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Le Paon à l’honneur au Moyen Age

Posté par othoharmonie le 9 mars 2014

 

(D’après « Histoire de la vie privée des Français depuis
l’origine de la nation jusqu’à nos jours », paru en 1782)

 

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Chez nos vieux romanciers, le paon est qualifié du titre de noble oiseau, et sa chair y est regardée comme la nourriture des amants, et comme la viande des preux. Il y avait très peu de mets alors qui fussent aussi estimés.

Le paon eut tous les honneurs dans les jours brillants de la Chevalerie. Plusieurs grandes familles, parmi lesquelles celle des Montmorency, avaient placé son effigie, en cimier, sur leur heaume. Aux cours d’amour de nos provinces méridionales, la récompense que recevaient les poètes ayant remporté le prix était une couronne faite de plumes de paon, qu’une dame du tribunal portait elle-même sur leur tête.

Un de nos poètes du XIIIe siècle, voulant peindre les fripons, dit qu’ils ont autant de goût pour le mensonge, qu’un affamé en a pour la chair de paon. Enfin les rois, les princes et grands seigneurs, donnaient très peu de festins d’appareil où le paon ne parût comme le plat distingué. La coutume, dans ces sortes d’occasions d’éclat, était de le servir rôti ; mais on le servait entier avec tous ses membres, et même avec ses plumes.

Selon Platine de Crémone, auteur qui énonça les mêmes principes que ceux que Brillat-Savarin publiera deux siècles plus tard, « au lieu de plumer l’oiseau, il faut l’écorcher proprement, de manière que les plumes s’enlèvent avec la peau ; il faut lui couper les pattes, le farcir d’épices et d’herbes aromatiques, lui envelopper la tête d’un linge, et le mettre à la broche. Pendant qu’il rôtit, vous arroserez continuellement le linge avec de l’eau fraîche, pour conserver son aigrette. Enfin, quand il sera cuit, rattachez les pattes, ôtez le linge, arrangez l’aigrette, rappliquez la peau, étalez la queue, et servez ».

Le Paon à l’honneur au Moyen Age dans PAON« Il y a des gens, ajoute Platine, qui, au lieu de rendre à l’animal, lorsqu’il est rôti, sa robe naturelle, poussent l’ostentation de magnificence jusqu’à le faire couvrir de feuilles d’or. D’autres emploient, pour réjouir les convives, un moyen plaisant. Avant que le paon soit rôti, ils lui emplissent le bec de laine imprégnée de camphre. En le plaçant sur la table, on met le feu à la laine, et l’oiseau alors semble un petit volcan qui vomit des flammes ». Au reste, ce n’étaient point les écuyers-servants qui avaient l’honneur de poser le paon sur la table. Cette cérémonie glorieuse regardait les dames ; ordinairement elle était déférée à celle d’entre elles que distinguait le plus sa naissance, son rang, ou sa beauté. Suivie d’un certain nombre d’autres femmes, accompagnée d’instruments de musique, cette reine de la fête entrait ainsi en pompe dans la salle du festin, portant en main le plat d’or ou d’argent dans lequel était l’oiseau. Le paon

Là, au bruit des fanfares, elle le portait devant le maître du logis, si ce maître était d’un rang à exiger un pareil hommage ; ou devant celui des convives qui était le plus renommé pour sa courtoisie et sa valeur. Quand le banquet se donnait après un tournoi, et que le chevalier ayant remporté le prix du combat se trouvait à la table, c’était à lui, de droit, qu’on déférait l’honneur du paon. Son talent alors consistait à dépecer l’animal avec assez d’adresse pour que toute l’assemblée pût y goûter. Le Roman de Lancelot, dans un repas qu’il suppose donné par le roi Arthus aux chevaliers de la Table-Ronde, représente le monarque découpant lui-même le paon ; et il le loue d’avoir fait si habilement ses distributions que cent cinquante convives, qui assistaient au festin, apprécièrent.

Souvent l’enthousiasme qu’excitait tant de gloire dans le chevalier tranchant, enflammait tout à coup son courage. Il se levait ; et, la main étendue sur l’oiseau, faisait à haute voix un vœu d’audace ou d’amour, capable d’augmenter encore l’estime qu’avait inspirée pour lui ses hauts faits. Par exemple, il jurait de porter, dans la plus prochaine bataille, le premier coup de lance aux ennemis ; de planter le premier, en l’honneur de sa mie, son étendard sur le mur d’une ville assiégée. Quant à la formule du serment, elle était conçue en ces termes : « Je voue à Dieu, à la Vierge Marie, aux dames, et au paon, de… »

Le vœu du premier preux étant achevé, on présentait successivement le plat aux autres convives, qui tous, chacun à leur tour, faisaient un serment du même genre. Mais, comme en pareille circonstance, les têtes s’échauffent aisément, et qu’alors on se pique toujours d’outrepasser ceux qui parlent avant nous, il devait résulter, de ce moment d’effervescence, les promesses les plus téméraires, et souvent les plus extravagantes. Les romanciers et les historiens en offrent des exemples nombreux. Cette cérémonie portait le nom de Vœu du paon.

Quant à cette sorte d’aliment, on y a renoncé peu à peu. En 1560, Champier marque beaucoup de surprise d’en avoir vu en Normandie, près de Lisieux, des troupeaux considérables : « On les y engraisse avec du marc de pommes, dit-il, et on les vend aux marchands de poulaillers, qui vont les vendre dans les grandes villes pour la table des gens riches ». Champier était Lyonnais, avait étudié à Orléans, et était attaché au service de François Ier. La manière dont il parle des paons, l’étonnement que lui causèrent ceux de Normandie, donnent à penser qu’on n’en mangeait déjà plus dans le Lyonnais, dans l’Orléanais, ni à la Cour. Cependant de Serres écrivait encore en 1600 que « plus exquise chair on ne peut manger ». Mais rien n’indique où de Serres avait mangé du paon.

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Le PAON, met de choix au Moyen Age

Posté par othoharmonie le 1 mars 2014


(D’après un récit paru en 1782)

images (8)Le paon eut tous les honneurs dans les jours brillants de la Chevalerie. Plusieurs grandes familles, parmi lesquelles celle des Montmorency, avaient placé son effigie, en cimier, sur leur heaume. Aux cours d’amour de nos provinces méridionales, la récompense que recevaient les poètes ayant remporté le prix était une couronne faite de plumes de paon, qu’une dame du tribunal portait elle-même sur leur tête. Chez nos vieux romanciers, le paon est qualifié du titre de noble oiseau, et sa chair y est regardée comme la nourriture des amants, et comme la viande des preux. Il y avait très peu de mets alors qui fussent aussi estimés. Un de nos poètes du XIIIe siècle, voulant peindre les fripons, dit qu’ils ont autant de goût pour le mensonge, qu’un affamé en a pour la chair de paon. Enfin les rois, les princes et grands seigneurs, donnaient très peu de festins d’appareil où le paon ne parût comme le plat distingué.

La coutume, dans ces sortes d’occasions d’éclat, était de le servir rôti ; mais on le servait entier avec tous ses membres, et même avec ses plumes. Selon Platine de Crémone, auteur qui énonça les mêmes principes que ceux que Brillat-Savarin publiera deux siècles plus tard, « au lieu de plumer l’oiseau, il faut l’écorcher proprement, de manière que les plumes s’enlèvent avec la peau ; il faut lui couper les pattes, le farcir d’épices et d’herbes aromatiques, lui envelopper la tête d’un linge, et le mettre à la broche. Pendant qu’il rôtit, vous arroserez continuellement le linge avec de l’eau fraîche, pour conserver son aigrette. Enfin, quand il sera cuit, rattachez les pattes, ôtez le linge, arrangez l’aigrette, rappliquez la peau, étalez la queue, et servez ».

Là, au bruit des fanfares, elle le portait devant le maître du logis, si ce maître était d’un rang à exiger un pareil hommage ; ou devant celui des convives qui était le plus renommé pour sa courtoisie et sa valeur. Quand le banquet se donnait après un tournoi, et que le chevalier ayant remporté le prix du combat se trouvait à la table, c’était à lui, de droit, qu’on déférait l’honneur du paon. Son talent alors consistait à dépecer l’animal avec assez d’adresse pour que toute l’assemblée pût y goûter. Le Roman de Lancelot, dans un repas qu’il suppose donné par le roi Arthus aux chevaliers de la Table-Ronde, représente le monarque découpant lui-même le paon ; et il le loue d’avoir fait si habilement ses distributions que cent cinquante convives, qui assistaient au festin, apprécièrent.

Souvent l’enthousiasme qu’excitait tant de gloire dans le chevalier tranchant, enflammait tout à coup son courage. Il se levait ; et, la main étendue sur l’oiseau, faisait à haute voix un voeu d’audace ou d’amour, capable d’augmenter encore l’estime qu’avait inspirée pour lui ses hauts faits. Par exemple, il jurait de porter, dans la plus prochaine bataille, le premier coup de lance aux ennemis ; de planter le premier, en l’honneur de sa mie, son étendard sur le mur d’une ville assiégée. Quant à la formule du serment, elle était conçue en ces termes : « Je voue à Dieu, à la Vierge Marie, aux dames, et au paon, de… »

Le voeu du premier preux étant achevé, on présentait successivement le plat aux autres convives, qui tous, chacun à leur tour, faisaient un serment du même genre. Mais, comme en pareille circonstance, les têtes s’échauffent aisément, et qu’alors on se pique toujours d’outrepasser ceux qui parlent avant nous, il devait résulter, de ce moment d’effervescence, les promesses les plus téméraires, et souvent les plus extravagantes. Les romanciers et les historiens en offrent des exemples nombreux. Cette cérémonie portait le nom de Voeu du paon.

Quant à cette sorte d’aliment, on y a renoncé peu à peu. En 1560, Champier marque beaucoup de surprise d’en avoir vu en Normandie, près de Lisieux, des troupeaux considérables : « On les y engraisse avec du marc de pommes, dit-il, et on les vend aux marchands de poulaillers, qui vont les vendre dans les grandes villes pour la table des gens riches ». Champier était Lyonnais, avait étudié à Orléans, et était attaché au service de François Ier. La manière dont il parle des paons, l’étonnement que lui causèrent ceux de Normandie, donnent à penser qu’on n’en mangeait déjà plus dans le Lyonnais, dans l’Orléanais, ni à la Cour. Cependant de Serres écrivait encore en 1600 que « plus exquise chair on ne peut manger ». Mais rien n’indique où de Serres avait mangé du paon

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Tortue, Symbolisme Indien

Posté par othoharmonie le 12 février 2014

 

images (24)En effet en Inde nous allons retrouver la tortue portant les éléphants, comme dans la cosmogonie chinoise. Pour les hindous la création du monde revient au dieu Brahmâ. Un énorme serpent se mordant la queue est suspendu dans le vide de l’infini, symbolisant la course éternelle du Soleil dans le ciel. Sur ce serpent repose une tortue. C’est par elle que la force des cieux va se traduire dans le monde des réalisations. La tortue prend donc dans l’esprit de l’hindou le symbole de force et de pouvoir créateur. Sur cette tortue se trouvent des éléphants qui portent les trois mondes. Le monde inférieur des démons et de l’enfer, le monde intermédiaire des hommes et de la Terre, et le monde supérieur des dieux et de la félicité. C’est par la tortue que ces trois mondes existent, car elle est le lien direct entre l’univers et sa manifestation.

