 95.2 FM

Publié dans CHEVAL | Pas de Commentaires »

Le cheval et les cinq éléments

Posté par othoharmonie le 3 octobre 2012

 

  • Cheval-bois :
    Le cheval et les cinq éléments dans CHEVAL 301px-George_Stubbs_004le moins impatient des chevaux, il fait preuve d’un caractère aimable, amusant et dynamique. Doué pour l’art de la conversation, orienté vers la créativité et le progrès, il aime se sentir estimé et en sympathie. C’est un cheval optimiste, capable de rire même dans les moments les plus noirs.
  • Cheval-feu :
    magnétisme et action, mais aussi distraction et inconstance, ce cheval gaspille beaucoup d’énergie en actions qui n’aboutissent pas. Véritable séducteur, plein de charme et volubile, il est toujours en quête d’émotions fortes. Indépendant et déterminé, il ne supporte pas de freins à ses décisions, qui sont d’ailleurs toujours bonnes.
  • Cheval-terre :
    plus lent et plus décidé mais un peu moins vif, il n’oppose pas la résistance à l’autorité commune aux autres chevaux. Spécialiste des investissements financiers, son flair est quasi infaillible. Tendance à vouloir assumer des responsabilités trop lourdes pour lui.
  • Cheval-métal :
    rebelle par excellence, impétueux, exubérant et le plus courageux des chevaux. Vagabond qui se disperse dans mille activités, mille amours et mille voyages. Ce cheval a besoin que tout soit nouveau, insolite et excitant. Mais son manque de méthode et de sens des responsabilités atteignent des sommets étonnants.
  • Cheval-eau :
    élégant et joyeux, c’est le plus intellectuel des chevaux, mais c’est aussi le plus inquiet. Il adore les voyages et le changement mais ne dédaigne pas le confort. Il charme par sa conversation courtoise et intéressante, et son grand sens de l’humour. Mais ce cheval est incapable d’établir des programmes à long terme car il a tendance a changer souvent d’idée. 

Publié dans CHEVAL | Pas de Commentaires »

Le Cheval et les Esprits

Posté par othoharmonie le 29 septembre 2012

 

Le Cheval est le symbole de la chasse des animaux, mais aussi celui de la guerre.

 Il est aussi associé à la course du soleil et à la lune protectrice. C’est sans doute le bien le plus précieux d’un Celte.

 Le Cheval et les Esprits dans CHEVAL 220px-Kate_on_the_hilltop_in_the_rainEpona est la déesse celtique des chevaux ; les Romains l’adoptent et en font leur protectrice qu’ils représentent en amazone sur un cheval. Morvarc’h, le cheval marin (cheval de Marc’h) se déplace sur terre et sur mer sans laisser aucune trace. Son maître le tue malencontreusement en chassant à l’arc une biche blanche qui, poursuivie sous la mer, trouve refuge chez Dahud. Cette dernière lui fait pousser les oreilles et la crinière de Morvarc’h.

 La valorisation négative du symbole chthonien (relatif à la terre et au monde souterrain) fait du cheval une manifestation de la mort, analogue à la faucheuse de notre folklore. En Irlande, le héros Conal Cernach possède un cheval à tête de chien, le Rouge de Rosée, qui déchire le flanc de ses ennemis. Les chevaux de Cuchulainn, le Gris de Macha (c’est le roi des chevaux d’Irlande) et le Sabot Noir, ont une intelligence humaine ; le Gris refuse de sa laisser atteler au char du héros qui se prépare pour son dernier combat, et il verse des larmes de sang ; un peu plus tard, il guidera le vengeur Conal Cernach vers le corps de son maître ; le Noir, lui, va se noyer de désespoir.

 Les chevaux de mort ou de cauchemar hantent le folklore celtique : le March-Malaen (malaen : latin malignus) est un des trois fléaux de l’île de Bretagne ; les Kelpies d’Ecosse sont des chevaux-démons et le folklore breton est rempli d’anecdotes ou de contes relatifs à des chevaux diaboliques, qui égarent les voyageurs ou les précipitent dans des fondrières ou des marais. Les chevaux noirs, dans ces contes, sont le plus souvent soit le diable, soit un démon, soit un damné, soit une âme en peine, ou bien ils sont la monture d’un héros de ces chasses maudites, dont le plus célère est sans doute le roi Arthur, condamné à poursuivre dans une course sans fin, un gibier inaccessible. Il est significatif, au passage, de remarquer que dans ses plus anciennes versions, la chasse d’Arthur est accompagnée d’une meute de chiens blancs et poursuit un lièvre, animal typique lunaire. Du symbole chthonien au symbole agraire, il n’y a qu’un pas.

 En Irlande, selon le récit d’un témoin oculaire, rapporté par Frazer (GJ Fraze, The Golden Bough, London 1911 – 1915) au cours d’une cérémonie des feux de la Saint Jean, après que tous les paysans eurent sauté par-dessus les braises, on vit apparaître une grande construction en bois d’environ huit pieds de longueur, munie à l’une de ses extrémités d’une tête de cheval, et recouverte d’un grand drap blanc qui cachait l’homme qui la portait. On  l’accueilli pas de grands cris : Le Cheval Blanc ! Le Cheval Blanc ! Le masque sauta par-dessus le feu, puis se lança à la poursuite des spectateurs. Quand le témoin demanda ce que représentait le cheval, on lui répondit ; tout le détail. Le cheval est donc devenu le symbole de toute abondance, ce qu’expliquent son dynamisme t sa force impulsive et généreuse.

 arcenciel-daniel-bayers-300x138 dans CHEVALDans les rites d’intronisation des rois d’Irlande, au XIIè siècle, le futur roi, au cours d’une cérémonie solennelle, devait s’unir à une jument blanche. Celle-ci était ensuite sacrifiée et sa chair, bouillie, partagée dans un festin rituel, auquel le roi seul ne prenait pas part. Mais il lui fallait ensuite se baigner dans le chaudron contenant le bouillon de l’animal. L’analyse de ce rite est éloquente. Il apparaît en effet que, par leur accouplement, l’homme et la jument reproduisent le mariage ourano-chthonien ; le futur roi se substitue à la divinité céleste pour féconder la Terre, représentée par la bête.

