Résultats de votre recherche

Protéger les Anes

Posté par othoharmonie le 15 décembre 2011

Association de protection des ânes : l’Anim’ANErie 

 

Protéger les Anes dans ANE

Cette association, à l’époque appelée Oasis des ânes, a, au départ, été crée pour sauver des ânes de la maltraitance, l’abandon ou l’abattoir. Nous en avons récupéré certains dans un état lamentable : un, on s’est demandé comment il était encore vivant tellement sa prise de sang était mauvaise. Nous en avons retapés pas mal, certains ont été adopté ou d’autres sont resté parmi nous pour nous aider lors de notre travail avec les personnes handicapés ou lors de nos stages avec les enfants.

Par la suite, l’association s’est divisée en deux : l’Oasis des ânes pour les ânes à recueillir située à Dalhem et l’Anim’ANErie, située au Fort de Pontisse à Herstal, qui a surtout pour but se sensibiliser les gens et de faire de l’asinothérapie et de l’animation pour faire connaitre cet animal attachant.

Nous essayons d’avoir le titre de ferme pédagogique : en plus des ânes nous avons des chevaux en pension, des shetlands, des moutons ardennais, des chèvres, des oies, des poules, des canards, des cailles, des lapins et des chiens et chats.

Nous faisons régulièrement des journées portes ouvertes pour ceux que ca intéresse de visiter cette association qui me tient à coeur.

Ils ont du sauver mon propre cheval des mains d’un mauvais maréchal dans un manège où je ne pouvais pas en prendre un autre : je ne les remercierai jamais assez.

Voici le site des deux associations :
- http://www.animanerie.net
-
http://www.loasisdesanes.be

barre de séparation

Publié dans ANE | Pas de Commentaires »

L’âne

Posté par othoharmonie le 13 décembre 2011

  

L'âne dans ANEPeu d’animaux, sur cette vaste terre, ne traînent autant de casseroles que celui dont je vais vous parler. Rentré dans le langage courant, l’âne est devenu synonyme de stupidité, de paresse, de lubricité et d’entêtement

 

Depuis le roi  Midas jusqu’à l’école républicaine, l’histoire a affublé d’oreilles d’âne tous les mauvais élèves qui disaient âneries sur âneries et qui n’entendaient rien à la musique du français ou des mathématiques. Déjà au 6ème siècle, Isidore de Séville dans le « Livre des étymologies » comprenait le mot asinus (âne en latin) comme in-sania, c’est-à-dire « privé de sens ». 

 

Son entêtement et sa paresse allaient de paires, il n’y avait qu’une carotte pour faire avancer son âne et « à laver la tête d’un âne, on perd sa lessive » puisque celui-ci, à peine « schampooiné« , ne tardait pas à se rouler dans la poussière. Mais ce que le proverbe n’aura pas retenu, c’est que l’âne agissait ainsi pour se protéger des piqûres d’insectes qui le harcelaient et pour se débarrasser des tiques. Qu’on le taxe d’animal lubrique tombe sous le sens, la taille de son sexe d’abord en ferait rougir plus d’un et son appétence pour sa femelle en chaleur a peu de commune mesure, il peut perdre des dizaines de kilos en un rien de temps,  saillant son ânesse presque douze fois par jour. 

 

Pourtant, pourtant, dans toutes les familles paysannes, et ce depuis qu’il a été domestiqué voilà déjà plus de 6.000 ans, dans les lointaines terres d’Egypte et de Sumer où l’agriculture, les villes-états, l’écriture et la civilisation ont vu le jour, l’âne était le plus corvéable et le plus utile des animaux que l’homme ait eu la chance et le bonheur de rencontrer. Aucun paysan ne me contredira : labeur et humilité sont les deux mamelles de notre Terre-Mère Gaïa et si un animal sait où le bât blesse, c’est bien notre équidé ! 

 

 dans ANEUn animal stupide ! Qu’on le compare à son cousin cheval qui n’obéit à son maître que parce qu’il a subi un dressage violent, ce débourrage comme le nomme les éleveurs de chevaux ne peut pas se pratiquer sur l’âne. Ainsi, à l’instar de nos enfants qui, comme l’âne, braille avant de savoir parler (le verbe brailler vient de braire qui est le cri de l’âne), notre animal aux longues oreilles a besoin d’une éducation plus qu’un douloureux dressage et les « ânes » qui ne l’ont toujours pas compris continuent à s’user la corne et les neurones pour que l’âne marche à la baguette. Notre animal vient d’Afrique, un pays désertique, montagneux, terre d’accueil des plus grands prédateurs de l’époque : lion, panthère et crocodile, il est donc difficilement impressionnable. Contrairement au cheval qui peut s’emballer parce qu’un quelconque animal l’a surpris, l’âne est un animal réfléchi qui analyse le danger et y fait généralement front. Cela me rappelle une certaine ânesse qui, malgré les coups répétés de son grand prophète Balaam, refusait d’avancer parce qu’elle avait vu l’ange terrible du Seigneur brandir son épée, menaçant celui qui oserait aller maudire Israël ! (Nb 22.21) 

 

Parlons un peu des dieux et des mythes qui nous narrent les aventures de notre animal. 

 

Par Bertrand CHATELAIN

anes%20(16)

Publié dans ANE | Pas de Commentaires »

L’Ane et Le Boeuf

Posté par othoharmonie le 10 décembre 2011

Introduction par J. BITOUN 

 

« Des correspondants m’ont fait très justement part d’omissions que j’ai commises à propos de certains aspects allégoriques associés à la vie d’Ulysse. Pour résumer, je n’aurais pas assez mis en évidence le rôle de l’âne et celui du cheval dans deux des mythes traités. «  

 

 L'Ane et Le Boeuf dans ANEUlysse, afin de faire croire aux envoyés d’Agamemnon qu’il était devenu fou, attela ensemble un âne et un bœuf à sa charrue car cette pratique n’était pas usitée dans l’Antiquité au point que les rédacteurs de la Bible, une bonne dizaine de siècles plus tard, ont cru bon de l’interdire sans donner d’explication. En effet on lit dans le Chapitre 22 du Deutéronome, consacré aux Prescriptions diverses, l’interdit du verset 10: « Tu ne laboureras point avec un bœuf et un âne attelés ensemble », intercalé entre des pêches de vigne et la composition filaire de vêtements d’hiver. Il semblerait que cette révélation divine ait subi l’influence mythologique de la folie simulée d’Ulysse mais que ne sachant pas comment l’interpréter, les Septantes, de culture grecque, se soient contentés de recopier servilement l’épisode de la simulation odysséenne en transformant le résultat de la feinte folie mythologique d’Ulysse en une sainte interdiction divine. 

 

En fait de Parole de Dieu, une preuve supplémentaire est ainsi apportée que les textes bibliques, et avec eux tous leurs corollaires prétendument révélés, ont bien été conçus et rédigés par des hommes qui profitaient, comme leurs ancêtres, du souffle rafraîchissant de la pensée hellénique dont la Mythologie constituait un vecteur au même titre que la philosophie, les sciences exactes, les arts, la médecine, etc. En un mot toutes les disciplines de l’esprit dans lesquelles une poignée de citoyens libres et évolués ont excellé, pendant une période très courte, à l’intérieur d’un petit quadrilatère géographique, centré sur le Parthénon, pour rayonner dans le temps et dans l’espace, malgré la Barbarie et le despotisme, l’ignorance et la superstition, la cruauté et la violence. A l’époque de Périclès, vers le V° Siècle avant JC, des esprits aussi brillants que Socrate, Platon, Aristote, Eschyle, Sophocle, Euripide, Xénophon, Hippocrate, Hérodote, Phidias, entre autres, qui se rencontraient chaque jour dans les rues d’Athènes en allant faire leur emplettes sur le marché de Plaka, en bas de l’Acropole, ne se doutaient pas de l’impact et de l’influence que leurs pensées exerceraient sur les générations à venir, partout dans le monde l-ane-le-boeuf-et-le-laboureur dans ANEet en toutes circonstances. Comme si la Providence, aidée des Dieux bienfaisants de l’Olympe, avait bâti un édifice virtuel parfait, composé de rayons lumineux, convergeant à la même époque et émis au même endroit par les intelligences les plus brillantes. Cette même Providence s’est manifestée à la Renaissance, puis au Siècle des Lumières, mais toujours à partir des bases incontournables de l’Hellénisme. 