Toujours en Inde la deuxième des dix réincarnations de Vishnu fut sous la forme d’une tortue appelée Kurmâ qui apporta son aide à Indra pour vaincre les démons Asuras. Pour ce faire elle servit de pivot central pour permettre aux dieux de baratter l’Océan des Origines d’où naquit la liqueur de l’immortalité, l’arbre du Paradis, la médecine des dieux, la déesse du vin, les nymphes, le cheval divin, l’éléphant royal, et tant d’autres merveilles… La même scène est également représentée de façon magnifique sur un bas-relief du Temple d’Angkor au Cambodge.

Article de Jacques Prestreau

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La tortue dans l’écriture chinoise

Posté par othoharmonie le 24 janvier 2014

 

téléchargement (2)La tradition chinoise associe aux origines de l’écriture les noms des Trois Augustes, Sanhuang. Le premier des empereurs mythiques, Fuxi, dont le  » règne  » correspond à l’âge pastoral (Néolithique antérieur), enseigna aux hommes la chasse, la pêche et l’élevage. Il institua le mariage et inventa les Huit Trigrammes : Bagua, d’après le Diagramme du Fleuve, Hetu, que lui porta le Cheval-Dragon sorti du fleuve Jaune, ou, selon d’autres sources, en s’inspirant de l’Écrit de la rivière Luo, Luoshu, inscrit sur le dos de la Tortue… Ce ne sont pas là des caractères d’écriture, mais des symboles graphiques obtenus par la combinaison de trois lignes horizontales, pleines ou brisées en leur milieu, selon qu’elles représentent le principe masculin (yang) ou féminin (yin) régissant l’univers. Redoublés, les trigrammes génèrent les soixante-quatre hexagrammes du traité de divination qu’est le Classique des mutations, Yijing, capables de représenter la totalité des objets et des phénomènes du Ciel, de la Terre et de l’Homme. 

 Fuxi, ou Fu Hsi, selon la mythologie chinoise, est le frère et l’époux de Nugua. Tandis que cette dernière gouverne la terre, Fuxi dirige le ciel. Dans leurs représentations, tous deux sont dotés d’une queue de dragon.

 Une légende raconte qu’un homme labourait ses champs lorsqu’il entendit le grondement du tonnerre. Il. ordonna à son fils et à sa fille de rentrer dans la maison, accrocha une cage en fer sous son avant-toit et attendit la foudre armé d’une fourche en fer. Soudain, un coup de tonnerre retentit accompagné d’un éclair, et le monstrueux dieu du tonnerre Leigong apparut, brandissant une hache. L’homme chargea alors Leigong avec sa fourche, le poussa dans la cage et verrouilla la porte. La pluie et le  vent cessèrent aussitôt.

Le lendemain matin, l’homme décida de se rendre au marché voisin dans le but d’acheter des épices pour faire mariner le dieu. Avant de partir, il interdit à ses enfants de donner quoi que ce fût à manger ou à boire à Leigong. Dès que l’homme fut parti, Leigong se mit à supplier les enfants de lui donner ne serait-ce qu’une goutte d’eau. Bien qu’obéissants, les enfants cédèrent. A peine l’eau avait-elle touché les lèvres de Leigong qu’il recouvrit sa force et fit exploser la cage. Avant de partir, il remercia les enfants et leur donna une de ses dents, qu’il leur conseilla de planter. Les enfants mirent la dent en terre, et elle donna naissance à une plante portant une courge.

  La pluie se mit alors à tomber, et lorsque l’homme revint du marché, la terre était recouverte d’eau. L’homme installa ses enfants en sécurité à l’intérieur de la courge, puis il construisit un bateau et monta jusqu’au ciel sur les flots déchaînés.

Là, il frappa à la porte et supplia le seigneur du paradis de mettre fin à l’inondation. Ce dernier ordonna alors au dieu de l’eau d’arrêter le déluge. Le dieu de l’eau obéit avec une diligence telle que les eaux diminuèrent instantanément, et le bateau s’écrasa sur terre, entraînant l’homme dans la mort.

Les enfants survécurent car la courge avait amorti leur chute.

Les enfants se révélèrent être les survivants de l’inondation. Ils devinrent connus sous le nom de Fuxi. Lorsqu’ils furent adultes, le jeune homme suggéra à la jeune femme de faire des enfants. Celle-ci était réticente: ils étaient frère et sœur.   

Elle finit par accepter à condition que son frère l’attrapât. Fuxi se lança à la poursuite de sa sœur, et ainsi furent inventés les rites du mariage. La jeune femme prit alors le nom de Nugua.

Selon une autre version de la légende, les deux jeunes gens voulaient se marier et avoir des enfants, mais ils savaient qu’ils devaient obtenir la permission des dieux. Ils escaladèrent alors une montagne sacrée, et chacun édifia un feu de joie au sommet. Les fumées des deux feux se mêlèrent, signe que Nugua et Fuxi interprétèrent comme la permission de se marier. Au bout d’un certain temps, Nugua mit au monde une boule de chair. Fuxi découpa la boule en de nombreux morceaux avec une hache, et transporta les fragments jusqu’au ciel en grimpant sur une échelle. Une bourrasque éparpilla les morceaux de chair à travers le monde. Lorsqu’ils touchèrent le sol, ils devinrent des êtres humains. C’est ainsi que la terre fut repeuplée.                                                                                                                          

  Les plus belles illustrations de Fuxi et Nüwa proviennent de tombes de la région de Tourfan, à l’ouest de la Chine. Elles sont datées du quatrième au huitième siècle de l’ère chrétienne, époque où cette région était tokharienne. Ces deux divinités ont des queues de serpent. Fuxi tient une équerre, symbole du ciel carré et masculin, et Nüwa tient un compas, symbole de la terre ronde et féminine. Chez les anciens Indo-européens, le ciel était carré et la terre était ronde, alors que pour les Chinois, le ciel rond était posé sur la terre carrée. En outre, Fuxi et Nüwa sont accompagnés par deux soleils. Dans des tombes des Hittites datant d’il y a environ 4000 ans, on trouve des représentations similaires de deux jumeaux, garçon et fille, accompagnés par deux soleils. Ces jumeaux seraient ce que les textes hittites appellent le dieu Soleil du Ciel et la déesse Soleil de la Terre.

Pour connaître la suite, retrouver le site d’origine ici … http://jjpvoyages.fr/chine003.htm

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Bièvre ou castor

Posté par othoharmonie le 23 novembre 2013

 

Les Grecs Hérodote et Aristote l’appellent kastôr, les Latins antiques Cicéron, Pline ou Juvénal,castor ou fiber. Mais aux premiers siècles de notre ère, il prend le nom gaulois de bebros. Au Moyen Âge, le castor s’appelle bevero en italien, befre en espagnol et bièvre en vieux français. Ce nom est resté à tous les lieux-dits qui étaient autrefois des rivières à castors.

 téléchargement

Le bièvre est un castor sauvage.

Les castors sauvages sont aussi des internautes….

Réflexion d’un castor forumeur : Devenu adolescent, le castor commence à ressentir une attirance.un peu sauvage, il faut le dire. pour les jolies castorettes ou les charmantes marmottes qui gambadent autour de lui. cela, on le devine dans ses messages plus que révélateurs où il est souvent question de. marmottes qu’il vénère ou quelque chose comme ça ! Cette passion ne l’a jamais quitté puisque en novembre dernier, il s’est défilé de la soirée d’Halloween où il était invité chez Sarah et l’a amèrement regretté quand il a su qu’il y avait plein de vampirellas venues là exprès pour lui ! Il a d’ailleurs déclaré à cette occasion qu’il avait une petite préférence pour les succubes. Pffffff !

Devenu adulte, comme tous les castors depuis des générations, il travaille au barrage et prend un certain plaisir à croquer toutes les espèces d’arbres à pleines incisives, détournant au passage le fruit de son travail pour faire de jolis cadeaux aux gens qu’il apprécie (NDLR: souvent des gens de l’espèce féminine. pour ne pas dire tout le temps.). oui, Castor est généreux et romantique : la preuve, il sculpte des pieux pour les tueuses dans des bois rares et précieux (j’en ai reçu un moi même tellement joli que je n’ai jamais osé m’en servir et tellement parfumé.), et dessine des oeuvres d’art sur les troncs qu’il abat à contre cour. car castor aime la nature et la respecte, castor est un artiste. 

Et justement, en parlant d’artiste. le jeune castor a de l’ambition. Alors, il commence à jouer dans de petites productions : « histoires naturelles », « Planète castor » (là, il avait déjà un beau rôle principal), « human castor » etc. 
Parfois, devant ses absences très longues du forum, l’angoisse m’envahissait parce qu’il avait commencé à m’initier au monde des vampires et que. ben. j’avais besoin de lui pour comprendre tout un tas de mystères vampiriques En peu de temps, il était devenu mon maître à penser, le grand connaisseur de l’univers impitoyable des vampires, surtout dans l’univers d’Anne Rice. et je dois avouer que j’adore ses histoires de vampires : pas de doutes, il a hérité du talent de conteur de son père castor.

Donc, je me suis vraiment affolée une fois où son absence était tout de même anormalement longue parce que je savais que ses apparitions sur le forum le mettaient en danger constant : En effet, Anne et cross l’appelaient toujours « ma petite boule de poils » avec convoitise. genre cruella d’enfer regardant les petits chiots dalmatiens .et cross osa même déclarer un jour qu’elle s’en ferait bien un manchon !!! Quant à Anne, ses projets étaient moins machiavéliques qu’ils en avaient l’air .elle avouera plus tard avoir voulu séquestrer la petite boule de poils .juste pour le plaisir réconfortant de se blottir contre une peluche vivante et douce. les jours de déprime !

Ayant lancé un avis de recherche déchirant, j’aperçus un jour. Castor sauvage montant dans l’arche de Noé (en fait l’arche de Donald) en compagnie d’une magnifique castorette. Leur regard en disait long sur leurs relations. Bref.cela ne nous regarde pas. mais je pris tout de même des photos ce jour là.il faut vous dire que je suis une fan de castor sauvage(ha ! vous aviez déjà compris ?? ).donc. Il n’apprécia pas du tout la plaisanterie et soucieux de préserver sa vie privée me demanda poliment de lui donner ces photos avant de m’envoyer ses avocats maîtres Smith et Wesson !!! Euh. même pas peur ! 

Puis il avoua sa haine des paparazzis et nous confia que lors des négociations avec les studios Walt Disney, son père-impressario s’était fait rouler et avait fini sur la tête de Davy Crockett !!! Bouuuuuuuuhhh cette histoire était trop pathétique.C’est depuis ce jour que Castor est devenu castor sauvage et ses absences ne sont plus inquiétantes : maintenant, on sait ! Castor a un contrat avec les studios castorwoodiens ! 