 Mais, dans la dernière épreuve de ce rituel, celle du bain de bouillon, il opère un véritable regressus ad uterum ; le chaudron représente le vendre de la Terre-Mère et le bouillon les eaux placentaires. De ce bain, au caractère typiquement initiatique, le futur roi renaît, ayant reçu, comme au cours d’une seconde gestation, communication des pouvoirs le s plus subtils, les plus secrets, de la Terre-Mère qu’il avait éveillée sous la forme de la jument.  

 Il quitte par cette double opération la condition humaine pour se hisser au niveau du sacré, inséparable de la condition royale. Le cheval de guerre est omniprésent dans les épopées celtiques. Il est souvent caractérisé par sa robe alezane, couleur de feu. On a retrouvé dans un trésor celtique, à Neuvy en Sulias (Loiret), un cheval votif accompagné d’une inscription au dieu Rudiobus (Le Rouge) : c’est le cheval roux de l’Apocalypse, annonciateur de guerre et d’effusion de sang.

Publié dans CHEVAL | Pas de Commentaires »

Le cheval ailé

Posté par othoharmonie le 29 septembre 2012


Le cheval ailé dans CHEVAL 220px-Pegasus_Walter_Crane1Un cheval ailé est un cheval possédant une paire d’ailes, généralement à plumes et inspirées de celles des oiseaux, beaucoup plus rarement en cuir comme celles des chauves-souris. Il s’agit d’une forme fantastique du cheval présente dans l’art et les récits liés aux mythes, légendes et traditions folklorique de nombreux peuples. Le cheval ailé est présent dans des régions aussi variées que la Chine, la Grèce, l’Italie, l’Afrique ou encore l’Amérique du Nord après sa colonisation par les européens.

Il associe la symbolique du cheval, généralement décrit comme un animal chtonien et psychopompe, à celle de l’oiseau lié à la légèreté et à l’élévation. L’origine de l’iconographie et des traditions le mentionnant est probablement liée à la domestication du cheval et à la sensation de liberté et de puissance guerrière gagnée par les cavaliers, mais aussi à des pratiques chamaniques où le chaman chevauche un animal ailé pour passer par différents états de conscience. Pégase est le plus connu des chevaux ailés et son nom désigne par extension ce type de créature.

C’est également une figure héraldique imaginaire assez fréquente. Dans les œuvres modernes de la fantasy, des comics ou des jeux de rôle, des chevaux ailés se rencontrent également.

Si chacun admet que l’existence d’un cheval ailé n’a jamais été prouvée et demeure très hautement improbable, une autre question soulevée est celle de la construction de cet animal fantastique. Tout comme le sphinx, le centaure ou encore le griffon, un cheval ailé est composé d’éléments qui existent réellement, c’est-à-dire d’un cheval et des ailes d’un oiseau. Le processus d’invention de la figure consiste donc à combiner des éléments existants pour en faire un être imaginaire. Ainsi, bien qu’aucun cheval ailé n’existe dans le monde physique, ils possèdent une forme de réalité dans le domaine du rêve, du surnaturel et de la mythologie. Cette théorie met aussi en avant le fait que la réalité physique est constitutive de la réalité interne.

Les chevaux ailés de Grèce antique sont mentionnés dans de nombreuses œuvres littéraires et on en retrouve les représentations dans l’art, aussi bien sur des poteries et des pièces de monnaie qu’en sculpture. Pégase est le plus connu mais cette figure ne lui est pas forcément liée, ainsi, lorsque Platon décrit le temple de Poséidon sur l’île mythique de l’Atlantide, il mentionne que la statue du dieu se trouvait debout dans un char attelé de six chevaux ailés. Le héros Pélops a reçu du même dieu un char attelé de deux chevaux ailés et ce sont deux Néréides dans un char tiré par des chevaux aux ailes d’or qui remirent l’armure de Patrocle à Thétis.

Pégase (en grec ancien Πήγασος / Pếgasos, en latin Pegasus) est le cheval ailé le plus connu de tous, son nom, désignant un individu unique au départ, est souvent utilisé pour désigner « les chevaux ailés » en général. Il est généralement représenté de couleur blanche. Fils du dieu de la mer Poséidon et de la gorgone Méduse, frère de Chrysaor, il est l’ami des Muses et le créateur de plusieurs sources. Pégase fut capturé par Bellérophon et permit à ce héros de le chevaucher pour vaincre un monstre, la Chimère, avant que son cavalier ne soit victime de son orgueil en tentant d’atteindre le Mont Olympe. Pégase se mit au service de Zeus, le roi des dieux, qui le chargea de porter les éclairs et le tonnerre sur l’Olympe, puis finit par le transformer en constellation et le placer dans le ciel en remerciement de ses loyaux services. On attribue à Pégase la foudre de Zeus, la création de sources, l’inspiration poétique et une profonde symbolique ésotérique. Il est le sujet d’une iconographie riche.

En Grèce antique, Pégase personnifiait à lui seul tous les chevaux et les grecs symbolisaient les eaux et les fontaines sous l’emblème du cheval, c’est pourquoi cet animal était consacré à Poséidon, qui l’aurait créé avec son trident

Article détaillé : Pégase (mythologie)

Publié dans CHEVAL | Pas de Commentaires »

Les chevaux du soleil

Posté par othoharmonie le 28 septembre 2012

 

Les chevaux du soleil dans CHEVAL 220px-Sappho_Painter_lekythos_Helios_METLes chevaux du soleil sont, dans la mythologie grecque, les coursiers qui tirent le char du dieu du soleil, Hélios.