Revenons à nos deux animaux de trait! La folie d’Ulysse aurait été encore plus convaincante s’il avait eu l’idée d’atteler ensemble une gentille ânesse et un porc répugnant. Ce dernier animal, considéré comme impur, n’aurait alors, en raison de son indiscipline, pas permis à Ulysse de creuser les douze sillons et d’y déverser du sel. De plus le lait d’ânesse, réputé pour ses vertus épidermiques, ne pouvait pas être fourni par un animal lubrique et fougueux, par opposition au bœuf placide et travailleur. Shakespeare ne s’y est pas trompé, dans sa comédie truculente « Le songe d’une nuit d’été (A Midsummer Night’s Dream) », lorsqu’il affuble, d’une tête d’âne, l’empoté personnage de Bottom, dont tombe amoureuse la délicate et adorable Reine des Fées, Titania, à la suite d’un artifice de Puck, commandé par son mari Obéron. Cette pièce s’inscrit largement dans le répertoire mythique par les nombreux symboles qu’elle véhicule, notamment celui de l’âne dont on a peine à croire que le célèbre barde de Stratford n’aurait pas été influencé par le stratagème resquilleur d’Ulysse. Néanmoins si, par une lubie dont la Mythologie est apparemment coutumière, un autre couple d’animaux hétéroclite avait remplacé celui choisi par Ulysse, gageons que le verset 10 du Chapitre 22 du Deutéronome aurait été modifié en conséquence et qu’aujourd’hui encore une génération d’orthodoxes bornés le réciterait tel quel avec la ferme conviction de son origine divine. 

le-boeuf-l-ane-et-le-chevalC’est sur un ânon bien docile, et non sur un bourricot impur, que Jésus est juché pour son entrée remarquable à Jérusalem. Comment interpréter aussi le symbole paisible de l’âne et du bœuf figurant dans l’étable o- Jésus est né, les deux animaux étant associés à la Nativité sans toutefois être attelés ensemble. A moins de considérer la Vie et la Mort de Jésus comme des symboles relevant d’un légendaire crypto hellénique, il ne convient pas de chercher très loin l’explication de la présence effective des deux quadrupèdes, qui constituaient l’unique bien appartenant à la famille de Joseph: l’ordre romain de recensement indiquait clairement qu’il concernait personnes et bétail. Si certains théologiens chrétiens se plaisent à voir d’une part dans l’âne les Paens vicieux, entêtés, lubriques, d’autre part dans le boeuf, le peuple juif, soumis, travailleur, patient, comment devraient-ils alors interpréter le mythe d’Ulysse qui utilise ces deux animaux pour sauver la tranquillité et l’existence de sa fidèle Marie et de son petit Jésus, anachronisme mis à part, autrement que par souci d’essayer d’échapper à un ordre injuste, plutôt que de s’y soumettre consciencieusement, comme le fit Joseph, au risque de perdre femme et enfant?

barre de séparation

 

Publié dans ANE | Pas de Commentaires »

Anes, plus petits que les chevaux

Posté par othoharmonie le 10 décembre 2011

Anes, plus petits que les chevaux dans ANE 220px-%C3%82ne_des_Pyr%C3%A9n%C3%A9es_1L’âne est un animal cousin du cheval, donc un mammifère herbivore. Il a une grosse tête et de longues oreilles mobiles et une queue courte qui se termine par une touffe de crins. A l’état sauvage, il vit en groupe de 10-15 bêtes. C’est une femelle qui mène le groupe. 

 

L’âne se nourrit de feuilles d’écorces et d’herbe. Il est adapté à un climat sec et chaud. Il tient son origine de l’Afrique, mais il est domestiqué depuis des siècles. Au Moyen-Orient et en Inde on l’utilise encore comme bête de somme. Mais bien des gens de nos jours en font un animal de compagnie pour leur amusement personnel. 

 

En captivité, il a besoin d’espace pour se mouvoir plusieurs heures par jour en liberté. Une alimentation adaptée à son à ses besoins, et de l’eau en quantité. Il ne faut pas oublier l’entretien régulier de ses sabots. Citoyen du désert, il n’aime pas l’humidité et sa nourriture préférée est le foin et la paille. 

 

Un âne seul va vite succomber à l’ennui et dépérir, il vaut mieux qu’il ait de la compagnie. L’âne devient adulte à l’âge de 3 ans. Après l’accouplement, la gestation dure de 12-13 mois. Le lait d’âne est celui qui est le plus près de celui de la femme. 

 

Le mâle s’appelle un âne, le reproducteur, un baudet, la femelle une ânesse et son petit un ânon. Le croisement d’un âne et une jument donnera une mule ou un mulet. Un cheval croisé avec une ânesse donnera un bardot. 

 

La duré de vie d’un âne atteint souvent 40 ans.

barre de séparation

Publié dans ANE | Pas de Commentaires »

Origines préhistorique de l’âne

Posté par othoharmonie le 10 décembre 2011

 

Origines préhistorique de l'âne  dans ANE tendres-peluches-259455.1259225635.thumbnailC’est au Pléistocène (il y a environ un million d’années) qu’apparurent les premiers équidés. Les données morphologiques, alliées à des éléments de caryologie, permettent d’assurer qu’il existe à l’heure actuelle trois rameaux principaux représentés par les chevaux, les ânes et les zèbres, dérivés successivement de l’Equus du Quaternaire (LANGLOIS, 1973).

Quoique les vestiges de l’existence du cheval et de certains asiniens à l’époque préhistorique soient assez nombreux, l’utilisation de ces animaux fut plus tardive et leur hybridation est certainement postérieure au néolithique ou période de la pierre taillée.

La domestication de l’âne est, selon les auteurs, antérieure ou postérieure à celle du cheval. La question est difficile à résoudre. Il serait plus exact de dire qu’il n’a pas été primitivement utilisé dans la même aire géographique que le cheval. Il existait en Grèce, au temps d’HOMERE (Iliade, Liv XI). HEREDOTE dit que, dans l’armée de XERXES,  » les Indiens se servaient tant de chevaux de selle que de chars attelés de chevaux et d’ânes sauvages « . L’âne est figuré sur les plus anciens monuments d’Egypte et il fait partie des objets que le pharaon donne à Abraham. Ainsi, PIETREMENT écrit en 1870 :  » les enseignements de l’histoire ne laissent aucun doute sur les lieux de la première domestication de l’âne ; ce sont les chaudes contrées aux Copie%20de%20PHOTOS%20ANES%20041%20test dans ANEenvirons de la mer rouge et des rivages du Sud-Est de la Méditerranée « .

LINNE et CHARDIN placent en Arabie le berceau de la race asine. De là, elle serait descendue en Egypte, puis en Grèce, de Grèce en Italie et de l’Italie en Gaule. Les ânes se sont vite répandus dans le sud de l’Europe, surtout dans les pays méditerranéens en raison de leur résistance et de leur sobriété. Ce ne serait que plus tard qu’ils auraient été conduits dans la partie septentrionale de l’Europe.

Ainsi dispersé sous différents climats, puis soumis à la domestication au cours du quatrième millénaire avant Jésus Christ, l’âne, par une ségrégation intra-spécifique est à l’origine des races variées que l’on retrouve aujourd’hui (AUDIOT, 1977). 

Publié dans ANE | Pas de Commentaires »

L’âne un outil

Posté par othoharmonie le 9 décembre 2011

  

(d’après CHAPPEZ, 2000) 

L’âne est fondamentalement un outil de travail indispensable dans les exploitations agricoles, mais surtout utilisé par les pauvres gens en raison de son faible coût d’entretien et de sa polyvalence. 

Le transport des personnes et des biens 

L'âne un outil dans ANE 220px-Bad_Sassendorf_SalzeselL’âne est parfois utilisé pour le transport de personnes. Cependant, son garrot bas, ses épaules et son épine dorsale saillante le rendent désagréable pour la selle. De plus, le rachis de l’âne comporte une vertèbre lombaire en moins que celui du cheval, se traduisant par une moins grande souplesse dorsale. Il rend l’âne inconfortable au trot, mais augmente sa force et améliore ses qualités de porteur. Ainsi, l’âne est un animal dont la constitution se prête bien au port d’un bât. C’est pourquoi il a été, depuis toujours, utilisé comme moyen de transport de marchandises. Il est particulièrement apprécié en zone de montagne, car il marche avec assurance sur les chemins pierreux escarpés. 

Compagnon de labeur de l’homme  

Depuis l’Antiquité, l’âne a été le compagnon de labeur de l’homme, tirant la charrue pour labourer la terre avant les semailles, dépiquant le blé ou l’orge après la moisson, tournant des journées entières sur l’aire pour séparer les graines des tiges…
En France, l’âne a participé aux labours jusqu’aux premières décennies de notre siècle. 

Les ânes et l’armée 

De tous temps, l’armée a employé ânes et mulets d’abord en raison de la sûreté de leurs pieds sur les sentiers escarpés des montagnes, mais également en raison de leur capacité à porter de lourdes charges. 

Au travail pour la distraction des hommes

220px-The_Flight_into_Egypt-1500_Vittore_Carpaccio dans ANE   Les promenades à dos d’ânes pour enfants 

Jadis, dans les jardins publics de Paris et des grandes villes de Province, les enfants avaient la possibilité de goûter aux joies de la campagne en faisant une ballade avec les ânes, dans une voiture ou en selle. 

 

   Les courses d’ânes 

Les premières courses d’ânes semblent avoir été organisées au siècle dernier en Vendée. Les ânes participant aux courses étaient soit montés directement soit attelés. Ces courses se sont, peu à peu, développées pour le divertissement des touristes dans les stations balnéaires ou en banlieue parisienne. 


   
L’âne, animal de cirque 

Jadis, les numéros réalisés au cirque avec des ânes étaient plus nombreux que ceux exécutés avec le cheval. Compagnons des clowns, les ânes étaient là pour faire rire le public. 