Donc, récapitulons : qui est castor sauvage ? Un castor forumer acteur mais pas du tout cabot qui aime entre plein d’autres choses les vampires, la série Buffy avec une préférence pour le vampire Spike : il nous confiera un jour avoir été blond platine comme lui ajoutant rapidement « mais la comparaison s’arrête là ».ouf.(de toute façon, on sait que castor sauvage n’est pas un vampire puisqu’il a signé un jour « le castor sauvage aux canines proéminentes .mais qui a gardé son âme. » C’est clair, non ?). Il aime aussi les jolies marmottes et peut-être. mais cela n’est qu’une supposition. les taupes ! A cause de sa citation « le castor sauvage qui creuse. qui creuse. qui creuse. » ça m’étonne un peu, parce que « taupe ».ben on pense tout de suite à « vieille taupe » mais bon, cela ne nous regarde pas non plus ! 

A part ça, Castor sauvage n’a pas vraiment le temps de faire des analyses d’épisodes à cause de tout ce que je viens de vous expliquer, mais il fait des textes sur les vampires qui m’époustouflent à chaque fois et si j’ai découvert l’univers d’Anne Rice avant l’âge, ben c’est grâce à lui ! Il en parle avec tellement de passion qu’on a envie de connaître tout de suite, là, maintenant ! Il se prend parfois au jeu de Xandroz et nous balance des questions super difficiles du genre « les vampires sont ils coupables ou victimes ? » et nous laisse tomber avec ça sur la conscience, repartant. je le cite : « se baigner dans la fraîche rivière » ou « s’isoler parce qu’il a la suite d’un conte à écrire… ». 

Et enfin, méfiez vous des colères castoriennes !! Toujours courtois et délicat, le castor révolté peut devenir sanguinaire (or, je vous rappelle que le castor est végétarien.). Chevaleresque, il vole au secours des marmottes ou des tueuses offensées et dans ce cas, ça peut être terrifiant : « j’dynamite ! j’disperse ! j’ventile ! » sont ses propres paroles et l’importun s’est vu menacé d’être éparpillé par petits bouts aux quat’coins d’la France ! Croyez moi, on n’en rit qu’après !

Retrouver ses écrits ici : http://anothervision.free.fr/forum/castor_sauvage.htm

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Nos Animaux, Amis de nos Maux

Posté par othoharmonie le 6 novembre 2013

Nos Animaux, Amis de nos Maux dans XXX - ARTICLES DE PRESSE images-10

Lorsque je suis sorti de l’école vétérinaire, il y a environ trente-cinq ans, je me suis senti comme tout jeune diplômé, j’imagine, prêt à soigner toutes les maladies de tous les animaux. Après de si longues étude,s rien en pouvait échapper à nos connaissances ! 

Hélas, lors de la première consultation avec mon « maître d’apprentissage », j’ai entendu de sa propre bouche : « après tout ce qui a été fait pour votre animal, on ne peut plus rien ». Je suis tombé de très haut. Comment comprendre qu’un vétérinaire, pratiquant son art depuis une trentaine d’années, puisse avouer une telle impuissance ? Ce n’était pas ce que j’avais appris à l’école, bien au contraire, l’arsenal thérapeutique étant chaque année plus performant, la science devait pouvoir résoudre tous les problèmes.

Il m’a fallu longtemps pour réaliser que cette phrase de mon « maître » se confirmait de jour en jour, consultation après consultation. J’ai donc décidé de chercher « ailleurs ».

C’est alors que j’ai entendu parler d’homéopathie par des éleveuses de chèvres. Elles soignaient elles-mêmes leurs animaux de cette manière et obtenaient de très bons résultats. Les vrais éleveurs de chèvres conduisent leurs animaux au pâturage tous les jours et les observent. Cette attention constante leur permet de réaliser combien chacun d’eux est unique et nécessite une approche différente, adaptée. J’ai donc entrepris une formation en homéopathie et les chèvres m’ont permis de tester les effets de cette médecine alternative.

Mal à dire. Qui le dit ?

Très rapidement, j’ai pu adapter cette pratique à toutes les espèces animales (et humaines !) l’important étant de s’intéresser à ce qui rend l’individu « différent ». Hahnemann, l’inventeur de l’homéopathie, disait qu’il faut regarder non pas la maladie mais le malade dans ce qui le rend « rare, bizarre ou étrange ». Cette approche oblige le médecin ou le vétérinaire à s’intéresser à l’individu dans son intégralité, à pratiquer une médecine holistique. Actuellement plus personne n’ignore les bienfaits de l’homéopathie. Cependant, j’ai constaté qu’elle montre ses limites lorsque l’intégrité de l’individu n’est plus respectée et que trop de tensions physiques et psychiques entrent en jeu. J’ai donc fait appel à d’autres techniques. L’ostéopathie, particulièrement dans son approche énergétique, m’a beaucoup aidé. Puis, au « toucher ostéopathique », j’ai ajouté le ressenti énergétique de l’AURA (Pranathérapie). Très vite alors, j’ai pu ressentir ces zones de tensions qui entraînent les « MAL à DIRE » de nos animaux et donc de leurs maîtres.

Tel chien, tel maître

Le mot vient d’être lâché. En effet, si nous avons tant d’échecs dans nos soins aux animaux malades, c’est parce que nous ne voulons soigner (soi nié) que ce que le malade veut bien nous montrer. En répertoriant au fil des années les différents symptômes que les animaux présentaient, j’ai compris que j’entrais rapidement dans l’intimité u maître, que l’animal était souvent « l’éponge de son maître ». Nous avons tous déjà remarqué, en croisant des couples maître/chien, combien les deux se ressemblaient physiquement. Il en est de même intérieurement. Il suffit de savoir comprendre le message de l’animal. Derrière un animal en pleine santé, nous aurons la chance d’avoir un maître plutôt bien portant, dans un état très proche du « bien-être ».  Mais lorsqu’un animal malade m’est présenté, je découvre rapidement un maître souffrant.

Une main à l’écoute…

Je parle, bien sûr, des animaux de compagnie que je côtoie le plus souvent, comme le chat, le chien et le cheval en priorité. Je constate toujours une plus grande sensibilité pour le chat que l’on peut appeler « ce malade silencieux ». Quand un animal n’est pas bien depuis un certain temps, que toutes les analyses ont été faites et les traitements nécessaires effectués, souvent sans résultats, le couperet tombe ; « on ne peut plus rien faire pour lui ». J’ai alors l’impression que l’animal attend « la main qui l’écoutera » pour pouvoir livrer son secret car il s’agit bien là d’un fardeau trop lourd à porter que l’animal endure depuis longtemps, par « sympathie » avec son maître.

Très souvent, le maître reçoit le message de son animal qui jour alors en quelques sorte, un rôle de thérapeute. En effet, on ne vient pas me consulter par hasard. N’est-ce pas ce fameux clin d’œil du Bon Dieu qui place les bonnes personnes au bon moment et au bon endroit ? Toutefois, il est très important et évident que le maître doit être prêt à entendre le message dont son animal est porteur et qui va mettre en lumière son propre mal-être profond. Par sa propre maladie, l’animal veut l’entraîner sur le chemin de la guérison. Lorsque celui-ci n’est pas prêt à entendre ce que l’animal l lui suggère, quelques dommages collatéraux sont à craindre. Si le maître ne se sent en rien responsable ou pas encore prêt à encaisser les conséquences utiles au changement, la guérison durable ne pourra s’accomplir. S’il attend tout du vétérinaire et que l’animal ne guérit pas, celui-ci devient alors un incapable et un charlatan.

Victoria, un sauvetage douloureux.

Moi-même, je n’ai pas toujours été à l’écoute de l’animal et n’ai pas toujours su dire les paroles qu’il fallait, au moment où i l le fallait, pour sauver un animal, ou son maître. C’est ainsi qu’il m’a été donné d’adopter une chatte nommée Victoria. Cette petite chatte persane était destinée à enrichir sa propriétaire par la production de chatons de race. Cette dame possédait donc un couple de chats Sacrés de Birmanie et un couple de chats Persans. Quand Victoria est arrivée, elle était en état d’anorexie depuis plusieurs jours et ne pesait plus qu’un kilo et demi au lieu de trois. Les soins hospitaliers n’apportaient aucune amélioration, surtout lorsque la propriétaire venait lui rendre visite en compagnie de ses deux filles. Elle rudoyait autant ses propres enfants que son animal. J’ai donc décidé de prendre Victoria à la maison. Elle s’est remise à manger progressivement. Au bout d’un mois, elle pesait 2,6 kilos et… nous l’avons rendue à sa propriétaire.

Quel message entendre ?

Six semaines plus tard, elle m’était ramenée, de nouveau en anorexie, ne pesant que 2,5 kilos alors qu’elle était gestante de cinq petits. A peine arrivée à la maison, elle a sauté de la voiture et s’est précipitée sur la nourriture. Elle a mangé pendant une demi-heure. Quatre semaines plus tard, elle adonné naissance à cinq chatons. Le plus gros pesait 45 grammes et le plus petit 25. Dans des conditions normales, le poids moyen d’un chaton à la naissance est de 75 grammes. J’ai réussi à en sauver deux qui sont de superbes mâles maintenant, les autres n’étaient pas viables. Hélas, pendant que Victoria allaitait ses petits, les trois autres chats de cette dame sont morts ; deux à cause d’ulcères de l’estomac perforés, le troisième s’est défenestré. Je me rendais bien compte que tous ces animaux vivaient dans le mal-être, mais je n’avais spas encore atteint, à l’époque, la capacité énergétique de faire passer un message de guérison au maître au contraire, j’était souvent moi-même en colère de voir tant d’énergies négatives laissées livres. Je pense maintenant que  j’aurais pu essayer de faire passer un message de guérison et d’amour, au lieu de laisser ces animaux venir se faire « soi niée » et mourir d’une « vraie maladie » ou d’un « malheureux accident ».

S’accompagner pour comprendre

En écrivant ce lignes, je me rends compte que je suis passé à côté de nombreuses possibilités de guérir, mais j’avais aussi à cheminer personnellement vers cette compréhension qui m’a permis de faire évoluer mon « Art de GERIR ». je ne réalise d’ailleurs pas vraiment comment cette évolution s’est faite, car elle s’est faite naturellement, un peu comme la lumière du jour qui se lève et devient progressivement de plus en plus forte. La manière dont j’abord la maladie aujourd’hui est devenue tellement naturelle que je ne vois pas comment il pourrait en être autrement, même si cela blesse quelques susceptibilités médicales.