La mention la plus connue des chevaux du soleil est le fait d’Ovide dans Les Métamorphoses, elle est liée au mythe de Phaéton, qui se rendit au palais du soleil Hélios, son père. Ce dernier lui accorda une grâce de son choix en jurant sur le Styx, source située dans le massif du Chelmos, dans le nord de l’Arcadie (actuellement dans le nome d’Achaïe), porte le nom de Styx ; l’eau sourd et tombe en cascade d’une falaise rocheuse. Elle est évoquée par Pausanias. La source forme avec d’autres le fleuve Krathis, qui se jette dans le golfe de Corinthe. Pausanias rapporte diverses propriétés de cette eau, toxique et ayant le pouvoir de dissoudre différentes matières. Et donc, Phaéton lui demanda la permission de conduire son char, tiré par les chevaux du soleil. Bien qu’Hélios tente de dissuader son fils par tous les moyens, il est finalement obligé de céder à cause de son serment. Les chevaux du soleil s’aperçoivent du changement de conducteur et ne reconnaissent plus la main de leur maître, ils se détournent de leur route ordinaire, montent tantôt trop haut en laissant la terre gelée et descendent tantôt trop bas en tarissant les rivières et en brûlant les montagnes. Zeus foudroie Phaéton afin de mettre un terme aux bouleversements qu’il provoque.

Publié dans CHEVAL | Pas de Commentaires »

Le cheval blanc dans les mythes

Posté par othoharmonie le 28 septembre 2012


Le cheval blanc dans les mythes dans CHEVAL 220px-A_horse_in_a_landscape_startled_by_lightning_by_James_WardLe cheval blanc est, dans la culture humaine, au centre de nombreux mythes, de légendes, de contes, de traditions et de représentations à travers le monde. Des pouvoirs fabuleux leurs sont attribués, tels que la clairvoyance et le don de prophétie. Associés à des rituels impliquant leur sacrifice, aussi bien en Irlande qu’en Germanie et en Mongolie, les chevaux blancs se font montures des prophètes, des rois, des héros et des princes charmants dans des pays aussi éloignés que la Grèce antique, l’Inde, la France, l’Iran et les Philippines, et participent à l’eschatologie dans de nombreuses cultures.

Certaines créatures fantastiques inspirées du cheval portent une couleur blanche, comme la licorne.

La plupart des chevaux célèbres et légendaires sont de couleur blanche[1]. Associée aux transformations (blanchissement des cheveux annonçant la vieillesse puis la mort, blanchissement de la peau avant un malaise…) elle marque, en particulier chez les peuples celtes, une appartenance à « l’autre monde », celui des morts.

Les chevaux blancs sont associés au soleil, au chariot du soleil ou à la course solaire le plus souvent, aux héros combattants, aux rites de la fertilité, (les juments comme les étalons), ou à la fin des temps car dans plus d’une religion, le cheval blanc porte les Saints et les sauveurs du monde. L’apparition d’un cheval blanc est souvent fantastique puisqu’il émerge de l’océan ou jaillit d’un éclair.

L’une des grandes particularités du cheval blanc dans le domaine de l’hippologie réside dans le fait que la plupart des chevaux décrits comme blancs ont en réalité une robe grise avec un pelage perçu à tort comme blanc. Les véritables chevaux blancs n’existent donc pas, ou sont extrêmement rares. Cette rareté a sans doute renforcé les mythes, légendes et folklores à propos du cheval blanc. Une robe qui n’existe pas chez le cheval réel désigne à coup sûr un animal venu d’un autre monde. De plus, la première chose que l’on remarque chez un animal inconnu est d’abord sa forme, ensuite sa robe.

Depuis l’aube des temps, l’imagination humaine lui prête des facultés exceptionnelles, celle de voler, de purifier et de repousser le mal, de parler, de jouer un rôle divinatoire et d’avertir des dangers. Les chevaux blancs sont typiquement montés par les héros ou les divinités lorsqu’ils triomphent des forces du mal.

Le petit fils de Gengis Khan, Kubilai Khan, premier empereur chinois et fondateur de la dynastie des Yuan, suivait un rite pour apporter la prospérité et la fécondité au peuple. Il possédait un troupeau de juments blanches vénéré lors de la fête blanche du printemps, où les proches du Khan rassemblaient un millier de juments et d’étalons immaculés. Personne n’osait traverser la route quand ces animaux passaient, s’en approcher était considéré comme profanateur envers le fils du ciel et ses proches parents, seuls autorisés à les approcher et à boire le lait des juments sacrées.

Publié dans CHEVAL | Pas de Commentaires »

Hyppocampe, cheval marin

Posté par othoharmonie le 26 septembre 2012

Hyppocampe, cheval marin dans CHEVAL 220px-William-Adolphe_BouguereauL’hippocampe ou « cheval marin » est, dans la mythologie grecque, une créature fantastique dont la partie antérieure est celle d’un cheval, soit la tête, l’encolure et les deux jambes antérieures, et la partie postérieure celle d’un poisson, d’un serpent, ou d’un monstre marin. Décrits comme les chevaux de la mer, où ils vivent habituellement, deux ou quatre d’entre eux tiraient le char de Poséidon et d’autres servaient de monture aux autres divinités marines, comme les tritons et les néréides. En premier lieu chez les Étrusques, ils sont assez souvent représentés sur les objets d’art de la période antique comme les mosaïques et les poteries en relation avec le milieu aquatique. Ils y ont généralement une longue queue couverte d’écailles vertes et des nageoires de poisson. Comme de nombreuses autres créatures mythologiques, la figure des hippocampes a été reprise en héraldique et dans quelques œuvres modernes.

Les hippocampes sont assez peu décrits dans les textes fondateurs mythologiques. Le Dieu Poséidon régnait sur les chevaux (Homère parle de Poseidon Hippios) mais également sur la mer. Ses coursiers sont donc naturellement décrits dans les textes comme étant des chevaux marins. Homère parle ainsi de ces chevaux « aux sabots d’airain » qui jaillirent de la mer en tirant le char de Poséidon, et Apollonios de Rhodes, décrit dans ses Argonautiques les mêmes chevaux émergeant de la mer pour galoper à travers les sables de la Libye, mais sans en faire de description précise.