   L’âne, animal de compagnie 

Aujourd’hui, dans les pays industrialisés, l’âne est devenu un animal de compagnie au même titre que le chien et le chat.

kkj48k8b

Publié dans ANE | Pas de Commentaires »

L’âne, une ressource

Posté par othoharmonie le 9 décembre 2011

   Le lait d’ânesse 

L’ânesse donne environ 3 à 6 L de lait par jour. Son lait est celui dont la composition se rapproche le plus du lait de la femme. 

 

 

  

en g/L 

  

Lait d’ânesse 

  

Lait de femme 

  

Lait de vache 

  

Lait de chèvre 

  

Lait de jument 

 Eau 

  

896,3 

  

873,8 

  

876 

  

873 

  

923 

 Matières grasses 

  15 

  

38 

  

32 

  

44 

  

 Matières protéiques 

  

21,5 

  

16,4 

  

42 

  

48,5 

  

19 

 Glucides 

  

64 

  

70 

  

43 

  

31 

  

48 

 Minéraux 

  

3,2 

  

1,8 

  

  

3,5 

  


 Equus asinusLe lait d’ânesse est très nutritif car il contient plus de lactose et moins de matières grasses que le lait de vache. Il a été utilisé pour l’alimentation des enfants mais, en raison de son prix élevé, il a tout de même été remplacé par le lait de vache stérilisé. On lui reconnaît également des vertus médicinales (contre la tuberculose, les empoisonnements…) et cosmétiques (ie les bains de lait d’ânesse de CLEOPATRE et de Pauline BONAPARTE). Le lait d’ânesse est de conservation difficile car il fermente assez rapidement au contact de l’air. 


   
Le fumier 

L’âne produit un fumier utilisé comme engrais pour l’amendement des sols cultivés. Il est particulièrement avantageux dans les terres froides et humides. Les anciens l’incorporaient dans des médicaments destinés au traitement de toutes sortes de maux. Ils attribuaient également des vertus médicinales au sang, à l’urine etc. Mais celles-ci ne sont pas confirmées. 


   
- La peau, les os et la chair 

La peau de l’âne, très fine, très solide, dure et élastique, servait une fois tannée, à fabriquer tambours, cribles, souliers… ainsi qu’à la fabrication d’épais parchemins. Avec les os, les hommes fabriquaient des instruments de musique. La chair des ânes a été diversement appréciée suivant les époques et les contrées. Ainsi, dans la Bible, il est dit que la viande de l’âne ne doit pas être consommée, car elle est considérée comme impure. En revanche, les Grecs et les Romains consommaient la viande de l’âne. En France, elle servait à confectionner des saucissons. On débitait toujours de la viande d’âne en Provence avant la dernière guerre mondiale. Sur la face, les muscles des ânes sont plus épais et plus rouges que chez le cheval. Certains reconnaissent à cette viande une qualité supérieure à celle du cheval, alors que d’autres la trouvent plus dure et plus insipide et la considèrent comme L'âne, une ressource dans ANE 150px-Ane_Cappadoceinconsommable au vu de sa qualité sanitaire. 

 

 

 

  

 PRESSAT, en 1837, s’étonnait que, avec toutes ses qualités, l’âne soit si peu prisé. Il le mettait sur le compte des reproches qui lui sont faits d’être lent, paresseux et entêté, mais ajoutait que cette mauvaise réputation venait sans doute de  » ce préjugé funeste que plus il est chargé, plus il est battu, mieux il va (…) c’est pour avoir été trop forcé, trop battu (…) qu’il se montre revêche, paresseux et têtu « . 

Publié dans ANE | Pas de Commentaires »

Rêver d’Anes

Posté par othoharmonie le 8 décembre 2011

 

Dans le bestiaire onirique, voici un animal dont le symbolisme n’est guerre positif. Si la connotation négative ou positive des autres animaux est relative au contexte du rêve, ici, c’est toujours le sens négatif qui l’emporte. L’âne symbolise les forces d’inertie, l’obstination, la stagnation. 

 

Rêver d'Anes dans ANE aneL’âne dans son apparence est encore in de la perfection du cheval. C’est une forme inachevée. 

Il symbolise ainsi, les pensées ou les choses qui ne sont pas arrivées à terme. Le rêveur s’accroche obstinément au passé, soit par peur, soit par manque de discernement. 

 

L’âne représente aussi le corps, les forces obstinées de survie qui s’oppose à l’esprit, l’esprit qui s’éloigne de la chair. Stagnation, évolution inachevée. 

 

 

Le site de Tristan-Frédéric Moir : http://tristan.moir.free.fr/Nouveausite/index.html 

Psychanalyste – Psychothérapeute – Onirologue – Analyse et interprétation de rêves


En direct chaque mercredi de 23h à 1h30 sur
« Radio Ici & Maintenant ! » 95.2 FM 

Publié dans ANE | Pas de Commentaires »

L’âne intelligent

Posté par othoharmonie le 7 décembre 2011

Écrit par : www.asinerie.net 

Doux et tendre, serein et courtois, organisé et montrant avec ses congénères un sens certain de la convivialité, l’âne est aussi intelligent. L’histoire du bonnet d’âne a toujours été prise à l’envers. En réalité, le bonnet d’âne était mis sur la tête des cancres pour leur faire passer l’intelligence de l’âne ! 

 

L’âne plus intelligent que le cheval ? 

 

L'âne intelligent  dans ANE 12157966700zg00A« J’estime l’âne bien plus intelligent que le cheval, car il a plus de personnalité. Ce n’est pas un animal de cirque, c’est au propriétaire de le comprendre » indique Daniel Laguna, éleveur d’une trentaine d’ânes et qui tente de recréer des variétés qui existaient autrefois. Même constat pour Béatrice Michel et Hanno Wurbel, deux ethnologues suisses ayant baigné plusieurs années dans l’univers asin : « L’âne est moins soumis que le cheval. Sa structure sociale lui permet de s’adapter à tous types de situations », déclarent-ils dans un communiqué. 

 

Les témoignages ne manquent pas. En fait, il apparaît que l’âne semble têtu parce qu’il n’avance plus ou lent parce qu’il est hésitant, son comportement traduit en réalité prudence, attention et circonspection. Eh bien oui ! Avant de se lancer en terrain inconnu douteux, l’âne réfléchit, flaire, tâte du sabot, évalue la faisabilité et la sécurité du parcours. Intelligence, prudence et personnalité font de l’âne un insoumis. Il n’obéit jamais, et même « a horreur des despotes », comme le dit Pascal Fontenelle, éleveur et organisateur de randonnées. Il fait ce qu’on lui demande parce qu’il le veut bien, pour le plaisir de partager, parce que vous êtes devenu pour lui un membre de sa « famille », de son troupeau. Mais il intervient toujours dans ce que vous lui demandez, parce qu’il s’intéresse à ce qu’il fait, qu’il est attentif et prudent, pour lui-même et aussi (surtout ?) pour vous. 

 

Pour preuve… 

 

-acircnes-thumb9936495 dans ANEIl est tellement attentif à vous que n’importe quel âne qui part seul en promenade avec moins de 5-6 personnes s’arrête systématiquement dès que l’une des personnes est éloignée du groupe. Il attend qu’elle se soit suffisamment rapprochée pour redémarrer. Il s’arrête également si un bout de son paquetage tombe. Quand on pense qu’un cheval ne s’arrête pas toujours quand il perd son cavalier ! 

 

Une étude scientifique réalisée en 1982 par le professeur Béat Schantz, durant plus d’une année, confirme que les ânes aiment vivre en société, se rencontrer et sont très conviviaux entre eux et avec l’homme. Cette étude montre également qu’ils usent de subterfuges pour atteindre leur objectif. Devant une difficulté, leur réflexion les amène souvent à contourner le problème. Un âne prendra le temps, mais trouvera à la longue le moyen de s’échapper de son enclos ou de son écurie pour aller retrouver la ou les ânesses dont il est violemment amoureux.

 

 

Si gentil et patient ! 

 

pt35881Mais on peut faire l’éloge du comportement de l’âne, ce « bon à tout faire » depuis plus de trois mille ans, simplement au vu de sa gentillesse et de sa patience. Ce trait de caractère lui permet d’être utilise, aujourd’hui, auprès des enfants, notamment handicapés. Quelle que soit la nature du handicap, il est toujours possible de trouver une activité adaptée. Même si l’on fait monter des enfants sur le dos des ânes, il n’est pas question de parler d’équitation, ni de sport. En conséquence, les activités avec ânes ne sous-entendent aucune compétition, ce qui est particulièrement apprécié par les enfants handicapés. Il devient un confident après des jeunes autistes et autres enfants « à problèmes » et leur permet de trouver un peu de bonheur au contact de sa douceur. L’âne bête et méchant ? Moi, connais pas !  

 

 

 

L’HISTOIRE DU BONNET D’ÂNE A TOUJOURS ÉTÉ PRISE À L’ENVERS. 

En réalité, le bonnet d’âne à l’origine ne servait pas à se moquer de ceux qui le portaient, mais on mettait un bonnet d’âne pour que les personnes acquièrent la connaissance de l’âne. Ainsi, le bonnet d’âne était mis sur la tête des cancres pour leur faire passer, à travers le bonnet, l’intelligence de l’âne.

gifs bulles

Publié dans ANE | Pas de Commentaires »

Lion 5

Posté par othoharmonie le 4 décembre 2011

Par H. Demesse

Lion 5 dans LION cjlhzcxxUn de nos amis nous contait le fait suivant, qui est une preuve nouvelle à l’appui de tout ce que racontent divers écrivains, au sujet de la mémoire du Lion et de sa reconnaissance.