Pour conclure

Je pense pouvoir parler ici de ma rencontre avec Jean-Claude Genel à qui je dois le plaisir de rédiger ces quelques lignes. L’animais une formation d’ostéopathie pour six vétérinaires. Lorsqu’un client arrivait,  son animal avait droit à sept paires de mains, avides de l’explorer, pendant que je m’entretenais avec le propriétaire. Jean-Claude est venu me consulter pour son chat pendant cette semaine de formation. Celui-ci a donc lui aussi profité de ces sept paires de mains. Dès le premier contact avec ce chat, j’ai très vite abordé le concept de l’empathie homme-animal et nous nous sommes tout de suite trouvés dans une intimité de réflexion qui nous a amenés à nous rencontre ultérieurement, avec Yannick Le Cam et ma compagne, pour parler de nos expériences relationnelles. Jean-Claude et Yannick m’ont demandé de mettre en mots, cette approche car m’ont-ils dit, « faire part de votre vécu de thérapeute, au-delà d’un discours enthousiasmant, pourrait intéresser d’autres personnes en recherche ».

Article de Marc LEGROS www.veterinairebuissandescaves.com

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L’escadrille des Cigognes

Posté par othoharmonie le 2 novembre 2013


L’aviation, d’abord un peu négligée par les états-majors, joua un rôle grandissant dans la Première Guerre mondiale. Certains pilotes, considérés comme de modernes chevaliers, acquirent une renommée quasi légendaire, en particulier ceux du groupe des Cigognes.

L'escadrille des Cigognes dans CIGOGNE 320px-mirage2000-5cigognes

Le symbole de l’Alsace
Quand éclata la première Guerre mondiale, l’aviation en était encore à ses débuts et fut utilisée pour des missions de reconnaissance ou d’appui de l’infanterie. Elle ne constituait pas encore une arme en soi (l’Armée de l’air ne fut créée qu’en 1928), et les pilotes étaient des volontaires détachés d’autres unités qui gardaient leur uniforme d’origine. Les Allemands comprirent les premiers les possibilités de l’aviation, et, en février 1916, soixante escadrilles commandées par Richthofen et Goering étaient concentrées devant Verdun. Pétain confia la défense aérienne de Verdun au commandant Tricornot de Rose. On créa alors des unités de chasse indépendantes chargées d’actions offensives autonomes. On remplaça les biplaces, peu maniables, par des monoplaces, plus souples, armés d’une mitrailleuse fixe. Les meilleurs pilotes des autres escadrilles furent groupés dans le secteur menacé et purent reprendre la suprématie aérienne. Le groupe des Cigognes, le G.C. 12, né en juin 1916, compta quatre escadrilles, sous les ordres du capitaine Antonin Brocard. L’emblème peint sur le fuselage, une cigogne stylisée, rappelait l’Alsace occupée. Les « bébés » Nieuport, biplans à moteur rotatif, furent bientôt remplacés par des Spad à moteur fixe Hispano. Les mitrailleuses placées sur le plan supérieur furent remplacées par des mitrailleuses synchrones tirant à travers l’hélice.

Les chevaliers du ciel
Pour détourner l’attention du carnage de Verdun, les autorités comprirent l’intérêt de mettre en vedette les exploits des aviateurs, qui accédèrent au titre « d’as » à partir de cinq victoires homologuées en combat aérien. Chacun se mit à suivre avidement les aventures du groupe des Cigognes, propagées par la presse. Les pilotes les plus fameux furent Garros, Heurtaux, Deullin et surtout Guynemer, figure légendaire, abattu en septembre 1917, après avoir remporté 54 victoires homologuées, et René Fonck, « l’as des as », fort de 127 victoires, dont 75 homologuées, qui finit la guerre sans jamais avoir été touché.

Témoignage
« De part et d’autre, nous gardions le souci du panache. Nous étions les premiers chasseurs aériens, les premiers combattants à pouvoir délibérément nous battre à mille mètres et plus dans l’atmosphère: cela nous donnait quelque droit de le faire en grands seigneurs. On a pu écrire que la chasse formait l’élite chevaleresque de cette époque …

Source : Jean Laffray, Pilote de Chasse aux Cigognes.

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LA CIGOGNE DU VERSEAU

Posté par othoharmonie le 28 octobre 2013

 

 LA CIGOGNE DU VERSEAU dans CIGOGNE images1La cigogne est très généralement un oiseau de bon augure, à part dans le Lévitique où elle se trouve qualifiée « d’immonde ». Elle est aussi symbole de piété filiale car 400 ans avant Jésus-Christ les Grecs associaient la cigogne qu’ils nommaient « pelargos » à ce respect des parents parce qu’elle les nourrissait alors qu’ils étaient vieillissants. De là découla le nom de la loi « Pelargonia » qui obligeait les enfants à s’occuper de leurs parents.

Dans certaines régions, on assure que la cigogne apporte les enfants, ce qui pourrait être en rapport ave ses mœurs d’oiseau migrateur, son retour correspondant au réveil de la nature. C’est sans doute dans la même perspective et pour la même raison, qu’on lui prête le pouvoir, par son seul regard, d’être cause de la conception. C’est d’ailleurs en février qu’elle marque son grand retour, c’est-à-dire dans le mois du Verseau. Par ailleurs, l’attitude de cet oiseau, dressé immobile et souvent solitaire sur un seul pied, en fait un des symboles de la contemplation. En Extrême-Orient, et notamment au Japon, la cigogne se confond avec la grue et apparaît comme un symbole d’immortalité.

En Europe, avoir un nid de cigognes sur le toit de sa maison porterait chance. Par ailleurs, comme elle n’oublie jamais où se trouve son nid, la cigogne symbolise la constance.

Une autre croyance voudrait qu’elle ait volé autour de Jésus lors de sa crucifixion. Elle serait ainsi devenue un symbole de résurrection, de régénération. C’est pourquoi la cigogne qui vole au-dessus d’une maison ou y construit son nid serait annonciatrice d’une future naissance. On entend dire encore : « Si une cigogne s’est posée sur votre maison, elle devient votre porte-bonheur dans presque tous les domaines : fécondité et fidélité d’abord, mais également richesse, santé, protection contre la foudre, bénédiction de la ville entière où elle a élu domicile. Cette quantité de vertus lui a sans doute été attribuée dans les siècles passés parce qu’elle débarrassait les champs et marécages des serpents et d’autres animaux peu appréciés par la population ».

La cigogne est encore symbole de longévité. On lui prête de pouvoir atteindre un âge fabuleux. Mais alors qu’elle arrive à six cents ans, elle ne mange plus, se contentant pour vivre de boire et, après deux mille ans, elle devient toute noire. Elle est, avec le lièvre et le corbeau, un animal cher aux alchimistes taoïstes.

Au Maroc aussi, la croyance populaire considérait la cigogne comme un porte-bonheur. Une légende marocaine assure que la cigogne serait un imam, un homme saint habillé de deux burnous, l’un noir et l’autre blanc. « Un jour, en plein Sahara, l’eau nécessaire à ses ablutions vint à manquer à l’imam. Pour ne pas manquer la prière, il utilisa le petit lait pour faire sa toilette commettant ainsi un grave péché car le petit lait était béni du fait de sa rareté en ce lieu désertique. Alors le Tout Puissant le métamorphosa en cigogne et l’expédia au Maroc pour expier son péché ».

Il est un petit conte intitulé « les Cigognes » d’Hans Christian Andersen, célèbre pour sa petite sirène, qui reprend une légende célèbre dans le nord de l’Europe assurant que c’est la cigogne blanche qui apportait les bébés aux jeunes parents. On retrouve cette hypothèse dans le poème d’un Allemand, Jean-Frédéric Wentzel, en 1840. Cependant, les premières légendes européennes sont bien plus anciennes, comme on vient de le voir.

 400px-BrantaLeucopsisMigration dans CIGOGNE

Quoi qu’il en soit, le folklore allemand est plein d’histoires rapportant que les cigognes trouvaient les bébés dans des grottes ou des marais et qu’elles les apportaient dans un panier, arrimé sur leur dos ou tenu dans leur bec, qu’elle déposait dans les maisons. Dans les grottes se trouvaient des « pierres de cigogne » où se trouvaient les enfants, mais il existait aussi des « fontaines aux enfants ».

Une légende de la fin du XIXe siècle raconte d’ailleurs que le « puits aux enfants de la cathédrale de Strasbourg conduirait à un lac souterrain sur lequel, à bord de sa barque, un gnome à barbe blanche pêcherait les âmes des enfants avec un filet d’or ».

On racontait encore que les nouveau-nés étaient remis à la mère ou lâchés dans la cheminée, ce qui semble un peu rude. Les couples désirant un enfant devaient avertir la cigogne en plaçant quelques friandises sur le rebord de la fenêtre pour la cigogne. Cette légende a, comme la cigogne, parcouru le monde et se raconte aussi bien en Amérique du Sud qu’aux Philippines.

Toujours dans le folklore germanique, la déesse Holda donne vie aux nouveau-nés à partir des âmes des défunts et la cigogne est chargée d’apporter les enfants à leurs parents. Dans la mythologie slave, la cigogne fait naître les âmes en les apportant du paradis jusqu’à la Terre, au printemps et en été. D’ailleurs, les Néerlandais ne s’y trompent pas puisqu’ils appellent la cigogne « transporteur d’âmes ». Pour en revenir aux Slaves, ils voyaient la cigogne comme un porte-bonheur et tuer cet oiseau portait malheur. Enfin, la cigogne aurait influencé jusqu’à l’origine même des enfants. C’est ainsi qu’on affirmait aux enfants d’esclaves afro-américains que les bébés blancs étaient apportés par les cigognes tandis que les bébés noirs naissaient à partir d’œufs de buses. En Orient, on soutenait qu’un simple regard de la cigogne suffisait pour rendre une femme enceinte. Le caractère durable du mythe de la cigogne et du nouveau-né est lié fait qu’il remédie à la difficulté de parler de sexe et de procréation aux jeunes enfants.

En Grèce, la cigogne était consacrée à Héra, la déesse de l’enfantement et dans la mythologie grecque, Antigone, fille de Laomédon roi de Troie, pour avoir osé comparer sa propre beauté à celle d’Héra, vit ses cheveux changés en serpents. Mais les dieux prirent pitié d’elle et la changèrent en cigogne et comme chacun sait, les cigognes mangent les serpents, ce qui les rend utiles et bénéfiques.

Enfin, si la cigogne a été choisie pour apporter les bébés, c’est sans doute en raison de son plumage blanc symbolisant la pureté, de sa taille aussi puisqu’elle est assez grande pour transporter un nouveau-né, ou encore son vol à haute altitude, un vol entre Terre et Ciel en quelque sorte…

Et pourtant le folklore autour de la cigogne blanche et pure connait aussi des détracteurs. En effet, il existe un conte polonais qui affirme que Dieu a fait le blanc plumage de l’oiseau, mais que le diable y a ajouté le noir des ailes. La cigogne aurait donc des instincts ni toujours bons, ni forcément mauvais. Par exemple, en Allemagne, on expliquait que les nouveau-nés handicapés ou mort-nés avaient été lâchés accidentellement par la cigogne, ou comme punition pour des actes peu honorables des parents dans leur passé. De même, les angiomes de naissance portent le nom de « morsure de la cigogne ». Les mères obligées de rester allongées avant l’accouchement sont dites « becquées » par la cigogne.