Les anciens croyaient que l’hippocampe zoologique était la première forme de l’hippocampe mythologique.

le cheval aquatique est un thème récurrent dans de nombreuses croyances. Ainsi, un épisode des Mille et Une Nuits évoque le premier voyage de Sindbad le marin, où il rencontra le roi Mahrajan. Celui-ci faisait conduire les meilleures pouliches de son haras royal au bord de la mer, où des chevaux marins venaient les saillir et tenter de les entraîner avec eux dans les flots. Les hommes du roi repoussaient alors les étalons marins et ramenaient les juments pleines au haras royal où, quelque temps plus tard, elles mettaient bas de « fabuleux poulains ».

220px-Pferdeauge dans CHEVALL’hippocampe est régulièrement mentionné dans les bestiaires modernes comme La Petite Encyclopédie du merveilleux, où il est décrit comme « un cheval marin avec la tête et le train avant du cheval, et une longue queue serpentine à l’arrière », des nageoires au lieu de sabots et un pelage constitué d’écailles. Édouard Brasey précise aussi qu’ils seraient vivipares et se reproduiraient comme les dauphins, et que lorsqu’ils galopent, on peut vois leur crinière blanche se confondre avec l’écume des vagues.

La figure des hippocampes tirant le char de Poséidon est à l’origine de l’allégorie souvent représentée sur les  timbres-postes britanniques, représentant des hippocampes tirant le char de Britannia, qui tient un trident. Cette allégorie symbolise la domination britannique sur les océans (autrefois, l’expression « posséder le trident de Neptune » signifiait « avoir la maîtrise des mers »).

Publié dans CHEVAL | Pas de Commentaires »

Mi-cheval, mi-aigle

Posté par othoharmonie le 26 septembre 2012

Mi-cheval, mi-aigle dans CHEVAL 260px-Vider_Beatrice_voltaUn hippogriffe est une créature imaginaire hybride, d’apparence mi-cheval et mi-aigle, qui ressemble à un cheval ailé avec la tête et les membres antérieurs d’un aigle. Sa figure est peut-être issue du bestiaire fabuleux des Perses et de leur Simorgh, au travers du griffon.

Son origine est évoquée par le poète latin Virgile dans ses Églogues. S’il est quelquefois représenté à l’époque antique et sous les Mérovingiens, il est clairement nommé et défini pour la première fois dans l’œuvre de l’Arioste, le Roland furieux (Orlando furioso), au début du XVIe siècle. Dans ce roman de chevalerie, inscrit dans la continuité du cycle carolingien, l’hippogriffe est une monture naturellement née de l’accouplement d’une jument et d’un griffon, extrêmement rapide et capable de voler autour du monde, chevauchée par les magiciens et de nobles héros, tel le paladin Roger qui délivre la belle Angélique sur son dos. Symbole des pulsions incontrôlées, l’hippogriffe emporte Alstophe jusque sur la lune. Le succès de ce roman fait que la figure et le nom de l’hippogriffe sont repris dans d’autres histoires du même type.

Parfois représenté sur des blasons en héraldique, l’hippogriffe devient un sujet artistique, largement illustré par Gustave Doré au XIXe siècle. Il est, comme de nombreuses créatures légendaires, de retour dans les œuvres modernes et notamment le jeu de rôle, les jeux vidéo, ainsi que des romans de fantasy. La saga Harry Potter l’a fortement popularisé à travers le personnage de Buck.

372px-Orlando_Furioso_1 dans CHEVALLa possible origine antique de l’hippogriffe ne fait pas l’unanimité parmi les spécialistes récents. En effet, cette créature n’est pas nommée, aucun mythe ni aucune légende ne lui sont rattachés (contrairement au griffon et au simurgh) avant la parution du Roland furieux. La position dominante chez les spécialistes (entre autres, celle de l’historien des croyances équestres Marc-André Wagner) est de voir dans l’hippogriffe une création de l’Arioste dans la continuité du cycle carolingien, au début du XVIe siècle et à la fin du Moyen Âge. Jorge Luis Borges cite par exemple sans ambiguïté l’Arioste comme l’inventeur de l’hippogriffe, tout comme les auteurs du Webster’s 1828 American Dictionary.

Des représentations artistiques proches de l’hippogriffe sont toutefois attestées dès l’antiquité.

On trouve dans la littérature latine une évocation de l’origine de l’hippogriffe, plus tard réutilisée par l’Arioste, sous la plume de Virgile dans ses Églogues :

« … les griffons s’accoupleront avec des juments, les cerfs timides et les chiens viendront boire ensemble… »

— Virgile, Églogues

Virgile considérait que l’union des griffons et des juments était un mauvais présage, et d’après Jorge Luis Borges, il signifie par là « l’impossibilité ou l’incongruité ».

Maurus Servius Honoratus, grammairien du IVe siècle dont le commentaire sur Virgile In tria Virgilii Opera Expositio est resté célèbre, ajoute que les griffons sont mi-aigles et mi-lion, habitent dans les Monts hyperboréens et sont les redoutables ennemis des chevaux (hoc genus ferarum in hyperboreis nascitur montibus [...] equis vehementer infesti), sans doute pour donner davantage de force à son texte. Jorge Luis Borges ajoute que la locution Jungentur jam grypes equis, soit « croiser des griffons avec des chevaux », est devenue proverbiale au fil du temps grâce à ce commentaire.

Parmi les thèmes de combats entre animaux figurant sur les parures en or des Scythes, on trouve des griffons attaquant des chevaux, ce qui laisse à supposer que l’appétit du griffon pour le cheval était déjà connu. L’hippogriffe lui-même est décrit (mais non nommé) par Pline l’Ancien, dans son Histoire naturelle.

Il n’existe pas d’étude permettant de savoir si l’hippogriffe fait (ou a fait) l’objet de croyances, à l’instar du dragon, des fées ou de la licorne. Selon une tradition rapportée par l’historien catalan Vidal, cet animal était censé vivre, au Moyen Âge, près de Ceret dans le Roussillon. On trouverait les traces de ses serres sur un rocher près du mas Carol. La possibilité d’une croyance en l’existence réelle de l’hippogriffe tel qu’Arioste le décrit est fermement attaquée dans un essai scientifique sur la religion en 1862, disant qu’un tel animal ne peut ni être une création divine, ni avoir d’existence réelle. L’hippogriffe y est vu comme l’amalgame de divers animaux et l’auteur ajoute que pour soutenir son poids, les ailes seraient elles-mêmes si lourdes qu’elles seraient impossibles à mettre en mouvement, ce qui prouve sans ambiguïté son inexistence.