Des spahis en garnison au Sénégal avaient apprivoisé un jeune Lion qu’ils nommaient Pataud…. Pataud se promenait en liberté dans les cours et dans les écuries, voire dans la campagne. Jamais le Lion n’avait fait de mal à aucun des animaux qui foisonnaient dans la caserne, chevaux, mulets, ânes, bêtes à cornes, etc. Au contraire, il les connaissait tous, et, très connu d’eux, il circulait librement partout et jouait même avec quelques-uns de ces animaux.

Dans les écuries, les chevaux accoutumés à le voir, ne ressentaient pas ce sentiment d’effroi que tous les animaux éprouvent en présence du Lion. Un jour, le colonel ayant acheté un cheval qu’il avait fait mettre à l’écurie, Pataud, surpris de voir une nouvelle bête, s’approche pour faire connaissance avec elle ; mais le cheval, fou de terreur, se cabre, son oeil étincelle, ses poils se hérissent, il hennit de frayeur, et comme Pataud s’avançait plus près, le cheval lui envoie une ruade qui atteint le Lion en plein mufle. Pataud n’hésite pas, il bondit sur la bête et l’étrangle net…

Le colonel prit alors la résolution d’envoyer Pataud à Paris, au Jardin des Plantes. Un spahis, vieux grognard, fut chargé de conduire la bête. Pendant la traversée, le spahis et Pataud faisaient très bon ménage. Le spahis avait toujours en poche quelque friandise pour le Lion, il lui prodiguait des caresses, le Lion y répondait. Bref, en arrivant à Paris, homme et bête étaient les meilleurs amis du monde.

Pataud fut mis en cage, le spahis regagna le Sénégal. Ce fut un grand chagrin pour ces deux camarades.

gifs9 dans LIONDeux ans après, le Lion dans sa cage reposait, son gardien causait avec notre ami devant la loge du fauve. Tout à coup l’animal s’éveilla, se leva, secoua sa crinière, rugit, fit mille bonds et se dressa sur ses pattes contre les barreaux. Que se passait-il donc ?

Soudain un homme arriva comme un fou devant la cage, et passa ses deux bras à travers les barreaux, et le Lion le léchait, ronronnait, se dressait et bondissait de plus belle.

C’était le spahis. De retour en France, sa première visite avait été pour son ami, pour Pataud.

Et ce n’est pas seulement à l’homme que le Lion s’attache avec constance. Toscan nous cite ce cas d’un Lion du Muséum, qui s’était si bien habitué à un jeune chien vivant dans cage, qu’il parut souffrir beaucoup lorsque son compagnon mourut. (A SUIVRE…) 

HENRI DEMESSE. 



Saisie du texte : S. Pestel pour la collection électronique de la Médiathèque André Malraux de Lisieux (30.I.2009) Texte relu par : A. Guézou
Adresse : Médiathèque André Malraux, B.P. 27216, 14107 Lisieux cedex
-Tél. : 02.31.48.41.00.- Fax : 02.31.48.41.01
Mél : mediatheque@ville-lisieux.fr, [Olivier Bogros] 100346.471@compuserve.com

http://www.bmlisieux.com/ 



Diffusion libre et gratuite (freeware) 



Texte établi sur un exemplaire (BmLx : nc) de l’ouvrage Les Animaux chez eux illustré par Auguste Lançon (1836-1887) paru chez L. Baschet à Paris en 1882. 

Publié dans LION | Pas de Commentaires »

Lion 11

Posté par othoharmonie le 4 décembre 2011

Par H. Demesse

Lion 11 dans LIOND’après Pline, l’édile Quintus Scævola fut le premier qui montra plusieurs Lions ensemble dans un cirque. Sylla, pendant sa préture, fit combattre à la fois cent mâles qui lui avaient été envoyés, nous dit Sénèque, par Bocchus, roi de Mauritanie. Pompée ouvrit le cirque à six cents, dont trois cent quinze mâles, et Jules César à quatre cents. Adrien sacrifiait souvent jusqu’à cent Lions à la fois dans les jeux du cirque, et Marc-Aurèle en fit tuer un pareil nombre à coups de flèche, lorsqu’il triompha des Marcomans.

Plus récemment, presque de nos jours, au dernier siècle, on put voir des Lions combattant dans certaines fêtes asiatiques. Nous trouvons le récit suivant dans le Voyage de M. le chevalier Chardin en Perse et autres lieux de l’Orient, publié en 1711, chez Jean Louis de Lorme, à Amsterdam.

« Encore aujourd’hui, dans les fêtes et dans les spectacles des Persans, on donne des combats au peuple. On met un jeune Taureau au milieu du cirque. On l’effarouche pour le mettre en fureur, et puis on lui détache le Lion ; mais parce que le Lion est l’emblème de la monarchie persane, en qualité de roi et du plus noble des animaux, le peuple, fort superstitieux et attaché aux présages, croirait que ce serait une chose de mauvais augure pour leur pays, si le Lion ne déchirait pas le Taureau : c’est pourquoi ils lâchent toujours le Lion lorsque le Taureau a le dos tourné et qu’il ne court pas. Le maître du Lion, le tenant par le collier, lui tourne la tête vers le Taureau, jusqu’à ce qu’il ait les yeux dessus. Dès que le Lion l’aperçoit, il fait un cri, et s’élance par sauts de huit à dix pas avec tant de vitesse, que l’oeil a de la peine à le suivre. Il se jette sur le dos du Taureau qu’il abat d’ordinaire ; et si, par hasard, il le manque au septième ou huitième saut, il s’arrête et se rebute, et alors on retient le Taureau. On ramène le Lion à sa vue, et, à cause de l’augure dont j’ai parlé, on fait toujours en sorte que le Lion remporte la victoire et qu’il renverse le Taureau, qu’on égorge sous lui afin qu’il en boive le sang. »

Le Lion est sans contredit l’un des plus beaux animaux de la création, et tout le monde est d’accord pour lui laisser son ancienne appellation de roi, qui lui sied si merveilleusement. C’est pour cette raison que nous nous sommes occupé d’abord de lui : à tout seigneur tout honneur.  (FIN)

 

HENRI DEMESSE. 



Saisie du texte : S. Pestel pour la collection électronique de la Médiathèque André Malraux de Lisieux (30.I.2009) Texte relu par : A. Guézou
Adresse : Médiathèque André Malraux, B.P. 27216, 14107 Lisieux cedex
-Tél. : 02.31.48.41.00.- Fax : 02.31.48.41.01
Mél : mediatheque@ville-lisieux.fr, [Olivier Bogros] 100346.471@compuserve.com

http://www.bmlisieux.com/ 



Diffusion libre et gratuite (freeware) 



Texte établi sur un exemplaire (BmLx : nc) de l’ouvrage Les Animaux chez eux illustré par Auguste Lançon (1836-1887) paru chez L. Baschet à Paris en 1882. 

Publié dans LION | Pas de Commentaires »

Symbolique du Lion

Posté par othoharmonie le 4 décembre 2011

Le lion est un animal récurrent en symbolique, qui se retrouve par conséquent en héraldique, en sculpture et en peinture dans la civilisation occidentale.

 

Brehms Het Leven der Dieren Zoogdieren Orde 4 Leeuw (Felis leo capensis).jpgIl évoque la majesté, la monarchie, la force, la suprématie. Dans plusieurs cultures, le lion apparaît comme le roi des animaux.

 

Dans les civilisations moyen-orientales, le lion garde le temple, certaines le représentent combattant l’homme ou s’entre combattant (sumérienne…).

 

Le lion est le symbole de la tribu de Juda, dont sont issus les rois de Juda et les rois d’Israël de lignée davidique. Selon la tradition juive, le messie doit descendre de la famille de David.

Le lion est également le symbole de la force dans l’énigme posée par Samson aux Philistins (Livre des Juges 14:12-14).

 

Le symbole du lion est également présent dans la prophétie d’Ézéchiel appelée les « quatre Vivants ».

 

Tradition chrétienne

Dans l’œuvre Le Cardinal de Brandebourg, le lion symbolise Saint Jérôme, traducteur de la Bible.

 

Le lion est un animal qui est polysémique ; il a plusieurs valences, plusieurs sens.

Tantôt il est le substitut positif. C’est le cas du lion de saint Marc, qui fait référence à la caractéristique particulière de l’évangile de saint Marc, emblème de la justice, qui fait lui allusion à la Résurrection, selon cette fameuse légende provenant des Physiologos et Bestiaires où le lion souffle dans les naseaux de trois lionceaux morts-nés qui ressuscitent trois jours après.

 

Tantôt le lion a une connotation négative et il est associé au démon. On fait référence à ce passage où l’on parle de Satan qui déambule tel un lion cherchant une proie à dévorer (1 P 5,8).

 

Dans le psaume 21 de la Vulgate,  salva me ex ore leonis et a cornibus unicornium humilitatem meam : « Sauve-moi de la bouche des lions et de la corne de la licorne qui m’humilie ».