Dans l’Angleterre du Moyen Age, la cigogne était associée à l’adultère, peut-être à cause de ses parades nuptiales un peu trop démonstratives. Sa toilette et ses postures étaient interprétées comme de la fatuité. Alors la cigogne pouvait réprimander les femmes infidèles et l’attaquer avec des coups de bec. Seules les femmes étaient concernées par ce comportement moraliste.

Même si les légendes ont la vie dure, il n’en va pas autant de celle des cigognes. En effet, alors qu’en 1900 les cigognes se comptaient par milliers en Alsace, il n’en restait que deux couples en 1982. Les lignes à haute tension, la sécheresse, sa chasse au Mali, ainsi que l’emploi de pesticides très puissants visant à l’élimination des criquets furent les causes majeures de la disparition des cigognes. C’est pourquoi qu’il fut créé, en 1976, le Centre de Réintroduction des cigognes et des loutres, en Alsace, sur la route des vins, au cœur d’anciens marais. Il se trouve dans le petit village d’Hunawihr, près de Riquewihr et de Ribeauvillé. Ce parc abrite en permanence plus de 150 cigognes et une soixantaine de couples niche dans le parc. La population peut atteindre jusqu’à 250 oiseaux après la naissance des petits cigogneaux. Les cigognes y vivent en liberté quelle que soit la période de l’année, en pleine activité : construction des nids, accouplement, élevage des petits, vol en plein ciel… Vue les périls que attendent les cigognes pendant leur migration, le Parc a pour but de leur enlever l’instinct migratoire tout en leur permettant de voler et de se reproduire sur les villages alsaciens dès que cet instinct a disparu.

Cependant, l’oiseau et l’oiseau Verseau dont la liberté est la raison de vivre peut-il se complaire dans cet encadrement, même si c’est pour son bien.

D’Alsace, la légende de la cigogne s’est répandue dans toute la France et au-delà des frontières. Aujourd’hui, l’oiseau migrateur tient toujours une place de choix sur les faire-part de naissance et dans l’imaginaire populaire.

Enfin, dans l’interprétation des rêves, lorsqu’on voit une cigogne en songe, on dit que la cigogne n’apporte pas le bébé, mais qu’elle l’emporte. La cigogne serait le complément du verbe quitter, se sauver, dans le sens de sauvegarde. Ce rêve aurait une connotation spécifique qui exprime le besoin de prendre de la distance, de se placer hors d’atteinte d’une souffrance.

Pour d’autres interprètes des rêves de cigogne, celle-ci serait messagère de renouveau avec ce nouveau-né qu’elle apporte dans son bec tout comme son arrivée annonce le printemps. La voir en rêve serait un signe positif de renouvellement. C’est un oiseau messager qui annonce une nouvelle phase de vie en cours.

Source : Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins

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Un brin de poésie sur la cigogne d’Alsace

Posté par othoharmonie le 8 octobre 2013

Poème de Basse-Allemagne, première trace de la légende de la cigogne

Storick, Storick, stipper di Bein,
Bring de Mamme a Bubbela heim,
Eins wo hielt, eins wo lacht
Eins, wo ins Hafela macht.
Storick, Storick, stipper di Bein,
Bring m’r e Korb voll Wegga heim,
Bring fer mich oi eina mit.
Awer fer d’beesi Büewa nit.

Cigogne, Cigogne cabre-toi
Apporte à maman un joli marmot,
Un qui pleure, un qui rit,
Un qui fait bien dans le pot.
Cigogne, Cigogne cabre-toi,
Apporte-moi des petits pains,
Un pour moi, un pour toi,
Mais pour les méchants garçons aucun.

Un brin de poésie sur la cigogne d’Alsace dans CIGOGNE 220px-stork_in_lovePetit abécédaire

Cigogne : la cigogne qu’on voit en Alsace est la cigogne blanche. Les deux seules espèces qui vivent en Europe sont la cigogne blanche et la cigogne noire. La cigogne blanche mesure 1 m à 1,15 m, pèse jusqu’à 4,5 kg et pond entre 3 et 5 œufs par an.

Déesse Holda : ancienne déesse germanique, déesse de l’amour et de la fertilité, elle personnifie les forces productives de la terre. Elle renverrait dans le monde des vivants les âmes des défunts en les réincarnant.

Kindelsbrunnen : la fontaine aux bébés en alsacien.

Légende : du latin legenda qui signifie « ce qui doit être lu ».

Loi Pelargonia : loi datant se 400 av. J.-C. qui obligeait les enfants à s’occuper de leurs vieux parents.

Pelargos : du grec cigogne.

Storichetante : la « tante aux cigognes » en alsacien est un terme qui désignerait la sage-femme, d’après le pasteur Martin Wieger.

Wentzel (Jean-Frédéric.) : (1807-1869). Graveur iconographe de Wissembourg dans le Bas-Rhin. Imprimeur, il développa une grande entreprise de typographies et de lithographies dans sa ville. C’est grâce à lui que nous est parvenu la première source connue de la légende des cigognes.

L’Encyclopédie de l’Alsace p. 1733

Sources

CHEVALIER, Jean / GHEERBRANT, Alain. -Dictionnaire des symboles : mythes, rêves, coutumes, gestes, formes, figures, couleurs, nombres. -Robert Laffont / Jupiter, 1982, 1060 p.

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Cascade du Hérisson

Posté par othoharmonie le 30 août 2013

 

Le Hérisson est une rivière du massif du Jura, en France, dans la Région des lacs du Jura français.

Il prend sa source au niveau du lac de Bonlieu dont il est l’exutoire. Son bassin versant est limité à 49 km² et le périmètre du bassin versant près de 100 km. Il s’écoule rapidement sur le plateau du Frasnois à 800 mètres d’altitude avant de s’engager dans une reculée typique du Jura, où son parcours va être ponctué de cascades.

Cascades du Hérisson

Cascade du Hérisson dans HERISSON 280px-cascade_du_herisson_jura_-_leventail Le cours d’eau rejoint ensuite la vallée inférieure en sautant près de 300 mètres de dénivelé sur 3 km en constituant les cascades du Hérisson.

Divers belvédères et un sentier de promenade permettent de suivre les chutes successives (altitude décroissante) comme :

le Saut Girard, 35 mètres, (2 accès : depuis le lieu-dit de la Fromagerie ou d’un parking d’Ilay),

  • Le Saut du Moulin Jeunet,
  • Le Saut de la Forge, (accès au bout de la route des cascades (Bonlieu))
  • Le Saut du Château Garnier,
  • le Gour Bleu,
  • Le Grand Saut appelé aussi Queue de cheval, 60 mètres et la grotte Lacuzon, avant d’admirer la dernière chute,
  • L’Éventail de plus de 65 mètres.

Deux moments sont propices pour visiter le lieu :

  • après des (fortes) pluies lorsque les cascades débitent bien,
  • en pleine rudesse hivernale où les cascades sont gelées.

Une maison des cascades a été créée au fond de la vallée du Hérisson par le conseil général du Jura pour présenter aux visiteurs les particularités géologiques et hydrographiques du site. On y accède au départ de Doucier en 8 km par la RD326 (sans issue et parking payant en été) ou en 2 h par le GR559.

A la sortie des cascades, le Hérisson serpente dans une petite vallée glacière, traversant le lac du Val puis le lac de Chambly. Passant au pied de Doucier, il rejoint l’Ain un peu plus loin.

Le hérisson est né du mariage de deux ruisseaux prenant leur source dans les eaux des lacs de Bonlieu et d’Ilay, pour se réunir en une série de cascades (Site Naturel Classé depuis le 29 avril 2002).

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La plume du corbeau 1

Posté par othoharmonie le 11 août 2013

 [Elfes] 

La plume du corbeau 1 dans CORBEAU images-10 Il est des légendes qui disent que le corbeau raconte des histoires. Il est des légendes qui disent que les histoires traversent les mers. Il en est d’autres qui racontent que le corbeau est un messager. Il en est d’autres qui racontent que l’infini océan relie le monde. Et s’il est une vérité commune, c’est que l’on affirme qu’il est de mauvais augure et qu’il trouve toujours une oreille.

Et il est aussi un fait. Un fait qui dit que, lorsque Morgane enchanta un oiseau pour porter un message à la cité cachée des Elfes, elle enchanta un corbeau pour qu’il prenne son envol depuis la plus haute falaise jusqu’à la plus belle des cités. Quant à Accolon, il se chargea de prendre la plume pour écrire les mauvais augures.

 « A l’attention du grand roi et de la grande reine des Elfes,

Ô éternels souverains de la race cachée, je vous prie de bien vouloir accepter la présente accompagnée de l’hommage de mon humble mortelle personne à vos égards.

Je suis le Chevalier Accolon de Boron, vassal de Morgane la Fée.

Il est venu à ma connaissance que le Roi Arthur de Bretagne a invité vos nobles personnes dans son château à Caamelot. Les légendes sur votre peuple sont grandes et connues des hommes, et une légende plus que les autres intéresse le Roi Arthur: le Graal.

Morgane la Fée, ainsi qu’elle m’a autorisé à parler en son nom, ne s’intéresse point à cet artefact, ni ne cherche à sortir votre peuple de son isolement. Néanmoins, votre prise de contact avec le Roi Arthur n’est pas sans incidence sur les affaires de la Fée et c’est en ce sens que se justifie la présente missive.

Je tiens tout d’abord à vous rassurer sur le secret de votre cité. Cette lettre vous a été remise par l’intermédiaire d’un corbeau enchanté par la magie de la Fée, qui a ainsi pu trouver votre elfique royaume. Il n’est ni dans les intentions de la Fée, ni dans son intérêt, d’user de sa magie pour intervenir d’une quelconque autre manière avec le peuple secret. L’urgence de la situation nécessitait toutefois de prendre contact avec vos royales personnes, et je vous pris de bien vouloir excuser cette intrusion dans vos affaires.

Le contenu de ce message est une mise en garde. Une mise en garde contre une intrusion du peuple elfe dans les affaires des hommes et du peuple de Bretagne.

Permettez-moi de résumer la situation du royaume et du peuple de Bretagne, dans le cas où vous y seriez étrangers, tout comme nous sommes étrangers aux affaires internes de votre royaume.

Le Roi Arthur est l’actuel souverain du Royaume de Bretagne, et détenteur à ce titre de l’Epée Excalibur. Le peuple de Bretagne est dans son immense majorité sous son autorité, mais il serait faux d’affirmer qu’Arthur occupe la globalité de l’échiquier politique des royaumes des hommes. Au sein même de la Bretagne, Morgane la Fée représente une souveraine indépendante et dissociée de la couronne d’Arthur. Son domaine est de faible envergure, mais son poids est grand.

La situation actuelle est celle d’un conflit. Le Roi Arthur n’accepte pas de voir son autorité bafouée par l’indépendance de la Fée, et la Fée s’oppose à la reconnaissance d’Arthur en temps que souverain légitime de Bretagne, sur la base qu’elle est de sang royal et l’ainée d’Arthur.