Un très grand nombre d’auteurs lient l’hippogriffe à Pégase, monture des poètes mais aussi symbole de mort, dans lequel ils voient l’ancêtre de la monture de l’Arioste. Ce lien donne une dimension plus poétique à l’hippogriffe, et le lie au pouvoir de l’imagination humaine. Toutefois, d’autres auteurs font savoir que l’hippogriffe est clairement vu comme une monture de guerriers, contrairement à Pégase,.

L’auteur ésotériste D. J. Conway voit dans l’hippogriffe une créature du plan astral qui a pour fonction de mener ses cavaliers sur la voie spirituelle et de leur faire vivre de fortes expériences mystiques, notamment pour voyager entre les mondes durant les méditations. L’hippogriffe exprimerait également un certain refus de l’autorité.

Publié dans CHEVAL | Pas de Commentaires »

Le cheval dans les mythes et légendes

Posté par othoharmonie le 23 septembre 2012

 

Le cheval dans les mythes et légendes dans CHEVAL 220px-DomenichounicorndetailDans les mythes et les légendes, les chevaux sont souvent les compagnons de dieux et de personnages héroïques, leurs attributs et leur symbolique étant très variables. Les anciens peuples scandinaves formaient une civilisation à la fois cavalière et mystique, c’est donc tout naturellement qu’ils ont attribué de nombreux pouvoirs au cheval, animal mentionné maintes fois.

Sleipnir semble posséder un symbolisme double et paradoxal, alliant le monde chtonien (par son origine et sa naissance) au monde ouranien, et cette dualité s’exprimerait dans la complexité d’Odin et dans la pensée manichéenne des anciens pratiquants de la mythologie nordiques.

Tout comme l’attribut de la licorne est la présence d’une corne unique et celui de Pégase les ailes, l’attribut symbolique de Sleipnir est la présence de ses huit jambes, Sleipnir est d’ailleurs, avec Starkadr, la seule créature avec des membres supplémentaires dans la mythologie nordique.

La couleur a également son importance, les chevaux gris étant généralement considérés comme des animaux-fées, sorciers, ou fantomatiques.

Régis Boyer pense que Sleipnir aurait symbolisé la rapidité de l’esprit de son cavalier.

Selon D. J. Conway dans un ouvrage de vulgarisation, Sleipnir est clairement un cheval mystique et magique, ses huit jambes, sa couleur gris-nuageux et sa capacité à voler sans ailes en font un symbole mortuaire des voyages dans l’autre monde. Le symbolisme de Sleipnir semble ambivalent, et il pourrait représenter la peur et l’attrait naturel pour le voyage astral, la mort du corps et le voyage de l’esprit, mais pourrait aussi tout à la fois guider son cavalier sur le chemin de l’élévation spirituelle ou blesser celui-ci.

Sleipnir n’est pas le seul cheval dans la mythologie nordique décrit comme capable de voler par dessus les mers, puisque Gullfaxi est une monture de géant qui possède le même pouvoir. Par ailleurs, de tels chevaux se retrouvent également dans la mythologie celtique à travers Enbarr, la monture de Manannan Mac Lir et de Niamh, ou encore dans le légendaire breton avec Morvac’h.

Symbole du vent

220px-Offterdinger_Das_Tapfere_Schneiderlein_%282%29 dans CHEVALSelon l’interprétation d’un traité de mythologie scandinave daté de 1861, « Sleipnir est le symbole du vent tempétueux, qui, portant Odin, le dieu des vents, glisse sur la surface des terres et des mers. Ce cheval céleste, le meilleur de tous les chevaux, est né du rapprochement de Borée (Svadilfari) et de la Bise (la métamorphose de Loki). Sleipnir est un étalon, ce qui veut dire qu’il est, avant tout, fort et impétueux. Ayant pour père Svadilfari, il a, comme lui, le caractère iotnique ; de plus, il a l’ardeur de sa mère Loki (la jument Bise). Comme monture du Chef des Ases, sa vitesse est symbolisée par ses huit pieds, qui indiquent que cette vitesse est le double de celle de tous les autres chevaux ». Cette théorie ne fait plus du tout autorité, aucun lien pertinent n’ayant été trouvé entre Svadilfari, Loki, et le vent.

Publié dans CHEVAL | Pas de Commentaires »

Cheval Pégase

Posté par othoharmonie le 22 septembre 2012


Cheval Pégase dans CHEVAL 220px-Redon_pegasusPégase est l’une des créatures fantastiques les plus célèbres de la mythologie grecque. C’est un cheval ailé divin généralement représenté en blanc. Il naît avec son frère Chrysaor du sang de la gorgone Méduse, lorsqu’elle est décapitée par le héros Persée. Les poètes gréco-romains rapportent qu’il monte au ciel après sa naissance et se met au service de Zeus, le roi des dieux, qui le charge de lui apporter les éclairs et le tonnerre sur l’Olympe. Ami des Muses, Pégase est le créateur de la source Hippocrène qu’il fait jaillir d’un coup de sabot. Il est capturé par le héros grec Bellérophon près de la fontaine de Pirène, grâce à l’aide d’Athéna et de Poséidon. Pégase permet à ce héros de le monter afin de vaincre un monstre, la Chimère, avant de réaliser de nombreux autres exploits. Son cavalier est toutefois victime de son orgueil et chute de son dos en tentant d’atteindre le mont Olympe. Pégase retrouve Zeus qui finit par le transformer en constellation et le placer dans le ciel.