 

À l’époque romaine, pendant les persécutions, les chrétiens sont jetés aux lions, ce qui a changé le sens de ce sujet.

 

Au Moyen Âge cependant, le lion garde une valeur positive, comme l’atteste par exemple le surnom de Richard « cœur de Lion ». Ce symbole est très souvent utilisé par les ordres de chevaliers. Ils signifient pour eux le courage et la vaillance.Chrétien de Troyes écrit d’ailleurs Yvain le chevalier au Lion parlant à un moment d’un combat entre un lion et un serpent. Il prit parti du Lion et le sauva. Le lion le suivit alors durant toute l’histoire.

Gif lions

Publié dans LION | 1 Commentaire »

Symbole de l’Ours

Posté par othoharmonie le 3 décembre 2011

 

Symbole  : de la double fonction  royale et guerrière, que représente le roi Arthur, l’ours est l’emblème du pouvoir temporel et est le premier compagnon de la Déesse Mère  des civilisations sud européennes. 

 

Dans l’archéologie : l’ours était un commensal probable de l’homme depuis au moins Tautavel (450.000 ans) mais le culte Symbole de l'Ours dans OURS 220px-Ursus_spelaeusde l’ours proprement dit n’est attesté que depuis le paléolithique moyen (25.000 ans à Pont d’Arc) : «Vraisemblablement, cet animal à la force tranquille a fait l’objet du tout premier culte religieux (…) Dans la grotte de Montespan (Pyrénées) c’est celui d’un ourson au pied d’une représentation picturale du même animal qui tient lieu d’objet cultuel. Certains scientifiques pensent que ces hommes voyaient là un ancêtre fondateur. 

 

Dans la vallée de la Vézère, à Montignac près de Lascaux, sur le site du Rigourdou, il est possible de visiter un gouffre où Roger Constant, l’inventeur et guide local vous parlera non sans malice du “trou du culte de l’ours. » 

« Le culte perdura chez nos ancêtres indo-européens du néolithique et l’on peut en voir un témoignage dans une ancienne tradition des Aïnous, cette ethnie de race blanche d’origine caucasienne absorbée par le Japon et qui à fourni les premiers 220px-Dessin_ursus_maritimus_ours_polaire_grand dans OURSSamouraïs. Un ourson, né en février et capturé au mois de mai était ramené par chaque groupe au village. Il y était élevé comme un membre de la famille, allaité par les femmes. Devenu adulte, il était mis en cage puis sacrifié l’hiver venu en même temps que ceux des autres groupes [au Solstice d’Hiver] On mettait ensuite son crâne sur la palissade sacrée. 

 

« Les Vikings continuèrent à lui vouer une grande dévotion. Tout naturellement l’élite guerrière chargée de la protection du chef se fit appeler Berserkir, littéralement “chemise ou tunique d’ours”. Ces guerrier fauves, sous l’effet de la magie, entraient dans une fureur sacrée à laquelle aucun ennemi ne pouvait résister. » Guillaume Saint Gal, La Maôve N° 22, revue des Oiseaux Migrateurs de Normandie. 

 

« L’Ours jouait un rôle essentiel dans les cérémonies paléolithiques… En Europe le souffle mystérieux de l’ours émane des cavernes6. Il est donc une expression de l’obscurité, des ténèbres… L’obscurité, l’invisible étant liés à l’interdit, cela renforce sa fonction d’initiateur*… Dans la mythologie* grecque il accompagne Artemis/ Diane… 

 

220px-Ursus_arctos_Dessin_ours_brun_grandIl est souvent la forme que revêt la déesse dans ses apparitions… Comme toute hiérophanie lunaire7, l’ours est en rapport avec l’instinct et, étant donné sa force, K-G. Jung le considère comme le symbole de l’aspect dangereux de l’inconscient. Comme tous les grands fauves, l’ours fait partie des symboles de l’inconscient chthonien : lunaire et donc nocturne, il relève des paysages internes de la Terre Mère. » Chevalier et Gherbrandt, (Dictionnaire des Symboles, Laffont, 1969). 

 

Une remarque, au passage, sur l’évolution probable de nos sociétés : tout d’abord, dans les sociétés cavernicoles depuis Tautavel jusqu’au Val d’Arc, l’Ourse est la mère primordiale (par exemple pour la Teuta/ tribu gauloise des Matu-génos, qui sont les “fils de l’Ours”) ; ensuite, dans les sociétés de chasseurs, le Cerf-Cernunnos devient le “Père de la Teuta” ; puis c’est le Taureau-Blanc des sociétés purement agricoles, toujours de 3ème Fonction dumézilienne ; enfin, c’est le Cheval ou Jument Blanche des sociétés guerrières de 2ème Fonction, des “envahisseurs” nordiques qui ont fuit le raz de marée du XIIIème siècle avant notre Ère ; et enfin ce sera le Corbeau ou l’Aigle qui symboliseront l’intelligence, la vue claire, la décision “foudroyante”, l’attribut du Chef, caractéristique de la 1ère Fonction. 

Publié dans OURS | Pas de Commentaires »

Ours Nordique

Posté par othoharmonie le 3 décembre 2011

Chez les Nordiques : On a vu dans la mythologie* germano-scandinave que le premier homme était Bor et ce nom est à rapprocher de l’allemand Bär ou de l’anglais Bear “Ours” puis, qu’il engendra Buri le paysan. Lisant les intéressants récits de voyage rapportés par Labbé ou par von Schrenck, nous nous sommes persuadés que les vieux ancêtres des nordiques, Bor et Buri son fils, étaient les héritiers du culte paléolithique de l’Ours. En effet, nous avons Bär comme nom de l’ours chez les Nordiques, Boer et Bauer le nom des paysans, et Bayern la province des Bavarois. Semble aussi s’en rapprocher, ainsi que le nom des Bouriates (d’autres fils de Bor), donc de lointains cousins vers le soleil levant. 

O dhin Berserker signifie Odhin “à la peau d’ours”, ces Berserkers, dont nous 

parle Tacite, sont les membres d’un Ordre guerrier germanique, c’était une Chevalerie avant la lettre… chrétienne (cf. notre art. Blasons). 

 

 

Voulez vous lire maintenant le supplément.pdf : du Professeur Pierre Lévêque : Notre Seigneur l’Ours ? 

vu sur http://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE

Dessin comparaison ours.jpg

Publié dans OURS | 2 Commentaires »

Lion mythologique

Posté par othoharmonie le 3 décembre 2011

Il va de soi que le Lion est solaire : « Cet animal, selon Plutarque, était – en effet – consacré au Soleil, parce que, de tous ceux à grilles recourbées, c’est le seul qui voit en naissant, et parce qu’il dort fort peu, et les yeux ouverts »

 

Ainsi s’exprimait le poète d’autrefois. L’homme de science d’aujourd’hui, assure que le lion est généralement monogame, ce n’est donc pas Alexandre Dumas. Il passe, dit-on, la journée à dormir ou à digérer, dissimulé dans les « buissons ou caché dans les cavernes », et il chasse la nuit, en s’attaquant à de gros herbivores plutôt qu’à l’Homme devenu son protecteur. Les Lions sont reconnaissants. 

 

Lion mythologique  dans LION 2eu9utrb

Si vous vous intéressez a la symbolique solaire, vous serez surpris de l’importance du chiffre 3. Dans un Grand livre sur le Zodiaque, M. Senard nous rappelle que le Lion de l’étendard de Juda occupe le zénith du zodiaque : « Vient d’abord près de la partie extérieure du cercle un lion couche en dessous duquel se trouvent trois lions plus petits indiquant les trois décans du signe, puis, en se rapprochant du centre du cercle, viennent : I° un héros brandissant un sceptre à trois pointes, 2° un cavalier tenant par la bride un cheval qui piaffe et résiste, enfin, 3° la tête et le cou d’un âne qui s’approche d’un buisson touffu »

 

Les Jeux olympiques qui se déroulaient dans la forêt de Némée s’organisaient de trois en trois ans. C’est le temps nécessaire pour qu’un lion mâle porte une crinière abondante. 

 

L’idée de force appelle l’image du lion ou bien celle d’Hercule. Les deux images étant liées, on ne peut guère représenter Hercule qu’avec sa massue et sa peau de bête gagnée à l’occasion de son premier travail. Il convient de se souvenir qu’Hercule a été conçu par Jupiter dans l’espace de trois nuits et qu’il est né sous des coups de tonnerre redoubles. Par dépit, l’irascible Junon lui imposa d’incroyables corvées, notamment celle de vaincre ce monstrueux lion qui terrifiait la région de Némée. Hercule, dans ce combat, n’avait pas d’arme suffisamment acérée pour transpercer le fauve. Il ne put le tuer qu’en l’étouffant et en usant des propres griffes de l’animal pour le dépecer. 