Les objectifs de Morgane la Fée sont clairs et précis: reprendre la couronne qui lui revient par un droit légitime. Morgane la Fée ne désire interférer d’aucune manière pouvant irriter votre peuple ou blesser ses intentions. Cette neutralité, entre les hommes et les elfes, est une des bases du fondement du respect entre nos peuples respectifs et nos frontières.
Mais cette neutralité n’est envisageable que si elle est mutuelle. Morgane la Fée ne conteste aucunement votre droit à accepter l’invitation du Roi Arthur, mais si cette invitation devait aboutir à une entraide entre les elfes et le Roi Arthur, il ne sera aucunement possible de maintenir une position neutre à votre égard.

Cette missive est motivée par le désir de vous rappeler humblement les conséquences de vos actes dans le royaume des hommes, conséquences qui du fait de votre éloignement auraient pu échapper à vos esprits éclairés.

Ô souverains éternels du peuple elfe, Morgane la Fée ne souhaite pas querelle. Son combat n’est dirigé que contre Arthur. Il serait fort dommage, tant pour les hommes que pour les elfes, qu’une aide apportée de votre part au camp d’Arthur nous force à vous considérer comme des ennemis.

J’espère que mes mots sauront trouver échos à votre infinie sagesse, et que nous se serons aucunement obligés de franchir une ligne que jamais nos peuples ne devraient franchir.

Puisse votre règne éclairé venir illuminer en toute sérénité et tranquillité et neutralité la vie des hommes qui croiseront votre Délégation.

Mes respects, »

Accolon de Boron, Chevalier et vassal de Morgane la Fée   (à suivre….)

 

 

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La plume du corbeau 2

Posté par othoharmonie le 11 août 2013

 [Elfes] 

La plume du corbeau 2 dans CORBEAU images-9Ici, dans la cité elfique, tout était imaginable…même de voir un corbeau portant une lettre arriver et se poser juste devant la fenêtre de la chambre du roi Llandon. Qui pouvait être assez futé pour avoir découvert où était caché la cité elfique. Qui était cette personne ?

Llandon prit le corbeau dans ses mains et le caressa doucement pour qu’il lâcha la lettre. Il avait l’habitude de recevoir des messages mais pas de l’extérieur et les corbeaux étaient assez rares dans le royaume elfique. Le roi ramassa la lettre, et lut attentivement…

*Ceci n’annonce rien de bon*

A peine eut-il finit de la lire, qu’il en informa sa sœur qui était dans la salle de réunion avec quelques conseillers. Le soir même, la lettre était finit et elle fut envoyée par le même corbeau à qui on avait modifié l’enchantement pour qu’il retrouve son destinataire.

« A l’attention de Morgane La Fée, en réponse à la missive précédemment reçue.

Serviteur de la puissante enchanteresse Morgane la Fée, descendante de Gorlois de Tintagel, et reine du château invisible.

Nous, anciens détenteurs du chaudron de Dagda, autrement appelé Graal par la race humaine, avons bien reçu la lettre que vous avez réussit à nous envoyer par enchantement. Cet artefact dont vous parlez est bien connu des elfes, et nous avons effectivement été invités au château de Arthur Pendragon, Roi de Bretagne légitime afin d’en parler.

Notre peuple a accepté ce présent du Dieu-Druide et nos ancêtres avaient pour mission de tenter de le protéger. Malgré les siècles qui passent, la mission des Elfes reste la même. Comme tout artefact, le Chaudron de Dagda peut être en de mauvaises mains dangereuses. Nous devons ainsi le protéger de la convoitise des autres peuples, mais aussi protéger les différents royaumes de cette terre d’une utilisation obscure.

Nous vous remercions de votre résumé très explicite sur la situation en Bretagne à ce moment précis. Même si nous vivons quelque peut reculer, nous ne fermons aucunement les yeux face à cette situation. Comme vous l’avez si bien stipulé, la neutralité est une des bases du respect entre nos deux royaumes. Pourtant, nous constatons tous les jours les dégâts que la race humaine engendre; votre désaccord en vient alors à toucher notre propre peuple et cela nous attriste profondément.

Malgré tout, nous, peuple de la Mère Nature, nous comptons avant tout garder notre neutralité dans votre querelle. Ainsi lors de la réunion avec le roi Arthur, nous parlerons de ce qu’il nous propose et nous verrons si nous pouvons faire quelque chose pour lui sans intenter un danger quelconque à notre peuple.

En ce qui concerne cette invitation, elle ne touche en rien à vos affaires et il est dans votre intérêt de ne pas chercher à nous menacer aucunement car le peuple elfique n’est pas manipulable et il voit tout de suite lorsque des personnes veulent intenter à leur race. J’espère que ce n’est pas le cas pour vous et que vous ne nous considérez aucunement comme des ennemis. En tout cas, cette missive n’était pas nécessaire car elle n’influencera en rien nos futurs actes nobles et majestueux.

Je vous serais également grée de ne pas intenter à nos personnes royales lors du voyage de la Délégation.

Avec l’espérance d’une paix future entre tous les hommes, et pourquoi pas avec toutes les créatures de ce monde. 

Puissent vos projets ne pas tuer plus de personnes qu’il n’en ait déjà, et en espérant que notre Délégation ne soit pas la source de plus de querelle.

Notre respect, »

 Les vagues de la mer venaient se briser avec fracas contre les falaises, tandis que des éclairs zébraient le ciel crachant une pluie battante. Le Corbeau progressait, infaillible grâce au sort qui le rattachait à Accolon.

Tel un phare sur la côte, le Chevalier se tenait sur son destrier, attendant malgré la pluie et le vent et sa pèlerine qui semblait bien dérisoire face aux éléments. L’oiseau messager vint se poser sur sa main gantelée et émit un cri strident.

Parcourant la réponse des elfes des yeux à couvert de sa cape, le sourire d’Accolon s’accrut de plus en plus. Tout se passait comme prévu. Il inscrit quelques annotations à l’attention de Morgane au dos de la missive, la remit dans son étui et rattacha ce dernier au corbeau.

- Vole vers Morgane, mon petit. Vole vers ta Fée. Le traître leva brusquement son bras pour faire s’envoler le volatile.

Accolon de Boron fit faire demi-tour à son fidèle destrier et rentra, chevauchant sous la pluie…..

 

Roi Llandon et Reine Lliane, Seigneur souverain du royaume elfique. (FIN)

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Caractère du Corbeau-Genévrier

Posté par othoharmonie le 7 août 2013

Caractère du Corbeau-Genévrier dans CORBEAU images-40Passablement épineux comme caractère !

 Les fruits ont sérieusement besoin d’être cuits par le feu ou adoucis par le gel pour être consommables. Dans nos campagnes circule une étrange recette de cuisine : si vous voulez manger un corbeau, il convient de placer l’oiseau dans une marmite pleine d’eau bouillante, après lui avoir enlevé toutes les plumes. Au fond de la marmite on met également une pierre trouvée sur le chemin. La durée de la cuisson du volatile est variable : lorsque la pierre est cuite, le corbeau peut-être servi sur la table d’hôte !

Très indépendant, et de ce fait souvent solitaire, le Corbeau-Genévrier suit toujours son idée et refuse d’obéir à quiconque. Aucun conseil, aucune menace ne semblent capables de lui faire changer d’avis. Souvent silencieux, on pourrait croire qu’il ne s’intéresse pas du tout à son entourage, aux situations qu’il semble survoler. Il n’en est rien : sa vigilance demeure permanente. Craintif souvent sans raison, le Corbeau-Genévrier passe ses journées et ses nuits sur le « qui-vive ».

 La moindre présence dérangeante et le voilà parti dans son monde aérien où il semble puiser ses réserves de quiétude. Un peu supérieur, souvent, il s’attire des remarques désobligeantes, et ses proches ne savent vraiment jamais par quel bout le prendre pour attirer son attention et obtenir son affection. Le plus souvent il se suffit à lui-même jusqu’à ce qu’il rencontre un ou plusieurs de ses congénères. Là il s’épanouit, bien que l’on ne puisse le savoir que de loin, lorsqu’il bat harmonieusement des ailes et pousse son cri dans les airs. En fait, le Corbeau-Genévrier est un mystique qui cherche sa voie dans l’immensité cosmique. Il a des racines capables de le nourrir dans les contrées les plus arides, les déshéritées.

 C’est en même temps un glaneur qui sait récupérer les bonnes graines dans les champs de ses voisins. L’approcher, l’apprivoiser n’est guère facile. Souvent sa suffisance le fait paraître arrogant et égoïste. Il est certes plutôt parcimonieux et la générosité ne l’étouffe pas. « Tous pour moi et moi pour moi »… telle semble être sa devise. Il n’est pourtant pas si noir. Une fois ses épines écartées, en y mettant les formes, il peut faire un compagnon attachant malgré les exigences et les négligences qui le rendent difficile à côtoyer.

Relations du Corbeau-Genévrier

 
Ses grands amis, ne cherchez pas plus loin, sont les autres Corbeau-Genévrier. Avec eux, la complicité règne et les champs de blé ou de maïs ont besoin d’être surveillés : lorsqu’ils se trouvent en bandes, ce sont de drôles d’oiseaux, aux intentions peu recommandables.

Il partage facilement son ciel avec les Héros-solaire-Épicéa. Il vole avec eux et rêve d’accomplir les prouesses que son ambition dévorante exige de lui et qu’il est malheureusement bien incapable de réaliser. Cependant, il peut finir par accepter de tenir le rôle de Sancho Pança, et s’y sentir très à l’aise.

Il est fasciné par les Triangle-Chêne, qu’il admire et dont il fait aisément des dieux. C’est cependant le plus souvent une amitié à sens unique, dont le Corbeau-Genévrier ne peut que souffrir. Pourtant les Triangle-Chêne peuvent l’éclairer et l’aider à se dépasser, à s’ouvrir aux côtés les plus lumineux de son être.

Son ami intime, aussi bizarre que cela puisse paraître, est souvent choisi parmi les Centaure-Cognassier. Le Corbeau-Genévrier se nourrit de la science de l’homme-cheval. Il y trouve une possibilité de reprendre espoir, de croire en l’existence du bonheur. Une relation d’entraide peut se développer et devenir très belle avec le temps.

Les Cygne-Pommier sont source de souffrance pour lui : ils lui rappellent le temps où lui aussi était blanc immaculé. Le Corbeau-Genévrier jure qu’on ne l’y reprendra plus et il jure aussi « comme un charretier », plein d’une jalousie qui lui dévore le gosier.

L’Aigle-Frêne est son ennemi mortel. Aucun compromis n’est possible avec cet oiseau qui se permet de voler plus haut que lui et d’être exclusivement carnassier. Le Corbeau-Genévrier éprouve une insupportable jalousie à son égard. Toutefois, il ne peut se venger qu’en lui lançant des quolibets et de méchantes moqueries et encore, de loin !

Enfin, la palme de la mésentente totale revient à ses relations avec le Chaudron-Sorbier. Jamais il ne peut s’abreuver au divin breuvage du Chaudron et il lui semble sans cesse que ce dernier va l’absorber dans un bouillonnement sinistre. Sa peur ne connaît plus de limites, au point de friser la terreur.