Son origine pourrait être un ancien dieu des orages dans la mythologie hittite, portant l’épithète de Pihassassa. Une partie du mythe serait passée des peuples louvitophones aux anciens Grecs, mais d’autres théories évoquent l’observation des forces naturelles, de l’eau, de la foudre ou des oiseaux, ou encore la domestication du cheval par les anciens Grecs. Le mythe de Pégase connait une large diffusion dans le monde antique ; repris par les Romains, il est partiellement christianisé et fait l’objet de nombreux commentaires, ainsi que de théories et de reconstitutions depuis le Moyen Âge. Des hypothèses ont été proposées quant à son lien avec les Muses, les dieux Athéna, Poséidon, Zeus et Apollon, ou encore le héros Persée.

220px-Pegasus_Walter_Crane dans CHEVALLa symbolique de Pégase est vaste, et varie suivant les époques et les courants de pensée. Symbole de sagesse et surtout de Renommée dès le Moyen Âge jusqu’à la Renaissance, il devient celui de la poésie et le créateur des sources dans lesquelles les poètes viennent puiser l’inspiration, particulièrement au XIXe siècle où de nombreux poèmes exaltent cette fonction. Pégase est le sujet d’une iconographie très riche, principalement à travers les poteries grecques antiques, les peintures et les sculptures de la Renaissance. Que ce soit par le biais d’une personnification de l’eau, d’un mythe solaire, d’une monture chamanique, de l’alchimie ou encore de l’imagination mise en valeur dans les travaux des psychanalystes continuateurs de Carl Jung, une profonde symbolique ésotérique en relation avec l’énergie spirituelle qui permet d’accéder au domaine des dieux, le mont Olympe, lui est attachée.

Aux XXe et XXIe siècles, il fait son apparition au cinéma, dans les littératures de l’imaginaire telles que la fantasy, dans les jeux vidéo et dans les jeux de rôle, où le nom de « pégase » est souvent devenu un nom commun qui désigne tous les chevaux ailés du bestiaire fantastique.

Publié dans CHEVAL | Pas de Commentaires »

Thérapie par le Cheval

Posté par othoharmonie le 22 septembre 2012

Thérapie par le Cheval dans CHEVAL 196px-Pagoda_%26_SarahL’éthologie équine inclut aussi un ensemble de pratiques de dressage inspirées des observations du cheval en liberté. Certains dresseurs de chevaux s’en réclament et donnent des cours de « dressage éthologique » aidant à reprendre en main des chevaux à risques. Ces dresseurs peuvent être qualifiés de « chuchoteurs », traduction littérale de leur appellation anglaise, Horse whisperers. Les pionniers sont les américains Ray Hunt, Monty Roberts et Tom Dorrance.

Les associations utilisent le cheval comme un intermédiaire qui contribue à la thérapie de personnes souffrant d’un handicap physique ou mental ou qui sont déstructurées socialement. Les mouvements du cheval contribuent à fortifier les muscles du cavalier et ce dernier est astreint à faire preuve d’attention et de raisonnement. Le cheval est également utilisé sans être monté. La thérapie consiste alors pour le patient à entrer en contact avec un animal et à interagir avec lui.

L’équithérapie, souvent appelée hippothérapie en Belgique, est une médecine non conventionnelle et complémentaire prenant en considération le patient dans son entité physique et psychologique, et utilisant le cheval comme partenaire thérapeutique afin d’atteindre des objectifs fixés en fonction de la spécialité du thérapeute.

Selon la Société Française d’Equithérapie, « L’équithérapie est un soin psychique médiatisé par le cheval et dispensé à une personne dans ses dimensions psychique et corporelle. ».

Récapituler le développement des activités thérapeutiques associant le cheval, c’est également parcourir un chemin qui va du corps vers l’esprit. Les premiers essais d’utilisation du cheval en tant qu’outil thérapeutique sont marqués par l’histoire de Lis Hartel, cavalière danoise qui décrocha une médaille d’argent en dressage aux Jeux olympiques d’été de 1952 à Helsinki après avoir surmonté sa poliomyélite en poursuivant une pratique équestre intensive. Cet exploit favorisa durablement le développement de pratiques équestres adaptées avec l’implication de personnels médicaux. C’est donc par l’aspect biomécanique du cheval que s’ouvre la longue voie qui mène jusqu’à l’équithérapie telle que nous la connaissons aujourd’hui.

La seconde étape fait intervenir Renée de Lubersac, psychomotricienne, et Hubert Lallery, masseur-kinésithérapeute, qui vont ensemble chercher à théoriser les bénéfices psychomoteurs véhiculés par le contact avec le cheval. Ils publieront ensemble l’ouvrage princeps « La Rééducation par l’équitation » en 1973, fruit d’un travail de recherche les ayant conduits dans toute l’Europe et marquant l’arrivée en France d’une discipline thérapeutique nouvelle, pratiquée par des professionnels du soin, dans l’intention spécifique de soigner.

La création de la Fédération nationale des thérapies avec le cheval, à partir de 1986, marque la libération des activités de soin de la tutelle des fédérations sportives. L’influence de Renée de Lubersac conduit également ce mouvement de soignants au sein d’un courant largement influencé par la psychomotricité, et des activités de soin orientées explicitement vers le corps.

La création de la Société française d’équithérapie, à partir de 2005, apporte un nouveau regard sur les pratiques de soin associant le cheval. Après le soin médical, le soin kinésithérapeutique et le soin psychomoteur, c’est à présent le soin psychique médiatisé par le cheval qui se voit ancré par l’apport des différents domaines de la psychologie et de la psychothérapie à l’utilisation du cheval en thérapie.

271px-Haflinger_Stallion dans CHEVALLes moyens mis en œuvre sont de deux ordres :

  • psychiques : la parole, le discours, le sens, le partage émotionnel, l’expérience vécue, le transfert, le désir…
  • corporels : la sensation, le mouvement, la communication infra-verbale, l’expression gestuelle…

Les outils utilisés par le thérapeute correspondent pour la plupart à l’adaptation à la situation incluant le cheval d’outils utilisés au sein de thérapies comme la psychanalyse, la programmation neuro-linguistique, la psychothérapie cognitivo-comportementale, la kinésithérapie ou la psychomotricité.