 

pt7725 dans LIONLa fable insiste sur l’invincibilité du bouclier léonien. Bien des exploits des héros de ce Signe tiennent à leur cuirasse, plus forte que la carapace du cancérien. Manifestement, avec le Crabe et le Lion, les Signes d’été mettent en vedette les pouvoirs d’immunisation et d’autoprotection. La symbolique de la Vierge, 3e Signe d’été, va dans le même sens : la force n’est plus dans l’offensive mais dans la défensive. Ce n’est plus le printemps avec ses coups de bélier, mais le temps du bouclier. Nous sommes en présence d’une puissance concentrée parce que le Jour en réduisant sa durée donne l’image d’un repliement sur soi : image d’étreinte, d’autocontrainte ou d’autorégulation avec ses bavures explosives. Cette puissance concentrée parait hautement enviable, puisque plusieurs astrologues pensent, ni plus ni moins, que le zodiaque doit commencer, non pas a 0° du Bélier, à l’heure du printemps, mais à 0° du Lion, une trentaine de jours après le commencement de l’été, à l’heure où les aoûtiens de notre hémisphère se bronzent pour livrer au Soleil un culte épidermique. Les aoûtiens se taillent, à la façon d’Hercule, une peau de bête, invincible aux railleries mais qu’il faudra bien quitter en décembre, sous le Signe du Sagittaire qui vit la mort d’Hercule pour des raisons toujours épidermiques (tunique de Nessus, dont nous reparlerons lorsque vous aurez perdu votre bronzage). 

 

Parce qu’il est, théoriquement, le plus fort, le Lion-Soleil devrait être le premier. Neil Armstrong, cosmonaute, fut le premier a marcher sur la Lune et à prononcer des paroles historiques en évitant de bafouiller malgré la grandeur des circonstances. Le Lion est un Signe en affinité avec l’Espace. Il lui faut un cadre, un décor, une scène, un fief ou un domaine. C’est pourquoi, il est souvent le Roi de quelque chose : de Cuba, pour Fidel Castro, du suspense, pour Hitchcock. Longtemps, Pierre Dac a été le roi de la rigolade, avec un humour franc et massu qui cuirasse à jamais contre les pièges de la finesse. Avec Tex Avery, Bourvil, Goscinny, Averty, Louis de Funès, et même Mireille Mathieu et Louis Pauwels, on voit que le Lion aime à rire et à chanter. C’est tout de suite l’insolation, le rire brûlure au 2e degré. 

 

Hercule-Lion, votre héros modèle, n’était pas toujours très souple. On raconte qu’un dénommé Linus, professeur de musique, « lui enseigna à jouer d’un instrument qui se touchait avec l’archet ». Mais comme Hercule, avec ses grosses mains, détonnait en touchant, Linus fit un sermon déplaisant qui lui valut de recevoir le violon sur la tête. On comprend pourquoi le compositeur Stockhausen est du Lion : il brise les carcans de la musique, ses normes et instruments, il libère le son, comme Hercule, dans un autre travail, nettoie les bourbiers des boeufs conformistes. Ceci dit, Stockhausen, tout en introduisant les grenouilles dans un orchestre libéré, est un homme trop distingué pour casser un violon sur la tête d’un batracien. 

 

pt37841Les Lions forts sont irascibles, au moins autant que le Soleil dont les rayons, selon la médecine, sont amis-ennemis de l’homme. Hercule, héros Solaire, embête tout le monde et le Soleil avec. Un jour, qu’il ne voulait pas bronzer, il se mit en colère contre le roi du ciel et lui décocha plusieurs flèches. Un comble ! Le Soleil ébloui par tant d’audace et admirant le courage insolent de son archer lui fit présent d’un gobelet d’or. Finalement, la révolte est-elle payante ? Oui, pour Bourguiba, non pour Mata-Hari… mais, cette lionne a sans doute échoué faute d’être une vraie insolente. Elle ne fut qu’un Hercule manipulée, victime de son manque d’autocontrôle. 

 

Dans les Jeux olympiques, Hercule-Lion ne craignait personne. Encore moins son père Jupiter qui voulut lutter contre lui sous la figure d’un athlète. La fable raconte que l’avantage « fut égal des deux côtés », Et c’est, là, un des multiples prodiges de la pensée symbolique lorsqu’elle n’est pas emprisonnée dans les livres d’érudits viscéralement ennemis des sources fortes de la vie. II ressort, de quelques travaux semblables à ceux d’Hercule, que les planètes principales du système solaire pourraient bien faire contrepoids à la force du Soleil, comme si notre astre central, loin d’être un despote omnipuissant, avait, face à lui, des forces au moins égales, quoique moins apparentes. 

 

Les planètes sont rivales du Soleil, comme I’Homme herculéen est l’impétueux rival des dieux. Hercule n’est qu’un nom sous lequel es hommes ont rassemblé tous les exploits des hommes capables, ne fût-ce qu’un instant, de tenir le Soleil en échec, ainsi que tous les fatalismes. Orgueil, ou puissance du vouloir… un problème au cœur de chacun, ce muscle herculéen aux grandeurs et faiblesses sublimes. 

 

Texte paru dans Les Signes du destin, éd. RMC/Editions du Rocher 1981

Publié dans LION | Pas de Commentaires »

La Pie nous dit

Posté par othoharmonie le 30 novembre 2011

 

 Pica picaPour les Chinois, le pont sur la voie lactée qui permet à la Tisserande et au Cortège Nuptial de rejoindre le Bouvier, a été fait par les Pies : on reconnaîtra là des constellations et des mythes indo-européens concernant le pont Bifrost des Nordiques. 

 

L’aspect noir et blanc des pies en fait un symbole du “passage” (cf. art. astrologie nordique) et il est curieux de constater que les vêtements à “pans” de cérémonie ont conservé ces couleurs ainsi que la “queue de pie” (qui figurait d’ailleurs sur les vêtements celtiques d’Europe centrale). Il en est de même pour les musiciens de concert qui sont des “messagers” (cf. Elfes), des médiateurs du “passage” entre deux mondes… 

 

O n disait en Thrace que “les Piérides 28 qui chantaient divinement, ou Péritios, étaient les habitants de l’Atlantide mais Ovide rapporte que “c’était neuf jeunes filles qui tentèrent de rivaliser avec les Muses : ayant perdu dans un concours de chant (car personne de pouvait égaler les Sirènes-oiseaux d’Atlantide!), elles furent changées en pies” dont le grand folkloriste Sébillot nous dit qu’autrefois « elles avaient un vêtement d’une richesse incomparables avec une aigrette sur la tête et une queue aussi splendide que celle du paon”. Et, c’est depuis cette punition que les pies jacassent : “Rac, Rac, Rac”, telles Rakassa la sorcière !” 

 

La Pie nous dit  dans OISEAUX 220px-Pica_picaLa Pie était consacrée à Dionysos/ Bacchus, le Dieu du renouveau printanier et, symbole cyclique et de l’année nouvelle, elle fut conservé par le folklore allemand des superstitions post chrétiennes qui rapporte “qu’elle doit être tuée entre Noël et l’Epiphanie” comme le Vieux Soleil. Mais, en fait, “en tuer une porte malheur car elle prévient de l’approche du loup” ! Ceci, joint à son “ancien plumage”, nous remémore le coq nordique Gullinkambi, “crête d’or” qui, lors du cataclysme du Ragnarök, avertit les dieux de l’arrivée du ravageur “loup” Fenrir ! Est-ce pour cela qu’en Poitou-Saintonge, “pour la remercier d’être vigilante et l’inciter à le demeurer, on lui offrait une crêpe le jour du carnaval, voire même la dernière javelle des moissons” ? 

 

Selon une légende bretonne “C’est la Pie qui apprit au forgeron à souder le fer: voyant qu’il n’y arrivait pas, elle lui cria « Mets de l’argile ! », il se fâcha tout d’abord contre cet oiseau bruyant qui, énervant, l’agaçait  dans sa tentative infructueuse puis il suivit son conseil et le fer se souda parfaitement !” Voici une technique bien digne de Siegfried et qui fut propre à déclencher l’admiration du Nain Mime (cf. le mythique opéra Das Ring de Richard Wagner). 

 

220px-Elster_wikipedia2 dans OISEAUXOn dit dans les Côtes d’Armor que “le Coq-Pie – qui naît d’un oeuf de poule couvé par une pie – chante toutes les heures si régulièrement qu’il peut servir d’horloge”  (cf. § Ørlög in art. Destin). Se trouve-t-on ici devant une légende de Kronos dégradée ou voilée par la Kala (cf. art. Astro et Troubadour) ? En effet ce coq-pie était probablement la figuration du Grand Ase en Corneille car celle-ci était considérée comme une initiatrice. 

 

Le folklore hongrois a conservé la trace de sa fonction dans la légende selon laquelle : “la pie dut apprendre au pigeon à faire son nid, mais comme il répliquait à chacune de ses explications « Je sais, je sais… », elle le laissa en plan !”… Pour finir, repassons par la Chine pour évoquer à nouveau la Grande Catastrophe : « La fille de Yen-Ti, roi du feu, se transforma en pie et monta au ciel après l’incendie de son nid, ce qui est une apothéose d’Immortel taoïste, en quoi la pie joue un rôle analogue à celui de la grue. » Chevalier, op. cit.