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Destin du Corbeau-Genévrier

Posté par othoharmonie le 7 août 2013

Destin du Corbeau-Genévrier dans CORBEAU images-39La destinée du Corbeau-Genévrier est bien sûr de se réconcilier avec le dieu Lug et de retrouver la blancheur originelle. Cela ne peut s’accomplir que par un retour aux sources, par un réel amendement, par une réorientation du vol qui permettraient de réparer la trahison passée et d’échapper ainsi à la punition.

 Concrètement, il convient de modifier la liste des priorités de la vie et de réorganiser les valeurs fondamentales dans un ordre mieux harmonisé avec les lois cosmiques de justice, de respect et d’obéissance aux dieux et aux forces de la nature. Ainsi l’astrologie celtique conseille au Corbeau-Genévrier de transcender son matérialisme grossier et l’exhorte à essayer d’ouvrir son cœur au plan spirituel où il peut être à nouveau éclairé et blanchi !

Profession :

Que faire lorsque l’on est possédé par l’ambition et par la soif de vivre intensément, avec pour seule aptitude personnelle, la maîtrise parfaite de l’art de voler, au double sens de ce mot ? Le Corbeau-Genévrier ne deviendra sûrement pas cultivateur, bien entendu ! Son principal handicap est de détester le travail.

 Il le trouve injuste et indigne de lui. Il cherche sans cesse une activité en rapport avec son immense énergie (il n’est pas paresseux, loin de là) et avec l’idée qu’il se fait de lui-même, de sa dignité et des droits à briguer les plus hautes fonctions. Le plus souvent, oubliant qu’il est noir depuis longtemps, il ne parvient pas à se résigner à être le préféré du dieu Lug, et le dépositaire des secrets cosmiques.

 Alors dépité, il s’englue dans sa noirceur, ravale ses rancœurs, et, incapable d’accepter sa punition, il devient un escroc (et encore, pas même de haut vol !).

 Pas bien méchant, non ! Il oublie seulement de payer ses dettes, ses achats, ou bien il marchande à l’infini, ou encore il essaie d’obtenir des avantages auxquels il n’a pas le droit. Il n’est pas né pour commander et pourtant il veut du pouvoir.

 Lorsqu’il l’obtient, il ne sait qu’en faire car ce n’est pas ce qu’il convoite vraiment. Le Corbeau-Genévrier ne peut s’épanouir professionnellement que s’il devient l’éminence grise, le chef du réseau de renseignement, l’espion d’un monarque éclairé, envié, respecté, dont il peut se parer de la gloire lumineuse pour retrouver la blancheur originelle. La Reine-Orme, le Triangle-Chêne, le Héros solaire-Épicéa, le cheval ailé-Néflier sont les signes avec lesquels il a le plus de chance de s’épanouir professionnellement. Les difficultés proviennent, bien entendu, de l’ambition de notre oiseau noir. Il ne sait jamais se contenter du deuxième rôle et il complote toujours pour un pouvoir qu’il ne peut pourtant pas exercer, n’ayant ni goût ni aptitude à cet égard. La meilleure solution dont dispose un employeur intelligent pour obtenir du Corbeau-Genévrier le déploiement de ses dons naturels, consiste à lui confier des tâches ingrates où sa ruse, son goût de l’ombre et de la surveillance, sa vigilance à vocation protectrice pourront épuiser son ambition et le remplir de satisfaction. Les professions idéales : espion, agent de renseignement, détective, policier (avec beaucoup d’indépendance, s’entend !)

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Les vertus du corbeau.

Posté par othoharmonie le 2 août 2013

Les vertus du corbeau. dans CORBEAU corvus_corone_cornix_0379

Une Corneille

1] Le corbeau, appelé aussi mamygère, est connu de tous. Pris et enfoui vivant dans du crottin de cheval pendant xl jours, puis brûlé et mis en pommade, c’est un remède excellent pour ceux qui ont la goutte aux pieds et aux mains.

 2] Sa fiente, en fumigations, guérit les dartres blanches et la lèpre blanche.

 3] Ses œufs, avec de l’alun, noircissent les cheveux blancs.

 Les Vertus De la corneille cardidone (?)

 4] Le cœur de la corneille, porté sur soi, procure la concorde entre l’homme et la femme.

 5] Si tu donnes en secret son intérieur rôti à une femme, elle te chérira tout à fait.

 6] Si tu frottes ton membre avec son cerveau mélangé à du miel et du satyrion et que tu aies des rapports avec une femme, elle te chérira et ne se donnera pas à un autre qu’à toi.

 7] Son sang desséché, mêlé à deux cuillerées de vin, pris dans un breuvage, guérit merveilleusement les hydropiques.

 8] Si quelqu’un a mal au pied, prends une corneille sans blessure, coupe-lui l’ergot de la patte droite auprès de l’articulation, puis après avoir fait un phylactère, attache-le sous le pied du malade en état de pureté ; puis ayant frotté toute la corneille avec de l’essence de térébenthine ou avec de l’huile, laisse-la s’envoler vivante. Attache son ergot au pied malade; si c’est le pied gauche, l’ergot de gauche, si c’est le pied droit, l’ergot de droite. Mais que le phylactère ne soit pas mouillé et qu’il ne tombe pas à terre, mais qu’il soit porté attaché dans une peau de cerf. Et lorsque tu coupes l’ergot, dis : « J’enlève ton ergot pour la guérison de la sciatique, de la goutte et de toutes les articulations. » Et l’ayant frottée, laisse-la partir.

Les vertus de la pie. 

9] La pie est un oiseau intelligent qui imite la voix de l’homme.

 10] Son cœur, porté sur soi, avec de la racine de lierre, calme les attaques de nerfs des femmes. Semblablement, c’est un remède pour la dysurie.

11] C’est un oiseau de couleur changeante, qui rend vertueux celui qui le mange.

Issu du livre médical sommaire d’Hermès Trismégiste De la connaissance scientifique et de l’influence physique des animaux, Composé pour son élève Asclépios

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Le corbeau…noir

Posté par othoharmonie le 31 juillet 2013

 


Noir comme ébène, mystique comme lune,

Parle-moi de magie et je m’envolerai avec toi.

Le corbeau...noir dans CORBEAU 250px-rook_in_flightLa magie de la médecine du corbeau est puissante et elle peut nous fournir le courage de pénétrer dans la grande noirceur du vide, là où réside tout ce qui n’a pas de forme. Le Vide, c’est le Grand mystère qui existait avant que toute chose commence. Le Grand Esprit est issu de ce Grand Mystère. Corbeau c’est le messager du vide.

..Le bleu noir du Corbeau son irisement, évoquent la magie de la noirceur qui, en opérant une transformation des formes et des contours, engendre l’éveil.

Corbeau est le message qui apporte tous les courants d’énergie nécessaires pour que les rituels atteignent les résultats voulus. 

Si vous avez choisi Corbeau, y a de la magie dans l’air.

(extrait des cartes-médecine – découvrir son animal totem de Jamie Sams et David Carson)

… Ainsi dans la plupart des croyances à son sujet, le corbeau apparaît comme un héros solaire, souvent démiurge ou messager divin, guide en tout cas, et même guide des âmes en leur dernier voyage puisque, psychopompe, il perce sans se dérouter le secret des ténèbres. 

(extrait du dictionnaire des symboles de Jean Chevalier et Alain Ghherbrant – collection Bouquins).

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Corbeau et Mythologie celtique

Posté par othoharmonie le 27 juillet 2013

Corbeau et Mythologie celtique dans CORBEAU 200px-raven_croakDans la mythologie celtique irlandaise, les corbeaux sont associés à la guerre et aux champs de bataille sous les représentations de Badb et Morrigan. La déesse Morrígan (sous la forme d’un corbeau) se serait posée sur l’épaule du héros Cúchulainn après sa mort.

D’autres mythes celtiques des Îles Britanniques rapportent que les corbeaux étaient associés au dieu gallois Bran le Béni (le frère de Branwen) dont le nom se traduit par « corbeau ». Il est représenté comme un géant et le roi des Bretons dans les récits des Mabinogion. Selon ces récits, la tête de Bran fut enterrée sur la Colline Blanche de Londres comme talisman contre les invasions. Plusieurs autres personnages de la mythologie celtique galloise partagent son nom.

Les corbeaux occupent une place importante dans le texte du XIIe siècle ou XIIIe siècle « Le Songe de Rhonabwy » en tant qu’armée de Owain mab Urien, un chevalier du roi Arthur.

Paganisme germanique :

Frédéric Barberousse est le sujet d’une légende de héros endormi, qui dit qu’il n’est pas mort, mais endormi avec ses chevaliers dans une cave dans les montagnes de Kyffhäuser en Thuringe, en Allemagne, et que lorsque les corbeaux cesseront de voler autour de la montagne, il se réveillera et rétablira l’Allemagne dans son ancienne grandeur. En accord avec l’histoire sa barbe rousse a poussé à travers la table auprès de laquelle il est assis. Ses yeux sont à demi clos dans son sommeil, mais, de temps en temps, il lève la main et envoie un jeune serviteur voir si les corbeaux ont cessé de voler.

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Les Deux Corbeaux

Posté par othoharmonie le 25 juillet 2013

À la différence du chant précédent, « Les Deux Corbeaux » (The Twa Corbies) se termine de la manière opposée. Ici les corbeaux réussissent à faire leur repas parce que personne ne s’occupe du chevalier. Le chien et le faucon ont abandonné leur maître pour partir à la chasse, et la bien-aimée du chevalier (qui est ici décrite explicitement comme tel) a déjà pris un autre amant, ce qui semble de suggérer qu’elle est coupable de l’assassinat.

Les Deux Corbeaux dans CORBEAU corbeau2

Une version courante du texte, en anglais d’Écosse

As I was walking all alane,
I heard twa corbies making a mane
The tane unto the t’other say,
« Where sall we gang and dine to-day? »

« In behint yon auld fail dyke,
I wot there lies a new slain knight;
And naebody kens that he lies there,
But his hawk, his hound, and lady fair.

« His hound is to the hunting gane,
His hawk to fetch the wild-fowl hame,
His lady’s ta’en another mate,
So we may mak our dinner sweet.

« Ye’ll sit on his white hause-bane,
And I’ll pike out his bonny blue een;
Wi ae lock o his gowden hair
We’ll, theek our nest when it grows bare.

« Mony a one for him makes mane,
But nane sall ken where he is gane;
Oer his white banes, when they we bare,
The wind sall blaw for evermair. »

Traduction du texte

Alors que je me baladais tout seul,
J’ai ouï deux corbeaux poussant des râles.
L’un envers l’autre dit,
“Où irons nous dîner aujourd’hui?”

“En arrière de ce vieux mur de torchis.
Je sais qu’il y a là, nouvellement occis, un chevalier par terre.
Et personne ne sait qu’il est allongé là par terre,
Sauf son faucon, son chien et sa dulcinée belle.

Son chien est parti à la chasse,
Son faucon quérir des gibiers à plumes.
Sa dame a pris un autre amant,
Et donc on peut prendre un repas succulent.

Tu te percheras sur les os blancs de son cou,
Et je piquerai ses beaux yeux bleus.
D’une boucle de ses cheveux de chaume doré,
On recouvrira nos nids quand ils seront dénudés.”