L’intérêt de l’utilisation du cheval s’explique alors par ses qualités en tant qu’être vivant ayant un appareil psychique propre, relativement simple, doux et chaud, socialement valorisant et adapté, susceptible de porter et de transporter, non jugeant et non intrusif, apte à accepter les projections, apte au dialogue sur un mode archaïque, digne d’intérêt et de soin. Ces qualités ne font pas du cheval un thérapeute, mais bien un outil qui, utilisé par un thérapeute, sera en mesure d’ouvrir des opportunités, et de rendre possible l’amélioration d’une pathologie psychique ou d’un mal-être.

Publié dans CHEVAL | Pas de Commentaires »

La symbolique du Cheval

Posté par othoharmonie le 22 septembre 2012


La symbolique du Cheval dans CHEVAL 250px-Meyers_b12_s0947aLa symbolique du cheval est l’étude de la représentation du cheval dans la mythologie, les religions, le folklore populaire, la littérature et la psychanalyse en tant que symbole, dans sa capacité à désigner, à signifier un concept abstrait, au-delà de la réalité physique de l’animal quadrupède. De nombreux rôles et des dons magiques s’associent au cheval à toutes les époques et dans toutes les régions du monde où des populations humaines se sont trouvées en contact avec lui, faisant du cheval l’animal le plus symboliquement chargé, avec le serpent.

Les chevaux mythiques et légendaires possèdent souvent des pouvoirs merveilleux comme celui de parler, de traverser les eaux, de se rendre dans l’Autre Monde, les enfers et le ciel, ou de porter un nombre infini de personnes sur leur dos. Ils peuvent être aussi bons et ouraniens que mauvais et chtoniens. À travers le « mythe du centaure », exprimé dans la plupart des histoires mettant un cheval en scène, le cavalier cherche à faire corps avec sa monture en alliant l’instinct animal à l’intelligence humaine.

Le cheval a surtout une fonction de véhicule, c’est pourquoi il est devenu un animal chamanique et psychopompe, chargé d’accompagner les hommes dans tous leurs voyages. Allié loyal du héros dans les épopées, compagnon d’aventures infatigable du cow-boy, il est devenu un symbole de guerre et de domination politique au fil de l’Histoire, s’est fait maléfique par son association au cauchemar et aux démons, ou encore symbole érotique à travers l’ambiguïté de la chevauchée. Le cheval est familier des éléments, surtout de l’eau dont est issu le cheval aquatique connu des pays celtiques. L’air a donné le cheval ailé, connu tant en Grèce qu’en Chine ou en Afrique.

La littérature, les jeux de rôle et le cinéma ont repris ces perceptions symboliques du cheval.

Le cheval pourrait avoir eu très tôt une place symbolique de premier plan puisqu’il est l’animal le plus représenté dans l’art préhistorique, privilégié depuis le XXXVe millénaire avant J.-C, bien avant sa domestication. Représenter le cheval davantage que d’autres animaux tout aussi (sinon plus) abondants était déjà un choix pour les hommes préhistoriques. En l’absence de preuves concrètes expliquant ce choix, toutes les interprétations restent possibles, du symbole de pouvoir (selon l’exposition Le cheval, symbole de pouvoirs dans l’Europe préhistorique) à l’animal chamanique (selon la théorie de Jean Clottes reprise par Marc-André Wagner). Le cheval devient aussi un ancêtre totémique, plus ou moins divinisé.

220px-Les_Tr%C3%A8s_Riches_Heures_du_duc_de_Berry_octobre dans CHEVALLe symbolisme du cheval est complexe et multiple. Il n’est pas clairement défini puisque les auteurs attribuent des significations très diverses à cet animal, sans qu’une ne semble se détacher par rapport aux autres. Il connait tous types de rôles et de symbolismes, bénéfiques comme maléfiques, dans les histoires qui lui sont liées : monture dynamique et impulsive, il est associé à tous les points cardinaux, à chacun des quatre éléments, aux figures maternelles (Carl Gustav Jung voit dans le cheval l’un des archétypes de la mère, parce qu’il porte son cavalier tout comme la mère porte son enfant, « offre un contact doux et rythmique, et valorise son cavalier ») et paternelles (à l’inverse, Sigmund Freud relève un cas où le cheval est l’image du père castrateur), au soleil comme à la lune, à la vie comme à la mort, au monde chtonien comme ouranien. Dans sa plus lointaine perception symbolique, le cheval était inquiétant et chtonien, il s’est plus tard associé au soleil du fait de sa domestication. C’est le plus souvent un animal lunaire lié à la terre-mère, aux eaux, à la sexualité, au rêve, à la divination et au renouvellement de la végétation. Gilbert Durand note, dans ses Structures anthropologiques de l’imaginaire, que le cheval « est relié aux grandes horloges naturelles », et que toutes les histoires, de cheval solaire comme de coursier chtonien, ont en commun « l’effroi devant la fuite du temps ».

« Ses pouvoirs dépassent l’entendement ; il est donc Merveille et il ne faut pas s’étonner que l’homme l’ait si souvent sacralisé, de la préhistoire à l’histoire. Un seul animal le dépasse peut-être en subtilité dans le bestiaire symbolique de tous les peuples : le serpent. »

— Jean Chevalier et Alain Gheerbrant, Dictionnaire des symboles, article « Cheval »

D’anciennes études avancent que l’origine des « pouvoirs magiques » merveilleux attribués au cheval serait indienne. Henri Gougaud note que « depuis toujours, des liens robustes, profonds, inaltérables, attachent l’homme à sa monture ». Le cheval est à la fois l’animal le plus cher à l’homme et le seul que l’homme peut respecter comme son égal, à tel point qu’il est vu comme un don des dieux capable d’arracher l’homme à sa condition de primate, et de lui faire gagner les sphères célestes.