220px-Pie_densit%C3%A9

Publié dans OISEAUX | 1 Commentaire »

Littérature et cinéma sur le Lion

Posté par othoharmonie le 24 novembre 2011

  

Littérature et cinéma sur le Lion dans LION 260px-Yvain-drgaonLe Roman de Renart et Yvain ou le Chevalier au lion sont de grands ouvrages du Moyen Âge dépeignant le lion. L’œuvre littéraire antique ayant le plus influencé le Moyen Âge occidental reste le Physiologus, bestiaire antique écrit en grec au IIe ou IIIe siècle à Alexandrie, puis traduit en latin au IVe siècle. Cette base antique a donné au lion son image de roi des animaux et son assimilation au Christ ; c’est également du Physiologus que sont issues les caractéristiques attribuées au lion au Moyen Âge : il se tient en haut des montagnes, ses yeux sont ouverts même lorsqu’il dort et il réanime ses lionceaux morts-nés au bout de trois jours. Ces thèmes sont bien illustrés dans les enluminures des bestiaires médiévaux.

Jean de La Fontaine, imitant Ésope dans plusieurs de ses fables, fait du lion un des personnages principaux (notamment Le Lion et le Rat où le félin, impétueux, est opposé au rongeur, petit, faible mais patient). Joseph Kessel, en 1958, en a fait un roman : Le Lion, racontant l’histoire de la fille d’un directeur de parc naturel en Afrique qui est liée d’amitié avec King, un lion de la réserve et qui se voit demander en mariage par un guerrier massaï ; ce dernier, pour conquérir son cœur, veut lui montrer sa valeur en tuant un lion qui se trouve être King. C. S. Lewis dans sa saga du Monde de Narnia utilise le symbole du lion, « roi des animaux », à travers Aslan, dieu vivant combattant le mal, se sacrifiant pour le salut de son peuple et ressuscitant peu après. Dans l’heptalogie Harry Potter de J. K. Rowling, Gryffondor, l’une des maisons de l’école de sorcellerie Poudlard, est représentée par un lion. Ce lion symbolise le courage, la hardiesse, la force et la générosité, traits de caractère que sont censés avoir les élèves appartenant à cette maison.

Accéder aux informations sur cette image nommée Logo LeRoiLion.png.Dans le cinéma avec, entre autres, le film d’animation à succès de Walt Disney Pictures Le Roi lion. Le lion est un personnage récurrent de nombreux films, de Tarzan au Magicien d’Oz, et de séries télévisées avec par exemple Daktari. Le lion est aussi décrit comme une menace pour l’homme comme par exemple dans The Man-eaters of Tsavo de John Henry Patterson en 1907 et dont on a tiré plusieurs films comme Bwana le diable en 1952 et L’Ombre et la Proie en 1996.

disney_737 dans LION

Publié dans LION | Pas de Commentaires »

Eléphant 7

Posté par othoharmonie le 21 novembre 2011

Par Louis Figuier 


Eléphant 7  dans ELEPHANTLes Éléphants vivent dans les contrées les plus chaudes de l’Afrique et de l’Asie. Recherchant les forêts et les lieux marécageux, ils se tiennent par troupes, plus ou moins nombreuses, qui sont toujours conduites par un vieux mâle. Leur nourriture consiste en herbes, en racines et en graines. Ils vont souvent chercher cette nourriture dans les champs cultivés, où ils occasionnent des ravages considérables.

La marche des Éléphants est beaucoup plus rapide que ne le pourrait faire croire la lourdeur de leur allure. Ces animaux pourraient, selon certains auteurs, faire de vingt à vingt-cinq lieues par jour. Ils nagent aussi très bien.

On a longtemps prétendu que les Éléphants ne peuvent pas se coucher, et qu’ils dorment constamment debout. Il est vrai qu’on trouve chez les Éléphants, comme chez les chevaux, des individus qui peuvent dormir debout et ne se couchent que rarement ; mais d’ordinaire ils dorment couchés sur le côté, comme la plupart des quadrupèdes.

 dans ELEPHANTLa mère Éléphant porte vingt mois son petit. En venant au monde, le jeune Pachyderme est haut d’un mètre environ. Il jouit de l’usage de tous ses organes, et est assez fort pour suivre ses parents. Quand il veut téter, il renverse sa trompe en arrière, et il prend le lait à la mamelle maternelle avec sa bouche, non avec sa trompe, comme certains auteurs l’ont dit. La durée de l’allaitement est d’environ deux ans.

La taille ordinaire des Éléphants d’Asie est de 3 mètres ; les femelles sont, en proportion, plus petites. Quant à ceux d’Afrique, il est rare qu’ils excèdent 2m,50. Les anciens voyageurs et quelques modernes font, il est vrai, mention d’Éléphants d’une taille démesurée, mais ce sont là des exagérations. M. Corse, qui a été directeur de la ménagerie d’Éléphants de la Compagnie des Indes, assure que la taille moyenne de ces animaux est de 3 mètres au plus. Buckingham, qui a fait un long séjour dans le même pays, dit que le plus grand Éléphant qu’il y ait jamais vu avait 3m,25 de haut ; enfin le major Forbes, qui a demeuré onze ans à Ceylan, n’en a vu qu’un seul dont la taille excédât 3m,25, et il affirme que ceux de 3 mètres n’y sont pas communs.

220px-Elephant_breastfeadingLa force de l’Éléphant excède certainement celle de tout autre animal terrestre ; cependant elle n’est pas aussi grande que pourraient le faire supposer sa masse et ses proportions. Il peut soulever, avec sa trompe, un poids de 100 kilogrammes, et soutenir, sur ses défenses, 500 kilogrammes ; mais ce sont là des efforts instantanés, sur lesquels il ne faut pas compter.

Rien n’est aussi violent que la première impulsion de cet animal, lorsqu’il est excité par la colère ou par la frayeur ; mais il résiste difficilement à un travail soutenu. Aussi les fardeaux qu’on lui impose en voyage ne vont-ils guère au-delà de 1000 kilogrammes. Ainsi chargé, il peut faire de douze à quinze lieues par jour. Si l’on augmente sa charge, il se fatigue promptement, il se rebute, et refuse d’avancer. Sa marche ordinaire n’est guère plus rapide que celle du cheval ; mais quand on le pousse, il prend une sorte de pas d’amble qui, pour la vitesse, équivaut au galop. Il a le pied très sûr, il marche avec circonspection, et il lui arrive rarement de broncher. Malgré cela, c’est toujours une monture incommode, à cause de son balancement continuel et de son allure saccadée. (A SUIVRE

 

FIGUIER, Louis (1819-1894) : L’Éléphant (1882). 

 



Saisie du texte : S. Pestel pour la collection électronique de la Médiathèque André Malraux de Lisieux (05.II.2009) Texte relu par : A. Guézou
Adresse : Médiathèque André Malraux, B.P. 27216, 14107 Lisieux cedex
-Tél. : 02.31.48.41.00.- Fax : 02.31.48.41.01
Mél : mediatheque@ville-lisieux.fr, [Olivier Bogros] 100346.471@compuserve.com

http://www.bmlisieux.com/ 



Diffusion libre et gratuite (freeware) 



Texte établi sur un exemplaire (BmLx : nc) de l’ouvrage Les Animaux chez eux illustré par Auguste Lançon (1836-1887) paru chez L. Baschet à Paris en 1882. 



                                                                                                                 

Publié dans ELEPHANT | Pas de Commentaires »

Eléphant 9

Posté par othoharmonie le 21 novembre 2011

Par Louis Figuier 


Diodore de Sicile décrit un moyen, aussi hardi que périlleux, qui était employé de son temps, par les Éthiopiens chasseurs Eléphant 9 dans ELEPHANT 220px-Ivory_traded’Éléphants. Ces hommes, dit Diodore de Sicile, se cachent sur des arbres, pour observer les sentiers que suivent ordinairement les Éléphants. Quand l’un de ces animaux vient à passer sous l’arbre où le chasseur est aux aguets, celui-ci saute sur l’animal, le saisit par la queue, et de ses jambes lui serre fortement la cuisse gauche ; puis, avec une petite hache parfaitement effilée, il frappe à coups redoublés ses tendons et ses jarrets de la jambe droite. Tout cela se fait avec une merveilleuse vitesse, car il faut ou s’emparer de l’animal ou perdre la vie. Le plus souvent c’est l’Éléphant qui périt ; mais quelquefois aussi il écrase dans sa chute l’Éthiopien, ou il le tue, en le serrant contre des arbres ou contre des rochers.

Ces mêmes particularités sont racontées par Agatharcide, de Gnide, par Pline et par Strabon.

Les Abyssins modernes ont conservé le courage traditionnel de leurs ancêtres. Selon le voyageur Bruce, il y a encore en Abyssinie des hommes auxquels on donne le nom d’agagéers, c’est-à-dire coupe-jarrets, qui chassent les Éléphants, en leur coupant les tendons des jambes à coups de sabre. Ils montent à cheval, et lorsque l’animal court sur eux, ils savent l’esquiver et revenir ensuite à la charge. Une fois qu’ils l’ont blessé, ils l’achèvent à coups de flèche et de zagaies.

Dans l’état sauvage, l’Éléphant des Indes atteint l’âge de deux cents ans ; mais en captivité il ne vit guère que cent vingt ans.

220px-Roosevelt_safari_elephant2 dans ELEPHANTA la guerre, on l’emploie pour transporter les malades, les tentes et les ustensiles. Les Anglais ont essayé de l’atteler à leurs trains d’artillerie.