Plein de monde pour lui geignent,
Mais personne saura où il est allé.
Sur ses os blanc dénudés
Le vent soufflera à jamais.

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VRAI OU FAUX SUR LES AUTRUCHES

Posté par othoharmonie le 30 juin 2013

 

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Vrai ou faux ?

Xénophon rapporte que les autruches de l’Euphrate prennent des pierres entre leurs ongles fendus et qu’elles les jettent avec violence sur leurs poursuivants.

Les autruches, avec leurs grandes pattes et leur aptitude à la course, seraient à l’origine du mythe de Pégase, le cheval ailé.

Les femelles oublieraient l’endroit où elles ont pondu et abandonneraient ainsi leur progéniture. Cette croyance a fait de l’autruche le symbole de la cruauté et de l’oubli.

En Ethiopie, où, il y a des troupeaux énormes, la population a fait des oeufs la base de sa nourriture. Des voyageurs ont vu des indigènes coiffés d’une demi-coquille en guise de bonnet.

Les autruches finissent toujours par réussir à digérer le fer. Cette croyance, en partie fondée, en a fait le symbole de la patience devant les injures.

Toutes les plumes des autruches sont de tailles égales. Ce fut suffisant pour que les égyptiens en fassent le symbole de la justice.

De nos jours encore il est courant d’entendre parler de la politique de l’autruche qui consisterait à ne pas vouloir faire face aux problèmes en mettant la tête dans le sable. Les hommes politiques n’ont pas eu besoin de l’exemple des autruches pour prendre habitude à la chose… Les autruches, elles sont de courageux adversaires qui savent faire face pour protéger famille et territoire. Lorsqu’une autruche a la tête dans le sable c’est peut-être pour ne pas entendre les inepties que l’on raconte à son égard … mais plus sûrement pour y trouver quelque nourriture.

Les autruches et leurs cousins ont été et sont toujours une aubaine pour les humains

 

VRAI OU FAUX SUR LES AUTRUCHES dans AUTRUCHE - EMEU oeufautruche1-112x150                         emeu4-150x102 dans AUTRUCHE - EMEU                    poule-102x150                                 caille-150x142

 

1.- Œuf d’autruche.              2.- Œuf d’émeu.                         3.- Œuf de poule.                     4. – Œuf de caille.

Comme la manne de la Bible, c’est une nourriture qui est offerte dans le désert. La viande fraîche ou séchée est facilement disponible. En Afrique du Sud, elle est commune (comme celle d’antilope ou de buffle) sous forme de biltong, une viande séchée, l’équivalant du pemmican des indiens d’Amérique du Nord. Elle est très appréciée des populations zoulous comme de celles d’origines européennes.

Les oeufs sont également appréciés. Un oeuf qui est 18 fois plus volumineux qu’un oeuf de poule suffit à nourrir une famille entière. Les bushmen du Kalahari le cuisent en le cassant directement à même les braises. Il est étonnant de constater que, comme la tagéla, ce pain que les touaregs cuisent eux aussi dans le sable, rien pas le moindre grain de sable ou de cendre ne vient souiller la nourriture.

Le cuir est épais et résistant. Les santiags faites en cuir d’autruche sont parmi les plus appréciées.
Les plumes ont toujours été largement utilisées par l’industrie plumassière. Elles ont souvent ornées les chapeaux des élégantes et ceux des militaires. C’est encore elles qui deviennent ces « trucs en plumes » qui habillent la nudité des danseuses de revues.

De nos jours l’exploitation des autruches sauvages est largement réglementée, sinon interdite. Des fermes spécialisées ont pris le relais un peu partout dans le monde et fournissent une viande très appréciée pour ses vertus basse-calorie. En élevage, une autruche peut atteindre 160 kg. Depuis 1993, date de l’autorisation de la mise en vente de la viande sur le marché français, l’ « austriculture » se développe avec plus ou moins de bonheur un peu partout sur le territoire français.

Article réalisé par Jean-Pierre Fleury.

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L’AUTRUCHE ET SES COUSINS

Posté par othoharmonie le 30 juin 2013


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L’autruche est le plus gros oiseau vivant actuellement. Il mesure 2 mètres, pèse 60 kg et est capable de tuer un homme en l’ouvrant du ventre à la tête à l’aide de ses griffes.

 

Une famille taillée pour la course

L'AUTRUCHE ET SES COUSINS dans AUTRUCHE - EMEU autru31-300x188Ces oiseaux sont des ratites. Cela signifie que par leur morphologie ils sont incapables de voler.
Ils ont les ailes atrophiées, le sternum plat, sans bréchet pour implanter des muscles alaires qui sont presque absents. Ils possèdent d’énormes pattes adaptées à la course terminées par des doigts et des griffes très puissants.
Les autruches sont taillées pour la course. Elles soutiennent très longtemps une allure de croisière de 30km/h avec pointes allant jusqu’à 64 km/h (un cheval au grand galop ne dépasse pas 60 km/h).

Répartition géographique

L’autruche (struthio camelus) est aussi officiellement appelée autruche d’Afrique. Cette dénomination est, hélas, de plus en plus justifiée. Autrefois très répandue jusqu’en Asie-Mineure elle n’est présente maintenant à l’état sauvage que dans une vaste partie centrale du continent africain. Au prix de gros efforts de réimplantation et de protection, des petites populations réapparaissent en Asie particulièrement en Israël, Jordanie et Arabie Saoudite d’où elles avaient disparues dans les années soixante.

Toute la région saharienne est un gisement de coquilles d’oeufs d’autruche qui atteste d’un peuplement sédentaire humain récent (souvent moins de mille ans). C’est par millions que ces fragments désignent avec des morceaux de poteries et des pointes de flèches l’emplacement des campements. Certains d’entre eux sont même troués de manière à être rassemblés et montrent qu’ils étaient montés en bijoux, colliers ou bracelets.

Description : Couple d’autruches

Les autruches sont les plus gros oiseaux vivants actuellement. Elles peuvent pour les mâles peser jusqu’à 60 kg et mesurer 2 m. Les femelles sont un bon tiers plus petites.
Les mâles ont le plumage noir. Ses ailes et sa queue sont blanches. Leurs cous, dépourvus de plumes, sont couleur chair. Les femelles et les immatures sont gris-brun.
Le mâle est capable d’émettre des sons qui par leur puissance et leurs intonations rappellent le rauque du lion.
Les autruches sont des animaux grégaires. Ils peuvent se réunir en groupes allant d’une cellule familiale, un « harem » composé d’un mâle dominant, de ses quelques femelles et leurs petits jusqu’à des troupeaux de plusieurs dizaines d’individus.

autru5-300x225 dans AUTRUCHE - EMEUHabitat et nourriture

Les autruches fréquentent les grandes étendues désertiques bien dégagées et permettant la fuite en courant.
Elles se nourrissent de végétaux, de gros insectes et de petits reptiles.

Reproduction

Le nid est une petite dépression faite à même le sol. Les oeufs, entre 10 et 20 sont de couleur sable.
Malheur à celui qui s’aventure avec insistance autour du nid. Le mâle le défend avec courage. Les africains savent qu’il est capable de tuer un homme en l’ouvrant du ventre à la tête à l’aide de ses griffes puissantes qui « coupent comme des rasoirs ». La parade en cas d’attaque ne serait pas dans la fuite mais plutôt de s’allonger face contre terre et d’attendre…

Les autres membres de la famille

trois types de shakos, la coiffure des Saint-Cyriens également nommée casoar

Une famille présente sur cinq continents : en Océanie avec le casoar, l’émeu et le kiwi ; en Afrique et en Asie avec l’autruche elle-même ; en Amérique avec les nandous…et en Europe avec les autruches d’élevage.

Casoar

Le casoar (casuarius)
C’est un gros oiseau (jusqu’à 2 m de hauteur) qui vit solitairement dans les forêts tropicales de la Nouvelle-Guinée et du nord-est de l’Australie. Sa tête, très colorée de bleu, de jaune, de rouge et de vert est surmontée d’une grosse crête qui donne de l’oiseau l’impression qu’il est casqué. Il s’en sert pour ouvrir sa route dans la végétation. Ce casque a donné son nom à la coiffure des Saint-Cyriens. Le mâle est un « papa poule » qui couve et s’occupe seul de sa progéniture.

Emeu

L’émeu (dromaius novaehollandiae)
Il est présent partout en Australie. Mâles et femelles sont de couleur gris-terne. Les mâles qui peuvent mesurer 2 m de hauteur ont la peau du cou de couleur bleue. Ils parcourent de longues distances en savanes pour trouver des graines et des insectes.

Emeu et ses petits

Les oeufs des émeus ont la particularité d’être noirs. Le mâle est un père qui avec abnégation couve seul pendant huit semaines les oeufs du couple. Pendant toute cette période, il ne mange, ne boit ni même ne défèque.

Kiwis – l’oiseau et les fruits

kiwi1-199x300Les kiwis (Apteryx)
Ils ont failli disparaître de Nouvelle-Zélande sous les crocs des chiens des colons et aussi à cause des rats qui mangent leurs oeufs. Les autorités néozélandaises ont entreprit un programme de protection drastique. Ces mesures semblent être capables de sauver les deux espèces qui sont endémiques à leur île. Les kiwis sont des oiseaux de la taille d’une poule, ils sont nocturnes et ont l’ouïe extrêmement développée. Ils sont capables de repérer au son des proies évoluant à 70 cm sous la terre. C’est le symbole de la nation. Les fameux rugbymen All Blacks sont avant tout des « kiwis ». Ne pas confondre avec le néologisme kiwi, ces fruits présents sur les étalages de nos marchands, qui désigne depuis guère plus de 30 ans le fruit de l’actinidie de Chine.

Nandou

Les nandous (rhea Americana)
Ce sont les plus petits de la famille. Il mesure au maximum 160 cm, pour un poids de 30 kg. Il vit en petit groupe de la pampa jusque sur l’altiplano. Il mange principalement de l’herbe.
Le nandou se sert de ses ailes non pas pour voler mais les utilise comme une voile pour s’aider à la course.
La femelle nandou sacrifie en les cassant quatre de ses oeufs. Ces oeufs se corrompent et donnent naissance à quantité de vers qui serviront à nourrir le reste de la progéniture.
Il y a encore peu de temps les gauchos les chassaient à cheval. Ils se servaient des boleadoras pour arrêter leurs courses. Les boleadoras sont des armes de jet faites de trois cordes d’un mètre de longueur environ chacune. Elles sont attachées ensemble par une extrémité, l’autre étant lestée d’une pierre. En présence d’un gibier, les chasseurs argentins font tourner les boleadoras au-dessus de leurs têtes à la manière d’un lasso et le lâchent plus qu’ils ne le lancent. Ainsi propulsées, elles peuvent aller à une centaine de mètres pour s’emmêler dans les pattes du nandou qui peut ensuite être capturé.

Carte d’identité de l’autruche

Ordre: des struthioniformes.
Classe: des struthionidae.
Genre: struthio.

Article réalisé par Jean-Pierre Fleury.

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