Publié dans CHEVAL | Pas de Commentaires »

Cheval : le mythe du centaure

Posté par othoharmonie le 22 septembre 2012

 

Statue représentant un homme-cheval : tête et buste d'homme, corps, membres et queue de cheval, vu de dessous.Le « mythe du centaure » désigne « le couplage parfait entre l’instinct et la raison, entre l’intelligence et la force brute », tel qu’il est symbolisé par l’image d’un buste humain rattaché à un corps, une croupe et des membres de cheval. Le Dictionnaire des symboles affirme que tous les rites, mythes, poèmes et contes évoquant le cheval ne font que mettre en relief cette relation entre le cavalier et sa monture, considérée, en termes psychanalytiques, comme représentant celle du psychique et du mental : « s’il y a conflit entre eux deux, la course du cheval mène à la folie et la mort, mais s’il y a accord, la course se fait triomphale ». Pour le cavalier, il s’agit de contrôler l’instinct (la partie animale) grâce à l’esprit (la partie humaine). Carl Gustav Jung note une relation d’intimité entre le cavalier et sa monture, il soutient dans Métamorphoses de l’âme et ses symboles que « le cheval semble représenter l’idée de l’homme avec la sphère instinctuelle à lui soumise […] les légendes lui attribuent des caractères qui reviennent psychologiquement à l’inconscient de l’homme : [ils] sont doués de clairvoyance […] ils guident les égarés […] ils ont des facultés mantiques [… ils voient] aussi les fantômes ». Le cheval semble donc pour lui métaphoriser la libido, l’énergie psychique émanant de l’inconscient, et la part animale de l’homme. Selon Marie-Louise von Franz, le cheval représente l’énergie psychique animale, instinctuelle, considérée dans son essence la plus pure et souvent liée à l’ombre, notamment dans Le Cycle du Graal.

Dans sa Psychanalyse des contes de féesBruno Bettelheim explique l’attirance de nombreuses petites filles pour les chevaux-jouets qu’elles coiffent ou habillent, et plus tard la continuité de cette attirance à travers la pratique de l’équitation et les soins aux chevaux, par le besoin de compenser des désirs affectifs : « en contrôlant un animal aussi grand et puissant que le cheval, la jeune fille a le sentiment de contrôler l’animalité ou la part masculine qui est en elle ». Freud voit lui aussi le cheval comme un « symbole du psychisme inconscient ou de la psyché non-humaine », la bête en l’homme.

Selon l’écuyer du cadre noir Patrice Franchet d’Espèrey, le mythe du centaure contient « tout ce qui est lié au cheval dans l’imaginaire », la quête du cavalier étant d’obtenir l’accord parfait avec sa monture, pour « ne faire qu’un » avec elle. Il est rappelé dans tous les traités d’équitation, du xvie siècle au xxe siècle, traduisant la maîtrise de l’homme sur la nature.

Publié dans CHEVAL | 1 Commentaire »

Cheval, rite et possessions

Posté par othoharmonie le 21 septembre 2012

 

Cheval, rite et possessions dans CHEVAL 220px-Black_Stallion1Une métamorphose rituelle de l’homme en cheval se retrouve dans des rites initiatiques incluant des possessions. L’homme qui s’abandonne à un esprit supérieur peut être possédé par une entité démoniaque ou positive, le « cheval » étant le canal qui leur permet de s’exprimer. Le Vaudou d’Haïti, du Brésil et d’Afrique, l’Égypte jusqu’au début du xxe siècle, ainsi que l’Abyssinie sont concernés. Le possédé est chevauché par des esprits, puis dirigé par leur volonté. Les adeptes des Mystères de Dionysos, en Asie mineure, étaient symboliquement chevauchés par leurs dieux. Ces possessions se retrouvent peut-être dans l’ancienne Chine, où les nouveaux initiés portaient le nom de « jeunes chevaux » tandis que le nom de « marchands de chevaux » désignait les initiateurs, comme les propagateurs du taoïsme et de l’amidisme. L’organisation d’une réunion initiatique est nommée « lâcher de chevaux ».

Publié dans CHEVAL | Pas de Commentaires »

Du Cheval à la Sorcellerie

Posté par othoharmonie le 21 septembre 2012

Gif chevauxUne proximité entre la canne chamanique à tête de cheval et le balai de la sorcière du folklore a été relevée par plusieurs auteurs. Selon Marc-André Wagner, la fonction chamanique du cheval a survécu, ne serait-ce que symboliquement, dans le folklore germanique lié à la sorcellerie, la magicienne utilisant un bâton qui lui sert de monture. Il note également, grâce quelques indices étymologiques, que la généralisation du balai (après le xiiie siècle) comme moyen de transport des sorcières découle probablement de la figure précédente, et originellement du cheval chamanique avec lequel il ne garde pour lien que sa paille rappelant la queue de l’animal. Le balai de la sorcière est donc un équivalent du cheval chamanique, animal lui permettant de gagner l’Autre Monde, vu ici comme celui des puissances maléfiques.

Du Cheval à la Sorcellerie dans CHEVAL 150px-Balai_sorci%C3%A8re_adminLe vol nocturne de la sorcière (ou de son double) rappelle aussi celui du chaman, à cette différence près que la sorcière est supposée faire le mal en tourmentant les dormeurs et en se rendant au sabbat. Elle pourrait prendre elle-même forme de cheval, et transformer ainsi ses victimes afin de les enfourcher. Le Diable pourrait aussi prendre forme chevaline pour la porter. Les compte-rendus de procès pour sorcellerie regorgent d’anecdotes mentionnant le cheval : un « sorcier » d’Ensisheim avoue le15 mars 1616 « qu’après avoir assisté à un mariage du Diable, il se réveilla couché dans la carcasse d’un cheval crevé ». Dans les tours de sorcellerie, l’argent que le Diable donne aux sorcières se change souvent en crottin de cheval. Lorsque des membres nouvellement admis aux pratiques de la sorcellerie se réveillent après le sabbat, ils ont à la main, au lieu d’une coupe, un sabot de cheval ; au lieu d’un rôti, une tête de cheval.

 

Publié dans CHEVAL | Pas de Commentaires »

1234567
 

Жихен - Tendresse Éternelle |
binsle120 |
Univers sans lisse |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Les maux avec des mots
| Iz avance
| mbuello