Bien plus, les propriétaires des grandes plaines cultivées de certaines parties de l’Inde sont parvenus à lui faire tirer la charrue. Jamais plus monstrueux laboureur n’avait éventré la terre de son soc redoutable. L’Éléphant laboureur fait à lui seul l’ouvrage d’une trentaine de boeufs.

Il est spécialement utile dans la chasse au tigre, pour porter les chasseurs, et même pour les défendre si leur terrible gibier se retourne contre eux.

Dès la plus haute antiquité l’Éléphant d’Asie a été dressé au service domestique et militaire, et cet usage s’est continué jusqu’à nos jours. Dans les combats que se livraient les peuples de l’Asie, on le chargeait de tours, occupées par des hommes armés de flèches, de frondes ou de javelots.

310px-Afrikanischer_Elefant-paintingLes premières armées qui conduisirent des Éléphants à leur suite portaient avec eux le gage de la victoire. En effet, la vue seule de ces animaux équipés en guerre frappait de terreur les bataillons ennemis. Les Romains furent très effrayés lorsqu’ils virent, pour la première fois, dans leurs campagnes contre Pyrrhus, ces machines vivantes. Ils apprirent pourtant à combattre les Éléphants africains. Avec des haches, ils brisaient leurs jambes colossales ; ils lançaient au milieu de leurs troupes d’énormes pieux, pour entraver leur marche.

Plus tard, les Romains apprirent à conduire eux-mêmes des Éléphants au combat, et César en fit un usage avantageux dans la campagne des Gaules. Les restes des Éléphants amenés par les Romains dans les Gaules ont été retrouvés dans le midi de la France. A Rome, on vit paraître les Éléphants dans le Colysée, pour combattre les gladiateurs, et souvent on les attela au char qui portait les triomphateurs au Capitole. (A SUIVRE…). 

 

FIGUIER, Louis (1819-1894) : L’Éléphant (1882). 



Saisie du texte : S. Pestel pour la collection électronique de la Médiathèque André Malraux de Lisieux (05.II.2009) Texte relu par : A. Guézou
Adresse : Médiathèque André Malraux, B.P. 27216, 14107 Lisieux cedex
-Tél. : 02.31.48.41.00.- Fax : 02.31.48.41.01
Mél : mediatheque@ville-lisieux.fr, [Olivier Bogros] 100346.471@compuserve.com

http://www.bmlisieux.com/ 



Diffusion libre et gratuite (freeware) 



Texte établi sur un exemplaire (BmLx : nc) de l’ouvrage Les Animaux chez eux illustré par Auguste Lançon (1836-1887) paru chez L. Baschet à Paris en 1882. 



elephant_maguerite

Publié dans ELEPHANT | Pas de Commentaires »

Le buffle 4

Posté par othoharmonie le 21 novembre 2011

Par Henri Dalivoy 

 

 Bubalus bubalisLe lecteur me saura gré de ne pas m’arrêter aux divisions, subdivisions et variétés de l’espèce Buffle, depuis le bos bubalus vulgaris et le Buffle de la Cafrerie ou du Cap jusqu’au Buffle Arni, au Buffle Kérabau, au Buffle Bhain, au Buffle brachycère et au Buffle des Célèbes, qui tient le milieu entre le Buffle et l’Antilope. Les zoologues ne sont pas encore parvenus à se mettre parfaitement d’accord à propos de la nomenclature et du classement des divers types connus. Ne soyons pas plus royalistes que les rois de l’Académie des sciences et du Muséum, et bornons-nous à quelques détails inédits sur le Buffle des rives danubiennes. C’est cette variété, comprenant le Buffle commun et le Buffle blanc, que M. Lançon a représentée en majeure partie dans ses admirables dessins. C’est à lui que nous sommes redevable des renseignements qui suivent. Ayant vécu pendant plusieurs mois en Roumanie, en Valachie, etc., il a pu étudier à l’aise ces animaux et les croquer, sous de multiples aspects, avec l’exactitude, la fougue et la vive couleur locale qui lui sont familières. 

 

 Bubalus bubalis  à TaïwanDans toute la basse région danubienne, le Buffle vit sur les bords du fleuve, au milieu des pacages et des steppes, moitié domestique, moitié sauvage, presque en liberté, à la façon des taureaux et des chevaux de la Camargue. Sa rusticité s’y approprie à merveille à la nonchalance orientale de ses maîtres. Lent, lourd, capricieux parfois, mais fort, robuste, dur à la peine et d’une sobriété sans pareille, il est utilement employé aux travaux de culture et de transport. La manière de l’atteler est des plus primitives : en guise de joug, on lui introduit la tête entre deux barres de bois parallèles, reliées verticalement l’une à l’autre et rattachées au timon par de longues chevilles qui complètent ainsi le collier, ou, pour mieux dire, le carcan. Impossible de pousser plus loin la simplicité et l’économie. Mais le Buffle n’a pas l’habitude d’être gâté et se trouve très bien, paraît-il, de ce rude harnais.

Il n’est ferré que des pieds de devant. Excellente bête de somme, il charrie les plus lourds fardeaux ; une seule paire enlève facilement une grosse pièce d’artillerie, que huit chevaux ou six boeufs auraient peine à traîner. Aussi un attelage de Buffles est-il considéré comme une richesse et entouré de tous les soins dont sont capables ses indolents et flegmatiques propriétaires.

Son pelage peu fourni et laissant presque la peau à nu lui fait redouter surtout les ardeurs du soleil. L’eau semble être son élément. En toute saison, sauf au coeur de l’hiver, on l’y voit nageant, s’ébattant par bandes ou, plus souvent encore, enfoncé jusqu’au cou dans les flaques marécageuses où il barbote, broute et s’endort tranquillement, la tête seule hors de l’eau. Quand on l’attelle, pendant les chaleurs, on le couvre d’une épaisse couche de boue qu’on tâche de renouveler ou d’arroser dès que l’argile est devenue sèche. Arrivé au relai, il va se jeter dans la vase avant même d’apaiser sa soif à l’auge du puits.

Le buffle 4  dans VACHE - BOEUF.... 250px-Bubalus_depressicornisAu pâturage, il vit en bonne intelligence avec les Boeufs, les Anes et les Chevaux. Pour ami, il a l’oiseau des Buffles, le textor erythrorhyncos – traduction littérale : le tisserand à bec rouge – qui, perché sur son dos, le débarrasse de la vermine ; pour ennemi, une espèce de mouche venimeuse, au nom aussi imagé, probablement, qui, les soirs d’été, s’attaque à la plupart des animaux domestiques, les affole par ses piqûres au mufle et cause quelquefois leur mort. Afin de préserver leurs troupeaux, les gens du pays allument de distance en distance, dans le pacage et la steppe, de grands feux de fumier qui durent toute la nuit. Les bêtes sont accoutumées à recourir elles-mêmes au remède : aussitôt qu’un Buffle ou un Cheval se sent piqué, il se dirige à toute vitesse, aiguillonné par la douleur, vers le feu le plus rapproché, expose à cette fumée âcre la partie du naseau où s’est attaché l’insecte et lui fait ainsi lâcher prise, en prévenant par une sorte de cautérisation l’effet du virus. On se figure le tableau. Le charme des claires nuits d’Orient, l’ampleur confuse de l’horizon, les oppositions d’ombres et de lumières, les silhouettes désordonnées des animaux réfugiés autour de la fournaise, la tête dans le feu, râlant, bondissant, en furie, tout donne à cette scène nocturne un caractère saisissant, vraiment fantastique ; on peut en croire sur parole M. Lançon : il s’y connaît.

Un autre spectacle curieux, dans un genre différent, est celui d’une troupe de Buffles quand elle traverse à la nage les bras du Danube, les plus vieux portant, assis sur leur front et les mains appuyées aux cornes, deux ou trois marmots qui trouvent ce véhicule très commode pour passer l’eau sans mouiller leurs guenilles. Quel joli pendant réaliste à la légende d’Arion, sans la lyre, et à la fable du Singe et du Dauphin, sans la mésaventure finale ! (A SUIVRE…) 

 

DALIVOY, Henri : Le buffle (1882). 

 



Saisie du texte : S. Pestel pour la collection électronique de la Médiathèque André Malraux de Lisieux (11.II.2009) Texte relu par : A. Guézou
Adresse : Médiathèque André Malraux, B.P. 27216, 14107 Lisieux cedex
-Tél. : 02.31.48.41.00.- Fax : 02.31.48.41.01
Mél : mediatheque@ville-lisieux.fr, [Olivier Bogros] 100346.471@compuserve.com

http://www.bmlisieux.com/ 



Diffusion libre et gratuite (freeware) 



Texte établi sur un exemplaire (BmLx : nc) de l’ouvrage Les Animaux chez eux illustré par Auguste Lançon (1836-1887) paru chez L. Baschet à Paris en 1882. 



thumb_buffle-bison_eb-002 dans VACHE - BOEUF....

Publié dans VACHE - BOEUF.... | Pas de Commentaires »

1...1415161718
 

Жихен - Tendresse Éternelle |
binsle120 |
Univers sans lisse |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Les maux avec des mots
| Iz avance
| mbuello